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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #aventure catégorie

Christmas Yulefest 2022 - 06 - Le Mystère de Noël (2019)

Publié le 3 Décembre 2022 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Jeunesse, Fantastique, Aventure, Noël, Christmas, Norvège, Yulefest, Critiques éclair, Review

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Le Mystère de Noël (Snekker Andersen og Julenissen : Den vesle bygda som glømte at det var jul - 2019) :

Le village d'Elise (Miriam Kolstad Strand), une fillette, est atteint d'une étrange malédiction, qui fait que ses habitants y oublient tout, comme par magie. Perspicace, Elise pense que le 24 décembre est une date spéciale, mais elle ignore pourquoi... jusqu'à ce que Mr Andersen (Trond Espen Seim) passe brièvement dans le magasin du père de la fillette, et ranime la flamme de Noël chez Elise. Avec lui, Elise va alors rendre visite au Père Noël, pour remettre son village sur les cartes et la liste de distribution du vieux bonhomme...

Un film familial norvégien qui fait suite à L'étrange Noël de M. Andersen (que je n'avais pas vraiment apprécié, je dois dire), et qui ressemble un peu parfois à un conte générique pour enfants accolé un peu à l'arrache à ce premier volet, histoire de réutiliser les mêmes acteurs d'Andersen et du Père Noël (avec sa voix de fausset horripilante).

Après, contrairement au premier film, ici, c'est un peu plus maîtrisé, à commencer notamment par une très belle ouverture de film en mode livre de contes en pop-up ; le rythme est plus solide (à nouveau, avec 70 minutes à peine au compteur, difficile de s'ennuyer) ; et si les décors de la ville font toujours autant décors de studio et neige artificiel, ça ne gêne pas forcément...

Par contre, il est vrai qu'un spectateur adulte se posera plein de questions logistiques sur le fonctionnement de cette ville amnésique qui oublie tout et son contraire d'un jour sur l'autre (y compris ce qu'est un lit, et plein d'autres choses de ce genre), et qu'au final, ça reste un métrage basique, qui déroule son script sans tenter de surprendre ou de faire preuve d'originalité.

Mais ça passe comme conte de Noël visant à occuper les plus petits pendant une heure.

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Les bilans de Lurdo : Star Wars - Tales of the Jedi, saison 1 (2022)

Publié le 26 Novembre 2022 par Lurdo dans Critiques éclair, Télévision, Star Wars, Review, Les bilans de Lurdo, Science Fiction, Science-Fiction, Action, Aventure, USA, Comédie, Fantastique, Disney

Nouvelle série anthologique Disney+ en six épisodes d'une quinzaine de minutes, supervisés et écrits (pour la plupart) par Dave Filoni, Tales of the Jedi s'inscrit dans la continuité des Clone Wars de ce même Filoni, notamment dans le style graphique du programme, et dans sa distribution vocale...

Star Wars - Tales of the Jedi, saison 1 (2022) :

Six chapitres de la vie d'Ahsoka Tano et du Comte Dooku, à diverses périodes de l'histoire de la République et de l'Empire...

1x01 - Life and Death : la naissance et l'enfance d'Ahsoka, ainsi que la première manifestation de ses pouvoirs d'utilisatrice de la Force, alors que, bébé, elle devient la proie d'un grand félin dans les forêts de sa planète natale.

Une tranche de vie paisible et agréable, joliment mise en images. Rien de plus.

1x02 - Justice : envoyés sur une planète reculée, le Jedi Dooku et son apprenti Qui-Gon Jinn tentent de secourir le fils kidnappé d'un sénateur cruel...

Un épisode intéressant, qui associe des personnages rarement vus ensemble, et qui développe de manière efficace l'ambiguïté de Dooku, prompt à la colère mais alors toujours animé d'intentions bénéfiques. Avec en prime une atmosphère plutôt réussie.

1x03 - Choices : Mace Windu et Dooku enquêtent sur la mort d'une de leurs consœurs Jedi, mais ce qu'ils découvrent ébranle un peu plus la foi de Dooku dans les motifs et l'indépendance de l'ordre...

Un épisode plus axé enquête policière, et qui approfondit intelligemment l'ambivalence croissante de Dooku vis à vis de l'Ordre Jedi et du Sénat. 

