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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Un film, un jour (ou presque) #1331 - Boss Level (2020)

Publié le 14 Janvier 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, Hulu

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Boss Level (2020) :

Chaque matin, Roy (Frank Grillo) se réveille, pour être tué par des chasseurs de prime... encore et encore. Tous les jours, à chaque mort, la boucle se répète, et s'il veut en sortir, Roy va devoir trouver comment les vaincre, et percer à jour le mystère entourant son ex-compagne (Naomi Watts), chercheuse en physique avancée qui travaille pour le menaçant Clive Ventor (Mel Gibson)...

Mouais. Un long-métrage d'action signé Joe Carnahan et qui, très naturellement, ressemble beaucoup à un Mi$e à prix (Smokin' Aces) que l'on aurait mélangé à Un jour sans fin et à ses variantes habituelles, comme Happy Birthdead ou Edge of Tomorrow.

C'est d'ailleurs là le problème principal de ce Boss Level : on est en terrain ultra-balisé, et Carnahan n'en fait pas grand chose d'original. Alors certes, le parallèle avec les jeux vidéo fonctionne ponctuellement, et la relation de Roy, père absent, qui renoue avec son fils au travers de ce media et grâce à la boucle temporelle, n'est pas désagréable ; à l'identique, les scènes d'action sont plutôt efficaces, malgré des effets numériques assez médiocres, ou encore en dépit d'un duel à l'épée assez laborieux.

Mais le souci, c'est que, comme souvent chez Carnahan, le film dans son ensemble est plutôt mal rythmé, alternant scènes d'action avec couloirs de dialogues sans grand intérêt (Naomi Watts fait de la figuration, chargée d'expliquer les tenants et aboutissants du script... et ce n'est pas intéressant, tout simplement ; les personnages secondaires ne sont guère plus que des caméos - Ken Jeong, Annabelle Wallis, Michelle Yeoh, Will Sasso, et même Gibson), et optant pour une structure parfois décousue, avec flashbacks, boucles présentées dans le désordre, etc.

Ça n'apporte rien de probant au film, un film déjà alourdi par une narration en voix off de Grillo (qui a poussé de la fonte, soit dit en passant), omniprésente et parfois monotone, et par quelques soucis d'écriture et de cohérence interne (tout le film est, forcément, présenté du point de vue de Grillo, mais occasionnellement, le métrage place des scènes du point de vue des antagonistes, ou d'un point de vue plus omniscient).

Après, le concept étant ce qu'il est, ça se regarde tout de même ; cela dit, au vu du produit fini, on ne se demandera pas forcément pourquoi ce Boss Level est en development hell depuis 2012 : après tout, la première chose qui m'est passée par l'esprit à la fin du métrage, c'était "tiens, ça fait longtemps que je n'ai pas revisionné Edge of Tomorrow, et je me demande si je le reverrais à la hausse", et pas "c'était bien, Boss Level".

3.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1330 - Les Croods 2 : une nouvelle ère (2021)

Publié le 13 Janvier 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, USA, Dreamworks

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Croods 2 - Une nouvelle ère (The Croods : A New Age - 2021) :

Alors qu'ils se cherchent toujours un nouveau foyer, les Croods (Nicolas Cage, Emma Stone, Ryan Reynolds, Catherine Keener, Cloris Leachman, Clark Duke) découvrent la demeure des Betterman (Leslie Mann, Peter Dinklage, Kelly Marie Tran) où ils s'installent un temps. Mais lorsque les Betterman tentent de faire de Guy l'un des leurs, les choses se compliquent...

Suite du long-métrage de 2013 (dont je ne garde pas grand souvenir, bien que je ne l'aie pas détesté à l'époque) toujours produite par Dreamworks, ce Croods 2 perd les réalisateurs et les scénaristes du premier film, remplacés par quatre scénaristes et un réalisateur dont c'est le premier long-métrage.

Peut-être faut-il y voir là la raison de cette désagréable impression d'une suite un peu calculée, un bigger louder qui rejoue un peu les mêmes cartes thématiques que le film précédent (les difficultés paternelles, la différence entre hommes des cavernes primitifs et les autres, plus modernes, la tolérance) en y rajoutant une grosse dose de féminisme girl power (c'est là que le côté calculé se ressent un peu), avec de la romance adolescente, une amitié féminine entre Eep et la fille Betterman (un personnage visuellement générique au possible, aux expressions semblant modelées sur Raiponce),  des personnages masculins qui se font capturer, et tous les personnages féminins (ainsi que le teubé de service qui ne sert à rien) qui se font des peintures de guerre et vont les libérer sur fond de hard rock féminin ultra-dynamique.

Ce qui n'aide pas non plus à vraiment se passionner pour ce récit, c'est qu'une grosse partie du film semble en pilotage automatique créatif : le design et la caractérisation des Betterman sont assez quelconques, la musique aussi (toujours le cliché Dreamworks des chansons modernes qui arrivent comme un cheveu sur la soupe pour ponctuer une scène), toute la découverte du "monde moderne" par les Croods est prévisible et basique au possible, et l'affrontement final est télégraphié dès les premiers instants où le père Betterman interdit aux Croods de toucher aux bananes.

Par ailleurs, après une première moitié classique, mais assez bien structuré, le film a tendance à dégénérer en un déluge d'action et de péripéties un peu hystériques, qui finissent par fatiguer. Dommage, d'autant que visuellement, le tout est toujours très bigarré, excentrique, et suffisamment dynamique pour que les plus jeunes apprécient. Sans oublier le doublage efficace et déjanté de tout ce petit monde, notamment de Nicolas Cage, excellent.

Mais honnêtement, il manque un petit quelque chose pour que l'on puisse se défaire de l'impression d'une suite superflue et un peu opportuniste, plus là pour prolonger une franchise sous-exploitée par le studio, que parce qu'il restait quelque chose de pertinent à dire au sujet de ses personnages.

3.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1329 : Wonder Woman 1984 (2020)

Publié le 12 Janvier 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Romance, Science-Fiction, USA, DC, DCEU

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Wonder Woman 1984 (2020) :

En 1984, Wonder Woman (Gal Gadot) continue d'œuvrer plus ou moins dans l'ombre, jusqu'à ce qu'elle apprenne l'existence de la Pierre des rêves, un ancien artefact capable d'exaucer les souhaits et de ramener Steve Trevor (Chris Pine) à la vie. Mais Maxwell Lord (Pedro Pascal), un businessman de l'industrie pétrolière, a lui aussi des vues sur la pierre, tout comme Barbara (Kristen Wiig), une scientifique réservée, qui rêve d'avoir l'assurance et le physique de Diana Prince...

Animal étrange se trouvant au carrefour du style imposé par Zack Snyder, et de celui, plus anonyme, proposé par Patty Jenkins, sa réalisatrice, le premier Wonder Woman avait reçu un accueil triomphal des critiques... mais honnêtement, il ne méritait pas tant d'éloges : gentiment bancal dans sa structure, occasionnellement tiré vers le bas par les effets spéciaux très inégaux, par les impératifs du studio et par, soyons francs, l'interprétation inégale de Gadot, le premier WW finissait par être un métrage assez moyen en son genre.

Autant dire que pour cette suite, certains attendaient Jenkins au tournant : débarrassée de l'influence Snyder et à la fois co-scénariste et réalisatrice, elle avait carte blanche pour réinventer encore une fois Diana Prince, cette fois-ci dans les années 80.

Malheureusement, le résultat est tout aussi inégal que le premier film... sans en avoir l'attrait de la nouveauté et l'aura de "premier film de super-héroïne".

Les problèmes commencent ainsi par sa durée abusive de 2h30, qui inclut une intro de dix minutes, totalement inutile, sur Themyscira (uniquement là pour asséner dans ses derniers instants, de manière assez balourde, les thématiques du récit - et je ne parle même par des collants en spandex doré et lamé des Amazones qui font des plis disgracieux au moindre mouvement, et des sauts câblés approximatifs) et une heure complète de film sans action ni Wonder Woman en costume (par contre, si vous aviez aimé "Diana découvre le monde moderne" dans le premier film, vous aimerez "Steve découvre le monde moderne" dans celui-ci).

Ensuite, comme on pouvait le deviner dans le premier film, Jenkins et Geoff Johns (son co-scénariste) ne savent pas vraiment faire dans la subtilité : ils se sont, pour ce Wonder Woman II, très clairement inspirés des Superman des années 80, et notamment de Superman II (la version Lester, avec de l'humour, etc) ; on y retrouve un même ton léger et déconneur, une même logique approximative, une même caractérisation à la truelle (que ce soit Maxwell Lord ou Barbara, ils semblent avoir été écrits dans les années 70/80 - ou bien sortir d'un Batman de Joel Schumacher), un même choix "renoncer à ses pouvoirs ou au grand amour", une même inspiration Richard Donner (la première scène d'action, où WW intervient dans un centre commercial, évoque immédiatement les Superman de Chris Reeve), bref, le film paraît fréquemment assez daté, cette histoire de pierre exauçant les vœux n'étant pas, bizarrement, sans rappeler le Supergirl de Szwarc.

