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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #romance catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1536 : Nos pires amis (2021)

Publié le 24 Septembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Nos pires amis (Vacation Friends - 2021) :

En vacances au Mexique, Marcus (Lil Rel Howery), bourreau de travail un peu coincé, et sa petite-amie Emily (Yvonne Orji), découvrent qu'ils doivent partager une suite avec un jeune couple décomplexé, Ron (Cena) et Kyla (Meredith Hagner). Contre toute attente, ces deux inconnus finissent par emporter Marcus et Emily dans un tourbillon de fêtes et de loisirs tous plus déchaînés les uns que les autres... mais une fois les vacances terminées, chacun repart de son côté. Jusqu'au mariage de Marcus et Emily, sept mois plus tard, où Ron et Kyla s'invitent, au grand dam des fiancés et de leur vie bien rangée.

Initialement conçue pour mettre en avant le couple Anna Faris/Chris Pratt (lorsqu'ils étaient encore ensemble), Vacation Friends a fini par évoluer, et par être transformée en comédie semi-afro-américaine, centrée sur un couple black (pour tenter d'appâter le public afro-américain friand des comédies de Tyler Perry et autres) bien sous tous rapports, "harcelé" par un jeune couple caucasien un peu trop exubérant.

Lil Rel Howery (qui apparemment a le vent en poupe, en ce moment, cf Free Guy) prend donc la tête du casting (en lieu et place de... Ice Cube, habitué des films de ce genre), face à une Yvonne Orji pas très mémorable, une Meredith Hagner en mode Goldie Hawn (ou Anna Faris), et un John Cena déglingué qui prend de plus en plus d'assurance... le tout sous la direction du créateur de Silicon Valley, et la plume des scénaristes de Vive les Vacances et des Comment tuer son Boss (entre autres).

Sans surprise, on se retrouve donc avec une comédie assez médiocre et gentiment graveleuse, où Howery et Orji jouent les personnages coincés face à un couple en surjeu total, et ce qui aurait pu donner une comédie exotique décalée, à Mexico, devient rapidement un film de mariage afro-américain, avec deux blancs dans le rôle des wedding crashers qui sèment involontairement la zizanie.

Et ça s'arrête à peu près là, puisque le film se contente d'enchaîner les clichés des films de ce genre, sans vraiment faire preuve d'une originalité quelconque, ou parvenir à surprendre avec des gags et des punchlines bien trop téléphonées ; la grossesse de Kyla, notamment, est un bon exemple de sous-intrigue peu inspirée dont on devine immédiatement le déroulement, et qui se déroule alors mollement jusqu'à ce dernier.

Cela dit, malgré cette écriture quelconque, et des effets visuels ratés (les scènes dans la grotte puent le studio), le film se regarde vaguement, probablement parce que Cena et Hagner (que je ne porte pourtant pas dans mon cœur) y mettent de l'énergie (probablement parfois trop).

Mais ça ne va pas plus loin.

2.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1535 : Stuck (2018)

Publié le 23 Septembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Stuck (2018) :

Infirmière stoner et sarcastique au caractère bien trempé, Darby (Heather Matarazzo) est arrêtée par la police pour possession illégale de médicaments hospitaliers, et condamnée à passer trente jours en résidence surveillée... chez son ex Mo (Amir Talai), qui vit désormais avec sa nouvelle fiancée Chloe (Heather Turman). Darby décide alors de tout faire pour briser ce couple bien sous tous rapports...

Une comédie indépendante américaine à la distribution plutôt sympathique (énormément de seconds rôles familiers et amusants : Joel McHale, Felicia Day, Paul Scheer, Mindy Sterling, Kate Flannery, Chris Redd...) mais qui est globalement à réserver aux amateurs d'humour stoner et un peu trash, tant la protagoniste du métrage est une slackeuse invétérée aux mœurs décomplexés.

Le film y va ainsi franco dans l'humour graveleux et scatologique, Heather Matarazzo n'hésitant pas à jouer le jeu et à paraître ridicule pour faire rire le spectateur... ou pour l'émouvoir. Car oui, Stuck est encore ce type d'histoire où le protagoniste immature, refusant toute responsabilité, touche le fond avant de se reprendre et de devenir enfin un adulte plus ou moins responsable, blablabla...

On est en terrain balisé, en somme, et honnêtement, le film n'a pas vraiment fonctionné sur moi : un peu trop en dessous de la ceinture, un peu trop inégal, il connaît un vrai ventre mou jusqu'à la fête de fiançailles où tout le monde se retrouve défoncé par erreur...

Bof, en somme.

2.75 ou 3/6 (pour le cast, et parce que ça plaira probablement aux amateurs du genre)

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Un film, un jour (ou presque) #1533 : The Witcher - Le Cauchemar du loup (2021)

Publié le 21 Septembre 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Critiques éclair, Cinéma, Fantastique, Horreur, Netflix, Review, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Witcher - Le Cauchemar du loup (The Witcher : Nightmare of the Wolf - 2021) :

Vesemir (Theo James), un Witcher, reçoit la mission de traquer un monstre sanguinaire qui hante les forêts du royaume de Kaedwen, mais rapidement, il découvre l'origine de ces monstres, ce qui remet totalement en question ce qu'il croyait savoir jusque là. En parallèle, Tetra (Lara Pulver), une sorcière, tente de convaincre la cour de Kaedwen que les Witchers font plus de mal que de bien, et qu'il serait bon de les éradiquer définitivement...

Pour être tout à fait franc, la première saison du Witcher de Netflix ne m'a pas laissé un souvenir particulièrement impérissable... tout au plus ai-je de vagues souvenirs des grandes lignes de l'intrigue, et surtout de son écriture inutilement déstructurée, ainsi que de sa dose de diversité à la Netflix, amenée sans aucune finesse ni demi-mesure.

Rien de dramatique, mais rien d'exceptionnel non plus, et c'est avec une certaine indifférence que j'attends la seconde saison de la série-mère ; autant dire que ce spin-off animé servant de préquelle suscitait encore moins d'attente chez moi, qui ne suis déjà pas hyper fan d'animation asiatique, et en particulier des productions Netflix dans le domaine.

Et le résultat, s'il reste intéressant (surtout par ce qu'il révèle des origines des monstres et ce qu'il montre de la création des Witchers), est dans la droite lignée de ce à quoi l'on pouvait s'attendre de la part d'un film d'animation de ce type : ça déborde d'action surnaturelle, de looks improbables (Vesemir a l'air bien trop moderne), de monstres difformes (mais pas assez mémorables), de gore et de sang, ça souffre un peu d'un doublage très inégal (que l'on devine en partie réalisé pendant la pandémie) et d'un rythme qui souffle le chaud et le froid.

En soi, ce n'est pas rédhibitoire, et les fans du Witcher et de l'univers trouveront clairement là un spin-off efficace et bourrin (d'ailleurs, la petite touche de romance impossible fonctionne relativement bien). Les néophytes, eux, risquent d'être un peu plus perdus, et de trouver le tout "sans plus".

Je n'ai pas détesté, ça reste compétent, mais je n'ai pas non plus été passionné.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1532 : The Green Knight (2021)

Publié le 20 Septembre 2021 par Lurdo dans USA, Irlande, Fantastique, Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Romance, Review, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Green Knight (2021) :

La quête de Gauvain (Dave Patel), jeune chevalier réticent qui, après avoir tranché la tête d'un être surnaturel venu lancer un défi à la cour du Roi Arthur, a un an pour créer sa légende, avant que lui-même n'ait sa tête coupée en retour...

J'avoue que j'ai eu un peu peur, au début de ce Green Knight. Principalement, parce qu'il est signé de la patte si caractéristique de David Lowery, réalisateur américain typiquement estampillé indépendant, aux sensibilités très arty/hipsters et issu d'une bulle de réalisateurs de la nouvelle génération, notamment influencés par le mumblecore de Joe Swanberg (l'un des leurs).

Un Lowery dont le Peter et Elliott le Dragon ne m'avait pas convaincu, terne et nonchalant, et qui conserve toujours une certaine prétention auteurisante dans ses métrages, généralement assez contemplatifs, intégralement écrits et réalisés par ses soins.

Ici, c'est exactement le cas, et la première ligne droite du film, très ampoulée, entrecoupée de cartons-titres semi-sarcastiques, d'effets de style et de choix artistiques et de réalisation très particuliers, m'a laissé globalement de marbre.

Heureusement, une fois la quête de Gauvain vraiment engagée, le récit est suffisamment fort et solide pour apporter une base intéressante aux expérimentations visuelles de Lowery.

Oui, c'est lent, oui, c'est contemplatif, oui, c'est parfois poseur et pompeux, mais c'est aussi visuellement très travaillé, souvent somptueux et poétique, quitte à verser parfois dans l'onirique hallucinatoire potentiellement abscons.

Mais tout cela est finalement très approprié pour cette quête chevaleresque, qui a toujours eu plusieurs degrés de lecture métaphoriques.

Le film en lui-même a lui aussi plusieurs degrés de lecture, ne serait-ce que par le choix d'un acteur d'origine indienne (Dev Patel, habité) dans le rôle principal : race, refus de l'héroïsme, religion, sexe, quête de soi, acceptation des responsabilités, honneur, tout se mêle ici avec plus ou moins de bonheur, pour donner un tout déconcertant, aux images frappantes et à l'interprétation convaincante.

Intéressant et atmosphérique, donc, porté par une bande originale pertinente et efficace, mais succombant occasionnellement aux lubies artistiques et modernes de son créateur, qu'elles soient visuelles, structurelles (toute la dernière partie) ou narratives.

Un OFNI qui ne plaira pas à tout le monde, mais qui a su m'envoûter, alors que je partais méfiant.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1529 : Dead Reckoning (2020)

Publié le 15 Septembre 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, Thriller, USA, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Dead Reckoning (2020) :

En bord de mer, dans le Massachusetts, Tillie (India Eisley), une jeune femme qui noie dans l'alcool les souvenirs de ses parents fraîchement décédés dans un accident d'avion, s'éprend de Niko (K.J. Apa), un chauffeur de taxi albanais, et le jeune couple passe alors un été de rêve. Mais lorsque Marco (Scott Adkins), le frère aîné de Niko, arrive aux USA, bien décidé à commettre un attentat pour venger leur père terroriste assassiné par le FBI, Niko doit choisir entre l'honneur de sa famille et la vie de centaines d'innocents...

