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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Les bilans de Sygbab : CYCLE SCI-FI - Andromeda, saison 1 (2000)

Publié le 13 Juin 2021 par Sygbab dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Sygbab, Review, Science-Fiction, Télévision, USA, Science Fiction

À l'instar du reste du blog, pendant quelques semaines, Sygbab entame lui aussi un cycle science-fiction, avec les débuts d'une intégrale Andromeda...

Andromeda, saison 1 (2000) :

Dans la famille des séries posthumes de Gene Roddenberry, voici le second opus qui demande une sacrée suspension d'incrédulité. Et pour cause : après avoir été emprisonné pendant 300 ans au sein d'un trou noir, Dylan Hunt (Kevin Sorbo) revient à la vie lors d'une tentative de sauvetage de son vaisseau et se retrouve dans un univers où la plus grande civilisation dont il faisait partie – la Fédération le Commonwealth - a disparu. Il se fait donc un devoir de le remettre sur pieds à tout prix, en engageant ceux qui ont voulu le tuer...

L'idéalisme a parfois du bon, mais imaginer qu'il soit possible de reconstruire un système de valeurs en étant le seul à y croire avec un équipage de 5 individus confine à la folie. Au moins les scénaristes en sont-ils conscients puisque les tensions entre les membres du vaisseau sont apparentes dans les premiers épisodes. Hunt est sans cesse remis en question, que ce soit par Tyr (Keith Hamilton Cobb) ou Beka (Lisa Ryder), et ce questionnement permanent sur les chances de réussite de cette mission sont étonnamment fort à propos.

Le désavantage, c'est qu'il est compliqué de s'attacher à des personnages qui ne s'apprécient pas vraiment, et qui n'ont pas d'alchimie entre eux. Leurs interactions sont rapidement limitées car elles n'évoluent pas, chacun restant attaché à son mode de pensée, et chaque protagoniste est développé de manière assez sommaire.

Que sait-on d'eux au bout d'une saison ? Trance (Laura Bertram) possède visiblement un don de précognition jamais réellement exploité, Harper (Gordon Woolvett) est une sorte de Mac Gyver de l'espace sans la bonhomie qui va avec tant il est tête à claques, Beka est issue d'une famille d'escrocs, Rev (Brent Stait) est un repenti Magog - une race peu fréquentable - dont la ferveur religieuse dirige les actions, et Tyr est un Nietzschéen trahi par les siens. Un background loin d'être fouillé.

Cela rend d'autant plus ennuyeux les épisodes qui leur sont consacré, qui sont malheureusement légion et dont la médiocrité est presque une constante. Exceptés les premiers, plutôt bien construits, il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Pire encore, le fil rouge de la série passe complètement au second plan car il n’est qu'évoqué, et pas aussi souvent qu’on pourrait le penser. Quelques races sont prêtes à signer un traité avec Dylan, mais leurs motivations ne sont jamais exprimées et ça tombe souvent comme un cheveu sur la soupe.

Les éléments constituant l'Histoire de cet univers sont également assez épars : la guerre contre le Commonwealth a coûté énormément aux Nietzchéens, les Magogs ont envahi la Terre, les Restoriens sont le produit d'un mouvement écoterroriste fondé par une intelligence artificielle, etc'est le chaos. Difficile d'établir clairement le contexte politique, ce qui ne favorise pas la série au regard de ses ambitions initiales.

La série souffre également d'un criant manque de budget. Il ne faut pas souffrir de claustrophobie, car les scènes ne se déroulent quasiment jamais en extérieur. Toute l'action est confinée dans des endroits clos, sauf quand il s'agit de batailles spatiales. Mais c'est assez rare et c'est tant mieux : les effets spéciaux sont très moches... Ce qui ne serait pas aussi rédhibitoire si le fond ne sonnait pas aussi creux.

Le jeu des acteurs n'aide pas non plus : malgré toute la sympathie dont bénéficie Kevin Sorbo, il n'est pas très crédible dans le rôle d'un capitaine. Quant à ses compères, ils sont rarement bons - pour ne pas dire mauvais la plupart du temps - et ne donnent pas l'impression d'y croire.

Heureusement, l'avatar d'Andromeda est présent... Non pas en raison des qualités intrinsèques de Lexa Doig, mais surtout grâce à son physique avantageux qui est bien évidemment mis en valeur pour appâter le chaland. Un procédé qui pourrait rappeler Seven of Nine dans Star Trek Voyager, à la grande différence que son traitement est inexistant. En terme de quête d'humanité, c'est assez pauvre, et ce n'est pas en la faisant tomber amoureuse de l'avatar du vaisseau Balance of Judgment que cela y change quelque chose.

Le final se charge de rappeler combien il serait facile d'envahir Andromeda (le vaisseau, pas son avatar), et à quel point il va être compliqué de maintenir un intérêt déjà fort amoindri sans user de subterfuges.

L'apparition d'une sorte d'entité supérieure dirigeant les Magogs semble déjà en être un, histoire de compliquer la tâche de Dylan. Il reste à espérer que cela ne va pas se transformer en une énième lutte entre le Mal et le Bien - on pourrait dire ici l'Ordre et le Chaos - alors qu'il y aurait des sujets plus intéressants à approfondir sur le thème de la constitution d'une nouvelle civilisation.

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Les bilans de Lurdo : CYCLE SCI-FI - Final Space, saison 1 (2018)

Publié le 12 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Télévision, USA, TBS

Série d'animation en deux saisons de 10 et 13 épisodes de 25 minutes (une troisième saison a entamé sa diffusion il y a quelques semaines, à la fin du mois de mars), Final Space est produite par Conan O'Brien (Andy Richter double d'ailleurs un personnage très énervé, vers la fin de cette première saison), et chapeautée par Olan Rogers, un comique et animateur qui se charge du plus gros de la production du programme : réalisation, scénarisation, doublage...

Final Space, saison 1 (2018) :

Astronaute incapable et vantard, Gary Goodspeed (Olan Rogers) termine sa peine d'emprisonnement à bord du vaisseau Galaxy One lorsqu'il croise le chemin d'un adorable extraterrestre, qu'il surnomme Mooncake et qui devient son animal de compagnie. Mais Mooncake est aussi une arme au potentiel destructeur incroyable, traquée par Lord Commander (David Tennant), un cruel despote interstellaire...

Olan Rogers donc, qui, d'un début de web-série, devenu pilote diffusé sur YouTube en 2016, a eu la chance de pouvoir produire son programme pour TBS, et de développer ainsi les bases présentée dans ce court-métrage : les aventures de Gary, un bon à rien qui doit sauver la galaxie.

Avec du recul, cette saison 1 de la série ressemble un peu à un programme se trouvant à mi-parcours entre Futurama (arrivé bien avant), Rick et Morty (idem) et Star Trek : Lower Decks (arrivé bien après) : une approche de l'aventure spatiale assez inégale, parfois décousue et brouillonne, parfois frénétique et gueularde, mais (heureusement) avec plus de fond et de sincérité que Lower Decks, par exemple.

C'est d'ailleurs l'un des points sur lesquels je reste partagé : cette volonté de produire une série comique où la moitié des personnages sont à baffer (honnêtement, je crois n'avoir pas souri une seule fois aux pitreries de KVN le robot déglingué, ou de Tribore l'alien aux six yeux) et où le protagoniste principal est un croisement de Starlord et de Gob Bluth, tout en conférant aux événements une charge émotionnelle appuyée, avec ralentis dramatiques, musique mélancolique, et traumatismes bouleversants.

Ponctuellement, ça fonctionne : l'introduction de chaque épisode, façon compte à rebours solitaire alors que Gary est sur le point de mourir, est plutôt réussie ; idem pour les liens entre lui et Mooncake. Et la fin de saison est très spectaculaire et explosive. À d'autres moments, ça tombe à plat - le trauma paternel du héros, le sort d'Avocato, l'illustration musicale, le destin de certains personnages dans le final, etc...

Et c'est cette ambivalence qui m'a laissé un peu dubitatif au terme de cette saison 1, même si la lente évolution du programme vers quelque chose de plus sérieux et épique (voire même de Lovecraftien, par certains aspects) peut donner quelque chose d'intéressant pour la suite.

Du moins, pour peu que l'écriture fasse preuve d'un peu plus de rigueur : trop fréquemment, au fil de la saison, j'ai eu l'impression d'un programme abrégé, en avance rapide, assez typique de l'ère YouTube, préférant passer au plus vite d'un rebondissement à un autre, d'un lieu à un autre, sans s'embarrasser de fioritures narratives, avant de freiner des quatre fers pour un moment émouvant pas totalement mérité ni bien amené par l'écriture.

Un problème qui ne dérangera pas forcément tous les spectateurs, mais qui m'a un peu frustré. On verra bien si la suite s'avèrera plus maîtrisée.

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Un film, un jour (ou presque) #1459 : Le Swap (2016)

Publié le 11 Juin 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Review, Télévision, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Swap (The Swap - 2016) :

Ellie O'Brien (Peyton List), une gymnaste lycéenne, tente de concilier sa vocation et les dynamiques changeantes de son cercle d'amies ; Jack Malloy (Jacob Bertrand), lui, s'efforce de se montrer à la hauteur de la réputation de ses frères hockeyeurs, et de son père autoritaire. Jusqu'au jour où les deux lycéens se retrouvent l'un dans le corps de l'autre, de quoi leur donner une toute autre perspective sur leur vie...

Adaptation Disney d'un livre pour enfants, ce Swap est... euh... une histoire d'échange de corps assez basique, dans la droite lignée de Freaky Friday : dans la peau de ma mère et compagnie, mais entre deux adolescents de sexe opposé.

Et puis voilà, ça s'arrête à peu près là. Les jeunes acteurs y mettent une jolie énergie, l'écriture ne se prend pas vraiment au sérieux, mais dans l'ensemble, c'est du déjà vu, à réserver aux plus jeunes : ce n'est pas très rythmé, c'est très basique, et visuellement, c'est particulièrement télévisuel et générique (en même temps, c'est une production Marvista, donc il ne fallait pas s'attendre à autre chose).

