Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #horreur catégorie

Les bilans de Lurdo - Gremlins : Secrets of the Mogwai, saison 1 (2023)

Publié le 16 Juin 2024 par Lurdo dans Animation, Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Fantastique, Horreur, Les bilans de Lurdo, USA, Review, HBO Max

En théorie, le postulat de cette série d'animation Gremlins en 10 épisodes d'une vingtaine de minutes n'avait pas forcément de quoi séduire : une tentative de ramener à la vie la franchise Gremlins décédée, de surfer sur la nostalgie qui existe pour les 80s en proposant une origin story vraiment pas indispensable de Gizmo et des Gremlins, et de proposer un récit qui soit plus respectueux et représentatif de la culture asiatique, le tout à destination de la jeunesse.

Et pourtant, allez savoir si c'est grâce à la présence de Joe Dante dans un rôle de conseiller de la production, à la volonté de préserver un certain sens de l'humour noir et agressif, ou bien tout simplement au casting vocal convaincant, mais miracle, la série fonctionne assez bien.

Gremlins - Secrets of the Mogwai, saison 1 (2023) :

Sam (Izaac Wang), jeune garçon vivant dans le Shangaï de 1920, est embarqué dans une aventure terrifiante lorsqu'il trouve Gizmo, un Mogwai convoité par le malfaisant Riley Greene (Matthew Rhys), sorcier désirant exploiter les particularités de la créature magique. Avec l'aide d'Elle (Gabrielle Nevaeh Green), une jeune voleuse travaillant pour Greene, Sam va alors quitter le confort de l'herboristerie familiale pour traverser toute la Chine et ramener Gizmo chez lui... avant que Greene et son armée de Gremlins ne mettent le pays à feu et à sang.

Je dois avouer que durant les premiers épisodes de la série, pendant toute la phase de présentation des personnages, de mise en place, etc, je n'étais guère convaincu : certes, le style visuel 3D cell-shadée a son charme, et l'utilisation des thèmes de Jerry Goldsmith fait toujours son petit effet, mais entre le méchant ultra-caricatural, la voleuse des rues et son gang hétéroclite, et le héros peureux, j'ai hésité.

Et puis, au fil des épisodes, un déclic a eu lieu. Et ce déclic, en réalité, il s'est produit lorsque les Gremlins sont apparus.

Car autant la période de la Chine des années 20 et le mysticisme asiatique ne m'ont jamais vraiment intéressé, autant les Gremlins qui sèment le chaos sur leur passage, ça, ça me parle. 

Et l'essence des Gremlins est ici parfaitement respectée : depuis le slapstick inévitable jusqu'aux morts assez graphiques, en passant par la caractérisation improbable (Madame Claws la matronne qui dirige les Gremlins et s'éprend de Gizmo ; le Gremlin malingre mais intelligent et distingué, qui parle avec la voix de George Takei) et la violence débridée (oui, c'est un dessin animé pour enfants, et le sang humain n'est pas visible à l'écran... mais le bodycount des bestioles est conséquent, et le nombre de membres et d'appendices tranchés est loin d'être négligeable), on retrouve bien là ce qui faisait le charme frénétique de la franchise sur grand écran.

Et puis la série, qui prend un temps la forme d'un road trip au travers des traditions et superstitions chinoises (vampires sauteurs, sorcier qui avale ses ennemis en se démontant la mâchoire, métamorphe théâtral, tenancière d'auberge qui efface la mémoire de ses clients pour en faire son personnel, Au-delà bigarré avec esprits malins et déesse alcoolique et cynique), n'oublie jamais de ne pas se prendre trop au sérieux, et de conserver un certain humour plus ou moins noir hérité des films.

Cela passe par le doublage excellent (tout le gratin des acteurs asiatiques y passe, de Ming-Na à BD Wong, en passant par James Hong, Bowen Yang, Randall Park, Sandra Oh, etc), par l'humour parfois un peu osé (les Gremlins sur la Tour Eiffel), ou tout simplement par la myriade de gags visuels dont les Gremlins sont constamment les victimes (ou les auteurs).

Résultat : certes, en soi, l'origin story des Mogwai reste dispensable, et fait parfois ressembler Gizmo et ses copains à des mini-Ewoks (ou à des Schtroumpfs, voire à des Furbies)... mais le reste du programme reste globalement fidèle aux films de Dante, et leur sert de préquelle tout à fait honorable.

Une bonne surprise, donc.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Les bilans de Lurdo - SEMAINE WALPURGIS - Creepshow, saison 4 (2023)

Publié le 5 Mai 2024 par Lurdo dans Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Les bilans de Lurdo, Walpurgis, Science Fiction, Télévision, Thriller, USA, Shudder

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...  

Creepshow, saison 4 (2023) :

Retour de l'anthologie Creepshow de Shudder, après une saison 1 faiblarde, un Halloween Special animé inégal, un Christmas Special bordélique, une saison 2 toujours aussi frustrante, et une saison 3 qui continuait de souligner à quel point cette anthologie est décidément définie par son absence de budget et par son écriture souvent assez faible, manquant d'originalité ou de maîtrise.

Mais bon, visiblement, c'est suffisant pour plaire aux amateurs de genre, qui applaudissent le programme à chaque nouvelle fournée d'épisodes, justifiant ainsi son renouvellement. Dont acte, à Halloween dernier, avec six nouveaux épisodes diffusés sur Shudder.

# 4x01 : 

- Twenty Minutes with Cassandra : en début de soirée, Lorna (Samantha Sloyan) ouvre sa porte à une jeune femme paniquée, Cassandra (Ruth Codd), qui affirme être poursuivie par un monstre. Rapidement, cependant, il apparaît que c'est Lorna qui est la véritable cible de la créature sanguinaire, et qu'il ne lui reste qu'une vingtaine de minutes à vivre...

Deux actrices habituées des œuvres de Mike Flanagan au programme de ce segment écrit par le frère de Mike, Jamie, un segment plutôt surprenant, en forme de grosse métaphore sur les monstres psychologiques que l'on se crée et auxquels on tente d'échapper - solitude, regret, chagrin, etc. Très réussi, notamment la chute finale... mais forcément, ça n'a pas vraiment plu au public de la série, qui préfère son horreur sanguinolente, goguenarde et cheapouille. 

- Smile : James Harris (Matthew James Downden), un photographe primé et sa compagne (Lucie Guest) reviennent d'une cérémonie de récompenses lorsqu'ils trouvent un polaroïd visiblement pris quelques minutes dans le futur...

Bof. C'est plat, c'est court, c'est prévisible, ça fait très tv, et c'est particulièrement quelconque.

# 4x02 : 

- The Hat : Lorsqu'il "emprunte" et porte le chapeau ayant appartenu à Stephen Bachman (David Beairsto), auteur de légende, Jay (Ryan Beil), romancier d'horreur en panne d'inspiration, devient l'auteur de multiples best-sellers et trouve une inspiration inespérée. Mais le chapeau exerce sur lui une emprise...

Un épisode prévisible (le postulat de départ est vraiment classique, déjà vu ailleurs avec une machine à écrire, par exemple), mais pas désagréable, notamment par son ton plus léger (c'est parfois un peu trop caricatural, cela dit, et la réalisation penchée est de trop) et par sa fin amusante. Avec Sarah Canning en petite amie frustrée.

- Grieving Process : Après avoir été agressée par un inconnu, April (Rachel Drance) cesse de s'alimenter et commence à changer de caractère, au grand dam de son compagnon Richard (Sachin Sahel), chef étoilé, et de la sœur d'April, Jean (MaeMae Renfrow)...

Une histoire de vampire assez cousue de fil blanc, avec de grosses facilités vers la fin et une interprétation assez moyenne, mais il y a là suffisamment d'hémoglobine et de moments efficaces pour être indulgent. Ça reste très moyen, cela dit, même si honorable compte tenu des moyens limités. 

# 4x03 :

- The Parent Deathtrap : Constamment critiqué par son père et sa mère, les riches VelJohnson (Shaughnessy Redden, Loretta Walsh), Lyle (Dylan Sloane) finit par craquer et par les tuer. Hanté par les esprits de ses parents, il parvient néanmoins à tomber amoureux de Violet Meyers (Chloe Babcock), la fille d'une famille rivale, et le couple organise son mariage...

Un épisode comico-horrifique avec des fantômes en mode The Frighteners, pas désagréable, et qui globalement lorgne sur les Contes de la crypte au niveau du ton. Divertissant, sans plus, principalement parce que ça aurait pu être plus rythmé et dynamique, et un peu moins prévisible.

- To Grandmother's House We Go : Après la mort de son époux, Marcia (Keegan Connor Tracy), une croqueuse de diamants, se retrouve coupée de son héritage conséquent par Belinda (Marion Eisman), exécutrice testamentaire. Jusqu'à ce que celle-ci, malade, l'invite dans sa propriété pour revoir une dernière fois Ruby (Emma Oliver), sa petite-fille. Mais le trajet va se montrer plus dangereux que prévu...

Une relecture amusante du Petit Chaperon Rouge avec une Keegan Connor Tracy à la répartie cassante, pour un tout plutôt amusant et avec une créature assez réussie. Dommage que tout s'effondre à la fin, une fin à la fois baclée, sortie de nulle part et prévisible au possible. 

# 4x04 :

- Meet The Belaskos : Dans un Canada où les vampires sont des membres plus ou moins intégrés de la société, les Belaskos s'installent à Mapleton, dans l'Ontario, et rapidement, Anna (Karis Cameron), la fille de la famille de vampires, s'éprend d'Alex (Matthew Nelson-Mahood), le fils du voisin (Donavon Stinson). Mais ce dernier est raciste, et voit d'un mauvais œil cette relation naissante...

Un épisode d'anthologie pour ados, avec un Roméo et Juliette entre une vampirette et un humain... pas désagréable, à nouveau, avec du worldbuilding potentiellement intriguant (bien que peu original), mais une nouvelle fois, la dernière ligne droite est précipitée et donne une impression de baclage.

