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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Un film, un jour (ou presque) #260 : Ex Machina (2015)

Publié le 29 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Ex Machina :

Informaticien talentueux travaillant pour le géant mondial de la recherche sur internet, Caleb (Domhnall Gleeson) est invité à passer une semaine dans le chalet de Nathan (Oscar Isaac), le patron de son entreprise et un véritable génie de l'informatique. Sa mission : pendant sept jours, Caleb va devoir interagir avec Ava (Alicia Vikander), une ginoïde séduisante créée par Nathan, afin de déterminer si oui ou non elle constitue la première forme d'intelligence artificielle au monde...

Un long-métrage de science-fiction auréolé d'une réputation exceptionnelle, mais qui, je dois bien l'avouer, m'a un peu déçu.

Non pas que ce quasi-huis clos intimiste au rythme assez lent et à l'ambiance pesante soit mauvais, mais au final, il ne sort jamais des sentiers battus du genre, ni n'aborde ses thématiques sous un angle particulièrement frais ou original.

À vrai dire, le film enchaîne même tellement les rebondissements convenus et prévisibles que ça l'affaiblit probablement un peu trop, d'autant que les personnages ne suscitent jamais le moindre attachement ou la moindre empathie : son héros n'est qu'un bouc émissaire manipulé par tout le monde de manière évidente, et ce depuis le début, sa "romance" avec Ava ne fonctionne jamais vraiment, tant Ava n'est pas particulièrement attirante, innocente ou troublante, et Nathan est tellement écrit, dès le début, comme un génie arrogant et détestable qu'aucune de ses actions ultérieures (les sexbots, etc) n'ajoute réellement à son personnage ni ne le renforce dans son archétype déjà très prononcé.

Bref, comme Moon en son temps, très classique, très prévisible, relativement maîtrisé mais trop encensé pour son propre bien.

3.75/6

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 3 (suite - 4)

Publié le 28 Février 2016 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Star Trek, Science-Fiction

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 3 qui commence à peine à prendre de la vitesse, avec l'arrivée des Borgs !

3x22 - Real Life :

Pendant que le Doc fait l'expérience holographique d'une vie de famille, le Voyager est confronté à un phénomène mystérieux et destructeur ressemblant étrangement à une tornade spatiale. Un épisode assez inégal et peu homogène, avec d'un côté une intrigue prévisible et quelconque (l'anomalie spatiale), et de l'autre, quelque chose de plus réussi (le doc holographique qui découvre ce que c'est que la vie de parent), et qui prend même un tournant nettement plus sombre et déprimant sur la toute fin.

Reste que le contraste est un peu trop important entre cette partie sérieuse et dramatique, et le reste de ce qui se passe en dehors de l'holodeck (et ce même si Paris qui flirte avec B'elanna et la taquine sur ses lectures de romans Harlequin klingons, c'est plutôt amusant).

3x23 - Distant Origin :

Le scénariste de The Chase (avec ses Ancient Aliens qui ont répandu leur ADN dans toute la galaxie, et les scientifiques de toutes les races qui tentent de retrouver cette race première) remet le couvert, avec ici des extraterrestres sauriens descendants des dinosaures terrestres, qui auraient évolué sur Terre jusqu'à créer des vaisseaux spatiaux, et partir dans le quadrant Delta à la fin de l'âge des dinos, et qui tentent de retrouver leur planète d'origine en étudiant l'ADN de leur race, etc.

Alors bon, il faut fermer les yeux sur ce postulat scientifiquement très très improbable (pour être gentil), qui utilise encore à tort et à travers le terme de "théorie", et se base encore sur une conception assez discutable de l'évolution et de l'adn (Braga est coscénariste sur celui-ci, et on sait à quel point lui et l'évolution, ça fait deux). Néanmoins, malgré ces bases vacillantes, cet épisode s'avère plutôt bon, ouvrant sur 15-20 minutes exclusivement du point de vue de deux scientifiques extraterrestres qui suivent la piste archéologique du Voyager en étudiant les traces laissées durant les épisodes et saisons précédents ; puis les deux espèces se rencontrent, et c'est là encore bien mené ; et enfin le tout se finit par un procès très inspiré par celui de Galilée, durant lequel Robert Beltran se livre à une chouette plaidoirie bien interprétée et écrite.

En prime, l'épisode évite la happy end, et se termine de manière douce amère ce qui est toujours intéressant.

3x24 - Displaced :

Les membres d'équipage du Voyager disparaissent un à un, remplacés par des extraterrestres humanoïdes apparemment pacifiques, et ne comprenant apparemment pas ce qu'ils font là... Encore un épisode assez générique et prévisible, dont le seul intérêt réside dans le développement des membres d'équipage du vaisseau. Ou plutôt, devrais-je dire, dans les scénettes permettant le développement de B'elanna et Tom, puisque ce sont les seuls personnages à y avoir droit de manière régulière et compétente (Janeway, notamment, fait presque de la figuration depuis une demi-saison).

Le reste (la seconde moitié de l'épisode, une fois le mystère éventé, et l'équipage en captivité chez les aliens) est assez basique, et se regarde donc distraitement, et Robert Beltran s'en sort assez bien dans le rôle de l'ultime humain à bord, mais pour être honnête, c'est vite vu, vite oublié. (ah, et puis j'adore le dialogue "Mon dieu, ils sont dans un environnement où les températures descendent jusqu'à -20°c, ils ne vont pas tenir plus que quelques minutes, vite !" typiquement californien)

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Critique éclair : Donald Trump - The Art of the Deal : The Movie (2016)

Publié le 27 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Télévision, Review, Comédie, Politique

Donald Trump : The Art of the Deal, The Movie :

Un mockumentaire de 50 minutes produit par Funny or die, sorti en pleine campagne présidentielle américaine, et introduit par Ron Howard comme étant une adaptation télévisée jamais diffusée du best seller de Trump, The Art of the Deal.

Avec Johnny Depp méconnaissable dans le rôle principal, et pléthore de visages connus de la comédie américaine, on aurait pu s'attendre à quelque chose de drôle, mais malheureusement, si l'ambiance années 80 et le maquillage de Depp sont très bons, le tout sent la précipitation et le bâclage : au final, ce moyen-métrage est trop inégal pour convaincre, et son manque de punch chronique fait qu'il reste amusant, sans plus.

