Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #netflix catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1562 : Don't Look Up - Déni Cosmique (2021)

Publié le 24 Janvier 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science Fiction, Science-Fiction, USA, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Don't Look Up - Déni Cosmique (2021) :

Lorsqu'ils découvrent une comète sur le point de percuter la Terre et d'annihiler toute forme de vie, Kate Dibiasky (Jennifer Lawrence) et le Dr. Randall Mindy (Leonardo DiCaprio) tentent de prévenir les autorités avant qu'il ne soit trop tard. Mais entre manipulations politiques, médias indifférents, refus de l'évidence scientifique, lobbies omniprésents, enjeux économiques et grand public à la capacité d'attention inexistante, le duo a bien du mal à parvenir à ses fins...

Une satire politico-sociétale qui sert de grosse métaphore cynique sur l'état de la société américaine, sur le climato-scepticisme, sur les fake news entourant la crise du coronavirus, etc, réalisée par Adam McKay pour Netflix. Un McKay qui, depuis ses farces avec Ferrell et sa brouille avec ce dernier, s'est découvert une conscience politique, exprimée au travers de The Big Short et de Vice, des films de dénonce partageant un même sens de la satire un peu pataude et évidente, à destination d'un public américain libéral qui aime bien qu'on lui souligne les failles de sa société, comme pour se rassurer sur l'état de sa conscience politique.

Ici, c'est pareil, et ce Don't Look Up s'avère un cri de ras-le-bol d'une certaine tranche de la société US vis à vis des divisions politiques du pays, de la bêtise humaine, des médias, etc. Le problème étant, à vrai dire, qu'un tel cri de ras-le-bol procure probablement un soulagement certain à celui qui l'émet (c'est certainement pour cela qu'une grosse partie des réseaux sociaux et des médias s'est enthousiasmée sur ce film en le portant aux nues), mais n'apporte absolument rien au débat.

Forcément, quand il suffit d'allumer une chaîne d'informations pendant trois minutes pour assister à des débats creux et polarisés sur la science, la société et le monde, avec des scientifiques impuissants qui s'échinent face à une société indifférente et constamment distraite, difficile de se passionner pour la même chose, pendant 2h20, avec des traits encore plus appuyés.

Alors certes, on me dira que c'est la preuve de la pertinence du film, blablabla... sauf que le tout est tellement attendu et prévisible (beaucoup de cringe humor qui finit par provoquer l'ennui plus que le malaise) que j'ai décroché en cours de route, à mesure que la situation se cristallisait et tirait à la ligne. D'autant que les effets de réalisation et de montage (beaucoup de très gros plans serrés, de scènes interrompues, de montage d'images sur "la vie" dans son ensemble) ne m'ont pas convaincu plus que ça.

Jamais très drôle, jamais très poignant, jamais très subtil, souvent (et délibérément) donneur de leçons, ça se regarde, mais c'est frustrant. Un peu comme Vice, d'ailleurs, dont on retrouve pas mal des même défauts et qualités.

Un petit 3/6, pour la distribution de qualité, mais dans l'absolu, j'aurais plutôt envie de mettre 2.5/6.

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1559 : Kate (2021)

Publié le 19 Janvier 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Netflix, Review, Thriller, USA, Japon

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Kate (2021) :

Tueuse à gages exceptionnelle formée depuis sa plus tendre enfance par Varrick (Woody Harrelson), Kate (Mary Elizabeth Winstead) découvre soudain, au cours d'une mission à Tokyo contre un membre des yakuzas, qu'elle a été empoisonnée. Il ne lui reste ainsi que 24 heures pour se venger sur ceux qui ont commandité sa mort, et elle va trouver une compagne de route improbable en la personne d'Ani (Miku Patricia Martineau), la fille adolescente de l'une de ses cibles...

The Protégé, Jolt, Bloody Milkshake et tutti quanti : les films de tueuses à gage vengeresses (et assimilés) se suivent et se ressemblent tous, au point de n'avoir comme intérêt que leur interprète principale, plus ou moins convaincante selon les films, leur environnement, et leur éventuel style visuel.

Ici, MEW est clairement l'un des points forts du métrage, convaincante et impliquée dans son rôle... mais ça s'arrête là. Entre l'enchaînement de tous les clichés possibles et imaginables sur le Japon tel que vu de l'Occident, les personnages sous-développés, leurs relations clichées, les rebondissements télégraphiés, les éclairages au néon, et tout et tout, on s'ennuie rapidement, et le tout finit par paraître tellement générique et dérivatif qu'au final, on lève plus les yeux au ciel qu'autre chose.

Énorme bof pour ce métrage Netflix, du réalisateur (français) du tout aussi insipide Chasseur et la Reine des Glaces.

2.5/6 (pour l'implication de MEW et ses efforts, notamment dans les scènes d'action)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1554 : Les Bouchetrous (2021)

Publié le 12 Janvier 2022 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Review, Science Fiction, USA, Chine, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Bouchetrous (Extinct - 2021) :

Frère et sœur, Ed (Adam DeVine) et Op (Rachel Bloom), deux bouchetrous (une espèce inconnue vivant dans les Galapagos), sont très différents l'un de l'autre : elle est exubérante et incontrôlable, il est plus cynique et désabusé, tout en cherchant à s'intégrer parmi les siens. Jusqu'au jour où ils sont propulsés de leur 1835 natal au présent, dans le laboratoire d'un savant chinois, qui prélève des créatures oubliées dans le passé afin de les sauver. Là, ils apprennent que leur espèce a été annihilée peu de temps après leur départ, dans une éruption volcanique...

Co-production sino-canado-américaine diffusée à l'international sur Netflix, ce Bouchetrous s'avèrera probablement une bonne distraction pour les plus jeunes, avec son énergie et ses personnages mignons.

Les adultes, eux, auront probablement plus de mal à trouver un intérêt à ce film d'animation qui semble vouloir lorgner sur du Illumination ou du Pixar (ils ont recruté le frère de Michael Giacchino à la musique ; c'est co-réalisé par un ancien de Disney Animation et par un ancien des Simpsons, co-écrit par trois scénaristes de cette dernière série ; la distribution vocale est très compétente) sans jamais en avoir la maîtrise ou l’intérêt : c'est visuellement inabouti (manque de textures, direction artistique générique), musicalement peu mémorable (même le numéro musical est plat), l'histoire s'éparpille et enchaîne le slapstick pas très drôle, la logique interne est bourrée de problèmes, et le tout paraît très dérivatif, y compris dans le design des personnages secondaires.

Bref, ce n'est pas très passionnant, et j'avoue avoir décroché en cours de route. Mais les plus jeunes apprécieront sans doute plus que moi.

2.25/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1552 : Un After mortel (2021)

Publié le 10 Janvier 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Religion, Review, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Un After mortel (Afterlife of the Party - 2021) :

Fêtarde invétérée, Cassie (Victoria Justice) se brouille avec sa meilleure amie et colocataire Lisa (Midori Francis), plus posée, juste avant d'avoir un accident mortel qui l'envoie directement au purgatoire. Là, elle apprend que si elle veut espérer accéder au Paradis, elle va devoir retourner sur Terre pendant quelques jours, et aider ses parents divorcés (Gloria Garcia, Adam Garcia) et sa meilleure amie à trouver le bonheur...

Une comédie dramatique Netflix ultra-balisée, qui donne une forte impression de déjà vu, que ce soit au format ABC, ABC Family, CBS ou encore Hallmark : la jeune femme insouciante qui doit expier ses fautes passées au moment de rejoindre l'au-delà, c'est du vu, revu, etc, même ici, à la sauce millennial.

Après, ça fait toujours plaisir de revoir Victoria Justice, qui a toujours de l'énergie et de la bonne humeur à revendre, et le reste du cast est très compétent, mais difficile de se passionner pour un récit aussi convenu et générique, surtout avec un ton aussi fluctuant (ici du slapstick délibérément surjoué, là de la romcom, et puis un gros virage vers le mélodrame larmoyant sur la fin), et ce sur près d'1h50.

Je vais mettre la moyenne, mais pour peu qu'on ait déjà vu l'une des innombrables autres versions de la même histoire, ça ne vaut pas forcément cette note.

