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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Christmas Yulefest 2022 - 41 - A Christmas Story Christmas (2022)

Publié le 26 Décembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Christmas, Yulefest, Histoire, USA, Review

Noël est derrière nous : chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest se poursuit jusque début janvier...

A Christmas Story Christmas (2022) :

En 1973, lorsqu'il apprend le décès de son père à l'approche de Noël, Ralphie Parker (Peter Billingsley) décide d'emmener sa famille passer les fêtes de fin d'année avec sa mère (Julie Hagerty) dans la demeure de son enfance. Là, entouré de ses souvenirs et des amis qui ont fait ses jeunes années, Ralphie tente d'offrir un Noël de rêve à ses proches, pour leur faire oublier leur deuil...

Une suite plus qu'honorable au Christmas Story de 1983, co-écrite par Peter "Ralphie" Billingsley en personne (et co-produite par son pote Vince Vaughn), qui tente de s'établir comme un métrage à part entière, et non comme une suite ou une adaptation faite à la va-vite pour capitaliser sur le statut d'œuvre culte de l'original, en multipliant les citations et de clins d'œil en mode fanservice.

Ce qui ne veut pas dire que ce Christmas Story Christmas ne rejoue pas ponctuellement une partition déjà bien connue, en faisant notamment revenir la plupart des personnages du film original, mais cette fois-ci, c'est fait avec une certaine subtilité, et de manière pertinente, afin d'illustrer le passage du temps et de montrer comment chacun a évolué.

On se retrouve donc avec un film tentant, stylistiquement, d'évoquer l'original (narration en voix-off de Billinsgley, qui ne parvient pas à faire oublier Jean Shepherd ; regard perdu dans le lointain qui débouchent sur des rêves éveillés excentriques), mais abordant des thématiques plus sérieuses, comme le deuil, les responsabilités de père de famille, l'âge, etc.

Et c'est là que ce Christmas Story Christmas s'en sort mieux que les autres, en proposant un fond et des sujets universels touchants et sincères. Le tout, sans se départir de son côté assez ludique et léger : ce Christmas Story Christmas n'égalera probablement jamais l'original, mais comme je le disais, c'est une suite tout à fait honorable et ma foi assez sympathique.

4.5/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Christmas Yulefest 2022 - Les bilans de Lurdo : Super Noël, la série - saison 1 (2022)

Publié le 25 Décembre 2022 par Lurdo dans Comédie, Aventure, Fantastique, Noël, Yulefest, Christmas, Télévision, Disney, Review, Les bilans de Lurdo, Jeunesse, Sitcom

Noël est là : chez les Téléphages Anonymesle marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue ce jusque début janvier...

Super Noël, la série - saison 1 (The Santa Clauses - 2022) :

À l'approche de ses 65 ans, Scott Calvin (Tim Allen), alias le Père Noël, commence à perdre foi en l'humanité, alors même que ses pouvoirs s'estompent. Le moment est venu pour lui de se trouver un successeur, au grand dam du reste de sa famille (Elizabeth Mitchell, Austin Kane, Elizabeth Allen-Dick)...

Malgré son statut de série de films cultes auprès d'une certaine génération, les Santa Clause ont toujours été des films très inégaux, à la qualité se dégradant progressivement au fil des volets (de l'aveu même de Tim Allen, d'ailleurs) : le premier était une réinterprétation somme toute sympathique de la figure du Père Noël et de tout ce qui l'entoure, sur fond de père divorcé et de famille recomposée (très 90s, tout ça), le second une comédie romantique assez brouillonne, aux innombrables scénaristes, et le troisième, douze ans après le premier film, était un bordel sans nom, parfois à la limite de l'incohérence, avec un script bâclé et une production en pilotage automatique.

Mes attentes pour cette série, 28 ans après l'original, étaient donc naturellement assez faibles, surtout avec, aux commandes, le showrunner de C'est moi le chef !/Last Man Standing, la dernière sitcom d'Allen très orientée politique et critique sociale.

Et effectivement, après visionnage de ces six épisodes de moins d'une trentaine de minutes, force est de constater que Super Noël : la série, est bien plus proche de Santa Clause 3 que du premier film. Le problème principal, en fait, c'est un réel manque de structure et de rythme, qui touche toute la série : les épisodes sont décousus, mollassons, ils commencent et se terminent de manière abrupte, sans tenir compte de la narration ou des rebondissements du tout, et l'on ne peut que se demander si, en fait, ce n'était pas un scénario de Santa Clause 4, transformé à l'arrache, en cours de route, en six épisodes bancals.

Mais ce n'est pas le seul problème de la série, une série qui se fait un plaisir de retconner toute la mythologie de son univers de manière approximative, qui introduit de nouveaux personnages assez médiocres (la seule elfe qui s'en sort avec les honneurs, c'est Betty/Matilda Lawler), qui consacre beaucoup de temps à la nouvelle famille de Scott (pas désagréable, notamment la fille de Tim Allen, et Elizabeth Mitchell qui semble vraiment s'amuser) mais catapulte les éléments préexistants des films (Charlie, ses parents, tout ça), et qui recycle toutes ses grandes lignes scénaristiques en les reprenant des métrages précédents.

Systématiquement, les scénaristes ont des idées pas forcément inintéressantes (la Befana) mais bâclées, que ce soit dans l'exécution approximative, dans l'humour très slapstick/bas de plafond, ou dans le ton global, toujours à deux doigts de se moquer de ce qui est présenté à l'écran, et refusant toujours de prendre ses personnages suffisamment au sérieux (le syndrome sitcom, en somme).

Et puis il y a Kal Penn, en pseudo-Jeff Bezos sous-développé qui décide de faire du Pôle Nord un Amazon 2.0. Et la direction artistique, fréquemment un peu fauchée (maquillages, décors, ça fonctionne les 3/4 du temps, mais régulièrement, il y a un moment ou un autre qui brisent un peu l'illusion) et souvent peu aidée par la réalisation assez plate). Et l'interprétation de certains, trop caricaturale. Et les éléments inutiles oubliés en cours de route ou coupés au montage (les numéros musicaux, la bestiole numérique de la fille de Santa...). Et Tim Allen, en pilotage automatique.

Ça commence à faire beaucoup, tout ça, et malgré un moment ou deux intéressants (la rencontre avec les Pères Noël du passé), la série devient de plus en plus laborieuse à mesure qu'elle avance, et qu'il apparaît de plus en plus évident que l'écriture est bien trop faible et brouillonne pour sauver le tout (en même temps, pas surprenant quand on se penche un peu sur les antécédents des scénaristes du show).

Décevant, donc, et ce même en ayant des attentes très très limitées pour ce programme. 

