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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #horreur catégorie

Les bilans de Lurdo - Christmas Yulefest 2021 - Lutins, saison 1 (2021)

Publié le 2 Janvier 2022 par Lurdo dans Aventure, Christmas, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Lurdo, Netflix, Noël, Review, Thriller, Yulefest, Danemark

Noël est derrière nous, 2022 est là, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Lutins, saison 1 (Nisser, season 1 - 2021) :

Pour Noël, une famille citadine composée de Josefine (Sonja Steen), de son frère Kasper (Milo Campanale), et ses parents Mads (Peder Thomas Pedersen) et Charlotte (Lila Nobel) part pour une île danoise reculée. Rapidement, cependant, ils découvrent qu'une clôture électrique sépare les habitants de l'île d'un peuple de lutins carnivores dangereux... et que Josefine, en recueillant un bébé lutin blessé et en l'emmenant en secret, vient de déclencher la colère des habitants de la forêt.

J'ai envie de dire : encore une série Netflix, et encore une production sous-développée, avec ce programme de six épisodes qui ressemble fortement à un script de long-métrage (tout compris, ces six épisodes n'atteignent même pas les 2 heures) découpé de manière inutile pour produire une série de Noël.

Et si à la limite le produit fini était maîtrisé et intéressant ! Mais non, pas de chance, Lutins est un creature feature qui parvient à être totalement frustrant et agaçant, par la faute de son écriture et de son interprétation. À commencer par le problème principal : tous les personnages sont antipathiques, et sont délibérément rendus stupides par le scénario, pour que ce dernier puisse avancer.

On pourrait lister tous les points problématiques, depuis les problèmes de logique basiques (la clôture électrifiée miteuse et clairement insuffisante qui protège les habitants de l'île des lutins, le fait que l'île accueille des touristes alors que les habitants n'en veulent clairement pas et que les lutins sont sanguinaires) jusqu'à la caractérisation balourde (Karen présentée comme la grande méchante de l'histoire, alors que c'est la seule qui a un semblant de jugeote et de cerveau ; les parents de Josefine et Kasper qui n'ont pas la moindre autorité et se laissent marcher sur les pieds), en passant par un récit reposant entièrement sur une jeune protagoniste insupportable et immature (elle n'en fait qu'à sa tête du début à la fin, boude lorsqu'on lui dit non, enlève un bébé lutin, décide d'en faire son animal domestique même après l'avoir vu dévorer un chat, est responsable de la mort de nombreuses personnes sur l'île, tue un lutin adulte... et n'apprend absolument rien de ses erreurs, puisque - spoilers - tout se finit bien pour elle, que sa famille s'en sort indemne, qu'elle est même félicitée par sa mère... et qu'elle repart avec le bébé lutin !), à l'interprétation très inégale (par moments, on frise l'autisme)....

Mais au final, ce qui ressort de ce Nisser, c'est que le tout est assez creux et inabouti, à l'image de la pseudo-romance de Kasper avec une jeune habitante de l'île (guère plus convaincante que Josefine dans son jeu inexpressif). En fait, c'est tellement simpliste qu'on en vient même à se demander si Nisser n'était pas un projet de film familial bricolé après son écriture pour rentrer dans un cadre Netflix plus adulte et sériel...

Bref, difficile de s'inquiéter du sort de personnages antipathiques et sous-développés, qui ne paient jamais leurs erreurs ou leurs choix (les scénaristes voient clairement la famille comme une unité attachante qui doit se ressouder dans l'adversité ; le spectateur, lui, voit plutôt une bande de têtes à claques qui arrivent sur une île, ignorent tous les avertissements et toutes les règles locales, et repartent indemnes après avoir ravagé l'équilibre millénaire qui existait sur place et tué indirectement tout une communauté) et tout aussi difficile de se ranger du côté des lutins qui (à l'image de l'ensemble du programme) sont survolés et rarement mis en valeur à l'écran.

M'enfin bon, au moins le petit lutin est mignon et visuellement réussi (on ne peut pas en dire autant des lutins adultes, joués par des personnes en costumes).

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Christmas Yulefest 2021 - 45 - Le Calendrier (2021)

Publié le 28 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Noël, Review, Thriller, Yulefest, France, Belgique

Noël est derrière nous, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Le Calendrier (2021) :

En fauteuil roulant depuis un accident de voiture, quelques années plus tôt, Eva (Eugénie Derouand) reçoit pour son anniversaire un calendrier de l'Avent allemand des plus étranges, aux règles très strictes : si elle mange chaque jour les sucreries contenues dans ce dernier, et si elle suit à la lettre les instructions contenues dans les fenêtres quotidiennes, alors de bonnes surprises l'attendent. Si elle faillit à cette règle, elle mourra. Seul problème : le calendrier a soif de sang... et ses instructions sont souvent malfaisantes.

Un thriller horrifique franco-belge qui lorgne fortement sur des productions du type Blumhouse matinées d'un côté malédiction à la Ring, en proposant une horreur aux règles un peu brouillonnes et un récit qui manque de maîtrise.

En effet, je ne peux pas dire que j'aie été particulièrement convaincu par ce film qui, déjà, souffre d'une tare récurrente chez un bon paquet de films français : son interprétation. Diction parfois récitative qui peine à s'approprier les dialogues pour les rendre naturels, direction d'acteurs très inégale, ça coince dès la première scène, et ça ne s'améliore ensuite que ponctuellement.

Ajoutez à cela des personnages secondaires très caricaturaux, une protagoniste assez délibérément antipathique (elle est handicapée, oui, mais elle est aussi particulièrement abrasive, dès sa première scène), et des moments un peu grotesques (le chien et la voiture) ou créativement mal avisés (le calendrier de l'avent traditionnel en bois... qui parle avec une voix vocodée risible, là où une mélodie de boîte à musique aurait été tout aussi efficace), et l'on se retrouve ainsi avec un film qui peine à intéresser le spectateur au sort de ses personnages.

Pire, il se permet de botter en touche vers la fin, en introduisant, pour l'héroïne, une porte de sortie narrativement sous-développée et en bottant en touche quand arrive la conclusion du métrage.

Bref, ça se regarde vaguement, mais ça manque de rigueur et d'efficacité.

2.25/6

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Les bilans de Lurdo - Christmas Yulefest 2021 - Les 12 jours sanglants de Noël, saison 1 : suite et fin (2016)

Publié le 26 Décembre 2021 par Lurdo dans Anthologie, Comédie, Christmas, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Les bilans de Lurdo, Noël, Review, Télévision, USA, Yulefest, YouTube

Noël est derrière nous, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Les 12 jours sanglants de Noël, saison 1 - suite et fin : 1x07-12 (12 Deadly Days, season 1 - 2016) :

Après une première moitié de saison surprenante (je ne m'attendais pas à apprécier, mais finalement, malgré des moyens évidemment limités, les six premiers épisodes étaient assez aboutis et variés), je termine la seule et unique saison de cette anthologie YouTube Premium produite par Blumhouse.

- 1x07 - Nuts A' Cracking : Wilbur (Daniel Roebuck), manager régional de sa branche, charge un prestataire mystérieux d'organiser pour ses employés (Timothy DeLaGhetto, Tom Lenk, Christine Woods, Robyn Lively, etc) une fête de bureau inoubliable... mais celle-ci s'avère rapidement être une chasse au trésor mortelle.

Un slasher en huis-clos façon escape game grotesque à l'issue funeste, mais assez anecdotique, notamment parce le boogeyman (un Casse-Noisettes géant) et ses meurtres sont très approximatifs, et que le tout est très criard et télégraphié.

- 1x08 - Elves Ascending : Des cultistes déguisés en lutins (Eric Ochoa, Jesse Merlin) suivant les instructions d'un mystérieux prophète disparu se persuadent que Kris (Steve Talley), un petit arnaqueur, est le Père Noël, et décident de faire de lui leur leader...

De la comédie absurde et surjouée, un peu fauchée et aux rebondissements plutôt prévisibles, mais pas désagréable pour autant. Sans plus.

- 1x09 - Cakes A' Cursing : Freddy (Jayson Blair), un YouTubeur cuisine goûtant les plats que ses spectateurs lui envoient, commence à avoir des visions inquiétantes après avoir mangé un fruitcake maudit qui ne laisse que trois jours à vivre à celui qui le mange... sauf s'il passe le fruitcake à quelqu'un d'autre.

Une relecture festive de l'horreur japonaise à la The Ring, qui réinvente cette tradition du fruitcake immangeable que l'on se refile à Noël dans les pays anglo-saxons. Amusant, bien que très dérivatif, et avec quelques effets efficaces.

- 1x10 - Cameras Rolling : Hunter (Mikey Murphy), un YouTubeur prankster, décide de faire une nouvelle farce à son petit frère Casey (Brayden Ferrell) sous l'œil de ses caméras cachées omniprésentes : il lui offre une poupée lutin supposée exaucer chaque jour de l'Avent le souhait de son propriétaire, et décide de saboter chacun des souhaits de son frère. Mais Hunter ne se doute pas que Casey va faire le souhait de se venger de lui...

Un postulat assez simple (une variation surnaturelle sur le concept de l'Elf on a Shelf américain), qui aurait pu être (en moins sanglant) un épisode de Fais-moi Peur et qui adopte ici un format vidéo de surveillance et caméra en vue subjective pour raconter cette histoire de lutin tueur. Plutôt efficace et avec un Mikey Murphy bien tête à claques.

- 1x11 - Phantoms Frightening/1x12 - Worlds Ending : Lorsque le spectacle de la Nativité de la ville, dirigé par Niko (John Kassir), est menacé par un étrange fantôme, Pepper (Tiya Sircar), l'une des interprètes, recrute les frères Cratchit pour résoudre ce mystère... mais l'un des deux est mort, et les pouvoirs de l'autre sont en panne. Pire : alors que Miles (Jon Fletcher) mène l'enquête, il découvre le sinistre secret du théâtre, et la menace incroyable qui plane sur la planète.

