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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #usa catégorie

Christmas Yulefest 2022 - 10 - Lights, Camera, Christmas! (2022)

Publié le 7 Décembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Romance, Critiques éclair, Télévision, USA, Hallmark, Noël, Yulefest, Christmas

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Lights, Camera, Christmas! (2022) :

Parce que la costumière du film de Noël qui se tourne dans sa bourgade vient de partir, Kerry (Kimberley Sustad), gérante d'un magasin de vêtements, se retrouve promue à ce poste, et découvre un monde auquel elle n'est pas très sensible. Il en va autrement avec Brad (John Brotherton), l'interprète principal du métrage, surnommé "le roi de Noël", un acteur cabotin au bagout irrésistible...

Une comédie festive de Noël made in Hallmark qui, de manière assez amusante, se moque un peu de ses propres productions, en suivant le tournage d'une comédie romantique de Noël façon Hallmark, mais en poussant les curseurs un peu plus loin que d'habitude.

Résultat : on se retrouve avec un John Brotherton très cabotin (c'est le cas depuis La Fête à la Maison, 20 ans après, de toute façon, mais ici, ça fonctionne assez bien), des décors et rebondissements volontairement caricaturaux au niveau du film dans le film, une sous-intrigue sur le producteur et la réalisatrice, ex-époux, qui passent leur temps à se disputer, et une structure scénaristique amusante qui raconte en flashbacks, depuis la première du film dans un cinéma (on y croit à fond), comment le métrage a été tourné.

Tout ça se combine à une Kimberly Sustad comme toujours très sympathique dans son rôle principal un peu plus mordant que la norme des héroïnes Hallmark, ici affublée d'une mère fangirl (Laura Soltis) plutôt amusante, pour donner un téléfilm agréable, plus léger et se prenant moins au sérieux que les autres, ce qui est toujours un plus.

Sympathique, sans être indispensable, notamment parce que la fin retombe dans du premier degré un peu trop basique.

3.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Christmas Yulefest 2022 - 09 - Noël tombe à pic (2022)

Publié le 6 Décembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Romance, Critiques éclair, Télévision, USA, Netflix, Yulefest, Christmas, Noël, Fantastique

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Noël tombe à pic (Falling for Christmas - 2022) :

Héritière jet-setteuse d'une fortune hôtelière, Sierra Belmont (Lindsay Lohan) est fiancée à Tad (George Young), un influenceur. Mais la demande en mariage tourne mal lorsque a un accident de ski, et se retrouve amnésique. Elle est accueilli par Jake (Chord Overstreet), père célibataire et veuf, gérant d'une auberge en difficulté, et va retrouver là le goût des choses simples...

Rom-com festive made in Netflix (enfin, techniquement, made in MPCA, une maison de production bon marché parmi tant d'autres) qui a pour principal intérêt la présence de Lindsay Lohan au casting, et un budget un peu plus important (quelques plans numériques) pour une relecture générique au possible d'Un couple à la mer (1987, avec Goldie Hawn et Kurt Russell)... ou, pour être plus évident encore, d'Un Noël mémorable de Hallmark (2016, avec Mira Sorvino).

Parce que non seulement on est en terrain balisé au niveau du postulat de départ, mais on y reste totalement du début à la fin du film, dont l'objectif qualitatif est clairement "téléfilm de Noël Hallmark milieu de gamme", et qui n'essaie jamais de faire mieux.

Alors que Netflix pourrait se permettre quelques excentricités et audaces, un ton plus mordant, plus débridé, etc, non, on reste dans les clous, avec une romance fade (Lohan est moins botoxée qu'à l'accoutumée, mais Chord Overstreet est vraiment peu marquant, en pseudo-Cary Elwes jeune et sans le charme ou l'accent), un déroulé cousu de fil blanc (les montages musicaux, les activités festives, l'auberge à sauver, la fillette souriante, la grand-mère bienveillante, le Père Noël magique, le montage flashback sur une musique triste à dix minutes de la fin, blablabla), une écriture basique, et un côté paradoxalement un peu cheap à l'écran, çà et là (principalement dû à la photographie, je pense).

Bref, c'est tout aussi quelconque que la majorité des métrages Hallmark, avec en prime une interprétation un peu caricaturale et outrée par moments, notamment dans la sous-intrigue avortée sur l'influenceur et le bucheron.

2.25/6

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Christmas Yulefest 2022 - 08 - Ghosts of Christmas Always (2022)

Publié le 5 Décembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Noël, Christmas, Yulefest, Fantastique, Hallmark, Critiques éclair, USA, Télévision, Review

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Ghosts of Christmas Always (2022) :

Tous les ans, d'innombrables équipes de trois fantômes se rendent sur Terre, et tentent de changer la destinée de certains humains, comme dans le cas de Scrooge. Cette année, cependant, un trio de fantômes des Noël passés (Lori Tan Chinn), présents (Kim Matula) et futurs (Reginald VelJohnson) se voit attribuer le cas de Peter (Ian Harding), un homme généreux et sympathique, dont ils ne savent que faire...

Voilà, ce n'était pas compliqué de faire un film festif un minimum original, dynamique et à la distribution sympathique. En fait, c'est bien simple, ce métrage inspiré du Conte de Noël de Dickens m'a directement renvoyé aux téléfilms Hallmark des années 90, quand la marque et ses productions avaient encore une certaine aura, et ne tombaient pas dans tous les clichés qui ont fait du genre une caricature.

Ici, entre sa structure en flashbacks (héritée de Dickens), qui remonte les époques et revisite la vie de Peter, les interactions entre les trois fantômes très sympathiques, le côté administration bordélique de l'Au-delà (classique, mais efficace), les petites touches d'humour et d'émotion, et même la romance (prévisible, mais qui fonctionne grâce à une bonne alchimie entre les deux acteurs), ce Ghosts of Christmas Always sait surprendre, ludique et bien mené.

Le meilleur de la saison, pour le moment.

4.5 - 0.25 pour la musique, qui repompe allègrement Danny Elfman et John Williams = 4.25/6

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Christmas Yulefest 2022 - 07 - A Gingerbread Christmas (2022)

Publié le 4 Décembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Télévision, Review, Noël, Christmas, Yulefest, Romance, USA, Discovery

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

A Gingerbread Christmas (2022) :

Déçue de ne pas avoir reçu la promotion qu'elle attendait, Hazel (Tiya Sircar), une architecte, retourne dans sa famille, à Chicago, à l'occasion des fêtes de Noël. Là, elle réalise que la boulangerie-pâtisserie familiale est en difficultés, malgré les efforts de James (Marc Bendavid), recruté par son père : l'ennemie jurée d'Hazel, Shelby (Kyana Teresa), a ouvert une boulangerie non loin, et leur vole toute leur clientèle. Pour se refaire, Hazel et James décident alors de participer à un concours national de maisons en pain d'épices, supervisé par une star de la télévision (Duff Goldman)...

Production Marvista pour Discovery+ (et pour Food Network, d'où la participation de Duff Goldman), ce Gingerbread Christmas est cousu de fil blanc, du début à la fin. Tous les clichés habituels sont là, héroïne carriériste (mais créative) au caractère bien trempé, prétendant divorcé à la fillette souriante et précoce, meilleure amie ethnique, concours de cuisine, montages musicaux, petit commerce en difficultés, promotion, etc, etc, etc

Difficile de se passionner pour tout ça, donc, d'autant que certains choix créatifs laissent un peu perplexes, comme par exemple, la caractérisation immature de Hazel, qui en veut toujours à Shelby de lui avoir volé son petit-ami au lycée ; ou encore la musique latino, qui ne correspond pas à grand chose...

Et puis pour être totalement franc, autant Tiya Sircar m'est sympathique, autant son jeu peut être très inégal, comme je le signalais dans mes critiques de ses téléfilms précédents, avec notamment un côté assez cassant pouvant la rendre ponctuellement antipathique et capricieuse, et un aspect artificiel de ses réactions (les regards et les soupirs pour exprimer la tristesse ou l'émotion, tout ça, ça sonne un peu faux).

En somme, pas grand chose de mémorable au programme, et même les réalisations finales en pain d'épices manquent un peu de spectaculaire. Si l'on n'a jamais vu de film de Noël, ça peut passer, sinon, c'est aussitôt oublié.

2.5 + 0.25 pour la diversité naturelle du cast (une musulmane, un couple gay, un couple lesbien, etc), qui s'intègre bien au récit = 2.75/6 

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Christmas Yulefest 2022 - 05 - A Cozy Christmas Inn (2022)

Publié le 2 Décembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Hallmark, Romance, Comédie, Noël, Yulefest, Christmas, USA

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A Cozy Christmas Inn (2022) :

Envoyée en Alaska, dans la petite ville de Garland, pour y négocier le rachat d'une auberge en difficultés financières, Erika (Jodie Sweetin) réalise soudain que le propriétaire actuel de l'auberge est son ex Andy (David O'Donnell), et qu'elle va devoir composer avec lui pour obtenir la promotion qu'elle convoite...

