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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #uk catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1677 : Master Moley - By Royal Invitation (2020)

Publié le 28 Juin 2022 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, Télévision, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Master Moley - By Royal Invitation (2019) :

Lorsque le grimoire magique du monde des taupes se réveille, les taupes des quatre coins du monde arrivent à MoleTown pour y élire le nouveau gardien du livre, choisi parmi les taupes les plus héroïques. Et c'est Moley (Warwick Davis), jeune taupe timide éprise de Mona Lisa (Gemma Arterton), qui devient le nouveau gardien du grimoire, après avoir rendu une visite aux jardins de la Reine d'Angleterre pour y dérober une rose chatoyante aux mains du cruel jardinier royal (Richard E. Grant)... lequel cherche à se venger.

Pilote festif d'une série d'animation britannique adaptée d'histoires pour enfants écrites par un entrepreneur anglais ayant décidé d'en faire un empire multimédia et de dominer le secteur (selon ses propres mots), ce court-métrage d'une petite demi-heure présente le personnage principal et son univers, dans un récit joliment animé, à la distribution vocale assez sympathique, et typiquement british (Davis, Arterton, Richard E. Grant, Charles Dance, Julie Walters).

Agréable à regarder, même s'il reste tout de même pas mal d'éléments inutiles et maladroits (le livre magique omnipotent, le côté Élu malgré lui, le numéro musical, l'accent français du personnage d'Arterton) ; cela dit, ça a bon fond.

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1671 : Les Boxtrolls (2014)

Publié le 20 Juin 2022 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Boxtrolls (The Boxtrolls - 2014) :

Dans la ville de Cheesebridge, obsédée par les fromages en tous genres, Archibald Snatcher (Ben Kingsley) obtient du maire Lord Portley-Rind (Jared Harris) l'autorisation de traquer et d'exterminer tous les Boxtrolls, des créatures vivant cachées dans le sous-sol de la ville, et que Snatcher accuse de kidnapper des enfants. Mais les Boxtrolls sont en réalité des êtres pacifiques, comme peut en attester Eggs (Isaac Hempstead Wright), un jeune garçon humain élevé parmi les Trolls...

Un film d'animation en stop-motion des studios Laika qui, comme la plupart des œuvres de ce studio (Coraline, ParaNorman), possède une identité visuelle unique, et un humour très à part : on adhère ou pas à ce côté grotesque et très stylisé, à cette ambiance étrangement macabre et british, reste que la maîtrise technique est bel et bien là, que le propos social qui sous-tend le récit a une certaine résonance, et que le tout est plutôt attachant.

Après, encore une fois, c'est assez polarisant, et l'esthétique pourra en rebuter plus d'un, tout comme le scénario un peu brouillon (la toute fin est un peu à rallonge). Mais personnellement, j'ai apprécié, impressionné par le travail abattu, tout en reconnaissant les limites du projet (par exemple, je ne suis pas très fan du doublage d'Elle Fanning, compétent mais qui ne se marie pas forcément bien au personnage et à l'âge de celui-ci ; et le travestissement récurrent de Snatcher en "Madame Frou Frou" tombe un peu à plat).

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1663 : SEMAINE MIKE MYERS - Austin Powers dans Goldmember (2002)

Publié le 9 Juin 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Histoire, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, UK, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Austin Powers dans Goldmember (Austin Powers in Goldmember - 2002) :

Le Dr Evil décide de remonter le temps jusqu'en 1975, pour y faire équipe avec le maléfique Goldmember (Mike Myers) pour mettre en place un rayon tracteur et attirer une météorite immense sur Terre. Mais Austin Powers et la séduisante Foxxy Cleopatra (Beyonce Knowles) s'opposent à ces plans diaboliques...

Un troisième volet dont je ne gardais, bizarrement, pas grand souvenir, et en le revoyant aujourd'hui, je comprends vite pourquoi : à l'instar des deux premiers volets, Goldmember utilise jusqu'à plus soif les mêmes formules, les mêmes ressorts comiques, les mêmes gags, parfois poussés plus loin (du bigger louder, en somme), mais ici, tout semble... déséquilibré.

Un peu comme si tout le monde s'était laissé emporter par l'enthousiasme ambiant, et avait oublié de recadrer un peu les errances du scénario, les moments en roue libre de Mike Myers, le manque d'enjeux, et tout et tout. Goldmember, notamment, est un personnage inabouti, assez transparent, clairement sous-développé et jamais particulièrement drôle.

Plus amusant, cela dit, le fait de s'apercevoir, à postériori, que Spectre (avec Daniel Craig) a totalement repompé le rebondissement final de cet Austin Powers sur la fraternité de Evil et d'Austin. Sauf que, bien entendu, Spectre l'a fait au premier degré, alors que dans Goldmember, si ce n'était pas indispensable (la saga laisse, amha, trop de place aux daddy issues de tout le monde), cela se justifiait par le double rôle de Myers.

Après, que dire d'autre sur ce métrage un peu décousu ? Ça reste fidèle aux épisodes précédents, ça se regarde malgré quelques vannes vraiment redondantes (tout ce qui concerne la Taupe tombe vraiment à plat), des numéros musicaux gratuits, du slapstick inégal et un peu trop de caméos...

Mais à nouveau, sans surprise, ce troisième volet ne restera pas dans ma mémoire : l'effet de surprise est passé, et la franchise Austin Powers aurait eu besoin de se renouveler plutôt que de décliner (brièvement) la même recette à la sauce 70s.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1662 : SEMAINE MIKE MYERS - Austin Powers 2 - L'Espion qui m'a tirée (1999)

Publié le 8 Juin 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Histoire, Musique, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, UK, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Austin Powers 2 - L'Espion qui m'a tirée (Austin Powers : The Spy Who Shagged Me - 1999) :

Bien décidé à se venger d'Austin Powers, le Dr. Evil utilise une machine à voyager dans le temps pour remonter en 1969 et dérober le mojo d'Austin, alors cryogénisé. Austin fait alors de même et, avec l'aide de la séduisante Felicity Shagwell (Heather Graham), il tente d'empêcher Evil et son clone, Mini-Me, de changer le cours de l'Histoire...

On prend les mêmes (personnages, concepts, mise en forme et, fréquemment, gags) et on recommence, en bénéficiant d'un budget deux fois plus important que précédemment et mettant les bouchées doubles à tous les niveaux : plus d'années 60, plus de sous-entendus et de vannes graveleuses, plus de moments chorégraphiés, plus de musique, plus de tout, en fait.

