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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #amazon catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1785 : The People We Hate at the Wedding (2022)

Publié le 7 Mars 2023 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, Amazon, USA, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The People We Hate at the Wedding (2022) :

Malgré le peu d'affection et la jalousie qu'ils éprouvent pour elle, Alice (Kristen Bell), maîtresse de son patron marié, et Paul (Ben Platt), qui refuse de céder aux désirs de plan à trois de son compagnon (Karan Soni), finissent par accepter d'assister au mariage de leur demi-sœur Eloise (Cynthia Addai-Robinson), qui vit en Angleterre et profite de la fortune de son père Henrique (Isaach de Bankolé). Ils sont accompagnés de leur mère Donna (Alison Janney), qui a elle-même de mauvais souvenirs de ce dernier...

Au moins, on ne peut pas dire que ce film Amazon adapté d'un livre par la réalisatrice de Petits coups montés, mente sur la marchandise : oui, Alice, Paul (et un peu Donna) sont "les personnes que tout le monde déteste lors d'un mariage". À savoir qu'ils sont jaloux, antipathiques, mesquins, vindicatifs, revanchards, égocentriques, etc, etc, etc, qu'ils menacent de faire capoter le mariage en question, et que le spectateur est pourtant supposé les trouver suffisamment intéressants et attachants pour suivre leur trajectoire pendant une centaine de minutes.

Ce qui aurait pu fonctionner si l'écriture et la réalisation avaient été plus subtiles et maîtrisées, ou si le film avait donné dans la comédie trashouille plus décomplexée. Pas de chance, ici, tout est plus ou moins cousu de fil blanc, un peu forcé (toute la sous-intrigue de Ben Platt est une accumulation de clichés sur les homos, jamais particulièrement drôles ; l'illustration musicale enchaîne les chansons pop non-stop toutes les trois minutes), un peu brouillon (ça multiplie les intrigues parallèles jamais bien équilibrées) et bien trop teinté d'émotion mélodramatique artificielle pour permettre au métrage de se lâcher vraiment (avec notamment toute une sous-intrigue relative à la fausse couche de Kristen Bell qui tombe à plat).

Résultat : le film se regarde, principalement parce que Janney et Bell sont toujours efficaces (Addai-Robinson, par contre, est transparente), mais ça s'arrête là. Ce n'est pas particulièrement drôle, pas particulièrement touchant, et ça ne rassure pas pour Deadpool 3, qui aura les mêmes scénaristes.

2.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1773 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Shotgun Wedding (2023)

Publié le 17 Février 2023 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Cinéma, Romance, St Valentin, Review, Amazon

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques... 

Shotgun Wedding (2023) :

Pour leur mariage, Darcy (Jennifer Lopez) et Tom (Josh Duhamel) ont décidé d'organiser la cérémonie aux Philippines, où ils ont invité toute leur famille, ainsi que quelques connaissances, comme Sean (Lenny Kravitz), l'ex de Darcy. Mais en plein milieu de la cérémonie, des pirates attaquent l'île où ils se trouvent, et prennent tous les invités en otage... sauf les futurs époux, qui n'ont d'autre choix que de tenter de sauver leurs proches avant qu'il ne soit trop tard.

Une comédie romantique d'aventure dont s'acquittent très bien Duhamel et Jennifer Lopez (même si le script a l'air d'avoir été écrit pour un couple plus jeune, et qu'ils n'ont qu'une alchimie limitée), et qui, dans sa dernière ligne droite, s'avère assez pêchu et dynamique... mais qui, le reste du temps, est malheureusement soit gratuitement caricatural et cabotin (toute la mise en place), soit particulièrement prévisible et cousu de fil blanc.

Je n'ai pas détesté, les paysages sont jolis, la distribution est sympathique, mais le tout est globalement inégal, tant au niveau du rythme que l'intérêt, c'est visuellement un peu plat, les personnages secondaires sont trop sous-développés, et globalement, c'est vraiment téléphoné dans ses rebondissements et ses effets.

Pas désagréable, sans plus.

3.25/6 

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Un film, un jour (ou presque) #1770 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Somebody I Used to Know (2023)

Publié le 14 Février 2023 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Romance, Amazon, St Valentin, USA, Drame

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Somebody I Used to Know (2023) :

Productrice d'émissions de tv-réalité à Los Angeles, Ally (Alison Brie) apprend que son émission actuelle est annulée, et décide de retourner passer quelque temps avec sa mère, dans sa petite ville natale. Là, cependant, elle tombe sur Sean (Jay Ellis), son ex, qu'elle avait quitté pour suivre sa carrière dans l'audiovisuel. Aussitôt, le duo retrouve son alchimie d'antan, et Ally s'éprend de nouveau de Sean... jusqu'à ce qu'elle apprenne qu'il est fiancé, et sur le point d'épouser Cassidy (Kiersey Clemons), musicienne punk bisexuelle. Décidée à reconquérir Sean, Ally se fait inviter à la cérémonie, et s'improvise alors vidéaste du mariage de son ex.

Une variation assumée sur le thème du Mariage de mon meilleur ami, coécrite par Alison Brie et Dave Franco, et qui ressemble, au premier abord, à une rom-com Hallmark générique au possible (l'héroïne carriériste qui revient dans sa famille après un revers professionnel, et retombe amoureuse de son ex, resté sur place et ayant choisi une carrière professionnelle manuelle et virile) avant de prendre le même virage que le film de Julia Roberts, à savoir les manigances de l'héroïne, productrice de télé-réalité (et donc forcément manipulatrice), qui tente de mettre des bâtons dans les roues du mariage de son ex.

Sauf qu'ici, tout est fait avec plus de maturité et d'intelligence qu'une rom-com basique Hallmark, et négocie quelques virages plus sincères et surprenants, notamment dans son dernier tiers.

Ajoutez à cela quelques seconds rôles sympathiques (Danny Pudi, Haley Joel Osment, Julie Hagerty), et voilà, une comédie romantique douce-amère, qui abuse certes d'une illustration musicale assez typiquement cinéma indépendant, mais qui s'avère agréable à suivre, bien tenue par une Alison Brie à l'interprétation impeccable, et par une dernière ligne droite qui dévie du schéma habituel des métrages de ce genre.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1765 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : I Want You Back (2022)

Publié le 9 Février 2023 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Romance, USA, Amazon, Review, Cinéma, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

I Want You Back (2022) :

Tous deux subitement célibataires, Peter (Charlie Day) et Emma (Jenny Slate) se rencontrent dans une cage d'escalier et sympathisent. Rapidement, ils mettent au point un plan machiavélique : Peter va tenter de devenir l'ami de Noah (Scott Eastwood), l'ex d'Emma, pour faire capoter son nouveau couple avec la jolie Ginny (Clark Backo), pendant qu'Emma, elle, va tout faire pour séduire Logan (Manny Jacinto), le nouveau compagnon artiste d'Anne (Gina Rodriguez), l'ex de Peter, et provoquer leur rupture....

Une comédie romantique indépendante légèrement corrosive qui, malgré deux acteurs principaux qui ne comptent pas, habituellement, parmi mes acteurs préférés (au contraire), s'avère plutôt sympathique et attachante.

Cette production Amazon ne surprendra pas tant par ses grandes lignes, somme toute très prévisibles (mais bien menée), que par ses digressions excentriques : ici, un numéro touchant issu de The Little Shop of Horrors, là, une amitié improbable qui se noue entre Emma et un enfant...

Et si, effectivement, tout cela rallonge un peu trop la sauce (le film frôle les deux heures, ce qui est un peu inutile), ça donne aussi du corps à cette histoire, et à ces personnages que l'on apprend à apprécier, jamais manichéens et toujours bien développés.

Une bonne surprise, à la fois drôle (sans sombrer dans le cringe) et touchante.

4.25/6 

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Un film, un jour (ou presque) #1764 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Love Accidentally (2022)

Publié le 8 Février 2023 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Romance, Critiques éclair, USA, Amazon, Review, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Love Accidentally (2022) :

Publicitaires rivaux ne se supportant pas et en constante compétition, Alexa (Brenda Song) et Jason (Aaron O'Connell) ne se parlent que pour s'insulter. Sauf par SMS, car un accident téléphonique les a mis en contact par texto, sans qu'ils connaissent l'identité l'un de l'autre : ils commencent alors à faire connaissance et à se rapprocher, sans deviner qu'ils sont en réalité prêts à s'étriper pour la même promotion...

Une comédie romantique Amazon FreeVee au budget très limité et qui aurait aussi bien pu être diffusée sur UpTv ou Ion, tant elle est générique et convenue au possible : encore une fois, on est ici en pleine relecture de Vous avez un message et de Rendez-vous (voir aussi ) appliquée au monde "merveilleux" des publicitaires, et avec, comme souvent, une actrice connue sur le retour dans le rôle de la patronne au grand cœur (Denise Richards).

La production est compétente mais aseptisée, le casting secondaire assez transparent, l'intrigue est cousue de fil blanc, ça cite Jane Austin, bref, c'est un production Hybrid assez typique... mais j'ai vu bien pire.

Après, je ne suis pas forcément objectif, puisque j'ai beaucoup d'affection pour Brenda Song, qui mériterait une carrière plus florissante, mais outre le couple principal sympathique (et pourtant, ça partait mal, avec un Jason particulièrement tête à claques), la réalisation a la bonne idée de mettre en scène ses échanges de SMS de façon dictée, évitant ainsi les scènes répétitives d'acteurs en train de faire semblant de tapoter sur leur smartphone tandis qu'en voix off, ils lisent mollement le contenu de leur correspondance : ici, au moins, ils vocalisent leurs dialogues, et cela leur donne plus de vie.

