Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Un film, un jour (ou presque) #1491 : Space Jam (1996)

Publié le 26 Juillet 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Animation, Review, Science-Fiction, Sport, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Space Jam (1996) :

Lorsque le monde des Looney Tunes est envahi par les Morons, sbires de Mr Swackhammer (Danny DeVito), ceux-ci s'en tirent de justesse en obligeant les aliens minuscules à les affronter dans un match de basketball. Mais les Morons vont sur Terre, et dérobent le talent des meilleurs joueurs de la NBA... ce qui ne laisse d'autres choix aux Tunes que de demander l'aider de Michael Jordan, fraîchement retraité.

Étrangement, à en croire les réactions du web lors de la diffusion de la bande-annonce de la suite, Space Jam serait devenu un film culte pour toute une génération - de quoi me laisser perplexe, puisque le film ne m'a jamais marqué, et que je n'en gardais, à ce jour, absolument aucun souvenir.

Par conséquent, avant de regarder la cuvée 2021, piqure de rappel, et revisionnage de l'original, histoire de vérifier que je ne serais pas passé à côté d'un classique du septième art...

... et la réponse est non. Tout au plus pourrait-on dire que Space Jam, premier du nom, est anecdotique, avec un mélange d'animation et d'images en prises de vue réelles plutôt réussi, et un Michael Jordan qui, s'il ne gagnera jamais d'Oscar pour sa performance, s'en tire plutôt bien face à des toons virtuels.

Après... malgré ses 90 minutes et quelques, Space Jam n'est pas particulièrement bien rythmé, pas particulièrement dynamique, pas particulièrement drôle, et pas particulièrement bien écrit, donc : difficile de s'enthousiasmer pour ce qui ressemble clairement à une opération commerciale assez cynique (en même temps, le film est né du succès de deux publicités Nike mêlant Bugs Bunny et Michael Jordan), surtout sans bénéficier la nostalgie que certains éprouvent apparemment pour ce métrage.

Comme je le disais, c'est regardable en tant que film pour enfants, mais c'est totalement anecdotique (et honnêtement, la bande originale r'n'b 90's a un peu vieilli).

Un petit 3/6 pour les plus jeunes, moins pour les adultes (2.5/6).

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Les bilans de Lurdo : Mythic Quest, saison 2 (2021)

Publié le 25 Juillet 2021 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Sitcom, Télévision, USA, Apple

Après une saison 1 agréable, marquée par un épisode unitaire clairement un bon niveau au-dessus du reste, et deux épisodes pandémiques assez réussis, la série d'Apple TV+ revient pour 9 épisodes de 25 minutes, diffusés en mai et juin derniers...

Mythic Quest, saison 2 (2021) :

Lorsque Ian (Rob McElhenney) décide de prendre un congé sabbatique, il laisse à Poppy (Charlotte Nicdao) la charge de développer la nouvelle extension de Mythic Quest... ce qui va rapidement mener à des complications et à des divisions au sein du studio.

Et je ne sais pas si c'est moi, mais la série m'a semblé différente, cette année. Après une saison 1 axée sur la sortie d'une grosse expansion au jeu, et sur la montée en puissance de Poppy, passée de simple programmeuse à co-directrice créative du jeu, voilà qu'on se retrouve avec une saison 2... centrée sur la sortie d'une grosse expansion au jeu, et sur une Poppy au pouvoir, quasi-flanderisée.

C'est peut-être ma mémoire qui me joue des tours (et je ne dis pas que Poppy était un ange en saison 1), mais j'ai eu un peu de mal à reconnaître le personnage workhaholique et manquant d'assurance de la première année et des épisodes spéciaux, la quasi-straight woman au sein d'un studio de fous, qui ici semble avoir été mis au diapason du reste du cast : en tant que boss, elle est ultra-autoritaire, capricieuse, bitchy, excentrique, méprisante, et, comme souvent, la transition est tellement brutale qu'on se demande si c'est un souci d'écriture.

Certes, c'est partiellement voulu, afin d'illustrer l'adage "le pouvoir corrompt", mais aussi de souligner le fait que toutes les insécurités de Poppy prennent le dessus sur elle lorsqu'elle est en position de grand stress... mais la transition reste très brusque, et fait immédiatement basculer le personnage dans le camp des antipathiques.

L'écriture, d'ailleurs, fait des choix intrigants, qui ne paient pas toujours : Ian (et donc Rob McElhenney, acteur, showrunner, scénariste) est mis en retrait, tant dans ses caprices que dans ses folies, et se retrouve à remettre à leur place Poppy et Rachel en leur disant leurs quatre vérités (on est parfois à deux doigts du mansplaining de Gen X-er, notamment lorsqu'il explique la vie à Rachel la SJW clichée) ; la relation de Rachel (Ashly Burch) et de Dana (Imani Hakim) passe au premier plan, tentant de jouer la carte du shipping LGBTQ+ mais (comme le soulignent les autres personnages) tout le monde s'en contrefiche... y compris le spectateur ; et Brad (Danny Pudi) prend (inévitablement) plus de place, associé à Jo (Jessie Ennis) dans une relation mentor/protégée qui dégénère rapidement en rivalité sans pitié.

De quoi développer certains des personnages secondaires, ce qui est l'objectif de toute saison 2. Mais tout est une question de dosage : l'opposition artistique et la séparation créative de Ian et Poppy, traitée sur le mode du divorce amical, n'est pas un fil conducteur forcément assez fort pour tenir toute la saison, d'autant qu'il se déroule de manière très prévisible.

Un sentiment encore plus renforcé par l'épisode "spécial" de la saison, l'équivalent de l'excellent A Dark Quiet Death de la saison 1 : ici consacré à CW Longbottom, le scénariste du jeu Mythic Quest habituellement interprété par F. Murray Abraham, l'épisode décrit une rivalité créative entre trois jeunes auteurs (Josh Brener, Shelley Hennig, Michael Cassidy), dans les années 70, rivalité finissant par mener à leur séparation, et à une réconciliation, cinquante ans plus tard, dans l'épisode suivant.

Pas désagréable, en soi, mais assez convenu et redondant, et n'ayant pas l'efficacité de l'épisode "spécial" de la saison 1, ce Backstory a le mérite d'éclairer un peu le parcours de CW (d'une manière finalement très Lostienne), et de donner de quoi s'amuser à William Hurt et à F. Murray Abraham, dans l'épisode suivant.

Mais ça téléphone aussi largement la conclusion de l'arc Ian/Poppy, déjà très prévisible, et qui suit alors son petit bonhomme de chemin (en passant par la case "Ian est à l'hôpital, tout le monde s'inquiète", assez facile).

Un peu faible créativement, la série reste cependant agréable à regarder, est assez ludique. On pourra reprocher, comme toujours, les inserts de jeux Ubi Soft et autres (Horizon Zero Dawn) pour illustrer le jeu Mythic Quest, ou encore un David globalement inexistant...

Et puis il y a cette fin de saison, qui voit Poppy et Ian quitter le studio de Mythic Quest pour aller créer un autre jeu ailleurs. Une fin qui sonne très fin de série, qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, et qui manque d'un véritable crescendo probant.

Après... ça reste Mythic Quest, c'est (comme je le disais plus haut) toujours agréable à suivre, et de toute façon je suis clairement minoritaire à penser que cette saison 2 manquait de cohésion et de véritable direction : la majorité des critiques et des fans (qui viennent souvent du public d'It's Always Sunny... dont je ne faisais pas partie) ont apprécié cette nouvelle fournée d'épisodes, et sont nettement plus attachés aux personnages que je ne le suis actuellement.

Néanmoins, certains des choix créatifs de cette saison ne m'ont pas vraiment convaincu, et j'en ressors donc globalement mitigé.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Critiques éclair - Loki, saison 1 : épisode 5 et 6 + bilan (2021)

Publié le 24 Juillet 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Lurdo, MCU, Marvel, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Télévision, USA, Disney, Loki

Après ses deux premiers épisodes, et les deux suivants, la série Loki continue de partir, bon gré mal gré, dans des directions intrigantes... reste à voir si le programme va réussir son atterrissage.

Loki, saison 1 :

- 1x05 : Exilé avec les autres Loki dans le Néant, un endroit au bout du temps et de l'espace, Loki doit faire face, à l'aide de ses variants (Richard Grant, Jack Veal, DeObia Oparei), à Alioth, un nuage dévorant le Vide et ses occupants... mais la nature même des Loki menace de tout faire capoter.

Un avant-dernier épisode saisonnier plutôt intéressant et bien rythmé, au risque de paraître décousu et un peu précipité (on sent que certains moments ont été coupé au montage, comme certaines explications et transitions), mais ces facilités ne gâchent pas vraiment un épisode riche en spectacle et en effets spéciaux, qui voit Richard E. Grant voler la vedette à tout le monde dans un grand final aux accents Wagnériens, Marvel multiplier les clins d'œil aux comics (Throg ! le Thanoscopter !), Loki et Sylvie se rapprocher de manière touchante, et le scénario ouvrir une porte difficile à refermer avec cette forteresse mystérieuse, qui abrite le véritable cerveau derrière la TVA.

À ce stade de la série, il ne reste pas beaucoup de possibilités : tous les indices semés par le scénariste mènent logiquement à Kang le Conquérant, dans l'une ou l'autre de ses incarnations... mais on sait ce que ça donne de se laisser emporter par les spéculations.

Pour des raisons thématiques, Marvel pourrait aussi bien opter pour un variant Loki maléfique, ou pour une gigantesque manipulation de Sylvie (ou même de Miss Minutes, IA ayant décidé de suivre sa programmation à la lettre, par exemple).

On devrait rapidement être fixés dès la semaine prochaine, en tout cas.

- 1x06 : Les Loki entrent dans la forteresse se trouvant dans le Néant, et y confrontent le créateur de la TVA...

Fin de partie pour Loki, avec un épisode final chargé en exposition, et qui nous présente enfin le big bad de sa série... Kang le Conquérant.