Un long-métrage Hallmark assez bizarre et inutile, car clairement pensé comme une suite de L'étrange Noël de Lauren, dont on retrouve la ville et les personnages, mais sans Candace Cameron Bure, depuis passée à l'ennemi sur la chaîne GAC.

Résultat : le personnage de CCB est évacué d'une ligne de dialogue (elle est partie s'installer à San Francisco), ce qui rend caduque le téléfilm de 2014, et l'actrice remplacée par Jodie Sweetin, sa collègue de La Fête à la Maison, qui devient ici l'ex d'Andy, blablabla... d'autant plus bancal que tout le côté "Andy est le fils du Père Noël" est joyeusement ignoré pendant tout ce Cozy Christmas Inn, jusqu'à la toute dernière scène.

Autrement dit, ce script sent franchement le rapiéçage tardif, voire même une réécriture rageuse d'un script existant pour en évacuer CCB... et ce n'est pas très convaincant. Sweetin est très bien, O'Donnell efficace, et les extérieurs enneigés de Salt Lake City font plaisir à voir, mais tout le reste est tellement balisé et générique (l'auberge à sauver, la promotion, la patronne implacable, Seattle, la meilleure copine ethnique, le calendrier très serré, la cadre citadine qui finit par choisir de s'installer à la campagne et de change de vocation, etc.) que ça lasse rapidement.

Et puis, honnêtement, la Cozy Christmas Inn du titre est loin d'être douillette et chaleureuse, donc...

2.5/6

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Christmas Yulefest 2022 - 04 - Krampus : The Naughty Cut (2015)

Publié le 1 Décembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Horreur, Fantastique, Christmas, Noël, Yulefest, USA, Review

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Krampus - The Naughty Cut (2015) :

Alors que leurs proches envahissants (David Koechner, Allison Tolman, Conchata Ferrell) s'invitent chez eux pour fêter le 24 décembre, la famille Engel (Adam Scott, Toni Collette, Stephania Owen, Emjay Anthony) perd rapidement l'esprit de Noël : il n'en faut pas plus pour que Krampus, le Père Fouettard de la tradition germanique, s'abatte sur leur quartier, et commence à massacrer tout ce qui bouge. Les Engel n'ont alors d'autre choix que de se cloîtrer chez eux, et de tenter de résister aux assauts du démon et de ses sbires...

Retour sur un film déjà passé en revue dans ces pages, pour une version Unrated de 102 minutes, soit 4 minutes environ de plus que la version cinéma... et honnêtement, je n'ai pas vraiment vu la différence. Après quelques recherches, il s'avère que cette version longue consiste principalement en des dialogues rallongés et quelques scènes plus longues : rien de bien probant, donc, ou du moins, rien ne méritant réellement le détour si l'on a vu le métrage original.

Krampus reste ainsi un film d'horreur ambitieux, festif et ludique d'excellente facture, à défaut d'être parfait : ça manque un peu de nerf, le rythme est légèrement en dents de scie, la neige sur le sol fait trop artificielle, les nuages de vapeur numériques lorsque les personnages sont dans le froid manquent de naturel, mais dans l'ensemble, comme toujours chez Dougherty, il y a là un sens du visuel, du détail malicieux et de l'image qui restent très agréables et satisfaisants.

4.5/6

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Christmas Yulefest 2022 - 03 - Noel Next Door (2022)

Publié le 30 Novembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Romance, Télévision, Hallmark, Noël, Yulefest, Christmas, Critiques éclair, Review, USA, Canada

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Noel Next Door (2022) :

Handicapé suite à une attaque cérébrale, Jeremy (Corey Sevier), un compositeur de musique classique, peine à se réacclimater à la vie quotidienne, et se transforme lentement en véritable Scrooge, râleur, solitaire et belliqueux. Surtout à l'approche de Noël, et lorsque Henry (Callum Shoniker), un jeune garçon de son quartier, provoque des nuisances sonores agaçantes. Seul rayon de lumière dans son brouillard quotidien, Noelle (Natalie Hall), serveuse locale à la répartie cinglante, et au charme de laquelle Jeremy n'est pas insensible... sans savoir qu'elle est la mère d'Henry.

Une rom-com Hallmark plutôt agréable et rafraîchissante, tournée dans des décors naturellement enneigés, en hiver, avec un couple principal à l'alchimie et aux échanges assez dynamiques, et des éléments un peu plus originaux que la moyenne : le fait que les personnages soient divorcés et aient un passif établi, que le protagoniste masculin soit handicapé, qu'il n'y ait pas de véritable quiproquo (hormis celui intégré au postulat de base)...

Ce n'est pas parfait, il y a quelques moments à l'interprétation un peu forcée, d'autres à l'écriture parfois un peu maladroite (lorsque Jeremy remet en place un chevelu agressif), Henry est un peu tête à claques, mais dans l'ensemble, ça se démarque suffisamment du tout venant des productions Hallmark de base pour que l'on passe un assez bon moment.

3.75/6

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Christmas Yulefest 2022 - 02 - Il faut sauver la boutique de Noël (2022)

Publié le 29 Novembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Romance, Hallmark, Noël, Yulefest, Christmas, Review, USA, Télévision

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Il faut sauver la boutique de Noël (Christmas in Toyland - 2022) :

Analyste de données pour une grande chaîne nationale de magasins de jouets, Charlie (Vanessa Lengies) apprend que les cadres de l'entreprise ont prévu de fermer toutes les boutiques de la chaîne à l'approche de Noël, afin de dématérialiser leurs opérations. Mais lorsqu'elle s'aperçoit qu'une boutique en particulier, tenue par Grant (Jesse Hutch), dépasse toutes les attentes commerciales de la société, elle voit là l'occasion de sauver des milliers d'emplois, et se rend sur place pour tenter de comprendre ce qui fait le succès du magasin...

L'un des premiers téléfilms Hallmark de la saison, diffusé durant l'été dernier, ce Christmas in Toyland m'a surpris, et pas en bien : je la pensais en effet révolue, cette époque des rom-coms festives Hallmark où l'héroïne, coincée, corporate, logique et rigide, est envoyée dans une petite ville aux valeurs traditionnelles de communauté, d'entraide, de tradition, où elle succombe au charme rugueux d'un beau célibataire spontané, bordélique et fonctionnant au feeling, capable de travailler de ses mains et particulièrement proche de sa nièce ou de son neveu précoce ; tout ça au cours d'un combat désespéré pour sauver une petite boutique de l'appétit insatiable de la grande machine capitaliste, avec des délais et une logique commerciale improbables, et pour se conclure sur une héroïne qui plaque sa carrière florissante pour s'installer sur place et repartir de zéro avec une vocation plus "traditionnelle" (en l'occurrence, concevoir des jouets en bois).

Oui, ce Christmas in Toyland donne, étrangement, l'impression de revenir 10 ans dans le passé, quand les scripts des comédies romantiques Hallmark étaient formatés au possible, et conçus pour apaiser un certain public traditionnaliste et rural, opposé aux grandes villes, aux grandes entreprises, aux femmes ambitieuses et libérées, etc.

Le tout, en pilotage automatique du début à la fin, téléphonant tous ses effets et ses rebondissements, et souffrant d'une direction artistique franchement pauvre et fauchée (on ne croit jamais à cette grande chaîne  nationale de magasins de jouets aux logos faits en trois minutes sous Paint, aux locaux aux décorations génériques, aux boutiques désespérément vides de jouets autres que décoratifs, au moment "nous devrions aller acheter un vrai sapin de Noël" qui s'enchaîne sur un marché aux sapins où trône, en plein milieu, un bel arbre en plastique...)

Et pourtant, le métrage a la chance d'avoir une distribution sympathique qui sauve les meubles, notamment Lengies, Hutch, et l'interprète de sa meilleure amie, Lara Amersey (que j'aimerais revoir dans un premier rôle, à l'avenir), et qui fait que le tout se regarde vaguement, sans vraiment intéresser ou mériter que l'on s'attarde pendant 85 minutes sur cette histoire cousue de fil blanc, vue et revue.

La saison commence faiblement...

2.5/6

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Christmas Yulefest 2022 - 01 - Un Noël de rêve en Suisse (2022)

Publié le 28 Novembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Romance, Noël, Christmas, Yulefest, Critiques éclair, Télévision, Lifetime, Review, USA

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Un Noël de rêve en Suisse (Merry Swissmas, aka A Christmas in Switzerland - 2022) :

Ravie de retourner passer Noël en famille en Suisse, dans l'auberge que sa mère va ouvrir, Alex (Jodie Sweetin) déchante en apprenant que son ancienne meilleure-ami d'enfance sera de la partie, et avec elle, son compagnon, l'ex d'Alex. Heureusement, elle rencontre sur place Liam (Tim Rozon), père veuf gérant de l'auberge, qui lui demande son aide pour gérer les évènements, lui promettant en échange de lui faire découvrir toutes les traditions de Noël locales...

