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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #romance catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1560 : Shanghaï Express (1986)

Publié le 20 Janvier 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, Western, Hong-Kong, Chine

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Shanghaï Express (The Millionaires' Express - 1986) :

Ancien criminel, Ching Foon-Tin (Sammo Hung) tente de se faire pardonner des siens en ramenant la prospérité dans son village natal. Pour cela, il a prévu de saboter le trajet d'un train express de passage et transportant de nombreuses personnes fortunées, pour amener celles-ci à dépenser leur argent dans la bourgade - et dans son hôtel. Mais il ignore que le train est la cible de nombreux brigands voulant dérober un parchemin en possession d'émissaires japonais voyageant à son bord... des brigands qui vont finir par assiéger la ville.

Un long-métrage de 1986 signé Sammo Hung (devant et derrière la caméra), assez typique du cinéma de Hong-Kong de cette période : c'est bourré de visages connus et d'idées improbables, c'est bordélique, ça mélange tous les genres (comédie, action, western, etc), l'écriture est très approximative, tout comme la post-synchronisation, les effets visuels sont très moyens (la boule de neige, les accélérés), le générique final montre des images du tournage sur fond de pop très datée...

À partir de là, en sachant à quoi s'en tenir, on aime ou pas. Personnellement, j'ai trouvé le tout sympathique, sans plus : si l'action est effectivement très maîtrisée (le duel Sammo/Cynthia Rothrock, par exemple) et les cascades ponctuellement spectaculaires, le tout est vraiment trop décousu pour son propre bien, avec trop de personnages, trop souvent sous-développés, pour que le spectateur adhère totalement à ce qui lui est présenté. Ça manque un peu de rigueur, tout ça (ce qui n'est pas forcément surprenant pour le cinéma de l'époque et de la région).

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1558 : Matrix Resurrections (2021)

Publié le 18 Janvier 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Matrix Resurrections (The Matrix Resurrections - 2021) :

Créateur de la série de jeux vidéo The Matrix, Thomas Anderson (Keanu Reeves) suit une thérapie pour ses problèmes existentiels, qui lui font confondre sa création avec une réalité qu'il aurait vécue. D'autant qu'il croise régulièrement Tiffany (Carrie Ann Moss), une mère de famille qui évoque en lui des souvenirs enfouis... Jusqu'au jour où Anderson est contacté par Bugs (Jessica Henshaw), une jeune femme qui lui explique que la Matrice existe bel et bien, que Neo et Trinity ont été ramenés à la vie, et qu'il est temps pour eux d'être extraits de cette réalité virtuelle...

Ah là là, Matrix, que de nostalgie... Pas tant pour les films, qui ne m'ont jamais passionné plus que ça, ni pour leur esthétique si particulière, mais plutôt pour le débat critique qui avait vu le jour sur le web et dans la presse à l'époque de la trilogie.

Une nostalgie un peu moqueuse, à vrai dire, puisque je me souviens encore avec amusement de ces überfanboys (parfois professionnels, parfois amateurs) qui t'expliquaient alors avec aplomb que Matrix et ses suites, c'était du grand cinéma "réservé à ceux qui ont un cerveau", que le spectateur lambda ne pouvait pas saisir toutes les subtilités et le génie des thématiques ultra-profondes qui composaient ces métrages, mais que eux avaient tout compris (ou, plus généralement, avaient lu un article/vu une vidéo leur expliquant tout ce qu'ils n'avaient pas compris initialement), et étaient désormais en mesure de prêcher la bonne parole aux incultes.

Des adeptes des Wachowski (au comportement alors pas si éloigné que cela de celui, aujourd'hui, des Snyder-bros) persuadés que leurs réalisateurs étaient des génies visionnaires et révolutionnaires qui allaient devenir incontournables au fil des ans, à mesure que leurs films allaient monter en puissance et en qualité après les Matrix (ah, ça, la combo Speed Racer/Cloud Atlas/Jupiter, le Destin de l'Univers... aïe).

Nostalgie moqueuse, donc, parce qu'il suffit de regarder un peu en ligne pour retrouver ces mêmes fanboys (ou leurs héritiers) qui nous ressortent exactement les mêmes arguments pour ce Matrix 4 (généralement en crachant au passage sur le reste de l'industrie, et notamment les films de superhéros), supposément un chef d'œuvre mécompris aux multiples degrés de lecture trop intelligents pour le commun des mortels.

Alors qu'en fait, non. C'est même un peu le contraire, puisque ce métrage, coécrit par une Wachowski et deux romanciers ayant fait leurs armes sur Sense8 et Cloud Atlas, assène ses thématiques avec toute la subtilité d'un tractopelle, pour aboutir à un "l'amour est la plus grande de toutes les forces" assez redondant avec le reste de la trilogie.

Matrix Resurrections, c'est avant tout une première partie bourrée de références méta dans lesquelles le créateur de la trilogie Matrix est contraint, par la Warner, à concevoir un quatrième volet contre son gré, sous peine de voir la franchise lui échapper : la métaphore est transparente, les thématiques du reboot, du remake, de la répétition, du fandom qui s'approprie l'univers sont évidentes, et il est difficile de ne pas percevoir les réticences de Lana Wachowski vis à vis du projet.

Surtout quand, après avoir passé toute cette première partie à se positionner en auteure réticente, Lana nous propose une suite de film qui est exactement (ou presque) une redite de la trilogie originale, avec certes quelques ajouts mineurs (le mode horde, les personnages réinventés, les robots insectes, les programmes incarnés), mais globalement en moins bien et en moins percutant.

Visuellement, c'est nettement plus laid, avec un lissage et une colorimétrie numériques assez artificiels ; les scènes d'action sont totalement oubliables et/ou trop numériques, avec des fusillades qui n'ont jamais le moindre impact ; la bande originale est totalement quelconque ; les dialogues sont toujours aussi chargés en technoblabla pseudo-profond, pour donner l'impression d'avoir quelque chose à dire sur le destin, le libre arbitre, etc ; et même au niveau de l'interprétation, Keanu Reeves, fatigué, semble nettement moins impliqué que précédemment (même si la post-synchro très claire est probablement responsable de cette impression)...

Et comme en plus Neo est en mode panne de pouvoirs (qui se limitent désormais à un Force push/Force shield), que les combats à mains nues sont plats et mal filmés (la chorégraphie des affrontements est souvent approximative, et l'on remarque fréquemment des coups mal calibrés ou des blocages en place avant même que les coups ne soient portés), et qu'esthétiquement, l'univers Matrix et les costumes ont pris un coup de vieux (ça passait à la fin des années 90, mais là, le latex, les cheveux bleus et les lunettes noir, ça fait daté)... on finit par retomber sur la conclusion qu'en fait, ce quatrième volet était probablement encore moins judicieux que les deux suites du film d'origine.

Mais pas de panique, les fans de la série répondent tous présents, sur le Web, pour expliquer en long, en large et en travers, que tous ces défauts créatifs ou ces problèmes de rythme et d'intérêt sont délibérés : si cette suite est bancale, mollassonne, assez laide et n'arrive pas à la cheville des originaux, c'est voulu, pour déconstruire l'idée même de cinéma, de suite et bla bla bla...