Un thriller signé du réalisateur de Doom et de Street Fighter : la légende de Chun-Li, et qui se veut inspiré de l'attentat du Marathon de Boston, en 2013.

Pour être franc, on va dire que c'est très librement inspiré (et transposé au 4 juillet sur les plages du Kentucket), un peu de mauvais goût, en plus d'être un métrage assez raté : concilier film d'action, bluette adolescente et thriller avec un budget minimaliste, des dialogues creux au possible (à l'interprétation rarement naturelle) et la finesse d'un tractopelle (tous les habitants du coin sont des connards finis, les dialogues opposent constamment "mon Amérique" et "leur Amérique", James Remar insulte Adkins en lui disant qu'il n'aura pas les 72 vierges de son Jihad, etc), ça ne passe pas vraiment, je dois dire, même au format 90 minutes.

Entre India Eisley, bien trop pâle, anémique et squelettique pour son propre bien (et bénéficiant d'une doublure fesse - trop - pulpeuse dont le visage est numériquement flouté à l'occasion d'un bain de minuit), un KJ Apa insipide, un Adkins sous-exploité (ne pas s'attendre à le voir faire des pirouettes à la Boyka, ou même à jouer autre chose que la colère avec un vague accent d'Europe de l'Est), un James Remar qui botte des culs (en face à face, il démonte Scott Adkins... j'avoue, j'ai bien rigolé ; cela dit, niveau interprétation, c'est le plus impliqué de tout le film), et un John Shea qui fait de la figuration, le film peine à intéresser, se perdant dans une grosse demi-heure d'exposition plate au possible, et ne décollant ensuite jamais.

Énorme bof, donc.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1528 : Vivo (2021)

Publié le 14 Septembre 2021 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Netflix, Review, USA, Musique, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Vivo (2021) :

Lorsque son maître Andrés (Juan de Marcos González) décède alors qu'il était sur le point de quitter Cuba pour rejoindre Miami afin d'y retrouver Maria (Gloria Estefan), celle qu'il a toujours aimée sans oser lui déclarer ses sentiments, le petit kinkajou Vivo (Lin-Manuel Miranda) décide d'entreprendre seul le voyage, pour apporter à Maria une chanson d'amour écrite par Andrés. Il croise ainsi le chemin de la petite-nièce d'Andrés, Gabi (Ynairaly Simo), une fillette rebelle qui va l'aider dans cette aventure improbable...

Un film d'animation Netflix dont j'ignorais tout au moment de lancer son visionnage, et qui m'a rapidement pris de court dès son premier numéro : on y reconnaît en effet aussitôt le style très particulier de Lin-Manuel Miranda, toujours la coqueluche depuis le succès d'Hamilton, et qui apparemment avait ce projet animé en tête depuis des années, bien avant sa comédie musicale de Broadway.

Et honnêtement... j'ai toujours eu du mal avec le flow et le style Miranda, que je trouve fréquemment trop forcé et "criard" (c'est notamment le cas dans le numéro de Gabi, amusant, mais particulièrement gueulard), et pas assez mélodieux pour moi.

Ici, mâtiné de musique latino, d'ambiance cubaine, et tout et tout, ça passe à peu près, même si la majorité des morceaux du film paraissent bien ternes et peu mémorables (en plus de souffrir ponctuellement d'un auto-tuning flagrant)... le vrai problème, en fait, c'est que le film passe assez rapidement de Cuba (avec son atmosphère bien particulière, ses extérieurs, sa musique, etc) à la Floride, et perd aussitôt 90 % de son charme et de son intérêt.

Après des débuts cubains sentimentaux (qui tentent clairement de jouer la carte de l'émotion made in Pixar, avec le décès du grand-père), Vivo bascule ainsi en mode road trip, puis part dans les Everglades pour devenir un film d'animaux qui parlent (LMM avait initialement proposé le métrage à Dreamworks, et ça se ressent d'autant plus que le film est co-écrit et réalisé par le créateur des Croods), avant de revenir sur la fin à Miami, pour un final en chansons. Le tout avec une sous-intrigue de girl-scouts éco-responsables auxquelles Gabi veut échapper, et un anaconda géant détestant le bruit doublé par Michael Rooker.

Malheureusement, ces changements de direction, d'approche et de styles musicaux desservent le film plus qu'autre chose, et donnent l'impression d'un long-métrage un peu décousu, ne sachant jamais vraiment sur quel pied danser. D'autant que ce qui se présente initialement comme une course contre la montre finit par prendre bien son temps pour arriver à son inévitable dénouement.

Dans l'ensemble, cependant, ce n'est pas désagréable pour autant, c'est techniquement très compétent (même si la direction artistique et le design des personnages sont assez inégaux, les passages en 2D sont très réussis) et ça plaira sans nul doute à un jeune public (ou aux fans de LMM)... mais je suis un peu resté de marbre devant le tout.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1525 : Die in a Gunfight (2021)

Publié le 9 Septembre 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Drame, Romance, Review, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Die in a Gunfight (2021) :

Depuis bien longtemps, les Gibbon et les Rathcart, deux familles possédants des empires dans les médias américains, sont rivales et ne supportent pas. Mais Ben Gibbon (Diego Boneta) et Mary Rathcart (Alexandra Daddario) sont amoureux : inadmissible pour leurs clans, qui les séparent, en envoyant Mary à Paris sous la supervision de Terrence Uberahl (Justin Chatwin). Mais lorsque Mary finit par revenir aux USA, elle croise de nouveau le chemin de Ben, à la dérive, et leur relation s'enflamme de nouveau...

Aïe. N'est pas Baz Luhrmann ou Guy Ritchie qui veut. Une relecture moderne de Roméo et Juliette, bourrée d'effets de style et d'interprétation déglinguée à la Ritchie, et qui souffre d'avoir un couple principal tout sauf attachant et sans grande alchimie, entre une Alexa Daddario effacée, et un Diego Boneta tête à claques en jeune rebelle paumé aux tendances autodestructrices.

Le film tente bien des choses, avec des séquences animées pour les flashbacks, une narration (envahissante) en voix off de Billy Crudup, un style visuel très prononcé, et un Travis Fimmel en roue libre... mais tout cela est particulièrement vain, se voulant décalé et excentrique, moderne et edgy, pour finir par être plat, creux, mal structuré et rythmé, et dépourvu d'énergie.

Il y a un vrai problème d'écriture (les dialogues sont insipides), ce qui est d'autant plus ironique que le script a longtemps fait partie de la Black List, cette liste de scénarios encore non-produits mais particulièrement appréciés par les cadres des différents studios et autres agents... encore une preuve, s'il en fallait une, que cette Black List est hautement surcotée par ceux qui la constituent.

1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1522 : Free Guy (2021)

Publié le 6 Septembre 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Free Guy (2021) :

PNJ naïf vivant à Free City, la ville d'un jeu en monde ouvert où tous les coups sont permis, Guy (Ryan Reynolds) découvre un beau jour qu'en enfilant une père de lunettes récupérées sur un personnage joueur, il peut accéder à un autre niveau de réalité, aux possibilités infinies. Il décide alors de faire le bien jusqu'à atteindre le niveau 100, espérant ainsi impressionner Molotov Girl (Jodie Comer), une joueuse qui semble avoir des intentions mystérieuses vis à vis du jeu...

Succès critique de cet été, outre-atlantique, Free Guy a été porté à bout de bras par Ryan Reynolds, un peu comme Deadpool en son temps : initialement conçu en 2016, le projet est passé de main en main pendant plusieurs années, avant d'enfin attirer l'attention de Shawn Levy (réalisateurs de comédies en tous genres, notamment les La Nuit au Musée) et de Reynolds, qui ont pris le tout à bras le corps, pour une sortie initialement prévue en 2020, et reportée post-pandémie.

Le résultat, assez dérivatif, évoque forcément immédiatement des films comme Matrix ou encore (et surtout) La Grande Aventure Lego, tous formés sur le même moule, ici avec une petite touche de Truman Show et de Ready Player One en plus, pour le mélange des univers et des franchises (le film est co-écrit par Zak Penn, déjà scénariste du Spielberg), et de Invasion Los Angeles, pour le gimmick des lunettes "magiques".

Et puis il y a bien sûr la référence Grand Theft Auto pour l'univers porté à l'écran, son chaos absolu et ses nombreux joueurs immatures et bas de plafond. Après... ça reste du jeu vidéo tel que vu par Hollywood, et ce ne sont les trouze mille clins d'œil à d'autres jeux (Fortnite, Megaman, Portal, etc) et les apparitions de streamers en tous genres qui vont changer quoi que ce soit aux approximations et aux grosses ficelles prévisibles du métrage.

Parce que c'est bien ça qui ressort au final de ce film : Free Guy est sympathique, un divertissement amusant avec des caméos efficaces (apparitions vocales, pour certains - Hugh Jackman, Dwayne Johnson - et visuelles pour d'autres - Chris Evans, Channing Tatum), et le film fonctionne sur le capital sympathie de son interprète principal (et de Taika Waititi en méchant), mais ça s'arrête là.

Ça ne révolutionnera rien, ça n'apporte pas forcément un point de vue innovant sur ces thématiques ou sur le genre, mais ça se regarde tranquillement, sans nécessairement surprendre, ni sans être particulièrement mémorable.

Mais bon, rien de honteux.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1521 : Man of Steel (2013)

Publié le 3 Septembre 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, DC, DCEU, Drame, Review, Romance, Science-Fiction, USA, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Man of Steel (2013) :

À l'âge de 33 ans, Clark Kent (Henry Cavill) se cherche toujours, arpentant le globe et tentant de concilier ses pouvoirs extraordinaires avec les conseils de feu son père (Kevin Costner), qui lui a toujours conseillé de les cacher pour ne pas effrayer le reste de l'humanité. Mais la découverte d'un vaisseau écrasé sous les glaces va lui révéler ses origines kryptoniennes, et envoyer un signal dans l'espace, attirant sur Terre le maléfique Général Zod (Michael Shannon) et ses sbires. Avec l'aide de Lois Lane (Amy Adams), journaliste aventureuse, Clark va devoir accepter son héritage et défendre la Terre contre ses semblables...

Le seul film du DCEU a ne pas avoir eu de critique en ces pages, car sorti en salles peu de temps avant les débuts du blog, et m'ayant alors tellement frustré et agacé que je n'ai jamais eu envie de m'étendre plus avant sur ce métrage.