- Cheat Code : Ancien gamer, Jeff (Lochlyn Munro) tente de se rapprocher de son fils Dave (Connor Wong) après la mort de la mère de ce dernier, et pour cela, il ressort du placard une vieille console 8-bits et un jeu réputé impossible à finir. Mais lorsque Dave et ses amis utilisent un cheat code pour avancer dans le jeu, les choses se compliquent...

Idem : un épisode de Chair de Poule ou de Fais-moi peur, ni plus ni moins, jamais particulièrement crédible sur le front du jeu vidéo (ce n'est clairement pas un jeu 8-bits, la console est une vieille Atari, le jeu a un écran et demi, le rendu à l'écran sur une tv HD immense est risible), à l'interprétation très inégale, et qui ne convainc pas vraiment, au delà du message père-fils appréciable. 

# 4x05 :

- Something Burrowed, Something Blue : Lorsque Frank (Tom Atkins), son père malade, la recontacte après des années d'éloignement, Allison (Kristy Dawn Dinsmore) et son fiancé Ryan (Curtis Lum) lui rendent visite. Là, Frank propose un marché à Ryan, en échange de l'intégralité de sa fortune : tous les 15 ans, Ryan devra sacrifier un être humain à un monstre tentaculaire vivant sous le manoir familial, sous peine de déclencher un cataclysme meurtrier...

Un postulat de départ sympa, mais qui aurait clairement mieux fonctionné dans le passé, au 18e ou 19e siècle, et pas de nos jours, tant il ouvre énormément de portes qu'il ne peut pas se permettre d'explorer. Ajoutez à cela un interlude animé qui cache la misère, un rebondissement prévisible (et assez similaire à celui de The Parent Deathtrap) et une interprétation très inégale lors du final, et l'on se retrouve avec un épisode qui laisse plutôt mitigé, encore une fois.

- Doodles : Caricaturiste rêvant de travailler pour le magazine Timeless, Angela (Anja Savcic) découvre que les gribouillages qu'elle réalise sur des photos deviennent réalité et qu'elle peut ainsi se débarrasser de ceux qui se dressent sur le chemin de sa réussite...

Encore un épisode particulièrement frustrant en cela qu'il semble à nouveau être à court de temps, avec un dernier acte passé en avance rapide, forçant des interactions et des dialogues improbables pour arriver de manière artificielle à sa conclusion. La chute fonctionne bien, cela dit. 

# 4x06 :

- George Romero in 3-D! : Après avoir découvert une boîte renfermant de vieux comic books de zombies en 3D publiés par George Romero, Martin (Graham Verchere) réalise que leur lecture avec des lunettes 3D permet aux zombies de sortir de la page et de s'attaquer au monde réel...

Encore un hommage à Romero signé Nicotero, grand fanboy devant l'éternel, qui va là jusqu'à conjurer l'esprit de Romero en personne (interprété par un acteur) pour mettre en scène cette histoire de lunettes 3D amusante et sanglante, qui malheureusement, une fois de plus, s'écroule totalement dans sa conclusion : non seulement la résolution est catapultée, mais en plus le protagoniste ignore soudainement totalement sa mère, tout juste zombifiée, et la laisse derrière lui, sans supervision, alors qu'il a passé tout l'épisode à éviter que les zombies ne s'échappent. Mais non, c'est plus cool de placer une punchline à la con... *soupir*

- Baby Teeth : Mère poule surprotectrice et superstitieuse, Miranda (Rochelle Greenwood) peine à gérer sa fille adolescente rebelle, Shelby (Alison Thornton), qui sort tout juste de chez le dentiste. Mais Miranda a ses raisons : leur famille est visée par les fées, qui en veulent à Shelby...

Un épisode qui propose une relecture du monde des fées et des changelins, mais qui peine un peu à convaincre, en cela que les adolescentes sont insupportables, que la fée ressemble au Crypt Keeper en version Mini-Me, et que si le tout est effectivement bourré d'effets gore gratuits, la fin arrive de manière précipitée, faisant l'impasse sur la cohérence et les explications pour privilégier une conclusion rapide, dans le cadre des 20-22 minutes du récit.

- Bilan saisonnier -

Le bilan va être simple et rapide : bof. Encore une fois, Creepshow souffre des mêmes problèmes que d'habitude, tant au niveau du budget que des idées : c'est cheap, souvent dérivatif, fréquemment inabouti compte tenu du format du show, et ça vise principalement les fanboys du genre, qui veulent voir des monstres en latex (assez réussis, je l'admets), de la fausse hémoglobine, des chutes un peu mordantes, et se montrent très (trop) indulgents vis-à-vis du reste.

Cela dit, le premier récit de la saison, celui du frère de Mike Flanagan, reste à ce jour le plus intéressant du lot (même si une grosse partie du public, outre-Atlantique, l'a détesté), et la relecture du Petit Chaperon Rouge était amusante. C'est toujours ça de pris.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Les bilans de Lurdo - SEMAINE WALPURGIS - Shining Vale, saison 2 (2023)

Publié le 4 Mai 2024 par Lurdo dans Comédie, Drame, Starz, USA, Télévision, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Horreur, Thriller, Fantastique, Walpurgis, Romance

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur... 

Shining Vale, saison 2 (2023) :

Tout juste sortie de l'asile, Patricia (Courteney Cox) réintègre le domicile familial, où elle tente de se réintégrer, et de ramener les Phelps à une vie normale. Plus facile à dire qu'à faire, d'autant que son roman a été publié sans son accord et pousse ses lectrices au meurtre, et que Pat est toujours sur le point de retomber dans la folie... ou du moins, dans un monde des plus surnaturels.

La saison 1 de Shining Vale était un hybride étrange entre série d'horreur et comédie sarcastique, une variation décomplexée sur The Shining dont le format court apportait ici un rythme et une décontraction agréables... jusqu'à ce que les scénaristes perdent le contrôle de ce rythme, de la structure et de la cohérence du tout à mesure que la fin de saison approchait.

Sans surprise, il en va exactement de même de cette saison 2, l'ultime de la série (annulée depuis), mais qui louche de manière beaucoup plus appuyée sur Rosemary's Baby et autres engences sataniques. Finies (ou presque), les manifestations fantômatiques de Rosemary (Mira Sorvino), ici remplacées par la présence envahissante de Ruth, la voisine (à nouveau interprétée par Sorvino) adepte des herbes et autres concotions étranges.

Et Courteney Cox de sombrer à nouveau dans la folie, à peine sortie de l'asile (car son assurance ne la prenait plus en charge). C'est là tout son parcours, cette saison : elle revient chez elle, tente de renouer avec sa famille et de se faire pardonner pour ses actes, elle tombe enceinte, et se persuade qu'elle a couché avec le diable. Terry, lui, est amnésique et réapprend à vivre, jusqu'à ce que, soudain, il reprenne du poil de la bête, mette sa femme enceinte, se booste à la testostérone, et décide de devenir le nouveau maire de la ville. Il y a aussi Gaynor, qui se rebelle et couche avec un séduisant prêtre italien potentiellement imaginaire ; et enfin Jake, qui découvre des passages secrets dans les murs et devient stoner dans cette cachette.

Autant de sous-intrigues entremêlées qui, il faut bien l'avouer, aboutissent à un tout à peine cohérent. Surtout à partir de la mi-saison, quand les événements s'accélèrent tellement qu'à nouveau, on a l'impression qu'il manque une partie du scénario, pas aidé par une production qui s'amuse à place ici ou là des rêves, des hallucinations, des avances rapides de plusieurs mois, des montages, etc.

Encore une fois, donc, la série, si elle est dynamique et amusante à suivre (et à tourner, visiblement, vu que tout le monde y met une véritable énergie), paraît aussi tout sauf maîtrisée, trop éparpillée et brouillonne pour convaincre totalement, et laissant délibérément de nombreuses zones d'ombre, certainement pour les expliquer (ou pas) lors d'une suite qui n'aura pas lieu.

Au final, donc, un programme assez frustrant, plein d'éléments agréables et drôles, mais manquant vraiment trop de rigueur pour n'être autre chose qu'une curiosité télévisuelle un peu bordélique.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Critique éclair #012 - SEMAINE WALPURGIS - The Piper (2023)

Publié le 3 Mai 2024 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Walpurgis, USA, Review, Musique

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

The Piper (2023) :

Flutiste tentant de proposer ses compositions à son chef d'orchestre autoritaire, Gustafson (Julian Sands), Mel (Charlotte Hope) reçoit pour tâche de finir un Concerto pour enfants que Katharine (Louise Gold), qui lui a tout appris, n'a jamais terminé de son vivant. Mais rapidement, alors qu'elle travaille sur les partitions, elle réalise que la mélodie qui y figure a des pouvoirs étranges, et qu'un être malveillant a été réveillé par ce concerto...

Une assez bonne surprise qui revisite le conte du Joueur de Flute de Hamelin en mode horreur : c'est assez bien interprété (même si Julian Sands, dont c'est le dernier film, est un peu sous-exploité en chef d'orchestre autoritaire - il aurait fait un bon Joueur de flute dans des flashbacks, par exemple), pas trop mal filmé (malgré des choix d'éclairage au néon ultra-contrasté çà et là - c'est à la mode) et surtout, ça bénéficie d'une bande originale excellente de Christopher Young, qui signe ici une nouvelle composition mémorable dans le genre de l'horreur.

Et c'est cette composition qui porte le film sur ses épaules, et fait pardonner au spectateur certains des points faibles du métrage : le rythme pas toujours formidable (ça s'essouffle un peu dès lors que le Joueur de flute commence à traquer les enfants), le bad guy vraiment quelconque (et le passage gore, vers la fin, assez inutile - mais réussi), les rats sous-exploités, sans oublier une mise en scène qui ne parvient pas vraiment à camoufler les faiblesses musicales de certains acteurs... mais il y a suffisamment de bonnes idées et de qualités dans tout ça pour que le film reste intéressant.