On se retrouve donc avec un film assez pataud, qui passe sous silence certains points problématiques de son script (personne ne demande jamais son avis au pauvre gars qui se fait posséder par l'esprit de Steve Trevor, lequel couche alors avec Diana et se met en danger pendant tout le film, sans jamais poser la question de l'éthique ou de la responsabilité de ces gestes), qui oublie de cacher les faiblesses d'interprétation de son actrice principale (80 % du temps, Gadot est très bien ; 20 % du temps, son interprétation sonne faux), qui laisse libre cours à son méchant (Pedro Pascal est ici l'équivalent de Gene Hackman dans les Superman : un businessman cabotin, pathétique et magouilleur, prêt à tout pour arriver à ses fins, mais auquel Pascal se donne totalement, comme s'il était dans un film oscarisable), et qui se permet des écarts totalement inutiles (l'armure dorée ne sert absolument à rien, si ce n'est à faire joli à l'écran, et à amener une scène post-générique final à la fois prévisible et totalement gratuite ; le détour au Moyen-Orient est... prétexte à une scène d'action bourrée de problèmes de logique interne, et assez discutable dans la manière dont la région est représentée).

Il y a pourtant du bon, çà et là, des moments qui fonctionnent (la scène du jet invisible est amusante, même si laisser un pilote de 1914-18 aux commandes d'un avion de chasse des 80s, au beau milieu des feux d'artifice du 4 juillet, c'est intéressant en théorie, mais c'est aussi suicidaire en pratique ; la scène où WW réapprend à voler, elle, est jolie comme tout - mais renvoie à nouveau à Superman, et suscitera sans nul doute des débats sur le fait qu'elle n'apprend à se servir de ce pouvoir que grâce à un homme), et d'autres, nettement moins (toute la fin est interminable, à partir du moment où, sous couvert de faire changer le méchant d'avis, Diana fait un grand discours face caméra, s'adressant directement au spectateur pour lui transmettre un message de paix et de solidarité didactique et pseudo-profond).

Et puis il y a Barbara/Kristen Wiig. Qui fait du Wiig lorsque son personnage est en mode nerdy (Jamie Foxx dans Amazing Spider-man 2 n'est pas loin ^^) ; qui est plus sérieuse lorsqu'elle commence à se transformer (son évolution est assez brusque, d'ailleurs, et pas toujours très bien maîtrisée logiquement) ; et qui est totalement méconnaissable lorsqu'elle est en Cheetah, un mélange de numérique et de maquillage vraiment pas réussi, et conservé (à juste titre) dans la pénombre pendant tout son affrontement contre Diana - un affrontement qui, d'ailleurs, vire au numéro façon Cirque du Soleil (un aspect récurrent de la plupart des mouvements et des poses de Diana au bout de son lasso).

En somme, ce Wonder Woman 1984 ressemble vraiment à un film brouillon, qui a couché toutes ses idées sur une feuille de papier et n'a jamais vraiment su lesquelles conserver, qui a des thématiques mais n'a jamais vraiment su comment les exprimer avec subtilité, bref, Wonder Woman 1984 est un gentil bordel (un peu comme cette critique à chaud, je le reconnais).

Ce n'est pas désastreux, ça se regarde, et ça a même permis à Hans Zimmer de nous livrer une partition surprenant et mélodieuse, mais ce n'est pas un bon film, ça manque pas mal de style et de personnalité (je n'aurais jamais cru dire cela, mais l'influence visuelle de Snyder manque un peu) et l'on comprend finalement les reports de sortie (surtout que tous les défauts et problèmes de logique interne du film étaient déjà présents, et mentionnés comme tels, par les personnes ayant assisté aux projections tests, il y a plus d'un an).

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1328 : Tabloid (2010)

Publié le 11 Janvier 2021 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Policier, Review, Religion, Romance, Télévision, USA, Showtime

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Tabloid (2010) :

Un documentaire assez WTF sur une affaire criminelle des années 70, qui a fait les choux gras des tabloïds britanniques de l'époque.

D'un côté, il y a la version de Joyce McKinney, jeune reine de beauté américaine innocente au QI de 168 se présentant comme bien sous tous rapports, et qui, folle amoureuse de Kirk Anderson, un mormon, s'inquiète de sa disparition soudaine. Elle décide alors de recruter une équipe pour partir au Royaume-Uni, retrouver et libérer Kirk, retenu prisonnier contre son gré par l'Église mormone. Un Anderson qu'elle a alors emmené dans un cottage pendant plusieurs jours, pour le "déprogrammer" des préceptes mormons en le soumettant à des heures et des heures de sexe intensif avec elle.

De l'autre, il y a la version de l'Église mormone et de Kirk Anderson, qui a lancé toute cette affaire judiciaire : missionnaire envoyé par l'Église au Royaume-Uni, il a été enlevé par Joyce et par un ami de celle-ci, et a été violé pendant plusieurs jours, enchaîné à un lit, Joyce espérant ainsi tomber enceinte de lui et le forcer à l'épouser.

Et puis il y a la version des journalistes de tabloïds et autres enquêteurs, qui interviennent en contre-poids du témoignage enthousiaste de McKinney (Anderson a refusé de participer au métrage) : menteuse invétérée, McKinney avait une carrière de call-girl et de maîtresse BDSM, entretenait une relation de domination avec son complice, et a toujours cultivé une sorte d'excentricité obsessionnelle des plus bizarres. Une jeune femme ambitieuse, qui a profité de cette célébrité médiatique pour fuir le Royaume-Uni sous un déguisement, et se pavaner aux USA aux plus grandes premières et célébrations.

Pourtant, McKinney est étrangement sympathique, dans ce documentaire qui joue la carte Rashomon en confrontant ces différentes versions d'une même histoire. Et il ne fait aucun doute que la vérité se trouve quelque part au croisement de ces vérités improbables... mais où, exactement ?

Le documentaire, ludique et rythmé, ne se mouille pas, et laisse le champ libre au spectateur pour se faire sa propre opinion. Une histoire amusant et vraiment barrée (comme l'est sa conclusion, sur fond de clonage canin).

4.5/6

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Les bilans de Sygbab - Marvel : Les Agents du SHIELD, saison 1 (2013)

Publié le 10 Janvier 2021 par Sygbab dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Sygbab, Marvel, MCU, Review, Science-Fiction, Télévision, USA

Après son intégrale Highlander, et quelques digressions rétro, Sygbab continue, avec une nouvelle intégrale d'une série terminée courant 2020...

Marvel : Les Agents du SHIELD, saison 1 (Marvel's Agents of SHIELD, season 1 - 2013) :

Laissé pour mort suite à l'assaut des Chitauris sur New York, Phil Coulson (Clark Gregg) revient mystérieusement à la vie et prend la tête d'une équipe du SHIELD composée de Melinda MAy (Ming-Na Wen), de Grant Ward (Brett Dalton), de Leo Fitz (Iain De Caestecker), de Jemma Simmons (Elizabeth Henstridge) et de la hackeuse Skye (Chloe Bennet). Face à eux, le CENTIPEDE, une mystérieuse organisation terroriste internationale tentant de créer un super soldat...

Créer une série dérivée d'un univers cinématographique ayant pris de l'ampleur au fil des années était une idée risquée, à plus forte raison quand son champ d'action est restreint, puisque des personnages clés ne peuvent qu'être mentionnés sans apparaître et que l'intrigue doit être modelée en fonction des conséquences d'évènements majeurs se produisant dans les films.

Le principal objectif aurait dû être de trouver un angle d'approche pour l'insérer dans ce vaste univers, mais l'équipe scénaristique d'AOS se plante en prenant la pire option possible : proposer une série d'espionnage en racontant le quotidien d'une équipe dont on peine à croire que les membres font partie d'une agence secrète (d'autant que son responsable a tendance à faire confiance trop facilement), en mettant régulièrement de côté l'aspect extravagant du monde dans lequel ils vivent.

De fait, la première partie de saison est constituée d'une succession d'épisodes souvent inintéressants, à peines sauvés par des personnages cantonnés à des archétypes sans charisme et sans alchimie entre eux. Il faut avouer que les dialogues régulièrement basés sur des références méta à l'univers de Whedon plutôt qu'à celui de Marvel n'aident pas à les faire exister, et que la mise en avant récurrente de Skye finit par fatiguer.

Ses compétences de hackeuse surdouée capable de faire tout et n'importe quoi à partir d'un portable sont ainsi assez risibles, et ne sont qu'un élément parmi tant d'autres de l'inefficacité flagrante de cette cellule, incapable de terminer une mission correctement alors que les qualités de Ward et May sont sans cesse vantées et même rabâchées.

Les exemples sont nombreux, le plus parlant se situant dans le 1.13 T.R.A.C.K.S. : la facilité avec laquelle leur mission capote car ils sont tous démasqués est désespérante (alors que l'intrigue découpée selon plusieurs points de vue apportait pour une fois du changement au niveau de la narration). Heureusement, les vilains méchants qui s'opposent à eux sont encore moins doués : une bénédiction pour nos agents, une malédiction pour la crédibilité de l'ensemble.

L'autre erreur des scénaristes consiste à multiplier les histoires et les mystères : la raison du retour à la vie de Coulson lié au projet T.A.H.I.T.I., les origines de Skye, l'identité du Clairvoyant à la tête de l'organisation Centipede et ses expérimentations bizarres, les plans de Cybertek, l'éventuelle corruption au sein du S.H.I.E.L.D...

Autant d'éléments épars qui sont introduits sans trop s'y appesantir, et qui engendrent des fausses pistes ayant pour seul but de détourner l'attention du téléspectateur - soit une tactique à n'utiliser que lorsqu'on maîtrise son sujet et qu'on sait faire preuve de subtilité, ce qui n'est pas le cas ici, puisque certaines scènes n'ont aucun sens une fois remises en perspective, à l'aune des révélations qui sont effectuées par la suite.

Cette stratégie a en effet pour conséquence de s'adonner à un exercice de style compliqué qui consiste à faire converger toutes ces intrigues. C'est justement l'objet du 1.17 Turn, Turn, Turn qui fait tomber le masque de John Garrett, non sans avoir essayé de faire porter le chapeau à Victoria Hand, recoupant à la fois les trames du Clairvoyant et de la corruption de l'agence gangrénée par Hydra.