(et pourtant, une saison 2 a été commandée... *soupir*)

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Christmas Yulefest 2022 - 40 - La Famille Claus 3 (2022)

Publié le 24 Décembre 2022 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Cinéma, Fantastique, Netflix, Jeunesse, Noël, Yulefest, Christmas, Review, Belgique, Pays Bas, Aventure

Noël est là : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

 

La Famille Claus 3 (De Familie Claus 3 - 2022) :

À l'approche de Noël, la famille Claus part au ski, mais rapidement, la petite Noor (Amber Metdepenningen) découvre le secret que son frère Jules (Mo Bakker) et son grand-père Noël (Jan DeCleir) leur cache à tous. Une découverte inattendue qui va mettre en péril les fêtes de Noël, lorsque Noor met la main sur le globe magique de son grand-père, et que ce dernier finit dans une prison à l'autre bout du monde...

Le premier Famille Claus, film belge/flamand à l'écriture un peu approximative, m'avait laissé un peu indifférent. Le second, plus maîtrisé, m'avait paru un peu plus abouti. Pour ce troisième volet, c'est surtout sur un plan visuel que ça fonctionne bien : le métrage semble avoir augmenté son budget global, et visuellement, c'est très chaleureux, esthétique, et plutôt joli, malgré quelques incrustations sur fond vert un peu moyennes.

Parce que sur le front du scénario, pas de surprise : c'est toujours de l'à-peu-près, notamment en ce qui concerne le personnage du jeune skieur antagoniste, très caricatural et simpliste. À côté, on a les parents qui cherchent à se fiancer, la grand-mère alcoolique qui pousse au mariage (assez amusante), quelques quiproquos, le Père Noël dans une prison mexicaine bien caricaturale, et un jeune Jules à l'interprétation inégale : pas de quoi se relever la nuit en somme, d'autant qu'il se dégage de cet épisode un fort parfum de "on ne sait pas trop quoi faire pour ce troisième volet, tiens, si on envoyait les protagonistes en vacances", soit la grosse ficelle narrative systématiquement employée par les franchises en panne d'inspiration.

Mais malgré cela, cette Famille Claus 3 se regarde sans trop de problèmes, grâce à sa durée limitée, à ses décors enneigés très agréables (une station de ski française en lieu et place de l'Autriche), et à la petite Amber Metdepenningen, finalement assez sympathique, naturelle et attachante.

Pas meilleur que l'épisode 2, mais plus joli à regarder (et à écouter, aussi, la bande originale est aussi passée au niveau supérieur).

3.5/6

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Christmas Yulefest 2022 - 39 - Les Gardiens de la Galaxie : Joyeuses Fêtes (2022)

Publié le 24 Décembre 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Science Fiction, Science-Fiction, Cinéma, Télévision, Disney, Comédie, Yulefest, Noël, Christmas, Review, MCU, Marvel, USA, Musique

Noël est là : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Les Gardiens de la Galaxie : Joyeuses Fêtes (The Guardians of the Galaxy Holiday Special - 2022) :

Parce que Peter Quill (Chris Pratt) se sent mélancolique à l'approche des fêtes de fin d'année, les Gardiens de la Galaxie décident de partir pour la Terre, afin de tenter de trouver le cadeau parfait pour Starlord : Drax (Dave Bautista) et Mantis (Pom Klementieff) jettent alors leur dévolu sur Kevin Bacon, l'idole de l'humain, que le duo tente de kidnapper...

Un moyen métrage spécial des Gardiens de Galaxie, chapeauté par James Gunn et avec toute l'équipe habituelle, ainsi que Cosmo le chien (doublé par Maria Bakalova), un Groot musculeux et un Kevin Bacon qui semble bien s'amuser avec tout ça.

La bonne idée, c'est de centrer tout cet Holiday Special sur Mantis, et le duo infernal qu'elle forme avec Drax (un Dave toujours très efficace, mais qui commence à accuser un peu son âge physique - je comprends qu'il ait choisi de mettre un terme à Drax avec le prochain Gardiens) : Pom Klementieff est attachante dans le rôle, et elle se lâche gentiment ici, tout en plaçant quelques moments d'émotion bien sentis dans un métrage festif.

Tout cela se regarde donc sans problème et est très sympathique (notamment le flashback animé), malgré (et là, c'est une préférence personnelle), un côté musical orchestralement inévitablement dérivatif (c'est volontaire, je pense), et qui vire, comme souvent chez Gunn, un peu trop au jukebox des chansons préférées du réalisateur. Rien de bien méchant, cela dit.

4.25/6

(bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Christmas Yulefest 2022 - 38 - La Fable magique de Noël (2022)

Publié le 23 Décembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Hallmark, Noël, Yulefest, Christmas, Télévision, USA, Review

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...  

La Fable magique de Noël (A Fabled Holiday - 2022) :

Libraire discrète aux ambitions littéraires frustrée, Talia (Brooke D'Orsay) recroise un beau jour le chemin d'Anderson (Ryan Paevey), un ami d'enfance devenu médecin. Rapidement, le duo reçoit une invitation étrange pour passer les fêtes de Noël dans le village de Wunderbrooke, tout droit sorti d'un livre pour enfants, et dont les habitants (Rochelle Greenwood, Daphne Hoskins, Patti Allan, etc) semblent particulièrement enclins à tenter de rendre le bonheur aux divers visiteurs de la bourgade...

Un téléfilm Hallmark plus mélancolique que la norme et qui aurait tout à fait eu sa place sur Hallmark Movies & Mysteries, avec en prime une touche de fantastique pas désagréable, pour ce qui est, en somme, une variation "conte de fées/Noël" de l'Île fantastique de Roarke et Tattoo (ou de L'Antre de la Folie de Carpenter :p).

Et ça fonctionne à peu près, à vrai dire, avec des personnages locaux assez attachants, un couple principal sympathique, une ambiance collégiale agréable, et toute une mise en forme de conte pour enfants (avec narrateur, chapitres, illustrations, etc) assez rafraîchissante.

Après, ça manque d'énergie et d'excentricité, c'est un peu trop nonchalant, il y a un caméo totalement inutile et gratuit de Lindsey Stirling, et la fausse neige en rouleau est assez fauchée, en arrière-plan de certaines scènes, mais ça se regarde (sans plus) et ça a au moins l'avantage de faire preuve d'un peu d'originalité.

3.5/6 

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Christmas Yulefest 2022 - 37 - Scrooge : un (mé)chant de Noël (2022)

Publié le 23 Décembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Animation, Critiques éclair, Jeunesse, Noël, Christmas, Yulefest, Netflix, Review, Fantastique, USA, UK

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...  

Scrooge - Un (mé)chant de Noël (Scrooge : A Christmas Carol - 2022) :

L'histoire désormais classique d'Ebenezer Scrooge (Luke Evans), vieillard acariâtre et avare, qui reçoit le soir le Noël la visite de quatre esprits venus le remettre dans le droit chemin...

