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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #jeunesse catégorie

Christmas Yulefest 2022 - 06 - Le Mystère de Noël (2019)

Publié le 3 Décembre 2022 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Jeunesse, Fantastique, Aventure, Noël, Christmas, Norvège, Yulefest, Critiques éclair, Review

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Le Mystère de Noël (Snekker Andersen og Julenissen : Den vesle bygda som glømte at det var jul - 2019) :

Le village d'Elise (Miriam Kolstad Strand), une fillette, est atteint d'une étrange malédiction, qui fait que ses habitants y oublient tout, comme par magie. Perspicace, Elise pense que le 24 décembre est une date spéciale, mais elle ignore pourquoi... jusqu'à ce que Mr Andersen (Trond Espen Seim) passe brièvement dans le magasin du père de la fillette, et ranime la flamme de Noël chez Elise. Avec lui, Elise va alors rendre visite au Père Noël, pour remettre son village sur les cartes et la liste de distribution du vieux bonhomme...

Un film familial norvégien qui fait suite à L'étrange Noël de M. Andersen (que je n'avais pas vraiment apprécié, je dois dire), et qui ressemble un peu parfois à un conte générique pour enfants accolé un peu à l'arrache à ce premier volet, histoire de réutiliser les mêmes acteurs d'Andersen et du Père Noël (avec sa voix de fausset horripilante).

Après, contrairement au premier film, ici, c'est un peu plus maîtrisé, à commencer notamment par une très belle ouverture de film en mode livre de contes en pop-up ; le rythme est plus solide (à nouveau, avec 70 minutes à peine au compteur, difficile de s'ennuyer) ; et si les décors de la ville font toujours autant décors de studio et neige artificiel, ça ne gêne pas forcément...

Par contre, il est vrai qu'un spectateur adulte se posera plein de questions logistiques sur le fonctionnement de cette ville amnésique qui oublie tout et son contraire d'un jour sur l'autre (y compris ce qu'est un lit, et plein d'autres choses de ce genre), et qu'au final, ça reste un métrage basique, qui déroule son script sans tenter de surprendre ou de faire preuve d'originalité.

Mais ça passe comme conte de Noël visant à occuper les plus petits pendant une heure.

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Un film, un jour (ou presque) #1748 : L'École du Bien et du Mal (2022)

Publié le 24 Novembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Fantastique, Netflix, Critiques éclair, Jeunesse, USA, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

L'École du Bien et du Mal (The School for Good and Evil - 2022) :

Meilleures amies depuis toujours, Sophie (Sophia Anne Caruso) et Agatha (Sofia Wylie) sont bien différentes. La première est persuadée d'être destinée à devenir princesse, tandis que la seconde, rebelle, se satisfait très bien d'être vue comme une fille de sorcière. Jusqu'au jour où toutes deux sont emportées jusqu'à l'École du Bien et du Mal, où Sophie est placée du côté du Mal, et Agatha du côté du Bien. Et alors que les deux jeunes filles tentent de convaincre les responsables de l'École (Charlize Theron, Kerry Washington) qu'elles ne sont pas à leur place, une menace ancestrale plane sur l'établissement...

C'est amusant, on m'aurait dit, il y a quelques semaines, que Paul Feig (Mes meilleures amies, Ghostbusters, Les flingueuses, Spy, Last Christmas : que des films trop longs, mal rythmés et trop souvent mal pensés) aux commandes d'une adaptation d'un roman young adult ultra-dérivatif et balisé (à mi chemin entre Harry Potter, Roméo et Juliette, les Descendants de Disney et la série Once Upon a Time, entre autres) pour Netflix, à la durée abusive (près de 2 h 30) et aux visuels affreusement clinquants et kitschs, ça allait être regardable, je ne l'aurais jamais cru.

Et pourtant, c'est le cas. Oui, cette École du Bien et du Mal mange allègrement à tous les râteliers, traine en longueur, s'essouffle totalement lors de sa dernière ligne droite dégoulinante d'effets numériques et de rebondissements téléphonés, déroule sa critique bancale contre le manichéisme, la conformité, la vision binaire du monde tout en écrivant tous ses personnages de la manière la plus basique possible, sous exploite tous les acteurs qui ne sont pas les deux héroïnes (tous les professeurs, notamment), manque cruellement d'énergie et rate un peu son coup en choisissant, pour Sophie (la princesse de conte de fées sur laquelle tout le monde se retourne, et dont le prince aux faux airs d'un jeune Henry Cavill tombe instantanément amoureux) une crevette blonde aux lèvres de poisson, aux cheveux filandreux décolorés, aux épais sourcils sombres, et à l'interprétation un peu trop forcée (elle vient de Broadway), instantanément antipathique, même avant qu'elle ne bascule du côté obscur...

Mais bizarrement, ça se laisse regarder. Probablement parce que tout le budget semble passé dans la direction artistique et les effets spéciaux, que Ted Shapiro s'amuse bien à la musique, et que Sofia Wylie, elle, est très attachante et sympathique dans son rôle.

Alors certes, cela n'est pas suffisant pour sauver le tout de la médiocrité, mais j'en attendais un désastre (et par certains aspects, ça l'est, notamment tout ce qui tourne autour du relookage gothique de Sophie, et de sa mise en image risible, ou encore de l'utilisation de Toxic de Britney pour illustrer la grande bataille finale entre l'École du Bien et celle du Mal), et ce n'est que très moyen. C'est toujours ça de pris !

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1746 : Clifford (2021)

Publié le 22 Novembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, USA, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Clifford (Clifford the Big Red Dog - 2021) :

Solitaire et malheureuse, Emily (Darby Camp) n'a pas d'amies de son âge, et lorsqu'elle est confiée, pour quelques jours, à son oncle glandeur et fainéant, Casey (Jack Whitehall), elle s'attend au pire. Mais une rencontre avec Mr. Bridwell (John Cleese), un étrange vieillard, amène chez Emily un petit chiot rouge à la croissance étonnamment fulgurante. Ce qui va attirer l'attention de Zac Tieran (Tony Hale), pdg d'une multinationale de biotechnologie...

Une comédie fantastique familiale adaptée d'une série de livres pour enfants, et qui s'avère tout à fait regardable, mais aussi complètement anecdotique : le script est simpliste au possible, avec des gentils très gentils, des méchants très méchants, la distribution est compétente, sans plus (Whitehall joue les Américains slackers, Hale le grand méchant, Sienna Guillory fait de la figuration, il y a des acteurs du SNL, John Cleese joue les vieux magiciens mystérieux et la petite Darby Camp, déjà vue dans les Chroniques de Noël de Netflix, est toujours sympathique), le chien a quelques animations un peu étranges (surtout lorsqu'il est bébé) mais les effets spéciaux sont honorables pour une production à 60M de dollars, et lorsque le film s'énerve un peu, se transformant en grande course poursuite à travers New York, ça se laisse suivre sans difficultés.

Après... comme je le disais, ça s'arrête là. Basique mais divertissant, surtout pour les plus jeunes.

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1744 : Pinocchio (2022)

Publié le 18 Novembre 2022 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Jeunesse, Disney, Review, USA, Fantastique, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Pinocchio (2022) :

Les aventures de Pinocchio (Benjamin Evan Ainsworth), petit pantin de bois créé par Geppetto (Tom Hanks), et à qui une Fée bleue (Joseph Gordon-Levitt) a donné vie un beau jour...

Une nouvelle adaptation en prises de vue réelle d'un classique Disney, sur le papier guère plus utile ou pertinente que les prédentes, mais confiée à Robert Zemeckis, Tom Hanks, Alan Silvestri, ou encore Joseph Gordon-Levitt : il y avait de quoi espérer quelque chose d'un peu meilleur... mais non, c'est raté.

Visiblement, Zemeckis est ici toujours en mode expérimentations techniques et effets 3D, avec des séquences tout-numérique et des plans virevoltants assez laids ; Silvestri (qui se débarrasse pour l'occasion de l'immense majorité de la bande originale du dessin animé pour n'en garder que les quelques chansons les plus emblématiques, insérées au forceps, et accolées à de nouvelles chansons insipides) produit un score musical générique au possible - du Silvestri en pilotage automatique, donc, qui aurait aussi bien pu illustrer un Marvel ; Tom Hanks s'embourbe dans un surjeu et un accent peu convaincants, guère meilleur que celui de Joseph Gordon-Levitt - d'ailleurs, pour être totalement franc, tout le monde cabotine vraiment dans le film, y compris Luke Evans et Guiseppe Batiston...