Et honnêtement, ça fonctionne peu ou prou autant que le premier film, même si ce n'est pas exempt de scories : toujours une propension à laisser certains gags ou certaines scènes durer un peu trop longtemps, certains personnages sont légèrement trop poussés (Fat Bastard, avec Myers qui refait son accent écossais, a quelques répliques amusantes, mais reste assez limité en intérêt), il y a du placement produit maladroit, et un abus (délibéré) de références pop modernes.

Mais les nouveaux personnages, comme Mini Me, joyeusement absurde et psychopathe, Rob Lowe en jeune Robert Wagner, Frau Farbissina ou encore Felicity Shagwell (une Heather Graham qui a l'air de s'éclater, et donne plus de personnalité à son personnage que Hurley dans le premier), l'époque, et toujours cette tendance à partir dans l'absurde, le méta, le décalé, qui assure que Myers et son équipe ne prennent jamais trop au sérieux leur personnage principal et ses aventures, et ont conscience des défauts de leur écriture.

Bref, ça reste sympathique, le final est plutôt efficace, et le gag récurrent du montage "Regardez, là haut, ça ressemble à une grosse..." fonctionne vraiment trop bien pour faire la fine bouche.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1661 : SEMAINE MIKE MYERS - Austin Powers (1997)

Publié le 7 Juin 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Histoire, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, USA, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Austin Powers (Austin Powers : International Man of Mystery - 1997) :

En 1997, pour lutter contre le maléfique Dr. Evil (Mike Myers), récemment revenu à la vie et décidé à conquérir le monde moderne, les services secrets britanniques décryogénisent Austin Powers (Mike Myers), super-espion séducteur issu des années 60, et demandent à Vanessa Kensington (Elizabeth Hurley) de l'aider à se réacclimater à notre époque...

Un pastiche toujours amusant des films d'espionnages des 60s et de James Bond, cet Austin Powers, fréquemment plus intelligent qu'on ne veut ben le dire, passe plutôt bien au revisionnage : ça reste plein de seconds rôles bien castés, la réalisation et le montage sont inventifs (les interludes musicaux, les scènes de "nudité avec des objets") et s'il y a bien quelques petits flottements ici ou là (le syndrome du gag ou du sketch laissé en roue libre et coupé bien trop tard), ainsi que quelques approximations (Elizabeth Hurley est assez inégale dans certaines scènes, oubliant ponctuellement de réagir dans certaines fusillades ou surjouant à d'autres moments), le film fonctionne toujours plutôt bien, porté à bout de bras par Myers dans ses deux rôles principaux.

Pas forcément un chef d'œuvre de subtilité ou toujours de très bon goût, mais la bonne humeur générale et le charme des 60s font que cette comédie décomplexée conserve son mojo, même 25 ans après sa sortie.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1657 : One Shot (2021)

Publié le 1 Juin 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Thriller, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

One Shot (2021) :

Une équipe de Navy Seals, menés par Jake Harris (Scott Adkins), accompagne une représentante de la CIA (Ashley Greene) jusqu'à une île où se trouve une base secrète de détention de la CIA, pour en extraire Amin Mansur (Waleed Elgadi), présumé terroriste. Mais bien vite, la base est attaquée, et Harris devient le seul homme capable de sauver la situation...

Un thriller d'action anglais assez frustrant, car très ambitieux (l'intégralité du film est tournée de manière à simuler un unique plan séquence... comme l'indique le nom du film, à double sens) mais aussi très frustrant, car le tout ne s'élève jamais au delà de son statut d'actioner DTV au propos politique bancal.

C'est dommage, car le tour de force technique est assez impressionnant, et tout le monde se donne vraiment à cet exercice complexe (même si Ryan Phillippe est un peu en surjeu total)... mais sur la durée, le film finit par ronronner, et par perdre notablement de son intérêt. À voir par curiosité, sans plus.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1656 : Hollywood Bulldogs (2021)

Publié le 31 Mai 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Review, UK

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Hollywood Bulldogs - The Rise and Falls of the Great British Stuntman (2021) :

Un documentaire assez intéressant consacré aux grands noms du monde des cascadeurs anglais, ceux que l'on a retrouvé au fil des ans dans tous les grands métrages cultes du Septième Art : les Indiana Jones, les James Bond, tous les films d'action et d'aventure des années 60-70-80, et bien plus encore.

Au travers de nombreuses interviews de ces incontournables toujours bien vivants (Vic Armstrong, Raymond Austin, Jim Dowdall, Richard Hammatt, Frank Henson, Greg Powell, etc), de nombreuses images d'archive et extraits de films, et du commentaire très... british de Ray Winstone, ce documentaire complet et nostalgique retrace les débuts très amateurs du métier, qui attirait alors criminels, boxeurs, et anciens soldats, et qui a évolué en quelque chose de plus familial, voire presque parfois de mafieux, et qui au fil des ans, s'est professionnalisé jusqu'à devenir une référence en son domaine.

Plutôt exhaustif et ludique, tout ça, en plus de s'intéresser, bien entendu, aux réactions plus personnelles de tous ces hommes face au danger, au deuil et aux sacrifices inhérents à leur discipline, ainsi qu'à l'évolution de celle-ci, avec les effets numériques et les nouvelles générations aux origines et aux vocations bien différentes.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1654 : Whisky Galore ! (2016)

Publié le 27 Mai 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, Romance, UK, Écosse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Whisky Galore ! (2016) :

En 1941, les habitants de la petite île écossaise de Todday sont confrontés à un problème de taille : les stocks de whisky de l'île sont épuisés, et le rationnement dû à la guerre empêche leur réapprovisionnement. Jusqu'à ce qu'un navire s'échoue au large de l'île, avec à son bord 50 000 caisses de whisky : le village se mobilise alors pour dérober ces réserves... malgré la surveillance du Capitaine Waggett (Eddie Izzard), de la Home Guard, et des douanes locales.

Un remake malheureusement assez plat du classique des studios Ealing, ce Whisky Galore bénéficie pourtant de la présence incontournable de Eddie Izzard dans l'un des rôles principaux, et de décors naturels splendides (forcément, l'Écosse...).

Mais une photographie assez terne et désaturée, un côté visuellement télévisuel, ainsi qu'un vrai manque d'énergie et de peps font que ce métrage paraît souvent inerte, raide, et jamais suffisamment drôle ou attachant pour susciter un véritable intérêt.

Dommage, parce je partais conquis d'avance, mais il manque vraiment un je-ne-sais-quoi pour que la mayonnaise prenne : No alcohol was consumed in the making of this movie... c'est peut-être ça le problème, en fait.

3/6, et encore...