Un gros toutéliage final pour les deux derniers épisodes, qui ramènent la mère excentrique de l'épisode du renne, les deux enquêteurs/fil rouge de la série depuis le pilote, et tous les personnages secondaires aperçus çà et là, présents dans le public du spectacle.

Pas désagréable sur le fond, avec un accouchement démoniaque sur scène et des acteurs impliqués, mais plus inégal et frustrant sur la forme : la série délaisse un peu ce qui faisait sa force pour s'essayer à quelque chose de plus sérialisé, et... ça a tendance à être un peu bavard.

Un manque de moyens d'autant plus évident à la toute fin, qui botte en touche au travers d'une ellipse, faute d'avoir l'argent pour mettre en scène l'affrontement final. Et l'on devine que la production avait envie de revenir sur les personnages dans un projet ultérieur, mais que ça ne s'est jamais fait...

- Bilan -

Au final, une assez bonne surprise que ce 12 Deadly Days dont je n'attendais absolument rien, et qui s'avère être une anthologie tout à fait honorable dans le genre festif.

Certes, ce n'est pas parfait, et la deuxième moitié de la saison m'a semblé plus faible que la première fournée d'épisodes, mais pour une web-série YouTube sans grand budget ni grand nom au casting ou à la production, il n'y a ici rien de honteux, bien au contraire.

Agréable à regarder, en tout cas, et plutôt bien produit par Blumhouse, spécialiste de l'horreur pas cher tournée avec un budget minimaliste.

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Les bilans de Lurdo - Christmas Yulefest 2021 - Les 12 jours sanglants de Noël, saison 1 : première partie (2016)

Publié le 19 Décembre 2021 par Lurdo dans Anthologie, Christmas, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Les bilans de Lurdo, Noël, Review, Télévision, USA, Yulefest, YouTube

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Les 12 jours sanglants de Noël, saison 1 - première partie : 1x01-06 (12 Deadly Days, season 1 - 2016) :

Anthologie en douze épisodes de 25 minutes produits par Blumhouse Television pour YouTube Red (maintenant YouTube Premium), 12 Deadly Days raconte le quotidien des habitants de la ville de Saturn, en Californie, qui, durant les 12 jours précédant Noël, sont confrontés à de nombreux phénomènes surnaturels. Le tout, lié par de petits fils rouges pour faire la transition, et interprété par des YouTubeurs et influenceurs de la plateforme, aux talents d'acteur plus ou moins probants.

- 1x01 - A Haunting at the End of the Street : Hanté chaque Noël par des manifestations inexplicables, Ebenezer Scrooge (Bill Moseley) fait appel aux frères Cratchit (J. Claude Deering, Jon Fletcher), chasseurs de fantômes confirmés récemment installés à Saturn, California...

Un épisode d'ouverture pas désagréable réalisé par Joe Lynch, et qui modernise A Christmas Carol de manière sympathique, même si Bill Moseley y est bien trop caricatural à mon goût et que la YouTubeuse invitée (Meghan Rienks) fait de la figuration en fantôme vengeur.

- 1x02 - Killer Firs : Lorsque son père meure mystérieusement, Willow (Betty Gabriel), une environnementaliste militante, hérite du stand de sapins de ce dernier, mais découvre rapidement que les arbres cachent un sombre secret lié à leur origine...

Plutôt pas mal mené, tout ça, malgré un stand de sapins couvert d'arbres clairement artificiels, et un Burnie de Rooster Teeth assez inégal (il est d'ailleurs souvent filmé de dos, avec des dialogues réenregistrés en post-synchro, ce qui n'est pas une coïncidence).

 - 1x03 - Love Bites : Lizzie (Kaitlin Doubleday), une vampire, en a assez de son quotidien de suceuse de sang, et tombe amoureuse de Nathan (Douglas Smith), le benjamin d'une famille de chasseurs de vampires menés par un patriarche implacable (Jeff Kober)...

Un épisode plus léger et comique sur une romance improbable, ma foi plutôt sympathique. Et Nikki Limo était amusante en meilleure amie vampire de Lizzie.

- 1x04 - Reindeer Games : Gabe (Robert Belushi), un criminel en cavale, renverse et tue un renne du Père Noël. Avec son acolyte Mike (Tré Melvin), ils trouvent refuge chez la mère de Gabe, une excentrique persuadée d'avoir des pouvoirs new-age. Mais lorsque Jeri (Jennifer Elise Cox), un lutin travaillant pour le Pôle Nord, vient avertir Gabe qu'il doit désormais remplacer le renne, et que la transformation a déjà commencé, tout bascule...

Un épisode rigolard et décalé qui est presque trop parodique pour son propre bien, mais qui fonctionne bon gré mal gré, notamment parce que la situation très absurde conserve un fond émotionnel sincère, et que Tré Melvin a des réactions efficaces.

- 1x05 - Coffee Cups : Rebelle et anticonformiste, Judalina (Anna Akana) travaille dans un café indépendant où tout le monde partage sa vision de la vie. Jusqu'au jour où, subitement, le café est transformé en Podd's, succursale formatée d'une grande franchise dont clients et employés semblent tous lobotomisés dès la première gorgée de la boisson festive de la marque...

Un épisode qui ressemble fortement à ce que Chair de poule et Fais-moi peur ! pouvaient produire à la grande époque : de l'épisode anthologique semi-sérieux, façon Body Snatchers, léger et efficace, avec un propos attendu sur le conformisme, une Anna Akana solide et un Sean Gunn mémorable en excentrique complotiste.

- 1x06 - Singers Slaying : Lorsque le garçon qu'elle babysitte s'étouffe en mangeant un bonbon, Morgan (Alexis Zall) fait le choix de faire comme si de rien n'était et de finir sa soirée en feignant la surprise au retour des parents. Mais avant cela, elle doit faire face à un sinistre trio de chanteurs de chants de Noël qui veulent la punir...

Un épisode typiquement Blumhouse dans son approche du genre, une actrice, une maison, des boogeymen efficaces, pour un segment plutôt réussi, même si l'on pourra (vraiment) remettre en question les motivations de la protagoniste. Cela dit, niveau ambiance, ça m'a évoqué, par instants, le cinéma de Dougherty, ce qui n'est pas une mauvaise chose...

(à suivre...)

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Un film, un jour (ou presque) #1550 : Black Friday (2021)

Publié le 25 Novembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Christmas, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Noël, Review, Science-Fiction, Science Fiction, USA, Yulefest

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Black Friday (2021) :

Le soir de Thanksgiving, les employés d'un magasin de jouets (Bruce Campbell, Devon Sawa, Ivana Baquero, Ryan Lee, Michael Jai White...) se préparent au Black Friday, lorsqu'une pluie de météorites frappe les États-Unis. Bien vite, le petit groupe réalise alors que des parasites extraterrestres tombés du ciel transforment leurs clients en créatures sanguinaires, qui assiègent le magasin...

Une comédie horrifique reposant sur un postulat tout simple, assimilant les hordes de shoppers du Black Friday à des hordes de zombies décérébrés et frénétiques... et l'intérêt du métrage s'arrête malheureusement là.

Manque de rythme, humour faiblard, personnages peu développés ou attachants, musique un peu envahissante (et fréquemment dérivative), structure bancale : la mayonnaise ne prend quasiment jamais, si ce n'est au niveau des maquillages relativement efficaces (le kaiju final, je suis moins convaincu). Le reste, malheureusement, tombe bien trop souvent à plat, et ne donne pas grand chose à faire à Bruce Campbell ou aux autres acteurs.

Au final, il émane de ce film une impression d'inachevé, un peu comme si c'était le premier jet du scénario qui avait été tourné - ce qui n'est pas forcément surprenant, puisque c'est ici le premier film du réalisateur et du scénariste. Une occasion manquée, en somme.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1546 : Army of Thieves (2021)

Publié le 19 Novembre 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Policier, Review, Romance, Thriller, USA, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Army of Thieves (2021) :

Amateur éclairé de coffre-forts et de serrurerie, Sebastian Schlencht-Wöhnert (Matthias Schweighöfer) est recruté, un beau jour, par la mystérieuse Gwendoline (Nathalie Emmanuel) et son groupe de voleurs internationaux : la hackeuse Korina (Ruby O. Fee), le conducteur Rolph (Guz Khan) et l'homme d'action Brad (Stuart Martin). Leur objectif : dévaliser trois coffres-forts de légende en quelques jours à peine, avant qu'ils ne soient mis hors d'usage... mais la police veille.

Parce que Zack Snyder est avant tout un opportuniste roublard sachant capitaliser sur sa fanbase aux franges lobotomisées, il a su négocier un contrat en béton armé avec Netflix, contrat qui a vu la production du très anecdotique et oubliable Army of the Dead... et de cette préquelle dont on se demande bien qui elle intéressera.

Tournée avant Army of the Dead, Army of Thieves est donc une préquelle sans zombies (ou presque, ils apparaissent ponctuellement dans des cauchemars du protagoniste, motivés par des flashes infos sur l'épidémie qui s'étend - mais ne vous y trompez pas, ces moments font clairement pièces rapportées), centrée sur un héros franchement déjà peu intéressant dans AotD, et réalisée mollement par l'interprète de ce personnage, dans un style assez anonyme.

Pourtant, bizarrement, la première ligne droite du film n'est pas désagréable : musique coécrite par Zimmer et assez décalée, personnage principal maladroit, ton très européen ; ça fonctionne à peu près, en fait, jusqu'à ce que le reste du groupe soit formé, et que le premier casse se mette en route.

À partir de là, ça commence à être nettement plus inégal. Forcément, pour qu'un film de casse fonctionne, il faut des personnages attachants, du rythme et de l'originalité... ce film dure bien trop longtemps (près de 2h10), se déroule de manière franchement générique et prévisible, et souffre d'une distribution soufflant le chaud et le froid : Schweighöfer tient son personnage, et O. Fee (sa compagne IRL) est amusante en hackeuse (même si ce personnage paraît un peu sous-écrit, et qu'il semble photocopié sur celui de ScarJo dans The Perfect Score), mais les autres sont à peine plus que des archétypes transparents, y compris dans le cas de Nathalie Emmanuel.

