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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #fantastique catégorie

Halloween Oktorrorfest 2021 - 01 - Come Play (2020)

Publié le 27 Septembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Thriller, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Come Play (2020) :

Autiste et enfant d'un couple dans la tourmente, Oliver (Azhy Robertson) ne s'exprime qu'au travers de sa tablette tactile, et vit une existence bien solitaire. Jusqu'à ce que Larry, une créature sortie d'un étrange récit pour enfants contenu dans la tablette, commence à s'adresser au garçon, et à se faire de plus en plus menaçant. Sarah (Gillian Jacobs), la mère d'Oliver, est alors confrontée à cette menace d'un autre monde, qui cherche à entrer dans le nôtre et à enlever son fils...

Une co-production Amblin qui ressemble un peu à un Mister Babadook plus high-tech, avec cette mère épuisée confrontée à une créature surnaturelle, un monstre imaginaire tout droit sortie d'un livre d'enfant de son fils, lequel souffre d'une pathologie psychiatrique compliquée à gérer, etc.

C'est d'ailleurs probablement sur ce front-là que Come Play coince un peu : non seulement le titre est ultra-générique, mais le récit, en lui-même, semble lui aussi fréquemment familier et dérivatif, avec une certaine tendance à introduire mécaniquement des éléments dans le récit (la tablette, le vocodeur, le mètre numérique, etc) de manière un peu trop évidente et artificielle, pour les réutiliser ultérieurement dans des conditions similaires, afin de "détecter" la présence de la créature.

C'est dommage, car il y a une certaine efficacité dans la mise en images de Larry, avec sa silhouette d'échalas inhumain, ses cartilages qui craquent, et la manière dont il est présenté à l'écran. À l'identique, c'est plutôt bien interprété, et même si, dans la dernière ligne droite, les personnages adultes ont un peu tendance à croire à la menace et à échafauder des hypothèses un peu trop rapidement, le tout reste plutôt sympathique à suivre.

Reste qu'il n'y a pas grande originalité dans ce film à la métaphore convenue et maladroite sur "la solitude de l'être humain plongé dans ses écrans". Ce n'est pas forcément rédhibitoire, tout comme la fin douce-amère-mais-pas-trop n'est pas non plus trop problématique, mais ça empêche cette adaptation de court-métrage de s'élever bien au-delà de la moyenne.

3.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2021 - Truth Seekers, saison 1 (2020)

Publié le 26 Septembre 2021 par Lurdo dans Comédie, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Thriller, Télévision, UK, Amazon, Science Fiction, Science-Fiction

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, durant tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Truth Seekers, saison 1 (2020) :

Meilleur technicien de l'opérateur Smyle, dirigé par David (Simon Pegg), Gus (Nick Frost) est aussi un chasseur de fantômes et de phénomènes paranormaux qui publie ses vidéos sur YouTube, au grand dam de son beau-père Richard (Malcolm McDowell), qui vit avec lui. Mais lorsqu'on lui associe un nouveau partenaire de travail, Elton John (Samson Kayo), Gus va soudain être directement mis en contact avec un monde surnaturel qu'il n'avait jusqu'alors vu qu'en imagination, notamment lorsque les deux hommes croisent le chemin d'Astrid (Emma D'Arcy), et sont impliqués dans une conspiration des plus funestes...

Une production Amazon produite par Simon Pegg et Nick Frost, et co-écrite par le duo, ainsi que par James Serafinowicz (frère de Peter) et Nat Saunders (scénariste de comédies télévisées et du film SOS : Save our Skins). Au programme, huit épisodes d'une petite demi-heure mêlant horreur, fantastique et comédie, pour un résultat un peu inégal, sans être pour autant désagréable.

Le problème, en fait, c'est que le ton global de la série semble parfois hésitant : l'humour n'est pas aussi appuyé que dans la plupart des autres collaborations Pegg/Frost, et cède ainsi fréquemment la place à une horreur plus frontale et marquée.

On sent que la fine équipe a voulu mêler les genres et produire quelque chose de différent, notamment au niveau de la réalisation très "voyeuriste" (la caméra est fréquemment en mode fish-eye avec contours floutés). Et la série passe donc constamment d'un humour léger à un surnaturel macabre, pour revenir à du fantastique très Doctor Who, et repartir à nouveau dans une autre direction.

Ce n'est pas totalement maîtrisé, c'est relativement brouillon, mais ça se regarde, notamment parce que la distribution est motivée et qu'il y a toujours un certain savoir-faire typiquement british... Je mentirais cependant en disant avoir totalement accroché au programme, malgré la présence de multiples visages familiers (Kevin Eldon, Malcolm McDowell, Kelly Macdonald...).

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Un film, un jour (ou presque) #1534 : Fullmetal Alchemist (2017)

Publié le 22 Septembre 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Review, Science-Fiction, Japon, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Fullmetal Alchemist (2017) :

Au début du siècle dernier, l'alchimie est devenue une science particulièrement respectée, et deux enfants, Edward et Alphonse Elric tentent une expérience de transmutation interdite pour tenter de ramener leur mère décédée à la vie. L'expérience est un échec : Al se trouve désincarné, et Ed, privé d'une jambe, sacrifie l'un de ses bras pour transférer l'âme de son frère dans une armure robotique. Désormais adultes (Ryosuke Yamada, Atomu Mizuishi) et transformés, les deux frères deviennent des alchimistes gouvernementaux, et tentent de trouver la pierre philosophale, pour espérer un jour réparer les erreurs de leur passé...

Ouhlà, je ne sais pas trop par quel bout le prendre, ce Fullmetal Alchemist. Déjà, je n'ai absolument aucune familiarité avec l'œuvre originale, donc je ne m'essaierai pas à la moindre comparaison, ou analyse de la fidélité de ce film japonais distribué dans le reste du monde par Netflix.

Tout au plus pourrais-je supposer que les moments fonctionnant le mieux dans ce métrage sont directement issus de l'anime et/ou du manga, tant ça tranche alors radicalement avec l'atmosphère cosplay du reste du film... mais à part ça, mouais...

Disons que cette adaptation de FMA est assez typique d'un certain cinéma japonais : costumes approximatifs, perruques risibles, interprétation souvent raide et poseuse, mélodrame forcé, réalisation inégale, personnages féminins discutables (Winry, insupportable et gueularde), recyclage et fascination pour une certaine tranche de la culture européenne et de son histoire....

Bref, ça ne m'a pas particulièrement convaincu, notamment par son format très épisodique (on sent que ça adapte une série de tomes de manga), et par son côté abscons (je suis sûr que si j'avais été fan, j'aurais mieux compris tous les tenants et aboutissants... mais j'aurais probablement été encore plus frustré par cette adaptation).

Cela dit, encore une fois, je reconnais que ponctuellement, le temps de quelques scènes ou d'un segment de l'intrigue, ça fonctionne plus ou moins (merci les effets spéciaux plutôt compétents).

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1533 : The Witcher - Le Cauchemar du loup (2021)

Publié le 21 Septembre 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Critiques éclair, Cinéma, Fantastique, Horreur, Netflix, Review, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Witcher - Le Cauchemar du loup (The Witcher : Nightmare of the Wolf - 2021) :

Vesemir (Theo James), un Witcher, reçoit la mission de traquer un monstre sanguinaire qui hante les forêts du royaume de Kaedwen, mais rapidement, il découvre l'origine de ces monstres, ce qui remet totalement en question ce qu'il croyait savoir jusque là. En parallèle, Tetra (Lara Pulver), une sorcière, tente de convaincre la cour de Kaedwen que les Witchers font plus de mal que de bien, et qu'il serait bon de les éradiquer définitivement...

Pour être tout à fait franc, la première saison du Witcher de Netflix ne m'a pas laissé un souvenir particulièrement impérissable... tout au plus ai-je de vagues souvenirs des grandes lignes de l'intrigue, et surtout de son écriture inutilement déstructurée, ainsi que de sa dose de diversité à la Netflix, amenée sans aucune finesse ni demi-mesure.

Rien de dramatique, mais rien d'exceptionnel non plus, et c'est avec une certaine indifférence que j'attends la seconde saison de la série-mère ; autant dire que ce spin-off animé servant de préquelle suscitait encore moins d'attente chez moi, qui ne suis déjà pas hyper fan d'animation asiatique, et en particulier des productions Netflix dans le domaine.

Et le résultat, s'il reste intéressant (surtout par ce qu'il révèle des origines des monstres et ce qu'il montre de la création des Witchers), est dans la droite lignée de ce à quoi l'on pouvait s'attendre de la part d'un film d'animation de ce type : ça déborde d'action surnaturelle, de looks improbables (Vesemir a l'air bien trop moderne), de monstres difformes (mais pas assez mémorables), de gore et de sang, ça souffre un peu d'un doublage très inégal (que l'on devine en partie réalisé pendant la pandémie) et d'un rythme qui souffle le chaud et le froid.

En soi, ce n'est pas rédhibitoire, et les fans du Witcher et de l'univers trouveront clairement là un spin-off efficace et bourrin (d'ailleurs, la petite touche de romance impossible fonctionne relativement bien). Les néophytes, eux, risquent d'être un peu plus perdus, et de trouver le tout "sans plus".

Je n'ai pas détesté, ça reste compétent, mais je n'ai pas non plus été passionné.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1532 : The Green Knight (2021)

Publié le 20 Septembre 2021 par Lurdo dans USA, Irlande, Fantastique, Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Romance, Review, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Green Knight (2021) :

La quête de Gauvain (Dave Patel), jeune chevalier réticent qui, après avoir tranché la tête d'un être surnaturel venu lancer un défi à la cour du Roi Arthur, a un an pour créer sa légende, avant que lui-même n'ait sa tête coupée en retour...

J'avoue que j'ai eu un peu peur, au début de ce Green Knight. Principalement, parce qu'il est signé de la patte si caractéristique de David Lowery, réalisateur américain typiquement estampillé indépendant, aux sensibilités très arty/hipsters et issu d'une bulle de réalisateurs de la nouvelle génération, notamment influencés par le mumblecore de Joe Swanberg (l'un des leurs).

Un Lowery dont le Peter et Elliott le Dragon ne m'avait pas convaincu, terne et nonchalant, et qui conserve toujours une certaine prétention auteurisante dans ses métrages, généralement assez contemplatifs, intégralement écrits et réalisés par ses soins.

Ici, c'est exactement le cas, et la première ligne droite du film, très ampoulée, entrecoupée de cartons-titres semi-sarcastiques, d'effets de style et de choix artistiques et de réalisation très particuliers, m'a laissé globalement de marbre.

Heureusement, une fois la quête de Gauvain vraiment engagée, le récit est suffisamment fort et solide pour apporter une base intéressante aux expérimentations visuelles de Lowery.