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Un film, un jour (ou presque) #259 : The Ridiculous 6 (2015)

Publié le 26 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Western, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Ridiculous 6 :

Après avoir assisté au meurtre de sa mère, Tommy (Adam Sandler) est recueilli par une tribu indienne, qui l'élève comme l'un des leurs, et le rebaptise White Knife. Bien des années plus tard, fiancé à la belle Smoking Fox (Julia Jones), Tommy apprend que son père (Nick Nolte), un célèbre bandit, risque de mourir aux mains de ses anciens hommes de main (menés par Danny Trejo) s'il ne réunit pas la somme de 50000$. Tommy entreprend alors de pister le gang de son père, tout en réunissant la somme demandée : pour cela, il va avoir besoin de l'aide de tous les autres fils de son père, des demi-frères (Rob Schneider, Terry Crews, Jorge Garcia, Taylor Lautner, Luke Wilson) qu'il ne connaissait pas, et qui vont l'aider à dérober de l'argent aux pires criminels du Far-West...

Long métrage écrit, produit et interprété par Adam Sandler et toute sa clique (tout le monde est là, y compris Rob Schneider, qui fait enfin son grand retour dans les films de Sandler !), pour Netflix où, malgré un accueil critique absolument exécrable (0% sur rottentomatoes), et toute une controverse sur le racisme supposé du film, le métrage a battu tous les records de visionnages du service de VOD.

Et ce n'est pas forcément surprenant, puisque Sandler est désormais la tête de turc de la critique, et que ce film est du Sandler typique : c'est gras, c'est vulgaire, c'est assez bas de plafond, c'est caricatural, c'est de la parodie de western assez moyenne, et c'est une bande de potes qui s'amusent.

Du Sandler non-romantique typique, donc, qui souffre d'un rythme longuet (2h de film, alors qu'une heure 40 aurait amplement suffi), et qui ne vole jamais très haut, mais qui reste gentiment distrayant.

La musique de Gregson-Williams (non, pas HGW, l'autre) est appropriée, l'environnement est crédible, la réalisation est efficace, les nombreux caméos sont sympathiques, et Taylor Lautner trouve là ce qui restera peut-être le vrai rôle de sa vie.

Quant à la controverse générée durant le tournage par certains natifs-américains employés dans le film, elle est bien creuse, puisque non seulement presque toutes les ethnies en prennent pour leur grade à un moment ou un autre du film, mais en plus la tribu indienne n'est jamais vraiment moquée, ou l'objet de blagues douteuses (au pire, Sandler fait deux ou trois vannes sur les noms indiens, l'objet de l'une d'entre elles étant interprété par sa femme). Beaucoup de bruit pour rien, donc.

2.75/6 (plus court, ça aurait eu la moyenne, voire un peu plus)

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Un film, un jour (ou presque) #258 : Batman - Assaut sur Arkham (2014)

Publié le 25 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Action, DC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Batman - Assaut sur Arkham (Batman : Assault on Arkham) : 

Lorsqu'Amanda Waller capture un groupe de super-criminels, elle leur implante un explosif dans le crâne, et les force à former sa Suicide Squad, une équipe de mercenaires sans foi ni loi. Leur mission : infiltrer l'asile d'Arkham, pour y retrouver la canne du Riddler, et récupérer une clé USB qui y est dissimulée. Mais Batman est sur les traces de la Suicide Squad, et le Joker, lui non plus, n'est pas loin...

Un long-métrage animé prenant place dans l'univers du jeu vidéo Arkham Asylum et de ses suites, ce film aurait plutôt dû s'appeler Suicide Squad, le film, puisque Batman n'y fait que de la figuration, et qu'Arkham n'est qu'un décor sans grande importance, dans lequel on peut s'introduire sans le moindre problème (cela dit, pour un joueur d'Arkham Asylum, ça fait toujours plaisir de reconnaître les décors et les designs du jeu, çà et là).

On se retrouve donc avec une sorte d'hybride des Douze Salopards et d'un polar/film de casse à la Guy Ritchie, avec un problème de taille : tout cela se veut "adulte" et "mature", mais en réalité, c'est de la maturité telle que l'imagine un ado de 13 ans.

Le film enchaîne ainsi fusillades, bagarres, nudité, sexe, violence, gore, explosions, etc, le tout dans une ambiance décontractée/vanneuse, à l'écriture assez forcée et prévisible.

Je n'ai donc pas du tout accroché à cette version racoleuse du DCU (avec son Joker surpuissant, et sa Harley idiote et débile) qui n'hésite pas à tuer les seconds couteaux les moins connus histoire de faire semblant d'avoir des enjeux importants.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #257 : Un Couple Parfait (2015)

Publié le 24 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Télévision, Hallmark

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Un Couple Parfait (Perfect Match / A Perfect Wedding) :

Lorsqu'un couple (Elise Gatien & Anthony Konechny) ne parvient pas à s'entendre sur les préparatifs de son mariage, la mère du fiancé (Linda Gray) engage Jessica (Danica McKellar), une organisatrice de mariage ; mais son fils, lui, a recours aux services d'Adam (Paul Greene), un ami organisateur d'événements privés. Radicalement différents, tant dans leur caractère que dans leurs méthodes, Jessica et Adam vont pourtant devoir collaborer et, peut-être trouver plus qu'une satisfaction purement professionnelle dans cette relation imprévue...

Rom-com basique made in Hallmark, mais comme la dernière rom-com avec Danica McKellar visionnée par mes soins (Rendez-vous à Noël) était une bonne surprise, pourquoi pas... et à en juger par ce métrage, je me dis que McKellar doit se montrer un peu plus exigeante que d'autres sur les scripts qu'elle choisit.

En effet, si ce film n'est pas aussi réussi que celui de Noël, il s'avère assez agréable à regarder, esquive quelques-uns des clichés habituels du genre (pas de meilleure amie caution ethnique, pas de rivalité amoureuse), et développe suffisamment la personnalité de ses personnages pour éviter que les clichés "elle est ordonnée, il est chaotique, elle est coincée, il est décomplexé" ne soient trop envahissants.

Rien d'exceptionnel, mais j'ai vu nettement pire.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #256 : Broadway Therapy (2014)

Publié le 23 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Broadway Therapy (She's Funny That Way) :

À Broadway, l'équipe d'une pièce de théâtre se trouve prise dans une tourmente de quiproquos amoureux lorsque le metteur en scène (Owen Wilson) engage une call-girl/actrice (Imogen Poots) dans sa pièce, au grand dam de son épouse (Kathryn Hahn), et à la grande satisfaction de l'ex-amant de cette dernière (Rhys Ifans), par ailleurs star de la pièce.

Une comédie de Peter Bogdanovich qui tente clairement d'évoquer un âge d'or du cinéma et de la screwball comedy à la Lubitsch, mais qui ne parvient étrangement qu'à rappeler du Woody Allen (la forme, le style, la distribution - Lucy Punch incluse), en moins rythmé et moins inspiré.

J'avoue être resté totalement de marbre devant ce métrage qui ne trouve jamais sa vitesse de croisière, qui enchaîne les personnages et les situations inutiles, qui n'est pas particulièrement drôle (un comble, vu le titre), et dont j'ai déjà tout oublié (hormis le personnage de Hahn, agaçant, et l'accent amusant de Poots, qui porte le film sur ses épaules ravissantes).