Ça ne sauve pas le métrage, mais ça lui permet presque d'atteindre la moyenne.

2.5 + 0.25 pour Brenda Song = 2.75/6

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Christmas Yulefest 2022 - 59 - La vérité sur les Rois Mages (2022)

Publié le 6 Janvier 2023 par Lurdo dans Documentaire, Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Histoire, Religion, Espagne, Amazon, Review, Fantastique

Les Rois sont arrivés ! Et chez les Téléphages Anonymesle marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest touche à sa fin.... 

La vérité sur les Rois Mages (Los Reyes Magos : La verdad - 2022) : 

Un mockumentaire espagnol produit pour Amazon qui suit les trois Rois Mages (Mauro Muñiz de Urquiza, Javier Carramiñana Moya, Pedro Gutiérrez Burgos) fatigués, has beens et dépassés par la popularité de Santa Claus et des streamers en tous genre, qui engagent les services d'une nouvelle agente (Camila Viyuela) pour tenter de se remettre au goût du jour pour leur prochaine tournée. Avec au programme relooking, programme sportif, médias sociaux et tutti quanti.

Amusant, bien qu'un peu anecdotique sur la durée, et avec un rythme plutôt inégal. Ça se regarde, cela dit, et les trois Rois Mages ont des personnalités suffisamment affirmées (un est un peu vaniteux et accro aux réseaux sociaux, l'autre est un vieux grincheux, le troisième un Michael Scott en puissance dont la magie est en panne) pour être à la fois attachants, amusants et intrigants.

3.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Christmas Yulefest 2022 - 46 - Ton Noël ou le mien ? (2022)

Publié le 28 Décembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Yulefest, Christmas, UK, Review, Amazon, Romance

Noël est déjà derrière nous : chez les Téléphages Anonymesle marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Ton Noël ou le mien ? (Your Christmas or Mine ? - 2022) :

Jeune couple amoureux, James (Asa Butterfield) et Hayley (Cora Kirk) ont prévu de passer les fêtes de Noël dans leurs familles respectives, chacun de leur côté. Mais au dernier moment, James décide de surprendre sa petite-amie en la rejoignant chez les siens... alors que Hayley fait spontanément de même, de son côté. Chacun découvre alors la famille de l'autre en solo, ainsi que les nombreux secrets qu'ils se dissimulent mutuellement.

Une comédie romantique festive anglaise diffusée sur Amazon Prime, et qui s'avère sympathique, à défaut d'être très marquante ou mémorable. On est dans du vaudeville festif, avec des quiproquos, des mensonges et des grosses ficelles, il y a des visages familiers (Mark Heap, David Bradley, Daniel Mays), quelques moments sentimentaux qui fonctionnent, c'est bien interprété et produit, mais dans l'ensemble, ça reste assez anecdotique.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2022 - 30 - Une bague pour deux (2022)

Publié le 19 Décembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Yulefest, Christmas, Amazon, Romance, USA, Review

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Une bague pour deux (Something from Tiffany's - 2022) :

Venu passer les fêtes de fin d'année à New York avec sa fille Daisy (Leah Jeffries), Ethan (Kendrick Sampson) décide d'acheter une bague de fiançailles pour sa compagne Vanessa (Shay Mitchell), qui doit bientôt les rejoindre. Mais un accident de voiture lui fait croiser le chemin de Gary (Ray Nicholson), venu acheter des boucles d'oreilles plus accessibles pour Rachel (Zoey Deutch), sa petite-amie boulangère, et les deux hommes échangent involontairement leurs cadeaux : lorsque Ethan tente de corriger cette erreur, cependant, il tombe sous le charme de Rachel...

Une comédie romantique festive adaptée d'un roman et produite par Reese Witherspoon et Zoey Deutch pour Amazon Studios, Une bague pour deux propose un métrage assez classique dans le genre du Noël new-yorkais, avec des quiproquos, une héroïne excentrique, une fillette précoce, et des rebondissements assez téléphonés, pour ne pas dire sommaires.

C'est en effet peut-être là le problème principal du film : il est très basique, pour ne pas dire simpliste, à la fois très léger au niveau de la caractérisation, des motivations, des réactions et des quiproquos (tout ce qui concerne le personnage de Ray Nicholson est assez forcé).

Ce n'est pas rédhibitoire, et cela n'empêche pas le duo principal, sympathique, de porter le tout sur ses épaules (même si là encore, le film n'est pas aidé par une Deutch à l'esthétique peu flatteuse et par une écriture qui empêche les personnages de développer une véritable alchimie dans leur relation), mais ça reste globalement anecdotique.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1747 : Samaritan (2022)

Publié le 23 Novembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Action, Fantastique, Science-Fiction, Science Fiction, USA, Thriller, Amazon, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Samaritan (2022) :

À Granite City, l'affrontement de Samaritan et de Nemesis, deux frères ennemis, est entré dans la légende. Mais désormais, les deux surhommes ne sont plus, morts au terme de leur combat fratricide. Le jeune Sam Cleary (Javon Walton), cependant, est persuadé que Samaritan est toujours vivant, vivant sous les traits de Joe Smith (Sylvester Stallone), l'un de ses voisins... et lorsque Cyrus (Pilou Asbæk), un criminel, décide d'endosser l'identité de Nemesis pour semer le chaos dans la ville, Smith est contraint de reprendre le combat...

Un film de superhéros semi-indépendant diffusé sur Amazon, au script initial adapté en comic-book, et qui finit ici par trouver une incarnation cinématographique avec Sylvester Stallone dans le rôle principal. Un Stallone vieillissant et un peu trop boursoufflé/botoxé pour son bien, mais qui reste crédible en superhéros à la retraite, épuisé et en quête de rédemption.

En soi, le film (signé Julius Avery, réalisateur d'Overlord) n'apporte pas grand chose de neuf au genre : il évoque Incassable, le méchant et ses visées politico-socio-anarchiques est un croisement entre le Bane de Nolan et le Joker de Todd Phillips, le tout rappelle bon nombre de films où un vieux héros ronchon finit par reprendre du service au contact d'un jeune enfant enthousiaste, et Stallone reste en pilotage automatique pendant les deux premiers tiers du métrage.

Mais contrairement à la majorité des films à faible budget de ce type, qui font visuellement très pays de l'est, ici, Samaritan assure le spectacle dans sa dernière ligne droite : une grosse scène d'action spectaculaire, au cours de laquelle Stallone se réveille et retrouve sa vigueur d'antan, avec un rebondissement scénaristique télégraphié mais qui fonctionne tout de même, et un final satisfaisant sur de nombreux plans.

Dans l'ensemble, donc, un métrage plutôt agréable à suivre, malgré ses limites apparentes, très DTV. Mais ça reste une surprise relativement sympathique, surtout si l'on n'en attend rien à la base.

3.75 - 0.25 pour les effets numériques laids utilisés pour rajeunir Stallone dans les flashbacks = 3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 44 - L'Exorcisme de ma meilleure amie (2022)

Publié le 1 Novembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Jeunesse, Horreur, Halloween, Fantastique, Oktorrorfest, Amazon, Review, Critiques éclair

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

L'Exorcisme de ma meilleure amie (My Best Friend's Exorcism - 2022) :

Abby (Elsie Fisher) et sa meilleure amie Gretchen (Amiah Miller) sont inséparables, et entourées de leurs amies Margaret (Rachel Ogechi Kanu) et Glee (Cathy Ang), elles décident de passer une soirée dans le chalet lacustre de Margaret. Là, après une séance de Ouija écourtée par l'arrivée de Wally (Clayton Royal Johnson), le petit ami de Margaret, elles prennent toutes du LSD, et Abby et Gretchen partent explorer seules une bâtisse abandonnée, à la réputation sinistre. Gretchen, cependant, n'en revient pas indemne, et semble bien différente, comme possédée par le démon...

Une adaptation d'un roman récent bien accueilli par la critique, et confié à la showrunneuse de la série Good Girls, pour un résultat assez bancal, et jamais vraiment convaincant.

Le problème, en réalité, c'est que le film a le postérieur entre de nombreuses chaises :  d'un côté, il tente d'être une évocation nostalgique (et très caricaturale) des années 80, avec un barrage constant de chansons, de looks, d'objets, de références et de clins d'œil 80s  ; de l'autre, un teen movie sincère et girly renvoyant directement à John Hughes (forcément) ; ailleurs, un film d'exorcisme aux moments horrifiques assez premier degré ; ailleurs encore, une comédie d'horreur parodiant le genre et la religion... le tout, en lorgnant forcément un peu sur Jennifer's Body, et avec un rendu visuel assez fauché (les perruques), qui renforce fréquemment l'impression de regarder un sketch du SNL.

Ajoutez à cela des personnages un peu sous-développés et guère attachants (la quatuor principal, et notamment le duo de tête, sont assez peu sympathiques, en plus de cocher toutes les cases de la désormais incontournable "diversité de plateforme de streaming", avec la blonde caucasienne, la brune juive, l'afroaméricaine et l'asiatique lesbienne qui en pince pour l'autre minorité ethnique), un humour trop discret, un propos à peine survolé, et un démon qui, s'il est techniquement réussi dans son rendu, ressemble plus à un gobelin qu'à quelque chose de menaçant, et est éliminé de manière piteuse au cours d'un climax bâclé... et voilà, un film qui ne convainc guère.

Reste l'interprétation de Gretchen, très impliquée, et les quelques scènes horrifiques qui fonctionnent. Mais le reste est, comme je le disait, assez bancal, dérivatif, et pas très intéressant. Et puis il est vraiment temps d'arrêter avec la nostalgie 80s facile façon Stranger Things, surtout quand elle n'a rien à dire comme ici.