Oui, c'est lent, oui, c'est contemplatif, oui, c'est parfois poseur et pompeux, mais c'est aussi visuellement très travaillé, souvent somptueux et poétique, quitte à verser parfois dans l'onirique hallucinatoire potentiellement abscons.

Mais tout cela est finalement très approprié pour cette quête chevaleresque, qui a toujours eu plusieurs degrés de lecture métaphoriques.

Le film en lui-même a lui aussi plusieurs degrés de lecture, ne serait-ce que par le choix d'un acteur d'origine indienne (Dev Patel, habité) dans le rôle principal : race, refus de l'héroïsme, religion, sexe, quête de soi, acceptation des responsabilités, honneur, tout se mêle ici avec plus ou moins de bonheur, pour donner un tout déconcertant, aux images frappantes et à l'interprétation convaincante.

Intéressant et atmosphérique, donc, porté par une bande originale pertinente et efficace, mais succombant occasionnellement aux lubies artistiques et modernes de son créateur, qu'elles soient visuelles, structurelles (toute la dernière partie) ou narratives.

Un OFNI qui ne plaira pas à tout le monde, mais qui a su m'envoûter, alors que je partais méfiant.

4.25/6

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Les bilans de Lurdo : What If...?, saison 1 - deuxième partie : 1x04-06 (2021)

Publié le 18 Septembre 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Horreur, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, MCU, Marvel, Review, Science-Fiction, Science Fiction, Télévision, USA

Avec ses trois premiers épisodes, What If... ?, la série d'animation de Marvel, a su poser les bases de son multivers : une variation sur Captain America, avec Peggy Carter en vedette ; une fusion de Black Panther et des Gardiens de la Galaxie, en mode film de casse ; et enfin un murder mystery servant de relecture de Fury's Big Week - de quoi satisfaire les fans du MCU, tout en leur offrant suffisamment d'approches différentes pour ouvrir autant de portes sur un multivers intrigant...

What If...?, saison 1 - deuxième partie - 1x04 à 1x07 (2021) :

- 1x04 - What If... Doctor Strange Lost His Heart Instead of His Hands ? : lorsque le Dr. Strange (Benedict Cumberbatch) perd sa petite amie Christine Palmer (Rachel McAdams) dans un accident de voiture, il se tourne vers les arts mystiques pour tenter de trouver un moyen de la ramener à la vie. Mais progressivement, cette quête impossible tourne à l'obsession, et Strange s'engage sur un chemin particulièrement dangereux, qui met en danger son univers...

Un épisode plus sombre et sérieux que la norme, qui revisite le premier métrage Docteur Strange pour le transformer en spirale infernale au cours de laquelle Strange bascule du côté obscur, et devient un Sorcier une créature assoiffée de puissance et de ténèbres.

Strange reste cependant une figure tragique, incapable de faire passer le bien de son univers avant les sentiments qu'il éprouve pour Palmer (jolie boucle funeste façon Un jour sans fin), mais réalisant néanmoins l'étendue des dégâts qu'il a provoqué, lors d'une conclusion sombre et défaitiste.

Plutôt réussi, je dois dire, avec une musique inspiré du thème de Giacchino, des acteurs tous motivés (Cumberbatch, notamment, est très impliqué), une utilisation de la magie assez spectaculaire, et une quasi-intervention du Gardien, qui laisse augurer du meilleur pour la suite.

- 1x05 - What If... Zombies !? : lorsque Hank Pym retrouve son épouse dans le monde quantique, celle-ci est infectée par un virus la transformant en zombie. Rapidement, l'épidémie se propage au reste de l'Amérique, et aux Avengers. Tout juste revenu de l'espace, Bruce Banner (Mark Ruffalo) découvre donc une Terre ravagée, et tente de survivre alors même que la menace de Thanos se profile à l'horizon...

Une adaptation officieuse des comic-books Marvel Zombies, assez populaires il y a quelques années, et qui, à nouveau, décide d'opter pour une direction assez sombre (qui conserve cependant l'humour inhérent au MCU - Scott et la cape, par exemple), proposant une conclusion sans appel.

Une nouvelle fois, en effet, pas de happy end pour les protagonistes (un groupe assez éclectique, qui permet de revisiter Ant-Man, Wandavision, Spider-man, Falcon & the Winter Soldier, etc), mais une planète où une immense majorité des humains est désormais assoiffée de sang et de chair fraîche. De quoi donner lieu à de multiples visuels assez frappants, très bien animés, et à un propos sur l'espoir, logiquement incarné par Spidey.

Plutôt réussi, tout ça, même si on aurait bien aimé en voir un peu plus encore.

Et la fin (que je ne spoilerai pas) laisse présager d'une menace potentiellement plus importante pour le reste du multivers... wait & see.

- 1x06 - What If... Killmonger Rescued Tony Stark ? : lorsque Tony Stark est sauvé in extremis par Killmonger en Afghanistan, le destin de la planète toute entière est bouleversé ; Tony ne devient pas Iron Man, les Avengers ne sont jamais formés, et Killmonger rejoint Stark Industries, dont il devient un élément indispensable... tout en manipulant autrui, dans l'ombre, afin de reprendre sa place au Wakanda.

Un épisode plus sérieux et "classique" que les précédents, qui choisit le postulat d'une intervention de Killmonger dans la vie de Tony Stark, pour réécrire Iron Man et avec lui, une grande partie du MCU tel qu'on le connaît.

Killmonger y devient le meilleur ami de Tony en lieu et place de Rhodey, il est son confident, et il exploite ceci pour mettre en place son grand plan : conquérir le Wakanda, quel qu'en soit le prix. En soi, rien de mauvais, et l'épisode pris dans sa globalité est plutôt agréable à suivre... mais il souffre un peu de grosses ficelles narratives, qui exigent que tout se passe exactement (et de manière improbable) comme Killmonger l'a prévu pour qu'il arrive enfin à ses fins.

Avec, en prime, cette tendance récurrente (mais finalement assez logique, compte tenu du format de la série) de conclure l'épisode par une ellipse, ou du moins de laisser les choses en suspens. De quoi frustrer plus d'un spectateur. Au final, un épisode intéressant, et avec de jolies scènes d'action, mais finalement assez mineur dans la série.

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Les bilans de Lurdo : Les Maîtres de l'Univers - Révélation, saison 1 - première partie (2021)

Publié le 12 Septembre 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Télévision, USA, Netflix, Science Fiction

Bande-annonce à la chronologie délibérément déstructurée pour brouiller les pistes, interviews un peu gênées et bizarrement effusives de Kevin Smith (qui avait pourtant autrefois avoué ne pas vraiment aimer la franchise Maîtres de l'Univers), résumés évasifs, désir avoué de modernisation de la franchise, tout en jouant la carte de la nostalgie et du "c'est une suite directe de la série d'origine"... on le sentait venir gros comme un camion : il y avait anguille sous roche avec ce projet présenté comme une suite de Musclor "faite pour les fans".

Les Maîtres de l'Univers  - Révélation, saison 1 - première partie (Masters of the Universe : Revelation 1x01-05 - 2021) :

Éternia est en ruines : Skeletor et Musclor ont disparu lors de leur dernier affrontement, et l'Épée de pouvoir a été brisée en deux, privant le monde de sa magie. À la tête d'un petit groupe hétéroclite, Teela entame alors une quête improbable pour réunir les deux pièces de l'épée, et sauver Éternia...

En même temps, est-il encore possible de produire, en 2021, un He-Man et les Maîtres de l'Univers comme à l'époque... surtout pour le compte de Netflix, aux consignes assez fermes en matière de diversité et de représentativité.

Pensez donc : une série sur une bande de héros musclés dirigés par un aryen grand blond surpuissant et privilégié (il est prince) qui a le pouvoir suprême, et qui s'appelle l'Homme viril, ça ne passe plus vraiment (ça passait pourtant encore très bien en 2002, avec le précédent remake plutôt réussi, mais passé inaperçu).

Aujourd'hui, il faut déconstruire les mythes et réinventer le passé : voilà le mot d'ordre créatif de notre époque, pour le meilleur et pour le pire.

D'où cette relecture, qui s'inscrit dans la droite lignée du récent She-ra et les princesses au pouvoir, déjà de Netflix - une relecture qui aurait très bien pu être intitulée Teela et les Maîtres de l'Univers...

On se demande d'ailleurs si ce n'était pas là le projet initial mis en chantier par la plateforme : une suite à la série originale, mais du point de vue de Teela, la princesse guerrière d'Éternia, et sans Musclor...

Le marketing et la recherche de l'effet nostalgie sont cependant clairement passés par là (sans oublier une volonté probable, et très hypocrite, de ne pas rameuter trop vite les néandertaliens du web), et voilà, une série Maîtres de l'Univers qui fait sa promotion sur Musclor, sur Skeletor, sur toutes les images renvoyant aux clichés de la série d'origine... mais qui en réalité tourne autour de Teela (relookée butch badass musclée à la tête semi-rasée, doublée par Sarah-Michelle Gellar), de son "amie" Andra (quota afroaméricain validé... et potentiellement quota LGBTQ aussi, si l'on en croit les rumeurs et certains moments de la série - parce qu'à part ça, elle ne sert strictement à rien), et de la méchante Evil-Lyn (amère car toujours éprise de son cher Skeletor).

Une série qui n'utilise He-Man que lors de flashbacks, et qui se plie en quatre pour montrer à quel point tous les personnages secondaires de la franchise sont aussi doués, si ce n'est plus, que le héros sur le champ de bataille (à se demander à quoi servait ce dernier...).

Bizarrement, la série (enfin, ses cinq premiers épisodes) se retrouve ainsi tiraillée dans de multiples directions, pas toujours très compatibles.

D'un côté, un fanservice ultime, qui pioche dans toutes les incarnations de la franchise pour en utiliser tel ou tel élément (ici, des jouets et des figurines oubliées, là, des répliques, des visuels et des idées du film avec Dolph Lundgren, ailleurs, des concepts des comics ou de la série de 2002).

De l'autre, une tentative de mettre au goût du jour ce qui était une série 80s assez médiocre, en lui injectant une bonne dose de sérialisation, en piochant dans le lore de la franchise, et (malheureusement) en abusant de la carte Joss Whedon du "tuons un personnage apprécié de tous pour créer de l'émotion et de la surprise chez le spectateur" (ici, en l'occurrence et dans l'ordre, on a le droit à la mort de ....... SPOILERS ........ Musclor, Skeletor, Moussor, Orko, Roboto... et encore Adam/Musclor) et en ré-imaginant certaines scènes cultes (la transformation d'Adam en He-Man, désormais en mode magical girl).

Et puis, comme je le mentionnais plus haut, ce cahier des charges Netflix, surligné au néon, appliqué sans la moindre finesse, qui a déclenché les hurlements de tous les anti-woke basiques du web et qui, il faut bien l’admettre, est particulièrement mal amené.