3/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Les bilans de Lurdo - Christmas Yulefest 2021 - Lutins, saison 1 (2021)

Publié le 2 Janvier 2022 par Lurdo dans Aventure, Christmas, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Lurdo, Netflix, Noël, Review, Thriller, Yulefest, Danemark

Noël est derrière nous, 2022 est là, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Lutins, saison 1 (Nisser, season 1 - 2021) :

Pour Noël, une famille citadine composée de Josefine (Sonja Steen), de son frère Kasper (Milo Campanale), et ses parents Mads (Peder Thomas Pedersen) et Charlotte (Lila Nobel) part pour une île danoise reculée. Rapidement, cependant, ils découvrent qu'une clôture électrique sépare les habitants de l'île d'un peuple de lutins carnivores dangereux... et que Josefine, en recueillant un bébé lutin blessé et en l'emmenant en secret, vient de déclencher la colère des habitants de la forêt.

J'ai envie de dire : encore une série Netflix, et encore une production sous-développée, avec ce programme de six épisodes qui ressemble fortement à un script de long-métrage (tout compris, ces six épisodes n'atteignent même pas les 2 heures) découpé de manière inutile pour produire une série de Noël.

Et si à la limite le produit fini était maîtrisé et intéressant ! Mais non, pas de chance, Lutins est un creature feature qui parvient à être totalement frustrant et agaçant, par la faute de son écriture et de son interprétation. À commencer par le problème principal : tous les personnages sont antipathiques, et sont délibérément rendus stupides par le scénario, pour que ce dernier puisse avancer.

On pourrait lister tous les points problématiques, depuis les problèmes de logique basiques (la clôture électrifiée miteuse et clairement insuffisante qui protège les habitants de l'île des lutins, le fait que l'île accueille des touristes alors que les habitants n'en veulent clairement pas et que les lutins sont sanguinaires) jusqu'à la caractérisation balourde (Karen présentée comme la grande méchante de l'histoire, alors que c'est la seule qui a un semblant de jugeote et de cerveau ; les parents de Josefine et Kasper qui n'ont pas la moindre autorité et se laissent marcher sur les pieds), en passant par un récit reposant entièrement sur une jeune protagoniste insupportable et immature (elle n'en fait qu'à sa tête du début à la fin, boude lorsqu'on lui dit non, enlève un bébé lutin, décide d'en faire son animal domestique même après l'avoir vu dévorer un chat, est responsable de la mort de nombreuses personnes sur l'île, tue un lutin adulte... et n'apprend absolument rien de ses erreurs, puisque - spoilers - tout se finit bien pour elle, que sa famille s'en sort indemne, qu'elle est même félicitée par sa mère... et qu'elle repart avec le bébé lutin !), à l'interprétation très inégale (par moments, on frise l'autisme)....

Mais au final, ce qui ressort de ce Nisser, c'est que le tout est assez creux et inabouti, à l'image de la pseudo-romance de Kasper avec une jeune habitante de l'île (guère plus convaincante que Josefine dans son jeu inexpressif). En fait, c'est tellement simpliste qu'on en vient même à se demander si Nisser n'était pas un projet de film familial bricolé après son écriture pour rentrer dans un cadre Netflix plus adulte et sériel...

Bref, difficile de s'inquiéter du sort de personnages antipathiques et sous-développés, qui ne paient jamais leurs erreurs ou leurs choix (les scénaristes voient clairement la famille comme une unité attachante qui doit se ressouder dans l'adversité ; le spectateur, lui, voit plutôt une bande de têtes à claques qui arrivent sur une île, ignorent tous les avertissements et toutes les règles locales, et repartent indemnes après avoir ravagé l'équilibre millénaire qui existait sur place et tué indirectement tout une communauté) et tout aussi difficile de se ranger du côté des lutins qui (à l'image de l'ensemble du programme) sont survolés et rarement mis en valeur à l'écran.

M'enfin bon, au moins le petit lutin est mignon et visuellement réussi (on ne peut pas en dire autant des lutins adultes, joués par des personnes en costumes).

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Christmas Yulefest 2021 - 42 - Un Garçon nommé Noël (2021)

Publié le 25 Décembre 2021 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Fantastique, USA, Noël, Jeunesse, Christmas, Yulefest, Aventure, Netflix

Noël est arrivé : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Un Garçon nommé Noël (A Boy Called Christmas - 2021) :

Lorsque le Roi du pays enneigé où vivent Nikolas (Henry Lawfull), 13 ans, et son père Joel (Michel Huisman), annonce qu'il est prêt à offrir une récompense conséquente à qui ramènera de l'espoir au peuple du royaume, Joel part en expédition dans le grand Nord, à la recherche du mythique Elfhelm, où vivent des êtres magiques, les lutins. Laissé à la garde de sa tante cruelle (Kristen Wiig), Nikolas est mis à la porte et, avec l'aide d'une petite souris douée de parole (Stephen Merchant) et d'un renne qu'il a soigné, Nikolas part à son tour pour le pays des lutins, pour tenter de retrouver la trace de son géniteur...

Une adaptation d'un livre pour enfants par Gil Kenan (La Cité de l'Ombre, Poltergeist 2015, Monster House), qui s'essaie ici à la magie de Noël, avec un budget conséquent, des effets spéciaux plutôt réussis, et un résultat... honorable.

J'aurais bien du mal à vraiment me montrer beaucoup plus positif que ça tant ce métrage familial m'a laissé ambivalent.

Pas tant pour son côté dérivatif (après tout, raconter les origines du Père Noël passe forcément par un bon paquet d'éléments récurrents et inévitables) que pour l'impression d'artificialité qui se dégage du tout : les décors sont jolis, mais font trop propres, trop studio, trop étudiés et pensés pour des plans calculés au millimètre près ; les costumes sont agréables, mais n'ont pas grand sens et sont plus ornementaux que pratiques ; le casting est efficace, mais le côté diversité de Netflix se voit comme le nez au milieu de la figure, avec des lutins United Colors of Benetton au beau milieu du Cercle polaire ; le récit n'est pas inintéressant, mais on devine de nombreux raccourcis inhérents à l'adaptation d'un livre, certaines ellipses (le sort des chasseurs) et certaines explications ne font pas grand sens, comme ces lutins qui fêtent Christmas/Noël et utilisent le terme tel quel ; les personnages sont sympathiques, mais leur caractérisation est souvent trop sommaire pour vraiment fonctionner (la fée vérité sociopathe passionnée par les explosifs, la marâtre caricaturale jouée par Kristen Wiig) ; la musique est féérique, mais lorgne beaucoup trop sur un mélange d'Elfman et de Williams pour avoir sa propre identité et laisser le moindre souvenir...

Bref, en soi, ce n'est pas mauvais, les animaux numériques sont attachants, et ça évite de trainer en longueur (contrairement à bon nombre de productions Netflix), mais je suis resté étrangement mitigé devant le résultat final (voire même agacé par le sort de ce pauvre Troll explosé alors qu'il venait à peine de se réveiller).

3.5/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Christmas Yulefest 2021 - 41 - La Famille Claus 2 (2021)

Publié le 25 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Noël, Netflix, Review, Yulefest, Belgique, Pays-Bas

Noël est arrivé : chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

La Famille Claus 2 (De Familie Claus 2 - 2021) :

Maintenant que Jules Claus (Mo Bakker) connaît le secret de sa famille, il se prépare avec impatience au Noël à venir, pour tout apprendre aux côtés de son grand-père Noël (Jan DeCleir). Mais un jour, il découvre une lettre un peu différente, que Noël rejette aussitôt : une fillette demandant au Père Noël de réunir ses parents séparés. Ne comprenant pas la réaction de son aïeul, Jules décide aussitôt de s'occuper de ce cas assez spécial, quitte à mettre en péril sa carrière de Santa...

Suite du film néerlandais/belge de 2020, qui ne m'avait pas particulièrement convaincu, trop brouillon et peu maîtrisé pour plaire vraiment à un public adulte, ce Famille Claus 2 m'a paru plus réussi et cadré que l'original, aidé par un scénario assez simple et par des personnages n'ayant plus à être présentés.

À l'identique, le slapstick des lutins est ici plus limité, et si le métrage botte un peu en touche autour de tout ce qui concerne la mère et ses relations (avec notamment un coming out bancal d'un personnage secondaire), dans l'ensemble, ça a plutôt bon fond.