1x04 - The Sith Lord : peu de temps après la mort de Qui-Gon aux mains des Sith, Yaddle découvre que Dooku collabore en secret avec Darth Sidious...

La chute de Dooku est ici confirmée, avec un Dooku torturé et moins manichéen que dans les films, un côté synthétique (on est à Coruscant, après tout, Blade Runner n'est pas loin) et épique de la musique, et une Yaddle (Bryce Dallas Howard) qui fait plaisir à enfin voir à l'écran, et qui a droit à un moment de bravoure final très réussi.

1x05 - Practice Makes Perfect : pour aider Ahsoka à s'améliorer, Anakin Skywalker conçoit pour elle un programme d'entraînement contre le Capitaine Rex et un groupe de clones, programme qu'elle passera des années à perfectionner... jusqu'à ce que cela lui sauve la vie à l'occasion de l'Ordre 66.

Un épisode beaucoup plus court et qui développe un peu plus les liens entre Anakin et Ahsoka, ce qui est une bonne chose. À part ça, ce n'est pas non plus un épisode indispensable.

1x06 - Resolve : après la chute de la République et la mort d'Amidala, Ahsoka, désabusée, part en exil mais est bien vite trahie, et traquée par les Inquisiteurs...

Une mini-adaptation d'un roman détaillant la vie d'Ahsoka post-prélogie, cet ultime épisode bouche quelques trous de la vie de la Jedi, expliquant comment elle a repris du service bien après la chute de la République, pour rejoindre la Rébellion. Assez classique, en soi, même si le duel en lui-même est très joliment mis en images et en musique. 

- Bilan saisonnier - 

Un saison courte mais efficace, avec un gros travail visuel, sonore et musical. Sans être indispensable, c'est réussi et ça reste intéressant, même si comme moi, on n'a jamais vraiment suivi Clone Wars ou les séries animées postérieures.

Lucasfilm Animation a donc réussi son pari ici, quand bien même l'on peut se demander si tout cela n'aurait pas pu être condensé en deux moyens métrages de 45 minutes, l'un consacré à Dooku, l'autre à Ahsoka.

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Les bilans de Lurdo : The Witcher, saison 2 (2021)

Publié le 20 Novembre 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Review, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Fantastique, Télévision, Drame, Netflix, USA

La saison 1 de The Witcher avait eu pour tâche ingrate de présenter tout un univers bien établi et apprécié de ses fans, que ce soit sous forme littéraire et vidéoludique - ce qui revenait plus ou moins à tendre un bâton pour se faire battre.

Une situation pas aidée par certains choix de casting discutables (mais inévitables sur Netflix et les autres plateformes de streaming) et surtout par une structure volontairement déstructurée d'un point de vue chronologique, qui embrouillait un peu plus un univers déjà assez compliqué à présenter...

The Witcher, saison 2 (2021) :

Geralt amène Ciri à Kaer Morhen, la forteresse des Witchers, pour la protéger, et pour l'entraîner au combat. Mais rapidement, il s'aperçoit que la jeune femme possède des capacités hors norme, qui vont bientôt faire d'elle l'objet des convoitises de nombreuses factions rivales : sorcières, mages, elfes... et même les autres Witchers.

Honnêtement, j'y ai cru, le temps d'un épisode. Un premier épisode quasi unitaire, pas parfait, mais faisant une sorte de remake de la Belle et la Bête à la sauce Witcher, a la fois réussi, concis et intéressant, malgré quelques passages et intrigues politiques inintéressantes chez les sorciers, à la sauce sous-Game of Thrones.

Brièvement, je me suis dit que les scénaristes avaient compris que la force du Witcher, c'était ses aventures variées, contre des monstres divers, avec une intrigue de fond liant ces aventures, et une chronologie claire et plus simple. Que peut-être, on allait retrouver une structure plus limpide, avec un Witcher emmenant Ciri à la chasse à un monstre différent, chaque semaine...

Et puis je me suis souvenu d'une interview de la showrunneuse, qui justement affirmait vouloir faire un film de huit heures, et pas une série d'aventures plus ou moins connectées... et lorsque j'ai vu arriver la suite de la saison, j'ai déchanté. Force a été de constater, très rapidement, que ce premier épisode était une exception à la règle de la saison, une saison certes plus linéaire (adieu la chronologie déstructurée), mais aussi un peu plus aseptisée et qui fait beaucoup de surplace, divisé en deux axes principaux.