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Un film, un jour (ou presque) #1644 : Les Animaux Fantastiques - Les Secrets de Dumbledore (2022)

Publié le 13 Mai 2022 par Lurdo dans Aventure, Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Jeunesse, Comédie, UK, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Animaux Fantastiques - Les Secrets de Dumbledore (Fantastic Beasts : The Secrets of Dumbledore - 2022) :

Le camp des alliés d'Albus Dumbledore (Jude Law) tente toujours d'empêcher l'arrivée au pouvoir de Grindelwald (Mads Mikkelsen), avec cette fois-ci pour cible un animal fantastique, le Qilin, capable de décider qui est digne de prendre la tête du monde des Sorciers.

Franchement, je suis bien embêté à l'idée d'écrire une critique de cet Animaux fantastiques 3, tant je ne sais pas par quel bout la prendre. En fait, je crois que tout pourrait être résumé à un simple fait : ce Secrets de Dumbledore, qui se déroule explicitement en 1932, explique textuellement au travers de ses dialogues qu'un an à peine s'est écoulé depuis le premier film et la rencontre de Newt et Jacob. Qui a eu lieu en 1926.

À partir de là, est-il vraiment nécessaire de développer plus avant à quel point ce troisième métrage est un rapiéçage bancal d'animaux fantastiques (un peu plus que dans le deuxième), de politique vaguement cohérente (tout le concept de l'ascension au pouvoir de Grindelwald, qui passe d'ennemi public numéro 1 à futur président des Sorciers en trois minutes chrono, est, au mieux, tiré par les cheveux), de fanservice flagrant (tous les passages à Hogwarts, avec la musique de John Williams poussée à fond) et de problèmes de continuité (l'évolution de Credence est bancale au possible, et son identité réelle retconnée de manière maladroite ; Nagini est aux abonnées absentes, tout comme Tina qui ne revient que dans les dernières minutes ; la façon dont Queenie est pardonnée en un clin d'œil après avoir volontairement choisi le camp du maniaque raciste et génocidaire est WTF ; etc, etc, etc) ?

Plus que jamais, la franchise semble bien mal conçue et bien mal écrite, même si, je dois le reconnaître, ce troisième volet semble un peu plus structuré que le précédent (probablement une conséquence de l'arrivée de Steve Kloves à la co-écriture). Ce qui n'empêche pas le tout de tourner très souvent à vide, de naviguer complètement à vue, de se lancer dans des digressions totalement inutiles et de reléguer la plupart des personnages de la franchise à des rôles de faire-valoir pour Dumbledore et Grindelwald, et leur histoire d'amour impossible.

D'ailleurs, Mads Mikkelsen déçoit un peu, en Grindelwald, pas par son interprétation, mais parce qu'il est trop loin de l'étrangeté de Depp et de son apparence dans le rôle pour vraiment être crédible en tant que nouvelle incarnation du personnage, qui de toute façon reste inexpliquée par le scénario.

Et je ne parlerai même pas de cette fin en queue de poisson, qui botte presque en touche sur bien des sujets, le tout sur une musique lorgnant fortement sur du Danny Elfman, à l'occasion d'un mariage vraiment artificiel.

Oui, ce troisième épisode est plus intéressant que le second, mais en même temps, difficile de faire pire, non ?

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1632 : Lemmings - Can You Dig It ? (2022)

Publié le 29 Avril 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Review, UK, Écosse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Lemmings - Can You Dig It ? (2022) :

Un documentaire assez sympathique sur le jeu Lemmings mis en ligne gratuitement sur YouTube à l'occasion du 30e anniversaire de la franchise, et qui revient sur toute la genèse du projet, sa conception, son succès, et ses conséquences tant pour l'industrie du jeu vidéo que pour le studio DMA Design (désormais Rockstar North) et la ville de Dundee, en Écosse.

Beaucoup d'interviews au programme, malheureusement souvent via zoom (pandémie oblige), beaucoup de témoignages nostalgiques, pour une durée un peu abusive de deux heures, qui s'explique par de longs segments du documentaire consacrés aux début du studio, avant la création des Lemmings à proprement parler (qui n'arrive qu'au bout d'une grosse demi-heure).

Pas énormément de choses à dire sur ce métrage, en réalité : ça reste décontracté et ça se regarde facilement, même si ça n'intéressera probablement que les amateurs de rétrogaming et d'histoire des jeux vidéo.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1616 : The Great Hip Hop Hoax (2013)

Publié le 11 Avril 2022 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Musique, Review, UK, USA, Écosse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Great Hip Hop Hoax (2013) :

Un documentaire improbable sur Silibil n' Brains, un duo de deux jeunes rappeurs écossais à l'accent à couper au couteau qui, au début des années 2000, ont décidé de mentir et de se faire passer pour des rappeurs californiens au look de skateurs afin de signer un contrat avec Sony UK et de connaître le succès.

D'autant plus improbable que les deux jeunes étudiants ne sont pas dénués de talent, et auraient probablement pu se faire une place bien à eux dans le monde de la musique. Mais l'industrie du disque étant ce qu'elle est, les apparences comptent plus que le talent, et après de multiples auditions où leur accent les a systématiquement disqualifiés, ils ont mis en place cette supercherie, une supercherie qui, malgré ses grosses ficelles et ses traits caricaturaux (avec du recul, les personnages inventés par les deux Écossais ressemblent vraiment à des clichés grossiers de skaters californiens sortis tout droit de la sphère Jackass), a totalement fonctionné pendant plusieurs années.

Mais paradoxalement, si le groupe a fini par exploser, ce n'est pas parce que la supercherie a été découverte par quelqu'un, non : pris dans la tourmente de la restructuration de Sony Music, le duo s'est autodétruit, sous le poids du mensonge, de la drogue, de l'argent et de l'alcool.

Désormais brouillés, les deux membres de Silibil n' Brains ont repris des existences bien différentes : l'un est père de famille et opérateur de maintenance sur une plate-forme pétrolière en Mer du Nord, l'autre continue de faire de la musique à Londres, sans grand succès.

Un métrage intéressant et ludique, qui souligne, s'il le fallait encore, combien l'industrie de la musique n'a aucune idée de ce qu'elle fait.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1600 : SEMAINE SAINT PATRICK - Good Vibrations (2012)

Publié le 20 Mars 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Drame, Musique, Review, UK, Irlande, St Patrick

Pendant une semaine, comme chaque année, les Téléphages Anonymes fêtent l'Irlande à l'occasion de la Saint Patrick, le 17 mars !