Une comédie romantique festive Lifetime assez quelconque, se déroulant supposément en Suisse (mais tournée au Québec, ce qui a des bons points - la neige - et des mauvais - les devantures en français local, les accents de certains personnages secondaires, la présence forcée d'un drapeau suisse dans une scène sur deux en extérieur), et souffrant principalement d'un manque cruel de budget et d'énergie : c'est une production Reel One Entertainment, aux budgets généralement limités, et souvent défaillants à divers niveaux de la production.

Là, en l'occurrence, outre le Québec-Suisse, on a un peu l'impression qu'il n'y avait plus de budget pour le maquillage, la coiffure et le casting. En effet, à part Jodie Sweetin, comme toujours dynamique et sympathique (même si ses choix de rom-coms sont rarement les plus probants), personne ne laisse la moindre impression, voire même, c'est assez globalement transparent. Notamment au niveau de Tim Rozon, globalement assez mou et insipide. Et puis l'écriture ne suit pas vraiment non plus, toute la réconciliation entre Alex et sa meilleure amie trainant en longueur, et éclipsant un peu trop le reste du récit.

Le tout reprend un peu de peps vers la fin, grâce aux interactions sympathiques de Sweetin avec le petit garçon, très attachant, et il est louable de voir enfin un métrage de ce type dans lequel des personnages portent d'énormes doudounes pour faire face au froid, et pas de petites tenues légères trahissant un tournage au mois de mai... mais bon, dans l'ensemble, un bon gros bof.

2.25 ou 2.5/6, pas plus.

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Les bilans de Lurdo : Star Wars - Tales of the Jedi, saison 1 (2022)

Publié le 26 Novembre 2022 par Lurdo dans Critiques éclair, Télévision, Star Wars, Review, Les bilans de Lurdo, Science Fiction, Science-Fiction, Action, Aventure, USA, Comédie, Fantastique, Disney

Nouvelle série anthologique Disney+ en six épisodes d'une quinzaine de minutes, supervisés et écrits (pour la plupart) par Dave Filoni, Tales of the Jedi s'inscrit dans la continuité des Clone Wars de ce même Filoni, notamment dans le style graphique du programme, et dans sa distribution vocale...

Star Wars - Tales of the Jedi, saison 1 (2022) :

Six chapitres de la vie d'Ahsoka Tano et du Comte Dooku, à diverses périodes de l'histoire de la République et de l'Empire...

1x01 - Life and Death : la naissance et l'enfance d'Ahsoka, ainsi que la première manifestation de ses pouvoirs d'utilisatrice de la Force, alors que, bébé, elle devient la proie d'un grand félin dans les forêts de sa planète natale.

Une tranche de vie paisible et agréable, joliment mise en images. Rien de plus.

1x02 - Justice : envoyés sur une planète reculée, le Jedi Dooku et son apprenti Qui-Gon Jinn tentent de secourir le fils kidnappé d'un sénateur cruel...

Un épisode intéressant, qui associe des personnages rarement vus ensemble, et qui développe de manière efficace l'ambiguïté de Dooku, prompt à la colère mais alors toujours animé d'intentions bénéfiques. Avec en prime une atmosphère plutôt réussie.

1x03 - Choices : Mace Windu et Dooku enquêtent sur la mort d'une de leurs consœurs Jedi, mais ce qu'ils découvrent ébranle un peu plus la foi de Dooku dans les motifs et l'indépendance de l'ordre...

Un épisode plus axé enquête policière, et qui approfondit intelligemment l'ambivalence croissante de Dooku vis à vis de l'Ordre Jedi et du Sénat. 

1x04 - The Sith Lord : peu de temps après la mort de Qui-Gon aux mains des Sith, Yaddle découvre que Dooku collabore en secret avec Darth Sidious...

La chute de Dooku est ici confirmée, avec un Dooku torturé et moins manichéen que dans les films, un côté synthétique (on est à Coruscant, après tout, Blade Runner n'est pas loin) et épique de la musique, et une Yaddle (Bryce Dallas Howard) qui fait plaisir à enfin voir à l'écran, et qui a droit à un moment de bravoure final très réussi.

1x05 - Practice Makes Perfect : pour aider Ahsoka à s'améliorer, Anakin Skywalker conçoit pour elle un programme d'entraînement contre le Capitaine Rex et un groupe de clones, programme qu'elle passera des années à perfectionner... jusqu'à ce que cela lui sauve la vie à l'occasion de l'Ordre 66.

Un épisode beaucoup plus court et qui développe un peu plus les liens entre Anakin et Ahsoka, ce qui est une bonne chose. À part ça, ce n'est pas non plus un épisode indispensable.

1x06 - Resolve : après la chute de la République et la mort d'Amidala, Ahsoka, désabusée, part en exil mais est bien vite trahie, et traquée par les Inquisiteurs...

Une mini-adaptation d'un roman détaillant la vie d'Ahsoka post-prélogie, cet ultime épisode bouche quelques trous de la vie de la Jedi, expliquant comment elle a repris du service bien après la chute de la République, pour rejoindre la Rébellion. Assez classique, en soi, même si le duel en lui-même est très joliment mis en images et en musique. 

- Bilan saisonnier - 

Un saison courte mais efficace, avec un gros travail visuel, sonore et musical. Sans être indispensable, c'est réussi et ça reste intéressant, même si comme moi, on n'a jamais vraiment suivi Clone Wars ou les séries animées postérieures.

Lucasfilm Animation a donc réussi son pari ici, quand bien même l'on peut se demander si tout cela n'aurait pas pu être condensé en deux moyens métrages de 45 minutes, l'un consacré à Dooku, l'autre à Ahsoka.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Un film, un jour (ou presque) #1749 : Weird - The Al Yankovic Story (2022)

Publié le 25 Novembre 2022 par Lurdo dans Biographie, Critiques éclair, Cinéma, Comédie, USA, Roku, Romance, Musique, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Weird - The Al Yankovic Story (2022) :

L'histoire fantasmée de Weird Al Yankovic (Daniel Radcliffe), son ascension fulgurante au rang de superstar de la musique, son histoire d'amour compliquée avec Madonna (Evan Rachel Wood) et son talent incommensurable...

Ah, je suis un peu embêté par ce Weird, un film co-écrit par Weird Al Yankovic, produit par Funny or Die (c'était à l'origine un court-métrage parodique Funny or Die), et diffusé sur la plateforme Roku : d'un côté, je suis totalement client de cette parodie de biopic à Oscars, qui en manie totalement les clichés pour les détourner de manière souvent absurde, qui considère que la polka est un genre musical transgressif et underground, que Yankovic a inventé Beat It, qu'il a massacré tout le campement de Pablo Escobar pour libérer Madonna, qu'il a révolutionné l'industrie de la musique avec le genre des "parodies", etc, etc, etc

C'est du grand n'importe quoi, ça n'a pas la moindre plausibilité (et c'est voulu), il y a énormément de caméos sympathiques, et c'est très amusant à suivre... un temps.

Parce que d'un autre côté, 1 h 50 de film, c'est un peu long, et je dois bien avouer que toute la partie Madonna (la "chute" de Weird Al après son ascension) accuse un petit coup de mou, et qu'au bout d'un moment, les chansons de Weird Al Yankovic peuvent être lassantes, répétées en boucle par le métrage.

Après, comparé à Télé Ringards, c'est plus cadré, plus maîtrisé, et plus efficace, notamment en tant que satire du genre des biopics (même si, dans cette catégorie, Walk Hard continue de dominer). Ça reste très regardable, donc.

4/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1748 : L'École du Bien et du Mal (2022)

Publié le 24 Novembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Fantastique, Netflix, Critiques éclair, Jeunesse, USA, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

L'École du Bien et du Mal (The School for Good and Evil - 2022) :

Meilleures amies depuis toujours, Sophie (Sophia Anne Caruso) et Agatha (Sofia Wylie) sont bien différentes. La première est persuadée d'être destinée à devenir princesse, tandis que la seconde, rebelle, se satisfait très bien d'être vue comme une fille de sorcière. Jusqu'au jour où toutes deux sont emportées jusqu'à l'École du Bien et du Mal, où Sophie est placée du côté du Mal, et Agatha du côté du Bien. Et alors que les deux jeunes filles tentent de convaincre les responsables de l'École (Charlize Theron, Kerry Washington) qu'elles ne sont pas à leur place, une menace ancestrale plane sur l'établissement...

