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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #fantastique catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1561 : Steve, bête de combat (2021)

Publié le 21 Janvier 2022 par Lurdo dans Action, Animation, Catch, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, USA, WWE

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Steve, bête de combat (Rumble - 2021) :

Dans un monde où les kaijus s'affrontent dans des matches télévisés pour y défendre l'honneur de leurs villes respectives, Winnie (Geraldine Viswanathan), la fille d'un célèbre coach, décide d'entraîner Steve Rayburn Jr (Will Arnett), le fils de feu Rayburn, monstre de légende autrefois entraîné par son père : c'est en effet la seule solution pour sauver le stade de la ville de Stoker, sur le point d'être vendu à un entrepreneur manipulateur, qui a réussi à convaincre Tentacular (Terry Crews), l'ancien champion de Stoker, de passer à l'ennemi. Plus facile à dire qu'à faire, d’autant que Steve a l'habitude des matches de catch truqués...

Énorme bof que ce film d'animation vaguement adapté d'une bande dessinée et co-produit par la WWE (forcément), aux visuels assez génériques (les monstres sont sous-développés et assez quelconques), au déroulement cousu de fil blanc (on est dans du film de sport/de boxe classique et sans surprise), et qui semble étrangement vouloir établir une distinction entre le "faux" catch et le "vrai" catch : un "faux" catch truqué de bout en bout, aux combats à petit budget et très amateurs, et/ou au style non-conformiste ; et le "vrai" catch qui prend place sous les projecteurs, dans des arènes immenses, au budget énorme, avec des coaches, des rounds, et des affrontements réellement compétitifs, retransmis en direct à la télévision.

C'est presque comme si la WWE essayait de faire passer un message expliquant que son catch blockbuster est bien réel, alors que celui de la concurrence et de la scène indépendante, lui, est bidonné de bout en bout. Cela dit, c'est probablement accorder beaucoup de crédit au film que de lui attribuer une telle intention consciente, d'autant que, hormis un propos sur l'héritage et le poids des attentes d'autrui, le scénario peine à réellement faire passer de message (à la limite, on pourrait dire qu'en mettant en avant le succès des pas de danse de Steve, le film met en avant l'importance d'une approche innovante et originale des disciplines établies).

Dommage, car le doublage est plutôt bon... mais même pour un aficionado de catch américain, le tout n'a pas grand intérêt (à moins d'être jeune et peu regardant, peut-être).

2.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1554 : Les Bouchetrous (2021)

Publié le 12 Janvier 2022 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Review, Science Fiction, USA, Chine, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Bouchetrous (Extinct - 2021) :

Frère et sœur, Ed (Adam DeVine) et Op (Rachel Bloom), deux bouchetrous (une espèce inconnue vivant dans les Galapagos), sont très différents l'un de l'autre : elle est exubérante et incontrôlable, il est plus cynique et désabusé, tout en cherchant à s'intégrer parmi les siens. Jusqu'au jour où ils sont propulsés de leur 1835 natal au présent, dans le laboratoire d'un savant chinois, qui prélève des créatures oubliées dans le passé afin de les sauver. Là, ils apprennent que leur espèce a été annihilée peu de temps après leur départ, dans une éruption volcanique...

Co-production sino-canado-américaine diffusée à l'international sur Netflix, ce Bouchetrous s'avèrera probablement une bonne distraction pour les plus jeunes, avec son énergie et ses personnages mignons.

Les adultes, eux, auront probablement plus de mal à trouver un intérêt à ce film d'animation qui semble vouloir lorgner sur du Illumination ou du Pixar (ils ont recruté le frère de Michael Giacchino à la musique ; c'est co-réalisé par un ancien de Disney Animation et par un ancien des Simpsons, co-écrit par trois scénaristes de cette dernière série ; la distribution vocale est très compétente) sans jamais en avoir la maîtrise ou l’intérêt : c'est visuellement inabouti (manque de textures, direction artistique générique), musicalement peu mémorable (même le numéro musical est plat), l'histoire s'éparpille et enchaîne le slapstick pas très drôle, la logique interne est bourrée de problèmes, et le tout paraît très dérivatif, y compris dans le design des personnages secondaires.

Bref, ce n'est pas très passionnant, et j'avoue avoir décroché en cours de route. Mais les plus jeunes apprécieront sans doute plus que moi.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1553 : Spider-Man - No Way Home (2021)

Publié le 11 Janvier 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, MCU, Marvel, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Spider-Man - No Way Home (2021) :

Parce que son identité est désormais rendue publique, et qu'il a les médias et la justice à ses trousses, Peter Parker (Tom Holland) demande au Docteur Strange (Benedict Cumberbatch) de concevoir pour lui un sort faisant oublier à la planète qu'il est Spider-Man. Mais l'insistance de Peter fait capoter le sort, qui échappe au contrôle du Sorcier ; les portes du multivers s'ouvrent alors brièvement, et une poignée de super-criminels s'invitent à New York, à la recherche de Spider-Man : Otto Octavius (Alfred Molina), Norman Osborn (Willem Dafoe), Max Dillon (Jamie Foxx), Curt Connors (Rhys Ifans) et Flint Marko (Thomas Haden Church)...

Suite directe de Spider-Man : Far From Home, ce No Way Home était attendu au tournant par les fans. Ultime volet de la trilogie "Spider-Man" Marvel/Sony, c'était le champ du cygne de son équipe créative menée par Jon Watts, et grâce à de multiples fuites, on savait que ce No Way Home lorgnait fortement sur une version live action de Spider-Man : New Generation, en opposant Tom Holland à des méchants issus des précédents films de la saga, en l'occurrence de la saga Raimi et des deux films de Webb, et en lui associant les Peter Parker de ces films.

Pas mal de contenu, donc, pour un film qui a immédiatement créé le buzz et battu des records à sa sortie, malgré une pandémie qui est revenue à l'assaut au même moment. Mais qui dit pas mal de contenu, dit aussi un scénario un peu en dents de scie, qui se partage entre sincérité et fanservice, pour le meilleur et pour le pire.

En voyant les 2h20 du film, on ne peut s'empêcher de se dire qu'il aurait probablement bénéficié à être plus long et plus développé : il faut dire que l'enchaînement des événements ne laisse pas le temps de souffler au spectateur, au risque de lui donner l'impression d'un scénario plein de trous (ce n'est pas vraiment le cas, en réalité, malgré les innombrables publications en ligne à ce sujet), et de sous-exploiter certains de ses méchants.

On pourrait ainsi imaginer un film prolongeant nettement plus la capture initiale de tous les "méchants", poussant Peter à bout émotionnellement et physiquement, jusqu'à une arrivée plus salvatrice des deux autres Spider-men. Mais bon, en l'état, le film fait le choix de reposer fortement sur la familiarité nostalgique du spectateur avec les films précédents pour établir ses personnages, et heureusement, ça fonctionne plutôt bien.

D'autant que je dis ça sans avoir d'affection particulière pour la trilogie de Raimi, pour le dyptique de Webb, ou même pour le personnage de Spidey dans sa globalité ; tout le côté fanservice, donc, m'a nettement moins touché que les fans ayant grandi avec les films Sony.

Néanmoins, force est de constater que les scénaristes sont parvenu à respecter tant les protagonistes que les méchants de ces films, à les faire évoluer dans une direction logique et pertinente (on pourra toujours discuter des implications de la guérison express de tout le monde), tout en combinant le tout à une évolution efficace du Peter Parker de Tom Holland : un aboutissement de son arc narratif du MCU, qui l'a fait passer de jeune adolescent idéaliste protégé de Stark à étudiant marqué par la vie et par les épreuves, solitaire et isolé. Un soft reboot qui joue avec les codes habituels de l'origin story de Spidey, pour réinventer le One More Day/Brand New Day des comics et donner à Peter un nouveau départ (d'ailleurs, il est amusant de constater que Holland semble prendre dix ans entre le début et la fin du film).

Alors certes, le rythme en dents de scie, la main un peu lourde des scénaristes sur les scènes coups-de-coude entre les Spidey, certains effets spéciaux plus inégaux et certains raccourcis narratifs (probablement dus à un tournage et à une post-production coronavérolés) pourront gêner... mais l'émotion reste présente, le casting répond toujours présent et est efficace, et dans l'ensemble, c'est une conclusion tout à fait honorable aux deux précédents volets.