On y apprend entre autres que May effectuait des rapports à Fury sur l'état de santé de Coulson, et qu'elle est à l'origine de la composition de l'équipe (cela ressemble d'ailleurs à une justification pour le moins capillotractée du choix des acteurs). Pour une fois, les rebondissements sont légion et il y a de l'action, mais il ne faut pas trop s'attarder sur les détails : ainsi, personne n'aurait remarqué la ligne directe présente dans le cockpit de l'avion, et personne n'a songé un seul instant que les évènements connus par le Clairvoyant étaient tous inscrits dans les dossiers de l'agence. La pilule est quand même difficile à avaler...

Dans la foulée, leurs efforts se concentrent sur le démantèlement de l'opération menée par Garrett, tout en devant gérer la trahison de Ward. Pour que cela fonctionne, encore eût-il fallu qu'il y ait une implication émotionnelle, et c'est là que ça coince : Brett Dalton n'a pas beaucoup d'expressions dans son répertoire, sa relation avec May est pour le moins anecdotique (cette dernière est de plus présentée comme étant en contrôle de ses émotions ; par conséquent, le fait qu'elle lui en veuille ne colle pas), celle qu'il entretient avec Skye est à la fois trop évidente et trop récente pour avoir un réel impact, et l'on peine à voir un réel lien avec Fitz et Simmons (le simple fait de travailler ensemble n'engendre pas nécessairement des liens amicaux).

En revanche, c'est une belle claque pour Coulson, après ce qu'il a appris le concernant : entre la drogue d'origine extra-terrestre qui lui a été administrée et la surprise de découvrir qu'il était à la tête du projet qui l'a ramené à la vie, il prend très cher. Si cela peut évidemment causer un traumatisme, cela n'explique pas non plus son comportement erratique depuis le début car il n'en avait aucun souvenir. D'ailleurs, si de sérieuses séquelles s'étaient manifestées, May en aurait informé Fury beaucoup plus tôt.

La confrontation avec Garrett fait donc office de climax, avec un renfort de choix en la personne de Nick Fury qui décide de venir mettre son grain de sel dans l'histoire. Cette apparition devrait faire plaisir, mais elle a un effet pervers sur l'écriture de ce final puisqu'il vient surtout prendre la pose et balancer des vannes avec Coulson, dans un style assez proche de ce que Marvel a mis en place dans ses films. La rupture de ton est flagrante et désamorce les enjeux, même si ceux-ci sont limités.

Ce n'est pas loin d'un aveu d'échec, puisque la série n'a pour le moment aucune identité et dépend de personnages connus pour être appréciable, comme c'était déjà le cas avec le caméo de Lady Sif dans le 1.15 Yes Men (voilà un exemple de ce que la série pourrait proposer, plutôt qu'un ersatz d'Alias). Mieux encore : les protagonistes principaux font pâle figure face à Reina, qui s'avère bien plus intéressante à suivre malgré un temps de présence limité à l'écran. Même Mike Peterson/Deathlok a des motivations plus concrètes et plus de charisme, malgré un costume complètement raté...

Au mieux médiocre pendant très longtemps, cette longue introduction nécessite beaucoup de courage pour s'accrocher, sans autre récompense que le minimum syndical en termes de résolution des intrigues. Celles qui ne l'ont pas été, à savoir la nature de Coulson et de Skye, font l'objet de cliffhangers qui ne prêtent pas à un enthousiasme démesuré, d'autant plus que la nouvelle orientation paraît vraiment bancale : donner le champ libre à Coulson pour recréer l'agence en partant de zéro avec cette équipe-là fait craindre le pire.

Dans ces conditions, un sérieux travail sur les personnages est nécessaire pour donner du corps à l'ensemble, et le manque de rigueur de l'équipe créative n'inspire que de la méfiance.

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Critiques éclair - Star Wars : The Mandalorian - 2x04-05 : Chapitres 12 & 13 (2020)

Publié le 9 Janvier 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Disney, Drame, Science-Fiction, Star Wars, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision

Le troisième épisode de cette seconde saison du Mandalorien mettait enfin le pied à l'étrier, et promettait des avancées mythologiques et narratives importantes. Après un petit mois de pause pour cause de Christmas Yulefest 2020, reprenons donc le visionnage de la série Disney +...

Star Wars : The Mandalorian - 2x04 - Chapitre 12 (2020) - The Siege : En échange de réparations, le Mandalorien aide Greef Karga et Cara Dune à reprendre une base impériale cachée sur Nevarro - mais sur place, ils découvrent un sombre secret lié au Moff Gideon...

Un épisode en demi-teinte, pour moi, avec l'impression d'un retour en arrière, un retour sur Nevarro, qui laisse la vedette à Gina Carano (qui a l'air d'avoir encore pris de la masse, pour être poli) et à Carl Weathers (qui réalise par ailleurs l'épisode).

Ce n'est pas pour autant qu'il y a moins de Bébé Yoda, au contraire, et ses moments de présence à l'écran sont d'ailleurs assez mignons, mais bon : en tant que spectateur, je n'ai pas assez d'attachement envers Karga et Dune (et ce sans même prendre en compte les nombreuses dérives MAGA/alt-right/QAnon complotistes de Carano IRL) pour vraiment m'intéresser à leur sort quand le script et la réalisation les séparent de Mando pendant 10 bonnes minutes.

Après, si je n'étais pas forcément ultra passionné par le tout, ce n'est pas pour autant que j'ai détesté, et j'attends de voir où le reste de la saison nous emmène avec ce Gideon qui semble injecter du sang de personnes sensibles à la Force (et donc des midichloriens ?) à ses super-soldats... pour les booster ?

2x05 - Chapitre 13 - The Jedi : Le Mandalorien arrive sur la planète Corvus, polluée et ravagée, à la recherche d'Ahsoka Tano (Rosario Dawson), lorsqu'il est engagé par la Magistrate Elsbeth, qui règne sur le secteur d'une main de maître. Celle-ci lui confie alors pour mission de tuer Tano...

Un épisode écrit et réalisé par Dave Filoni, et ça se sent tout de suite, tant ces 45 minutes sont chargées en mythologie, en fanservice et en références au canon de Star Wars (ainsi qu'à des œuvres et jeux vidéo non-canons), en plus d'ajouter une atmosphère très pesante et très "film de samouraï" au tout.

À commencer, bien entendu, par Ahsoka Tano, l'ex-apprentie d'Anakin, ici très bien incarnée par Rosario Dawson.

Et avec la présence d'Ahsoka, la série s'ouvre aux Jedis : double sabre laser, utilisation de la Force, révélation du nom de Bébé Yoda (Gorgu) qui réagit de manière adorable à chaque fois qu'on l'appelle par celui-ci, et surtout, last but not least, un duel à l'épée, et le name-dropping d'un personnage capital de l'univers Star Wars : le Grand Amiral Thrawn.

De quoi ouvrir bien des pistes potentielles pour la suite de la série, et laisser espérer une apparition de Thrawn en personne, à un moment ou un autre - et puis il reste toujours la question de l'éventuel Jedi qui pourrait venir à la rencontre de Mando et Grogu, si tant est qu'ils ne soient pas capturés avant : va-t-on revoir un visage familier ? Un nouveau personnage ? Mystère...

Quoiqu'il en soit, un épisode très sympathique, à nouveau, même si, comme parfois avec Filoni, les rouages du récit grincent de manière un peu flagrante, et que le Mando est redirigé, à nouveau, dans une side-quest supplémentaire.

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 3x07-08 (2020)

Publié le 9 Janvier 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Discovery

Après des débuts laissant supposer un approfondissement des personnages secondaires, et un nouveau contexte affranchissant la série de la continuité, la nouvelle saison de Discovery semble bien être retombée dans ses mauvaises habitudes : une série gravitant exclusivement autour de Michael Burnham, et usant de trop nombreuses facilités pour parvenir à ses fins... Maintenant que la pause de Noël est terminée, je reprends donc le visionnage de cette saison 3, sans grand espoir de changement ou d'amélioration.

Star Trek Discovery 3x07-08 (2020) :

- 3x07 - Unification III : À la recherche d'informations supplémentaires sur la source du Burn, Burnham se rend sur Ni'Var, et y trouve Vulcains et Romuliens, enfin unifiés. Mais ces derniers n'ont plus confiance en la Fédération et Burnham tente le tout pour le tout afin de les convaincre...

Pas mal d'arrogance de la part de la production de Discovery, qui confie à Kristen Beyer la mission d'écrire un épisode invoquant directement (notamment en images) des classiques de Star Trek The Next Generation, pour en faire 50 minutes larmoyantes intégralement centrées sur Mary-Sue Burnham.

Une Burnham qui se retrouve propulsée au cœur d'une unification improbable entre Vulcains et Romuliens, une Burnham que l'on explique être tellement formidable que c'est probablement grâce à elle que son frère Spock est devenu la légende qu'il était, une Burnham qui participe à un procès... et est défendue par sa mère (!?) qui a intégré l'ordre des nonnes guerrières romuliennes inventé pour Picard (!?) et qui joue en fait le rôle de procureur, une Burnham qui, comme dans l'épisode précédent, se fait remettre à sa place, mais finit par avoir le dernier mot, et par voir la situation tourner à son avantage, une Burnham qui est tellement impressionnante qu'au cours d'un procès rituel reposant sur les faits scientifiques et la logique, par la seule force de ses émotions à fleur de peau, elle parvient à convaincre les Vulcains/Romuliens de donner une nouvelle chance à la Fédération....