C'est amusant, on m'aurait dit, il y a quelques semaines, que Paul Feig (Mes meilleures amies, Ghostbusters, Les flingueuses, Spy, Last Christmas : que des films trop longs, mal rythmés et trop souvent mal pensés) aux commandes d'une adaptation d'un roman young adult ultra-dérivatif et balisé (à mi chemin entre Harry Potter, Roméo et Juliette, les Descendants de Disney et la série Once Upon a Time, entre autres) pour Netflix, à la durée abusive (près de 2 h 30) et aux visuels affreusement clinquants et kitschs, ça allait être regardable, je ne l'aurais jamais cru.

Et pourtant, c'est le cas. Oui, cette École du Bien et du Mal mange allègrement à tous les râteliers, traine en longueur, s'essouffle totalement lors de sa dernière ligne droite dégoulinante d'effets numériques et de rebondissements téléphonés, déroule sa critique bancale contre le manichéisme, la conformité, la vision binaire du monde tout en écrivant tous ses personnages de la manière la plus basique possible, sous exploite tous les acteurs qui ne sont pas les deux héroïnes (tous les professeurs, notamment), manque cruellement d'énergie et rate un peu son coup en choisissant, pour Sophie (la princesse de conte de fées sur laquelle tout le monde se retourne, et dont le prince aux faux airs d'un jeune Henry Cavill tombe instantanément amoureux) une crevette blonde aux lèvres de poisson, aux cheveux filandreux décolorés, aux épais sourcils sombres, et à l'interprétation un peu trop forcée (elle vient de Broadway), instantanément antipathique, même avant qu'elle ne bascule du côté obscur...

Mais bizarrement, ça se laisse regarder. Probablement parce que tout le budget semble passé dans la direction artistique et les effets spéciaux, que Ted Shapiro s'amuse bien à la musique, et que Sofia Wylie, elle, est très attachante et sympathique dans son rôle.

Alors certes, cela n'est pas suffisant pour sauver le tout de la médiocrité, mais j'en attendais un désastre (et par certains aspects, ça l'est, notamment tout ce qui tourne autour du relookage gothique de Sophie, et de sa mise en image risible, ou encore de l'utilisation de Toxic de Britney pour illustrer la grande bataille finale entre l'École du Bien et celle du Mal), et ce n'est que très moyen. C'est toujours ça de pris !

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1747 : Samaritan (2022)

Publié le 23 Novembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Action, Fantastique, Science-Fiction, Science Fiction, USA, Thriller, Amazon, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Samaritan (2022) :

À Granite City, l'affrontement de Samaritan et de Nemesis, deux frères ennemis, est entré dans la légende. Mais désormais, les deux surhommes ne sont plus, morts au terme de leur combat fratricide. Le jeune Sam Cleary (Javon Walton), cependant, est persuadé que Samaritan est toujours vivant, vivant sous les traits de Joe Smith (Sylvester Stallone), l'un de ses voisins... et lorsque Cyrus (Pilou Asbæk), un criminel, décide d'endosser l'identité de Nemesis pour semer le chaos dans la ville, Smith est contraint de reprendre le combat...

Un film de superhéros semi-indépendant diffusé sur Amazon, au script initial adapté en comic-book, et qui finit ici par trouver une incarnation cinématographique avec Sylvester Stallone dans le rôle principal. Un Stallone vieillissant et un peu trop boursoufflé/botoxé pour son bien, mais qui reste crédible en superhéros à la retraite, épuisé et en quête de rédemption.

En soi, le film (signé Julius Avery, réalisateur d'Overlord) n'apporte pas grand chose de neuf au genre : il évoque Incassable, le méchant et ses visées politico-socio-anarchiques est un croisement entre le Bane de Nolan et le Joker de Todd Phillips, le tout rappelle bon nombre de films où un vieux héros ronchon finit par reprendre du service au contact d'un jeune enfant enthousiaste, et Stallone reste en pilotage automatique pendant les deux premiers tiers du métrage.

Mais contrairement à la majorité des films à faible budget de ce type, qui font visuellement très pays de l'est, ici, Samaritan assure le spectacle dans sa dernière ligne droite : une grosse scène d'action spectaculaire, au cours de laquelle Stallone se réveille et retrouve sa vigueur d'antan, avec un rebondissement scénaristique télégraphié mais qui fonctionne tout de même, et un final satisfaisant sur de nombreux plans.

Dans l'ensemble, donc, un métrage plutôt agréable à suivre, malgré ses limites apparentes, très DTV. Mais ça reste une surprise relativement sympathique, surtout si l'on n'en attend rien à la base.

3.75 - 0.25 pour les effets numériques laids utilisés pour rajeunir Stallone dans les flashbacks = 3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1746 : Clifford (2021)

Publié le 22 Novembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, USA, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Clifford (Clifford the Big Red Dog - 2021) :

Solitaire et malheureuse, Emily (Darby Camp) n'a pas d'amies de son âge, et lorsqu'elle est confiée, pour quelques jours, à son oncle glandeur et fainéant, Casey (Jack Whitehall), elle s'attend au pire. Mais une rencontre avec Mr. Bridwell (John Cleese), un étrange vieillard, amène chez Emily un petit chiot rouge à la croissance étonnamment fulgurante. Ce qui va attirer l'attention de Zac Tieran (Tony Hale), pdg d'une multinationale de biotechnologie...

Une comédie fantastique familiale adaptée d'une série de livres pour enfants, et qui s'avère tout à fait regardable, mais aussi complètement anecdotique : le script est simpliste au possible, avec des gentils très gentils, des méchants très méchants, la distribution est compétente, sans plus (Whitehall joue les Américains slackers, Hale le grand méchant, Sienna Guillory fait de la figuration, il y a des acteurs du SNL, John Cleese joue les vieux magiciens mystérieux et la petite Darby Camp, déjà vue dans les Chroniques de Noël de Netflix, est toujours sympathique), le chien a quelques animations un peu étranges (surtout lorsqu'il est bébé) mais les effets spéciaux sont honorables pour une production à 60M de dollars, et lorsque le film s'énerve un peu, se transformant en grande course poursuite à travers New York, ça se laisse suivre sans difficultés.

Après... comme je le disais, ça s'arrête là. Basique mais divertissant, surtout pour les plus jeunes.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1745 : Laddie - The Man Behind the Movies (2017)

Publié le 21 Novembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Biographie, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Laddie - The Man Behind the Movies (2017) :

Un documentaire très hagiographique, une sorte de catharsis émotionnelle d'une fille délaissée par son père superstar du monde du cinéma, et qui aujourd'hui réalise ce métrage pour lui rendre hommage et lui dire combien elle l'aime.

En soi, pas désagréable à regarder du tout, même si Amanda Ladd-Jones n'est pas une narratrice très naturelle ou fluide. Quoiqu'il en soit, le métrage fait l'affaire, multipliant les témoignages des grands noms d'Hollywood, de Ron Howard à Ben Affleck en passant par George Lucas, Mel Brooks, Ridley Scott, Sigourney Weaver, Morgan Freeman, Mel Gibson, et bien d'autres encore, pour dépeindre la vie familiale et professionnelle d'Alan Ladd Jr., fils taciturne ignoré par son père, l'acteur Alan Ladd, et qui a trouvé dans la production de longs-métrages une vocation et un moyen de se démarquer de celui-ci.

Passant ainsi du métier d'agent à celui de producteur pour la Fox, puis de patron de la Fox, où il financera Star Wars, le Rocky Horror Picture Show, Alien, les Mel Brooks, La Malédiction et tant d'autres, Ladd claque la porte en 1980, sous la pression constante du conseil administration, pour créer son propre studio, et produire L'étoffe des héros, les Police Academy, Blade Runner, les Chariots de Feu...

Puis vient l'époque MGM (Willow, Thelma et Louise, Un Poisson nommé Wanda, La Folle histoire de l'espace), puis la Paramount (Braveheart, Gone Baby Gone), etc.

À chaque étape, Ladd fait preuve d'un côté visionnaire, et d'une prise de risques indubitable, reposant systématiquement sur un facteur : la confiance en l'artiste plutôt que la recherche du profit.

Le tout pour un documentaire agréable, étrangement mélancolique (ça se finit tout de même sur un bon paquet d'intervenants convenant que maintenant, les producteurs comme Ladd n'existent plus) et plutôt touchant compte tenu de la mort d'Alan Ladd Jr. plus tôt cette année.

Une bonne rétrospective qui passionnera les cinéphiles (même s'il aurait pu être un peu plus abouti sur la forme).

4.25/6

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Les bilans de Lurdo : The Witcher, saison 2 (2021)

Publié le 20 Novembre 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Review, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Fantastique, Télévision, Drame, Netflix, USA

La saison 1 de The Witcher avait eu pour tâche ingrate de présenter tout un univers bien établi et apprécié de ses fans, que ce soit sous forme littéraire et vidéoludique - ce qui revenait plus ou moins à tendre un bâton pour se faire battre.