3/6 (en étant gentil)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1458 : Malavita (2013)

Publié le 10 Juin 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Policier, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Malavita (The Family - 2013) :

En 1995, Fred Manzoni (Robert de Niro), un ancien mafieux repenti, est placé sous protection du FBI (Tommy Lee Jones) dans un petit village de Normandie, où il doit se réinventer une nouvelle vie avec sa femme Maggie (Michelle Pfeiffer), son fils Warren (John D'Leo) et sa fille Belle (Dianna Agron). Mais les habitudes américaines ont la vie dure, et rapidement, les ennuis s'invitent dans le quotidien des "Blake", lorsque la mafia les retrouve...

Un film bancal, adaptation d'un roman français par Luc Besson, avec une distribution de poids (De Niro, Pfeiffer, Tommy Lee Jones) mais qui peine à convaincre devant les choix artistiques faits par le réalisateur : photo jaunâtre dégueulasse, rythme bien trop nonchalant, clichés à gogo (les Français sont tous des connards méprisants, le lycée qui fonctionne par cliques comme dans tous les teen movies américains), personnages qui parlent tous anglais (y compris tous les voisins et les habitants du petit village normand), virage actioner sur la toute fin... ça ne marche pas vraiment.

Et puis la durée de près de 2 heures ne se justifie pas, honnêtement.

Un bon gros bof regardable, mais totalement oubliable, dont on se demande fréquemment si Besson ne l'a pas tourné pour l'argent, et pour le plaisir cinéphile de tourner avec de Niro, Pfeiffer et Jones.

2.75 ou 3/6 (selon votre tolérance pour les clichés des fils de gangsters, et pour les gros clins d'œil cinéphiles appuyés)

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Un film, un jour (ou presque) #1457 : Breaking News in Yuba County (2021)

Publié le 9 Juin 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Breaking News in Yuba County (2021) :

Femme au foyer timide, réservée et un peu paumée, Sue Buttons (Allison Janney) décide de reprendre sa vie en main lorsque son mari Karl (Matthew Modine) décède d'une crise cardiaque en pleins ébats avec sa maîtresse. Rapidement, Sue fait disparaître le corps, et fait passer sa disparition pour un enlèvement, afin d'attirer sur elle l'attention des médias et de la communauté. Mais entre les forces de police dubitatives (Regina Hall), la demi-sœur journaliste de Sue (Mila Kunis), la maîtresse de Karl (Bridget Everett) et des criminels (Awkwafina, Clifton Collins Jr.) liés à son époux et au frère de celui-ci (Jimmi Simpson), la situation dépasse rapidement les attentes de Sue...

Une comédie noire écrite par une scénariste de sitcom, et dont le script est apparemment longtemps resté sur la Black List des scripts les plus en vogue à Hollywood : une nouvelle preuve, s'il en fallait une, que la Black List n'a pas grande valeur, ou plutôt qu'un script très apprécié de l'industrie ne donne pas forcément un très bon film.

En effet, s'il dispose d'une distribution excellente, ce film s'avère particulièrement frustrant, tant la mayonnaise ne prend pas, à mi-chemin entre histoire criminelle, satire des médias, et critique sociale : les personnages sont tous étrangement abrasifs, antipathiques et idiots, leurs actions sont capillotractées et parfois incohérentes, et le récit, qui se voudrait corrosif et moqueur, finit par paraître gratuitement cynique et méchant, surtout dans ses moments les plus sanglants et violents.

Pourtant, Allison Janney fait de son mieux pour donner vie à son personnage, et tant Wanda Sykes (en apprentie criminelle enthousiaste) qu'Awkwafina (en fille de mafieux voulant faire ses preuves) donnent du peps à leurs scènes respectives.

Mais le tout manque vraiment d'énergie, de recul et de cohésion pour être agréable et amusant à suivre.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1456 : Le beau rôle (2020)

Publié le 8 Juin 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Thriller, USA, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le beau rôle (The Stand In - 2020) :

Actrice comique à succès, Candy Black (Drew Barrymore) s'écroule totalement, incapable de faire face à son succès sans sombrer dans la drogue et l'alcool. Recluse pendant des années, elle a alors l'idée d'engager Paula (Drew Barrymore), sa doublure lumière, pour se rendre en cure de désintoxication à sa place : rapidement, Paula commence alors à la remplacer dans tous les aspects de sa vie, entamant une campagne de réhabilitation publique... et se prenant au jeu de la célébrité.

Une comédie dramatique diffusée par chez nous sur Netflix, signée de la réalisatrice de But I'm a Cheerleader et d'un scénariste de comédie anglais, et qui, malheureusement, ne décolle jamais.

Peut-être est-ce le côté méta du tout, façon "Drew Barrymore s'inspire un peu d'Adam Sandler pour composer un double personnage et exprimer ses doutes et ses problèmes vis à vis de la célébrité, de la solitude, etc" ; peut-être est-ce l'approche J.F. partagerait appartement du tout, jamais très convaincant, et qui place le métrage au carrefour du drame pas assez dramatique, de la comédie pas assez drôle, et du thriller pas vraiment tendu ; ou peut-être est-ce tout simplement que, malgré tous les efforts de Drew Barrymore dans un double rôle antipathique, il n'y a pas ici grand chose à se mettre sous la dent.

Et il n'y a donc pas grand chose à dire sur le film : c'est très quelconque, la romance avec Michael Zegen (de la série Mme Maisel) est gentillette (sans plus), et le tout s'avère très prévisible dans l'ensemble.

Bof, donc.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1455 : Ma vie de chat (2016)

Publié le 7 Juin 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ma vie de chat (Nine Lives - 2016) :

Égocentrique et plongé dans son travail, Tom Brand (Kevin Spacey), a oublié d'acheter à sa fille (Malina Weissman) le cadeau d'anniversaire de ses rêves : un chat. Au dernier moment, en plein orage, il se précipite dans la boutique de l'étrange Felix Perkins (Christopher Walken), et en ressort avec un félin. Mais un accident va plonger Brand dans le coma, et le faire se réveiller dans la peau du matou. De quoi lui permettre de passer un ultime moment en famille, et de découvrir cette dernière sous un autre jour...

Tout de suite, je vais donner les deux qualités principales de ce film : Malina Weissman et Jennifer Garner se donnent à fond dans leurs rôles, et le chat principal est plutôt adorable (quand il n'est pas numérique).

À part ça, le film est un ratage total. Pourtant, Barry Sonnenfeld est aux commandes de cette coproduction franco-américano-chinoise (ce même Barry Sonnenfeld qui réutilisera Malina Weissman dans Les Orphelins Baudelaire), et l'on devine, ici ou là, un côté plus stylisé, saturé et surréaliste que l'on pouvait percevoir dans Pushing Daisies et dans les autres films récents du réalisateur.

Mais non, on devine, à tous les niveaux de cette production Europa, que le film a été tourné pour profiter d'une quelconque subvention, pour justifier un investissement, ou simplement pour remplir un fond de catalogue, tant rien ici n'est particulièrement bien travaillé, finalisé ou abouti.

Le script est basique au possible (c'est du niveau d'un téléfilm Disney Channel), le casting est assez improbable (on ne croit jamais à la famille formée par Spacey, antipathique, Garner et Weissman), les effets spéciaux et les incrustations sont souvent approximatifs, les bruitages agaçants au possible (tous les miaulements du chat - et ils sont nombreux, car il ne se tait jamais - semblent bruités à la bouche par Spacey ou par un autre doubleur) et, parmi les cinq scénaristes à l'origine du script, il doit y en avoir un qui déteste les chats, puisque le film les présente comme fainéants, égoïstes, froids et distants, et explique, dès son introduction, que leurs maîtres sont (pour faire simple) stupides et manipulés.

Alors dans l'absolu, ce n'est pas non plus totalement faux de décrire ces chers félins ainsi, mais le tout donne l'impression d'un certain mépris des scénaristes pour ce qu'ils écrivent, un script alimentaire rédigé en pilotage automatique, sous-développé, et qui se termine de manière assez bâclée.

Un ratage, donc.

1.5/6

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Les bilans de Lurdo : The Nevers, saison 1 - première partie (2021)

Publié le 6 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Thriller, Télévision, USA, HBO

Nouvelle série HBO diffusée en 2 fournées de 6 épisodes, The Nevers était supposée être le grand retour télévisé de Joss Whedon, qui a créé le show, showrunné la première moitié de la saison, et réalisé quelques épisodes.

Sauf que #MeToo, Ray Fisher, Snyder Cult, Charisma Carpenter, la COVID et tout et tout : mis en face de ses actes (des actes qui ne surprendront personne de familier avec la carrière du bonhomme, tant il était de notoriété publique, chez les fans de Whedon, que le bonhomme avait parfois un caractère de control freak et de petit chef autoritaire et abrupt sur les plateaux de tournage) et de conditions de production intenables pour lui, le créateur a préféré rendre les armes, et a laissé cette série fantastique aux atours steampunk à d'autres personnes, considérées moins toxiques que lui.

The Nevers, saison 1 - première partie (1x01 à 1x06 - 2021) :

En 1899, après qu'un étrange aéronef ait survolé le ciel de Londres, de nombreuses personnes (en majorité des femmes) entrent en contact avec une force surnaturelle. Possédant désormais des dons uniques et incroyables, ces "Touchés" font l'objet du mépris de leurs semblables... mais Amalia True (Laura Donnelly), elle aussi touchée d'un don de précognition, s'est associée à Penance Adair (Ann Skelly), inventeuse géniale désormais capable de percevoir les flux électriques, pour ouvrir un orphelinat, où elle accueille les Touchées dans le besoin, pour les prendre sous leur aile. Face à elles, Maladie (Amy Manson), une criminelle folle, et de multiples complots qui se nouent et se dénouent, au grand dam des Touchées innocentes...

Reste que ces six premiers épisodes ont été produits sous la supervision de Whedon, et qu'on y retrouve partout ses empreintes... pour le meilleur et pour le pire.