3.75/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000), sur celui-ci (1001-2000) ou bien ce dernier (2000+)...

commentaires

Critique éclair #011 - SEMAINE WALPURGIS - Sang plomb (2007)

Publié le 2 Mai 2024 par Lurdo dans Comédie, Horreur, Critiques éclair, Cinéma, Politique, Walpurgis, USA, Review

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Sang plomb (Blood Car - 2007) :

Dans un futur proche, alors que le prix de l'essence a explosé et que seules les personnes les plus riches peuvent désormais conduire, Archie (Mike Brune), un enseignant végan, découvre que le moteur "vert" qu'il tente de mettre au point fonctionne en réalité au sang humain. Reste à trouver de quoi alimenter fréquemment le moteur, car le nouveau statut social du jeune homme attire sur lui les convoitises de toutes les femmes du secteur, notamment Denise (Katie Rowlett) et Lorraine (Anna Chlumsky)... tout en suscitant l'intérêt du gouvernement.

Une comédie noire horrifique qui... tourne à vide, se voulant une satire de tout ce qui tourne autour de l'automobile, du statut qu'elle confère, de la consommation de carburant, du véganisme, de la protection de l'environnement (ou plutôt de son absence), de l'hypocrisie de chacun, etc, etc, etc, et enveloppant le tout dans un côté potache et gratuitement racoleur qui n'apporte pas grand chose.

On est dans de l'exploitation à très petit budget qui prétend avoir un message social, Troma n'est pas loin, mais ça reste un ensemble bien bancal, avec un protagoniste so 2000s assez peu attachant, une réalisation parfois approximative (comme l'interprétation, d'ailleurs), de l'humour qui tombe à plat, et une Anna Chlumsky dont on se demande ce qu'elle fabrique là-dedans.

Sous forme de segment court d'une anthologie horrifique comme un V/H/S, ça aurait pu marcher, mais en l'état, ça ressemble fortement à un postulat de court métrage artificiellement rallongé pour tenir 75 minutes.

1.5/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000), sur celui-ci (1001-2000) ou bien ce dernier (2000+)...

commentaires

Critique éclair #010 - SEMAINE WALPURGIS - Freeze (2022)

Publié le 1 Mai 2024 par Lurdo dans Cinéma, Thriller, Horreur, Critiques éclair, Histoire, Fantastique, USA, Review, Walpurgis

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Freeze (2022) :

En mission pour retrouver le Capitaine Streiner (Tim Cartwright) et son équipage, partis explorer le Pôle Nord, le Capitaine Mortimer (Rory Wilton) et l'équipage de l'Innsmouth (Johnny Vivash, Jake Watkins, David Lenik, Ricardo Freitas, Beatrice Barrilà) se retrouvent rapidement pris par les glaces, et assaillis par d'étranges créatures amphibiennes. Les survivants se réfugient alors dans des grottes voisines, où ils découvrent les origines antédiluviennes de ces Profonds, ainsi que le sort de Streiner...

Un petit budget lovecraftien qui lorgne gentiment sur The Terror et se veut très inspiré de At the Mountains of Madness... sans avoir les moyens financiers et techniques de livrer un métrage convaincant. 

Déjà, parce que le film montre immédiatement ses créatures à l'écran, dès les premières secondes, et précipite son récit, incapable de créer le suspense ou la menace : en moins de 20 minutes, tout l'équipage (4 personnes et demi) a déjà été attaqué, chassé du bateau, arpente des étendues enneigées (dont les plans aériens plutôt jolis révèlent les traces de passage de nombreux véhicules et autres skieurs), et est déjà dans des grottes sombres où il va passer tout le reste du film.

À partir de là, tout est tiré vers le bas par les limites budgétaires et scénaristiques du film : les Profonds sont des mecs en combinaison de caoutchouc qui marchent à quatre pattes et dont les attaques se limitent à câliner leurs victimes, quelqu'un est venu passer un coup de balai dans les grottes avant le tournage, ça tourne en rond, la photographie est basique, et la structure globale du film ne fonctionne pas vraiment, notamment dans le grand final avec sa préparation à la Aliens.

C'est dommage, car il y a là un vrai potentiel, un embryon de film réussi enfoui dans tout ça, notamment parce que la distribution est plutôt solide (mention spéciale à Cartwright en grand méchant machiavélique) et que l'atmosphère fonctionne ponctuellement, mais ce n'est pas encore à niveau.

2/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000), sur celui-ci (1001-2000) ou bien ce dernier (2000+)...

commentaires

Critique éclair #009 - SEMAINE WALPURGIS - Destroy All Neighbors (2024)

Publié le 30 Avril 2024 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Shudder, Horreur, Fantastique, Walpurgis, USA, Review, Musique

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Destroy All Neighbors (2024) : 

Ingénieur son et musicien névrosé, William (Jonah Ray Rodrigues) voit d'un mauvais œil un nouveau voisin s'installer dans son immeuble : ce dernier, Vlad, est bruyant, agressif et repoussant, et William commence rapidement à ne plus le supporter. Jusqu'à ce que l'irréparable se produise, et que le musicien se retrouve pris dans une spirale infernale le rendant coupable d'une série de meurtres sanguinaires...

Une comédie horrifique Shudder qui ne fonctionne jamais vraiment comme elle le devrait, même lorsqu'elle vire au gore décomplexé, au bout d'une demi-heure.

Le problème, en fait, outre son protagoniste névrosé et antipathique, c'est que tout le reste ressemble en fait un peu trop au prog rock que William tente de composer et qui fascine le film : c'est plein de concepts plus ou moins probants, qui sont mis bout à bout de façon un peu aléatoire, avec des transitions improbables, de fausses bonnes idées (Alex Winter, enfoui sous trois tonnes de latex, qui adopte un accent à mi-chemin entre Irlande, pays de l'Est et Inde), des moments psychédéliques (le grand final à deux doigts d'une scène de Tenacious D), des ruptures de rythme... et ça donne l'impression de tourner en rond et de durer trop longtemps, surtout si l'on n'entre pas immédiatement dans le délire.

Les effets spéciaux à l'ancienne sont efficaces, cela dit, avec du latex et plein d'hémoglobine, mais ça s'arrête là, et la mayonnaise n'a pas du tout pris, en ce qui me concerne.

2/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000), sur celui-ci (1001-2000) ou bien ce dernier (2000+)...

commentaires

Les bilans de Lurdo : Sandman, saison 1 (2022)

Publié le 2 Mars 2024 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Review, USA, UK, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Thriller, Netflix

Adaptation en 10 épisodes (+ 1 épisode bonus partiellement animé, d'ailleurs probablement le meilleur et le plus homogène de la série) des comic-books de Neil Gaiman, The Sandman se veut un portage à l'écran fidèle à l'œuvre originale, puisque chapeauté par Gaiman lui-même, par David Goyer (aïe), par un producteur/scénariste de Grey's Anatomy et du premier Wonder Woman (re-aïe) et écrite par un paquet de scénaristes pour la plupart inexpérimentés (ou provenant de Grey's ou de The Catch, aïe aïe aïe).

Ce qui explique probablement pourquoi, malgré une direction artistique très travaillée, le produit fini est aussi mitigé...

Sandman, saison 1 (The Sandman, season 1 - 2022) :

Maître du monde des rêves, Morpheus (Tom Sturridge) tombe dans le piège d'un sorcier humain (Charles Dance) et passe ainsi plus d'un siècle en captivité. À son évasion, il retrouve un monde des rêves en ruines, laissé à l'abandon, ses nombreux habitants éparpillés, et il apprend que les outils de sa fonction lui ont été dérobés : il part alors à leur recherche, emprunt d'une colère et d'une misanthropie toujours plus présentes...

Produite au terme d'un development hell conséquent, qui a vu le projet passer du grand écran au petit écran, la saison 1 de The Sandman a été globalement assez bien reçue par les critiques américaines... mais je dois avouer que j'ai été franchement déçu par le tout.

En réalité, il est compliqué de vraiment exprimer ce qui ne fonctionne pas dans l'approche de la série... c'est un ressenti partiellement subjectif, une impression d'adaptation mécanique limitée par le budget et par le talent des personnes impliquées (Gaiman n'a pas écrit un scénario de sa série en solo), et qui trop souvent, se contente de recopier fidèlement la version papier avec raideur et distance... sans parvenir à en retranscrire l'essence onirique si particulière.

En même temps, était-il seulement possible d'adapter l'œuvre originale à un format télévisuel, qui plus est sur Netflix, et en coupant tous ses liens avec l'univers DC comics, sans la dénaturer fortement ?

Et je ne parle pas là du cahier des charges Netflix en matière de représentativité ethnique et sexuelle, une représentativité partiellement héritée du comic-book (et de Gaiman, dont le mot d'ordre pendant le casting, était, de son propre aveu, "est-ce que le fait que le personnage soit blanc et/ou un homme dans la bd est important ? Non ? Alors on change."), mais poussée ici dans ses retranchements de manière très mécanique (c'est bien simple, à part le Sandman et Fiddler's Green, tous les personnages présents sur l'affiche ci-dessus ont été gender-swapped, race-swapped, et/ou sont LGBTQ+) et dont l'épisode 11 semble se moquer un peu (au travers du personnage de Madoc, pseudo-féministe, qui exige de manière pétulante que l'adaptation de son roman soit produite avec 50 % de femmes et de personnes de couleur devant et derrière la caméra - ce qui est peu ou prou le modus operandi Netflix, sous couvert d'égalité des chances).

Certes, ce cahier des charges est balourd au possible, et l'on se retrouve, de manière assez récurrente, avec un Sandman pas très doué ou intelligent, qui passe tout son temps à se faire remettre en place ou à se voir expliquer la vie par des strong black women... mais c'est Netflix, on commence à être habitués.

Non, ce qui est plus compliqué à adapter, en fait, c'est la forme narrative de la bande dessinée, qui pouvait alterner les récits plus longs avec des récits unitaires plus mélancoliques ou philosophiques. Une dualité quasi-anthologique qui faisait fréquemment passer le personnage-titre au second plan des récits, et qui se retrouve ici plus ou moins bien retranscrite, puisque l'adaptation assez fidèle à la structure des bandes dessinées fait que les 5 premiers épisodes sont ainsi consacrés au Sandman, à sa libération, et à sa tentative de retrouver ses possessions perdues... avant de basculer vers un hybride d'épisodes unitaires et d'adaptation du second arc du comic-book.