Pas forcément une surprise pour l'amateur de comic-books avisé, mais une apparition qui fait plaisir, portée par un Jonathan Majors assez exubérant en "Celui qui demeure", une incarnation de Kang ayant choisi de faire régner la loi et l'ordre dans l'univers, pour éviter une guerre multidimensionnelle entre ses divers variants.

Une manière intéressante de réinterpréter le personnage de Kang et ses multiples versions, et qui laisse la porte ouverte à son retour, encore et encore, dans diverses incarnations à l'avenir (notamment dans le prochain Ant-man).

Après, je ne dirais pas non plus que j'ai été particulièrement surpris par la décision finale des deux Loki, et leur affrontement : cette histoire ne pouvait pas connaître de fin heureuse, et voir Loki expulsé sans hésitation par Sylvie dans une autre réalité est finalement assez logique (tout en évitant une séparation dans le sang et la douleur).

Reste que la porte est finalement grande ouverte pour une saison 2 qui, peut-être verra encore plus de mondes parallèles et de variants de Loki toujours plus déglingués...

- Bilan saisonnier -

Probablement, à mon goût, la série la plus réussie et homogène du MCU. Ou du moins, la mieux maîtrisée par ses scénaristes et sa production. Ce n'est pas parfait, et comme souvent, on sent que la COVID est passée par là, mais le tout m'a paru moins décousu que Falcon..., et mieux rythmé que Wandavision.

Et puis, bien entendu, il y a cette porte vers le Multivers, qui a été largement défoncée par la série, et qui devrait être explorée en long, en large et en travers dans les films à venir, et dans la saison 2 de Loki. Car oui, contrairement aux deux mini-séries précédentes, le récit de Loki se poursuivra dans une prochaine saison... ce qui est particulièrement intrigant, surtout compte tenu des événements de ce final, qui laissent beaucoup de choses en suspens.

Dans l'ensemble, donc, une série plutôt agréable et excentrique, qui a osé partir dans des directions intéressantes, et s'établir comme une charnière importante du MCU à venir (enfin, du Marvel Cinematic Multiverse, MCM, devrait-on dire désormais).

Reste à Marvel à mieux structurer ses saisons : actuellement, les séries sont écrites et produites comme des longs-métrages de 5 ou 6 heures, ensuite découpés au format hebdomadaire pour donner des épisodes plus ou moins longs. Ce qui coince parfois, et donne lieu à des passages mous ou de remplissage. Et sans surprise, c'est le scénariste habitué à la télévision qui s'en est sorti le mieux pour rythmer le tout, et donner envie de revenir de semaine en semaine.

Espérons que la tendance ira en se confirmant, pour que les productions télévisées du MCM soient de plus en plus homogènes dans leur production...

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1490 : The Misfits (2021)

Publié le 23 Juillet 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Misfits (2021) :

Richard Pace (Pierce Brosnan), voleur international, parvient à échapper de justesse à une victime mécontente lorsqu'il tombe entre les mains d'un groupe de robins des bois modernes, les Misfits : Violet (Jamie Chung), spécialiste en arts martiaux ; le Prince (Rami Jaber), aux origines mystérieuses ; Wick (Mike Angelo), expert en explosifs ; et Ringo (Nick Cannon), leur leader excentrique. Ensemble, et avec l'aide de Hope (Hermione Corfield), la fille de Pace, le groupe va tenter des lingots d'une valeur de plusieurs millions de dollars, dissimulés dans une prison d'Abou Dabi par Warner Schultz (Tim Roth), pour le compte de dangereux terroristes...

Un film de casse écrit par Kurt Wimmer (Equilibrium) et réalisé par Renny Harlin (que l'on ne présente plus), qui associent leurs "forces" pour produire ce qui se voulait clairement être un thriller international léger et déconneur (comme Brett Rattner a pu en produire avec Brosnan, justement), mais qui n'en a ni l'énergie, ni le style, ni le rythme.

Ce n'est pas faute d'essayer, reconnaissons-le : dès le début, avec sa narration goguenarde en voix-off de Nick Cannon, ses ralentis, son montage déstructuré, etc, le film tente d'être cool et fun, mais le script ne suit pas, et la distribution non plus. Brosnan fait du Brosnan (et semble un bon niveau au dessus du lot, notamment dans les rapports de son personnage avec sa fille), Cannon fait le con, les autres sont rarement mémorables, et l'écriture de Wimmer, ultra-basique et frôlant parfois les clichés racistes/islamophobes, tire fréquemment le tout vers le bas.

Ne reste alors de ces 95-100 minutes de film qu'un gros spot publicitaire pour l'office du tourisme d'Abou Dabi, plutôt joliment filmé, mais mou, générique et prévisible au possible, et qui, au moins, aura permis aux acteurs d'arrondir leurs fins de mois.

2/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1489 : Le Dragon-Génie (2021)

Publié le 22 Juillet 2021 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Review, Romance, USA, Chine

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Dragon-Génie (Wish Dragon - 2021) :

Jeune livreur de Shangai sans le sou, Din (Jimmy Wong) rêve de renouer avec son amie d'enfance, Li Na (Natasha Liu Bordizzo), issue d'une famille riche et devenue une superstar de la mode. Un jour, il met la main sur une théière magique, d'où émerge Long (John Cho), un dragon-génie, qui lui offre trois vœux : Din décide alors de tout faire pour entrer en contact avec Li Na, en demandant à Long de faire de lui un riche jet-setteur...

Franchement, j'ai eu du mal, pendant et après tout le visionnage de ce métrage d'animation Netflix co-produit par la Chine et par Sony, à ne pas parler de ce film comme du Dragon Wish... tant le récit ressemble fréquemment à une version Wish de l'Aladdin de Disney : une copie clinquante et peu inspirée, qui n'arrive pas à la cheville de l'original.

Après, ce n'est pas forcément surprenant : le conte d'Aladin est, à l'origine, un conte se déroulant en Chine, et, un peu comme avec Voyage vers la Lune, Netflix tente de séduire les marchés asiatiques avec ses films d'animation (ce métrage a d'ailleurs été produit par un studio spécialement créé pour l'occasion et pour séduire le marché chinois, avec Jackie Chan à la production et au doublage chinois de Long).

Bref : on est donc dans du Aladdin modernisé, où tous les éléments du récit original sont transposés dans la Chine moderne (de quoi donner lieu à des scènes plates durant lesquelles Long découvre le monde moderne), et où l'on aurait ajouté une bonne dose de kung-fu, Asie oblige, en la personne de trois méchants (enfin, du méchant principal et de deux sbires idiots) assez insipides qui poursuivent Din pour mettre la main sur la théière magique.

Rien de particulièrement intéressant à signaler, donc, le film souffrant d'un manque flagrant d'originalité, d'un rythme mollasson et d'une direction artistique très générique. Il faut attendre la dernière ligne droite du récit pour que le film se détache un peu de ses influences Disney, en développant un peu les états d'âme du génie cynique, et le panthéon chinois.

Un bon gros bof, en ce qui me concerne, et j'ai presque envie de dire que malgré ses intentions de "cinéma fait en Chine, pour les Chinois... et le reste du monde", on sent que le réalisateur et scénariste de ce Wish Dragon est un Américain tout ce qu'il y a de plus formaté.

2.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1488 : La Naissance du Dragon (2016)

Publié le 21 Juillet 2021 par Lurdo dans Action, Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, USA, WWE, Chine

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Naissance du Dragon (Birth of the Dragon - 2016) :

En 1964, alors qu'il enseigne à San Francisco, Bruce Lee (Philip Wan-Lung Ng) apprend que Wong Jack-man (Xia Yu), un artiste martial rival, est arrivé en ville. Persuadé qu'il est l'envoyé des grands maîtres chinois qui s'opposent à sa volonté d'enseigner le kung-fu aux occidentaux, Bruce défie alors Wong Jack-man en duel singulier, sous le regard désapprobateur de Steve McKee (Billy Magnussen), l'un de ses élèves. Car Steve est intéressé par la philosophie de Wong Jack-man, et commence à être déçu par celle, plus agressive, de Bruce Lee. Pire : l'élue de son cœur est aux mains de la pègre locale, et pour la sauver, il doit convaincre un Wong Jack-man réticent d'affronter Bruce....

J'en parlais hier après mon visionnage de Dragon : j'étais curieux de voir ce Birth of the Dragon de 2016, réalisé par George Nolfi (L'Agence, Spectral), et produit par Blumhouse et la WWE (aïe), afin de savoir s'il allait être plus fidèle à la réalité et plus abouti que le Dragon de Rob Cohen.

Pas de chance, c'est tout l'inverse.

Le problème, en fait, c'est que ce métrage, écrit par le scénariste de Nixon, de Ali et de Gemini Man, prétend faire de Bruce Lee son personnage principal, alors qu'en réalité, il en est l'antagoniste : ici, Bruce Lee est arrogant, vantard, jaloux et abrasif, un bully brutal et mesquin qui ne deviendra la légende et le philosophe pacifique que l'on connaît que grâce à l'influence de l'un de ses élèves, inventé pour l'occasion, un white saviour caucasien blond aux yeux bleus qui s'éprend d'une jeune immigrante retenue prisonnière de la pègre locale.

Une approche qui fait gentiment grincer des dents, et place ce personnage au carrefour de l'évolution de Bruce Lee, et de la rédemption de Wong Jack-man, le célèbre maître qui a affronté Lee en duel singulier, et que le film semble bien décidé à présenter sous le meilleur possible, faisant de lui un combattant supérieur à Bruce Lee, plus sage, plus doué, qui laisse Bruce gagner pour lui apprendre une leçon de vie (et ayant, in fine, contribué à faire voir la lumière à ce dernier).

En soi, pourquoi pas, un film évitant de déifier Bruce Lee aurait pu avoir du bon. Mais en faisant tout tourner autour de "Steve McKee" et de Wong Jack-man, le métrage se retrouve presque à mentir sur la marchandise. Oui, Bruce Lee fait partie du film, mais il n'en est qu'un personnage secondaire, limité à ses traits négatifs, et sa "naissance" est en fait une renaissance philosophique dont les deux autres personnages sont à l'origine.