1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #255 : A Gift of Miracles (2015)

Publié le 22 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Hallmark, Fantastique, Drame, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

A Gift of Miracles :

Darcy (Rachel Boston), une scientifique sceptique et rationnelle, est contrainte de faire équipe avec un professeur de littérature fantaisiste (Jesse Moss) afin d'améliorer le contenu et la présentation de son doctorat. Mais ce faisant, la jeune femme va progressivement découvrir la vérité au sujet de sa mère décédée, et va apprendre à croire en la magie du destin...

Un téléfilm Hallmark absolument générique et inintéressant au possible, avec une écriture caricaturale qui fait de la scientifique une cynique sans coeur, et du littéraire un esprit naïf et ouvert d'esprit jusqu'à la crédulité.

Sans compter que toute cette histoire de destin et de toutéliage ne fonctionne pas franchement, tant elle est convenue et téléphonée. M'enfin bon, le cast n'est pas désagréable.

1.25/6

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 3 (suite - 3)

Publié le 21 Février 2016 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 3 qui commence à peine à prendre de la vitesse, avec l'arrivée des Borgs !

3x19 - Rise :

Encore un script de Braga plein de trous (comme d'habitude, Braga sacrifie la continuité et la technologie établie de l'univers Trek sur l'autel des raccourcis et autres rebondissements faciles) et de recyclage (ici, c'est très inspiré par Le Vol du Phoenix, où l'on aurait remplacé l'avion par la cabine de l'ascenseur orbital), encore une histoire de crash de navette sur une planète à l'environnement hostile, encore un épisode reposant sur le contraste Neelix/Tuvok... mais à la limite, toute ce concept de planète bombardée par des météorites artificielles aurait pu être regardable et intéressant, s'il avait été bien casté et bien réalisé.

Malheureusement, le tout est particulièrement mou, soporifique, et globalement assez médiocrement interprété par les seconds rôles. Il reste bien quelques moments intéressants entre Neelix et Tuvok, mais c'est peu.

3x20 - Favorite Son :

Ouch, l'enchaînement de ces trois derniers épisodes est assez douloureux, je dois dire, puisqu'après un Kes-centric et un Neelix-centric, on se retrouve avec un Kim-centric, un Kim qui a des souvenirs et des symptômes étranges, et qui découvre alors (après avoir mis la vie de l'équipage en danger) qu'il pourrait bien être, en fait, un extra-terrestre appartenant, comme par hasard, à une race fraîchement rencontrée par le vaisseau (et au sein de laquelle les femmes sont apparemment très peu farouches, à en juger par la demi-douzaine de bimbos qui se jette immédiatement au cou de Kim "parce que la population de cette race est à 90% composée de femmes"). On y croit à fond.

Et c'est bien là tout le problème de l'épisode : on ne croit jamais au postulat de départ, et Kim est un personnage qui n'a jamais eu la profondeur ou le développement suffisants pour être intéressant, surtout dans le cadre de ce récit qui se résume à "Kim se fait tripoter par des figurantes pendant 35 minutes, et doit résister au charme de ces sirènes" (un parallèle maladroit avec Ulysse est même fait dans les dialogues de conclusion).

Et toute aussi problématique est la réaction de tout le reste de l'équipage, qui, confrontée à une race extraterrestre féminine supposément capable de traverser la galaxie pour inséminer des humaines sur Terre, ne se pose pas la moindre question, ni ne se demande si ces aliens ne pourraient pas aider Voyager à rentrer à la maison... Avec Patricia Tallman dans un petit rôle anonyme.

3x21 - Before and After :

Oh, un épisode réussi. Je n'y croyais plus ! Bon, dans l'absolu, cet épisode (qui narre les sauts temporels de Kes, qui remonte le temps et rajeunit un peu plus à chaque saut, parvenant progressivement à comprendre pourquoi cela se produit, et comment y remédier) n'a rien de révolutionnaire, ou même de fondamentalement original. mais il est très bien exécuté, il reste constamment intéressant, et est bien interprété.

Et puis le tease du Year of Hell qui arrivera en saison 4 est vraiment sympathique (même si on peut se demander si le Year of Hell était vraiment prévu depuis tout ce temps, ou si les scénaristes ont décidé à postériori de coller à cette vision de Kes. Bref, un Kes-centric qui n'est pas insipide ou mauvais, ça se fête !

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 3 (suite - 2)

Publié le 20 Février 2016 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 3 qui commence à peine à prendre de la vitesse, avec l'arrivée des Borgs !

3x16 - Blood Fever :

B'elanna, contaminée par le Pon Farr de son collègue vulcain, se rabat sur Tom Paris : un épisode que j'ai toujours apprécié, probablement parce qu'il met l'accent sur le relationnel entre certains des personnages, et qu'il a (forcément) des conséquences dans la continuité globale de la série, que ce soit au niveau de Paris/B'el, ou de la manière dont les Borgs sont introduits dans Voyager (une scène qui rappelle assez, dans l'esprit, The Neutral Zone de TNG). En plus, il est globalement bien joué.

Bon, après, dans l'écriture, ça reste très superficiel, ça n'aborde jamais le côté éthique des actions de ses persos (le Pon Farr, le Vulcain qui tente de violer B'el, etc, le manque de préparation de l'équipage, les réactions des uns et des autres...), et la résolution de l'épisode botte en touche avec un combat B'el/Vulcain assez risible (surtout avec les autres membres d'équipage qui regardent la baston en spectateurs, les bras croisés, à un mètre de là). M'enfin on ne peut pas tout avoir, non plus.

3x17 - Unity :

Chakotay a un accent de navette (encore un), et tombe sur une colonie de borgs s'étant arrachés au collectif, et tentant de reconstruire une société paisible ; un bon épisode, qui approche le problème borg de manière intéressante, et qui met un peu en vedette Chakotay, ce qui est suffisamment rare pour ne pas être passé sous silence.

Cela dit, on sent tout de même que First Contact est sorti deux ou trois mois avant la diffusion de l'épisode, et que tout cela participe d'une synergie corporate volontaire visant à capitaliser sur le succès du film et de ses méchants, tout en économisant du budget en recyclant les costumes et effets du métrage, mais le résultat est néanmoins convaincant.

3x18 - The Darkling :

Un Kes-centric (non, ne partez pas... bis) dans lequel Kes tente de retrouver l'amûûûûûûr avec un alien/aventurier séduisant (un mec avec une perruque moche, un nez de Bajoran, et des lentilles de couleurs mal ajustées), mais est confrontée à un agresseur jaloux : l'Holo-Doc, victime d'un changement de personnalité suite à une expérience ratée.