Alors certes, la musique est plutôt dérivative, le film un peu trop long, les conflits un peu forcés, et le tout se conclut de manière un peu précipitée, mais dans l'ensemble, ça m'a semblé plus assuré que le premier volet. C'est toujours ça de pris, à défaut d'être exceptionnel.

3.5/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Christmas Yulefest 2021 - 40 - David et les lutins (2021)

Publié le 24 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Noël, Review, Yulefest, Pologne, USA

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

David et les lutins (Dawid i Elfy - 2021) :

Albert (Jakub Zajac), vedette des lutins du Père Noël (Cezary Zak), ne comprend pas pourquoi son patron préfère rester invisible à Noël, et ne profite pas de sa popularité. Il décide alors de rendre visite aux humains, pour tenter de les réjouir avec ses pouvoirs et sa bonne humeur : en vain, et plus Albert passe du temps parmi les humains, plus son esprit de Noël s'estompe. La situation est critique, mais heureusement, Albert peut compter sur le jeune David (Cyprian Grabowski), un garçonnet naïf et plein d'imagination dont les parents (Anna Smolowik, Michal Czernecki) viennent de s'installer à Varsovie, loin des montagnes enneigées où ils passaient Noël tous les ans...

Un film de Noël pour enfants originaire de Pologne et diffusé sur Netflix, pour une production qui évoque tour à tour d'autres métrages festifs comme Elfe, (il n'y a qu'à comparer la pose d'Albert sur l'affiche du film, avec celle de Buddy sur celle de Elfe), Super Noël (la barbe qui pousse...) et tant d'autres, pendant près d'une heure cinquante.

Oui, c'est longuet et mollasson, et pour ne rien arranger, le film a un peu tendance à manquer de cohésion interne, enchaînant les scénettes décousues et parfois superflues (l'ouverture sur la danse de Santa et de son épouse ; d'ailleurs, la majorité des scènes du couple pourrait être éliminée sans que le film n'en pâtisse vraiment), qui tirent un peu trop le tout vers le bas, et affaiblissent l'ensemble du film.

En somme, je n'ai clairement pas été passionné par ce métrage gentiment laborieux et peu marquant, malgré quelques moments sympathiques et inventifs.

2 + 0.25 pour Anna Smolowik, attachante et naturelle en mère de famille dépassée mais tolérante = 2.25/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Christmas Yulefest 2021 - 29 - Un château pour Noël (2021)

Publié le 18 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Noël, Romance, Review, Télévision, USA, Yulefest, Écosse

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Un château pour Noël (A Castle for Christmas - 2021) :

Romancière à succès controversée après avoir tué l'un de ses personnages sous le coup des frustrations de son propre divorce, et avoir perdu tout contrôle sur un plateau télévisé, Sophie Brown (Brooke Shields) décide de se ressourcer en partant en Écosse, sur les traces de feu son père. Elle arrive alors au château de Dun Dunbar, où elle tombe sous le charme de la bourgade et de la vieille bâtisse, récemment mise en vente. Mais lorsqu'elle annonce vouloir l'acquérir, le propriétaire actuel, Myles (Cary Elwes), ne l'entend pas de cette oreille...

Un téléfilm festif produit pour Netflix, et qui, à ma grande surprise, s'est avéré plutôt sympathique et bien mené. Il faut dire que le tout ne commençait pas forcément très bien, avec un caméo de Drew Barrymore pour une séquence présentant une Brooke Shields en surjeu complet, et quelques faux raccords.

Et puis le métrage part pour l'Écosse, et tout de suite, il acquiert un charme conséquent qui fait passer la pilule à tous les niveaux : les décors sont superbes, la distribution attachante, Cary Elwes fait un bon duc écossais (son accent est plus discutable), l'illustration musicale est au diapason (même si l'on ne peut s'empêcher de noter une overdose de chansons en tout genre, notamment "She's the one" de Robbie Williams, qui traduisent clairement un budget plus important que la moyenne), et le tout ne se prend jamais trop au sérieux.

Ce qui est idéal pour cette romance entre quinquagénaires, une romance qui évite une grosse partie des clichés habituels du genre : ce n'est pas sans inconvénients, notamment au niveau des enjeux (Sophie est richissime, donc tous ses problèmes sont rapidement réglés en ouvrant son chéquier), il y a une scène crossover bien vilaine et hors-sujet, clairement rajoutée à postériori, avec deux personnages secondaires de la franchise La Princesse de Chicago, et l'on pourra toujours reprocher au film de ne pas être réellement un film de Noël (sur les 1h40 du métrage, il faut attendre une heure pour qu'on arrive en décembre), mais dans l'ensemble, c'est tout à fait honorable, et plutôt agréable à regarder.

3.75/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Christmas Yulefest 2021 - 21 - Love Hard (2021)

Publié le 14 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Review, Romance, USA, Yulefest, Noël

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Love Hard (2021) :

Journaliste malheureuse en amour, Natalie (Nina Dobrev) tombe sur l'homme parfait sur une application de rencontre, et décide de le surprendre en passant les fêtes de Noël avec lui, à l'autre bout du pays. Mais quand elle arrive, elle découvre que Josh (Jimmy O. Yang) lui a menti sur tous les plans, et a utilisé les photos de Tag (Darren Barnet), l'un de ses amis, pour la séduire. Contre toute attente, Natalie décide alors de rester sur place pour tenter de séduire Tag avec l'aide de Josh, qui lui demande en contrepartie de se faire passer quelques jours pour sa petite-amie.

Une comédie romantique Netflix produite par McG, et qui m'a laissé plutôt mitigé, malgré son couple principal assez sympathique, et son ton relativement léger.

Difficile d'identifier ce qui m'a vraiment frustré : l'absence d'alchimie entre les deux acteurs principaux ? Le déroulement assez cliché et téléphoné du tout, qui ressemble fréquemment à un mélange basique de plusieurs comédies romantiques Hallmark ? L'héroïne un peu abrasive, et ses réactions improbables ? Josh, qui n'est guère plus vertueux dans ses actions ? La réalisation pas très belle ? Ou encore l'impression persistante d'un script écrit en 2010-2015 et resté en development hell tout ce temps (ce qui se traduit, dans les faits, par une succession de références et d'échanges datés semblant tout droit sortis des gros titres et des colonnes d'opinion racoleuses des sites web de l'époque - Die Hard est le meilleur film de Noël ! Top Gun est un film gay ! Baby it's cold outside est une chanson malsaine ! Love Actually est un film de m*rde ! Le catfishing est une menace de chaque instant ! Les Asiatiques ne sont pas populaires sur les applications de rencontre !) ?

Bref. L'écriture du métrage ne m'a vraiment pas convaincu, malgré quelques moments qui fonctionnent, des acteurs qui s'investissent, et un message sur les apparences trompeuses, blablabla ; sans oublier la durée du film (près d'1h45), finalement assez inutile.

Un bon gros bof, donc.

2.75/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Christmas Yulefest 2021 - 11 - Noël avec le Père (2021)

Publié le 8 Décembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Christmas, Noël, Review, Romance, UK, USA, Yulefest, Netflix

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Noël avec le Père (Father Christmas is Back - 2021) :

Comme tous les ans, la famille Christmas se réunit à l'occasion des fêtes de Noël dans la luxueuse demeure de Caroline (Nathalie Cox), Peter (Kris Marshall) et de leurs enfants. Il y a Joanna (Elizabeth Hurley), aux goûts de luxe, et son nouveau compagnon, Felix (Ray Fearon) ; Vicky (Talulah Riley), jeune, insouciante et libérée ; Paulina (Naomi Frederick), introvertie qui travaille constamment sur sa thèse concernant les Beatles ; Elizabeth (Caroline Quentin), la mère de tout ce petit monde ; John (John Cleese), l'oncle excentrique ; et, arrivée inattendue, James (Kelsey Grammer), le père des Christmas, qui a soudainement décidé de renouer avec sa famille, et arrive de manière inattendue avec sa petite amie américaine de 35 ans, Jackie (April Bowlby)...

Aïe. Une comédie anglaise réalisée et coécrite par un Français (ancien président des cinémas Odéon de Marseille, qui depuis s'est lancé dans la réalisation et la production avec son propre studio de production) et par le réalisateur de Noël est au rendez-vous...