Pas forcément le chef d'œuvre instantané que de nombreux spectateurs ont immédiatement encensé sur la base de la nostalgie, mais un blockbuster Marvel dans la continuité des deux précédents Spider-man, avec des personnages touchants et attachants.

Un 4/6 provisoire en attendant de le revoir en VO.

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Un film, un jour (ou presque) #1552 : Un After mortel (2021)

Publié le 10 Janvier 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Religion, Review, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Un After mortel (Afterlife of the Party - 2021) :

Fêtarde invétérée, Cassie (Victoria Justice) se brouille avec sa meilleure amie et colocataire Lisa (Midori Francis), plus posée, juste avant d'avoir un accident mortel qui l'envoie directement au purgatoire. Là, elle apprend que si elle veut espérer accéder au Paradis, elle va devoir retourner sur Terre pendant quelques jours, et aider ses parents divorcés (Gloria Garcia, Adam Garcia) et sa meilleure amie à trouver le bonheur...

Une comédie dramatique Netflix ultra-balisée, qui donne une forte impression de déjà vu, que ce soit au format ABC, ABC Family, CBS ou encore Hallmark : la jeune femme insouciante qui doit expier ses fautes passées au moment de rejoindre l'au-delà, c'est du vu, revu, etc, même ici, à la sauce millennial.

Après, ça fait toujours plaisir de revoir Victoria Justice, qui a toujours de l'énergie et de la bonne humeur à revendre, et le reste du cast est très compétent, mais difficile de se passionner pour un récit aussi convenu et générique, surtout avec un ton aussi fluctuant (ici du slapstick délibérément surjoué, là de la romcom, et puis un gros virage vers le mélodrame larmoyant sur la fin), et ce sur près d'1h50.

Je vais mettre la moyenne, mais pour peu qu'on ait déjà vu l'une des innombrables autres versions de la même histoire, ça ne vaut pas forcément cette note.

3/6

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Christmas Yulefest 2021 - 64 - Le plan parfait du Père Noël (2021)

Publié le 7 Janvier 2022 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, Tubi

Noël est derrière nous, 2022 est là, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Le plan parfait du Père Noël (A Chance for Christmas - 2021) :

Influenceuse lifestyle populaire mettant sa vie de famille en avant à l'écran, Christina Chance (Tori Anderson) reçoit une offre exceptionnelle de la part d'une marque de cuisine qu'elle adore : si elle parvient à obtenir plus de 2 millions de vues la veille de Noël, à l'occasion d'un livestream exclusif, alors elle décrochera un contrat très juteux. Mais Christina a un secret : sa vie de famille réelle est loin d'être aussi idéale que celle qu'elle a sur sa chaîne, son "mari" est en fait le petit-ami de sa mère cougar, sa fille adolescente ne la supporte pas, et tout n'est qu'illusion et mensonge. Lorsque Devon (Mykee Selkin), représentant de la marque, découvre la supercherie, les choses se compliquent. D'autant qu'un Père Noël magique (Nick Allan) exauce le souhait de Christina de reprendre cette journée à zéro... en les piégeant, elle et Devon, dans une boucle temporelle qui les force à revivre cette journée sans fin.

Un téléfilm diffusé sur Tubi, plateforme américaine gratuite, et qui en réalité n'est rien d'autre qu'un énième métrage produit par MarVista pour des chaînes secondaires, afin ce que ça implique de niveau qualitatif inférieur aux métrages de leurs plus gros clients.

Ici, on a donc une variation romantique sur le thème d'Un Jour Sans Fin, saupoudrée d'un discours sur l'artificialité des influenceurs et influenceuses, de leurs productions, et tout et tout. C'est un peu brouillon, fréquemment surjoué (Mykee Selkin, notamment, cabotine pas mal), pas forcément toujours bien écrit ou rythmé (la fin à rallonge, par exemple), et avec des personnages secondaires assez sous-développés (et limités à des caricatures ambulantes qui font qu'on ne croit pas vraiment toujours à cette famille déglinguée)... mais ça se regarde, principalement parce que ça ne se prend pas trop au sérieux, assume ses influences, et que Tori Anderson y met de l'énergie (comme elle le faisait déjà dans Comme les Noël de mon enfance, ou dans Noël loin des projecteurs).

Pas forcément suffisant pour en faire un must see, cela dit, d'autant que le tout est assez prévisible dans son déroulement et dans sa conclusion.

3/6

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Christmas Yulefest 2021 - 58 - Last Train to Christmas (2021)

Publié le 4 Janvier 2022 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Noël, Review, Romance, Yulefest, UK, Drame

Noël est derrière nous, 2022 est là, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Last Train to Christmas (2021) :

Dans les années 80, Anthony "Tony" Towers (Michael Sheen), gérant de nightclub, prend le train avec sa fiancée Sue (Nathalie Emmanuel) pour passer Noël en famille. Rapidement, cependant, il réalise qu'en changeant de wagon, dans un sens ou dans l'autre, il change d'époque de sa vie, et est désormais capable de modifier le cours de celle-ci, afin d'éviter une fin déplorable... plus facile à dire qu'à faire, cependant, et chacune de ses décisions a des conséquences imprévisibles, notamment sur sa relation avec son frère Roger (Cary Elwes).

Une comédie dramatique anglaise écrite et réalisée par Julian Kemp, scénariste de télévision qui propose ici une relecture des histoires festives du type Un Conte de Noël ou La Vie est belle, dans lesquelles le protagoniste change la direction de son existence après avoir assisté à une version alternative de celle-ci et/ou avoir passé en revue les moments importants de sa vie.

Pas d'ange ou de fantômes du passé, du présent et du futur, ici, mais un train magique qui permet à Michael Sheen de passer d'époque en époque, et au réalisateur de se lâcher totalement au niveau du style : chaque wagon, chaque époque a sa propre identité visuelle, ses propres costumes, sa propre réalisation, ses propres effets visuels et format d'image, sa propre bande originale (la toute fin, en 1945, est ainsi un vrai festival), etc.

Et c'est peut-être là que le bât blesse, puisque le film tente constamment de rester sur le fil entre comédie parodique et comédie dramatique sincère, alors que le côté ludique du script ainsi que les changements d'époque ont tendance à pousser le tout vers la farce aux postiches improbables.

Idem pour l'interprétation, à cheval entre sérieux impliqué et rigolade plus légère : à force de tenter de ménager constamment les deux directions, de rester en équilibre précaire, les deux facettes du film en sortent un peu affaiblies.

Dommage, parce que le travail sur l'image et l'esthétique est efficace... mais le résultat final est un peu trop inégal à mon goût.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2021 - 56 - Ghosts of Christmas Past (2021)

Publié le 3 Janvier 2022 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Lifetime, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

Noël est derrière nous, 2022 est là, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Ghosts of Christmas Past (2021) :

Ellie (Annie Clark), character designer dans le monde du jeu vidéo, a la mauvaise habitude de se montrer très difficile en amour, et de ghoster les hommes qu'elle rencontre après le premier rendez-vous. À l'approche des fêtes de Noël, une voyante lui recommande de faire au plus vite ses excuses avec tous ceux qu'elle a ghostés, sous peine de ne jamais trouver l'amour. Avec l'aide de Charlie (Dan Jeannotte), un collègue programmeur nonchalant, elle entreprend sa tournée d'excuses, tout en mettant au point la démo d'un jeu festif pour son entreprise...

Une comédie romantique Lifetime produite par Reel One Entertainment, et assez typique de cette maison de production : l'image est très éclairée et lumineuse, l'esthétique est moderne, stylisée et froide, la neige artificielle est fauchée, les seconds rôles sont très inégaux, le scénario est dérivatif (je suis certain d'avoir déjà vu un récit très similaire situé à la Saint Valentin, ou quelque chose du genre), et la vraisemblance du tout est parfois très moyenne (tout le côté programmation et character design est affreusement cheap et générique, surtout quand le scénario présente le projet comme exceptionnel, et l'héroïne comme ultra-talentueuse et influente dans son domaine).

Rien de très mémorable, donc, et c'est plutôt mollasson, même si le couple principal fonctionne assez bien.