Entre Teela, l'incarnation même du girl power en colère, que tout le monde couvre de louanges, mais qui abandonne son poste dès la mort de Musclor, qui passe son temps à aboyer au nez de son père ou d'autrui (une caractérisation à côté de la plaque pas aidée par un doublage frustrant de SMG, dont la voix ne colle pas au physique du personnage), et dont la seule peur (révélée au cours d'une scène très Luke face à ses peurs dans l'Empire contre-attaque), c'est d'atteindre son plein potentiel et être destinée à être plus exceptionnelle et formidable qu'elle ne veut bien l'admettre (*eyeroll*), Evil-Lyn qui se plaint d'avoir toujours été sous-estimée et d'être victime des hommes/de Skeletor, les personnages ayant subi un blackwashing pas forcément utile (la copine de Teela, donc, mais aussi King Grayskull - ce qui fait d'Adam, son descendant pourtant très aryen, un métis ayant du sang noir dans les veines. Ça a dû en faire rager certains... ^^)... il y a un bon paquet d'idées qui semblent tout droit sorties d'une liste d'éléments à inclure pour faire plaisir à la plateforme.

Le tout se mélange donc bon gré mal gré pour donner lieu à une série n'assumant pas le fait d'être une série Teela, et qui se tire ainsi une balle dans le pied dès son premier épisode, prenant immédiatement à rebrousse-poil la fanbase de la franchise.

C'est d'autant plus bête que formellement, le programme fonctionne assez bien, malgré une esthétique très inégale, confiée aux studios Powerhouse, déjà à l'origine du Castlevania de Netflix (selon les mouvements, Musclor est assez difforme dans ses proportions, presque plus que sa figurine de l'époque !), une écriture un peu superficielle (Triclops en leader d'un culte cybernétique, c'est intrigant, mais ça ne va jamais plus loin, et le Maître d'armes apparaît et disparaît de manière totalement aléatoire) et une mise en musique anecdotique (habituellement, j'aime bien le travail de Bear McCreary, mais là, bof).

C'est dynamique, la direction artistique est intéressante, et la série parvient même à donner un peu d'émotion au personnage d'Orko, lors de quelques scènes plutôt touchantes.

Mais Smith n'assume pas son ambivalence, préférant accuser les fans les plus rétrogrades de créer un scandale là où il n'y en aurait pas, alors même qu'il a tout fait, en amont, pour générer ce scandale. Et c'est peut-être là que le bât blesse vraiment. En n'assumant pas la direction de cette suite, Netflix et Smith agacent : Teela et les Maîtres de l'Univers n'aurait peut-être pas connu le même buzz ou la même popularité, mais il n'y aurait pas eu mensonge sur la marchandise.

À l'identique, en annonçant clairement "je suis un grand fan de comics, tout le monde le sait, et j'ai décidé d'adapter l'arc "La Mort de Superman" à l'univers de Musclor", ça serait nettement mieux passé auprès de tout le monde.

Mais à la place, on a droit à une série semblant, par certains aspects, s'inspirer de la postlogie Star Wars (l'autre grande franchise fondatrice de la psyché de Kevin Smith) et notamment de Les Derniers Jedi (que Smith apprécie) pour exploiter la nostalgie des fans, déjouer leurs attentes, déconstruire maladroitement l'œuvre d'origine (en tuant littéralement le passé et les personnages établis), et utiliser les ruines de ce passé pour ériger une nouvelle figure de femme forte, indépendante et puissante (je ne serais pas surpris qu'à un point ou un autre de la demi-saison à venir, Teela brandisse elle-même l'épée de pouvoir en criant I HAVE THE POWEEEER !).

Le problème étant que, comme souvent chez Netflix, il est difficile de ne pas voir les rouages d'un marketing opportuniste grincer bruyamment derrière ce projet, cachant toutes les cases de la production plaisant à tout le monde : de l'action, de l'animation spectaculaire, de l'inclusivité, de la nostalgie et du fanservice, de la représentativité, du féminisme performatif... 

*soupir*

Pourquoi pas, dans l'absolu : ça a eu le mérite de générer des critiques presse positives, et moult papiers se moquant ouvertement des fans frustrés de la franchise MOTU en les regroupant dans la catégorie fourre-tout habituelle des MRA/Gamergate/alt-rights/gros cons immatures et misogynes.

Reste que cette première moitié de saison, sans être dénuée de qualités, demeure particulièrement frustrante, parasitée par une écriture en demi-teinte, par une héroïne antipathique, immature et rancunière, par un héros absent, et par des choix créatifs très discutables, que seul un reboot complet pourrait effacer.

Mais comme je ne vois pas la série tenter un tel reboot sans se faire incendier, je me demande comment Kevin Smith va se sortir du pétrin dans lequel il s'est fourré ici.

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Un film, un jour (ou presque) #1526 : La Ligue des gentlemen extraordinaires (2003)

Publié le 10 Septembre 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Review, Science-Fiction, USA, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Ligue des gentlemen extraordinaires (The League of Extraordinary Gentlemen - 2003) :

En 1899, lorsqu'un mystérieux terroriste masqué nommé le Fantom utilise une technologie révolutionnaire pour semer le chaos entre les grandes puissances européennes, M (Richard Roxburgh) recrute un groupe de personnages très spéciaux pour arrêter le criminel et ses troupes. Il réunit ainsi Alan Quatermain (Sean Connery), le Dr Jekyll (Jason Flemyng), Mina Harker (Peta Wilson), le Capitaine Nemo (Naseeruddin Shah), Tom Sawyer (Shane West) et Dorian Gray (Stuart Townsend) pour affronter les forces du mal...

Ah là là, ce bon vieux LXG, qui a vu l'égo de Sean Connery s'opposer de plein fouet à la vision artistique de Stephen Norrington, aux désidératas du studio, à des inondations des studios et à l'hostilité des fans de la bande dessinée d'origine (signée Alan Moore et Kevin O'Neill) : un mélange explosif, qui a donné lieu à une déception critique de taille, et à une réputation désastreuse pour un film qui n'en méritait pas forcément tant.

Soyons très clairs : LXG n'est pas un bon film, et si la direction artistique globale est plutôt intéressante, elle privilégie clairement l'esthétique au réalisme ou à la plausibilité de son univers (le Nautilus qui fait des dizaines de mètres de haut et qui se déplace à toute vitesse dans les canaux de Venise ^^). À l'identique, le casting est assez inégal, avec un Shane West et une Peta Wilson pas très marquants, et des seconds couteaux inexistants.

Cela dit, les acteurs ne sont pas aidés par le vrai point faible du film : son script. Un script qui, de manière assez amusante, a certains points communs avec l'Avengers de Whedon qui sortira neuf ans plus tard, et qui malheureusement (contrairement au film de Whedon, qui avait le bénéfice de l'univers partagé du MCU déjà en place) doit condenser toutes les étapes de la constitution d'un super-groupe en moins de deux heures, avec ce que ça implique de scènes d'exposition maladroites, de présentation des personnages pour les spectateurs incultes, de redondances, de rebondissements prévisibles, de protagonistes sous-développés et de raccourcis approximatifs, censés ne pas trop empiéter sur les scènes d'action spectaculaires.

Ajoutez à cela un rythme bancal et des effets numériques qui ont bien vieilli, et l'on comprendra que les défauts du film sont aujourd'hui d'autant plus évidents. Néanmoins, le métrage conserve un certain charme et un style bien à lui, qui font qu'on ne s'ennuie pas vraiment : c'est mieux que rien, même si l'on peut regretter qu'un tel postulat de départ n'ait eu droit qu'à un bête traitement "blockbuster" typique du début des années 2000, n'exploitant jamais le plein potentiel du récit de Moore...

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1523 : Mortal Kombat Legends - La Bataille des Royaumes (2021)

Publié le 7 Septembre 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, USA, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Mortal Kombat Legends - La Bataille des Royaumes (Mortal Kombat Legends : Battle of the Realms - 2021) :

Pour éviter l'invasion de la Terre par les forces de Shao Kahn, Rayden accepte l'organisation d'un nouveau tournoi Mortal Kombat, tournoi auquel il participera, privé de ses pouvoirs. En parallèle, Scorpion et Sub-Zero tentent d'empêcher le sorcier Shinnok de mettre la main sur un artefact qui lui permettrait de devenir tout-puissant.

Le premier film d'animation Mortal Kombat Legends s'inscrivait dans les grandes lignes du film de Paul WS Anderson, en lui ajoutant toute une intrigue sur la rivalité Scorpion/Sub-Zero : un métrage surprenant, très (trop ?) fidèle aux codes de la franchise (notamment ses coups ultra-violents, passés au ralenti et aux rayons X) mais qui parvenait à concilier un doublage efficace à un aspect visuel plus travaillé et stylisé que la norme, pour un résultat efficace.

Logiquement, ce Battle of the Realms s'inscrit dans la droite lignée du premier... en reprenant des idées dans le second long-métrage Mortal Kombat : Destruction finale, dont notamment un grand final déglingué aux protagonistes transformés en mode kaiju.

Autant dire que tout de suite, le niveau n'est pas le même. Contrairement à l'épisode précédent, qui suivait une structure assez claire, et proposait une histoire de vengeance limpide, ici, on a plusieurs sous-intrigues qui se marient assez mal, piochées aux quatre coins de la franchise et manquant de cohésion, de rigueur et d'intérêt.

Le tournoi 2.0 est ainsi très brouillon, aux règles et la continuité mal définies (pourquoi tel ou tel personnage est laissé en vie, pourquoi il semble être en pleine forme dans les scènes suivantes, pourquoi certains matches s'arrêtent spontanément), il y a beaucoup de personnages dont on se demande ce qu'ils font là (Kung Lao, Striker) tant ils ne servent à rien, et la sous-intrigue sur Scorpion et Sub-Zero 2.0 devant s'allier contre les robots ninjas et le maléfique Shinnok semble sortir d'un autre long-métrage, à peine reliée au tournoi principal.

Bref, le tout est assez décousu, une grosse partie des affrontements est décevante, tous les défenseurs de la Terre se font globalement défoncer, l'animation est ponctuellement un peu trou cartoony pour son propre bien, et donc, le grand final kaiju est tout sauf intéressant.

Vraiment décevant, dans l'ensemble, même si les fans hardcore de la franchise apprécieront sans doute.

2.25 + 0.5 pour Ultra-Instinct Shaggy en ouverture de métrage = 2.75/6

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Les bilans de Sygbab : Andromeda, saison 5 (2004)

Publié le 5 Septembre 2021 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Fantastique, Les bilans de Sygbab, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Télévision, USA, Andromeda

Après 4 saisons d'Andromeda, Sygbab commence vraiment à regretter cette intégrale très laborieuse... Heureusement, la fin est proche !