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1555 : Mourir peut attendre (2021)

Publié le 13 Janvier 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, Thriller, UK, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Mourir peut attendre (No Time To Die - 2021) :

Séparé de Madeleine (Léa Seydoux), James Bond (Daniel Craig) est désormais à la retraite, coulant des jours heureux (mais solitaires) en Jamaïque. Jusqu'à ce que Felix Leiter (Jeffrey Wright), de la CIA, vienne le chercher pour une ultime mission : récupérer un scientifique russe kidnappé par le Spectre. Mais lorsque la mission tourne court, et que tous les membres de Spectre sont éliminés par les hommes de Lyutsifer Safin (Rami Malek), Bond se retrouve face à une menace d'une ampleur inédite...

Ultime volet de ce qui est, en fin de compte, presque une mini-série consacrée à James Bond, entamée par Casino Royale en 2006, et ayant depuis enchaîné bien des hauts et des bas, dans sa recherche d'humanisation et de modernisation du personnage de Bond.

Une quête bien vaine visant à réinventer Bond pour une nouvelle génération, mais qui m'a très souvent laissé de marbre, comme l'attestent les notes que j'ai mises aux précédents films de la saga : à se prendre trop au sérieux, à investir trop fortement dans l'émotion masculine et dans le premier degré, dans le dark and gritty réaliste de mise en 2005 (remember Batman Begins), la série a perdu une grande partie de ce qui faisait le charme de la franchise Bond, son style et sa fantaisie.

À la place, un Bond qui souffre (émotionnellement et physiquement), un Bond qui pleure, et des films toujours aussi mal rythmés, tentant de concilier maladroitement cette nouvelle direction avec les passages incontournables de la franchise.

Ici, le résultat reste très mitigé. Au nombre des défauts, on peut citer un récit longuet et fragmenté, qui semble compiler les idées d'au moins trois scénarios différents ; un méchant insipide et sous-développé, qui n'a pour seule caractéristique qu'une vague esthétique asiatique/zen assez clichée ; une relation Bond/Madeleine toujours aussi plate et fade (en même temps, je me répète, mais je n'ai jamais trouvé Léa Seydoux particulièrement charismatique, et son alchimie avec Craig est, au mieux, faiblarde) ; une Ana de Armas affreusement sous-exploitée, alors que toute la séquence la mettant en scène est probablement le point fort du film, un point fort pêchu, dynamique et amusant (mais qui, il faut bien l'avouer, fait pièce rapportée et n'est jamais indispensable au reste du récit) ; des morts totalement gratuites, uniquement là pour dire "on tourne la page" ; une remplaçante de 007 transparente et sans grand charisme ; des effets spéciaux inégaux (notamment lors des poursuites en voiture) ; un score de Hans Zimmer vraiment peu marquant ; de grosses ficelles maladroites dans le récit...

Il y a de quoi soupirer, donc, même si tout n'est pas à jeter : désormais à la retraite, Bond/Craig retrouve un peu du flegme et de la décontraction qui lui faisaient trop souvent défaut dans certains des épisodes précédents ; s'il a pris un coup de vieux, il est toujours très convaincant dans l'action, notamment au cours d'une scène continue dans une cage d'escalier, qui permet à Cary Fukunaga de nous refaire True Detective ; et la fille de Bond est assez adorable, dans le genre (tout en étant un artifice scénaristique assez grossier).

Bref, un ultime James Bond à la conclusion assez définitive (enfin, toute aussi définitive que celle de la trilogie Batman de Nolan, puisque "James Bond will return") mais frustrante, car très imparfaite, à l'image de cette version de la franchise qui n'est jamais parvenue à doser l'émotion, l'action brutale, et la décontraction sans verser dans l'une ou dans l'autre de manière abusive.

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1553 : Spider-Man - No Way Home (2021)

Publié le 11 Janvier 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, MCU, Marvel, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Spider-Man - No Way Home (2021) :

Parce que son identité est désormais rendue publique, et qu'il a les médias et la justice à ses trousses, Peter Parker (Tom Holland) demande au Docteur Strange (Benedict Cumberbatch) de concevoir pour lui un sort faisant oublier à la planète qu'il est Spider-Man. Mais l'insistance de Peter fait capoter le sort, qui échappe au contrôle du Sorcier ; les portes du multivers s'ouvrent alors brièvement, et une poignée de super-criminels s'invitent à New York, à la recherche de Spider-Man : Otto Octavius (Alfred Molina), Norman Osborn (Willem Dafoe), Max Dillon (Jamie Foxx), Curt Connors (Rhys Ifans) et Flint Marko (Thomas Haden Church)...

Suite directe de Spider-Man : Far From Home, ce No Way Home était attendu au tournant par les fans. Ultime volet de la trilogie "Spider-Man" Marvel/Sony, c'était le champ du cygne de son équipe créative menée par Jon Watts, et grâce à de multiples fuites, on savait que ce No Way Home lorgnait fortement sur une version live action de Spider-Man : New Generation, en opposant Tom Holland à des méchants issus des précédents films de la saga, en l'occurrence de la saga Raimi et des deux films de Webb, et en lui associant les Peter Parker de ces films.

Pas mal de contenu, donc, pour un film qui a immédiatement créé le buzz et battu des records à sa sortie, malgré une pandémie qui est revenue à l'assaut au même moment. Mais qui dit pas mal de contenu, dit aussi un scénario un peu en dents de scie, qui se partage entre sincérité et fanservice, pour le meilleur et pour le pire.

En voyant les 2h20 du film, on ne peut s'empêcher de se dire qu'il aurait probablement bénéficié à être plus long et plus développé : il faut dire que l'enchaînement des événements ne laisse pas le temps de souffler au spectateur, au risque de lui donner l'impression d'un scénario plein de trous (ce n'est pas vraiment le cas, en réalité, malgré les innombrables publications en ligne à ce sujet), et de sous-exploiter certains de ses méchants.

On pourrait ainsi imaginer un film prolongeant nettement plus la capture initiale de tous les "méchants", poussant Peter à bout émotionnellement et physiquement, jusqu'à une arrivée plus salvatrice des deux autres Spider-men. Mais bon, en l'état, le film fait le choix de reposer fortement sur la familiarité nostalgique du spectateur avec les films précédents pour établir ses personnages, et heureusement, ça fonctionne plutôt bien.

D'autant que je dis ça sans avoir d'affection particulière pour la trilogie de Raimi, pour le dyptique de Webb, ou même pour le personnage de Spidey dans sa globalité ; tout le côté fanservice, donc, m'a nettement moins touché que les fans ayant grandi avec les films Sony.

Néanmoins, force est de constater que les scénaristes sont parvenu à respecter tant les protagonistes que les méchants de ces films, à les faire évoluer dans une direction logique et pertinente (on pourra toujours discuter des implications de la guérison express de tout le monde), tout en combinant le tout à une évolution efficace du Peter Parker de Tom Holland : un aboutissement de son arc narratif du MCU, qui l'a fait passer de jeune adolescent idéaliste protégé de Stark à étudiant marqué par la vie et par les épreuves, solitaire et isolé. Un soft reboot qui joue avec les codes habituels de l'origin story de Spidey, pour réinventer le One More Day/Brand New Day des comics et donner à Peter un nouveau départ (d'ailleurs, il est amusant de constater que Holland semble prendre dix ans entre le début et la fin du film).

Alors certes, le rythme en dents de scie, la main un peu lourde des scénaristes sur les scènes coups-de-coude entre les Spidey, certains effets spéciaux plus inégaux et certains raccourcis narratifs (probablement dus à un tournage et à une post-production coronavérolés) pourront gêner... mais l'émotion reste présente, le casting répond toujours présent et est efficace, et dans l'ensemble, c'est une conclusion tout à fait honorable aux deux précédents volets.