Et le sort réservé au Corinthien (Boyd Holbrook, dans un rôle présenté très tôt, en filigrane, comme le Big Bad de la saison, une menace, un cauchemar/tueur en série échappé du monde des rêves, vénéré par la communauté des tueurs en série... et qui finit évacué en manière honteuse en fin de saison, après avoir été notamment éclipsé tout du long par d'autres personnages, et notamment par John Dee/David Thewlis, excellent) est assez emblématique de la bataille constante que se livrent, dans cette série, les forces du récit original, de son aura mystique et onirique, de ses concepts improbables et de son décalage typiquement gaimaniens, opposées au formatage d'une adaptation télévisuelle modernisée, étriquée et parfois techniquement approximative.

En effet, si la direction artistique est intéressante et travaillée, la post-synchro de la série est assez mauvaise, l'image est immonde (pour une raison incompréhensible, toute la série est délibérément filmée avec un format d'image légèrement étiré dans le sens de la hauteur, une décision créative agaçante jamais justifiée, et dont Gaiman et compagnie ont du mal à expliquer les motifs), les effets numériques sont inégaux, les incrustations sur fond vert flagrantes et bancales...

L'écriture est, elle, très variable, avec des épisodes plutôt bons (notamment les épisodes 5 - un huis-clos dans un diner - et 6 - deux mini-récits sur le thème de la mort -, ou encore l'épisode 11), pas mal d'éléments sous-développés (qui semblent uniquement là pour faire "comme dans le comic-book") et d'autres passages qui font grincer des dents (tout ce qui concerne Johanna Constantine paraît particulièrement forcé, y compris l'interprétation de Jenna Coleman, et tout ce qui tourne autour de la convention de serial killers tombe à plat, avec de l'humour qui fait lever les yeux au ciel)...

De manière globale, une fois que la série adapte le second arc du comic book et se consacre à Rose Walker, le niveau retombe un peu, Morpheus passe largement au second plan, et la série préfère se consacrer au personnage de Rose, à son parcours, à ses proches, à sa nouvelle "famille" excentrique, etc.

Autant d'éléments qui passent nettement mieux sur papier, dans le cadre d'une série écrite par un Anglais et ne se prenant pas forcément toujours au sérieux, que sur le petit écran, qui manque totalement de la finesse, du recul, et du style nécessaires pour créer cette réalité improbable.

C'est peut-être ça, le vrai problème de cette adaptation de The Sandman : un manque de style, de vision et de personnalité. En confiant cette série a une poignée de scénaristes américains et à des réalisateurs de télévision, la série peine à imposer sa marque et ressemble trop souvent à une adaptation servile et formatée, ne cherchant jamais à transcender le matériau de base pour son passage au petit écran, si ce n'est de manière superficielle et complaisante.

Ça perd une grande partie de son charme, ça paraît un peu bordélique, et c'est peu ou prou ce à quoi je m'attendais de la part de Netflix, en fait... 

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Christmas Yulefest 2023 - A Creature was Stirring (2023)

Publié le 3 Janvier 2024 par Lurdo dans Cinéma, Horreur, Fantastique, Noël, Yulefest, Christmas, Review, Critiques éclair, USA, Religion

La Nouvelle année est là, et chez les Téléphages Anonymes, la Christmas Yulefest, notre marathon de cinéma festif, continue jusque début janvier... 

A Creature was Stirring (2023) :

Alors qu'un blizzard recouvre complètement la région, un frère (Connor Paolo) et sa sœur (Scout Taylor-Compton) très pieuse entrent par effraction dans une demeure isolée pour s'y réfugier. Mais ils trouvent là Faith (Chrissy Metz), infirmière et ex-toxicomane, qui vit avec sa fille Charm (Annalise Basso), atteinte d'un étrange mal. Enfermée dans sa chambre, et n'en sortant que sous étroite surveillance de sa température, Charm semble en effet se transformer dans certaines conditions mystérieuses...

Un film d'horreur festif (ou du moins, qui prend place aux environs de Noël et est constamment baigné dans des éclairages monochromatiques au néon reflétant les couleurs des nombreuses décorations de Noël) qui intrigue pendant son premier tiers, commence à laisser dubitatif dans le second (en même temps, entre ses délinquants farouchement religieux, ses histoires d'ex-droguée, de porc-et-pic-garou, etc, et les nombreux problèmes de montage et de narration, il y a de quoi), et qui finit par être de plus en plus incohérent et décousu, jusqu'à une conclusion finale en mode "twist à la Shyamalan", qui justifie à postériori tous les problèmes narratifs et structurels du film par un bon gros "en fait, elle a tout imaginé, et le monstre est une métaphore de son addiction et de ses regrets" bien honteux.

C'est très loin de m'avoir convaincu, les diverses thématiques (science vs religion, addiction, traumatisme, maltraitance, etc) sont abordées avec des moufles et survolées, la bestiole est un peu ridicule (quand elle se met en boule et roule façon Sonic), et malgré les efforts de certains des acteurs, ce huis-clos ne fonctionne pas vraiment.

1.5/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Christmas Yulefest 2023 - It's a Wonderful Knife (2023)

Publié le 18 Décembre 2023 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Christmas, Noël, Yulefest, USA, Review, Shudder

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...  

It's a Wonderful Knife (2023) :

Après avoir survécu et vaincu l'Ange, un tueur en série sanguinaire écumant la ville d'Angel Falls, Winnie Carruthers (Jane Widdop) peine à exorciser son traumatisme et à oublier la mort de sa meilleure amie. Un an plus tard, alors qu'une étrange aurore boréale survole la ville et que la dépression de Winnie est plus présente que jamais, la jeune femme fait le vœu de ne jamais avoir existé : celui-ci est exaucé, et elle se retrouve alors dans un Angel Falls ravagé par l'Ange et par le maléfique Henry Waters (Justin Long), businessman aux dents longues qui a racheté toute la ville... et qui se cache sous le masque du tueur en série.

Encore un de ces films d'horreur qui reprend un concept classique, et l'adapte à la sauce slasher, comme Happy Death Day, Totally Killer ou encore Freaky, qui partage d'ailleurs avec It's a Wonderful Knife un même scénariste.

Ici, c'est La vie est belle, de Capra, qui est passé à la moulinette du slasher adolescent semi-goguenard (et LGBTQ-positive), avec un Justin Long cabotin mais efficace, et quelques acteurs secondaires efficaces parmi les seconds rôles (Katharine Isabelle en lesbienne sarcastique, Joel McHale en père éploré, ou encore William B. Davis), ainsi qu'un tueur qui ressemble vaguement à un cosplay de Moon Knight.

Malheureusement, le métrage ne décolle jamais vraiment, trop terne visuellement, et peinant à convaincre au niveau de l'écriture : à se demander si ce n'était pas un embryon de script, inabouti et produit en vitesse suite au succès inattendu de Freaky, à l'image de la motivation même de l'héroïne de ce métrage (le meurtre de sa meilleure amie), totalement ignorée une fois la mise en place et le premier tiers du film écoulés.

Bref, ce n'est pas une réussite, c'est assez pauvre visuellement et thématiquement, ce n'est pas aussi malin ou original que cela pense l'être, en somme : bof.

2/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Christmas Yulefest 2023 - There is Something in the Barn (2023)

Publié le 13 Décembre 2023 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Noël, Christmas, Yulefest, Review, Norvège, Finlande, Jeunesse

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...  

There is Something in the Barn (2023) :

Les Nordheim, une famille américaine, héritent d'une ferme perdue au milieu des montagnes norvégiennes, et ils décident d'y passer les fêtes de Noël et d'y ouvrir un Airbnb. Rapidement, cependant, Lucas (Townes Bunner), le jeune fils Nordheim, découvre que la grange est occupée par un lutin qui contribue à l'entretien des lieux, mais obéit à plusieurs règles : pas de bruit, pas de lumière vive, pas de changement trop conséquent de son mode de vie. Malheureusement, Bill (Martin Starr), le père de famille, contrevient rapidement à toutes ces règles, et déclenche la colère de l'être surnaturel...

Une comédie fantastique finno-norvégienne à mi-chemin entre Troll, Rare Exports et Gremlins, en cela que ça prend les atours d'un film de Noël pour en détourner le ton vers quelque chose de plus horreur/creature feature, mais que le tout reste assez léger, rigolard et inoffensif pour rester abordable par toute la famille, avec beaucoup de slapstick et une fin heureuse.

Et ma foi, si le tout est très sympathique, tant formellement (jolis décors naturels) qu'au niveau de l'humour très nordique (les personnages secondaires norvégiens et leur flegme sont assez amusants), ce mélange des genres fait que There is... se retrouve un peu trop le postérieur entre plusieurs chaises, jamais suffisamment rythmé pour emporter l'adhésion, jamais suffisamment horrifique pour faire peur ou susciter de la tension, jamais suffisamment percutant pour être une comédie mordante et vraiment drôle...

Ajoutez à cela une famille principale assez inégale (autant Martin Starr est impeccable, autant les autres membres de la famille laissent indifférents) avec une caractérisation un peu simpliste, et voilà, un petit film agréable, qui se suit facilement, mais qui peut aussi frustrer par ses imperfections et ses défauts.

Pas mal, mais peut mieux faire.

Un petit 4/6 (parce que j'ai un faible pour tout ce qui est folklore nordique)

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Blog Update ! - Septembre/Octobre 2023 : Halloween Oktorrorfest 2023

Publié le 5 Novembre 2023 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Update, Télévision, Halloween, Oktorrorfest, Fantastique, Horreur, Cinéma, Les bilans de Lurdo

Comme tous les ans, depuis le 18 septembre, les Téléphages Anonymes se sont mis à l'heure des citrouilles, des monstres et autres horreurs surnaturelles pour un festival de films et de séries de genre passés en revue jusque début novembre : l'Halloween Oktorrorfest 2023 !