Good Vibrations (2012) :

À Belfast, dans les années 70, Terri Hooley (Richard Dormer) est passionné de musique, et tente de faire découvrir le reggae à une société en pleine guerre civile. Il ouvre alors un magasin de disques, Good Vibrations, mais ne commence à connaître le succès que lorsqu'il découvre le punk rock, et décide de se lancer dans l'édition de disques de groupes locaux, qui reflètent parfaitement, à ses yeux, l'énergie d'une jeunesse désabusée...

Une biographie de Terri Hooley, figure emblématique de la scène punk-rock irlandaise, traitée ici sous un angle quasi-hagiographique par un film baignant, une fois de plus, dans une ambiance visuelle jaunâtre et délavée (après Zoo, je ne sais décidément pas pourquoi "film se déroulant dans le passé" devient apparemment synonyme, en Irlande, de "image moche passée au filtre coloré ambré", mais bon...).

Pas forcément surprenant tant Hooley a apparemment la réputation d'enjoliver son passé ou, du moins, d'éclairer celui-ci sous un jour avantageux lorsqu'il narre sa vie - et effectivement, si ce n'est pour les quelques lignes de texte qui apparaissent lors des dernières scènes, on aurait presque l'impression, en voyant ce bio-pic, que Hooley a changé l'histoire et l'industrie de la musique en Irlande, qu'il a défini une nouvelle facette du punk rock, et tout et tout.

Alors qu'en fait, pas vraiment, et l'influence du bonhomme est globalement limitée à l'Irlande, voire à la région de Belfast.

Néanmoins, il faut bien reconnaître que cette co-production BBC Films est plutôt agréable à suivre. Notamment parce qu'elle conserve toujours en filigrane les troubles socio-politiques de l'Irlande du Nord, au travers de montages d'actualité et d'un courant chaotique et menaçant, qui parcourent le film du début à la fin. Assez logique, en somme, que le punk rock ait trouvé là un terrain fertile et une résonance auprès d'une jeunesse révoltée.

Et puis Richard Dormer campe un Terri Hooley très énergique et attachant, à la bonne alchimie avec Jodie Whittaker, qui joue son épouse. On peut donc regretter que le capital sympathie de l'acteur soit un peu tiré vers le bas par (outre le côté jaunâtre de l'image) un récit fréquemment épisodique, par des perruques assez fauchées, et par un dernier tiers routinier façon crise de couple.

Mais encore une fois, ça se regarde plutôt bien, et l'enthousiasme de tout le monde est communicatif.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1599 : SEMAINE SAINT PATRICK - Riverdance, l'aventure animée (2021)

Publié le 19 Mars 2022 par Lurdo dans Aventure, Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Musique, Review, Fantastique, UK, Irlande, St Patrick

Pendant une semaine, comme chaque année, les Téléphages Anonymes fêtent l'Irlande à l'occasion de la Saint Patrick, le 17 mars !

Riverdance, l'aventure animée (Riverdance : The Animated Adventure - 2021) :

Marqué par la mort soudaine de son grand-père (Pierce Brosnan), qui affirmait protéger leur petite ville irlandaise des ténèbres du maléfique Chasseur (Brendan Gleeson), le petit Keegan (Sam Hardy) peine à retrouver une vie normale... jusqu'à ce que sa meilleure amie Moya (Hannah Herman Cortes) et lui découvrent que les légendes disaient vrai, et que Keegan doit désormais protéger les troupeaux de Megaloceros giganteus magiques du maléfique Chasseur.

Un film d'animation produit pour Sky, distribué par Netflix dans le reste du monde, et réalisé par les studios Cinesite (déjà responsables de L'étoile de Noël, La Famille Addams 1 et 2 et Les Bouchetrous), ce qui donne un résultat assez bizarre, car clairement pensé à reculons, façon "bon, on a les droits de la musique et des chorégraphies de Riverdance, qu'est-ce qu'on peut en faire ? Un film d'animation ?".

D'autant plus que tout l'intérêt de Riverdance, à la base, c'est la performance physique/sportive/artistique des danseurs irlandais, alliée à la musique. Donc ici, forcément, une fois ces danseurs remplacés par des enfants ou des animaux magiques animés, tout le côté performance se fait la malle.

Reste alors le récit en lui-même, une histoire de deuil qui bascule immédiatement dans un grand n'importe quoi fantastique à la structure approximative, pleine de digressions et articulée de manière assez artificielle autour des morceaux et danses de Riverdance.

Le tout saupoudré d'humour à base de pets (heureusement assez limité), d'un grand méchant qui arrive très tard dans le récit et reste à peine un petit quart d'heure, et de deux cervidés théoriquement irlandais mais qui, dans les faits, sont des clichés de sidekicks comiques afroaméricains typiques, interprétés par Lilly Singh (dans un rôle qui aurait pu être attribué à Tiffany Haddish) et Jermaine Fowler (en cervidé obèse aux accents vocaux de Kevin Hart).

Loin d'être convaincant, donc, et assez décousu, mais visuellement pas désagréable à regarder et assez bien doublé ce Riverdance reste toutefois assez dispensable : si l'on a plus de dix ans, autant revoir le spectacle original.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1598 : SEMAINE SAINT PATRICK - Le Zoo (2017)

Publié le 18 Mars 2022 par Lurdo dans Review, Cinéma, Drame, Jeunesse, UK, Histoire, Irlande, Guerre, St Patrick

Pendant une semaine, comme chaque année, les Téléphages Anonymes fêtent l'Irlande à l'occasion de la Saint Patrick, le 17 mars !

Le Zoo (Zoo - 2017) :

Durant les bombardements subis par Belfast lors de la Seconde Guerre Mondiale, Tom (Art Parkinson), un jeune garçon dont le père est au front, décide de tout faire pour sauver Buster, un jeune éléphanteau du zoo de la ville, l'un des nombreux animaux de l'établissement dont l'exécution a été commandée par les autorités...

Un film familial à thématique animalière, version très romancée d'une histoire vraie, qui n'a malheureusement pas vraiment fonctionné sur moi, pour plusieurs raisons. Déjà, à cause du parti-pris artistique de baigner toute la photographie du film dans une colorimétrie délavée, à la limite du sépia, pour faire "historique" : c'est moche, c'est inutile, et ça n'apporte rien au film, voire même ça crée une distance qui n'a pas lieu d'être entre le spectateur et l'histoire présentée.

Ensuite, parce que la structure même du film, son déroulement, et son rythme, font que l'on ne s'attache jamais vraiment aux jeunes personnages (notamment au héros). Oui, le petit Mickey (James Stockdale) est amusant, mais il est sous-exploité, et disparaît trop longtemps du métrage pour son propre bien... et les autres personnages restent trop mécaniques dans leur écriture et dans leur utilisation pour parvenir à susciter l'attachement et l'émotion.