Ajoutez à cela Jonathan Cohen caricatural en flic français énervé, toujours à deux doigts de la rupture d'anévrisme, et voilà, un métrage qui se finit assez platement, et qui cache derrière ses thématiques wagnériennes pseudo-profondes un scénario trop basique pour son propre bien.

En soi, c'est compétent, et si je n'avais pas fini par me désintéresser du tout entre le deuxième et le troisième casse, je lui aurais bien mis la moyenne. En l'état, mwébof.

2.75/6

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Les bilans de Lurdo : What If...?, saison 1 - troisième et dernière partie : 1x07-09 (2021)

Publié le 13 Novembre 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Horreur, Jeunesse, MCU, Marvel, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Science Fiction, Télévision, USA, What If

Après trois premiers épisodes posant les bases de son concept, trois épisodes suivants n'hésitant pas à partir dans des directions sombres et fatalistes, et une pause dans ces critiques pour faire place à l'Halloween Oktorrorfest 2021, What If... ?, la série d'animation de Marvel, revient et se termine avec une ultime ligne droite de trois épisodes, et la suspicion d'un fil conducteur se dessinant au niveau de Uatu, le Gardien censé ne jamais intervenir...

What If...?, saison 1 - troisième et dernière partie : 1x07-09 (2021) :

- 1x07 - What If... Thor were an only child ? : lorsqu'Odin choisit de ne pas garder Loki enfant, Thor grandit fils unique, et éternel adolescent insouciant. Fêtard invétéré, il a désormais décidé de transformer la Terre en fête géante... mais le SHIELD ne veut pas forcément le laisser saccager la planète sans supervision.

Contrairement aux épisodes précédents, ce 1x07 est un épisode nettement plus léger et absurde, en mode "Thor est un grand gamin qui profite de l'absence de ses parents pour faire une fête d'enfer".

C'est bourré de caméos improbables, c'est décalé, c'est décomplexé, on retrouve plein de monde, Captain Marvel et Thor se battent de manière spectaculaire, et la toute fin laisse présager un toutéliage inattendu entre les mondes de ce multivers...

Pas grand chose à dire de plus : c'est amusant, c'est une bouffée d'air frais après les quelques fins déprimantes des épisodes précédentes, et ça ne se prend pas la tête.

- 1x08 - What If... Ultron won ? : parce qu'ils n'ont pas réussi à vaincre Ultron, les Avengers ont été exterminés, et les robots d'Ultron ont ravagé la planète Terre. Pire : lorsque Thanos arrive sur Terre, Ultron lui prend les Gemmes de l'Infini, et entreprend de conquérir l'univers... puis, quand il remarque la présence du Gardien, c'est le multivers qui devient sa cible.

Un épisode plus sérieux et bourré d'action, qui met clairement en place un final explosif façon Et si le Gardien intervenait ?, avec constitution des Gardiens du Multivers, et qui présente un Ultron triomphant, dont le seul bémol est qu'il n'est pas doublé par James Spader.

C'est efficace, Widow et Hawkeye ont fort à faire, le Gardien fait preuve de son pouvoir, et bien que le tout paraisse un peu incomplet (forcément, ce n'est qu'une première partie d'un two-parter), le potentiel de la suite est intrigant.

- 1x09 - What if... the Watcher betrayed its oath ? : face à la menace d'Ultron, le Gardien décide d'intervenir, et de réunir une équipe de héros issus de dimensions différentes, potentiellement capables de vaincre cette menace...

Un ultime épisode spectaculaire et bourré d'action, qui commence par une relecture de l'ouverture de Winter Soldier en mode Captain Carter, qui continue sur un plan improbable ayant pour objectif de voler et détruire les Gemmes, et qui, au passage, trahit l'existence d'un épisode n'ayant pas pu être achevé en temps et en heures, pandémie oblige.

Un épisode mettant en vedette Tony Stark et Gamora (une Gamora ayant apparemment vaincu Thanos et possédant désormais son armure et sa lame), dont on a un aperçu ici, et qui devrait apparemment être intégré à la saison 2 à venir.

Quoiqu'il en soit, si l'on peut regretter quelques ficelles narratives un peu flagrantes et un trop plein d'action parfois à la limite du brouillon, cette fin de saison fait honneur aux épisodes qui l'ont précédée, et s'avère tout à fait satisfaisante, en plus d'être visuellement épique.

- Bilan -

Probablement ma série préférée du MCU, à ce jour (voir le bilan général du MCU disponible ici). Et cela, principalement parce qu'elle bénéficie d'un postulat simple, qu'elle a su exploiter de manière quais-optimale, tout en présentant clairement les tenants et aboutissants du programme à un public néophyte pas forcément habitué aux univers parallèles de l'univers des comics.

Alors certes, tout ça n'est pas parfait, l'animation ne plaira pas à tout le monde, et on sent notamment que le cahier des charges "relecture des films du MCU, avec des variantes" était plus ou moins imposé à la production, histoire d'évoluer en terrain familier. Mais maintenant que la série Loki est passée par là, et que ce côté dérivatif a été exploré, What If ? est libre de partir dans des directions totalement improbables en saison 2, ce qui augure du meilleur.

Et puis il y a aussi les prochains films Marvel à venir, principalement Spider-Man : No Way Home (et ses Spidey parallèles) et Docteur Strange dans le Multivers de la Folie (dont il se murmure que certains des personnages de What If pourraient apparaître le temps d'une scène ou deux, en plus de Wanda et compagnie) - le multivers Marvel a de beaux jours devant lui, et What If pourrait bien y prendre une place plus importante que prévu...

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Un film, un jour (ou presque) #1541 : Venom 2 - Let There Be Carnage (2021)

Publié le 12 Novembre 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Marvel, Review, Science-Fiction, Science Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Venom 2 - Let There Be Carnage (2021) :

Lorsqu'il se rapproche de Cletus Kasady (Woody Harrelson), un tueur en série enfermé en prison, afin d'écrire une série d'articles exclusifs à son sujet, Eddie Brock (Tom Hardy) découvre des preuves qui valent à Kasady la peine de mort. Mais sans le savoir, il a transmis à Kasady une partie de son symbiote, et alors même que Venom se sépare de Brock pour vivre sa vie, Kasady devient Carnage, un symbiote ultra-violent qui n'a qu'une idée en tête : se venger de tous ceux qui lui ont fait du mal, et épouser Shriek (Naomi Harris), qu'il aime depuis toujours...

Suite directe du premier Venom, un film bancal au succès commercial improbable (mais le personnage de Venom est étrangement populaire en Asie, visiblement, ce qui a compté pour une grande part du box-office du métrage), ce Venom 2 est réalisé par Andy Serkis (ce cher Gollum), qui après son Mowgli très inégal s'attaque désormais à l'anti-héros Marvel et à son adversaire le plus emblématique (mais aussi le plus typé 90s), Carnage.

Et il n'y a pas grand chose à dire de plus de ce métrage de 90 minutes à peine, qui s'inscrit directement dans la droite lignée du premier film, à savoir : c'est un film brouillon, schizophrène (dans le bon et le mauvais sens du terme), bien plus intéressé par son aspect buddy comedy qui voit Venom et Brock installés dans une relation de couple dans la tourmente (avec ce que ça implique de dispute, de comédie, de rupture et de réconciliation, etc) que par l'affrontement entre Venom et sa progéniture, interprétée par un Woody Harrelson étrangement peu présent ou marquant.

On s'amuse donc devant les mésaventures du symbiote en solo (à une rave, dans le corps de la gérante de supérette, séduit par Anne, etc), mais on reste assez indifférent devant la romance de Carnage, ou l'affrontement final Venom/Carnage (malgré des effets visuels réussis).

Un film court, dynamique et rythmé (malgré un petit ventre mou quand Venom et Eddie sont séparés, et des raccourcis narratifs qui trahissent des coupes franches dans le script ou au montage), avec un acteur principal toujours aussi motivé et excentrique, et qui plaira aux fans du premier opus... les autres, par contre, risquent de trouver le tout assez creux et oubliable, tant cela reste une suite faite à l'arrache (mais j'ai tout de même préféré au premier métrage).

Un indulgent 3/6

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Blog Update ! - Octobre 2021 - Halloween Oktorrorfest 2021

Publié le 7 Novembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Télévision, Update

Octobre : comme tous les ans depuis exactement une décennie, un gros mois consacré à l'Halloween Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec chaque jour du cinéma ou des séries fantastiques et horrifiques, pour célébrer le mois des Citrouilles et des Sorcières !