Une situation pas aidée par certains choix de casting discutables (mais inévitables sur Netflix et les autres plateformes de streaming) et surtout par une structure volontairement déstructurée d'un point de vue chronologique, qui embrouillait un peu plus un univers déjà assez compliqué à présenter...

The Witcher, saison 2 (2021) :

Geralt amène Ciri à Kaer Morhen, la forteresse des Witchers, pour la protéger, et pour l'entraîner au combat. Mais rapidement, il s'aperçoit que la jeune femme possède des capacités hors norme, qui vont bientôt faire d'elle l'objet des convoitises de nombreuses factions rivales : sorcières, mages, elfes... et même les autres Witchers.

Honnêtement, j'y ai cru, le temps d'un épisode. Un premier épisode quasi unitaire, pas parfait, mais faisant une sorte de remake de la Belle et la Bête à la sauce Witcher, a la fois réussi, concis et intéressant, malgré quelques passages et intrigues politiques inintéressantes chez les sorciers, à la sauce sous-Game of Thrones.

Brièvement, je me suis dit que les scénaristes avaient compris que la force du Witcher, c'était ses aventures variées, contre des monstres divers, avec une intrigue de fond liant ces aventures, et une chronologie claire et plus simple. Que peut-être, on allait retrouver une structure plus limpide, avec un Witcher emmenant Ciri à la chasse à un monstre différent, chaque semaine...

Et puis je me suis souvenu d'une interview de la showrunneuse, qui justement affirmait vouloir faire un film de huit heures, et pas une série d'aventures plus ou moins connectées... et lorsque j'ai vu arriver la suite de la saison, j'ai déchanté. Force a été de constater, très rapidement, que ce premier épisode était une exception à la règle de la saison, une saison certes plus linéaire (adieu la chronologie déstructurée), mais aussi un peu plus aseptisée et qui fait beaucoup de surplace, divisé en deux axes principaux.

D'un côté, l'entraînement de Ciri à Kaer Morhen, une intrigue très statique qui vaut principalement pour les interactions de Gerald avec Ciri et les autres personnages ; et de l'autre, Yennefer, privée de pouvoirs, embarquée dans une sous-intrigue sur la discrimination et la ségrégation des elfes aux mains des humains, avec chemin de fer clandestin, résistance contre l'oppresseur, génocide, etc.

Sans oublier, en filigrane, une (très) vague menace, celle de Baba Yaga Voleth Meir, une sorcière toute puissante qui tente de manipuler tout ce petit monde pour parvenir à ses fins.

Autant dire que pour moi qui trouve toutes les sous-intrigues des rois, des mages et des magiciennes (soit tout l'aspect politique de la série) particulièrement soporifiques et qui n’ai absolument rien à faire du destin de ces elfes insipides, transparents et génériques au possible, les 3/4 de la saison m'ont paru longs, très longs, et elle a été à deux doigts de me faire décrocher (comme Le trône de fer en son temps).

Et ce n'est pas le retour du barde (qui se fait d'ailleurs la voix des scénaristes lors d'une scène méta un peu embarrassante, lorsqu'un garde raciste et violent fait aux chansons de Jaskier toutes les critiques que les spectateurs ont adressées à la saison 1, et que ce dernier le traite de tous les noms en plus d'utiliser l'argument du "t'as qu'à essayer de faire mieux si tu n'es pas content !") qui change grand chose, puis qu'il se trouve immédiatement lié de manière inextricable aux tourments géopolitiques et raciaux de la saison.

Alors il y a bien Ciri et son sang si spécial, espèce de gros MacGuffin de la saison, qui finit par être convoitée par tout le monde pour des raisons diverses et variées. Ce n'est pas inintéressant, tout comme les liens qui se tissent entre elle et les autres personnages, et ça mène à une conclusion durant laquelle presque tout le monde se retrouve... mais ça reste assez plat, dans l'ensemble.

Le souci, c'est que même avec une chronologie linéaire, The Witcher reste toujours très abscons. Le worldbuilding consiste bien souvent en du name-dropping à gogo et des références furtives à des personnages inconnus au bataillon (ou alors pas revus depuis 5 épisodes), la géographie est totalement floue, il n'y a pas réellement d'identité musicale ou visuelle, et la structure globale est toujours problématique : comme en saison 1, on sent clairement que le mot d'ordre de la production, c'était "ne faisons pas une série sur Geralt, faisons une série sur son univers, ses manigances, et tous les personnages féminins qui gravitent autour de lui".

Sauf qu'à trop développer les autres personnages, Geralt en vient à faire de la quasi-figuration dans certains des épisodes, et les scénaristes sont alors contraints de faire du remplissage, avec des jeux de pouvoirs insipides et des personnages qui complotent entre eux à l'autre bout du royaume, et qu'on ne revoit pas pendant une demi-saison.

Remplissage à droite, raccourcis narratifs approximatifs à gauche, exposition balourde et sans intérêt au milieu, incapacité chronique à donner corps et structure au monde du Witcher, honnêtement, l'écriture n'est tout simplement pas à la hauteur - ce qui n'est pas forcément surprenant, quand on sait comment fonctionne Netflix, qui recrute les scénaristes de ses nouveaux projets en interne, dans un réservoir de scénaristes déjà sous contrat... et quand on sait que, de l'aveu même de l'un des scénaristes de la série (qui a écrit Le Cauchemar du loup et le premier épisode de cette saison), une partie non-négligeable de l'équipe d'écriture de The Witcher ne connaît pas les romans, les jeux vidéo, l'univers ou, pire encore, se moque ouvertement de leur contenu considéré comme ringard ou cliché. CQFD.

Bref : nouvelle saison, nouvelle déception, pour une série qui, une nouvelle fois, parvient à paraître brouillonne et approximative, mais pour des raisons différentes de la saison 1. Je suis prêt à laisser encore une chance au programme, d'autant que cette saison 2 s'est pris de plein fouet la crise de la COVID, et que Cavill était apparemment blessé pendant une partie du tournage... mais bon.

Autant la saison 1 m'avait laissé mitigé positif, autant cette nouvelle année me laisse mitigé négatif, même si je reconnais que la saison 2 est plus aboutie au niveau visuel (et que son premier épisode était assez réussi).

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Les bilans de Lurdo : She-Hulk - Avocate, saison 1 (2022)

Publié le 19 Novembre 2022 par Lurdo dans Comédie, Télévision, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Marvel, MCU, Disney, Action, Review, USA

Dernière série du MCU en date, diffusée depuis août dernier sur Disney +, She-Hulk : Attorney at Law se veut un nouveau changement de direction pour la branche télévisée de l'univers Marvel : après la sympatoche Miss Marvel et le mignon Groot animé, place à Jennifer Walters, avocate mal dans sa peau, dans une comédie judiciaire façon Ally McBeal, avec destruction du quatrième mur en prime...

She-Hulk - Avocate, saison 1 (She-Hulk : Attorney at Law - 2022) :

Contaminée par le sang de son cousin Bruce Banner (Mark Ruffalo) lors d'un accident de voiture, Jennifer Walters (Tatiana Maslany) découvre qu'elle est elle aussi dotée de pouvoirs surhumains et capable de se transformer à volonté en She-Hulk. Elle n'a cependant qu'une envie : poursuivre sa carrière d'avocate en toute tranquillité, et se faire discrète, ce qui est plutôt compliqué lorsque l'on est verte, soudainement célèbre et que l'on fait plus de deux mètres...

Et malheureusement, je dois bien l'avouer : j'ai beau avoir passé un assez agréable moment devant She-Hulk, série en 9 épisodes d'une trentaine de minutes showrunnée par une ancienne de Rick et Morty, reste que le programme est trop brouillon et sous-développé pour arriver à la cheville de son modèle.

Il faut dire qu'en matière de série judiciaire décalée, David E. Kelley avait placé la barre assez haut au fil de sa carrière, parvenant à combiner affaires judiciaires solides, folie excentrique de ses personnages, et rythme maîtrisé.

Ici, avec She-Hulk, aucun de ces facteurs n'est très abouti - le format court oblige en effet les scénaristes à jongler entre la vie privée de Jennifer, le monde superhéroïque, sa carrière judiciaire, etc, et l'équilibre est souvent trop fragile pour convaincre : à peine aborde-t'on le monde des superhéros que les limites du budget et des effets spéciaux très inégaux (les expressions de She-Hulk fonctionnent bien, mais dès qu'elle est en mouvement, c'est nettement moins le cas, et ne parlons pas de la texture et du réalisme de ses vêtements) se rappellent au spectateur et obligent la production à revenir à quelque chose de moins onéreux ; à peine entre-t-on au tribunal que la série vire de bord pour s'intéresser à autre chose ; à peine développe-t-on un peu les personnages secondaires (Pug et Nikki, par exemple) qu'il faut revenir à Jen et à ce qui la concerne, ou à un guest ou un autre (certains fonctionnent, d'autre moins)...