# Phase 1 : 18 septembre - 15 octobre #

01 - The Loneliest Boy in the World (2022) - 1.5/6

02 - Slayers (2022) - 1.5/6

03 - Fanged Up (2017) - 2.25/6

04 - Unhuman (2022) - 2.25/6

05 - Bad Candy (2021) - 2.5/6

06 - Le dernier voyage du Demeter (2023) - 3.25/6

07 - R.I.P.D. 2 - Rise of The Damned (2022) - 3/6

08 - Terrifier 2 (2022) - 3.5/6

09 - We Have a Ghost (2023) - 2.75/6

10 - Sorry about the Demon (2022) - 3/6

11 - Blood Relatives (2022) - 3.5/6

12 - Scare Package II : Rad Chad's Revenge (2022) - 2.5/6

13 - Venus (2022) - 2/6

14 - Night at The Eagle Inn (2022) - 3.75/6

15 - Blood (2023) - 2.5/6

16 - Offseason (2022) - 3.25/6

17 - Smile (2022) - 2.75/6

18 - The Friendship Game (2022) - 1.25/6

19 - M3GAN (2022) - 2.75/6

20 - Tremors 7 : Shrieker Island (2020) - 2.5/6

21 - Kids vs. Aliens (2023) - 2.75/6

22 - The Vigil (2019) - 3.5/6

23 - We Need To Do Something (2021) - 3.75/6

24 - Renfield (2023) - 4/6

25 - Les Démons du maïs (2023) - 2.25/6

26 - Evil Dead Rise (2023) - 3/6

27 - There's Something Wrong with the Children (2023) - 1.75/6

28 - Coupez ! (2022) - 3.5/6

29 - Brooklyn 45 (2023) - 4.5/6

30 - Knock at the Cabin (2023) - 3/6

---

# Film(s) de la phase 1 : 

Brooklyn 45, un huis-clos théâtral qui ne plaira pas à tout le monde, mais qui reste unique en son genre ; Renfield, une comédie rigolarde assez inégale, mais dont le côté décomplexé emportera probablement l'adhésion ; We Need to Do Something, un autre huis-clos à petit budget, mais qui parvient à conserver une tension qui n'est pas désagréable ; et Night at the Eagle Inn, un autre petit budget au sens de l'humour plus sympathique, très Contes de la Crypte.

 

# Flop(s) de la phase 1 : 

The Loneliest Boy in the World, une comédie anglaise très kitsch et maniérée à laquelle je n'ai pas du tout accroché ; Slayers, une tentative de faire une comédie vampirique satirique qui tombe globalement à plat ; The Friendship Game, qui trébuche dès ses premiers instants suite à des choix narratifs et structurels bancals, et qui ne s'en remet pas ; et There's Something Wrong With The Children, un film approximatif et dérivatif...

 

# Petit écran :

Déjà beaucoup de séries passées en revue depuis le début de cette Oktorrorfest 2023 : à commencer par Lockwood & Co, une série britannique young adult très sympathique, mais dont l'unique saison n'aura pas de suite sur Netflix ; la saison 5 de What We Do In The Shadows, toujours divertissante malgré quelques moments de ronronnement ; la saison 1 de Monstrous, un programme coréen un peu inabouti, du réalisateur de Dernier train pour Busan ; l'unique saison de The Midnight Club, de Mike Flanagan, série imparfaite mais intéressante, déjà annulée par Netflix.

La saison 8 d'Inside No. 9 qui, comme la précédente, souffle un peu le chaud et le froid ; la saison 1 de The Rig, un programme britannique frustrant dont les choix et les protagoniques décoivent ; la première saison de Reginald The Vampire, une comédie vampirique SyFy assez amusante, qui va en s'améliorant après de premiers épisodes inégaux ; et la saison 1 de Wednesday, création un peu bâtarde de Tim Burton et des scénaristes de Smallville, qui passe à côté de son sujet, semble ne pas comprendre son univers et la particularité des Addams, mais a connu un succès démesuré sur Netflix...

---

# Phase 2 : 16 octobre - 06 novembre #

31 - Bloody Muscle Body Builder in Hell (1995) - 3.5/6

32 - Malum (2023) - 3/6

33 - The Blackening (2023) - 2.75/6

34 - Girls with Balls (2018) - 3.5/6

35 - Scream VI (2023) - 3.25/6

36 - Jagged Mind (2023) - 2.5/6

37 - Bird Box Barcelona (2023) - 3/6

38 - Zom 100 : La liste de la mort (2023) - 1.5/6

39 - La Chose derrière la porte (2023) - 2/6

40 - Resurrected (2023) - 4/6

41 - Arthur, malédiction (2022) - 1.5/6

42 - Un Vampire à Brooklyn (1995) - 2.5/6

43 - From Black (2023) - 2.25/6

44 - The Haunting of the Queen Mary (2023) - 2.5/6

45 - La Main (2023) - 2.25/6

46 - El Conde (2023) - 3/6

47 - Traquée (2023) - 3.75/6

48 - Living with Chucky (2022) - 3.5/6

49 - Slotherhouse (2023) - 1.5/6

50 - Totally Killer (2023) - 3/6

51 - Elvira, maîtresse des ténèbres (1988) - 3/6

52 - Elvira et le château hanté (2001) - 4/6

53 - R.L. Stine's Zombie Town (2023) - 1.75/6

54 - Monster High 2 (2023) - 3/6

55 - Le Manoir hanté et les 999 Fantômes (2003) - 3/6

56 - Muppets Haunted Mansion (2021) - 4.5/6

57 - Le Manoir hanté (2023) - 2.25/6

58 - Five Nights at Freddy's (2023) - 2/6

59 - Pet Sematary : Bloodlines (2023) - 1.75/6

60 - V/H/S/85 (2023) - 3.5/6

61 - Suitable Flesh (2023) - 3/6

---

# Film(s) de la phase 2 : 

La Muppets' Haunted Mansion, probablement l'adaptation la plus réussie à ce jour de l'attraction Disney, à la fois lugubre et amusante ; Elvira et le château hanté, une parodie rigolarde et pleine de bonne humeur des films Hammer et compagnie ; et Resurrected, un found footage au postulat intéressant, et à l'exécution plutôt efficace...

 

# Flop(s) de la phase 2 : 

Zombie Town, une adaptation fauchée de RL Stine ; la suite DTV de Pet Semetary, en mode préquelle inutile et creuse ; Slotherhouse, une comédie d'horreur délibérément idiote et approximative ; Arthur, malédiction, où quand Luc Besson décide de transformer sa franchise de fantasy en slasher stupide ; Zom 100, la liste de la mort, une adaptation de manga sans la moindre tension...

Et une mention spéciale à La Chose derrière la porte, un film d'horreur avec Séverine Ferrer, et à l'adaptation de FNAF, jamais effrayante dans ses intentions de film d'horreur familial...

 

# Petit écran :

Quelques déceptions et quelques bonnes surprises, dans cette seconde phase de l'Oktorrorfest 20231899, un programme Netflix des créateurs de Dark, qui commençait bien, mais se finit de manière frustrante et inaboutie ; Archive 81, une autre série Netflix pas forcément désagréable, mais inaboutie sur le fond et la forme ; Castlevania Nocturne, dynamique mais obéissant de manière tellement évidente au cahier des charges Netflix que ça en devient frustrant...

Heureusement, une fois de plus, Mike Flanagan a répondu présent avec sa très réussie Chute de la Maison Usher, un hommage très bien mené à Edgar Allan Poe ; et Interview with the Vampire, d'AMC, s'est avérée une bonne surprise, là aussi, une revisite du récit original, modernisée, mais assez maîtrisée.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

---

# À venir :

Voilà, l'Halloween Oktorrorfest 2023 est terminée, et comme toujours, vous pouvez retrouver l'intégralité des films passés en revue dans le cadre de ce marathon festival au fil des ans sur la page qui lui est dédiée ; en parallèle, le moment est venu de retrouver un rythme plus normal sur le blog des Téléphages Anonymes... ou presque, puisque dans moins de trois semaines, c'est déjà la Christmas Yulefest qui débute sur le blog, avec ses critiques de films festifs et enneigés jusque début janvier.

Dans l'intervalle, deux petites semaines sur le blog, avec quelques sorties cinéma récentes (Blue Beetle, Mission Impossible, Barbie...), et une semaine entière consacrée aux séries (Ahsoka, Good Omens, Heels...) !

...

Dans l'intervalle, toutes les mises à jour du blog sont disponibles sur la page Updates, et la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog est accessible dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)... ​ ​​

commentaires

Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2023 - La Chute de la maison Usher (2023)

Publié le 4 Novembre 2023 par Lurdo dans Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, USA, Review, Netflix, Drame, Thriller, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Fantastique, Flanagan

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, durant tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...  

La Chute de la maison Usher (The Fall of the House of Usher - 2023) :

Sentant sa fin approcher, Roderick Usher (Bruce Greenwood), PDG d'une grande entreprise pharmaceutique productrice d'opioïdes, convie le procureur Auguste Dupin (Carl Lumbly), son meilleur ennemi, a un ultime tête à tête au cours duquel il promet de lui révéler tous ses secrets et ses crimes, ainsi que la raison de la mort soudaine de chacun des enfants Usher, Frederick (Henry Thomas), Camille (Kate Siegel), Leo (Rahul Kohli), Tamerlane (Samantha Sloyan), Victorine (T'Nia Miller), et Prospero (Sauriyan Sapkota), tous plus détestables et amoraux les uns que les autres...

Ultime production liant Mike Flanagan à Netflix (il a depuis été recruté par Amazon pour plusieurs adaptations de Stephen King), La Chute de la maison Usher est, comme son nom l'indique, l'occasion pour Flanagan de s'attaquer à l'œuvre d'Edgar Allan Poe, et ce de manière plutôt astucieuse : huit épisodes d'une petite heure, narrant le destin funeste de chacun des membres de la Maison Usher, chaque personnage devenant ainsi le protagoniste de l'un des récits emblématiques de Poe.

Le Masque de la mort rouge, Double assassinat dans la Rue Morgue, Le puits et le pendule, Le Scarabée d'or, Le Cœur révélateur, Le Chat noir, etc... autant de récits adaptés et reformatés de manière amusante et quasi-anthologique, liés par le fil rouge de la famille Usher, composée de déviants et de sociopathes finis à tous les étages.