Bref, une Burnham au centre du monde, une Burnham qui est la lumière de la Renaissance de Starfleet, une Burnham qui larmoie encore et encore, une Burnham... qui m'exaspère. D'autant plus que, comme je l'avais pressenti en fin d'épisode précédent, sa rétrogradation n'aura eu aucune conséquence pour elle, si ce n'est de lui laisser le champ libre pour enquêter sur le Burn, pendant que Tilly lui garde bien chaude la place de 1er officier.

Parce que oui, j'ai failli oublier qu'à côté de tout ça, on a Saru qui promeut Tilly, enseigne de vaisseau, au poste de 1er officier remplaçant, parce qu'il lui fait confiance, qu'elle a un cœur gros comme ça... et qu'il faut bien mettre quelqu'un à ce poste en attendant que Burnham sauve à nouveau la galaxie et retrouve son statut en fin de saison.

Pas de doute, Discovery est retombé dans ses pires travers.

- 3x08 - The Sanctuary : lorsque Book reçoit un message de sa planète natale, lui demandant de revenir au plus vite, il n'hésite pas, et Michael convainc le Discovery de l'y emmener. Sur place, ils sont confrontés aux forces orionnes de l'Emerald Chain...

Un bon gros bof pour cet épisode signé Jonathan Frakes, et qui m'a fait, bizarrement, un peu l'impression d'un script composé des chutes d'autres épisodes, des sous-intrigues diverses et variées assemblées un peu à la va-vite, de manière décousue, et centrées sur de multiples personnages différents.

En vrac, on a ainsi le manifeste trans d'Adira, qui demande qu'on la désigne par un "iel" bien laid (je préfère amplement le them anglosaxon) ; Stamets et son chéri qui agissent comme des pères très fiers dans leurs rapports avec Adira ; cette dernière qui n'arrive plus à parler à l'esprit de son ex ; Culber qui étudie la maladie de Giorgiou ; Detmer qui reprend goût au pilotage au cours d'une séquence très Star Wars durant laquelle elle pilote un chasseur avec des manettes façon Oculus ou Wiimote ; Book et son frère narcotraficant colombien qui se disputent sur leur planète ; les méchants orions en plastique (le maquillage est vraiment immonde) qui s'en prennent à eux ; Saru qui tente de se trouver une nouvelle catchphrase ; Tilly qui a l'idée d'un plan stupide (qui échoue) ; Adira et Stamets qui découvrent que l'origine du Burn est liée à la mélodie récurrente, qui est en fait un signal de détresse de Starfleet (bien entendu !) ; et une histoire de sauterelles extraterrestres qu'il faut rediriger, sur une planète ressemblant aux forêts de Vancouver recouvertes d'un filtre orange assez moche...

Tout cela fait beaucoup, et honnêtement, ce n'est pas particulièrement bien géré par le script. Ponctuellement, ça fonctionne, ponctuellement, ça fait sourire, mais dans l'ensemble, ça ressemble beaucoup à un épisode de semi-transition, presque du remplissage qui ne fait avancer le schmilblick que sur le front de la Emerald Chain... et encore.

Honnêtement, j'ai largement vu le temps passer.

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Retrouvez aussi toutes les critiques de la saga Star Trek publiées sur ce blog en cliquant ici ou en passant par notre Index Séries alphabétique...

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Blog Update ! - Décembre 2020 - Bilan Christmas Yulefest 2020

Publié le 8 Janvier 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Hallmark, Les bilans de Lurdo, Noël, Review, Romance, Télévision, Update, Yulefest

En décembre, comme tous les ans, le blog des Téléphages Anonymes s'est mis dans l'esprit des fêtes de Noël, avec la Christmas Yulefest 2020, notre marathon festif de films de Noël en tous genres.

Un marathon moins chargé que d'habitude, grâce à un tri plus exigeant effectué en amont, et à une production, il faut bien l'avouer, un peu impactée par la pandémie...

Semaine 1 :
Semaine 2 :
Semaine 3 :
Semaine 4 :

# Bilan :

Et qui dit tri exigeant en amont, dit aussi nombre de films (un peu) moins important (68 en 2020, contre 73 en 2019), et moyenne globale un peu plus élevée : l'année dernière, plus de deux tiers des films atteignaient à peine la moyenne ; cette année, 28 films sur 68 sont au dessus de la moyenne.

Les tendances se poursuivent, cependant, avec une augmentation notable de la diversité ethnique et culturelle, suite à des pressions de toutes parts, notamment médiatiques et des réseaux sociaux. Ainsi, Hallmark a fait le forcing, très tôt dans la saison, pour proposer de multiples métrages aux personnages un peu différents de la norme caucasienne de la chaîne : Jingle Bell Bride, Holly & Ivy, The Christmas Bow, The Christmas House, etc, autant de films mettant en avant la diversité ethnique et sexuelle de ses personnages... au grand dam des spectatrices habituelles de la chaîne, dont les représentantes les plus visibles, en ligne, ont tendance à être très religieuses et conservatrices.

Après, il faut bien avouer que cet effort de diversité (un peu artificiel, notamment dans sa présentation) s'est progressivement étiolé, au fur et à mesure de l'avancée de la saison, pour retomber dans sa routine habituelle : des visages (caucasiens) familiers, des couples (hétéros) familiers et des clichés à gogo.

En face, Lifetime n'a pas eu une saison exceptionnelle : parasitée par le coronavirus, la chaîne s'est plus que jamais reposée sur des achats extérieurs pour concurrencer Hallmark, et l'immense majorité des films de la chaîne s'est avérée médiocre et assez fauchée (les quelques téléfilms Lifetime que j'ai passés en revue cette saison étaient le dessus du panier... c'est dire).

Et pourtant, Lifetime a bénéficié d'une politique de diversité déjà bien établie : cela fait plusieurs années que Lifetime a pris de l'avance sur les autres en matière de représentativité, et c'est grâce à cela que la chaîne a pu proposer, de manière tout à fait naturelle, certains des films les plus mémorables de la saison, à savoir A Sugar & Spice Holiday (et sa distribution asiatique), ou encore The Christmas Setup (avec son couple gay... et Fran Drescher !).

Et puis il y a le reste : ION, UpTv, les chaînes afro-américaines... Pas grand chose de valable à se mettre sous la dent, dans tout ça, y compris sur Netflix, qui cède à l'appel du bigger louder dumber avec son Christmas Chronicles 2, et qui s'essaie à la comédie musicale clinquante par et pour les afro-américains, avec le polarisant Jingle Jangle.

# Film(s) du mois :

Un top 3 surprenant, cette année, puisqu'assez équilibré. D'un côté, un film indépendant, avec Feast of the Seven Fishes, charmant, léger et original. De l'autre, la diversité de Lifetime et Hallmark, avec d'un côté Holly & Ivy, et de l'autre A Sugar & Spice Holiday.

Mention spéciale à l'Apprenti Père Noël, dessin animé que j'avais déjà passé en revue dans ces pages, à Fran Drescher et son Christmas Setup, et à quelques autres téléfilms Hallmark, comme The Christmas Bow, The Christmas House, On the 12th Date of Christmas, Christmas by Starlight, Five Star Christmas, qui tous ont un petit plus qui les démarque du reste de la production festive.

# Flop(s) du mois :

Cup of Cheer, une parodie ratée du genre de la comédie romantique Hallmark ; Elfland, un dessin (pas très bien) animé fauché et inintéressant ; et Christmas on the Menu, terne, générique, cheap, et arrivé bien trop tard dans la saison pour que je fasse preuve d'indulgence envers lui.

Sans oublier de nombreux métrages à 2/6, de l'adaptation musicale du Grinch à une parodie laborieuse made in Syfy, en passant par des rom-coms Hallmark en pilotage automatique, comme A Christmas Carousel.

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Pour les plus curieux d'entre vous, retrouvez bien évidemment la liste de tous les films de Noël déjà passés en revue dans le cadre des Yulefests des années précédentes en cliquant ici (index saisonnier) ou ici (index alphabétique) !

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# Petit écran :

Pas de série passée en revue, ce mois-ci, mais vous pouvez toujours retrouver les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

Retour à la normale dès demain, avec le programme habituel du blog : chaque jour, un film passé en revue, et le week-end, des séries, avec en janvier, et dans le désordre, Wonder Woman 84, Star Trek Discovery, The Mandalorian, The Croods 2, Enola Holmes, Wandavision, Soul, et bien plus encore... Sans oublier le début d'une rétrospective Agents of SHIELD par ce chez Sygbab !

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Christmas Yulefest 2020 - 68 - Un Vœu d'amour pour Noël (2020)

Publié le 8 Janvier 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

2020 est (enfin) terminé mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusqu'à mi-janvier...

Un Vœu d'amour pour Noël (Project Christmas Wish - 2020) :

Dans sa petite ville natale, Lucy (Amanda Schull) organise chaque Noël une collecte de souhaits, qu'elle s'efforce alors de réaliser pour autrui. Mais cette année, lorsqu'elle découvre que la petite Max (Averie Peters) souhaite passer, avec son père Lucas (Travis Van Winkle), un Noël à l'ancienne, comme du vivant de feue sa mère, Lucy se retrouve à se plier en quatre pour la fillette... et à se rapprocher de Lucas.

Ultime film de Noël de cette saison sur mon calendrier (et l'un des tous derniers de la saison américaine), ce long-métrage Hallmark Movies & Mysteries (qui n'a rien de mystérieux) noue joue la partition habituelle du jeune veuf séduisant et ronchon, de la fillette précoce et enthousiaste, de la jolie célibataire passionnée par Noël qui va tenter de changer leur vie, du festival de Noël local, etc...