Bref, on est devant une relecture bancale, jamais convaincante, parfois tout aussi animée que l'original (et donc, quel intérêt d'en faire un film "en prises de vue réelles" ?), et à mi-chemin entre adaptation fidèle et modernisation de l'histoire : ça parle d'influenceur, de Chris Pine, ça rajoute une sous-intrigue totalement inutile sur Fabiana, une marionnettiste qui, handicapée et noire, coche deux cases sur le bingo Disney de la diversité/représentativité maladroite, forcée et contre-productive (dans le genre, on se rappellera de La Belle et le Clochard, en attendant La Petite Sirène), Monstro n'est plus une simple baleine, mais un Kraken tentaculaire à mi-chemin entre un mégalodon et un poulpe, Jiminy Cricket ne sert à rien et agace, et même des effets "simples" comme Figaro, le chat de Geppetto, semblent inaboutis ou pas terminés.

Ah, et puis bizarrement, l'histoire du nez de Pinocchio est presque oubliée en cours de route, totalement sous-exploitée et bâclée, et perdant une grande partie de son sens (en même temps, c'est presque tout le film qui interprète bizarrement le côté moral du récit original, en faisant ici de Pinocchio un héros constamment réticent jamais vraiment tenté par le côté obscur, affaiblissant d'autant son parcours et la conclusion du récit)...

En somme, j'ai trouvé le tout particulièrement inutile, creux et vide, une relecture qui n'avait pas lieu d'être.

2/6 

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Un film, un jour (ou presque) #1743 : Batman et Superman - La bataille des super fils (2022)

Publié le 17 Novembre 2022 par Lurdo dans Animation, Action, Aventure, Ciné, Cinéma, Critiques éclair, Jeunesse, DC, Review, Fantastique, Science Fiction, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Batman et Superman - La bataille des super fils (Batman and Superman : Battle of the Super Sons - 2022) :

Lorsque Starro commence à prendre le contrôle de l'humanité, et notamment de Batman et de Superman, seuls les fils de ces superhéros peuvent arrêter cette menace : Jonathan Kent (qui vient de découvrir que son père est Superman et que lui aussi a des superpouvoirs) et Damian Wayne font alors équipe pour mettre un terme aux plans de l'étoile géante venue de l'espace...

Après un métrage Green Lantern assez quelconque et générique, les films d'animation DC continuent leur petit bonhomme de chemin, en s'intéressant cette fois-ci aux enfants de leurs superhéros, clairement en partie motivés par le succès de la série Superman et Loïs et par l'utilisation de Starro dans le Suicide Squad de James Gunn.

Ce qui, pour moi qui ai toujours eu du mal avec Damian Wayne, en plus de n'avoir aucun intérêt pour le personnage de Jonathan, n'était pas forcément le postulat le plus intrigant.

Et puis finalement, ce métrage s'est avéré une bonne surprise. On pourra toujours débattre du bien fondé du toutéliage des origines de Starro et de Kal-El (même s'il est suivi d'un joli générique rétro, en images fixes), reste que dans l'ensemble, ce Battle of the Super Sons a la bonne idée de rester toujours ludique et léger.

Et ce dès sa première demi-heure, en réalité une origin story de Jonathan, qui découvre ses pouvoirs et son héritage, avant de s'associer à un Damian toujours grincheux pour sauver le monde.

Le tout avec un style graphique en 3D cell-shadée qui n'est pas sans rappeler celui de Iron Man : Armored Adventures, ce qui est loin d'être une mauvaise chose et change un peu des métrages DC précédents. 

Bref, c'est sympathique, optimiste, positif et assez attachant, ce qui fait assez plaisir. 

4.25 + 0.25 pour Batcow = 4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1738 : SEMAINE ANIMATION - Le Monstre des mers (2022)

Publié le 10 Novembre 2022 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Cinéma, Comédie, Fantastique, Action, USA, Aventure, Animation, Jeunesse, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Monstre des Mers (The Sea Beast - 2022) :

Dans un monde où des équipages de chasseurs arpentent les mers pour éliminer les monstres marins terrorisant l'humanité, Jacob Holland (Karl Urban) se retrouve à faire équipe avec Maisie Brumble (Zaris-Angel Hator), une fillette montée en secret à bord de son navire, pour tenter de percer le mystère de Rouge, l'un des monstres les plus craints, qui s'avère en réalité un animal intelligent et paisible...

Un long-métrage d'animation Netflix produit par Sony et réalisé par Chris Williams (Big Hero 6, Bolt, Moana), pour un récit d'aventures marines techniquement très réussi (visuellement, c'est très joli et abouti), mais qui m'a aussi semblé vraiment trop dérivatif pour son propre bien.

Un peu de Moby Dick, un peu de kaijus, de Monster Hunter, de Master & Commander, et énormément de How to Train your Dragon au programme, avec un récit ultra-balisé, des monstres sans originalité, une musique aux accents celtiques de Mark Mancina, une animation convaincante, et une écriture assez générique, que ce soit au niveau des personnages que des enjeux du récit.

Ce n'est pas désagréable, dans l'absolu, mais ça s'arrête là, d'autant qu'on sent une fin de production un peu précipitée (ou du moins inaboutie), entre les personnages secondaires très génériques visuellement (tous les humains de la foule, les soldats), le récit qui se conclue de manière abrupte et trop facile, les nombreux éléments sous-développés (le bestiaire, la sorcière, la Cour) et certains moments de doublage un peu inégaux.

J'aurais voulu plus d'originalité et de maîtrise, pour un film qui dure près de deux heures...

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1737 : SEMAINE ANIMATION - Luck (2022)

Publié le 9 Novembre 2022 par Lurdo dans Animation, Aventure, Comédie, Jeunesse, Critiques éclair, Review, AppleTV, USA, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Luck (2022) :

À peine émancipée et livrée à elle-même, Sam (Eva Noblezada) réalise bien vite que sa malchance légendaire ne va pas l'aider dans sa nouvelle vie d'adulte. Jusqu'à ce qu'elle croise le chemin de Bob (Simon Pegg), un chat noir, qui va lui faire découvrir, bien malgré lui, le merveilleux monde de la Chance, où de multiples créatures surnaturelles gèrent la chance des humains...

Premier film chapeauté par John Lasseter, légende de l'animation, depuis son départ de chez Pixar en plein milieu de la vague MeToo, et depuis son recrutement rapide par Skydance Animation, pour tenter de faire de ce nouveau studio un concurrent de Pixar...

Et ce n'est pas avec ce Luck assez brouillon et générique que Lasseter et compagnie frapperont un grand coup. Le vrai problème, ici, ce n'est pas l'animation, assez réussie, ni la direction artistique (encore que, il faut aimer certains choix artistiques, comme les licornes, etc). Non, le souci, c'est l'écriture, pourtant un point fort du Pixar de Lasseter.

Ici, tout est pesant et balourd, que ce soit la caractérisation (l'héroïne qui parle toute seule pour bien présenter son personnage, façon "ouhlàlà que c'est compliqué d'être une fille très malchanceuse"), les dialogues, l'exposition, le wordbuilding particulièrement lourd et brouillon, l'approche administrative finalement très dérivative (notamment d'autres films Pixar, comme Vice-versa, Monstres et compagnie, Soul), et le simple fait que le film, sans réelle ambition, reste toujours en surface, manquant cruellement de fond et d'émotion.

On est ici plus près d'un Dreamworks mineur ou d'un Illumination basique, par exemple, que du Pixar de la grande époque (ce qui n'est pas forcément surprenant, puisqu'il a été écrit par les scénaristes des Kung-Fu Pandas et des Trolls de Dreamworks, ainsi que d'Alvin et les Chipmunks. CQFD.)

Et au final, on regarde tout ça d'un œil très indifférent, peu convaincu par cet univers trop compliqué et surchargé pour son propre bien, et par cette héroïne quelconque.

2.5/6 + 0.5 pour la musique de John Debney, aux accents celtiques agréables = un petit 3/6.

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Un film, un jour (ou presque) #1736 : SEMAINE ANIMATION - Les Minions 2 : Il était une fois Gru (2022)

Publié le 8 Novembre 2022 par Lurdo dans Aventure, Action, Comédie, Animation, Jeunesse, Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Science Fiction, Science-Fiction, France, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Minions 2 : Il était une fois Gru (Minions - The Rise of Gru - 2022) :

Lorsque les Vicious 6, la plus grande bande de criminels, se débarrasse de Will Karnage (Kevin Kline), Gru fait tout pour les rejoindre, mais bien vite, il finit par dérober une pierre mystique chinoise aux Vicious 6, qui se jettent à ses trousses...

Énorme bof pour ce second film Minions, alors que j'avais plutôt apprécié le premier volet, très "les Minions à travers les âges". Là, malheureusement, plein de choses font que cette suite, sortie 5 ans après le premier volet, ne fonctionne pas vraiment.

Déjà, le fait qu'en lieu et place d'un réel Minions 2, ce métrage est plutôt un Moi moche et méchant 4 centré en très grande partie sur Gru et sa relation avec Will Karnage. Ce qui, forcément, n'est pas franchement intéressant (déjà que Moi, moche et méchant 3 peinait à convaincre), et relègue les Minions à de la figuration pendant une grosse partie du métrage.