Je parle d'émotion, car le film tente un rebondissement à la Terabithia (ceux qui auront vu ce dernier film comprendront). Un rebondissement assez téléphoné par la mise en scène et les dialogues (on est à la limite du "je reviens tout de suite" d'un figurant de film d'horreur), et qui est tombé totalement à plat pour moi, de par mon manque d'empathie envers les protagonistes.

Bref, un métrage totalement à l'opposé de son affiche colorée et joyeuse, et qui manque de la maîtrise nécessaire pour que son côté mélodramatique fonctionne réellement. Cela dit, ça a bon fond, et les enfants apprécieront peut-être l'éléphanteau... donc soyons gentils.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1597 : SEMAINE SAINT PATRICK - There's Something about Patrick (2013)

Publié le 17 Mars 2022 par Lurdo dans Biographie, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Télévision, UK, Irlande, St Patrick

Pendant une semaine, comme chaque année, les Téléphages Anonymes fêtent l'Irlande à l'occasion de la Saint Patrick, le 17 mars !

There's Something about Patrick (2013) :

Un documentaire britannique d'une heure environ centré sur Neil Delamere, un comique irlandais, qui décide de s'intéresser à la figure incontournable de l'Irlande, Saint Patrick, pour tenter d'en démêler la vérité de la légende.

Le tout entrecoupé de moments de stand-up du comédien, d'interviews auprès de spécialistes et de quidams, et de "reconstitutions" humoristiques, sans oublier les passages durant lesquels Delamere tente de revivre dans les conditions du quatrième siècle après JC.

De quoi remettre en place les nombreuses idées fausses qui entourent le saint patron irlandais, avec un sens de l'humour plutôt efficace et toujours présent, ce qui assure qu'on ne s'ennuie pas devant ce métrage décalé plutôt bien rythmé et conçu.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1596 : SEMAINE SAINT PATRICK - Killing Bono (2011)

Publié le 16 Mars 2022 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Musique, UK, Irlande, St Patrick

Pendant une semaine, comme chaque année, les Téléphages Anonymes fêtent l'Irlande à l'occasion de la Saint Patrick, le 17 mars !

Killing Bono (2011) :

Neil (Ben Barnes) and Ivan McCormick (Robert Sheehan), deux frères irlandais musiciens, n'en croient pas leurs yeux lorsque Bono (Martin McCann), l'un de leurs amis de lycée, connait un succès retentissant avec son groupe U2. Les frères McCormick, eux, peinent à lancer leur carrière musicale, et petit à petit, l'ombre de Bono leur pèse de plus en plus...

Un semi-biopic inspiré de la vie de Neil McCormick, critique musical réputé, qui a passé toute sa vie dans les traces de Bono, un ami d'enfance. Malheureusement, malgré la bonne humeur et la bonne volonté générales, j'ai eu un peu de mal à vraiment accrocher à ce métrage qui, bizarrement, m'a paru tourner assez rapidement à vide.

Sur un postulat au potentiel dramatique intéressant (la descente aux enfers de Neil McCormick, incapable de prendre la moindre décision correcte vis à vis de sa carrière, ou de cesser de jalouser constamment Bono/U2, et qui finit même par être tenté de le tuer après avoir été viré de son groupe par son frère et son manager), le film adopte un ton rigolard, une sorte de comédie semi-dramatique joyeusement caricaturale (tous les traits sont assez forcés, les costumes et les looks d'époque ne sont jamais totalement crédibles) refusant fermement d'égratigner Bono (présenté comme un homme parfait et plein d'humour), et tirant un peu trop à la ligne, avec une durée de près de deux heures (la faute à plein de digressions à droite et à gauche, notamment en rapport avec la pègre, etc).

Le résultat, c'est que le tout ronronne rapidement, à la fois gentil, inoffensif et maladroit, sans jamais vraiment convaincre ou emporter l'adhésion.

3/6, en étant gentil, principalement pour les acteurs impliqués.

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Un film, un jour (ou presque) #1595 : SEMAINE SAINT PATRICK - The Flag (2016)

Publié le 15 Mars 2022 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, UK, Irlande, St Patrick

Pendant une semaine, comme chaque année, les Téléphages Anonymes fêtent l'Irlande à l'occasion de la Saint Patrick, le 17 mars !

The Flag (2016) :

Alors qu'il traverse une mauvaise passe, Harry Hambridge (Pat Shortt) apprend qu'un drapeau irlandais, signé par son grand-père héros de l'Insurrection de 1916, est aux mains des Anglais depuis des décennies, conservé comme prise de guerre dans une caserne militaire anglaise. Il décide alors de réunir ses amis les plus proches, pour dérober le drapeau et le restituer à qui de droit...

Un film de casse à l'irlandaise qui, malheureusement, souffre d'une écriture très caricaturale, façon sitcom : les grosses ficelles prévisibles sont nombreuses, la caractérisation est très sommaire (les Anglais sont snobs et pédants, les Irlandais bons vivants, alcooliques et déconneurs, les jeunes anglais des hooligans, etc, etc, etc), et le tout donne l'impression d'un scénario approximatif, uniquement porté à bout de bras par l'énergie de ses interprètes.

Après... la romance principale est sympathique, quand le casse commence enfin, c'est amusant, et comme bon nombre de comédies de ce style, ça se regarde facilement, d'autant que ce n'est pas très long (dans les 80 minutes tout compris). Mais ça s'arrête là.

Un petit 3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1589 : The Lost Leonardo (2021)

Publié le 7 Mars 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Review, Thriller, USA, UK, France

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Lost Leonardo (2021) :

Un documentaire intéressant qui retrace toute l'affaire du Salvator Mundi, un tableau très abîmé attribué, après sa restauration, à Leonardo Da Vinci.

Un tableau presque sorti de nulle part, aux origines floues, jamais totalement authentifié par les experts, en très grande partie restauré (au point qu'il y ait désormais plus de restauration que d'œuvre originale), et qui a fait les choux gras du milieu de l'art, depuis ceux qui l'ont retrouvé, vendu de manière plus ou moins honnête, jusqu'au Prince d'Arabie Saoudite, son dernier acquéreur (officieux) en titre, en passant par toutes les galeries, tous les musées, et toutes les salles d'enchères, trop contentes de pouvoir faire leur promotion médiatique sur le dos d'un "De Vinci" inédit pour vraiment vouloir faire preuve de rigueur et de prudence dans leur évaluation de l'œuvre.