Long-métrage d'animation produit pour Netflix à partir du film musical de 1970 de Leslie Bricusse (dont certains éléments, notamment musicaux, sont repris ici), et qui adapte à nouveau le Chant de Noël de Dickens, mais en mode comédie musicale assez médiocre, malgré les efforts de la distribution.

Déjà, parce que les chansons et numéros musicaux sont clinquants et simplistes, avec des paroles niaises et des mélodies oubliables, mais aussi parce qu'au niveau conceptuel, le film souffre de nombreux problèmes évidents : Scrooge a un gros toutou affectueux et sympathique hérité de Marley (ce qui élimine totalement la dimension "vieux grippe-sou isolé, égoïste et reclus" du personnage), une chienne comic-relief qui pète au visage de Scrooge ; l'exposition est balourde et sans subtilité aucune, avec des parallèles bien surlignés entre la vie de Scrooge et ce qu'il inflige désormais à autrui ; deux des trois fantômes sont affublés de sidekicks clairement conçus pour être trop mignons et plaire aux petits ; il y a quelques anachronismes de Noël ; le métrage tire à la ligne vers la fin, avec une conclusion rallongée...

Bref, si visuellement, c'est assez réussi, inventif (j'aime beaucoup le fantôme des Noël passés en cire) et spectaculaire, bien doublé, les ajouts inutiles et le côté comédie musicale du tout (pas le score en lui-même, assez solide, mais bien les chansons) tirent nettement le tout vers le bas, et c'est bien dommage.

3/6 (pour l'aspect visuel, même si j'ai envie de mettre moins pour tout le reste) 

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Christmas Yulefest 2022 - 36 - C'était la veille de Noël (2022)

Publié le 22 Décembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Yulefest, Christmas, Romance, Review, USA, Télévision, Hallmark

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier... 

C'était la veille de Noël ('Twas the Night Before Christmas - 2022) :

Madison (Torrey DeVitto), une actrice en quête de reconversion, a décidé de revenir au théâtre, en réalisant une pièce interactive débattant de la paternité réelle du poème "A Visit from St. Nick" : pour cela, elle a recours à Connor (Zane Holtz), un ami acteur, et à divers talents locaux de la petite ville d'origine de Clement C. Moore, l'auteur présumé du poème. Mais dans cette reconstitution théâtrale en mode judiciaire, les fantômes de Moore (Shaun Austin-Olsen) et de son rival, Livingston (Richard Waugh) ont eux aussi des choses à dire...

Un téléfilm Hallmark plutôt amusant et rafraîchissant, bien qu'un peu nombriliste (des acteurs qui parlent du métier d'acteur, de reconversion, de téléfilms romantiques festifs, blablabla), mais qui parvient à séduire grâce à son duo principal sympathique, à ses personnages secondaires attachants, et surtout à cette petite touche de fantastique, avec les esprits très convaincants de Moore et de Livingston qui interviennent et prennent part à la pièce.

Après, ce n'est pas parfait (pas fan de Madison qui reprend le rôle à la dernière minute, et le rythme est inégal), mais ça évite pas mal de clichés du genre, ça apporte suffisamment d'éléments amusants et l'écriture est plus maîtrisée que d'habitude : une bonne surprise, donc.

3.75/6 

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Christmas Yulefest 2022 - 35 - Reindeer in Here (2022)

Publié le 22 Décembre 2022 par Lurdo dans Animation, Noël, Yulefest, Christmas, Télévision, USA, CBS, Jeunesse, Critiques éclair, Aventure, Comédie

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Reindeer in Here (2022) :

Blizzard (Adam Devine), un jeune renne inventif possédant un bois plus petit que l'autre, rêve d'intégrer l'équipe du Père Noël, mais son handicap et ses maladresses l'empêchent d'accomplir son rêve. Jusqu'à ce qu'il tente d'utiliser la boule à neige magique de Santa, pour lui communiquer son souhait le plus cher. Mais la boule est dérobée sous ses yeux par une mystérieuse figure encapuchonnée, mettant ainsi en péril les fêtes de fin d'année. À Blizzard, accompagné de tous ses amis et du jeune Théo (Gabriel Bateman), un garçon solitaire, de tout faire pour sauver Noël et retrouver la boule à neige du Père Noël...

Je suis probablement trop cynique pour ce genre de dessin animé commercial de 45 minutes, ici diffusé sur CBS, et qui régulièrement revient sous de nouvelles formes, érigées comme "nouvelles traditions de Noël" alors qu'elles sont purement mercantiles, et ce de manière totalement transparente.

On avait l'Elf on a Shelf, ce dessin animé adapté d'un livre pour enfants, lui même conçu pour vendre à chaque foyer américain un elfe bon marché à placer sur une étagère pour "surveiller si les enfants sont sages ou non en décembre" : un bon moyen d'habituer les tout-petits à la surveillance d'un Big Brother, et de refourguer des jouets fauchés aux parents, sous prétexte de "nouvelle tradition américaine". Il y a eu aussi les Elf Pets, déclinaison animale de l'Elf on a Shelf, avec ses peluches mignonnes et son côté collectionnez-les tous ; et maintenant, voilà le Reindeer in Here, créé par un producteur de télévision, et qui reprend tous les codes de l'Elf on a Shelf : même nom qui rime, même chaîne de diffusion, même notion de la peluche mignonne que tu places chez toi début décembre et qui s'assure que tes enfants restent sages jusqu'à Noël... et même type de dessin animé dérivatif, qui s'inspire ici fortement de Rudolf le renne au nez rouge (et des Lutins d'élite de Disney pour le design des lutins) pour mettre en scène une grande course poursuite débouchant sur un message calibré d'unité, de communauté, de célébration des différences et du caractère unique de chacun, de travail d'équipe, blablabla... pour peu que tu n'oublies pas d'avoir ton renne en peluche à la maison pour Noël !

C'est commercial au possible, c'est en pilotage automatique du début à la fin, mais comme c'est somme toute bien produit et rythmé, les enfants n'y verront que du feu. Ce qui est assez frustrant.

3/6

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Christmas Yulefest 2022 - 34 - Noël chez mon ex (2022)

Publié le 21 Décembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Yulefest, Christmas, Romance, Hallmark, Review, USA

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier... 

Noël chez mon ex (Christmas with the Campbells - 2022) :

Peu de temps avant les fêtes de Noël, Shawn Campbell (Alex Moffat), le petit ami de Jesse (Brittany Snow), rompt avec cette dernière, alors qu'ils étaient sur le point de passer les fêtes chez les parents de Shawn (Julia Duffy, George Wendt). Qu'à cela ne tienne, ces derniers invitent Jesse à passer Noël avec eux, l'occasion pour la jeune femme de rencontrer David (Justin Long), le cousin de Shawn...