Un script peu abouti, co-signé par Braga, qui se contente de refaire Dr Jekyll et Mr Hyde enrobé de scènes soporifiques avec Kes et les aliens. Très classique et routinier, pas forcément très bon ni intéressant, mais porté à bout de bras par Picardo, excellent en psychopathe violent et pervers, et brièvement face à lui, par Roxann Dawson, convaincante en victime impuissante et paralysée. En fait, l'intérêt de cet épisode est plus dans son potentiel (il y aurait eu moyen de faire quelque chose de plus fort, surtout avec l'interprétation de Picardo) que dans le produit fini, dommage.

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Un film, un jour (ou presque) #254 : Delivery Man (2013)

Publié le 19 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Delivery Man :

Glandeur et magouilleur, David Wozniak (Vince Vaughn) est livreur pour la boucherie familiale, et est parfaitement content de son existence médiocre. Un jour, cependant, il découvre que ses dons anonymes à la banque du sperme de la ville ont débouché sur la naissance de 500 enfants, dont une centaine d'entre eux tente de découvrir son identité. En secret, Wozniak décide alors de faire la connaissance de certains d'entre eux, et fait ainsi ses premiers pas sur le chemin d'une paternité à laquelle il ne s'attendait pas. D'autant qu'en parallèle sa petite amie (Cobie Smulders) lui annonce qu'elle est enceinte de lui...

Une comédie dramatique américaine, remake (par son propre scénariste/réalisateur, aussi réalisateur de Jet Lag) du film québécois Starbuck (par ailleurs remaké aussi en France avec José Garcia sous le titre Fonzy), et qui utilise l'archétype habituel du personnage de Vince Vaughn, pour lui faire connaître une jolie évolution, au cours d'un film tendre et sympathique.

Rien de révolutionnaire, mais le tout est plein de bons sentiments, juste et assez bien joué.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #253 : Dirty Papy (2016)

Publié le 18 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Dirty Papy (Dirty Grandpa) :

Jeune avocat coincé, Jason (Zac Efron) est sur le point d'épouser la fille (Julianne Hough) de son patron, ce qui le destine à une carrière florissante. Mais la mort de sa grand-mère l'amène à accompagner son grand-père Dick (Robert De Niro) en Floride, pour une semaine de débauche imprévue, au cours de laquelle ils rencontrent Lenore (Aubrey Plaza) et Shadia (Zoey Deutch), deux jeunes femmes qui vont changer le cours de leur séjour...

Une comédie dont la meilleure chose que l'on puisse dire, c'est que De Niro, Efron et Plaza (dans un rôle plus sexy que d'habitude) semblent bien s'amuser.

C'est à peu près tout ce qu'il y a à retenir de cette affaire, un métrage vulgaire et graveleux reposant sur une seule idée humoristique : De Niro qui fait le con. Ce qui aurait pu fonctionner, dans l'absolu, si le film avait autre chose à proposer comme gags que des insultes, des réparties provocantes, et une représentation de la Floride comme d'un Eden des drogues, du sexe, de la corruption et des fêtes dégénérées.

Il y a bien quelques moments qui tentent de jouer la carte de l'émotion, mais bon, à côté de tout le reste, ça ne fonctionne pas vraiment.

1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #252 : Dear Dumb Diary (2013)

Publié le 17 Février 2016 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Comédie, Jeunesse, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Dear Dumb Diary :

Une collégienne précoce, artiste, et au tempérament affirmé raconte son quotidien dans son journal, dans cette adaptation de livres à succès pour jeunes filles...

Cela se veut une comédie familiale sur une héroïne débrouillarde et intelligente.

Problème, elle est insupportable de suffisance, elle est pourrie, gâtée, arrogante, superficielle, et persuadée de son génie inné.

Alors comme en plus l'actrice est constamment à la limite du surjeu satisfait, et que le ton global est beaucoup trop mature et cynique pour être crédible, ça devient rapidement calamiteux, sans même parler des passages musicaux récurrents...

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #251 : Jet Lag (2015)

Publié le 16 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Jet Lag (Unfinished Business) :

Après avoir abruptement démissionné de l'entreprise de sa patronne agressive et antipathique (Sienna Miller), Dan (Vince Vaughn), un businessman de talent, décide de fonder sa propre boîte, et de s'imposer comme un concurrent de taille sur son marché. Mais il ne parvient à recruter, pour l'épauler dans sa tâche, qu'un vieillard libidineux approchant de la retraite (Tom Wilkinson), et un jeune apprenti-vendeur attardé (Dave Franco). Ensemble, ils partent alors pour l'Allemagne, afin de tenter de récupérer un contrat de taille qui pourrait sauver leur compagnie...

Une comédie américaine avec Vince Vaughn (c'est désormais presque une catégorie de films à part entière, désormais) qui tente d'être à la fois un road-trip graveleux et décérébré façon Eurotrip ou Very Bad Trip, et une parabole sur le harcèlement et le "bullying" si cher à nos voisins américains... mais échoue sur les deux fronts.

Le métrage change en effet trop radicalement de ton et de propos selon les scènes, pouvant passer d'une scène intimiste sur les problèmes et la solitude de Vaughn, loin de ses enfants en souffrance, à une visite des glory holes d'un club gay allemand, avec Nick Frost en businessman vétu de cuir, la bite à l'air : le contraste est trop brutal, et le film, au final, n'est ni suffisamment délirant, ni suffisamment sérieux pour que l'une ou l'autre de ces deux directions ne fonctionne vraiment.

Les intentions sont pourtant bonnes, et Vaughn, Franco, Frost et June Diane Raphael sont sympathiques, mais... le métrage aurait mérité au moins deux ou trois réécritures pour être viable et efficace.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #250 : Deadpool (2016)

Publié le 15 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Action, Aventure, Science-Fiction, Marvel

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la distance ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Deadpool :

Ancien agent des forces spéciales et mercenaire, Wade Wilson (Ryan Reynolds) découvre un jour qu'il est sérieusement malade ; prêt à tout pour survivre à ce cancer incurable et généralisé, il accepte l'offre d'un certain Ajax (Ed Skrein), qui lui inflige les pires tortures dans le cadre d'une procédure expérimentale, et le laisse pour mort. Désormais surnommé Deadpool, Wilson se découvre un facteur auto-guérissant surpuissant qui le rend virtuellement immortel... et particulièrement hideux. Bien décidé à retrouver Ajax afin qu'il lui rende une apparence normale, et toujours armé de son sens de l'humour particulièrement corrosif et sanglant, Deadpool se met en chasse. Mais lorsque son ex-fiancée (Moran Baccarin) devient la cible d'Ajax, Deadpool s'associe à Negasonic Teenage Warhead (Brianna Hildebrand) et à Colossus (Stefan Kapicic), deux mutants, afin de la sauver.