Et lorsque les Minions repassent sur le devant de la scène, c'est pour apprendre le kung-fu avec le personnage de Michelle Yeoh... pas très inspiré, pas très drôle, pas très rythmé, le film se traîne gentiment jusqu'à un grand final WTF, durant lequel les méchants se transforment magiquement en animaux kaijus, pour affronter Gru, Karnage et les Minions.

Bof, bof, bof, tout ça, pas aidé par le doublage - je l'ai vu en VF (pas eu trop le choix), et là où la VO propose Steve Carell, Kevin Kline, Lucy Lawless, Dolph Lundgren, Danny Trejo, JCVD, ou encore Michelle Yeoh, en France, on a Gad Elmaleh, Claudia Tagbo, et quelques autres noms éminemment oubliables.

La franchise tourne clairement à vide, et il serait temps de la laisser se reposer un peu.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1735 : SEMAINE ANIMATION - Ginger's Tale (2020)

Publié le 7 Novembre 2022 par Lurdo dans Animation, Russie, Critiques éclair, Review, Romance, Aventure, Fantastique, Jeunesse, Cinéma

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Ginger's Tale (Ogoniok-ognivo - 2020) :

Dans un royaume lointain, une reine maléfique a perdu une pierre magique lui permettant d'invoquer des entités de feu capables de lui rendre jeunesse et fortune. Lorsque Potter, le potier du village, trouve cette pierre magique, il l'utilise pour rembourser toutes ses dettes, mais bien vite, il attire sur lui l'attention de la reine, et se laisse corrompre par son avidité. À Ginger, son amie aventureuse, courageuse et maladroite, de lui sauver la mise...

Un film d'animation russe en 2D qui fait assez plaisir à voir, même s'il ne faut pas s'attendre à un gros budget du niveau d'un Disney de la grande époque. En l'état, ce métrage, qui puise clairement une partie de son inspiration dans la Reine des Neiges d'Andersen (pour la dynamique entre la Reine, Potter, etc), entre autres, s'avère esthétiquement très agréable et attachant... même si sa narration et son rythme ne suivent pas forcément, et ont tendance à ronronner assez rapidement.

Pas très mémorable, très classique (dans le genre conte de fées russe) mais une curiosité intéressante néanmoins.

3/6

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2022 - Stranger Things 4 (2022)

Publié le 6 Novembre 2022 par Lurdo dans Aventure, Critiques éclair, Comédie, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Netflix, Oktorrorfest, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Thriller, Télévision

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, durant tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques... 

Stranger Things 4 (2022) :

Alors que la bande habituelle est désormais éparpillée aux quatre coins du pays, une nouvelle menace se profile à Hawkins : Vecna, un être tout puissant vivant dans l'Upside Down, contacte psychiquement les jeunes troublés de la ville, pour les tuer de manière sanguinaire et onirique. Mais sans les pouvoirs d'Eleven, la situation est des plus compliquées à gérer...

Trois ans après une saison 3 plutôt agréable et surprenante, voici une saison artificiellement divisée en deux parties, une première constituée de 7 épisodes à la durée oscillant entre 70 et 100 minutes, une deuxième de deux épisodes dont un final de près de 2 h 20, soit de véritables mini-longs-métrages étirés en longueur... et ça se ressent très vite dans la narration.

La série en est en effet à un point où la carte blanche de Netflix lui fait probablement plus de mal que de bien : le récit est intéressant, les personnages sont attachants, les effets sont réussis (Vecna, notamment, est un méchant mémorable et très convaincant, bien que clairement et ouvertement très inspiré de Freddy Krueger - avec caméo de Robert Englund en prime), les thématiques ne sont pas inintéressantes (les traumatismes refoulés, le pardon, le deuil, la culpabilité...) et l'interprétation est solide (Sadie Sink est excellente), mais il y a une telle abondance de sous-intrigues, de personnages secondaires et d'éléments gratuits que le tout finit par paraître brouillon et fréquemment superflu.

D'autant que la bande d'adolescents est de plus en plus éparpillée, et que les sous-intrigues qui en découlent laissent un peu de marbre : autant l'enquête à Hawkins est intrigante et captivante, autant les tribulations de Mike, Will (et son semi-coming out), Jonathan et Argyle (huhu, de l'humour de stoner, trop drôle) n'intéressent jamais vraiment. 

À l'identique, une part démesurée de la saison est consacrée à Hopper en Russie, aux mains de soviétiques caricaturaux, et à son sauvetage par Joyce et Murray, ce dernier étant clairement pensé comme un comic relief en contrepoids du reste du show... sauf que ça ne marche pas vraiment : c'est longuet, pas très drôle, ça semble principalement là pour expliquer la perte de poids de David Harbour et lui donner des scènes d'action explosives (une évasion improbable, et un combat armé de l'épée de Conan *soupir*), bref, ça sent le remplissage abusif, pour une sous-intrigue qui, dans une série normale, aurait été condensée en un épisode.

Et puis il y a Eleven, qui nous refait une saison 2, à savoir : elle part à l'autre bout du pays, isolée de ses amis, pour tenter de se chercher et, ici, de retrouver ses pouvoirs - une succession de scènes de laboratoire répétitives avec Matthew Modine et Paul Reiser, et encore une fois, une absence quasi-totale d'interactions avec les autres personnages adolescents de la série.

Il y a d'autres défauts : des digressions inutiles, une caractérisation très années 80 de la pléthore de bullies qui parsèment cette mi-saison, une panique satanique pas forcément très probante, des rebondissements pas forcément surprenants (l'identité de Vecna)... mais finalement, ça ne gêne pas trop.

Oui, cette saison est pleine de défauts, à commencer par son rythme et sa structure, et son intérêt se délite un peu à mesure que l'on se rapproche du grand final (un grand final à rallonge, avant et après le climax et la défaite de Vecna) mais son noyau reste solide et intéressant, bien exécuté (les meurtres de Vecna, le toutéliage qui l'entoure) et attachant.

Cela dit, je mentirais en disant que la dernière ligne droite de la saison et sa conclusion à rallonge ne m'ont pas un peu fait décrocher pendant quelques minutes, et l'on ne m'ôtera pas de l'idée qu'à trop chercher le spectaculaire (qui est bien présent, attention), l'émotion larmoyante et la débauche de moyens, la série perd d'autant en efficacité.

Dans cette saison 4 XXXL de 12 ou 13 heures, il y avait probablement de quoi tailler dans la masse, et produire 8 ou 10 épisodes de 45-60 minutes, pour obtenir un produit final plus rythmé et structuré. Mais pour cela, il aurait probablement fallu oser élaguer tant le récit que cette distribution de personnages qui sans cesse croit en nombre, sans que personne d'important ne soit réellement en danger au fil des évènements...

En l'état, Stranger Things 4 se regarde très bien, mais c'est tout de même un peu le bordel...

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 54 - Under Wraps 2 (2022)

Publié le 4 Novembre 2022 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Jeunesse, Fantastique, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Disney, Télévision, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Under Wraps 2 (2022) :

Les deux pères d'Amy (Sophia Hammons) veulent célébrer leur mariage à Halloween, et la jeune fille est en charge des préparatifs de la cérémonie. Mais rapidement, ses amis et elle réalisent que Sobek, une momie égyptienne maléfique, est revenue à la vie, et qu'elle en veut à Rose et Harold, qui dorment paisiblement dans leur sarcophage, au musée. Amy, Gilbert (Christian J. Simon), et Marshall (Malachi Barton) ramènent alors le couple à la vie, pour pouvoir mieux le protéger...

Après un premier Under Wraps brandissant très haut la carte de la diversité pour justifier l'existence de son remake générique d'une D-com générique des 90s, voici Under Wraps 2, la suite, une suite toute aussi générique, si ce n'est pour le fait qu'elle est globalement centrée sur un mariage gay largement mis en avant de quoi frustrer un peu dans certains cercles).

Ce qui donne lieu à quelques jolis moments mettant en parallèle le couple des futurs mariés à celui des deux momies, et à leur amour éternel... mais c'est tout. Les trois protagonistes adolescents sont transparents (Amy organise le mariage de ses pères, les deux garçons ne servent à rien), l'antagoniste et son sbire façon Renfield n'arrivent à pas grand chose et se contentent de grogner, et le couple Rose/Harold reste égal à lui-même, avec du slapstick, de l'humour très puéril, et un numéro de danse sur un simili-Dance Dance Revolution, parce que pourquoi pas, après tout, au point où on en est.... bref, c'est une D-Com assez classique et oubliable.

Le tout étant certes assez bien produit, joliment décoré aux couleurs d'Halloween et pas trop mal rythmé, mais à part ça, honnêtement, ça n'a pas grand intérêt.

3/6 pour les enfants, 2.5/6 pour les adultes, soit la même note que le premier volet.