On est donc loin d'un biopic, et ce qui n'aide pas les choses, c'est que les affrontements (notamment le grand duel Lee/Jack-man) sont filmés à l'aide de multiples gimmicks de réalisation : ralentis matrixiens, angles de caméra improbables, accélérés et floutages, effet "je prédis les coups à venir de mon adversaire en surimposition", sauts câblés à la pseudo-signification métaphorique, etc.

Ça gâche parfois gentiment le spectacle, ce qui est d'autant plus dommage que les acteurs sont plutôt bons, martialement parlant, et que les chorégraphies de Corey Yuen ne sont pas mauvaises.

Et puis je ne parle même pas de la structure globale "film de superhéros", qui voit les héros s'affronter aux 2/3 du film, parvenir à un status quo, et faire ensuite équipe pour aller botter le cul des méchants dans un dernier quart cheesy au possible, façon buddy movie, avec one-liners faiblards, et musique symphonico-électronico-rock (qui vire au métal hors-sujet dans le générique de fin).

Un film bancal ne semble donc pas savoir sur quel pied danser : buddy movie léger et humoristique, biopic sérieux et profond, film d'exploitation, etc.

2.5/6 (pour la chorégraphie des combats, principalement)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1487 : Dragon - L'histoire de Bruce Lee (1993)

Publié le 20 Juillet 2021 par Lurdo dans Action, Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, Fantastique, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Dragon - L'histoire de Bruce Lee (Dragon : The Bruce Lee Story - 1993) :

La vie et la carrière de Bruce Lee (Jason Scott Lee), qui de ses débuts de garçon de cuisine à sa célébrité mondiale en tant qu'acteur, a sur bouleverser la perception occidentale des arts martiaux et de leurs pratiquants asiatiques...

Un vieux biopic de 1993 signé Rob Cohen (Cœur de Dragon, le premier Fast and Furious, xXx, La Momie 3) qui, passionné par ce projet et par la vie de Bruce Lee, a opté pour une approche délibérément très dramatisée et métaphorique de son sujet : séquences de visions fantastiques qui voient Bruce hanté par ses démons, combats volontairement mis en scène de manière cinématographique (avec bruitages et postures outrées, ainsi qu'une action ponctuellement accélérée), événements réinventés pour être plus mémorables... il est difficile de juger vraiment le film sur des bases d'authenticité biographique, tant les libertés prises avec le sujet sont conséquentes.

Cela dit, on peut aborder ce Dragon sous d'autres angles, et là, ça fonctionne plus ou moins bien. Jason Scott Lee est plutôt bon dans le rôle, crédible physiquement, même si son interprétation frôle ponctuellement l'imitation et la copie un peu trop appuyées ; le rythme du film est suffisamment soutenu pour qu'on ne s'ennuie pas ; le film souligne l'importance de la relation de Bruce avec sa femme, la manière dont Lee a été confronté à un racisme systématique aux USA, l'impact de son succès sur sa vie de famille...

Il y a donc du bon, mais aussi du mauvais : la bande originale de Randy Edelman est gentiment cheapouille et basique, il y a des scènes totalement gratuites et/ou cheesy (dont les scènes de sexe entre Bruce et sa femme), les scènes d'action auraient parfois mérité un peu plus de maîtrise dans la réalisation, et de manière globale, le tout aurait nécessité un peu plus subtilité dans son écriture et dans sa mise en images.

Cela dit, pour peu que l'on adhère aux partis-pris du film, notamment du point de vue biographique, ce Dragon se regarde tranquillement. C'est loin d'être un chef d'œuvre, ça a un peu vieilli (surtout si, comme moi, on ne l'a pas revu depuis 25 ans), certaines périodes de la vie de Bruce sont trop survolées (toute sa carrière cinématographique, notamment, ce qui a tendance à affaiblir la progression de la dégradation de son état mental/physique) et c'est formellement parfois plus proche d'un biopic télévisé que d'un film de cinéma, mais ça se regarde.

(maintenant, je suis curieux de voir ce que vaut le film Birth of the Dragon, de 2016)

3.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1486 : Black Widow (2021)

Publié le 19 Juillet 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, MCU, Marvel, Review, Science-Fiction, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Black Widow (2021) :

En 2016, peu de temps après la guerre civile ayant divisé les Avengers et leurs alliés, Natasha Romanoff (Scarlett Johansson) part en urgence pour Budapest après être entrée en possession d'un antidote au lavage de cerveau subi par les espionnes de la Chambre Rouge dans leur jeunesse. Là, traquée par le mystérieux Taskmaster, elle retrouve Yelena Belova (Florence Pugh), sa sœur d'adoption, qui lui a fait parvenir l'antidote, et qui lui explique que la Chambre Rouge est toujours active, sous le contrôle du sinistre Dreykov (Ray Winstone)...

Après des années d'attente, le voilà enfin ce film solo consacré à Black Widow, un film ma foi assez sympathique, à défaut d'être parfait, et qui penche nettement plus vers le côté actioner sérieux du MCU que vers ses métrages plus légers.

Cela le rendra certainement moins accessible que d'autres films du MCU, puisque ce Black Widow s'oriente fréquemment dans une direction très Bondienne, avec un méchant mégalomaniaque qui vit dans une base volante, entouré d'une armée de femmes espionnes lobotomisées... on accroche ou pas à ce délire, et à la bande originale assez terne de Lorne Balfe (sans surprise).

Pour les moins portés sur l'action décomplexé, spectaculaire et (parfois trop) numérique, heureusement, le script se permet des écart façon famille dysfonctionnelle, entre David Harbour (excellent en homologue russe bedonnant du Capitaine America), Rachel Weisz, Scarlett et Florence Pugh, qui compose un personnage de petite sœur dure à cuire et sarcastique assez amusant.

L'équilibre entre l'action, les dialogues sérieux et l'humour n'est donc pas parfait, comme je le disais, mais dans l'ensemble, on ne s'ennuie pas, le scénario comble bon nombre des trous laissés par le mystère planant sur la vie de Natasha, et au final, le tout se rattache assez bien à la fin de Falcon et le Soldat de l'Hiver, ainsi qu'avec la série Hawkeye à venir.

Quelle note donner à ce métrage ? Sa nature de flashback en fait quelque chose qui n'est pas indispensable, mais il reste globalement efficace ; il y a plein de petits détails techniques un peu agaçants (certains effets moins bien finalisés, un recours un peu trop insistant au numérique, une ellipse frustrante quand arrive le Général Ross) mais dans l'ensemble, ça reste bien mené, l'action est assez sèche (plus que dans d'autres Marvel), c'est bien interprété, donc...

3.75 - 0.25 pour la reprise de Nirvana pseudo-dark qui m'a agacé = 3.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Les bilans de Lurdo : Superstore, saison 3 (2017)

Publié le 18 Juillet 2021 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Sitcom, Télévision, USA, NBC, Superstore

Sympathique mais se cherchant un peu, la première saison de Superstore bénéficiait d'un format assez court de 11 épisodes ; en doublant ce nombre d'épisodes, la saison 2 faisait le choix inverse : utiliser tout ce temps d'antenne supplémentaire pour développer ses personnages secondaires, leurs relations... et malheureusement, pour accentuer le shipping entre Jonah et Amy, ses deux personnages principaux.

Et la saison 3, elle aussi constituée de 22 épisodes, continue (à mon grand dam) dans cette direction...

Superstore, saison 3 (2017) :

Après la tornade qui a ravagé le magasin, les employés du Cloud 9 se serrent les coudes et sont plus soudés que jamais - ou pas. Car Amy, fraîchement divorcée, tente de se reconstruire, alors même que Jonah, lui, trouve l'amour dans les bras de Kelly (Kelly Stables), une nouvelle employée. Et puis il y a Glenn, ébranlé par les événements qui ont détruit son magasin, et qui décide qu'il veut un enfant biologique... quitte à ce que Dina en soit la mère porteuse.

Superstore saison 3 ou, pour moi, la saison du malaise.

Je ne sais pas ce qui s'est passé, et j'ai pleinement conscience qu'encore une fois, mon avis est largement minoritaire (il suffit de voir l'enthousiasme critique global, au fil des ans, pour le programme et ses rebondissements sentimentaux), mais j'ai totalement décroché pendant une grosse partie de la saison, et j'ai eu bien du mal à rester présent jusqu'au bout.

Pourtant, les deux précédentes saisons avaient su rester amusantes et plaisantes, malgré des défauts récurrents qui me gênaient (dont le shipping Amy/Jonah, qui ne m'a jamais convaincu). Mais là, à plusieurs reprises, j'ai eu l'impression d'assister à une série en pilotage automatique, parvenant à peine à m'arracher plus qu'un sourire çà et là, et bien en deçà des saisons précédentes.

À commencer par la première dizaine d'épisodes, des épisodes qui, malgré des moments amusants (Mateo en Sal pour Halloween, Sandra et sa rivale Carol, les séquences de réunion toujours déjantées, l'épisode de Noël alcoolisé), finissent toujours par se prendre les pieds dans le tapis à un moment ou un autre, lestés par un besoin étrange des scénaristes de faire d'Amy la protagoniste principale de la série.

Et cette tendance ne fait que se confirmer au gré de la saison : manque de structure globale (on retrouve quelques épisodes thématiques - Halloween, Noël - mais c'est tout), manque de conséquences de la saison précédente (Dina souffre de PTSD pendant un épisode et demi, et c'est oublié), intrigues quelconques (Glenn qui demande à Dina de porter son bébé, ça a provoqué chez moi de mauvais flashbacks de Phoebe dans Friends ; la grossesse surprise d'Amy, ce n'est guère mieux) ou sous-développées (la grossesse de Dina, le renvoi de Myrtle, Jonah et Garrett colocataires, autant d'éléments que les scénaristes n'utilisent qu'une fois ou deux, avant de les ranger dans un placard, pour les ressortir bien plus tard au moment de leur apporter une conclusion sommaire), le show conserve des scènes ou des sous-intrigues qui fonctionnent, mais qui toutes s'effacent derrière Amy, sa vie amoureuse, et son quotidien pathétique.