Rien de bien original ou inédit, donc, au niveau du scénario (adapté d'un roman), surtout à ce niveau de la saison, mais bizarrement, ça fonctionne à peu près. Le ton global est en effet plus dynamique et enjoué que la moyenne, quitte à en faire parfois un peu trop : l'héroïne, notamment, a tendance à être un peu agaçante, car particulièrement volontaire, insistante et envahissante.

Une protagoniste sarcastique qui n'en fait qu'à sa tête, prête à tout pour arriver à ses fins, même à paraître fouineuse et désagréable... mais ça passe presque, grâce à une Amanda Schull énergique à l'interprétation pas forcément très subtile, mais qui fonctionne globalement.

Chacun voit midi à sa porte, cela dit, et ce côté un peu égocentré pourra en frustrer plus d'un ; le reste, cependant, est plutôt compétent, avec des extérieurs à la neige (mi-réelle mi-fausse) convaincante, et un couple de personnages secondaires plutôt agréable et amusant à suivre.

Rien d'exceptionnel, mais ça se regarde.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2020 - 67 - Noël loin des projecteurs (2020)

Publié le 7 Janvier 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Lifetime, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

2020 est (enfin) terminé mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusqu'à mi-janvier...

Noël loin des projecteurs (Spotlight On Christmas - 2020) :

Actrice à succès mondialement connue, Olivia O'Hara (Tori Anderson) s'est récemment séparée de son compagnon musicien, et fait la une de tous les magazines people. Pour échapper à cette pression médiatique et aux paparazzi, elle part passer les fêtes de Noël dans sa bourgade natale, où elle retrouve sa famille, et renoue avec Casey (Victor Zinck Jr.), professeur d'anglais et de théâtre au lycée local. L'occasion pour Olivia de retomber sous son charme et de renouer avec la magie de la scène, lorsqu'elle décide d'aider les élèves à monter une pièce de théâtre de Noël...

Premier film réalisé par l'attachante actrice Ali Liebert qui, ici, choisit de raconter l'histoire... d'une actrice lasse de jouer dans des projets grands publics (en l'occurrence, une franchise super-héroïque aux visuels assez cheaps), et qui se découvre une vocation de metteuse en scène de théâtre, concluant le film par un « Je crois que j'aime ça, diriger des acteurs ».

Alors certes, ce n'est pas Liebert qui a écrit le scénario (il est signé de la plume d'une autre actrice habituée des productions Hallmark, apparue notamment dans les deux Noël avec un inconnu de Liebert) mais il est difficile de ne pas percevoir, dans ce métrage Lifetime, une bonne grosse dose de méta, alors que le script s'étend en long, en large et en travers sur le métier d'acteur, et sur son influence positive sur ceux qui s'y consacrent (les élèves du cours de théâtre) et sur ceux qui en constituent le public (toutes les fillettes admiratives, qui remercient l'héroïne parce qu'elle donne l'exemple, etc).

Un côté un peu nombriliste qui a fini par me fatiguer, d'autant qu'à côté, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent : un caméo éclair de Kimberley Sustad, une Tori Anderson toujours sympathique, une petite Lia Frankland amusante, un chien moche... et c'est à peu près tout, le gros de l'intrigue étant particulièrement balisé, et la romance assez insipide (en même temps, niveau charisme, Victor Zinck Jr., ce n'est pas trop ça).

Bref, un téléfilm sans grand budget et qui laisse plutôt indifférent, surtout à ce point de la saison (d'autant qu'il y a déjà eu, cette année sur Lifetime, Un Noël de star, une autre rom-com festive avec grosso modo le même postulat, mais genderswapped).

2.5/6

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Christmas Yulefest 2020 - 66 - The Three Wise Men (2006/2020)

Publié le 6 Janvier 2021 par Lurdo dans Animation, Aventure, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Noël, Review, Yulefest, USA

2020 est (enfin) terminé mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusqu'à mi-janvier...

The Three Wise Men (aka The Very First Noël - 2006/2020) :

Le parcours de trois Rois Mages partis vénérer l'enfant Jesus...

Une ressortie purement commerciale de The Very First Noël (2006), un court-métrage de 26 minutes environ supervisé par le couple Cheney, déjà derrière plusieurs productions Illumination comme Le Grinch, Moi, moche et méchant, Le Lorax, Comme des Bêtes, etc (d'ailleurs, la nouvelle affiche ne se prive pas de nous le rappeler).

Au programme, une relecture de l'histoire de la Nativité, en rimes (avec narration d'Andy Griffith) et avec une musique hawaïenne (apparemment, une nouvelle illustration musicale accompagne cette ressortie, mais je n'ai pas vérifié), pour un résultat honorable, pour peu que l'on accroche à la direction artistique et à l'illustration musicale. À part ça, en effet, pas grand chose à se mettre sous la dent : c'est très fidèle au récit de base, ça n'est pas très original dans son approche, pas très drôle, et pas très mémorable.

Rien de honteux, mais bon... c'est un peu mollasson, tout ça.

3/6

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Christmas Yulefest 2020 - 65 - Une Âme sœur pour Noël (2020)

Publié le 5 Janvier 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Lifetime, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, Canada

2020 est (enfin) terminé mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusqu'à mi-janvier...

Une Âme sœur pour Noël (A Christmas Exchange - 2020) :

Incorrigible romantique et apprentie-romancière, Molly (Laura Vandervoort) apprend peu de temps avant Noël qu'elle est au chômage. Elle décide alors de profiter de ce temps libre pour découvrir le monde, trouver l'amour et tenter de décrocher un emploi à Londres : elle échange alors sa demeure contre celle de Patrick (Rainbow Sun Franks), un expert-comptable surbooké, qui lui aussi a des prétentions d'auteur, et vient s'installer aux USA. Rapidement, cependant, alors qu'ils échangent par texto, le duo commence à se rapprocher...

Un téléfilm Lifetime adapté d'un roman et produit par Brain Power Studio, cette boîte de production canadienne qui a pour caractéristique principale d'injecter encore moins de budget que Marvista et The Asylum dans ses productions de Noël.

Sans surprise, donc, ce Christmas Exchange, très inspiré de The Holiday, est entièrement tourné au Canada (avec des incrustations sur fond vert, des stock-shots, et des plans très serrés d'extérieurs canadiens pour représenter Londres), semble souvent avoir été tourné intégralement dans des studios mal éclairés, et, de manière générale, est ultra-cheap de bout en bout.

Et pourtant, malgré ce budget limité, malgré les acteurs canadiens qui adoptent tous un accent anglais plus ou moins probant, malgré le script dérivatif, malgré quelques passages à l'écriture improbable (tout ce qui concerne Molly, qui part demander spontanément un travail à la réception d'une grande maison de publication, qui oublie de laisser les clefs de sa maison à son locataire, qui lui laisse son chien à garder... est gentiment agaçant) le tout s'avère plutôt sympathique à regarder. Principalement parce que ça ne se prend jamais trop au sérieux, et que la distribution est efficace.

Le couple gay formé par Yanic Truesdale de Gilmore Girls et par Martin Roach, notamment, est plutôt attachant et amusant.

3.75 - 0.25 car l'absence totale de rigueur de l'écriture et le côté fauché du tout sont assez frustrants = 3.5/6

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Christmas Yulefest 2020 - 64 - Dashing in December (2020)

Publié le 4 Janvier 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, Paramount

2020 est (enfin) terminé mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusqu'à mi-janvier...

Dashing in December (2020) :

Lorsque Wyatt (Peter Porte), un cadre citadin, retourne au ranch familial pour y passer les fêtes de fin d'année, ce n'est pas sans provoquer des tensions sur place. Sa mère (Andie McDowell) est ravie de le retrouver, mais Heath (Juan Pablo Di Pace), l'employé du ranch, voit d'un mauvais oeil l'insistance de Wyatt à pousser sa mère à la vente de la ferme... jusqu'à ce que Wyatt et Heath apprennent à se connaître.

Premier film de Noël du Paramount Network, et une sorte de version western/country de A Christmas Setup, l'autre film gay de la saison : même style de récit, même clichés, avec cependant un budget clairement plus élevé ici (rien que le budget musique pourrait financer un téléfilm Hallmark en entier) et, malheureusement, vingt premières minutes de mise en place assez désagréables.

Le problème, c'est que Peter Porte passe un peu de 0 à 100 dans ses émotions, sans étape intermédiaire : ainsi, comme Wyatt et Heath sont supposés ne pas se supporter durant la mise en place du récit, Porte s'y montre ultra-bitchy, mesquin et insupportable. Pendant 20 bonnes minutes, Wyatt est ainsi hostile, malpoli et désagréable, avant d'effectuer un virage à 180° dès qu'il apprend que Heath est gay et qu'il est un partenaire potentiel.

Heath (le Fernando de Fuller House ^^) n'est pas forcément mieux loti ou plus chaleureux, même si le film tente de nous placer dans son camp : durant une grosse partie du récit, il y a un problème d'écriture des personnages, aux réactions mélodramatiques - rien de totalement rédhibitoire, cependant, puisqu'une fois la première partie franchie, le couple s'avère assez crédible et attachant.

Après, c'est un film très country, et assez mollasson, donc si l'on n'adhère pas vraiment à cette ambiance, l'intérêt du tout est assez limité.