Donc bon, sans surprise, si la distribution est sympathique, le film, en lui-même, est assez mauvais, une tentative de comédie déjantée où tout le monde cabotine affreusement, où le rythme est totalement bancal, où la musique surligne tout à outrance, où les effets de montage et de réalisation sont forcés... bref, c'est ultra-laborieux, jamais particulièrement drôle ou inspiré, et ça ressemble à une pièce de théâtre de boulevard... filmée comme telle.

Vraiment pas bon.

2/6 (pour quelques moments plus calmes durant lesquels les acteurs parviennent à créer un peu d'émotion)

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1548 : Red Notice (2021)

Publié le 23 Novembre 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Histoire, Review, Romance, USA, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Red Notice (2021) :

Pour sauver sa carrière et s'innocenter aux yeux d'Interpol, John Hartley (Dwayne johnson), un profiler du FBI, doit faire équipe avec Nolan Booth (Ryan Reynolds), un voleur d'art sarcastique, pour trouver trois œufs légendaires ayant appartenu à Cléopatre, avant que le Fou (Gal Gadot), autre voleuse de talent, ne mette la main dessus...

Des stars bankables et sympathiques (Ryan Reynolds, The Rock, Gal Gadot), des aventures internationales, de la cambriole, des nazis, de l'archéologie, un budget conséquent... Red Notice, le dernier blockbuster de Netflix, avait tout pour faire passer un bon moment.

Et puis finalement, si le film n'est pas désagréable à suivre, il est aussi très peu mémorable, plombé par de nombreux choix d'écriture et de réalisation peu probants.

Je pourrais mentionner le script capillotracté et souvent approximatif, trop préoccupé à assurer et mettre en place tous les éléments de ses rebondissements pour vraiment bien camoufler ses grosses ficelles narratives et ses personnages au développement inégal ; je pourrais parler de ces scènes d'action visuellement brouillonnes (la grande poursuite finale change constamment d'axe de caméra, fracassant allègrement bon nombre de règles de montage) inhérentes au réalisateur, Rawson Marshall-Thurber (déjà réalisateur des très oubliables Agents presque secrets et Skyscraper avec The Rock) ; je pourrais citer l'accent improbable de Chris Diamantopoulos, capable de bien mieux ; ou encore ce rythme un peu bancal visant à atteindre les deux heures obligatoires des productions Netflix, et ces effets spéciaux numériques très inégaux.

Mais bon. C'est un blockbuster destiné à être regardé semi-distraitement en streaming, The Rock et Ryan Reynolds (qui font du The Rock et du Reynolds) ont une bonne alchimie (on ne peut pas en dire autant de Gadot, trop souvent quelconque, et manquant clairement de présence - surtout pour un salaire de 20M$), c'est ponctuellement amusant (notamment parce que ça désamorce spontanément et délibérément certains des problèmes de logique du script, en les mentionnant explicitement ou en les expliquant ultérieurement) et ça se visionne tranquillement, sans plus.

3.25/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1546 : Army of Thieves (2021)

Publié le 19 Novembre 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Policier, Review, Romance, Thriller, USA, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Army of Thieves (2021) :

Amateur éclairé de coffre-forts et de serrurerie, Sebastian Schlencht-Wöhnert (Matthias Schweighöfer) est recruté, un beau jour, par la mystérieuse Gwendoline (Nathalie Emmanuel) et son groupe de voleurs internationaux : la hackeuse Korina (Ruby O. Fee), le conducteur Rolph (Guz Khan) et l'homme d'action Brad (Stuart Martin). Leur objectif : dévaliser trois coffres-forts de légende en quelques jours à peine, avant qu'ils ne soient mis hors d'usage... mais la police veille.

Parce que Zack Snyder est avant tout un opportuniste roublard sachant capitaliser sur sa fanbase aux franges lobotomisées, il a su négocier un contrat en béton armé avec Netflix, contrat qui a vu la production du très anecdotique et oubliable Army of the Dead... et de cette préquelle dont on se demande bien qui elle intéressera.

Tournée avant Army of the Dead, Army of Thieves est donc une préquelle sans zombies (ou presque, ils apparaissent ponctuellement dans des cauchemars du protagoniste, motivés par des flashes infos sur l'épidémie qui s'étend - mais ne vous y trompez pas, ces moments font clairement pièces rapportées), centrée sur un héros franchement déjà peu intéressant dans AotD, et réalisée mollement par l'interprète de ce personnage, dans un style assez anonyme.

Pourtant, bizarrement, la première ligne droite du film n'est pas désagréable : musique coécrite par Zimmer et assez décalée, personnage principal maladroit, ton très européen ; ça fonctionne à peu près, en fait, jusqu'à ce que le reste du groupe soit formé, et que le premier casse se mette en route.

À partir de là, ça commence à être nettement plus inégal. Forcément, pour qu'un film de casse fonctionne, il faut des personnages attachants, du rythme et de l'originalité... ce film dure bien trop longtemps (près de 2h10), se déroule de manière franchement générique et prévisible, et souffre d'une distribution soufflant le chaud et le froid : Schweighöfer tient son personnage, et O. Fee (sa compagne IRL) est amusante en hackeuse (même si ce personnage paraît un peu sous-écrit, et qu'il semble photocopié sur celui de ScarJo dans The Perfect Score), mais les autres sont à peine plus que des archétypes transparents, y compris dans le cas de Nathalie Emmanuel.

Ajoutez à cela Jonathan Cohen caricatural en flic français énervé, toujours à deux doigts de la rupture d'anévrisme, et voilà, un métrage qui se finit assez platement, et qui cache derrière ses thématiques wagnériennes pseudo-profondes un scénario trop basique pour son propre bien.

En soi, c'est compétent, et si je n'avais pas fini par me désintéresser du tout entre le deuxième et le troisième casse, je lui aurais bien mis la moyenne. En l'état, mwébof.

2.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2021 - 39 - Night Teeth (2021)

Publié le 5 Novembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Netflix, Review, Romance, Thriller, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Night Teeth (2021) :

Dans un Los Angeles où règne une paix difficile entre les vampires et les humains, Victor (Alfie Allen), un jeune vampire ambitieux, décide de prendre le pouvoir et de rétablir la domination de son espèce sur l'humanité. Il dépêche ainsi Blaire (Debby Ryan) et Zoe (Lucy Fry), deux de ses lieutenants, pour éliminer en une nuit de multiples rivaux et semer le chaos : lorsque Benny (Jorge Lendeborg Jr.), un jeune musicien qui remplace son frère Jay (Raul Castillo) au volant d'un VTC, les prend en charge pour la nuit, il se retrouve alors plongé dans un bain de sang où il n'a aucun contrôle, et où l'avenir de la ville est en jeu...

L'année dernière, Netflix avait produit Des Vampires dans le Bronx, une tentative de faire un film de vampires moderne, à la diversité ethnique volontaire, et au public jeune ; un film qui affichait clairement ses références et ses influences cinématographiques, et qui peinait justement à convaincre, manquant de rythme, de style ou d'identité.

Ici, on change de quartier et de ville (on passe à Los Angeles et à un quartier latino), on enlève de la comédie (Night Teeth se prend souvent très au sérieux dans ce qu'il raconte), et on rajoute une grosse dose d'artifices visuels et d'effets de style (ralentis, néons, caméra rotative, etc) pour un résultat s'adressant à un public une ou deux tranches d'âge au-dessus des Vampires dans le Bronx... un résultat qui ne convainc pourtant que moyennement.

En soi, Night Teeth n'est pas désagréable à suivre, quand bien même il ne serait pas très original : Alfie Allen semble se modeler sur le Stephen Dorff de Blade, le côté "vampires contre gang latino" est sous-exploité, la touche de romance impossible entre un humain et une vampire est assez classique, et de manière globale, le déroulé du récit est assez balisé et sans surprises. Mais il y a cette identité visuelle qui permet au film de se démarquer un peu du tout venant - une identité visuelle et musicale qui, très honnêtement, paraîtra probablement rapidement aussi datée que celle de Génération Perdue ne l'était 10-15 ans après sa sortie.