Le résultat, c'est une série légère, amusante et qui se joue des passages obligés des productions Marvel, mais qui paraît aussi fréquemment assez superficielle et anecdotique, trop occupée à approfondir la quête d'identité de Jennifer pour s'intéresser suffisamment longtemps à autre chose.

Après, encore une fois, ce n'est pas désagréable pour autant, après un pilote en mode origin story un peu précipité : le programme réinvente Emil Blonsky (Tim Roth), propose une relecture du Wrecking Crew assez incapable, une elfe métamorphe de la Nouvelle Asgard (un peu trop sous-exploitée), ramène Wong sur le devant de la scène (en lui donnant au passage une BFF assez amusante), sous-utilise totalement Titania (Jameela Jamil), introduit Luke (Griffin Matthews), le tailleur des superhéros, redynamise agréablement Daredevil (Charlie Cox, ici nettement plus décontracté et souriant que du côté de Netflix), et se paie le luxe d'une conclusion ultra-méta, durant laquelle, après un générique parodique façon années 70 (avec bodybuildeur peint en vert et portant une perruque dans le rôle de She-Hulk) et une évasion de la prison Disney +, Shulk rencontre ses scénaristes et KEVIN (référence directe à Kevin Feige, le big boss créatif du MCU), une intelligence artificielle, à laquelle elle se plaint de tous les clichés inhérents au dernier acte des productions Marvel. Ah, et puis il y a Skaar, aussi...

Il y a donc de quoi faire, et de quoi passer un moment sympathique... même si encore une fois, fréquemment, tout cela paraît précipité et un peu trop sous-développé, avec un tissu conjonctif et des transitions logiques taillées au montage pour que le tout rentre dans les cases du format court et comique de la série.

Une expérience relativement mitigée, donc, qui s'améliore sur la fin de la saison, à mesure que le programme trouve ses marques et prend ses aises. Mais si saison 2 il y a, reste à espérer que la série aura la possibilité de changer un peu son format, quitte à prendre son temps et à aller jusqu'à 40-45 minutes lorsque la situation l'exige, que les effets spéciaux seront plus homogènes (ce devrait être le cas, maintenant que le modèle numérique de She-Hulk est finalisé et un peu rodé), et que le "superflu" qui manque ici sera un peu plus présent.

(bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Un film, un jour (ou presque) #1744 : Pinocchio (2022)

Publié le 18 Novembre 2022 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Jeunesse, Disney, Review, USA, Fantastique, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Pinocchio (2022) :

Les aventures de Pinocchio (Benjamin Evan Ainsworth), petit pantin de bois créé par Geppetto (Tom Hanks), et à qui une Fée bleue (Joseph Gordon-Levitt) a donné vie un beau jour...

Une nouvelle adaptation en prises de vue réelle d'un classique Disney, sur le papier guère plus utile ou pertinente que les prédentes, mais confiée à Robert Zemeckis, Tom Hanks, Alan Silvestri, ou encore Joseph Gordon-Levitt : il y avait de quoi espérer quelque chose d'un peu meilleur... mais non, c'est raté.

Visiblement, Zemeckis est ici toujours en mode expérimentations techniques et effets 3D, avec des séquences tout-numérique et des plans virevoltants assez laids ; Silvestri (qui se débarrasse pour l'occasion de l'immense majorité de la bande originale du dessin animé pour n'en garder que les quelques chansons les plus emblématiques, insérées au forceps, et accolées à de nouvelles chansons insipides) produit un score musical générique au possible - du Silvestri en pilotage automatique, donc, qui aurait aussi bien pu illustrer un Marvel ; Tom Hanks s'embourbe dans un surjeu et un accent peu convaincants, guère meilleur que celui de Joseph Gordon-Levitt - d'ailleurs, pour être totalement franc, tout le monde cabotine vraiment dans le film, y compris Luke Evans et Guiseppe Batiston...

Bref, on est devant une relecture bancale, jamais convaincante, parfois tout aussi animée que l'original (et donc, quel intérêt d'en faire un film "en prises de vue réelles" ?), et à mi-chemin entre adaptation fidèle et modernisation de l'histoire : ça parle d'influenceur, de Chris Pine, ça rajoute une sous-intrigue totalement inutile sur Fabiana, une marionnettiste qui, handicapée et noire, coche deux cases sur le bingo Disney de la diversité/représentativité maladroite, forcée et contre-productive (dans le genre, on se rappellera de La Belle et le Clochard, en attendant La Petite Sirène), Monstro n'est plus une simple baleine, mais un Kraken tentaculaire à mi-chemin entre un mégalodon et un poulpe, Jiminy Cricket ne sert à rien et agace, et même des effets "simples" comme Figaro, le chat de Geppetto, semblent inaboutis ou pas terminés.

Ah, et puis bizarrement, l'histoire du nez de Pinocchio est presque oubliée en cours de route, totalement sous-exploitée et bâclée, et perdant une grande partie de son sens (en même temps, c'est presque tout le film qui interprète bizarrement le côté moral du récit original, en faisant ici de Pinocchio un héros constamment réticent jamais vraiment tenté par le côté obscur, affaiblissant d'autant son parcours et la conclusion du récit)...

En somme, j'ai trouvé le tout particulièrement inutile, creux et vide, une relecture qui n'avait pas lieu d'être.

2/6 

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Un film, un jour (ou presque) #1743 : Batman et Superman - La bataille des super fils (2022)

Publié le 17 Novembre 2022 par Lurdo dans Animation, Action, Aventure, Ciné, Cinéma, Critiques éclair, Jeunesse, DC, Review, Fantastique, Science Fiction, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Batman et Superman - La bataille des super fils (Batman and Superman : Battle of the Super Sons - 2022) :

Lorsque Starro commence à prendre le contrôle de l'humanité, et notamment de Batman et de Superman, seuls les fils de ces superhéros peuvent arrêter cette menace : Jonathan Kent (qui vient de découvrir que son père est Superman et que lui aussi a des superpouvoirs) et Damian Wayne font alors équipe pour mettre un terme aux plans de l'étoile géante venue de l'espace...

Après un métrage Green Lantern assez quelconque et générique, les films d'animation DC continuent leur petit bonhomme de chemin, en s'intéressant cette fois-ci aux enfants de leurs superhéros, clairement en partie motivés par le succès de la série Superman et Loïs et par l'utilisation de Starro dans le Suicide Squad de James Gunn.

Ce qui, pour moi qui ai toujours eu du mal avec Damian Wayne, en plus de n'avoir aucun intérêt pour le personnage de Jonathan, n'était pas forcément le postulat le plus intrigant.

Et puis finalement, ce métrage s'est avéré une bonne surprise. On pourra toujours débattre du bien fondé du toutéliage des origines de Starro et de Kal-El (même s'il est suivi d'un joli générique rétro, en images fixes), reste que dans l'ensemble, ce Battle of the Super Sons a la bonne idée de rester toujours ludique et léger.

Et ce dès sa première demi-heure, en réalité une origin story de Jonathan, qui découvre ses pouvoirs et son héritage, avant de s'associer à un Damian toujours grincheux pour sauver le monde.

Le tout avec un style graphique en 3D cell-shadée qui n'est pas sans rappeler celui de Iron Man : Armored Adventures, ce qui est loin d'être une mauvaise chose et change un peu des métrages DC précédents. 

Bref, c'est sympathique, optimiste, positif et assez attachant, ce qui fait assez plaisir. 

4.25 + 0.25 pour Batcow = 4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1742 : Clerks III (2022)

Publié le 16 Novembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, USA, Review, Drame

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Clerks III (2022) :

Lorsque Randal (Jeff Anderson) est victime d'une attaque cardiaque aux probabilités de survie infimes, il décide de profiter du moment présent, et de devenir cinéaste. Son projet : un film sur le Quick Stop, ses clients et ses employés... mais Dante (Brian O'Halloran), qui peine toujours à se remettre de la mort tragique de Becky (Rosario Dawson), n'est plus vraiment sur la même longueur d'ondes que son meilleur ami.

Depuis Clerks II (2006), dont je ne garde pas énormément de souvenirs, Smith a produit pas mal de films à la qualité très variable : Zack et Miri, Cop Out, Red State, Tusk, Yoga Hosers, Jay and Silent Bob Reboot, et une anthologie d'horreur NFT (:facepalm:).

Près de 30 ans après le premier Clerks, et après une crise cardiaque foudroyante, Smith a donc décidé de revenir une nouvelle fois aux bases de son univers, avec un troisième (et dernier, c'est très clair) volet de sa trilogie Clerks, très autobiographique et nombriliste, mais aussi agréablement sincère et touchant.