Mais au moins, le métrage a le mérite d'exister : clairement pas aussi sympathique que A Christmas Setup (Fran Drescher >> Andie MacDowell, ici productrice, qui a une sous-intrigue romantique inintéressante, et en plus ne joue pas très bien), Dashing in December se permet cependant de placer quelques scènes sur la difficulté de grandir gay dans une petite ville rurale de ce type, ainsi qu'une scène de torses nus et luisants et plusieurs baisers fougueux (impensables chez Hallmark) - c'est toujours ça de pris, je suppose, pour ce qui appartient à un genre de métrage ultra-balisé et générique, et nul doute que le public gay appréciera plus que moi. 

3/6

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Christmas Yulefest 2020 - 63 - Letters to Satan Claus (2020)

Publié le 3 Janvier 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, SyFy

2020 est (enfin) terminé mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusqu'à mi-janvier...

Letters to Satan Claus (2020) :

Holly Frost, née Winters (Karen Knox), est une journaliste télévisée dans une grande ville américaine. Froide, ambitieuse et distante, elle déteste Noël depuis qu'une tragédie a coûté la vie à ses parents, lorsqu'elle était petite. Pourtant, cette année, elle reçoit pour mission de retourner dans sa ville natale, Ornaments, pour y faire un reportage sur les festivités locales. L'occasion pour elle de renouer avec sa sœur, avec ses anciens amis, de trouver l'amour... et d'affronter Satan, qu'elle a invoqué par erreur bien des années plus tôt, en orthographiant mal sa lettre à Santa Claus.

En regardant cette comédie horrifique festive diffusée sur SyFy, on soupçonne tout de suite les intentions de la chaîne : faire le même coup qu'avec les Sharknado, et faire le buzz en réalisant un pseudo-film d'horreur, qui est en réalité une parodie des comédies romantiques de Noël à la manière Hallmark... une de plus.

Qui plus est, en confiant le tout à un scénariste ouvertement LGBTQ, la chaîne espérait sans doute bénéficier d'un certain côté kitsch et campy - et effectivement, on peut dire que ce Satan androgyne et à la voix quasi-féminine est très flamboyant. Et il y a bien une romance gay au second plan de l'intrigue principale.

Malheureusement, l'intérêt du métrage s'arrête là : oui, le scénariste est clairement un spectateur habitué des productions Hallmark, Lifetime et compagnie, tant tous les clichés du genre sont bien présents et parodiés (la reporter qui ne croit plus à l'amour ni à Noël, la sœur folle de Noël, le veuf séduisant, la tante excentrique qui cuisine tout le temps, le père célibataire séduisant et sa fille précoce, le gay de service, la black de service, la rivale bitchy, les parents morts, les prénoms, les divers rebondissements, les passages obligés, le grand discours final, l'absence relative de minorités, la chanson, la square dance, la petite ville traditionnelle, le prince, etc, etc, etc)... mais ce Letters to Satan Claus laisse malheureusement la parodie prendre largement le dessus sur le reste.

Résultat : on se retrouve avec un mélange indigeste de 80 % de parodie assez balourde (la fillette est interprétée par une adulte, ça surjoue allègrement) et trashy (l'héroïne est volontairement détestable, couche avec tout ce qui bouge, vide bouteilles après bouteilles, a les dents qui rayent le plancher ; l'humour tape souvent très bas) et 20 % de slasher à tendance Leprechaun, ultra-fauché, et avec un Satan pas très réussi, qui balance des one-liners peu inspirés.

On sent que ce qui intéressait la production, c'était plutôt l'humour et le pastiche que le sang et l'horreur ; pas de budget, un film très approximatif et outrancier, une parodie facile... bref, Letters to Santa Claus est un métrage déglingué à plus d'un sens, bien moins drôle qu'il ne pense l'être, qui fracasse son rythme avec des allers et retours fréquents entre séquences "comiques" et meurtres (pas très) sanglants, et qui rappelle effectivement les Sharknado dans ce qu'ils avaient d'opportunistes et de faisandés.

Cela dit, je pense néanmoins que le scénariste et la réalisatrice avaient ici l'ambition de faire quelque chose de bon enfant et de plus... "sincère", mais ils auront largement eu les yeux plus gros que le ventre. Je n'ai pourtant pas envie de me montrer méchant : contrairement à un Cup of Cheer qui a un côté plus agressif et méprisant, ici, c'est effectivement fait avec une certaine bonne humeur campy, qui était probablement délibérée.

Reste que l'on est devant un film très amateur, et que même avec toute la bonne volonté du monde, ça ne suffit pas.

2/6

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Christmas Yulefest 2020 - 62 - Christmas on the Menu (2020)

Publié le 2 Janvier 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Lifetime, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

2020 est (enfin) terminé mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusqu'à mi-janvier...

Christmas on the Menu (2020) :

Chef talentueuse, Josie (Kim Shaw), retourne passer les fêtes de Noël dans le bed & breakfast tenu par sa mère Shannon (Cynthia Gibb), qui vient d'ouvrir un nouveau restaurant. Mais rapidement, Tanner (Clayton James), critique culinaire à qui Josie a déjà été confrontée de par le passé, vient s'installer dans le b&b pour y critiquer le menu...

Ouhlà. Un téléfilm Lifetime que je pourrais résumer en un mot (très approprié compte tenu de son sujet principal) : insipide.

L'histoire est dérivative, composée de bouts d'intrigue piochés çà et là dans les autres films de la saison ; l'écriture est ultra-bavarde et plate - ça parle de nourriture, tout le temps, et guère plus ; le rythme est soporifique, puisqu'il ne se passe pas grand chose ; la distribution est quelconque au possible (hormis Cynthia Gibb, toujours efficace, et Kim Shaw, toujours sympathique, c'est le néant) ; l'ambiance festive est décevante (les palmiers californiens, le ciel ensoleillé, la fausse neige hâtivement posée sur les rambardes et qui bouge quand quelqu'un passe un peu trop près, les extérieurs verdoyants...), bref, il n'y a tout simplement rien de mémorable ou d'intéressant à se mettre sous la dent.

1.25 + 0.25 pour kim shaw, qui mérite mieux = 1.5/6

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Christmas Yulefest 2020 - 61 - A Creepshow Holiday Special (2020)

Publié le 1 Janvier 2021 par Lurdo dans Anthologie, Animation, Christmas, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Noël, Review, Thriller, Télévision, USA, Yulefest, Shudder, Les bilans de Lurdo

2020 est (enfin) terminé mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusqu'à mi-janvier...

A Creepshow Holiday Special (2020) :

Anxieux et persuadé d'être un tueur, Robert Weston (Adam Pally) rejoint un groupe de soutien pour thérianthropes afin d'y trouver les réponses à toutes ses questions...

Après une première saison assez médiocre, et un Halloween Special animé un peu au-dessus, sans faire d'étincelles, Creepshow fait son retour pour Noël, avec un épisode spécial de 45 minutes intitulé Shapeshifters Anonymous, réalisé par Greg Nicotero lui-même.

Au programme, des bruitages forcés, de l'humour scatologique, une réalisation toute en plans débullés et en éclairages fluorescents, de l'humour balourd, et un script qui, à mi-parcours, se souvient qu'il est un épisode de Noël, rattachant abruptement Santa Claus et ses assistants au récit en cours, via une réécriture improbable de la Bible : Santa est soudain présenté comme un chasseur maléfique de thérianthropes, avec une armure indestructible (en plastique rouge) et des griffes meurtrières tournoyantes forgées par Satan...

Un Santa à la voix vocodée, qui attaque la base des thérianthropes avec son armée, dans un déluge d'explosions, de fusillades et de morts atroces (hors-champ et sous forme d'illustrations, car il n'y a pas de budget, forcément), avant un gros face à face final entre Santa, des thérianthropes aux transformations et maquillages approximatifs et Bob, un über-thérianthrope animatronique.

Bref, c'est de la grosse gaudriole approximative, comme toujours assez fauchée et beaucoup trop ambitieuse pour ses moyens... ça plaira aux amateurs de séries z qui regardent le tout entre potes, une bière à la main, mais personnellement, je trouve toujours que c'est insuffisant.

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Christmas Yulefest 2020 - 60 - Midnight at the Magnolia (2020)

Publié le 31 Décembre 2020 par Lurdo dans Canada, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, Netflix

Noël est derrière nous, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusqu'à mi-janvier...

Midnight at the Magnolia (2020) :

Animateurs d'une émission de radio populaire, Jack (Evan Williams) et Maggie (Natalie Hall) sont meilleurs amis depuis l'enfance. Mais lorsqu'une promotion se profile à l'horizon, les deux compères y voient une occasion de sauver le club de jazz que leurs familles possèdent ensemble depuis des années : en y organisant le Réveillon du Nouvel An et en y annonçant qu'ils sont en couple, le coup médiatique devrait être tel que le club sera sauvé, et leur promotion assurée. Seul problème : les deux animateurs n'ont aucun sentiment l'un pour l'autre. Du moins, pour le moment...

Une comédie romantique post-Noël produite par Marvista (on aurait donc très bien pu la voir sur Hallmark ou Lifetime), diffusée sur Netflix outre-atlantique, et qui adopte un ton assez décomplexé (l'interprétation est très outrée, les dialogues assez légers) pour une histoire amusante et dynamique, mais aussi inutilement capillotractée et brouillonne.

Ce n'est pas mauvais, en soi, principalement parce que le duo de tête est très attachant, a une bonne alchimie et mène bien sa barque, mais il faut bien admettre que plus le métrage avance, plus les péripéties et les quiproquos s'ajoutent, et moins le tout est convaincant.

Après, ça se regarde facilement, Hall et Williams tiennent bien la voix radio, et la chanson finale de l'acteur est étonnamment compétente et réussie. Mais ça s'arrête là.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2020 - 59 - Perfect Strangers : Lost at Christmas (2020)

Publié le 30 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Noël, Review, Romance, UK, Yulefest, Écosse

Noël est derrière nous, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusqu'à mi-janvier...