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 03 - Hôtel Transylvanie 4 : Changements monstres (2022)

Publié le 28 Septembre 2022 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Jeunesse, Animation, Comédie, Aventure, USA, Amazon

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Hôtel Transylvanie 4 : Changements monstres (Hotel Transylvania : Transformania - 2022) :

Parce qu'il ne se sent toujours pas accepté par Dracula (Brian Hull), Johnny (Andy Samberg) demande au professeur Van Helsing (Jim Gaffigan) de le transformer en monstre. Dont acte, mais la situation est plus problématique que prévue, puisque Dracula et tous ses amis se retrouve transformés en humains. Pour y remédier, une seule solution : une expédition à l'autre bout du monde, afin de retrouver un cristal magique aux propriétés extraordinaires...

Ultime film de la franchise Hôtel Transylvanie, après un Vacances Monstrueuses peu inspiré, ce quatrième volet directement sorti sur Amazon pour cause de COVID ressemble fortement à une suite direct-to-video, puisque ni Adam Sandler ni Kevin James ne rempilent, remplacés par des doubleurs peu mémorables, et que le script semble combiner approximativement deux idées principales : l'inversion des rôles (les monstres deviennent humains, les humains des monstres) et le film d'aventure en pleine jungle.

Et ça s'arrête à peu près là. Comme d'habitude, c'est assez frénétique, avec une animation très fluide et cartoonesque, et ce n'est pas désagréable en soi, mais le tout reste assez creux et générique, sorti du propos général sur l'acceptation d'autrui, etc, qui est désormais de mise dans toute la série.

Pas grand chose à dire sur ce métrage, en fait. La routine habituelle de la franchise Hôtel Transylvanie, en somme... pas meilleur, pas pire.

3/6

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QUINZAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo : La Fabuleuse Mme Maisel, saison 4 (2022)

Publié le 13 Septembre 2022 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Drame, Histoire, Amazon, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Télévision, USA

Nouvelle fournée de la Fabuleuse Mme Maisel, la série d'Amy Sherman-Palladino et de son époux, avec huit nouveaux épisodes d'une petite heure, qui font suite à une saison 3 à la conclusion ayant divisé...

La Fabuleuse Mme Maisel, saison 4 (2022) :

Renvoyée de la tournée de Shy Baldwin, Midge Maisel tente de retomber sur ses pieds, et fait des choix drastiques pour sa carrière : contrainte de trouver une nouvelle source de revenus, elle devient maîtresse de cérémonie dans un petit cabaret burlesque illégal, tandis que Susie, de son côté, tente d'élargir son catalogue de clients...

Au terme de cette saison 4, force est de constater que La Fabuleuse Mme Maisel a un défaut de plus en plus présent, comme je le mentionnais déjà dans le bilan de la saison précédente : le personnage principal de la série, Midge Maisel, est de plus en plus problématique.

Princesse juive (au sens péjoratif américain du terme) privilégiée, égocentrique, capricieuse, arrogante et autoritaire, Midge avait conclu la saison précédente en révélant presque à tout le monde l'homosexualité de Shy Baldwin (son employeur et star de la chanson) sur scène, histoire de faire rire son public. Un faux pas inadmissible, qui semblait orienter le personnage vers une sérieuse remise en question, et pouvait laisser espérer une saison 4 dans laquelle les Palladino allaient réinventer leur héroïne, ou du moins lui faire prendre conscience de ses nombreux privilèges.

Et puis non. Dès les premières minutes de la saison 4, Midge est de retour sur scène, en colère, réclamant sa vengeance et blâmant son renvoi sur le sexisme de la société. Et puis, quelques minutes plus tard, elle pique une crise en public, et se défoule, à moitié nue, en tabassant le véhicule d'un chauffeur de taxi à coups de branches.

Le message est clair : Midge reste une femme immature que le spectateur est censé trouver charmante, mais qui est, quand on y réfléchit un peu, de plus en plus détestable. Sans ressources et refusant désormais de faire des premières parties d'artistes plus affirmés (parce qu'elle s'estime désormais au dessus de tout ça), elle ne veut pourtant pas changer de train de vie, rachète son appartement, manipule tous les commerçants locaux pour s'assurer des ardoises confortables, et accepte le rôle de présentatrice dans un cabaret burlesque chaotique... dont elle s'empresse de prendre les commandes, donnant des ordres à droite et à gauche comme si elle était la propriétaire des lieux.

Plutôt que de se remettre en question, Midge continue ainsi sur la même lancée, se rapprochant de Lenny Bruce (encore un couple qui a clairement les faveurs des Palladino, mais qui dans les faits n'est pas particulièrement captivant ou intéressant), et n'en faisant qu'à sa tête pendant les trois-quarts de la saison.

Pas de rédemption, pas vraiment d'excuses présentées à Shy (pire, Midge et Susie se rendent à son "mariage", où elles se comportent comme les pires wedding crasheuses au monde, bruyantes, abrasives et délibérément ennuyeuses), tout au plus a-t-on droit, en guise de fin de saison, à un échange un peu plus tendu entre Lenny et Midge, dans lequel Lenny dit ses quatre vérités à la comédienne.

Ou presque. En réalité, il se contente de secouer un peu Midge, de lui dire d'arrêter de se cacher dans son cabaret miteux, et de renouer avec le succès en acceptant des offres qui lui paraissent en dessous d'elle, mais pourraient déboucher sur quelque chose de plus grandiose. Dont acte, Midge décidant aussitôt, en guise de cliffhanger de fin de saison, de passer à la télévision.

Pas de panique, cependant, tout est présenté comme de l'excentricité sympathique et attachante par une Amy Sherman-Palladino clairement très éprise de son personnage principal.

Et heureusement, même si le spectateur peut commencer à trouver que Midge est agaçante, il reste tous les personnages secondaires : Susie et ses clients, c'est inégal, parfois un peu trop caricatural (l'hypnose, la résolution de l'incendie criminel) mais parfois aussi tout simplement émouvant, avec un superbe travail d'Alex Borstein (l'éloge funèbre) ; les parents de Midge restent eux aussi caricaturaux, mais la mère de Midge a droit à une sous-intrigue la plaçant de manière amusante face à la mafia des entremetteuses (avec un caméo de Kelly Bishop en prime) ; Joel, ses parents, sa copine asiatique : pas très passionnant, et globalement en filigrane, mais pas forcément désagréable pour autant.

Et puis il y a de multiples caméos éclair, à droite et à gauche, provenant souvent de l'univers Palladino : outre Bishop, il y a aussi Milo Ventimiglia, pour une petite apparition amusante, Chris Eigeman, Scott Cohen, Jackie Hoffman, John Waters... un petit jeu de "reconnaissez-vous ce visage familier ?" qui trahit clairement le fait que les Palladino se font désormais plaisir, quitte à ce que la saison paraisse un peu décousue et dénuée d'enjeux réels.

Ça reste ainsi très joli visuellement et assez ludique, et bien interprété, mais en éloignant Midge de la scène, et en lançant plein de pistes narratives sans jamais les exploiter pleinement ou les résoudre, la saison semble tourner en rond, refusant de faire progresser Midge dans un sens ou dans l'autre, et donnant l'impression d'un gros surplace autour d'une héroïne privilégiée qui n'a pas l'air décidée à changer...

La saison 5 devrait être la dernière de la série : espérons que les scénaristes font oser secouer un peu tout cela, avant que le parcours de Myriam ne se termine de manière bien décevante.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Les bilans de Lurdo : The Boys, saison 3 (2022)

Publié le 21 Août 2022 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Thriller, Télévision, USA, Amazon, Boys

Après une saison 2 cynique et parfois frustrante, et un spin-off animé amusant, place à la troisième saison de la série d'Eric Kripke pour Amazon, avec huit nouveaux épisodes d'une heure continuant l'escalade de la guerre de Butcher contre les superhéros de l'écurie Vought...

The Boys, saison 3 (2022) :

Alors que Hughie travaille désormais pour le gouvernement, il découvre la véritable nature meurtrière de Victoria (Claudia Doumit), sa collègue qui dissimule ses super-pouvoirs. De quoi le ramener dans le giron de Butcher, qui de son côté se radicalise et choisit d'utiliser de petites doses du Compound V pour obtenir des pouvoirs temporaires, et lutter contre un Homelander à la folie grandissante... d'autant que l'existence de Soldier Boy, superhéros mythique que tout le monde croyait mort, pourrait bien s'avérer le moyen de vaincre Homelander.

À l'instar du comic-book dont elle s'inspire, The Boys n'a jamais été une série particulièrement subtile ou modérée dans son propos et dans sa satire : que ce soit dans sa violence outrancière et sanguinolente, dans son approche des problèmes politiques de la société américaine, ou dans ses parodies du cinéma et des figures superhéroïques, la série de Kripke ne fait pas dans la dentelle, pour le meilleur et pour le pire.

Parce que oui, je l'avoue, alors même que le programme est de plus en plus populaire auprès des critiques et du web, je commence à me lasser de la série, ou pour être plus précis, de son écriture.