D'un côté, l'entraînement de Ciri à Kaer Morhen, une intrigue très statique qui vaut principalement pour les interactions de Gerald avec Ciri et les autres personnages ; et de l'autre, Yennefer, privée de pouvoirs, embarquée dans une sous-intrigue sur la discrimination et la ségrégation des elfes aux mains des humains, avec chemin de fer clandestin, résistance contre l'oppresseur, génocide, etc.

Sans oublier, en filigrane, une (très) vague menace, celle de Baba Yaga Voleth Meir, une sorcière toute puissante qui tente de manipuler tout ce petit monde pour parvenir à ses fins.

Autant dire que pour moi qui trouve toutes les sous-intrigues des rois, des mages et des magiciennes (soit tout l'aspect politique de la série) particulièrement soporifiques et qui n’ai absolument rien à faire du destin de ces elfes insipides, transparents et génériques au possible, les 3/4 de la saison m'ont paru longs, très longs, et elle a été à deux doigts de me faire décrocher (comme Le trône de fer en son temps).

Et ce n'est pas le retour du barde (qui se fait d'ailleurs la voix des scénaristes lors d'une scène méta un peu embarrassante, lorsqu'un garde raciste et violent fait aux chansons de Jaskier toutes les critiques que les spectateurs ont adressées à la saison 1, et que ce dernier le traite de tous les noms en plus d'utiliser l'argument du "t'as qu'à essayer de faire mieux si tu n'es pas content !") qui change grand chose, puis qu'il se trouve immédiatement lié de manière inextricable aux tourments géopolitiques et raciaux de la saison.

Alors il y a bien Ciri et son sang si spécial, espèce de gros MacGuffin de la saison, qui finit par être convoitée par tout le monde pour des raisons diverses et variées. Ce n'est pas inintéressant, tout comme les liens qui se tissent entre elle et les autres personnages, et ça mène à une conclusion durant laquelle presque tout le monde se retrouve... mais ça reste assez plat, dans l'ensemble.

Le souci, c'est que même avec une chronologie linéaire, The Witcher reste toujours très abscons. Le worldbuilding consiste bien souvent en du name-dropping à gogo et des références furtives à des personnages inconnus au bataillon (ou alors pas revus depuis 5 épisodes), la géographie est totalement floue, il n'y a pas réellement d'identité musicale ou visuelle, et la structure globale est toujours problématique : comme en saison 1, on sent clairement que le mot d'ordre de la production, c'était "ne faisons pas une série sur Geralt, faisons une série sur son univers, ses manigances, et tous les personnages féminins qui gravitent autour de lui".

Sauf qu'à trop développer les autres personnages, Geralt en vient à faire de la quasi-figuration dans certains des épisodes, et les scénaristes sont alors contraints de faire du remplissage, avec des jeux de pouvoirs insipides et des personnages qui complotent entre eux à l'autre bout du royaume, et qu'on ne revoit pas pendant une demi-saison.

Remplissage à droite, raccourcis narratifs approximatifs à gauche, exposition balourde et sans intérêt au milieu, incapacité chronique à donner corps et structure au monde du Witcher, honnêtement, l'écriture n'est tout simplement pas à la hauteur - ce qui n'est pas forcément surprenant, quand on sait comment fonctionne Netflix, qui recrute les scénaristes de ses nouveaux projets en interne, dans un réservoir de scénaristes déjà sous contrat... et quand on sait que, de l'aveu même de l'un des scénaristes de la série (qui a écrit Le Cauchemar du loup et le premier épisode de cette saison), une partie non-négligeable de l'équipe d'écriture de The Witcher ne connaît pas les romans, les jeux vidéo, l'univers ou, pire encore, se moque ouvertement de leur contenu considéré comme ringard ou cliché. CQFD.

Bref : nouvelle saison, nouvelle déception, pour une série qui, une nouvelle fois, parvient à paraître brouillonne et approximative, mais pour des raisons différentes de la saison 1. Je suis prêt à laisser encore une chance au programme, d'autant que cette saison 2 s'est pris de plein fouet la crise de la COVID, et que Cavill était apparemment blessé pendant une partie du tournage... mais bon.

Autant la saison 1 m'avait laissé mitigé positif, autant cette nouvelle année me laisse mitigé négatif, même si je reconnais que la saison 2 est plus aboutie au niveau visuel (et que son premier épisode était assez réussi).