Avec du recul, désormais, que reste-t-il de ce Man of Steel, tentative de relecture "sérieuse" et "réaliste" du personnage de Superman, une relecture coécrite par Goyer et Nolan suite au succès de leur trilogie Dark Knight, et confiée à un Zack Snyder très inspiré d'un naturalisme à la Malick pour sa réalisation ?

Un film bipolaire et polarisant, qui tente à la fois d'être intimiste et spectaculairement débridé, de combiner les impulsions bourrines de Snyder à une origin story toute en retenue, de satisfaire les fanboys déçus par le manque d'action de Superman Returns tout en se donnant de faux airs de film d'auteur sérieux (les prétentions d'artiste mécompris de Snyder étaient déjà là à l'époque), bref... c'est un beau bordel.

Et pourtant, je me retrouve à faire preuve de plus d'indulgence devant cet opus, maintenant que j'ai vu ce qu'a donné la suite du Snyderverse.

Oui, les défauts que tout le monde cite habituellement sont bels et bien présents, tirant le film vers le bas.

Oui, le destruction porn de la dernière demi-heure du film est épuisant et lassant, et fait toujours tâche, surtout mis en contraste avec les réactions indifférentes des personnages principaux dans les minutes qui suivent.

Oui, la caractérisation de Clark ou de Jonathan Kent sont fréquemment hors-sujet.

Oui, la métaphore christique (déjà présente dans les versions précédentes) est ici encore plus balourde et appuyée (merci Goyer et Snyder), et l'opposition science vs religion est assez piteuse.

Oui, le personnage de Jor-El est un facepalm ambulant (difficile de prendre au sérieux le "Je suis un soldat entraîné, moi ! Personne ne t'a entraîné !" fanfaron de Zod à Superman quand ce même Zod s'est fait démolir en combat à mains nues par Jor-El, un scientifique, au début du film).

Oui, l'introduction space fantasy sur Krypton est superflue.

Oui, visuellement, c'est souvent délavé et terne.

Oui, le film est totalement déséquilibré, entre deux premiers tiers bourrés d'exposition, et une dernière ligne droite bourrine...

Etc, etc, etc... le film est bourré de défauts en tous genres, de problèmes d'écriture, de dialogues ronflants, de noirceur inutile, et tout et tout.

Mais il a aussi des qualités. Henry Cavill. Amy Adams. Laurence Fishburn. Les effets spéciaux de qualité (sauf lorsque Superman se bat contre la machine à terraformer, c'est alors assez moche). Les thèmes de Zimmer restent en tête (même si son approche "mur de son" est là aussi souvent fatigante). Malgré tous ses défauts de réalisateur et de conteur d'histoire, Snyder conserve un sens de l'image et de l'épique qu'on ne peut nier. Certaines thématiques sont pertinentes, à défaut d'être originales (l'opposition entre les deux figures paternelles de Clark...).

Bref, en revoyant ce Man of Steel des années plus tard, j'arrive à mettre de côté ma déception initiale : effectivement, la vision qu'a Snyder de Superman n'est pas la mienne, loin de là - c'est un What If...?, en somme, et en le prenant comme tel, ça passe.

C'est toujours bancal sous de nombreux aspects (et là, je parle d'écriture, de logique, et de production, pas de choix artistiques subjectifs), particulièrement frustrant, mais au moins, on ne peut pas nier qu'il y ait une vision semi-homogène à l'origine de cette version de l'Homme d'acier.

On aime ou pas, et nul doute que si ce film avait été suivi d'un Man of Steel 2 plus lumineux et héroïque, ce premier métrage dépressif aurait laissé un meilleur souvenir.

En l'état... un petit 3/6.

 

(et maintenant, je peux enfin mettre à jour la page Marvel Cinematic Universe vs DC Extended Universe : le bilan avec cette ultime note manquante)

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Un film, un jour (ou presque) #1519 : Happily (2021)

Publié le 1 Septembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Romance, Thriller, USA

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Happily (2021) :

Très heureux en amour, Tom (Joel McHale) et Janet (Kerry Bishé) rendent tous leurs amis jaloux, au point d'être désinvités à un week-end que toute la bande prévoyait de longue date. Finalement, l'invitation est renouvelée, mais pas avant que le couple ne reçoive la visite d'un homme mystérieux, Goodman (Stephen Root), qui veut leur injecter une solution pour "les priver de leur bonheur". Paniqués, Tom et Janet le tuent, et cachent son corps, avant de rejoindre leurs couples d'amis (Shannon Woodward, Natalie Zea, Paul Scheer, Natalie Morales, Jon Daly, Charlyne Yi, Breckin Meyer, Kirby Howell-Baptiste) dans la maison qu'ils ont loué... mais Goodman semble être toujours vivant, et bientôt, les couples sont pris au piège de leur lieu de villégiature.

Une comédie noire métaphysique qui fait très film de potes, produite par Jack Black, et avec de nombreux comédiens et visages familiers, cet Happily est écrit par un scénariste ayant travaillé sur le quelconque La Filature et ayant chapeauté le revival récent de Fais-moi peur ! ; pour l'occasion, il s'essaie à un mélange de comédie, de thriller, et d'épisode de la Quatrième Dimension, pour un résultat ayant le postérieur entre plusieurs chaises, et ne fonctionnant que ponctuellement.

Pourtant, le récit est intéressant, et sa mise en images ambitieuse, avec de multiples séquences esthétiques, des scènes oniriques, des moments étranges et décalés... mais au final, tout se résume à une bonne vieille variation sur le thème de "la vérité qui libère du mensonge et vous rendra heureux". Ces personnages sont tous menteurs et hypocrites, mais une fois qu'ils se disent leurs quatre vérités, ils finissent par trouver la paix de l'âme et le bonheur - ni plus, ni moins.

Et le fait qu'il faille passer par une situation digne de Saw (la torture en moins), avec un ange/démon (le film botte délibérément en touche sur son identité, d'un "on s'en fout de ce que vous êtes vraiment, car vous êtes un connard !") en maître de jeu obligeant tout le monde à se confronter les uns aux autres est finalement assez anecdotique.

Bref, le film est intrigant, mais finalement assez vain - il se regarde un peu filmer, il exhibe au maximum les muscles de McHale, il manque peut-être un peu de direction çà et là, il est parfois un peu capillotracté, et finalement, on n'en garde pas un grand souvenir, malgré son approche originale des problèmes de couple, et sa distribution sympathique.

3/6

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Les bilans de Lurdo : SEMAINE SWASHBUCKLING - Jack, le vengeur masqué - Intégrale : saison 1 et 2 (2000)

Publié le 29 Août 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Science-Fiction, Télévision, USA, Science Fiction

Au programme : pendant une semaine, des pirates, de l'aventure, et de la chasse au trésor !

Il y a bien longtemps, de 1994 à 2001, Universal produisait l'Action Pack, un bloc de deux heures de séries conçues par Renaissance Pictures (le studio de Sam Raimi et de Rob Tapert) vendu pour une diffusion en syndication - au programme, Hercule, Xena, TekWar, Cleopatra 2525... et Jack of All Trades, une série historico-comique en deux saisons (pour 22 épisodes d'une vingtaine de minutes environ) qui revisitait les récits de cape et d'épée (et le Zorro de Disney) de manière rigolarde, avec Bruce Campbell dans le rôle titre...

Jack, le vengeur masqué - Intégrale : saison 1 et 2 (Jack of All Trades, season 1 & 2 - 2000) :

À la fin du XIXe siècle, l'agent Jack Stiles (Bruce Campbell) est envoyé sur l'île française de Pulau-Pulau par le Président Jefferson pour y défendre les intérêts américains. Sur place, il rencontre la belle Emilia Rothschild (Angela Dotchin), représentante de la couronne britannique, et ensemble, ils vont se battre contre de multiples menaces, notamment celle de Napoléon Bonaparte (Verne Troyer)... mais pour ce faire et protéger son anonymat, Jack va se déguiser et adopter l'identité du Daring Dragoon, un justicier masqué de légende.

Et difficile de trouver beaucoup de choses à dire sur cette série, tant elle est à la fois simple et efficace, obéissant à une formule bien rodée et joliment décomplexée : un Bruce Campbell au pic de sa Bruce Campbell-itude arrogante, graveleuse et vantarde, une Angela Dotchin charmante et pleine de répondant, du shipping impossible entre les deux protagonistes, un côté exotique assez rafraîchissant, des scènes d'action gérées par les mêmes équipes que le Hercule de Sorbo, des duels à l'épée, des accents français caricaturaux, un ton globalement déconneur et goguenard, et plein de one-liners et de clins d'œil à la petite et la grande Histoire...

À partir de là, on adhère ou pas à ce programme léger, coloré et dynamique, qui ne se prend jamais au sérieux, et qui enchaîne les versions déglinguées des personnages historiques (Verne Troyer en Napoléon sociopathe, le Marquis de Sade en mode club BDSM, Barbe-Noire qui crache du feu et lèche tout ce qui bouge, un sultan très problématique qui fait d'Emilia sa nouvelle épouse, un pseudo-Capitaine Nemo interprété par Michael Hurst de Hercule, l'Impératrice Catherine de Russie à la recherche de son étalon disparu, un Roi George totalement fou, Lewis et Clark totalement paranos...) sans le moindre complexe.

Et puis tout cela, sans même mentionner les personnages les plus récurrents, qui sont pour beaucoup dans le capital sympathie du programme : le Gouverneur Croque (Stuert Devenie), pleutre, couard, cocu, constamment humilié par son frère Napoléon, et j'en passe ; son bras droit Brogard (Stephen Papps), chef de la garde qui veut la mort du Dragoon ; et Jean-Claude, le perroquet alcoolique et fêtard qui transmet tous les messages de Jack et Emilia, et qui possède un accent français digne de Pépé le putois.

Bref, Jack le vengeur masqué est un programme très très agréable à suivre : ce n'est pas forcément très fin (on sent que Campbell était producteur exécutif du show), certains épisodes sont un ton en dessous (l'épisode de l'amnésie d'Emilia est un peu hystérique, celui de Benjamin Franklin et Barbe-Noire est saoulant), mais le format de la série, ainsi que l'alchimie indubitable entre les deux acteurs principaux en font une série rafraîchissante, pour peu que l'on accroche au second degré très prononcé du tout, et que l'on ne se prenne pas trop au sérieux...

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Un film, un jour (ou presque) #1516 : SEMAINE SWASHBUCKLING - L'Île aux pirates (1995)

Publié le 28 Août 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, USA

Au programme : pendant une semaine, des pirates, de l'aventure, et de la chasse au trésor !