Je ne sais pas vraiment ce qui a provoqué chez moi ce sentiment de lassitude, durant le visionnage de cette nouvelle saison. Les thématiques globales, notamment tout le côté "la paternité c'est compliqué", qui me lassent sur la durée ? La facilité de certaines parodies moqueuses, qui se contentent souvent de reprendre ce qui a fait le buzz pour le détourner ("Antman dans Thanos", la parodie du spot de pub de Kylie Jenner, la vidéo Imagine...) ? Le côté générique et peu inspiré de certains détournements superhéroïques (Homelander et la jeune femme voulant se suicider, la Snyder Cut, Soldier Boy) ? La lourdeur de la satire politique (avec un Homelander de plus en plus ouvertement Trumpien, le côté Black Lives Matter de l'intrigue d'A-Train) ? La gratuité de certains moments, façon "on peut le faire, donc pourquoi pas ?" (la comédie musicale avec Kimiko et Frenchie, le caméo de Rogen, etc) ?

C'est probablement un tout, en fait, qui fait que petit à petit, je me désintéresse du programme, et de ses innombrables digressions pas forcément utiles - ce qui n'aide pas, d'autant que les scénaristes continuent leur travail d'humanisation rigolarde des supes (Deep, son couple et son poulpe ; Black Noir, ses animaux animés et son flashback ; A-train et sa pseudo-rédemption engagée) et tentent de donner des sous-intrigues plus ou moins probantes au reste de l'équipe des Boys (je dois dire que Frenchie et la Russe, ça ne m'a pas convaincu ; et que Mother's Milk est toujours bien terne par rapport à sa version papier).

Pourtant, il y a clairement du bon, dans cette saison, à commencer par Jensen Ackles en Soldier Boy, tout simplement excellent en pseudo-Captain America déglingué (au point que j'en suis presque venu à me ranger de son côté, malgré ses innombrables défauts, lorsque le duel final est arrivé) ; on peut aussi saluer le courage de la production, qui a fini par tourner Herogasm (dans une version finalement assez graveleuse et immature, certes, car le tout reste une production Rogen ^^) même si le tout n'avait pas l'ampleur de la version papier ; la structure globale de la saison est compétente, avec de petits coups de mous ici ou là, mais rien de bien méchant, et la radicalisation de Hughie est intéressante.

D'ailleurs, j'ai eu l'impression que la série utilisait un peu plus d'éléments des comics, probablement pour préparer une fin forcément inévitable. La Légende, notamment, réinventée en producteur hollywoodien libidineux interprété par Paul Reiser (très amusant)... mais aussi le parcours de Hughie, les divisions au sein du groupe, les scènes d'action...

Et puis il faut bien reconnaître qu'après une saison 2 plus intéressée par les superhéros que par les Boys, qui restaient trop passifs et en retrait, la série a inversé la vapeur, et donne enfin à ces derniers des pouvoirs et de l'action.

Mais entre la lassitude que j'ai exprimée plus haut (la série succombe trop souvent à mes yeux à de la provoc gratuite et à des scènes choc uniquement là pur créer le buzz et faire jaser), certains détails esthétiques (la différence de carrure de Homelander dans son costume et hors de son costume est toujours perturbante ; Starlight a fait un régime drastique et la production surcompense par un maquillage plus prononcé et un filtre de diffusion flagrant à l'image) ou d'interprétation (Karl Urban a toujours un côté forcé et pseudo-badass à l'image, dans ses poses et ses attitudes ; le français bancal de Tomer Capone est toujours aussi peu probant) qui me dérangent, et le dernier épisode, un peu brouillon, approximatif, plein de facilités gênantes (Frenchie qui bricole du Novitchok en trois minutes dans un labo, les autres qui le font respirer à Soldier Boy par un masque jamais étanche ou bien posé, alors qu'ils sont à dix centimètres du visage de SB...), je suis ressorti de la saison peu enthousiaste ou satisfait.

Ce n'est pas mauvais en soi, le côté technique et l'interprétation répondent toujours présents, et les fans adoreront (d'ailleurs, ils sont nombreux à trouver que c'est la meilleure saison du programme), mais de mon côté, je suis resté sur ma faim.

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Un film, un jour (ou presque) #1716 : Being the Ricardos (2021)

Publié le 16 Août 2022 par Lurdo dans Amazon, Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, Romance, Télévision, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Being the Ricardos (2021) :

Au fait de leur gloire, dans les années 50, Lucille Ball (Nicole Kidman) et Desi Arnaz (Javier Bardem) sont frappés par plusieurs scandales simultanés : d'un côté, la rumeur des infidélités de Desi fait les choux gras de la presse à scandale, et inquiète Lucille ; de l'autre, l'appartenance supposée de cette dernière au Parti communiste remet en question tout ce que le couple a pu accomplir au fil des ans ; et puis il y a la grossesse de Lucy, qui chamboule tous leurs plans...

Après le documentaire d'Amy Poehler sur le couple Ball/Arnaz, j'ai eu envie de m'intéresser à ce biopic signé Aaron Sorkin, sorti sur Amazon, et qui tente de retracer la carrière du duo de manière incisive et originale.

Parce que forcément, qui dit Aaron Sorkin dit aussi une écriture très particulière, très bavarde, intelligente, mais aussi parfois hors sujet ou évidente : les grandes plages d'exposition historique et de remise en contexte placées dans la bouche des protagonistes, certains termes très modernes, la déconstruction même du script (qui utilise les scandales comme élément de base pour revenir, en flashbacks, sur les événements les plus importants de la vie du couple et de leur carrière, le tout encadré par des interviews pseudo-mockumentaires des collègues de Lucille et Desi, de nos jours, face caméra), des approximations délibérées à des fins dramatiques (tout le rapport de Desi au communisme, la chronologie globale), les "visions" de Lucille qui s'imagine les scènes à venir de ses épisodes, en noir et blanc, le format "personne géniale confrontée à l'hostilité du monde qui l'entoure, mais qui finit par triompher envers et contre tout", il y a plein d'éléments qui trahissent un peu l'identité du scénariste et son style si particulier, à la fois ambitieux, nerveux et un peu prétentieux.

Et puis il y a le problème Nicole Kidman, rendu encore plus évident après avoir vu le documentaire récemment : Kidman est excellente, et parvient parfaitement à reproduire la voix si particulière de Lucille Ball... mais elle ne lui ressemble pas du tout physiquement, ni dans sa gestuelle. Pire : le visage botoxé et couvert de latex (pour tenter de la faire ressembler un peu plus à Ball), Kidman est constamment un pied dans l'Uncanny Valley, pas assez expressive pour singer Ball, et d'apparence trop lisse pour paraître humaine.

C'est embêtant, malgré tous les efforts de l'actrice pour transmettre les émotions et le tourment d'une Lucille Ball stressée et constamment sous pression. Bardem passe mieux, dans un rôle de latin lover assez ironiquement en retrait par rapport à Kidman, mais tout aussi investi - reste que plusieurs choix créatifs sont problématiques, comme ces scènes où les deux acteurs sont numériquement rajeunis pour raconter leur rencontre.

Heureusement, autour du couple principal, la distribution secondaire est là pour assurer : JK Simmons, mais aussi, Tony Hale, notamment, qui est excellent dans un rôle plus sérieux et dramatique que ceux dans lesquels on a l'habitude de le voir.

Pour un semi-biopic, le style Sorkin ne convainc cependant que partiellement, tour à tour pertinent, surprenant, mais parfois aussi maladroit, fourre-tout ou gênant. Et comme le bonhomme est aussi derrière la caméra, le résultat est visuellement assez quelconque, pas très mémorable ou stylisé.

Plus gênant, peut-être, il ne parvient pas vraiment à retranscrire à l'écran l'énergie comique de Lucille Ball, préférant décrire tous ses autres aspects (professionnelle, exigeante, intelligente, volontaire, autoritaire, amoureuse, etc) - outre son visage figé (alors que Ball était ultra-expressive), Kidman n'a pas les facilités de Ball pour la comédie physique et pour le slapstick, et est donc réduite à exprimer le talent comique de celle-ci au travers de dialogues typiquement sorkiniens, au répondant acéré, mais qu'elle partage avec les autres personnages du film.

Bref, un biopic honorable, mais qui ne m'a que partiellement convaincu, trop brouillon, maladroit dans ses thématiques, et avec un couple principal un peu frustrant. Cela dit, ça reste tout de même intéressant.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1711 : Lucy and Desi (2022)

Publié le 9 Août 2022 par Lurdo dans Amazon, Documentaire, Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Review, USA, Télévision, Histoire, Biographie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Lucy and Desi (2022) :

Un documentaire assez scolaire et académique, réalisé par Amy Poehler, et qui revient sur le destin de Lucille Ball et Desi Arnaz, couple d'acteurs comiques mariés qui ont su capitaliser sur le succès de leur sitcom I Love Lucy pour créer un empire (les studios Desilu, qui ont produit Star Trek, Mission Impossible, etc) malgré leurs difficultés maritales et les problèmes inhérents à la société américaine (racisme, anti-communisme, etc).

Plutôt intéressant, à vrai dire, pour nous autres français qui sommes totalement étrangers au phénomène Lucille Ball, véritable pionnière de l'industrie télévisuelle et cinématographique, et qui sert outre-Atlantique de modèle à bon nombre d'actrices/productrices d'aujourd'hui.

C'est probablement pour cela qu'Amy Poehler a décidé de réaliser ce métrage, et que le tout s'avère très admiratif de ses sujets : parfois, certaines interventions semblent étrangement sur la défensive (l'historienne qui a passé plus de 20 ans à étudier le couple et qui semble très investie dans leur histoire), et le tout se concentre vraiment sur l'histoire d'amour compliquée du duo (à grands renforts d'images d'archive, d'extraits audio d'entretiens et d'enregistrements faits par Lucille, et de vidéos familiales tournées par le couple), plutôt que de trop s'attarder sur les détails de leurs innovations et de ce qui faisait vraiment leur talent (ce sujet est tout de même largement abordé, mais c'est l’émotion et les sentiments qui intéressent vraiment Poehler).