C'est ce qui ressort vraiment de ce métrage, qui se fait un malin plaisir à laisser tous ses intervenants face caméra, silencieux, souvent mal à l'aise ou avec un petit sourire satisfait sur les lèvres : le monde de l'art est un monde emplit de magouilles, de corruption, de blanchiment d'argent, etc... et tout le monde semble en être parfaitement satisfait.

On a donc fréquemment envie de baffer les intervenants, entre la restauratrice innocente, le critique d'art exubérant, les spécialistes jaloux qui se tirent dans les pattes, les businessmen qui arnaquent tout le monde et n'ont que l'argent en tête, les oligarques russes aux fonds douteux, les musées hypocrites, les politiciens cherchant à se racheter une virginité, et tout le reste. Tous pourris, en somme.

Cela dit, The Lost Leonardo reste un documentaire intéressant : c'est complet, bien rythmé, et mis en scène comme une enquête policière, donc c'est plutôt réussi, bien qu'occasionnellement un peu manipulateur dans sa forme.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1586 : The King's Man - Première Mission (2021)

Publié le 23 Février 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Review, UK, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The King's Man - Première Mission (The King's Man - 2021) :

En 1914, alors que la paix entre les peuples d'Europe est menacée par les manigances du mystérieux Berger, le Duc d'Oxford (Ralph Fiennes) tente d'empêcher le chaos mondial à l'aide de ses fidèles compagnons, Polly Watkins (Gemma Arterton) et Shola (Djimon Hounsou). Mais face à eux se dressent tous les sbires du Berger, au rang desquels le cruel Raspoutine (Rhys Ifan)...

Les deux premiers Kingsman, malgré leurs défauts, parvenaient à être des pastiches de films d'espionnage à la James Bond sympathiques et modernes, non seulement grâce à la bonne alchimie de son duo de tête Firth/Egerton, mais aussi et surtout parce que les films ne se prenaient jamais au sérieux, que ce soit au travers d'une explosion de têtes symphonique, ou d'un Elton John faisant du kung-fu.

On sentait alors que Matthew Vaughn rêvait de faire un James Bond, mais que son second degré l'empêchait de verser dans un film d'action trop droit dans ses bottes.

Ici, avec ce troisième volet de la saga... Vaughn fait tout l'inverse. Il change son fusil d'épaule et, un peu comme s'il avait récemment vu 1917, il a décidé de faire un film de guerre sur les horreurs de la Première Guerre Mondiale, sur les tares de l'Empire britannique de l'époque, et tout et tout... en oubliant le second degré au passage.

C'est bien simple, la seule scène qui ressemble, de près ou de loin, au ton des deux premiers Kingsman, c'est ce moment où Raspoutine (excellent Rhys Ifan) guérit la jambe de Ralph Fiennes à coups de langue, avant de s'engager dans un combat tourbillonnant sur l'Ouverture 1812 de Tchaikovski : subitement, au bout de près d'une heure, le film se sort brièvement de sa torpeur pour partir dans un grand n'importe quoi virevoltant et rythmé, avec de l'humour, des cascades, etc.

Malheureusement, Raspoutine est probablement tout ce que l'on retiendra de ce troisième volet bipolaire, qui semble tellement vouloir proposer un film de guerre et d'espionnage sérieux que ses brèves saillies dans l'univers Kingsman paraissent presque déplacées. Ce qui n'aide pas, en plus, c'est que le film n'a pas de duo principal aussi solide et dynamique que Firth/Egerton : en tant que père et fils, Fiennes et Harris Dickinson passent leur temps à être séparés, ou à marcher mollement dans les traces du duo des deux premiers films, sans jamais marquer vraiment les esprits.

À l'identique, les dialogues semblent nettement plus plats et le rythme largement absent : doit-on voir dans l'absence de Jane Goldman au scénario la raison de ce virage vers quelque chose de moins décalé et amusant ? Est-ce que son influence, dans les films précédents (loin d'être parfaits, encore une fois), explique tous ces ressorts narratifs éventés, que le film présente pourtant comme des révélations improbables (l'identité du grand méchant, la scène du générique de fin avec l'homologue de Lenine) et ces scènes d'action étrangement inégales (un peu trop d'accélération des mouvements, de câblage, çà et là) ?

Difficile à dire, mais une chose est sûre, ce Kingsman 3 manque cruellement de fun et d'énergie, en plus de se prendre diablement au sérieux.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1570 : Last Night in Soho (2021)

Publié le 4 Février 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Musique, Histoire, Review, Thriller, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Last Night in Soho (2021) :

Jeune provinciale ultrasensible passionnée par les années 60, Ellie (Thomasin McKenzie) arrive à Londres, dans le quartier de Soho, pour y suivre des études de mode. Rapidement, cependant, elle réalise qu'elle perçoit la vie de Sandie (Anya Taylor-Joy), une jeune chanteuse des sixties, qui a vécu dans le même appartement qu'elle à l'époque. Et tandis qu'au premier abord, la vie rêvée de Sandie inspire Ellie et l'amène à se réinventer, elle réalise bien vite que l'existence de la chanteuse était loin d'être parfaite, et a progressivement sombré dans une tragédie qui commence à envahir la réalité d'Ellie...

Un thriller fantastico-horrifique signé Edgar Wright, qui joue ici une carte très habile, celle de la fausse nostalgie pour une époque révolue : déjà, bonne nouvelle, ce n'est pas une nostalgie pour les années 80, comme c'est désormais la mode. Ici, on part vers quelque chose de plus obscur et de plus pointu (du moins, pour les jeunes générations), à savoir les années 60, et le Londres de cette époque.

Un Swinging London idéalisé et rêvé par l'héroïne, mais qui s'avère être bien plus sombre qu'il n'y paraît, pour ne pas dire glauque et sinistre. Et c'est là que Wright est rusé, puisqu'il parvient à avoir le beurre et l'argent du beurre : d'un côté, il prend un malin plaisir à utiliser tous les codes de l'époque, la musique, la mode, l'ambiance, etc, pour faire d'une partie du métrage une célébration de cette période et de l'art qui l'accompagne.

Et de l'autre, il détourne tous ces codes pour se tourner vers quelque chose se trouvant à la lisière du giallo, avec un film à la fois de fantômes, de zombies et de tueur au couteau, au style très prononcé, et à l'horreur très graphique.

Ce qui fonctionne plutôt bien, je dois dire (malgré quelques bémols sur lesquels je vais revenir un peu plus tard), notamment parce que Thomasin McKenzie compose un personnage principal fébrile, une sorte de petite souris attachante qui évolue dans un monde qui la dépasse. Et puis Wright se fait vraiment plaisir au niveau artistique, travaillant l'image, le son, la musique, les couleurs, pour parvenir à ce qui est peut-être son film le plus abouti d'un point de vue réalisation et direction artistique.