L'Île aux pirates (Cutthroat Island - 1995) :

Réputée pour sa piraterie et ses hauts-faits criminels dans les Caraïbes, Morgan Adams (Geena Davis) hérite du navire et de l'équipage de son père, ainsi que de l'une des trois parties d'une carte mystérieuse menant au trésor de la mythique Cutthroat Island. Avec l'aide de William Shaw (Matthew Modine), un arnaqueur, Morgan tente alors de trouver les deux pièces manquantes, traquée par la Marine royale du Gouverneur Ainslee (Patrick Malahide), et par l'oncle malfaisant de Morgan, le cruel Dawg Brown (Frank Langella)...

Un flop assez retentissant entré dans l'histoire, produit par Carolco (alors à l'agonie), et réalisé par Renny Harlin (qui a ainsi sélectionné son épouse Geena Davis dans le rôle principal), l'Île aux Pirates a littéralement tué le genre du film de pirates pendant près de dix ans, jusqu'au premier Pirates des Caraïbes.

Et c'est frustrant, car le film est loin d'être désastreux, même s'il chauffe constamment le chaud et le froid sur tous les plans.

Le casting ? Davis est excellente dans l'action, mais en pilotage automatique le reste du temps. Modine apporte une bonne dose de charisme et de décontraction, mais sa coupe de cheveux moderne et californienne casse un peu l'illusion. Les seconds rôles ont des personnalités et des looks intéressants, mais la post-synchro est souvent inégale. Langella fait un méchant mémorable, mais les représentants de la Royal Navy sont transparents.

La réalisation ? Les plans spectaculaires et épiques se succèdent, mais alternent avec d'autres choix artistiques qui laissent perplexes, et souffrent d'une continuité plans larges/plans serrés assez médiocre. Les cascades ? Très spectaculaires, en effet, voire même époustouflantes... sauf lorsque l'on voit clairement que c'est une doublure masculine très virile aux mains de bucheron qui est déguisée en Geena Davis. La photographie ? Parfois pleine d'atmosphère, parfois sentant le studio étriqué à plein nez.

Les combats ? Impressionnants, sauf lorsque la moitié des protagonistes finit couverte d'un sang trop clair et factice... La musique ? L'une des meilleures compositions de John Debney et un thème mémorable... malheureusement trop répété et découpé au gré des montages et remontages du film.

Bref : en tant que film de pirates "sérieux" (= pas de surnaturel), Cuththroat Island est somme toute très agréable à suivre, et ne mérite pas forcément sa réputation de bouse absolue. Après, ça n'en fait pas forcément un très bon film dans sa globalité, mais ça reste tout à fait regardable. Il faut simplement avoir conscience de ses défauts, conséquences du chaos global dans lequel le film a été tourné et produit.

Un petit 3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1515 : SEMAINE SWASHBUCKLING - Thugs of Hindostan (2018)

Publié le 27 Août 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Musique, Review, Romance, Inde

Au programme : pendant une semaine, des pirates, de l'aventure, et de la chasse au trésor !

Thugs of Hindostan (2018) :

En 1795, alors que la Compagnie des Indes prend progressivement le pouvoir en Inde, éliminant toute opposition sur son passage, se dresse devant eux un groupe de résistants menés par Azaad (Amitabh Bachchan) et par Zafira (Fatima Sana Shaikh), qu'il a sauvée, enfant, d'un massacre perpétré par les Anglais. Pour infiltrer ces rebelles qui écument les océans aux commandes d'un navire volé, John Clive (Lloyd Owen), à la tête de la Compagnie, recrute les services de Firangi Mallah (Aamir Khan), un petit arnaqueur excentrique prêt à trahir quiconque au service du plus offrant...

Réponse indienne évidente au succès des Pirates des Caraïbes, ces Thugs of Hindostan (littéralement les "Brigands de l'Hindustan") en reprennent clairement la forme, ainsi qu'une grosse partie des ficelles narratives et des arguments : un protagoniste excentrique et baratineur, électron libre au milieu d'un conflits entre pirates et autorités coloniales oppressives, et qui passe son temps à trahir tout le monde ; de grandes batailles navales et des abordages improbables ; des cascades décomplexées ; tout un propos sur la liberté et la fin d'une ère ; une durée excessive et des boursouflures narratives ; certaines sonorités de la bande originale...

Le tout, bien évidemment, à la sauce Bollywoodienne, avec passages musicaux de rigueur (mais pas forcément très probants), personnage féminin un peu creux uniquement là pour ses pas de danse et sa plastique (et encore, j'ai franchement eu du mal avec Katrina Kaif et son collagène), effets approximatifs, et nombre de plans pseudo-impressionnants souvent au ralenti.

Et puis il y a ce rythme défaillant, à mi-chemin entre les longueurs habituelles des fresques historiques de Bollywood, et celles des Pirates des Caraïbes : la première moitié du film se regarde plutôt sans problème (même si l'on ne peut s'empêcher de se demander pourquoi les personnages de la Royal Navy, incarnés par des acteurs anglais, parlent en hindi, y compris entre eux... sauf dans une scène aléatoire arrivant dans la seconde moitié du film), mais la deuxième freine un peu des quatre fers, souffrant d'un gros ventre mou et d'une multiplication des trahisons en tous genres.

Parce qu'en plus, le script est assez convenu : on voit venir ses rebondissements de très loin, et il n'y a pas grande surprise tout au long de ces 2 h 45 de film. Guère surprenant, donc, de voir que le métrage s'est fait étriller par la critique, et a plus ou moins fait un bide.

Dommage, car il y a du bon : Aamir Khan, notamment, est charismatique dans son rôle principal de clown sans foi ni loi, les décors et extérieurs sont plutôt beaux, et il y a clairement du travail et des idées derrière tout cela... mais ça s'essouffle trop vite pour convaincre, et plus l'on s'approche du final, moins le film convainc, tant dans son récit que dans ses effets numériques (et je ne parle même pas des personnages secondaires sous-développés).

Du 3.5 dans sa première moitié, pour rater de peu la moyenne, au final, avec un

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1514 : SEMAINE SWASHBUCKLING - Pirates (1986)

Publié le 26 Août 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, France, Tunisie, Romance

Au programme : pendant une semaine, des pirates, de l'aventure, et de la chasse au trésor !

Pirates (1986) :

En 1659, le vieux pirate Thomas Red (Walter Matthau) et son garçon de cabine Jean-Baptiste, dit "la Grenouille" (Cris Campion), sont récupérés, naufragés, par l'équipage du Neptune, un galion espagnol qui ramène vers l'Espagne un trône aztèque en or. Aussitôt, Red fomente une mutinerie pour prendre contrôle du navire et dérober le trône, tandis que Grenouille, de son côté, s'éprend de Maria-Dolores (Charlotte Lewis), la nièce du gouverneur de Maracaibo, qui voyage à bord. Mais entre les deux hommes et leurs objectifs se dresse l'implacable lieutenant Don Alfonso de la Torré (Damien Thomas)...

Vu dans les années 90, ce film de Roman Polanski ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable. Après une ou deux tentatives (infructueuses) de revisionnage depuis lors, tous les dix ans environ, j'ai enfin réussi à revoir ce Pirates... et le mot qui définit bien le film est "laborieux".

Il n'est pas dénué de qualités : la direction artistique (le galion, notamment, est impressionnant), les costumes, l'énergie de tous les acteurs, le côté crasseux et poisseux de l'univers... mais même aujourd'hui, avec du recul, je n'accroche pas vraiment à la proposition de Polanski, à laquelle il manque un souffle épique, un sens de l'aventure, et surtout, du rythme.

C'est bien simple, Pirates est nonchalant dans tout ce qu'il entreprend : ses péripéties, ses abordages, ses combats, tout est filmé de manière assez plate et statique, et le film n'a pas grande énergie, se perdant dans un scénario aux rebondissements peu palpitants, à la post-synchronisation et aux accents approximatifs, à l'illustration musicale assez transparente, et qui, en deux heures, raconte l'équivalent de dix minutes d'un Pirates des Caraïbes ou d'un film plus nerveux.

Et comme en plus ce n'est ni particulièrement drôle, ni particulièrement surprenant... bof.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1513 : SEMAINE SWASHBUCKLING - Pirates des Caraïbes 3 : Jusqu'au bout du monde (2007)

Publié le 25 Août 2021 par Lurdo dans POTC, Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Cinéma, Fantastique, Disney, Review, Jeunesse, Romance, USA

Au programme : pendant une semaine, des pirates, de l'aventure, et de la chasse au trésor !

Pirates des Caraïbes 3 : Jusqu'au Bout du Monde (Pirates of the Caribbean : At World's End - 2007) :

Face à la menace croissante de la Compagnie des Indes, qui contrôle désormais Davy Jones (Bill Nighy) et fait régner la terreur sur les océans, Barbossa (Geoffrey Rush), Elizabeth Swann (Keira Knightley) et Will Turner (Orlando Bloom) tentent de réunir la confrérie de Pirates des sept mers, pour les convaincre d'unir leurs forces contre leur ennemi commun, et de libérer la puissance de Calypso, déesse des océans maintenue captive dans un corps humain. Mais avant tout, il va falloir retrouver Jack Sparrow (Johnny Depp), perdu dans l'au-delà pirate...

Dernière partie de la trilogie initiale POTC, une dernière partie encore plus bigger louder, longer que la précédente, et dont les défauts sont encore plus exacerbés : le film dure encore plus longtemps ; tout le monde se trahit allègrement à de multiples reprises, jusqu'à ce que le spectateur oublie qui est allié avec qui ; l'action est toujours plus improbable (on est dans le swashbuckling poussé à l'extrême, avec par exemple Sparrow et Davy Jones qui se battent en duel en haut d'un mat en pleine tempête et au cœur d'un maelstrom sans jamais être déséquilibrés, ou Sparrow qui se prend pour Tarzan entre les mats) ; le scénario frustre fréquemment avec une mythologie confuse, sous-expliquée, et en faisant des choix paradoxaux et décevants (le Kraken mort hors-champ, la grande bataille navale qui n'a jamais lieu, Calypso qui disparaît totalement du métrage une fois libérée, la sous-intrigue oubliée de Chow-Yun Fat qui prend Swann pour Calypso) ; tout le monde cabotine de plus en plus, avec en prime un humour un poil plus lourd, décomplexé et graveleux, çà et là...