01 - Come Play (2020) - 3.25/6

02 - Save Yourselves ! (2020) - 2/6

03 - Shadow in the Cloud (2021) - 2.5/6

04 - Freaky (2020) - 4/6

05 - The Craft : les nouvelles sorcières (2020) - 2/6

06 - Black Christmas (2019) - 1.5/6

07 - Psycho Goreman (2021) - 4/6

08 - The Grudge (2020) - 1.5/6

09 - Sky Sharks (2020) - 1/6

10 - Army of the Dead (2021) - 2.5/6

11 - Sans un bruit 2 (2021) - 2.5/6

12 - Fear Street, partie 1 : 1994 (2021) - 2.5/6

13 - Fear Street, partie 2 : 1978 (2021) - 2/6

14 - Fear Street, partie 3 : 1666 (2021) - 3/6

15 - Werewolves Within (2021) - 2.5/6

16 - Willy's Wonderland (2020) - 2/6

17 - Rent-A-Pal (2020) - 4/6

18 - Blood Red Sky (2021) - 3/6

19 - The Djinn (2021) - 3/6

20 - Random Acts of Violence (2019) - 2.5/6

21 - Boys from County Hell (2021) - 3/6

22 - Blood Quantum (2020) - 2.75/6

23 - Old (2021) - 1.5/6

24 - The Mortuary Collection (2019) - 4.5/6

25 - Candyman (2021) - 3.75/6

26 - Détour Mortel : la Fondation (2021) - 2.5/6

27 - Nightbooks : les pages de l'angoisse (2021) - 3.5/6

28 - La Famille Addams 2 : une virée d'enfer (2021) - 2/6

29 - Under Wraps : La Momie d'Halloween (2021) - 2.5/6

30 - Monster Family 2 (2021) - 3.25/6

31 - Brain Freeze (2021) - 3/6

32 - V/H/S/94 (2021) - 3/6

33 - Sacrifice (2020) - 2.75/6

34 - Jakob's Wife (2021) - 3.5/6

35 - Too Late (2021) - 2.25/6

36 - Demonic (2021) - 1.5/6

37 - The Hill and the Hole (2020) - 1.5/6

38 - Girl on the Third Floor (2019) - 4/6

39 - Night Teeth (2021) - 3/6

40 - Grave Intentions (2021) - 2.75/6

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# Bilan :

J'avais prévu une trentaine de films au programme de cette Oktorrorfest 2021, et finalement, j'en aurai regardé dix de plus, pour un total de 40 exactement.

Et comme d'habitude depuis dix ans, il y a eu un peu de tout dans ce festival d'horreur et de fantastique, du plutôt bon (The Mortuary Collection, Freaky, Psycho Goreman...) comme du désastreux (Sky Sharks, The Hill and the Hole), des films pour enfants (Addams Family 2, Nightbooks...) comme pour adultes (tout le reste), de grosses productions (Army of the Dead, Candyman, Old...) comme de petits projets indépendants (Girl on the Third Floor, The Djinn), et un certain nombre de sorties Netflix pas forcément plus probantes que la programmation habituelle de la plateforme.

Dans l'ensemble, cela dit, je dois avouer que le fait de diminuer le nombre de films passés en revue m'a permis de faire un tri préalable, et d'éviter trop de déchets et de fatigue. Résultat : je ressors de cette Oktorrorfest un peu plus satisfait que d'habitude même si, il faut bien l'avouer, je ne retiendrai pas forcément beaucoup plus de films de cette édition que des précédentes.

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# Film(s) du mois :

Comme mentionné plus haut, The Mortuary Collection, une bonne surprise au format anthologique ; Girl on the third floor, un film indépendant plutôt intéressant ; Psycho Goreman et Freaky, deux comédies jouant avec les codes du genre ; et Rent-a-pal, un thriller psychologique assez maîtrisé.

 

# Flop(s) du mois :

Sky Sharks, évidemment, un navet pour festivalier imbibé ; The Hill and the Hole, un film aux ambitions certaines, mais pas du tout maîtrisées ; des remakes comme Black Christmas ou The Grudge, inutiles et creux ; Demonic, un film inabouti produit à la va-vite pendant la pandémie ; ou encore Old, le dernier Shyamalan... qui ne mérite pas qu'on en parle plus que ça.

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# Petit écran :

Beaucoup de séries, cette année, et de la variété internationale : de la comédie anglaise moyennement convaincante (Truth Seekers), de la comédie néozélandaise nettement plus amusante (Wellington Paranormal saison 3, What We Do In The Shadows saison 3), de l'anthologie américaine très inégale (50 States of Fright, Creepshow saison 2 et saison 3), de l'horreur espagnole grandiloquente (30 Coins, saison 1), de l'animation toujours aussi peu convaincante à mes yeux (Castlevania, saison 4), la suite d'un revival d'une série jeunesse (Fais-moi peur ! La Malédiction des Ombres) qui passe à côté de son sujet, et les deux dernières productions de Mike Flanagan, qui partagent toujours des défauts et des qualités très similaires (The Haunting of Bly Manor et Midnight Mass).

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

Comme tous les ans, trois petites semaines séparent à peine l'Halloween Oktorrorfest de la Christmas Yulefest, et pendant ces trois semaines, le blog reprend un programme à peu près normal, avec films et séries passés en revue : entre autres, Dune, Venom 2, Red Notice, Army of Thieves, ainsi que la fin de Marvel's What If et de Star Trek Lower Decks, mais aussi Star Wars Visions...

Et ensuite, à partir du 29 novembre, place à Noël, à la neige et aux bons sentiments !

 

Vous pouvez toujours retrouver l'historique de toutes les éditions précédentes de l'Halloween Oktorrorfest, et des films et séries passés en revue à cette occasion, en accédant à la page Index Halloween Oktorrorfest ; toutes les mises à jour du blog sont disponibles sur la page Updates, et la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog est accessible dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2021 - What We Do In The Shadows, saison 3 (2021)

Publié le 6 Novembre 2021 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Nouvelle-Zélande

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, durant tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

What We Do In The Shadows, saison 3 (2021) :

À leur grande surprise, Lazlo, Nandor et Nadja sont promus à la tête du Conseil vampirique de la Côte Est, une position qui leur donne un pouvoir jusqu'alors inespéré sur leurs semblables... mais aussi les responsabilités qui vont avec.

Une troisième saison assez surprenante, je dois dire, puisque prenant un tour ponctuellement plus sérieux, entre deux blagues graveleuses et moments absurdes. Car en faisant accéder notre petit groupe de vampires au statut de Conseil vampirique de la Côte Est, les scénaristes changent la dynamique globale de la série, à de multiples niveaux.

Cela leur permet en effet d'associer des personnages habituellement peu habitués à se fréquenter : Nandor et Nadja, qui tentent de cohabiter à la tête du Conseil ; Lazlo et Colin, qui passent du temps à explorer les archives du conseil, et à sympathiser ; Guillermo, qui tente de gérer tout cela tout en occupant son nouveau poste de garde du corps du Conseil... sans oublier Kristen Schaal, qui revient en tant que Guide du Conseil Vampirique, et qui est en orbite autour de tout ce petit monde.

Des interactions qui débouchent, en fin de saison, sur quelques rebondissements inattendus : après avoir passé toute la saison à se chercher, incapable de trouver l'amour et rongé par la solitude, Nandor décide de se mettre en hibernation... puis de partir globe-trotter autour du monde en solo (non sans avoir enfin crevé l’abcès avec Guillermo) ; Colin trouve (en quelque sorte) la mort ; et Lazlo prend une décision fondamentale, choisissant l'amitié à son couple et au pouvoir absolu, au cours d'une conclusion inattendue.

C'est probablement Lazlo qui connaît ainsi le développement le plus important de la saison, ou du moins, qui se révèle le plus : la sincérité de ses sentiments envers Nadja (qui sont à l'origine de son exil du Royaume-Uni), son attachement envers Colin Ferguson, qui devient véritablement un ami, bref, Lazlo a bon fond, et cette saison le souligne encore et encore.

Une saison 3 plutôt efficace, en somme, tour à tour décalée et sincère, vulgaire et touchante, plus homogène et structurée que la saison 2 et toujours très bien interprétée par sa distribution, ainsi que par les guest stars qui viennent dire bonjour, de Taika Waititi à Donald Logue, en passant par Scott Bakula ou encore David Cross.

Mention spéciale à l'épisode barré de la traque de l'Ancien, le géniteur de tous les vampires, qui s'échappe dans une supérette, avec retour du Baron, chien infernal, et tout et tout. Vite, la suite...

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 40 - Grave Intentions (2021)

Publié le 5 Novembre 2021 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Grave Intentions (2021) :

Une anthologie indépendante de 90 minutes à peine, ressemblant fortement à une compilation de courts-métrages, et articulée autour des histoires macabres racontées par Madame Josephine (Joy Vandervort-Cobb), une voyante caribéenne s'adressant directement à la caméra et faisant la promotion de son site web, de manière assez bavarde et sans rapport avec le sujet des courts.

- The Bridge Partner : peu appréciée de ses partenaires de bridge, Mattie (Beth Grant) se retrouve associée à Olivia Korhonen (Sharon Lawrence), une joueuse européenne fraîchement arrivée en ville. Mais lorsqu'Olivia semble lui murmurer à l'oreille "Je vais te tuer" dès leur première rencontre, Mattie commence à devenir paranoïaque...

Un petit thriller porté par l'interprétation de ses deux actrices principales (ainsi qu'un petit caméo de Robert Forster) et qui se termine volontairement en queue de poisson. Pas désagréable, sans plus.

- The Disappearance of Willie Bingham : parce qu'il conduisait en état d'ivresse et a tué un enfant, Willie Bingham (Kevin Dee) est condamné par le gouvernement australien à subir une amputation progressive, tant que la famille de la victime le demande, et à servir ainsi d'exemple présenté dans toutes les écoles de la nation...

Un segment australien sobre et dur, optant pour une body horror assez âpre et pour un postulat idéologique assez frappant, narré par une voix off sèche et grave. Déroutant, jusqu'au-boutiste et assez graphique, ce qui en fait donc un segment plutôt efficace.

- Violent Florence : Florence (Charly Thorn), une jeune femme, tombe sur un groupe d'adolescentes en train de tourmenter un chat noir. Elle intervient alors pour le sauver... mais ses intentions envers l'animal sont tout aussi malfaisantes.

Encore un segment australien, et encore un court éprouvant, voire même déplaisant, car reposant sur les actes violents de sa protagoniste envers un animal innocent... alors certes, c'est de la violence quasi-cartoonesque par moments, mais aussi très crue à d'autres, et surtout, c'est particulièrement gratuit, et l'humour très très noir de la chute (si elle massacre les chats, c'est pour une raison particulièrement ridicule) n'a pas forcément l'effet escompté. Je ne suis pas fan.