On pourra toujours regretter que le script téléphone à ce point ses rebondissements (sur Diana Rigg, Terence Stamp), que certains éléments soient un peu grossiers (la caractérisation des mean girls), qu'il y ait une légère tendance à privilégier la forme au fond (comme souvent chez Wright, dont les films finissent par ressembler à des exercices de style), et que l'interprétation de certains personnages soit un peu appuyée (le petit copain de l'héroïne)... mais bon, dans l'ensemble, ça passe assez bien.

Après, il y a aussi Anya Taylor-Joy, que l'on apprécie ou pas (personnellement, j'ai un peu de mal avec l'actrice), mais elle tient assez bien son rôle néanmoins.

Imparfait, mais assez intéressant.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1563 : You May Be Pretty but I Am Beautiful - The Adrian Street Story (2019)

Publié le 25 Janvier 2022 par Lurdo dans Biographie, Catch, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Review, UK, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

You May Be Pretty but I Am Beautiful - The Adrian Street Story (2019) :

Un documentaire indépendant retraçant la carrière d'Adrian Street, un catcheur britannique flamboyant qui, de ses jeunes années excentriques dans les années 50 à son parcours de catcheur "exotique", a su ouvrir la voie et populariser tout un pan de la culture glam dans une industrie pourtant très macho, virile et homophobe.

Franchement sympathique à suivre, ce métrage suit donc la vie de ce Gallois d'extraction populaire qui, plutôt que de travailler dans les mines comme tous ses proches, a su éviter cette voie de garage en développant ses muscles, son physique et sa personnalité. Un Street qui, bien avant les Ric Flair, Adrian Adonis et autres Goldust qui lui doivent tout, avait compris qu'un personnage outrancier et tendancieux était une solution idéale pour rameuter les foules, pour peu qu'il s'appuie sur des bases techniques et sur un côté dur à cuire bien réels.

Et c'est ainsi que progressivement, en poussant toujours plus son personnage de catcheur efféminé et flamboyant (un personnage qui, aujourd'hui, ne passerait clairement plus), en piochant dans l'esthétique glam rock (dont il était l'un des précurseurs), en mêlant musique et catch (bien avant les années 80 et l'époque Rock 'n' Wrestling) et en sachant quand quitter le Royaume-Uni pour s'exporter aux USA, Adrian Street est devenu un incontournable de sa discipline.

Un incontournable à l'influence incommensurable, souvent imité, très souvent copié (notamment aux USA, qui ont pioché dans toutes les facettes de son personnages pour les réutiliser d'une manière ou d'une autre), mais jamais égalé.

Un métrage efficace, en tout cas, avec des interventions pertinentes çà et là (Mick Foley, notamment), mais qui aurait mérité un budget plus important et, probablement, des interviews des multiples catcheurs qui ont puisé dans le répertoire de Street...  

4.25/6 (quoiqu'il en soit, je pense que ce métrage est bien plus complet et intéressant que la brève rétrospective anémique de 20 minutes diffusée à la même époque sur le WWE Network)

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Un film, un jour (ou presque) #1557 : The Gamechangers (2015)

Publié le 17 Janvier 2022 par Lurdo dans Biographie, Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Drame, Histoire, Review, Télévision, UK, USA, BBC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Gamechangers (2015) :

Lorsque Dan Houser (Ian Attard), son frère Sam (Daniel Radcliffe) et l'équipe de Rockstar Games lancent GTA San Andreas en 2004, ils s'attendent à un succès de l'ampleur du précédent opus, Vice City. Mais rapidement, la pugnacité de Jack Thompson (Bill Paxton), un avocat conservateur persuadé que GTA et Sony sont responsables de tous les maux de la société et des multiples meurtres perpétrés par un jeune homme déséquilibré, va s'avérer un obstacle de taille sur le chemin de la société de jeux vidéo...

Un téléfilm assez médiocre de la BBC, malgré les efforts de Daniel Radcliffe et de Bill Paxton dans les deux rôles principaux, et qui retrace les différents scandales entourant la sulfureuse saga Grand Theft Auto ; dans les faits, le métrage s'attarde surtout sur le fameux incident Hot Coffee, et sur les meurtres perpétrés par Devin Moore sur des policiers, en 2003... et tente de dramatiser au maximum tous les événements, en laissant énormément de place au point de vue de Thompson et consorts sur la dangerosité des jeux vidéos.

Une approche encore renforcée par la manière dont Rockstar et les Houser sont présentés comme de sales gosses immatures aux prétentions artistiques, et les jeux vidéo mis en image comme des objets hypnotiques lobotomisant les joueurs... en même temps, le téléfilm n'a pas reçu la collaboration ou l'approbation de Rockstar et des personnes impliquées dans ce camp, ce qui explique beaucoup de choses.

Car le vrai problème de ce Gamechangers, en fait, c'est son écriture, tout simplement.

Une écriture laborieuse qui enchaîne des couloirs d'exposition pataude pour présenter les tenants et aboutissants de cette histoire, qui laisse la plupart de ses personnages sous-développés (sauf Thompson, à nouveau) et qui semble piocher dans des déclarations faites au tribunal pour créer des dialogues maladroits et jamais naturels.

Ça sonne faux, artificiel et forcé, et si ça se calme un peu ensuite, une fois que les acteurs prennent le relais pour faire vivre les personnages, ça reste très bancal, sommaire, et forcément approximatif, puisque dès le début, on nous explique que de grandes libertés ont été prises avec la chronologie et les faits présentés, "pour une meilleure dramaturgie".

Un vrai bon gros bof.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1555 : Mourir peut attendre (2021)

Publié le 13 Janvier 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, Thriller, UK, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Mourir peut attendre (No Time To Die - 2021) :

Séparé de Madeleine (Léa Seydoux), James Bond (Daniel Craig) est désormais à la retraite, coulant des jours heureux (mais solitaires) en Jamaïque. Jusqu'à ce que Felix Leiter (Jeffrey Wright), de la CIA, vienne le chercher pour une ultime mission : récupérer un scientifique russe kidnappé par le Spectre. Mais lorsque la mission tourne court, et que tous les membres de Spectre sont éliminés par les hommes de Lyutsifer Safin (Rami Malek), Bond se retrouve face à une menace d'une ampleur inédite...

Ultime volet de ce qui est, en fin de compte, presque une mini-série consacrée à James Bond, entamée par Casino Royale en 2006, et ayant depuis enchaîné bien des hauts et des bas, dans sa recherche d'humanisation et de modernisation du personnage de Bond.