Elle a tout de même le mérite d'exister et de donner un peu de personnalité à un film assez inégal sur ce plan ; il n'y a qu'à voir le casting, qui souffle le chaud et le froid : Alfie Allen s'amuse, Lucy Fry cabotine, Alex Ludwig est déglingué et le couple principal fonctionne assez bien, mais bon nombre de personnages secondaires manquent de présence ou de charisme (et ce n'est pas en plaçant un bref caméo de Megan Fox que ça va y changer quoi que ce soit). Est-ce cependant vraiment un manque de présence qu'il faut blâmer, ou plus simplement un développement insuffisant de ces personnages ?

Force est de constater en effet que l'écriture de ce Night Teeth manque un peu de punch - c'est un premier scénario, et ça se ressent. Dommage, car un scénariste un peu plus aguerri aurait probablement pu rendre le tout un peu moins convenu, lui donner un peu d'énergie et ajouter à l'écriture cette dose de personnalité déjà présente au niveau visuel.

3/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2021 - 27 - Nightbooks : les pages de l'angoisse (2021)

Publié le 28 Octobre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Netflix, Oktorrorfest, Review, Thriller, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Nightbooks : les pages de l'angoisse (2021) :

Petit garçon passionné d'horreur, Alex (Winslow Fegley) décide de fuguer, las d'être la cible des moqueries de ses pairs ; il se retrouve cependant bien vite captif de Natacha (Krysten Ritter), une jeune sorcière sarcastique qui ne le garde en vie que parce qu'il avoue aime écrire des histoires d'épouvante. Désormais prisonnier aux côtés de Yasmin (Lidya Jewett), Alex tente de trouver un moyen de s'évader, tout en étant contraint, chaque jour, de raconter une nouvelle histoire à la sorcière...

Autant le dire tout de suite : film fantastique pour enfants adapté d'un livre jeunesse par le réalisateur de Brightburn (mwébof) et les scénaristes de La malédiction de la Dame blanche (aïe), ce Nightbooks souffre naturellement de multiples problèmes à de multiples niveaux : introduction brouillonne et précipitée, rebondissements ultra-prévisibles, grandes lignes narratives cousues de fil blanc (mélange des 1001 nuits et de Hansel et Gretel), ventre mou, interprétation inégale (Winslow Fegley, déjà vu dans Timmy Failure, reste talentueux), résolution trop facile...

Mais dans l'ensemble, cette production Netflix s'avère un moment sympathique à passer en famille à l'occasion d'Halloween : ça ne révolutionne absolument rien, mais comparé au Petit Guide de la Chasseuse de monstres de l'année dernière (autre production Netflix d'Halloween, adaptée d'un roman jeunesse, etc), on reste un bon cran au dessus, aidé par une direction artistique efficace, et par une Krysten Ritter qui s'amuse vraiment dans son rôle de méchante.

Et puis je dois bien avouer que cette production Sam Raimi propose quelques moments d'intensité assez surprenant dans sa dernière ligne droite, ce qui fait toujours plaisir. Nightbooks reste un film écrit par des quadragénaires nostalgiques des 80s (toutes les références à Génération perdue sont assez claires sur ce point) pour des enfants, et le récit est particulièrement balisé, mais ça reste très regardable, en plus de mettre en avant le pouvoir de la lecture.

3.5/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2021 - The Haunting of Bly Manor (2020)

Publié le 24 Octobre 2021 par Lurdo dans Critiques éclair, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Lurdo, Netflix, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, Télévision, USA

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

The Haunting of Bly Manor (2020) :

En 1987, Dani (Victoria Pedretti) accepte un poste de gouvernante dans le manoir de Bly, en la possession de Henry Wingrave (Henry Thomas), un businessman absent et excentrique. Là, elle rencontre Miles (Benjamin Evan Ainsworth) et Flora (Amelie Bea Smith), la nièce et le neveu orphelins d'Henry, dont elle a désormais la charge, ainsi que Jamie (Amelia Eve), la jardinière, Hannah (T'Nia Miller), la responsable de la maisonnée, et Owen (Kamal Khan), le cuisinier, qui l'accueillent à bras ouverts. Mais rapidement, Dani s'aperçoit qu'un malaise inexplicable règne à Bly, et qu'une présence surnaturelle hante les lieux...

Après son Haunting of Hill House de 2018, une adaptation libre du roman de Shirley Jackson qui préférait se concentrer sur le portrait d'une famille en plein deuil plutôt que verser dans un déluge de jump scares et autres effets faciles, Mike Flanagan a remis le couvert pour Netflix, avec The Haunting of Bly Manor, une adaptation à nouveau très libre du Tour d'écrou d'Henry James.

On retrouve ici bon nombre d'éléments de Hill House : outre une partie de la distribution, Flanagan a ici aussi recours à une narration particulièrement déstructurée, avec des flashbacks, des personnages qui, constamment, passent du souvenir à la réalité, des scènes montrées sous un angle différent, etc. On retrouve aussi un sens certain de la mesure et de l'économie de moyens (toujours ce souci du détail, avec des fantômes discrets cachés dans de nombreux plans), ainsi qu'une direction d'acteurs impeccable, notamment au niveau des plus jeunes acteurs (paradoxalement, si Victoria Pedretti, l'actrice principale, est excellente, elle m'a aussi semblé peut-être un peu trop constamment à fleur de peau).

On retrouve aussi (et c'est moins probant) un nombre d'épisodes assez élevé (9 épisodes de plus d'une heure), qui a tendance à alourdir un peu le récit. C'était déjà un souci de Hill House et de ses dix épisodes, qui traînaient un peu sur la fin, et avaient ainsi tendance à se perdre légèrement dans de la surexposition pas forcément utile.

Un problème inhérent au format Netflix, et ici un peu minimisé par un nombre d'épisodes en baisse (la série suivante de Flanagan pour Netflix, Midnight Mass, continue dans cette direction, avec sept épisodes au compteur), mais un problème qui persiste néanmoins, et qui fermera probablement la porte de Bly Manor à bon nombre de spectateurs réticents au rythme et au format de la série (ainsi qu'aux longs monologues chargés d'émotion typiques de l'écriture Flanagan) ; par exemple, il est vite évident que l'épisode tout en flashbacks sur les origines du fantôme de Bly (épisode qui adapte une autre nouvelle de Henry James, dans un noir et blanc numérique pas forcément très probant) aurait probablement mieux fonctionné en étant intégré tout au long de la saison, par petites touches, plutôt qu'en bloc juste avant le final. Idem pour la narration en voix off, un peu trop présente et didactique.

Autre point potentiellement gênant pour une frange du public : à l'instar de Hill House, Bly Manor n'est pas une série d'horreur qui fait peur, c'est un drame familial et émotionnel qui utilise le surnaturel et les codes des histoires de fantômes pour narrer l'histoire compliquée et multi-générationnelle de personnages traumatisés et endeuillés. Ça parle d'amour, de pardon, de possessivité, de souvenirs qui vous hantent, de manipulation, d'espoir, etc... mais niveau horreur, c'est léger.

Donc forcément, qui s'attend à des jump scares, à des fantômes effrayants, à de la tension constante, etc, sera bien déçu à l'arrivée. Et il faut probablement chercher là la raison de l'accueil critique nettement plus mitigé qu'a reçu le programme à sa diffusion : Bly Manor a beau être bien interprété, produit, dirigé, et conçu, le focus sur l'émotion et la romance au détriment du frisson, et le rythme lent de ces neuf épisodes, ont fait que spectateurs et critiques n'ont pas été autant séduits par cette nouvelle production Flanagan.

Et effectivement, malgré toutes les qualités du programme, on ne peut nier quelques défauts de structure et d'écriture évidents. Bly Manor est une mini-série ambitieuse, notamment sur un plan thématique, mais la carte blanche fournie habituellement par Netflix à ses showrunners et réalisateurs (ainsi que le cahier des charges du diffuseur, en ce qui concerne le format et la durée de ses productions) s'avère une fois de plus un peu trop lourde pour le bien du programme.

En 6 épisodes, avec une structure un peu remaniée, ça aurait probablement été plus efficace... en l'état, c'est intéressant, mais un peu inégal.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2021 - 18 - Blood Red Sky (2021)

Publié le 20 Octobre 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, Netflix, Allemagne

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Blood Red Sky (2021) :

Jeune veuve allemande souffrant d'une maladie sanguine chronique, Nadja (Peri Baumeister) prévoit d'embarquer à bord d'un vol transatlantique pour rejoindre les USA et se faire soigner. Elle monte donc à bord d'un avion avec son fils Elias (Carl Anton Koch), mais rapidement, il apparaît que le vol est détourné par un groupe de terroristes menés par Berg (Dominic Purcell) : incapable de se contrôler, Nadja n'a alors d'autre choix que de révéler sa véritable nature...