Car honnêtement, dès le pilote (écrit et réalisé par Whedon) et pendant toute la demi-saison, on retrouve bon nombre de figures et de ficelles habituelles du bonhomme, au point que ça en devient un peu gênant : entre l'héroïne bagarreuse (Laura Donnelly est excellente dans le rôle, mais j'avoue avoir eu du mal à me défaire de l'impression que Whedon aurait bien voulu avoir Krysten Ritter, et s'est rabattu sur sa doublure lumière), entourée de tout un groupe de jeunes femmes aux pouvoirs improbables (la saison 7 de Buffy n'est pas loin, avec toutes les Potentielles réunies autour de Buffy, Willow et compagnie), le conseil d'hommes misogynes qui décide de l'avenir du monde et de la société (le conseil des observateurs), la bricoleuse rousse qui s'éprend d'un mec british un peu coincé (coucou Kaylee et Simon, coucou Wesley), le cliché du Kill your darlingss (avec une certaine mort surprise qui intervient dès l'épisode 3), la méchante pâle et totalement folle qui ressemble comme deux gouttes d'eau à cette chère Drusilla, et dont l'amante finit par rejoindre le camp des gentils comme Spike en son temps - et j'en passe et des meilleures - on est en terrain très familier.

Trop, probablement, pour qui est habitué au travail de Whedon et à ses multiples inspirations issues du monde du comic-book, et notamment des X-men (mais aussi de Rising Stars de J.M. Straczynski), en plus de l'habituelle métaphore "féministe" littérale du girl power que Joss ressort à chaque projet.

Ajoutez à cela de la nudité gratuite et racoleuse made in HBO (en même temps, pour le moment, le personnage de Swann, sorte de Littlefinger victorien, semble n'être là que pour ça) et une écriture assez inégale, et l'on comprend vite que ces six premiers épisodes ne m'ont pas vraiment convaincu. Ça ne partait pourtant pas trop mal, une fois abstraction faite de cette impression de déjà vu : The Nevers est plutôt bien produit, bien interprété, la direction artistique est convaincante et les effets spéciaux tout a fait honorables.

Mais dès le troisième épisode (le premier à n'avoir pas été écrit par Whedon ou par Jane Espenson, mais par un scénariste relativement débutant sous contrat avec HBO et ayant fait ses armes sur Lovecraft Country), l'ennui pointe le bout de son nez, avec un rythme qui s'étire (forcément, avec des épisodes qui dépassent l'heure de métrage), et des digressions pas très intéressantes.

Trop de sous-intrigues éparpillées, trop de personnages sous-développés, trop de factions nébuleuses, on devine rapidement que la production de la série, en pleine pandémie et effectuée avec une équipe de scénaristes sous-expérimentés (à part Espenson et Whedon, tous les scénaristes de la série sont débutants), a été compliquée. Comme le prouvent rapidement les grosses ficelles employées çà et là, culminant en un épisode 5 (filmé par Whedon) qui a failli être, pour moi, l'épisode de la rupture.

Ellipse temporelle d'un mois depuis l'épisode précédent, personnages, relations et termes sortis de nulle part sans avoir jamais été expliqués au spectateur, on en vient à se demander si cet épisode 5 est un gros ratage d'une écriture se voulant délibérément déconstruite et mystérieuse (mais confrontée aux impératifs d'un tournage en pleine pandémie), ou si c'est le résultat d'un épisode manquant, éliminé lors de la production pour une raison ou une autre (la pandémie, à nouveau ?). 

(et puis je ne parle même pas de son twist final façon Keyser Söze du pauvre, à la fois totalement prévisible - tant par la réalisation de Whedon au moment de l'exécution, toute en plans très larges et très louches, que par l'insertion au forceps dans le récit du personnage de cette journaliste suspecte, clairement délibérément sous-maquillée et affublée, de manière visible, d'une perruque - et manquant d'impact, car arrivant à cinq épisodes à peine du début du programme)

Et puis la demi-saison se termine en tirant toutes ses cartouches et en jouant son va-tout dans un ultime épisode de toutéliage signé Espenson, qui centre tout son récit sur Amalia, et en profite pour nous faire des révélations à son sujet. Des révélations qui lorgnent très fortement, une nouvelle fois, sur les X-men (Bishop n'est pas loin, Days of Future Past non plus) ou sur bien d'autres récits utilisant le même ressort narratif : "Amalia" (en fait, "Zephyr", interprétée par Claudia Black) est un soldat qui vient du futur pour sauver le passé (on pouvait s'en douter au vu de ses dialogues cryptiques dans les épisodes précédents), et elle a été transportée dans le corps de la véritable Amalia au moment du suicide de cette dernière...

Pas désagréable, en soi, et ça reste bien interprété, mais il est difficile, à nouveau, de ne pas être directement renvoyé aux influences évidentes du programme, des mutants de Marvel au futur dystopien de Dollhouse, en passant par Rising Stars ou les 4400, pour ce qui finit par être un gloubiboulga de voyage temporel, d'extraterrestres, super-pouvoirs, etc... et c'est bien ce qui finit par tuer cette première demi-saison de The Nevers.

Trop familier, trop décousu, pas assez développé, maîtrisé ou structuré (Est-ce la faute du départ de Whedon ? De la pandémie ?), le programme peine donc à emporter l'adhésion - nul doute qu'il se trouvera une fanbase dévouée, comme toutes les séries de genre (et d'autant plus les séries de Whedon), mais pour ma part, la recette est un peu trop réchauffée pour me plaire, et je ne suis pas certain de remettre le couvert pour la suite de la saison (qui, rappelons-le, se déroulera sous la direction de Philippa Goslett, la nouvelle showrunneuse).

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Les bilans de Lurdo : M.O.D.O.K. saison 1 (2021)

Publié le 5 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Marvel, MCU, Review, Science-Fiction, Télévision, USA, Science Fiction, Romance

Série d'animation Marvel initialement conçue pour faire part d'une flopée de shows d'animation diffusés sur Hulu et mis en chantier en 2016, M.O.D.O.K. est l'ultime survivant de ces programmes de Marvel TV, avant que ce studio ne soit fermé et que la production des programmes tv de la marque ne revienne à Kevin Feige.

Au programme, une comédie supervisée par le studio Stoopid Monkey (les créateurs de Robot Chicken), par l'acteur Patton Oswalt et par Jason Blum (American Dad!), qui s'intéresse à l'un des super-méchants improbables de l'univers Marvel.

M.O.D.O.K., saison 1 (2021) :

Super-méchant aux commandes d'AIM, MODOK (Patton Oswalt) tente tant bien que mal de conquérir le monde et de vaincre les Avengers, malgré ses disputes constantes avec Monica (Wendi McLendon-Covey), son bras droit de génie, et ses subordonnés incapables. D'autant qu'en parallèle, la famille de MODOK bat de l'aile : la carrière médiatique de Jodie (Aimee Garcia), son épouse auteur, décolle en flèche, le petit Lou (Ben Schwartz) veut devenir magicien, et Melissa (Melissa Fumero) est une adolescente qui se rebelle. Et lorsque AIM est partiellement racheté par GRUMBL, une multinationale dirigée par Austin (Beck Bennet), un vingtenaire insupportable, la vie professionnelle de MODOK s'écroule au moment même où sa vie privée se met à vaciller...

Une série animée en stop-motion qui repose donc sur un gag principal : et si MODOK, ennemi difforme et machiavélique des Avengers, était à la fois un patron d'entreprise incapable et un père de famille de sitcom, dépassé par ses enfants et par son épouse ?

Le tout porté par l'interprétation habitée de Patton Oswald en MODOK, et par un humour forcément très Robot Chicken ; de quoi séduire la critique américaine, ravie de trouver là une série mêlant humour absurde et sentimentalisme familial.

Mais c'est peut-être aussi là que la série a peiné un peu à me convaincre : MODOK est une série animée amusante, mais inégale. Et pour mieux comprendre les raisons de mon ambivalence vis à vis du programme, il faut bien comprendre ses quatre axes principaux : 1) les interactions de MODOK avec le reste de l'univers Marvel, 2) ses problèmes familiaux et ses relations difficiles avec sa femme et ses deux enfants, 3) une comédie de bureau classique avec MODOK en Michael Scott maléfique mais totalement incapable et balbutiant, et enfin 4), en filigrane, une double intrigue de fond, cumulant la menace du Comité de direction de GRUMBL, et celle d'un double temporel de MODOK voulant détruire son pathétique moi futur.

Et le souci, c'est que toutes ces directions ne sont pas traitées ne manière égale, et n'ont donc pas un intérêt égal.

Le showrunner de la série vient d'American Dad!, et ça se sent : l'accent est fortement mis sur les relations familiales de MODOK, plus ou moins réussies, et qui ont tendance à prendre le dessus sur tout le reste - divorce, garde des enfants, jalousies, réconciliation, etc, etc, etc.

Ensuite vient la comédie de bureau, gentillette, mais pas forcément ultra-originale (ce qui n'aide pas, c'est qu'on pense fortement aux Venture Bros à certains niveaux). Puis les sous-intrigues de fond, qui consistent, la plupart du temps, en des scénettes de fin dans lesquelles l'un ou l'autre des méchants teasent des actions menaçantes (pas très intéressant, tout ça).

Et enfin, seulement, les interactions de MODOK avec l'univers Marvel. C'est d'ailleurs bien dommage que ces éléments soient à ce point limités, puisque le meilleur épisode de la saison (ou du moins, le plus drôle à mes yeux), était justement celui de la visite de MODOK à Asgard, et de sa participation à une guerre contre les Kobolds, aux commandes d'un char tiré par deux chèvres idiotes.

C'était déjanté, réussi, et il en va de même pour les scènes de MODOK et d'Iron Man (Jon Hamm), ou encore pour cet épisode centré sur les seconds-seconds-couteaux que MODOK recrute après avoir perdu le contrôle d'AIM.

Le reste de la saison, par contre, finit par être plus inégal, trop centré sur les émotions et le couple de MODOK pour vraiment être efficace. Certes, cela donne lieu à un caméo de Nathan Fillion en Wonder Man (un rôle qu'il "tenait" déjà chez James Gunn) en rival amoureux de MODOK, mais cela apporte aussi des longueurs et des platitudes au récit.