Pas forcément le chef d'œuvre instantané que de nombreux spectateurs ont immédiatement encensé sur la base de la nostalgie, mais un blockbuster Marvel dans la continuité des deux précédents Spider-man, avec des personnages touchants et attachants.

Un 4/6 provisoire en attendant de le revoir en VO.

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Un film, un jour (ou presque) #1552 : Un After mortel (2021)

Publié le 10 Janvier 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Religion, Review, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Un After mortel (Afterlife of the Party - 2021) :

Fêtarde invétérée, Cassie (Victoria Justice) se brouille avec sa meilleure amie et colocataire Lisa (Midori Francis), plus posée, juste avant d'avoir un accident mortel qui l'envoie directement au purgatoire. Là, elle apprend que si elle veut espérer accéder au Paradis, elle va devoir retourner sur Terre pendant quelques jours, et aider ses parents divorcés (Gloria Garcia, Adam Garcia) et sa meilleure amie à trouver le bonheur...

Une comédie dramatique Netflix ultra-balisée, qui donne une forte impression de déjà vu, que ce soit au format ABC, ABC Family, CBS ou encore Hallmark : la jeune femme insouciante qui doit expier ses fautes passées au moment de rejoindre l'au-delà, c'est du vu, revu, etc, même ici, à la sauce millennial.

Après, ça fait toujours plaisir de revoir Victoria Justice, qui a toujours de l'énergie et de la bonne humeur à revendre, et le reste du cast est très compétent, mais difficile de se passionner pour un récit aussi convenu et générique, surtout avec un ton aussi fluctuant (ici du slapstick délibérément surjoué, là de la romcom, et puis un gros virage vers le mélodrame larmoyant sur la fin), et ce sur près d'1h50.

Je vais mettre la moyenne, mais pour peu qu'on ait déjà vu l'une des innombrables autres versions de la même histoire, ça ne vaut pas forcément cette note.

3/6

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Christmas Yulefest 2021 - 64 - Le plan parfait du Père Noël (2021)

Publié le 7 Janvier 2022 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, Tubi

Noël est derrière nous, 2022 est là, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Le plan parfait du Père Noël (A Chance for Christmas - 2021) :

Influenceuse lifestyle populaire mettant sa vie de famille en avant à l'écran, Christina Chance (Tori Anderson) reçoit une offre exceptionnelle de la part d'une marque de cuisine qu'elle adore : si elle parvient à obtenir plus de 2 millions de vues la veille de Noël, à l'occasion d'un livestream exclusif, alors elle décrochera un contrat très juteux. Mais Christina a un secret : sa vie de famille réelle est loin d'être aussi idéale que celle qu'elle a sur sa chaîne, son "mari" est en fait le petit-ami de sa mère cougar, sa fille adolescente ne la supporte pas, et tout n'est qu'illusion et mensonge. Lorsque Devon (Mykee Selkin), représentant de la marque, découvre la supercherie, les choses se compliquent. D'autant qu'un Père Noël magique (Nick Allan) exauce le souhait de Christina de reprendre cette journée à zéro... en les piégeant, elle et Devon, dans une boucle temporelle qui les force à revivre cette journée sans fin.

Un téléfilm diffusé sur Tubi, plateforme américaine gratuite, et qui en réalité n'est rien d'autre qu'un énième métrage produit par MarVista pour des chaînes secondaires, afin ce que ça implique de niveau qualitatif inférieur aux métrages de leurs plus gros clients.

Ici, on a donc une variation romantique sur le thème d'Un Jour Sans Fin, saupoudrée d'un discours sur l'artificialité des influenceurs et influenceuses, de leurs productions, et tout et tout. C'est un peu brouillon, fréquemment surjoué (Mykee Selkin, notamment, cabotine pas mal), pas forcément toujours bien écrit ou rythmé (la fin à rallonge, par exemple), et avec des personnages secondaires assez sous-développés (et limités à des caricatures ambulantes qui font qu'on ne croit pas vraiment toujours à cette famille déglinguée)... mais ça se regarde, principalement parce que ça ne se prend pas trop au sérieux, assume ses influences, et que Tori Anderson y met de l'énergie (comme elle le faisait déjà dans Comme les Noël de mon enfance, ou dans Noël loin des projecteurs).

Pas forcément suffisant pour en faire un must see, cela dit, d'autant que le tout est assez prévisible dans son déroulement et dans sa conclusion.

3/6

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Christmas Yulefest 2021 - 63 - Christmas is Canceled (2021)

Publié le 7 Janvier 2022 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Romance, USA, Yulefest

Noël est derrière nous, 2022 est là, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Christmas is Canceled (The Fight Before Christmas - 2021) :

Lorsque Emma (Hayley Orrantia) découvre, à l'occasion des fêtes de Noël, que son père Jack (Dermot Mulroney) sort désormais avec Brandy (Janel Parrish), son ennemie d'enfance, elle perd pied, et décide de tout faire pour ruiner cette relation à la différence d'âge improbable... quitte à engager un barman (Michael Naizu) pour tenter de séduire Brandy.

Un bon gros WTF que cette comédie indépendante vaguement festive produite par MarVista pour Lionsgate, et qui fait le choix de partir dans une direction très caricaturale pour narrer cette histoire de jalousie entre cette héroïne sarcastique et immature et sa rivale de toujours (qui en fait n'est pas bien méchante et est sincèrement amoureuse).

Dans ce métrage, écrit par la scénariste de Un fiancé pour Noël, Un Noël près de toi, et de C'est nous les héros (un CV éclectique, donc, aux œuvres partageant une même énergie et une certaine décontraction), il y a du slapstick, des personnages mesquins et criards, des manigances bancales, des bons sentiments, de l'alcool, du bras de fer, des répliques sarcastiques, etc...

Ça se regarde, donc, principalement parce que le tout ne se prend jamais au sérieux... après, il ne faut pas s'offusquer de voir un couple à la telle différence d'âge (beaucoup de spectateurs américains se sont indignés, bizarrement), et il faut réussir à supporter l'héroïne qui cumule beaucoup de défauts (même si ces derniers sont principalement là pour amener une rédemption finale et une fin heureuse pour tout le monde).

3/6 (ça aurait peut-être mieux fonctionné avec une écriture plus nuancée et subtile)

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Christmas Yulefest 2021 - 62 - A Royal Queens Christmas (2021)

Publié le 6 Janvier 2022 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

Noël est derrière nous, 2022 est là, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

A Royal Queens Christmas (2021) :

Ex-militaire un peu perdue à son retour à la vie civile, Dee Dee (Megan Park) travaille dans la pâtisserie de sa famille, dans le quartier de Queens, à New York. Lorsqu'elle doit s'occuper d'un gala international de Noël, elle tombe sur Colin (Julian Morris), un séduisant pianiste qui ne la laisse pas insensible. Ce qu'elle ignore, c'est que Colin est le prince du royaume d'Exeter, et qu'il tente d'échapper à ses obligations...

Mouais. Je ne sais pas trop pourquoi, mais outre-Atlantique, ce téléfilm Hallmark a reçu un accueil étrangement indulgent et enthousiaste, alors que franchement, il aurait été difficile de faire plus générique et cliché que cette histoire princière cousue de fil blanc.

Toutes les grosses ficelles habituelles des téléfilms royaux d'Hallmark (et de tous leurs dérivés) sont là, de l'héroïne au grand cœur et aux talents culinaires, au Prince rebelle (mais pas trop) à l'accent british indéfinissable, en passant par son majordome sarcastique, sa fiancée raide comme un piquet, ses parents stricts mais justes, son royaume imaginaire vaguement européen, etc...