Andromeda, saison 5 (2004) :

Plombée par un budget rachitique et la grossesse de Lexa Doig, cette saison finale a nécessité une grosse dose d’adaptation. Malheureusement, si certains savent se servir de contraintes de production inévitables, ce n’est pas le cas ici. Faut-il pour autant s’en étonner, tant la série s’est montré au mieux chaotique depuis le début, voire franchement médiocre par moments ?

Voici donc le contexte : après avoir abandonné ses subordonnés pour prendre la Route des Âges, Dylan les retrouve dans le système Seefra, qui possède 9 planètes identiques mais des populations aux mœurs différentes, et qui se trouve dans une autre dimension. Bien évidemment, pour justifier l’absence de Rommie et de l’IA qui lui sert d’alter ego, le vaisseau Andromeda n’a plus d’énergie. Conséquence directe : tout le monde est cloué au sol.

L’inconvénient majeur, c’est que les scénaristes n’ont jamais été capables d’enrichir leur univers en approfondissant les us et coutumes des peuples présentés. Dans ces conditions, explorer quelques-unes des 9 planètes était dès le départ voué à l’échec. En dehors du fait que Seefra-1 se révèle être Tarn Vedra - une révélation pour une fois pas trop mal pensée -, ça n’apporte rien d’autre que des épisodes affreusement génériques et interchangeables, dans des endroits qui ont plusieurs dénominateurs communs : la pauvreté, la violence et la crasse. Quitte à s’engager dans cette voie, un peu de variété aurait été bienvenue…

On perçoit ainsi comme un relent de lassitude générale, avec des acteurs en roue libre qui n’ont plus trop l’air de croire à ce qu’ils font, des scripts parfois à la limite du ridicule et surtout un reniement total des ambitions initiales. C’est une similitude troublante avec Invasion Planète Terre, et pas la seule : dans la série précitée, l’arrivée des Juridiens était évoquée dès la saison 2 et ces derniers débarquaient enfin sur Terre en fin de saison 4. Malheureusement, la suite était peu glorieuse puisqu’ils connaissaient une régression et faisaient place à de vulgaires ersatz de vampires.

C’est à peu près la même chose dans le cas présent puisque tout le monde attend les Magogs depuis le début de la saison 2 et qu’ils apparaissent brièvement en fin de saison 4... pour mieux disparaître de l’horizon. Il faut néanmoins reconnaître que ce n’est pas forcément un mal car ce n’étaient pas des adversaires extrêmement intéressants à suivre, de par leur caractérisation (et encore, c'est un bien grand terme) très manichéenne et de leur apparence monstrueuse clairement pensée pour repousser.

Pour rester dans le thème, le 100ème épisode d'Andromeda est tout aussi raté que dans IPT. En premier lieu, l’introduction promet une surprise à la fin de l'épisode, alors qu’il s’agit de quelques minutes inintéressantes d’un bêtisier à peine drôle. De plus, le sujet est assez consternant : Beca est en fait la mère de la race Nietzchéenne après avoir eu une aventure avec Drago Museveni, qui se révèle être un voyageur du temps… Comme développement à coups de burin, ça se pose là. Le pire, c’est qu’elle s’en sert comme vulgaire moyen de chantage par la suite envers Rhade.

Comme les interactions entre les protagonistes n’ont jamais été l'un des atouts de la série (si tant est qu’il y en ait, d’ailleurs), ce procédé visant à changer la dynamique par le biais d’un évènement exceptionnel est utilisé à outrance. C’est le cas pour Dylan dont on sait depuis la fin de la saison précédente qu’il fait partie des Paradines, ou encore pour Trance qui est victime d’amnésie. Dans les deux cas, on essaie de leur associer une aura mystique mais ce n’est pas une grande réussite.

Le statut de Dylan n’a jamais d’incidence significative, outre celle d’avoir l’impression de revoir Hercules puisque les combats avec d’autres individus deviennent petit à petit une norme. Tout au plus passe-t-il son temps à être déboussolé par la façon dont on joue avec lui et la notion du temps, mais cela finit par perturber le téléspectateur également car les intentions ne sont pas très claires et l’exécution laisse à désirer.

Trance, quant à elle, prend conscience de qui elle est en faisant une belle rencontre avec l’avatar de la Lune de Tarn Vedra. Ce faisant, son soleil renaît et apparaît dans le système Seefra. Le concept selon lequel les astres bénéficient d’une incarnation physique laisse perplexe dans la mesure où cela ne semble pas être une explication suffisante en soi pour expliquer les pouvoirs de Trance et de ses semblables. De toute façon, cette notion est complètement gâchée par la pseudo-relation que Dylan aurait vécue avec la femme qui représente le trou noir qui a retenu Andromeda pendant 300 ans…

Rhade est toujours aussi sérieux, Harper toujours aussi chiant, et se distingue en créant encore un androïde pour remplacer Rommie. Ce qui avait été initié avec cette dernière - à savoir se pencher sur la découverte progressive de son humanité - continue avec Doyle, mais toujours de manière aussi superficielle. Pour faire bonne mesure, les génies qui sont aux rênes décident qu’il faut absolument qu’elle ait des sentiments pour Dylan et que les deux s’embrassent. C’est évidemment n’importe quoi puisque c’est une manière d’évacuer la tension sexuelle qu’il y avait parfois avec Rommie, et que ça donne une pauvre image d’un Dylan incapable de gérer ses émotions et/ou pulsions.

Pas de panique ! Pour contrecarrer les plans de conquêtes (féminines) de l’emblématique capitaine d’un Commonwealth encore déchu, The Abyss est à nouveau sur toutes les langues quand l’équipe reformé (ou réformé, au choix) prend conscience que l’entité est responsable de tout ce qui leur est arrivé.

Heureusement, les Vedrans avaient prévu le coup depuis des millénaires et grâce aux instructions qu’ils ont laissées derrière eux, le retour dans la dimension initiale est possible. Les tentatives de toutéliage à base d’un soupçon de rétro-continuité, ça peut être sympa, mais quelques épisodes avant la conclusion d’une série, ça dénote d’un sacré manque de vision d’ensemble…

Le déroulé de ce dernier épisode est d’ailleurs presque trop facile et ce, sans être spectaculaire pour autant. Les Magogs sont évoqués mais ils ne sont pas visibles et il en va presque de même pour les Nietzschéens : dans de telles conditions, compliqué de ressentir une quelconque émotion. Tout sonne faux, et c’est presque un soulagement de voir Dylan éteindre les lumières de la salle de commandement du vaisseau.

Il était plus que temps de tirer le rideau sur un programme qui n’a jamais réussi à se montrer intéressant et dont les moments plaisants auront été très rares. Les deux « œuvres » posthumes en hommage à Roddenberry constituent autant de ratages, et c’est bien dommage.

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Les bilans de Lurdo : What If...?, saison 1 - première partie : 1x01-03 (2021)

Publié le 4 Septembre 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Horreur, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, MCU, Marvel, Review, Science-Fiction, Télévision, USA, Science Fiction

Maintenant que le multivers Marvel (le MCM) est officiellement canon (cf Loki), Marvel se lâche, et nous propose sa première série d'animation, What If...?, inspirée des comic-books du même nom (l'équivalent des Elseworlds de DC Comics).

Au programme, neuf épisode de 30-40 minutes, consacrés à différentes réalités alternatives de l'univers Marvel, telles qu'observées (et narrées) par Uatu le Gardien (Jeffrey Wright), observateur pandimensionnel supposément neutre, dont le destin est d'observer les univers sans jamais intervenir...

What If...?, saison 1 - première partie - 1x01 à 1x03 (2021) :

- 1x01 - What If... Captain Carter Were The First Avenger ? : Lorsque Steve Rogers (Josh Keaton) est abattu juste avant de recevoir le sérum du Dr Erskine (Stanley Tucci), Peggy Carter (Hayley Atwell) est contrainte de se porter volontaire pour l'expérience, et devient Captain Carter, supersoldat arborant les couleurs de l'Angleterre. À ses côtés, engoncé dans une armure robotique conçue par Stark (Dominic Cooper), Rogers l'accompagne sur le champ de bataille, pour affronter le Crâne Rouge (Ross Marquand), qui veut déchaîner une créature tentaculaire sur Terre...

Une relecture très agréable du premier film Captain America, avec une touche féminine et un flegme british bienvenus, idéaux pour bien mettre à plat les tenants et aboutissants de cette série, et pour se lâcher au travers de scènes d'action fluides et dynamiques, où l'on casse du Nazi à tour de bras.

Est-ce que c'est parfait ? Non, la direction artistique et la synchronisation labiale seront probablement polarisantes, même si personnellement, cela ne m'a pas dérangé outre mesure. Mais l'énergie du tout, et le fait que l'épisode condense en une petite demi-heure un long-métrage de 2 heures fait que l'on ne s'ennuie pas, et que l'on sourit fréquemment, que ce soit devant les pirouettes impressionnantes de Carter en plein combat, les clins d'œil à la continuité établie, ou les répliques des différents personnages.

Dans l'ensemble, un bon point de départ pour What If...?, qui laisse augurer du meilleur pour la suite.

- 1x02 : What If... T'Challa Became a Star-Lord ? : Envoyés par Ego (Kurt Russell) pour enlever son fils sur Terre, les Ravagers de Yondu (Michael Rooker) se trompent et capturent le jeune T'Challa (Chadwick Bozeman).  Vingt ans plus tard, persuadé que le Wakanda a été détruit, T'Challa est devenu Star-Lord, une sorte de Robin des Bois de l'espace, et lorsque Nebula (Karen Gillan) vient trouver les Ravagers pour leur proposer un casse, ceux-ci acceptent. Leur cible : les Ambres de la Genèse, un objet cosmique en possession de Tivan (Benicio del Toro), sur Knowhere...

Un What If bien plus léger et déconneur, qui aligne une quantité de caméos improbables au travers d'une variation sur le thème des Gardiens de la Galaxie. Et ça fonctionne plutôt bien, en plus de susciter forcément un petit pincement au cœur en entendant pour la dernière fois Chadwick Boseman dans son rôle iconique.

Ici, libérés de la structure de Captain America imposée à l'épisode 1, les changements apportés à la continuité sont plus francs et plus nombreux. Thanos est devenu pacifiste, Nebula est une femme fatale, Tivan est bodybuildé et très méchant, l'Ordre noir travaille pour lui (l'occasion d'une bataille rangée contre Thanos), Korath est un fanboy de Star-Lord, le récit prend des atours de film de braquage... et l'importance de la famille, qu'elle soit naturelle, adoptive ou de substitution, est une nouvelle fois soulignée, comme elle l'était déjà dans les GotG de Gunn.

Un épisode très sympathique, qui fait honneur à Chadwick et à son personnage, et qui bénéficie grandement d'un doublage assuré par la quasi-totalité des acteurs originaux (Batista excepté - mais mention spéciale à Howard The Duck/Seth Green).