Mais ce n'est pas plus mal ainsi, et Lucy and Desi parvient à émouvoir, notamment sur la fin, lorsque Lucille Ball reçoit une standing ovation de toute l'industrie lors d'une cérémonie de récompenses, quelques jours à peine après la mort de Desi, et quelques secondes après un message posthume de ce dernier particulièrement touchant.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1688 : SEMAINE COMÉDIE FRANÇAISE - Flashback (2021)

Publié le 13 Juillet 2022 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Cinéma, Histoire, France, Review, Fantastique, Amazon

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Flashback (2021) :

Charlie (Caroline Vigneaux), avocate sans scrupules et sarcastique, devient l'objet de l'attention de tous les médias après sa défense réussie et scandaleuse d'un violeur. Mais lorsqu'un chauffeur de taxi mystérieux (Issa Doumbia) la ramène d'une soirée un peu arrosée, Charlie se réveille dans le passé, sautant d'époque en époque et croisant le chemin des femmes les plus célèbres (ou méconnues) de l'Histoire de France, pour une leçon de féminisme inattendue...

Une comédie française fantastique écrite, réalisée et interprétée par l'humoriste Caroline Vigneaux pour une diffusion sur Amazon Prime, et qui lorgne sur un schéma narratif éprouvé (Christmas Carol, tout ça) pour dérouler son propos engagé et féministe... finalement assez classique et prévisible.

Avec sa structure de quasi-film à sketches (une époque, dix minutes, un caméo et on passe à autre chose), Flashback s'avère en effet plutôt générique, jamais suffisamment développé pour marquer les esprits, jamais suffisamment original pour éviter les clichés (Issa Doumbia est un magical negro comme on essaie de les éviter depuis des années dans le cinéma anglo-saxon...), avec quelques blagues dont on aurait pu se passer (les vannes sur le prénom de l'héroïne, où est Charlie, Je suis Charlie, etc), et dont la leçon sur le féminisme est finalement trop superficielle pour convaincre.

Après, pour un premier film, c'est honorable, et ce n'est pas pire (ni meilleur) que la majorité des comédies françaises. Mais bon.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1686 : SEMAINE COMÉDIE FRANÇAISE - Haters (2021)

Publié le 11 Juillet 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Amazon, Romance

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Haters (2021) :

YouTubeur populaire, Thomas le lama (Kev Adams) connaît un bad buzz lorsque sa vidéo de demande en mariage vire à la catastrophe, et qu'il devient la risée du web. Avec son ami caméraman (Estéban), Tom décide alors de parcourir la France pour se venger de ses haters en les rencontrant tous un par un...

Et on commence cette Semaine consacrée au cinéma comique français... par un film de Kev Adams, ce qui, compte tenu de mon opinion de ses films précédents, m'a fait placer assez bas la barre de mes attentes.

Surtout que le concept même du film est une resucée de ce que Kevin Smith avait déjà fait à la fin de son Jay et Silent Bob contre-attaquent, en 2001, et qu'ici, c'est un prétexte à un défilé de visages connus, comme autant de caméos venus dire bonjour pendant quelques minutes (Elie Semoun, Nadia Farès, Philippe Lacheau, Frank Dubosc, Fred Testot, Audrey Fleurot, Vincent Desagnat, JCVD, Olivier Girous, William Baldwin, Pascal Demolon...), et donner l'illusion d'un scénario construit.

Alors ponctuellement, en fonction des intervenants, le film parvient à faire sourire (Estéban tient bien le sien ^^, et est plus naturel et crédible que la moitié des intervenants du métrage), mais le tout reste une succession de vignettes à l'intérêt très variable, qui ressemble presque à une web-série dans son format (un hater/un guest/un épisode), qui se finit de manière archi-prévisible et qui part parfois dans une direction assez... malaisante cringe gênante (tout le passage chez les gitans/roumains... aïe)

2/6

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Les bilans de Lurdo : Upload, saison 2 (2022)

Publié le 5 Juin 2022 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, Sitcom, Télévision, USA, Amazon

Seconde saison de cette série d'anticipation du créateur de The Office, une série diffusée sur Amazon et qui, sans être mauvaise, n'avait pas forcément laissé de souvenirs impérissables à ses spectateurs : mélange de comédie satirique, de thriller et de romance impossible, le tout se trouvait souvent le postérieur entre plusieurs chaises, sans jamais totalement convaincre dans l'une ou l'autre des catégories.

Au point d'avoir oublié les trois-quarts de la saison 1 alors que j'entame cette nouvelle fournée de sept épisodes d'une petite demi-heure...

Upload, saison 2 (2022) :

Séparés par la technologie, Nathan (Robbie Amell) et Nora (Andy Allo) ont pris des directions différentes : lui est coincé dans l'au-delà d'Horizon, avec une Ingrid (Allegra Edwards) toujours plus collante, et elle a rejoint le camp des Ludds, un groupuscule anti-technologie qui a prévu de saboter Horizon. Et il reste toujours l'affaire du meurtre de Nathan, qui reste irrésolue...

Et malheureusement, cette seconde saison assez brève continue de confirmer les tendances de la première, avec un programme s'éloignant de plus en plus de la comédie, pour insister sur quelque chose de pas très abouti.

Attention, le ton général reste léger et ponctuellement, des idées amusantes surnagent ici et là, mais alors que la série peinait déjà à équilibrer ses différentes facettes (romance, satire, sitcom, enquête sur un meurtre...), ici, elle s'engage dans une voie contestataire et anti-capitaliste non seulement un peu hypocrite (vu que le tout est produit pour Amazon), mais qui est trop superficielle pour convaincre.

L'humour passe ainsi au troisième plan, la romance est désormais quasi-impossible (les deux personnages principaux passent une bonne partie de la saison séparés), la satire reste assez basique, et l'enquête sur le meurtre est laissée en filigrane (voire oubliée en cours de route), les scénaristes préférant consacrer de longues scènes aux Ludds, un mouvement terroriste rebelle luddite à la limite de la secte, dans lequel Nora est embarquée de manière un peu abrupte dans le season premiere.

On se retrouve ainsi avec de l'espionnage industriel, beaucoup de scènes dans le monde réel, une Ingrid omniprésente (à l'écriture souvent bipolaire), des personnages secondaires pas très attachants (la stagiaire, Aleesha de plus en plus abrasive, la patronne excentrique), de la politique américaine insérée au forceps (les swing states, la restriction du droit de vote, etc), et surtout une étrange impression de compression des intrigues générales, comme si une saison de 10 épisodes avait été amputée de trois épisodes en cours de route, obligeant les scénaristes à éliminer beaucoup de tissu connectif et de gras, et à faire évoluer de manière catapultée toutes les relations (notamment celle de Nora et de Matteo).

C'est ultra-maladroit, assez inabouti, et comme le tout se termine par un cliffhanger assez frustrant, on se retrouve avec une saison bancale et peu satisfaisante, qui ne laissera pas un souvenir impérissable...

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Critiques éclair - Star Trek Picard 2x10 + bilan (2022)

Publié le 28 Mai 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Amazon, CBS, USA, Picard

Allez, courage, plus qu'un épisode pour ce qui est une saison clairement ratée de Picard, brouillonne, sans direction et sans maîtrise...

Star Trek Picard, saison 2 (2022) :

- 2x10 : Alors que le lancement de la mission Europa est imminent, Picard et compagnie doivent tout faire pour s'assurer de son bon déroulement...

*soupir*

Une petite cinquantaine de minutes jamais cohésives, avec un compte à rebours artificiel, des drones qui ne servent qu'à donner quelque chose à faire à Rios et compagnie pendant quelques minutes, et toute une succession de scénettes assez détachées les unes des autres, n'ayant pour vocation que de boucler au plus vite toutes les sous-intrigues pour arriver à une conclusion Picardo-centrique extrêmement prévisible.

À ce titre, je n'ai pu m'empêcher d'éclater de rire en voyant débarquer Wesley Crusher, sorti de nulle part et promu de Voyageur à une sorte de Guetteur interdimensionnel ; de me facepalmer en voyant le dossier papier "Projet Khan" de Soong ; de pouffer en entendant la décision de Rios de rester sur Terre (et donc de se prendre de plein fouet la Seconde Guerre Civile et la Troisième Guerre Mondiale imminentes) ; ou encore de lever les yeux au ciel au moment de la mort de Tallinn...

Seul surnagent, dans tout cela, les adieux de Q à Picard. C'est touchant, c'est juste, c'est presque émouvant, et c'est bien la seule chose de réussie dans ce season finale.

- Bilan -

Ça avait plutôt bien commencé, en fait. Après une saison 1 de Picard à côté de la plaque, et une saison 4 de Discovery prenant un peu l'eau de partout, on se disait que cette saison 2 de Picard, à l'équipe créative modifiée, ne pourrait pas faire pire... et le season premiere semblait partir dans une direction intéressante.

Et puis finalement, non.

Trop préoccupée par l'idée de faire de Picard le centre du monde The Next Generation, et de trouver quelque chose à faire aux autres acteurs sous contrat, la saison 2 de Picard a rapidement viré à une sorte de best-of faisandé et dérivatif de la franchise Trek (Borgs, voyage temporel, réalité alternative dystopique, Q, etc) où rien n'est bien développé, introduit ou justifié, une compilation phagocytée par une "étude psychologique" du personnage de Picard, qui ressemblait surtout à un moyen pour un Patrick Stewart frêle et vieillissant d'exorciser certains de ses traumatismes psychologiques d'enfance bien réels.