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Un film, un jour (ou presque) #1744 : Pinocchio (2022)

Publié le 18 Novembre 2022 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Jeunesse, Disney, Review, USA, Fantastique, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Pinocchio (2022) :

Les aventures de Pinocchio (Benjamin Evan Ainsworth), petit pantin de bois créé par Geppetto (Tom Hanks), et à qui une Fée bleue (Joseph Gordon-Levitt) a donné vie un beau jour...

Une nouvelle adaptation en prises de vue réelle d'un classique Disney, sur le papier guère plus utile ou pertinente que les prédentes, mais confiée à Robert Zemeckis, Tom Hanks, Alan Silvestri, ou encore Joseph Gordon-Levitt : il y avait de quoi espérer quelque chose d'un peu meilleur... mais non, c'est raté.

Visiblement, Zemeckis est ici toujours en mode expérimentations techniques et effets 3D, avec des séquences tout-numérique et des plans virevoltants assez laids ; Silvestri (qui se débarrasse pour l'occasion de l'immense majorité de la bande originale du dessin animé pour n'en garder que les quelques chansons les plus emblématiques, insérées au forceps, et accolées à de nouvelles chansons insipides) produit un score musical générique au possible - du Silvestri en pilotage automatique, donc, qui aurait aussi bien pu illustrer un Marvel ; Tom Hanks s'embourbe dans un surjeu et un accent peu convaincants, guère meilleur que celui de Joseph Gordon-Levitt - d'ailleurs, pour être totalement franc, tout le monde cabotine vraiment dans le film, y compris Luke Evans et Guiseppe Batiston...

Bref, on est devant une relecture bancale, jamais convaincante, parfois tout aussi animée que l'original (et donc, quel intérêt d'en faire un film "en prises de vue réelles" ?), et à mi-chemin entre adaptation fidèle et modernisation de l'histoire : ça parle d'influenceur, de Chris Pine, ça rajoute une sous-intrigue totalement inutile sur Fabiana, une marionnettiste qui, handicapée et noire, coche deux cases sur le bingo Disney de la diversité/représentativité maladroite, forcée et contre-productive (dans le genre, on se rappellera de La Belle et le Clochard, en attendant La Petite Sirène), Monstro n'est plus une simple baleine, mais un Kraken tentaculaire à mi-chemin entre un mégalodon et un poulpe, Jiminy Cricket ne sert à rien et agace, et même des effets "simples" comme Figaro, le chat de Geppetto, semblent inaboutis ou pas terminés.

Ah, et puis bizarrement, l'histoire du nez de Pinocchio est presque oubliée en cours de route, totalement sous-exploitée et bâclée, et perdant une grande partie de son sens (en même temps, c'est presque tout le film qui interprète bizarrement le côté moral du récit original, en faisant ici de Pinocchio un héros constamment réticent jamais vraiment tenté par le côté obscur, affaiblissant d'autant son parcours et la conclusion du récit)...

En somme, j'ai trouvé le tout particulièrement inutile, creux et vide, une relecture qui n'avait pas lieu d'être.

2/6 

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Un film, un jour (ou presque) #1743 : Batman et Superman - La bataille des super fils (2022)

Publié le 17 Novembre 2022 par Lurdo dans Animation, Action, Aventure, Ciné, Cinéma, Critiques éclair, Jeunesse, DC, Review, Fantastique, Science Fiction, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Batman et Superman - La bataille des super fils (Batman and Superman : Battle of the Super Sons - 2022) :

Lorsque Starro commence à prendre le contrôle de l'humanité, et notamment de Batman et de Superman, seuls les fils de ces superhéros peuvent arrêter cette menace : Jonathan Kent (qui vient de découvrir que son père est Superman et que lui aussi a des superpouvoirs) et Damian Wayne font alors équipe pour mettre un terme aux plans de l'étoile géante venue de l'espace...

Après un métrage Green Lantern assez quelconque et générique, les films d'animation DC continuent leur petit bonhomme de chemin, en s'intéressant cette fois-ci aux enfants de leurs superhéros, clairement en partie motivés par le succès de la série Superman et Loïs et par l'utilisation de Starro dans le Suicide Squad de James Gunn.