La fin de saison, notamment, après le passage chez Arcade, est assez quelconque, la série tentant de résoudre toutes ses sous-intrigues et de ramener un status-quo logique, mais pas très captivant.

Dans l'ensemble, le programme reste cependant divertissant, et techniquement maîtrisé, tout en étant bourré de fanservice à l'intention des fans de Marvel (sans toutefois atteindre les excès d'un Star Trek : Lower Decks pour la franchise Star Trek).

Et il faut bien reconnaître que certains des éléments plus sentimentaux et familiaux fonctionnent, comme ils peuvent aussi fonctionner ponctuellement dans une sitcom lambda.

De là à encenser la série comme bon nombre de médias outre-atlantique l'on fait... mouais. Le tout était malheureusement trop inégal pour vraiment me convaincre.

Mais peut-être qu'une saison 2, si elle a lieu (c'est loin d'être sûr au moment où j'écris ces lignes), parviendra à un meilleur équilibre entre les différentes facettes de son approche...

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Un film, un jour (ou presque) #1454 : Mon chat, l'elfe malicieux et moi (2019)

Publié le 4 Juin 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Russie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Mon chat, l'elfe malicieux et moi (The House Elf / Domovoy - 2019) :

Lorsqu'elles s'installent avec leur chat dans un appartement luxueux de Moscou, Vika (Yekaterina Guseva) et sa fille Alina (Aleksandra Politik) se réjouissent de la bonne affaire qu'elles viennent de conclure. Mais elles ignorent que l'appartement est occupé (pour ne pas dire hanté) par un Domovoy (Sergey Chirkov), un elfe de maison agressif et hostile, prêt à tout pour expulser les nouvelles occupantes de sa demeure. Et pour ne rien arranger, une sorcière (Olga Ostroumova-Gutshmidt) et son fils incapable (Olga Ostroumova-Gutshmidt) ont des vues sur le bâtiment, qui abrite dans ses murs un trésor...

Une comédie familiale russe assez classique dans sa construction (façon hantise et poltergeist) et qui souffre de problèmes habituels au genre et à la production cinématographique russe (rythme bancal, slapstick parfois méchant, côté superstitieux très appuyé, casting parfois compliqué, etc) mais en a aussi certaines qualités (la bande originale symphonique, les effets spéciaux, l'approche un peu différente et sentimentale du genre).

Après, je l'ai vu en français, donc avec un doublage inégal, et les décors de l'appartement font fréquemment très "tournage en studio", mais globalement, ça se regarde sans trop de problèmes. En fait, je n'ai pas grand chose à dire sur ce métrage : ça occupera les plus jeunes, et ça ne donnera pas aux adultes envie de se défenestrer, ce qui est déjà bien.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1453 : Magic Camp (2020)

Publié le 3 Juin 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Jeunesse, Review, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Magic Camp (2020) :

Magicien en perte de vitesse, Andy (Adam Devine) accepte l'invitation de son ancien mentor Roy Preston (Jeffrey Tambor) à rejoindre le temps d'un été l'Institut de la magie, un camp de vacances où les enfants apprennent à devenir des magiciens. Sur place, il retrouve Kristina Darkwood (Gillian Jacobs), sa grande rivale et ancienne partenaire, qui s'occupe d'un autre groupe : bien décidé à la vaincre lors du spectacle annuel opposant les apprentis illusionnistes, Andy va tout faire pour transformer les enfants dont il a la charge...

Un long-métrage de Mark Waters (qui a fait ses preuves dans le genre comédie Disney familiale et a un CV long comme le bras) tournée en 2016-2017, et à la sortie suspendue jusqu'en 2020, sur Disney +. Traduction : Disney n'allait pas se risquer à un flop en salles, et a préféré sauver les meubles en prétendant que ce film avait été spécialement tourné pour sa plateforme de VOD naissante.

Et honnêtement, on peut les comprendre : Magic Camp n'est pas honteux, mais c'est clairement d'un calibre télévisuel, une production qui aurait été à sa place sur Disney Channel à l'époque des D-coms en tous genres, une histoire ultra-générique (Rock Academy, mais dans le monde de l'illusion) pleine de bons sentiments calibrés, avec un Adam Devine qui fait son numéro habituel (même s'il a une bonne alchimie avec Gillian Jacobs), un Jeffrey Tambor qui cachetonne mais s'amuse, et des enfants inégaux (Isabelle Crovetti est excellente, cela dit).

Ajoutez à cela une bonne dose d'illusion "cinématographique" (comprendre que les tours de magie, lorsqu'ils ne sont pas aidés par des effets numériques, sont assez mal filmés), et voilà, un film totalement anecdotique, et qui, effectivement, remplira le fond de catalogue de Disney +... mais pas beaucoup plus.

2.75/6 (le public-cible du métrage et les parents seront probablement plus indulgents)

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Un film, un jour (ou presque) #1452 : Buddy Games (2020)

Publié le 2 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Buddy Games (2020) :

Plusieurs années après que l'un d'entre eux aient subi une blessure scrotale traumatisante lors des Buddy Games, une compétition amicale de défis physiques et mentaux stupides, un groupe de compères (Josh Duhamel, James Roday, Kevin Dillon, Dan Bakkedahl, Dax Shepard, Nick Swardson) se réunit et remet le couvert, avec 150 000 $ à la clef.

Une coproduction WWE Films et Saban, coécrite par Josh Duhamel, avec de multiples visages familiers à la distribution (Olivia Munn, James Roday, Kevin Dillon, Daw Shepard, Nick Swardson, Neal McDonough, Jensen Ackles, Sheamus, etc) et dont le ton est donné dès la première scène, avec des bros immatures de 45 balais qui se tirent dans les bollocks avec des billes de paintball, se frappent au visage avec leurs testicules moites et nous refont Jackass, au travers de concours de nourriture, de cascades approximatives, etc...

Voilà voilà... tout ça pour réaffirmer leur virilité, pour célébrer la masculinité fraternelle des mecs, les vrais, ceux qui s'électrocutent entre eux, qui se tirent dessus avec de véritables flèches, et qui se disent leurs quatre vérités en avalant des Pina coladas au sperme, car il n'y a que comme ça que l'on peut grandir intérieurement et avancer dans la vie.

Vu que c'est inspiré de la vie de Duhamel et de ses amis, on se dit que ce film de potes plaira bien à un certain public... en tant que tel, cela dit, et en ce qui me concerne, ça a un intérêt proche du néant.

1.25/6 (pour certains des acteurs que j'apprécie)

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Un film, un jour (ou presque) #1451 : Mortal (2020)

Publié le 1 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Review, Romance, Norvège

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Mortal (Torden - 2020) :

Alors qu'il tente de se cacher dans les étendues sauvages de Norvège, Eric (Nat Wolff), un Américain d'origine norvégienne, coûte malencontreusement la vie à un jeune un peu agressif : détenteur de pouvoirs incontrôlables et meurtriers, le voyageur est rapidement pris en charge par Christine (Iben Arkelie), une jeune psychologue qui va rapidement s'éprendre d'Eric, et tenter de résoudre le mystère de l'origine de ses pouvoirs...

Un énorme bof que ce nouveau métrage du réalisateur norvégien de The Troll Hunter, de The Jane Doe Identity et de Scary Stories, un réalisateur pourtant habitué aux métrages de genre et aux ambiances pesants, mais qui ici semble incapable de développer autre chose qu'une origin story super-héroïque locale, qui semble persuadée que la transposition des mythes nordiques à l'ère moderne est quelque chose d'original (The Almighty Johnsons, c'était en 2011, par exemple).

Le problème, c'est que pour qu'un tel récit fonctionne, il faut des effets spéciaux spectaculaires (c'est plus ou moins le cas, dans une poignée de scènes) et une distribution charismatique. Là, malheureusement, c'est l'échec, puisque Nat Wolff et Iben Arkelie sont assez insipides, que l'interprétation est toute en retenue et en intériorisation, et que le film, dans son ensemble est particulièrement frustrant.

Après, les paysages norvégiens sont, comme souvent, bien mis en valeur, et il y a une ébauche d'idée intéressante à 15-20 minutes de la fin, lorsque Eric devient une sorte de Messie nordique... mais comme la fin en question est délibérément en queue de poisson, cela rend ce Mortal encore plus frustrant et agaçant.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1450 : Dark Angel (1990)

Publié le 31 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Policier, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, Science Fiction, Christmas, Noël

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Dark Angel (I Come in Peace - 1990) :

Confronté à des morts inexplicables et sanglantes, l'inspecteur Jack Caine (Dolph Lundgren) et son nouveau coéquipier, l'agent fédéral Smith (Brian Benben) réalisent bien vite qu'un extraterrestre suréquipé (Matthias Hues) est responsable de ces crimes, et qu'il en profite pour prélever des substances rarissimes sur les cadavres qu'il laisse derrière lui. Pire : ce trafiquant de drogues venu de l'espace a sur ses traces un autre extraterrestre (Jay Bilas) qui tente de l'arrêter, et qui est prêt à tout pour y parvenir, quitte à réduire en poussière les rues de Houston...

Un film de Noël (si, si, ça se déroule en décembre, et ça s'ouvre sur un chant de Noël !) co-écrit par David Koepp, qui est très clairement inspiré de la franchise Predator sur bien des points (le film est sorti quelques mois avant Predator 2) et qui, dès ses premières images, fait gentiment cheap et dtv des 90s (rien que le générique de début, avec sa police approximative et télévisuelle, et son score de Jan Hammer, le compositeur de Deux flics à Miami, date bien les choses).

Et puis, progressivement, le sens de l'humour très particulier du film (tous les personnages secondaires sont déglingués au possible) et son côté buddy cop movie décomplexé finissent par gagner la sympathie du spectateur, quand bien même le ton du film ne serait pas vraiment à la gaudriole - la menace extraterrestre est premier degré, les meurtres sont brutaux, la direction artistique est assez sombre, etc.