Ajoutez à cela une famille italo-américaine particulièrement caricaturale (bruyante, exubérante, typée, des accents très prononcés) mais une héroïne qui ne semble vraiment pas lui appartenir (blonde, pâle, discrète, pas d'accent) ; le passif militaire de celle-ci, jamais développé ou utilisé ; ou encore des défauts récurrents des productions de la chaîne, comme ces extérieurs canadiens supposés représenter le royaume européen, ou ce concours de bonhommes de neige, tourné en extérieur, en plein soleil, avec des bonhommes en polystyrène qui tremblotent à la moindre brise ou dès qu'un acteur fait un geste... et on comprend vite que le tout est quelconque au possible.

Alors certes, le couple principal a plutôt une bonne alchimie (même si je dois dire que Morris a parfois un peu tendance à être monocorde, dans ses intonations), mais bon, on a surtout l'impression d'avoir déjà vu tout ça des dizaines de fois.

2.5 - 0.25 pour le côté ultra-dérivatif = 2.25/6

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Christmas Yulefest 2021 - 61 - Under The Christmas Tree (2021)

Publié le 6 Janvier 2022 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Lifetime, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

Noël est derrière nous, 2022 est là, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Under The Christmas Tree (2021) :

Arboriste pour le compte de l'état du Maine, Charlie (Tattiawna Jones) jette son dévolu sur un arbre bien précis appartenant à la famille Beltran, propriétaire d'une entreprise de décorations festives en difficultés financières. Mais Alma (Elise Bauman), la fille des Beltran (Wendy Crewson, Enrico Colantoni) bientôt retraités, n'est pas convaincue par cette offre... jusqu'à ce qu'elle rencontre Charlie, très à son goût.

Une comédie romantique Lifetime qui lorgne fortement sur les grandes lignes de Miss Noël, mais en mode LGBTQ, puisque le couple principal est un couple lesbien, jeune et dynamique, qui apporte un vrai vent de fraîcheur à un scénario finalement assez balisé.

En effet, il ne faut pas s'attendre à de l'originalité, sur le fond : les clichés habituels sont là, entre le personnage secondaire (Ricki Lake) qui a abandonné son métier de cadre en ville pour devenir pâtissière à la campagne, les valeurs traditionnelles opposées aux grandes entreprises, le quiproquo des dix dernières minutes, le concours de pain d'épices, la petite entreprise en difficultés financières, et tout et tout...

Mais porté par le ton plus léger et la bonne alchimie entre les deux actrices, le tout s'avère plutôt agréable à suivre, même en fin de saison festive. À noter, d'ailleurs, des moments dialogués qui sonnent "vrais", malgré le fait que le film ait été écrit par un vieux baroudeur d'Hollywood qui scénarise de l'horreur depuis 1989 et des films de Noël depuis 2001.

4 - 0.25 pour les clichés et la frange de Bauman = 3.75/6

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Christmas Yulefest 2021 - 59 - Candy Cane Candidate (2021)

Publié le 5 Janvier 2022 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Lifetime, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

Noël est derrière nous, 2022 est là, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Candy Cane Candidate (2021) :

Politicienne carriériste venant de connaître un échec aux élections municipales d'une grande ville, Julia (Jacky Lai) retourne dans sa bourgade natale de North Falls pour y passer les fêtes de Noël en famille. Sur place, cependant, elle retrouve Parker (Jake Epstein), ancien rival de lycée, homme à tout faire de la ville, et seul candidat au poste de Maire de North Falls, dans des élections devant se tenir le 24 décembre. Sur un coup de tête, Julia décide alors de se présenter elle aussi...

Mouais. Un téléfilm Lifetime qui tente de retrouver le charme du Noël en pain d'épices de l'année dernière (déjà avec Jacky Lai) sans en avoir le caractère ou la fantaisie : à la place, de la politique, un postulat encore moins crédible et plausible que la moyenne du genre (on croit à fond à ces élections municipales organisées en 10 jours la veille de Noël, avec des candidats sans la moindre expérience ni le moindre programme, et qui passent l'essentiel de leur temps ensemble à flirter), et une protagoniste assez peu attachante, tant dans son look (le style de Lai ne lui fait pas de faveurs, ici, et la durcit notablement) que dans sa caractérisation.

Alors certes, Epstein fait son numéro habituel, qui fonctionne toujours, et a une relation assez décontractée et amusante avec Lai, mais dans l'ensemble, ça ne fonctionne pas vraiment, trop orienté politique municipale et pas assez Noël, avec une écriture un peu balourde (le couple secondaire gay, très caricatural, la première rencontre assez forcée, et tous les clichés habituels) qui fait lever les yeux au ciel plus qu'autre chose.

Bof.

2.25/6

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Christmas Yulefest 2021 - 58 - Last Train to Christmas (2021)

Publié le 4 Janvier 2022 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Noël, Review, Romance, Yulefest, UK, Drame

Noël est derrière nous, 2022 est là, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Last Train to Christmas (2021) :

Dans les années 80, Anthony "Tony" Towers (Michael Sheen), gérant de nightclub, prend le train avec sa fiancée Sue (Nathalie Emmanuel) pour passer Noël en famille. Rapidement, cependant, il réalise qu'en changeant de wagon, dans un sens ou dans l'autre, il change d'époque de sa vie, et est désormais capable de modifier le cours de celle-ci, afin d'éviter une fin déplorable... plus facile à dire qu'à faire, cependant, et chacune de ses décisions a des conséquences imprévisibles, notamment sur sa relation avec son frère Roger (Cary Elwes).

Une comédie dramatique anglaise écrite et réalisée par Julian Kemp, scénariste de télévision qui propose ici une relecture des histoires festives du type Un Conte de Noël ou La Vie est belle, dans lesquelles le protagoniste change la direction de son existence après avoir assisté à une version alternative de celle-ci et/ou avoir passé en revue les moments importants de sa vie.

Pas d'ange ou de fantômes du passé, du présent et du futur, ici, mais un train magique qui permet à Michael Sheen de passer d'époque en époque, et au réalisateur de se lâcher totalement au niveau du style : chaque wagon, chaque époque a sa propre identité visuelle, ses propres costumes, sa propre réalisation, ses propres effets visuels et format d'image, sa propre bande originale (la toute fin, en 1945, est ainsi un vrai festival), etc.

Et c'est peut-être là que le bât blesse, puisque le film tente constamment de rester sur le fil entre comédie parodique et comédie dramatique sincère, alors que le côté ludique du script ainsi que les changements d'époque ont tendance à pousser le tout vers la farce aux postiches improbables.

Idem pour l'interprétation, à cheval entre sérieux impliqué et rigolade plus légère : à force de tenter de ménager constamment les deux directions, de rester en équilibre précaire, les deux facettes du film en sortent un peu affaiblies.

Dommage, parce que le travail sur l'image et l'esthétique est efficace... mais le résultat final est un peu trop inégal à mon goût.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2021 - 57 - A Christmas Star (2021)

Publié le 4 Janvier 2022 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, GAC, Canada

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A Christmas Star (2021) :

Astronome new-yorkaise ambitieuse et carriériste, Madeline (Sara Canning) part, quelques jours avant Noël, pour Summit View, une bourgade de montagne située plus au Nord, afin d'y observer une pluie de météorites qu'elle a découverte et identifiée. Mais après être tombée en panne et avoir appris que sa réservation dans l'auberge locale n'est pas valide, Ryan est logée chez l'habitant : une famille très accueillante, composée notamment de Ryan (Daniel Lissing), un ranger veuf dont le poste est sur la sellette, et sa fille Céleste (Juliette Hawk)...