Parce qu'en effet, non contents de passer Amy au premier plan de la plupart des épisodes, les scénaristes ont commencé à forcer le trait, à deux doigts de la flanderisation : Amy est tour à tout jalouse, autoritaire, manipulatrice, menteuse, stridente, gaffeuse, maladroite, arrogante, etc, elle frôle fréquemment le niveau Michael Scott de l'embourbement spontané dans des situations improbables, et elle ne supporte absolument pas le couple que Jonah forme désormais avec Kelly (un personnage assez quelconque et au brushing improbable, qui aurait pu fonctionner avec quelqu'un d'autre dans le rôle, peut-être une Dreama Walker, ou quelqu'un du genre).

Résultat, le plus clair de la saison est centré sur Amy et ses rapports avec les autres personnages (Cheyenne, Tate, Dina, Glenn, le livreur de boissons, Kelly), ainsi que sur sa relation pseudo-sentimentale avec Jonah. Une relation qui culmine malheureusement dans la seconde moitié de saison, et se conclue de manière prévisible, par une combo je suis enceinte de mon ex/je te déteste/en fait je t'aime/couchons ensemble des plus horripilantes si, comme moi, on n'adhère pas particulièrement à ce couple.

Et donc, forcément, la saison passe très lentement, particulièrement axée sur cette relation qui fait beaucoup de surplace, laissant tellement de place à Amy qu'elle en oublie certains autres personnages (Cheyenne, notamment, mais aussi Garrett, plus en retrait, Myrtle, qui disparaît logiquement...) et délaissant un peu trop sa fibre sociale (même si elle ressurgit ponctuellement autour de Myrtle - notamment dans le final -, de la sécurité sociale des employés, et de Cheyenne, qui travaille à mi-temps pour Target, la concurrence de Cloud 9 - l'occasion d'un épisode sponsorisé un peu honteux).

Je ne dirais pas que j'ai détesté le programme, il lui reste (ainsi qu'à sa distribution) suffisamment de capital-sympathie pour que le tout se regarde facilement, mais j'ai tout de même plus souvent grimacé devant mon écran qu'éclaté de rire.

Encore une fois, je sais pertinemment que c'est un avis très minoritaire, et que la romance Jonah/Amy plaît à la plus grande partie des spectateurs du show.

Néanmoins, je pense qu'une pause dans ma rétrospective s'impose, si je ne veux pas être "dégoûté" de la série - d'autant que c'est à partir de la saison 4 que le programme semble commencer à muter et à diviser les fans : la quatrième année du programme est aussi la dernière de son showrunner et créateur, Justin Spitzer, et apparemment, son départ va laisser des traces sur le ton et l'écriture du show.

Donc pour l'instant, pendant quelques semaines, je laisse la série en pause, exactement à la moitié de cette rétrospective.

Je reprendrai probablement début août...

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Critiques éclair - Loki, saison 1 : épisode 3 et 4 (2021)

Publié le 17 Juillet 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Lurdo, MCU, Marvel, Review, Science-Fiction, Science Fiction, Télévision, USA, Disney, Loki

Avec ses deux premiers épisodes, la série Loki a réussi a se créer une place bien à elle dans cette phase 4 du MCU : une sorte de bulle temporelle étrange, au sens de l'humour bien particulier, et qui remet en question tout ce que le spectateur pense savoir du fonctionnement de l'univers Marvel...

Loki, saison 1 :

- 1x03 : Bien décidé à ne pas se laisser reprendre par la TVA, Loki (Tom Hiddleston) suit son variant, Sylvie (Sophia Di Martino), au travers d'un portail, et se retrouve coincé avec elle sur Lamentis 1, une planète sur le point d'être détruite...

Un épisode de transition assez bref (moins de 40 minutes, tout compris) qui consiste essentiellement en un tête à tête entre Loki et Sylvie, deux incarnations d'un même personnage aux parcours bien différents. De quoi comparer leurs vies, leurs familles, leurs expériences, et apprendre à dépasser le stade de simples ennemis - même s'il semble évident qu'ils se trahiront à la moindre occasion.

Les deux acteurs principaux s'amusent clairement beaucoup, et l'épisode est plutôt réussi sur ce front, bien qu'un peu bavard pour les plus impatients : on sent que cet épisode a été remanié en post-production au niveau du rythme, de manière assez inégale, d'autant que le tout débouche sur une grosse scène d'action spectaculaire assez gratuite (façon "on filme tout en une prise avec la caméra portée qui navigue autour des acteurs").

Un peu frustrante, d'ailleurs, cette scène finale, puisqu'elle manque non seulement de raison d'être (les gardes qui retrouvent les Lokis au milieu de l'apocalypse, mwébof), mais aussi un peu de punch et de nervosité dans sa chorégraphie et sa mise en images.

Cela dit, au détour de ses dialogues, l'épisode se permet de semer quelques indices sur la véritable nature de la TVA, composé de variants issus de diverses lignes temporelles, et pas créés ex-nihilo par les Gardiens du Temps ; autrement dit, ces derniers ont clairement reformaté l'esprit de leurs employés... si tant est qu'ils existent réellement.

- 1x04 : Retrouvés in extremis par la TVA alors qu'ils étaient sur le point d'être détruits, Loki et Sylvie redeviennent les captifs de l'organisation. Mais les mensonges de cette dernière commencent à refaire surface, suscitant le doute chez certains des employés de l'agence...

Un épisode charnière dans la saison, qui confirme un certain nombre de suspicions du spectateur, tout en développant un peu plus le personnage de Loki, sa relation avec Sylvie, et sa place dans l'univers Marvel.

Et c'est plutôt sympathique, à vrai dire : toujours un peu bavard (mais c'est le personnage qui veut ça), l'épisode entérine le côté Magicien d'Oz des Gardiens du Temps (des animatroniques créés par... ?), confirme que Loki ne peut tomber amoureux que de lui-même (dans une version féminine, certes), que l'on devrait avoir des réponses très rapidement, et que, plutôt que d'être désintégrés, les variants Loki sont en fait expédié sur un plan d'existence ressemblant étrangement à un New York en ruines, peuplé de leurs semblables (en l'occurrence, le vieux Loki dans son costume en spandex jaune et vert, Kid Loki, un Loki noir maniant un marteau asgardien, et Lokicodile, adorable avec sa petite couronne).

Ajoutez à cela un caméo amusant de Sif, et voilà, un épisode plutôt agréable, que j'ai clairement préféré au précédent, et qui annonce une fin de saison spectaculaire (tous les Lokis contre la TVA ?).

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1485 : SEMAINE COMÉDIE FRANÇAISE - Divorce Club (2020)

Publié le 16 Juillet 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Divorce Club (2020) :

Fraîchement divorcé, Ben (Arnaud Ducret) rencontre Patrick (François-Xavier Demaison), un vieil ami, lors d'une réunion de divorcés anonymes. Il découvre alors que ce dernier est désormais richissime et hédoniste, et accepte de devenir son colocataire dans son immense manoir. Rapidement, le duo en vient à former un Club privé réservé aux divorcés cherchant à faire la fête, alors même que Ben, de son côté, s'éprend d'une mère célibataire, Marion (Caroline Anglade)... l'ex-femme de Patrick.

J'avais prévu de réserver cette ultime chronique de la semaine au troisième volet d'OSS 117, mais malheureusement, il a été reporté à plus tard. Résultat, pour ne pas laisser ce vendredi vide, je me rabats sur ce Divorce Club, troisième film de Michael Youn derrière la caméra, après Fatal et Vive la France.

Et effectivement, on reconnaît bien, çà et là, l'énergie du bonhomme et son côté décalé et WTF, avec des éléments fréquemment absurdes intégrés au délire dans lequel sombre progressivement le personnage de Ben.

Après... difficile de se passionner totalement pour ce qui finit par être une comédie française inégale et assez prévisible, aux quiproquos télégraphiés et évidents, et qui n'exploite pas totalement le capital sympathie de sa distribution (Audrey Fleurot n'a pas un rôle très intéressant).

Ça se regarde, c'est ponctuellement amusant, mais dans l'ensemble, mwé sans plus.

3/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1484 : SEMAINE COMÉDIE FRANÇAISE - Terrible Jungle (2020)

Publié le 15 Juillet 2021 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Terrible Jungle (2020) :

Apprenti anthropologue marchant dans les traces de sa mère possessive et castratrice, Chantal de Bellabre (Catherine Deneuve), Eliott (Vincent Dedienne) part pour l'Amazonie, à la recherche de la tribu mythique des Otopis. Mais sur place, il découvre que la tribu, moderne et droguée, est désormais sous la coupe de Conrad (Patrick Descamps), ancien gendarme cruel et manipulateur, qui les exploite à la recherche d'or. Épris d'Albertine (Alice Belaïdi), cheffe de la tribu, Eliott tente alors de sauvercette dernière, alors même que Chantal, elle, décide de rapatrier son fils quoi qu'il en coûte...

Une comédie d'aventure en pleine jungle qui joue la carte de l'absurde et du décalage subtil, pour composer un univers improbable qui s'avère plutôt amusant. Tout le monde joue juste (et de manière naturelle), l'humour n'est jamais trop lourd et si le tout n'est pas totalement maîtrisé (l'évolution d'Eliott se fait un peu par à-coups), il reste toujours la sous-intrigue de Catherine Deneuve et la Septième Compagnie les gendarmes menés par Jonathan Cohen pour redonner un petit coup de folie et d'énergie au tout.

Une assez bonne surprise, dans l'ensemble, pour peu que l'on accroche au style.

3.75 + 0.25 pour l'épicerie chinoise en pleine jungle = 4/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1483 : SEMAINE COMÉDIE FRANÇAISE - Tout simplement noir (2020)

Publié le 14 Juillet 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, France, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Tout simplement noir (2020) :

Comique agitateur et engagé s'étant fait connaître par ses coups d'éclat sur le web, Jean-Pascal Zadi décide d'organiser une grande marche revendicative à Paris, pour défendre la cause des Noirs. Avec l'aide du comique Fary, il tente alors d'approcher toutes les célébrités noires de la ville et du show-biz, pour les convaincre de se joindre à son mouvement...