Un film-miracle, né grâce à l'engouement des fans de comics pour le trailer-démo tourné par le réalisateur Tim Miller, et grâce au soutien inconditionnel de Ryan Reynolds, fan absolu du personnage depuis des décennies.

Et donc voici la version long-métrage, toute aussi corrosive, décalée, immature, graveleuse, parodique et idiote... et toute aussi divertissante et réussie.

Pas forcément de quoi crier au chef-d'oeuvre instantané, mais un portage à l'écran regorgeant d'idées parfois particulièrement drôles, parfois stupides, mais toujours déjantées et décomplexées : c'est fidèle au personnage du comic-book (dans ses qualités comme dans ses défauts), c'est rythmé, c'est visuellement assez réussi... bref, un très bon moment de ciné super-héroïque, à réserver à un public averti.

Seul bémol, vraiment, un bad guy un peu quelconque (et peut-être un peu trop de vannes graveleuses).

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #HS : Spécial Saint Valentin (2/2)

Publié le 14 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Hallmark, Comédie, Romance, Histoire, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^) et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus... mais ce dimanche, à l'occasion de la Saint Valentin, Un film, un jour (ou presque) revient exceptionnellement pour deux hors-séries placés sous le signe de la romance !

Tom, Dick & Harriet (All's Fair In Love And Advertising - 2013) :

Publicitaire de génie, Tom Burns (Steven Weber) est malheureusement trop vieux pour son nouveau patron, qui le renvoie sans attendre ; désespéré, Tom recrute alors Dick (Andrew Francis), un jeune arnaqueur talentueux à la répartie et au mensonge flamboyants, pour intégrer son ancienne agence, et vendre pour lui tous ses concepts publicitaires. Mais les choses se compliquent quand Tom et Dick s'éprennent tous deux d'Harriet (Michelle Harrison), l'une de leurs collègues, et que la fille de Tom, Kelly (MacKenzie Porter), s'installe chez son père...

Une comédie semi-romantique Hallmark qui souffre d'une réalisation assez médiocre, de quelques rebondissements capillotractés, et d'un casting de seconds rôles peu convaincants.

Cela dit, le tout se regarde très bien, et fonctionne même globalement, grâce à son trio principal (Weber en tête), professionnel et crédible. Ça aurait pu être bien pire.

3/6

Jane (Becoming Jane - 2007) :

Bien que les parents de Jane Austen (Anne Hathaway), en difficultés financières, s'attendent à ce qu'elle épouse le neveu de la riche Lady Gresham (Maggie Smith), celle-ci n'en a aucune envie, et redoute cette union plus que tout. Elle finit par rencontrer l'impertinent et rebelle Tom Lefroy (James McAvoy), un séducteur sans le sou, qui apporte à la jeune écrivaine l'expérience d'un amour dont elle ignorait l'existence...

En partie adapté d'un ouvrage de 2003 sur Jane Austen, ce semi-biopic romantique en costume est bien filmé, bien reconstitué, bien mis en musique, bien casté, bien joué... mais malheureusement, non seulement il est un peu ampoulé et relativement convenu, mais surtout, il s'avère gentiment soporifique pour peu qu'on ne sache rien de Jane Austen, ou que l'on n'ait d'elle/de ses ouvrages que de vagues connaissances.

Un 3/6 technique pour moi, probablement nettement plus pour les passionnés et autres amateurs d'Austen.

L'amour, c'est compliqué (Love is Complicated - 2016) :

Leah Townsend (Holly Marie Combs) est un paillasson : auteur à succès et fille de sénateur, elle a une fâcheuse tendance à éviter le moindre conflit en se rangeant à l'avis des autres. C'est notamment le cas dans son couple avec Edward (Randal Edwards), où la routine s'installe, et dans sa vie professionnelle, où son nouveau roman peine à convaincre son éditrice. Contrainte de prendre des cours de résolution de conflit, elle rencontre alors Cinco Dublin (Ben Bass), un animateur radio volubile et sarcastique qui n'est guère friand des oeuvres de Leah. Malgré leurs différences et leur hostilité réciproque, Leah et Cinco vont alors apprendre à mieux se connaître...

Une adaptation fictionnalisée made in Hallmark d'un livre de coaching pseudo-profond et spirituel écrit par un auteur ouvertement chrétien, cette rom-com ne vaut franchement que pour son actrice principale, comme toujours naturelle, attachante et impeccable.

Le reste, par contre, est d'un soporifique improbable, entre les réunions sans intérêt, le boyfriend déclencheur de gaydar, l'animateur radio sans le moindre charisme (alors que Bobby Cannavale, par exemple, aurait été parfait dans le même rôle), le propos façon réflexions de bac à sable... vraiment pas intéressant, ni bien rythmé.

2/6 (pour HMC)

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Un film, un jour (ou presque) #HS : Spécial Saint Valentin (1/2)

Publié le 14 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Hallmark, Comédie, Romance, Saint Valentin

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus... mais ce dimanche, à l'occasion de la Saint Valentin, Un film, un jour (ou presque) revient exceptionnellement pour deux hors-séries placés sous le signe de la romance !

Un Coach pour la Saint-Valentin (All Things Valentine - 2016) :

Journaliste bloggeuse pour un journal de Portland, Avery (Sarah Rafferty) est assez désabusée, et ne croit plus en l'amour. À l'approche de la St Valentin, cependant, la voilà contrainte de rédiger une rubrique romantique sous un pseudonyme, ce qui lui attire rapidement les critiques d'un internaute anonyme. Cet internaute, c'est Brendan (Sam Page), un vétérinaire récemment plaqué par sa compagne (Kimberly Sustad) après que cette dernière ait reçu de mauvais conseils de la part d'Avery. Mais lorsqu'Avery et Brendan se rencontrent sans connaître leurs pseudonymes respectifs, c'est le coup de foudre, et ils commencent à se fréquenter... tout en échangeant sans le savoir d'acerbes critiques sur le web.

Une rom-com de St Valentin made in Hallmark, diffusée fin Janvier, et qui ne convainc que moyennement.

Ce n'est pas forcément la faute du couple principal (Sam Page est toujours sympathique, et Rafferty, si elle fait un peu "Amy Adams fatiguée", reste compétente ; leur alchimie, cependant, n'est que moyenne), qui est ici développé de manière plus approfondie et sérieuse que dans bon nombre d'autres téléfilms Hallmark, mais plutôt de l'ensemble, jamais vraiment intéressant, original, rythmé ou enlevé.

