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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Un film, un jour (ou presque) #659 : Unleashed (2017)

Publié le 28 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Unleashed :

Malheureuse en amour, Emma (Kate Micucci), une programmatrice, vit avec son chat et son chien à San Francisco ; mais lorsque Carl, l'homme à tout faire de son immeuble (Sean Astin) laisse malencontreusement s'échapper les deux animaux, un soir, les astres s'alignent pour qu'ils se transforment en êtres humains (Justin Chatwin & Steve Howey). Deux êtres humains radicalement opposés, mais qui ont chacun le même objectif : être choisi par Emma, et passer le restant de ses jours avec elle...

Une comédie romantique indépendante pas forcément très différente de ce qu'on pourrait trouver sur Hallmark ou PiXl, avec des animaux sympathiques, une Kate Micucci attachante, un postulat fantastique amusant (c'est Didier, mais avec deux animaux-humains au lieu d'un Chabat), et une distribution secondaire (Sean Astin, Justin Chatwin, Steve Howey...) sympathique.

Après, ça reste du cinoche indépendant, à la réalisation inégale, pas particulièrement bien rythmé, et qui n'atteint pas pour autant des sommets, mais ça se regarde tranquillement, notamment parce que les deux animaux/humains (Chatwin & Howey) semblent bien s'amuser dans leurs rôles respectifs.

3/6 (après, il y a bien un petit abus de montages musicaux, notamment sur des morceaux de Micucci, mais bon...)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Un film, un jour (ou presque) #658 : Bright (2017)

Publié le 27 Février 2018 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Fantastique, Science-Fiction, Thriller, Policier, Action, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Bright :

À Los Angeles, les humains vivent aux côtés des orcs, des elfes, des fées et des centaures, et cette cohabitation est des plus difficiles. Pour Daryl Ward (Will Smith), un officier de police qui doit collaborer avec Jakoby (Joel Edgerton), le premier orc ayant rejoint les forces de l'ordre, les choses se compliquent encore plus lorsqu'une baguette magique surpuissante ressurgit en ville. Les deux policiers, qui ne s'entendent pas, doivent alors faire tout leur possible pour protéger sa détentrice, l'elfe Tikka (Lucy Fry), alors même qu'elle est devenue la cible de toute la ville, et de toutes les classes sociales...

Thriller fantastique signé David Ayer et initialement écrit par Max Landis, ce film Netflix a reçu un accueil critique des plus glaciaux à sa sortie, en décembre dernier, alors que sa réception publique, elle, s'est avérée nettement plus chaleureuse.

Et un accueil aussi polarisé n'est guère surprenant, compte tenu des personnes impliquées dans la production du métrage : Ayer, qui sortait tout juste de son Suicide Squad raté, et Landis, à l'écriture assez inégale, et lui-même en pleine tourmente médiatique.

Il est vrai que le film ne brille pas forcément par son originalité : on est dans un remake fantasy de la série des Futur Immédiat (Alien Nation), saupoudré d'une dose de Cinquième Élément (Lucy Fry semble avoir photocopié le jeu de Milla Jovovich pour composer son elfette), avec un script paresseux multipliant les clichés et les grosses ficelles, l'exposition bancale, les sous-intrigues abandonnées en cours de route, les personnages inutiles et sous-exploités, les thématiques à peine effleurées, sans oublier une résolution bâclée, etc...

La réalisation est parfois pataude (les ralentis bien baveux lors des fusillades...), le film donne l'impression de tourner un peu en rond (littéralement, à en juger par le parcours des protagonistes), c'est occasionnellement surjoué (le latino en fauteuil roulant), parfois fauché (l'apparence des elfes est très discutable, même si cela va bien à Noomi Rapace), c'est longuet (près de deux heures), et l'humour est assez mal dosé...

En résumé, d'un point de vue critique, je peux comprendre que le film ait été mal reçu : techniquement, ce n'est pas bon, et le script ressemble à un premier jet qui manque très clairement de travail et de polissage.

Et pourtant, je comprends tout autant que le public ait (relativement) apprécié le métrage, puisque ce dernier se regarde très facilement : pour une production Netflix, c'est visuellement réussi, l'univers est crédible, l'action est suffisante (même si ça se limite à des fusillades et à un peu de magie), et le duo formé par Will Smith et Joel Edgerton fonctionne très bien (au point de rendre ce dernier intéressant, ce qui est une première pour moi).

Autrement dit, c'est un quasi-blockbuster pas forcément plus honteux que ce qui peut sortir en salles (c'est nettement plus sympathique que Suicide Squad, en tout cas), qui donne vie de manière maladroite à un univers intéressant, et qui se suit sans trop de difficultés.

Ça ne révolutionne absolument rien, mais ça ne vaut pas forcément non plus toute cette haine viscérale des critiques, qui en ont fait, l'espace d'un instant, le pire film de la planète.

Un petit 3/6

(ça ne le mérite pas forcément, mais au moins je ne me suis pas ennuyé)

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Un film, un jour (ou presque) #657 : Amies Malgré Lui (2014)

Publié le 26 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Amies Malgré Lui (Life Partners) :

Sasha (Leighton Meester) est une artiste lesbienne, un esprit libre et rebelle ; Paige (Gillian Jacobs) est quant à elle une jeune femme consciencieuse et studieuse, totalement hétérosexuelle. Meilleures amies depuis des années, les deux femmes ont une relation fusionnelle, qui va cependant se trouver chamboulée lorsque Paige rencontre Tim (Adam Brody), un médecin séduisant qui devient son compagnon...

Une comédie indépendante au carrefour de la rom-com, du drame relationnel, du film féministe et du film gay, qui malheureusement reste fermement à ce carrefour, sans jamais vraiment s'engager dans un sens ou dans l'autre.

Le problème, en fait, c'est que malgré le capital sympathie du duo principal, et le naturel indubitable de leurs relations (ainsi que celles de Paige et de Tim), le tout est très très basique et classique, sans la moindre surprise.

Rapidement, on devine comment tout le film va se dérouler, et le tout se suit donc sans réelle passion ou réel intérêt, tant il est tout sauf palpitant ou original, et se limite à des disputes et du relationnel très cliché.

Reste cependant l'interprétation du trio de tête, très sympathique... mais ça ne va pas plus loin.

3/6 (la note est en plus handicapée par un caméo outrancier, comme toujours, de Kate McKinnon, qui décidément semble incapable de jouer autre chose qu'une caricature)

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Les bilans de Lurdo : Black Mirror, saison 1 (2011)

Publié le 25 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Anthologie, Drame, Science-Fiction, UK, Fantastique, Black Mirror

Anthologie anglaise conçue, écrite et supervisée par Charlie Brooker, un scénariste et satiriste britannique déjà à l'origine de la mini-série Dead Set, Black Mirror est rapidement devenue une série culte pour bon nombre de critiques et de spectateurs.

Ce programme utilise en effet un format bien éprouvé et une distribution généralement prestigieuse, pour narrer ses intrigues sombres et pessimistes sur l'avenir de l'humanité, et le rapport toujours plus fusionnel de cette dernière avec la technologie moderne, sous toutes ses formes. De quoi séduire bien des spectateurs en quête de sens, d'analyses et de cynisme, mais... est-ce que le programme est à la hauteur de sa réputation ?

Black Mirror - Saison 1 :

1x01 - The National Anthem :

Lorsque l'une des princesses de la famille royale est enlevée, le Premier Ministre anglais (Rory Kinnear) reçoit une vidéo du ravisseur : s'il ne veut pas que la princesse soit tuée, il devra copuler avec un porc en direct à la télévision. Mais rapidement, l'opinion publique et les médias s'en mêlent...

Un premier épisode qui m'a fait dire "tout ça pour ça". Le problème, en fait, c'est qu'il faut fermer les yeux sur plein de menus détails improbables si l'on veut se laisser embarquer par le postulat de départ de cet épisode ; simple exemple : les autorités reçoivent un doigt tranché portant une bague appartenant à la princesse, et en déduisent immédiatement qu'elle a été blessée par son ravisseur... sauf que plus tard, on apprend que c'est le doigt de l'artiste responsable de l'enlèvement. Le problème, c'est que même sans analyse ADN, il devrait y avoir une différence évidente entre un doigt de princesse manucuré et soigné, et un gros doigt d'artiste sculpteur habitué à travailler de ses mains.

Mais ce n'est qu'un exemple de ces raccourcis qui font que j'ai vraiment eu du mal à adhérer à ce propos caricatural. Oui, j'ai bien compris que c'est de la satire, une satire de la politique prête à tout pour rester populaire, du voyeurisme du grand public, des médias, etc : c'est supposé être caricatural.

Pourtant, l'impression que j'ai eue en regardant cet épisode, c'est presque celle d'être devant un script de Chris Chibnall, avec des personnages unanimement antipathiques, aux réactions forcées, dans des situations artificielles. Et c'est dommage, parce que la réalisation et la montée en tension sont ici plutôt réussies et prenantes... mais dans l'ensemble, bof.

1x02 - Fifteen Million Merits :

Dans un monde alimenté par les efforts constants de ses citoyens pour alimenter en électricité les innombrables écrans qui les entourent, et gagner ainsi des "mérites" indispensables pour profiter d'un peu de confort, Bing (Daniel Kaluuya) s'éprend d'Abi (Jessica Brown Findlay), et la convainc de participer à un radio-crochet télévisé, seul moyen de sortir de cet enfer numérique...

Un épisode qui fait partie de ceux qui ont clairement inspiré Seth MacFarlane pour l'un de ses épisodes de The Orville, et qui, une fois de plus, souffre d'une écriture au trait un peu trop forcé et appuyé.

C'est très bien interprété, la satire des X-Factor et autres Simon Cowell est amusante (Rupert Everett ^^), et dans l'absolu, ce n'est pas inintéressant, mais je trouve toujours que ça manque cruellement de subtilité... et, dans le cas présent, de rythme.

Ce n'est pas mauvais, en soi, mais j'ai de plus en plus peur d'être tout simplement réticent au style d'écriture de Brooker : j'ai systématiquement l'impression que le propos de ces épisodes pourrait être résumé en deux ou trois phrases, mais est ici à la fois tellement dilué et surligné qu'il en perd toute efficacité.

(et je me demande aussi si ce n'est pas la raison qui fait que le show a une telle réputation de profondeur et d'intelligence, et un tel succès public et critique : le spectateur lambda aime se sentir plus intelligent que la moyenne, et il suffit parfois de lui prémâcher le message et les thématiques de son programme pour y parvenir... )

1x03 - The Entire History of You :

Jeune avocat, Liam (Toby Kebbell) découvre lors d'une soirée que son épouse Ffion (Jodie Whittaker) est très proche d'un inconnu, Jonas (Tom Cullen). Jaloux, Liam décide alors d'utiliser toutes les capacités des "grains", des implants mémoriels que tout le monde possède, pour tenter délucider le mystère de cette relation...

Nouveau scénariste, pour un épisode qui délaisse un peu la satire à gros sabots, afin de s'intéresser à un drame plus intimiste, sur fond de technologie mémorielle implantée.

Et il devient rapidement évident qu'on aurait pu écrire quasiment le même script sans l'argument "anticipation" ou la thématique des souvenirs et de la mémoire, un peu trop survolés : il suffit de remplacer les implants mémoriels par des photos ou des vidéos prises au smartphone, par exemple, et le résultat serait grosso modo le même, à savoir une histoire de jalousie qui tourne mal.

Il est dommage que ce script n'aille pas plus loin dans ses idées, et dans sa conclusion, tout comme l'est le fait que les personnages (très bien interprétés au demeurant) restent dans la droite lignée des deux épisodes précédents : assez antipathiques.

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Bilan :

Après ces trois premiers épisodes, je fais un premier bilan assez mitigé de Black Mirror.

Le ton volontairement satirique et pessimiste du programme me laisse dubitatif ; le rythme des épisodes fait que ces derniers manquent étrangement de punch et d'énergie ; et comme je n'aime généralement pas que l'on me tienne par la main lorsque je regarde une série, là, le manque de subtilité et de nuances du propos fait que je reste sur ma faim.

Reste à voir si la saison 2 changera quelque chose à la donne, ou si je continuerai d'avoir l'impression d'assister à une déclinaison (techniquement compétente à défaut d'être particulièrement inspirée) de thématiques et de sujets déjà traités à maintes reprises dans d'autres anthologies du type Outer Limits et compagnie.

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Critiques éclair - Stargate Origins 1x01-05 (premières impressions)

Publié le 24 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Fantastique, Action, Aventure

Dernière tentative en date de relancer la franchise télévisée Stargate (avant que Emmerich ne la reboote au cinéma) à l'occasion du lancement d'une plate-forme de VOD dédiée à cet univers, cette série de 10 x 10 minutes se veut une préquelle au reste de la franchise, et aux aventures interstellaires de l'équipe SG-1.