Une comédie amusante qui adopte une sorte de format mockumentaire n'étant pas sans rappeler le travail de Sasha Baron-Cohen, pour un militantisme satirique qui se paie pas mal de caméos (Joey Starr, Omar Sy, Ramzy, Eric, Kassovitz, Soprano, Patrick Éboué, etc, etc, etc), et s'amuse à critiquer à la fois la société française, le racisme intra et inter-communautaire, et l'hypocrisie du monde des célébrités.

Le tout d'une façon plutôt ludique, même si elle est un peu handicapée (comme certains des films de Sasha Baron Cohen, d'ailleurs), par un format "succession de sketches" pas forcément très fluide.

Reste que de multiple passages sont franchement drôles, comme en vrac la dispute entre Éboué et Lucien Jean-Baptiste, la discussion de groupe chez Ramzy, le casting chez Kasso, ou encore (plus prévisible), la ferme de Dieudonné.

Une bonne surprise, en fin de compte.

4/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1482 : SEMAINE COMÉDIE FRANÇAISE - 30 Jours Max (2020)

Publié le 13 Juillet 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Romance, Policier

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

30 Jours Max (2020) :

Flic trouillard et maladroit, Rayane (Tarek Boudali) fait rater une opération cruciale des autorités contre le trafiquant Le Rat (José Garcia), et apprend peu de temps après qu'il n'a plus que 30 jours à vivre. Soudain décidé à vivre pleinement les heures qui lui restent, il prend alors tous les risques pour arrêter Le Rat et avouer ses sentiments à sa collègue Stéphanie (Vanessa Guide)...

Nouveau film de la Bande à Fifi, et deuxième long-métrage de Tarek Boudali après le très médiocre et dérivatif Épouse-moi mon pote, cette comédie policière est regardable, mais n'est guère plus mémorable, entre son interprétation comme toujours très inégale (ça récite son texte, ça surjoue, ça adopte un ton über-sérieux qui ne fonctionne pas lorsque le récit est premier degré), son humour très téléphoné (on peut deviner à l'avance 2/3 des gags), et ses sous-intrigues totalement nazes, uniquement là pour donner quelque chose à faire à Marie-Anne Chazel et Reem Kherici.

C'est lourd, le postulat est rapidement et délibérément éventé, les caméos n'apportent pas grand chose, et il y a quelque chose de Taxi dans ce film, entre la caractérisation du personnage principal, l'interprétation criarde du Commissaire, la tentative de faire évoluer le tout en une comédie d'action plus sérieuse, etc. Taxi, sans l'énergie, le savoir-faire ou le budget.

Un bon gros bof. Mais José Garcia est efficace en méchant, comme d'habitude, et il y a un hérisson, donc + 0.25 = 2.25/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1481 : SEMAINE COMÉDIE FRANÇAISE - Brutus vs César (2020)

Publié le 12 Juillet 2021 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Histoire, Review, Amazon, Romance, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Brutus vs César (2020) :

Envoyé en Gaule, parmi les légionnaires, pour avoir tenté d'assassiner son père César (Ramzy Bédia), Brutus (Kheiron), jeune marionnettiste pacifiste, échappe à ses compères légionnaires et rencontre les Gaulois locaux (Pierre Richard, Rheem Kherici, etc), chez lesquels il retrouve Albana (Lina El Arabi), une ex-esclave éprise de lui. Contre toute attente, il va alors rejoindre les rangs de la rebellion, pour s'élever contre les Romains...

Qui dit 14 juillet dit cinéma français, comme tous les ans, même si, cette année, je réduis l'habituelle semaine française à une seule journée, faute de motivation et (aussi) de production cinématographique adéquate.

On commence donc par ce film de et avec l'humoriste Kheiron, sorti directement sur Amazon pour cause de pandémie, et qui semble vouloir lorgner fortement sur Jean Yanne et Alain Chabat pour nous livrer un péplum parodique... péplum parodique qui, malheureusement, tombe nettement à plat, incapable de se doser correctement entre comédie et premier degré imperturbable.

On se retrouve donc devant un pastiche du genre aux Gaulois très typés (sauf Pierre Richard), où Vercingétorix est interprété par Youssef Hadji, où Ramzy-César fait exécuter tout ce qui bouge, où tous les potes et collègues de Kheiron viennent dire bonjour (Artus, Bérengère Krief, Issa Doumbia, Jérémy Ferrari, Laura Laune, et beaucoup d'autres), où Thierry Lhermitte et Gérard Darmon cachetonnent, et où le ton dérive progressivement, passant de la comédie pas très inspirée et à l'interprétation très inégale, à un mélange de romance plate et de combats guerriers ultra-sérieux bourrés de ralentis.

La mayonnaise ne prend pas vraiment, ça s'éparpille, et si ça se regarde vaguement, ça n'arrive pas à la cheville de ses modèles, faute d'énergie et d'inspiration.

2.25/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Les bilans de Lurdo : Superstore, saison 2 (2016)

Publié le 11 Juillet 2021 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Sitcom, Télévision, USA, NBC, Superstore

Après une première saison raccourcie de 11 épisodes, je continue ma rétrospective Superstore, avec une seconde année qui a vu son nombre d'épisodes doubler (21 + un épisode spécial Jeux Olympiques, hors continuité), sa structure s'adapter à tous les événements rythmant la vie de la grande distribution (fêtes, soldes, etc) et son focus s'altérer au fil de la diffusion, pour le meilleur et pour le pire.

Superstore, saison 2 (2016) :

Après que le mouvement de grève des employés de Cloud 9 ait amené la direction à dépêcher sur place Jeff (Michael Bunin), un manager régional, la vie reprend son cours au magasin : Jonah et Amy se rapprochent, Garrett et Dina aussi, Sandra (Kaliko Kauahi) s'invente une vie amoureuse trépidante, et Mateo, lui... tombe sous le charme de Jeff. 

L'avantage, avec une saison de 22 épisodes, c'est que l'on a beaucoup plus de temps pour développer les personnages secondaires, leurs relations, et l'alchimie des acteurs les uns avec les autres.

L'inconvénient, c'est qu'à lui seul, le nombre des épisodes a tendance à lisser l'ensemble de la saison d'un point de vue qualitatif, notamment dans la perception du spectateur (qui, à la fin de la diffusion, a naturellement un peu de mal à se souvenir de la qualité exacte des épisodes présentés six mois plus tôt), mais aussi du côté créatif : l'objectif des scénaristes n'est plus de produire les 11 meilleurs épisodes imaginables, dégraissés de tout développement inutile et superflu, mais bien de remplir la commande passée par la chaîne en produisant 22 épisodes sympathiques et homogènes, à défaut d'être tous exceptionnels.

D'autant plus lorsque, comme ici, la chaîne décide de rallonger au dernier moment (en l'occurrence, la veille du début de la diffusion de cette saison 2) la commande originale de 13 épisodes pour l'étendre à 22. Forcément, ça chamboule un peu les plans des scénaristes, et ça mène à quelques flottements çà et là.

C'est ainsi que l'on remarque, après un épisode spécial Olympiades assez pépère (avec une Cecily Strong un peu sous-exploitée), et une première moitié de saison relativement structurée (résolution molle du cliffhanger de la s1, puis quelques journées événementielles - Adoption d'animaux, Halloween, les élections, Noël, Black Friday, St Valentin), que l'ensemble de l'écriture se fait un peu plus brouillonne, et bascule sur du shipping plus classique et routinier.

De manière globale, d'ailleurs, on sent que la série se cherche encore un peu : ici, on a droit à des épisodes absurdes et décalés (invasion de corbeaux, tous les hommes du magasin qui s'affrontent dans un match improbable en pleine journée de travail, pendant que les femmes vont se saouler au karaoké...), là, des moments plus engagés (Jonah qui refuse de vendre des armes, Glenn qui s'oppose à la vente de la pilule du lendemain), ailleurs, des épisodes fourre-tout (sans cohésion interne et qui ressemblent à des bribes d'idées en vrac concernant tel ou tel personnage, des sous-intrigues sans lien collées ensemble dans un même épisode pour remplir 25 minutes), ou encore des sentiments et de la romance un peu forcés.

En somme, ça continue de partir un peu dans tous les sens, et de tenter toutes les associations possibles et imaginables, pour voir ce qui marche ou pas : ce n'est pas forcément un mal, puisque cela permet des combinaisons inattendues, comme Dina et Garrett, qui couchent ensemble sans se supporter (ce qui permet à la série d'éliminer par la même occasion la relation malsaine Dina/Jonah), Jeff et Mateo (ce qui permet à Mateo de sortir temporairement du cliché du gay mesquin et bitchy), mais aussi Amy (qui se décoince un peu) et interagit avec plein de monde (Glenn, Cheyenne...).

Ça permet aussi de donner de la personnalité aux personnages d'arrière-plan, parfois pour le meilleur (Sandra), parfois pour le pire (Marcus, interprété par Jon Barinholtz, et qui joue ici les gros beaufs relous comme le fait habituellement son frère Ike, de Mad TV/The Mindy Project), et parfois entre deux (le pharmacien égocentrique, que je ne suis pas encore sûr d'apprécier ou non).

Malheureusement, ça fait aussi un peu disparaître Cheyenne d'une partie de la saison, jusqu'à la toute fin, pour son mariage... Et puis, bien entendu, cela donne encore plus de temps aux scénaristes pour développer le will they won't they de Jonah et Amy, avec le mariage de cette dernière qui s'écroule, etc.

Et là, je vais me répéter, mais... je n'en ai absolument rien à faire de ce couple. Pas très attachants ni compétents, ils sont tous les deux dysfonctionnels, et je n'arrive vraiment pas à accrocher à leurs atermoiements, à leurs regards hésitants, etc. Et donc, forcément, cela m'empêche d'apprécier une partie de la saison, qui se consacre au duo sous un angle romantique.