Résultat, on s'ennuie, ça n'avance pas, ça multiplie les entorses à la continuité, à la logique, à la cohérence interne, et surtout ça promet la présence de Q qui, malheureusement, ne doit être en tout et pour tout que dans une demi-douzaine de scènes de la saison (ironiquement, les meilleures du lot).

Jamais surprenante, jamais intéressante, bourrée d'éléments superflus, approximatifs et mal utilisés, Picard saison 2 est un ratage. Mais à ce point de la résurrection de la franchise, fallait-il en attendre autre chose ?

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Les bilans de Lurdo : La légende de Vox Machina, saison 1 (2022)

Publié le 15 Mai 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Animation, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, USA, Amazon

Douze épisodes d'une vingtaine de minutes produit pour Amazon par le studio à l'origine de Star Trek Lower Decks (entre autres) et adaptés de la première campagne Donjons et Dragons de la guilde Critical Role, dont les 115 épisodes de la websérie ont pris place entre 2015 et 2017 sous la direction de Matt Mercer, maître du jeu de la troupe (et depuis grand gourou du JDR en ligne)...

La légende de Vox Machina, saison 1 (The Legend of Vox Machina, season 1 - 2022) :

Les aventures plus ou moins héroïques de la guilde d'aventuriers Vox Machina, composée de Vex (Laura Bailey) et Vax (Liam O'Brien) jumeaux demi-elfes, de Pike (Ashley Johnson), prêtresse gnome, de Percival (Taliesin Jaffe), humain maniant les armes à feu, de Keyleth (Marisha Ray), demi-elfe druide, de Grog (Travis Willingham), barbare goliath, et de Scanlan (Sam Riegel), barde gnome...

Pour être totalement franc, je n'ai jamais vraiment accroché à la troupe de Critical Role et à ses campagnes de Donjons et Dragons - pourtant, je n'ai aucun mal à adhérer à une bande de potes qui jouent ensemble à des jeux de rôles sans se prendre au sérieux (j'aime ainsi beaucoup la guilde des Oxventuriers et leur GM Johnny Chiodini), mais Critical Role m'a toujours laissé de marbre, et ce depuis leur toute première aventure.

Peut-être est-ce le fait de voir des acteurs professionnels en mode représentation parfois un peu forcée, la caractérisation de certains personnages (le passé tragique assez cliché de certains, notamment), la tendance au mélodrame du tout ou le style de GM de Matt Mercer qui me rebutent, je ne sais pas trop...

Quoiqu'il en soit, je n'ai aucun souvenir de ce que j'ai déjà regardé de la troupe, et notamment de leur première campagne, ici adaptée sous forme animée. Une première campagne qui arrive, dans la série, après un premier double épisode pas particulièrement convaincant, car à la fois trop brouillon (rien n'est expliqué pour qui n'est pas familier de D&D, les présentations se font dans l'action de manière approximative, le rythme est inégal et les moments sérieux artificiels), très basique et aux ruptures de ton pas forcément maîtrisées (une scène avec de la gaudriole, de la nudité ou des vannes graveleuses, une autre ultra-mélodramatique et sérieuse).

Ensuite, ça s'améliore un peu, même si l'on sent que les traits et la caractérisation, déjà simplistes, ont été forcés lors du passage à l'animation ; les personnages sont ainsi plus caricaturaux (Gilmore, flamboyant au possible), les intrigues simplifiées, et le tout peine à se détacher des origines rôlistes du tout, avec ce que cela comporte de clichés et d'événements télégraphiés.

Il y a ainsi énormément de combats (ça remplit du temps d'antenne, c'est pratique), des zombies (forcément), des personnages sommaires et dérivatifs (lui, c'est Drax ; lui, c'est un personnage d'anime aux origines tragiques qui a conclu un pacte avec un démon pour se venger ; elle, c'est une elfe à l'ours domestique et au passé tragique ; lui, c'est le barde queutard qui ne parle que de cul ; elle, c'est l'elfe balbutiante et maladroite, etc ; elle, c'est la prêtresse en pleine crise de Foi), des rebondissements téléphonés (le Pike ex machina contre les hordes de créatures des ténèbres, la sœur de Percival sous influence, le cliffhanger creux sur l'elfette des bois entre la vie et la mort)...

Bref, ce n'est pas au niveau de l'écriture qu'il faut vraiment chercher l'intérêt de la série, tant tout m'a semblé assez générique et peu inventif. Le déséquilibre de ton, avec un calibrage aux alentours de 20 % d'humour et 80 % de serious business ultra-mélodramatique (pas aidé par le fait que cette première campagne est centrée autour d'un personnage affreusement cliché, avec son démon qui s'exprime par des "Nous" façon symbiote) passe notamment assez moyennement, surtout compte tenu de la manière dont les intrigues et la campagne sont condensées et compressées pour tenir en dix épisodes (+ 2 d'introduction).

Après, même si je n'ai pas été vraiment convaincu par l'écriture et le déroulement de cette première saison/campagne, je reconnais que visuellement, c'est plutôt efficace et dynamique (sauf les effets 3d, très inégaux). Et paradoxalement, si son contraste avec l'émotion™ et les grands sentiments™ est fréquemment assez rude, j'ai fini par apprécier ce personnage de barde déglingué qui apporte de la légèreté à quelque chose qui se prend bien trop au sérieux.

Quoiqu'il en soit, il ne fait nul doute à mes yeux, cependant, que les fans de Critical Role y trouveront leur compte, ravis de retrouver leurs personnages préférés à l'écran et parfaitement satisfaits du déroulé assez classique de l'aventure. Personnellement, cependant, j'ai trouvé ça... moyen, avec quelques moments plus efficaces que d'autres, mais jamais suffisamment pour que cela dépasse le stade des intentions, et fonctionne pleinement en temps que récit de fiction à part entière (le rythme est finalement assez en dents de scie, avec probablement un peu trop de combats).

En attendant de voir si la seconde campagne sera plus inspirée...

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Critiques éclair - Star Trek Picard 2x07-09 (2022)

Publié le 14 Mai 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Amazon, CBS, USA, Picard

Il n'aura pas fallu longtemps pour que la saison 2 de Picard parte en piqué (qualitativement parlant), et se plante de manière spectaculaire, en s'embourbant dans des digressions et des épisodes sans intérêt. Mais allez, courage, il reste 4 épisodes, et il est toujours possible de remonter la pente... non ?

Star Trek Picard, saison 2 (2022) :

- 2x07 : Tallinn plonge dans le cerveau de Picard pour tenter de l'aider à affronter ses peurs, qui le maintiennent dans le coma...

Un gloubiboulga indigeste. Voilà à quoi ressemble cet épisode.

Entre Patrick Stewart qui utilise la série pour expier les démons de sa vie réelle (il est à ce jour toujours en thérapie pour avoir assisté aux violences conjugales de son père sur sa mère, durant son enfance), la retcon de l'histoire familiale de Picard, fils d'une mère bipolaire non soignée et d'un père... menaçant ? (pas vraiment, en fait, et interprété par James Callis), le remplissage pas possible de Seven et Raffi qui cherchent Jurati, celui, tout aussi honteux, de Rios qui amène sa copine et son fils à bord de son vaisseau ("I work in outer space", haha, clin d'œil, coup de coude au fan qui connaît ses classiques, qu'est-ce qu'on rigole), sans oublier le simple fait que Picard sort de son coma à mi-épisode et part aussitôt voir Guinan pour invoquer Q comme un génie sortant d'une bouteille... sauf que ça ne fonctionne pas, et que tout ce petit monde est arrêté par le FBI.

Difficile de trouver quelque chose de positif à dire, ici : c'est de la psychologie de comptoir assez mal articulée, qui se mêle à un récit jamais maîtrisé, qui s'éparpille et est bourré de moments WTF (la reine Borg qui casse une vitre dans un bar pour déclencher une dose d'endorphines...).

- 2x08 : Arrêtés par l'agent Wells du FBI, Guinan et Picard sont interrogés par ce dernier, persuadés qu'ils viennent d'une autre planète...

Il m'est de plus en plus difficile de s'accrocher à cette saison totalement statique et insipide, aux dialogues semblant écrits par un thérapeute (ou un étudiant en psychologie) - ce qui est d'ailleurs un peu un problème récurrent du Trek actuel, cf Discovery.

C'est bien simple, entre Seven et Raffi qui tournent en rond, Rios qui drague, Picard et Guinan qui nous refont les X-files du pauvre avec un sous-Mulder à la biographie cousue de fil blanc, et le mélodrame familial des Soong rattaché à l'arrache au reste de la saison... il n'y a bien que le bref passage de John DeLancie, toujours impeccable et particulièrement juste et efficace, qui mérite d'être sauvé ici.

- 2x09 : Picard et compagnie tentent d'empêcher Jurati et les Borgs de prendre le contrôle de La Sirena, en se réfugiant dans la demeure familiale des Picard...

Elle est marrante, cette série : on croit toujours que ça ne pourra pas être pire, et puis les scénaristes se plient en quatre pour y parvenir.

Ici, dans l'avant-dernier épisode de la saison, pas de Q, pas de Guinan, mais un Soong qui fait toujours pièce rapportée, à la tête de commandos borgifiés qui assiègent le "Château Picard". De l'action ultra-creuse, pas particulièrement bien filmée (et pas aidée par d'affreux plans-travellings numériques qui survolent la demeure familiale et les vignes alentours) et qui permet à tout ce petit monde de faire du remplissage... et de la thérapie.