La proposition avait de quoi intriguer : un film de Noël façon Hallmark, avec une équipe technique issue des productions Hallmark, une réalisatrice de téléfilms Hallmark, un script bourré de clichés à la Hallmark, etc... mais écrit par Vince Vaughn et Peter Billingsley (tous deux habitués des films de Noël, que ce soit avec Frère Noël, Tout... sauf en famille, A Christmas Story... etc), avec pour projet de pousser le genre dans ses retranchements et d'en faire une comédie réservée aux adultes.

Dans les faits, malheureusement, Christmas with the Campbells est affreusement plat, constamment le postérieur entre deux chaises, tentant de ménager la chèvre et le chou, d'être une comédie adulte impertinente d'un côté, et une romcom Hallmark de l'autre... sans jamais y parvenir.

La romcom façon Hallmark est fade, assez plate (y compris techniquement et visuellement, imitation Hallmark oblige), avec un Justin Long à l'accent rural et à l'interprétation forcés, trop parodiques pour convaincre sincèrement (et ça manque cruellement de fausse neige ^^) ; en parallèle, la comédie "adulte" se limite à des personnages qui parlent de leur vie sexuelle et se droguent (une vision très frat pack du genre, guère surprenante compte tenu de la présence de Vaughn à l'écriture), avec un Alex Moffat qui nous refait l'un de ses personnages du SNL.

Et ça s'arrête plus ou moins là, jamais particulièrement drôle, jamais particulièrement inspiré, un pastiche du genre peu probant, qui semble ne jamais oser suffisamment pour vraiment être corrosif, tout en étant trop parodique pour réussir à être sincère.

Un bon gros mwébof, en somme.

2.25/6 

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Christmas Yulefest 2022 - 33 - Santa Camp (2022)

Publié le 21 Décembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, USA, Review, HBO, HBO Max, Noël, Christmas, Yulefest

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier... 

Santa Camp (2022) :

Le quotidien du Santa Camp, camp de formation pour quiconque veut devenir Père Noël, et qui voit sa tradition caucasienne chamboulée par l'arrivée en ses rangs d'une certaine diversité ethnique et sexuelle...

Un documentaire HBO Max assez typiquement américain dans sa forme, ce qui m'a laissé assez mitigé, je dois dire.

Et c'est dommage, parce que le fond est intéressant et pertinent, avec ces personnes différentes (un noir, un transsexuel, un handicapé et sa famille) qui tentent de se faire une place dans l'univers des Pères Noël et de représenter leurs communautés respectives dans cette industrie... mais la forme du documentaire est trop balourde, d'une manière assez typique de la justice sociale à l'Américaine : frontale et culpabilisatrice, imposant la représentativité et la diversité comme une vérité absolue et manichéenne n'admettant pas la moindre nuance.

Frustrant, donc, comme cette lesbienne tatouée obèse féministe qui passe son temps à regarder le Camp et ses participants avec un air goguenard, prompte à se plaindre du privilège des hommes blancs présents là, et à clamer bien haut qu'elle n'est pas une Mère Noël comme les autres, second rôle du Père Noël, parce qu'elle a un Doctorat, donc elle est Dr Noël ! Un conflit de générations et de points de vue un peu forcé, et qui fréquemment donne une impression d'artificialité, tant dans les témoignages que dans certaines discussions filmées.

Dans l'absolu, ce n'est pas inintéressant, mais difficile de s'ôter de l'idée que le but premier du documentaire était de provoquer et de créer l'indignation d'une certaine tranche de la population américaine très à droite, afin de créer le buzz...

3/6

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Christmas Yulefest 2022 - 32 - Violent Night (2022)

Publié le 20 Décembre 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Noël, Christmas, Yulefest, Thriller, USA, Review

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Violent Night (2022) :

Déprimé et alcoolique, Santa Claus (David Harbour) finit mollement sa tournée annuelle par le foyer des Lightstone, une famille aisée aux membres tous plus détestables et méprisants les uns que les autres... sauf la petite dernière Trudy (Leah Brady), une fillette très sage. Mais bien vite, il apparaît qu'un groupe de criminels menés par "Scrooge" (John Leguizamo) a décidé de profiter de cette soirée de Noël pour prendre la famille en otage, et mettre la main sur la fortune dissimulée dans le coffre du manoir Lightstone : Santa n'a alors d'autre choix que d'avoir recours à la force pour éliminer la menace et sauver Noël...

Un film d'action réalisé par Tommy Wirkola (Dead Snow, Hansel et Gretel), et qui ressemble souvent à un gros gloubiboulga composé de morceaux d'autres films de Noël, mélangés avec plus ou moins de succès : Piège de Cristal, Maman j'ai raté l'avion, Bad Santa, Very Bad Santa, ou encore Fat Man... mâtinés de John Wick (même producteurs), et écrits par les scénaristes des deux films Sonic et de divers métrages National Lampoon.

Ce n'est pas désagréable, honnêtement, c'est assez bourrin et sanglant, et David Harbour tient très bien son rôle, mais il faut bien admettre que ça reste assez superficiel et dérivatif, à tous les plans, notamment celui de sa bande originale.

Mais quelque part, ça se regarde, et c'est réalisé avec suffisamment de compétence et de bonne humeur que ça fonctionne à peu près, même si ça reste un actioner basique qui aurait pu sortir en DTV.

3.75/6 

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Christmas Yulefest 2022 - 31 - Le journal de Noël (2022)

Publié le 20 Décembre 2022 par Lurdo dans Comédie, Drame, Cinéma, Romance, Critiques éclair, Netflix, Noël, Yulefest, Christmas, Télévision, USA, Review

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier... 

Le Journal de Noël (The Noel Diary - 2022) :

Lorsque, pour les fêtes de Noël, Jake Turner (Justin Hartley), auteur de best-sellers, revient s'occuper de la maison abandonnée de sa mère décédée, il croise le chemin de Rachel (Barrett Doss), une jeune femme à la recherche de ses origines. Rapidement, la découverte d'un vieux journal intime ayant appartenu à la mère de Rachel va alors lier leurs destins de manière inextricable...

Un métrage à l'ancienne, tel que les principaux networks en produisaient dans les années 90-00, et qui tient plus du drame sentimental que de la comédie romantique à laquelle Hallmark et compagnie nous ont habitués (certaines productions Hallmark Movies & Mysteries ressemblent déjà un peu plus à ce format old-school, mais The Noel Diary est nettement mieux produit) : ici, on est dans l'émotion, dans la mélancolie, dans les liens familiaux reforgés, dans les relations sincères, etc, et ça fonctionne plutôt pas mal, je dois dire.

