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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #comedie catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1562 : Don't Look Up - Déni Cosmique (2021)

Publié le 24 Janvier 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science Fiction, Science-Fiction, USA, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Don't Look Up - Déni Cosmique (2021) :

Lorsqu'ils découvrent une comète sur le point de percuter la Terre et d'annihiler toute forme de vie, Kate Dibiasky (Jennifer Lawrence) et le Dr. Randall Mindy (Leonardo DiCaprio) tentent de prévenir les autorités avant qu'il ne soit trop tard. Mais entre manipulations politiques, médias indifférents, refus de l'évidence scientifique, lobbies omniprésents, enjeux économiques et grand public à la capacité d'attention inexistante, le duo a bien du mal à parvenir à ses fins...

Une satire politico-sociétale qui sert de grosse métaphore cynique sur l'état de la société américaine, sur le climato-scepticisme, sur les fake news entourant la crise du coronavirus, etc, réalisée par Adam McKay pour Netflix. Un McKay qui, depuis ses farces avec Ferrell et sa brouille avec ce dernier, s'est découvert une conscience politique, exprimée au travers de The Big Short et de Vice, des films de dénonce partageant un même sens de la satire un peu pataude et évidente, à destination d'un public américain libéral qui aime bien qu'on lui souligne les failles de sa société, comme pour se rassurer sur l'état de sa conscience politique.

Ici, c'est pareil, et ce Don't Look Up s'avère un cri de ras-le-bol d'une certaine tranche de la société US vis à vis des divisions politiques du pays, de la bêtise humaine, des médias, etc. Le problème étant, à vrai dire, qu'un tel cri de ras-le-bol procure probablement un soulagement certain à celui qui l'émet (c'est certainement pour cela qu'une grosse partie des réseaux sociaux et des médias s'est enthousiasmée sur ce film en le portant aux nues), mais n'apporte absolument rien au débat.

Forcément, quand il suffit d'allumer une chaîne d'informations pendant trois minutes pour assister à des débats creux et polarisés sur la science, la société et le monde, avec des scientifiques impuissants qui s'échinent face à une société indifférente et constamment distraite, difficile de se passionner pour la même chose, pendant 2h20, avec des traits encore plus appuyés.

Alors certes, on me dira que c'est la preuve de la pertinence du film, blablabla... sauf que le tout est tellement attendu et prévisible (beaucoup de cringe humor qui finit par provoquer l'ennui plus que le malaise) que j'ai décroché en cours de route, à mesure que la situation se cristallisait et tirait à la ligne. D'autant que les effets de réalisation et de montage (beaucoup de très gros plans serrés, de scènes interrompues, de montage d'images sur "la vie" dans son ensemble) ne m'ont pas convaincu plus que ça.

Jamais très drôle, jamais très poignant, jamais très subtil, souvent (et délibérément) donneur de leçons, ça se regarde, mais c'est frustrant. Un peu comme Vice, d'ailleurs, dont on retrouve pas mal des même défauts et qualités.

Un petit 3/6, pour la distribution de qualité, mais dans l'absolu, j'aurais plutôt envie de mettre 2.5/6.

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Prodigy, saison 1 - première partie (2021)

Publié le 23 Janvier 2022 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, CBS, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, USA

Énième déclinaison de la licence Star Trek telle que la conçoit aujourd'hui CBS/Paramount, à savoir une grande franchise interconnectée à l'univers partagé, pouvant être adaptée à tous les publics tant qu'une bonne dose de fanservice reste présente pour faire passer la pilule d'une approche très moderne de Trek.

Ici, en l'occurrence, Star Trek Prodigy, une série CBS/Nickelodeon à destination des plus jeunes... et de leurs parents qui ont grandi avec Star Trek Voyager. Deux fois cinq épisodes d'une vingtaine de minutes, confiés aux frères Hageman, responsables par ailleurs des scénarios d'Hôtel Transylvanie et de Scary Stories, ainsi que de la franchise Chasseurs de Trolls...

Star Trek Prodigy, saison 1 - première partie (1x01 à 05 - 2021) :

Détenus sur une planète-pénitencier minière dans le quadrant Delta, un groupe de jeunes prisonniers s'évade lorsqu'ils découvrent l'USS Protostar, un vaisseau de Starfleet enfoui à la surface de la planète. Il y a Dal (Brett Gray), ado rebelle et sarcastique ; Zero (Angus Imrie), une forme énergétique contenue dans une enveloppe robotique ; Rok-Tahk (Rylee Alazraqui), un enfant au physique rocheux massif ; Murf (Dee Bradley Baker), un blob qui mange tout ce qui passe à sa portée ; Jankom Pog (Jason Mantzoukas), un ingénieur tellarite ; et Gwynn (Ella Purnell), la fille du Diviner (John Noble), le directeur de la prison qui tente de mettre la main sur le Protostar. Pour aider ce groupe disparate, Janeway (Kate Mulgrew), l'hologramme de bord du Protostar...

Et honnêtement, il n'y a pas grand chose de Star Trek dans les cinq premiers épisodes diffusés par la chaîne. Oui, il y a bien un vaisseau spatial de type Starfleet, et l'hologramme de Janeway qui sert de nounou à l'équipage, mais le reste de la série lorgne nettement plus sur du Star Wars, comme par exemple Star Wars Rebels : extraterrestres bigarrés vraiment éloignés de la franchise (même le Tellarite ne ressemble en rien aux Tellarites que l'on connaît), rythme soutenu, personnages très enfantins, héros adolescent impertinent et rebelle, méchant robotique ressemblant fortement  au Général Grievous, et bien entendu le cadre général, loin de la Fédération et de Starfleet.

À se demander parfois si Prodigy n'était tout simplement pas une série lambda rattachée à la franchise Trek au cours de sa production, tant l'univers Trek fait souvent figure de pièce rapportée au cours de ces premiers épisodes... Alors je comprends bien l'intention première du programme : offrir une porte d'entrée aux enfants, pour découvrir l'univers de Star Trek au travers des yeux de ces jeunes héros désunis... mais bon.

Pour le moment, ces cinq épisodes très sérialisés peinent à donner une véritable idée de ce que peut-être la série.  Il y a bien quelques moments de l'avant-dernier épisode de cette demi-saison qui évoquent Trek (l'exploration de la planète inconnue), mais les trois-quarts du temps, on pourrait très bien remplacer le vaisseau par un YT-1300 et Janeway par un droïde de bord, sans rien avoir à changer au reste du programme...

Très influencée, la série est pourtant très bien produite et doublée : formellement, elle est de qualité, que l'on accroche ou non au design des personnages - personnellement, je les trouve assez moches. Sur le fond, cependant, tout cela reste pour le moment trop générique et dérivatif pour vraiment convaincre, ou pour que l'on se défasse de l'impression persistante que, de plus en plus, Star Trek est devenu une franchise d'action-aventure sans personnalité, déclinable à l'infini.

En attendant de voir l'évolution du programme, lorsque la seconde moitié de la saison aura été diffusée.

(à suivre...)