2.5/6

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Les bilans de Lurdo - Christmas Yulefest 2021 - Lutins, saison 1 (2021)

Publié le 2 Janvier 2022 par Lurdo dans Aventure, Christmas, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Lurdo, Netflix, Noël, Review, Thriller, Yulefest, Danemark

Noël est derrière nous, 2022 est là, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Lutins, saison 1 (Nisser, season 1 - 2021) :

Pour Noël, une famille citadine composée de Josefine (Sonja Steen), de son frère Kasper (Milo Campanale), et ses parents Mads (Peder Thomas Pedersen) et Charlotte (Lila Nobel) part pour une île danoise reculée. Rapidement, cependant, ils découvrent qu'une clôture électrique sépare les habitants de l'île d'un peuple de lutins carnivores dangereux... et que Josefine, en recueillant un bébé lutin blessé et en l'emmenant en secret, vient de déclencher la colère des habitants de la forêt.

J'ai envie de dire : encore une série Netflix, et encore une production sous-développée, avec ce programme de six épisodes qui ressemble fortement à un script de long-métrage (tout compris, ces six épisodes n'atteignent même pas les 2 heures) découpé de manière inutile pour produire une série de Noël.

Et si à la limite le produit fini était maîtrisé et intéressant ! Mais non, pas de chance, Lutins est un creature feature qui parvient à être totalement frustrant et agaçant, par la faute de son écriture et de son interprétation. À commencer par le problème principal : tous les personnages sont antipathiques, et sont délibérément rendus stupides par le scénario, pour que ce dernier puisse avancer.

On pourrait lister tous les points problématiques, depuis les problèmes de logique basiques (la clôture électrifiée miteuse et clairement insuffisante qui protège les habitants de l'île des lutins, le fait que l'île accueille des touristes alors que les habitants n'en veulent clairement pas et que les lutins sont sanguinaires) jusqu'à la caractérisation balourde (Karen présentée comme la grande méchante de l'histoire, alors que c'est la seule qui a un semblant de jugeote et de cerveau ; les parents de Josefine et Kasper qui n'ont pas la moindre autorité et se laissent marcher sur les pieds), en passant par un récit reposant entièrement sur une jeune protagoniste insupportable et immature (elle n'en fait qu'à sa tête du début à la fin, boude lorsqu'on lui dit non, enlève un bébé lutin, décide d'en faire son animal domestique même après l'avoir vu dévorer un chat, est responsable de la mort de nombreuses personnes sur l'île, tue un lutin adulte... et n'apprend absolument rien de ses erreurs, puisque - spoilers - tout se finit bien pour elle, que sa famille s'en sort indemne, qu'elle est même félicitée par sa mère... et qu'elle repart avec le bébé lutin !), à l'interprétation très inégale (par moments, on frise l'autisme)....

Mais au final, ce qui ressort de ce Nisser, c'est que le tout est assez creux et inabouti, à l'image de la pseudo-romance de Kasper avec une jeune habitante de l'île (guère plus convaincante que Josefine dans son jeu inexpressif). En fait, c'est tellement simpliste qu'on en vient même à se demander si Nisser n'était pas un projet de film familial bricolé après son écriture pour rentrer dans un cadre Netflix plus adulte et sériel...

Bref, difficile de s'inquiéter du sort de personnages antipathiques et sous-développés, qui ne paient jamais leurs erreurs ou leurs choix (les scénaristes voient clairement la famille comme une unité attachante qui doit se ressouder dans l'adversité ; le spectateur, lui, voit plutôt une bande de têtes à claques qui arrivent sur une île, ignorent tous les avertissements et toutes les règles locales, et repartent indemnes après avoir ravagé l'équilibre millénaire qui existait sur place et tué indirectement tout une communauté) et tout aussi difficile de se ranger du côté des lutins qui (à l'image de l'ensemble du programme) sont survolés et rarement mis en valeur à l'écran.

M'enfin bon, au moins le petit lutin est mignon et visuellement réussi (on ne peut pas en dire autant des lutins adultes, joués par des personnes en costumes).

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Christmas Yulefest 2021 - 52 - Santa Claus : Wizards Kingdom (2016)

Publié le 31 Décembre 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Noël, Review, Romance, Yulefest, Russie, Comédie

Noël est derrière nous, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Santa Claus : Wizards Kingdom (Santa Claus : Batlle of the Magi, aka Ded Moroz. Bitva magov - 2016) :

Hantée par des visions prémonitoires sinistres depuis que son père a disparu lorsqu'elle était enfant, Masha (Taisiya Vilkova) découvre un soir de décembre qu'elle possède le gène de la glace, ce qui fait d'elle l'une des descendantes d'une dynastie de frères sorciers protégeant le monde contre des chimères de feu dirigées par le maléfique Karachun (Aleksei Kravchenko). Elle rejoint alors les rangs de l'armée fantastique menée par le Père Noël/Grand-père Gel (Fyodor Bondarchuk), et va apprendre à utiliser la magie de la neige et de la glace pour défendre les fêtes de fin d'année et les habitants de la planète Terre...

Gros budget et débauche d'effets spéciaux et de décors travaillés pour un énorme gloubiboulga indigeste mélangeant idées improbables, mythologie bordélique, recyclage à gogo (difficile de ne pas penser, çà et là, par exemple, aux Cinq Légendes, pour son Père Noël russe intégré à un univers de fantasy épique, ou à Harry Potter avec toute cette structure scolaire qui accueille les jeunes élus destinés à une carrière de sorcier sous les ordres d'un vieillard bienveillant, pour lutter contre les forces du Mal, avec différentes "maisons", des horcruxes clefs à réunir, un nom qu'il ne faut pas prononcer, des relations immatures et du harcèlement scolaire - d'autant plus bizarres que les acteurs ont tous la vingtaine, etc), durée abusive (près de deux heures), costumes approximatifs (autant les décors sont réussis, autant tous les costumes et postiches sont fauchés au possible), post-synchronisation médiocre, musique dérivative, références locales absconses et narration brouillonne jamais très convaincante...

Pourtant, j'ai toujours de la sympathie pour les films russes, surtout lorsqu'ils s'essaient à la fantasy décomplexée et locale, et le casting n'est pas mauvais (l'héroïne, notamment, est plutôt attachante)... mais ici, la mayonnaise ne prend pas, pas aidée par un cabotinage pas possible des vieux sorciers, et des idées vraiment bancales et décousues.

2/6

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Christmas Yulefest 2021 - 51 - The Secrets of Christmas Revealed ! (2021)

Publié le 31 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Fantastique, Noël, Review, Télévision, USA, Yulefest, Tubi

Noël est derrière nous, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

The Secrets of Christmas Revealed ! (2021) :

Un mockumentaire parodique diffusé sur Tubi (la plateforme gratuite de la Fox), et prétendant raconter (comme son nom l'indique) tous les secrets du Pôle Nord, comme s'ils avaient été révélés aux chaînes d'informations américaines (de la Fox, donc) par un lanceur d'alerte anonyme. Au programme, donc, tous les mystères entourant le Pôle, commentés en voix off de manière mystérieuse, et en face caméra par divers intervenants (dont Dean Haglund, l'un des Lone Gunmen conspirationnistes des X-files... forcément ^^).

Malheureusement, dès les premières images, on repère un souci dans ce programme : outre sa durée particulièrement abusive de 85 minutes (ça aurait pu fonctionner en format trente minutes, voire une heure maximum, coupures publicitaires comprises, mais là, ça traîne), le budget de cette production semble particulièrement anémique, avec au moins 70 % du métrage qui sont composés de stock shots et autres images libres de droits, mis bout à bout pour illustrer le propos du moment.

Les 30 % restants ? Des interventions face caméra, donc, mi-goguenardes, mi-je m'en foutistes, de supposés "experts" qui sont censés apporter des réponses aux questions les plus fréquentes posées par les enfants au sujet de Santa Claus. On pourrait en déduire que ce film est à destination des plus jeunes, et effectivement, si ce n'était la durée et le rythme du tout, un enfant pourrait trouver le tout intéressant. Mais l'écriture sarcastique et pleine de sous-entendus du métrage laisse deviner un public ciblé bien différent, qui n'est pas dupe (huhuhu, Krampus c'est une chèvre, donc il a besoin de vermifuge pour chèvre, et il a un fouet, donc il a travaillé dans un club SM, trop drôle).