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 53 - Hollyblood (2022)

Publié le 4 Novembre 2022 par Lurdo dans Netflix, Espagne, Comédie, Fantastique, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Cinéma, Review, Jeunesse, Romance, Critiques éclair

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Hollyblood (2022) :

Javi (Óscar Casas), jeune lycéen timide, est épris de Sara (Isa Montalbán), autre élève de la classe dans laquelle il est récemment arrivé. Mais Sara est passionnée de vampires, et de la série de films Hollybood, une histoire de romance vampirique sirupeuse. Suite à un quiproquo lors de la première du film, Sara se persuade alors que Javi est un vampire se faisant passer pour un lycéen humain, et elle s'éprend de lui, d'autant que Javi joue le jeu. Mais un véritable vampire (Piero Méndez) rode dans les parages, et un YouTubeur (Carlos Suárez) a décidé de s'improviser chasseur de vampires, mettant Javi et les autres en danger...

Une teen comedy fantastique espagnole diffusée sur Netflix et qui, honnêtement, n'est pas vraiment très mémorable. Ce n'est pas forcément mauvais ou raté, mais c'est simplement très quelconque, entre l'interprétation gentiment caricaturale, l'écriture parfois graveleuse, la parodie datée et peu inspirée de Twilight, et la structure finalement mollassonne sur la fin.

Sans oublier Oscar Casas, que l'on nous présente comme un nerd maigrichon et transparent, alors que l'acteur est tout le contraire, mais bon...

Bref, une comédie fantastique anecdotique destinée aux ados, à laquelle je peinerais bien à mettre plus que la moyenne, et encore...

Un petit 3/6

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 51 - Spirit Halloween : The Movie (2022)

Publié le 3 Novembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Fantastique, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Jeunesse, USA, Critiques éclair, Review

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Spirit Halloween : The Movie (2022) :

Amis de toujours, Jake (Donovan Colan), Carson (Dylan Frankel) et Bo (Jaiden J. Smith) décident de passer la nuit d'Halloween dans le magasin Spirit Halloween local, une fois celui-ci fermé. Mais le magasin a été bâti sur les ruines d'un orphelinat rasé par un promoteur maléfique (Christopher Lloyd), qui hante désormais les lieux, et va posséder les décorations et les costumes de la boutique...

Aux USA, depuis 40 ans, Spirit Halloween est une chaîne de magasins éphémères de déguisements et de costumes d'Halloween, souvent considérée comme assez fauchés, et qui apparaissent lorsque l'automne approche, avant de disparaître une fois Halloween passé. Sans surprise, donc, le film Spirit Halloween, officiellement sponsorisé par la marque, est tout aussi cheap, et sert de vitrine peu probante à la marque et à ses produits.

Ce n'est même pas mauvais, en fait : en tant que film fantastique pour enfants (plus de 10-12 ans s'abstenir) produit de manière indépendante, sans budget, ça passe. Quand bien même Rachael Leigh Cook ferait de la figuration et Christopher Lloyd apparaîtrait dans une scène et demi, et ensuite en voix off.

Mais honnêtement, ce Spirit Halloween ressemble en réalité fortement à un téléfilm Disney de la fin des années 90, sans budget, sans inspiration, écrit en pilotage automatique, avec des personnages aux relations pseudo-conflictuelles résolues en une scènes, des costumes particulièrement fauchés, des effets spéciaux primitifs, une copie Wish de Michael Jackson en illustration musicale, et une résolution un peu précipitée.

Ce n'est pas bon, ça occupera peut-être les plus jeunes et l'interprétation est honorable, mais ça s'arrête là.

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 44 - L'Exorcisme de ma meilleure amie (2022)

Publié le 1 Novembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Jeunesse, Horreur, Halloween, Fantastique, Oktorrorfest, Amazon, Review, Critiques éclair

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L'Exorcisme de ma meilleure amie (My Best Friend's Exorcism - 2022) :

Abby (Elsie Fisher) et sa meilleure amie Gretchen (Amiah Miller) sont inséparables, et entourées de leurs amies Margaret (Rachel Ogechi Kanu) et Glee (Cathy Ang), elles décident de passer une soirée dans le chalet lacustre de Margaret. Là, après une séance de Ouija écourtée par l'arrivée de Wally (Clayton Royal Johnson), le petit ami de Margaret, elles prennent toutes du LSD, et Abby et Gretchen partent explorer seules une bâtisse abandonnée, à la réputation sinistre. Gretchen, cependant, n'en revient pas indemne, et semble bien différente, comme possédée par le démon...

Une adaptation d'un roman récent bien accueilli par la critique, et confié à la showrunneuse de la série Good Girls, pour un résultat assez bancal, et jamais vraiment convaincant.

Le problème, en réalité, c'est que le film a le postérieur entre de nombreuses chaises :  d'un côté, il tente d'être une évocation nostalgique (et très caricaturale) des années 80, avec un barrage constant de chansons, de looks, d'objets, de références et de clins d'œil 80s  ; de l'autre, un teen movie sincère et girly renvoyant directement à John Hughes (forcément) ; ailleurs, un film d'exorcisme aux moments horrifiques assez premier degré ; ailleurs encore, une comédie d'horreur parodiant le genre et la religion... le tout, en lorgnant forcément un peu sur Jennifer's Body, et avec un rendu visuel assez fauché (les perruques), qui renforce fréquemment l'impression de regarder un sketch du SNL.

Ajoutez à cela des personnages un peu sous-développés et guère attachants (la quatuor principal, et notamment le duo de tête, sont assez peu sympathiques, en plus de cocher toutes les cases de la désormais incontournable "diversité de plateforme de streaming", avec la blonde caucasienne, la brune juive, l'afroaméricaine et l'asiatique lesbienne qui en pince pour l'autre minorité ethnique), un humour trop discret, un propos à peine survolé, et un démon qui, s'il est techniquement réussi dans son rendu, ressemble plus à un gobelin qu'à quelque chose de menaçant, et est éliminé de manière piteuse au cours d'un climax bâclé... et voilà, un film qui ne convainc guère.

Reste l'interprétation de Gretchen, très impliquée, et les quelques scènes horrifiques qui fonctionnent. Mais le reste est, comme je le disait, assez bancal, dérivatif, et pas très intéressant. Et puis il est vraiment temps d'arrêter avec la nostalgie 80s facile façon Stranger Things, surtout quand elle n'a rien à dire comme ici.

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 43 - Hocus Pocus 2 (2022)

Publié le 31 Octobre 2022 par Lurdo dans Comédie, Disney, Fantastique, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Jeunesse, USA, Cinéma, Review, Critiques éclair

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Hocus Pocus 2 (2022) :

Apprentie wiccane vivant à Salem, Becca (Whitney Peak) allume, le jour de ses 16 ans, une bougie à flamme noire offerte par Gilbert (Sam Richardson), le propriétaire d'une boutique pour touristes située dans l'ancienne demeure des sœurs Sanderson. Aussitôt, les trois sorcières reviennent à la vie, bien décidées à se venger des habitants de Salem, et seules se dressent, devant elles, Becca et ses deux amies Izzy (Belissa Escobedo) et Cassie (Lilia Buckingham)...

Une suite près de trois décennies après la sortie du film original, avec la moitié de la distribution aux abonnés absents, une scénariste de sitcom et une réalisatrice de comédies romantiques et de films féminins à la barre, directement produite pour une plateforme de streaming ?

Je mentirais en disant que mes attentes envers Hocus Pocus 2 étaient très élevées, surtout après avoir revu l'original quelques jours plus tôt. Et puis, encouragé par quelques critiques américaines ultra-enthousiastes, j'ai repris un peu d'espoir. Un espoir bien vain, à vrai dire, puisque très rapidement, il s'est avéré que ce Hocus Pocus 2, franchement décevant, est un pur produit de son époque.

Autrement dit, on reprend directement les grandes lignes et la structure de l'original, on double la dose de certains éléments du premier film et on fait du fanservice (plus de Billy, deux chansons), on pousse le curseur de la diversité au maximum pour tenter de compenser un film original très caucasien, on place quelques commentaires sociaux sur la patriarchie et la sororité, on filme le tout de manière plus sobre, et on rajoute de la nuance et de la "profondeur" aux antagonistes au travers d'une origin story inutile.

Le problème, c'est qu'aucun de ces éléments ne s'avère probant, au final : le film est mal rythmé (gros coup de mou dans la dernière ligne droite, qui tente de faire dans l'émotion), les chansons sont hors-sujet (la première, dans les bois, ne rime à rien, et la deuxième n'a même pas la justification logique des sorcières qui viennent d'entendre la mélodie originale sur scène) et mal mixées, le fanservice tourne à vide (le chat inutile, Billy qui fait de la figuration, et mention spéciale aux deux jeunes qui regardent le film de 1993 à la télévision et aux deux autres jeunes déguisés comme les Marshall - une touche méta qui n'a aucun sens) ; le trio d'héroïnes n'a pas la moindre présence ou personnalité, mais peu importe, les quotas ethniques sont remplis (assez typique de certaines productions actuelles, qui semblent penser que l'ethnicité des personnages remplace leur développement) ; la réalisation est quelconque (ponctuellement, il y a des plans débullés aléatoires, on ne sait pas trop pourquoi) et la photographie très terne ; et puis il y a toute cette origin story, donc, et ce grand final en mode émotion, qui tombe totalement a plat et affadit considérablement les sœurs Sanderson, en en faisant des victimes de la société patriarcale, blablabla.