Un long-métrage allemand produit pour Netflix, probablement sur la base d'un pitch façon "Vampires on a plane", et qui, du moins sur le plan des suceurs de sang, fonctionne plutôt bien, avec des acteurs motivés qui donnent corps à des vampires sanguinaires et sauvages.

Après... le métrage est un film Netflix, avec ce que ça comporte souvent de rythme bancal et de durée abusive (deux heures de film). Résultat, on a droit à un rythme en dents de scie, a des flashbacks pas forcément utiles, à une narration in media res, et a des flottements çà et là - rien de forcément dramatique, en soi, mais combiné à une gestion de l'espace et à des scènes d'action assez approximatives, à une caractérisation assez simpliste, ainsi qu'à un petit garçon à l'interprétation là aussi fluctuante, on se retrouve avec un long-métrage regardable... sans plus.

Les bonnes idées sont là, Purcell ne s'éternise pas, et c'est assez bien produit, mais le tout est trop inégal pour vraiment mériter plus que la moyenne.

3/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2021 - 14 - Fear Street, partie 3 : 1666 (2021)

Publié le 14 Octobre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Netflix, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, USA, Histoire

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Fear Street, partie 3 : 1666 (Fear Street, part 3 : 1666 - 2021) :

En 1666, Sarah Fier doit lutter contre l'ignorance de ses semblables lorsqu'elle est pointée du doigt comme responsable de la corruption et de la pourriture qui s'abat sur la petite colonie d'Union...

Après de pseudo-années 1990 et de pseudo-années 1970, Fear Street tente de faire son The VVitch, en partant dans les années 1660, pour une reconstitution historique qui, à ma grande surprise, a plutôt bien fonctionné sur moi.

C'est loin d'être parfait ou exemplaire, que ce soit au niveau de l'écriture (le groupe de jeunes qui va faire la fête dans les bois et se drogue aux champignons hallucinogènes, c'était assez médiocre) ou de l'interprétation (tous les acteurs des deux volets précédents reprennent du service en costume, et avec des accents bancals, ce qui donne donc des résultats très variables), mais bizarrement, avoir une grosse heure intégralement dans le passé, sans bande originale jukebox intrusive et avec une intrigue linéaire et maîtrisée, ça suffit à rendre le tout plutôt intéressant.

Pas de surprise, cependant, on est dans du récit de sorcellerie ultra-basique et balisé, avec un méchant très méchant qui manipule les esprits faibles d'un village pour faire accuser une pauvre jeune femme de tous les maux qui frappent la communauté - la routine du genre, y compris au niveau du message pseudo-féministe présent depuis le début (la sorcière était une jeune femme courageuse, intelligente, lesbienne et rebelle, victime du patriarcat, de l'ignorance et de la masculinité toxique de son époque).

Mais ça fonctionne globalement, probablement parce que ça apporte enfin des réponses à la trilogie, et que, de manière amusante, ça fait d'un pacte avec le diable une arme d'émancipation et de vengeance.

Et puis, malheureusement, on revient dans le présent de 1994 pour 45 minutes de conclusion, une conclusion qui ne sait jamais sur quel pied danser, quel ton adopter, entre de la comédie foireuse avec un pseudo-Crabman slacker qui aide les protagonistes, du fantastique pour ados avec ce côté Home Alone et ces pièges dans le centre commercial, ce moment Freddy contre Jason où tous les tueurs s'affrontent... le métrage a vraiment du mal à gérer sa tension et ses rebondissements dans sa dernière ligne droite, et a donc recours à de multiples grosses ficelles bien pataudes pour y remédier.

Un troisième volet en demi-teinte, donc, mais que j'ai clairement préféré aux deux précédents, entre un premier métrage frustrant, et un second film qui, clairement, ne servait pas à grand chose.

3/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2021 - 13 - Fear Street, partie 2 : 1978 (2021)

Publié le 13 Octobre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Netflix, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Fear Street, partie 2 : 1978 (Fear Street, part 2 : 1978 - 2021) :

En 1978, au camp de vacances Nightwing, les adolescents de Sunnyvale et de Shadyside passent un été tranquille, jusqu'à ce que l'esprit de Sarah Fier ne se réveille, et ne déclenche une nouvelle série de meurtres. Prises au milieu de cette tourmente, Cindy Berman (Emily Rudd), l'une des monitrices, et sa sœur Ziggy (Sadie Sink), rebelle et caractérielle...

On prend les mêmes et on recommence, pour une suite du premier Fear Street ayant inexplicablement reçu le même accueil critique et public que celui-ci : enthousiaste, indulgent et admiratif. Alors que les défauts sont exactement les mêmes, mais ici transposés dans les années 70, et dans un pastiche des slashers de camp de vacances à la Vendredi 13.

On a donc droit à 45 bonnes minutes d'exposition et de mise en place, assez interminables et peu passionnantes, avant que le tout ne commence à s'énerver un peu : les personnages ne sont guère plus intéressants que dans le premier film (l'écriture a cette même tendance à rendre tous les protagonistes étrangement criards et agressifs, et à forcer le trait sur leurs actions quitte à les faire paraître très caricaturales et simplistes - par ex, la mean girl qui ligote et torture l'héroïne au briquet, et les moniteurs de colonie qui s'en offusquent à peine : même dans un monde polarisé comme celui de Fear Street, ça manque de nuances), la mythologie n'est pas particulièrement approfondie, et le métrage tente une feinte inexplicable en essayant de laisse le doute sur l'identité réelle du personnage de Gillian Jacobs... sauf que ça ne fonctionne pas du tout, et que le spectateur comprend immédiatement que l'adolescente rousse au caractère bien trempé et l'adulte rousse au caractère bien trempé ne font qu'une.

Et j'ai lu ici ou là qu'une fois que le film démarrait enfin, au bout de 3/4 d'heure, ça avait le bon goût d'être un peu plus nerveux et sanglant, renvoyant directement aux meurtres assez graphiques des films de l'époque. Ce à quoi je réponds... mouais.

Parce qu'effectivement, il y a des meurtres un peu plus graphiques et tout le monde y passe... mais le tout est tellement dilué par des scènes d'exposition et de dialogues insipides entre ados génériques qu'en fait, ça traîne la patte jusqu'à la conclusion du film, un film qui se révèle finalement plus décousu, moins bien structuré, et moins intéressant que son prédécesseur.

(c'est encore plus évident après avoir vu le dernier chapitre de la trilogie, qui souligne à quel point ce second épisode ne raconte rien qui n'aurait pu être présenté dans un flashback de dix minutes)

Ajoutez à cela une mise en musique à nouveau en mode jukebox, avec une compilation des meilleurs hits des années 70 qui défile encore et encore, et une reconstitution assez peu convaincante de l'époque (à nouveau, les ados sont écrits comme des ados modernes, et il y a quelque chose qui sonne faux, visuellement - c'est plus les années 70 telles que se les imagine le public visé par cette série qu'autre chose de vraisemblable), et on se retrouve là avec ce qui est probablement le film le plus faible de cette trilogie.

Dommage, parce que c'est plutôt bien interprété.

2/6

--

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2021 - 12 - Fear Street, partie 1 : 1994 (2021)

Publié le 12 Octobre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Netflix, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Fear Street, partie 1 : 1994 (Fear Street, part 1 : 1994 - 2021) :

Réputée pour être maudite depuis des générations par la sorcière Sarah Fier, la ville de Shadyside, dans l'Ohio, est le lieu de meurtres fréquents, commis par des individus lambdas perdant soudain pied avec la réalité. Après un accident de voiture, Samantha (Olivia Scott Welch) devient la nouvelle cible de la sorcière, traquée par des esprits tueurs qui la suivent à la trace : avec l'aide de son ex Deena (Kiana Madeira), de Josh (Benjamin Flores Jr.), le frère de celle-ci, et de Simon (Fred Hechinger) et Kate (Julia Rehwald), les deux amis de Deena, Sam va devoir trouver un moyen de briser la malédiction...