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Un film, un jour (ou presque) #1561 : Steve, bête de combat (2021)

Publié le 21 Janvier 2022 par Lurdo dans Action, Animation, Catch, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, USA, WWE

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Steve, bête de combat (Rumble - 2021) :

Dans un monde où les kaijus s'affrontent dans des matches télévisés pour y défendre l'honneur de leurs villes respectives, Winnie (Geraldine Viswanathan), la fille d'un célèbre coach, décide d'entraîner Steve Rayburn Jr (Will Arnett), le fils de feu Rayburn, monstre de légende autrefois entraîné par son père : c'est en effet la seule solution pour sauver le stade de la ville de Stoker, sur le point d'être vendu à un entrepreneur manipulateur, qui a réussi à convaincre Tentacular (Terry Crews), l'ancien champion de Stoker, de passer à l'ennemi. Plus facile à dire qu'à faire, d’autant que Steve a l'habitude des matches de catch truqués...

Énorme bof que ce film d'animation vaguement adapté d'une bande dessinée et co-produit par la WWE (forcément), aux visuels assez génériques (les monstres sont sous-développés et assez quelconques), au déroulement cousu de fil blanc (on est dans du film de sport/de boxe classique et sans surprise), et qui semble étrangement vouloir établir une distinction entre le "faux" catch et le "vrai" catch : un "faux" catch truqué de bout en bout, aux combats à petit budget et très amateurs, et/ou au style non-conformiste ; et le "vrai" catch qui prend place sous les projecteurs, dans des arènes immenses, au budget énorme, avec des coaches, des rounds, et des affrontements réellement compétitifs, retransmis en direct à la télévision.

C'est presque comme si la WWE essayait de faire passer un message expliquant que son catch blockbuster est bien réel, alors que celui de la concurrence et de la scène indépendante, lui, est bidonné de bout en bout. Cela dit, c'est probablement accorder beaucoup de crédit au film que de lui attribuer une telle intention consciente, d'autant que, hormis un propos sur l'héritage et le poids des attentes d'autrui, le scénario peine à réellement faire passer de message (à la limite, on pourrait dire qu'en mettant en avant le succès des pas de danse de Steve, le film met en avant l'importance d'une approche innovante et originale des disciplines établies).

Dommage, car le doublage est plutôt bon... mais même pour un aficionado de catch américain, le tout n'a pas grand intérêt (à moins d'être jeune et peu regardant, peut-être).

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1560 : Shanghaï Express (1986)

Publié le 20 Janvier 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, Western, Hong-Kong, Chine

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Shanghaï Express (The Millionaires' Express - 1986) :

Ancien criminel, Ching Foon-Tin (Sammo Hung) tente de se faire pardonner des siens en ramenant la prospérité dans son village natal. Pour cela, il a prévu de saboter le trajet d'un train express de passage et transportant de nombreuses personnes fortunées, pour amener celles-ci à dépenser leur argent dans la bourgade - et dans son hôtel. Mais il ignore que le train est la cible de nombreux brigands voulant dérober un parchemin en possession d'émissaires japonais voyageant à son bord... des brigands qui vont finir par assiéger la ville.

Un long-métrage de 1986 signé Sammo Hung (devant et derrière la caméra), assez typique du cinéma de Hong-Kong de cette période : c'est bourré de visages connus et d'idées improbables, c'est bordélique, ça mélange tous les genres (comédie, action, western, etc), l'écriture est très approximative, tout comme la post-synchronisation, les effets visuels sont très moyens (la boule de neige, les accélérés), le générique final montre des images du tournage sur fond de pop très datée...

À partir de là, en sachant à quoi s'en tenir, on aime ou pas. Personnellement, j'ai trouvé le tout sympathique, sans plus : si l'action est effectivement très maîtrisée (le duel Sammo/Cynthia Rothrock, par exemple) et les cascades ponctuellement spectaculaires, le tout est vraiment trop décousu pour son propre bien, avec trop de personnages, trop souvent sous-développés, pour que le spectateur adhère totalement à ce qui lui est présenté. Ça manque un peu de rigueur, tout ça (ce qui n'est pas forcément surprenant pour le cinéma de l'époque et de la région).

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1557 : The Gamechangers (2015)

Publié le 17 Janvier 2022 par Lurdo dans Biographie, Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Drame, Histoire, Review, Télévision, UK, USA, BBC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Gamechangers (2015) :

Lorsque Dan Houser (Ian Attard), son frère Sam (Daniel Radcliffe) et l'équipe de Rockstar Games lancent GTA San Andreas en 2004, ils s'attendent à un succès de l'ampleur du précédent opus, Vice City. Mais rapidement, la pugnacité de Jack Thompson (Bill Paxton), un avocat conservateur persuadé que GTA et Sony sont responsables de tous les maux de la société et des multiples meurtres perpétrés par un jeune homme déséquilibré, va s'avérer un obstacle de taille sur le chemin de la société de jeux vidéo...

Un téléfilm assez médiocre de la BBC, malgré les efforts de Daniel Radcliffe et de Bill Paxton dans les deux rôles principaux, et qui retrace les différents scandales entourant la sulfureuse saga Grand Theft Auto ; dans les faits, le métrage s'attarde surtout sur le fameux incident Hot Coffee, et sur les meurtres perpétrés par Devin Moore sur des policiers, en 2003... et tente de dramatiser au maximum tous les événements, en laissant énormément de place au point de vue de Thompson et consorts sur la dangerosité des jeux vidéos.

Une approche encore renforcée par la manière dont Rockstar et les Houser sont présentés comme de sales gosses immatures aux prétentions artistiques, et les jeux vidéo mis en image comme des objets hypnotiques lobotomisant les joueurs... en même temps, le téléfilm n'a pas reçu la collaboration ou l'approbation de Rockstar et des personnes impliquées dans ce camp, ce qui explique beaucoup de choses.

Car le vrai problème de ce Gamechangers, en fait, c'est son écriture, tout simplement.

Une écriture laborieuse qui enchaîne des couloirs d'exposition pataude pour présenter les tenants et aboutissants de cette histoire, qui laisse la plupart de ses personnages sous-développés (sauf Thompson, à nouveau) et qui semble piocher dans des déclarations faites au tribunal pour créer des dialogues maladroits et jamais naturels.

Ça sonne faux, artificiel et forcé, et si ça se calme un peu ensuite, une fois que les acteurs prennent le relais pour faire vivre les personnages, ça reste très bancal, sommaire, et forcément approximatif, puisque dès le début, on nous explique que de grandes libertés ont été prises avec la chronologie et les faits présentés, "pour une meilleure dramaturgie".

Un vrai bon gros bof.

2/6

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Les bilans de Lurdo : Hawkeye, saison 1 (2021)

Publié le 16 Janvier 2022 par Lurdo dans Action, Christmas, Comédie, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, MCU, Marvel, Noël, Review, Télévision, USA, Disney

Le MCU continue son petit bonhomme de chemin avec ces 6 épisodes de 50 minutes diffusés en fin d'année dernière, et consacrés au personnage d'Hawkeye, dans un programme librement adapté des comic-books d'Aja et de Fraction, qui ont redonné un coup de fouet au personnage à leur publication, en 2012.

Hawkeye, saison 1 (2021) :

Parce que son alter-égo, le Ronin, refait surface à New York au moment des fêtes de Noël, Clint Barton (Jeremy Renner) est contraint de couper court à ses vacances en famille, pour aider la jeune Kate Bishop (Hailee Steinfeld), archère prodige de bonne famille, à se tirer d'une sombre histoire mêlant sa mère, la pègre russe, Yelena Belova (Florence Pugh) et un certain Caïd (Vincent D'Onofrio)...

Une série en six épisodes ma foi plutôt sympathiques et réussis, bénéficiant fortement de l'ambiance de Noël dans lequel baigne le programme (au point de ressembler parfois à du Shane Black) et de son format relativement court et direct.