Mais pire que tout, je crois, pire que ces adolescentes génériques, transparentes et interchangeables façon reboot de Charmed ou de Dangereuse Alliance, et pire que ce récit plat au possible, c'est vraiment le manque de fun du métrage qui pose problème.

L'original était fun, kitsch et décomplexé, il avait conscience de son excentricité et ne se prenait pas au sérieux. Cette suite, comme Bette Midler, Sarah Jessica Parker et Kathy Najimy, tente de retrouver cette énergie d'antan, mais se contente de la copier de manière assez artificielle, en la lissant, en la formatant et en la rendant plus "actuelle".

Raté, cela ne fait que sembler particulièrement creux et calculé, un peu à l'image des trois drag queens sur scène pendant le concours de sosies : ça ressemble à une pâle copie caricaturale de l'original tout en brossant certaines communautés dans le sens du poil (historiquement, le kitsch de Hocus Pocus a toujours beaucoup plu à la communauté gay et à la scène drag), histoire de paraître plus moderne et à la page... mais ça ne fait pas illusion.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 42 - Wendell et Wild (2022)

Publié le 31 Octobre 2022 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Jeunesse, Fantastique, Horreur, Oktorrorfest, Halloween, Review, Religion, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Wendell et Wild (2022) :

Depuis la mort de ses parents dans un accident pour lequel elle se sent responsable, Kat (Lyric Ross) est devenue une adolescente rebelle qui passe son temps dans des établissements pénitentiaires pour mineurs. Peu de temps après son retour dans sa ville natale, et son arrivée dans une école religieuse pour filles, elle découvre qu'elle est une Hellmaiden, capable d'invoquer des démons, Wendell et Wild (Key, Peele), qui lui promettent de ramener ses parents à la vie si elle leur permet d'investir le monde des vivants, et d'y ouvrir un parc d'attractions pour y accueillir des âmes humaines...

Nouveau film d'animation en stop-motion de Henry Selick, réalisateur de L'Étrange Noël de Mr Jack, ou encore de Monkeybone et de James et la pêche géante, près de 15 ans après son dernier film (Coraline), produit pour Netflix en collaboration avec Jordan Peele (qui a décidément le vent en poupe), Wendell et Wild était attendu au tournant.

Mais avant même de parler du film en lui-même, voyons ce que l'on pouvait attendre d'une telle collaboration. De Selick, un monde à l'imaginaire débridé, aux visuels excentriques et macabres, à la facture technique impeccable, mais aussi un récit un peu brouillon, débordant d'idées innombrables pas toujours très bien canalisées. De Peele, un focus sur des protagonistes afro-américains, et un message social, ainsi qu'un sens de l'humour et du cabotinage prononcé. De Netflix, une carte blanche budgétaire, et un inévitable quota diversité à respecter.

Et sans surprise, c'est exactement ce que l'on retrouve dans ce Wendell et Wild relativement inégal, bourré d'idées et de visuels inventifs, mais aussi débordant de sous-intrigues inutiles et parasites, de personnages peu attachants (désolé, mais Kat la punkette rebelle m'a laissé totalement de marbre), proposant tout un propos sur la corruption de l'église, sur l'insuffisance chronique des programmes de familles d'accueil qui exploitent et broient les délinquants juvéniles pour alimenter le système pénitentiaire américaine, sur la privatisation de ce dernier, sur les minorités qui sont écrasées par les privilégiés, etc... et qui, Netflix oblige, semble vraiment cocher toutes les cases du bingo de la diversité représentative à l'américaine, entre l'héroïne et ses parents afro-américains (ainsi que tous les démons, d'ailleurs, typés afro-américains), ses amies (une asiatique, une indienne, une métisse, un latinx transgenre), ses "guides" (une nonne afro-américaine, une conseillère native-américaine), et de multiples autres personnages secondaires tous issus de minorités (ici un sous-Marlon Brando handicapé, en fauteuil roulant, là une policière musulmane portant le hijab). 

Seule exception, la méchante (une sorte de Cruella DeVille blonde), mariée à une parodie de Boris Johnson noir, assez étranges et sous-développés. 

Dans l'absolu, rien de rédhibitoire, c'est simplement hyper-maladroit, comme souvent chez Netflix, et surtout ça cache un manque de développement de tout ce petit monde, qui se retrouve dans l'écriture du film : oui, c'est artistiquement intéressant, plein d'excentricité visuelle amusante et d'éléments réussis, mais dans l'ensemble, outre certains partis-pris esthétiques polarisants, j'ai eu l'impression que tout était assez superficiel, tant dans les règles et la "mythologie" de cet univers que dans l'histoire en soi, qui multiplie tant de bouts d'intrigue, çà et là, de manière décousue, qu'au final, on se dit tout ça pour ça (la résolution, notamment, est assez faiblarde).

Et puis la musique de Bruno Coulais, tantôt en mode sous-Danny Elfman, tantôt en mode Choristes, mwébof.

Je suis donc resté assez dubitatif devant le résultat global, un sentiment que semblent partager pas mal de critiques anglo-saxons, même si ils prennent pas mal de pincettes dans leurs textes.

3.75/6 (parce que le travail d'animation est quand même admirable) 

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 37 - Black Phone (2022)

Publié le 27 Octobre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Thriller, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Jeunesse, USA, Review

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Black Phone (The Black Phone - 2022) :

En 1978, un tueur en série surnommé le Grabber (Ethan Hawke) kidnappe et tue plusieurs enfants d'une petite banlieue américaine tranquille. Mais sa dernière proie, Finney (Mason Thames), un enfant timide et maltraité, n'est pas comme les autres : enfermé dans le sous-sol du Grabber, il découvre qu'il est capable de parler aux esprits des autres victimes du tueur par l'intermédiaire d'un vieux téléphone hors service fixé au mur. Il commence alors à échafauder un plan pour se libérer, alors même que les dons latents de voyance de sa petite sœur Gwen (Madeleine McGraw) dirigent les autorités dans sa direction...

Je n'avais pas été particulièrement marqué par le film précédent de l'équipe Scott Derrickson/C. Robert Cargill/Blumhouse/Ethan Hawke (Sinister), malgré les innombrables éloges critiques dont il avait fait l'objet, et je n'attendais donc rien de ce Black Phone, adapté d'une nouvelle de Joe Hill (le fiston de Stephen King).

Et bien m'en a pris, car finalement, ce Black Phone est typiquement une production à la Stephen King, dont on retrouve les tendances et les habitudes : cadre rétro nostalgique (les années 70, la musique, les mœurs, etc), côté légende urbaine (les enfants qui parlent du Grabber comme d'un boogeyman), père alcoolique, fillette aux pouvoirs psychiques, enfant maltraité qui finit par trouver une force intérieure dans un évènement surnaturel, etc...

Limite, on m'aurait dit "c'est une production Netflix adapté d'une obscure nouvelle de King", j'aurais très bien pu l'accepter sans être surpris. On est ici en effet clairement plus dans un thriller psychologique à budget très limité que dans de l'horreur surnaturelle pure et dure, et il n'y a pas grande angoisse ou suspense particulier à trouver ici : tout se déroule tranquillement, à un rythme très littéraire, sans jamais vraiment développer ses personnages ou leurs motivations au delà du strict nécessaire, et en se permettant quelques touches plus légères et incongrues qui viennent un peu casser l'ambiance générale (le frangin conspirationniste sous cocaïne, la petite sœur qui jure pendant ses prières).

Après, c'est bien interprété, notamment du côté des enfants, mais le tout ne va jamais plus loin que l'exercice de style "faisons un thriller fantastique façon Stephen King se déroulant dans le passé", sans forcément apporter quoi que ce soit de très mémorable visuellement.

3.5/6

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2022 - Locke & Key, saison 2 (2021) et saison 3 (2022)

Publié le 23 Octobre 2022 par Lurdo dans Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Netflix, Review, Thriller, Télévision, Jeunesse, USA

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, durant tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Locke & Key, saison 2 (2021) :

Alors que les Locke sont persuadés d'avoir vaincu Dodge, ils tentent de reprendre une vie normale tout en profitant au maximum du pouvoir des clés... mais le Mal rôde.