- The Son, the Father : poussé à bout par les mauvaises blagues incessantes de sa mère (Coleen Carey), qui a pour habitude de faire semblant d'être morte pour l'effrayer, le jeune Luke (Lucas Oktay) la tue, mais son père (Lukas Hassel) choisit d'assumer la culpabilité de ce meurtre. Dix ans plus tard, Luke (Christopher Morson) rend visite à son père en prison, et lui avoue qu'il a commencé à revoir sa mère un peu partout, et qu'il a pris les choses en main pour l'éliminer...

Une petite histoire de tueur en série simple mais efficace. Pas grand chose à dire de plus au sujet de ce court, honnêtement.

- Marian : maltraitée par sa tante droguée et violente (Astarte Abraham), la petite Marian (Jhanah Basanta) se venge par l'intermédiaire de l'esprit de sa mère décédée...

Une histoire d'esprit vengeur made in Philippines, là aussi efficace sans être particulièrement originale ou mémorable.

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Dans l'ensemble, une anthologie qui fait vraiment patchwork assemblant divers courts-métrages sans grand rapport ni unité thématique ou tonale, et pour laquelle a été filmé un fil conducteur sans intérêt et approximatif. Dommage, parce qu'un ou deux courts sont plutôt sympathiques, mais c'est typiquement le genre d'anthologie créée et sortie à la va-vite à l'approche d'Halloween, pour profiter de cette période de l'année.

On lui préfèrera très nettement The Mortuary Collection, critiquée en ces pages un peu plus tôt dans le mois.

2.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 39 - Night Teeth (2021)

Publié le 5 Novembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Netflix, Review, Romance, Thriller, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Night Teeth (2021) :

Dans un Los Angeles où règne une paix difficile entre les vampires et les humains, Victor (Alfie Allen), un jeune vampire ambitieux, décide de prendre le pouvoir et de rétablir la domination de son espèce sur l'humanité. Il dépêche ainsi Blaire (Debby Ryan) et Zoe (Lucy Fry), deux de ses lieutenants, pour éliminer en une nuit de multiples rivaux et semer le chaos : lorsque Benny (Jorge Lendeborg Jr.), un jeune musicien qui remplace son frère Jay (Raul Castillo) au volant d'un VTC, les prend en charge pour la nuit, il se retrouve alors plongé dans un bain de sang où il n'a aucun contrôle, et où l'avenir de la ville est en jeu...

L'année dernière, Netflix avait produit Des Vampires dans le Bronx, une tentative de faire un film de vampires moderne, à la diversité ethnique volontaire, et au public jeune ; un film qui affichait clairement ses références et ses influences cinématographiques, et qui peinait justement à convaincre, manquant de rythme, de style ou d'identité.

Ici, on change de quartier et de ville (on passe à Los Angeles et à un quartier latino), on enlève de la comédie (Night Teeth se prend souvent très au sérieux dans ce qu'il raconte), et on rajoute une grosse dose d'artifices visuels et d'effets de style (ralentis, néons, caméra rotative, etc) pour un résultat s'adressant à un public une ou deux tranches d'âge au-dessus des Vampires dans le Bronx... un résultat qui ne convainc pourtant que moyennement.

En soi, Night Teeth n'est pas désagréable à suivre, quand bien même il ne serait pas très original : Alfie Allen semble se modeler sur le Stephen Dorff de Blade, le côté "vampires contre gang latino" est sous-exploité, la touche de romance impossible entre un humain et une vampire est assez classique, et de manière globale, le déroulé du récit est assez balisé et sans surprises. Mais il y a cette identité visuelle qui permet au film de se démarquer un peu du tout venant - une identité visuelle et musicale qui, très honnêtement, paraîtra probablement rapidement aussi datée que celle de Génération Perdue ne l'était 10-15 ans après sa sortie.

Elle a tout de même le mérite d'exister et de donner un peu de personnalité à un film assez inégal sur ce plan ; il n'y a qu'à voir le casting, qui souffle le chaud et le froid : Alfie Allen s'amuse, Lucy Fry cabotine, Alex Ludwig est déglingué et le couple principal fonctionne assez bien, mais bon nombre de personnages secondaires manquent de présence ou de charisme (et ce n'est pas en plaçant un bref caméo de Megan Fox que ça va y changer quoi que ce soit). Est-ce cependant vraiment un manque de présence qu'il faut blâmer, ou plus simplement un développement insuffisant de ces personnages ?

Force est de constater en effet que l'écriture de ce Night Teeth manque un peu de punch - c'est un premier scénario, et ça se ressent. Dommage, car un scénariste un peu plus aguerri aurait probablement pu rendre le tout un peu moins convenu, lui donner un peu d'énergie et ajouter à l'écriture cette dose de personnalité déjà présente au niveau visuel.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 38 - Girl on the Third Floor (2019)

Publié le 4 Novembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, USA, Catch

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Girl on the Third Floor (2019) :

Ancien criminel tentant de rénover une vieille demeure pour son épouse enceinte (Trieste Kelly Dunn), Don (Phil Brooks) découvre rapidement que cette ancienne maison close est le lieu de phénomènes étranges : diverses substances immondes suintent des murs, des billes roulent sur le sol, et une voisine séduisante, Sarah (Sarah Brooks) commence à se montrer étrangement insistante, en plus d'être capable d'entrer comme bon lui semble dans la maison...

Un film au croisement de la maison hantée et du "le tueur habite dans les murs", par le réalisateur de Jakob's Wife, dont c'était ici le film précédent, et la première réalisation. Une réalisation honnêtement très convaincante dans le genre, portée par un CM Punk plutôt bon dans le rôle principal, et par des effets et maquillages joliment dégoûtants.

Mieux encore, en effectuant une bascule au bout d'une heure de métrage, et en passant alors la seconde pour aller dans une direction plus brutale, le film évite l'ennui, et relance son intérêt, pour un grand final qui part gentiment en vrille, avec visions du passé, fantômes repoussants, etc.

On pourra toujours reprocher au métrage quelques maladresses, et un propos féministe un peu pataud (comme dans Jakob's Wife, tiens), mais dans l'ensemble, pour un coup d'essai avec un acteur principal relativement débutant, c'est une bonne surprise.

4/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 37 - The Hill and the Hole (2020)

Publié le 4 Novembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Science Fiction, Thriller, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

The Hill and the Hole (2020) :

Archéologue travaillant comme géomètre pour le gouvernement, Tom Digby (Liam Kelly) arrive au Nouveau-Mexique, où il découvre une étrange colline n'apparaissant sur aucun plan et possédant des dimensions paradoxales. Devenu la cible des habitants de la région, il s'enfuie, et tente alors de percer le mystère de ce site à l'attrait surnaturel...

Un long-métrage indépendant adapté d'une nouvelle de Fritz Leiber, et qui la transforme en grand n'importe quoi imbitable au carrefour des styles et des genres, tenant autant de l'horreur cosmique non-euclidienne de Lovecraft que du travail de David Lynch (loge maçonnique, conspirations, absurde non-sensique), et passant constamment d'un ton à un autre, sans grand succès.

C'est vraiment ça le problème du film : il est très ambitieux, mais ces ambitions ne sont atteintes que lors d'une scène ou deux, vers la fin. Le reste du temps, le film est un mélange d'écriture maladroite, de direction d'acteurs vraiment bancale, d'effets peu probants, d'illustration musicale décalée, de structure totalement bordélique et d'humour hors-sujet, avec un personnage principal non seulement antipathique, mais dont les répliques supposément mordantes tombent totalement à plat de par leur écriture et leur interprétation.

Au final, malgré ses efforts, The Hill and the Hole ne fonctionne pas, trop amateur et possédant un budget trop faible pour ses ambitions, qui de toute façons ne sont pas maîtrisées par ses deux réalisateurs. Plus frustrant qu'intéressant.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 36 - Demonic (2021)

Publié le 3 Novembre 2021 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Religion, Review, Science Fiction, Science-Fiction, USA, Canada

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Demonic (2021) :

Traumatisée dans son enfance par les actes criminels de sa mère Angela (Nathalie Boltt), responsable de la mort dans les flammes de dizaines de personnes, Carly (Carly Pope) a coupé tous les ponts avec elle... jusqu'à ce qu'elle soit contactée par Michael (Michael J. Rogers) et Daniel (Terry Chen), deux médecins qui l'informent qu'Angela est dans le coma, et qui proposent à Carly de se plonger virtuellement dans les souvenirs et dans l'esprit de sa mère, pour tenter de la comprendre et de lui parler une dernière fois. Mais rapidement, Carly découvre qu'Angela n'est pas seule dans cette simulation et qu'une entité maléfique est responsable de ses actes...

Retour faiblard pour Neil Blomkamp (Chappie, District 9, Elysium) qui, en pleine pandémie, décide d'écrire et de réaliser un film de techno-exorcisme où se mêlent réalité virtuelle, traumatisme familial, commandos du Vatican, démon-corbeau, le tout dans un gros bordel brouillon et inabouti, qui n'exploite jamais vraiment ses idées, et surtout, échoue à donner le moindre rythme à son script.

On s'ennuie beaucoup, donc, malgré les efforts de Carly Pope, et on se demande ce qui a bien pu inciter Blomkamp à faire son retour avec ce projet, un projet clairement encore à l'étape du premier jet de scénario, et dont les embryons d'idées et de pistes intrigantes (le commando, la lance, la réalité virtuelle dans les souvenirs d'autrui...) semblent avoir été conçues sur un coin de table lors d'un dîner un peu arrosé, et jamais développées plus avant.

À oublier très vite.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 35 - Too Late (2021)

Publié le 3 Novembre 2021 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Fantastique, Romance, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Thriller, USA

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Too Late (2021) :

Créative et intelligente, Violet Fields (Alyssa Limperis) est cependant résignée à servir d'assistante à Bob Devore (Ron Lynch), une légende du monde du stand up de Los Angeles. D'autant qu'elle connaît son secret : immortel, il se transforme ponctuellement en monstre sanguinaire et doit alors être nourri, le plus souvent avec les comédiens qui attirent son attention dans son club. Jusqu'au jour où Violet tombe amoureuse de Jimmy Rhodes (Will Weldon), un comédien de stand-up talentueux, qui tape aussi dans l'œil de Devore...