- 1x03 : What If... the World Lost Its Mightiest Heroes ? : Alors que Nick Fury (Samuel L. Jackson) est sur le point de créer les Avengers, ces derniers sont assassinés, un à un, par un tueur invisible. Accusée du premier meurtre, Natasha Romanoff (Lake Bell) s'échappe, et mène l'enquête, alors même qu'une armée d'Asgard menée par Loki (Tom Hiddleston) arrive sur Terre pour venger Thor...

Un épisode en mode whodunit qui, étrangement, semble avoir laissé de marbre bon nombre de critiques anglosaxons, qui ont apparemment même trouvé le tout "ennuyeux à mourir".

Je dis "étrangement", car j'ai plutôt apprécié cette réinvention funeste de Fury's Big Week, une série de comic-books publiés à l'époque des premiers films du MCU, et qui narrait l'emploi du temps surchargé de Nick Fury et du Shield pendant la semaine où se déroulaient, simultanément, Iron Man 2, L'Incroyable Hulk et Thor. On pense aussi au Marvel One Shot mettant en scène Coulson durant la découverte du marteau de Thor...

Ici, l'assassinat de tous les Avengers, les uns après les autres, fonctionne assez bien (le meurtre de Hulk est notamment assez marquant, visuellement), et la mise en avant de Fury et de Natasha permet aux deux personnages de prendre un peu plus d'épaisseur.

Quant au mystère en question, et au responsable de toutes ces morts, il est assez bien trouvé et change un peu la donne (le véritable What If... ? n'est pas vraiment celui du titre de l'épisode), sans être toutefois totalement imprévisible ou surprenant.

Plutôt réussi, donc, comme les deux épisodes précédents.

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Un film, un jour (ou presque) #1519 : Happily (2021)

Publié le 1 Septembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Romance, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Happily (2021) :

Très heureux en amour, Tom (Joel McHale) et Janet (Kerry Bishé) rendent tous leurs amis jaloux, au point d'être désinvités à un week-end que toute la bande prévoyait de longue date. Finalement, l'invitation est renouvelée, mais pas avant que le couple ne reçoive la visite d'un homme mystérieux, Goodman (Stephen Root), qui veut leur injecter une solution pour "les priver de leur bonheur". Paniqués, Tom et Janet le tuent, et cachent son corps, avant de rejoindre leurs couples d'amis (Shannon Woodward, Natalie Zea, Paul Scheer, Natalie Morales, Jon Daly, Charlyne Yi, Breckin Meyer, Kirby Howell-Baptiste) dans la maison qu'ils ont loué... mais Goodman semble être toujours vivant, et bientôt, les couples sont pris au piège de leur lieu de villégiature.

Une comédie noire métaphysique qui fait très film de potes, produite par Jack Black, et avec de nombreux comédiens et visages familiers, cet Happily est écrit par un scénariste ayant travaillé sur le quelconque La Filature et ayant chapeauté le revival récent de Fais-moi peur ! ; pour l'occasion, il s'essaie à un mélange de comédie, de thriller, et d'épisode de la Quatrième Dimension, pour un résultat ayant le postérieur entre plusieurs chaises, et ne fonctionnant que ponctuellement.

Pourtant, le récit est intéressant, et sa mise en images ambitieuse, avec de multiples séquences esthétiques, des scènes oniriques, des moments étranges et décalés... mais au final, tout se résume à une bonne vieille variation sur le thème de "la vérité qui libère du mensonge et vous rendra heureux". Ces personnages sont tous menteurs et hypocrites, mais une fois qu'ils se disent leurs quatre vérités, ils finissent par trouver la paix de l'âme et le bonheur - ni plus, ni moins.

Et le fait qu'il faille passer par une situation digne de Saw (la torture en moins), avec un ange/démon (le film botte délibérément en touche sur son identité, d'un "on s'en fout de ce que vous êtes vraiment, car vous êtes un connard !") en maître de jeu obligeant tout le monde à se confronter les uns aux autres est finalement assez anecdotique.

Bref, le film est intrigant, mais finalement assez vain - il se regarde un peu filmer, il exhibe au maximum les muscles de McHale, il manque peut-être un peu de direction çà et là, il est parfois un peu capillotracté, et finalement, on n'en garde pas un grand souvenir, malgré son approche originale des problèmes de couple, et sa distribution sympathique.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1518 : Snake Eyes (2021)

Publié le 31 Août 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review, Science-Fiction, USA

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Snake Eyes (Snake Eyes : G.I. Joe Origins - 2021) :

Dévoré par la vengeance, "Snake Eyes" (Henry Golding) ne souhaite qu'une chose : venger son père, assassiné par un criminel lorsque le jeune homme était enfant. Recruté par Kenta (Takehiro Hira), un yakuza qui lui promet de l'aider dans sa quête de vengeance, Snake Eyes joue désormais les trafiquants d'armes à Los Angeles. Jusqu'à ce qu'il croise le chemin de Tommy (Andrew Koji), dont le clan ninja des Arashikage cherche à faire tomber Kenta : les deux hommes sympathisent, et Snake Eyes rejoint le clan pour s'y entraîner... et pour l'infiltrer pour le compte de Kenta.

Aïe. Les deux précédents longs-métrages GI Joe étaient loin d'être des chefs d'œuvre (voir mes critiques ici et ), et je n'ai même pas de véritable intérêt ou nostalgie pour le personnage de Snake Eyes, mais cette origin story rate totalement le coche à mes yeux.

En même temps, partir d'un personnage de ninja muet, couvert de noir des pieds à la tête, un guerrier solitaire accompagné de son chien loup, et arriver au personnage incarné par Henry Golding... c'était un choix créatif audacieux.

Pas forcément très judicieux, mais audacieux.

Parce que si certaines grandes lignes du background de Snake Eyes sont respectées (le traumatisme du personnage, sa relation avec le clan Arashikage et avec Tommy, la structure du clan), le film parvient à ignorer le reste (oubliés le silence et le loup, ainsi que le masque, qui n'arrive qu'à la toute fin ; oublié le passé de militaire) et à faire de Snake Eyes un personnage tout simplement antipathique, obsédé par la vengeance, qui trahit sa famille d'adoption pour parvenir à ses fins... là où Storm Shadow, traditionnellement le méchant de l'histoire, apparaît sous un jour nettement plus sympathique, et suscite l'empathie du spectateur.

C'est un peu paradoxal, je dois dire : on se retrouve donc avec un blockbuster d'action dont le héros est en réalité un anti-héros jamais attachant ou intéressant, et qui n'a aucune alchimie avec les autres personnages. Sa caractérisation est donc aux fraises, la manière dont il reçoit son nom aussi, mais quelque part, ce n'est pas surprenant : écrit par le scénariste de nombreuses suites DTV Disney, du reboot de Charlie's Angels (aïe), du Hercule de The Rock (re-aïe), de la suite de Blanche-Neige et le Chasseur (zzzz) et de l'adaptation live de La Belle et la Bête (re-re-aïe), et réalisé par Robert Schwentke (RIPD, les suites de Divergent...), Snake Eyes est d'une platitude confondante, constamment victime des mauvais instincts et de l'incompétence de sa production.

C'est bien simple, pendant une bonne heure, voire plus (les deux tiers du film, en fait), le métrage n'est jamais intéressant, assez mal filmé (beaucoup de caméra portée tremblotante, de plans ultra-serrés déformant les visages), visuellement plutôt laid (des néons partout) et dépourvu de la moindre énergie... ce qui est problématique pour un film d'action.

Ça décolle cependant un peu durant la dernière demi-heure, qui concentre un maximum d'action débridée et explosive (tout en insérant au forceps les personnages de la Baronne et de Scarlett, pas ultra-convaincants), mais c'est un peu trop tard, et même là, les problèmes de mise en image de l'action restent présents (tout comme une incapacité à capitaliser sur les idées les plus comic-book du film - serpents géants, vieux maîtres ninjas qui se camouflent, pierre magique...).

Tout le monde a beau faire de son mieux à l'écran, ça ne suffit pas, et je dois avouer que je me suis rarement autant ennuyé devant un film d'arts martiaux et de ninjas. Après, si l'inversion des rôles Snake/Tommy avait été voulue, ça aurait pu être intéressant d'un point de vue créatif...

2/6

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Les bilans de Lurdo : SEMAINE SWASHBUCKLING - Jack, le vengeur masqué - Intégrale : saison 1 et 2 (2000)

Publié le 29 Août 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Science-Fiction, Télévision, USA, Science Fiction

Au programme : pendant une semaine, des pirates, de l'aventure, et de la chasse au trésor !

Il y a bien longtemps, de 1994 à 2001, Universal produisait l'Action Pack, un bloc de deux heures de séries conçues par Renaissance Pictures (le studio de Sam Raimi et de Rob Tapert) vendu pour une diffusion en syndication - au programme, Hercule, Xena, TekWar, Cleopatra 2525... et Jack of All Trades, une série historico-comique en deux saisons (pour 22 épisodes d'une vingtaine de minutes environ) qui revisitait les récits de cape et d'épée (et le Zorro de Disney) de manière rigolarde, avec Bruce Campbell dans le rôle titre...

Jack, le vengeur masqué - Intégrale : saison 1 et 2 (Jack of All Trades, season 1 & 2 - 2000) :

À la fin du XIXe siècle, l'agent Jack Stiles (Bruce Campbell) est envoyé sur l'île française de Pulau-Pulau par le Président Jefferson pour y défendre les intérêts américains. Sur place, il rencontre la belle Emilia Rothschild (Angela Dotchin), représentante de la couronne britannique, et ensemble, ils vont se battre contre de multiples menaces, notamment celle de Napoléon Bonaparte (Verne Troyer)... mais pour ce faire et protéger son anonymat, Jack va se déguiser et adopter l'identité du Daring Dragoon, un justicier masqué de légende.

Et difficile de trouver beaucoup de choses à dire sur cette série, tant elle est à la fois simple et efficace, obéissant à une formule bien rodée et joliment décomplexée : un Bruce Campbell au pic de sa Bruce Campbell-itude arrogante, graveleuse et vantarde, une Angela Dotchin charmante et pleine de répondant, du shipping impossible entre les deux protagonistes, un côté exotique assez rafraîchissant, des scènes d'action gérées par les mêmes équipes que le Hercule de Sorbo, des duels à l'épée, des accents français caricaturaux, un ton globalement déconneur et goguenard, et plein de one-liners et de clins d'œil à la petite et la grande Histoire...

À partir de là, on adhère ou pas à ce programme léger, coloré et dynamique, qui ne se prend jamais au sérieux, et qui enchaîne les versions déglinguées des personnages historiques (Verne Troyer en Napoléon sociopathe, le Marquis de Sade en mode club BDSM, Barbe-Noire qui crache du feu et lèche tout ce qui bouge, un sultan très problématique qui fait d'Emilia sa nouvelle épouse, un pseudo-Capitaine Nemo interprété par Michael Hurst de Hercule, l'Impératrice Catherine de Russie à la recherche de son étalon disparu, un Roi George totalement fou, Lewis et Clark totalement paranos...) sans le moindre complexe.