Ce qui m'a assez surpris, puisque je ne suis habituellement pas trop client des téléfilms de Noël qui nous ressortent les gros violons larmoyants, etc. Cependant, dans cette adaptation d'un roman, les violons et l'émotion sont contrebalancés par un certain sens de l'humour et de la répartie entre les deux personnages principaux, par des acteurs sympathiques (ainsi qu'un chien attachant), et par un format road movie qui fonctionne toujours.

C'est loin d'être parfait, il y a quelques moments d'écriture assez maladroits, une caractérisation un peu inégale, et quelques scènes qui manquent de subtilité (la grande déclaration finale), mais dans l'ensemble, c'est tout à fait honorable, et ça change un peu de la moyenne du genre.

4/6

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Christmas Yulefest 2022 - 30 - Une bague pour deux (2022)

Publié le 19 Décembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Yulefest, Christmas, Amazon, Romance, USA, Review

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Une bague pour deux (Something from Tiffany's - 2022) :

Venu passer les fêtes de fin d'année à New York avec sa fille Daisy (Leah Jeffries), Ethan (Kendrick Sampson) décide d'acheter une bague de fiançailles pour sa compagne Vanessa (Shay Mitchell), qui doit bientôt les rejoindre. Mais un accident de voiture lui fait croiser le chemin de Gary (Ray Nicholson), venu acheter des boucles d'oreilles plus accessibles pour Rachel (Zoey Deutch), sa petite-amie boulangère, et les deux hommes échangent involontairement leurs cadeaux : lorsque Ethan tente de corriger cette erreur, cependant, il tombe sous le charme de Rachel...

Une comédie romantique festive adaptée d'un roman et produite par Reese Witherspoon et Zoey Deutch pour Amazon Studios, Une bague pour deux propose un métrage assez classique dans le genre du Noël new-yorkais, avec des quiproquos, une héroïne excentrique, une fillette précoce, et des rebondissements assez téléphonés, pour ne pas dire sommaires.

C'est en effet peut-être là le problème principal du film : il est très basique, pour ne pas dire simpliste, à la fois très léger au niveau de la caractérisation, des motivations, des réactions et des quiproquos (tout ce qui concerne le personnage de Ray Nicholson est assez forcé).

Ce n'est pas rédhibitoire, et cela n'empêche pas le duo principal, sympathique, de porter le tout sur ses épaules (même si là encore, le film n'est pas aidé par une Deutch à l'esthétique peu flatteuse et par une écriture qui empêche les personnages de développer une véritable alchimie dans leur relation), mais ça reste globalement anecdotique.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2022 - 29 - A Christmas Karen (2022)

Publié le 19 Décembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Yulefest, Christmas, Fantastique, Review, USA

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A Christmas Karen (2022) :

Karen (Michele Simms), une femme de Floride détestable, raciste et haineuse qui pense que le monde lui appartient et doit lui obéir, est confrontée, la nuit de Noël, à la visite de trois fantômes (Rolin Alexis, Leyla Lawrence, Lee Karlinsky) venus la mettre en face de ses erreurs...

Une comédie indépendante au budget limité (les effets spéciaux trahissent fréquemment le manque de moyens) qui revisite le Conte de Noël de Dickens en le modernisant et en le transposant en Floride, en plein territoire républicain, avec une caractérisation délibérément très caricaturale et comique.

Et ça fonctionne franchement bien, au point d'être une excellente surprise : c'est drôle, les dialogues sont efficaces, l'interprétation globalement efficace (quelques personnages secondaires sont un peu inégaux, mais bon), inventif, et ça ressemble un peu à un projet qui aurait très bien pu être conçu pour Melissa McCarthy, et qui aurait alors sans doute eu un budget et des caméos plus importants.

En l'état, c'est globalement très sympathique et tout à fait compétent, pour peu que l'on ne soit pas trop à cheval sur les limites du budget.

4.25/6 

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Christmas Yulefest 2022 - 28 - La Recette secrète des cookies de Noël (2022)

Publié le 18 Décembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Romance, Critiques éclair, Télévision, USA, Hallmark, Noël, Christmas, Yulefest

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La Recette secrète des cookies de Noël (A Christmas Cookie Catastrophe - 2022) :

Nouvelle PDG de l'entreprise familiale de cookies, Annie (Rachel Boston) peine à imposer ses méthodes corporate au reste de la société. Et la situation se complique lorsque la recette secrète des cookies de la marque est dérobée : Annie entreprend de mener l'enquête, avec l'aide de Sam (Victor Webster), père veuf de la jeune Bella (Averie Peters), et propriétaire d'une petite boulangerie-pâtisserie locale... 

Une comédie festive Hallmark à l'affiche assez approximative et très peu flatteuse, pour un téléfilm Hallmark un peu capillotracté, et qui commet l'erreur capitale de tenter le mélange entre une rom-com habituelle de la chaîne, et les téléfilms d'enquête que Hallmark produit aussi régulièrement.

Erreur capitale, en réalité, parce que cette Christmas Cookie Catastrophe ne s'engage jamais vraiment dans cette deuxième direction, ni n'ose vraiment pousser ses quelques personnages plus excentriques un peu plus loin : le téléfilm reste toujours en surface, et retombe bien rapidement dans sa zone de confort, à savoir la comédie romantique bourrée de clichés, et tout sauf mémorable.

Dommage, occasion manquée.

2.75/6 (pour le cast sympathique) 

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Christmas Yulefest 2022 - 27 - Menorah in the Middle (2022)

Publié le 18 Décembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Noël, Yulefest, Christmas, Hanoucca, Hanukkah, Télévision, Hulu, Review, Critiques éclair, USA, Romance

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Menorah in the Middle (2022) :

Sarah Becker (Lucy DeVito) rentre dans sa famille pour Hanoucca, afin de présenter à ses parents (Bruce Nozick, Gina Hecht) et à son frère (Adam Busch) son fiancé, Chad (Cristián de la Fuente), un investisseur goy musculeux. Mais à son arrivée, elle découvre que la boulangerie familiale est en difficultés financières, que la santé de son père commence à lui faire défaut, et que Ben (Jonah Platt), son ami d'enfance, est revenu dans les parages... 

Ce soir commence Hanoucca, et c'est donc l'occasion pour moi de passer en revue cette comédie indépendante américaine consacrée à la fête des lumières, un métrage assez surprenant qui, dès ses premiers instants, donne le ton : une reconstitution rigolarde de vacances dans un Paris de pacotille, avec mime, béret, croissant, macaron, etc, accompagnée en chanson par un guitariste qui devient, en quelque sorte, le narrateur de toute cette histoire (un narrateur sarcastique dont les personnages s'aperçoivent parfois de la présence).