Bref, c'est longuet, rarement original, inspiré ou drôle, les réponses apportées prennent les gens (et les enfants) pour des imbéciles, les "documents" présentés sont des montages photographiques et vidéo sommaires, l'écriture présente Santa comme un Big Brother omniprésent et menaçant (mais pas trop, car il faut rester gentiment moqueur), ça agite les spectres d'un Hollywood pervers, du Deep State, du certificat de naissance à Hawaii, etc, et le film a tendance, en plus, à faire la promotion un peu trop ouverte des œuvres de Russell Ince...

Bon gros bof, donc.

2/6

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Christmas Yulefest 2021 - 49 - A Christmas Carol (2020)

Publié le 30 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Musique, Noël, Review, UK, Yulefest

Noël est derrière nous, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

A Christmas Carol (2020) :

La nuit de Noël, Ebenezer Scrooge reçoit la visite de trois esprits, ceux des Noël passés, présents et futurs, qui le confrontent à ses choix de vie et à la destinée qu'il a choisie....

Une version très particulière du Christmas Carol de Dickens, puisqu'on est ici dans un projet artistique chapeauté par un couple, et se trouvant au carrefour de l'animation, du théâtre et du ballet, avec des personnages muets à l'écran, des décors en carton pâte, des éclairages monochromes très contrastés, de la rétroprojection, et des acteurs célèbres (Martin Freeman, Simon Russel Beale, Daniel Kaluuya, Carey Mulligan, Andy Serkis...) qui incarnent les personnages du récit en voix off.

Une approche originale, donc, mais aussi plutôt polarisante : pendant une bonne moitié du métrage, on reste intrigué par cette interprétation audacieuse que l'on imagine sans peine sur scène, toute en mouvements gracieux et en chorégraphies modérées... et puis, progressivement, quelques accents bancals ici, des longueurs inutiles là, un accent forcé, ou encore une interprétation maniérée font que l'on décroche un peu, à mesure que le film s'engage dans le chapitre des Noël futurs.

Au final, donc, on ressort mitigé de cette version qui aurait clairement gagné à ne pas dépasser les 60 minutes - en même temps, A Christmas Carol est un récit tellement balisé et adapté qu'une nouvelle version de plus de 90 minutes est, de toute façon, loin d'être indispensable.

3/6

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Christmas Yulefest 2021 - 45 - Le Calendrier (2021)

Publié le 28 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Noël, Review, Thriller, Yulefest, France, Belgique

Noël est derrière nous, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Le Calendrier (2021) :

En fauteuil roulant depuis un accident de voiture, quelques années plus tôt, Eva (Eugénie Derouand) reçoit pour son anniversaire un calendrier de l'Avent allemand des plus étranges, aux règles très strictes : si elle mange chaque jour les sucreries contenues dans ce dernier, et si elle suit à la lettre les instructions contenues dans les fenêtres quotidiennes, alors de bonnes surprises l'attendent. Si elle faillit à cette règle, elle mourra. Seul problème : le calendrier a soif de sang... et ses instructions sont souvent malfaisantes.

Un thriller horrifique franco-belge qui lorgne fortement sur des productions du type Blumhouse matinées d'un côté malédiction à la Ring, en proposant une horreur aux règles un peu brouillonnes et un récit qui manque de maîtrise.

En effet, je ne peux pas dire que j'aie été particulièrement convaincu par ce film qui, déjà, souffre d'une tare récurrente chez un bon paquet de films français : son interprétation. Diction parfois récitative qui peine à s'approprier les dialogues pour les rendre naturels, direction d'acteurs très inégale, ça coince dès la première scène, et ça ne s'améliore ensuite que ponctuellement.

Ajoutez à cela des personnages secondaires très caricaturaux, une protagoniste assez délibérément antipathique (elle est handicapée, oui, mais elle est aussi particulièrement abrasive, dès sa première scène), et des moments un peu grotesques (le chien et la voiture) ou créativement mal avisés (le calendrier de l'avent traditionnel en bois... qui parle avec une voix vocodée risible, là où une mélodie de boîte à musique aurait été tout aussi efficace), et l'on se retrouve ainsi avec un film qui peine à intéresser le spectateur au sort de ses personnages.

Pire, il se permet de botter en touche vers la fin, en introduisant, pour l'héroïne, une porte de sortie narrativement sous-développée et en bottant en touche quand arrive la conclusion du métrage.

Bref, ça se regarde vaguement, mais ça manque de rigueur et d'efficacité.

2.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Les bilans de Lurdo - Christmas Yulefest 2021 - Les 12 jours sanglants de Noël, saison 1 : suite et fin (2016)

Publié le 26 Décembre 2021 par Lurdo dans Anthologie, Comédie, Christmas, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Les bilans de Lurdo, Noël, Review, Télévision, USA, Yulefest, YouTube

Noël est derrière nous, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Les 12 jours sanglants de Noël, saison 1 - suite et fin : 1x07-12 (12 Deadly Days, season 1 - 2016) :

Après une première moitié de saison surprenante (je ne m'attendais pas à apprécier, mais finalement, malgré des moyens évidemment limités, les six premiers épisodes étaient assez aboutis et variés), je termine la seule et unique saison de cette anthologie YouTube Premium produite par Blumhouse.

- 1x07 - Nuts A' Cracking : Wilbur (Daniel Roebuck), manager régional de sa branche, charge un prestataire mystérieux d'organiser pour ses employés (Timothy DeLaGhetto, Tom Lenk, Christine Woods, Robyn Lively, etc) une fête de bureau inoubliable... mais celle-ci s'avère rapidement être une chasse au trésor mortelle.

Un slasher en huis-clos façon escape game grotesque à l'issue funeste, mais assez anecdotique, notamment parce le boogeyman (un Casse-Noisettes géant) et ses meurtres sont très approximatifs, et que le tout est très criard et télégraphié.

- 1x08 - Elves Ascending : Des cultistes déguisés en lutins (Eric Ochoa, Jesse Merlin) suivant les instructions d'un mystérieux prophète disparu se persuadent que Kris (Steve Talley), un petit arnaqueur, est le Père Noël, et décident de faire de lui leur leader...

De la comédie absurde et surjouée, un peu fauchée et aux rebondissements plutôt prévisibles, mais pas désagréable pour autant. Sans plus.

- 1x09 - Cakes A' Cursing : Freddy (Jayson Blair), un YouTubeur cuisine goûtant les plats que ses spectateurs lui envoient, commence à avoir des visions inquiétantes après avoir mangé un fruitcake maudit qui ne laisse que trois jours à vivre à celui qui le mange... sauf s'il passe le fruitcake à quelqu'un d'autre.

Une relecture festive de l'horreur japonaise à la The Ring, qui réinvente cette tradition du fruitcake immangeable que l'on se refile à Noël dans les pays anglo-saxons. Amusant, bien que très dérivatif, et avec quelques effets efficaces.

- 1x10 - Cameras Rolling : Hunter (Mikey Murphy), un YouTubeur prankster, décide de faire une nouvelle farce à son petit frère Casey (Brayden Ferrell) sous l'œil de ses caméras cachées omniprésentes : il lui offre une poupée lutin supposée exaucer chaque jour de l'Avent le souhait de son propriétaire, et décide de saboter chacun des souhaits de son frère. Mais Hunter ne se doute pas que Casey va faire le souhait de se venger de lui...

Un postulat assez simple (une variation surnaturelle sur le concept de l'Elf on a Shelf américain), qui aurait pu être (en moins sanglant) un épisode de Fais-moi Peur et qui adopte ici un format vidéo de surveillance et caméra en vue subjective pour raconter cette histoire de lutin tueur. Plutôt efficace et avec un Mikey Murphy bien tête à claques.

- 1x11 - Phantoms Frightening/1x12 - Worlds Ending : Lorsque le spectacle de la Nativité de la ville, dirigé par Niko (John Kassir), est menacé par un étrange fantôme, Pepper (Tiya Sircar), l'une des interprètes, recrute les frères Cratchit pour résoudre ce mystère... mais l'un des deux est mort, et les pouvoirs de l'autre sont en panne. Pire : alors que Miles (Jon Fletcher) mène l'enquête, il découvre le sinistre secret du théâtre, et la menace incroyable qui plane sur la planète.