Mais paradoxalement, la carte blanche clairement laissée à Verbinski et à l'équipe scénaristique donne aussi lieu à plein de bonnes choses, depuis cette introduction glaçante sur Hoist the Colors (Zimmer était motivé, pour ce troisième volet, et ses thèmes, notamment le thème romantique, sont des réussites), en passant par ce sentiment de fin d'une ère qui imprègne tout le métrage, ce face à face singeant Ennio Morricone et les westerns spaghettis, toute la séquence surréaliste de l'au-delà pirate (avec le Black Pearl voguant dans le désert), le conseil des pirates (qui s'éternise un peu, mais reste sympathique), ou encore le grand affrontement final, certes frustrant sous bien des rapports, mais aussi toujours spectaculaire, lisible, divertissant et épique (le mariage en pleine bataille)...

Un film frustrant, donc, boursouflé de partout (à l'instar de The Lone Ranger, tiens), qui ressemble un peu à un amalgame brouillon de toutes les idées en vrac que Verbinski et son équipe avaient encore en stock, mais qui reste néanmoins un blockbuster agréable à suivre, réservant son lot de scènes mémorables et énergiques, et possédant une vision artistique et une identité que l'on ne peut nier.

3.25/6

(les critiques des autres volets sont toutes en ligne et accessibles en cliquant ici)

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Un film, un jour (ou presque) #1512 : SEMAINE SWASHBUCKLING - Pirates des Caraïbes 2 : Le Secret du Coffre Maudit (2006)

Publié le 24 Août 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Cinéma, Fantastique, Disney, Review, Jeunesse, Romance, USA, POTC

Au programme : pendant une semaine, des pirates, de l'aventure, et de la chasse au trésor !

Pirates des Caraïbes 2 : Le Secret du Coffre Maudit (Pirates of the Caribbean : Dean Man's Chest - 2006) :

Sous la direction de Lord Beckett (Tom Hollander), la Compagnie des Indes resserre son étau sur le monde des pirates, et tente de mettre la main sur la clé et le coffre de Davy Jones (Bill Nighy), qui lui permettraient de contrôle les sept mers. C'est ainsi que Will Turner (Orlando Bloom) et Elizabeth Swann (Keira Knightley) se retrouvent à nouveau embarqués dans une aventure improbable à la poursuite de Jack Sparrow (Johnny Depp), dont la boussole magique est capable de pointer la direction de ces objets de légende. Mais le Hollandais Volant de Jones rôde, et a lui aussi des vues sur l'âme de Sparrow...

Pirates des Caraïbes 2 : une suite mise en chantier précipitamment suite au succès du premier film, écrite et réécrite dans l'urgence (le tournage a débuté sans script finalisé), et pour laquelle Gore Verbinski et ses scénaristes ont plus ou moins eu carte blanche... le résultat, c'est un métrage en deux parties qui se veut être l'Empire Contre-attaque de sa trilogie, un bigger louder longer gentiment brouillon qui prend un peu l'eau de partout dans sa première heure lourde en exposition, mais parvient à rester à flot grâce à l'énergie de sa seconde moitié, à son sens du spectaculaire, à ses effets spéciaux excellents et à sa distribution.

Le film est donc plus long que le premier, le scénario encore plus capillotracté et bourré de digressions, les protagonistes encore plus nombreux, et Hans Zimmer (probablement frustré que la bande originale du premier film ait connu un tel succès sans qu'il soit crédité) revient à la musique, pour un résultat intéressant, bien que souffrant un peu d'un mixage trop confus à mon goût (les réenregistrements de la musique de la trilogie par le Prague Philharmonic leur redonnent à ce titre une seconde jeunesse).

Le tout est tout de même très sympathique à suivre, bien qu'un niveau en dessous de l'original : la vision atmosphérique et sombre du monde de la piraterie, mise en place dans le film original, reste très présente et efficace (pour ne pas dire macabre dans certains plans, comme ces corbeaux qui dévorent les yeux des prisonniers), le slapstick de Sparrow, véritable électron libre, reste globalement drôle, et certaines scènes sont très réussies, tant visuellement que conceptuellement. Sans oublier Davy Jones et son équipage, somptueux.

Reste que l'on sent que le projet, en prenant tant d'ampleur, a un peu échappé à ses créateurs, et qu'il en résulte des boursouflures et des digressions que l'ultime volet de la trilogie ne feront qu'amplifier ; en l'état, ce Dead Man's Chest est plein de bonnes idées, de direction artistique inspirée, de réussites technologiques, de moments épiques, de personnages secondaires amusants et intéressants (la Compagnie des indes, pas trop, mais j'ai redécouvert Tia Dalma en VO, alors que je n'appréciais pas vraiment son personnage cliché en VF) etc... mais la structure et le squelette du récit sont un peu trop bancals et brouillons pour que chacune de ces qualités ait vraiment le temps de briller ou de se démarquer. Dommage.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1511 : SEMAINE SWASHBUCKLING - Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl (2003)

Publié le 23 Août 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Disney, Jeunesse, Review, Romance, USA, POTC

Au programme : pendant une semaine, des pirates, de l'aventure, et de la chasse au trésor !

Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl (Pirates of the Caribbean : The Curse of the Black Pearl - 2003) :

Elizabeth Swann (Keira Knightley), fille du gouverneur de Port Royal, se retrouve embarquée dans une aventure inattendue lorsque son amitié avec William Turner (Orlando Bloom), un forgeron, la fait tomber aux mains de Barbossa (Geoffrey Rush), Capitaine du Black Pearl et de son équipage de pirates immortels et maudits. Sans oublier Jack Sparrow (Johnny Depp), ancien capitaine du Black Pearl, bien décidé à récupérer le navire des mains de ceux qui l'ont trahi...

Et l'on commence cette semaine Swashbuckling et piraterie avec un indéboulonnable du genre, jamais chroniqué en ces pages alors que deux de ses suites l'ont été : le premier Pirates des Caraïbes, signé Gore Verbinski, et produit par Jerry Bruckheimer.

Difficile de revenir sur un tel film sans prendre en compte l'influence qu'il a eu sur son genre cinématographique, et sur le blockbuster moderne : de la musique de Zimmer/Badelt, en passant par le savant mélange d'action et d'humour dont on retrouve la formule dans les Marvel ou d'autres films Disney comme Jungle Cruise.

POTC n'a pas forcément innové, mais a remis le genre du film de pirates au goût du jour, et a redonné un coup de fouet à une formule trop souvent délaissée : le film d'aventures familial et dynamique, à la durée de plus de deux heures.

Un film confié à Verbinski, qui a apporté au métrage et à ses suites un véritable point de vue bien à lui : dès les premières images, on sent un véritable soin apporté à l'atmosphère de cet univers, plus sombre et crasseuse que ce que l'on aurait pu attendre d'un film Disney.

Effets spéciaux mémorables, univers très tactile et crédible (avec ces immenses navires, ces batailles épiques, ces pirates aux trognes décaties, etc), thème principal ronge-crâne (avec le recul, on pardonnera à la bande originale son côté un peu trop synthétique et dérivatif, surtout lorsque l'on se souvient que Hans Zimmer ne croyait tellement pas au projet qu'il a refilé de vieilles bandes démos à ses sbires - dont Badelt - en leur disant de se débrouiller avec tout ça), gros moyens techniques, et bien entendu, une distribution qui joue le jeu à fond, totalement dominée par l'interprétation improbable de Johnny Depp.

On pourra regretter qu'Orlando Bloom soit éclipsé par tous ses partenaires de jeu (c'est le personnage qui veut un peu ça, et il regagne un peu en charisme vers la fin du film, mais bon...) et il est assez intéressant de constater que déjà, dans ce premier film, on peut déceler des éléments qui préfigurent ce qui commencera à poser problème dans les deux suites : quelques longueurs (le film aurait gagné à être plus court d'un quart d'heure), une overdose de trahisons et de retournements de veste, une structure un peu brouillonne...

Mais ce premier film de la saga est tellement généreux et dynamique que cela ne pose pas vraiment de problème.

4.5/6

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Les bilans de Lurdo : Superstore, saison 6 (2020)

Publié le 22 Août 2021 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Sitcom, USA, NBC, Superstore

Quelle était compliquée, la saison 5 de Superstore : le créateur de la série est parti, et les scénaristes, sans direction, ont fait beaucoup de surplace, se rabattant in fine sur une Sandra prenant une place accrue, et sur une nouvelle évolution catapultée de la carrière d'Amy, afin de permettre le départ prévu d'America Ferrera.

De quoi chambouler les cartes, ou presque, puisque l'annulation de la série, annoncée très tôt dans la diffusion de cette saison 6 raccourcie (15 épisodes seulement), a obligé l'équipe créative à bouleverser une nouvelle fois sew plans pour offrir une fin honorable à leur programme... tout cela, en pleine pandémie.

Superstore, saison 6 (2020) :

Confrontés à la pandémie du coronavirus, le personnel de Cloud 9 tente de s'adapter, et de gérer de front cette crise, ainsi que le départ d'Amy pour la Californie...

Une saison finale qui tente ainsi de concilier le départ de l'un de ses personnages principaux, un nombre d'épisodes réduit, l'annulation annoncée du show, et son tournage dans des conditions pandémiques compliquées : difficile d'en attendre grand chose de spectaculaire, surtout sur les talons d'une saison 5 en demi-teinte, qui avait forcé l'évolution professionnelle d'Amy pour aboutir ici, en début de saison, à une rupture sentimentale pas particulièrement convaincante.

Donc, sans surprise, on se retrouve avec une ultime saison dans la droite lignée de la précédente, jamais particulièrement mémorable ou drôle, et qui très souvent préfère botter en touche afin d'assurer à ses personnages la fin heureuse prévue de longue date pour eux.

Le nouveau couple formé par Jonah et l'avocate de Carol (Maria Thayer) ? Évacué hors-champ en 5 épisodes, pour laisser de la place au grand retour d'Amy dans le final. Dina et son vétérinaire ? Idem, pour faire plaisir aux shippers Dina/Garrett. Cheyenne ? Elle se retrouve promue floor supervisor (au terme d'une campagne brutale qui humilie Jonah), et continue de se montrer un peu trop cassante et mean girl pour son propre bien. Glenn ? Il retrouve le poste de gérant après le départ d'Amy.

Et il en va de même à de multiples niveaux du show, un show qui aime systématiquement revenir au status quo pour ne pas trop prendre de risques.