Et comme en plus le métrage a clairement été tourné en automne, on se retrouve avec un produit fini assez mollasson et quelconque, qui manque de fantaisie, et dans lequel on s'intéresse plus au chiot adorable, et aux problèmes de coeur du meilleur ami du protagoniste principal, plutôt qu'à ce dernier. Ce qui est assez problématique.

2/6 + 0.25 pour le toutou = 2.25/6

Comment rencontrer l'âme soeur en 10 leçons (Dater's Handbook - 2016) :

Lorsqu'elle réalise qu'elle continue de choisir des hommes qui ne lui conviennent pas, Cassandra Barber (Meghan Markle), une publicitaire douée, cède aux conseils de sa soeur et se tourne vers le Dater's Handbook du Dr. Susie (Teryl Rothery), un livre de conseils qui préconise de cesser de chercher l'homme parfait, et de se contenter d'un homme stable et fiable. L'homme parfait et charmeur, c'est Robert (Kristoffer Polaha), qui est drôle, sympathique, et partage de nombreux points communs avec Cassandra ; l'homme stable et fiable, c'est George (Jonathan Scarfe), l'un des clients de Cassandra, avec qui elle n'a pas grand chose en commun. Entre eux deux, le coeur de Cassandra balance... et sa famille ne fait rien pour faciliter son choix.

Romance Hallmark de la Saint Valentin 2016, ce téléfilm semble bénéficier d'un budget un peu plus important que la moyenne : outre la présence de REO Speedwagon dans le script et à la béo, la réalisation est un peu plus travaillée qu'à l'habitude (effets de transition, etc), et le script semble un peu plus abouti (les deux hommes ont même des défauts !).

Non pas que cela soit un gage d'une écriture très subtile ou originale, mais le ton léger et sympathique rend le tout très regardable, aidé par un couple principal assez attachant (Markle, notamment, pétille dans ce rôle).

Bon, après, la protagoniste principale passe tout de même la moitié du film à sortir avec deux hommes en même temps (ce qui est moyen niveau éthique), elle ne se remet pas forcément en question, et Scarfe (le sosie de Spud de Angel of Christmas) hérite d'un rôle un peu ingrat, mais il ne faut pas trop en demander non plus à du Hallmark...

3/6

La Guerre des Pères (Our Family Wedding - 2010) :

De retour de la fac, Lucia (America Ferrera) et Marcus (Lance Gross) annoncent soudain leurs fiançailles à leurs parents respectifs, qui ne se sont jamais rencontrés, et qui ne pourraient pas être plus différents : fils d'un célèbre DJ radio afroaméricain (Forest Whitaker) célibataire et dragueur, Marcus n'est pas très bien accepté par l'énorme famille hispanique de Lucia, dont le père garagiste (Carlos Mencia) ne provient pas des mêmes couches sociales que la famille de Marcus. Et alors que le mariage approche, les tensions montent entre les deux clans...

Une comédie romantique et familiale générique au possible, sur laquelle il n'y a absolument rien à dire tant elle cumule les clichés éculés, notamment sur le mariage mixte, et gaspille le capital sympathie et le potentiel de sa distribution avec un script prévisible et mollasson.

2/6

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 3 (suite)

Publié le 13 Février 2016 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

En Novembre 2013, je publiais ici-même un bilan de la première mi-saison 3 de Star Trek Voyager, tout décidé que j'étais alors à me refaire l'intégrale de la série sur la lancée.

Malheureusement, le niveau qualitatif de la série, et le manque d'intérêt chronique des épisodes à ce point du show avaient alors eu raison de ma détermination... et il m'a fallu près de deux ans et demi pour trouver le courage de m'y remettre.

Cette fois-ci, cependant, je vais faire ça de manière plus progressive, avec des mini-reviews plus régulières, de trois épisodes à la fois.

Et pour commencer...

3x13 - Fair Trade :

Pas de continuité avec l'épisode précédent : Janeway voulait y faire de Neelix un ambassadeur, tout le monde était content, mais là, Neelix se sent mal, il trouve qu'il n'a pas sa place à bord, il veut soudain être officier de sécurité, ingénieur, ou que sais-je encore.

Bon, sinon, un épisode sur Neelix et son passé trouble, lorsqu'il retrouve un de ses anciens compères contrebandiers. Pas désagréable, même si Neelix a un peu tendance à être incapable et hésitant dans cet épisode, et à se laisser influencer par tout le monde. Ce qui peut être agaçant. M'enfin la dernière scène était réussie. On peut toutefois se demander où était Kes pendant tout ça...

3x14 - Alter Ego :

Un Kim-centric - hey, revenez, partez pas comme ça ! - sur Kim qui tombe amoureux de l'une des bimbos holographiques du Club Med holographique du vaisseau (assez quelconque, d'ailleurs, la demoiselle), et demande à Tuvok de l'aider, mais l'hologramme, elle, tombe amoureuse du gros... hum... cerveau du Vulcain.

Hormis les quelques scénettes amusantes de certains personnages hors du cadre professionnel (la soirée de l'équipage au Club Med, avec notamment B'elanna qui se fait draguer par son collègue vulcain sous les yeux d'un Tom interloqué, ou encore le Doc qui découvre les charmes des serveuses), pas grand chose de mémorable.

Rien de honteux non plus (si ce n'est Kim, qui réagit comme un ado de 14 ans pendant tout l'épisode ; et bien sûr, le Club Med qui ressemble toujours ponctuellement à un mauvais décor de studio, surtout avec les brushings parfaits des figurantes), mais le script donne vraiment l'impression d'être un script de Next Generation mettant en scène Wesley Crusher et Data, transposé dans l'univers de Voyager.

3x15 - Coda :

Un épisode assez frustrant, puisqu'il commence par Chakotay et Janeway qui partent seuls en navette (pourquoi ? Ce n'est jamais expliqué), et s'écrasent (forcément) ; puis l'épisode joue la carte de la boucle temporelle, avant de changer de direction, de faire de Janeway un fantôme refusant de quitter ce plan d'existence pour rejoindre l'au-delà, et de la confronter à l'esprit de son père qui en fait est un alien maléfique/démon qui veut dévorer son âme (retournement de situation involontairement téléphoné par la production, qui met l'acteur dans un vieil uniforme de Next Generation - logique, le personnage est mort 15 ans plus tôt -, mais lui colle un combadge moderne apparu avec DS9/VGR... Oups).

C'est bien rythmé, et c'est assez bien interprété (notamment par Roxann Dawson ; Mulgrew, elle, est en roue libre), mais ça reste un bon gros bordel pourtant écrit par Jeri Taylor (habituellement bien meilleure) et qui ressemble à trois ou quatre idées différentes mélangées au hasard, jusqu'à obtenir un récit se déroulant intégralement dans la tête de Janeway, et donc sans conséquences (ni véritable intensité dramatique).