À partir de là, on sait à quoi s'attendre : une comédie typiquement juive, avec beaucoup d'humour et de répondant, qui s'amuse à exploiter les figures incontournables de la rom-com de Noël (la boutique à sauver, le petit-ami aux dents longues, le choc des traditions et des cultures, le père malade, le deux ex de dernière minute, l'ex-ami d'enfance devenant un prétendant potentiel, etc) pour les détourner avec malice, et les intégrer dans un récit plus large sur une famille juive pendant les fêtes de fin d'année (la romance n'est qu'au second, voire au troisième plan).

Alors certes, d'un point de vue technique (rythme, montage, réalisation), c'est parfois approximatif, ce qui trahit la nature indépendante du métrage, et je reste persuadé qu'il y aurait eu un moyen d'intégrer les sœurs Silverman de manière plus fluide et moins maladroite, mais dans l'ensemble, le tout s'avère très sympathique et rafraîchissant en cette saison de téléfilms trop souvent photocopiés les uns sur les autres.

4/6 

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Christmas Yulefest 2022 - 26 - Noël à tout prix (2022)

Publié le 17 Décembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Romance, Noël, Yulefest, Christmas, Hallmark, Télévision, USA, Critiques éclair

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Noël à tout prix (Haul out the Holly - 2022) :

Célibataire depuis peu, Emily (Lacey Chabert) revient passer les fêtes en famille, dans une petite rue réputée pour ses décorations et son esprit de Noël. Mais à peine arrivée, elle apprend que ses parents partent en vacances au soleil, et ont prévu de déménager, laissant à Emily le soin de gérer la maison, les décorations, et les autres habitants du quartier, tous très à cheval sur les festivités. Notamment Jared (Wes Brown), ami d'enfance d'Emily, désormais en charge du comité de coordination du quartier, et bien décidé à ne pas laisser à Emily la moindre chance de souffler...

Sur le papier, une rom-com festive Hallmark comme il en existe tant. Dans les faits, un métrage joyeusement excentrique, où tout le monde, Lacey Chabert et Wes Brown en tête, a décidé de s'amuser et de cabotiner, ce qui transforme ce scénario assez lambda en festival de n'importe quoi aux personnages principaux sarcastiques, aux personnages secondaires déjantés (les parents, Melissa Peterman, Stephen Tobolowsky), et aux rebondissements improbables.

Avec en prime des moments d'écriture assez décalés (la fillette qui demande au Père Noël du mobilier pour poupée dans le style Bauhaus), des scènes quasi-parodiques (les retrouvailles de Melissa Peterman et de son mari - Eric Mabius - filmées de façon ultra-soap), et un caméo de Kristoffer Polaha, qui fait de la figuration avec ses amis.

Dans d'autres mains, ou pris au premier degré (comme pas mal de spectatrices l'ont pourtant fait outre-atlantique), cette comédie festive aurait pu tomber totalement à plat, et donner une rom-com Hallmark générique au possible. En l'état, en forçant délibérément le trait et en mettant plus l'accent sur la comédie que sur la romance, on se retrouve avec un film qui se démarque un peu dans la filmographie de Chabert, et dans cette saison festive.

4 - 0.25 pour les bonhommes de neige en polystyrène, toujours fauchés au possible = 3.75/6

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Christmas Yulefest 2022 - 25 - The 12 Days of Christmas Eve (2022)

Publié le 17 Décembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Fantastique, Critiques éclair, Noël, Yulefest, Christmas, Lifetime, Télévision, USA, Review

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

The 12 Days of Christmas Eve (2022) :

Grand patron acariâtre et avare, Brian Conway (Kelsey Grammer) se retrouve face au Père Noël (Mitch Poulos) suite à un malencontreux accident de voiture survenu le 24 décembre. Celui-ci lui offre alors de revivre douze fois cette veille de Noël pour tenter d'éviter un sort funeste, et de finir dans un au-delà peu enthousiasmant. L'occasion pour Conway de tenter d'expier ses fautes et de renouer avec sa fille (Spencer Grammer)...

Vraiment pas aimé cette énième variation du Conte de Noël de Dickens, mâtinée d'Un jour sans fin, et qui n'a même pas le bon goût de changer suffisamment son titre en VO pour éviter de rappeler le titre original, identique, de 12 jours avant Noël, avec Steven Weber et Molly Shannon, un téléfilm nettement plus sympathique et attachant.

Ici, ce n'est jamais particulièrement drôle, jamais particulièrement touchant, jamais particulièrement bien rythmé ou écrit (la caractérisation du Père Noël est assez bizarre, comme si la scénariste avaient voulu éviter de reproduire de trop près son modèle, où Molly Shannon jouait le rôle d'un ange), et je dois bien dire que Kelsey Grammer, qui cabotine totalement du début à la fin, comme Jim Carrey à la grande époque, m'a agacé plus qu'autre chose.

Alors forcément, quand ça tente de faire dans l'émotion, il faut faire abstraction des 60 minutes précédentes d'un Grammer grimaçant et en surjeu, ce qui n'a clairement pas fonctionné pour moi, notamment avec un script maladroit et pataud.

2/6 

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Christmas Yulefest 2022 - 24 - Il était deux fois Noël (2022)

Publié le 16 Décembre 2022 par Lurdo dans Fantastique, Comédie, Romance, Critiques éclair, Cinéma, Noël, Yulefest, Christmas, Télévision, USA, Hallmark

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Il était deux fois Noël (A Tale of Two Christmases - 2022) :

Alors qu'elle vient de rater un projet important pour son cabinet, Emma (Katherine Barrell), une architecte, doit retourner dans sa bourgade natale pour passer Noël en famille. Mais un souhait formulé en présence d'un Père Noël de rue l'envoie dans deux directions différentes : d'un côté, elle attrape son vol et renoue avec Drew (Chandler Massey), un ami de longue date proche de sa famille ; de l'autre, elle reste en ville, décroche une promotion et tombe sous le charme de Max (Evan Roderick), un collègue séduisant...

Encore une variation festive made in Hallmark sur le thème de Pile et Face (1998), avec deux destinées parallèles guère plus passionnantes l'une que l'autre. Le problème, en fait, c'est qu'il ne se passe pas grand chose, et que la distribution, de manière générale, est peu mémorable : sur ce plan, ça ressemble quand même beaucoup plus à un téléfilm LifetimeION ou UpTV, avec ses prétendants insipides, sa photographie diffuse, et son héroïne dont l'interprète y met de la bonne volonté, mais reste un peu générique.

Bref, il n'y a pas grand chose à dire du film, basique au possible, avec à peine quelques moments de montage en split screen jamais pleinement exploité, qui laissait présager de quelque chose de plus audacieux... mais non.