Stargate Origins 01x01-05 :

Depuis plus de dix ans, Catherine Langford (Ellie Gall) ne peut qu'assister à la quête improbable de son père Paul (Connor Trinneer), qui peine à comprendre l'arche de pierre qu'il a découverte dans le désert égyptien, en 1928. Et lorsque les Nazis commencent à s'y intéresser, les choses se compliquent pour les Langford, déjà à court de fonds...

Bref passage en revue des cinq premiers épisodes de ce qui avait été présenté par son équipe créative (qui n'a travaillé ni sur le film, ni sur les séries précédentes) comme la renaissance de la franchise Stargate, un film complet servant de préquelle à l'univers tant apprécié de ses fans... et qui en réalité n'est guère plus qu'une web-série ultra-fauchée (tout prend place dans un pauvre hangar, dans un temple en carton-pâte, et sous des tentes ; sans oublier... la moustache et le vieillissement de Connor ^^), pas très bien jouée (tous les seconds rôles sont, au mieux, médiocres), écrite (par l'un des acteurs), structurée ou filmée (la caméra tourbillonne et penche de manière très amateure), et au ton semi-comique, qui ne convainc pas du tout.

Ajoutez à cela une intrigue qui, pour le moment, semble joyeusement rendre caduque la continuité interne de la saga (et rendre le travail de Daniel Jackson inutile - même s'il est probable que tout ça reviendra à la normale à la fin de la mini-série, via un bon gros reboot), des personnages assez caricaturaux (le girl power constant de l'héroïne, totalement forcé), un format frustrant, et voilà, une préquelle à la limite du fan-film, qui n'a aucun véritable intérêt, et qui parvient même à rendre les fans de la franchise particulièrement furieux...

(alors imaginez un peu ce qu'un spectateur totalement indifférent à la franchise - ou du moins, qui, comme moi, n'attend absolument rien de formidable de celle-ci - peut bien penser de tout ça...)

Peut-être que les derniers épisodes sauveront le tout, mais pour être franc... je n'en ai plus grand chose à faire.

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Un film, un jour (ou presque) - INTÉGRALE MARVEL CINEMATIC UNIVERSE - Phase 3.1 : Captain America 3 - Civil War (2016) & Doctor Strange (2016)

Publié le 24 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Marvel, MCU, Comédie, Science-Fiction, Fantastique

Avengers : Infinity War, la conclusion de 10 années de films Marvel, arrive à grand pas, et le moment est donc idéal pour revoir tous les films du MCU, dans leur ordre de diffusion initial...

La Phase 2 du MCU était des plus inégales, oscillant entre films réussis (Captain America 2, Les Gardiens de la Galaxie), occasions ratées et trop moyennes pour totalement convaincre (Avengers 2, Iron Man 3, Thor 2), et projet rattaché de manière artificielle à la Phase 2 suite à une gestation compliquée (Ant-Man). Heureusement, la Phase 3 débute sur les chapeaux de roue, avec le troisième volet des aventures du Captain...

Captain America 3 - Civil War (2016) :

Manipulés par le machiavélique Zemo (Daniel Brühl), et soumis à la menace d'une mise sous tutelle gouvernementale à la suite d'une mission ayant mal tourné et d'un incident diplomatique, les Avengers se divisent en deux camps opposés. Le premier, réuni autour du Captain America, refusent cette tutelle, et sont prêts à tout pour protéger Bucky, accusé à tort ; le second, autour d'Iron Man, bien décidé à rentrer dans le rang, et à éviter d'aggraver la situation...

Un bon Captain America (pas le meilleur, cela dit), un bon Avengers qui ne dit pas son nom (là, c'est sans problème le meilleur des trois), avec un métrage dense, maîtrisé et qui présente de nouveaux personnages dans l'action, sans oublier d'exploiter au mieux les autres héros établis. Le sens de la continuité et du feuilleton est en effet particulièrement présent, peut-être ici plus qu'ailleurs, et pourrait laisser quelques spectateurs sur le carreau.

(j'apprécie notamment la spirale infernale de mauvaises décisions dans laquelle Stark est pris depuis le premier Avengers, une dépression qui le pousse à réagir de manière toujours plus mal avisée et irréfléchie, tentant désespérément de trouver un moyen d'alléger sa conscience coupable, qui le pousse à se sentir seul responsable de la protection de la planète...)

Néanmoins, c'est toujours spectaculaire, ça sait apporter une touche d'humour quand il le faut, les réactions des personnages sont toujours fondées (et s'appuient sur près de dix ans de films), et si le métrage n'évite pas quelques baisses de rythme ou scènes inutiles (l'épilogue aurait ainsi pu être plus subtil, et éviter de déjà révéler le sort de War Machine), ça reste un joli tour de force au niveau de la gestion de l'univers et des personnages, qui présage du meilleur pour Infinity War, des mêmes réalisateurs et scénaristes.

4.25/6

(critique originale plus complète publiée sur ce blog en 2016, à lire ici)

Doctor Strange (2016) :

Après un accident de voiture qui le prive de l'usage normal de ses mains, le Dr. Stephen Strange (Benedict Cumberbatch), chirurgien arrogant aux talents renommés de par le monde, voit son univers s'effondrer. Ruiné et abandonné de tous, il recherche alors des méthodes peu orthodoxes pour guérir... et lorsqu'il découvre les arts mystiques enseignés par l'Ancien (Tilda Swinton), c'est tout un monde inconnu qui s'ouvre à lui, et va lui permettre de renaître, d'une manière assez inattendue.

Une origin-story d'apparence assez balisée (le parcours de Strange est très similaire à celui de Tony Stark, dans un univers de magie plutôt que de technologie), mais néanmoins très efficace, principalement grâce à la présence de Cumberbatch, et à toute la direction artistique/aux effets visuels, qui sont tout simplement spectaculaires et parfois même inédits.

C'est visuellement somptueux, kaléidoscopique, psychédélique, l'humour est bien dosé, la bande-originale de Giacchino très réussie et la distribution est globalement excellente : de quoi donner un film satisfaisant qui, en prime, ne se conclue pas par un combat physique bourrin et destructeur, mais par un duel d'intellects et de ruse à la fois amusant et malin.

Bien joué.

4.25/6

(critique originale plus complète publiée sur ce blog en 2016, à lire ici)

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Un film, un jour (ou presque) #656 : My Wonder Women (2017)

Publié le 23 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Biographie, Drame, DC, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

My Wonder Women (Professor Marston and The Wonder Women) :

Psychologue à Harvard dans les années 40 et inventeur du détecteur de mensonge, William Marston (Luke Evans) possède des idées d'avant-garde sur la domination, la soumission, et les rapports humains. Lorsqu'il rencontre Olive Byrne (Bella Heathcote), l'une de ses étudiantes, il s'éprend d'elle, mais découvre rapidement que son épouse Elizabeth (Rebecca Hall), n'est pas insensible au charme de l'étudiante. Le trio s'installe bientôt ensemble, et de cette union improbable portée sur le bondage va naître le personnage de Wonder Woman, héroïne de comic-book au succès démesuré...

Sur le papier, ce biopic avait tout pour me plaire : des acteurs sympathiques, un genre que j'apprécie (la biographie), un sujet intrigant (un ménage à trois aux tendances fétichistes, dans les années 40, en parallèle de la création de Wonder Woman), une réalisatrice pas inintéressante (Angela Robinson, réalisatrice de l'amusant D.E.B.S.)...

Et pourtant, dans les faits, ça n'a pas vraiment fonctionné sur moi. En fait, le problème principal que j'ai eu devant ce métrage, c'est son académisme formel, façon biopic à Oscars produit par les Weinstein : tout est calibré, formaté, balisé, c'est propre, c'est léché, c'est carré, et ça ne sort jamais des sentiers battus, avec un artifice de narration (le récit est encadré par le témoignage de Marston face à Josette Frank - Connie Britton - qui accuse les comics de Wonder Woman de perversité, et Marston raconte donc sa vie et la création du personnage en flashbacks) assez maladroit et pataud.

D'ailleurs, c'est l'un des autres problèmes du film : ça manque cruellement de finesse et de subtilité, que ce soit dans l'écriture (dialogues, structure, passage du temps très mal retranscrit), dans la réalisation (très académique, donc, mais il y a aussi des passages qui se veulent sensuels et emplis de tension sexuelle... et qui ne le sont tout simplement pas), dans l'interprétation (Hall et Evans sont très bien, Heathcote est malheureusement constamment frémissante, à fleur de peau et sur le point de pleurer, sans grande nuance de jeu), dans l'illustration musicale...

Et puis il y a aussi l'argument de la véracité du tout.

Je suppose que c'est assez approprié, pour un film sur l'inventeur d'une arnaque comme le détecteur de mensonges (d'ailleurs, Marston ne l'est pas vraiment, il a simplement développé une partie de l'appareil), mais on est là dans la biographie très romancée, à la limite du récit totalement fictif.

Si l'on en croit la famille Marston (et leur biographe), le film est en effet une complète invention omettant bien des faits importants, pour mieux sombrer dans de la propagande LGBT + BDSM sans réel fondement : Marston était un bonimenteur qui recherchait constamment les coups de pub ; Marston avait imposé à sa femme la présence d'Olive, sous peine de divorce ; ils vivaient déjà occasionnellement avec une autre maîtresse de Marston, rencontrée bien plus tôt, séjournant à l'étage, et c'est elle qui a fait découvrir le bondage à Marston ; il n'y a aucune preuve formelle d'un ménage à trois ou d'une relation amoureuse ou sexuelle durable entre Olive et Elizabeth, qui ne partageaient pas de lit ou de chambre ; Marston avait des idées très excentriques et infondées sur de nombreux sujets, qu'il faisait passer pour du féminisme d'avant-garde ; en parallèle de Wonder Woman et de son enseignement, il était impliqué dans le monde du cinéma et était avocat... etc.

Si l'on en croit la réalisatrice/scénariste, par contre, c'est une lecture certes subjective, mais tout à fait valide, d'une vie compliquée et énigmatique...

Bref, le résultat est particulièrement mitigé, tant sur la forme que sur le fond. Oui, ça se regarde tranquillement, mais c'est tellement plat et ronronnant, formellement, que ça finit par desservir le propos du film, et la relation excentrique qui est son noyau (qu'elle soit réelle ou non).

Quant à la création de Wonder Woman à proprement parler (elle aussi fortement romancée et inexacte), elle n'arrive vraiment que dans la dernière demi-heure, et est, une nouvelle fois, replacée dans un contexte propagandiste (le personnage de Marston le dit lui-même lors de son pitch aux éditeurs), et dans le contexte de cette relation, au point d'être presque anecdotique dans le cadre du métrage.

Si l'on parvient à faire abstraction de la véracité très relative des faits, et de ses maladresses techniques, My Wonder Women devient le portrait mélodramatique d'un couple polyamoureux et fétichiste, qui tente de survivre à une époque hostile et à l'esprit étriqué.

Ce n'est pas désagréable, et ça explique sans doute l'avalanche de critiques positives que l'on peut lire un peu partout (d'autant que l'enthousiasme démesuré relatif à Wonder Woman n'était pas retombé au moment de la sortie de ce biopic), mais c'est loin d'être totalement satisfaisant.

Un minuscule 3/6

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Un film, un jour (ou presque) #655 : Alexandre et sa Journée Épouvantablement Terrible et Affreuse (2014)

Publié le 22 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse, Disney, Fantastique

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Alexandre et sa journée épouvantablement terrible et affreuse (Alexander and the Terrible, Horrible, No Good, Very Bad Day) :

La veille de ses 12 ans, Alexander (Ed Oxenbould) passe une journée horrible. Mais lorsqu'il en parle à ses proches, tout le monde l'ignore. Alors il fait un souhait en soufflant sa bougie d'anniversaire : que sa mère (Jennifer Garner), son père (Steve Carell), son frère (Dylan Minette) et sa soeur (Kerris Dorsey) passent à leur tour une journée calamiteuse ; un souhait qui, étrangement, se réalise bientôt...

Adaptée d'un livre pour enfant de 1972, une comédie familiale produite par Disney, et qui est énergique, bien interprétée (avec en prime quelques seconds rôles sympathiques, comme Megan Mullally, Bella Thorne, Donald Glover, Jennifer Coolidge, Jonathan Slavin, et Dick van Dyke), et agréable à suivre, mais très classique et générique.

Rien de mauvais, mais absolument rien de marquant non plus.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #654 : When We First Met (2018)

Publié le 21 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Fantastique, Netflix

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When We First Met :

Malgré une soirée parfaite passée avec Avery (Alexandra Daddario), Noah (Adam Devine) finit par être relégué au rang de meilleur ami de cette dernière, tandis que celle-ci trouve le bonheur dans les bras d'Ethan (Robbie Amell). Désespérément amoureux, il finit par découvrir un photomaton magique qui lui confère le pouvoir de remonter le temps, jusqu'au jour de sa rencontre avec Avery, pour tenter de modifier son destin et de séduire la jeune femme...