Et puis tout cela, sans même mentionner les personnages les plus récurrents, qui sont pour beaucoup dans le capital sympathie du programme : le Gouverneur Croque (Stuert Devenie), pleutre, couard, cocu, constamment humilié par son frère Napoléon, et j'en passe ; son bras droit Brogard (Stephen Papps), chef de la garde qui veut la mort du Dragoon ; et Jean-Claude, le perroquet alcoolique et fêtard qui transmet tous les messages de Jack et Emilia, et qui possède un accent français digne de Pépé le putois.

Bref, Jack le vengeur masqué est un programme très très agréable à suivre : ce n'est pas forcément très fin (on sent que Campbell était producteur exécutif du show), certains épisodes sont un ton en dessous (l'épisode de l'amnésie d'Emilia est un peu hystérique, celui de Benjamin Franklin et Barbe-Noire est saoulant), mais le format de la série, ainsi que l'alchimie indubitable entre les deux acteurs principaux en font une série rafraîchissante, pour peu que l'on accroche au second degré très prononcé du tout, et que l'on ne se prenne pas trop au sérieux...

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Un film, un jour (ou presque) #1515 : SEMAINE SWASHBUCKLING - Thugs of Hindostan (2018)

Publié le 27 Août 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Musique, Review, Romance, Inde

Au programme : pendant une semaine, des pirates, de l'aventure, et de la chasse au trésor !

Thugs of Hindostan (2018) :

En 1795, alors que la Compagnie des Indes prend progressivement le pouvoir en Inde, éliminant toute opposition sur son passage, se dresse devant eux un groupe de résistants menés par Azaad (Amitabh Bachchan) et par Zafira (Fatima Sana Shaikh), qu'il a sauvée, enfant, d'un massacre perpétré par les Anglais. Pour infiltrer ces rebelles qui écument les océans aux commandes d'un navire volé, John Clive (Lloyd Owen), à la tête de la Compagnie, recrute les services de Firangi Mallah (Aamir Khan), un petit arnaqueur excentrique prêt à trahir quiconque au service du plus offrant...

Réponse indienne évidente au succès des Pirates des Caraïbes, ces Thugs of Hindostan (littéralement les "Brigands de l'Hindustan") en reprennent clairement la forme, ainsi qu'une grosse partie des ficelles narratives et des arguments : un protagoniste excentrique et baratineur, électron libre au milieu d'un conflits entre pirates et autorités coloniales oppressives, et qui passe son temps à trahir tout le monde ; de grandes batailles navales et des abordages improbables ; des cascades décomplexées ; tout un propos sur la liberté et la fin d'une ère ; une durée excessive et des boursouflures narratives ; certaines sonorités de la bande originale...

Le tout, bien évidemment, à la sauce Bollywoodienne, avec passages musicaux de rigueur (mais pas forcément très probants), personnage féminin un peu creux uniquement là pour ses pas de danse et sa plastique (et encore, j'ai franchement eu du mal avec Katrina Kaif et son collagène), effets approximatifs, et nombre de plans pseudo-impressionnants souvent au ralenti.

Et puis il y a ce rythme défaillant, à mi-chemin entre les longueurs habituelles des fresques historiques de Bollywood, et celles des Pirates des Caraïbes : la première moitié du film se regarde plutôt sans problème (même si l'on ne peut s'empêcher de se demander pourquoi les personnages de la Royal Navy, incarnés par des acteurs anglais, parlent en hindi, y compris entre eux... sauf dans une scène aléatoire arrivant dans la seconde moitié du film), mais la deuxième freine un peu des quatre fers, souffrant d'un gros ventre mou et d'une multiplication des trahisons en tous genres.

Parce qu'en plus, le script est assez convenu : on voit venir ses rebondissements de très loin, et il n'y a pas grande surprise tout au long de ces 2 h 45 de film. Guère surprenant, donc, de voir que le métrage s'est fait étriller par la critique, et a plus ou moins fait un bide.

Dommage, car il y a du bon : Aamir Khan, notamment, est charismatique dans son rôle principal de clown sans foi ni loi, les décors et extérieurs sont plutôt beaux, et il y a clairement du travail et des idées derrière tout cela... mais ça s'essouffle trop vite pour convaincre, et plus l'on s'approche du final, moins le film convainc, tant dans son récit que dans ses effets numériques (et je ne parle même pas des personnages secondaires sous-développés).

Du 3.5 dans sa première moitié, pour rater de peu la moyenne, au final, avec un

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1513 : SEMAINE SWASHBUCKLING - Pirates des Caraïbes 3 : Jusqu'au bout du monde (2007)

Publié le 25 Août 2021 par Lurdo dans POTC, Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Cinéma, Fantastique, Disney, Review, Jeunesse, Romance, USA

Au programme : pendant une semaine, des pirates, de l'aventure, et de la chasse au trésor !

Pirates des Caraïbes 3 : Jusqu'au Bout du Monde (Pirates of the Caribbean : At World's End - 2007) :

Face à la menace croissante de la Compagnie des Indes, qui contrôle désormais Davy Jones (Bill Nighy) et fait régner la terreur sur les océans, Barbossa (Geoffrey Rush), Elizabeth Swann (Keira Knightley) et Will Turner (Orlando Bloom) tentent de réunir la confrérie de Pirates des sept mers, pour les convaincre d'unir leurs forces contre leur ennemi commun, et de libérer la puissance de Calypso, déesse des océans maintenue captive dans un corps humain. Mais avant tout, il va falloir retrouver Jack Sparrow (Johnny Depp), perdu dans l'au-delà pirate...

Dernière partie de la trilogie initiale POTC, une dernière partie encore plus bigger louder, longer que la précédente, et dont les défauts sont encore plus exacerbés : le film dure encore plus longtemps ; tout le monde se trahit allègrement à de multiples reprises, jusqu'à ce que le spectateur oublie qui est allié avec qui ; l'action est toujours plus improbable (on est dans le swashbuckling poussé à l'extrême, avec par exemple Sparrow et Davy Jones qui se battent en duel en haut d'un mat en pleine tempête et au cœur d'un maelstrom sans jamais être déséquilibrés, ou Sparrow qui se prend pour Tarzan entre les mats) ; le scénario frustre fréquemment avec une mythologie confuse, sous-expliquée, et en faisant des choix paradoxaux et décevants (le Kraken mort hors-champ, la grande bataille navale qui n'a jamais lieu, Calypso qui disparaît totalement du métrage une fois libérée, la sous-intrigue oubliée de Chow-Yun Fat qui prend Swann pour Calypso) ; tout le monde cabotine de plus en plus, avec en prime un humour un poil plus lourd, décomplexé et graveleux, çà et là...

Mais paradoxalement, la carte blanche clairement laissée à Verbinski et à l'équipe scénaristique donne aussi lieu à plein de bonnes choses, depuis cette introduction glaçante sur Hoist the Colors (Zimmer était motivé, pour ce troisième volet, et ses thèmes, notamment le thème romantique, sont des réussites), en passant par ce sentiment de fin d'une ère qui imprègne tout le métrage, ce face à face singeant Ennio Morricone et les westerns spaghettis, toute la séquence surréaliste de l'au-delà pirate (avec le Black Pearl voguant dans le désert), le conseil des pirates (qui s'éternise un peu, mais reste sympathique), ou encore le grand affrontement final, certes frustrant sous bien des rapports, mais aussi toujours spectaculaire, lisible, divertissant et épique (le mariage en pleine bataille)...

Un film frustrant, donc, boursouflé de partout (à l'instar de The Lone Ranger, tiens), qui ressemble un peu à un amalgame brouillon de toutes les idées en vrac que Verbinski et son équipe avaient encore en stock, mais qui reste néanmoins un blockbuster agréable à suivre, réservant son lot de scènes mémorables et énergiques, et possédant une vision artistique et une identité que l'on ne peut nier.

3.25/6

(les critiques des autres volets sont toutes en ligne et accessibles en cliquant ici)

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Un film, un jour (ou presque) #1512 : SEMAINE SWASHBUCKLING - Pirates des Caraïbes 2 : Le Secret du Coffre Maudit (2006)

Publié le 24 Août 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Cinéma, Fantastique, Disney, Review, Jeunesse, Romance, USA, POTC

Au programme : pendant une semaine, des pirates, de l'aventure, et de la chasse au trésor !

Pirates des Caraïbes 2 : Le Secret du Coffre Maudit (Pirates of the Caribbean : Dean Man's Chest - 2006) :

Sous la direction de Lord Beckett (Tom Hollander), la Compagnie des Indes resserre son étau sur le monde des pirates, et tente de mettre la main sur la clé et le coffre de Davy Jones (Bill Nighy), qui lui permettraient de contrôle les sept mers. C'est ainsi que Will Turner (Orlando Bloom) et Elizabeth Swann (Keira Knightley) se retrouvent à nouveau embarqués dans une aventure improbable à la poursuite de Jack Sparrow (Johnny Depp), dont la boussole magique est capable de pointer la direction de ces objets de légende. Mais le Hollandais Volant de Jones rôde, et a lui aussi des vues sur l'âme de Sparrow...

Pirates des Caraïbes 2 : une suite mise en chantier précipitamment suite au succès du premier film, écrite et réécrite dans l'urgence (le tournage a débuté sans script finalisé), et pour laquelle Gore Verbinski et ses scénaristes ont plus ou moins eu carte blanche... le résultat, c'est un métrage en deux parties qui se veut être l'Empire Contre-attaque de sa trilogie, un bigger louder longer gentiment brouillon qui prend un peu l'eau de partout dans sa première heure lourde en exposition, mais parvient à rester à flot grâce à l'énergie de sa seconde moitié, à son sens du spectaculaire, à ses effets spéciaux excellents et à sa distribution.

Le film est donc plus long que le premier, le scénario encore plus capillotracté et bourré de digressions, les protagonistes encore plus nombreux, et Hans Zimmer (probablement frustré que la bande originale du premier film ait connu un tel succès sans qu'il soit crédité) revient à la musique, pour un résultat intéressant, bien que souffrant un peu d'un mixage trop confus à mon goût (les réenregistrements de la musique de la trilogie par le Prague Philharmonic leur redonnent à ce titre une seconde jeunesse).

Le tout est tout de même très sympathique à suivre, bien qu'un niveau en dessous de l'original : la vision atmosphérique et sombre du monde de la piraterie, mise en place dans le film original, reste très présente et efficace (pour ne pas dire macabre dans certains plans, comme ces corbeaux qui dévorent les yeux des prisonniers), le slapstick de Sparrow, véritable électron libre, reste globalement drôle, et certaines scènes sont très réussies, tant visuellement que conceptuellement. Sans oublier Davy Jones et son équipage, somptueux.