Comédie horrifique gentiment nombriliste sur le milieu du stand-up, pas forcément très subtile dans son propos (le monstre vampirique s'appelle Mr "Dévore"), ou dans sa manière de faire défiler de multiples comédiens de stand-up (des amis du réal/scénariste/casting ?), Too Late tourne rapidement en rond, ressemblant à une idée principale sous-développée incapable de vraiment bien faire cohabiter les genres qui l'animent.

Déséquilibré (le film est à 80 % une satire du monde du stand-up californien, 15 % une comédie romantique, et 5 % un film avec un monstre), le métrage peine à convaincre sur chacun de ces plans, le côté horrifique étant notamment tiré vers le bas par un montage cache-misère, trahissant un budget ultra-serré empêchant de montrer des transformations ou le monstre en action.

Dommage, parce que je suis toujours partant pour une comédie horrifique décalée, et le postulat de départ avait du potentiel, mais là, ce n'est ni particulièrement drôle, ni particulièrement charmant, et bien trop faiblard au niveau de l'horreur.

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 34 - Jakob's Wife (2021)

Publié le 2 Novembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, USA

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Jakob's Wife (2021) :

Étouffant dans son mariage routinier à Jakob (Larry Fessenden), pasteur charismatique et austère d'une petite ville tranquille, Anne (Barbara Crampton) décide de le tromper avec un ami d'enfance. Mais rapidement, cette aventure d'un soir se transforme en cauchemar lorsqu'elle devient la victime d'un vampire qui la transforme à son tour. Désormais dotée d'une soif de sang et d'une assurance inédite, Anne va alors trouver un nouveau sens à sa vie...

Ce n'était pas prévu ainsi, mais finalement, ça fonctionne tout aussi bien : deuxième film de la journée, et deuxième métrage avec Barbara Crampton, une Crampton ici en mode vampire, pour un métrage aux variations de ton surprenantes, puisque d'un thriller vampirique assez basique et classique, le film prend un virage vers la quasi-comédie horrifique à partir de la transformation d'Anne, au bout d'une heure de métrage.

Et ce n'est pas plus mal, puisqu'on évite pas ainsi pas mal d'écueils inhérents au genre : en impliquant presque immédiatement le pasteur dans le vampirisme de son épouse, le film se permet d'avoir un Fessenden un peu moins rigide, de placer des gags à base de marijuana, d'avoir CM Punk en flic à moustache, et de rendre aussitôt ses effets (parfois un peu limités) nettement plus acceptables.

En effet, ce qui ressemblait à une simple métaphore dramatique sur l'émancipation de la femme devient ainsi un métrage semi-comique aux effets sanglants et dégoulinants, qui présente un maître vampire de sexe féminin mais à l'apparence de Nosferatu, et qui se finit en métaphore du mariage, avec un couple qui doit apprendre à se faire confiance tout en menaçant constamment de se tuer mutuellement.

Pas désagréable, tout ça, à défaut d'être particulièrement subtil.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 33 - Sacrifice (2020)

Publié le 2 Novembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller

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Sacrifice (2020) :

À la mort de sa mère, Isaac (Ludovic Hughes) et Emma (Sophie Stevens), sa femme enceinte, partent s'installer un temps dans la maison dont ils viennent d'hériter, sur une île norvégienne isolée. Là, ils font rapidement connaissance de la communauté locale, assez distante, jusqu'à ce que les habitants de la région découvrent qu'Isaac est l'un des leurs : progressivement, ce dernier est alors intégré à la vie locale, et découvre les rituels étranges de celle-ci, alors même qu'Emma est hantée par des rêves aquatiques et tentaculaires toujours plus intenses...

Adaptation d'une nouvelle très inspirée par Lovecraft (les noms des personnages, certains objets, etc), Sacrifice bénéficie d'une Sophie Stevens motivée, d'une Barbara Crampton à l'accent norvégien amusant, et de décors naturels imposants, au charme certain. On peut aussi ajouter à cette liste une vision artistique prononcée (et polarisante), avec beaucoup de jeux de lumières et de couleurs (très italiens dans l'esprit) et des choix visuels forts, notamment au niveau des transitions.

Après... le film est trop inégal pour vraiment convaincre. Le problème, en fait, c'est qu'il s'installe rapidement dans une mécanique prévisible et répétitive, suivant laquelle chaque phénomène surnaturel s'avère être un cauchemar d'Emma, qui se réveille en sursaut et passe à autre chose.

Le reste du métrage est simplement l'endoctrinement progressif (et pas totalement convaincant) d'Isaac dans la communauté, jusqu'à un rebondissement final qui justifie le titre du métrage. Mouais.

L'atmosphère est réussie, le style est présent, mais dans l'ensemble, j'ai un peu décroché avant la fin. 

2.75/6, ça rate la moyenne de peu.

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 32 - V/H/S/94 (2021)

Publié le 1 Novembre 2021 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Critiques éclair, Found Footage, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Thriller, USA, Shudder

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

V/H/S/94 (2021) :

Nouvelle édition de l'anthologie V/H/S, après trois premiers opus aux intérêts très variables (V/H/S, V/H/S/2 et V/H/S Viral, tous chroniqués en ces pages), et qui trouve domicile sur la plateforme américaine Shudder. Au programme, quatre segments et un prologue/épilogue, aux réalisateurs/scénaristes forcément différents...

- Prologue/Épilogue - Holy Hell : Une équipe du SWAT fait une descente dans un entrepôt sinistre, où ils ne trouvent que les cadavres énucléés de membres d'un mystérieux groupe fasciné par des vidéos sanglantes...

Bon gros bof que ce fil conducteur pas très bien filmé, pas très bien interprété, et assez fauché visuellement (éclairages au néon, mise en scène, etc). Mais bon, on va dire que c'est uniquement là pour faire le lien entre les segments...

- Storm Drain : Une journaliste et son caméraman partent dans les égouts d'une petite ville pour y enquêter sur Ratman, un homme rat qui hanterait les sous-sol de la bourgade...

Très réussi, celui-là, avec son enrobage de journal télévisé rétro, son interprétation convaincante, sa créature gigeresque et sa conclusion en mode culte lovecraftien indicible dans les égouts. J'ai vraiment apprécié.

- The Empty Wake : Une nuit de tempête, une jeune employée de pompes funèbres reçoit pour mission de rester sur son lieu de travail pour effectuer seule l'accueil d'une veillée funèbre. Mais rapidement, alors qu'elle passe la nuit seule, des bruits émanent du cercueil...

Très classique, probablement trop, ce segment assez prévisible reste un peu trop flou (le pourquoi du comment est laissé à l'imagination du spectateur) et expédié pour vraiment convaincre (la fin, notamment). Pas mauvais, en soi, mais pas vraiment abouti : un bon gros bof.

- The Subject : Un vieux savant fou indonésien se filme alors qu'il tente de créer des hybrides humains-machines, mais les autorités interviennes, et le chaos s'abat sur le laboratoire du scientifique...

Un segment beaucoup plus long, du même réalisateur que Safe Haven de V/H/S/2, et qui est apparemment considéré par les critiques comme le meilleur de ce V/H/S/94. Et effectivement, l'ambiance poisseuse et les effets sont souvent réussis, tant au niveau des prothèses et maquillages que du numérique. Après... le tout m'a paru un peu trop longuet pour son propre bien, notamment la première partie, qui se limite à un acteur qui surjoue face caméra.

Et puis dans l'absolu, le côté FPS et déluge gore de la dernière ligne droite fait (délibérément) beaucoup trop jeu vidéo aux effets cartoonesques pour vraiment convaincre.

- Terror : Un groupe fondamentaliste américain décide de faire exploser un bâtiment gouvernemental à l'aide de sang de vampire qu'ils prélèvent chaque jour à un suceur de sang en captivité. Mais celui-ci finit par s'évader...

Pas désagréable, mais plus comique qu'horrifique, cette histoire de groupuscule alt-right fanatique composé de bras cassés et aux prises avec un vampire qui évoque beaucoup Guillermo Del Toro.

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Encore une fois, un opus assez inégal, qui a bizarrement fait l'unanimité auprès des critiques outre-atlantiques, mais qui souffle pourtant le chaud et le froid. Je ne retiendrai vraiment que le premier segment, sur le Ratman, les autres étant trop génériques, approximatifs ou dérivatifs pour faire forte impression (même The Subject n'est qu'une déclinaison indonésienne des horreurs biomécaniques expérimentales de Wolfenstein et des films du type Frankenstein's Army).

Parce que j'ai vraiment apprécié Storm Drain, j'ai envie de mettre la moyenne, mais de justesse.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 31 - Brain Freeze (2021)

Publié le 1 Novembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, Québec, Canada

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Brain Freeze (2021) :

Sur l'Île-aux-Paons, au large du Québec, le conflit gronde entre la classe aisée et les prolétaires, agités par une émission de radio réactionnaire que bon nombre d'habitants écoutent. Et lorsqu'un produit chimique expérimental est utilisé pour dégivrer les terrains de golf en hiver, les habitants sont contaminés et deviennent des zombies sanguinaires amateurs de chrlorophylle. Dan (Roy Dupuis), agent de sécurité survivaliste, André (Iani Bédard), un adolescent replié sur lui-même, et sa petite sœur, tentent de survivre, alors que toute communication est coupée avec le continent, et que des nettoyeuses sont envoyées sur place pour éliminer la menace...

Une comédie horrifique québécoise à base de zombies et de critique sociale/lutte des classes, pas forcément désagréable à suivre, mais souffrant de multiples problèmes faisant qu'au final, le film peine à marquer : rythme inégal, humour très particulier, horreur peu marquante, personnages peu attachants...