Dans l'ensemble, le tout reste cependant assez gentillet : c'est suffisamment sérieux et explosif (surtout sur la fin) pour faire un actioner policier honorable, c'est suffisamment outré pour faire passer ses approximations et ses défauts, et ça se regarde facilement, sans forcément être nécessairement ultra-mémorable (encore que, avant le revisionnage, je m'en souvenais plutôt bien, sans l'avoir revu depuis les années 1990-2000).

3.5/6

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Blog Update ! - Mai 2021

Publié le 31 Mai 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Update

Un mois de mai tranquille sur le blog des Téléphages Anonymes, bien moins chargé et lourd que ce que je prévoyais initialement, mais pas inintéressant pour autant.

#1430 : Banana Split (2018) - 3.75/6

#1431 : Flora et Ulysse (2021) - 4/6

#1432 : Archenemy (2020) - 2/6

#1433 : Mr. Magoo (1997) - 2.5/6

#1434 : Justice Society - World War II (2021) - 3.25/6

#1435 : La méthode Menkoff (2016) - 2/6

#1436 : Cranston Academy - Monster School (2020) - 2.5/6

#1437 : Sun Dogs (2017) - 3.75/6

#1438 : L'école de la magie (2020) - 3.75/6

#1439 : Barb and Star go to Vista del Mar (2021) - 4/6

#1440 : Max Cloud (2020) - 4/6

#1441 : Kedi - Des chats et des hommes (2016) - 5/6

#1442 : Greenland - Le dernier refuge (2020) - 3/6

#1443 : Les Mitchell contre les machines (2021) - 3.75/6

#1444 : Bad Trip (2021) - 3.25/6

#1445 : Geostorm (2017) - 1.25/6

#1446 : Blithe Spirit (2021) - 2.25/6

#1447 : Ce Week-end là... (2014) - 4.25/6

#1448 : The Paper Tigers (2021) - 4.5/6

#1449 : New York Taxi (2004) - 1/6

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# Bilan :

Un mois plutôt sympathique, à vrai dire, puisque varié, dénué de beaucoup de purges, et atteignant régulièrement la moyenne.

De l'animation agréable à suivre malgré certains défauts (Justice Society, Les Mitchell contre les Machines), de la comédie familiale tout à fait honorable (Flora et Ulysse, L'école de la magie), de l'action infusée d'humour (Max Cloud, Paper Tigers), du film catastrophe, de la comédie anglaise, bref, il y en a pour tous les goûts, quand bien même la qualité ne serait pas toujours au rendez-vous...

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# Film(s) du mois :

Kedi, un très joli documentaire sur les félins d'Istanbul (qui parlera forcément nettement moins aux spectateurs n'aimant pas les chats) ; The Paper Tigers, une comédie indépendante d'arts martiaux plutôt réussie ; Ce Week-end là, une comédie british plutôt touchante ; et une mention spéciale à Barb and Star go to Vista Del Mar, une comédie américaine improbable et déjantée...

 

# Flop(s) du mois :

Pas beaucoup de vrais flops, ce mois-ci, si ce n'est l'évidence New York Taxi, adaptation ratée d'une franchise déjà plus bien vaillante, et Geostorm, un film catastrophe qui singe très faiblement les productions Roland Emmerich.

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# Petit écran :

Pas mal de nouveautés, ce mois-ci, du côté du petit écran.

Ici, des superhéros inégaux, avec Invincible, assez fidèle à son avatar papier (pour le meilleur et pour le pire) et le raté et cheap Jupiter's Legacy de Netflix ; là, des sitcoms nostalgiques, avec un reboot de Sauvés par le Gong, un retour sur les girl bands de la fin des 90s/du début des 00s avec Girls5Eva, et Rutherford Falls, hanté par l'histoire compliquée des États-Unis : trois programmes diffusés sur Peacock, la plateforme de VOD de NBC et auxquels il manque un petit quelque chose pour en faire des séries à ne pas rater.

Sans oublier la bonne surprise Ted Lasso, et le retour de Mythic Quest (en attendant le bilan de la saison en cours).

Et puis, du côté de Sygbab, on peut citer The Lone Gunmen, ce spin-off avorté des X-files, et VR.5, une série d'anticipation virtuelle pas forcément très probante.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

En juin, un programme un peu différent chez les Téléphages Anonymes, puisque dès le 12 juin et jusqu'à la fin du mois, le blog se mettra à l'heure de la science-fiction pour un CYCLE SCI-FI qui verra films et séries de science-fiction chroniqués quotidiennement en ces pages.

Au programme, des films plus ou moins récents (pas mal de films du début des années 2010, notamment, qui est la période la moins chroniquée sur le blog) et quelques séries de genre (de mon côté, l'intégrale de la série d'animation Final Space, tandis que du côté de Sygbab, on s'attèlera à une intégrale Andromeda), jusqu'à tout début juillet.

La première dizaine de jours de juin, elle, sera plus classique, avec un peu de tout : des films familiaux, des comédies, un peu d'action et de genre, et niveaux séries, la saison 1 de MODOK, et la première partie de The Nevers...

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Lurdo : Rutherford Falls, saison 1 (2021)

Publié le 30 Mai 2021 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Sitcom, Télévision, USA, NBC

Sortie en catimini sur Peacock, la plateforme de VOD de NBC, Rutherford Falls a aussitôt reçu un accueil critique très enthousiaste, outre-atlantique.

Il faut dire que les 10 épisodes de la sitcom cochent beaucoup de cases qui plaisent à la presse américaine : un showrunner qui a le vent en poupe (Mike Schur - The Comeback, The Office, Parks & Recreation, Brooklyn 99, The Good Place), un acteur principal (Ed Helms) au capital-sympathie certain, un cadre très familier (Parks & Rec n'est pas loin) et des thèmes particulièrement d'actualité : déboulonnage de statue, droits des minorités, colonialisme, privilèges de l'homme blanc aisé, réécriture du passé de l'Amérique, etc.

Mais est-ce que tout cela fait vraiment du programme une sitcom réussie et drôle, comme semblent l'affirmer les critiques ?

Rutherford Falls, saison 1 (2021) :

À Rutherford Falls, une ville de la Côte Est des USA, la statue de Lawrence Rutherford, le fondateur de la ville, pose problème : pas à cause de son héritage, mais bien de son emplacement, qui provoque des accidents de la route. La nouvelle maire (Dana L. Wilson) propose de la déplacer, mais Nathan (Ed Helms), le descendant de Rutherford, s'y oppose. Un conflit ouvert voit alors le jour entre les deux camps, conflit qui va révéler de sombres secrets, et sur lequel va se greffer Josh (Dustin Milligan), un journaliste podcasteur en quête de scoop, et divers représentants de la tribu des Minishonkas, dont Terry (Michael Greyeyes), gérant du casino local, et Reagan (Jana Schmieding), la meilleure amie de Nathan, qui tente de développer son Centre culturel miteux...

Pour l'accompagner sur ce programme, et avoir à la tête de la série une showrunneuse d'origine native-américaine, Mike Schur s'est tourné vers Sierra Teller Ornelas, une scénariste d'Happy Endings, de Brooklyn 99 et de Superstore, qui s'est logiquement entourée de collègues issus des minorités.

De quoi permettre à NBC/Peacock de souligner la diversité (Jesse Leigh, qui joue l'assistant de Nathan, est non-binaire) et l'à propos de sa série, laquelle aborde ainsi, tout au long de ses dix épisodes, divers thèmes récurrents de la société américaine contemporaine. Et il faut bien avouer que Rutherford Falls le fait avec tact et nuance, sans sombrer dans les débats polarisants ou les caricatures trop outrées (même si bon, le personnage de Paul F. Tompkins...)

À l'identique, la communauté native-américaine n'est pas décrite comme un bloc immuable : on a Terry, businessman aux dents longues pour qui la prospérité de sa communauté ne peut se voir que sous le prisme du capitalisme, on a Reagan, plus préoccupée par le patrimoine historique des Minishonkas, et tout un assortiment de personnalités diverses et variées, aux âges, aux intérêts et aux points de vues variés.

Et toujours dans cette lignée mesurée et assez sobre, les relations entre les personnages restent toujours calmes, posées, y compris lorsque les sentiments s'en mêlent : Reagan et Josh, le journaliste, ont une relation simple et sans accroc (jusqu'à la toute fin de saison, quand le besoin de drama se fait ressentir), Nathan et la maire afro-américaine idem...

Le seul problème, c'est qu'à trop être mesurée, Rutherford Falls finit par être une série plaisante, agréable et gentillette... mais qui n'est pas vraiment drôle, voire ne suscite qu'un vague sourire çà et là.

C'est le vrai souci que j'ai eu avec la série, en tant qu'Européen forcément un peu moins concerné par toutes ces histoires de réparations, de casinos et de réécriture de l'histoire coloniale, assez typiquement américaines : oui, ça a bon fond, ça met en avant des messages pertinents, mais c'est aussi assez plat, dans l'ensemble, sans réel moment hilarant et sans réelle montée en puissance.

Après, j'avoue, ce qui n'aide pas, c'est que je ne suis pas forcément totalement fan de Ed Helms faisant du Ed Helms (en l'occurrence, le personnage de Nathan Rutherford a lui aussi bon fond, mais il a un caractère immature et caractériel, pas forcément très attachant), d'autant que le parcours de son personnage (de passionné d'histoire définissant toute son existence par le parcours de ses ancêtres, il finit paumé, en road-trip à la recherche de ses origines réelles) se conclut par un gag bas de plafond, à base de vomi, qui fait lever les yeux au ciel plus qu'autre chose.

Et il est vrai que, dans l'ensemble, l'humour natif-américain est un peu différent de celui auquel on a l'habitude à la télévision américaine, car plus mesuré et en retenue.

Mais globalement, je m'attendais à un peu plus d'énergie et de rires. Peut-être est-ce aussi du fait du nombre limité d'épisodes, qui ne laisse pas forcément le temps de développer grand chose d'autre que l'intrigue la plus fondamentale, et les grandes lignes des personnages...