Un téléfilm GAC qui laisse mitigé et souffle le chaud et le froid, à l'image de toutes ces scènes extérieures canadiennes, qui alternent entre une neige et un froid naturels, avec condensation, brouillard et acteurs qui se gèlent, et la fausse neige, le soleil et les tenues semi-légères de rigueur dans ce style de production.

Ce n'est pas que ce soit réellement mauvais, mais l'écriture est un peu faiblarde, ce qui tire le tout vers le bas : dès le premier quart d'heure du film, les deux personnages principaux se font les yeux doux et flirtent ouvertement, ce qui en soi est un changement de dynamique intéressant (d'autant que les deux acteurs fonctionnent bien ensemble)... mais ce qui a aussi tendance à faire ronronner un peu le tout, puisque leur relation reste plus ou moins la même jusqu'à ce qu'ils franchissent le pas.

D'autant que le récit, en fin de compte, fait dans l'attentisme, avec des personnages qui attendent littéralement, soir après soir, que la pluie de météorites arrive enfin. Il s'installe donc une certaine monotonie progressive, pas forcément aidée par une interprétation inégale de certains seconds rôles (la fillette, notamment), par des clichés lassants (le père célibataire veuf, la carriériste, etc), des effets numériques cheapouilles, et un petit côté catéchisme frustrant sur l'étoile de Noël, la crèche, tout ça (qui contraste fortement avec le propos pro-science du personnage principal).

Mitigé, donc, comme je le disais.

2.5/6

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Christmas Yulefest 2021 - 56 - Ghosts of Christmas Past (2021)

Publié le 3 Janvier 2022 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Lifetime, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

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Ghosts of Christmas Past (2021) :

Ellie (Annie Clark), character designer dans le monde du jeu vidéo, a la mauvaise habitude de se montrer très difficile en amour, et de ghoster les hommes qu'elle rencontre après le premier rendez-vous. À l'approche des fêtes de Noël, une voyante lui recommande de faire au plus vite ses excuses avec tous ceux qu'elle a ghostés, sous peine de ne jamais trouver l'amour. Avec l'aide de Charlie (Dan Jeannotte), un collègue programmeur nonchalant, elle entreprend sa tournée d'excuses, tout en mettant au point la démo d'un jeu festif pour son entreprise...

Une comédie romantique Lifetime produite par Reel One Entertainment, et assez typique de cette maison de production : l'image est très éclairée et lumineuse, l'esthétique est moderne, stylisée et froide, la neige artificielle est fauchée, les seconds rôles sont très inégaux, le scénario est dérivatif (je suis certain d'avoir déjà vu un récit très similaire situé à la Saint Valentin, ou quelque chose du genre), et la vraisemblance du tout est parfois très moyenne (tout le côté programmation et character design est affreusement cheap et générique, surtout quand le scénario présente le projet comme exceptionnel, et l'héroïne comme ultra-talentueuse et influente dans son domaine).

Rien de très mémorable, donc, et c'est plutôt mollasson, même si le couple principal fonctionne assez bien.

2.5/6

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Christmas Yulefest 2021 - 55 - Every Time a Bell Rings (2021)

Publié le 3 Janvier 2022 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Romance, USA, Télévision, Yulefest, Drame, Hallmark

Noël est derrière nous, 2022 est là, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Every Time a Bell Rings (2021) :

À l'occasion de Noël, trois sœurs adoptives rejoignent leur mère (Dee Wallace) chez elles, à Natchez, dans le Mississippi, pour s'y retrouver après des années passées aux quatre coins du passé. Il y a Charlotte (Erin Cahill), indépendante et distante, qui tente de renouer avec sa mère biologique (Maury Morgan), Emily (Brittany Ishibashi), carriériste dont les hésitations à avoir un enfant créent des tensions dans son couple avec Paul (Ryan Sands), et Nora (Ali Liebert), qui se cherche professionnellement et sentimentalement. Ensemble, malgré les années de séparation et de non-dits, les trois sœurs retrouvent rapidement la complicité de leurs jeunes années, alors qu'elles se lancent dans une chasse au trésor de Noël organisée pour elles par leur père, peu de temps avant son décès...

Un téléfilm un peu différent de la norme Hallmark à cette période de l'année, que ce soit au niveau de l'ambiance visuelle (Noël dans le Mississippi, tourné en plein soleil, avec musique country, ciel bleu et verdure chatoyante, ça change de la fausse neige des autres métrages) que des thématiques (couple mixte, adoption, relation gay, deuil) : on le comprend vite, ce téléfilm, diffusé dans un premier temps en ligne, est plus proche d'un Hallmark Movies & Mysteries plein de larmes, d'émotion et de secrets familiaux que d'un métrage Hallmark générique et formaté dont on a l'habitude.

Et ce n'est pas forcément un mal, même si c'est loin d'être le genre de métrage que j'affectionne. Mais ici, la distribution est sympathique et efficace (même si Web Brown est sous-exploité), et tout le monde a l'air de s'amuser et d'être très impliqué : ça fonctionne, même si c'est parfois un peu larmoyant et un peu ampoulé dans ses dialogues.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2021 - 54 - Sister Swap : Christmas in the City (2021)

Publié le 1 Janvier 2022 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

Noël est derrière nous, 2022 est là, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Sister Swap - Christmas in the City (2021) :

Alors que sa sœur Jennifer tente de sauver le cinéma familial, dans leur petite ville natale, Meg (Ashley Williams) part pour Salt Lake City, pour aider les employés du restaurant de Jenn à participer à un concours caritatif pour les fêtes de Noël. Mais les problèmes s'accumulent pour Meg et Joe (Keith Robinson), le manager de l'établissement, lorsque le restaurant se trouve dépourvu de chef peu de temps avant Noël, et que Meg ne peut s'empêcher de se mêler de la vie de ses clients....

Deuxième volet des Sister Swap, après le très moyen A Hometown Holiday, cette suite se concentre sur le personnage d'Ashley Williams, pour un récit un bon cran en dessous du précédent.

Les problèmes sont ici multiples, à commencer par un récit qui s'éparpille, à l'image de son personnage principal : Ashley Williams déborde d'énergie, on le sait, mais ce Sister Swap ne fait rien pour la canaliser. Meg se montre ici spontanée et exubérante, au point d'en devenir parfois envahissante et soulante, en mode trouble déficit de l'attention - de quoi donner au film une impression de frénésie ponctuelle et d'enthousiasme forcé, qui ne sied guère à un scénario peinant déjà à se structurer et à s'articuler autour des événements du premier épisode.

Plus amusant : on a l'impression qu'après un Hometown Holiday très caucasien et calibré, la production a choisi ici de compenser en casant un maximum de minorités à l'écran. Meg tombe amoureuse de Joe, un afro-américain, un bon paquet de personnages secondaires de premier plan sont eux aussi noirs (dont un père absent...), il y a une sous-intrigue entre deux personnages gays... un peu comme si Hallmark avait imposé un quota global à la production simultanée des deux films, quota géré un peu n'importe comment au final.