(intéressant de constater que c'est le second épisode à la suite où le postulat de départ, clairement recyclé - "un personnage holographique devient indépendant" et "les protagonistes sont pris dans une boucle temporelle" - est foutu à la poubelle à mi parcours, pour partir sur un autre postulat tout aussi recyclé)

(à suivre...)

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Un film, un jour (ou presque) #249 : Lost Soul - The Doomed Journey of Richard Stanley’s Island of Dr. Moreau (2014)

Publié le 12 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Documentaire, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Lost Soul - The Doomed Journey of Richard Stanley’s Island of Dr. Moreau :

Passionné par le roman original d'HG Wells, et auréolé d'une réputation glorieuse suite à la sortie de Hardware et de Dust Devil, le réalisateur Richard Stanley entreprend, au milieu des années 90, le tournage de L'île du Dr Moreau. Mais rapidement, le projet lui échappe totalement et vire au chaos improbable, entre figurants en délire, météo calamiteuse et acteurs-divas...

Un documentaire-making-of fascinant sur le tournage du film de 1996, et qui explique très clairement pourquoi le film, récupéré à mi-production par John Frankenheimer, est le désastre que l'on connaît.

La lente désagrégation du projet, passant de la vision très claire de ce Richard Stanley excentrique et mystique mais motivé, au bordel absolu sur lequel Frankenheimer a joué les mercenaires, fournit un portrait hallucinant de l'incompétence du système hollywoodien, et se permet même des moments ahurissants, comme lorsque l'on apprend que Stanley, banni du tournage par le studio et les avocats de ce dernier, a tout de même participé à une grosse partie du film en se déguisant sous un masque en latex, et en s'incrustant dans les scènes de foule.

4/6 (manquent tout de même les témoignages de quelques acteurs importants du film...)

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Un film, un jour (ou presque) #248 : Pan (2015)

Publié le 11 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Aventure, Action, Fantastique, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Pan :

Enlevé à son orphelinat londonien par des pirates, Peter (Levi Miller) est emmené au Pays Imaginaire pour y travailler dans des mines de poussière de fée pour le compte du maléfique Barbe-Noire (Hugh Jackman). S'échappant en compagnie de James Hook (Garrett Hedlund), et faisant rapidement la connaissance de la courageuse Tiger Lily (Rooney Mara), Peter va finir par découvrir qu'il est le sujet d'une prophétie ancienne, et que sa destinée est de devenir le héros du Pays Imaginaire...

Une bouse infâme, pour un flop retentissant au box office : voilà comment décrire cette énième adaptation cinématographique de Peter Pan.

En même temps, rien de surprenant, lorsque l'on confie un projet déjà conceptuellement faisandé et inutile (une préquelle à Peter Pan écrite par un scénariste relativement inexpérimenté, et racontant comment Peter était l'Élu, fils d'une humaine et d'un Prince fae, et comment Hook et lui se sont rencontrés) à un réalisateur pas forcément adéquat (Joe Wright, plus habitué à de plus petits budgets rendus intéressants par son style visuel), qu'on y rajoute une couche de direction artistique immonde - les décors, les costumes, les paysages : tout est de mauvais goût, clinquant, et décalé -, un rythme hystérique et épuisant, des effets spéciaux souvent médiocres (les doublures en images de synthèse sont laides et mal animées, les bateaux volants n'ont aucun poids réel), et une interprétation outrée et cartoonesque (le jeune Peter est très bon, cela dit).

Bref, j'ai fait un rejet immédiat, dès le premier quart d'heure, avec ses bonnes soeurs ridicules, et ses avions de la RAF en plein combat aérien de dessin animé dans le ciel londonien contre un bateau de pirates, en plein Blitz... et ensuite, ça n'a fait qu'empirer, entre Barbe Noire/Hugh Jackman qui cabotine en pirate drogué à la poussière de fée, Garrett Hedlund en Hook séduisant à l'accent calamiteux, Tiger Lily/Rooney Mara alias le quota "personnage féminin fort et badass" de service (au détriment du quota "personnage ethnique positif de service"), la prophétie de Pan (ce style de prophétie à la Potter ou Luke est désormais vraiment une béquille de scénariste incapable ; il faut trouver autre chose, maintenant, c'est bon), le score assez moyen (car peu inspiré) de John Powell, et, pire que tout, les chansons.

Des pirates, qui chantent du Nirvana et du Ramones.

WHAT. THE. FUCK.

On n'est pas chez Baz Luhrmann, bordel.

Je ne vais pas épiloguer des heures, j'ai détesté de bout en bout, et je préfère recommander encore et toujours le Peter Pan de PJ Hogan, sorti en 2003, et probablement la meilleure adaptation cinématographique de ce récit.

1/6 (pour le score de Powell, et pour Levi Miller)

(et dire que le scénariste de ce navet travaille actuellement sur Wonder Woman...)

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Un film, un jour (ou presque) #247 : Big Game (2014)

Publié le 10 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Thriller, Finlande, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Big Game :

Trahi en plein vol par son garde-du-corps (Ray Stevenson), le Président des États-Unis (Samuel L Jackson) est contraint d'abandonner Air Force One avant que l'appareil ne soit abattu par des terroristes. Il s'écrase dans les étendues sauvages finlandaises, où il tombe nez à nez avec Oskari (Onni Tommila), un jeune garçon local, qui passe seul une journée de chasse en forêt, afin d'affirmer son passage à l'âge adulte. Ensemble, ils vont devoir échapper aux criminels étrangers qui veulent ajouter le Président à leur tableau de chasse...

Un film d'aventures pour enfants signé du réalisateur de Père Noël Origines (qui était déjà un film d'aventures pour enfants, un fait trop souvent oublié par les critiques de ce Big Game s'attendant à un métrage apre, dur et réaliste opposant un enfant à des mercenaires), et qui se calque en partie sur ce dernier (en plus de reprendre le jeune acteur principal et son père) pour offrir ici une déclinaison des actioners à l'américaine (punchlines semi-comiques inclues), mais avec un jeune garçon fier et un peu arrogant dans le rôle principal, et un Sam Jackson qui rappelle un peu le Jamie Foxx de White House Down (mais qui place tout de même son traditionnel "motherfucker").

Pour peu qu'on sache à quoi s'attendre avant de démarrer le métrage, ça remplit bien son office, et c'est loin d'être désagréable, mais le tout abuse tout de même des ralentis, et manque un peu de punch, en plus de se finir en queue de poisson.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #246 : Just About Famous (2015)

Publié le 9 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Just About Famous :

Chaque année, les sosies professionnels de toutes les grandes stars internationales se réunissent lors d'une convention intitulée Starburst, au cours de laquelle ils se donnent en spectacle, tentent d'intéresser des agents, et font la fête...