Soyons clairs : comme tous les films de Smith, c'est bourré de problèmes, de scènes qui ne fonctionnent pas, de dialogues raides et montés de manière artificielle, de plans filmés face caméra trahissant un tournage des dialogues un acteur à la fois, de vannes foireuses, et de caméos gratuits insérés au forceps (Ben Affleck, Freddie Prinze Jr et SMG, Danny Trejo, Melissa Benoist, etc)... Mais bizarrement, le côté autobiographique permet à Kevin Smith d'apporter de l'émotion et de la sincérité supplémentaire aux relations de Dante et Randal, qui culmine au travers d'une tirade énervée de Dante, dans la dernière ligne droite du film.

Alors oui, Clerks III est très égocentrique, revenant, au travers de son duo principal, sur la carrière de Smith, sur le film qui l'a lancée, sur ses sentiments vis à vis de la mortalité, sur des terrains déjà abordés dans Clerks II, et servant de making-of réinventé du premier Clerks, tel que Smith l'a toujours percu.

Cependant, un peu à l'instar de Jay and Silent Bob Reboot qui, malgré ses défauts, parvenait à sonner juste sur le thème de la paternité, Clerks III est touchant dans son approche de la mortalité, et de la fin d'un cycle.

En espérant que Smith ne mette pas un Clerks IV en chantier, avec des personnages zombifiés ou fantomatiques. ^^

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1741 : GoldenEra (2022)

Publié le 15 Novembre 2022 par Lurdo dans Documentaire, Jeu vidéo, Cinéma, Comédie, USA, Critiques éclair, Review

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GoldenEra (2022) :

Un documentaire rétrospective consacré au jeu vidéo GoldenEye de Rare, et à son influence sur l'industrie vidéoludique : très exhaustif (voire même peut-être un peu trop), ce métrage de 100 minutes environ couvre toute la genèse du logiciel (les premières 45 minutes du documentaire), ainsi que les répercussions de son succès sur le genre du First Person Shooter, et sur son héritage, 25 ans après sa sortie, auprès des développeurs, de fans, de réalisateurs de films indépendants, de speed runners, etc.

Plutôt intéressant, sans être forcément indispensable (on pourrait très bien condenser le tout en un film de 60-75 minutes sans rien y perdre en contenu ou en intérêt).

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1740 : Black Adam (2022)

Publié le 14 Novembre 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, DC, DCEU, Fantastique, Science Fiction, Science-Fiction, USA, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Black Adam (2022) :

À Kahndaq, pays du Proche-Orient occupé par les forces militaires d'Intergang, Teth Adam (Dwayne Johnson), un antique héros de légende, est libéré de sa prison par une archéologue (Sarah Shahi) et son équipe. Rapidement, cependant, il s'avère qu'Adam est violent et radical, prêt à tuer et à éliminer tous ceux qui tentent d'opprimer son pays. Amanda Waller (Viola Davis) envoie alors la Justice Society - Hawkman (Aldis Hodge), Docteur Fate (Pierce Brosnan), Atom Smasher (Noah Centineo) et Cyclone (Quintessa Swindell) - pour tenter de l'arrêter...

Mouais. Project DC né il y a des années et porté à bout de bras (musclés) par The Rock pendant tout ce temps, Black Adam était une tentative de donner ce rôle de libérateur superhéroïque à Johnson, sans forcément l'intégrer directement à la mythologie de Shazam (dont provient le méchant Black Adam), traitée sur un ton nettement plus léger par David F. Sandberg et Zachary Levi. Pour Dwayne, son Black Adam est une figure tragique,  sérieuse et sombre, digne d'être le sujet de son propre film... mais ça ne marche pas vraiment.

Attention, ce n'est pas un échec, et il y a quelque chose d'intéressant au cœur de ce métrage, sur la manière dont les superhéros délaissent habituellement les peuples étrangers, sur l'interventionnisme des superhéros, etc. Mais Black Adam se veut tellement dark et gritty (sans vraiment l'être, en réalité, ni rien oser de radical - si ce n'est Adam qui exécute des dizaines de sous-fifres anonymes sans broncher, en ponctuant le tout de quelques punchlines, soit une vision très immature de la radicalité et de la badassitude), tente tellement d'être un récit dramatique et sérieux (mais pas trop quand même), qu'il en vient à étouffer le charisme de Dwayne Johnson, et à ressembler à une suite sans grande saveur de scènes d'action numériques toutes plus bourrines les unes que les autres.

C'est notamment vrai dans le climax final contre un démon très très moche et mal finalisé (qui n'est pas sans évoquer le dernier acte tout aussi médiocre du premier Wonder Woman, avec son Ares numérique), mais avec quelques moments sympathiques : à l'image du film, un film trop générique, trop serious shit, trop souvent en pilotage automatiqueprobablement aussi trop influencé par d'autres œuvres du même genre (toute la présentation de la Justice Society, en plus d'être affreusement précipitée, lorgne fortement sur les X-men), et dont la bande originale est insipide (en tout cas à l'écran)... mais qui, l'espace d'une scène ou d'un dialogue, semble reprendre vie de ci de là.

Hodge, Brosnan et Swindell, notamment, sont efficaces, les muscles de Dwayne aussi, et le toutéliage à l'univers de Shazam (ainsi qu'au DCEU avec le caméo final) fonctionne... mais le reste laisse de marbre.

Un petit 3/6, et encore...

(bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Les bilans de Lurdo : SEMAINE ANIMATION - Star Trek : Lower Decks, saison 3 - suite et fin (2022)

Publié le 13 Novembre 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Animation, CBS, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Science Fiction, Star Trek, Télévision, USA, Lower Decks

Avec encore 5 épisodes au compteur, Lower Decks n'a plus beaucoup de temps pour rendre sa saison 3 marquante ou mémorable. Pour le moment, après une demi-saison, c'est en effet loin d'être le cas, avec beaucoup de surplace et de gags prévisibles - tout en proposant, il faut bien l'avouer, une série qui reste bien produite et agréable à regarder.

Star Trek : Lower Decks, saison 3 - suite et fin (2022) :

- 3x06 : Le Cerritos arrive en orbite de Deep Space Nine, pour y négocier un traité commercial avec les Karemma...

Soyons francs : autant j'ai vraiment apprécié cet épisode hommage à Deep Space Nine, avec Armin Shimerman et Nana Visitor à la distribution, avec le thème principal de DS9, avec tout l'environnement de la meilleure série Star Trek à ce jour... autant niveau contenu, c'était assez creux, ou plutôt, c'était un assemblage de sous-intrigues qui, dans un épisode normal, serviraient de remplissage.

Quark et ses magouilles, Tendi et ses origines orionnes, Boimler qui joue au Dabo, Mariner qui fait la connaissance des copines de sa petite-amie... oui, tout le monde a quelque chose à faire, ce qui est rafraîchissant, mais au final, ça reste très anecdotique.

Mais j'ai tout de même vraiment aimé.

- 3x07 : La vie de Peanut Hamper, exocomp rebelle ayant quitté le Cerritos, et tentant de trouver un nouveau but à son existence sur une planète lointaine peuplée d'hommes-oiseaux...

Un épisode assez étrange et polarisant, car totalement centré sur cette planète de volatiles à l'esthétique très "village des Ewoks", et sur une histoire de rédemption assez classique dans sa forme comme dans son fond.

Étrange et polarisant, car assez typique des digressions de Mike McMahan, le showrunner, comme par exemple sur Solar Opposites (qui consacre des pans entiers d'épisodes et de chaque saison à une intrigue secondaire détachée des personnages principaux), et évoquant étrangement les multiples pseudo-rédemptions de Cartman dans South Park, avec ce twist final qui rend le reste de l'épisode plus ou moins caduque.

Ça paraîtra audacieux et osé à certains, ça frustrera d'autres spectateurs (d'autant que Peanut Hamper, issue du season finale de la saison 1, est à la limite de l'insupportable) : personnellement, je reste mitigé.

- 3x08 : Mariner et ses amis prennent part à Crisis Point 2, un holoprogramme cette fois-ci écrit par Boimler... mais ce dernier ne semble pas être motivé par l'histoire dont il est le héros.

Encore une suite directe, cette du premier Crisis Point de la saison 1, pour une séquelle forcément un bon niveau en dessous, de l'aveu même de Boimler. Il faut dire qu'en séparant les quatre protagonistes pour envoyer Boimler dans une quête spirituelle, à la recherche du sens de la vie et de la mort (suite au "décès" de son clone), les scénaristes ne font qu'affaiblir les dynamiques du groupe et du récit : ça reste amusant à suivre, mais finalement assez prévisible et vain.

Pas désagréable, notamment si l'on adore le côté fanservice de la série (caméo de Sulu en prime), mais pas exceptionnel.

- 3x09 : Une journaliste monte à bord du Cerritos pour couvrir le projet Swing-By, lancé par le Capitaine Freeman, et cette dernière exige que tout le monde se tienne à carreau... mais Mariner fait des siennes.