2.25/6

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Christmas Yulefest 2022 - 23 - Un mystère de Noël (2022)

Publié le 16 Décembre 2022 par Lurdo dans Christmas, Noël, Yulefest, Cinéma, Comédie, Jeunesse, Critiques éclair, Policier, HBO Max, HBO, Review, USA

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Un mystère de Noël (A Christmas Mystery - 2022) :

Dans la ville de Pleasant Bay, les grelots magiques du Père Noël (objet d'une légende locale leur attribuant la responsabilité de la prospérité de la communauté) disparaissent un beau jour, alors que tout accuse George (Drew Powell), le père du jeune Kenny (Santino Barnard). Mais Violet (Violet McGraw), la fille du shérif (Eddie Cibrian), n'y croit pas un instant, et décide de mener sa propre enquête, à l'aide de Kenny, de sa sœur aînée Maddie (Lauren Lindsey Donzis) et de Harrison (Leonardo Cecchi), le frère aîné de Kenny.

Une comédie jeunesse diffusée sur HBOMax et clairement indépendante, avec ce que ça comporte de budget limité et de simplicité dans le scénario.

Mais finalement, ça ne dessert pas trop le produit fini, un récit pour enfants dans la droite lignée de Nancy Drew et autres jeunes enquêteuses plus malignes que les adultes : ce Christmas Mystery se déroule ainsi tranquillement, sans grande surprise, et la composante "Noël" semble presque un ajout de dernière minute (tant l'élément festif pourrait être remplacé par un sou fétiche, un trophée, les clefs de la ville, ou que sais-je encore) pour faire d'un téléfilm jeunesse lambda un "film de Noël"... mais ça se regarde agréablement, notamment parce que la jeune distribution est plutôt sympathique.

Ça s'arrête là, cependant.

3.25/6

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Christmas Yulefest 2022 - 22 - Un cadeau royal pour Noël (2022)

Publié le 15 Décembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Yulefest, Christmas, Romance, USA, Télévision

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Un cadeau royal pour Noël (A Royal Corgi Christmas - 2022) :

Peu de temps avant Noël, le Prince Edmond (Jordan Renzo) revient dans son pays, pour prendre la place de sa mère (Susannah De Wrixon) sur le Trône. Pour se faire pardonner de ses errances, il offre à sa mère Mistletoe, un Corgi caractériel qui nécessite l'intervention de Cecily (Hunter King), une experte comportementaliste américaine, qui demande à Edmond de prendre part à ses leçons de dressage pour s'assurer que Mistletoe assimile bien ces dernières. Aussitôt, Edmond et Cecily se rapprochent, au grand dam de certains membres de la cour...

Un téléfilm Hallmark sur lequel il n'y a quasiment rien à dire : c'est un téléfilm royal/princier générique au possible, où Noël n'est qu'un prétexte, où le dressage du chien est anecdotique, et cède progressivement place à la romance entre une Hunter King pas désagréable (elle a un certain répondant amusant), et un prince "rebelle" pile dans la moyenne du genre.

Oui, le chien est mignon, mais globalement, c'est du vu et revu chez Hallmark, l'écriture et la musique sont un peu caricaturales, et c'est lassant.

2.75/6 

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Christmas Yulefest 2022 - 21 - Noël en héritage (2022)

Publié le 15 Décembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Romance, Noël, Yulefest, Christmas, Télévision, USA, UpTV

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Noël en héritage (The Picture of Christmas - 2022) :

Graphiste citadine aux aspirations plus artistiques que le magazine féminin pour lequel elle travaille, Ember (Chelsea Hobbs) apprend, à l'approche de Noël, que sa grand-mère lui a légué une sapinière, et les bâtiments qui l'accompagnent, dans leur petite ville natale. Elle s'y rend donc, bien décidée à vendre ces biens, mais lorsqu'elle revient dans la bourgade, elle se trouve embarquée dans la spirale des festivités de Noël, et elle tombe sous le charme de Brandon (Giles Panton), père veuf d'une petite fille, qui s'occupait de la ferme pour le compte de la grand-mère d'Ember...

Il est probable que si ce métrage, diffusé l'année dernière au Canada et cette année sur UpTV et M6, était arrivé plus tôt dans la saison, et si je ne l'avais pas vu en VF, je me serais montré plus indulgent. 

En l'état, tout ça m'a plutôt agacé, à commencer par l'énième recyclage par Reel One d'une même chanson de Noël récente (?) en ouverture de film, et par le caractère de l'héroïne, inutilement cassante et antipathique dans la première demi-heure du film (et Chelsea Hobbs minaude un peu trop à cette occasion).

Le reste ? Tous les clichés du genre, utilisés les uns après les autres sans la moindre originalité, le moindre recul ou le moindre intérêt : je crois que j'ai perdu tout espoir quand le personnage de Giles Panton (d'ailleurs assez terne) explique qu'en plus d'être papa veuf d'une petite fille adorable et impertinente (soit déjà un cliché ambulant), il était architecte dans un grand cabinet urbain, et qu'il a tout plaqué pour s'installer à la campagne et travailler de ses mains, parce que c'est plus valorisant.

Au secours.

Bref, en soi, c'est une production assez typique de ce qui passe sur UpTv ou ION : des succédanés de téléfilms Hallmark, coulés dans le moule HM sans la moindre saveur.

2/6

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Christmas Yulefest 2022 - 20 - A Christmas... Present (2022)

Publié le 14 Décembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Noël, Christmas, Yulefest, Télévision, Romance, USA, GAF, GAC, Religion, Drame

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A Christmas... Present (2022) :

À l'occasion de Noël, Maggie (Candace Cameron Bure) et Eric (Marc Blucas) partent avec leurs adolescents pour célébrer les fêtes de fin d'année chez Paul (Paul Fitzgerald), le frère veuf de Maggie, lui aussi père d'une adolescente, et dont le deuil récent a poussé Maggie et les siens à vouloir leur changer les idées. Mais sur place, ils réalisent que Paul et sa fille se portent pour le mieux, parce qu'ils ont trouvé la Foi, alors même que Maggie et Eric, surbookés, se sentent de plus en plus perdus dans leur vie moderne dépourvue de religion...

Pour la petite histoire, rappelons la genèse de la chaîne Great American Family (anciennement Great American Country, GAC) : après des décennies à être pointée du doigt comme étant une chaîne manquant de diversité et ne présentant que des romances formatées aux valeurs très rétrogrades, Hallmark a commencé à s'ouvrir au monde moderne, à recruter des acteurs de couleurs, à oser des personnages secondaires LGBTQ, et à chambouler un peu certains de ses codes (pas trop, hein, mais un peu tout de même). 

Ce qui a mené plus ou moins directement (après un scandale relatif à un sponsor) au départ du patron de la chaîne, Bill Abbott. Un Abbott qui est rapidement passé sur la chaîne GAC (alors spécialisée dans la musique country), immédiatement rebaptisée GAF, et rénventée comme un clone de Hallmark financé par une certaine droite américaine, pour un résultat encore plus traditionnel et religieux que ne l'était Hallmark à l'époque. 