Premier volet d'une trilogie de films d'horreur vaguement "inspirés" des romans Fear Street de R.L. Stine, le papa de Chair de Poule, cette première partie se veut un hommage aux slashers des années 1990, désormais la référence des générations actuelles en matière d'horreur.

Et dès son introduction en forme d'hommage plus ou moins évident à Scream, on comprend qu'il ne va pas falloir s'attendre à une retranscription fidèle des années 90, mais plutôt à une enfilade de coups de coude nostalgiques assez creux, éclairés de néons, et rythmés par une bande originale incessante qui ressemble à un best-of de la musique des Nineties.

Ça s'arrête à peu près là sur la forme, puisque le fond, lui, est un slasher surnaturel tout à fait moderne et classique, pour ne pas dire dérivatif.

Bien que la trilogie ait été initialement conçue pour le cinéma, le cahier des charges woke de Netflix est respecté (l'héroïne est une triple minorité : métissée, lesbienne et issue d'un milieu supposément défavorisé - enfin, ce dernier point, le film nous le dit encore et encore, mais à l'écran, son frère et elle semblent mener une vie tout à fait confortable), les seconds rôles sont tous bien clichés (la cheerleader, le pote vanneur, le petit frère geek, la petite amie innocente, blablabla), et à l'exception d'un meurtre bien violent (qui semble uniquement là pour justifier la classification du film), tout le reste est relativement gentillet et aseptisé, au point de ressembler souvent à une version CW du genre slasher.

Cela dit, ça se regarde, et la réalisatrice (déjà à l'origine de Honeymoon) est tout à fait compétente... mais entre le côté jukebox de la musique, les tueurs insipides, et les personnages peu attachants (c'est bien simple, outre le meilleur pote vanneur qui ne la ferme jamais, le couple principal est à baffer : Sam est transparente et insipide au possible, et Deena est totalement antipathique, que ce soit dans son caractère agressif et impulsif, dans la manière dont elle traite Sam avant leur réconciliation, ou dans son interprétation survoltée), le film peine à passionner ou à laisser une véritable impression positive ou négative.

Ce qui rend d'autant plus surprenant (voire incompréhensible) l'unanimité critique qui a entouré ce premier métrage, applaudi par la majorité des spectateurs et des journalistes. On va dire que c'est la nostalgie qui a joué...?

2.5/6 (en espérant que les suites seront plus probantes)

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2021 - Castlevania, saison 4 (2021)

Publié le 10 Octobre 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Netflix, Oktorrorfest, Review, Religion, Romance, Thriller, Télévision, USA, UK

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, durant tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Castlevania, saison 4 (2021) :

Alors qu'Alucard, seul dans son chateau, reçoit un message de détresse d'un village voisin, Trevor et Sypha tentent de déjouer les plans des disciples de Dracula, qui essaient de ramener ce dernier à la vie...

Je ne m'en suis pas caché : alors que les fans de la franchise adorent cette adaptation et son fanservice, et que les critiques saluent l'écriture de Warren Ellis, j'ai toujours eu beaucoup de mal avec cette adaptation animée made in Netflix.

Saison 1 qui servait de proof of concept un peu provoc, saison 2 plus aboutie mais trop souvent mollassonne, et saison 3 particulièrement bancale et n'ayant pas grand chose à raconter - le programme a toujours semblé tiraillé entre les bases de la franchise, et ce qui intéressait réellement Warren Ellis, à savoir des sous-intrigues à la Game of Thrones parmi les vampires et les personnages secondaires.

Cette année, il en va malheureusement de même, puisque pendant les 2/3 de la saison, Ellis (depuis viré pour des histoires de mœurs) se contente de faire le point sur le sort de chacun, et de développer les états d'âmes de tous ses personnages au travers de dialogues peu captivants (c'est surtout flagrant du côté des vampires).

Malheureusement, cette tendance aux débats quasi-philosophiques sur la vie, la nature vampirique, le pouvoir, etc, et le rythme généralement lent de l'écriture d'Ellis se marient mal avec les impératifs du récit et de la production : il ne reste que 10 épisodes pour boucler la série, ce qui se prête mal à du surplace narratif et à l'introduction de nouveaux personnages.

Alors forcément, pour faire rentrer tout ça dans le cadre de la saison, Ellis tasse. Beaucoup.

La caractérisation de plusieurs personnages fait un 180° par rapport aux saisons précédentes (Alucard, qui partait dans une direction sombre et solitaire après avoir été trahi par un couple de Japonais, accueille soudain à bras ouverts tous les habitants d'un village dans son château, il tombe amoureux, il rit avec les enfants, youpi les oiseaux gazouillent ; Hector/Lenore forment désormais un petit couple amoureux, avec Lenore dans le rôle de la petite-amie qui s'ennuie et passe son temps à se plaindre ; St Germain fait un heel turn bien forcé...), les motivations se font parfois vaseuses, les scènes d'exposition laborieuses (les manigances alchimiques de St Germain, le Couloir infini, la nature réelle de Varney), les nouveaux personnages sont à peine développés, certains anciens sont aux abonnés absents (Carmilla est absente de la saison, et ne revient que pour son grand final contre Isaac)...

Heureusement, l'action est au rendez-vous. Parfois gratuitement, pour meubler ; souvent sans grands enjeux, puisqu'on se doute bien que les héros ne seront jamais en vrai danger tant qu'ils n'ont pas affronté le big boss (et même face à la Mort, Trevor s'en sort...) ; mais toujours très spectaculaire, surtout à mesure que la saison avance.

À ce titre, les derniers gros affrontements (la mort de Carmilla, le siège du château de Dracula, Trevor/Sypha/Alucard réunis contre les mini-bosses, Trevor seul contre la mort) sont vraiment très aboutis graphiquement, même lorsque, comme moi, on n'adhère pas vraiment au style graphique du show.

Le visuel l'emporte donc largement sur le scénario, la forme sur le fond, dans cette ultime saison de Castlevania, toute aussi mitigée que les précédentes. Et l'on regrettera, d'ailleurs, que le scénario opte pour une happy end généralisée, y compris pour Dracula et son épouse : ce n'était pas utile, en plus de ne surprendre personne.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2021 - 10 - Army of the Dead (2021)

Publié le 8 Octobre 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Netflix, Oktorrorfest, Review, Thriller, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Army of the Dead (2021) :

Ville murée depuis qu'une épidémie de zombies s'y est déclarée, Las Vegas va être détruite dans quelques jours par une frappe atomique. Juste avant, Bly Tanaka (Hiroyuki Sanada), propriétaire de casino, dépêche sur place une équipe de mercenaires menés par Scott Ward (Dave Bautista) pour y ouvrir le coffre-fort de son établissement, et repartir avec 200 millions de dollars en liquide. Accompagné de Martin (Garret Dillahunt), l'associé de Tanaka, Ward, Cruz (Ana de la Reguera), Vanderohe (Omari Hardwick), Peters (Tig Notaro), Dieter (Matthias Schweighöfer), Guzman (Raul Castillo), Chambers (Samantha Win) ainsi que Kate (Ella Purnell), la fille de Ward, et Lily (Nora Arnezeder), guide connaissant la ville comme sa poche, entrent alors dans la ville dévastée...

Premier projet de Zack Snyder depuis le fiasco Justice League (et son Director's Cut), AOTD voit le retour du réalisateur à une valeur sûre (le film de zombies), qu'il avait déjà abordée en 2004 avec son Dawn of the Dead (malencontreusement traduit chez nous par L'Armée des Morts) alors écrit par James Gunn.

Cette fois-ci, cependant, pas de James Gunn à l'écriture, mais Snyder, accompagné d'un scénariste de John Wick 3 et du scénariste du Roi Arthur - et malheureusement, ça se sent tout de suite. Pas tant parce que le scénario évoque immédiatement celui de Busan 2 : Peninsula, déjà chroniqué en ces pages, mais bien parce que cet Army of the Dead, pour lequel Snyder a eu carte blanche de Netflix, est un gros bordel mal rythmé, bourré de ralentis et de scènes d'émotion™ pataudes, avec des personnages sous-développés, et des idées inabouties.

Un film typique du Zack Snyder actuel, me répliquera-t-on, et il est vrai que le métrage en a de nombreux aspects : humour balourd, un peu de racolage, des choix esthétiques très discutables (la photographie semi-floue), une illustration musicale vraiment évidente, et une incapacité chronique a créer une véritable tension (cf. la scène des zombies en hibernation, qui aurait pu être un summum de tension, et qui en fait finit par dégénérer en une fusillade pseudo-badass)... 