Un peu tardivement (la saison 2 est sortie trop tard, l'année dernière, pour pouvoir être incluse dans l'Oktorrorfest 2021), rapide passage en revue de la saison 2 de Locke & Key, une saison qui, de mon point de vue, a l'avantage d'arriver bien après ma lecture des bandes dessinées de Hill et Rodriguez : contrairement à la saison 1, en effet, qui m'avait un peu frustré dans sa tentative de ménager à la fois la chèvre et le chou (d'être à la fois une adaptation fidèle et quelque chose de surprenant pour les spectateurs aguerris), j'ai regardé cette saison 2 plus de deux ans après avoir terminé la relecture du comic book... et je ne garde donc de ce dernier plus de souvenirs très précis.

Autant dire que je ne vais plus comparer BD et série, ce qui devrait être au bénéfice de cette dernière, en théorie.  D'autant que selon les avis glanés ici ou là, cette saison 2 se démarque largement du récit d'origine pour partir dans une direction qui est la sienne.

Malheureusement, cette direction est particulièrement frustrante, toujours centrée sur les relations adolescentes de tout ce petit monde, jusqu'à ce que le récit décide enfin de démarrer un peu à mi-parcours. Sauf qu'il y a constamment un réel manque d'urgence et de tension dans cette nouvelle fournée d'épisodes, avec des personnages (protagonistes comme antagonistes) qui prennent systématiquement des décisions stupides, histoire de créer des rebondissements dramatiques vraiment forcés.

On aurait pu croire que les Locke, en possession d'artefacts magiques aux pouvoirs incommensurables et après avoir survécu à une saison 1 difficile, se seraient montrés plus prudents, ou plus intelligents dans l'utilisation de leurs nouveaux pouvoirs (force surhumaine, maison de poupée magique, etc, ils ne les utilisent quasiment jamais de manière pertinente pour lutter contre Gabe et compagnie)... mais non.

Outre cet aspect tout de même très agaçant de la saison (notamment sur le front de Bode et de sa nouvelle copine - qui accessoirement récite un peu trop son texte), le reste frustre, entre les rebondissements forcés, l'illustration musicale pop envahissante, la réalisation à base de plans serrés semi-flous, la relation Minus et Cortex de Gabe et Eden, les flashbacks répétitifs sur la Guerre d'Indépendance (avec un Kevin Durand à l'accent... discutable), la sous-intrigue inutile du professeur d'histoire séduisant (en même temps, le personnage de la mère ne sert à rien, cette année) ou encore une résolution gentiment bâclée (au parfum étrange de series finale).

Bref, cette saison 2 ne m'a pas vraiment plus convaincu (c'est même l'inverse).

Reste Aaron Ashmore, MVP de la saison du simple fait de son charisme, et la relation tragique Tyler/Jackie, pas désagréable. M'enfin bon.

Locke & Key, saison 3 (2022) :

Débarrassés de Dodge, les enfants Locke doivent désormais faire face à Frederick Gideon (Kevin Durand), le premier humain à avoir ouvert la Porte noire, qui est désormais bien décidé à ouvrir le portail aux entités démoniaques qui vivent de l'autre côté...

Et donc, une saison 3 qui sent clairement la fin de série, ne serait-ce que par son format : 8 épisodes (la nouvelle norme Netflix) dont une grosse moitié ne dépasse pas la trentaine de minutes, histoire de bien trahir le fait que cette nouvelle saison est, en quelque sorte, un moyen pour Netflix de laisser aux showrunners l'occasion de boucler leur histoire sans trop dépenser d'argent.

Un peu plus de 5 heures de récit, donc, pour boucler l'histoire des enfants Locke, des clés, et de tout ce qui les entoure... c'est peu, mais c'est faisable. En théorie.

Parce que dans les faits, cette saison 3 n'est guère plus probante que la 2 : les enfants sont plus imprudents et idiots que jamais (Bode bat des records, cette année, notamment en conservant une description détaillée de toutes les clés et de leurs pouvoirs dans un carnet laissé en évidence), victimes d'une caractérisation plus préoccupée par une fin de série approchant à grands pas que par de la logique ou de la continuité évolutive ; Durand et ses sbires (y compris les deux sœurs sorcières du premier épisode, reparties aussi vite qu'elles sont arrivées) font de bien piètres antagonistes, très manichéens et caricaturaux ; la mère des enfants est probablement aussi imprudente et immature que ces derniers ; le show multiplie les rebondissements involontairement hilarants (le cadavre de Dodge sous le lit ^^) et les problèmes de logique interne ; et l'on sent que tout ce petit monde a décidé de recoller vaguement au final du comic-book en mettant en scène la possession de Bode par Dodge (Jackson Robert Scott s'amuse bien, d'ailleurs, à jouer les méchants), quitte à utiliser toutes les plus grosses ficelles possibles et imaginables pour y parvenir.

Sans oublier cette sous-intrigue assez malaisante (et totalement inutile) de Carly, la collègue de travail de Tyler sur un chantier à l'autre bout du pays : une jeune femme qui se jette au cou de Tyler (au grand dam de ce dernier, pas intéressé car encore en deuil à peine deux mois après la mort de sa petite-amie), qui traverse tout le pays pour s'inviter chez lui lorsqu'il a une journée de retard au travail, qui s'installe chez les Locke quelques temps, et qui continue de faire le forcing pour séduire l'adolescent.

Une relation présentée comme romantique par les scénaristes, mais honnêtement assez bizarre et forcée... ce qui n'est pas forcément très surprenant, puisqu'à mesure que la saison avance, les ressorts scénaristiques se font de plus en plus bâclés et fainéants, et l'on sent que les scénaristes ont choisi de faire plaisir à leurs interprètes (en donnant cette intrigue à Tyler, en faisant pousser la chansonnette à Kinsey à plusieurs reprises, en consacrant un épisode entier au mariage de Duncan et de son compagnon...) plutôt que de se concentrer sur l'important et l'essentiel.

La toute fin du programme retombe à peu près sur ses pattes, cela dit, mais cela n'arrive qu'après d'innombrables facilités d'écriture et approximations, qui font qu'au final, cette adaptation de Locke & Key laisse un goût amer. Depuis sa saison 1, la série n'a pas su remonter la pente descendante sur laquelle elle était engagée, qualitativement (une pente descendant aussi rapidement que le QI de ses protagonistes, et de plus en plus raide), et elle se termine donc de manière faiblarde et peu mémorable.

Dommage, mais encore une fois, pas surprenant : après tout, c'est un programme Netflix, et s'il y a bien une chose à laquelle la plateforme nous a habitués, c'est à privilégier la quantité de son contenu à la qualité, et à ne pas forcément recruter les meilleurs talents pour leurs projets.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2022 - De l'autre côté, saison 1 (2021)

Publié le 15 Octobre 2022 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Comédie, Fantastique, Télévision, Science-Fiction, Science Fiction, Disney, Anthologie, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Jeunesse, USA, Les bilans de Lurdo

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, durant tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

De l'autre côté, saison 1 (Just Beyond, season 1 - 2021) :

Anthologie Disney + en 8 épisodes d'une petite demi-heure, adaptés par Seth Grahame-Smith (scénariste d'Abraham Lincoln, chasseur de vampires et d'Orgueil et Préjugés et Zombies) à partir de comic-books écrit par R.L. Stine, et diffusés il y a un an tout juste, en Octobre dernier.

- 1x01 - Leave Them Kids Alone : Veronica (Mckenna Grace), une adolescente rebelle, est envoyée par ses parents dans une école privée pour jeunes filles difficiles, où Miss Genevieve (Nasim Petrad), la directrice, se targue de reformater toutes ses élèves en ados modèles...

Un grand classique du genre, façon Stepford Wives, avec le gimmick du casque de coiffure et du brushing 60s comme instrument de lobotomie et de conformité. Pas désagréable sans plus, et une fin abrupte, un peu bâclée.

- 1x02 - Parents Are From Mars, Kids Are From Venus : Jack (Gabriel Bateman) et son ami Ronald (Arjun Athalye) découvrent que leurs parents (Riki Lindhome, Tim Heidecker, Rajani Nair, Parvesh Cheena) sont des extraterrestres tentaculaires...

Mouais, une vibe très Adult Swim pour cet épisode assez quelconque, qui recycle des éléments et des rebondissements prévisible de ce genre d'anthologie. Le caméo de Henry Thomas est, quant à lui, assez anecdotique.

- 1x03 - Which Witch : Dans un monde où les sorcières sont parfaitement intégrées à la société, Fiona (Rachel Marsh), une jeune lycéenne, tente de gérer sa cousine Luna (Jy Prishkulnik), fraîchement arrivée d'Angleterre...

Certes, c'est un peu une redite de Sabrina l'apprentie sorcière, mais cet épisode assez atypique (c'est de la teen com lycéenne classique) s'avère très sympathique et rafraîchissante, ressemblant presque, par certains aspects, au pilote d'une sitcom fantastique ou d'une D-Com pour ados. Avec en prime une actrice principale assez attachante.

- 1x04 - My Monster : Installée dans la maison d'enfance de sa mère suite au divorce de cette dernière, Olivia (Megan Stott) est hantée par une créature sinistre portant un masque...