Reste que l'on sent que le projet, en prenant tant d'ampleur, a un peu échappé à ses créateurs, et qu'il en résulte des boursouflures et des digressions que l'ultime volet de la trilogie ne feront qu'amplifier ; en l'état, ce Dead Man's Chest est plein de bonnes idées, de direction artistique inspirée, de réussites technologiques, de moments épiques, de personnages secondaires amusants et intéressants (la Compagnie des indes, pas trop, mais j'ai redécouvert Tia Dalma en VO, alors que je n'appréciais pas vraiment son personnage cliché en VF) etc... mais la structure et le squelette du récit sont un peu trop bancals et brouillons pour que chacune de ces qualités ait vraiment le temps de briller ou de se démarquer. Dommage.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1511 : SEMAINE SWASHBUCKLING - Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl (2003)

Publié le 23 Août 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Disney, Jeunesse, Review, Romance, USA, POTC

Au programme : pendant une semaine, des pirates, de l'aventure, et de la chasse au trésor !

Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl (Pirates of the Caribbean : The Curse of the Black Pearl - 2003) :

Elizabeth Swann (Keira Knightley), fille du gouverneur de Port Royal, se retrouve embarquée dans une aventure inattendue lorsque son amitié avec William Turner (Orlando Bloom), un forgeron, la fait tomber aux mains de Barbossa (Geoffrey Rush), Capitaine du Black Pearl et de son équipage de pirates immortels et maudits. Sans oublier Jack Sparrow (Johnny Depp), ancien capitaine du Black Pearl, bien décidé à récupérer le navire des mains de ceux qui l'ont trahi...

Et l'on commence cette semaine Swashbuckling et piraterie avec un indéboulonnable du genre, jamais chroniqué en ces pages alors que deux de ses suites l'ont été : le premier Pirates des Caraïbes, signé Gore Verbinski, et produit par Jerry Bruckheimer.

Difficile de revenir sur un tel film sans prendre en compte l'influence qu'il a eu sur son genre cinématographique, et sur le blockbuster moderne : de la musique de Zimmer/Badelt, en passant par le savant mélange d'action et d'humour dont on retrouve la formule dans les Marvel ou d'autres films Disney comme Jungle Cruise.

POTC n'a pas forcément innové, mais a remis le genre du film de pirates au goût du jour, et a redonné un coup de fouet à une formule trop souvent délaissée : le film d'aventures familial et dynamique, à la durée de plus de deux heures.

Un film confié à Verbinski, qui a apporté au métrage et à ses suites un véritable point de vue bien à lui : dès les premières images, on sent un véritable soin apporté à l'atmosphère de cet univers, plus sombre et crasseuse que ce que l'on aurait pu attendre d'un film Disney.

Effets spéciaux mémorables, univers très tactile et crédible (avec ces immenses navires, ces batailles épiques, ces pirates aux trognes décaties, etc), thème principal ronge-crâne (avec le recul, on pardonnera à la bande originale son côté un peu trop synthétique et dérivatif, surtout lorsque l'on se souvient que Hans Zimmer ne croyait tellement pas au projet qu'il a refilé de vieilles bandes démos à ses sbires - dont Badelt - en leur disant de se débrouiller avec tout ça), gros moyens techniques, et bien entendu, une distribution qui joue le jeu à fond, totalement dominée par l'interprétation improbable de Johnny Depp.

On pourra regretter qu'Orlando Bloom soit éclipsé par tous ses partenaires de jeu (c'est le personnage qui veut un peu ça, et il regagne un peu en charisme vers la fin du film, mais bon...) et il est assez intéressant de constater que déjà, dans ce premier film, on peut déceler des éléments qui préfigurent ce qui commencera à poser problème dans les deux suites : quelques longueurs (le film aurait gagné à être plus court d'un quart d'heure), une overdose de trahisons et de retournements de veste, une structure un peu brouillonne...

Mais ce premier film de la saga est tellement généreux et dynamique que cela ne pose pas vraiment de problème.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1510 : Jolt (2021)

Publié le 20 Août 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Romance, Science-Fiction, Thriller, USA, UK, Amazon, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Jolt (2021) :

Victime de trouble explosif intermittent, Lindy (Kate Beckinsale) est incapable de se contrôler, et sombre dans une rage destructrice et surhumaine dès qu'elle est un peu énervée. Pour éviter le pire, elle utilise un traitement expérimental conçu par le Dr Ivan Munchin (Stanley Tucci) : des électrodes fixées sur son corps, qu'elle active manuellement pour déclencher une brève électrocution apaisante et éviter les crises. Mais lorsqu'elle s'éprend de Justin (Jay Courtney), qui l'accepte pour ce qu'elle est, et qui est assassiné peu de temps après, elle décide de le venger et de trouver le responsable de ce meurtre...

Une production Millennium Films (ce qui donne déjà une bonne idée de ce à quoi s'attendre) diffusée sur Amazon et réalisée par Tanya Wexler, réalisatrice de Oh My God ! et de Buffaloed, deux métrages bien éloignés de cet actioner basique et simpliste, lorgnant très fortement sur un mélange de Hulk, de la duologie Hyper Tension et d'Anger Management.

Seul point commun des films de la réalisatrice, des protagonistes principaux féminins et forts, et leurs rapports aux hommes et à la société : ici, une Lindy désabusée, en manque d'amour, mais qui finit le film sur fond musical de "I don't need a man, i need a manucure" qui veut tout dire.

Et donc, voilà à peu près tout le film : un sous-Jason Statham avec une Kate Beckinsale botoxée dans le rôle principal, dont la doublure cascade à la perruque voyante casse des têtes lors de combats mal montés, au fil d'un récit cousu de fil blanc aux rebondissements tous télégraphiés (le sort de Courtney) et à la post-synchro parfois approximative.

Ça se regarde comme un DTV basique et quelconque, et Beckinsale y met du sien, avec un petit second degré britannique qui passe bien, mais c'est ultra-quelconque, ça manque de folie, le rythme est inégal et c'est assez laid visuellement. Et puis la fin, en mode Nick Fury qui tease une suite, mouais bof.

2.5/6​​​​​​

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Un film, un jour (ou presque) #1508 : Infinite (2021)

Publié le 18 Août 2021 par Lurdo dans Action, Science-Fiction, Science Fiction, Cinéma, Critiques éclair, Review, Fantastique, Religion, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Infinite (2021) :

Persuadé d'être schizophrène, Evan McCauley (Mark Wahlberg) découvre un beau jour que ses souvenirs lui proviennent de ses réincarnations passées, et qu'il fait partie de l'un des deux camps d'immortels s'affrontant, au fil des époques, pour assurer l'avenir du monde. Avec l'aide de Nora (Sophie Cookson), l'une de ses semblables, Evan va alors tenter d'accéder à tous ces souvenirs pour affronter le maléfique Bathurst (Chiwetel Ejiofor), immortel suicidaire ayant décidé de détruire la race humaine pour éviter de se réincarner à nouveau...

Un film de science-fiction signé Antoine Fuqua (aïe) et vaguement adapté d'un roman auto-publié, The Reincarnationist Papers, cet Infinite est directement sorti en juin dernier sur Paramount+, une sortie catapultée qui a bien dû arranger le studio.

Parce qu'il faut bien avouer qu'il n'y a rien de vraiment probant ou intéressant dans ce long-métrage ultra-dérivatif, qui lorgne sur plein d'autres films de science-fiction, d'Highlander à Matrix, en passant par Cloud Atlas, Assassin's Creed, et un peu d'action numérique à la Mission Impossible.

Dérivatif et générique au possible, donc, mais aussi assez mou (Fuqua peine à insuffler la moindre énergie à son métrage), souvent fauché (certains effets sont approximatifs), bordélique, et manquant totalement de charisme ou de charme (c'est flagrant au niveau de la distribution, dont seul Chewetel Ejidfor se démarque avec un personnage de méchant efficace) - de quoi faire un blockbuster insipide au possible, parfois laborieux, et qui semble traîner en longueur malgré une durée somme toute raisonnable.

En même temps, quand un film s'ouvre sur le personnage principal qui t'explique l'univers du métrage en voix off, alors même que ces explications lui sont déjà données par un autre personnage, plus tard dans le film, on sent tout de suite que la production n'avait pas confiance en son scénario et en ses spectateurs.

À oublier très vite, en somme.

2/6​​​​​​

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Un film, un jour (ou presque) #1507 : Ainbo, princesse d'Amazonie (2021)

Publié le 17 Août 2021 par Lurdo dans Animation, Aventure, Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Jeunesse, Review, Fantastique, Pérou, Pays Bas

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ainbo, princesse d'Amazonie (Ainbo - Spirit of the Amazon - 2021) :

Lorsque l'équilibre du pouvoir change dans son petit village de la forêt amazonienne, et que sa meilleure amie Zumi (Naomi Serrano) se retrouve à sa tête, la jeune apprentie chasseuse Ainbo (Lola Raie), 13 ans, doit faire face à la menace qui plane sur la communauté : déforestation et exploitation minière détruisent l'environnement, et le village d'Ainbo dépérit, en même temps que ses habitants... Mais pour l'aider, la jeune fille peut compter sur son courage et sur ses guides spirituels, Vaca le tapir et Dillo le tatou.

Un film d'animation péruvo-néerlandais visuellement plutôt réussi, mais narrativement classique au possible, pour ne pas dire générique. Il faut dire que tous les éléments sont là : l'héroïne orpheline, les sidekicks animaliers clones locaux de Timon et Pumba, le méchant très méchant et surnaturel, la vieille grand-mère qui conseille l'héroïne depuis l'au-delà, une chanson, etc.

Ainbo lorgne ainsi fortement sur toutes les productions Disney, mais avec une esthétique amazonienne ma foi agréable à regarder, et plutôt aboutie.

Rien d'exceptionnel, mais ça fera illusion auprès des plus petits.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1506 : The Suicide Squad (2021)

Publié le 16 Août 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, DC, DCEU, Fantastique, Review, Science-Fiction, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Suicide Squad (2021) :

Aux ordres d'Amanda Waller (Viola Davis), un groupe de super-vilains - Harley Quinn (Margot Robbie), Peacemaker (John Cena), Bloodsport (Idris Elba), le Polka Dot Man (David Dastmalchian), Rick Flag (Joel Kinnaman), Ratcatcher 2 (Daniela Melchior), King Shark (Sylvester Stallone)... - part pour le Corto Maltese, un petit pays sud-américain victime d'un coup d'état militaire, afin d'y détruire toute preuve du Projet Starfish. Mais rapidement, les choses se compliquent...