Qui plus est, tous les classiques de Ross/Rachel et des romances de sitcom de ce style y passent : mariage malheureux, regards complices, petite(s) amie(s) de passage promptement évacuées(s) (Brenda Song, notamment, totalement sous-exploitée), jalousie inavouée, mensonges, etc.

Franchement, ça me fatigue un peu, tout ça, car il faut une alchimie exceptionnelle entre les acteurs et personnages, ainsi qu'une écriture à la hauteur, pour que ça fonctionne sur moi - ici, on est loin de Jim/Pam, Michael/Holly, ou encore Ben/Leslie...

Mais bon : pour peu que l'on accroche à cette dose conséquente de shipping (et j'ai conscience d'être clairement dans la minorité à ce sujet), et que l'on ferme un peu les yeux sur certains clichés de sitcom (l'incident dramatique qui amène tout le monde à s'avouer ses quatre vérités, en l'occurrence la tornade - très bien filmée - du season finale), Superstore reste agréable à suivre, et plutôt attachant.

À ce point de la vie de la série, je ne dirais pas qu'un épisode ou un autre se démarque vraiment, ou pourrait être donné en exemple d'un classique du genre/d'un incontournable, mais le tout reste plaisant.

Maintenant, je ne serais pas contre un peu moins de shipping et de grosses ficelles de vieux routard du format, et un peu plus de chamboulements (par exemple, je suis prêt à parier que le début de la saison 3 reviendra à un bon vieux status quo, à nouveau, malgré les révélations de la fin de saison 2, et la destruction de Cloud 9).

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Critiques éclair - Loki, saison 1 : épisode 1 et 2 (2021)

Publié le 10 Juillet 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Lurdo, MCU, Marvel, Review, Science-Fiction, Télévision, USA, Disney, Loki, Science Fiction

Troisième série faisant officiellement partie de la Phase 4 du Marvel Cinematic Universe, Loki se veut une suite directe à Avengers : Endgame, qui voyait un Loki issu d'un univers parallèle entrer en possession du Tesseract, et l'utiliser pour s'enfuir et éviter les conséquences de la Bataille de New-York.

Au programme, six épisodes d'une série décalée envoyant Tom Hiddleston aux quatre coins de l'espace, du temps et du multivers, série chapeautée par Michael Waldron, protégé de Dan Harmon et scénariste sur Rick et Morty.

Loki, saison 1 :

- 1x01 : Alors qu'il échappe tout juste aux mains des Avengers à l'aide du Tesseract, Loki (Tom Hiddleston) se retrouve prisonnier de Mobius (Owen Wilson) et de la Time Variance Authority, une organisation bureaucratique qui surveille et protège le continuum espace-temps. Là, en tant que variant temporel n'étant pas supposé exister, un choix lui est proposé : soit il est effacé de la réalité, soit il aide la TVA à traquer et à arrêter une menace plus importante... lui-même.

Un premier épisode très naturellement chargé en exposition, puisqu'il faut présenter la TVA, expliquer son fonctionnement, son rôle, amener la possibilité d'un multivers, expliquer pourquoi, jusqu'à présent, ce dernier ne s'est jamais vraiment manifesté, et surtout, profiter du tout pour se livrer à un examen de conscience de Loki, une sorte de séance de thérapie d'un Dieu du mensonge encore empli de colère et de haine...

Mais dans l'ensemble, ce premier épisode de Loki fonctionne plutôt bien, avec son esthétique rétro-60s/70s d'une TVA figée dans le temps (difficile de ne pas penser à Doctor Who, notamment en entendant certaines notes de la bande originale), ces escapades improbables de Loki dans le temps, et ce duo amusant avec Owen Wilson. On pense à Gilliam, à Kubrick, à Rick et Morty, à plein de choses, et ces influences se marient plutôt bien dans un tout ludique et pertinent.

Ça se regarde d'une traite, on ne voit pas le temps passer, c'est cohérent avec tout ce qui est venu avant (et viendra après), et même si l'on devine très clairement que ce n'est pas Loki, mais Lady Loki ou Old Loki qui se cache sous la capuche du Variant traqué, on attend la suite avec impatience.

- 1x02 : Loki et Mobius continuent de traquer le Variant meurtrier de Loki, et ils finissent par comprendre que leur proie se cache dans les grandes catastrophes de l'Histoire...

Un épisode en deux parties, qui commence de manière assez procédurale, façon Loki le profiler qui mène l'enquête, tout en tentant d'arnaquer Mobius et la TVA (qui ne sont pas dupes), et la traque à proprement parler, qui débouche sur la révélation de l'identité du variant : Lady Loki (ou du moins, un personnage qui semble l'être au premier abord - une surprise ultérieure n'est pas impossible).

Le résultat, c'est que la première moitié de l'épisode est assez bavarde : ce n'est pas forcément un mal, puisque cela permet aux scénaristes d'insister sur les thématiques de la série (rédemption, libre-arbitre, tout ça), et, il faut bien l'avouer, de laisser fortement sous-entendre que tout n'est pas rose au pays des Gardiens du Temps et de leur Ligne Temporelle Sacrée (en même temps, on s'en doutait, vues les tenues de stormtroopers des agents de la TVA, leurs méthodes de brutes, les règles arbitraires et intraitables de l'organisation et le flou artistique qui entoure les Gardiens, Ravenna, etc).

Je n'irai pas jusqu'à théoriser un possible toutéliage avec Kang le Conquérant (même si, honnêtement, ce serait une jolie pirouette de faire de lui le seul et unique "Gardien du Temps", qui aurait créé la TVA de toutes pièces et l'exploiterait dans l'ombre pour s'assurer que son empire futur ne soit pas mis en danger par des univers parallèles ou par des variants quelconques), mais la TVA est clairement louche, et plus la série avance, plus la balance penche du côté des Lokis et de leurs plans.

Des plans qui, avec l'explosion de la ligne temporelle, pourraient bien nous avoir donné là la création du Multiverse of Madness de Docteur Strange 2, du Spider-verse, et ouvrir officiellement la voie à l'univers partagé de la Phase 4... Wait and see...

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1480 : Unlucky Stars (2016)

Publié le 9 Juillet 2021 par Lurdo dans Action, Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Review, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Unlucky Stars (2016) :

Lorsque Sam (Sam Hargrave), le fils d'un mafieux, tente de récupérer l'argent que lui doit Tomas De La Cruz (Jose Montesinos), une star de films d'action péruviens sur le retour, il fait appel à Ken (Ken Quitugua) et à son nouveau collègue Josh (Dennis Ruel). Mais rapidement, la situation dégénère alors que Sameer (Sari Sabella), un fanboy de De La Cruz, et David Palatkinov (Vlad Rimburg), un cascadeur bedonnant, s'en mêlent...

Une comédie d'action brouillonne, écrite, réalisée et interprétée par Dennis Ruel (pas le mec le plus charismatique au monde, soyons francs), et qui met en scène pléthore d'acteurs/cascadeurs en tous genres, de Ken Quitugua (plus récemment aperçu en méchant dans The Paper Tigers) à Sam Hargrave (le charismatique coordinateur des cascades des films du MCU) en passant par Vlad Rimburg (coordinateur des cascades et réalisateur des scènes d'action pour la télévision, notamment) et par plein d'autres seconds couteaux plus ou moins familiers aux amateurs de genre.

Le problème étant que tous ces visages donnent lieu à une intrigue brouillonne (comme mentionné plus haut), avec beaucoup trop de personnages et de sous-intrigues inutiles, des digressions superflues, un certain manque de charisme chez une grosse partie des personnages principaux, et une interprétation parfois bancale.

Ajoutez à cela une réalisation peu inspirée de Ruel (les plans débullés sur les scènes de dialogues, c'est rapidement fatigant) et une illustration musicale insipide au possible, et voilà un long-métrage un peu oubliable dans l'ensemble.

Dommage, car pour le coup, le côté hommage aux films de kung-fu hongkongais est plutôt sympathique, et les scènes d'action sont très efficaces (notamment le grand final sur trois fronts, qui s'entremêlent de façon très réussie grâce au montage).

Un minuscule 3/6 pour la qualité de l'action et pour la passion, mais dans l'ensemble, trop approximatif pour convaincre.

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1479 : Luca (2021)

Publié le 8 Juillet 2021 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Review, USA, Italie, Pixar

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Luca (2021) :

À la fin des années 50, en Italie, Luca (Jacob Tremblay), une jeune créature sous-marine rêvant de découvrir le monde des humains, découvre au contact du jeune Alberto (Jack Dylan Grazer) qu'il peut prendre une apparence humaine lorsqu'il est sec ; les deux garçons décident alors de se mêler à la population du village portuaire voisin de Portorosso, sans se douter que tous les humains qui y vivent vouent aux monstres marins une haine sans nom...

Dernier long-métrage Pixar, après les Onward et Soul de 2020, ce Luca est un peu à part dans la filmographie du studio, puisque c'est un dessin animé qui n'est pas supervisé par les réalisateurs habituels de Pixar, ni mis en musique par Michael Giacchino (alors même que l'univers typiquement italien s'y serait vraiment prêté).

En lieu et place, Enrico Casarosa, storyboarder italien récompensé pour un court métrage produit par Pixar, et l'un des co-scénaristes de Soul, pour un récit empli de soleil, de nostalgie et d'amitié enfantine... et ça fonctionne plus ou moins, je dois dire.

Le petit village côtier italien, les décors superbes, les personnages au physique caractéristique (j'aime beaucoup la petite Giulia, notamment), le message d'acceptation et de tolérance (certains y verront une métaphore évidente de l'homosexualité et du coming out, mais bon), tout ça est réussi, c'est loin d'être mauvais, mais (car il y a un mais) il m'a semblé manquer un petit quelque chose pour que le tout se hisse au niveau des autres réussites du studio.