Reste que le bilan est mitigé, pour ma part, en espérant que ce soit le syndrome Office/Parks & Rec qui frappe à nouveau : une première saison du programme trop sage, pas très convaincante, et une série qui trouve son ton et se révèle ensuite.

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Les bilans de Lurdo : Jupiter's Legacy, saison 1 (2021)

Publié le 29 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Science-Fiction, Télévision, USA

Adaptation pour Netflix, en 8 épisodes de 30-60 minutes, du comic book de Mark Millar et Frank Quitely, Jupiter's Legacy a été confié aux bons soins de Steven S. DeKnight, un showrunner/scénariste capable du pire comme du meilleur, ayant officié sur Smallville, chez Whedon, sur Spartacus et Daredevil, et s'étant brièvement essayé au cinéma. De quoi laisser dubitatif, pour de multiples raisons...

Jupiter's Legacy, saison 1 (2021) :

En 1929, alors que la crise financière frappe de plein fouet l'Amérique, Sheldon Sampson (Josh Duhamel) reçoit une vision mystique qui les emmène, lui et un groupe de proches (Ben Daniels, Leslie Bibbs, Mike Wade, Matt Lanter...), dans une expédition jusqu'à une île mystérieuse. Là, ils reçoivent tous des super-pouvoirs incroyables et forment bientôt la première génération de super-héros, obéissant à un code strict : on ne tue pas. Mais aujourd'hui, la nouvelle génération de supers est lasse d'être confrontée à des adversaires toujours plus violents et meurtriers, et les deux enfants de Sheldon, désormais appelé l'Utopien, se rebellent contre leurs parents...

Soyons lucides : le vrai problème de Jupiter's Legacy, c'est qu'à la base, le comic book n'est pas très bon. Un peu comme Steven S. DeKnight, Mark Millar est un scénariste de bande dessinée capable du pire comme du meilleur, et depuis plusieurs années, il ne s'en cache plus : ses nouveaux projets, il les conçoit directement de manière à pouvoir les vendre à des fins d'adaptation.

Il se concentre donc sur des mini-séries courtes, facilement résumables et présentables à un public non-initié, et reposant souvent sur des postulats forts et provocants : Kickass ("les justiciers, mais dans la vraie vie"), Nemesis ("et si Batman était un super-méchant ?"), Wanted ("et si un jeune paumé découvrait qu'il était le fils caché d'un super-méchant ?"), Kingsman ("et si un jeune paumé découvrait qu'il était le neveu d'un super-espion ?"), Superior ("Shazam, mais avec le diable en lieu et place du vieux sorcier"), Huck ("et si Superman était un pompiste un peu simple mais bienveillant ?"), Chrononauts ("et si le voyage temporel avait été inventé par deux bros voulant simplement s'amuser en passant d'époque en époque ?"), Starlight ("et si Flash Gordon/Buck Rogers, maintenant à la retraite, était rappelé pour une ultime mission"), etc, etc, etc.

Des concepts simples, vendeurs, dont Jupiter's Legacy fait partie : "et si, après avoir vaincu tous les super-méchants, les super-héros se faisaient la guerre, opposant le camp des bienveillants utopiques au camp des pragmatiques réalistes voulant diriger le monde". Malheureusement, cet angle du superhéros dictateur et de la guerre civile entre supers pour des raisons idéologiques est tout sauf original. Idem pour les thématiques de l'héritage, des générations qui ont des visions différentes de leurs pouvoirs, de l'idéalisme perdu de l'âge d'or, de la déconstruction de la figure super-héroïque et de ses idéaux, etc.

Moore est déjà passé par là, notamment avec Watchmen. Invincible est passé par là. La Civil War de Marvel est passée par là (et était déjà signée Millar). The Authority est passé par là (à nouveau, Millar a écrit pour ce titre). Kingdom Come. Wanted. Star Wars.

Etc, etc, etc : Jupiter's Legacy, dans sa version papier, est particulièrement dérivatif, un gros mélange d'éléments repris à droite et à gauche, qui culmine dans des affrontements ultra-violents, et qui ne parvient jamais à justifier son existence (ça n'aide pas que le trait de Quitely soit à ce point polarisant : on adhère ou pas), autrement que comme une suite à sa préquelle (!), Jupiter's Circle, nettement plus aboutie et intéressante, puisque retraçant le parcours, au fil des décennies, du clan Sampson, au fil des transformations et des bouleversements de la société.

Restait à espérer que la série télévisée allait (au minimum) piocher dans les deux mini-séries, et pas se limiter aux dix numéros originels de Jupiter's Legacy. Pas de chance : DeKnight (et Millar) a fait un choix créatif radicalement différent, et cette première saison s'avère en réalité une double préquelle - préquelle à la fois aux événements de Jupiter's Legacy, et préquelle à ceux de Jupiter's Circle.

Employant une structure alternée passé/présent (façon Lost du pauvre), la série Jupiter's Legacy ne raconte donc rien. Pire : elle transforme les choses de manière discutable. Le comics JL établissait en quelques pages à peine le postulat du voyage vers l'île, et de ce groupe soudé autour d'un Sampson charismatique et idéaliste, dont la vision utopique pour son pays inspirait ses compagnons de voyage ; ici, ces quelques pages sont étalées sur toute la saison, délayées, occupant l'intégralité des scènes dans le passé, et Sampson devient un homme brisé par le suicide de son père, hanté par le fantôme moqueur et sanglant de celui-ci, et dont les proches passent leur temps à vouloir rebrousser chemin, ayant presque pitié d'un Sampson en pleine dépression et parlant dans le vide.

Dans le comics, Brandon, le fils d'Utopien, était (comme sa sœur) un fêtard déglingué dont un sauvetage sous l'emprise de l'alcool tournait mal ; ici, interprété par Andrew Horton, il devient un fils sage et obéissant, mais frustré par les standards imposés par son père, et qui finit par tuer un méchant pour sauver ce dernier.

Il y a aussi toute cette sous-intrigue sur le clone de Blackstar (cousue de fil blanc, tant l'écriture manque de subtilité et téléphone bien à l'avance le responsable), et plein d'autres petits changements inutiles (Raikou, sacrifiée, et qui a droit à une introduction façon "hey, refaisons l'intro de Ronin dans Avengers Endgame, mais en plus sanglant et en plus moche"), qui ont tendance à simplifier le récit, à le rendre plus manichéen et plus facilement abordable par le spectateur lambda, à grands renforts de personnages énonçant clairement les thèmes du programme et leurs positions respectives.

Une écriture particulièrement maladroite, par moments bancale (doit-on voir là la conséquence du départ de DeKnight, en cours de production, remplacé par Sang Kyu Kim, après que le showrunner ait écrit le pilote, le final, et réalisé les deux premiers épisodes ?), qui impose au programme un rythme mécanique, bourre le récit de digressions inutiles, de concessions creuses (la diversité un peu artificielle, qui semble n'être là que pour remplir un quota, et peine à trouver quelque chose à dire et à faire aux acteurs concernés) et finit par produire quelque chose de plus faible et de plus creux encore que la version papier.

Parce qu'en plus, pour ne rien arranger, le niveau global de la production est très faible, digne d'une mauvaise série CW (voire pire sur certains points) : postiches et maquillages particulièrement voyants et fauchés, costumes peu convaincants, effets spéciaux approximatifs, réalisation et photographies plates, ternes et artificielles, action générique, tout ça ne fonctionne jamais vraiment, et alors qu'une production de qualité aurait pu tirer vers le haut l'écriture assez insipide, ici, c'est le contraire qui se produit : le programme ne parvient donc jamais à remonter la tête hors de l'eau.

Ce n'est pourtant pas la faute de la distribution (Duhamel en tête - mais ça fait tout autant plaisir de voir certains visages familiers parmi les seconds rôles, comme Anna Akana ou Gracie Dzienny), qui se donne complètement à la série et remplit sa part du contrat. Mais entre les choix créatifs improbables, le rythme mollasson, l'écriture didactique, les thèmes éventés et le rendu visuel vraiment faiblard et sans style (il ne suffit pas de changer de format d'image entre le passé et le présent pour que cela donne du caractère à l'image), ce Jupiter's Legacy est un ratage.

Un ratage qui parvient à prendre les idées, les personnages et les thématiques du comic-book, pour les entraîner dans une direction encore moins intéressante que celle adoptée par l'œuvre originelle, déjà pas exceptionnelle : c'est en soi, un bel exploit, qui, plutôt que de réellement mettre en place des éléments essentiels au conflit à venir, finit par quasiment délaisser la nouvelle génération de supers, de toute façon écrits de manière particulièrement antipathique.

Le plus inquiétant, dans tout ça, étant que Millar était très impliqué dans cette adaptation, et a donné son aval au produit fini...

(cela dit, comme toutes les séries Netflix et toutes les séries de genre, cette production trouvera certainement un public, prêt à jurer aux grands dieux que c'est la meilleure série du monde et qu'elle a été totalement mécomprise...)

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Un film, un jour (ou presque) #1449 : New York Taxi (2004)

Publié le 28 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Policier, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

New York Taxi (Taxi - 2004) :

Livreuse à vélo dans les rues de New-York, Belle (Queen Latifah) n'a qu'un rêve : participer à des courses automobiles, et vivre de sa passion pour la mécanique automobile. Andy Washburn (Jimmy Fallon), lui, est un flic maladroit et pas très doué qui, après avoir fait capoter une enquête, se retrouve sur le banc de touche. Mais lorsqu'un gang de criminelles en BMW commettent des cambriolages en ville, Washburn les prend en chasse dans le taxi flambant neuf (et tuné) de Belle...

Aujourd'hui, expérience scientifique : je suis certain d'avoir déjà vu ce fameux (pas pour les bonnes raisons) remake du Taxi français par Tim Story, qui réinvente le film original en le transposant à New York, en en faisant une comédie aux sensibilités afro-américaines, et en remplaçant Frédéric Diefentahl par Jimmy Fallon... mais je n'en garde absolument aucun souvenir.