Un documentaire sympatoche, sans plus, sur tous ces sosies, sur leur quotidien, sur leurs motivations, et sur l'organisation de la convention Starburst.

Le métrage n'est pas désagréable à regarder, mais au final, il ne va pas non plus très loin, et ne nous apprend pas grand chose de nouveau au sujet de tous ces imitateurs...

... si ce n'est que 99% de ces supposés "sosies professionnels" ne ressemblent pas du tout aux stars dont ils sont censés êtres les sosies.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #245 : Strange Magic (2015)

Publié le 8 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Aventure, Animation, Musique, Comédie, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Strange Magic :

Dans la forêt enchantée poussent des fleurs magiques, utilisées depuis toujours pour la concotion de philtres d'amour par la fée Sugar Plum (Kristin Chenoweth). Mais le Bog King (Alan Cumming), le roi des gobelins maléfiques, déteste l'amour, et a emprisonné la fée dans son donjon. Amoureux de Dawn (Meredith Anne Bull), la fille cadette du roi des fées, Sunny (Elijah Kelley), un petit lutin, entreprend alors de libérer Sugar Plum, afin qu'elle lui concocte un philtre pour séduire Dawn. Mais il n'est pas le seul à partir en mission, car Marianne (Evan Rachel Wood), la soeur rebelle de Dawn, et Roland (Sam Palladio), l'ex-fiancé de Marianne, partent eux-aussi à l'aventure en territoire ennemi.

Un dessin animé produit par Lucasfilm (ce qui garantit un rendu technique exemplaire) et initialement conçu par George Lucas (ce qui garantit une certaine naïveté dans le propos), à partir du Songe d'une nuit d'été de Shakespeare (ce qui garantit des fées, des lutins, des quiproquos et de l'amour).

Seuls problèmes : 1) le character design est assez discutable, inégal et dérivatif, pas très loin d'un Arthur et les Minimoys ou d'un Epic, et 2) c'est une comédie musicale à la Moulin Rouge, qui utilise des hits pop-rock modernes en les intégrant au récit et en les mettant dans la bouche de ses personnages.

Et autant le premier point n'est pas forcément rédhibitoire, autant ici, la musique s'avère insupportable : les chansons choisies sont peu inspirées (exception notable, le chorus de Bad Romance utilisé en guise de marche militaire ^^), leur réorchestration ratée, elles sont insérées à la truelle, et elles rendent tout le premier tiers du film insupportable.

Ensuite, lorsque l'aventure débute vraiment, et que le philtre d'amour est fabriqué, le film trouve heureusement un semblant d'âme et de rythme, et fonctionne même sympathiquement par moments, mais ces chansons... arg.

C'est vraiment d'autant plus agaçant que le film a un message louable, et que techniquement parlant, ILM oblige, il est impeccable, et particulièrement réussi (comme Rango en son temps) ; mais malheureusement, le produit fini est trop inégal pour convaincre.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #244 : Duos d'Escrocs (2013)

Publié le 5 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Duos d'Escrocs (The Love Punch) :

Lorsque sa compagnie est rachetée par un investisseur français peu scrupuleux qui met tout le personnel à la rue, Richard (Pierce Brosnan) décide de se venger et, accompagné de son ex-épouse Kate (Emma Thompson), il part pour la Côte d'Azur, bien décidé à voler un diamant hors de prix que le financier va offrir à sa fiancée à l'occasion d'une réception. En chemin, ils reçoivent alors l'aide de leurs amis et voisins (Timothy Spall & Celia Imrie), qui de leur côté ont pour objectif de profiter de cette escapade pour réconcilier Richard et Kate...

Une comédie de casse qui avait tout pour plaire : une distribution éminemment sympathique, le couple principal en tête, un environnement enchanteur (la France vue par les yeux des Anglais), un scénario improbable et rocambolesque qui rappelle les métrages des années 50-60, et un ton plutôt léger.

Seul problème : le film manque totalement de mesure. Plutôt que d'être léger et amusant, le scénario surexcité devient un véritable gruyère plein de trous, qui accumule les rebondissements forcés et à la limite de la débilité ; à l'identique, plutôt que d'avoir une distribution naturelle et charmante, tout le monde en fait trois tonnes, cabotine, frôle l'hystérie, jusqu'à devenir unanimement épuisant (déjà que l'interprétation des acteurs français en anglais est assez limite...).

Bref, au final, le film s'avère une déception de taille, qui se regarde sans trop de difficultés, mais qui accumule tant de défauts qu'il devient une véritable caricature d'un genre cinématographique pourtant très agréable, gâchant allègrement au passage le potentiel de son couple de têtes d'affiche. Pfff....

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #243 : Jamais entre amis (2015)

Publié le 4 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Jamais entre amis (Sleeping With Other People) :

Tombeur invétéré au bagoût irrésistible, Jake (Jason Sudeikis) passe de conquêtes en conquêtes sans jamais se poser ; jusqu'au jour où il retrouve Lainey (Alison Brie) - une jeune femme chroniquement infidèle, fragile et désespérément accro à un homme marié (Adam Scott) - qu'il n'a pas vue depuis l'université, où ils avaient ensemble perdu leur virginité. Entre les deux New-yorkais, c'est l'attraction immédiate, mais ils décident alors de ne pas ruiner leur relation, et de rester amis. Plus simple à dire qu'à faire....

L'une de ces sex-comedies modernes new-yorkaises (façon Sex Friends/Sexe entre amis, etc), classées R, où l'on parle constamment de sexe de manière crue, mais qui s'avèrent paradoxalement ultra-prude et conservatrice, et finissent en comédie romantique basique et générique.

De la scénariste/réalisatrice de Bachelorette, une comédie "inspirée" de Mes meilleures amies, avec un cast sympa, malheureusement handicapé par des personnages à baffer et hautement antipathiques.

Sans surprise, ici, c'est le même problème qui domine : Sudeikis et Brie, à la base, sont très sympathiques (que cette dernière soit en petite tenue ou non ^^) ; idem pour Amanda Peet, Adam Scott, Marc Blucas, etc... mais ici, l'écriture les rend tous agaçants et antipathiques, confondant "écrire des personnages avec des failles psychologiques, afin de les rendre humains et attachants" avec "écrire des personnages tellement chargés de défauts et de failles qu'ils en deviennent des sociopathes totalement désagréables" ; le genre de personnage qui se présente à un anniversaire d'enfants totalement défoncé à l'ecstasy "parce que la drogue, c'est fun", et qui danse en sous-vêtements au ralenti avec les enfants sous les regards détachés et ironiques des autres adultes appréciant le spectacle.

Bref, des personnages rebutants, dans une dramédie jamais très drôle et convenue, qui ne fonctionne que ponctuellement sur le capital sympathie de son couple principal.

2/6

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