Une comédie romantique Netflix que le postulat fantastique rapproche fortement d'un croisement entre Un Jour Sans Fin et L'Effet Papillon, mâtiné de Big et d'Endiablé, ce qui, forcément, implique que le film évolue en terrain particulièrement balisé.

Le spectateur avisé n'aura ainsi pas la moindre surprise devant ce métrage bien trop classique et prévisible pour son propre bien, qui n'a vraiment pour lui que sa distribution sympathique et énergique, et son cadre (la Nouvelle-Orléans, malheureusement sous-exploitée).

Le reste est très basique, souffre d'un rythme inégal (petit ventre mou + fin qui traîne en longueur), et, sans être mauvais, est franchement trop peu marquant pour ne pas être oublié aussi vite que c'est visionné.

2.5 + 0.5 pour Shelley Henning, très attachante = 3/6

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Un film, un jour (ou presque) #653 : Black Panther (2018)

Publié le 20 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique, Science-Fiction, Marvel, MCU

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Black Panther :

De retour au Wakanda après la mort de son père, T'challa (Chadwick Boseman) doit officiellement remplacer ce dernier sur le trône, et sous le costume de la Panthère Noire. Là, il retrouve sa mère Ramonda (Angela Bassett), sa soeur Shuri (Letitia Wright), inventrice de génie, et Nakia (Lupita Nyong'o), ex-compagne de T'challa. Mais l'association de deux criminels - Ulysses Klaue (Andy Serkis) et Killmonger (Michael B. Jordan) - menace bien vite de déclencher un coup d'état, et de renverser l'ordre établi...

Après les très légers et humoristiques Spider-Man Homecoming et Thor Ragnarok, et avant le sérieux destructeur et spectaculaire de Avengers 3 : Infinity War, voici la parenthèse Black Panther, qui d'ores et déjà est l'un des grands succès Marvel sur le territoire américain. Et ce n'est pas forcément étonnant, tant le film célèbre l'Afrique sous toutes ses formes, une célébration qui ne pouvait que plaire à la communauté afro-américaine, surtout en ces temps de présidence difficile.

D'autant que BP est nettement plus sérieux que ses deux prédécesseurs du MCU, qu'il peut quasiment s'aborder de manière indépendante, et qu'il aborde des thèmes pertinents, comme l'isolationnisme d'un pays, l'aide internationale, l'importance des femmes dans la société, la recherche des origines, le retour au pays, ou encore (et surtout) le colonialisme/impérialisme et l'oppression des populations noires dans l'histoire et dans le monde.

BP se pose ainsi comme une utopie afrofuturiste, dans laquelle l'Afrique (ou du moins, le Wakanda) aurait eu les moyens de résister à l'oppression des colons blancs, et de se développer indépendament du reste du monde, sans influence étrangère. Le résultat : le Wakanda, un pays ultra-futuriste possédant des technologies improbables et ne connaissant pas la pauvreté, mais aussi un pays replié sur lui-même, indifférent à la souffrance du monde.

On le comprend tout de suite, de par ces thèmes, et de par la charge émotionnelle et raciale qui les accompagne, Black Panther n'est pas qu'un film Marvel comme les autres, c'est aussi un symbole, et un métrage-événement, en particulier outre-Atlantique, où le communautarisme afro-américain est très présent, et militant.

En mettant de côté ces considérations ethniques et sociales, Black Panther est un film solide et sympathique. Je l'avoue tout de suite : ma séance s'est assez mal passée (entre conditions techniques médiocres, troupeau de jeunes n'ayant pas suivi une minute du film, et brève bagarre déclenchée par ces derniers), et je n'ai donc pas profité pleinement du film. La première demi-heure, notamment, a été assez compliquée, et j'ai eu des difficultés à m'immerger dans ce monde très particulier et bigarré.

Il me faudra donc revoir le film au calme (et en V.O., si possible, pour profiter des accents africains des personnages, totalement effacés en français) pour vraiment me faire une idée définitive de la qualité de Black Panther.

Pour l'instant, cependant, je peux dire ceci : la direction artistique du film est remarquable et mémorable (il ne serait pas surprenant que BP soit nommé aux Oscars pour ses costumes), c'est globalement bien interprété, intéressant, et tous les personnages sont efficaces.

Les héros, notamment, sont attachants (Shuri, par exemple, mais aussi Okoye, la capitaine des Dora Milaje), les personnages secondaires sont suffisamment caractérisés, et du côté des bad guys, Andy Serkis vole presque la vedette à Michael B. Jordan, avec son Klaue rigolard et cabotin.

(on regrettera néanmoins le sort de ces deux personnages, un sort malheureusement habituel dans les productions Marvel)

La réalisation se marie au propos, avec une tendance aux longs plans permettant d'admirer les décors du Wakanda, ce qui est très bien... mais ça a aussi tendance à casser un peu le rythme de certains des affrontements, qui paraissent parfois un peu mou. De plus, cela se couple malheureusement à un découpage assez moyen, et à des effets spéciaux très inégaux, notamment au niveau des doublures numériques, globalement très voyantes (un problème inhérent aux multiples maisons d'effets spéciaux travaillant sur le film, de la meilleure compagnie du marché, ILM, à des sous-traitants anonymes et bon marché).

Quant à la musique... difficile à dire. Mélange d'ethnique et de symphonique, elle ne m'a pas paru désagréable, mais il me faudra une écoute séparée pour me faire une véritable idée.

Mais dans l'ensemble, voilà un film agréable à suivre, à l'importance non-négligeable pour certaines communautés, et qui fait date en présentant une culture et un univers quasi-inédit sur grand écran.

Ce n'est pas parfait, mais c'est déjà bien.

3.5/6 (en attendant une réévaluation au calme et en V.O.)

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Un film, un jour (ou presque) #652 : Happy Valley (2014)

Publié le 19 Février 2018 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Documentaire, Sport, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Happy Valley :

"Happy Valley", c'est le surnom donné à la région qui abrite la ville de State College, où est établie l'Université de Penn State, et son équipe de football américain. À la tête de cette dernière pendant plus de 40 ans, l'iconique Joe Paterno, un emblème d'idéalisme, de pureté et de victoire, et un homme virtuellement sanctifié par toute la ville, tant pour son palmarès que pour son code de conduite. Un homme qui, pendant plus d'une décennie, a fermé les yeux sur les agissements de Jerry Sandusky, l'entraîneur assistant, qui a violé et abusé de tous les enfants qui sont passés sous sa juridiction. Lorsque le scandale éclate, en 2012, c'est toute la ville qui sombre dans le cauchemar, et qui prend partie, faisant souvent passer son amour du football et de son histoire avant le bien-être des siens...

Un documentaire assez glaçant sur une ville où le football est une religion, où Paterno est innocent aux yeux de beaucoup... et quand bien même il serait coupable d'avoir fermé les yeux (et négocié un départ en retraite très confortable mais précipité juste avant que les choses ne deviennent publiques), "il aurait dû être laissé tranquille, en souvenir de sa carrière formidable et mémorable."

WHAT. THE. FUCK.

C'est à peu près tout ce qui m'est venu à l'esprit pendant cette chronique des évènements, qui a la bonne idée de ne pas forcément imposer son point de vue, mais de laisser plutôt les intervenants s'enterrer eux-mêmes.

On découvre ainsi des hordes d'habitants de State College qui descendent dans les rues, cassent et renversent des autos en insultant les médias qui osent dire du mal de leur "Saint" local, des fans qui préfèreraient qu'on oublie tout ça, et qu'on se concentre sur ce qui est important (le football), des supporteurs qui commencent à siffler une minute de silence en début de match pour les victimes de ce scandale, des responsables de l'Université qui ont enterré l'affaire et se plaignent désormais que tout ça a ruiné l'industrie du football local, un père de famille qui, voulant sa photo avec la statue de Paterno, vient menacer physiquement un manifestant pacifique qui se tenait à côté avec une pancarte rappelant les crimes de l'entraîneur...

... bref, tout ça fait assez peur, et pour quelqu'un qui n'a pas la culture du football américain universitaire, c'est assez incompréhensible de voir un tel fanatisme aveugle et abruti, qui préfère reporter le blâme sur les victimes des actes, et sur les médias qui en parlent.

Pas parfait (on aurait aimé un peu plus de recul, et de détails), mais assez effrayant de voir comment le culte de la personnalité et la starification des participants à un sport peuvent amener à de telles extrémités.

4/6

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Les bilans de Lurdo : The Good Place, saison 2 (2017)

Publié le 18 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Sitcom, Fantastique, NBC

Après sa saison 1 surprenante, qui n'hésitait pas à chambouler tous ses acquis au terme de ses 13 premiers épisodes, The Good Place revient pour une seconde saison, sur laquelle reposent beaucoup d'espoirs, et d'attentes...

The Good Place, saison 2 :

Désormais bien décidé à ce que son projet d'enfer personnel soit une réussite, Michael (Ted Danson) redémarre la Good Place et efface la mémoire d'Eleanor (Kristen Bell), de Chidi (William Jackson Harper), de Jianyu (Manny Jacinto) et de Tahani (Jameela Jamil). Mais malgré ses efforts pour les séparer, les quatre compères semblent toujours se retrouver, et déjouer ses plans...

Un bilan assez mitigé, en ce qui me concerne, pour cette comédie NBC en 13 épisodes : en saison 1, la série avait su développer son fil rouge narratif en parallèle de personnages excentriques, mêlant humour, philosophie, romance, et rebondissements bien dosés et maîtrisés, culminant en un twist final qui chamboulait totalement le status quo établi.

Pour cette saison 2, c'est comme si cet équilibre fragile était rompu pour de bon, et que Michael Schur et ses co-scénaristes avaient décidé, tout simplement, de ne pas chercher à le retrouver.

Dès son premier épisode, en deux parties, la saison 2 semble ainsi décidée à aller de l'avant, toujours plus vite et toujours plus loin, prenant le spectateur à contre-pied : le spectateur s'attendait à une seconde saison rebootant la "Good Place" et développant cette intrigue sur 13 épisodes ? On condense tout ça en 40 minutes, du point de vue de Michael et de ses démons, et on reboote à nouveau le tout à la fin de l'épisode de reprise.

Et ensuite, ça continue à ce rythme : on a droit à plusieurs centaines de reboots successifs, à la rébellion des démons, à l'association de Michael et des quatre protagonistes, à la crise existentielle de Michael, aux bugs de Janet, à la destruction de la Good Place, à une visite de la Bad Place, à un passage au tribunal, et enfin, pour conclure, à un reboot encore plus radical, qui rend apparemment la vie à Eleanor (ou du moins, qui semble le faire).

Tout ça en moins de 6 heures de programme : on ne peut pas nier que les scénaristes soient ambitieux (même si parfois, on a l'impression qu'ils avaient peur d'être annulés au terme de leur seconde saison, et qu'ils se sont empressés de placer à l'écran l'équivalent de 3 ou 4 saisons d'idées et de concepts avant qu'il ne soit trop tard).

Mais cette ambition se traduit aussi par un déséquilibre certain dans l'écriture, et ce à tous les niveaux : en se concentrant ainsi sur le développement (très réussi, par ailleurs) de Michael, les scénaristes ont fortement tendance à flanderiser nos quatre protagonistes, qui deviennent parfois l'ombre d'eux mêmes (Jason est réduit à être plus bête que ses pieds, Chidi à n'être que névrosé et coincé, Eleanor à jurer...) ; il en va de même pour les antagonistes, notamment Tiya Sircar, qui semble un temps être destinée à devenir le bâton dans les roues de Michael.

Malheureusement, elle n'est jamais suffisamment développée, et finit par tomber dans l'oubli, vaguement liquidée sans réellement avoir été utilisée à sa juste mesure (apparemment, les scénaristes préféraient laisser Maya Rudolph, Dax Shephard et Jason Mantzoukas faire leur show pendant plusieurs épisodes... et c'était loin d'être convaincant à mes yeux, compte tenu de mon intérêt limité pour ces trois acteurs).

Le déséquilibre se ressent aussi au niveau des thématiques : la philosophie est toujours présente, mais plus didactique et moins bien intégrée au tout (puisqu'il faut apprendre à Michael l'éthique, etc), et la romance, elle, est de retour, avec des relations improbables (Jason/Tahani), et d'autres qui ne m'intéressent toujours pas (Eleanor/Chidi).

C'est probablement ce dernier point qui m'a posé problème, et qui a fait qu'occasionnellement, j'ai trouvé le rythme et l'intérêt de cette saison inégaux : le tout enchaîne les rebondissements à 200 à l'heure (de manière presque systématique et mécanique à chaque fin d'épisode)... et pourtant, il y a fréquemment de petits ventres mous, qui généralement vont de pair, pour moi, avec les leçons de Chidi, ou les moments de shipping entre Eleanor et Chidi.