Sans oublier l'excellente alchimie entre ses deux protagonistes : Renner, fatigué et "trop vieux pour ces conneries", Steinfeld, juste et impliquée - de quoi former un duo improbable et dynamique, surtout face à un gang d'incapables russes.

Hawkeye (la série) parvient ainsi à servir d'origin story à Kate Bishop, de manière assez convaincante, mais aussi à développer Hawkeye (le personnage), et à lui donner une épaisseur et une humanité trop souvent absente des films Avengers : sa surdité, son statut d'Avenger humain et sans pouvoirs, son stress post-traumatique, sa relation avec Natasha, son mariage, sa famille, autant de facettes du personnage que la série se permet d'aborder de manière plus ou moins approfondie, mais suffisamment, en tout cas, pour que le tout soit intéressant.

À côté de cela, Hawkeye réintroduit aussi Yelena, la sœur de Black Widow, dans le MCU, après son apparition dans le film du même nom : une présence pas forcément indispensable (on aurait pu garder cela pour une saison 2 de la série), mais qui fonctionne néanmoins, avec des échanges Yelena/Kate plutôt amusants et prometteurs, et un retour sur son sort pendant les 5 ans du Blip.

Autre élément un peu inégal : Echo (Alaqua Cox), la criminelle sourde qui dirige le gang russe. Un élément qui s'intègre bon gré mal gré au reste du récit, et qui ne convainc pas forcément sur la viabilité d'une série consacrée au personnage, pourtant déjà annoncée (cela dit, je parie que cette série Echo sera en réalité un Daredevil : Echo qui ramènera Daredevil et Fisk sur le devant de la scène).

Et puis il y a Wilson Fisk, qui fait ici son grand retour, fidèle au comic-book, plus qu'à la série Daredevil (en même temps, multivers, tout ça) : ça fait plaisir de revoir D'Onofrio et son physique de tank indestructible, en attendant de voir ce que le MCU va en faire sur le long-terme.

Non, le seul véritable point négatif qui m'ait un peu gêné, dans tout ça, c'est la mise en images de l'action. Je n'ai pas prêté attention au générique (donc je ne sais pas si c'est dû à la réalisation de première/seconde équipe ou au montage), mais dès le premier épisode, j'ai été gêné par le montage et la réalisation des scènes d'action : trop brouillons, trop approximatifs, c'est le point qui m'a paru le plus faible dans ce projet.

Pas au point d'être rédhibitoire, mais suffisamment pour tirer un peu le tout vers le bas, et empêcher la série de se place au sommet de mon classement des séries du MCU : Hawkeye devra se contenter de la deuxième position.

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Un film, un jour (ou presque) #1554 : Les Bouchetrous (2021)

Publié le 12 Janvier 2022 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Review, Science Fiction, USA, Chine, Canada

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Les Bouchetrous (Extinct - 2021) :

Frère et sœur, Ed (Adam DeVine) et Op (Rachel Bloom), deux bouchetrous (une espèce inconnue vivant dans les Galapagos), sont très différents l'un de l'autre : elle est exubérante et incontrôlable, il est plus cynique et désabusé, tout en cherchant à s'intégrer parmi les siens. Jusqu'au jour où ils sont propulsés de leur 1835 natal au présent, dans le laboratoire d'un savant chinois, qui prélève des créatures oubliées dans le passé afin de les sauver. Là, ils apprennent que leur espèce a été annihilée peu de temps après leur départ, dans une éruption volcanique...

Co-production sino-canado-américaine diffusée à l'international sur Netflix, ce Bouchetrous s'avèrera probablement une bonne distraction pour les plus jeunes, avec son énergie et ses personnages mignons.

Les adultes, eux, auront probablement plus de mal à trouver un intérêt à ce film d'animation qui semble vouloir lorgner sur du Illumination ou du Pixar (ils ont recruté le frère de Michael Giacchino à la musique ; c'est co-réalisé par un ancien de Disney Animation et par un ancien des Simpsons, co-écrit par trois scénaristes de cette dernière série ; la distribution vocale est très compétente) sans jamais en avoir la maîtrise ou l’intérêt : c'est visuellement inabouti (manque de textures, direction artistique générique), musicalement peu mémorable (même le numéro musical est plat), l'histoire s'éparpille et enchaîne le slapstick pas très drôle, la logique interne est bourrée de problèmes, et le tout paraît très dérivatif, y compris dans le design des personnages secondaires.

Bref, ce n'est pas très passionnant, et j'avoue avoir décroché en cours de route. Mais les plus jeunes apprécieront sans doute plus que moi.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1553 : Spider-Man - No Way Home (2021)

Publié le 11 Janvier 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, MCU, Marvel, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, USA

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Spider-Man - No Way Home (2021) :

Parce que son identité est désormais rendue publique, et qu'il a les médias et la justice à ses trousses, Peter Parker (Tom Holland) demande au Docteur Strange (Benedict Cumberbatch) de concevoir pour lui un sort faisant oublier à la planète qu'il est Spider-Man. Mais l'insistance de Peter fait capoter le sort, qui échappe au contrôle du Sorcier ; les portes du multivers s'ouvrent alors brièvement, et une poignée de super-criminels s'invitent à New York, à la recherche de Spider-Man : Otto Octavius (Alfred Molina), Norman Osborn (Willem Dafoe), Max Dillon (Jamie Foxx), Curt Connors (Rhys Ifans) et Flint Marko (Thomas Haden Church)...

Suite directe de Spider-Man : Far From Home, ce No Way Home était attendu au tournant par les fans. Ultime volet de la trilogie "Spider-Man" Marvel/Sony, c'était le champ du cygne de son équipe créative menée par Jon Watts, et grâce à de multiples fuites, on savait que ce No Way Home lorgnait fortement sur une version live action de Spider-Man : New Generation, en opposant Tom Holland à des méchants issus des précédents films de la saga, en l'occurrence de la saga Raimi et des deux films de Webb, et en lui associant les Peter Parker de ces films.

Pas mal de contenu, donc, pour un film qui a immédiatement créé le buzz et battu des records à sa sortie, malgré une pandémie qui est revenue à l'assaut au même moment. Mais qui dit pas mal de contenu, dit aussi un scénario un peu en dents de scie, qui se partage entre sincérité et fanservice, pour le meilleur et pour le pire.

En voyant les 2h20 du film, on ne peut s'empêcher de se dire qu'il aurait probablement bénéficié à être plus long et plus développé : il faut dire que l'enchaînement des événements ne laisse pas le temps de souffler au spectateur, au risque de lui donner l'impression d'un scénario plein de trous (ce n'est pas vraiment le cas, en réalité, malgré les innombrables publications en ligne à ce sujet), et de sous-exploiter certains de ses méchants.

On pourrait ainsi imaginer un film prolongeant nettement plus la capture initiale de tous les "méchants", poussant Peter à bout émotionnellement et physiquement, jusqu'à une arrivée plus salvatrice des deux autres Spider-men. Mais bon, en l'état, le film fait le choix de reposer fortement sur la familiarité nostalgique du spectateur avec les films précédents pour établir ses personnages, et heureusement, ça fonctionne plutôt bien.

D'autant que je dis ça sans avoir d'affection particulière pour la trilogie de Raimi, pour le dyptique de Webb, ou même pour le personnage de Spidey dans sa globalité ; tout le côté fanservice, donc, m'a nettement moins touché que les fans ayant grandi avec les films Sony.