Un gros toutéliage final pour les deux derniers épisodes, qui ramènent la mère excentrique de l'épisode du renne, les deux enquêteurs/fil rouge de la série depuis le pilote, et tous les personnages secondaires aperçus çà et là, présents dans le public du spectacle.

Pas désagréable sur le fond, avec un accouchement démoniaque sur scène et des acteurs impliqués, mais plus inégal et frustrant sur la forme : la série délaisse un peu ce qui faisait sa force pour s'essayer à quelque chose de plus sérialisé, et... ça a tendance à être un peu bavard.

Un manque de moyens d'autant plus évident à la toute fin, qui botte en touche au travers d'une ellipse, faute d'avoir l'argent pour mettre en scène l'affrontement final. Et l'on devine que la production avait envie de revenir sur les personnages dans un projet ultérieur, mais que ça ne s'est jamais fait...

- Bilan -

Au final, une assez bonne surprise que ce 12 Deadly Days dont je n'attendais absolument rien, et qui s'avère être une anthologie tout à fait honorable dans le genre festif.

Certes, ce n'est pas parfait, et la deuxième moitié de la saison m'a semblé plus faible que la première fournée d'épisodes, mais pour une web-série YouTube sans grand budget ni grand nom au casting ou à la production, il n'y a ici rien de honteux, bien au contraire.

Agréable à regarder, en tout cas, et plutôt bien produit par Blumhouse, spécialiste de l'horreur pas cher tournée avec un budget minimaliste.

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Christmas Yulefest 2021 - 42 - Un Garçon nommé Noël (2021)

Publié le 25 Décembre 2021 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Fantastique, USA, Noël, Jeunesse, Christmas, Yulefest, Aventure, Netflix

Noël est arrivé : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Un Garçon nommé Noël (A Boy Called Christmas - 2021) :

Lorsque le Roi du pays enneigé où vivent Nikolas (Henry Lawfull), 13 ans, et son père Joel (Michel Huisman), annonce qu'il est prêt à offrir une récompense conséquente à qui ramènera de l'espoir au peuple du royaume, Joel part en expédition dans le grand Nord, à la recherche du mythique Elfhelm, où vivent des êtres magiques, les lutins. Laissé à la garde de sa tante cruelle (Kristen Wiig), Nikolas est mis à la porte et, avec l'aide d'une petite souris douée de parole (Stephen Merchant) et d'un renne qu'il a soigné, Nikolas part à son tour pour le pays des lutins, pour tenter de retrouver la trace de son géniteur...

Une adaptation d'un livre pour enfants par Gil Kenan (La Cité de l'Ombre, Poltergeist 2015, Monster House), qui s'essaie ici à la magie de Noël, avec un budget conséquent, des effets spéciaux plutôt réussis, et un résultat... honorable.

J'aurais bien du mal à vraiment me montrer beaucoup plus positif que ça tant ce métrage familial m'a laissé ambivalent.

Pas tant pour son côté dérivatif (après tout, raconter les origines du Père Noël passe forcément par un bon paquet d'éléments récurrents et inévitables) que pour l'impression d'artificialité qui se dégage du tout : les décors sont jolis, mais font trop propres, trop studio, trop étudiés et pensés pour des plans calculés au millimètre près ; les costumes sont agréables, mais n'ont pas grand sens et sont plus ornementaux que pratiques ; le casting est efficace, mais le côté diversité de Netflix se voit comme le nez au milieu de la figure, avec des lutins United Colors of Benetton au beau milieu du Cercle polaire ; le récit n'est pas inintéressant, mais on devine de nombreux raccourcis inhérents à l'adaptation d'un livre, certaines ellipses (le sort des chasseurs) et certaines explications ne font pas grand sens, comme ces lutins qui fêtent Christmas/Noël et utilisent le terme tel quel ; les personnages sont sympathiques, mais leur caractérisation est souvent trop sommaire pour vraiment fonctionner (la fée vérité sociopathe passionnée par les explosifs, la marâtre caricaturale jouée par Kristen Wiig) ; la musique est féérique, mais lorgne beaucoup trop sur un mélange d'Elfman et de Williams pour avoir sa propre identité et laisser le moindre souvenir...

Bref, en soi, ce n'est pas mauvais, les animaux numériques sont attachants, et ça évite de trainer en longueur (contrairement à bon nombre de productions Netflix), mais je suis resté étrangement mitigé devant le résultat final (voire même agacé par le sort de ce pauvre Troll explosé alors qu'il venait à peine de se réveiller).

3.5/6

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Christmas Yulefest 2021 - 41 - La Famille Claus 2 (2021)

Publié le 25 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Noël, Netflix, Review, Yulefest, Belgique, Pays-Bas

Noël est arrivé : chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

La Famille Claus 2 (De Familie Claus 2 - 2021) :

Maintenant que Jules Claus (Mo Bakker) connaît le secret de sa famille, il se prépare avec impatience au Noël à venir, pour tout apprendre aux côtés de son grand-père Noël (Jan DeCleir). Mais un jour, il découvre une lettre un peu différente, que Noël rejette aussitôt : une fillette demandant au Père Noël de réunir ses parents séparés. Ne comprenant pas la réaction de son aïeul, Jules décide aussitôt de s'occuper de ce cas assez spécial, quitte à mettre en péril sa carrière de Santa...

Suite du film néerlandais/belge de 2020, qui ne m'avait pas particulièrement convaincu, trop brouillon et peu maîtrisé pour plaire vraiment à un public adulte, ce Famille Claus 2 m'a paru plus réussi et cadré que l'original, aidé par un scénario assez simple et par des personnages n'ayant plus à être présentés.

À l'identique, le slapstick des lutins est ici plus limité, et si le métrage botte un peu en touche autour de tout ce qui concerne la mère et ses relations (avec notamment un coming out bancal d'un personnage secondaire), dans l'ensemble, ça a plutôt bon fond.

Alors certes, la musique est plutôt dérivative, le film un peu trop long, les conflits un peu forcés, et le tout se conclut de manière un peu précipitée, mais dans l'ensemble, ça m'a semblé plus assuré que le premier volet. C'est toujours ça de pris, à défaut d'être exceptionnel.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2021 - 40 - David et les lutins (2021)

Publié le 24 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Noël, Review, Yulefest, Pologne, USA

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

David et les lutins (Dawid i Elfy - 2021) :

Albert (Jakub Zajac), vedette des lutins du Père Noël (Cezary Zak), ne comprend pas pourquoi son patron préfère rester invisible à Noël, et ne profite pas de sa popularité. Il décide alors de rendre visite aux humains, pour tenter de les réjouir avec ses pouvoirs et sa bonne humeur : en vain, et plus Albert passe du temps parmi les humains, plus son esprit de Noël s'estompe. La situation est critique, mais heureusement, Albert peut compter sur le jeune David (Cyprian Grabowski), un garçonnet naïf et plein d'imagination dont les parents (Anna Smolowik, Michal Czernecki) viennent de s'installer à Varsovie, loin des montagnes enneigées où ils passaient Noël tous les ans...

Un film de Noël pour enfants originaire de Pologne et diffusé sur Netflix, pour une production qui évoque tour à tour d'autres métrages festifs comme Elfe, (il n'y a qu'à comparer la pose d'Albert sur l'affiche du film, avec celle de Buddy sur celle de Elfe), Super Noël (la barbe qui pousse...) et tant d'autres, pendant près d'une heure cinquante.

Oui, c'est longuet et mollasson, et pour ne rien arranger, le film a un peu tendance à manquer de cohésion interne, enchaînant les scénettes décousues et parfois superflues (l'ouverture sur la danse de Santa et de son épouse ; d'ailleurs, la majorité des scènes du couple pourrait être éliminée sans que le film n'en pâtisse vraiment), qui tirent un peu trop le tout vers le bas, et affaiblissent l'ensemble du film.

En somme, je n'ai clairement pas été passionné par ce métrage gentiment laborieux et peu marquant, malgré quelques moments sympathiques et inventifs.