Car oui, Star Trek Thérapie continue, avec toujours des dialogues aux envolées lyriques et aux platitudes pseudo-profondes improbables, auxquelles les acteurs tentent de donner du poids et de la résonance. Ici, notamment, on a droit à un Picard qui se souvient du suicide de sa mère, raison apparente de son caractère émotionnellement distant tout au long de sa vie (ce qui nous vaut, au passage, un petit coup de rétrocontinuité maladroite tentant d'expliquer pourquoi Jean-Luc prenait le thé avec sa mère âgée dans un épisode de TNG) ; on a aussi Seven of Nine qui nous explique que Starfleet n'a jamais voulu d'elle car elle était Borg - une réplique clairement supposée en dire long sur la discrimination des humains envers d'autres espèces... mais aussitôt désamorcée par une Seven qui flingue du Borg à tour de bras en criant "ils sont Borgs, pas humains !" ; ah, et j'ai failli oublier Elnor qui revient en tant qu'"hologramme de combat", ce qui, apparemment, pour les scénaristes, équivaut à un être holographique possédant tous les souvenirs et les sentiments du vrai Elnor... Mouais.

Reste Alison Pill, toujours excellente, et qui, sans surprise, refera une apparition probable en reine borg quand la série revisitera l'auto-destruction du premier épisode de la saison (on sent bien venir un Jean-Luc Picard qui, ayant appris à se débarrasser de ses traumatismes du passé, annulera l'auto-destruction, et découvrira que les Borgs de Jurati sont pacifiques et que leurs intentions sont pures et sincères - ce sera probablement ça, la nouvelle leçon de Q à Picard).

(à suivre)

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Critiques éclair - Star Trek Picard 2x04-06 (2022)

Publié le 23 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Amazon, CBS, USA, Picard

Après un tout début de saison qui laissait espérer une amélioration dans la direction de la série, Picard est retombé dans ses pires travers, se contentant de répéter maladroitement des figures imposées de la saga Trek (voyage temporel, univers miroir, borgs, etc), comme autant de cache-misères peinant à dissimuler un tournage que l'on devine sans budget et limité par la pandémie. Ce qui n'excuse pas pour autant la paresse scénaristique du programme, qui fait déjà du surplace au bout de trois épisodes...

Star Trek Picard, saison 2 (2022) :

- 2x04 : Seven et Raffi tentent de retrouver Rios, emprisonné par l'immigration. Picard, lui, rencontre une Guinan (Ito Aghayere) bien différente de celle qu'il connaît...

*soupir*... Passons sur les apparents problèmes de continuité, qui voient Guinan changer de visage, changer de psychologie, et ne pas reconnaître Picard - entre l'option univers parallèle, monde inventé de toutes pièces par Q et les explications bancales des scénaristes en interview, on comprend vite qu'il vaut mieux ne pas tenter de trouver la moindre logique dans tout ça, ni essayer de rattacher le tout à la continuité d'origine (même si l'épisode s'y efforce vraiment avec le retour du punk de Star Trek IV, clairement là pour renvoyer directement à Kirk & co).

Passons sur le propos bancal et désabusé critiquant l'humanité d'aujourd'hui, ou plutôt l'Amérique d'aujourd'hui (car le tout est clairement centré sur les USA et leurs problèmes) : environnement, immigration, pauvreté, racisme, on a droit à toute la panoplie maladroite du scénariste qui dénonce, et c'est amené avec de gros sabots.

Passons sur les grosses ficelles narratives du type Seven qui sait parfaitement conduire une voiture de police à transmission manuelle, Raffi qui pirate instantanément l'immigration américaine "parce que tout est connecté"...

Non, le vrai problème, c'est qu'il ne se passe rien du tout durant l'épisode, à l'image de cette pseudo-poursuite en voiture, durant laquelle personne ne semble poursuivre Seven et Raffi jusqu'à la toute fin.

Bon, il y a bien la conclusion, avec Q sans pouvoirs, et une référence aux Superviseurs de l'épisode Mission : Terre de TOS, mais dans l'ensemble, c'est l'encéphalogramme plat.

- 2x05 : Jean-Luc Picard tente de comprendre ce qu'il fait là, et qui est Tallinn, la Guetteuse...

Je crois que c'est de plus en plus évident : les scénaristes de Picard n'ont aucune idée de ce qu'ils font ou de comment structurer leur saison.

On était avec Guinan 2.0 et la Guetteuse/Superviseuse, mais non, il faut désormais combiner en moins de 40 minutes tout cela, l'évasion de Rios (bâclée), les manigances de la Reine Borg (qui devient ici un ersatz de Scorpius dans Farscape), en y rajoutant, histoire de dire, Renée Picard, l'ancêtre cosmonaute dépressive de Jean-Luc (à trois jours de son départ pour la Mission Europa, elle fait des crises d'anxiété - m'est avis qu'elle aurait été remplacée depuis longtemps IRL), manipulée par Q, ainsi que le Dr. Soong et sa fille (histoire de ramener Brent Spiner et Isa Briones de manière bien artificielle), eux aussi manipulés par Q (d'une manière qui rappelle fortement l'ouverture de ST Into Darkness), et de finir sur un pseudo-Ocean's Eleven/Mission Impossible du pauvre durant lequel Picard et compagnie doivent infiltrer une soirée mondaine.

On va faire simple, cet épisode est un gros bordel décousu, bourré de facilités (la moitié du cast qui ne sert à rien, tout le concept de l'équipe venue du futur et dotée de moyens techniques et surnaturels surpuissants qui galèrent à infiltrer une soirée mondaine), d'approximations (tout ce qui a trait à la France) et de grosses ficelles faiblardes et agaçantes (la retcon de la personnalité de Jurati, présentée désormais comme une nerd solitaire et abandonnée de tous, ce qu'elle n'était pas du tout en saison 1 ; cette tendance à toujours tout ramener à une poignée de personnages plus importants que tout pour la destinée de l'univers...).

Reste DeLancie, excellent et les scènes Reine Borg/Jurati, qui fonctionnent, mais ça s'arrête là.

- 2x06 : Picard et son équipe tentent de convaincre Renée de ne pas abandonner sa mission spatiale...

Salle des scénaristes de Picard, 22h45 :

"- Dites, les copains scénaristes, puisque cette saison est la saison du recyclage best-of de Next Gen et qu'on a Jonathan Frakes à la réalisation, ça ne vous dirait pas de faire un passage Dixon Hill dans l'holodeck, comme dans First Contact ?

- Pas possible, les personnages sont en 2024, et n'ont pas d'holodeck sous la main...

- On n'a qu'à remplacer ça par une soirée de gala, et on trouvera bien un moyen de faire chanter quelqu'un, en mode vamp sexy... "

Les clichés continuent et s'accumulent, entre la structure de l'épisode in media res, avec déroulement de l'épisode en temps quasi-réel (l'épisode n'atteint même pas les 40 minutes) et flashbacks récurrents x minutes plus tôt (c'était déjà une astuce de scénario faisandée à l'époque de 24 heures Chrono ou d'Alias, alors en 2022...), le passage chanté totalement gratuit, les superpouvoirs de Jurati coincée dans cette sous-intrigue façon Farscape (je le vois venir gros comme un camion, l'inévitable futur rebondissement sur l'identité de la Reine borg masquée du premier épisode de la saison), les secrets évidents de Soong et de sa fille, ou encore la promesse d'un prochain épisode "dans la tête de Picard", passage obligé de toutes les séries fantastiques des années 90, qui va certainement déclencher bien des facepalms picardiens en nous révélant le traumatisme d'enfance de Jean-Luc.

*soupir*

Vivement la fin de cette saison, que tout soit rebooté par Q (d'ailleurs totalement absent de l'épisode).

(à suivre)

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Les bilans de Lurdo : The Boys presents - Diabolical, saison 1 (2022)

Publié le 10 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Animation, Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Télévision, USA, Amazon, Boys

Anthologie animée en 8 épisodes de 11 minutes, The Boys presents : Diabolical se propose de raconter de petites histoires prenant place dans l'univers des Boys, la série d'Amazon... ou presque, puisqu'on est plus là dans une série de courts-métrages inspirés de l'univers de The Boys, sans forcément appartenir à la même continuité.

The Boys presents - Diabolical, saison 1 (2022) :

- 1x01 - "Laser Baby's Day Out" : un employé de Vought tente de sauver un bébé doté de pouvoirs incontrôlables...

Plutôt sympathique, ce court muet écrit par Evan Goldberg et Seth Rogen, et animé dans le style des vieux cartoons façon Warner et compagnie. C'est ultra-gore et violent, mais le contraste fonctionne bien avec le style innocent, et le slapstick inhérent au genre.

- 1x02 - "An Animated Short Where Pissed-Off Supes Kill Their Parents" : un groupe de supers aux pouvoirs lamentables décide de se venger de Vought et de leurs parents en tuant ces derniers...

Parodie de Red Band Society par Justin Roiland, on retrouve ici le style et le ton des œuvres de ce dernier, comme Rick et Morty, ainsi qu'un paquet de noms familiers au doublage (Roiland, Kevin Smith, Kenan Thompson, Gary Anthony Williams, Christian Slater, Ben Schwartz, etc), pour un résultat amusant et bourrin, sans plus.

- 1x03 - "I'm Your Pusher" : Butcher s'introduit chez OD, dealer de drogues des plus grands superhéros...

Un épisode dans le style et la continuité des comic-books d'origine, écrit par Garth Ennis himself, avec là encore un casting vocal mémorable (Kieran Culkin, Dominique McElligott, Kevin Michael Richardson, Michael Cera, Jason Isaacs, Simon Pegg, Antony Starr), pour un résultat efficace dans la droite lignée de la bande dessinée.