Ce qui, pour moi qui ai toujours eu du mal avec Damian Wayne, en plus de n'avoir aucun intérêt pour le personnage de Jonathan, n'était pas forcément le postulat le plus intrigant.

Et puis finalement, ce métrage s'est avéré une bonne surprise. On pourra toujours débattre du bien fondé du toutéliage des origines de Starro et de Kal-El (même s'il est suivi d'un joli générique rétro, en images fixes), reste que dans l'ensemble, ce Battle of the Super Sons a la bonne idée de rester toujours ludique et léger.

Et ce dès sa première demi-heure, en réalité une origin story de Jonathan, qui découvre ses pouvoirs et son héritage, avant de s'associer à un Damian toujours grincheux pour sauver le monde.

Le tout avec un style graphique en 3D cell-shadée qui n'est pas sans rappeler celui de Iron Man : Armored Adventures, ce qui est loin d'être une mauvaise chose et change un peu des métrages DC précédents. 

Bref, c'est sympathique, optimiste, positif et assez attachant, ce qui fait assez plaisir. 

4.25 + 0.25 pour Batcow = 4.5/6

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Les bilans de Lurdo : SEMAINE ANIMATION - Star Trek : Lower Decks, saison 3 - suite et fin (2022)

Publié le 13 Novembre 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Animation, CBS, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Science Fiction, Star Trek, Télévision, USA, Lower Decks

Avec encore 5 épisodes au compteur, Lower Decks n'a plus beaucoup de temps pour rendre sa saison 3 marquante ou mémorable. Pour le moment, après une demi-saison, c'est en effet loin d'être le cas, avec beaucoup de surplace et de gags prévisibles - tout en proposant, il faut bien l'avouer, une série qui reste bien produite et agréable à regarder.

Star Trek : Lower Decks, saison 3 - suite et fin (2022) :

- 3x06 : Le Cerritos arrive en orbite de Deep Space Nine, pour y négocier un traité commercial avec les Karemma...

Soyons francs : autant j'ai vraiment apprécié cet épisode hommage à Deep Space Nine, avec Armin Shimerman et Nana Visitor à la distribution, avec le thème principal de DS9, avec tout l'environnement de la meilleure série Star Trek à ce jour... autant niveau contenu, c'était assez creux, ou plutôt, c'était un assemblage de sous-intrigues qui, dans un épisode normal, serviraient de remplissage.

Quark et ses magouilles, Tendi et ses origines orionnes, Boimler qui joue au Dabo, Mariner qui fait la connaissance des copines de sa petite-amie... oui, tout le monde a quelque chose à faire, ce qui est rafraîchissant, mais au final, ça reste très anecdotique.

Mais j'ai tout de même vraiment aimé.

- 3x07 : La vie de Peanut Hamper, exocomp rebelle ayant quitté le Cerritos, et tentant de trouver un nouveau but à son existence sur une planète lointaine peuplée d'hommes-oiseaux...

Un épisode assez étrange et polarisant, car totalement centré sur cette planète de volatiles à l'esthétique très "village des Ewoks", et sur une histoire de rédemption assez classique dans sa forme comme dans son fond.

Étrange et polarisant, car assez typique des digressions de Mike McMahan, le showrunner, comme par exemple sur Solar Opposites (qui consacre des pans entiers d'épisodes et de chaque saison à une intrigue secondaire détachée des personnages principaux), et évoquant étrangement les multiples pseudo-rédemptions de Cartman dans South Park, avec ce twist final qui rend le reste de l'épisode plus ou moins caduque.

Ça paraîtra audacieux et osé à certains, ça frustrera d'autres spectateurs (d'autant que Peanut Hamper, issue du season finale de la saison 1, est à la limite de l'insupportable) : personnellement, je reste mitigé.

- 3x08 : Mariner et ses amis prennent part à Crisis Point 2, un holoprogramme cette fois-ci écrit par Boimler... mais ce dernier ne semble pas être motivé par l'histoire dont il est le héros.

Encore une suite directe, cette du premier Crisis Point de la saison 1, pour une séquelle forcément un bon niveau en dessous, de l'aveu même de Boimler. Il faut dire qu'en séparant les quatre protagonistes pour envoyer Boimler dans une quête spirituelle, à la recherche du sens de la vie et de la mort (suite au "décès" de son clone), les scénaristes ne font qu'affaiblir les dynamiques du groupe et du récit : ça reste amusant à suivre, mais finalement assez prévisible et vain.