Progressivement, au fil de la saison, je me suis en effet aperçu que je n'en avais tout simplement rien à faire de Chidi et d'Eleanor (d'autant que çà et là, j'ai trouvé que Kristen Bell se forçait dans son jeu), ce qui, forcément, enlève une grande partie de l'intérêt de la série.

(et à en juger par les réactions des spectateurs, à la fin de la saison - tout le monde était en extase devant la profondeur philosophique de la série, et devant le baiser Chidi/Eleanor - c'est probablement que la série n'est finalement pas vraiment faite pour moi).

C'était déjà le cas en saison 1, mais le rebondissement surprenant de fin de saison, les autres personnages, et le concept ambitieux, compensaient sans problème mon manque d'intérêt chronique pour ce duo.

Ici, les concepts se multiplient tellement qu'ils n'ont pas le temps d'être vraiment aboutis, les rebondissements se succèdent (mais sont tous globalement très prévisibles - certains scénaristes sont plus doués que d'autres en la matière), certaines scènes dialoguées ressemblent plus à du remplissage qu'à un approfondissement des thématiques, et le scénario se concentre beaucoup trop sur Chidi et Eleanor, à l'image de cet épisode final, entièrement centré sur Kristen Bell (et gentiment surjoué par les seconds rôles), au détriment du reste du cast.

Alors oui, Ted Danson reste excellent, et la série continue d'être ambitieuse, originale, et très facile et agréable à regarder, mais cette saison, la mayonnaise n'a pas pris sur moi. Le show se prend un peu trop au sérieux, on finit par ne plus rire beaucoup, et je redoute un peu le pire pour la saison à venir...

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Un film, un jour (ou presque) #651c : SEMAINE ST-VALENTIN - Je ne t'oublie pas (2017), La Reine du Remariage (2018) & Comment trouver l'amour à la Saint Valentin ? (2018)

Publié le 18 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Drame, Hallmark, PixL

Exclusivement, ce week-end, à l'occasion de la semaine de la Saint Valentin, un petit bonus : deux fournées supplémentaires de comédies romantiques en tous genres...

Je ne t'oublie pas (Same Time Next Week) :

Veuve, Sara (Jewel Staite) tente de faire son deuil de son époux en remplissant à sa place sa bucket list. Un jour, alors qu'elle se blesse en tentant d'accomplir l'une des tâches de la liste, elle est soignée par Ryan (Travis Milne), un médecin lui aussi veuf. Le duo sympathise rapidement, et finit par décider de s'associer, pour tenter de finir ensemble cette liste si importante...

Une comédie dramatique/romantique PixL assez classique et qui ronronne assez vite, mais qui a le mérite de joliment traiter le sujet du deuil, notamment dans le cadre de la romance, sans en faire un sujet à sens unique. Autre bon point, les personnages secondaires tous un peu excentriques et caractérisés, ce qui n'est pas désagréable, et l'existence d'une intrigue secondaire bien développée pour la sœur de l'héroïne (Stephanie Bennett) et son fiancé.

En fait, hormis le rythme faiblard, le seul vrai problème, dans ce téléfilm, c'est que Travis Milne est un protagoniste assez terne et peu attachant, qui ne fait pas vraiment le poids face à Jewel.

3/6

La Reine du Remariage (The Wedding Do-Over) :

Spécialiste en sauvetage de mariages ratés, Abby (Nicole Gale Anderson), organisatrice de mariages, est contrainte de faire équipe avec son ex-fiancé, Peter (Parker Young), pour organiser le mariage de la sœur de ce dernier, qui est sa meilleure amie...

Comédie romantique PixL ultra-basique, façon "script refusé par Hallmark", qui manque cruellement de fantaisie, et qui, si elle a les qualités habituelles des téléfilms de la chaîne (personnages principaux d'origines ethniques diverses et variées, personnages secondaires ayant une caractérisation et des sous-intrigues développées), souffre aussi de leurs problèmes habituels : rythme particulièrement plat, absence de rebondissements mémorables, production au budget très limité et en pilotage automatique, bande originale un peu envahissante, bref, c'est ultra-balisé de bout en bout, et c'est tout sauf passionnant.

Dommage, parce que le couple principal est sympathique (même si j'ai toujours du mal à prendre Parker Young au sérieux après Suburgatory), et que les seconds rôles ne sont pas désagréables (Carolyn Hennesy, Maria Canals-Barrera, Alisha Wainwright...), mais... bof.

2.25/6

Comment trouver l'amour à la Saint Valentin ? (My Perfect Romance)

Wes Robinson (Christopher Russell), jeune directeur arrogant et séducteur de l'entreprise technologique familiale, n'a qu'un objectif : trouver une application vendeuse, pour gagner un maximum d'argent. Pour la Saint Valentin, il décide ainsi de précipiter la mise sur le marché d'une application de rencontres supervisée par Vivian (Kimberly Sue-Murray), mais lorsque vient le moment de prouver aux médias l'efficacité de leur produit, Wes et Vivian finissent par devoir s'inscrire eux-mêmes sur l'application... et par se rapprocher.

Comédie romantique canadienne produite par BDS, maison de production canadienne qui monte, et qui a récemment produit Mariage sous la Neige, 48 Voeux de Noël, Un Noël pour se Retrouver, Une Demande en Mariage pour Noël...

Un métrage visiblement adapté d'un roman Harlequin (quel gage de qualité ! ^^) et qui aurait très bien pu être diffusé tel quel sur PixL ou Lifetime : à priori, rien de bien folichon, mais il y a ici une certaine décontraction et une nonchalance qui ne sont pas désagréables du tout, et qui font que le tout fonctionne relativement correctement.

Ce n'est pas particulièrement original, captivant, ou convaincant, mais Christopher Russell est très bien en tête-à-claques arrogante, Sue-Murray s'en sort bien en chef de projet maladroite, et les seconds rôles ne sont pas désagréables : Lauren Holly s'amuse en secrétaire sarcastique, Morgan Fairchild cachetonne en mère carriériste, et Jodie Sweetin a probablement tourné toutes ses scènes en une demi-heure, seule, dans une cuisine, mais elle y met du sien.

Tout sauf mémorable, mais suffisamment compétent pour avoir un

3/6

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x15 (épisode final)

Publié le 17 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Action, Aventure, CBS, Drame

Après le gros épisode récapitulatif diffusé la semaine dernière, place au final de cette première saison des plus polarisantes... un épisode final signé Akiva Goldsman (aïe), qui réalise et co-écrit l'épisode avec les deux showrunners (ouch)...

​Star Trek Discovery 1x15 :

Sous le commandement de la maléfique Impératrice Giorgiou, le Discovery fait route vers Qo'nos, pour y mettre un terme à la guerre de Starfleet contre les Klingons, de manière totalement radicale...

Ma première réaction, en regardant ce season finale, ça a été de me dire "par le Grand Oiseau de la Galaxie... quelle sombre merde !"

Et puis, en lisant des avis positifs ici et là, des avis aux argumentaires toujours plus convaincants, à base de "visuellement c'est superbe, le reste je m'en fous", de "arrêtez de dire du mal de la série, vous préféreriez quoi ? Pas de Star Trek du tout ?", "de toute façon, aucune autre série Trek n'a eu de première saison réussie, donc en comparaison, c'est génial" et autres "c'était excellent, probablement la meilleure série Star Trek depuis vingt ans", j'ai réfléchi.

Serait-il possible que je sois totalement passé à côté d'un chef d’œuvre complet ? Peut-être était ma rigidité de fanboy dogmatique qui m'a empêché de percevoir le génie de cette réinterprétation radicale de tout Trek ? Peut-être que ces personnages quasiment tous sous-caractérisés, toutes ces sous-intrigues abandonnées en cours de route, ou bâclées de manière précipitée, tous ces rebondissements prévisibles et télégraphiés, toutes ces entorses à la continuité, tout ce fanservice non-sensique, c'est (à l'instar de ce que les défenseurs de Star Wars - Les Derniers Jedis affirment) une manière de détruire le mythe pour mieux le reconstruire et l'inscrire dans la modernité ?

Ou alors, c'est tout simplement que l'équipe créative qui s'occupe de la série (une équipe créative, je le rappelle, quasi-intégralement en provenance de séries type Reign, GCB, et Revenge) est incapable de gérer de front le cahier des charges de la franchise, le développement de ses personnages, et une intrigue solide et cohérente.

Cet épisode final est ainsi symptomatique de tout le reste de la saison, avec une écriture indigente (la guerre est réglée en un clin d’œil, pour des raisons qui ne tiennent pas vraiment la route ; l'Impératrice est laissée en liberté ; comme prévu, Burnham se mutine, et atteint le statut d'ultra-héroïne qui sauve l'univers et fait un grand discours pontifiant ; Tyler est évacué de la série sous un prétexte bancal) dissimulée derrière des visuels clinquants et travaillés (pas forcément aidés par la réalisation tremblotante de Goldsman, et par un montage étrange, cela dit), du blabla inutile (Burnham et Tyler qui se racontent leurs origin stories respectives), et surtout, énormément de fanservice qui va de l'anecdotique - Clint Howard - au risible - tout le passage sur Qo'nos, avec strip-teaseuses orionnes, drogues, jeux illégaux, et melting-pot de races - jusqu'à l'insultant - la scène finale de l'épisode, que bon nombre de spectateurs avaient prédite dès l'épisode pilote, et qui n'est là que pour flatter les fanboys dans le sens du poil, et les inciter à renouveler leur abonnement payant, pour la saison 2.

Le plus triste, en fait, c'est que cette scène finale résume bien toute la série, et ne fait que renforcer son statut de produit conçu pour plaire au plus grand nombre, en jouant à la fois la carte de la nostalgie facile, et des rebondissements à tout va : les spectateurs qui veulent une série moderne (comprendre très rythmée, sombre et pleine d'action) drapée des oripeaux de Star Trek sont ravis, on flatte leurs instincts, on leur montre ce qu'ils veulent voir, ils n'ont pas le temps de réfléchir, et tant pis si le tout est, en réalité, creux et bâclé (l'affichage "END SIMULTATION" fait vraiment honte, même s'ils ont tenté de le camoufler en inversant l'écran).

Les autres, eux, ne peuvent que souffrir devant un show aussi mal écrit, aussi mal caractérisé, aux rebondissements éventés, et au fanservice tellement flargrant qu'il en est risible. Mais attention, il faut souffrir en silence, car la moindre critique un peu trop virulente se voit aussitôt noyée sous les insultes et les reproches : visiblement, il ne fait pas bon se montrer trop exigeant envers une série, de nos jours, car cela fait de vous un "faux fan" qui ne sait pas de quoi il parle, et qui ferait mieux de cesser de regarder un programme s'il ne l'aime pas à 200%.

Bref. Une saison bancale, décevante, qui a été clairement écrite à la va-vite et à rebours en prenant pour point de départ sa conclusion (de l'aveu même de la production), et qui souffre donc d'énormément de problèmes de structure et de résolutions tout simplement insatisfaisantes.

Le problème n'est ainsi même pas vraiment que la série ne s'inscrit pas du tout dans l'univers Star Trek tel qu'on le connaît actuel, non. Même sous un nom générique façon Space Adventure MachinTruc, ce serait une série à l'écriture médiocre, digne d'une production SyFy, et guère plus.

Ça fait peut-être illusion visuellement parlant (encore heureux), mais on est très loin des standards de la prestige tv que la série était supposée atteindre...

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Un film, un jour (ou presque) #651b : SEMAINE ST-VALENTIN - Romance d'Automne (2017), Cherche fiancé pour une semaine (2016) & L'Aventure à Deux (2017)

Publié le 17 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Hallmark, Télévision, Pixl

Exclusivement, ce week-end, à l'occasion de la semaine de la Saint Valentin, un petit bonus : deux fournées supplémentaires de comédies romantiques en tous genres...

Romance d'Automne (Falling for Vermont - 2017) :

Après avoir décidé d'échapper au cirque médiatique qui l'entoure, Angela (Julie Gonzalo), écrivaine de romans jeunesse, part pour le Vermont en voiture, et subit un accident de voiture. Lorsqu'elle revient à elle, elle est amnésique, et devient l'invitée du Dr. Callan (Benjamin Ayres), un médecin veuf et séduisant...

En décembre 2016, Hallmark Movies & Mysteries diffusait A Christmas to Remember, une romance de Noël dans laquelle Jennifer Wade, présentatrice locale surbookée d'un show de cuisine, décidait soudain de partir en voiture se ressourcer dans le Colorado. Mais un accident de voiture plus tard, et là voilà amnésique, recueillie par un vétérinaire veuf (et ses enfants) dont elle s'éprend rapidement.

En septembre 2017, Hallmark diffusait donc ce Falling For Vermont, une romance automnale dans lequel Angela Young, auteure surbookée de romans à succès, décidait soudain de partir se ressourcer dans le Vermont. Mais un accident de voiture plus tard, et là voilà amnésique, recueillie par un médecin veuf (et ses enfants), dont elle s'éprend rapidement.