Ici, c'est Prospero l'influenceur qui organise une orgie, là, c'est Victorine la scientifique qui fait des expériences sur les singes et les humains, ailleurs, c'est Leo le créateur de jeux vidéo qui tue son chat sous l'emprise de la drogue... toutes les réinventions ne se valent pas forcément (tout ce qui concerne Goldbug et le sort de Tamerlane ne m'a pas vraiment convaincu), mais cela permet à Flanagan et à son équipe de jouer avec les références, avec ses acteurs fétiches (on retrouve pas mal de visages familiers des précédentes œuvres du réalisateur), avec les sous-intrigues, pour les mêler et les rattacher toutes au destin macabre de la lignée Usher, condamnée depuis que Roderick et sa sœur Madeline (Mary McDonnell), informaticienne glaciale et calculatrice, ont fait un pacte avec la Mort.

Une Mort incarnée ici par Verna (Carla Gugino), présence mystérieuse et récurrente dans la série, qui rôde dans chaque épisode et vient réclamer son dû, prenant, l'une après l'autre, la vie de chaque membre du clan Usher.

Avec la Chute de la maison Usher, Mike Flanagan s'amuse, et délivre une satire mordante (bien que parfois un peu maladroite ou évidente) des grandes entreprises, de Big Pharma, des riches et des puissants, sans jamais se défaire de son côté macabre et sinistre, voire même (très) sanglant. C'est bien interprété, comme toujours, c'est très bien filmé, bien conçu, bref, c'est très sympathique, assez ludique, et le format globalement maîtrisé, à la limite de l'anthologie, fait que c'est probablement ma série préférée de Mike Flanagan.

(et mention spéciale pour Mark Hamill en Arthur Pym, joyeusement détestable et austère) 

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2023 - 61 - Suitable Flesh (2023)

Publié le 3 Novembre 2023 par Lurdo dans Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, USA, Shudder, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...  

Suitable Flesh (2023) :

Lorsque sa collègue et meilleure amie Elizabeth Derby (Heather Graham) est internée pour avoir massacré l'un de ses patients, le Dr Daniella Upton (Barbara Crampton) tente de comprendre ce qui a pu lui arriver. Beth lui raconte alors comment elle a rencontré Asa Waite (Judah Lewis), son patient, persuadé d'être régulièrement possédé par son père (Bruce Davison), qui tenterait de quitter son propre corps malade...

Un film écrit par le coscénariste des films de Stuart Gordon (et de Ghoulies II), tourné par le réalisateur de Détour Mortel 2 et de Chillerama, produit par Barbara Crampton, et qui se veut une suite spirituelle aux adaptations de Lovecraft de Gordon et Yuzna : une version modernisée de La Chose sur le seuil, délibérément drapée dans tous les atours de ces adaptations des années 80-90, avec un certain côté ludique qui n'est pas désagréable... mais ça s'arrête là.

La relecture de Lovecraft est efficace, joliment sanglante, et le ton décomplexé des films de Gordon & co reste présent, mais le film flirte un peu trop avec l'hommage stylistique au genre, quitte à basculer dans le mauvais pastiche : il faut dire que les scènes de sexe 90s sur fond de saxo langoureux font grincer des dents plus qu'autre chose, d'autant que Graham et Lewis n'ont pas grande alchimie.

C'est vraiment une question de dosage, en fait, et ce Suitable Flesh m'a semblé un peu trop racoleur, un peu trop 90s, un peu trop approximatif çà et là, pour me convaincre.

Amusant, sans plus.

3/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2023 - 60 - V/H/S/85 (2023)

Publié le 3 Novembre 2023 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Thriller, Fantastique, Review, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

V/H/S/85 (2023) :

Nouvelle cuvée de la franchise V/H/S (après ses incursions dans les années 90), avec cette fois-ci une anthologie se déroulant en 1985, et des segments réalisés, notamment, par David Bruckner (Southbound) et Scott Derrickson (Doctor Strange, Sinister).

- Total Copy : des scientifiques étudient une étrange forme de vie humanoïde qui imite ce qu'elle voit...

Sous la forme d'un reportage télévisuel, un fil conducteur assez classique et sans surprises, signé David Bruckner.

- No Wake : un groupe de jeunes part camper au bord d'un lac, mais devient alors la cible d'un tireur fou... qui ne parvient pas totalement à les tuer.

Pas désagréable, mais principalement pour son rebondissement surnaturel en cours de route, et ses effets sanglants.

- God of Death : un séisme frappe le Mexique en plein tournage d'une émission matinale, et les sauveteurs et le caméraman sont contraints de se réfugier sous terre pour fuir... jusqu'à trouver un ancien temple précomolombien.

Changement de pays et de langage pour ce segment en espagnol qui se regarde, mais qui n'est pas toujours ultra crédible (la suspension d'incrédulité est mise à rude épreuve) et avec de la nudité totalement gratuite.

TKNOGD : une performance artistique néoluddite tourne à la tragédie quand les invocations moqueuses faites au dieu de la technologie finissent par réveiller une entité en colère...

Un peu longuet dans son aspect performance artistique, et sans grande surprise, mais avec un final joliment sanglant et spectaculaire.

- Ambrosia : une famille aux mœurs très particulières est cernée par la police alors qu'elle célébre le passage à l'âge adulte de l'une d'entre eux...

La suite-surprise de No Wake, mais du point de vue de la tueuse. Assez nerveux (c'est une grosse fusillade), à défaut d'être particulièrement surprenant une fois que l'on comprend où ça va (le pistolet à eau).

- Dreamkill : un policier reçoit des VHS prémonitoires lui montrant des meurtres plusieurs jours avant que ceux-ci ne se produisent...

Scott Derrickson à la barre pour un segment assez long et, malheureusement, assez convenu, à mi-chemin entre le slasher et l'enquête policière. On perçoit bien les intentions de tout le monde derrière la caméra, mais il y a un côté un peu trop cheap dans tout ça, et les motivations du tueur, ainsi que sa force herculéenne, semblent un peu aléatoires.

---

Dans l'ensemble, une anthologie V/H/S qui n'est pas exceptionnelle, mais qui a le mérite d'être qualitativement plus homogène et efficace que certaines des versions précédentes. Cela dit, même si le cadre des années 80 est plus sympathique et bigarré que les années 90 ou ultérieures, il reste tout de même un certain goût d'inachevé ou d'inabouti, çà et là... 

3.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2023 - 59 - Pet Sematary : Bloodlines (2023)

Publié le 2 Novembre 2023 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Thriller, Halloween, Fantastique, Oktorrorfest, Review, Paramount, USA, Histoire

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Pet Sematary - Bloodlines (2023) :

En 1969, alors qu'il est sur le point de quitter sa ville natale de Ludlow avec sa petite amie Norma (Natalie Alyn Lind), Jud (Jackson White) apprend le retour de Timmy (Jack Mulhern), un ami d'enfance réputé perdu au Vietnam. Mais Timmy semble différent, violent et agressif, et bien vite, Jud découvre l'existence d'un sinistre secret local transmis de génération en génération : celui du Simetierre pour animaux tout proche, capable de ramener les morts à la vie... mais différents.

Suite/préquelle du Simetierre quelconque de 2019, ce Bloodlines n'est, ni plus ni moins, qu'un film qui serait directement sorti en DTV avant l'ère du streaming : personne ne demandait particulièrement à ce que le film voie le jour, il tente de donner des explications sur le pourquoi du comment du Simetierre (ce qui a un peu l'effet inverse, en fait, puisqu'il fait du Simetierre un lieu positif où les natifs-américains se protégeaient d'un Mal ancien à l'aide des esprits des animaux... uh ?), les morts sont immédiatement ramenés à la vie et transformés en semi-Deadites agressifs décomposés, le script ne semble avoir qu'une seule idée (un vague propos sur le Vietnam, la guerre, le PTSD) qui n'aboutit à rien, David Duchovny fait presque de la figuration, et on a constamment l'impression que des pans entiers du scénario ont été coupés au montage, surtout vers la fin.

Bref, sans être une catastophe industrielle, ce n'est pas bon, ce n'est pas intéressant, ce n'est pas tendu ou inquiétant... et la faute en revient totalement à la réalisatrice (une débutante derrière la caméra, scénariste de Sierra Burgess is a loser), au scénariste (du remake de l'Échelle de Jacob, entre autres), et à la post-production.

1.75/6 (le flashback au 17e siècle est étrangement réussi, par contre, j'aurais préféré voir un film entier là-dessus)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2023 - 58 - Five Nights at Freddy's (2023)

Publié le 2 Novembre 2023 par Lurdo dans Cinéma, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, USA, Review, Peacock, Halloween, Thriller, Jeunesse, Critiques éclair

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Five Nights at Freddy's (2023) :

Agent de sécurité élevant seul sa petite sœur repliée sur elle-même et ayant besoin d'argent, Mike (Josh Hutcherson) accepte une offre d'emploi recommandée par son conseiller (Matthew Lillard) : surveiller, de nuit, les locaux abandonnés de la pizzeria Freddy Fazbear's Pizza Place. Mais rapidement, Mike va découvrir qu'entre rêves étranges et robots animatroniques semblant capables de se mouvoir, ce nouveau poste est loin d'être de tout repos...

Une adaptation Blumhouse de la franchise de jeux vidéos FNAF, que je connais principalement par quelques vidéos YouTube, mais dont j'ai tout de même saisi les grandes lignes. À l'identique, j'ai aussi conscience que la franchise, initialement horrifique, est progressivement devenue un mastondonte du genre, tout en visant un public de plus en plus jeune et friand d'une horreur rigolote et cartoony.

C'est probablement la raison pour laquelle cette adaptation est aussi peu satisfaisante. Trop longue, elle s'embourbe dans une mise en place interminable (une vingtaine de minutes), et surtout, elle échoue totalement à susciter la moindre tension pendant près de 80 minutes, trop affairée à reproduire fidèlement l'univers de la franchise, ses animatroniques colorés, ses content creators (le caméo de MatPat, qui débite sa catchphrase... mouais), etc, sans vraiment créer le moindre suspense.