Perfect Strangers - Lost at Christmas (2020) :

La veille de Noël, en pleine tempête de neige, deux voyageurs, Rob (Kenny Boyle) et Jen (Natalie Clark), se retrouvent bloqués ensemble dans un pub écossais, au beau milieu des Highlands...

Un long-métrage indépendant écossais basé sur un court intitulé Perfect Strangers, ce Lost at Christmas (initialement intitulé, lui aussi, Perfect Strangers) s'avère un visionnage assez inégal : on sent clairement le manque d'expérience de son réalisateur/scénariste (ce n'est que son deuxième long), et cela se traduit, à l'écran, par un film au ton et à la structure éparpillés.

Au niveau du ton, on est ici clairement plus dans de la comédie dramatique douce-amère, avec des personnages globalement tous déprimés (et souvent déprimants), une Jen quasi-manic pixie dream girl à l'excentricité forcée, et une fin de film volontairement à contre-courant. Au niveau de la structure, le film ne démarre vraiment qu'à l'arrivée dans le pub/auberge, donc après une bonne demi-heure, et conserve ensuite un rythme très nonchalant, qui trahit ses origines de court-métrage rallongé au format long.

Malgré tout, et malgré le fait que je n'aie pas accroché aux personnages du film, ça se regarde. Principalement parce que les décors de l'Écosse enneigée sont splendides (c'est là qu'on se rappelle de la différence entre une vraie neige qui tombe abondamment et la neige artificielle des téléfilms Hallmark tournés en août), et qu'il règne tout de même un certain sens de l'humour typiquement écossais, loin d'être désagréable.

Mais dans l'ensemble, Lost at Christmas ne me laissera pas forcément des souvenirs impérissables.

Un petit 3/6

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Christmas Yulefest 2020 - 58 - Le Noël Rêvé d'Angela (2020)

Publié le 29 Décembre 2020 par Lurdo dans Animation, Christmas, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Netflix, Noël, Review, UK, Yulefest, Irlande

Noël est derrière nous, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusqu'à mi-janvier...

Le Noël Rêvé d'Angela (Angela's Christmas Wish - 2020) :

Parce qu'elle est bien décidée à offrir à sa mère un cadeau de Noël exceptionnel, Angela se met en tête de partir pour l'Australie, afin d'aller y chercher son père qui travaille sur place. Mais plus facile à dire qu'à faire, en 1915, pour une petite fille qui n'a d'autre ressource que sa bonne volonté...

Suite du Noël d'Angela de 2018, un court-métrage irlandais d'une vingtaine de minutes déjà diffusé sur Netflix, et chroniqué en ces pages : un petit film assez mignon, plein de bons sentiments et de réactions enfantines sincères, inspiré d'une nouvelle emplie des souvenirs familiaux de son auteur.

Pour cette suite, on prend les mêmes (ou presque : la famille de l'auteur original n'est pas impliquée dans ce projet) et on recommence, pour un métrage deux fois plus long (45 minutes), qui garde toutes les qualités de l'original, en en variant un peu la formule et en y rajoutant une petite touche de mélancolie typique de la période 1914-1918.

Légers bémols, pour moi : le rythme légèrement inégal, et une réaction plutôt exagérée et "théâtrale" d'Angela quand elle retrouve son père (un peu plus de sobriété dans l'animation aurait été la bienvenue).

Mais dans l'ensemble, ça reste tout aussi recommandable que le premier opus.

4/6

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Christmas Yulefest 2020 - 57 - Un Trésor pour Noël (2018)

Publié le 28 Décembre 2020 par Lurdo dans Animation, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Romance, USA, Yulefest

Noël est derrière nous, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusqu'à mi-janvier...

Un trésor pour Noël (Holly Star - 2018) :

Jeune marionnettiste sans emploi, Sloan (Katlyn Carlson) retourne dans sa bourgade natale pour y passer les fêtes de fin d'année avec sa meilleure amie Kay K (Teya Patt). Rapidement, cependant, un accident évoque chez elle des souvenirs oubliés : ceux d'un trésor enfoui dans les parages par un mystérieux Père Noël. Aussitôt, cela réveille l'enthousiasme de la jeune femme excentrique, et la voilà lancée dans une chasse au trésor improbable...

Un film indépendant décalé tourné dans le Maine, sous la neige (ça fait plaisir), et qui change clairement du tout-venant des comédies romantiques de Noël : certes, la composante romance est présente, et guère différente des passages obligés du genre, mais le tout est tellement enrobé de personnages improbables et absurdes - l'héroïne immature, la meilleure copine milicienne qui l'attaque constamment façon Cato dans la Panthère Rose, la grand-mère délurée, les restaurateurs et leur histoire de mafia de l'écrevisse - que le tout s'avère une assez bonne surprise.

Il est simplement dommage que cet Holly Star soit un peu trop brouillon, avec une tendance à s'éparpiller et à justement se laisser embarquer dans des péripéties parfois un peu trop barrées (le moment du "vas-y, tue-moi que je fasse une nouvelle expérience de mort imminente") : dans ces moments, les personnages basculent un peu trop dans la caricature, et perdent de leur intérêt.

Mais dans l'ensemble, Un trésor pour Noël reste plutôt agréable et conserve son charme particulier, quand bien même il botterait en touche (de manière assumée et malicieuse) à la toute fin.

3.75/6

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Christmas Yulefest 2020 - 56 - Un Trésor sous votre sapin (2020)

Publié le 27 Décembre 2020 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Télévision, Romance, Noël, Christmas, Yulefest, USA, Hallmark

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Un Trésor sous votre sapin (Swept Up by Christmas - 2020) :

Spécialiste en antiquités engagée par Mr Hawthorne (Vlasta Vrana), propriétaire d'une splendide maison qu'il faut rendre présentable et décorer pour sa mise en vente à Noël, Gwen (Lindy Booth) découvre sur place qu'elle doit collaborer avec Reed (Justin Bruening), un vétéran désormais gérant d'une entreprise de nettoyage... mais le temps n'est pas au beau fixe entre les deux professionnels.

Vraiment pas grand chose à dire sur ce téléfilm Hallmark Movies & Mysteries de fin de saison, un téléfilm qui nous place une romance principale assez terne et quelconque entre deux protagonistes fatigués (pourtant, j'apprécie habituellement le duo), une romance secondaire entre un vétéran en fauteuil roulant (interprété par un athlète paralympique) et la meilleure copine de l'héroïne (un duo plus charmant et convaincant que le couple principal), une histoire de décoration de Noël à la valeur inestimable, un vieux ronchon qui est brouillé avec sa fille, etc...

J'ai eu du mal à me passionner pour le récit et à voir le bout de 90 minutes, même si, dans l'absolu, ce n'est pas non plus vraiment mauvais.

3/6 ?

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Christmas Yulefest 2020 - 55 - Un Hôtel pour deux à Noël (2020)

Publié le 27 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Lifetime, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, Noël

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Un Hôtel pour deux à Noël (Inn Love by Christmas - 2020) :

Cadre d'une grande chaîne hôtelière, Mandy (Jonna Walsh) revient dans sa ville natale à l'occasion des fêtes de Noël, pour y acquérir une petite auberge pittoresque ; mais à peine arrivée, elle apprend que Lucas (Jesse Hutch), un ancien ami de lycée devenu chef, est lui aussi intéressé par le rachat de l'établissement...

Une rom-com Lifetime qui, au premier abord, n'a pas grand chose pour se démarquer du tout-venant du genre : une héroïne transparente manquant de présence ou de charisme, un Jesse Hutch mal coiffé (et qui a droit à un moment de réinterprétation bancale de Douce Nuit à la guitare mal accordée), un personnage ultra-cliché de l'ex-rivale mesquine et méchante (Kelly Van der Burg), un postulat global assez quelconque, les passages obligés habituels, trois minutes incompréhensibles d'une chanteuse inconnue qui vient pousser la chansonnette (dans ce qui est probablement un moment  de promotion imposé par la chaîne Lifetime), et une résolution téléphonée au possible.

Mais bizarrement, ça fonctionne mieux que prévu : si elle reste assez insipide, Walsh est aussi plutôt naturelle et expressive, sa relation avec sa meilleure amie (Elena Juatco) est naturelle et attachante, elle a une bonne alchimie avec Hutch, les personnages secondaires sont plutôt amusants...

Bref, ce n'est pas terrible, pas original pour un sou, mais on évite le cliché des rivaux qui se détestent mais tombent amoureux, ainsi que celui de la cadre obsédée par son job et qui sacrifie sa carrière pour s'établir à la campagne, puisque tout se déroule dans la bonne entente, dans la sympathie, et dans les compromis.

Rien d'exceptionnel, mais compte tenu de la saison calamiteuse que fait Lifetime, ça aurait pu être pire.

3/6

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Christmas Yulefest 2020 - 54 - A Christmas Carousel (2020)

Publié le 26 Décembre 2020 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Comédie, Cinéma, Télévision, Romance, Noël, Christmas, Yulefest, USA, Hallmark

Noël est derrière nous, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusqu'à mi-janvier...

A Christmas Carousel (2020) :

Lorsque Lila (Rachel Boston) et son père (Stuart Hughes) sont engagés par la famille royale d'Ancadia pour réparer un carrousel très spécial, ils s'installent sur place, et rapidement, Lila découvre qu'elle doit collaborer avec le Prince Whitaker (Beal Bledsoe) sur ce projet...

Non. Tout simplement non.