À part l'époque de l'année, et quelques menus détails, la seule différence entre les deux films : Mira Sorvino dans le rôle principal du premier, Julie Gonzalo dans celui du second. Ce qui se traduit, chez moi, par : je m'abstiens sur le téléfilm de Noël, et je regarde ce Falling For Vermont.

Malheureusement, malgré tous ses efforts, Gonzalo ne suffit pas à sauver ce métrage cousu de fil blanc et dérivatif, puisqu'elle n'a pas grande alchimie avec son partenaire (pas très charismatique ou attachant, à la base), ce qui tue plus ou moins dans l’œuf ce téléfilm.

Ajoutez à cela un script assez quelconque et plat (il ne se passe pas grand chose, tout simplement, et la sous-intrigue de la sœur de l'héroïne et de son agent qui tentent de la retrouver est insipide au possible), et une fillette assez moyenne dans son interprétation (cela dit, elle doit composer avec des dialogues assez laborieux, çà et là), et l'on se retrouve avec un téléfilm particulièrement dispensable et quelconque.

Et puis honnêtement, si l'on veut que ce genre de récit fonctionne à l'ère du web, il aurait mieux valu de ne pas faire de l'héroïne amnésique une figure publique mondialement connue par ses fans, au nombre desquels la fille du médecin qui connaît ses romans par cœur (mais ne semble pas reconnaître son auteur préféré qui fait trois tonnes de convention et passe à la tv,, comme par hasard), surtout alors que les personnages fréquentent plusieurs fois une librairie (ou était-ce une bibliothèque, je ne sais plus) bien achalandée et connectée au net.

2.5/6 - 0.5 pour toutes ces grosses ficelles agaçantes = 2/6

Cherche fiancé pour une semaine (Sisters of the Groom) :

Prête à tout pour aider l'entreprise de traiteur de sa soeur (Savannah Jade), Sarah (Malese Jow) doit impressionner William Quinn (Greg Evigan), un businessman et client potentiel. Pour cela, elle accepte de se faire passer pour la petite amie de Jason (Jeremy Sumpter), le fils de Quinn, à l'occasion d'une réunion familiale et d'un mariage...

Une distribution principale très sympathique (Jade & Jow, déjà ensemble dans Big Time Rush, mais aussi Sumpter et Evigan, même si le premier n'a pas du tout l'air investi dans son personnage), pour un téléfilm PixL ultra-générique et brouillon, avec une illustration musicale ratée, un rythme bancal, et qui a vraiment beaucoup trop de personnages secondaires insipides (tant dans l'écriture que dans le casting) et de sous-intrigues inutiles.

Vraiment rien d'autre à dire, si ce n'est que les têtes d'affiche méritaient mieux.

2/6

L'Aventure à Deux (All Of My Heart 2 : Inn Love) :

Plusieurs mois après leur rencontre, Brian (Brennan Elliott) et Jenny (Lacey Chabert) se préparent à l'ouverture de leur bed & breakfast, et commencent à songer à leur mariage. Mais après une tempête, le couple se retrouve financièrement dans le rouge : Brian décide alors de repartir un temps travailler à Wall Street, le temps de se renflouer, ce qui sied peu à Jenny, restée seule pour s'occuper de son auberge...

Une suite parmi les productions Hallmark, c'est assez rare dès que l'on sort des enquêtes policières, ou de certaines séries bien établies. Et pourtant, c'est le cas ici, avec une suite au All of My Heart de 2015, un téléfilm chroniqué en ces pages, et qui souffrait notamment d'un casting masculin affreusement terne (comme bon nombre de rom-coms Hallmark).

Tellement terne, en fait, que ce métrage ultra-routinier ne m'avait pas du tout convaincu, au point de ne même pas hériter de la moyenne, malgré la présence de la toujours sympathique Lacey Chabert, abonnée aux productions de la chaîne.

Ici, on reprend les mêmes, et... euh... en fait, non. on reprend la même distribution, certes, mais le cœur du premier film, son sujet principal - la demeure dont les deux héros héritaient - a complètement changé*, et avec elle, c'est la "tension dramatique" (bien grand mot, compte tenu du métrage et de son genre) du film qui s'est volatilisée. Fini la romance, place à quelque chose de plus insipide.

*pour la demeure, le script parle de rénovation, mais le spectateur n'est pas dupe, la demeure n'est plus la même, et niveau continuité, on se pose donc des questions. Idem au niveau des chèvres, pourtant l'un des points mémorables du premier film, des chèvres qui, elles aussi, ont été recastées pour paraître plus jeunes (^^). À se demander pourquoi ils ont pris la peine de faire une suite...

Plus sérieusement, même distribution & même scénariste = mêmes qualités et mêmes défauts de base que le premier téléfilm, notamment au niveau de l'écriture, qui ici, est en peu un peu plus forcée et caricaturale, que ce soit au niveau des réactions de Jenny (toujours impatiente, dramatique et impulsive, à se morfondre dès que son compagnon la délaisse plus de quelques jours pour aller gagner de l'argent), de l'écriture et de l'interprétation de Brian (Elliott surjoue pas mal, pour tenter de rendre crédible cette relation et ses problèmes capillotractés), ou des nombreuses romances entre les personnages secondaires (notamment Daniel Cudmore et une bloggeuse citadine arrogante, qui surjoue affreusement).

Bref, comme en plus le script reprend grosso modo les mêmes enjeux et thèmes que le premier (vivre en ville, c'est le mal, vivre à la campagne, c'est bien, blablabla, tout ça alors que l'action du film se déroule à une centaine de kilomètres en voiture de NYC), en encore moins subtil, Une Maison pour Deux 2 hérite de la même note, minorée d'un demi-point.

2/6 (s'il y avait eu plus de chèvres, ça aurait mérité une note plus indulgente)

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Un film, un jour (ou presque) #651 : SEMAINE ST-VALENTIN - Spanglish (2004), La Saison des Amours (2012) & Un Prince Pas Très Charmant (2011)

Publié le 16 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Romance, Télévision, Hallmark

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. Et cette semaine, on se concentre sur la romance, à l'occasion de la Saint Valentin...

​Spanglish :

Mère célibataire, Flor (Paz Vega), une immigrante illégale mexicaine, trouve un travail chez les Clasky, Deborah (Téa Leoni) et John (Adam Sandler), un couple américain aisé qui ne parle pas espagnol. Bien vite, cependant, la barrière du langage fait que Flor s'installe avec sa fille chez les Clasky, et se rapproche progressivement de John, qui peine par ailleurs à supporter son épouse instable, égocentrique et hystérique...

Une dramédie romantique américaine assez inégale, qui aborde de nombreuses thématiques (différences culturelles, immigration, lutte des classes, intégration, mariage, problèmes psychologiques, parents, enfants, romance, etc), mais ne parvient pas à toutes les approcher avec la même subtilité.

Parfois, cela fonctionne très bien (tout ce qui a trait aux enfants, ou encore la romance jamais consommée entre Sandler et Vega), et parfois, cela vire à la mauvaise caricature (Leoni et sa mère, notamment, et leurs scènes clairement sitcomesques, alors que Leoni assure pourtant dans un rôle déjà particulièrement antipathique et insupportable - d'autant plus que ce personnage me rappelle des personnes que j'ai bien connues IRL).

Ajoutez à cela une réalisation assez transparente, et on se retrouve avec un tout longuet et qui déçoit un peu. Dommage, parce que le tout est globalement plutôt intéressant, et assez bien interprété (la jeune Sarah Steele est mémorable).

3/6

La Saison des Amours (Strawberry Summer) :

Beth Landon (Julie Mond), enseignante en musique dans un lycée et Reine des Fraises de sa ville, invite une superstar de la musique country, Jason Keith (Trevor Donovan) à se produire lors du Festival des Fraises local. Mais Keith est un bad-boy à la réputation calamiteuse, et lorsqu'il arrive, Beth comprend vite que, derrière son attitude, le chanteur est quelqu'un de torturé, et qui cache un profond secret pouvant bouleverser sa carrière. Pourtant, ensemble, l'enseignante et la star de la country vont apprendre à se connaître, et à se faire confiance...

Un téléfilm Hallmark particulièrement country et... euh... je m'aperçois que je n'ai absolument rien à en dire. Rien de bien, en tout cas.

C'est clairement l'un de ces téléfilms romantiques Hallmark faits avec un budget minimaliste, avec un couple d'acteurs principaux inconnus, peu charismatiques, mais suffisamment beaux et compétents pour faire illusion, et confiés à une équipe technique bon marché.

Ici, outre l'histoire inintéressante au possible, et les seconds rôles (Shelley Long en tête) qui en font trois tonnes, cela se traduit surtout par un montage déficient, qui change d'axe et de sujet toutes les deux secondes, ou à chaque fin de phrase, tentant ainsi d'insuffler un rythme de blockbuster à des scènes et à un film qui n'en ont pas besoin.

Résultat, tout sonne faux et forcé, et instinctivement, on perçoit que quelque chose ne tourne pas rond d'un point de vue technique. À oublier très vite.

1.5/6

Un Prince Pas Très Charmant (Fixing Pete) :

Pete (Dylan Bruno), journaliste sportif, est un véritable cliché ambulant de l'homme beauf, sexiste et macho, sans le moindre raffinement ; Ashley (Brooke Burns), elle, est l'une de ses collègues, qui présente une rubrique de relooking ultra-populaire. Lorsque leurs patrons leur demandent de s'associer, pour qu'Ashley relooke Pete dans le cadre de sa rubrique, les deux reporters s'insurgent, d'autant que le courant ne passe pas du tout entre eux. Jusqu'à ce qu'ils apprennent mieux à se connaître...

Le titre français de cette rom-com Hallmark résume bien le tout : on est dans un conte de fées, avec personnages caricaturaux, musique envahissante, rebondissements totalement prévisibles et basiques, et protagoniste masculin assez peu attachant.

Non pas que cette version masculine de My Fair Lady soit mal jouée, mais tout y est tellement générique et insipide qu'au final, on oublie les 3/4 du récit à peine le métrage terminé.

Et Stacy Keibler y est sous-exploitée, en plus.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #650 : SEMAINE ST-VALENTIN - Marions-nous ! (2015), Un Baiser au Coin du Feu (2017) & L'Inconnu du Bal (2018)

Publié le 15 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Drame, Romance, Review, Télévision, Hallmark, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. Et cette semaine, on se concentre sur la romance, à l'occasion de la Saint Valentin...

Marions-nous ! (Jenny's Wedding) :

Jenny (Katherine Heigl) vit depuis cinq ans une parfaite histoire d'amour avec Kitty (Alexis Bledel), sa "colocataire", mais elle n'a jamais osé avouer la vérité à sa famille. Un jour, cependant, elle décide de se marier et de fonder une famille, et fait le grand saut : ses parents (Tom Wilkinson et Linda Emond) et sa soeur (Grace Gummer) découvrent le mensonge de Jenny, et c'est toute la cellule familiale unie qui s'effondre soudain...

Apparemment inspiré des expériences familiales de la scénariste/réalisatrice septuagénaire, ce drame indépendant est plein de bons sentiments, mais a un problème de taille : il est particulièrement daté et balisé.

Si ce métrage était sorti tel quel il y a 15-20 ans, les réactions particulièrement basiques des personnages auraient fait sens ; mais aujourd'hui, de telles réactions épidermiques (la sœur jalouse et compétitive, les parents qui ne comprennent pas et rejettent en bloc, les voisins qui montrent du doigt et qui jasent, etc), bien que toujours possibles, sont un peu caricaturales, du moins à ce degré.

Et comme le film reste totalement élémentaire dans son approche du sujet, n'injectant jamais le moindre humour, la moindre originalité, ou la moindre modernité dans les rapports de tous ces personnages, on se retrouve avec un métrage particulièrement standardisé, digne d'un téléfilm Lifetime un peu friqué, et honnêtement assez platement écrit.

Qui plus est, il est un peu difficile pour le cynique qui sommeille en moi de ne pas me demander si ce script n'était pas un moyen pour Heigl, à la carrière en sérieuse perte de vitesse et à la popularité en berne, de se racheter une image et une crédibilité en jouant un personnage LGBT fort...

Mais trêve de mauvaise foi, d'autant que Heigl, comme la plupart des autres acteurs de la distribution, s'acquitte très bien de son rôle, et est très convaincante (on ne peut pas en dire autant de Bledel, mais c'est plus la faute de la scénariste, qui ne développe jamais le personnage, ni ne lui donne plus de 15 lignes de dialogue dans tout le film, ce qui l'empêche - et par extension, empêche le couple qu'elle forme avec Heigl - d'exister).

Pour résumer, l'interprétation des acteurs sauve le film de la médiocrité, sans toutefois parvenir à vaincre les clichés et les dialogues peu inspirés qui font de ce métrage une énième variation sur ce sujet, sans la moindre originalité intrinsèque.