C'est compétent, plutôt bien filmé, les décors enneigés sont toujours agréables, et ponctuellement, ça marche, mais dans l'ensemble, bof, il n'y pas grand chose à dire dessus. D'où cette critique sommaire...

Un petit 3/6

(cela dit, le "ce ne sont pas des terroristes, ce sont des golfeurs !!" horrifié m'a fait rire)

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2021 - Midnight Mass (2021)

Publié le 31 Octobre 2021 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Fantastique, Télévision, Romance, Drame, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Thriller, Les bilans de Lurdo, USA

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Midnight Mass (2021) :

Lorsqu'il revient à Crockett Island, communauté soudée de 127 habitants, Riley Flynn (Zach Gilford) est fraîchement accueilli : responsable d'un accident de voiture sous l'emprise de l'alcool, il sort à peine de prison, et est devenu cynique et athée. Ce qui, dans cette bourgade religieuse, est vu d'un mauvais œil... d'autant que, pour ne rien arranger, Paul Hill (Hamish Linklater), un nouveau prêtre jeune et mystérieux vient d'arriver sur l'île, et qu'il semble transformer la communauté au travers de miracles improbables.

Après l'accueil plus mitigé reçu par The Haunting of Bly Manor, qui avait opté pour une direction plus sentimentale qu'horrifique, Mike Flanagan est revenu en septembre dernier avec Midnight Mass, une mini-série en seulement 7 épisodes, et que l'on pourrait décrire comme une adaptation d'un roman imaginaire de Stephen King.

Flanagan est en effet un grand fan avoué de King, comme le prouve sa filmographie (les adaptations de Jessie et de Doctor Sleep), et Midnight Mass mijotait dans son esprit depuis 2010 (voire même depuis bien plus longtemps encore).

Car Midnight Mass, si elle utilise tous les archétypes des romans de Stephen King (les personnages traumatisés, la communauté soudée et isolée, l'arrivée d'un élément perturbateur et charismatique, mais maléfique, la grenouille de bénitier, l'alcoolisme, etc) est aussi un récit très personnel pour le réalisateur/scénariste, qui exorcise au travers de ce projet son passé et ses démons d'enfant catholique, et d'adulte alcoolique.

Il ne faut donc pas s'étonner de retrouver ces thématiques au premier plan de Midnight Mass, série portée par une interprétation impeccable des acteurs principaux du programme, que ce soit Zach Gilford (en avatar à peine dissimulé de Flanagan), Kate Siegel (la compagne de Flanagan, dans tous ses films), Samantha Sloyan (en grenouille de bénitier que l'on a envie de baffer dès sa première apparition), et bien entendu Hamish Linklater, en prêtre étrange et manipulateur, qui a cependant bien des facettes intrigantes.

Comme tous les projets de Flanagan, donc, Midnight Mass est bien produit, Midnight Mass est carré et professionnel, Midnight Mass est bien interprété et casté, et Midnight Mass a des choses à dire sur bien des sujets profonds et humains... le seul problème, c'est que, comme tous les projets de Flanagan, Midnight Mass est imparfait.

On le sait désormais : Flanagan a tendance à se laisser porter par son écriture, une écriture très littéraire qui use et abuse des longs monologues empreints d'émotion. Ce qui fonctionne dans le cadre d'un film, lorsque le scénariste/réalisateur est limité par le format de l'œuvre, mais a tendance à alourdir considérablement l'écriture de ses séries : lorsque chaque épisode contient deux ou trois de ces scènes, parfois de manière assez artificielle (honnêtement, le monologue du shérif - Rahul Abburi de Bly Manor - était vraiment superflu dans sa forme actuelle), on frôle rapidement l'overdose (et on sent fréquemment bien passer les épisodes de plus d'une heure).

Autre souci : le manque de véritable surprise. Si l'on excepte le changement de personnage principal aux deux-tiers de la série, Midnight Mass est très classique, et le spectateur avisé ayant lu beaucoup de King aura vite fait, dès les premiers épisodes, de deviner l'ensemble de l'intrigue : le rajeunissement de tout le monde (téléphoné par des maquillages inégaux et assez visibles), la radicalisation de Bev, etc.

Heureusement, le nombre d'épisodes limité (sept) et la qualité globale de la production (notamment l'illustration musicale emplie de cantiques) parviennent à transcender ces faiblesses pour donner lieu à une parabole parfois touchante (la toute fin de la série, notamment, sur Plus près de toi mon dieu) et parfois pontifiante sur la foi, l'addiction, la rédemption, le pardon, le fanatisme, la mort, la culpabilité, et bien d'autres thèmes encore.

C'est ambitieux, donc, parfois inégal dans son exécution (ce bon vieux 4/6 typique des œuvres de Flanagan), parfois poétique, et occasionnellement sanglant et glaçant - même si la véritable source de l'horreur, ici, n'est pas tant la créature au cœur du récit (un "ange" finalement un peu sous-exploité, mais à l'apparence frappante, notamment lorsqu'il entre dans l'église vêtu d'une chasuble et déploie ses ailes), que le fanatisme et la radicalisation amenés par la religion.

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2021 - Creepshow, saison 3 - suite et fin : 3x04-06 (2021)

Publié le 30 Octobre 2021 par Lurdo dans Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Science Fiction, Science-Fiction, Télévision, Thriller, USA

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Creepshow, saison 3 - suite et fin (2021) :

Deuxième moitié de la saison 3 de Creepshow, après une première fournée d'épisodes guère probante, tour à tour dérivative, quelconque, fauchée ou ratée.

# 3x04 :

- Stranger Sings : une rencontre romantique dans un café entre Barry (Chris Mayers), un gynécologue, et Sara (Suehyla El-Attar) vire au cauchemar lorsque le médecin devient le prisonnier de Sara et de son amie Miranda (Kadianne Whyte), une sirène de légende, qui veut échanger sa voix et son immortalité avec sa BFF...

Un épisode semi-comique qui, à ma grande surprise, fonctionne à peu près, car il ne se prend jamais au sérieux : le début, en mode rom-com Hallmark, était efficace, le maquillage de la sirène plutôt réussi, et tout le monde joue le jeu, malgré de gros raccourcis qui font tâche vers la fin de l'épisode, et demandent de déconnecter son cerveau pour éviter de voir les innombrables problèmes de logique dans le script. Mais comme c'est de la comédie, ça passe à peu près.

- Meter Reader : dans un futur proche post-apocalyptique en proie à une pandémie qui transforme les contaminés en créatures du démon et oblige tout le monde à pratiquer la distanciation physique, Dalton (Jonathon Schaech) est un exorciste, naturellement immunisé. Mais lorsqu'il revient chez lui, un soir après une mission, sa fille aînée Theresa (Abigail Dolan) se méfie, alors même que sa mère Maria (Cynthia Evans) et son petit frère Michael (Boston Pierce) veuillent accueillir Dalton à bras grands ouverts...

Une grosse métaphore bien bancale de la pandémie de la COVID-19 signée Joe Lynch et John Esposito, qui semble condenser de matière ultra-brouillonne un pitch de long-métrage en moins d'une demi-heure, avec ce que ça entraîne de résumé bâclé en voix off et en ellipse animée : on n'a pas le temps de vraiment comprendre les tenants et aboutissants du tout, le récit est parasité par des clins d'œil évidents à Evil Dead et à L'Exorciste, c'est approximatif de partout, et assez désagréable.

# 3x05 :

- Time Out : un jeune étudiant en droit (Matthew Barnes) hérite d'une armoire magique fonctionnant comme une bulle temporelle où le temps est ralenti, ce qui lui permet de bâtir une carrière florissante... mais toutes ces heures consacrées à son travail finissent par le rattraper.

Mouais. Pas mauvais en soi (maquillages exceptés - un maquillage de vieillissement crédible est toujours difficile à réaliser, surtout quand on n'a pas le budget), mais ultra-balisé, et tiré vers le bas par d'innombrables ellipses maladroites (mais nécessaires). Cela dit, on est clairement plus dans un épisode de La Quatrième Dimension ou de Au-delà du Réel, que dans du Creepshow, puisqu'il n'y a absolument rien d'effrayant ou de sanglant, et que le tout est très mesuré et posé... à se demander ce que ça fait dans cette anthologie.

- The Thing in Oakwood's Past : à Oakwood, une jeune bibliothécaire est sur le point d'ouvrir un vieux coffre enfoui sous terre 200 plus tôt, lorsque tous les habitants de la ville avaient mystérieusement disparu...

Un segment intégralement animé qui trahit un budget ultra-limité (les deux tiers du segment souffrent d'une animation vraiment inégale, fréquemment sommaire et rarement spectaculaire) pour une histoire au bestiaire sympathique et aux morts sanglantes.

Après, ça reste un segment animé qui donne l'impression d'un "on n'a pas de budget pour tourner ça en prises de vue réelles, et utiliser une débauche d'effets spéciaux et de créatures... mais on n'a pas non plus assez de budget pour en faire un segment animé stylisé et abouti, donc on va se contenter d'un à peu près"...

# 3x06 :

- Drug Traffic : Evan Miller (Reid Scott), un représentant centriste (et opportuniste) du Congrès américain, décide de faire passer la frontière à un groupe de malades, dont une mère (Mai Delape) et sa fille (Sarah Jon), pour aller chercher des soins médicaux au Canada. Mais au retour, Beau (Michael Rooker), agent à la frontière, se méfie de l'état de la jeune femme, et des médias qui entourent cette opération...

Un segment pataud et maladroit signé Nicotero, qui décide de mêler discours politique engagé sur la sécurité sociale américaine, l'immigration, etc... avec un monstre un peu risible (une tête volante), pour un résultat qui, thématiquement, n'aurait pas fait tâche dans la Quatrième Dimension balourde de Peele.

Les quelques moments de tension fonctionnent, mais la créature est un peu trop cheap pour vraiment convaincre, et tous les dialogues entre Rooker et Scott trainent beaucoup trop en longueur pour rendre le tout intéressant. Ça tourne à vide, en somme, une fois que la créature est réveillée.