Ce téléfilm Hallmark serait arrivé en début de saison, j'aurais peut-être fait preuve d'indulgence, tout en me plaignant du recyclage éhonté de tous les clichés des films "royaux" maintes et maintes fois réutilisés par la chaîne : vague royaume au nom et aux accents anglais approximatifs, prince héritier séduisant, jeune roturière venant des USA et capable d'inspirer la famille royale, roi vieillissant et coincé sur le point d'abdiquer, fillette précoce et exubérante, gouvernante stricte et typiquement british, rivale amoureuse au sang bleu promise au Prince... blablabla.

Tous les clichés sont là, dans le même ordre que d'habitude, avec un bal/gala à la clef, un prince au tempérament artistique qui refuse son héritage et nous fait du sous-Hugh Grant, une Rachel Boston qui a opté pour une absence de maquillage peu flatteuse, une chanson de Noël pour la fillette, une promotion de dernière minute pour créer un quiproquo forcé et un carrousel de Noël plutôt joli, mais qui constitue plus ou moins le seul véritable intérêt du film.

Donc non. Il faudra faire mieux que ça, Hallmark. Ras-le-bol.

2/6 (d'autant plus frustrant qu'habituellement, j'aime bien Boston, et que Bledsoe n'est pas désagréable, accent forcé mis à part)

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Christmas Yulefest 2020 - 53 - Dr. Seuss' The Grinch Musical ! (2020)

Publié le 26 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Musique, Noël, Review, Télévision, USA, Yulefest, NBC

Noël est derrière nous, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusqu'à mi-janvier...

Dr. Seuss' The Grinch Musical ! (2020) :

Contrairement aux Whos de Whoville, le Grinch (Matthew Morrison) déteste Noël. Avec son chien (Booboo Stewart/Denis O'Hare), il prévoit de voler Noël à ses voisins, pour les rendre aussi malheureux que lui...

Pour être honnête, jusqu'à la barre de la première heure de métrage, j'étais prêt à mettre la moyenne à cette version télévisée de la comédie musicale Grinch de 2007, adaptée du livre original, du court animé de 1966 et du film avec Jim Carrey, en 2000.

Oui, les coupures publicitaires toutes les 6 minutes sont bien agaçantes et empêche le récit d'acquérir la moindre énergie ; oui, Matthew Morrison compose un Grinch qui, dans ses meilleurs moments chantés, évoque le Danny Elfman de Mr Jack, et dans ses pires moments, ressemble à une imitation de Jim Carrey ; oui, confier le rôle de Max, le chien, à deux comédiens (quatre, techniquement, un pour chaque âge de sa vie, dont deux de sexe féminin !?) dont un sert de narrateur, et l'autre se promène à quatre pattes pendant tout le show, donne lieu à des scènes bizarres, et change un peu le rapport de force avec le Grinch ; oui, les moments méta font gentiment tache ; et oui, les chansons de la comédie musicale sont à 80% oubliables et quelconques...

Mais il y avait un effort certain derrière cette représentation théâtrale en plein COVID, avec une troupe motivée, ainsi que des costumes et décors appropriés.

Et puis au bout d'une heure, on se rend compte que Cindy-Lou (Amelia Minto), la fillette, vient à peine d'entrer en scène. On réalise soudain que l'essentiel de l'intrigue du Grinch - la relation entre lui et Cindy-Lou, et l'impact de celle-ci sur le cœur rabougri du méchant - va être condensé en un petit quart d'heure.

Ce n'est pas forcément un mal, en théorie : le récit de The Grinch n'est pas fait pour dépasser la demi-heure, à moins d'y rajouter des sous-intrigues (comme le film de 2000). Mais la comédie musicale (de 90 minutes) ne fait pas ce choix, et après 55 minutes de remplissage pas forcément passionnant, voilà que Cindy-Lou rencontre enfin le Grinch. Sans personnalité autre que "petite fille mignonne", et sans développement.

Pire : "sa" chanson phare dans le film, Where are you Christmas ?, qui traduisait les interrogations d'une petite fille désenchantée et en pleine croissance, est ici totalement massacrée... puisque réduite à peau de chagrin, et confiée à l'ensemble des Whos du village. Ici, plus de fillette remettant en question sa conception des fêtes de Noël et son innocence... mais des Whos qui se lamentent de la disparition de leurs décorations volées par le Grinch, le tout dans une cacophonie de chants et de contre-chants désagréables, filmés en gros plans. Une vraie trahison du texte original et un contre-pied radical au propos anti-consumériste fréquemment associé au récit.

Et puis ensuite, tout se résout en dix minutes, de manière bâclée et improbable : les Whos découvrent le vrai sens des fêtes de Noël... hors-champ, le Grinch vire sa cuti après une discussion avec son chien, et paf, tout se termine de manière insatisfaisante et bancale.

*soupir*

En résumé, une adaptation scénique plutôt frustrante et approximative, dont la courte durée de vie sur Broadway n'est finalement pas si surprenante que ça.

2/6

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Christmas Yulefest 2020 - 52 - Jingle Jangle : un Noël enchanté (2020)

Publié le 25 Décembre 2020 par Lurdo dans Animation, Aventure, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Noël, Review, Science-Fiction, USA, Yulefest

Noël est là : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Jingle Jangle : un Noël enchanté (Jingle Jangle : A Christmas Journey - 2020) :

Après avoir été trahi par son apprenti, Gustafson (Keegan-Michael Kay), l'inventeur Jeronicus Jangle (Forest Whitaker) s'est replié sur lui-même, cessant de créer et s'éloignant de sa famille pour s'isoler dans sa boutique de prêteur sur gage. Jusqu'à ce que sa petite-fille Journey (Madalen Mills) vienne lui rendre visite, et rallume la flamme de la créativité chez son aïeul...

Aïe. Je vais devoir prendre des pincettes, pour celui-là... une comédie musicale Netflix produite (et aux chansons composées) par John Legend, et réalisée/écrite par David E. Talbert, un réalisateur afro-américain déjà à l'origine d'Un Noël à El Camino pour Netflix.

Un film fantastique à gros budget et qui avait pour ambition assumée de créer un film de Noël par des Afro-américains, pour des Afro-américains, avec des Afro-américains : un choix créatif pro-diversité et représentativité qui s'est traduit par un totem d'immunité critique outre-atlantique, alors que... bon... comment dire... dans mon foyer, on a failli ne pas aller jusqu'au bout.

Pas à cause de la diversité ethnique du projet, mais bien à cause de sa facture technique : Un Noël à El Camino souffrait ainsi de nombreux problèmes d'écriture, depuis une mise en place interminable jusqu'à des rebondissements téléphonés et frustrants, en passant par un rythme anémique.

Ici, on retrouve tous ces soucis : avec plus de deux heures au compteur, Jingle Jangle se traîne lamentablement de numéro en numéro, pas aidé par des chansons globalement insipides et dérivatives.

L'histoire, à l'identique, se perd en longueurs dans ses artifices de narration (Phylicia Rashad qui raconte son histoire à ses petits-enfants ; des séquences animées pour effectuer certaines transitions et gérer le passage du temps), dans ses digressions (certains personnages sont vraiment inutiles, à commencer par le Steve Urkel en puissance, ou encore le matador doublé par Ricky Martin - un personnage superflu au possible, uniquement là pour dépenser le budget effets spéciaux, et jamais aussi drôle que le scénariste ne le pense) et dans les pauses qu'il s'octroie pour placer des numéros musicaux.

Résultat : on s'ennuie profondément entre deux séquences comiques plutôt amusantes de Forest Whitaker se faisant sérieusement draguer par la postière, entre deux chorégraphies efficaces, et entre deux séquences à effets spéciaux.

Ce n'est pas la faute de la production, cela dit : la direction artistique est superbe, chatoyante et intrigante, donnant lieu à une sorte de steampunk festif victorien aux tenues et chevelures improbables ; les danseurs se démènent ; les acteurs sont tous bons et attachants ; les effets spéciaux sont convaincants ; la bande originale de John Debney est compétente (bien que peu mise en valeur) ; et le film a bon fond, avec un propos sur la connaissance, le partage, le pardon, l'imagination, la curiosité et la foi qui, s'il ne révolutionnera rien, est approprié à un film de Noël.

Mais dans l'ensemble, Jingle Jangle nous (je dis nous, parce que je l'ai regardé en famille, et que les plus jeunes ont décroché en cours de route) a semblé affreusement dépourvu d'intérêt : c'est visuellement joli et l'effort de diversité est louable, mais c'est aussi creux au possible, avec une intrigue générique (Santa Claus : le film n'est pas loin) et un côté musical absolument transparent.

Et à titre plus personnel, difficile de ne pas voir dans ce métrage un film ayant reçu une carte blanche de Netflix, sur la base de la seule présence de John Legend à la production et de l'objectif de diversité du projet : le script et la production souffrent en effet d'énormément de scories (personnages, sous-intrigues et effets spéciaux superflus, montage manquant de rigueur) qu'une réécriture ou un producteur plus présent auraient pu éliminer avant le tournage, ou au montage.

Ce qui n'est pas sans me rappeler le destin du calamiteux Un raccourci dans le temps de Disney, là aussi une carte blanche donnée à une réalisatrice afro-américaine prisée des critiques, pour une grosse production au message bienveillant pro-diversité, à la jeune héroïne afro-américaine surdouée, et qui en mettait plein les yeux avec une esthétique des plus bigarrées... mais qui s'écroulait sur la base d'un scénario approximatif, et d'une production jamais encadrée par peur d'un retour de bâton woke sur les réseaux sociaux.

Sans aller jusqu'au désastre d'Un Raccourci..., ce Jingle Jangle m'a fait un peu le même effet. Dommage.

2.5/6

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