Et puis il faut bien admettre que toute la première partie de la saison, qui s'attarde sur le coronavirus, les gestes barrières, etc, a déjà assez mal vieilli, ou du moins, ne donne pas vraiment envie de se replonger dans cette période désagréable de notre histoire, alors qu'on en sort à peine. D'autant que les scénaristes semblent (naturellement) un peu dépassés par les événements, et peinent à trouver des angles originaux pour approcher ces problèmes...

Fatigués, les scénaristes se rabattent alors sur les classiques : privé d'Amy (qui se sépare de lui de manière totalement forcée et artificielle), Jonah tourne en rond, il végète, il est pitoyable, il devient la cible de tout le monde, dans un déluge de cringe humor assez lassant ; à côté, la série tente un peu de social, mais le cœur n'y est pas, comme dans l'épisode sur le racisme et les réparations, particulièrement laborieux et maladroit ; d'autant que la caractérisation de la bande part dans tous les sens, avec des personnages tour à tour détestables (la réaction de tout le monde suite à la mort du chat de Sara), profondément stupides (l'épisode conspirationniste, l'inondation), ou tout simplement pas forcément cohérents avec eux-mêmes (Dina, dans le final)...

On sent que la fin est proche, et progressivement, au fil de la saison, les scénaristes forcent ainsi certains rebondissements ou certaines évolutions, pour être sûrs d'arriver en temps et en heure aux fins qu'ils ont en tête (et que les fans hardcore du show réclament) : Mateo se retrouve fiancé, la chaîne Cloud 9 ferme subitement ses portes, Amy revient, et voilà, un grand final qui joue ouvertement la carte de l'émotion, et se finit bien pour tout le monde, bon gré mal gré (il y aurait d'ailleurs pas mal de choses à dire sur cette conclusion et sur son montage musical "tout est bien qui finit bien", qui présente pourtant des situations que la série n'avait eu de cesse de dénoncer tout au long de ses 6 saisons : Cloud 9 a fermé, dévoré par un géant de la vpc, mais ce n'est pas grave, les cinq ou six personnages principaux - les seuls qui comptent, visiblement - ont retrouvé du travail dans un entrepôt ! Whouhou !).

Un épisode final plein de fanservice, et qui est à l'image de la série, consumée par le shipping relatif au couple principal et souffrant d'une écriture n'osant pas aller au bout de ses ambitions ou de son excentricité, sacrifiant fréquemment le bon sens et le caractère de ses personnages sur l'autel des rebondissements de fin de saison jamais totalement assumés...

Superstore, un programme qui effleure les sujets de société de la working class sans totalement les traiter, et qui préfère les évacuer au profit des ressorts habituels du genre workplace comedy, et d'un status quo narratif confortable et bien pratique... mais aussi une série qui s'en sort systématiquement grâce au capital sympathie de la plus grande partie de sa distribution.

Dans l'ensemble, un bilan mitigé positif, pour moi : le programme a son charme, clairement, et je comprends totalement que de nombreux spectateurs y aient vu le digne successeur de The Office ou de Parks & Recreation, mais l'écriture ne m'a jamais semblé totalement à la hauteur de cette tâche difficile, sans même parler du problème Jonah/Amy. Et puis tous les bouleversements créatifs de la série n'ont pas aidé cette dernière à trouver une homogénéité suffisante pour me séduire.

En l'état, je rangerai seulement Superstore dans la catégorie des sitcoms sympatoches, sans plus, un bon niveau en dessous de ses aînées : cela en fera probablement bondir certains, mais c'est ce qui arrive lorsque l'on fait reposer une énorme partie de sa série sur les aléas sentimentaux de deux personnages polarisants - si l'on n'accroche pas à ces derniers, c'est une grosse partie de l'intérêt de la série qui se volatilise... surtout durant des saisons de 22 épisodes.

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Un film, un jour (ou presque) #1510 : Jolt (2021)

Publié le 20 Août 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Romance, Science-Fiction, Thriller, USA, UK, Amazon, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Jolt (2021) :

Victime de trouble explosif intermittent, Lindy (Kate Beckinsale) est incapable de se contrôler, et sombre dans une rage destructrice et surhumaine dès qu'elle est un peu énervée. Pour éviter le pire, elle utilise un traitement expérimental conçu par le Dr Ivan Munchin (Stanley Tucci) : des électrodes fixées sur son corps, qu'elle active manuellement pour déclencher une brève électrocution apaisante et éviter les crises. Mais lorsqu'elle s'éprend de Justin (Jay Courtney), qui l'accepte pour ce qu'elle est, et qui est assassiné peu de temps après, elle décide de le venger et de trouver le responsable de ce meurtre...

Une production Millennium Films (ce qui donne déjà une bonne idée de ce à quoi s'attendre) diffusée sur Amazon et réalisée par Tanya Wexler, réalisatrice de Oh My God ! et de Buffaloed, deux métrages bien éloignés de cet actioner basique et simpliste, lorgnant très fortement sur un mélange de Hulk, de la duologie Hyper Tension et d'Anger Management.

Seul point commun des films de la réalisatrice, des protagonistes principaux féminins et forts, et leurs rapports aux hommes et à la société : ici, une Lindy désabusée, en manque d'amour, mais qui finit le film sur fond musical de "I don't need a man, i need a manucure" qui veut tout dire.

Et donc, voilà à peu près tout le film : un sous-Jason Statham avec une Kate Beckinsale botoxée dans le rôle principal, dont la doublure cascade à la perruque voyante casse des têtes lors de combats mal montés, au fil d'un récit cousu de fil blanc aux rebondissements tous télégraphiés (le sort de Courtney) et à la post-synchro parfois approximative.

Ça se regarde comme un DTV basique et quelconque, et Beckinsale y met du sien, avec un petit second degré britannique qui passe bien, mais c'est ultra-quelconque, ça manque de folie, le rythme est inégal et c'est assez laid visuellement. Et puis la fin, en mode Nick Fury qui tease une suite, mouais bof.

2.5/6​​​​​​

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Un film, un jour (ou presque) #1509 : How It Ends (2021)

Publié le 19 Août 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Romance, Review, USA, Science-Fiction, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

How It Ends (2021) :

Alors que la fin du monde est sur le point de se produire par la chute d'une comète sur Terre, Liza (Zoe Lister-Jones), une Californienne, traverse Los Angeles en compagnie de son âme d'adolescente (Cailee Spaeny), pour faire le point sur sa vie, sur ses regrets, et finir son existence en beauté...

Aïe. Sur un postulat assez classique (les quelques heures avant l'apocalypse - These Final Hours, This is the End, Jusqu'à ce que la fin du monde nous sépare, pour les versions les plus récentes), avec un titre dérivatif (cf le How It Ends de 2018), voici donc une comédie indépendante américaine écrite, réalisée et interprétée par Zoe Lister-Jones, une chouchoute de la presse US et des critiques... et qui, sans grande surprise, finit par être un métrage ultra-nombriliste et aux tendances hipster californien assez agaçantes.

Déjà, premier problème évident : le film a été tourné en pleine pandémie, d'où des rues de LA totalement désertes, et des scènes toutes filmées en extérieur, avec deux mètres de distance entre tous les acteurs, et une forte impression de succession de mini-sketches inaboutis à peine liés par la narration (car réalisés en fonction des disponibilités de chacun).

Cette impression de défilé auto-satisfait de tous les amis de la réalisatrice-scénariste-comédienne (Olivia Wilde, Fred Armisen, Lamorne Morris, Helen Hunt, Nick Kroll, Whitney Cummings, Bobby Lee, Paul Scheer, Charlie Day, Colin Hanks, etc), tantôt pour faire leur numéro vaguement comique, tantôt pour une scène larmoyante et dramatique, finit par agacer, d'autant que le tout finit par n'être qu'un prétexte à une grosse séance de thérapie, là aussi assez typiquement californienne et américaine.

Il fallait s'en douter, avec cette idée de base d'avoir la protagoniste accompagnée de son moi intérieur adolescent (excellente Cailee Spaeny, qui confirme tout le bien que je pensais d'elle dans Pacific Rim 2 et dans The Craft, de la même réalisatrice - critique à venir ici dans quelques mois, lors de l'Halloween Oktorrorfest 2021), constamment là pour la pousser à prendre des risques et la confronter à ses névroses et ses échecs d'adulte, on ne pouvait tomber que dans quelque chose d'instropectif, à défaut d'être très original, se finissant par un "avant d'aimer les autres, apprends à t'aimer toi-même" finalement assez classique.

Bref. Une comédie pas très drôle, où tout le monde fait son truc dans son coin, et qui est surtout là pour permettre à Lister-Jones de faire défiler ses amis, de chanter un peu et de simuler une psychothérapie pseudo-profonde, qui en plus n'est jamais bien exploitée dans le film (hormis une exception, aucun autre moi intérieur n'apparaît dans le métrage, et tout est ultra-centré sur Lister-Jones, du début à la fin).

M'enfin au moins ça ne dure pas longtemps.

1.75 + 0.25 pour Spaeny = 2/6​​​​​​

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Les bilans de Lurdo : Superstore, saison 5 (2019)

Publié le 15 Août 2021 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Sitcom, USA, NBC, Superstore

Départ de Justin Pitzer, le showrunner, départ annoncé d'America Ferrera en fin de saison, status quo bouleversé par l'emprisonnement du personnage de Mateo, et coronavirus perturbant le tournage de la fin de saison : il faut bien le reconnaître, après une saison 4 qui avait su me plaire malgré quelques facilités agaçantes (la promotion express d'Amy), les nouveaux showrunners de Superstore n'ont pas vraiment eu le temps de se reposer...

Superstore saison 5 (2020) :

Alors que Mateo est détenu par les services de l'immigration, les employés de Cloud 9 se mobilisent pour le libérer. Mais l'entreprise, elle, fait l'objet d'un rachat par Zephra, une multinationale technologique, et tout change pour les employés, et pour Amy...

C'est probablement pour toutes ces raisons que cette saison 5 semble si... anecdotique. Dépourvue de véritable direction, elle repose sur quelques axes peu passionnants (le mariage de Sandra et Jerry, le syndicat vaguement dirigé par Sandra et Jonah, et le rachat de Cloud 9 par Zephra, un géant de la tech) qui sont assez mal dosés dans leur exécution.

Et surtout, la saison se calque étrangement sur la précédente, au niveau de sa structure globale : les intrigues en suspens (le syndicat, Mateo) finissent par être rapidement réglées de manière assez peu probante (Mateo réintègre le personnel après quelques épisodes, le syndicat végète en arrière-plan jusqu'au rachat par Zephra), pour un retour au status-quo toujours plus frustrant.