2 + 0.25 pour Anna Smolowik, attachante et naturelle en mère de famille dépassée mais tolérante = 2.25/6

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Christmas Yulefest 2021 - 38 - Debbie Macomber's A Mrs. Miracle Christmas (2021)

Publié le 23 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Noël, Religion, Review, Télévision, USA, Yulefest, Hallmark

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Debbie Macomber's A Mrs. Miracle Christmas (2021) :

Parce que sa grand-mère Helen (Paula Shaw) peine à se remettre de la mort de son mari, Laurel (Kaitlin Doubleday) et son époux Will (Steve Lund) choisissent de lui trouver une aide-soignante, malgré leurs difficultés financières. Et lorsque Gloria Merkel (Caroline Rhea) arrive chez eux, ils ne se doutent pas que cette femme excentrique va bouleverser leur quotidien, et amener le couple à retrouver le bonheur...

Quatrième volet de la série des Mrs. Miracle, après Le Bonheur en cadeau, Miracle à Manhattan et Monsieur Miracle, une série à la qualité décroissante reposant toujours sur les mêmes ressorts narratifs, à savoir un ange gardien qui vient aider des humains à trouver l'amour et/ou le bonheur, comme une sorte de Mary Poppins céleste et bienveillante.

Mais ne vous laissez pas tromper par l'affiche colorée et joyeuse présentée ci-dessus : ce reboot de la franchise est un téléfilm Hallmark Movies & Mysteries à l'ancienne. Comprendre : on est ici dans du mélodrame larmoyant adapté d'un roman de Debbie Macomber, et ça en devient presque risible tant le récit rajoute des couches et des couches de traumatisme aux personnages principaux.

Laurel est traumatisée par la mort de sa mère durant son enfance, elle est en froid avec son père, elle ne se remet pas de l'échec d'un placement de bébé l'année précédente, son couple a des problèmes d'argent, elle a perdu son grand-père il y a peu, elle doit s'occuper de sa grand-mère en dépression, elle doit organiser le spectacle de Noël de l'école, blablablabla... n'en jetez plus !

Et quand en prime, le métrage nous joue la carte de la rupture sentimentale dans le dernier quart d'heure, c'est probablement la goutte qui a fait déborder le vase pour moi.

D'autant que l'écriture est fréquemment assez maladroite dans son exposition et dans ses platitudes pseudo-inspirationnelles que Mrs. Miracle assène fréquemment, toujours à la lisière du prosélytisme sans vraiment tomber dedans.

Bref, du mélodrame plein de bons sentiments (après tout, le film met en avant l'importance des familles d'accueil, avec notamment un couple lesbien qui apparaît en filigrane pendant tout le film, avec ses enfants adoptés parfaitement heureux et équilibrés) et de larmes qui s'avèrera assez polarisant : si c'est ce que vous recherchez dans un téléfilm de Noël (de l'émotion, des histoires familiales compliquées et une fin heureuse à l'église), alors ce Mrs. Miracle devrait vous plaire (et visiblement, à en juger par les critiques outre-atlantique, c'est le cas).

Si vous voulez quelque chose de plus léger et de divertissant, passez votre chemin... même si les rapports de Paula Shaw et de Caroline Rhea sont plutôt amusants, tout au long du métrage.

3/6 pour moi (ça reste compétent, mais ce n'est pas ma tasse de thé), probablement un peu plus si l'on est client de ce type de téléfilms.

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Christmas Yulefest 2021 - 37 - A Clüsterfünke Christmas (2021)

Publié le 23 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, Comedy, CC

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

A Clüsterfünke Christmas (2021) :

Cadre dans l'industrie immobilière, Holly (Vella Lovell) est envoyée par son patron à Yuletown, une petite bourgade enneigée passionnée par Noël, où elle doit convaincre les sœurs Clüsterfünke (Ana Gasteyer, Rachel Dratch) de lui vendre leur auberge pour la raser. Mais sur place, Holly tombe sous le charme de Frank (Cheyenne Jackson), le neveu des sœurs Clüsterfünke, alors même que son ex (Ryan McPartlin) vient lui rendre visite pour la reconquérir...

Produit par MTV pour Comedy Central, A Clüsterfünke Christmas a été écrit et conçu par Gasteyer et Dratch comme une parodie des films Hallmark et autres romances de Noël de rigueur à cette période de l'année. Et effectivement, les deux femmes ont bien fait leurs devoirs, en ne laissant pas le moindre aspect du catalogue Hallmark indemne, et en parodiant de manière très caricaturale et assumée tous les clichés inhérents au genre.

Le seul problème, en fait, c'est que tout cela a déjà été fait : je pourrais citer Cup of Cheer, Letters to Satan Claus, Au secours je suis dans un film de Noël ! ; ces dernières années, il est devenu populaire de parodier sarcastiquement le genre des films de Noël, généralement avec des résultats très mitigés, faute de moyens ou de savoir-faire.

Ici, ces problèmes ne se posent pas : le budget est là, la production sait ce qu'elle fait, et le tout ressemble fréquemment à un Digital Short du Saturday Night Live, en mode XXL. Une impression encore renforcée par l'apparition de Maya Rudolph en clone de Mariah Carey, dont les chansons parodiées rythment tout le métrage.

Mais comme je le disais, ACC souffre un peu du fait que bon nombre de ses gags et ressorts comiques parodiant Hallmark ont déjà été soulignés et utilisés ailleurs (parfois même par le SNL) : le film s'attarde ainsi lourdement sur certaines vannes (la représentativité ethnique défaillante, le meilleur copain gay) au point d'en télégraphier largement les chutes, qui tombent alors totalement à plat.

Ce qui passerait inaperçu dans un sketch dynamique du SNL, mais se marie moins bien au format long-métrage, surtout lorsque les scénaristes consacrent une scène entière à de tels gags prévisibles, ou passent de longs moments, tout au long du film, à mettre en place une chute immédiatement évidente (le mariage du BFF gay).

Dans l'ensemble, donc, si ce Clüsterfünke Christmas reste sur le dessus du panier des pastiches de Noël, il est aussi bourré de petits défauts : qualitativement, le film hésite souvent entre ZAZ, Wet Hot American Summer, et les parodies médiocres et balourdes de Friedberg et Seltzer, et si ça se regarde assez facilement, on lève tout de même régulièrement les yeux au ciel, que ce soit parce que l'humour tombe à plat, parce que ça surjoue, ou parce que les clichés du genre sont parodiés de la manière la plus basique possible.

Ça aurait pu être mieux... mais aussi pire.

3.75/6 (je dois avouer avoir bien aimé le running gag des gingerpeople)

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Christmas Yulefest 2021 - 35 - Saying Yes to Christmas (2021)

Publié le 22 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, Lifetime

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Saying Yes to Christmas (2021) :

Apprentie éditrice dans le monde de la publication de livres pour enfants, June (Erika Prevost) est envoyé dans sa ville natale par sa patronne pour y signer un contrat avec une célèbre auteure de passage. Mais sur place, un vœu magique oblige la jeune femme carriériste à dire "oui" à toute invitation relative aux fêtes de Noël : de quoi rendre l'esprit de Noël à Erika, qui retrouve pour l'occasion Blake (Romaine Waite), un séduisant ami d'enfance...

Un téléfilm Lifetime produit par Reel One, avec ce que ça comporte de budget limité et de casting très moyen. C'est notamment le cas pour le personnage de Blake, et c'est l'un des gros points faibles du film : la romance est plate au possible, tant Blake est transparent et quelconque.

Après, avec un schéma très classique mêlant comédie romantique de Noël et film de Jim Carrey (c'est une fusion de Menteur Menteur et de Yes Man, ni plus ni moins), le métrage parvient à reste assez agréable à suivre. C'est principalement grâce à Erika Prevost, très dynamique et attachante, qui met beaucoup d'énergie dans son rôle, et apporte une touche de culture japonaise (notamment par le biais de sa mère) plutôt rafraîchissante.

Ça reste cependant assez caricatural dans l'ensemble, et le récit global finit par être assez mal rythmé (notamment à cause de cette romance fade au possible), mais ça aurait pu être pire.