Ajoutez à cela des infectés intelligents évoquant immédiatement le Ghosts of Mars de Carpenter (en même temps, Snyder a repris le même acteur que dans GoM pour incarner le leader des infectés), et dont les déplacements sauvages ne dévient guère de ce qui est désormais la norme du genre, un récit qui met 50 bonnes minutes à démarrer, et des effets spéciaux qui sont totalement à bout de souffle quand arrive la dernière ligne droite du métrage... et voilà, un film de zombies assez typique de Snyder, qui se regarde vaguement, mais qui peine à convaincre.

Et encore, je n'ai pas parlé des idées à la con inexpliquées (les zombies robots, les aliens, la boucle temporelle) qui permettent à Snyder de faire le buzz en interview en teasant des projets futurs (mais semblent simplement avoir été ajoutés au film sur un coup de tête, parce que ça amusait le réalisateur), des rebondissements tous prévisibles au possible (tout ce qui concerne Theo Rossi, par exemple) ou des passages qui évoquent fréquemment d'autres œuvres similaires, bien meilleures...

Un bon gros bof.

2.5/6 (pour une Ella Purnell qui se donne à fond, une Nora Arnezeder efficace et un Batista toujours sympathique)

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1534 : Fullmetal Alchemist (2017)

Publié le 22 Septembre 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Review, Science-Fiction, Japon, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Fullmetal Alchemist (2017) :

Au début du siècle dernier, l'alchimie est devenue une science particulièrement respectée, et deux enfants, Edward et Alphonse Elric tentent une expérience de transmutation interdite pour tenter de ramener leur mère décédée à la vie. L'expérience est un échec : Al se trouve désincarné, et Ed, privé d'une jambe, sacrifie l'un de ses bras pour transférer l'âme de son frère dans une armure robotique. Désormais adultes (Ryosuke Yamada, Atomu Mizuishi) et transformés, les deux frères deviennent des alchimistes gouvernementaux, et tentent de trouver la pierre philosophale, pour espérer un jour réparer les erreurs de leur passé...

Ouhlà, je ne sais pas trop par quel bout le prendre, ce Fullmetal Alchemist. Déjà, je n'ai absolument aucune familiarité avec l'œuvre originale, donc je ne m'essaierai pas à la moindre comparaison, ou analyse de la fidélité de ce film japonais distribué dans le reste du monde par Netflix.

Tout au plus pourrais-je supposer que les moments fonctionnant le mieux dans ce métrage sont directement issus de l'anime et/ou du manga, tant ça tranche alors radicalement avec l'atmosphère cosplay du reste du film... mais à part ça, mouais...

Disons que cette adaptation de FMA est assez typique d'un certain cinéma japonais : costumes approximatifs, perruques risibles, interprétation souvent raide et poseuse, mélodrame forcé, réalisation inégale, personnages féminins discutables (Winry, insupportable et gueularde), recyclage et fascination pour une certaine tranche de la culture européenne et de son histoire....

Bref, ça ne m'a pas particulièrement convaincu, notamment par son format très épisodique (on sent que ça adapte une série de tomes de manga), et par son côté abscons (je suis sûr que si j'avais été fan, j'aurais mieux compris tous les tenants et aboutissants... mais j'aurais probablement été encore plus frustré par cette adaptation).

Cela dit, encore une fois, je reconnais que ponctuellement, le temps de quelques scènes ou d'un segment de l'intrigue, ça fonctionne plus ou moins (merci les effets spéciaux plutôt compétents).

2.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1533 : The Witcher - Le Cauchemar du loup (2021)

Publié le 21 Septembre 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Critiques éclair, Cinéma, Fantastique, Horreur, Netflix, Review, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Witcher - Le Cauchemar du loup (The Witcher : Nightmare of the Wolf - 2021) :

Vesemir (Theo James), un Witcher, reçoit la mission de traquer un monstre sanguinaire qui hante les forêts du royaume de Kaedwen, mais rapidement, il découvre l'origine de ces monstres, ce qui remet totalement en question ce qu'il croyait savoir jusque là. En parallèle, Tetra (Lara Pulver), une sorcière, tente de convaincre la cour de Kaedwen que les Witchers font plus de mal que de bien, et qu'il serait bon de les éradiquer définitivement...

Pour être tout à fait franc, la première saison du Witcher de Netflix ne m'a pas laissé un souvenir particulièrement impérissable... tout au plus ai-je de vagues souvenirs des grandes lignes de l'intrigue, et surtout de son écriture inutilement déstructurée, ainsi que de sa dose de diversité à la Netflix, amenée sans aucune finesse ni demi-mesure.

Rien de dramatique, mais rien d'exceptionnel non plus, et c'est avec une certaine indifférence que j'attends la seconde saison de la série-mère ; autant dire que ce spin-off animé servant de préquelle suscitait encore moins d'attente chez moi, qui ne suis déjà pas hyper fan d'animation asiatique, et en particulier des productions Netflix dans le domaine.

Et le résultat, s'il reste intéressant (surtout par ce qu'il révèle des origines des monstres et ce qu'il montre de la création des Witchers), est dans la droite lignée de ce à quoi l'on pouvait s'attendre de la part d'un film d'animation de ce type : ça déborde d'action surnaturelle, de looks improbables (Vesemir a l'air bien trop moderne), de monstres difformes (mais pas assez mémorables), de gore et de sang, ça souffre un peu d'un doublage très inégal (que l'on devine en partie réalisé pendant la pandémie) et d'un rythme qui souffle le chaud et le froid.

En soi, ce n'est pas rédhibitoire, et les fans du Witcher et de l'univers trouveront clairement là un spin-off efficace et bourrin (d'ailleurs, la petite touche de romance impossible fonctionne relativement bien). Les néophytes, eux, risquent d'être un peu plus perdus, et de trouver le tout "sans plus".

Je n'ai pas détesté, ça reste compétent, mais je n'ai pas non plus été passionné.

3.25/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1531 : Bloody Milkshake (2021)

Publié le 17 Septembre 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Review, Thriller, USA, France, Allemagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Bloody Milkshake (Gunpowder Milkshake - 2021) :

Abandonnée par sa mère Scarlet (Lena Headey) lorsqu'elle était enfant, Sam (Karen Gillan) est devenue, comme elle, une tueuse à gages froide et distante. Jusqu'à ce qu'une mission tourne mal, et l'oblige à prendre sous son aile une fillette de 8 ans, Emily (Chloe Coleman), fille de l'une de ses cibles décédées... un geste qui va déclencher la furie de la Firme, qui fournit à Sam ses missions et décide de terminer son contrat.

Un film d'action made in Netflix qui semble constamment lorgner sur le cinéma de Rodriguez, de Tarantino, sur les John Wick ou encore sur les films de Guttierez (le casting globalement féminin, et la présence de Carla Gugino dans l'un des rôles principaux n'y sont pas étrangers), avec un girl-power bien basique, un univers décalé et improbable à la lisière du comic-book, de la violence sanglante et décomplexée, et une vraie tendance à privilégier les effets de style et l'esbrouffe poseuse au fond et au scénario.

Style over substance, donc, pour un résultat globalement assez creux, pas aidé par une Karen Gillan qui ne m'a jamais vraiment convaincu en tueuse blasée et impassible (ce qui se traduit par une actrice mono-expressive et raide comme un piquet) - après, derrière cette réalisation pleine d'effets en tous sens, ces visuels très stylisés, et ce féminisme ultra-violent (coucou, Snyder et son Sucker Punch), on trouve quelques scènes d'action réussies et sympathiques (merci les doublures cascades et le montage), et la distribution reste intéressante (Gillan, Headey, Gugino, Michelle Yeoh, Angela Bassett, Paul Giamatti)...

Mais bon, dans l'ensemble, ce Gunpowder Milkshake se contente de piocher à droite et à gauche dans de nombreuses sources d'inspiration, pour en faire un gros mélange divertissant, mais assez creux/superficiel et peu convaincant. Pas surprenant de voir que c'est une production Studio Canal, à la base... même si ça aurait aussi bien pu être une production Europa Corp.

2.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>