Néanmoins, force est de constater que les scénaristes sont parvenu à respecter tant les protagonistes que les méchants de ces films, à les faire évoluer dans une direction logique et pertinente (on pourra toujours discuter des implications de la guérison express de tout le monde), tout en combinant le tout à une évolution efficace du Peter Parker de Tom Holland : un aboutissement de son arc narratif du MCU, qui l'a fait passer de jeune adolescent idéaliste protégé de Stark à étudiant marqué par la vie et par les épreuves, solitaire et isolé. Un soft reboot qui joue avec les codes habituels de l'origin story de Spidey, pour réinventer le One More Day/Brand New Day des comics et donner à Peter un nouveau départ (d'ailleurs, il est amusant de constater que Holland semble prendre dix ans entre le début et la fin du film).

Alors certes, le rythme en dents de scie, la main un peu lourde des scénaristes sur les scènes coups-de-coude entre les Spidey, certains effets spéciaux plus inégaux et certains raccourcis narratifs (probablement dus à un tournage et à une post-production coronavérolés) pourront gêner... mais l'émotion reste présente, le casting répond toujours présent et est efficace, et dans l'ensemble, c'est une conclusion tout à fait honorable aux deux précédents volets.

Pas forcément le chef d'œuvre instantané que de nombreux spectateurs ont immédiatement encensé sur la base de la nostalgie, mais un blockbuster Marvel dans la continuité des deux précédents Spider-man, avec des personnages touchants et attachants.

Un 4/6 provisoire en attendant de le revoir en VO.

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Un film, un jour (ou presque) #1552 : Un After mortel (2021)

Publié le 10 Janvier 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Religion, Review, Romance, USA

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Un After mortel (Afterlife of the Party - 2021) :

Fêtarde invétérée, Cassie (Victoria Justice) se brouille avec sa meilleure amie et colocataire Lisa (Midori Francis), plus posée, juste avant d'avoir un accident mortel qui l'envoie directement au purgatoire. Là, elle apprend que si elle veut espérer accéder au Paradis, elle va devoir retourner sur Terre pendant quelques jours, et aider ses parents divorcés (Gloria Garcia, Adam Garcia) et sa meilleure amie à trouver le bonheur...

Une comédie dramatique Netflix ultra-balisée, qui donne une forte impression de déjà vu, que ce soit au format ABC, ABC Family, CBS ou encore Hallmark : la jeune femme insouciante qui doit expier ses fautes passées au moment de rejoindre l'au-delà, c'est du vu, revu, etc, même ici, à la sauce millennial.

Après, ça fait toujours plaisir de revoir Victoria Justice, qui a toujours de l'énergie et de la bonne humeur à revendre, et le reste du cast est très compétent, mais difficile de se passionner pour un récit aussi convenu et générique, surtout avec un ton aussi fluctuant (ici du slapstick délibérément surjoué, là de la romcom, et puis un gros virage vers le mélodrame larmoyant sur la fin), et ce sur près d'1h50.

Je vais mettre la moyenne, mais pour peu qu'on ait déjà vu l'une des innombrables autres versions de la même histoire, ça ne vaut pas forcément cette note.

3/6

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Christmas Yulefest 2021 - 65 - Click and Collect (2018)

Publié le 8 Janvier 2022 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Télévision, UK, Yulefest, BBC

Noël est derrière nous, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Click & Collect (2018) :

Rigide et coincé, Andrew Bennett (Stephen Merchant) supporte difficilement l'exubérance de son voisin Dev (Asim Chaudhry), qui, à l'occasion de Noël, a décoré leurs deux maisons sans lui demander son avis. Mais lorsque Andrew ne parvient pas à trouver le jouet que sa fille a demandé pour Noël, il est contraint d'embarquer avec Dev dans un road trip pour aller chercher l'unique exemplaire restant de ce jouet, à plus de 400 kilomètres de là...

Un Christmas Special de la BBC, d'une durée de 55 minutes environ, qui lorgne fortement sur un croisement de La Course au Jouet et d'Un Ticket pour Deux, pour un résultat sans surprises mais néanmoins agréable à suivre, principalement grâce à l'énergie flegmatique et sarcastique de Stephen Merchant. Pas grand chose à dire de plus, en fait, si ce n'est que c'est toujours amusant de retrouver "Lokette" dans le rôle de l'épouse gentiment moqueuse de Merchant, et que l'écriture parvient à conserver un équilibre entre sincérité et sarcasme, sans jamais basculer trop dans l'un ou l'autre.

3.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Christmas Yulefest 2021 - 64 - Le plan parfait du Père Noël (2021)

Publié le 7 Janvier 2022 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, Tubi

Noël est derrière nous, 2022 est là, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Le plan parfait du Père Noël (A Chance for Christmas - 2021) :

Influenceuse lifestyle populaire mettant sa vie de famille en avant à l'écran, Christina Chance (Tori Anderson) reçoit une offre exceptionnelle de la part d'une marque de cuisine qu'elle adore : si elle parvient à obtenir plus de 2 millions de vues la veille de Noël, à l'occasion d'un livestream exclusif, alors elle décrochera un contrat très juteux. Mais Christina a un secret : sa vie de famille réelle est loin d'être aussi idéale que celle qu'elle a sur sa chaîne, son "mari" est en fait le petit-ami de sa mère cougar, sa fille adolescente ne la supporte pas, et tout n'est qu'illusion et mensonge. Lorsque Devon (Mykee Selkin), représentant de la marque, découvre la supercherie, les choses se compliquent. D'autant qu'un Père Noël magique (Nick Allan) exauce le souhait de Christina de reprendre cette journée à zéro... en les piégeant, elle et Devon, dans une boucle temporelle qui les force à revivre cette journée sans fin.

Un téléfilm diffusé sur Tubi, plateforme américaine gratuite, et qui en réalité n'est rien d'autre qu'un énième métrage produit par MarVista pour des chaînes secondaires, afin ce que ça implique de niveau qualitatif inférieur aux métrages de leurs plus gros clients.

Ici, on a donc une variation romantique sur le thème d'Un Jour Sans Fin, saupoudrée d'un discours sur l'artificialité des influenceurs et influenceuses, de leurs productions, et tout et tout. C'est un peu brouillon, fréquemment surjoué (Mykee Selkin, notamment, cabotine pas mal), pas forcément toujours bien écrit ou rythmé (la fin à rallonge, par exemple), et avec des personnages secondaires assez sous-développés (et limités à des caricatures ambulantes qui font qu'on ne croit pas vraiment toujours à cette famille déglinguée)... mais ça se regarde, principalement parce que ça ne se prend pas trop au sérieux, assume ses influences, et que Tori Anderson y met de l'énergie (comme elle le faisait déjà dans Comme les Noël de mon enfance, ou dans Noël loin des projecteurs).

Pas forcément suffisant pour en faire un must see, cela dit, d'autant que le tout est assez prévisible dans son déroulement et dans sa conclusion.

3/6

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Christmas Yulefest 2021 - 63 - Christmas is Canceled (2021)

Publié le 7 Janvier 2022 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Romance, USA, Yulefest

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Christmas is Canceled (The Fight Before Christmas - 2021) :

Lorsque Emma (Hayley Orrantia) découvre, à l'occasion des fêtes de Noël, que son père Jack (Dermot Mulroney) sort désormais avec Brandy (Janel Parrish), son ennemie d'enfance, elle perd pied, et décide de tout faire pour ruiner cette relation à la différence d'âge improbable... quitte à engager un barman (Michael Naizu) pour tenter de séduire Brandy.