2.25/6

Un Baiser au Coin du Feu (Campfire Kiss) :

Enseignante en mathématiques zélée et protectrice, Dana (Danica McKellar) couve un peu trop son fils adolescent (Dylan Kingwell) et décide, pour se faire pardonner, de l'emmener dans un camp de vacances en pleine nature. Là, elle tombe sur Steve (Paul Greene), père célibataire spontané et aventureux d'une jeune adolescente (Alissa Skovbye) en difficulté scolaire, et rapidement, les deux unités monoparentales se rapprochent, en dépit de leurs différences...

Comédie romantique/familiale made in Hallmark, Campfire Kiss n'évite pas les clichés habituels de la mère célibataire rigide, peureuse et über-organisée (avec la collègue/bff ethnique et l'ado timide et maladroit) opposée à un père de famille cool, aventureux, bricoleur et détendu, mais dépassé par son adolescente, avec les deux parents qui se rencontrent en vacances, s'éprennent l'un de l'autre, et se rapprochent de par leur complémentarité vis à vis de leurs enfants respectifs, blablabla.

En fait, à peu de choses près, on n'est pas loin du postulat de départ d'une comédie comme Famille Recomposée, sans le budget voyage qui avait payé des vacances africaines à Adam Sandler et Drew Barrymore.

Ici, on a donc un script assez basique, un couple principal qui fonctionne assez bien, un camp de vacances plus hivernal que printanier, et une écriture assez inégale, qui confère au tout un rythme un peu nonchalant et décousu.

Sans surprise, le métrage ressemble ainsi plus à une suite de scénettes prévisibles qu'à un vrai récit, et on sent que McKellar était productrice, car son personnage passe plusieurs scènes à vanter de manière forcée et maladroite les mérites des mathématiques, comme si elle faisait la promotion de l'un des nombreux livres éducatifs pour enfants dont elle (diplômée en mathématiques) est par ailleurs l'auteur.

Dans l'ensemble, donc, rien de vraiment formidable : l'interprétation est honorable, et ça a bon fond, mais ça ne restera vraiment pas gravé dans les mémoires, surtout si l'on a revu Famille Recomposée récemment.

Un petit 3/6 (et encore...)

L'Inconnu du Bal (Very, Very, Valentine - 2018) :

Fleuriste et botaniste amateure, Helen (Danica McKellar) rencontre un séduisant inconnu - Charles (Damon Runyan) - lors d'un bal masqué se tenant aux Jardins Botaniques, et tombe sous son charme ; mais ce dernier disparaît, laissant derrière lui la rose qu'il portait à sa boutonnière. Helen le retrouve alors et commence à le fréquenter, sans se douter que Henry (Cameron Mathison), le meilleur ami de la jeune femme, est épris d'elle, et que ce sont ses conseils qui guident Charles dans leur relation...

À nouveau Danica McKellar, mais dans un autre registre, celui d'une version de Cendrillon dans laquelle les protagonistes auraient échangé leurs places, avec le "Prince" qui s'enfuie, et laisse derrière lui quelque chose permettant à sa belle de le retrouver (le tout mâtiné de Cyrano, avec Charles qui séduit Helen grâce aux conseils secrets de Henry). 

Rien de forcément très original, rien de très subtil, c'est vraiment cousu de fil blanc, mais à la limite, pourquoi pas. Le vrai problème, cependant, c'est la distribution masculine de ce téléfilm : comme je l'avais mentionné dans ma critique de Le Festival de Noël, Damon Runyan fait un partenaire romantique très peu engageant, dans de tels métrages ; il manque d'énergie, de punch, de charisme, bref, il est assez terne et oubliable.

Face à lui, Cameron Mathison s'en sort mieux... mais il n'a pas grande alchimie romantique avec McKellar (en tant qu'amis de toujours, aucun problème, mais lorsqu'il s'agit de transformer cette alchimie en quelque chose de romantique, ça ne marche pas vraiment).

Résultat : le film ronronne très rapidement, les seconds rôles sont oubliables, les montages musicaux sur fond de pop sont quelconques, et les enjeux de la dernière demi-heure laissent globalement de marbre.

Un bon gros bof, donc.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #649 : SEMAINE ST-VALENTIN - Michael Bolton's Big Sexy Valentine's Day Special (2017), L'Étincelle de l'Amour (2014) & Mon Amoureux Secret (2018)

Publié le 14 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Netflix, Comédie, Musique, Saint Valentin, Romance, Hallmark

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. Et cette semaine, on se concentre sur la romance, à l'occasion de la Saint Valentin...

Michael Bolton's Big, Sexy Valentine's Day Special :

Lorsque, le jour de la Saint Valentin, le chanteur Michael Bolton est contacté par le Père Noel, il apprend qu'il doit aider ce dernier à concevoir 75000 nouveaux bébés avant Noël, afin d'écouler les stocks de jouets du Pôle Nord. Pour cela, un seul moyen : organiser un Téléthon spécial Saint Valentin, où les stars se succèdent, et inciter les téléspectateurs à copuler devant leur écran...

Un moyen-métrage spécial d'une heure, diffusé pour la St. Valentin 2017 sur Netflix, et conçu par toute la bande de The Lonely Island et ses compères, que l'on retrouve tout au long du show, que ce soit dans leurs propres rôles, ou dans celui de personnages improbables : en vrac, on a Adam Scott, Sarah Shahi, Brooke Shields, Janeane Garofalo, Bob Saget, Sarah Silverman, Randall Park, Andy Samberg, Fred Armisen, Maya Rudolph, Chris Parnell, Eric André, Will Forte ou encore Michael Sheen dans le rôle d'un chorégraphe très énervé. :p

Ce spécial est donc une succession de mini-sketches, numéros et chansons décalés, à l'intérêt et à l'humour forcément très variables, mais qui dans l'ensemble fonctionnent assez bien, notamment parce que Bolton, malgré sa raideur et son manque de naturel, est prêt à tout pour faire rire. D'ailleurs, cette raideur participe un peu au décalage absurde de toute cette heure, et ne fait que le renforcer, donc c'est bien la preuve que Bolton était fait pour ça.

Et puis rien que toute la séquence finale, à base d'assassinat, de Nessun Dorma, de Boltron 90s, et de Super Noël, ça vaut le détour.

This is the tale of Captain Jack Sparrow/6

L'Étincelle de l'Amour (When Sparks Fly) :

Journaliste, Amy Peterson (Meghan Markle) a abandonné sa vie provinciale et son fiancé Hank (Christopher Jacot) pour se lancer dans sa carrière rêvée, à Chicago. Sept ans plus tard, cependant, son rédacteur en chef lui demande de retourner dans sa ville natale à l'occasion du 4 Juillet, afin d'écrire un article sur l'entreprise de feux d'artifice de ses parents. Là, elle retrouve sa meilleure amie Sammie (Kristina Pesic), qui lui annonce qu'elle est sur le point d'épouser Hank, et qu'elle place Amy en charge de l'organisation de la réception : de quoi raviver les sentiments d'Amy pour ce dernier, et amener la jeune femme à faire le point sur toute son existence.

Une rom-com Hallmark diffusée à l'occasion de la Fête Nationale américaine 2014, et qui a l'insigne honneur d'avoir pour héroïne Meghan Markle (désormais plus connue pour le Prince qu'elle va épouser que pour sa carrière), une métisse afro-américaine (chose généralement impensable dans les productions de la chaîne, lavant habituellement plus blanc que blanc). Sauf que... son personnage est ici caucasien, fille de deux parents globalement caucasiens : l'honneur Hallmark est sauf ! :S

(pas de panique, la moitié des personnages secondaires & figurants est d'origine ethnique, comme souvent, afin d'assurer le quota...)

D'un autre côté, pour être parfaitement honnête, l'ethnicité de l'héroïne est vraiment le moindre des problèmes de ce métrage.

Au rayon des problèmes, commençons par l'écriture, fruit du travail d'une scénariste qui n'a écrit que cinq ou six scripts en 25 ans, et plus rien depuis ce téléfilm.

Une écriture assez bancale et caricaturale, qui fait de l'héroïne (pourtant citadine depuis 7 ans et fiancée à quelqu'un d'assez riche) une fille "rurale", aux manières toujours rustres, commandant des hamburgers dans des restaurants trois étoiles ; qui transforme sa meilleure amie en psychopathe hystérique über-patriote et jalouse durant la préparation de son mariage ; qui insère des rebondissements et des événements totalement forcés et improbables dans le cadre du mariage ; qui change la personnalité des protagonistes en fonction des besoins du script ; et qui traite les relations sentimentales de ses protagonistes comme des relations interchangeables et sans profondeur, puisque à l'instant où Amy revient en ville, son ex commence à flirter avec elle, sans la moindre honte, pendant que Phil (Lochlyn Munro), le compagnon de l'héroïne, commence immédiatement à flirter avec la future mariée dès son arrivée en ville.

Bref, les personnages ont tendance à agacer, ont des comportements très discutables, mais forcément, tout s'arrange, parce que Hallmark, et tout et tout.

Reste qu'Amy finit par plaquer sa carrière, son mec, et sa vie citadine pour s'installer chez ses parents (sans autre emploi que webmaster de l'entreprise familiale), et pour se marier avec son ex (un ex qui, pendant tout le métrage, était plus intéressé par Amy que par la préparation de son mariage). N'oubliez pas, les filles, pour trouver le bonheur, laissez tomber vos rêves et rentrez à la maison !

Et si encore l'ex en question était un homme charismatique et charmant... mais non, Jacot n'a pas grand chose d'un protagoniste de comédie romantique, il est terne et générique, et n'a pas grande alchimie avec Meghan Markle. Résultat : on peine à se ranger aux côtés du couple vedette, et on finit par se désintéresser de ce métrage prévisible, aux personnages et à l'écriture très frustrants.

1.75/6

Mon Amoureux Secret (My Secret Valentine - 2018) :

Lorsque son père lui annonce qu'il a prévu de prendre sa retraite et de vendre le vignoble familial, Chloe (Lacey Chabert), restauratrice, n'en revient pas. Elle décide alors de rentrer à la maison, et de superviser la visite de Seth (Andrew Walker), le représentant commercial d'une grande entreprise de vente de vin. Mais en parallèle, Chloe s'éprend d'un homme énigmatique et bricoleur louant le chalet de la propriété, et avec lequel elle échange des mots doux par le biais d'un tableau noir...

Le premier téléfilm du Countdown to Valentine's Day 2018 de Hallmark, ce métrage assez classique réunit l'indéboulonnable Lacey Chabert (qui, à ce point de sa carrière, ne tourne plus que pour la chaîne, à raison d'un ou deux téléfilms par saison) et Andrew Walker (lui aussi une valeur sûre), une combinaison inédite pour la chaîne.

Malheureusement, cette combinaison au potentiel certain se retrouve plongée dans une histoire de vignoble très basique, mâtinée de quiproquos, et d'une histoire d'identité secrète rapidement éventée et déjà vue (on est dans un semi-remake de Rendez-vous et de ses divers remakes). En fait, j'ai vraiment eu l'impression d'un bon gros recyclage, de bout en bout, de la meilleure copine rouquine, en passant par la retraite du père, par l'environnement, par le festival municipal, et par la traditionnelle dispute de fin de métrage (ici gentiment bâclée dans les 5 dernières minutes).

Un recyclage tout à fait regardable, cela dit, notamment parce que les deux acteurs principaux ont une bonne alchimie (et Chabert semble un peu plus impliquée que dans d'autres téléfilms où elle semblait fatiguée et en pilotage automatique), mais un recyclage néanmoins - celui d'une comédie romantique probablement prévue pour être initialement tournée et diffusée en été (ou au début de l'automne), mais déplacée en hiver, avec des acteurs qui semblent transis de froid durant leurs scènes en extérieur, sous un ciel couvert et grisâtre des plus menaçants.

Le (très vague) rapport avec la Saint Valentin ? Les quelques kiosques malingres du festival de fin de métrage, je suppose.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #648 : SEMAINE ST-VALENTIN - Are You Ready For Love ? (2007), Un Café et un Nuage d'Amour (2017) & Amour, Rupture et Littérature (2016)

Publié le 13 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Romance, UK, Review, Télévision, PiXL

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. Et cette semaine, on se concentre sur la romance, à l'occasion de la Saint Valentin...

Are You Ready For Love ? :

Randy Bush (Michael Brandon) et Candy Connor (Leigh Zimmerman), un couple d'auteurs américains à l'origine d'un best-seller de conseils romantiques, arrivent à Londres pour promouvoir leur ouvrage, et organiser un coup publicitaire : ils vont aider trois Londoniens à trouver l'amour en trois jours, devant les caméras d'une émission documentaire spéciale. Il y a ainsi Luke (Ed Byrne), une ex-pop-star quasi-quadragénaire, graveleuse et grande gueule ; Barry (Andy Nyman), un dentiste juif, trentenaire à la mère envahissante, et qui a des attentes improbables en matière de romance ; et Melanie (Lucy Punch), une jeune photographe trentenaire, romantique et rêveuse...