- 1x04 - "Boyd in 3D" : un homme timide essaie un produit expérimental Vought qui lui confère un physique d'Apollon, ce qui lui permet de séduire sa voisine...

Chris Diamantopoulos, Kumail Nanjiani et Nasim Pedrad (entre autres), au casting vocal de cet épisode écrit par la scénariste de la série Broad City, au style visuel supposément européen, et qui adopte globalement un ton comique pour une satire des réseaux sociaux et du culte de l'apparence. Pas désagréable, même si anecdotique, et manquant un peu de mordant (sauf sur la toute fin).

- 1x05 - "BFFS" : une jeune femme consomme du Compound V, et découvre qu'elle peut parler à ses déjections...

Aïe. Un style anime, et Awkwafina au scénario et au doublage (ainsi que Seth Rogen et Chace Crawford), pour un épisode à l'humour de stoner pipi-caca qui ne m'a pas du convaincu.

- 1x06 - "Nubian vs Nubian" : une fillette tente d'empêcher le divorce de ses parents superhéros avec l'aide de leur adversaire de toujours.

Amusant, ce segment écrit par Aisha Tyler, qui double l'un des personnages principaux aux côtés de Don Cheadle. Sans plus.

- 1x07 - "John and Sun-Hee" : un homme de ménage de Vought dérobe du Compound V pour soigner sa femme, atteinte d'un cancer... mais ce dernier prend vie et devient incontrôlable.

Andy Samberg surprend à l'écriture d'un segment d'inspiration asiatique à la fois poétique, grotesque et violent. Plutôt réussi.

- 1x08 - "One Plus One Equals Two" : la première mission de Homelander vire au désastre...

Un épisode in-continuity, doublé par les acteurs de la série, et qui s'avère plutôt efficace, à défaut de surprendre.

- Bilan -

Dans l'ensemble, une anthologie intéressante à suivre, principalement parce qu'elle propose des styles visuels et narratifs totalement différents, mais qui s'intègrent bien dans l'univers de The Boys. Une bonne surprise, donc, même si le tout reste forcément un peu inégal, reposant fréquemment sur un gore et une violence immatures pour choquer le spectateur, sans forcément aller beaucoup plus loin que cela.

Mais bon, c'est un peu devenu la marque de fabrique de tout ce que produisent Goldberg et Rogen (et donc de la série The Boys, déjà assez grâtinée sur ce plan dans sa forme papier) donc on ne peut décemment pas être surpris quand ces caractéristiques (ainsi que l'humour en dessous de la ceinture) se trouvent un peu amplifiées par le format animé.

Et puis honnêtement, même pas 90 minutes au total, ça passe comme une lettre à la poste.

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Critiques éclair - Star Trek Picard 2x01-03 (2022)

Publié le 2 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, USA, Amazon, CBS, Picard

Après une saison 1 assez frustrante et agaçante, pleine d'idées mal avisées, mal traitées et peu probantes, revoilà Picard pour une seconde saison, cette fois-ci confiée à Akiva Goldsman et au showrunner du reboot de MacGyver. Promesse d'un changement de direction, ou signe d'une nouvelle saison encore moins maîtrisée et intéressante ? Wait and see...

Star Trek Picard, saison 2 (2022) :

2x01 : lorsqu'une faille interdimensionnelle s'ouvre dans l'espace, et qu'un message demande l'aide de Picard, l'Amiral quitte la Terre pour rejoindre son équipe à bord du Stargazer, et se mesurer à ce phénomène énigmatique.

Une reprise pas désagréable, qui semble faire table rase du passé et soft-rebooter la saison précédente, en repartant dans une direction totalement différente... et ce n'est pas plus mal.

Bon, on pourra toujours grincer des dents devant l'in media res inutile, le générique toujours aussi hors-sujet, les thématiques assénées dans les dialogues avec la légèreté d'un tractopelle, le fanservice évident, ou encore le traumatisme d'enfance de Picard, que l'on devine en filigrane... mais dans l'ensemble, en comparaison des dernières saisons de Discovery, ou même de la précédente saison de Picard, c'est un bon niveau au-dessus.

On est donc partis pour une saison sur le thème de la vieillesse et de l'héritage, du temps qui passe, avec un best-of des éléments récurrents de la franchise : les Borgs, le voyage temporel, les univers parallèles, Q...

À voir comment tout cela va évoluer à l'avenir : pour l'instant, ça se regarde sans s'ennuyer. Ce qui est déjà pas mal.

2x02 : Picard et ses alliés découvrent que Q (John De Lancie) les a transportés dans une réalité parallèle où la Fédération est la Confédération, un empire cruel et xénophobe exterminant toutes les autres races de la galaxie...

Bizarre. Bizarre de voir à quel point cet épisode a reçu un accueil enthousiaste de la part des fans, même les plus blasés et critiques de la nouvelle orientation de la franchise. Bizarre, parce qu'en étant un tant soit peu objectif, et en mettant de côté un inévitable attachement de fan aux personnages de Picard et de Q, on réalise bien vite que ce second épisode de près d'une heure fait énormément de surplace et prend largement son temps pour lancer les enjeux de la saison... au point que l'on pourrait presque se demander si ce n'était pas là le season premiere original, tant il aurait pu fonctionner comme tel.

Pire : on se trouve dans la droite lignée de la vision Star Trek de Kurtman & co, qui s'amuse à présenter sans la moindre subtilité un futur dark & gritty (souvenez-vous de la saison 1), ici une Confédération terrienne nazie et génocidaire (autrement dit, un Empire Terran dont on aurait vaguement camouflé l'identité, histoire de ne pas trop laisser paraître le repompage sur l'Univers-Miroir), pour donner un tout bourré de références à ce qu'aiment les fans, mais finalement assez creux.

Et donc, au terme de ce second épisode, une fois que le mari de Seven (Garrett Wang n'était pas disponible ?) aura été évacué, on va repartir dans le passé, dans le Los Angeles de 2024. Il n'y a pas à dire, Picard sait faire rêver.

2x03 : Picard et son équipe arrivent dans le Los Angeles de 2024, et tandis que Rios, Seven et Raffi tentent de trouver le Guetteur leur permettant de sauver le futur, Picard et Jurati essaient de ramener la Reine Borg à la vie...

Mouais.

Retour en 2024, avec un Picard qui nous rejoue Star Trek IV : The Voyage Home avec de gros sabots, et de nombreux moments assez peu convaincants : la mort d'Elnor (qui ne peut se lire que de deux manières : comme une tentative gratuite de créer de l'émotion, alors que tout va revenir à la normale à la fin de cette saison, ou comme un moyen de se débarrasser d'un personnage devenu inutile), Picard qui se fait passer un savon par Raffi, une reprise pourrie de California Dreaming, Rios qui se prend pour Chekov et qui fait tout ce qu'on lui a dit de ne pas faire (slapstick, hôpital, forces de l'ordre, pièce d'équipement perdue, avec en prime une romance avec un médecin mère célibataire, personnage bien cliché au possible), et surtout un rythme mollasson et bavard, qui donne l'impression de faire beaucoup de remplissage.

Il y a bien une scène ou deux sympathiques, principalement au niveau de Jurati et de son assimilation volontaire, bien interprétée, mais honnêtement, ça s'arrête là, et les ficelles globales me paraissent bien trop grosses pour le bien de la série.

(à suivre)

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2021 - Truth Seekers, saison 1 (2020)

Publié le 26 Septembre 2021 par Lurdo dans Comédie, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Thriller, Télévision, UK, Amazon, Science Fiction, Science-Fiction

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, durant tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Truth Seekers, saison 1 (2020) :

Meilleur technicien de l'opérateur Smyle, dirigé par David (Simon Pegg), Gus (Nick Frost) est aussi un chasseur de fantômes et de phénomènes paranormaux qui publie ses vidéos sur YouTube, au grand dam de son beau-père Richard (Malcolm McDowell), qui vit avec lui. Mais lorsqu'on lui associe un nouveau partenaire de travail, Elton John (Samson Kayo), Gus va soudain être directement mis en contact avec un monde surnaturel qu'il n'avait jusqu'alors vu qu'en imagination, notamment lorsque les deux hommes croisent le chemin d'Astrid (Emma D'Arcy), et sont impliqués dans une conspiration des plus funestes...

Une production Amazon produite par Simon Pegg et Nick Frost, et co-écrite par le duo, ainsi que par James Serafinowicz (frère de Peter) et Nat Saunders (scénariste de comédies télévisées et du film SOS : Save our Skins). Au programme, huit épisodes d'une petite demi-heure mêlant horreur, fantastique et comédie, pour un résultat un peu inégal, sans être pour autant désagréable.

Le problème, en fait, c'est que le ton global de la série semble parfois hésitant : l'humour n'est pas aussi appuyé que dans la plupart des autres collaborations Pegg/Frost, et cède ainsi fréquemment la place à une horreur plus frontale et marquée.

On sent que la fine équipe a voulu mêler les genres et produire quelque chose de différent, notamment au niveau de la réalisation très "voyeuriste" (la caméra est fréquemment en mode fish-eye avec contours floutés). Et la série passe donc constamment d'un humour léger à un surnaturel macabre, pour revenir à du fantastique très Doctor Who, et repartir à nouveau dans une autre direction.

Ce n'est pas totalement maîtrisé, c'est relativement brouillon, mais ça se regarde, notamment parce que la distribution est motivée et qu'il y a toujours un certain savoir-faire typiquement british... Je mentirais cependant en disant avoir totalement accroché au programme, malgré la présence de multiples visages familiers (Kevin Eldon, Malcolm McDowell, Kelly Macdonald...).

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