Un bon gros WTF que cette comédie indépendante vaguement festive produite par MarVista pour Lionsgate, et qui fait le choix de partir dans une direction très caricaturale pour narrer cette histoire de jalousie entre cette héroïne sarcastique et immature et sa rivale de toujours (qui en fait n'est pas bien méchante et est sincèrement amoureuse).

Dans ce métrage, écrit par la scénariste de Un fiancé pour Noël, Un Noël près de toi, et de C'est nous les héros (un CV éclectique, donc, aux œuvres partageant une même énergie et une certaine décontraction), il y a du slapstick, des personnages mesquins et criards, des manigances bancales, des bons sentiments, de l'alcool, du bras de fer, des répliques sarcastiques, etc...

Ça se regarde, donc, principalement parce que le tout ne se prend jamais au sérieux... après, il ne faut pas s'offusquer de voir un couple à la telle différence d'âge (beaucoup de spectateurs américains se sont indignés, bizarrement), et il faut réussir à supporter l'héroïne qui cumule beaucoup de défauts (même si ces derniers sont principalement là pour amener une rédemption finale et une fin heureuse pour tout le monde).

3/6 (ça aurait peut-être mieux fonctionné avec une écriture plus nuancée et subtile)

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Christmas Yulefest 2021 - 62 - A Royal Queens Christmas (2021)

Publié le 6 Janvier 2022 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

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A Royal Queens Christmas (2021) :

Ex-militaire un peu perdue à son retour à la vie civile, Dee Dee (Megan Park) travaille dans la pâtisserie de sa famille, dans le quartier de Queens, à New York. Lorsqu'elle doit s'occuper d'un gala international de Noël, elle tombe sur Colin (Julian Morris), un séduisant pianiste qui ne la laisse pas insensible. Ce qu'elle ignore, c'est que Colin est le prince du royaume d'Exeter, et qu'il tente d'échapper à ses obligations...

Mouais. Je ne sais pas trop pourquoi, mais outre-Atlantique, ce téléfilm Hallmark a reçu un accueil étrangement indulgent et enthousiaste, alors que franchement, il aurait été difficile de faire plus générique et cliché que cette histoire princière cousue de fil blanc.

Toutes les grosses ficelles habituelles des téléfilms royaux d'Hallmark (et de tous leurs dérivés) sont là, de l'héroïne au grand cœur et aux talents culinaires, au Prince rebelle (mais pas trop) à l'accent british indéfinissable, en passant par son majordome sarcastique, sa fiancée raide comme un piquet, ses parents stricts mais justes, son royaume imaginaire vaguement européen, etc...

Ajoutez à cela une famille italo-américaine particulièrement caricaturale (bruyante, exubérante, typée, des accents très prononcés) mais une héroïne qui ne semble vraiment pas lui appartenir (blonde, pâle, discrète, pas d'accent) ; le passif militaire de celle-ci, jamais développé ou utilisé ; ou encore des défauts récurrents des productions de la chaîne, comme ces extérieurs canadiens supposés représenter le royaume européen, ou ce concours de bonhommes de neige, tourné en extérieur, en plein soleil, avec des bonhommes en polystyrène qui tremblotent à la moindre brise ou dès qu'un acteur fait un geste... et on comprend vite que le tout est quelconque au possible.

Alors certes, le couple principal a plutôt une bonne alchimie (même si je dois dire que Morris a parfois un peu tendance à être monocorde, dans ses intonations), mais bon, on a surtout l'impression d'avoir déjà vu tout ça des dizaines de fois.

2.5 - 0.25 pour le côté ultra-dérivatif = 2.25/6

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Christmas Yulefest 2021 - 61 - Under The Christmas Tree (2021)

Publié le 6 Janvier 2022 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Lifetime, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

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Under The Christmas Tree (2021) :

Arboriste pour le compte de l'état du Maine, Charlie (Tattiawna Jones) jette son dévolu sur un arbre bien précis appartenant à la famille Beltran, propriétaire d'une entreprise de décorations festives en difficultés financières. Mais Alma (Elise Bauman), la fille des Beltran (Wendy Crewson, Enrico Colantoni) bientôt retraités, n'est pas convaincue par cette offre... jusqu'à ce qu'elle rencontre Charlie, très à son goût.

Une comédie romantique Lifetime qui lorgne fortement sur les grandes lignes de Miss Noël, mais en mode LGBTQ, puisque le couple principal est un couple lesbien, jeune et dynamique, qui apporte un vrai vent de fraîcheur à un scénario finalement assez balisé.

En effet, il ne faut pas s'attendre à de l'originalité, sur le fond : les clichés habituels sont là, entre le personnage secondaire (Ricki Lake) qui a abandonné son métier de cadre en ville pour devenir pâtissière à la campagne, les valeurs traditionnelles opposées aux grandes entreprises, le quiproquo des dix dernières minutes, le concours de pain d'épices, la petite entreprise en difficultés financières, et tout et tout...

Mais porté par le ton plus léger et la bonne alchimie entre les deux actrices, le tout s'avère plutôt agréable à suivre, même en fin de saison festive. À noter, d'ailleurs, des moments dialogués qui sonnent "vrais", malgré le fait que le film ait été écrit par un vieux baroudeur d'Hollywood qui scénarise de l'horreur depuis 1989 et des films de Noël depuis 2001.

4 - 0.25 pour les clichés et la frange de Bauman = 3.75/6

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Christmas Yulefest 2021 - 60 - Silent Night (2021)

Publié le 5 Janvier 2022 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Noël, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Thriller, UK, Yulefest

Noël est derrière nous, 2022 est là, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Silent Night (2021) :

Alors que la Terre est lentement ravagée par des tempêtes toxiques et mortelles qui se répandent lentement à sa surface, Nell (Keira Knightley), Simon (Matthew Goode) et leurs enfants (Roman, Hardy et Gilby Griffin Davis) se préparent à un ultime repas de Noël avec leur famille et leurs amis (Annabelle Wallis, Lily-Rose Depp, Kirby Howell-Baptiste, Sope Dirisu, Rufus Jones, Lucy Punch, Davida McKenzie), avant que le cataclysme ne parvienne jusqu'à eux. Mais alors qu'ils ont tous prévu de prendre une pilule létale fournie par le gouvernement afin d'éviter toute souffrance, les vieilles rancœurs et les secrets enfouis refont surface, compliquant nettement cette nuit qui se voulait festive...

Moui moui moui... Je ne sais toujours pas quel était l'objectif, avec ce métrage. Comédie noir décalée, thriller sombre et dépressif, satire politique, drame larmoyant, propos écolo, anti-Brexit ou coronavirus : toutes les interprétations sont possibles, et toutes les intentions se mélangent un peu dans cette comédie dramatique anglaise très sombre, bourrée de ruptures de ton et de personnages abrasifs.

Et c'est probablement là le problème principal de ce métrage : l'idée d'un film couvrant la dernière soirée d'un groupe d'amis avant l'apocalypse n'est pas nouvelle, mais pour que cela fonctionne, il faut que les personnages soient intéressants.

Ici, malgré la distribution plutôt compétente, les protagonistes de cette Silent Night sont ternes et sous-développés, en plus d'être fréquemment antipathiques - c'est souvent délibéré, mais le résultat, c'est qu'on ne s'intéresse pas à leur sort, et qu'à mesure que le film s'enfonce dans une direction apocalyptique dramatique et larmoyante, le spectateur a tendance à se détacher de ce qui est présenté à l'écran.