La jaquette de ce dvd est assez claire sur tout ce qu'on peut attendre de ce film, puisqu'elle copie sans vergogne l'affiche de Love Actually... mais en plus fauché et moins réussi. Et c'est une parfaite illustration de ce métrage : une comédie romantique anglaise indépendante qui tente de "faire comme les grandes", sans en avoir le budget, le talent, ou le savoir-faire.

Ce qui est d'autant plus surprenant que le film a été primé en festival pour sa réalisation, sa photographie, son écriture et son interprétation : or sur ces quatre points, seule l'interprétation s'en tire honorablement, avec une distribution qui fait de son mieux (notamment Punch et Nyman) avec des personnages sommaires et caricaturaux, surjoués par la faute d'une direction d'acteurs inexistante.

Tout le reste, cependant, est très amateur. La réalisation est quelconque, peu inspirée, et fait très "vidéo" ; la photographie est assez passe-partout (et là-aussi, fait "vidéo") ; le montage est maladroit ; l'écriture est générique, prévisible, manque de punch, et est donc très caricaturale, avec un humour en-dessous de la ceinture, et de gros clichés bien honteux. Qui plus est, le film ne maintient jamais le postulat de départ du "documentaire", alternant sans raison entre point de vue omniscient, et point de vue "caméra documentaire", sans aucune logique.

Sans oublier l'illustration musicale, que l'on dirait tout droit sortie de la playlist d'une discothèque de campagne des années 90, avec des morceaux insipides d'eurodance et d'europop, pour lesquels on se dit que la production a dû payer un prix de gros durant les soldes...

Et pourtant, malgré tous ces défauts, je ne peux pas vraiment me montrer trop méchant avec tout ça, principalement parce que Lucy Punch y est excellente, et que ça a bon fond. M'enfin c'est tout de même assez peu...

2.25/6

Un Café et un Nuage d'Amour (Brimming with Love) :

Désabusée et ne croyant plus à l'amour, Allie (Kelsey Asbille Chow), une journaliste, rencontre Sam Jenson (Jonathan Keltz) pour les besoins d'une chronique. Ce dernier tient en effet un café-agence matrimoniale, où la fidélité des clients est récompensée par des rencontres toujours plus nombreuses. Sceptique, Allie finit par s'intéresser à l'établissement...

Une comédie romantique Pixl qui, à l'instar de bon nombre de rom-coms actuelles de la chaîne, prend le contre-pied total du casting des productions Hallmark, en mettant en scène une romance mixte, et des personnages secondaires nombreux qui sont plus que de simples faire-valoir, ayant leurs propres sous-intrigues/romances.

Malheureusement, à nouveau comme bon nombre de roms-coms de la chaîne, on a droit à des personnages masculins assez quelconques, à un rythme fainéant, à un budget clairement limité, à un script cousu de fil blanc et surtout à une illustration musicale déplorable, façon "une scène = un instrumental ou une chanson générique, insipide et hors-sujet".

(soit autant de problèmes que l'on retrouve aussi dans le Mr. Write ci-dessous)

C'est dommage, car Kelsey Chow est vraiment très attachante, et méritait nettement mieux.

2.5 -1 point pour l'illustration musicale = 1.5/6

Amour, Rupture et Littérature (Mr. Write) :

Bien décidée à conserver Michael Rothchild (Corey Sevier), un auteur à succès de livres romantiques, au sein de sa maison d'édition, Dori (Charlotte Sullivan), éditrice débutante, met sa carrière en jeu, en promettant à son patron d'obtenir de l'auteur un nouveau livre dès que possible. Mais lorsqu'elle rencontre Rothchild, celui-ci s'avère un séducteur impénitent aux moeurs dépravées, bien loin de l'image idéalisée qu'elle s'était faite de lui. D'autant qu'il n'a pas écrit une page depuis des mois et des mois...

Alors le premier problème de cette comédie romantique PixL, c'est qu'elle n'avait clairement pas de budget éclairage : tout est constamment sous-éclairé, voire même illisible, ce qui n'aide pas du tout à s'intéresser à ce qui se passe à l'écran.

Ensuite, autre souci : ce Mr. Write ressemble vraiment à deux scripts génériques et sous-développés de rom-com Hallmark, mélangés ensemble façon patchwork par un scénariste en panne d'inspiration. D'un côté, l'histoire basique de l'éditrice et de l'auteur, prévisible de bout en bout ; de l'autre, la romance compliquée de la meilleure amie de l'héroïne (à l'ethnicité forcément exotique) et de son compagnon (forcément afro-américain, là aussi), qui lui demande trois derniers rendez-vous pour la séduire de nouveau, et éviter la rupture.

Aucune des deux intrigues n'est très intéressante, rythmée, ou bien menée, aucune des deux intrigues n'est bien développée ou aboutie, et leur assemblage est chaotique au possible, ce qui donne au métrage une impression de bâclé et de décousu, pas aidée par une illustration musicale totalement à côté de la plaque, et par une héroïne (Sullivan, vue en blonde platine dans Rookie Blue) assez peu attachante et naturelle.

Même compte tenu des limites du genre (et de mon indulgence habituelle pour celui-ci), je n'ai vraiment pas accroché à ce métrage, que j'ai trouvé particulièrement raté.

1.5/6 dont 0.5 pour l'adorable femelle bulldog, qui a presque plus de personnalité que certains des personnages principaux.

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Un film, un jour (ou presque) #647 : SEMAINE ST-VALENTIN - L'Agence Cupidon (2012), Amoureux Malgré Eux (2017) & Girl's Best Friend (2008)

Publié le 12 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Hallmark, Canada, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. Et cette semaine, on se concentre sur la romance, à l'occasion de la Saint Valentin...

L'Agence Cupidon (Cupid, Inc) :

Alors que son talk show quotidien est en perte de vitesse, Eve Lovett (Joely Fisher) une animatrice tv ne laissant aucune place à l'amour, croise le chemin de Vernon Gart (Jamie Kennedy), un étrange employé de l'Agence Cupidon, qui lui fait part d'une sombre réalité : si Eve ne parvient pas à jouer les entremetteuses pour un couple d'ici la St. Valentin, alors elle ne connaîtra jamais le bonheur sentimental. Hésitante, Eve décide néanmoins de jouer le jeu...

Une comédie romantique Hallmark de la Saint Valentin 2012, qui bénéficie d'une tête d'affiche très sympathique et dynamique (ce qui n'est pas vraiment surprenant, compte tenu de la carrière de Joely Fisher) et d'une distribution agréable (seul Jaime Kennedy semble un peu hors sujet, avec son Cupidon transparent, et limite efféminé), mais souffre d'un script balisé, et d'une musique envahissante et omniprésente.

Rien de désastreux, mais rien de mémorable non plus.

3/6

Amoureux Malgré Eux (Moonlight in Vermont) :

Soudainement quittée par son petit-ami Nate (Jesse Moss), Fiona (Lacey Chabert), spécialiste new-yorkaise en immobilier, décide de se ressourcer dans l'auberge de sa famille, au coeur d'un Vermont enneigé et paisible. Mais à peine arrivée, elle découvre que Nate séjourne là avec sa nouvelle compagne, Haley (Elise Gatien) ; bien décidée à le rendre jaloux, Fiona choisit alors Derek (Carlo Marks), le nouveau chef de l'auberge, pour jouer un temps le rôle de son petit-ami de substitution. Rapidement, cependant, Fiona et Derek finissent par se prendre au jeu, malgré leurs nombreuses différences...

Une comédie romantique made in Hallmark, supposément printanière, mais clairement tournée en hiver tant les paysages très agréables et esthétiques du "Vermont" sont couverts de neige, et les acteurs sont frigorifiés lors des scènes en extérieur ; d'ailleurs, après quelques recherches, il apparaît que ce film était supposé être le second film de Noël 2016 de Lacey Chabert, après A Wish For Christmas, et qu'il était censé se tourner à l'automne, mais qu'il a été repoussé à début 2017 pour laisser le temps à l'actrice de se remettre de sa grossesse et de son accouchement en septembre.

Non pas que cela change grand chose à son déroulement ultra-basique et assez quelconque : on sent que c'est un métrage en pilotage automatique, uniquement là pour permettre à Lacey Chabert de remonter en selle après sa grossesse, avec un film accumulant tous les clichés du genre, dans lequel elle semble plus motivée que précédemment (son personnage est sarcastique et râleur, ça aide), mais n'a pas grande alchimie avec les personnages masculins, globalement assez ternes et insipides (même le père de Fiona s'avère cabotiner plus que de mesure, ce qui a tendance à saboter un peu les scènes d'émotion des deux personnages).

Forcément, ce manque flagrant d'alchimie pose problème dans un téléfilm de ce genre, et Moonlight in Vermont ronronne extrêmement vite, incitant malgré lui le spectateur à aller faire autre chose pendant que l'histoire se termine à l'écran. M'enfin ça fait toujours plaisir de revoir Elise Gatien et Timothy Webber (aka Jerome de Men in Trees) dans de tous petits rôles (un peu ingrats).

2 + 0.5 pour Chabert et les paysages = 2.5/6 (peut-être qu'avec l'ambiance d'un film de Noël, ça aurait atteint la moyenne)

Girl's Best Friend :

Critique musicale new-yorkaise aigrie, cynique et sarcastique, Mary (Janeane Garofalo) est au point mort tant dans sa carrière que dans sa relation avec son compagnon, Jake (Kris Holden-Ried), avec lequel elle refuse de s'engager. Contrainte de se rendre brièvement dans sa famille, voilà alors que Mary doit retraverser tout le pays jusqu'à New-York en compagnie de son pire cauchemar : un petit chien nommé Binky. Mais à sa grande surprise, ce road trip canin va s'avérer une prise de conscience inattendue pour Mary...

Une comédie indépendante, co-production canadienne, qui prend presque le contre-pied total de Entre Chiens et Chats, la rom-com de 1996 dans laquelle Garofalo jouait déjà.

Ici, pas de rom-com à proprement parler, mais plutôt la crise de la trentaine/quarantaine d'une grincheuse finie, qui a toujours une réplique mordante à la bouche, et maintient constamment autrui à distance sans vraiment réussir à tisser des liens sincères avec ses proches.

Pas forcément désagréable, comme road-trip, ça évite la majorité des clichés de la rom-com et du film avec animaux, et l'on sent clairement que ce personnage, c'est Garofalo elle-même, tant les dialogues fleurent bon l'improvisation de la part de l'actrice.

Après, il faut bien avouer qu'un tel degré de sarcasme et de cynisme peut clairement finir par lasser, d'autant que le film a tendance à s'éparpiller, manquant justement du point focal qu'un genre bien défini peut apporter à un film. Cela dit, ce n'était pas désagréable.

3/6

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Les bilans de Lurdo : Rick et Morty, saison 1 (2013-2014)

Publié le 11 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Animation, Fantastique, Science-Fiction, Comédie

Les aventures rocambolesques et improbables de Morty, un jeune adolescent, en compagnie de son grand-père Rick, un savant fou misanthrope, inventeur de génie alcoolique et râleur, qui n'a de cesse d'exploiter ses proches pour parvenir à ses fins...

Rick and Morty, saison 1 :

Gros plébiscite critique et publique, sur le web, pour cette série animée créée par Justin Roiland (qui double par ailleurs les deux personnages principaux) et Dan "Community" Harmon, dont on reconnaît bien là le ton cynique et désabusé, entre autres.

Plébiscite, car tout le monde crie au génie depuis le premier épisode de cette relecture décalée, méchante et corrosive des aventures de Doc et Marty McFly (Retour vers le Futur), passé au filtre de Doctor Who : si l'on en croit les fans très (trop ?) présents, mobilisés et insistants sur le web, R&M est une série d'animation incontournable, intelligente, particulièrement profonde, et réservée à un public exigeant... soit. Les mêmes adjectifs étaient autrefois appliqués à Community, avec le résultat commercial que l'on sait.

Cela dit, il faut bien reconnaître que la série ne manque pas d'ambition, et ce dès son pilote : épopées spatiotemporelles, dimensions parallèles apocalyptiques, multiples fins du monde, extra-terrestres tous plus déjantés les uns que les autres, doubles maléfiques, potions d'amour, rébellion canine, etc - c'est fou ce que la série parvient à caser en 11x22 minutes.

Et tout cela sans même aborder les sous-intrigues relatives à la famille de Rick et Morty : une famille dysfonctionnelle dont le mal-être (inévitable avec un Harmon à la production) se révèle  et se cristallise progressivement, sous l'influence du cynisme et de la présence de Rick : une influence qui, petit à petit, détruit l'unité familiale de l'intérieur, tout en en révélant paradoxalement les quelques liens existants.

Cet équilibre fragile entre aventures déjantées et moments plus sincères et touchants n'est pas sans rappeler le reste du travail de Dan Harmon (même s'il est évident qu'ici, il n'est pas seul à l'écriture), et fonctionne plutôt bien, dans l'ensemble.