Et Abbott d'ouvrir son chéquier afin de tenter de faire changer de camp tous les acteurs et actrices d'Hallmark : certains l'ont fait pour assurer les fins de mois, certains par fidélité envers Abbott qui avait lancés leur carrière, et certains, comme Candace Cameron Bure, parce qu'ils partagent totalement la vision du monde de la droite républicaine évangélique, et qu'ils trouvent Hallmark trop woke et laïc.

Une CCB qui s'est ainsi retrouvée directrice créative de la chaîne, qui a mis en chantier ce qui lui plaisait, et notamment ce métrage, A Christmas... Present, qui est un bon gros navet prosélyte vantant les mérites de la religion chrétienne et des traditions américaines, blablabla, sous couvert de métrage festif façon Hallmark.

Pas grand chose à dire de plus, honnêtement, c'est assez kitsch (CCB qui est illuminée par la lumière divine du vitrail de l'église, qui la convainc de renouer avec sa Foi), souvent maladroit et mal écrit (CCB en rouleau compresseur antipathique qui force son frère et sa nièce à fêter Noël à sa façon pendant les 3/4 du film), parfois bizarre (la façon quasi-sectaire dont Paul réagit béatement à tout, expliquant que depuis qu'ils ont retrouvé la religion, ils sont heureux, ils ont oublié tous leurs soucis, ils ont tous un sourire 24h/24, 7j/7 ; le mariage de Maggie et Eric, très amical et chaste, avec un lit XXXL les séparant d'un mètre), bourré de platitudes et de sermons... et à la limite, il y aurait eu là quelque chose de regardable si cela avait été traité façon Hallmark, avec une certaine subtilité et de l'émotion sincère (cette saison, par exemple, Hallmark nous a proposé The Gift of Peace, très larmoyant, sur le deuil et le besoin de communauté, avec la religion en toile de fond : pas ma tasse de thé, malgré Nikki DeLoach, mais pas non plus ouvertement prosélyte et assommant, pour peu qu'on aime les romances pleine d'émotion et de larmes)...

Mais non, là, c'est 15 minutes de film générique, avec quelques moments honorables, et paf, un couloir de plusieurs minutes de discussion entre Maggie et son frère, qui vante les mérites de la religion chrétienne, de Dieu, de Jésus, etc. Et puis on recommence.

Très agaçant, et parfois assez niais, comme peuvent l'être les œuvres évangéliques américaines.

1/6  

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Christmas Yulefest 2022 - 19 - Prancer : un conte de Noël (2022)

Publié le 14 Décembre 2022 par Lurdo dans Drame, Fantastique, Noël, Yulefest, Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Jeunesse, Review, USA

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Prancer : un conte de Noël (Prancer : A Christmas Tale - 2022) :

Depuis la mort de son épouse, Bud (James Cromwell) a perdu goût à la vie, et laisse sa boutique et sa demeure à l'abandon. Jusqu'à ce qu'à l'approche de Noël, il manque de percuter un renne sauvage, qu'il évite de peu, finissant sur le bas-côté de la route, accidenté. Toute sa famille se réunit alors autour de lui, inquiète pour sa santé mentale, notamment lorsqu'il paraît obsédé par cet animal qu'il retrouve régulièrement dans les bois autour de chez lui. Mais alors que le fils de Bud songe à le placer en maison de retraite, Gloria (Darcey Ewart) est intriguée par ce grand-père fantasque et acariâtre, et par sa relation avec le renne... 

La branche DTV d'Universal frappe encore, avec cette fois-ci la résurrection de la franchise Prancer (une série de films à la base assez inégaux) pour une "suite" ma foi très honorable, écrite par le scénariste des deux volets précédents (par ailleurs scénariste de Saint Nicolas et le nouveau monde, Petit papa voleurLa promesse de Noël : un secret bien gardé, The Christmas Box et le Jumanji de 2017), et qui parvient à combiner une touche de réalisme et de tristesse (avec des thématiques comme le deuil, la sénilité, les maisons de retraite, les difficultés financières, la dépression, etc) avec du fantastique festif, et un véritable renne qui fait plaisir à voir (malgré quelques moments numériques approximatifs).

Niveau interprétation, c'est assez solide (la petite fille est amusante, je dois dire, avec un sarcasme très anglais), c'est plutôt joliment mis en images (il y a quelques plans superbes du renne dans la nature et sous la neige), la musique de Mark McKenzie est efficace (bien qu'un peu synthétique par moments), et le tout se regarde plutôt bien, malgré quelques coups de mou çà et là.

Un conte de Noël très premier degré, qui m'a agréablement surpris.

3.75/6 

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Christmas Yulefest 2022 - 18 - Le Secret de mon Père Noël (2022)

Publié le 13 Décembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Romance, Hallmark, Noël, Yulefest, Christmas, USA, Review, Drame, Télévision

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Le Secret de mon Père Noël (My Southern Family Christmas - 2022) :

Journaliste spécialisée dans les voyages, Campbell (Jaicy Elliot) part pour la Louisiane, pour y faire le portrait d'Everett (Bruce Campbell), le nouveau Père Noël d'une petite ville locale. Mais la jeune femme a aussi un intérêt tout personnel dans cette histoire, car Everett est son père biologique, et Campbell hésite à lui avouer la vérité... 

Une comédie romantique festive Hallmark un peu atypique, qui ressemble plus à un film Hallmark Movies & Mysteries tant il fait passer la romance au second plan, pour se concentrer sur l'émotion©™® familiale et sur les festivités de Louisiane.

Pas de chance, ce dernier élément n'a pas eu grand impact sur moi (Noël en Louisiane, au soleil, dans la verdure, avec de la musique cajun, ça me laisse complètement de marbre) et la romance n'a pas non plus vraiment fonctionné (bien qu'elle soit un peu différente des autres protagonistes Hallmark, tant dans son physique que dans son caractère, Jaicy Elliot - vue dans Grey's Anatomy - n'a pas grande alchimie avec Ryan Rottman, artificiellement relooké nerd, et leur relation est plus ou moins catapultée à mesure que la fin du métrage approche).

Le côté émotion finit cependant par emporter un semblant d'adhésion, notamment grâce à Bruce Campbell, qui joue ici une partition un peu différente de d'habitude.

Après, même si je n'ai pas été plus convaincu que ça, le film a été plutôt bien reçu outre-atlantique, donc on va dire que je ne faisais pas partie du public visé, et il reste tout de même une distribution secondaire pas désagréable, que ce soit Bruce Campbell ou les deux demi-sœurs de l'héroïne, plutôt sympathiques et naturelles.

3.5/6 

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