Pourtant, la scénariste/réalisatrice (par ailleurs maman des trois garçonnets qui apparaissent dans le film, dont l'excellent Roman Griffin Davis) parvient à bien créer un sentiment de malaise et de désespoir, qui contraste brutalement avec l'aspect visuel festif de cette fête de Noël.

Mais dans l'ensemble, la mayonnaise ne prend pas vraiment.

2.25/6 (dépressifs s'abstenir)

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Christmas Yulefest 2021 - 59 - Candy Cane Candidate (2021)

Publié le 5 Janvier 2022 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Lifetime, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

Noël est derrière nous, 2022 est là, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Candy Cane Candidate (2021) :

Politicienne carriériste venant de connaître un échec aux élections municipales d'une grande ville, Julia (Jacky Lai) retourne dans sa bourgade natale de North Falls pour y passer les fêtes de Noël en famille. Sur place, cependant, elle retrouve Parker (Jake Epstein), ancien rival de lycée, homme à tout faire de la ville, et seul candidat au poste de Maire de North Falls, dans des élections devant se tenir le 24 décembre. Sur un coup de tête, Julia décide alors de se présenter elle aussi...

Mouais. Un téléfilm Lifetime qui tente de retrouver le charme du Noël en pain d'épices de l'année dernière (déjà avec Jacky Lai) sans en avoir le caractère ou la fantaisie : à la place, de la politique, un postulat encore moins crédible et plausible que la moyenne du genre (on croit à fond à ces élections municipales organisées en 10 jours la veille de Noël, avec des candidats sans la moindre expérience ni le moindre programme, et qui passent l'essentiel de leur temps ensemble à flirter), et une protagoniste assez peu attachante, tant dans son look (le style de Lai ne lui fait pas de faveurs, ici, et la durcit notablement) que dans sa caractérisation.

Alors certes, Epstein fait son numéro habituel, qui fonctionne toujours, et a une relation assez décontractée et amusante avec Lai, mais dans l'ensemble, ça ne fonctionne pas vraiment, trop orienté politique municipale et pas assez Noël, avec une écriture un peu balourde (le couple secondaire gay, très caricatural, la première rencontre assez forcée, et tous les clichés habituels) qui fait lever les yeux au ciel plus qu'autre chose.

Bof.

2.25/6

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Christmas Yulefest 2021 - 58 - Last Train to Christmas (2021)

Publié le 4 Janvier 2022 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Noël, Review, Romance, Yulefest, UK, Drame

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Last Train to Christmas (2021) :

Dans les années 80, Anthony "Tony" Towers (Michael Sheen), gérant de nightclub, prend le train avec sa fiancée Sue (Nathalie Emmanuel) pour passer Noël en famille. Rapidement, cependant, il réalise qu'en changeant de wagon, dans un sens ou dans l'autre, il change d'époque de sa vie, et est désormais capable de modifier le cours de celle-ci, afin d'éviter une fin déplorable... plus facile à dire qu'à faire, cependant, et chacune de ses décisions a des conséquences imprévisibles, notamment sur sa relation avec son frère Roger (Cary Elwes).

Une comédie dramatique anglaise écrite et réalisée par Julian Kemp, scénariste de télévision qui propose ici une relecture des histoires festives du type Un Conte de Noël ou La Vie est belle, dans lesquelles le protagoniste change la direction de son existence après avoir assisté à une version alternative de celle-ci et/ou avoir passé en revue les moments importants de sa vie.

Pas d'ange ou de fantômes du passé, du présent et du futur, ici, mais un train magique qui permet à Michael Sheen de passer d'époque en époque, et au réalisateur de se lâcher totalement au niveau du style : chaque wagon, chaque époque a sa propre identité visuelle, ses propres costumes, sa propre réalisation, ses propres effets visuels et format d'image, sa propre bande originale (la toute fin, en 1945, est ainsi un vrai festival), etc.

Et c'est peut-être là que le bât blesse, puisque le film tente constamment de rester sur le fil entre comédie parodique et comédie dramatique sincère, alors que le côté ludique du script ainsi que les changements d'époque ont tendance à pousser le tout vers la farce aux postiches improbables.

Idem pour l'interprétation, à cheval entre sérieux impliqué et rigolade plus légère : à force de tenter de ménager constamment les deux directions, de rester en équilibre précaire, les deux facettes du film en sortent un peu affaiblies.

Dommage, parce que le travail sur l'image et l'esthétique est efficace... mais le résultat final est un peu trop inégal à mon goût.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2021 - 57 - A Christmas Star (2021)

Publié le 4 Janvier 2022 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, GAC, Canada

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A Christmas Star (2021) :

Astronome new-yorkaise ambitieuse et carriériste, Madeline (Sara Canning) part, quelques jours avant Noël, pour Summit View, une bourgade de montagne située plus au Nord, afin d'y observer une pluie de météorites qu'elle a découverte et identifiée. Mais après être tombée en panne et avoir appris que sa réservation dans l'auberge locale n'est pas valide, Ryan est logée chez l'habitant : une famille très accueillante, composée notamment de Ryan (Daniel Lissing), un ranger veuf dont le poste est sur la sellette, et sa fille Céleste (Juliette Hawk)...

Un téléfilm GAC qui laisse mitigé et souffle le chaud et le froid, à l'image de toutes ces scènes extérieures canadiennes, qui alternent entre une neige et un froid naturels, avec condensation, brouillard et acteurs qui se gèlent, et la fausse neige, le soleil et les tenues semi-légères de rigueur dans ce style de production.

Ce n'est pas que ce soit réellement mauvais, mais l'écriture est un peu faiblarde, ce qui tire le tout vers le bas : dès le premier quart d'heure du film, les deux personnages principaux se font les yeux doux et flirtent ouvertement, ce qui en soi est un changement de dynamique intéressant (d'autant que les deux acteurs fonctionnent bien ensemble)... mais ce qui a aussi tendance à faire ronronner un peu le tout, puisque leur relation reste plus ou moins la même jusqu'à ce qu'ils franchissent le pas.

D'autant que le récit, en fin de compte, fait dans l'attentisme, avec des personnages qui attendent littéralement, soir après soir, que la pluie de météorites arrive enfin. Il s'installe donc une certaine monotonie progressive, pas forcément aidée par une interprétation inégale de certains seconds rôles (la fillette, notamment), par des clichés lassants (le père célibataire veuf, la carriériste, etc), des effets numériques cheapouilles, et un petit côté catéchisme frustrant sur l'étoile de Noël, la crèche, tout ça (qui contraste fortement avec le propos pro-science du personnage principal).

Mitigé, donc, comme je le disais.

2.5/6

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Christmas Yulefest 2021 - 56 - Ghosts of Christmas Past (2021)

Publié le 3 Janvier 2022 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Lifetime, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

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Ghosts of Christmas Past (2021) :

Ellie (Annie Clark), character designer dans le monde du jeu vidéo, a la mauvaise habitude de se montrer très difficile en amour, et de ghoster les hommes qu'elle rencontre après le premier rendez-vous. À l'approche des fêtes de Noël, une voyante lui recommande de faire au plus vite ses excuses avec tous ceux qu'elle a ghostés, sous peine de ne jamais trouver l'amour. Avec l'aide de Charlie (Dan Jeannotte), un collègue programmeur nonchalant, elle entreprend sa tournée d'excuses, tout en mettant au point la démo d'un jeu festif pour son entreprise...