D'autant qu'en réalité, le couple Meg/Joe ne fonctionne pas particulièrement. En comparaison du duo Kimberly Williams/Mark Deklin, Ashley Williams et Keith D. Robinson n'ont pas grande alchimie, ce dernier ne parvenant jamais à s'imposer à l'écran, à faire preuve de charisme ou à s'aligner sur l'énergie de sa partenaire. J'en suis presque venu à regretter que la production n'ait pas choisi quelqu'un comme Dulé Hill, qui aurait facilement pu se mettre au même niveau que Williams en matière d'énergie ou d'excentricité.

Et puis il y a cette promenade en calèche sur fond vert mal détouré ; et Kevin Nealon, qui après avoir été totalement inutilisé dans l'épisode précédent, se retrouve ici à avoir de multiples scènes en flashback (ce qui est toujours sympathique, mais souligne vraiment le déséquilibre entre les deux films).

Bref, je n'ai pas du tout adhéré à ce deuxième volet, qui m'a parfois donné l'impression d'avoir été bricolé à partir des chutes du premier scénario, sans avoir été très bien pensé en amont. Bof.

2.5/6

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Christmas Yulefest 2021 - 53 - Sister Swap : A Hometown Holiday (2021)

Publié le 1 Janvier 2022 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

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Sister Swap - A Hometown Holiday (2021) :

Restauratrice à Salt Lake City, Jennifer Swift (Kimberly Williams-Paisley) va passer les fêtes de fin d'année à Hazelwood, sa ville natale, en compagnie de son fils adolescent (Jacob Buster) et de toute sa famille, dont sa sœur Meg (Ashley Williams), qui travaille là dans la pâtisserie familiale. Cette année, cependant, les deux sœurs décident d'échanger leurs places : tandis que Meg part en ville, pour y superviser le restaurant de Jennifer à l'occasion d'un concours caritatif, cette dernière reste à Hazelwood, pour s'occuper de la mise en vente du Madison, le cinéma de feu leur Oncle (Kevin Nealon). Mais à cette occasion, elle renoue avec Eric (Mark Deklin), l'entrepreneur qui rénovait l'établissement, et commence à se dire que la vie à Hazelwood est bien agréable...

Projet porté à bout de bras depuis plusieurs années par les sœurs Williams, Sister Swap est constitué de deux films liés qui se répondent et qui suivent chacun le destin de deux sœurs aux alentours de Noël. À commencer par ce premier métrage qui se déroule dans une petite bourgade typique de Hallmark, et qui accumule tous les clichés habituels du genre : père célibataire, bâtiment à sauver, deuil familial, célébrations locales, valeurs traditionnelles, etc.

Un premier film assez générique et donc pas forcément très captivant, je dois dire, même si le tout est très énergique (peut-être même un peu trop, au point d'être ponctuellement précipité et brouillon), que la distribution est plutôt efficace (Jim Byrnes, Kevin Nealon, la jeune Landry Townsend déjà aperçue dans Candy Coated Christmas, mais qui fait ici de la figuration) et que le couple principal Williams-Paisley/Deklin a une excellente alchimie.

Quant à l'alternance et les scènes avec Ashley Williams, ça fonctionne plus ou moins bien en fonction des moments, puisque le personnage a trop peu de développement dans ce métrage pour ne pas paraître superficiel et trop frivole.

3/6

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Christmas Yulefest 2021 - 52 - Santa Claus : Wizards Kingdom (2016)

Publié le 31 Décembre 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Noël, Review, Romance, Yulefest, Russie, Comédie

Noël est derrière nous, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Santa Claus : Wizards Kingdom (Santa Claus : Batlle of the Magi, aka Ded Moroz. Bitva magov - 2016) :

Hantée par des visions prémonitoires sinistres depuis que son père a disparu lorsqu'elle était enfant, Masha (Taisiya Vilkova) découvre un soir de décembre qu'elle possède le gène de la glace, ce qui fait d'elle l'une des descendantes d'une dynastie de frères sorciers protégeant le monde contre des chimères de feu dirigées par le maléfique Karachun (Aleksei Kravchenko). Elle rejoint alors les rangs de l'armée fantastique menée par le Père Noël/Grand-père Gel (Fyodor Bondarchuk), et va apprendre à utiliser la magie de la neige et de la glace pour défendre les fêtes de fin d'année et les habitants de la planète Terre...

Gros budget et débauche d'effets spéciaux et de décors travaillés pour un énorme gloubiboulga indigeste mélangeant idées improbables, mythologie bordélique, recyclage à gogo (difficile de ne pas penser, çà et là, par exemple, aux Cinq Légendes, pour son Père Noël russe intégré à un univers de fantasy épique, ou à Harry Potter avec toute cette structure scolaire qui accueille les jeunes élus destinés à une carrière de sorcier sous les ordres d'un vieillard bienveillant, pour lutter contre les forces du Mal, avec différentes "maisons", des horcruxes clefs à réunir, un nom qu'il ne faut pas prononcer, des relations immatures et du harcèlement scolaire - d'autant plus bizarres que les acteurs ont tous la vingtaine, etc), durée abusive (près de deux heures), costumes approximatifs (autant les décors sont réussis, autant tous les costumes et postiches sont fauchés au possible), post-synchronisation médiocre, musique dérivative, références locales absconses et narration brouillonne jamais très convaincante...

Pourtant, j'ai toujours de la sympathie pour les films russes, surtout lorsqu'ils s'essaient à la fantasy décomplexée et locale, et le casting n'est pas mauvais (l'héroïne, notamment, est plutôt attachante)... mais ici, la mayonnaise ne prend pas, pas aidée par un cabotinage pas possible des vieux sorciers, et des idées vraiment bancales et décousues.

2/6

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Christmas Yulefest 2021 - 50 - A Dickens of a Holiday (2021)

Publié le 30 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

Noël est derrière nous, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

A Dickens of a Holiday (2021) :

Metteuse en scène de théâtre, Cassie (Brooke D'Orsay) est en charge de la grande représentation annuelle d'Un Conte de Noël de Dickens, à l'occasion du centième anniversaire du Festival de Noël de la ville de Dickens, dans l'Ohio. Problème, son acteur vedette est malade. Seule idée pour le remplacer : faire appel à Jake Dorsey (Kristoffer Polaha), star cabotine de films d'action à gros budget, et originaire de la bourgade. Plus facile à dire qu'à faire, d'autant que Dorsey n'est pas réputé pour ses talents d'acteur dramatique...

Un téléfilm Hallmark au postulat de départ pas inintéressant (ou du moins, ça change un peu), qui repose beaucoup sur la relation tour à tour moqueuse et détendue de ses deux acteurs principaux, et sur celle, plus compliquée, de Dorsey et de son frère, brouillés.

Le seul souci, c'est que le film se limite plus ou moins à ça : il commence de manière sympathique, avant de se mettre à ronronner sérieusement au bout d'une demi-heure, et de se terminer sans éclat. Et ce n'est même pas un problème de clichés (qui sont cependant présents, forcément), mais plutôt d'énergie globale, trop décontractée pour son propre bien, notamment sur le plan de la relation des deux protagonistes.

Ajoutez à cela quelques scènes à la post-synchro maladroite en extérieur, un Polaha qui hésite (délibérément, c'est le personnage qui veut ça) entre jouer mal et jouer bien, et ce fichu hôtel canadien au porche si distinctif, qui revient encore ici, et voilà, un téléfilm qui n'est pas forcément mauvais, mais qui ne fait pas grande impression.