Pas fan de l'écriture à quatre mains, un peu trop sarcastique pour être naturelle, et de la créature, très dérivative de Slenderman et compagnie... après, du point de vue suspense et jump scare, ça fonctionne pour ce que c'est, mais la résolution tombe un peu à plat, téléphonée par le titre de l'épisode et par un côté métaphorique évident.

- 1x05 - Unfiltered : Studieuse mais complexée, Lilis (Izabela Vidovic) voit sa vie changer du tout au tout quand elle reçoit de son enseignante d'arts plastiques, Ms. Fausse (Christine Ko), une appli magique qui transforme son physique à volonté. Désormais populaire, elle réalise cependant que la beauté a un prix...

Une variation sur un thème très conte de fées/leçon de morale, avec la méchante sorcière et sa victime qui succombe à la beauté facile et sans intellect. Pas désagréable, en soi, malgré un côté très convenu, et des effets visuels (tant le maquillage que les effets numériques) inégaux.

- 1x06 - We've Got Spirits, Yes We Do : Anxieuse et repliée sur elle-même, Ella (Lexi Underwood) se retrouve enfermée, à l'occasion d'une sortie scolaire, dans un vieux théâtre hanté par une troupe des plus excentriques (Kate Baldwin, Ben Gleib, Jackson Geach, Emily Marie Palmer)...

Plutôt amusant, cet épisode, et assez maîtrisé sur le plan de l'écriture et des effets visuels. Pas de surprise au programme, mais c'était relativement bien mené.

- 1x07 - Standing Up for Yourself : À Larkinville, tout le monde vit dans la terreur de Trevor (Cyrus Arnold), le fils Larkin, un colosse brutal qui harcèle adultes comme adolescents et enfants. Jusqu'à ce qu'il s'en prenne à Evan (Henry Shepherd), dont la grand-mère va maudire Trevor...

Un épisode rigolard et caricaturale, avec narration goguenarde en voix off façon Docteur Seuss (les rimes en moins), et une interprétation volontairement outrée. Amusant.

- 1x08 - The Treehouse : Marqué par le deuil de son père (Malcolm Barrett), Sam (Cedric Joe) se retrouve transporté dans une dimension parallèle où il est l'enfant d'une autre famille, plus aisée, mais où sa famille d'origine existe aussi, et accepte de l'aider à reconstruire sa cabane dans les arbres, point de passage entre les dimensions...

Un épisode plutôt touchant, malgré l'interprétation un peu inégale de Cedric Joe, et la sensation d'un scénario en avance rapide, où tout le monde accepte la situation sans trop poser de questions.

- Bilan saisonnier -

Une anthologie assez inégale, qui ne fait rien que Fais-moi Peur !, Chair de Poule ou les autres anthologies et séries de téléfilms adaptés de R.L. Stine (The Haunting Hour, Monsterville, Fear Street, Mostly Ghostly) n'aient déjà accompli par le passé, avec cependant l'avantage d'un budget et d'un savoir-faire Disney assez confortables.

Ce n'est pas mauvais, en soi, mais c'est du déjà vu, particulièrement centré sur les relations parents-enfants, et les difficultés générationnelles, ainsi que sur la bonne vieille métaphore du monstre ou du phénomène surnaturel comme représentation des peurs de l'adolescence et du changement.

Je doute que le moindre de ces épisodes marquera les jeunes générations comme certains récits de Fais-moi peur ou de Chair de poule l'ont fait en leur temps, mais ça les occupera pendant deux ou trois heures, et honnêtement, ce n'est pas un programme honteux.

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2022 - Fais-moi peur ! : L'Île aux fantômes (2022)

Publié le 8 Octobre 2022 par Lurdo dans Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Fantastique, Jeunesse, USA, Nickelodeon, Review

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, durant tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Fais-moi peur ! : L'Île aux fantômes (Are You Afraid of the Dark ? : Ghost Island - 2022) :

Encore marquée par la disparition tragique de Bella, sa sœur jumelle, Kayla (Telci Huynh) et ses amis de la Société de Minuit (Luca Padovan, Dior Goodjohn, Chance Hurstfield) partent en vacances sur l'Île aux fantômes, où ils séjournent dans un hôtel paradisiaque et ensoleillé. Rapidement, cependant, le mystère de la Chambre 13 de l'hôtel attire leur attention...

Et avec ces 4 épisodes d'une quarantaine de minutes, le revival Fais-moi Peur ! continue de plus belle, s'éloignant chaque année un peu plus de ce qui faisait l'essence de la série originale, pour se transformer en série fantastique générique au possible et assez frustrante : les bases de Fais-moi peur ! (un format anthologique où un groupe d'adolescents formant la Société de Minuit se raconte des histoires qui font peur la nuit auprès d'un feu de camp) sont désormais totalement oubliées (ou presque : on comprend brièvement que la Société de Minuit de cette mini-série a cessé toute activité suite à la mort de la sœur de l'héroïne, et Max se moque, en passant, du rituel de la poudre jetée dans les flammes) pour, une nouvelle fois, confronter les personnages à une réelle menace surnaturelle, ici dans un hôtel hanté, en vacances sur une île tropicale ensoleillée.

Et forcément, malgré la structure en quatre épisodes de la mini-série, avec des épisodes portant tous des noms évoquant le programme original ("L'histoire de la Chambre 13", etc), ce ne sont que de vagues descriptifs des divers éléments de ce récit unitaire, uniquement là pour jouer la carte du fanservice et rappeler les épisodes indépendants de la série originale.

Mais si l'on met de côté toutes ces frustrations, que valent les quatre épisodes de L'Île aux fantômes ? Et bien ce n'est pas très probant : oui, les moments de hantise sont assez réussis visuellement, mais entre les extérieurs ensoleillés, les personnages qui se prélassent sur la plage, la musique pop omniprésente (beaucoup de chansons placées çà et là), le côté très mélodramatique et criard de l'interprétation, le quota diversité de la distribution (avec sa relation LGBTQ impossible entre un fantôme et le gay flamboyant de la bande), l'écriture assez moyenne (vocabulaire woke et rebondissements télégraphiés sont au programme) et le simple fait qu'au final, c'est une relecture adolescente du film Miroirs (et de tous ces récits avec des entités maléfiques emprisonnées dans des miroirs)... ce n'est pas très convaincant ou mémorable.

Ça plaira sans doute à certains, mais dans la droite lignée de La Malédiction des Ombres (la saison précédente, plus réussie et intéressante), le tout s'éloigne tellement de la série originale que je ne m'y retrouve plus du tout. Et si le nombre réduit d'épisodes est bienvenu (contrairement à La Malédiction des Ombres, qui trainait un peu en longueur), ça m'a paru un bon degré en dessous de la cuvée précédente.

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 08 - S.O.S Fantômes : L'Héritage (2021)

Publié le 5 Octobre 2022 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Fantastique, Action, Horreur, USA, Halloween, Oktorrorfest, Jeunesse

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

S.O.S Fantômes : L'Héritage (Ghostbusters : Afterlife - 2021) :

Endettée et expulsée de chez elle, Callie (Carrie Coon) emmène ses deux enfants, Phoebe (Mckenna Grace), génie en herbe, et Trevor (Finn Wolfhard), adolescent, s'installer dans la ferme perdue qu'elle vient d'hériter de son grand-père avec lequel elle était brouillée. Là, rapidement, la jeune Phoebe découvre que son grand-père était Egon Spengler, chasseur de fantômes, et que s'il a coupé tous les ponts avec ses anciens collègues et sa famille, c'est parce que sa ferme sera le lieu de la bataille finale entre l'humanité et le dieu sumérien Gozer...

Après le ratage de Ghostbusters 2016, on pouvait redouter le pire pour l'avenir de la franchise SOS Fantômes, et lorsque Jason Reitman (fils d'Ivan Reitman et réalisateur de comédies potables mais honnêtement peu marquantes) a été annoncé aux commandes de ce qui ressemblait diablement à un Ghostbusters : The Next Generation, il y avait de quoi rester méfiant (malgré l'assurance d'un certain respect de la franchise par Reitman).

Au final, ce Ghostubsuters Afterlife est une sympathique comédie familiale, tout à fait honorable, qui rend hommage au premier volet de la franchise tout en proposant de jeunes personnages sympathiques, aux interprètes attachants : oui, c'est effectivement un Ghostbusters : The Next Generation, mais il le fait bien, en développant suffisamment ses protagonistes pour que l'on s'y intéresse, et qui reste suffisamment rythmé et amusant pour ne jamais ennuyer.

Ce n'est pas parfait : çà et là, on sent qu'il y a eu des coupes au montage ou à l'écriture, qui amènent quelques interrogations du spectateur ; le fanservice inévitable est généralement bien amené et géré (notamment tout ce qui concerne Egon), mais parfois un peu de trop ; la photographie jaunâtre est assez quelconque ; et Reitman n'a pas un sens extraordinaire du momentum et de l'énergie, ce qui fait que certains moments incontournables (certains sons, certaines images, certaines musiques, etc) ne sont pas forcément très bien mis en valeur, ou amenés de la manière la plus efficace possible.