Reboot du titre Suicide Squad après l'échec critique du premier opus faisandé de David Ayer (un Ayer qui, depuis, a tenté un Zack Snyder en affirmant que la version salles de son film n'était pas sa vision, blablabla ; de toute façon, même une Ayer Cut ne changerait pas les erreurs de casting et l'ambiance globale de son métrage), un premier opus qui lorgnait fortement sur un cinéma à la James Gunn, pour le meilleur et pour le pire.

Pas surprenant de voir Warner se tourner directement vers James Gunn pour cette réinvention, qui conserve une poignée de personnages du premier film (sans surprise, ce sont des apparitions contractuelles, à l'issue souvent funeste), leur ajoute un tas de seconds couteaux improbables et ringards, une menace typique des comic-books (Starro le Conquérant) et plonge le tout dans un bain de sang rigolard et décomplexé plutôt agréable.

J'ai eu un peu peur au début, en voyant Gunn s'amuser à faire des mini-zooms lors du débarquement de l'équipe sur la plage, mais j'ai rapidement compris le clin d'œil, et lorsque les premières morts se produisent, moins de dix minutes après le début du film, on réalise aussitôt que Gunn a choisi de faire un film Troma (ses premières amours) avec le budget d'un blockbuster : les morts sont particulièrement graphiques et explosives, les personnages ont un langage peu châtié, l'humour est gratuit et parfois un peu trash, et on est effectivement loin du formatage habituel du genre super-héroïque.

Ou presque : car film DC oblige, on retrouve, un peu comme dans le premier, une obligation de faire de ces anti-héros des héros à proprement parler, qui finissent par sauver le monde. Certes, ils le font pour des raisons plus ou moins égoïstes, mais finalement, ces méchants qui dézinguent des anonymes à tour de bras ne sont pas si méchants - c'était déjà établi pour Harley (qui fait un peu pièce rapportée dans le film, je dois dire), Ratcatcher n'est jamais animée d'intention malfaisantes (et son rat est adorable), King Shark est simplet et innocent (mais reste un requin sanguinaire), Polka Dot Man a été traumatisé par les expériences menées par sa mère (visuellement, c'est assez amusant, d'ailleurs), et Bloodsport est un peu un Deadshot bis, avec des capacités et un background similaires (mais il est traité avec nettement plus d'attitude et moins de pincettes que le personnage de Will Smith).

Après, il faut bien avouer qu'il serait difficile de faire un film composé d'ordures immorales, tout en restant dans le cadre de l'univers DC et de ses impératifs commerciaux : Gunn s'en tire plutôt bien, composant un film décalé à la dernière demi-heure improbable.

On pourra regretter une bande originale totalement éclipsée par les morceaux de la soundtrack, quelques errances de rythme (le film est probablement un peu trop long) et de structure (les "x minutes plus tôt" sont un gimmick inutile), ainsi que quelques rebondissements ou effets prévisibles (le sort de Polka Dot, notamment), mais dans l'ensemble, c'est probablement là, à date, le film le plus ludique et appréciable de l'univers cinématographique DC.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1505 : Jungle Cruise (2021)

Publié le 13 Août 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Review, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Jungle Cruise (2021) :

Parce qu'elle est persuadée de l'existence d'un arbre magique capable de soigner tous les maux, le Dr Lily Houghton (Emily Blunt) part pour l'Amazonie avec son frère MacGregor (Jack Whitehall), poursuivis par le machiavélique Prince allemand Joachim (Jesse Plemons). Sur place, le duo requiert les services de Frank Wolff (Dwayne Johnson), un capitaine de bateau arnaqueur et baratineur, et ensemble, ils s'engagent dans la forêt exotique, plus ou moins prêts à affronter tous ses dangers... naturels comme surnaturels.

Ah, ça fait plaisir, un petit film d'aventure à l'ancienne comme ça. Soyons francs : Jungle Cruise, adapté d'une attraction Disney, ne cherche pas forcément à faire dans l'originalité absolue ; sous la direction de Jaume Collet-Serra, Jungle Cruise lorgne très forcément sur les classiques du genre, comme La Momie et sa suite, les Pirates des Caraïbes, les Alan Quartermain, L'Odyssée de l'African Queen, les Indiana Jones, etc, s'en inspirant clairement dans ses personnages, dans ses péripéties, dans ses cascades, dans sa mythologie, etc.

Et honnêtement, c'est tant mieux, puisque ce Jungle Cruise, s'il ne révolutionnera pas le genre du film d'aventures familial, s'avère une entrée tout à fait réussie au catalogue des blockbusters estivaux exotiques et spectaculaires.

C'est dynamique, c'est bien interprété, les effets spéciaux sont bons, le rythme est soutenu malgré les deux heures et quelques, Blunt et Johnson ont une bonne alchimie, Jack Whitehall est amusant (même si son personnage est un cliché ambulant, ce dernier est désamorcé au cours d'une scène inattendue dans un Disney), Jesse Plemons cabotine en méchant allemand (très inspiré du Général Bockner des Mines du Roi Salomon), bref, Jungle Cruise est très agréable à suivre, et fait plaisir à voir.

Après, ce n'est pas parfait : les effets spéciaux des conquistadors maudits ne sont pas toujours lisibles à l'écran, Paul Giamatti est sous-exploité (alors qu'il aurait pu être utilisé un peu plus, par exemple en aidant un temps les Allemands avant de changer de camp et d'aider Frank), la bande originale de James Newton Howard peine à vraiment marquer les esprits (entre thèmes secondaires trop timides dans leur utilisation, et thème principal un peu trop western dans ses accords et son orchestration, on a l'impression que JNH a tenté de faire du John Williams sans oser totalement singer le maître) et honnêtement, la reprise de Nothing Else Matters de Metallica est vraiment hors-sujet, même réorchestrée par le compositeur, au point de brièvement faire sortir le spectateur du flm pendant un certain flashback dramatique.

Mais dans l'ensemble, une bonne surprise que ce blockbuster décomplexé et léger.

Un bon 4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1502 : America - Le Film (2021)

Publié le 10 Août 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Netflix, Review, Science-Fiction, USA, Science Fiction

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America - Le Film (America : The Motion Picture - 2021) :

Lorsque Benedict Arnold (Andy Samberg) sabote la signature de la Déclaration d'Indépendance, tue les pères fondateurs et égorge Abraham Lincoln (Will Forte), George Washington (Channing Tatum) décide de venger son meilleur ami et de sauver la nation en réunissant une équipe de super-patriotes, en la personne de Thomas Edison (Olivia Munn), de Samuel Adams (Jason Mantzoukas), de Paul Revere (Bobby Moynihan), de John Henry (Killer Mike) et de Geronimo (Raoul Trujillo)...

Aïe. Un film d'animation Netflix produit par Lord & Miller, réalisée par un producteur exécutif d'Archer, et écrite en solo par l'un des co-scénaristes de Doom, des Expendables, de Godzilla, de Retour à Zombieland, de Wonder Woman 84, de Mortal Kombat et de la série Jean-Claude Van Johnson (quel palmarès...), America se veut une relecture décapante et impertinente de l'histoire des États-Unis, en mode super-héros déglingué.

En réalité, ce qui aurait pu faire un court-métrage Adult Swim amusant (ou un épisode de Drunk History - show auquel ce métrage ressemble finalement beaucoup) d'une petite demi-heure, finit par donner un long-métrage de 98 minutes totalement plat, beauf (on est dans de l'humour de bro comedy), où une vanne sur dix fonctionne, et où l'irrévérence et la satire n'arrivent pas un seul instant à la cheville d'un South Park ou d'un Team America.

Autrement dit, ce film d'animation, même s'il fait des choix visuels intéressants, est à bout de souffle au bout de sa première demi-heure, et il est difficile pour le spectateur de reste intéressé jusqu'au bout. Cela dit, le travail de doublage est plutôt bon, et ça fair plaisir de retrouver certaines voix familières (notamment Judy Greer).

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1499 : Fast & Furious 9 (2021)

Publié le 5 Août 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Science-Fiction, Thriller, USA

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Fast & Furious 9 (F9 - 2021) :

Lorsqu'un message de détresse de Mr Nobody (Kurt Russell) oblige Dom (Vin Diesel) et son équipe à reprendre du service, ils découvrent que le super-espion Jakob (John Cena), le frère de Dom, est derrière tout cela, et qu'il tente de réunir les différentes pièces d'Aries, un dispositif technologique au potentiel dévastateur...

Je le disais déjà lors de Fast 8 : j'ai de moins en moins de patience vis à vis de la franchise Fast and Furious et, hormis le spin-off Hobbs et Shaw, qui fonctionnait en grande partie sur son côté actioner décomplexé porté par le charisme de ses acteurs principaux, les derniers F&F sombrent de plus en plus dans un grand n'importe quoi de scènes d'action numériques jamais plausibles, de personnages monolithiques invulnérables, et de péripéties improbables de film d'espionnage.

Ici, donc, on prend donc les mêmes, et on recommence. Ou presque, puisque The Rock n'est plus au rendez-vous, ayant trop éclipsé Baboulinet de son charisme : qu'à cela ne tienne, Diesel se rabat sur un autre acteur-catcheur, John Cena, et en fait son frère caché, un super-espion invulnérable qui fait tout aussi bien que son frangin, y compris serrer la mâchoire. Aussi bien, mais pas mieux, car Vin Diesel s'est assuré, cette fois-ci, de ne pas se faire éclipser par son partenaire de jeu, et il conserve toujours le dessus sur ce dernier... y compris lors de poursuites au dessus des toits, qui se finissent dans une destruction générale des intérieurs de certains appartements, sans la moindre égratignure pour les deux hommes.

Après, c'est toujours la même rengaine : un scénario capillotracté avec des enjeux internationaux et une planète à sauver, des cascades inventives mais jamais crédibles une seule seconde, des effets spéciaux très inégaux, de l'humour faiblard, et de la rétrocontinuité à gogo, qui réécrit des pans entiers de la franchise pour ramener tel ou tel acteur de manière bien forcée...

Sauf qu'ici, on atteint des sommets, en envoyant Ludacris et Tyrese Gibson dans l'espace, et en faisant des personnages des véritables superhéros de cartoon indestructibles, qui savent tous se battre comme des artistes martiaux, et qui se moquent même de leurs super-compétences au cours d'une scène ou deux.

À partir de là, quel intérêt ? Diesel est toujours en sous-jeu monolithique (et Cena est plus expressif que lui dans bien des scènes), Ludacris et Gibson sont toujours inutiles en comic-relief basique, et les flashbacks sur la famille de Dom, tout ça, ne sont qu'un prétexte pour une fin de métrage en mode "la famille, c'est plus important que tout, il faut pardonner", qui évite à Cena de finir en grand méchant.

Comme d'habitude, du bigger louder dumber qui se prend à la fois trop au sérieux pour paraître sincère, et pas assez pour impliquer le spectateur.

2/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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