2.75/6

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Christmas Yulefest 2021 - 48 - Jingle Bell Princess (2021)

Publié le 29 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, GAC

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Jingle Bell Princess (2021) :

Lorsque son avion se pose en urgence dans le Maine suite à une tempête de neige, la princesse Amelia (Merritt Patterson) est accueillie dans la famille d'Annie Cutler (Marnie McPhail), une employée de l’aéroport local, et elle fait la connaissance de Sam (Trevor Donovan), un veuf éploré, et de sa fille Sophie (Charlie Boyle). À leurs côtés, Amelia va alors passer un Noël enchanteur, bien loin des rigueurs de la cour de son royaume...

Une adaptation de roman pour la chaîne GAC, et qui donne vraiment l'impression d'être revenu cinq à dix ans en arrière, quand Hallmark et compagnie produisaient à la chaîne des films de prince ou de princesse trouvant l'amour au fin fond de l'Amérique qui se ressemblaient tous.

C'est donc ultra-générique, quelconque et globalement interchangeable avec les autres variations sur ce même thème, notamment parce que Donovan est parfois un peu trop terne pour son bien. Après, ce n'est pas désastreux dans le genre, et la production a le mérite de mettre le paquet sur la fausse neige pour ce métrage tourné au Canada en octobre dernier... mais ça s'arrête là.

Ah, si, mentionnons cette introduction qui voit la princesse sortir de son avion, en pleine tempête de neige, attirée par le bruit des grelots de Noël, et qui trouve un petit chien perdu, bientôt rejoint par un habitant du secteur aux allures de Père Noël magique... une introduction visuellement plutôt réussie, et qui laissait présager de quelque chose de plus fantaisiste et de plus conte de fées. Mais non, malheureusement.

2.5/6

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Christmas Yulefest 2021 - 47 - Noël chez les Mitchell ! 2 (2021)

Publié le 29 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

Noël est derrière nous, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Noël chez les Mitchell ! 2 (The Christmas House 2 : Deck Those Halls - 2021) :

Quelques années après que les Mitchell aient traversé leur dernière crise familiale, Mike (Robert Buckley) l'acteur est invité par sa chaîne à prendre part à un concours de décorations télévisé présenté par Macie Stevens (Teryl Rothery), une star dans son domaine, et l'opposant à un autre acteur. Mais lorsque ce rival déclare forfait avant l'émission, c'est Brandon (Jonathan Bennett), le frère de Mike, qui prend sa place : de quoi réveiller la rivalité immature et enfantine qui existe entre les deux hommes, et qui dégénère assez rapidement...

Le précédent Noël chez les Mitchell !, co-écrit par son interprète principal, avait pour lui un sens de l'humour assumé, et un ton plus moderne que la moyenne des productions Hallmark : rien d'exceptionnel, mais un métrage sympathique, qui se regardait sans trop de difficultés malgré une distribution parfois inégale des personnages secondaires.

Ici, pour cette suite, toujours co-écrite par Robert Buckley, on force encore un peu plus le trait, en combinant une Guerre des Guirlandes façon Voisin contre voisin à un concours de télé-réalité singeant Christmas Battle : les illuminés de noël, et à un format lorgnant ouvertement sur Modern Family, avec des personnages qui s'adressent directement à la caméra pour des apartés dans le cadre de l'émission télévisée à laquelle ils prennent part.

Et le résultat est plutôt honorable, dans la droite lignée du précédent volet : rien d'exceptionnel, pas forcément à la hauteur de ses modèles (tout le côté Modern Family, notamment, aurait mérité d'être plus nerveux et dynamique), et souffrant toujours de personnages secondaires assez inégaux (je trouve toujours les conjoints des deux frères assez ternes et génériques), mais bénéficiant d'un développement délibéré et intéressant de la plupart des personnages, notamment celui de Jonathan Bennett.

Après, quand bien même le téléfilm tenterait d'éviter les clichés habituels des productions Hallmark (avec notamment un quota romance quasi-inexistant), on n'évite pas un ex-mari anglais cliché et vantard, ou encore un personnage de quasi-Santa magique qui n'apporte pas grand chose au tout (mais à le mérite d'exister).

3.75/6 (même note que le premier volet)

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Christmas Yulefest 2021 - 46 - An Unexpected Christmas (2021)

Publié le 28 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

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An Unexpected Christmas (2021) :

Rédacteur de discours pour une sénatrice de l'Illinois son état natal, Jamie (Tyler Hynes) n'a pas encore avoué à sa famille qu'il s'était séparé d'Emily (Bethany Joy Lenz) car il refusait de s'engager vis à vis d'elle. Lorsque, à l'occasion des fêtes de Noël, le couple se croise dans leur ville d'origine, une étrange mascarade se met en place : Emily accepte de se faire encore passer pour la petite-amie de Jamie auprès de ses proches, si ce dernier parvient à convaincre la sénatrice de participer au projet qu'elle gère pour sa firme de marketing... seul souci : Jamie n'a aucune idée de comment faire pour arriver à ses fins.

Un téléfilm Hallmark qui n'est pas désagréable, et bénéficie d'un script assez dynamique et rythmé, voire même amusant, signé Paul Campbell (l'un des acteurs incontournables de la chaîne), auquel donne vie une distribution attachante - Lenz, parfois polarisante, mais assez assurée ; Hynes, qui joue très bien le baratineur pris au piège de ses mensonges ; Alison Wandzura, en sœur lesbienne qui cherche à se recaser ; Paul McGillion et Lynda Boyd en parents excentriques...

Bref, un métrage plutôt sympathique, malgré quelques problèmes çà et là (la scène de conclusion qui fait vraiment pièce rapportée rajoutée après le tournage ; la caractérisation de Jamie, présenté dans les dialogues comme perfectionniste jusqu'au point de se saboter lui-même en mode "tout ou rien", mais qui, dans les faits, se contente de mentir un peu n'importe comment, et d'être un personnage brouillon aux répliques sarcastiques), et qui se range sans problème, de par son énergie, sur le haut du panier des productions Hallmark de cette saison (jusqu'à présent, du moins).

3.75/6  

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Christmas Yulefest 2021 - 44 - A Very Merry Bridesmaid (2021)

Publié le 27 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

Noël est derrière nous, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

A Very Merry Bridesmaid (2021) :

Alors que Leah (Emily Osment) est sur le point de fêter ses 30 ans, tout le monde n'a qu'une chose en tête :  le mariage de son frère Paul (Patch May) et de sa fiancée Julia (Frances Leigh), qui a lieu la veille de Noël... le jour même de son anniversaire ! Et pour ne rien arranger, Drew (Casey Deidrick), l'ami d'enfance de Leah, est de retour en ville pour servir de témoin, alors même que Leah est demoiselle d'honneur. Au milieu de ce tourbillon, Drew décide alors de se consacrer à son amie, et de lui fêter dignement son anniversaire...

S'il y a bien un postulat que je déteste, c'est celui de la comédie romantique centrée sur un mariage à Noël.

Ici, c'est pire, puisque le script de cette rom-com Hallmark semble décidé à multiplier les sous-intrigues et les enjeux dramatiques (mariage, anniversaire, rénovation de maison, cadeau surprise, Noël, crise existentielle, père malade, maison en vente, robe de mariée perdue...), enrobés d'une romance entre l'héroïne et son ami d'enfance (pas forcément désagréable, mais à la barbe de bucheron moyennement seyante), et d'un cadre "problème de riches" qui rend assez difficile toute identification à ces personnages privilégiés qui portent des robes de couturiers et offrent une maison pour Noël, achetée sur un coup de tête.