- A Dead Girl Named Sue : en 1968, alors qu'une épidémie inexplicable se répand et réveille les morts, Foster (Christian Gonzalez), le chef de la police de Monroeville County, tente d'empêcher les citoyens en colère de lyncher Cliven Ridgeway (Josh Mikel), le fils sarcastique du Maire, accusé de la disparition d'une fillette...

Et forcément, encore un nouvel épisode "hommage", ici à la Nuit des Morts-Vivants, qui avait déjà droit à son hommage à la fin de la saison précédente.

Décidément, Nicotero et ses scénaristes semblent incapables de se détacher de leurs influences et de l'industrie du Septième Art... Ici, donc, un épisode en quasi-noir et blanc (il y a des touches de couleur façon Sin City) qui raconte une histoire se déroulant en parallèle du film de Romero, et qui met en scène la vengeance d'une communauté contre un pervers psychopathe.

C'est assez tendu, à défaut d'être totalement probant, et c'est plutôt bien exécuté et interprété. Mais ça reste vite oublié.

- Bilan -

Voilà voilà... une troisième saison, et très peu d'épisodes réussis ou mémorables, que ce soit pour des raisons de créativité ou de budget.

Objectivement, la série est fauchée, les scripts sont rarement aboutis ou maîtrisés, les ambitions du programme se marient mal avec ses nombreuses limites, et le tout se complaît beaucoup trop dans un fanservice pour fans de cinéma d'horreur pour vraiment fonctionner en tant qu'anthologie à part entière.

C'est probablement pour cela que la série plaît tant aux fans d'horreur et aux critiques spécialisés, outre-atlantique : la nostalgie est décidément un moteur très puissant, qui autorise toutes les approximations et les faiblesses, du moment que l'on brosse son cœur de cible dans le sens du poil...

Dommage, la franchise Creepshow méritait mieux.

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 30 - Monster Family 2 (2021)

Publié le 29 Octobre 2021 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Oktorrorfest, Review, UK, Allemagne, Romance

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Monster Family 2 (Happy Family 2 - 2021) :

Un an après les événements improbables ayant bouleversé leur vie, les Wishbone sont retombés dans une routine frustrante : Max (Ethan Rouse) peine à s'intégrer à l'école, Fay (Jessica Brown Findlay) se cherche un talent, Emma (Emily Watson) est ignorée par ses enfants et Frank (Nick Frost) s'inquiète du malheur de sa famille. Mais lorsque Dracula (Jason Isaacs) est réveillé par Mila Starr (Emily Carey), la fille de deux inventeurs milliardaires, et qu'elle enlève Baba Yaga (Catherine Tate) et Renfield le jour de leur mariage, la famille Wishbone doit mettre de côté ses problèmes pour réveiller le côté monstrueux qui sommeille en elle, et sauver le monde...

Le premier Monster Family, une coproduction germano-anglaise, était une comédie familiale assez quelconque, plutôt bien animée et produite, mais à l'écriture particulièrement médiocre, qui tentait de se couler simultanément dans les moules Pixar, Dreamworks et Illumination, en mangeant à tous les râteliers, notamment les plus puérils et simplistes.

Cette suite partage pas mal des problèmes de l'opus précédents, entre le slapstick frénétique, les sidekicks façon Minions, les passages en chansons, une structure brouillonne et décousue, etc. À cela se rajoute des décisions artistiques un peu bancales inhérentes à une telle suite : la transformation des personnages en monstres n'a plus aucun rapport avec l'histoire principale et ne semble là que pour justifier l'appartenance du film à la franchise ; le film devient une suite en mode globe-trotting, comme trop souvent dans les films d'animation sans inspiration (Hotel Transylvania 3, Famille Addams 2) ; il y a une romance balbutiante entre Max et Mila, romance gérée comme une romance de teen movie (avec baisers, roulade enlacée dans la neige, flirt, etc), mais qui donne quelque chose de bizarre compte tenu du design "enfant de 10 ans" des deux personnages...

Heureusement, sur un plan technique, le film reste toujours très réussi, et n'a pas grand chose à envier aux productions Dreamworks, par exemple : c'est dynamique, coloré, maîtrisé, on sent la mocap effectuée sur les personnages, et le film continue de développer des thématiques probantes sur la famille, le désir de perfection, etc.

C'est probablement pour cela que, malgré ses défauts, j'ai préféré cette suite au premier film (je me suis même franchement esclaffé lors de la rencontre du yéti et de Frank, sur fond de "The Look of Love"). Ce n'est pas exceptionnel, ce n'est pas forcément très inspiré, ça reste dérivatif sur bien des points (la musique lorgne par moments beaucoup sur le Giacchino des Indestructibles), mais comparé à la majorité des productions animés ne sortant pas des grands studios, c'est plutôt agréable à suivre.

3.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 29 - Under Wraps : La Momie d'Halloween (2021)

Publié le 29 Octobre 2021 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Télévision, USA

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Under Wraps - La Momie d'Halloween (2021) :

Marshall (Malachi Barton), passionné de films d'horreur, son meilleur ami Gilbert (Christian J. Simon), asthmatique particulièrement peureux, et Amy (Sophia Hammons), apprentie journaliste nouvelle en ville, découvrent un soir précédant Halloween que le sous-sol d'un voisin abrite un sarcophage égyptien volé, contenant une momie bienveillante. Mais "Harold" la momie (Phil Wright) doit être ramenée à bon port avant Halloween, et les trois amis doivent alors se mesurer aux criminels voulant revendre Harold au plus offrant...

Parce que même les D-Com des années 90 ne sont pas à l'abri d'un remake par Disney, voici Under Wraps 2021, le remake de La Momie d'Halloween, une D-com diffusée sur Disney Channel en 1997 et qui, honnêtement, était parfaitement inoffensive et générique.

Pas assez inoffensive et trop générique, visiblement, puisque ce remake a été mis en chantier, de l'aveu même de Disney et des producteurs, pas pour réinventer le scénario (postulat de départ similaire, écriture assez moyenne), éviter les clichés, ou améliorer les effets spéciaux (ce n'est pas le cas, et la momie est toujours un acteur qui grogne, couvert d'un costume basique), mais bien pour corriger un manque de diversité et de représentativité dans la distribution de l'original.

Soit. Ce ne sont pas les motivations les plus probantes ou honorables, mais on a connu pire : si les nouveaux acteurs sont compétents et attachants, pas de problème. Mais c'est là que ça coince, avec un jeune Christian J. Simon (apparemment un habitué des séries Disney) à la voix horripilante, comme une sorte de croisement entre Steve Urkel, Chris Tucker et Kevin Hart, une Sophia Hammons au personnage de Miss je-sais-tout un peu agaçant (Hermione dans les premiers Potter, en moins sympathique), et un Malachi Barton peu marquant.

Côté diversité, outre le fait que tous les rôles positifs et parlants sont interprétés par des acteurs d'origines ethniques diverses et variées, on a droit à une ou deux mentions de couples LGBTQ (dont les pères d'Amy), un couple mixte, etc... ce qui fait toujours plaisir à voir chez Disney.

Reste alors le téléfilm dans sa globalité. Et là, il n'y a rien à en dire, honnêtement. Ces 90 minutes ne sont pas particulièrement bien rythmées, pas particulièrement amusantes ou dynamiques, et n'apportent absolument rien au métrage d'origine, si ce n'est un peu de modernité visuelle. Et encore...

Un remake totalement inutile, en fait.

3/6 pour les plus jeunes, 2.5/6 si l'on a déjà vu l'original.

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 28 - La Famille Addams 2 : une virée d'enfer (2021)

Publié le 28 Octobre 2021 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Science Fiction, USA

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La Famille Addams 2 : une virée d'enfer (The Addams Family 2 - 2021) :

Parce que Gomez et Morticia sont troublés par leurs enfants, qui grandissent trop vite à leur goût, ils décident de prendre des vacances avec l'ensemble de la famille Addams, et partent visiter l'Amérique à bord d'une caravane, espérant ainsi reconsolider l'unité familiale...

Soyons francs : le premier Addams Family, sorti en 2019, n'a vraiment pas marqué les esprits, une adaptation animée ultra-générique lorgnant clairement sur le succès des Hotel Transylvania, sans vraiment comprendre ce qui faisait le charme et le macabre de ces chers Addams.

Et donc, forcément, cette suite continue de s'inspirer des Hotel Transylvania, avec cette fois-ci le troisième épisode de la franchise Sony en ligne de mire, un troisième épisode qui envoyait ses personnages en vacances sur un paquebot. Ici, pas de paquebot, mais un road-trip façon Bonjour les vacances..., toujours un indicateur assez fiable qu'une franchise ou une série est à court d'idées.

On prend donc les mêmes et on recommence, en les envoyant aux quatre coins des USA, pour un script assez décousu (il a été écrit par 4 ou 5 personnes différentes) qui donne l'impression de sous-intrigues dérivatives développées indépendamment pour chaque personnage, et fusionnées de manière assez artificielle. Le tout centré, une fois de plus, sur Mercredi Addams, une fascination pour ce seul personnage qui, progressivement, frustre plus qu'elle ne séduit.

On se retrouve donc avec du slapstick frénétique, des idées totalement génériques (Lurch qui se met au piano et chante du Gloria Gaynor avec une voix de fausset, ça aurait aussi bien pu sortir d'un Hotel Transylvania ou d'un Tous en Scène), un méchant insipide (qui aurait été à sa place dans un Moi, moche et méchant), une bande originale moderne enchaînant du Snoop, du Christina Aguilera, de la pop latino, etc, des thématiques éventées, un final kaijuesque hors-sujet, bref : La Famille Addams 2, c'est totalement générique, et ça n'a quasiment aucune identité, que ce soit musicalement parlant, ou scénaristiquement.

Un bon cran en dessous du précédent, donc, qui ne partait déjà pas de bien haut.

2/6

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