La fin de saison est quasiment là, et cela se traduit, comme souvent, par un récit qui se structure un peu plus, et qui présente beaucoup d'enjeux de dernière minute. On retrouve ainsi la station 80, promise pendant toute la saison, et le script tente d'être roublard, en laissant croire que Mariner, qui passe tout son temps à désobéir aux ordres, est la taupe de la journaliste (ce qui n'est pas le cas, évidemment).

Sauf que l'écriture manque un peu de subtilité et ne parvient pas vraiment à convaincre sur ce point, ni sur la manière dont Mariner est rapidement mise au ban par tout l'équipage, y compris sa petite-amie (en même temps, si la relation avait été plus développée, cette rupture aurait pu avoir plus de poids).

Pas mauvais, mais pas non plus très réussi, et avec une chute finale ô combien télégraphiée.

- 3x10 : Suite à l'échec du Projet Swing-By, le Cerritos et toute la classe California risque d'être remplacée par les vaisseaux automatisés de l'Amiral Buenamigo ; désespérée, le capitaine Freeman lui lance un ultime défi...

Et voilà, un season finale pétaradant et spectaculaire, comme d'habitude, qui toutélie de manière un peu précipitée tous les éléments de la saison (Rutherford, les drones, les missions du Cerritos, Mariner, etc) pour leur apporter une conclusion satisfaisante.

On pourra toujours reprocher au tout d'être catapulté, pour que tout soit bouclé en une vingtaine de minutes, quitte à revenir à un status quo très prévisible, mais bon... c'est assez efficace, et j'avoue que l'opposition vaisseaux California qui se serrent les coudes vs drones destructeurs décérébrés du Texas a un petit côté message politique passé en filigrane qui m'amuse (qu'il soit volontaire ou non).

- Bilan saisonnier -

Lower Decks reste une série frustrante, honnêtement : les personnages ont bien évolué, le rythme s'est calmé, les scénaristes maîtrisent désormais le bon dosage de fanservice à utiliser sans que cela paraisse trop gratuit, ils savent comment créer de la continuité et des moments spectaculaires... et pourtant, ils perdent quand même une moitié de leur courte saison en digressions fantaisistes qui font sourire, certes, mais qui sont aussi immédiatement oubliables.

C'est dommage, car la production est capable du meilleur, mais semble se refuser à installer de véritables conséquences aux évènements subis par ses personnages, préférant les loners rigolards à quelque chose de plus construit. C'est un choix, mais cela résulte inévitablement en une fin de saison précipitée, qui perd en efficacité ce qu'elle gagne de mise en place de dernière minute.

M'enfin bon. Ça reste dans le top 2 des séries Star Trek diffusées depuis Deep Space Nine, et c'est déjà un bel effort.

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Les bilans de Lurdo : SEMAINE ANIMATION - Star Trek : Lower Decks, saison 3 - première partie (2022)

Publié le 12 Novembre 2022 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, CBS, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Science Fiction, Star Trek, Télévision, USA, Lower Decks

Après une saison 2 ayant fait preuve d'une évolution du programme dans une bonne direction, moins hystérique et creuse, Star Trek Lower Decks revient pour une troisième saison à la diffusion entamée en août dernier, et composée, comme toujours, de 10 épisodes...

Star Trek : Lower Decks, saison 3 - première partie (2022) :

- 3x01 : Mariner et ses amis font tout leur possible pour prouver aux yeux de la loi que le Capitaine Freeman n'est pas responsable de la destruction récente de la planète Pakled...

Un épisode de reprise assez sérialisé et (relativement) sérieux, sans rien d'exceptionnel (hormis peut-être Mariner qui exprime brièvement son affection pour sa mère), qui trouve tout de même le temps de placer un gros clin d'œil à Star Trek First Contact (avec James Cromwell qui reprend son rôle, et une réutilisation de toute la musique de Goldsmith et de Magic Carpet Ride), toujours à mi-chemin entre l'hommage et le fanservice creux. Pas désagréable, sans plus.

- 3x02 : Alors que Boimler décide de dire "oui" à toutes les nouvelles opportunités se présentant à lui, ce qui fait de lui la proie d'un chasseur sanguinaire, Mariner accompagne Ransom en mission, en orbite d'une planète hédoniste...

Sans plus, à nouveau. Amusant d'entendre JG Hertzler reprendre son rôle de Martok pour une session de simili-Atmosfear, mais à part ça, la sous-intrigue de Boimler est assez prévisible, et celle de Mariner et compagnie, qui finit en mode Joe contre le volcan, fait sourire... mais ça s'arrête là.

- 3x03 : Le Cerritos et un équipage rival se partagent le nettoyage d'une colonie spatiale jonchée de rochers capables de générer des visions oniriques ou cauchemardesques...

Des personnages tous en mode ultra-jaloux et compétitif, ça peut s'avérer lassant, même si le côté "visions fantasmées" est plutôt amusant (j'avais totalement oublié que Mariner était LGBTQ), bien que sans grande imagination, et que le toutéliage global de l'intrigue fonctionne assez bien. Pour l'instant, cela dit, la saison reste relativement anecdotique.

- 3x04 : Alors que l'équipe des ingénieurs du Cerritos accompagne le Capitaine dans un spa intergalactique pour y purger son stress et sa fatigue, Mariner et compagnie traversent les bas-fonds du vaisseau pour tenter de prendre de vitesse la Delta Shift, qui a prévu de tricher à la loterie de bord, avec pour prix de nouveaux quartiers luxueux...

Encore un épisode assez basique, à vrai dire : ce n'est pas mauvais, mais ça ne cherche jamais à surprendre ou à dépasser son postulat de départ, et la résolution des deux sous-intrigues est vraiment cousue de fil blanc.

- 3x05 : Suite à un dysfonctionnement de son implant, Rutherford est victime d'un dédoublement de personnalité, avec sa moitié rebelle et hostile qui prend le contrôle de son corps...

Un peu de développement de Rutherford, pas désagréable, mais pas exécuté de manière très originale, en mode double maléfique qui se conclut par une course de navettes dans l'esprit de l'ingénieur (course d'ailleurs formellement étrangement molle). La sous-intrigue parallèle de Mariner et Boimler qui représentent Starfleet lors d'un salon de l'emploi et se disputent avec les autres stands, mouais bof.

- Bilan de mi-saison -

Pour l'instant, une saison 3 peu marquante et mémorable, et c'est bien dommage : la série se contente un peu de faire du surplace narratif, et de rester dans ses clichés habituels, avec peut-être une porte ouverte sur un développement ultérieur plus intéressant de Rutherford.

Mais jusqu'à présent, il y a un vrai manque d'enjeux, et les quelques pistes laissées çà et là (Mariner et sa constante rébellion, l'expérience subie par Rutherford, l'archéologue qui laisse ses coordonnées à Mariner, la Station 80... ) sont encore trop faibles pour vraiment convaincre.

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Un film, un jour (ou presque) #1739 : SEMAINE ANIMATION - Mortal Kombat Legends : Snow Blind (2022)

Publié le 11 Novembre 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Animation, Fantastique, Horreur, USA, DC, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Mortal Kombat Legends - Snow Blind (2022) :

Dans un futur post-apocalyptique dominé par Cyber-Kano (David Wenham) et son gang cruel, Kenshi (Manny Jacinto), un guerrier arrogant devenu aveugle, doit apprendre à se reconstruire en suivant l'enseignement de Kuai-Liang (Ron Yuan), ancien guerrier ninja aux pouvoirs de glace...

Le premier Mortal Kombat animé, La revanche de Scorpion, était une extension intéressante, bien que gratuitement ultra-violente, de la franchise vidéoludique, qui reprenait plusieurs des grandes lignes du film de Paul WS Anderson, en y développant nettement la rivalité Scorpion/Sub-Zero : une bonne surprise suivie par le nettement moins probant La Bataille des Royaumes, qui lui reprenait plus ou moins les grandes lignes du second film, déjà un bon cran en dessous.

Là, pour ce troisième volet, visiblement, les scénaristes et animateurs ont été chercher du côté de Mad Max et de Ken le Survivant (avec une touche de Daredevil) pour un métrage post-apocalyptique lorgnant fortement sur les films de samurais aveugles... et qui, finalement, ressemble presque à un What If ? très dérivatif qui verrait les personnages de MK transposés dans un univers post-apo générique.

Ajoutez à cela une petite dose d'inspiration tirée des délires de voyages temporels et de panthéon titanesque des jeux, histoire de justifier ce côté What If, et de permettre d'injecter un peu de zombies dans le tout, et voilà, un gros bordel forcément ultra-violent (mais vraiment, ça atteint des sommets de gratuité et de têtes qui explosent en gros plan, dès la première scène), pas très intéressant, et qui retombe, une fois de plus, sur Sub-Zero et Scorpion comme équivalents du Wolverine de la franchise MK : la production se sent obligée de les mettre partout, à toutes les sauces, jusqu'à plus soif.

2.5/6

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