2.5 + 0.5 pour Prevost = un petit 3/6 (même si ça ne les mérite pas forcément, dans l'absolu)

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Les bilans de Lurdo - Christmas Yulefest 2021 - Les 12 jours sanglants de Noël, saison 1 : première partie (2016)

Publié le 19 Décembre 2021 par Lurdo dans Anthologie, Christmas, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Les bilans de Lurdo, Noël, Review, Télévision, USA, Yulefest, YouTube

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Les 12 jours sanglants de Noël, saison 1 - première partie : 1x01-06 (12 Deadly Days, season 1 - 2016) :

Anthologie en douze épisodes de 25 minutes produits par Blumhouse Television pour YouTube Red (maintenant YouTube Premium), 12 Deadly Days raconte le quotidien des habitants de la ville de Saturn, en Californie, qui, durant les 12 jours précédant Noël, sont confrontés à de nombreux phénomènes surnaturels. Le tout, lié par de petits fils rouges pour faire la transition, et interprété par des YouTubeurs et influenceurs de la plateforme, aux talents d'acteur plus ou moins probants.

- 1x01 - A Haunting at the End of the Street : Hanté chaque Noël par des manifestations inexplicables, Ebenezer Scrooge (Bill Moseley) fait appel aux frères Cratchit (J. Claude Deering, Jon Fletcher), chasseurs de fantômes confirmés récemment installés à Saturn, California...

Un épisode d'ouverture pas désagréable réalisé par Joe Lynch, et qui modernise A Christmas Carol de manière sympathique, même si Bill Moseley y est bien trop caricatural à mon goût et que la YouTubeuse invitée (Meghan Rienks) fait de la figuration en fantôme vengeur.

- 1x02 - Killer Firs : Lorsque son père meure mystérieusement, Willow (Betty Gabriel), une environnementaliste militante, hérite du stand de sapins de ce dernier, mais découvre rapidement que les arbres cachent un sombre secret lié à leur origine...

Plutôt pas mal mené, tout ça, malgré un stand de sapins couvert d'arbres clairement artificiels, et un Burnie de Rooster Teeth assez inégal (il est d'ailleurs souvent filmé de dos, avec des dialogues réenregistrés en post-synchro, ce qui n'est pas une coïncidence).

 - 1x03 - Love Bites : Lizzie (Kaitlin Doubleday), une vampire, en a assez de son quotidien de suceuse de sang, et tombe amoureuse de Nathan (Douglas Smith), le benjamin d'une famille de chasseurs de vampires menés par un patriarche implacable (Jeff Kober)...

Un épisode plus léger et comique sur une romance improbable, ma foi plutôt sympathique. Et Nikki Limo était amusante en meilleure amie vampire de Lizzie.

- 1x04 - Reindeer Games : Gabe (Robert Belushi), un criminel en cavale, renverse et tue un renne du Père Noël. Avec son acolyte Mike (Tré Melvin), ils trouvent refuge chez la mère de Gabe, une excentrique persuadée d'avoir des pouvoirs new-age. Mais lorsque Jeri (Jennifer Elise Cox), un lutin travaillant pour le Pôle Nord, vient avertir Gabe qu'il doit désormais remplacer le renne, et que la transformation a déjà commencé, tout bascule...

Un épisode rigolard et décalé qui est presque trop parodique pour son propre bien, mais qui fonctionne bon gré mal gré, notamment parce que la situation très absurde conserve un fond émotionnel sincère, et que Tré Melvin a des réactions efficaces.

- 1x05 - Coffee Cups : Rebelle et anticonformiste, Judalina (Anna Akana) travaille dans un café indépendant où tout le monde partage sa vision de la vie. Jusqu'au jour où, subitement, le café est transformé en Podd's, succursale formatée d'une grande franchise dont clients et employés semblent tous lobotomisés dès la première gorgée de la boisson festive de la marque...

Un épisode qui ressemble fortement à ce que Chair de poule et Fais-moi peur ! pouvaient produire à la grande époque : de l'épisode anthologique semi-sérieux, façon Body Snatchers, léger et efficace, avec un propos attendu sur le conformisme, une Anna Akana solide et un Sean Gunn mémorable en excentrique complotiste.

- 1x06 - Singers Slaying : Lorsque le garçon qu'elle babysitte s'étouffe en mangeant un bonbon, Morgan (Alexis Zall) fait le choix de faire comme si de rien n'était et de finir sa soirée en feignant la surprise au retour des parents. Mais avant cela, elle doit faire face à un sinistre trio de chanteurs de chants de Noël qui veulent la punir...

Un épisode typiquement Blumhouse dans son approche du genre, une actrice, une maison, des boogeymen efficaces, pour un segment plutôt réussi, même si l'on pourra (vraiment) remettre en question les motivations de la protagoniste. Cela dit, niveau ambiance, ça m'a évoqué, par instants, le cinéma de Dougherty, ce qui n'est pas une mauvaise chose...

(à suivre...)

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Christmas Yulefest 2021 - 23 - Solar Opposites : A Very Solar Opposites Holiday Special (2021)

Publié le 15 Décembre 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Christmas, Les bilans de Lurdo, Noël, Science Fiction, Science-Fiction, Télévision, USA, Yulefest, Review

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Solar Opposites - A Very Solar Opposites Holiday Special (2021) :

Alors que Korvo et sa bande s'apprêtent à fêter Noël, ils décident de s'immerger virtuellement dans La Course au Jouet, un film qu'ils n'ont jamais vu. Rapidement, cependant, il s'avère que la nullité du métrage leur a volé leur esprit de Noël : s'ils veulent le retrouver, ils doivent retourner dans l'univers du film, un univers qui, des décennies plus tard, est devenu un paysage post-apocalyptique dirigé d'une main de fer par le petit Jamie...

Après une saison 2 qui m'avait laissé un peu mitigé, voici un épisode spécial Noël de Solar Opposites, avec au programme, une recherche du véritable sens des fêtes de fin d'année.

Une interrogation à laquelle la série répond, très naturellement, par un bain de sang et de violence, assez typique du travail de McMahan et de Roiland. D'ailleurs, une nouvelle fois, cet épisode aurait très bien être un épisode spécial de Rick et Morty, tant dans son ton que dans sa morale et dans sa forme : une parodie de Jingle All The Way, mâtinée de Mad Max, de Star Wars épisode 9, du Grinch, et de plein d'autres choses, avec beaucoup d'action, de sarcasme, de concepts de science-fiction barrés et un peu de métadiscussion sur la narration et la structure filmique, etc.

Avec en prime une sous-intrigue solo de Pupa, qui joue les bons Samaritains de Noël et réunit un fugueur avec sa famille, sous le regard ému de Jésus Christ : là aussi, malgré le côté apparemment sincère et premier degré du tout, on devine la satire du genre des récits de Noël dégoulinants de bons sentiments et de piété artificielle.

Dans l'ensemble, donc, un épisode de Noël plutôt amusant, dans la droite continuité du reste de la série : c'est divertissant, mais ça continue de paraître un peu dérivatif... ce qui ne gênera pas forcément le spectateur lambda.

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Christmas Yulefest 2021 - 20 - A Kiss Before Christmas (2021)

Publié le 13 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

A Kiss Before Christmas (2021) :

Agent immobilier sur le point de décrocher une promotion, Ethan Holt (James Denton) tente de concilier sa vie professionnelle surbookée avec sa vie de famille, composée de Joyce (Teri Hatcher) et de leurs deux enfants adoptés. Placé dans une situation délicate l'obligeant à compromettre son sens moral, Ethan fait alors le souhait de ne pas avoir à choisir entre famille et argent... mais lorsqu'un étrange Santa Claus de rue exauce son vœu, il se retrouve célibataire, à la tête de son cabinet, embarqué dans une affaire compliquée contre Joyce, qui le déteste. Pire : il n'a que quelque jours pour trouver le bonheur...

La preuve, s'il en fallait encore une, que même la comédie romantique festive la plus générique et prévisible (et dieu sait pourtant que ce Kiss Before Christmas est bourré de clichés : la promotion, la business party du 24/12, le lieu communautaire à sauver avant sa destruction, le protagoniste qui fait passer sa carrière avant son bonheur, le Santa magique, le vœu façon It's a Wonderful Life, le rival professionnel manipulateur, etc, etc, etc) peut être tirée vers le haut par un couple principal à l'alchimie efficace, ici Teri Hatcher et James Denton (qui se connaissent très bien depuis Desperate Housewives).