Je vais donc tenter le revisionnage, pour voir si le même effet se produit au terme de ce dernier : vais-je, comme une victime des Men in Black, tout oublier du film à peine celui-ci terminé ?

La réponse, sans surprise, est un bon gros oui retentissant, et ce dès le générique d'ouverture, qui remplace un Sami Naceri en scooter dans les rues de Marseille, sur fond de Mirsilou, par Queen Latifah en cycliste acrobate qui fait des cascades à NYC sur fond de Beyoncé mollasson.

Et il en va de même pour tous les éléments du Taxi original : même sans porter particulièrement la franchise originale dans mon cœur, ici, tout est remplacé par du mou, de l'insipide, de l'approximatif et du jamais crédible.

Musique cool façon pub Nespresso (à nouveau), Fallon qui en fait trois tonnes, voiture quelconque à la transformation tout-numérique assez cheap, poursuites plates, scènes d'intérieur avec rétroprojection mal détourée des passagers sur fond vert, remplacement du chef de la police gueulard par Jennifer Esposito en ex-petite amie du personnage de Fallon, remplacement du personnage de Marion Cotillard par Henry Simmons (d'Agents of SHIELD), himbo insipide et inexpressif...

C'est bien simple, rien de fonctionne dans ce remake, et pourtant, ce n'est pas comme si l'original partait de très haut. Mais non, c'est l'encéphalogramme plat du début à la fin.

D'un autre côté, je ne peux pas dire que je sois surpris...

1/6

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Un film, un jour (ou presque) #1448 : The Paper Tigers (2021)

Publié le 27 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Paper Tigers (2021) :

À Seattle, trois anciens prodiges du kung-fu, Danny (Alain Uy), Hing (Ron Yuan) et Jim (Mykel Shannon Jenkins), ont fini par délaisser les enseignements de leur maître (Roger Yuan), et par devenir des adultes à la dérive : le premier est père divorcé, le second a pris beaucoup de poids, et le troisième a tout oublié de la tradition asiatique, pour passer aux MMA. Mais lorsque leur maître décède mystérieusement, le trio se reforme et tente de découvrir l'identité du responsable (Ken Quitugua) - le seul autre disciple de leur maître décédé.

Un film indépendant partiellement financé de manière participative, et qui s'avère une très bonne surprise, une action comedy qui n'est pas sans rappeler les films de Stephen Chow (en moins cartoony néanmoins), et surtout, qui sait très bien doser la comédie, l'action, et le mysticisme/la philosophie du kung-fu : les artistes martiaux sont bien mis en valeur, les affrontements plutôt bien chorégraphiés, tout le monde joue juste, Matthew Page est excellent en ancien rival amer et bodybuildé, et dans l'ensemble le métrage fonctionne plutôt bien, du début à la fin.

Tout au plus, et même si l'on ne s'ennuie pas, je reprocherais au film sa durée un peu inutile (on pourrait enlever facilement 5-10 minutes sans rien perdre), et une toute fin un peu abrupte (ah, et Jenkins est un bon niveau en dessous des deux autres compères, même si c'est le personnage qui veut un peu ça).

Mais rien de bien méchant pour ce qui est, à nouveau, une très bonne surprise, probablement plus aboutie que bon nombre de comédies d'action qui ont droit à des sorties en salles, et qui mettent en vedette des acteurs plus connus.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1447 : Ce Week-end là... (2014)

Publié le 26 Mai 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, UK, Écosse, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ce Week-end là... (What We Did on Our Holiday - 2014) :

En pleine séparation, Doug McLeod (David Tennant) et son épouse Abi (Rosamund Pike) décident de faire semblant d'être un couple uni à l'occasion du 75è anniversaire de Gordie (Billy Connolly), le grand-père malade de Doug. Avec leurs trois enfants, Lottie (Emilia Jones), Mickey (Bobby Smalldridge), et Jess (Harriet Turnbull), ils partent ainsi pour les Highlands écossais, dans le manoir de la famille, où Gavin (Ben Miller), le frère investisseur de Doug, a organisé une fête spectaculaire pour l'occasion...

Une comédie dramatique familiale anglo-écossaise franchement sympathique, qui reprend les grandes lignes de Rocket Gibraltar (1988), avec Burt Lancaster, et s'inspire de la série Outnumbered (des mêmes scénaristes/réalisateurs) pour produire un récit mêlant les émotions et les ruptures de ton, comme les Anglais savent si bien le faire.

Porté par une distribution très attachante (Tennant s'amuse avec son accent naturel, Ben Miller fait son numéro habituel, Billy Connolly dégage une chaleur et un flegme remarquables), le film brille dans ses rapports entre le grand-père et ses trois petits-enfants, tout simplement adorables et particulièrement justes.

Ce sont eux qui donnent un intérêt tout particulier à cette histoire, avec une touche d'innocence et de poésie plutôt touchante. Ajoutez à cela des paysages écossais splendides, une musique à l'identique, et une bonne dose d'absurdité très british, et voilà, une petite comédie très agréable à suivre.

4.25/6 (on aurait peut-être aimé que les adultes aient un peu plus à faire)

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Un film, un jour (ou presque) #1446 : Blithe Spirit (2021)

Publié le 25 Mai 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Romance, UK

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Blithe Spirit (2021) :

En panne d'inspiration, Charles Condomine (Dan Stevens) décide de tenir une séance de voyance avec Madame Arcati (Judi Dench), afin de s'en inspirer pour sa nouvelle œuvre. Mais contre toute attente, cette séance provoque l'apparition du fantôme d'Elvira (Leslie Mann), la femme décédée de Charles, et sa source d'inspiration principale. Seul souci : Charles est remarié depuis cinq ans avec Ruth (Isla Fisher), et Elvira est jalouse de cette relation...

Une jolie déception que cette nouvelle adaptation de la pièce de théâtre de 1941, signée Noël Coward, après un premier long-métrage en 1945 (L'Esprit s'amuse), supervisé par l'auteur lui-même et réalisé par David Lean.

Ici, le problème principal, c'est que sur cette trame de vaudeville, le film peine à greffer la moindre énergie ou le moindre dynamisme.

Ce remake aurait pu fonctionner avec une écriture plus pétillante et un rythme plus soutenu : un constat que seul Dan Stevens semble avoir effectué, puisque, plus électrique et survolté, il semble jouer dans un tout autre métrage que les autres acteurs.

Malheureusement, donc, tout le reste du film reste en mode mineur, souffrant d'un cruel manque de fantaisie ou de punch, et victime d'une écriture assez plate et quelconque (le changement de la fin du récit original, notamment, n'apporte pas grand chose).

Ça ne fonctionne pas, et c'est bien dommage, car le style de l'époque sied particulièrement bien à tout le monde, Isla Fisher en tête.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1445 : Geostorm (2017)

Publié le 24 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Geostorm (2017) :

Conçu pour protéger la Terre d'un désastre climatique, le réseau de satellites Dutch Boy, piloté depuis la Station spatiale internationale, a été créé par Jake Lawson (Gerard Butler), un scientifique rebelle et tête brûlée. Désormais écarté du projet, Jake est recruté par son frère Max (Jim Sturgess), un bureaucrate de Washington, pour retourner dans l'espace et enquêter sur une mort mystérieuse, ainsi que sur des incidents climatiques internationaux difficilement explicables : les prémices d'une catastrophe planétaire imminente, et la preuve d'une conspiration incroyable...

La semaine dernière, sur un coup de tête, j'avais regardé Greenland, un film catastrophe avec Gerard Butler, qui singeait très fortement les films catastrophes de Roland Emmerich, pour un résultat très peu convaincant. Donc très logiquement, parce que je suis un peu masochiste, cette semaine, je regarde Geostorm, un film catastrophe avec Gerard Butler, qui singe très fortement les films catastrophes de Roland Emmerich - et pour cause, il est écrit et réalisé (c'est son premier film) par Dean Devlin, l'autre moitié du duo Devlin/Emmerich (Stargate, Independance Day, Universal Soldier). Et c'est un bon gros navet.

Pour ce Geostorm, Devlin reprend donc tous les clichés possibles et imaginables des films catastrophe de son compère (le chien à sauver, la fillette, la relation familiale compliquée, les traîtres, les catastrophes naturelles improbables, la science très approximative, le compte à rebours, les effets spéciaux très inégaux, blablablabla) et les tire vers le bas avec une écriture des plus laborieuses, combinée à un montage et à une réalisation assez médiocres.

C'est bien simple : on n'y croit jamais. Déjà, parce le rythme (et le montage, donc) des scènes leur donne un côté affreusement artificiel, avec des dialogues qui sonnent faux (tous les dialogues de la fillette semblent surécrits, mais aussi les moments d'exposition et de techno-blabla, durant lesquels on perçoit le vide abyssal dans le regard d'un Butler qui n'y comprend rien) et des réactions excessives (Jim Sturgess interprète son personnage constamment au bord des larmes, comme s'il était dans un film à Oscar ; à l'opposé, Abbie Cornish sous-joue toutes ses scènes), mais aussi et surtout parce que le tout est un grand n'importe quoi même pas fun, qui échoue à concilier son postulat de film catastrophe spectaculaire avec son intrigue de conspiration politique cousue de fil blanc (spoiler : le traître gouvernemental est exactement celui auquel tout le monde s'attend, à savoir l'acteur spécialisé dans les rôles de méchants).

Geostorm, c'est con, c'est creux, c'est bancal, ça prend l'eau de partout, et comble des combles, ce n'est jamais vraiment divertissant tant tout y est approximatif.

1.25/6 (dont 0.25 pour Zazie Beetz, qui est la seule à avoir l'air de s'amuser un peu)

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Les bilans de Lurdo : Girls5eva, saison 1 (2021)

Publié le 23 Mai 2021 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Musique, Review, Sitcom, Télévision, USA, NBC

Nouvelle sitcom NBC/Peacock en 8 épisodes de 25-30 minutes, Girls5eva est la seconde production de Tina Fey pour la plate-forme de VOD, et comme pour Sauvés par le Gong, on retrouve une certaine recette assez familière : un ton déconneur, légèrement méta, et une équipe créative tout droit sortie du Saturday Night Live et des œuvres préalables de Tina Fey...