Une quête bien vaine visant à réinventer Bond pour une nouvelle génération, mais qui m'a très souvent laissé de marbre, comme l'attestent les notes que j'ai mises aux précédents films de la saga : à se prendre trop au sérieux, à investir trop fortement dans l'émotion masculine et dans le premier degré, dans le dark and gritty réaliste de mise en 2005 (remember Batman Begins), la série a perdu une grande partie de ce qui faisait le charme de la franchise Bond, son style et sa fantaisie.

À la place, un Bond qui souffre (émotionnellement et physiquement), un Bond qui pleure, et des films toujours aussi mal rythmés, tentant de concilier maladroitement cette nouvelle direction avec les passages incontournables de la franchise.

Ici, le résultat reste très mitigé. Au nombre des défauts, on peut citer un récit longuet et fragmenté, qui semble compiler les idées d'au moins trois scénarios différents ; un méchant insipide et sous-développé, qui n'a pour seule caractéristique qu'une vague esthétique asiatique/zen assez clichée ; une relation Bond/Madeleine toujours aussi plate et fade (en même temps, je me répète, mais je n'ai jamais trouvé Léa Seydoux particulièrement charismatique, et son alchimie avec Craig est, au mieux, faiblarde) ; une Ana de Armas affreusement sous-exploitée, alors que toute la séquence la mettant en scène est probablement le point fort du film, un point fort pêchu, dynamique et amusant (mais qui, il faut bien l'avouer, fait pièce rapportée et n'est jamais indispensable au reste du récit) ; des morts totalement gratuites, uniquement là pour dire "on tourne la page" ; une remplaçante de 007 transparente et sans grand charisme ; des effets spéciaux inégaux (notamment lors des poursuites en voiture) ; un score de Hans Zimmer vraiment peu marquant ; de grosses ficelles maladroites dans le récit...

Il y a de quoi soupirer, donc, même si tout n'est pas à jeter : désormais à la retraite, Bond/Craig retrouve un peu du flegme et de la décontraction qui lui faisaient trop souvent défaut dans certains des épisodes précédents ; s'il a pris un coup de vieux, il est toujours très convaincant dans l'action, notamment au cours d'une scène continue dans une cage d'escalier, qui permet à Cary Fukunaga de nous refaire True Detective ; et la fille de Bond est assez adorable, dans le genre (tout en étant un artifice scénaristique assez grossier).

Bref, un ultime James Bond à la conclusion assez définitive (enfin, toute aussi définitive que celle de la trilogie Batman de Nolan, puisque "James Bond will return") mais frustrante, car très imparfaite, à l'image de cette version de la franchise qui n'est jamais parvenue à doser l'émotion, l'action brutale, et la décontraction sans verser dans l'une ou dans l'autre de manière abusive.

2.75/6

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Christmas Yulefest 2021 - 65 - Click and Collect (2018)

Publié le 8 Janvier 2022 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Télévision, UK, Yulefest, BBC

Noël est derrière nous, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Click & Collect (2018) :

Rigide et coincé, Andrew Bennett (Stephen Merchant) supporte difficilement l'exubérance de son voisin Dev (Asim Chaudhry), qui, à l'occasion de Noël, a décoré leurs deux maisons sans lui demander son avis. Mais lorsque Andrew ne parvient pas à trouver le jouet que sa fille a demandé pour Noël, il est contraint d'embarquer avec Dev dans un road trip pour aller chercher l'unique exemplaire restant de ce jouet, à plus de 400 kilomètres de là...

Un Christmas Special de la BBC, d'une durée de 55 minutes environ, qui lorgne fortement sur un croisement de La Course au Jouet et d'Un Ticket pour Deux, pour un résultat sans surprises mais néanmoins agréable à suivre, principalement grâce à l'énergie flegmatique et sarcastique de Stephen Merchant. Pas grand chose à dire de plus, en fait, si ce n'est que c'est toujours amusant de retrouver "Lokette" dans le rôle de l'épouse gentiment moqueuse de Merchant, et que l'écriture parvient à conserver un équilibre entre sincérité et sarcasme, sans jamais basculer trop dans l'un ou l'autre.

3.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Christmas Yulefest 2021 - 60 - Silent Night (2021)

Publié le 5 Janvier 2022 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Noël, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Thriller, UK, Yulefest

Noël est derrière nous, 2022 est là, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Silent Night (2021) :

Alors que la Terre est lentement ravagée par des tempêtes toxiques et mortelles qui se répandent lentement à sa surface, Nell (Keira Knightley), Simon (Matthew Goode) et leurs enfants (Roman, Hardy et Gilby Griffin Davis) se préparent à un ultime repas de Noël avec leur famille et leurs amis (Annabelle Wallis, Lily-Rose Depp, Kirby Howell-Baptiste, Sope Dirisu, Rufus Jones, Lucy Punch, Davida McKenzie), avant que le cataclysme ne parvienne jusqu'à eux. Mais alors qu'ils ont tous prévu de prendre une pilule létale fournie par le gouvernement afin d'éviter toute souffrance, les vieilles rancœurs et les secrets enfouis refont surface, compliquant nettement cette nuit qui se voulait festive...

Moui moui moui... Je ne sais toujours pas quel était l'objectif, avec ce métrage. Comédie noir décalée, thriller sombre et dépressif, satire politique, drame larmoyant, propos écolo, anti-Brexit ou coronavirus : toutes les interprétations sont possibles, et toutes les intentions se mélangent un peu dans cette comédie dramatique anglaise très sombre, bourrée de ruptures de ton et de personnages abrasifs.

Et c'est probablement là le problème principal de ce métrage : l'idée d'un film couvrant la dernière soirée d'un groupe d'amis avant l'apocalypse n'est pas nouvelle, mais pour que cela fonctionne, il faut que les personnages soient intéressants.

Ici, malgré la distribution plutôt compétente, les protagonistes de cette Silent Night sont ternes et sous-développés, en plus d'être fréquemment antipathiques - c'est souvent délibéré, mais le résultat, c'est qu'on ne s'intéresse pas à leur sort, et qu'à mesure que le film s'enfonce dans une direction apocalyptique dramatique et larmoyante, le spectateur a tendance à se détacher de ce qui est présenté à l'écran.

Pourtant, la scénariste/réalisatrice (par ailleurs maman des trois garçonnets qui apparaissent dans le film, dont l'excellent Roman Griffin Davis) parvient à bien créer un sentiment de malaise et de désespoir, qui contraste brutalement avec l'aspect visuel festif de cette fête de Noël.

Mais dans l'ensemble, la mayonnaise ne prend pas vraiment.

2.25/6 (dépressifs s'abstenir)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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