La faute, donc, à ce personnage principal toutélié à la truelle à la mythologie FNAF, au rythme mollasson et épisodique du récit (qui alterne entre vie de famille avec sa sœur, et nuits assez calmes au restaurant/rêves pas très intéressants), à un ton qui se retrouve le postérieur entre deux chaises, tour à tour ultra-sérieux avec une interprétation bizarrement intense (la fliquette), et à la limite de la parodie (la tante, son avocat, tout ça), et à un film qui ne bascule que dans l'horreur (pg-13 et safe) que pendant 10 minutes, à la fin, sans réelle menace puisque Freddy et ses amis ne sont finalement pas bien méchants.
 
Vraiment pas top, tout ça.

2/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2023 - 57 - Le Manoir hanté (2023)

Publié le 1 Novembre 2023 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Horreur, Review, Disney, USA, Jeunesse

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Le Manoir hanté (Haunted Mansion - 2023) :

Astrophysicien traumatisé par la mort de son épouse, Ben (LaKeith Stanfield) est recruté par le Père Kent (Owen Wilson), afin d'aider Gabbie (Rosario Dawson) et son fils Travis (Chase W. Dillon), qui ont emménagé dans un immense manoir hanté. Sceptique, Ben réalise cependant rapidement que 999 fantômes hantent les lieux, et qu'une entité maléfique tente de trouver un millième esprit pour pouvoir se libérer des murs de la bâtisse...

Nouvelle adaptation de l'attraction phare de Disney, par le réalisateur de Dear White People, et la scénariste de Ghostbusters 2016, cet Haunted Mansion a reçu un accueil particulièrement tiède de la part des critiques à sa sortie en salles en juillet... ce qui a, bien entendu, amené une bonne partie du commentariat Web à défendre l'avis opposé, par pur principe, et à affirmer que cet Haunted Mansion était un vrai bon film, qui plus est bien meilleur que la version Eddie Murphy de 2003 (pas forcément très compliqué à accomplir, convenons-en).

Et pourtant... j'ai trouvé tout ça bien fade, honnêtement. Plus fade encore que la version 2003, principalement parce que les effets spéciaux de cette version ne sont jamais vraiment mis en valeur par la réalisation et la mise en scène (absence de plans plus serrés, créatures numériques inabouties, manque de contrastes et de profondeur, etc), et parce que le script m'a semblé vraiment décousu.

Un script qui évite l'unité de lieu du Manoir, pour enchaîner les séquences en extérieur, les moments à l'humour plat et inefficace (la scène avec Wynona Ryder, les passages avec Jamie Lee Curtis), les placements produits dans les dialogues, le fanservice constant qui se plie en quatre pour placer tous les éléments de l'attraction, et les ruptures de ton empêchant un bon développement de tous personnages (Rosario Dawson a vraiment un rôle ingrat) ou l'instauration d'un semblant d'ambiance.

Et puis, comme je le mentionnais plus tôt, il y a ces effets visuels, qui rapidement transforment le Manoir en tout numérique extensible sur fond vert, avec des acteurs plus ou moins bien incrustés à l'écran...

Non, définitivement, j'aurais dû m'en douter dès cette introduction brinquebalante en voix off, qui présente maladroitement la Nouvelle-Orléans sur un montage d'images génériques : le film est bancal, assez mal écrit (même si la thématique du deuil n'est pas désagréable dans son traitement), longuet et pas forcément très convaincant visuellement.

Bof.

2.25/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2023 - 56 - Muppets Haunted Mansion (2021)

Publié le 1 Novembre 2023 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Fantastique, Horreur, Oktorrorfest, Halloween, Disney, Télévision

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Muppets Haunted Mansion (2021) :

Le soir d'Halloween, Pepe et Gonzo sont invités à relever un défi : survivre une nuit dans le Manoir le plus hanté du monde, où ils sont accueillis par un sinistre majordome (Will Arnett) et une mariée des plus entreprenantes (Taraji P. Henson)...

Une bonne surprise, pour moi qui ne suis pas un grand fan des Muppets : 50 minutes, un rythme bien maîtrisé, des guests humains qui ne sont pas envahissants (Arnett, Henson, Darren Criss, John Stamos, Danny Trejo et autres), un message positif, et surtout, une visite du Manoir Hanté de Disney qui respecte les fondamentaux et les incontournables de l'attraction, tout en les adaptant à l'humour Muppets, et en y rajoutant une touche de commentaire méta plutôt rigolo.

Très sympathique, tout ça.

4.5/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2023 - 55 - Le Manoir hanté et les 999 Fantômes (2003)

Publié le 31 Octobre 2023 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Jeunesse, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, USA, Review

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Le Manoir hanté et les 999 Fantômes (The Haunted Mansion - 2003) : 

Agent immobilier surbooké, Jim Evers (Eddie Murphy) délaisse un peu trop sa femme Sara (Marsha Thomason) et ses enfants (Marc John Jefferies, Aree Davis). Pour se faire pardonner, il emmène sa famille en vacances, mais s'arrête, en cours de route dans un vieux manoir abandonné que Jim doit vendre : un manoir hanté par Mr Gracey (Nathaniel Parker), son majordome Ramsley (Terence Stamp) et d'innombrables fantômes qui sont bien décidés à ne pas aider les Evers repartir...

En attendant le remake de 2023 (critique en ces pages demain), retour sur le Manoir hanté de 2003, une sortie tentant de surfer sur la vague Pirates des Caraïbes (sorti la même année) mais étant loin d'avoir connu le même succès critique et public.

Chapeautée par Rob Minkoff (réalisateur de films d'animation Disney, dont le Roi Lion), mise en musique par Marc Mancina, écrite par le scénariste d'Elfe, de Zoom et des Chroniques de Spiderwick), cette version du Haunted Mansion de Disneyland a en fait un problème : elle tente d'être à la fois une adaptation de l'attraction, une comédie familiale assez formatée et au budget limité et une comédie afro-américaine avec un Eddie Murphy bridé, qui tentait alors de donner à sa carrière une nouvelle direction.

Ce qui, forcément, coince aux entournures, empêche Murphy de se lâcher, empêche les fantômes de faire peur (malgré des maquillages réussis signés Rick Baker), empêche l'humour de fonctionner à plein régime et souffre de la comparaison inévitable (à l'époque) avec le budget et le grand spectacle des Pirates.

Pourtant, oui, la direction artistique est superbe ; oui, malgré des effets numériques moyens, le générique d'ouverture, qui résume en silence l'histoire du manoir, est intéressant ; oui, la distribution secondaire est efficace (bémol sur Nathaniel Parker, un peu falot, et sur la voix chevrotante de Terence Stamp) ; oui, la bande originale est plus qu'appropriée... mais tout cela ne sauve pas forcément un film au script finalement assez dérivatif et mollasson, qui prend largement son temps pour s'installer, et ralentit bien, notamment dans la dernière demi-heure.

Ce n'est pas désastreux, les enfants s'amuseront devant pour peu qu'ils aiment l'attraction ou le macabre, mais ça reste très très moyen.

3/6 (en étant gentil)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2023 - 54 - Monster High 2 (2023)

Publié le 31 Octobre 2023 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Musique, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Oktorrorfest, USA, Paramount, Review, Critiques éclair

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Monster High 2 (2023) :

Désormais en deuxième année, Clawdeen (Miia Harris), Draculaura (Nayah Damasen), Frankie (Ceci Balagot) et leurs amies sont confrontées à un défi inattendu : le retour de Toralei Stripe (Salena Qureshi), élève en lice contre Clawdeen pour le poste de Préfète de l'école, et dont l'hostilité farouche envers toute personne pratiquant la sorcellerie l'oppose directement à Draculaura. Et pour ne rien arranger, un couvent de sorcières semble avoir pris l'école pour cible...

Le premier Monster High, malgré des défauts inhérents à son formatage évident (et le fait que je ne sois pas du tout le public visé), m'avait finalement assez agréablement surpris, principalement par sa production efficace, sa distribution sympathique, et son ambiance générale, rappelant clairement les D-com d'antan.

Ici, on prend les mêmes et on recommence... mais la mayonnaise prend nettement moins. Probablement parce que les chansons sont totalement insipides (et trop fréquentes dans la première heure), que le scénario est cousu de fil blanc (l'élection scolaire est sous-développée, le piège des sorcières et sa résolution est évident, l'ellipse façon Bilbo pendant la bataille des 5 armées ne passe pas très bien), qu'une partie de l'histoire prend place à Seattle, dans une usine désaffectée (esthétiquement, bof) et que, globalement, il manque d'un petit quelque chose, d'une certaine fraîcheur (inhérente au côté "découverte d'un univers" du premier) pour vraiment emporter l'adhésion.

Bizarrement, en fait, alors que les similarités du projet avec les Halloweentown et autres téléfilms Disney étaient responsables d'une grande partie du charme du premier volet, ici, ces similarités ont tendance à tirer un peu le tout vers le bas, ou du moins, ça a nettement moins fonctionné sur moi.

Un petit 3/6 pour la direction artistique, toujours très travaillée, et pour la distribution qui semble bien s'amuser, mais bon. 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2023 - 53 - R.L. Stine's Zombie Town (2023)

Publié le 31 Octobre 2023 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, Canada, Fantastique, Horreur, Oktorrorfest, Halloween

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...  

R.L. Stine's Zombie Town (2023) :

Lorsque Len Carver (Dan Akroyd), réalisateur reclus de film de zombies, annonce la projection de son nouveau métrage après des décennies d'absence, toute la ville de Carverville se réjouit. Sauf Mike (Marlon Kazadi), qui déteste les films d'horreur... et lorsque la projection du film transforme tous les habitants de la ville en zombies, Mike et sa meilleure amie Amy (Madi Monroe) doivent tout faire pour survivre et annuler cette malédiction.

Un film canadien adaptant un roman de R.L. Stine de la manière la plus plate et fauchée qui soit, ce Zombie Town ne parvient jamais à être drôle, intéressant ou effrayant, même à un niveau jeunesse, aux exigences moindres.