Peut-être est-ce le manque d'enjeux très clair (et délibéré) du film (à part la course finale, c'est un récit de vacances, ce qui donne au récit un côté très nonchalant et superficiel), les motivations très Petite Sirène de Luca, le côté simpliste des antagonistes, le gimmick façon Splash, la bande originale un peu oubliable, ou encore la résolution très prévisible du tout : reste que dans l'ensemble, malgré toutes les qualités du métrage, l'émotion Pixar™ peine à poindre et à se matérialiser, et on ressort du film en ayant trouvé le tout sympatoche, sans plus.

C'est mignon, quoi.

Plus accessible et chaleureux que Soul tout en étant moins ambitieux, mais au final, la même note : 4/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1478 : The Mad Ones (2017)

Publié le 7 Juillet 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Mad Ones (2017) :

Alors qu'ils ont tout fait pour avoir une vie parfaite, durable, éthique et responsable, ainsi qu'une carrière ayant du sens, Ricky (Anthony Gioe) et Claire (Dana DeLorenzo), amis de longue date, ne sont pas heureux, et ont l'impression de stagner, sans accomplir les grandes choses pour lesquelles ils se sentent clairement destinés. Jusqu'à ce que l'irruption dans leur quotidien de Nitin (Lavrenti Lopes), un collègue timide en provenance d'Inde, bouleverse leur trajectoire...

Une comédie dramatique pseudo-satirique sur le monde des start-ups et de la Silicon Valley, écrite et réalisée par un ancien de Google, mais qui malheureusement, tombe totalement à plat, tant la satire cède trop souvent la place aux échanges gentiment prétentieux et pédants de personnages voulant changer le monde en devenant des entrepreneurs du numérique et en lançant des sites dénués du moindre intérêt.

Alors je comprends bien que ça fait partie de la satire, mais on réalise aussi rapidement que la quête de sens un peu creuse et la crise existentielle des personnages est aussi celle du réalisateur, avec des protagonistes qui se pignolent sur Kerouac, sur Hunter S. Thompson, sur Salinger, qui débitent des platitudes improbables sur le sens de la vie, qui ne sonnent jamais "vrai" et qui cachent, sous une pseudo-profondeur, un véritable nombrilisme égocentrique.

Progressivement, on remarque alors que la satire (déjà peu amusante ou mordante) s'efface derrière un premier degré de plus en plus présent, qui culmine par une leçon de vie supposément bouleversante donnée par un coach de vie (apparemment) réputé de la Silicon Valley.

Vraiment désagréable à suivre, malgré la présence de Dana DeLorenzo et de Milana Vayntrub.

1.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1477 : Secret Zoo (2020)

Publié le 6 Juillet 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, Romance, Corée

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Secret Zoo (2020) :

Jeune stagiaire coréen dévoué à son entreprise et en quête de reconnaissance et de responsabilités, Tae Soo (Ahn Jae-Hong) reçoit une mission importante de la part de son patron : il va devoir prendre la tête d'un zoo fraîchement acquis par sa société, et redresser financièrement le parc animalier avant sa revente. Pour ce faire, il n'a que trois mois : d'autant plus problématique que le parc en question n'a plus le moindre animal....

Une comédie familiale coréenne assez quelconque, qui repose entièrement sur le concept d'avoir des humains déguisés en animaux dans un zoo, et sur la notion que tous les personnages du film sont tellement stupides que ce plan improbable, pour sauver le zoo, finit par fonctionner.

En même temps, à la base, on parle quand même d'un zoo dont les visiteurs jettent des canettes et des bouteilles de soda à la tête d'un ours polaire pour le voir reproduire la publicité Coca-Cola, et ce sans que personne ne s'en émeuve : même en prenant du recul et en se disant que c'est un sens de l'humour asiatique, très particulier, difficile d'éprouver de la sympathie pour les visiteurs ou pour les personnages du métrage.

D'autant plus que le tout se traine gentiment (ça frôle les deux heures), et n'est jamais surprenant : le déroulement est très convenu, les rebondissements aussi, et les effets numériques du seul animal du film (l'ours polaire dépressif) sont bien trop approximatifs pour convaincre.

Un film qui m'a étrangement agacé.

2/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1476 : Spectral (2016)

Publié le 5 Juillet 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Netflix, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, Guerre, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Spectral (2016) :

Alors que la Moldavie est plongée dans une guerre civile sanglante, les forces spéciales américaines y sont confrontées à un nouvel ennemi dont elles ignorent tout : invisible, invulnérable, mortel et capable de traverser les murs, ces Spectres éliminent un à un les soldats américains, jusqu'à ce qu'un scientifique de la DARPA, Mark Clyne (James Badge Dale) arrive sur place pour tenter d'élucider le mystère...

Production Legendary initialement conçue pour une sortie cinéma par Universal, et refourguée à Netflix peu de temps après le flop de Warcraft, Spectral a pourtant, à la base, presque tout du projet DTV : un pitch très dérivatif, un script pas très inspiré (sur lequel George Nolfi, réalisateur et scénariste de L'Agence, est intervenu en tant que script doctor), une distribution sans grand charisme, une photographie terne et boueuse, un réalisateur dont c'est le premier long...

On peut donc se demander ce qui avait motivé Universal a envisager, dans un premier temps, une sortie en salles pour un métrage qui n'aurait sans nul doute pas rameuté les foules, et aurait fait un flop : au visionnage, Spectral a en effet tout d'un film pour plateforme de streaming. Ce qui n'est pas forcément un mal, en soi, il faut simplement savoir à quoi s'attendre.

En l'occurrence, un métrage un peu approximatif à plein de niveaux, un mélange de La Chute du Faucon noir et d'Aliens qui se contente de recopier ses influences, un film guerrier à mi-chemin entre la s-f, le fantastique et l'horreur, qui joue la carte du techno-blabla pour cacher le fait que son postulat n'est pas vraisemblable pour un sou (et est bourré de grosses ficelles - la machine qju'il faut débrancher pour mettre fin à la menace ^^) et qui utilise des effets de clippeur (ralentis abusifs) pour donner un peu de style visuel à un film qui en manque grandement.

Cela dit, lorsque les effets spéciaux (signés WETA) entrent en jeu, et que le film bascule dans l'action, ça fonctionne plutôt bien. Qui dit sortie ciné dit budget "important" (70 millions de dollars, pas gigantesque, mais plus élevé que de nombreuses productions Netflix de l'époque) consacré aux effets spéciaux et à la direction artistique du matériel militaire, très réussis : au point que ça en devient presque paradoxalement risible lorsque, après tout un métrage assez "réaliste" militairement parlant, les personnages trouvent une solution à leur problème et bricolent en une nuit une technologie improbable (au cours d'un montage façon Agence Tous risques), pour débarquer sur le champ de bataille en combinaisons intégrales futuristes, armés de canons à plasma et accompagnés de plusieurs robots-drones géants et armés qu'on dirait tout droit sortis des ateliers de Boston Dynamics.

Bref : pas très convaincant sur le fond, pas vraiment plus sur la forme, Spectral n'a rien de vraiment mémorable... mais il a cet avantage que l'on ne s'ennuie pas (le film fait moins de 110 minutes, tout compris), et que ses scènes d'action sont quasiment du niveau blockbuster. Ce qui aurait probablement été un bide en salles devient ainsi un visionnage tout à fait agréable en VOD : ça n'en fait pas un bon film, mais nul doute que la plupart des spectateurs auront tendance à se montrer plus indulgents que s'ils avaient payé leur place.

Un petit 3/6 pour le travail de WETA.

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Les bilans de Lurdo : Superstore, saison 1 (2015)

Publié le 4 Juillet 2021 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Sitcom, Télévision, USA, NBC, Superstore

Première saison en 11 épisodes de cette sitcom NBC showrunnée par Justin Spitzer, un ancien de The Office, qui s'essaie de nouveau, avec Superstore, au genre de la workplace comedy déjantée.

Une série que j'avais déjà appréciée à sa diffusion, avant de décrocher progressivement lorsque les saisons étaient passées de 11 à 22 épisodes, avec les longueurs que cela entraîne inévitablement : et comme la série s'est conclue fin mars dernier, avec sa sixième saison, le moment est venu de se faire une rétrospective complète de cette sitcom gentiment excentrique...

Superstore, saison 1 (2015) :

Le quotidien de Cloud 9, une supérette américaine dirigée par Glenn Sturgis (Mark McKinney), un responsable incompétent entouré d'employés qui le sont tout autant : Dina (Lauren Ash), son assistante autoritaire et radicale ; Jonah (Ben Feldman), le petit nouveau propre sur lui ; Amy (America Ferrerra), qui tente de concilier son métier, sa famille et ses études ; Mateo (Nico Santos), un gay flamboyant et ambitieux ; Garrett (Colton Dunn), un Afro-américain sarcastique en fauteuil roulant ; Cheyenne (Nichole Sakura), une lycéenne enceinte ; et bien d'autres encore...

Et effectivement, on retrouve clairement, dans cette première saison de Superstore, tout l'ADN de The Office, mais aussi un peu de Parks & Rec, et même de Community : des workplaces comedies qui partagent avec Superstore certains archétypes évidents (difficile, par exemple, de ne pas retrouver dans le duo dirigeant ce Cloud 9 des échos de Michael Scott et de Dwight Schrute, ou dans la romance impossible Amy/Jonah des reflets de Pam/Jim), et un certain ton légèrement décalé et excentrique.

Ce qui fonctionne plutôt bien, il faut l'avouer, surtout lorsque la série ose se débarrasser de certains atours très formatés, pour se lâcher un peu : dans cette première saison, le programme se cherche clairement, un peu comme Community en son temps.

D'un côté, on a les ressorts classiques du genre, l'attirance Amy/Jonah, des intrigues plutôt génériques et prévisibles (la journaliste qui vient faire un reportage, tout le monde qui se bat pour une promotion, la compétition interne en équipes, la visite d'un secret shopper) et de l'autre, des moments de folie, des transitions volontairement absurdes entre les scènes, des passages WTF (qui ne sont pas sans rappeler le ton et l'humour plus anglais d'un show comme Green Wing) ou bien encore la décision de pousser certaines des intrigues basiques un peu plus loin que la norme (sans aller, malheureusement, jusqu'aux délires-concepts de Community, alors que l'occasion s'y prêtait çà et là).