À l'identique, après un début de saison qui semble vouloir humaniser certains des protagonistes (Cheyenne qui digère mal l'emprisonnement de Mateo, par exemple), la série revient rapidement aux archétypes toujours plus prononcés qui constituent sa distribution : autrement dit, ça se flandérise à tous les niveaux, avec des personnages toujours plus bêtes et incompétents, au point de faire parfois sombrer la série dans une sorte d'univers parallèle sans lien avec la réalité (tout ce qui concerne Carol, ses pulsions meurtrières, la manière dont les autres la traitent, la réintègrent au groupe, et dont elle est évacuée de la série, c'est du grand n'importe quoi ; le grand débat sur "feue Myrtle a besoin d'argent pour entrer au paradis" est tout simplement stupide).

À nouveau, tout est une question de dosage, et ce dosage est ici défaillant : Sandra et Jerry sont sympathiques, mais maintenant que leur sous-intrigue est officiellement présente et récurrente dans chaque épisode ou presque, ils deviennent usants ; Glenn est fier de son bébé, mais quand ça dégénère en duel de bébé avec celui d'Amy, ça devient stupide ; Amy, gentiment opportuniste, passe toute la saison à affirmer être du côté des syndicalistes, tout en manipulant ses employés et en ménageant à chaque instant sa hiérarchie pour ne pas mettre en péril sa carrière...

D'ailleurs, Amy continue d'être l'un des personnages que j'apprécie le moins de la série : après sa promotion éclair, la saison précédente, voici qu'elle en reçoit une nouvelle en fin de saison - elle est en effet tellement formidable (ça ne se voit pas à l'écran, tant elle est une Michael Scott-bis balbutiante et incompétente) que Zephra lui offre une méga-promotion en Californie, loin de Cloud 9.

Une promotion censée justifier son départ de la série, et qu'elle accepte sans grande hésitation, sans vraiment demander son avis à Jonah (qui de toute façon n'a pas son mot à dire) et parce qu'elle en a assez de n'avoir aucune perspective d'avenir à Cloud 9 (alors qu'elle vient d'être promue responsable de magasin, moins d'un an avant).

Cette décision unilatérale et abrupte n'aide pas à se ranger du côté de ce personnage toujours plus ambivalent, voulu humain et faillible, mais qui finit trop souvent par paraître individualiste et carriériste. Pas sûr que la saison 6 saura se restructurer sans elle, tant les scénaristes ont construit le show autour d'Amy et de Jonah, pour le meilleur et pour le pire.

À part ça, que dire de la saison... ? Après une saison 4 en demi-teinte, Dina retrouve ici son père, et se trouve un petit-ami vétérinaire (pas désagréable, tout ça) ; Mateo travaille illégalement pour l'opticien du magasin (David Wain) avant de se trouver un petit-ami (le frère d'Amy) - assez anecdotique ; Myrtle décède (elle nous manquera) ; Cheyenne fait du surplace ; Garrett n'évolue pas beaucoup plus (il est brièvement mis en couple avec Colleen - Heidi Gardner du SNL - mais celle-ci n'apparaît qu'une fois dans la saison et le plaque hors-champ) ; Glenn idem (il découvre qu'il est diabétique... et c'est tout), même s'il revient (au terme d'un épisode assez mauvais sur le féminisme et le MRA) à un poste de floor supervisor qui restaure un peu plus le status quo en le faisant participer aux briefings matinaux.

Et dans l'ensemble, il règne une étrange impression d'inabouti, y compris au niveau des épisodes et de leur structure : souvent, on a l'impression que le ressort comique de l'épisode n'est pas totalement développé, pas totalement poussé jusqu'à sa conclusion ultime, et que les scénaristes font le choix de s'arrêter à la première chute prévisible qui leur vient à l'esprit.

En résulte fréquemment un sentiment de déjà vu, de familiarité, de surplace et d'à peu près qui handicape certains épisodes pourtant sympathiques ; car les personnages et l'univers restent attachants, surtout après cinq saisons. Et ponctuellement, on rit de certaines idées improbables, ou de certaines scènes.

Mais dans l'ensemble, le côté approximatif du tout, son manque de direction, et sa tendance à tout centrer sur Amy, son ambition et sa carrière font de cette cinquième fournée d'épisodes une expérience assez peu mémorable et intéressante. Ça se regarde, mais ça commence à sentir la fin.

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Un film, un jour (ou presque) #1505 : Jungle Cruise (2021)

Publié le 13 Août 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Review, Romance, USA

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Jungle Cruise (2021) :

Parce qu'elle est persuadée de l'existence d'un arbre magique capable de soigner tous les maux, le Dr Lily Houghton (Emily Blunt) part pour l'Amazonie avec son frère MacGregor (Jack Whitehall), poursuivis par le machiavélique Prince allemand Joachim (Jesse Plemons). Sur place, le duo requiert les services de Frank Wolff (Dwayne Johnson), un capitaine de bateau arnaqueur et baratineur, et ensemble, ils s'engagent dans la forêt exotique, plus ou moins prêts à affronter tous ses dangers... naturels comme surnaturels.

Ah, ça fait plaisir, un petit film d'aventure à l'ancienne comme ça. Soyons francs : Jungle Cruise, adapté d'une attraction Disney, ne cherche pas forcément à faire dans l'originalité absolue ; sous la direction de Jaume Collet-Serra, Jungle Cruise lorgne très forcément sur les classiques du genre, comme La Momie et sa suite, les Pirates des Caraïbes, les Alan Quartermain, L'Odyssée de l'African Queen, les Indiana Jones, etc, s'en inspirant clairement dans ses personnages, dans ses péripéties, dans ses cascades, dans sa mythologie, etc.

Et honnêtement, c'est tant mieux, puisque ce Jungle Cruise, s'il ne révolutionnera pas le genre du film d'aventures familial, s'avère une entrée tout à fait réussie au catalogue des blockbusters estivaux exotiques et spectaculaires.

C'est dynamique, c'est bien interprété, les effets spéciaux sont bons, le rythme est soutenu malgré les deux heures et quelques, Blunt et Johnson ont une bonne alchimie, Jack Whitehall est amusant (même si son personnage est un cliché ambulant, ce dernier est désamorcé au cours d'une scène inattendue dans un Disney), Jesse Plemons cabotine en méchant allemand (très inspiré du Général Bockner des Mines du Roi Salomon), bref, Jungle Cruise est très agréable à suivre, et fait plaisir à voir.

Après, ce n'est pas parfait : les effets spéciaux des conquistadors maudits ne sont pas toujours lisibles à l'écran, Paul Giamatti est sous-exploité (alors qu'il aurait pu être utilisé un peu plus, par exemple en aidant un temps les Allemands avant de changer de camp et d'aider Frank), la bande originale de James Newton Howard peine à vraiment marquer les esprits (entre thèmes secondaires trop timides dans leur utilisation, et thème principal un peu trop western dans ses accords et son orchestration, on a l'impression que JNH a tenté de faire du John Williams sans oser totalement singer le maître) et honnêtement, la reprise de Nothing Else Matters de Metallica est vraiment hors-sujet, même réorchestrée par le compositeur, au point de brièvement faire sortir le spectateur du flm pendant un certain flashback dramatique.

Mais dans l'ensemble, une bonne surprise que ce blockbuster décomplexé et léger.

Un bon 4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1503 : Plan B (2021)

Publié le 11 Août 2021 par Lurdo dans Aventure, Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Jeunesse, Review, Romance, USA, Hulu

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Plan B (2021) : 

Adolescente d'origine indienne, studieuse et droite dans ses bottes, Sunny (Kuhoo Verma) est la meilleure amie de Lupe (Victoria Moroles), jeune latina rebelle et décontractée. Sunny ne rêve que d'une chose : le beau Hunter (Michael Provost), dont elle est amoureuse depuis toujours, et qu'elle a invité à une fête qu'elle va donner chez elle en l'absence de sa mère... mais lorsque Sunny perd sa virginité durant cette fête, une course contre la montre s'engage, alors que les deux adolescentes arpentent toute la région pour tenter de trouver une pilule du lendemain...

Un teen movie comme il y en a de plus en plus, à savoir une sex comedy décomplexée et graveleuse, abordée du point de vue féminin (on pense notamment très fort à Booksmart), et qui suit les chemins déjà bien arpentés du genre. Il ne faut donc pas s'attendre à grand chose de bien original, le premier tiers du film étant une compilation des figures imposées de la comédie adolescente, et la suite se contentant de suivre des rails très prévisibles.

Tout au plus, l'ethnicité des protagonistes amène quelques gags sympathiques (la mafia indienne), et on devine, en filigrane, un semblant de critique de l'éducation sexuelle et de la fermeture des centres de planification familiale dans les états les plus ruraux des USA... mais ça s'arrête là.

Pour une première réalisation de la comédienne Natalie Morales, cela dit, c'est tout à fait compétent, bien interprété, et j'ai probablement préféré à Booksmart, mais le tout reste tout de même assez dérivatif, cousu de fil blanc, et certains choix créatifs maladroits (le film prend un peu le spectateur pour un con à propos de Logan, avec des plans biens insistants sur le chanteur du groupe pour brouiller les pistes ; la scène du piercing) auraient pu être évités.

3/6

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Les bilans de Lurdo : Superstore, saison 4 (2018)

Publié le 8 Août 2021 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Sitcom, Télévision, USA, NBC, Superstore

Trois saisons de Superstore passées en revue sur ce blog, pour le moment, et un gros problème qui m'a contraint à faire une vraie pause de plusieurs semaines dans mon intégrale : l'insistance des scénaristes à faire d'Amy et de Jonah le centre de la série, un shipping autour duquel gravite tout le programme. Au point d'en devenir envahissant au cours de la saison 3, une saison durant laquelle le couple a phagocyté tout le temps d'antenne de la série, reléguant la moitié des personnages secondaires au rang de faire-valoirs absents, et multipliant les obstacles gentiment forcés (grossesse imprévue, rivale amoureuse, etc).

Ce qui aurait pu passer si Jonah et Amy avaient le capital sympathie de Pam et Jim... mais non : autant Jonah est plus ou moins figé depuis trois saisons, autant Amy accumule de plus en plus de défauts, pour aboutir à une sorte de Michael Scott-bis assez antipathique. D'où mon sentiment de ras-le-bol, et ma pause de quelques semaines avant cette saison 4 qui annonce du changement, puisque le créateur/showrunner de Superstore a quitté le programme à la fin de ces 22 épisodes...