En fait, c'est bien simple, le tout ressemble à un téléfilm approximatif sans grand budget, où tout est passé dans le salaire de Dan Akroyd et de Chevy Chase (qui a une scène et demie, en pilotage automatique), et où personne n'est capable d'insuffler la moindre énergie ou le moindre style à un récit déjà pas très folichon, qui aurait à peine rempli un épisode de 25 minutes.

Ajoutez à cela un duo principal sans grande alchimie (en même temps, la demoiselle, une tiktokeuse fille d'une présentatrice télé, est tellement refaite qu'elle donne l'impression d'avoir 35 ans), et voilà, un métrage jeunesse particulièrement laborieux et sans grand intérêt.

1.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000) ; et pour les films d'horreur de l'Halloween Oktorrorfest, ils sont tous passés en revue ici...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2023 - 52 - Elvira et le château hanté (2001)

Publié le 30 Octobre 2023 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, USA, Review, Halloween, Oktorrorfest, Fantastique, Horreur

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...  

Elvira et le château hanté (Elvira's Haunted Hills - 2001) :

Dans les Carpathes, en 1851, Elvira (Cassandra Peterson) et sa fidèle servante Zou Zou (Mary Jo Smith), fuient sans payer une petite bourgade et, après avoir croisé le chemin du séduisant Dr. Bradley Bradley (Scott Atkinson) trouvent refuge dans un lugubre château hanté. Là, Elvira découvre alors qu'elle est le portrait craché d'Elura, la femme décédée de l'étrange Comte Hellsubus (Richard O'Brien), propriétaire des lieux...

Second film mettant en vedette Elvira, ce Haunted Hills change radicalement d'optique, et opte pour une parodie des films gothiques de la Hammer et des adaptations de Poe de Roger Corman, avec Vincent Price : on a droit au vieux château en ruine traversé par une faille, à la famille hantée par une malédiction, au grand escalier dans ce qui est clairement un décor de studio (assumé comme tel), au doublage approximatif du palefrenier italien, aux passages secrets, aux apparitioons fantômatiques, à la chambre de torture, etc, etc, etc, le tout dans une ambiance bon enfant et rigolarde, avec une Elvira un peu plus calme que dans le film précédent, et des personnages secondaires qui cabotinent et s'amusent beaucoup.

Ah, et n'oublions pas une chanson grivoise façon cabaret, tout un côté cartoon à la Scooby Doo (avec les bruitages appropriés), et la dernière ligne droite, avec le château qui tremble les acteurs en mode Star Trek, qui se jettent à droite et à gauche pendant que la caméra tremblote non-stop.

Alors certes, ça reste un peu balourd, mais ça garde un certain charme, c'est toujours fait avec bonne humeur et légèreté, et c'est une déclaration d'amour à un genre auquel Cassandra Peterson a toujours été attachée (elle était amie avec Vincent Price, à qui le film est dédié).

4/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000) ; et pour les films d'horreur de l'Halloween Oktorrorfest, ils sont tous passés en revue ici...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2023 - 51 - Elvira, maîtresse des ténèbres (1988)

Publié le 30 Octobre 2023 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Review, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...  

Elvira, maîtresse des ténèbres (Elvira : Mistress of the Dark - 1988) :

Elvira (Cassandra Peterson), présentrice tv de Los Angeles, rêve de se produire à Las Vegas, mais pour réunir les fonds nécessaires à ce projet, elle mise sur l'héritage qu'elle doit toucher de sa grand-tante Morgana. Elle se rend donc à Fallwell, dans le Massachusetts, une bourgade sage et rangée, où son apparence explosive crée le scandale, et y découvre qu'elle hérite d'une vieille maison en ruines, d'un livre étrange et d'un caniche agressif...

Une comédie très 80s, assez graveleuse et bas de plafond, que ce soit sur le plan de l'écriture, de la caractérisation (Elvira enchaîne les one-liners comme une comédienne de stand-up) ou de la réalisation (avec plein de plans serrés sur les courbes d'Elvira, entre autres). 

Le rythme est un peu bancal, avec des accélérés, du slapstick plus ou moins probant, la narration ne décolle vraiment que vers la fin, quand le surnaturel se déclenche vraiment, et le love interest d'Elvira, délibérément himbo, n'a pas grande présence à l'écran, ni même la moindre alchimie avec Elvira... mais bizarrement, le film se regarde. 

Malgré tous ses défauts, en effet, le fait que ce Elvira, maîtresse des ténèbres ne se prenne jamais au sérieux joue en sa faveur : c'est une comédie assez typique de son époque, pas très aboutie, jamais subtile, mais son interprète principale y met tellement d'énergie et de bonne volonté qu'il est difficile de détester le résultat final.

3/6 (en étant gentil)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000) ; et pour les films d'horreur de l'Halloween Oktorrorfest, ils sont tous passés en revue ici...

commentaires

Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2023 - Castlevania : Nocturne, saison 1 (2023)

Publié le 29 Octobre 2023 par Lurdo dans Animation, Aventure, Action, Fantastique, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Les bilans de Lurdo, Histoire, Review, USA, Netflix

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, durant tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques... 

Castlevania : Nocturne, saison 1 (2023) :

300 ans après les aventures de Simon Belmont et de ses alliés, Richter Belmont (Edward Bluemel) se trouve pris dans la tourmente de la Révolution française, alors que nobles et vampires s'associent pour écraser toute résistance, et pour faire place à Elizabeth Bathory (Franka Potente), messie de tous les vampires...

Je ne vais pas mentir : en voyant l'accueil ultra positif de la presse américaine (certains sites parlant même d'œuvre transcendant le genre et de meilleure adaptation vidéoludique de tous les temps), je me suis aussitôt méfié. Et rapidement, en visionnant les premiers épisodes, j'ai compris. J'ai compris que cette mini-série très... Netflix cochait toutes les cases du cahier des charges de la plateforme, ces mêmes cases qui brossent bien souvent les critiques dans le sens du poil. 

Alors certes, alors que les critiques étaient déjà en extase, j'avais eu un peu de mal avec les saisons du Castlevania de Warren Ellis... mais là, honnêtement, j'ai passé plus de temps à lever les yeux au ciel qu'à apprécier la série.

En même temps, Netflix + un scénariste anglais chapeautant un trio de scénaristes débutants issus de minorités, ça ne pouvait donner qu'une vision très... anglosaxonne/ethnocentrique de la France, de la Révolution française, et de l'esclavage - parce que oui, effectivement, le personnage principal de cette saison, ce n'est pas Richter, mais Annette, un personnage tiré des jeux vidéos mais complètement réinventé en esclave haïtienne en fuite, qui fait de la magie vaudoue, est descendante directe d'un Dieu, devient une meneuse révolutionnaire et permet aux scénaristes de faire des leçons de morale à Richter (et au spectateur empreint de white guilt) sur l'esclavage, la lutte des classes, l'émancipation, et le fait que la Révolution française est un truc de blancs qui ne fera rien pour aider les noirs opprimés, au diable la liberté, l'égalité et la fraternité.

Annette, donc, devient à son arrivée, très tôt dans la saison, le personnage le plus développé, clairement celui qui intéresse le plus les scénaristes, suivi par Maria (sa sœur dans les jeux, ici une révolutionnaire militante, magicienne/dresseuse de pokémons, fille illégitime du méchant religieux local), sa mère, et Richter arrivant loin derrière, passant le plus clair de la saison à être sous-développé, à peine compétent, même une fois qu'il retrouve son thème musical et ses pouvoirs (qui n'ont aucune efficacité face aux principaux méchants de la saison).

Et c'est à peu près à ce moment de la saison que j'ai commencé à avoir un étrange sentiment de déjà vu : pas tant vis à vis des précédentes saisons de Castlevania, qui faisaient elles aussi passer Trevor au second plan après un certain temps, mais... une adaptation animée par Netflix, qui déconstruit la figure de son héros principal pour redistribuer le pouvoir et le premier rôle à des personnages féminins forts et volontaires (dont un personnage afroaméricain inventé de toutes pièces), qui fait de l'un de ces personnages féminins badass un être à la destinée et aux origines exceptionnelles, qui fait passer son héros en retrait... ça me rappelle quelque chose, mais quoi ?

Girl power, donc, diversité et représentativité ethnique et sexuelle très accrues - un chanteur d'opéra métisse forcément gay, un soldat de l'ordre des Hospitaliers (on a échappé aux Templiers !) lui aussi gay, un vampire aztèque gay (cela dit, Olrox est probablement le personnage le plus convaincant de la saison, à la fois ambigu, séduisant, intelligent, et son background, raconté en quelques phrases, est nettement plus intéressant que les innombrables scènes d'Annette parlant de l'esclavage, blablabla), la maléfique Drolta (une vieille sorcière miteuse dans les jeux) qui devient une femme noire supersexy à l'énorme chevelure crépue/afro violette, portant latex et cuissardes à plateformes (après tout, l'internet aime les méchantes vampires sexy, il faut bien faire du fanservice, je suppose) -, quelques anachronismes flagrants, et une patte graphique toujours aussi peu emballante, du moins à mes yeux (le design de über-Bathory est immonde, mais en même temps, le personnage tout entier est raté et cliché au possible).

Ajoutez à cela un deus ex Alucard un peu agaçant, une identité musicale toujours aussi peu probante, un doublage inégal, une caractérisation féminine un peu abrasive (la caractérisation masculine n'est pas forcément meilleure, dans un autre style) et une fin en queue de poisson appelant une suite... et voilà, un Castlevania Nocturne qui se regarde assez vite de par son format et son action dynamique, mais qui m'a laissé tout aussi mitigé que les versions précédentes, voire même beaucoup plus.

Mais comme je le disais en ouverture, je ne suis pas surpris que ça ait tant plu que ça à la critique américaine, tant ça répond exactement à sa demande. Et il est probable que si le tout avait été plus subtil dans son écriture, moins "cochons mécaniquement les cases du cahier des charges Netflix", et si le style visuel n'était pas aussi polarisant, j'aurais plus apprécié.

En l'état, je commence à vraiment me lasser du format des adaptations animées Netflix.

 

 

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 > >>