En somme, même si elle a beaucoup de potentiel, on sent que la saison 1 de Superstore se freine délibérément, pour ne pas brusquer le network. Et ce qui n'aide pas (du moins à mes yeux), c'est son côté relationnel frustrant, et notamment tout ce triangle amoureux Dina/Amy/Jonah.

Déjà parce que je n'ai jamais vraiment accroché à une éventuelle romance Amy/Jonah, qui n'ont pas un quart du charme, de l'alchimie et du naturel de Pam/Jim. Peut-être est-ce dû à la caractérisation plus appuyée et clichée des deux personnages, entre Amy, la "latina à fort tempérament", et Jonah, l'intellectuel un peu prétentieux : on est dans de la caractérisation clichée de sitcom, moins sincère que dans The Office, et j'ai plus de mal à y adhérer.

Et puis à côté, il y a Dina, l'assistante manager qui insiste lourdement en flirtant avec Jonah, au point que ces scènes deviennent gênantes et redondantes (malgré tout le talent des acteurs). Et encore, je n'ose même pas imaginer à quel point ce côté malsain et pas très drôle (les premières fois, c'est amusant, mais sur onze épisodes, ça tourne en rond) serait d'autant plus évident si l'on transposait la situation à The Office, où Dwight s'imposerait lourdement à Pam, par exemple, en la bombardant de sous-entendus graveleux et en l'embrassant de force après l'avoir coincée dans la réserve.

Oui, ça reste de la sitcom caricaturale, mais bon, cela n'empêche pas certains ressorts comiques éculés de paraître aujourd'hui un peu vieillots et de faire grincer des dents (et pourtant, je suis très loin d'être de ceux qui veulent policer tous les programmes tv pour les faire adhérer aux bonnes mœurs en vigueur, mais là, toute cette sous-intrigue m'a gêné).

Bref : Superstore, saison 1, c'est donc sympathique, mais assez inégal.

Bourré de potentiel, de personnages excentriques (à noter quelques caméos, notamment d'Eliza Coupe et de Sean Gunn), de situations improbables, mais aussi encore très formaté sitcom NBC, évoquant très clairement la sitcom anglaise Trollied (2011-2018), et reposant sur des ressorts relationnels qui ne fonctionnent pas vraiment sur moi (idem pour la relation Cheyenne/Bo, d'ailleurs, qui semble fréquemment être écrite sur le ton du "jeune petit couple paumé mais attachant", mais qui fait plus de peine qu'autre chose).

Heureusement, le tout est saupoudré d'un petit côté satire sociale et professionnelle du monde de la grande distribution américaine, notamment vers la fin, quand intervient l'accouchement de Cheyenne, et que tout le magasin se mobilise pour l'aider et lui décrocher des congés maternités : ça débouche sur un cliffhanger prévisible (Dwight Dina qui profite d'un geste charitable des autres employés pour prendre le pouvoir et devenir calife à la place du calife) mais efficace, et donne envie de voir la suite.

J'enchaîne donc sur la saison 2.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Blog Update ! - Juin 2021

Publié le 4 Juillet 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Update

Sans surprise, un mois de juin placé sous le signe de la grosse gamelle d'audience du blog des Téléphages Anonymes, suite au passage en https et aux nombreux problèmes de référencement d'Overblog : pas bien grave, dans l'absolu, et ça devrait s'arranger avec le temps, mais dans l'intervalle, ça ne motive pas énormément. Déjà qu'avec les beaux jours...

#1450 : Dark Angel (1990) - 3.5/6

#1451 : Mortal (2020) - 2/6

#1452 : Buddy Games (2020) - 1.25/6

#1453 : Magic Camp (2020) - 2.75/6

#1454 : Mon chat, l'elfe malicieux et moi (2019) - 3/6

#1455 : Ma vie de chat (2016) - 1.5/6

#1456 : Le beau rôle (2020) - 2/6

#1457 : Breaking News in Yuba County (2021) - 2/6

#1458 : Malavita (2013) - 2.75/6 ou 3/6

#1459 : Le Swap (2016) - 3/6

#1460 : CYCLE SCI-FI - Elysium (2013) - 2.5/6

#1461 : CYCLE SCI-FI - Timecop (1994) - 2/6

#1462 : CYCLE SCI-FI - Looper (2012) - 3.25/6

#1463 : CYCLE SCI-FI - Timecop 2 : La décision de Berlin (2003) - 3.5/6

#1464 : CYCLE SCI-FI - Chaos Walking (2021) - 2/6

#1465 : CYCLE SCI-FI - Oblivion (2013) - 3.25/6

#1466 : CYCLE SCI-FI - Minuit dans l'univers (2020) - 2.5/6

#1467 : CYCLE SCI-FI - La Stratégie Ender (2013) - 2.5/6

#1468 : CYCLE SCI-FI - After Earth (2013) - 3/6

#1469 : CYCLE SCI-FI - L'Agence (2011) - 3.75/6

#1470 : CYCLE SCI-FI - Snowpiercer, le Transperceneige (2013) - 4.25/6

#1471 : CYCLE SCI-FI - John Carter (2012) - 2.5/6

#1472 : CYCLE SCI-FI - C'était demain... (1979) - 4.25/6

#1473 : CYCLE SCI-FI - Le Passager n°4 (2021) - 2.5/6

#1474 : CYCLE SCI-FI - Time Out (2011) - 3.5/6

#1475 : CYCLE SCI-FI - Prospect (2018) - 3/6

---

# Bilan :

Un mois dominé par le Cycle Sci-Fi, qui m'a permis de revoir quelques films dont je n'avais gardé aucun souvenir (à raison), et d'en découvrir d'autres : rien de bien exceptionnel au programme, cependant, et beaucoup de films moyens qui n'ont pas fait date dans l'histoire du cinéma.

Outre ce Cycle, une petite dizaine de métrages sont aussi passés sur les écrans des Téléphages, et honnêtement, ce n'était là non plus pas très brillant : des comédies plates et génériques, des films de genre approximatifs... passons vite sur ce mois de juin peu probant, en espérant que la réouverture des salles amène un vent de fraîcheur et un peu de qualité.

---

# Film(s) du mois :

Deux films qui se démarquent vraiment : Snowpiercer (2013) et C'était demain (1979), deux métrages qui n'ont plus à faire leurs preuves et confirment leurs qualités conceptuelles et narratives.

 

# Flop(s) du mois :

Doublé gagnant (ou plutôt perdant) pour Buddy Games, un film de bros immatures d'une lourdeur pas possible, et pour Ma Vie de chat, une production EuropaCorp où tout le monde cachetonne clairement, Kevin Spacey en tête.

---

# Petit écran :

Pas mal de séries passées en revue, ce mois-ci, notamment dans le cadre du Cycle Science Fiction, qui a vu Sygbab s'attaquer frontalement à une intégrale de la série Andromeda (bilans saison 1, saison 2 et saison 3), une épreuve difficile, qui lui vaut de faire une pause bien méritée avant de terminer cette intégrale.

De mon côté, j'ai aussi réalisé une intégrale Sci-Fi, celle de la série d'animation Final Space (bilans saison 1, saison 2 et saison 3), au résultat inégal, mais tout de même positif.

Enfin, n'oublions pas la première saison de M.O.D.O.K. par les créateurs de Robot Chicken (amusante sans plus), et celle de The Nevers, la nouvelle production (assez mitigée) de Joss Whedon, avec ce que ça implique de gestation et de distribution compliquées aujourd'hui.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

---

# À venir :

En juillet... la planète rouvre ses portes, comme l'été dernier (en espérant que l'on n'ait pas droit aux mêmes conséquences ultérieures), et avec elle, les salles de cinéma. Pas certain que les Téléphages Anonymes se ruent en salles dans les conditions actuelles, mais on verra bien...

Une chose est sûre, le blog continue comme d'habitude, avec une semaine Comédie française pour le 14 juillet, quelques films plus récents, le début d'une intégrale Superstore, l'intégrale Loki, et la saison 2 de Mythic Quest. Sans oublier, en fin de mois, la suite de l'intégrale Andromeda de Sygbab...

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1475 : CYCLE SCI-FI - Prospect (2018)

Publié le 3 Juillet 2021 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Prospect (2018) :

Dans un futur lointain, Cee (Sophie Thatcher), une adolescente, et son père Damon (Jay Duplass) partent pour une lune lointaine, afin d'y prospecter des minerais enfouis dans le sol d'une jungle toxique. Sur place, cependant, ils sont confrontés à Ezra (Pedro Pascal) et à son acolyte, une rencontre qui se termine en fusillade. Désormais seule avec un Ezra blessé, Cee doit s'allier à ce dernier pour espérer survivre à la venue d'autres mercenaires, à la recherche d'un trésor enfoui dans les parages...

Très petit budget adapté d'un court-métrage, ce film de science-fiction lo-fi (presque plus proche d'un western que de l'image que l'on peut avoir habituellement du genre spatial) a beaucoup de qualités pour lui : ambitieux, plein de ressources autres que financières, il évoque directement un certain cinéma à l'ancienne, où l'on se débrouillait avec quatre bouts de ficelles pour donner corps à un univers futuriste semi-plausible.

Et le film est d'ailleurs très bien interprété, ce qui fait toujours plaisir.

....mais je dois bien dire que je n'ai pas aimé. On est en effet presque devant une pièce de théâtre minimaliste, lente, très bavarde et toute en retenue, du cinéma de genre indépendant gritty mais qui ronronne rapidement, cherchant plus l'originalité et le décalage (la manière ampoulée dont Pascal s'exprime, la musique bollywoodienne) que l'efficacité ou le rythme.

Disons que l'on sent que tout est parti d'un court de 15 minutes, et que si le world-building est plus qu'intéressant, je n'ai pas du tout adhéré aux personnages et à l'écriture.

C'est loin d'être mauvais, et à en juger par l'accueil extatique de la critique, ça plaira clairement à certains, mais de mon côté, je ne dois pas faire partie du public visé.

3/6 (pour l'approche ambitieuse)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires
<< < 10 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>