Parfois, cependant, la série vire un peu trop dans le délire aléatoire et quelconque : l'épisode 08, par exemple (dans lequel la famille passe le plus clair de son temps à regarder les programmes télévisés de dimensions parallèles, ce qui finit par révéler au passage certaines de leurs failles psychologiques) ne fonctionne un minimum que parce qu'il n'oublie pas de revenir sur ses personnages et leurs problèmes ; le plus gros de ces 22 minutes (les programmes absurdes des autres réalités) n'a pas du tout fonctionné sur moi, tant cela ressemblait trop à un melting-pot d'idées balancées à l'aveugle pendant une session de brainstorming enfumé.

Autre problème que j'ai avec cette série (et avec beaucoup de séries d'animation modernes, d'ailleurs) : je la trouve assez laide, visuellement.

Ce n'est pas rédhibitoire, c'est totalement subjectif (même si je doute qu'on vienne un jour défendre la beauté esthétique de la série) et les intrigues compensent facilement cette esthétique repoussante, mais c'est néanmoins regrettable, et c'est le genre de problèmes qui a toujours tendance à m'empêcher d'adhérer complètement à certaines séries ou films animés.

Cela dit, dans l'ensemble, la première saison de Rick & Morty est suffisamment convaincante pour que je continue : sans être forcément le chef d’œuvre d'originalité et de profondeur tant vanté par le web (qui de toute façon s'enflamme régulièrement pour un rien), c'est une série d'animation solide, qui parvient à conjuguer humour, aventure et petites touches d’émotion dans un tout ultra-référentiel, et qui va jusqu'au bout de ses idées (pour le meilleur et pour le pire).

Reste à voir si, sur la durée, l'alcoolisme, les insultes, le je-m’en-foutisme, le cynisme et le nihilisme constant de Rick ne vont pas s'avérer un problème*, dans une série qui (sous l'influence de Dan Harmon) risquerait ainsi de virer vers toujours plus de noirceur et de misanthropie, au détriment du fun.

 

*j'ai envie de dire que les diverses personnalités des membres de la famille peuvent déjà s'avérer assez frustrantes, par moments, et qu'il suffirait de peu pour que le tout bascule dans la caricature soulante.

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Un film, un jour (ou presque) - INTÉGRALE MARVEL CINEMATIC UNIVERSE - Phase 2.3 : Avengers 2 - L'Ère d'Ultron (2015) & Ant-Man (2015)

Publié le 10 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique, Science-Fiction, Marvel, MCU, Comédie

Avengers : Infinity War, la conclusion de 10 années de films Marvel, arrive à grand pas, et le moment est donc idéal pour revoir tous les films du MCU, dans leur ordre de diffusion initial...

Après des débuts un peu faiblards, la Phase 2 a atteint sa vitesse de croisière avec les très bons Captain America - Le Soldat de l'Hiver et les Gardiens de la Galaxie. il est temps désormais pour cette Phase de se conclure...

Avengers 2 : Age of Ultron (2015) :

Lorsque Tony Stark (Robert Downey Jr.) et Bruce Banner (Mark Ruffalo) lancent prématurément un programme de défense planétaire globale à l'intelligence artificielle nommé Ultron (James Spader), celui-ci prend vie et devient une menace indépendante décidée à éradiquer la race humaine. Aux Avengers de se réunir et d'empêcher le pire de se produire, avec l'aide inattendue de deux humains aux pouvoirs improbables, Pietro (Aaron Taylor-Johnson) et Wanda Maximoff (Elizabeth Olsen)...

J'ai déjà fait une critique détaillée de ce film, en long, en large et en travers (voir le lien juste en dessous de la note), expliquant pourquoi je n'étais pas le plus grand fan au monde de cet Avengers 2 signé Whedon.

Cette fois-ci, je vais donc résumer mes avis précédents, et faire bref : les qualités et les défauts de ce film sont peu ou prou les mêmes que ceux & celles du premier Avengers, exacerbés par la présence d'un méchant très faible et raté visuellement, ainsi que par la nécessité de lancer des pistes et de préparer le terrain pour toute la suite du MCU, de Thor à Infinity War en passant par Black Panther et Captain America 3.

Le tout s'avère finalement rythmé mais brouillon, spectaculaire mais plein de trous, intéressant mais décousu, et s'il n'y avait pas l'alchimie et la bonne humeur existant entre les membres de cette équipe pour donner de la substance et de l'homogénéité à tout ça, le métrage se rapprocherait dangereusement de ce qu'est devenue la Justice League, plus récemment (mais avec les mêmes Whedon et Elfman aux commandes).

Nul doute que les frères Russo parviendront à faire d'Avengers 3 et 4 quelque chose de plus structuré, et de plus convaincant.

Un petit 3/6

(critique originale plus complète publiée sur ce blog en 2015, et mise à jour en 2017, à lire ici)

Ant-Man (2015) :

Dépossédé de sa propre compagnie par son ancien bras droit et protégé, Darren Cross (Corey Stoll), le Dr Hank Pym (Michael Douglas) recrute le cambrioleur Scott Lang (Paul Rudd) pour s'introduire dans les laboratoires Cross, saboter leurs archives, et empêcher qu'une technologie de pointe inspirée des travaux de Pym ne soit vendue à Hydra. Pour cela, Scott va devoir s'entendre avec Hope (Evangeline Lilly), la fille de Hank, apprendre à contrôler les fourmis, et à maîtriser les extraordinaires pouvoirs miniaturiseurs du costume d'Ant-man...

Une comédie fantastique sympathique, façon film de casse, avec une distribution plutôt bonne et attachante (mention spéciale à la petite qui joue la fille de Lang), des effets spéciaux convaincants, et un sens de l'humour qui fonctionne.

Quel dommage alors que la genèse compliquée du métrage (voir ma critique plus complète) se sente autant dans son exposition, et dans sa mise en place : le rattachement au reste du MCU, la présentation des personnages, le premier tiers du film, tout ça manque de finesse et d'énergie, pour enfin décoller une fois que les effets spéciaux (et les fourmis) entrent en jeu.

Le métrage s'avère néanmoins efficace dans les bases qu'il pose pour ses personnages, et s'il manque de la folie qu'Edgar Wright aurait pu lui insuffler, cet Ant-Man reste néanmoins tout à fait honorable.

3.75/6

(critique originale plus complète publiée sur ce blog en 2015, et mise à jour en 2017, à lire ici)

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x14

Publié le 10 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Star Trek, Science-Fiction, Action, Aventure, CBS, Drame

On voit enfin le bout de la saison 1 de Star Trek Discovery, après un épisode se terminant par le retour du vaisseau dans son univers d'origine, et qui se concluait par ce moment inoubliable, symptomatique de l'écriture incompétente de la série :

"- Mr Saru, nous sommes de retour dans notre univers, mais neuf mois dans le futur.
- Contactez Starfleet au plus vite, pour les informer de notre retour, et pour mettre à jour nos cartes tactiques afin de connaître les progrès de la guerre contre les Klingons.
- ... Monsieur, impossible de joindre Starfleet, nous ne recevons aucune réponse, pas même automatique !"
 
(pendant ce temps, en arrière-plan, les cartes tactiques se mettent à jour, n'ayant visiblement aucun problème à contacter Starfleet et à se connecter aux banques de données de la flotte pourtant ravagée et/ou conquise par les Klingons)

​Star Trek Discovery 1x14 :

De retour dans leur univers d'origine, les membres d'équipage du Discovery font le point, et reçoivent la visite de Sarek et de l'Amirale Cornwell...

45 minutes d'exposition particulièrement bavarde, avec son quota de moments qui ne fonctionnent pas (le bilan de Ash et de Burnham sur leur relation), et d'autres gentiment WTF :

- Sarek qui arrive à bord et fait aussitôt un mind-meld à autrui sans lui demander son avis (d'ailleurs, toute la caractérisation de Sarek est complètement à l'ouest, comme lorsqu'il se met à parler d'amour et de sentiments à Burnham) ;

- Ash qui est laissé quasiment libre dans le vaisseau sans que personne ne sache comment il a été guéri, ou s'il a bien été guéri, mais qui en parallèle se fait opposer une fin de non-recevoir par quasiment tout le monde à bord (paradoxe, quand tu nous tiens) ;

- la terraformation d'une planète en quelques minutes, pour y refaire le plein de spores ;

- et bien entendu, le plan final du Discovery : télésporer directement le Discovery dans la planète Qo'onos, apparemment creuse (!?), scanner toutes les installations grâce aux spores magiques (!?), faire un carnage (!?), et gagner la guerre pour le compte d'une Fédération qui, même avec l'algorithme de détection des vaisseaux camouflés, mais avec seulement 1/3 de vaisseaux en moins, ne semble pas capable de vaincre ses adversaires (!?).

Ah, et j'oubliais : pour réussir tout cela, apparemment, il faut faire croire à l'équipage du Discovery que Giorgiou est toujours vivante (!?), et laisser le champ libre à Mirror Giorgiou, placée aux commandes du vaisseau (!?).

Je me doute bien que l'objectif des scénaristes et showrunners, c'est d'avoir une fin de saison qui reflète son ouverture, avec une Burnham qui se mutine contre une Giorgiou, et met ainsi un terme à la guerre qu'elle a déclenchée, mais bon... c'est écrit avec tellement peu de finesse et de fluidité qu'on sent qu'ils avaient l'idée de base, la conclusion de l'arc, mais rien d'autre entre deux, et qu'ils ont brodé au fur et à mesure.

Vraiment toujours aussi décevant, et je redoute le pire pour le grand final de la semaine prochaine.

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Un film, un jour (ou presque) #646 : Red Trousers - Anthologie du cinéma de Hong Kong (2003)

Publié le 9 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Chine, USA, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Red Trousers - Anthologie du cinéma de Hong Kong (Red Trousers : The Life of the Hong Kong Stuntmen) :

Un documentaire réalisé et narré par Robin Shou, et qui utilise le prétexte d'un court-métrage dont il est le héros pour revenir sur la base même de l'industrie cinématographique de Hong-Kong : les cascadeurs.

Des cascadeurs interviewés en long, en large et en travers par Shou, dans tout ce qu'ils ont de fascinant, mais aussi de vraiment embrigadés : bon nombre de cascadeurs ne rêvent que d'une chose, marcher dans les pas de Jackie Chan, Sammo Hung et compagnie, et parvenir à les égaler. Quitte à, pour cela, accepter une formation et un fonctionnement dans la lignée de l'Opéra de Pékin, où les brimades et les humiliations étaient monnaie courante, et où il n'y avait pas de place pour l'individualité, pour la douleur, et pour les plaintes.

Résultat : bon nombre de cascadeurs (mais aussi de jeunes étudiants des Écoles d'art, etc) ne fonctionnent qu'en se donnant corps et âme à leur métier, quitte à se briser physiquement et mentalement, et à se pousser au delà de leur limites.

Un état d'esprit et une vocation très particuliers, clairement inscrits dans les gènes des jeunes Chinois, et qui s'avère assez intéressants à découvrir, notamment dans ce jusqu'au-boutisme assez radical.

Cela dit, le documentaire n'est pas parfait pour autant, puisque le court-métrage de Shou est assez inintéressant (avance rapide !), et que, de manière générale, sa voix off, lorsqu'elle intervient (heureusement assez rarement) sonne franchement assez faux.

4/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Un film, un jour (ou presque) #645 : Mascots (2016)

Publié le 8 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Comédie, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Mascots :

Alors qu'approche le grand concours international annuel des Mascottes, qui se tient à Anaheim, en Californie, un groupe de mascottes sportives en provenance des quatre coins de la planète se prépare à l'événement, espérant chacune décrocher l'ultime récompense de leur discipline...

Un nouveau mockumentaire de Christopher Guest (Spinal Tap, A Mighty Wind, Waiting for Guffman, Bêtes de Scène, For Your Consideration), qui suit naturellement une troupe de personnages totalement décalés et improbables (allant de Chris O'Dowd à Jane Lynch, en passant par Parker Posey, Fred Willard, Susan Yeagley, Bob Balaban, Jennifer Coolidge, John Michael Higgins, Oscar Nunez, Zach Woods, Don Lake, Christopher Moynihan, Sarah Brown, Tom Bennett etc, etc, etc) durant la préparation de la compétition, puis, dans sa dernière demi-heure, durant la compétition en elle-même.

Malheureusement, l'intérêt du métrage s'arrête à son postulat, puisque pour une fois, Guest peine à vraiment intéresser le spectateur à cette galerie de névrosés incapables (trop de personnages et d'acteurs sont sous-exploités dans ce métrage), et à leurs numéros finalement assez médiocres.

On finit par trouver le temps long entre deux scènes ou moments amusants, et le tout paraît un peu creux et plat sur la longueur, ce qui est bien dommage pour du Christopher Guest.

Un minuscule 3/6

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