Mais bon, pour une comédie fantastique familiale au budget limité (75M $ seulement), et après Ghostbusters 2016, on revient de loin, et Afterlife permet à Reitman de faire revivre brièvement Harold Ramis à l'écran (même si là aussi, ça a ses limites), ce qui fait toujours plaisir à voir.

Ne manquait que Rick Moranis pour boucler la boucle (et je regrette tout de même le travail de Ted Shapiro sur le film de 2016, l'un des vrais points positifs du métrage, alors qu'ici, le score se contente de reprendre sans inspiration les sons et les thèmes de Bernstein).

4/6 (pour le prochain, un peu moins de fanservice, et plus d'idées originales, ça ne serait pas de refus)

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 07 - Hocus Pocus : Les trois sorcières (1993)

Publié le 4 Octobre 2022 par Lurdo dans Comédie, Disney, Fantastique, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Jeunesse, USA, Cinéma, Review, Critiques éclair

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Hocus Pocus - Les trois sorcières (1993) :

Parce qu'il a allumé, avec sa petite sœur Dani (Thora Birch) et leur amie Allison (Vinessa Shaw), la flamme noire d'une bougie mystique, Max (Omri Katz) a ramené à la vie les trois sœurs Sanderson, Winifred (Bette Midler), Mary (Kathy Najimi) et Sarah (Sarah Jessica Parker), sorcières ayant fait régner la terreur à Salem en 1693. Les trois enfants n'ont alors que le temps de la nuit d'Halloween pour empêcher les trois sorcières de devenir immortelles et de s'en prendre à tous les enfants de Salem...

Alors même que Hocus Pocus 2 vient tout juste d'être diffusé outre-atlantique (critique en ces pages très bientôt !), retour sur ce classique jeunesse d'Halloween, que je pensais étrangement avoir déjà passé en revue ici, d'autant que je le revois avec plaisir assez régulièrement, tous les deux ou trois ans...

Pourtant, ce n'est pas forcément un chef d'œuvre en soi (ça reste une comédie familiale Disney), mais il y a, dans cet Hocus Pocus, une certaine alchimie entre divers ingrédients qui fait que le métrage reste très agréable à suivre : un côté sinistre, avec des sorcières incapables mais cruelles et ouvertement maléfiques ; un côté chaleureux et envoûtant, avec cette atmosphère "Nouvelle-Angleterre durant l'automne" si particulière ; du slapstick, avec Doug Jones en zombie maladroit ; un chat qui parle plutôt réussi, mélange d'un véritable chat, de numérique et d'animatronique ; un peu de romance adolescente ; une petite sœur sarcastique ; des effets spéciaux réussis ; une illustration musicale mémorable (qu'elle soit chantée, ou orchestrale) ; et surtout beaucoup de comédie, parfois subtile, parfois moins (ça cabotine beaucoup et délibérément), mais qui reste très sympathique quoi qu'on en pense.

Bref, tout ça fonctionne plutôt bien grâce à l'énergie de ses trois sorcières (la distribution se donne à fond), pour un tout assez amusant et dynamique (même si j'ai totalement conscience que le facteur nostalgie joue dans mon appréciation du film), qui a été démoli par la critique à sa sortie, mais est devenu plus ou moins culte depuis.

4.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 03 - Hôtel Transylvanie 4 : Changements monstres (2022)

Publié le 28 Septembre 2022 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Jeunesse, Animation, Comédie, Aventure, USA, Amazon

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Hôtel Transylvanie 4 : Changements monstres (Hotel Transylvania : Transformania - 2022) :

Parce qu'il ne se sent toujours pas accepté par Dracula (Brian Hull), Johnny (Andy Samberg) demande au professeur Van Helsing (Jim Gaffigan) de le transformer en monstre. Dont acte, mais la situation est plus problématique que prévue, puisque Dracula et tous ses amis se retrouve transformés en humains. Pour y remédier, une seule solution : une expédition à l'autre bout du monde, afin de retrouver un cristal magique aux propriétés extraordinaires...

Ultime film de la franchise Hôtel Transylvanie, après un Vacances Monstrueuses peu inspiré, ce quatrième volet directement sorti sur Amazon pour cause de COVID ressemble fortement à une suite direct-to-video, puisque ni Adam Sandler ni Kevin James ne rempilent, remplacés par des doubleurs peu mémorables, et que le script semble combiner approximativement deux idées principales : l'inversion des rôles (les monstres deviennent humains, les humains des monstres) et le film d'aventure en pleine jungle.

Et ça s'arrête à peu près là. Comme d'habitude, c'est assez frénétique, avec une animation très fluide et cartoonesque, et ce n'est pas désagréable en soi, mais le tout reste assez creux et générique, sorti du propos général sur l'acceptation d'autrui, etc, qui est désormais de mise dans toute la série.

Pas grand chose à dire sur ce métrage, en fait. La routine habituelle de la franchise Hôtel Transylvanie, en somme... pas meilleur, pas pire.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 01 - Kiki la petite sorcière (2014)

Publié le 26 Septembre 2022 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Japon, Halloween, Oktorrorfest

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Kiki la petite sorcière (Majo no takkyūbin - 2014) :

Pour finir sa formation, Kiki (Fuka Koshiba), jeune apprentie-sorcière de 13 ans, doit passer un an parmi les gens "normaux", et part s'établir dans la ville côtière de Korico ; là, elle s'installe chez O-sono (Machiko Ono), la femme enceinte du boulanger local, et ouvre un service de livraison expresse à l'aide de son balai volant. Mais les gens de la bourgade, superstitieux, voient d'un mauvais œil l'arrivée d'une sorcière dans leur communauté tranquille...

Deuxième adaptation du roman Kiki la petite sorcière (après l'adaptation animée de Miyazaki), cette version en prises de vue réelles a été écrite et réalisée par Takashi Shimizu, le papa de la franchise Ju-On (The Grudge), habituellement spécialisé dans l'horreur.

Ici, pour ce récit léger, dynamique et plein de bonne humeur, il ne parvient malheureusement pas à ce que la mayonnaise prenne vraiment, pas forcément aidé par une actrice principale légèrement trop âgée pour son rôle, par un récit au rythme assez plat, et par des effets numériques pas très réussis (le chat de Kiki, notamment, est raté tant dans ses proportions que dans son animation, et le bébé hippopotame ne convainc pas).

Pourtant, cette production Toei est plutôt agréable à suivre, puisqu'assez lumineuse, colorée et gentillette, et bénéficiant d'une bande originale aux accents de violons quasi-celtiques. Mais le tout manque de direction narrative, les traits des personnages sont probablement un peu trop caricaturaux, et il se dégage de la réalisation et de la mise en scène une impression de téléfilm, ou du moins d'une production assez datée, au budget limité.

Pas forcément honteux, mais pas non plus très réussi. Et la fin tombe relativement à plat.

3/6 (en étant généreux)

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QUINZAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo : Je s'appelle Groot, saison 1 (2022)

Publié le 17 Septembre 2022 par Lurdo dans Animation, Aventure, Comédie, Disney, Marvel, MCU, Science Fiction, Science-Fiction, Fantastique, Jeunesse, USA, Critiques éclair, Review

Au programme de cette nouvelle mini-série Marvel diffusée sur Disney +, cinq épisodes de trois à quatre minutes à peine, pour moins d'une vingtaine de minutes d'animation chapeautées par Kirsten Lepore, réalisatrice primée de courts-métrages ; une animation qui s'inscrit à peine dans la continuité du MCU... ce qui, honnêtement, n'est pas vraiment gênant.

Je s'appelle Groot, saison 1 (I am Groot, saison 1 - 2022) :

Les mésaventures de Groot (Vin Diesel) un petit arbre extraterrestre dans un univers immense...

Et avec une durée aussi brève, difficile de dire grand chose sur la série, sous peine d'écrire une critique plus longue que ses scénarios ; Groot connaît ainsi des mésaventures improbables, dans son coin, un peu comme le Pupa de Solar Opposites, il se bat en duel contre un bonsaï, devient le dieu d'un peuple microscopique, fait une dance battle contre un alien protéiforme qui a pris son apparence, découvre les bienfaits des bains de boue fertilisante, et met à sac le vaisseau pour réaliser une surprise pour Rocket (Bradley Cooper reprend aussi du service, bien que brièvement)...

C'est court, c'est rythmé, c'est très bien animé, c'est du slapstick quasi-muet (finalement pas si éloigné que ça de l'humour Minions), et ça se regarde vraiment très facilement, bref, c'est anecdotique, certes, mais ça reste à conseiller pour peu qu'on aime l'univers et les personnages.

(bilan Marvel/DC mis à jour !)

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