Girls5eva, saison 1 (2021) :

Lorsqu'un rappeur sample l'un de leurs titres et les remet sur le devant de la scène, les Girls5eva, un girl group passé de mode depuis les années 2000 tente de se reformer, et de retrouver le succès. Mais entre Dawn (Sara Bareilles), à la vie de famille bien rangée, Summer (Busy Philipps), délaissée par son époux présentateur toujours absent, Gloria (Paula Pell), qui a fait son coming-out et a bien changé, et l'égocentrique Wickie (Renée Elise Goldsberry), dont l'apparente réussite internationale n'est que poudre aux yeux, le groupe a bien du mal à retrouver l'énergie d'antan, désormais confronté à une époque aux valeurs bien différentes.

Girls5eva est en effet la création de Meredith Scardino, ex-auteure pour Colbert et au SNL, et scénariste sur Kimmy Schmidt (notamment l'épisode interactif de Netflix), qui s'est entourée pour l'occasion de multiples auteurs d'émissions de late night, principalement des femmes, mais aussi le mari d'Ellie Kemper, qui a travaillé pour Conan O'Brien pendant des années.

Au programme, une comédie semi-musicale, satire de l'industrie de la musique et des girl bands sur le retour, qui, après visionnage, semble parfaitement calibrée pour la VOD et le streaming, puisque pas vraiment assez percutante ou drôle pour trouver le succès en diffusion classique sur un network.

Pourtant, à en croire les critiques américains, Girls5eva est un classique instantané, une réussite totale, hilarante de bout en bout : il faut croire que la nostalgie 90s commence à se faire de plus en plus présente chez eux, car pour ma part, je suis resté un peu sur ma faim.

La série avait pourtant de quoi me plaire, marchant droit dans les traces de Kimmy Schmidt et 30 Rock, tant au niveau de son ton que de son illustration musicale (y compris le générique, qui se termine d'une manière très similaire à celui de KS), ou encore de ses personnages : Wickie (voire même Summer) renvoie directement aux personnages habituellement interprétés par Jane Krakoswki et Tituss Burgess (au point d'en être totalement prévisible), on retrouve des caméos des habitués des séries de Tina Fey (Jimmy Fallon, Stephen Colbert, Tina Fey elle-même), et le tout est dynamique et rythmé.

Mais bizarrement, à mi-parcours, j'ai eu l'étrange sensation de commencer à m'ennuyer, et de connaître un peu trop les grosses ficelles du tout. Il faut dire que le programme adhère fidèlement au schéma Still Crazy du concept "reformons le groupe" (et que la parodie des boy bands/girl bands a déjà été vue, notamment dans Josie et les Pussycats ou encore 2gether, écrit par les cousins de James Gunn), et qu'il évolue, progressivement, vers quelque chose de plus sincère que drôle (les derniers épisodes, notamment, ont tendance à être cousus de fil blanc).

Certes, le côté satire de l'industrie musicale des 90s fonctionne plutôt bien (mention spéciale aux vidéos "d'époque" qui émaillent la série), et les actrices ont une bonne alchimie, en plus d'être très compétentes... mais il arrive un moment où les archétypes basiques du groupe deviennent plus encombrants qu'autre chose (la straight woman et ses problèmes de couple, la pseudo-superstar arrogante, la bimbo blonde stupide et riche - d'ailleurs assez surjouée par Busy Philipps -, la lesbienne quasi-butch), et où certains gags ne fonctionnent plus aussi bien que les scénaristes le pensent (l'hologramme, ou encore Andrew Rannells, dont le personnage in the closet évoque bizarrement immédiatement celui que l'acteur tient dans Black Monday).

À l'identique, on sent que les scénaristes veulent parfois emmener le programme dans des directions qui se marient mal avec le postulat de base, ou du moins, qui sont un peu en conflit avec ce dernier et l'affaiblissent : tout ce qui concerne Dawn, son mari et leur fils, l'installation forcée de Wickie chez eux, la tween influenceuse de Summer, ce sont des grosses ficelles qui évoquent fréquemment des passages, des gags ou des personnages des autres séries de Tina Fey.

Bref : Girls5eva se regarde assez facilement, avec ses 8 épisodes à peine, mais je mentirais en disant que j'ai totalement adhéré à la proposition nostalgique du tout. Il faut dire que je n'ai pas vraiment d'attachement particulier à cette période ou à ce genre musical, et que, malheureusement, l'écriture de la série est un peu trop familière pour être totalement percutante et efficace.

Ça reste amusant à suivre, et l'on peut saluer l'investissement et le talent des musicien(ne)s impliqué(e)s (même si les chansons du groupe ne sont pas toujours aussi drôles qu'elles pensent l'être), mais pour être totalement franc, le programme ne me laissera pas forcément un souvenir impérissable.

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Les bilans de Lurdo : Ted Lasso, saison 1 (2020)

Publié le 22 Mai 2021 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Sport, Télévision, USA, Drame, Apple

Sitcom Apple Tv+ signée Bill Lawrence (Scrubs, Cougar Town) en 10 épisodes de 25 minutes, Ted Lasso s'inspire directement (quitte à en reprendre texto des passages dans son pilote) de segments publicitaires de quelques minutes, commandés par NBC pour annoncer l'arrivée du football anglais sur la chaîne. Au programme de la série, les mésaventures de Ted Lasso, coach américain engagé pour s'occuper d'une équipe de foot miteuse du Championnat d'Angleterre...

Ted Lasso, saison 1 (2020) :

Coach universitaire de football américain, Ted Lasso (Jason Sudeikis) accepte, pour oublier un temps ses problèmes de couple, de devenir entraîneur de l'équipe de football de l'AFC Richmond, un obscur club anglais à la traîne. Mais il ignore que Rebecca Welton (Hannah Waddingham), la nouvelle propriétaire du club, dont elle a hérité lors de son divorce, ne l'a engagé que pour couler le club, et se venger ainsi de son ex-mari infidèle (Anthony Head)...

Une série louée par beaucoup de critiques comme la révélation de la saison, et une fois ces dix épisodes visionnés, il est facile de voir pourquoi, en pleine pandémie, ce programme résolument optimiste et gentil a su trouver un public.

En effet, il ne faut pas chercher l'hilarité et les gags effrénés dans ce Ted Lasso, mais plutôt une atmosphère globalement bon enfant, dans laquelle baigne cette histoire de poisson hors de l'eau légère et agréable à suivre.

Il faut dire que Bill Lawrence, à la production et à la co-écriture du pilote, n'a plus à faire ses preuves dans le genre, et ici, en mode dramédie au format court, il laisse ses acteurs confirmés incarner leurs personnages, sans jamais forcer la comédie.

On retrouve çà ou là certaines dynamiques typiques de Lawrence - les deux meilleurs potes inséparables et fusionnels, le personnage taciturne et impassible, la patronne manipulatrice et son souffre-douleur effacé, les personnages féminins qui se soutiennent malgré leurs différences, une petite touche d'émotion, des seconds rôles mémorables -, et le tout, s'il ne révolutionne rien, s'avère très sympathique à suivre, porté par l'optimisme indéboulonnable et l'absence totale de méchanceté ou de rancune de Lasso.

Les personnages secondaires, cela dit, ne sont pas à négliger, et tout le monde s'acquitte très bien de son rôle : mention spéciale à Nathan (Nick Mohammed), l'assistant effacé qui connaît un parcours intéressant, ou encore à Keeley (Juno Temple), dont le pseudo-triangle amoureux entre deux joueurs - Rory (Brett Goldstein), le vétéran en fin de carrière, et Jamie (Phil Dunster), la superstar montante - s'efface progressivement devant un développement sincère des deux hommes, qui finissent ainsi la saison à une bien meilleure place qu'au début.

Trois saisons de la série sont déjà prévues, avec une conclusion programmée au terme de la saison 3 : je serai au rendez-vous, tout en sachant à l'avance que la série ne s'inscrira pas forcément au panthéon des séries comiques incontournables.

Mais en cette période anxiogène, Ted Lasso reste une bouffé d'oxygène plutôt agréable, et qui fait du bien.

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Un film, un jour (ou presque) #1444 : Bad Trip (2021)

Publié le 21 Mai 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Aventure, Netflix, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Bad Trip (2021) :

Afin de pouvoir déclarer sa flamme à Maria (Michaela Conlin), qu'il aime en secret depuis le lycée, Chris (Eric André) et Bud (Lil Rel Howery) traversent la Côte Est des USA de la Floride à New York, au volant d'une voiture "empruntée" à Trina (Tiffany Haddish), la sœur criminelle de Bud, qui est sur leurs traces...

Un film caméra caché, dans la droite lignée des films de Sacha Baron Cohen (intervenu comme consultant durant la production) ou de Bad Grandpa de Jeff Tremaine (qui produit le film), et qui se présente donc comme une sorte de Borat dépourvu de propos politique ou social, c'est à dire une succession de caméras cachées liées par un fil narratif ténu prenant parfois la forme de sketches.

La bonne nouvelle, pour ceux qui comme moi ont énormément de mal avec ce genre, c'est qu'ici, les victimes de ces caméras cachées ne sont jamais tournées en ridicule. Contrairement aux films ou aux émissions qui voient trop souvent les gens piégés être humiliés ou subir des "gags" destructeurs, ici, ça reste bon enfant, et Eric André (qui est déjà bien rodé dans le genre) et ses compères ont le bon goût de toujours se placer en victimes de leurs canulars. Et les gens piégés ont (généralement) des réactions bon enfant et patientes, ce qui fait plaisir.

Alors après, ça reste de l'humour cringe, souvent pas très crédible (il faut dire qu'André en fait trois tonnes, et qu'il y a plein de trucs très approximatifs, comme le gorille, le vomi, etc), pas toujours très finaud (le gorille, à nouveau, le piège chinois, etc), avec un fil narratif un peu trop faible pour rester passionnant sur 85 minutes, mais bon, ça se regarde.

3.25/6

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