Et je n'ai pas grand chose de plus à dire au sujet du métrage, en fait : à trop multiplier les enjeux, plus aucun n'est réellement prenant ou intéressant ; la mariée est assez peu convaincante, trop rigide et terne dans son interprétation (en plus d'être un peu énervante à toujours vouloir le mariage parfait) ; et honnêtement, Emily Osment, qui est toujours attachante, mérite de meilleurs scripts (il faut dire que la fille qui, sur le point d'avoir 30 ans, possède déjà sa maison et sa propre boutique florissante, mais passe son temps à se plaindre de n'avoir rien accompli... c'est loin d'être un rôle particulièrement gratifiant).

2.5 + 0.5 pour Osment et ses rapports naturels avec tout le monde = 3/6

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Christmas Yulefest 2021 - 43 - A Lot Like Christmas (2021)

Publié le 27 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, GAC

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A Lot Like Christmas (2021) :

Lorsqu'il arrive à Hudson Springs pour y gérer le marketing d'une grande jardinerie, Clay (Christopher Russell) ne se doute pas que son offre promotionnelle sur les sapins de Noël va attirer sur le magasin l'attention de toute la communauté, et notamment de Jessica (Maggie Lawson), qui dirige la sapinière familiale, en difficulté financière. D'autant plus problématique que Clay n'est pas insensible au charme de la jeune femme, qui ignore son identité réelle...

Un téléfilm GAC qui renvoie directement, une nouvelle fois, aux téléfilms Hallmark d'il y a dix-quinze ans, avec son histoire très classique de petite entreprise familiale en difficulté opposée à une grande entreprise inhumaine et froide, son cadre en marketing qui a le choix entre une promotion importante en ville et l'amour dans une petite bourgade rurale aux valeurs traditionnelles, etc, etc,etc.

Tout est ultra-balisé, donc, et je dois dire qu'au début, j'ai eu assez peur d'un enchaînement de clichés rédhibitoire. Le mensonge de Clay sur son identité réelle, notamment, est assez agaçant... mais bonne surprise, il est évacué au milieu du récit, qui bascule alors sur une rivalité professionnelle ludique entre Clay et Jessica, à mesure que le duo tente de se pardonner et de renouer.

Bref, dans l'ensemble, ça fonctionne, sur un schéma très éprouvé, certes, mais ça fonctionne tout de même, avec des extérieurs plutôt agréables, un ton global assez léger (le mickeymousing de la musique et l'alchimie moqueuse du couple principal y sont pour beaucoup) et une Marlie Collins (que j'avais déjà remarquée dans La Surprise de Noël de 2018, ici dans le rôle de la meilleure copine de Jessica) évoquant ici fréquemment les personnages de Judy Greer, ce qui est assez amusant.

3.5 + 0.25 pour Collins = 3.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Christmas Yulefest 2021 - 37 - A Clüsterfünke Christmas (2021)

Publié le 23 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, Comedy, CC

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

A Clüsterfünke Christmas (2021) :

Cadre dans l'industrie immobilière, Holly (Vella Lovell) est envoyée par son patron à Yuletown, une petite bourgade enneigée passionnée par Noël, où elle doit convaincre les sœurs Clüsterfünke (Ana Gasteyer, Rachel Dratch) de lui vendre leur auberge pour la raser. Mais sur place, Holly tombe sous le charme de Frank (Cheyenne Jackson), le neveu des sœurs Clüsterfünke, alors même que son ex (Ryan McPartlin) vient lui rendre visite pour la reconquérir...

Produit par MTV pour Comedy Central, A Clüsterfünke Christmas a été écrit et conçu par Gasteyer et Dratch comme une parodie des films Hallmark et autres romances de Noël de rigueur à cette période de l'année. Et effectivement, les deux femmes ont bien fait leurs devoirs, en ne laissant pas le moindre aspect du catalogue Hallmark indemne, et en parodiant de manière très caricaturale et assumée tous les clichés inhérents au genre.

Le seul problème, en fait, c'est que tout cela a déjà été fait : je pourrais citer Cup of Cheer, Letters to Satan Claus, Au secours je suis dans un film de Noël ! ; ces dernières années, il est devenu populaire de parodier sarcastiquement le genre des films de Noël, généralement avec des résultats très mitigés, faute de moyens ou de savoir-faire.

Ici, ces problèmes ne se posent pas : le budget est là, la production sait ce qu'elle fait, et le tout ressemble fréquemment à un Digital Short du Saturday Night Live, en mode XXL. Une impression encore renforcée par l'apparition de Maya Rudolph en clone de Mariah Carey, dont les chansons parodiées rythment tout le métrage.

Mais comme je le disais, ACC souffre un peu du fait que bon nombre de ses gags et ressorts comiques parodiant Hallmark ont déjà été soulignés et utilisés ailleurs (parfois même par le SNL) : le film s'attarde ainsi lourdement sur certaines vannes (la représentativité ethnique défaillante, le meilleur copain gay) au point d'en télégraphier largement les chutes, qui tombent alors totalement à plat.

Ce qui passerait inaperçu dans un sketch dynamique du SNL, mais se marie moins bien au format long-métrage, surtout lorsque les scénaristes consacrent une scène entière à de tels gags prévisibles, ou passent de longs moments, tout au long du film, à mettre en place une chute immédiatement évidente (le mariage du BFF gay).

Dans l'ensemble, donc, si ce Clüsterfünke Christmas reste sur le dessus du panier des pastiches de Noël, il est aussi bourré de petits défauts : qualitativement, le film hésite souvent entre ZAZ, Wet Hot American Summer, et les parodies médiocres et balourdes de Friedberg et Seltzer, et si ça se regarde assez facilement, on lève tout de même régulièrement les yeux au ciel, que ce soit parce que l'humour tombe à plat, parce que ça surjoue, ou parce que les clichés du genre sont parodiés de la manière la plus basique possible.

Ça aurait pu être mieux... mais aussi pire.

3.75/6 (je dois avouer avoir bien aimé le running gag des gingerpeople)

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Christmas Yulefest 2021 - 36 - A Kindhearted Christmas (2021)

Publié le 22 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, GAC

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

A Kindhearted Christmas (2021) :

Jamie (Jennie Garth), directrice d'une agence touristique d'une petite ville, décide de jouer le Père Noël anonyme au sein de sa communauté, afin de perpétuer les gestes caritatifs de son défunt mari. Mais rapidement, ses actes désintéressés et anonymes attirent l'attention des médias, et amènent en ville Scott (Cameron Mathison), animateur d'un programme matinal, qui tombe aussitôt sous le charme de la jolie veuve. Mais cette romance naissante se marie assez mal avec le secret de Jamie...

Encore un film GAC Family, avec le grand retour de Jennie Garth devant les caméras dans un métrage qui rappelle fortement un certain Père Noël au grand cœur, déjà avec Garth, et qui réunit l'actrice avec Cameron Mathison, son partenaire de Un rêve éveillé.

Et la bonne alchimie des deux acteurs est l'un des points forts de ce métrage, créant une relation amusante entre eux, avec d'un côté une Jennie Garth pas très douée dans le mensonge, et de l'autre un Mathison très crédible en présentateur de journal matinal.

Un duo qui fonctionne bien, donc, pour une histoire assez classique, mais pleine de bons sentiments, et qui laisse de la place à une romance plutôt ludique et attachante. On regrettera peut-être que certains personnages secondaires (la nièce, notamment) soient un peu trop transparents, ou que la réaction de Scott, dans la dernière ligne droite, soit un peu artificielle et forcée, mais bon.

Plutôt une bonne surprise, donc.

3.75/6

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