Superstore, saison 4 (2018) :

Alors que Jonah et Amy tentent de faire oublier leur relation et la diffusion publique de leur sex tape involontaire, la quotidien de Cloud 9 est chamboulé, lorsque Glenn décide de quitter son poste et de passer plus de temps avec son bébé. Ce qui laisse un poste vacant à la tête du magasin...

Paradoxe intrigant : alors que la majorité des spectateurs a trouvé la saison 4 de la série un bon cran en dessous des trois premières saisons de Superstore... j'ai plutôt apprécié le tout.

Probablement parce que les scénaristes font le choix très clair de prendre le contre-pied de la saison précédente, en faisant passer Amy/Jonah au second plan (ils sont en couple, tout le monde le sait, et c'est tout), et en s'intéressant de nouveau (pour le meilleur et pour le pire) aux personnages secondaires qui font tout le sel de la série.

Une vraie bouffée d'oxygène pour moi qui supporte difficilement le shipping Amy/Jonah, et j'ai accueilli avec un certain plaisir un retour à des sous-intrigues plus variées, centrées sur Cheyenne, Mateo, la relation Carol/Jerry/Sandra, Glenn, etc.

À l'identique, la production semble vouloir oublier certains éléments de la saison précédente : Kelly est rapidement kelleyrisée, la sex tape publique d'Amy et Jonah n'a aucune conséquence concrète, Myrtle revient au magasin, les deux grossesses sont rapidement expédiées et les bébés rarement mentionnés ensuite...

Quelque part, on sent un désir de retour au status-quo, voire même une volonté, pour Justin Spitzer, de développer un maximum de sous-intrigues avant son départ : Mateo et l'immigration, notamment, mais aussi le changement de carrière de Glenn, et la promotion d'Amy au poste de responsable du magasin.

Des sous-intrigues qui sont un peu catapultées et qui ne fonctionnent pas totalement sur un plan structurel et logique (les rouages narratifs grincent un peu), mais qui ont le mérite de faire avancer des personnages qui stagnent un peu trop (même Marcus, pourtant loin d'être mon favori, est ici écrit avec un peu plus de "subtilité", et acquiert un semblant d'épaisseur).

Malheureusement, cela s'accompagne aussi, dans le dernier tiers de la saison, d'une écriture parfois sommaire des personnages : constamment associée à Mateo, Cheyenne devient cassante et presque bitchy ; Glenn agit de manière peu cohérente (désormais simple employé, il se rebelle contre les règles, et tente notamment d'imposer son pasteur dans le magasin) ; et Amy, désormais à nouveau au centre de tout (à croire que c'est parce qu'America Ferrera est l'actrice la plus connue du show, et qu'elle a de l'influence sur la production), devient une patronne opportuniste et couarde, que tout le personnel déteste immédiatement.

C'est un peu dommage, d'autant que la série tente, en parallèle, de continuer ses messages sociaux (qui sont honnêtement survolés, mais ont le mérite d'exister), néanmoins affaiblis par l'empressement du show à atteindre certains objectifs narratifs : on s'étonnera ainsi de la manière dont Amy, jeune maman célibataire qui a déjà une adolescente à la maison, travaille toute la journée à Cloud 9 (Jonah aussi, d'ailleurs) et trouve tout de même le temps de se lancer dans une formation de responsable, de devenir manager, et de gérer le magasin, tout ça en six-huit mois à peine, et sans jamais que le bébé soit vraiment pris en compte - sans même parler du chiot que Glenn offre à Amy en début de saison.

Après, dans les deux premiers tiers de la saison, la série reste plus ou moins égale à elle-même : assez amusante, dans la droite lignée de ce qu'elle était avant, avec cependant certains épisodes qui font un peu redite (Halloween, la rivalité entre magasins, le laser tag, la Saint Valentin, la tempête de neige qui bloque tout le monde au magasin).

Certains personnages secondaires (ou plutôt tertiaires) disparaissent totalement ou presque (le pharmacien, Bo, Jerusha, Kelly, les bébés...), l'humour cringe est toujours moyennement bien dosé (et Amy en est toujours la victime principale), l'absurde apparaît toujours par petites touches (mais on sent que la série se refuse encore à vraiment aller jusqu'au bout de ses délires, comme Community pouvait le faire à l'époque) et il y a quelques problèmes de continuité entre la première moitié de la saison et la fin (Marcus sans-abri qui vit dans les tunnels d'entretien sous le magasin depuis des mois et des mois, alors que quelques épisodes plus tôt, on apprenait qu'il touchait 130 000 $ par an depuis des années)... mais ça se regarde.

Et je ne sais pas si c'est dû à la pause, ou à un véritable changement créatif, mais cette saison m'a vraiment été bien plus agréable à suivre que la précédente.

Après... la saison 5 est celle du grand changement, puisque Spitzer est remplacé à la tête du programme par Gabe Miller et Jonathan Green, deux scénaristes de longue date de la série, et que c'est cette saison 5 qui divise le plus les fans à ce jour.

J'attends de voir.

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Les bilans de Lurdo : Mythic Quest, saison 2 (2021)

Publié le 25 Juillet 2021 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Sitcom, Télévision, USA, Apple

Après une saison 1 agréable, marquée par un épisode unitaire clairement un bon niveau au-dessus du reste, et deux épisodes pandémiques assez réussis, la série d'Apple TV+ revient pour 9 épisodes de 25 minutes, diffusés en mai et juin derniers...

Mythic Quest, saison 2 (2021) :

Lorsque Ian (Rob McElhenney) décide de prendre un congé sabbatique, il laisse à Poppy (Charlotte Nicdao) la charge de développer la nouvelle extension de Mythic Quest... ce qui va rapidement mener à des complications et à des divisions au sein du studio.

Et je ne sais pas si c'est moi, mais la série m'a semblé différente, cette année. Après une saison 1 axée sur la sortie d'une grosse expansion au jeu, et sur la montée en puissance de Poppy, passée de simple programmeuse à co-directrice créative du jeu, voilà qu'on se retrouve avec une saison 2... centrée sur la sortie d'une grosse expansion au jeu, et sur une Poppy au pouvoir, quasi-flanderisée.

C'est peut-être ma mémoire qui me joue des tours (et je ne dis pas que Poppy était un ange en saison 1), mais j'ai eu un peu de mal à reconnaître le personnage workhaholique et manquant d'assurance de la première année et des épisodes spéciaux, la quasi-straight woman au sein d'un studio de fous, qui ici semble avoir été mis au diapason du reste du cast : en tant que boss, elle est ultra-autoritaire, capricieuse, bitchy, excentrique, méprisante, et, comme souvent, la transition est tellement brutale qu'on se demande si c'est un souci d'écriture.

Certes, c'est partiellement voulu, afin d'illustrer l'adage "le pouvoir corrompt", mais aussi de souligner le fait que toutes les insécurités de Poppy prennent le dessus sur elle lorsqu'elle est en position de grand stress... mais la transition reste très brusque, et fait immédiatement basculer le personnage dans le camp des antipathiques.

L'écriture, d'ailleurs, fait des choix intrigants, qui ne paient pas toujours : Ian (et donc Rob McElhenney, acteur, showrunner, scénariste) est mis en retrait, tant dans ses caprices que dans ses folies, et se retrouve à remettre à leur place Poppy et Rachel en leur disant leurs quatre vérités (on est parfois à deux doigts du mansplaining de Gen X-er, notamment lorsqu'il explique la vie à Rachel la SJW clichée) ; la relation de Rachel (Ashly Burch) et de Dana (Imani Hakim) passe au premier plan, tentant de jouer la carte du shipping LGBTQ+ mais (comme le soulignent les autres personnages) tout le monde s'en contrefiche... y compris le spectateur ; et Brad (Danny Pudi) prend (inévitablement) plus de place, associé à Jo (Jessie Ennis) dans une relation mentor/protégée qui dégénère rapidement en rivalité sans pitié.

De quoi développer certains des personnages secondaires, ce qui est l'objectif de toute saison 2. Mais tout est une question de dosage : l'opposition artistique et la séparation créative de Ian et Poppy, traitée sur le mode du divorce amical, n'est pas un fil conducteur forcément assez fort pour tenir toute la saison, d'autant qu'il se déroule de manière très prévisible.

Un sentiment encore plus renforcé par l'épisode "spécial" de la saison, l'équivalent de l'excellent A Dark Quiet Death de la saison 1 : ici consacré à CW Longbottom, le scénariste du jeu Mythic Quest habituellement interprété par F. Murray Abraham, l'épisode décrit une rivalité créative entre trois jeunes auteurs (Josh Brener, Shelley Hennig, Michael Cassidy), dans les années 70, rivalité finissant par mener à leur séparation, et à une réconciliation, cinquante ans plus tard, dans l'épisode suivant.

Pas désagréable, en soi, mais assez convenu et redondant, et n'ayant pas l'efficacité de l'épisode "spécial" de la saison 1, ce Backstory a le mérite d'éclairer un peu le parcours de CW (d'une manière finalement très Lostienne), et de donner de quoi s'amuser à William Hurt et à F. Murray Abraham, dans l'épisode suivant.

Mais ça téléphone aussi largement la conclusion de l'arc Ian/Poppy, déjà très prévisible, et qui suit alors son petit bonhomme de chemin (en passant par la case "Ian est à l'hôpital, tout le monde s'inquiète", assez facile).

Un peu faible créativement, la série reste cependant agréable à regarder, est assez ludique. On pourra reprocher, comme toujours, les inserts de jeux Ubi Soft et autres (Horizon Zero Dawn) pour illustrer le jeu Mythic Quest, ou encore un David globalement inexistant...

Et puis il y a cette fin de saison, qui voit Poppy et Ian quitter le studio de Mythic Quest pour aller créer un autre jeu ailleurs. Une fin qui sonne très fin de série, qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, et qui manque d'un véritable crescendo probant.

Après... ça reste Mythic Quest, c'est (comme je le disais plus haut) toujours agréable à suivre, et de toute façon je suis clairement minoritaire à penser que cette saison 2 manquait de cohésion et de véritable direction : la majorité des critiques et des fans (qui viennent souvent du public d'It's Always Sunny... dont je ne faisais pas partie) ont apprécié cette nouvelle fournée d'épisodes, et sont nettement plus attachés aux personnages que je ne le suis actuellement.

Néanmoins, certains des choix créatifs de cette saison ne m'ont pas vraiment convaincu, et j'en ressors donc globalement mitigé.

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