Ensemble, les deux acteurs ont un rythme familier, une cadence qui fait que tout semble naturel, même les moments de dialogue à l'écriture un peu lourde (il y en a plusieurs, et il n'y a qu'à voir comment Rod Wilson paraît rigide et faux dans son jeu pour comprendre que Hatcher et Denton font parfois des miracles). Et cette alchimie porte tout le métrage, permettant aussi d'éviter les moments les plus clichés (le quiproquo de fin, résolu en trois lignes de dialogues intelligentes), et de jouer un peu avec ces derniers (Hatcher qui se moque allègrement du cliché de la fête de bureau la veille de Noël, par exemple).

Alors ce n'est pas exceptionnel, l'écriture est parfois un peu faiblarde et les seconds rôles peu mémorables (Marilu Henner exceptée), mais malgré un récit très balisé, je ne me suis pas ennuyé. Et puis le fait d'avoir un personnage principal masculin, pas féminin, change un peu du tout venant des rom-coms Hallmark.

3.75/6 (par contre, le flashback 20 ans plus tôt, avec rajeunissement numérique approximatif... il vaut mieux éviter)

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Les bilans de Lurdo - Christmas Yulefest 2021 - Santa Inc., saison 1 (2021)

Publié le 12 Décembre 2021 par Lurdo dans Animation, Christmas, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Noël, Review, Télévision, USA, Yulefest, HBO

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Santa Inc., saison 1 (2021) :

Au Pôle Nord, le moment de choisir un successeur à Santa (Seth Rogen) est venu : Candy Smalls (Sarah Silverman), l'une des lutines les plus gradées du Pôle, est bien décidée à renverser le patriarcat et la discrimination régnant dans les ateliers, pour devenir la première femme Père Noël de l'histoire... mais son ambition dévorante va finir par lui jouer des tours.

Aïe. Si l'on jette un coup d'œil aux critiques des spectateurs, sur le web (imdb, rottentomatoes, etc), on s'aperçoit vite que les huit épisodes d'une vingtaine de minutes de cette série d'animation ont été détestés par tout le monde, comme si c'était là le pire programme de l'univers.

Sauf qu'en fait, rapidement, on réalise que ce Santa Inc. est la cible d'une campagne en ligne de la droite américaine, et que toutes ces critiques se plaignent du gauchisme/féminisme/wokeism/socialisme supposé de la série, utilisant systématiquement tout le vocabulaire très connoté de l'alt-right américaine. Des critiques par ailleurs teintées d'un certain antisémitisme très clair, pas forcément surprenant compte tenu de la présence de Rogen et Silverman en tête d'affiche, du judaïsme assumé (mais sous-exploité) de sa lutine, et des tendances religieuses de la droite américaine.

Difficile de prendre cette accueil public indigné au sérieux, donc, et pourtant... la série est effectivement assez ratée.

Ou plutôt, devrait-on dire, elle cible un public très particulier, tentant de se positionner au carrefour de Shrill (la sitcom précédente de la showrunneuse, effectivement très woke et engagée), de Sausage Party (des mêmes producteurs), des films d'animation Rankin-Bass, le tout chapeauté par l'équipe de Robot Chicken : le résultat est ainsi lourd, poussif, particulièrement graveleux et immature, et assène son message de manière très maladroite.

On se retrouve donc avec une série qui oscille entre humour de frat boy bas de plafond, engagement politique et social, critique de tout et de tout le monde (il y a littéralement un flocon de neige millenial), bons sentiments festifs, etc, le tout avec un rythme assez bancal, qui s'essouffle notamment dans sa dernière ligne droite très (trop) prévisible.

Ce n'est pas désastreux pour autant : visuellement et techniquement, c'est très bien produit, certains gags fonctionnent, certaines péripéties sont plutôt amusantes (tout le passage chez le Lapin de Pâques, le bonhomme de neige qui tente d'échapper à son globe), et l'ambition croissante de Candy est bien représentée, mais le tout semble fréquemment sous-développé, prévisible, et privilégie trop souvent les punchlines en dessous de la ceinture et les personnages à baffer (la famille trashy de Candy, ses deux BFF - une femme en pain d'épice mère au foyer, et une renne slutty à la caractérisation très clichée).

Bref : Santa Inc. est loin de m'avoir convaincu... et ce sentiment est d'autant plus prononcé que je sors à peine de The Pole, qui partage avec Santa Inc. une grande partie de son ADN, mais m'a semblé plus maîtrisé.

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Christmas Yulefest 2021 - 17 - La Fille du Père Noël (2018)

Publié le 11 Décembre 2021 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Noël, Review, Christmas, Yulefest, Danemark

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

La Fille du Père Noël (All I Want for Christmas, aka Julemandens Datter - 2018) :

Fille du Père Noël du Danemark, Lucia (Ella Testa Kusk) voudrait bien assister aux cours de l'école des Pères Noël, cependant réservés aux garçons. Pour cela, elle doit réussir à exaucer le souhait de Albert (Peter Sejer Winther), un garçonnet dont le père archéologue est devenu fou après avoir été attaqué par Krampus...

Un film familial de Noël comme les pays nordiques en produisent tant, des films qui, habituellement, ne franchissent pas nos frontières (à l'instar des nombreux calendriers de l'avent télévisés dans la ligne des Rikikis, et qui, malheureusement, n'ont jamais eu droit à une traduction ou à des sous-titres, même en anglais) ; ici, un récit aux bases originales, et au propos intéressant (féminisme, patriarcat, girl power, etc), qui cependant ne convainc pas vraiment, la faute à un budget assez limité (les postiches sont vraiment cheap et approximatifs), et à un côté festif finalement passé au second plan, derrière des atours de film d'aventures, avec grottes pleines de pièges, exploration à la torche, carte au trésor, etc.

Ce n'est pas désagréable, en soi, et les plus jeunes apprécieront probablement, mais pour un adulte, l'intérêt est nettement plus limité, surtout si le film est visionné dans sa VF fréquemment... laborieuse.

2.75/6

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Christmas Yulefest 2021 - 16 - Next Stop, Christmas (2021)

Publié le 10 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Next Stop, Christmas (2021) :

Chirurgienne célibataire à l'emploi du temps bien rempli, Angie (Lyndsy Fonseca) se prépare à prendre le train pour aller passer Noël en famille, lorsqu'elle croise le chemin d'un mystérieux chef de gare (Christopher Lloyd) qui lui offre un billet étrange. Peu de temps après s'être endormie à bord du train, Angie se réveille alors dix ans dans le passé : elle vient d'obtenir une seconde chance de réussir sa vie sentimentale, et de choisir entre Tyler (Eric Freeman) et Ben (Chandler Massey), son meilleur ami d'enfance...

En théorie, ce téléfilm Hallmark avait tout pour plaire : une actrice principale attachante et dynamique, une histoire de voyage dans le temps renforcée par la présence au casting de Christopher Lloyd et de Lea Thompson (pour une réunion de Retour vers le Futur), un ton globalement léger...

D'ailleurs, outre-atlantique, tout le monde semble avoir adoré, donc je partais assez confiant... et puis non, ça n'a pas fonctionné sur moi. Peut-être parce qu'en fin de compte, l'histoire est assez classique, ses rebondissements prévisibles, et surtout, parce qu'une grosse majorité de la distribution est affreusement transparente - notamment les deux prétendants de l'héroïne, insipides au possible (ce qui enlève une grosse partie de l’intérêt de ce qui est, à la base, une comédie romantique).

Peut-être aussi parce que la musique omniprésente et insistante est envahissante, donnant une impression d'enthousiasme forcé reflété par l'interprétation de Lyndsy Fonseca, assez amusante, décontractée et sarcastique la plupart du temps, mais qui ponctuellement bascule dans une surexcitation artificielle mal canalisée par la production.

Quoiqu'il en soit, Next Stop, Christmas ne m'a pas convaincu, et je ressors donc déçu de ce Polar Express to the Future, dont l'exécution ne m'a jamais semblé à la hauteur de son potentiel ou de ses têtes d'affiche. Dommage.

2.5/6

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