Une comédie romantique Lifetime produite par Reel One Entertainment, et assez typique de cette maison de production : l'image est très éclairée et lumineuse, l'esthétique est moderne, stylisée et froide, la neige artificielle est fauchée, les seconds rôles sont très inégaux, le scénario est dérivatif (je suis certain d'avoir déjà vu un récit très similaire situé à la Saint Valentin, ou quelque chose du genre), et la vraisemblance du tout est parfois très moyenne (tout le côté programmation et character design est affreusement cheap et générique, surtout quand le scénario présente le projet comme exceptionnel, et l'héroïne comme ultra-talentueuse et influente dans son domaine).

Rien de très mémorable, donc, et c'est plutôt mollasson, même si le couple principal fonctionne assez bien.

2.5/6

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Christmas Yulefest 2021 - 55 - Every Time a Bell Rings (2021)

Publié le 3 Janvier 2022 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Romance, USA, Télévision, Yulefest, Drame, Hallmark

Noël est derrière nous, 2022 est là, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Every Time a Bell Rings (2021) :

À l'occasion de Noël, trois sœurs adoptives rejoignent leur mère (Dee Wallace) chez elles, à Natchez, dans le Mississippi, pour s'y retrouver après des années passées aux quatre coins du passé. Il y a Charlotte (Erin Cahill), indépendante et distante, qui tente de renouer avec sa mère biologique (Maury Morgan), Emily (Brittany Ishibashi), carriériste dont les hésitations à avoir un enfant créent des tensions dans son couple avec Paul (Ryan Sands), et Nora (Ali Liebert), qui se cherche professionnellement et sentimentalement. Ensemble, malgré les années de séparation et de non-dits, les trois sœurs retrouvent rapidement la complicité de leurs jeunes années, alors qu'elles se lancent dans une chasse au trésor de Noël organisée pour elles par leur père, peu de temps avant son décès...

Un téléfilm un peu différent de la norme Hallmark à cette période de l'année, que ce soit au niveau de l'ambiance visuelle (Noël dans le Mississippi, tourné en plein soleil, avec musique country, ciel bleu et verdure chatoyante, ça change de la fausse neige des autres métrages) que des thématiques (couple mixte, adoption, relation gay, deuil) : on le comprend vite, ce téléfilm, diffusé dans un premier temps en ligne, est plus proche d'un Hallmark Movies & Mysteries plein de larmes, d'émotion et de secrets familiaux que d'un métrage Hallmark générique et formaté dont on a l'habitude.

Et ce n'est pas forcément un mal, même si c'est loin d'être le genre de métrage que j'affectionne. Mais ici, la distribution est sympathique et efficace (même si Web Brown est sous-exploité), et tout le monde a l'air de s'amuser et d'être très impliqué : ça fonctionne, même si c'est parfois un peu larmoyant et un peu ampoulé dans ses dialogues.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2021 - 54 - Sister Swap : Christmas in the City (2021)

Publié le 1 Janvier 2022 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

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Sister Swap - Christmas in the City (2021) :

Alors que sa sœur Jennifer tente de sauver le cinéma familial, dans leur petite ville natale, Meg (Ashley Williams) part pour Salt Lake City, pour aider les employés du restaurant de Jenn à participer à un concours caritatif pour les fêtes de Noël. Mais les problèmes s'accumulent pour Meg et Joe (Keith Robinson), le manager de l'établissement, lorsque le restaurant se trouve dépourvu de chef peu de temps avant Noël, et que Meg ne peut s'empêcher de se mêler de la vie de ses clients....

Deuxième volet des Sister Swap, après le très moyen A Hometown Holiday, cette suite se concentre sur le personnage d'Ashley Williams, pour un récit un bon cran en dessous du précédent.

Les problèmes sont ici multiples, à commencer par un récit qui s'éparpille, à l'image de son personnage principal : Ashley Williams déborde d'énergie, on le sait, mais ce Sister Swap ne fait rien pour la canaliser. Meg se montre ici spontanée et exubérante, au point d'en devenir parfois envahissante et soulante, en mode trouble déficit de l'attention - de quoi donner au film une impression de frénésie ponctuelle et d'enthousiasme forcé, qui ne sied guère à un scénario peinant déjà à se structurer et à s'articuler autour des événements du premier épisode.

Plus amusant : on a l'impression qu'après un Hometown Holiday très caucasien et calibré, la production a choisi ici de compenser en casant un maximum de minorités à l'écran. Meg tombe amoureuse de Joe, un afro-américain, un bon paquet de personnages secondaires de premier plan sont eux aussi noirs (dont un père absent...), il y a une sous-intrigue entre deux personnages gays... un peu comme si Hallmark avait imposé un quota global à la production simultanée des deux films, quota géré un peu n'importe comment au final.

D'autant qu'en réalité, le couple Meg/Joe ne fonctionne pas particulièrement. En comparaison du duo Kimberly Williams/Mark Deklin, Ashley Williams et Keith D. Robinson n'ont pas grande alchimie, ce dernier ne parvenant jamais à s'imposer à l'écran, à faire preuve de charisme ou à s'aligner sur l'énergie de sa partenaire. J'en suis presque venu à regretter que la production n'ait pas choisi quelqu'un comme Dulé Hill, qui aurait facilement pu se mettre au même niveau que Williams en matière d'énergie ou d'excentricité.

Et puis il y a cette promenade en calèche sur fond vert mal détouré ; et Kevin Nealon, qui après avoir été totalement inutilisé dans l'épisode précédent, se retrouve ici à avoir de multiples scènes en flashback (ce qui est toujours sympathique, mais souligne vraiment le déséquilibre entre les deux films).

Bref, je n'ai pas du tout adhéré à ce deuxième volet, qui m'a parfois donné l'impression d'avoir été bricolé à partir des chutes du premier scénario, sans avoir été très bien pensé en amont. Bof.

2.5/6

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Christmas Yulefest 2021 - 53 - Sister Swap : A Hometown Holiday (2021)

Publié le 1 Janvier 2022 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

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Sister Swap - A Hometown Holiday (2021) :

Restauratrice à Salt Lake City, Jennifer Swift (Kimberly Williams-Paisley) va passer les fêtes de fin d'année à Hazelwood, sa ville natale, en compagnie de son fils adolescent (Jacob Buster) et de toute sa famille, dont sa sœur Meg (Ashley Williams), qui travaille là dans la pâtisserie familiale. Cette année, cependant, les deux sœurs décident d'échanger leurs places : tandis que Meg part en ville, pour y superviser le restaurant de Jennifer à l'occasion d'un concours caritatif, cette dernière reste à Hazelwood, pour s'occuper de la mise en vente du Madison, le cinéma de feu leur Oncle (Kevin Nealon). Mais à cette occasion, elle renoue avec Eric (Mark Deklin), l'entrepreneur qui rénovait l'établissement, et commence à se dire que la vie à Hazelwood est bien agréable...

Projet porté à bout de bras depuis plusieurs années par les sœurs Williams, Sister Swap est constitué de deux films liés qui se répondent et qui suivent chacun le destin de deux sœurs aux alentours de Noël. À commencer par ce premier métrage qui se déroule dans une petite bourgade typique de Hallmark, et qui accumule tous les clichés habituels du genre : père célibataire, bâtiment à sauver, deuil familial, célébrations locales, valeurs traditionnelles, etc.

Un premier film assez générique et donc pas forcément très captivant, je dois dire, même si le tout est très énergique (peut-être même un peu trop, au point d'être ponctuellement précipité et brouillon), que la distribution est plutôt efficace (Jim Byrnes, Kevin Nealon, la jeune Landry Townsend déjà aperçue dans Candy Coated Christmas, mais qui fait ici de la figuration) et que le couple principal Williams-Paisley/Deklin a une excellente alchimie.

Quant à l'alternance et les scènes avec Ashley Williams, ça fonctionne plus ou moins bien en fonction des moments, puisque le personnage a trop peu de développement dans ce métrage pour ne pas paraître superficiel et trop frivole.

3/6

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Christmas Yulefest 2021 - 52 - Santa Claus : Wizards Kingdom (2016)

Publié le 31 Décembre 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Noël, Review, Romance, Yulefest, Russie, Comédie

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Santa Claus : Wizards Kingdom (Santa Claus : Batlle of the Magi, aka Ded Moroz. Bitva magov - 2016) :

Hantée par des visions prémonitoires sinistres depuis que son père a disparu lorsqu'elle était enfant, Masha (Taisiya Vilkova) découvre un soir de décembre qu'elle possède le gène de la glace, ce qui fait d'elle l'une des descendantes d'une dynastie de frères sorciers protégeant le monde contre des chimères de feu dirigées par le maléfique Karachun (Aleksei Kravchenko). Elle rejoint alors les rangs de l'armée fantastique menée par le Père Noël/Grand-père Gel (Fyodor Bondarchuk), et va apprendre à utiliser la magie de la neige et de la glace pour défendre les fêtes de fin d'année et les habitants de la planète Terre...

Gros budget et débauche d'effets spéciaux et de décors travaillés pour un énorme gloubiboulga indigeste mélangeant idées improbables, mythologie bordélique, recyclage à gogo (difficile de ne pas penser, çà et là, par exemple, aux Cinq Légendes, pour son Père Noël russe intégré à un univers de fantasy épique, ou à Harry Potter avec toute cette structure scolaire qui accueille les jeunes élus destinés à une carrière de sorcier sous les ordres d'un vieillard bienveillant, pour lutter contre les forces du Mal, avec différentes "maisons", des horcruxes clefs à réunir, un nom qu'il ne faut pas prononcer, des relations immatures et du harcèlement scolaire - d'autant plus bizarres que les acteurs ont tous la vingtaine, etc), durée abusive (près de deux heures), costumes approximatifs (autant les décors sont réussis, autant tous les costumes et postiches sont fauchés au possible), post-synchronisation médiocre, musique dérivative, références locales absconses et narration brouillonne jamais très convaincante...

Pourtant, j'ai toujours de la sympathie pour les films russes, surtout lorsqu'ils s'essaient à la fantasy décomplexée et locale, et le casting n'est pas mauvais (l'héroïne, notamment, est plutôt attachante)... mais ici, la mayonnaise ne prend pas, pas aidée par un cabotinage pas possible des vieux sorciers, et des idées vraiment bancales et décousues.

2/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Christmas Yulefest 2021 - 51 - The Secrets of Christmas Revealed ! (2021)

Publié le 31 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Fantastique, Noël, Review, Télévision, USA, Yulefest, Tubi

Noël est derrière nous, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

The Secrets of Christmas Revealed ! (2021) :

Un mockumentaire parodique diffusé sur Tubi (la plateforme gratuite de la Fox), et prétendant raconter (comme son nom l'indique) tous les secrets du Pôle Nord, comme s'ils avaient été révélés aux chaînes d'informations américaines (de la Fox, donc) par un lanceur d'alerte anonyme. Au programme, donc, tous les mystères entourant le Pôle, commentés en voix off de manière mystérieuse, et en face caméra par divers intervenants (dont Dean Haglund, l'un des Lone Gunmen conspirationnistes des X-files... forcément ^^).

Malheureusement, dès les premières images, on repère un souci dans ce programme : outre sa durée particulièrement abusive de 85 minutes (ça aurait pu fonctionner en format trente minutes, voire une heure maximum, coupures publicitaires comprises, mais là, ça traîne), le budget de cette production semble particulièrement anémique, avec au moins 70 % du métrage qui sont composés de stock shots et autres images libres de droits, mis bout à bout pour illustrer le propos du moment.

Les 30 % restants ? Des interventions face caméra, donc, mi-goguenardes, mi-je m'en foutistes, de supposés "experts" qui sont censés apporter des réponses aux questions les plus fréquentes posées par les enfants au sujet de Santa Claus. On pourrait en déduire que ce film est à destination des plus jeunes, et effectivement, si ce n'était la durée et le rythme du tout, un enfant pourrait trouver le tout intéressant. Mais l'écriture sarcastique et pleine de sous-entendus du métrage laisse deviner un public ciblé bien différent, qui n'est pas dupe (huhuhu, Krampus c'est une chèvre, donc il a besoin de vermifuge pour chèvre, et il a un fouet, donc il a travaillé dans un club SM, trop drôle).

Bref, c'est longuet, rarement original, inspiré ou drôle, les réponses apportées prennent les gens (et les enfants) pour des imbéciles, les "documents" présentés sont des montages photographiques et vidéo sommaires, l'écriture présente Santa comme un Big Brother omniprésent et menaçant (mais pas trop, car il faut rester gentiment moqueur), ça agite les spectres d'un Hollywood pervers, du Deep State, du certificat de naissance à Hawaii, etc, et le film a tendance, en plus, à faire la promotion un peu trop ouverte des œuvres de Russell Ince...

Bon gros bof, donc.

2/6

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Christmas Yulefest 2021 - 50 - A Dickens of a Holiday (2021)

Publié le 30 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

Noël est derrière nous, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

A Dickens of a Holiday (2021) :

Metteuse en scène de théâtre, Cassie (Brooke D'Orsay) est en charge de la grande représentation annuelle d'Un Conte de Noël de Dickens, à l'occasion du centième anniversaire du Festival de Noël de la ville de Dickens, dans l'Ohio. Problème, son acteur vedette est malade. Seule idée pour le remplacer : faire appel à Jake Dorsey (Kristoffer Polaha), star cabotine de films d'action à gros budget, et originaire de la bourgade. Plus facile à dire qu'à faire, d'autant que Dorsey n'est pas réputé pour ses talents d'acteur dramatique...

Un téléfilm Hallmark au postulat de départ pas inintéressant (ou du moins, ça change un peu), qui repose beaucoup sur la relation tour à tour moqueuse et détendue de ses deux acteurs principaux, et sur celle, plus compliquée, de Dorsey et de son frère, brouillés.

Le seul souci, c'est que le film se limite plus ou moins à ça : il commence de manière sympathique, avant de se mettre à ronronner sérieusement au bout d'une demi-heure, et de se terminer sans éclat. Et ce n'est même pas un problème de clichés (qui sont cependant présents, forcément), mais plutôt d'énergie globale, trop décontractée pour son propre bien, notamment sur le plan de la relation des deux protagonistes.

Ajoutez à cela quelques scènes à la post-synchro maladroite en extérieur, un Polaha qui hésite (délibérément, c'est le personnage qui veut ça) entre jouer mal et jouer bien, et ce fichu hôtel canadien au porche si distinctif, qui revient encore ici, et voilà, un téléfilm qui n'est pas forcément mauvais, mais qui ne fait pas grande impression.

2.75/6

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