Pas désagréable, notamment si l'on adore le côté fanservice de la série (caméo de Sulu en prime), mais pas exceptionnel.

- 3x09 : Une journaliste monte à bord du Cerritos pour couvrir le projet Swing-By, lancé par le Capitaine Freeman, et cette dernière exige que tout le monde se tienne à carreau... mais Mariner fait des siennes.

La fin de saison est quasiment là, et cela se traduit, comme souvent, par un récit qui se structure un peu plus, et qui présente beaucoup d'enjeux de dernière minute. On retrouve ainsi la station 80, promise pendant toute la saison, et le script tente d'être roublard, en laissant croire que Mariner, qui passe tout son temps à désobéir aux ordres, est la taupe de la journaliste (ce qui n'est pas le cas, évidemment).

Sauf que l'écriture manque un peu de subtilité et ne parvient pas vraiment à convaincre sur ce point, ni sur la manière dont Mariner est rapidement mise au ban par tout l'équipage, y compris sa petite-amie (en même temps, si la relation avait été plus développée, cette rupture aurait pu avoir plus de poids).

Pas mauvais, mais pas non plus très réussi, et avec une chute finale ô combien télégraphiée.

- 3x10 : Suite à l'échec du Projet Swing-By, le Cerritos et toute la classe California risque d'être remplacée par les vaisseaux automatisés de l'Amiral Buenamigo ; désespérée, le capitaine Freeman lui lance un ultime défi...

Et voilà, un season finale pétaradant et spectaculaire, comme d'habitude, qui toutélie de manière un peu précipitée tous les éléments de la saison (Rutherford, les drones, les missions du Cerritos, Mariner, etc) pour leur apporter une conclusion satisfaisante.

On pourra toujours reprocher au tout d'être catapulté, pour que tout soit bouclé en une vingtaine de minutes, quitte à revenir à un status quo très prévisible, mais bon... c'est assez efficace, et j'avoue que l'opposition vaisseaux California qui se serrent les coudes vs drones destructeurs décérébrés du Texas a un petit côté message politique passé en filigrane qui m'amuse (qu'il soit volontaire ou non).

- Bilan saisonnier -

Lower Decks reste une série frustrante, honnêtement : les personnages ont bien évolué, le rythme s'est calmé, les scénaristes maîtrisent désormais le bon dosage de fanservice à utiliser sans que cela paraisse trop gratuit, ils savent comment créer de la continuité et des moments spectaculaires... et pourtant, ils perdent quand même une moitié de leur courte saison en digressions fantaisistes qui font sourire, certes, mais qui sont aussi immédiatement oubliables.

C'est dommage, car la production est capable du meilleur, mais semble se refuser à installer de véritables conséquences aux évènements subis par ses personnages, préférant les loners rigolards à quelque chose de plus construit. C'est un choix, mais cela résulte inévitablement en une fin de saison précipitée, qui perd en efficacité ce qu'elle gagne de mise en place de dernière minute.

M'enfin bon. Ça reste dans le top 2 des séries Star Trek diffusées depuis Deep Space Nine, et c'est déjà un bel effort.

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Les bilans de Lurdo : SEMAINE ANIMATION - Star Trek : Lower Decks, saison 3 - première partie (2022)

Publié le 12 Novembre 2022 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, CBS, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Science Fiction, Star Trek, Télévision, USA, Lower Decks

Après une saison 2 ayant fait preuve d'une évolution du programme dans une bonne direction, moins hystérique et creuse, Star Trek Lower Decks revient pour une troisième saison à la diffusion entamée en août dernier, et composée, comme toujours, de 10 épisodes...

Star Trek : Lower Decks, saison 3 - première partie (2022) :

- 3x01 : Mariner et ses amis font tout leur possible pour prouver aux yeux de la loi que le Capitaine Freeman n'est pas responsable de la destruction récente de la planète Pakled...

Un épisode de reprise assez sérialisé et (relativement) sérieux, sans rien d'exceptionnel (hormis peut-être Mariner qui exprime brièvement son affection pour sa mère), qui trouve tout de même le temps de placer un gros clin d'œil à Star Trek First Contact (avec James Cromwell qui reprend son rôle, et une réutilisation de toute la musique de Goldsmith et de Magic Carpet Ride), toujours à mi-chemin entre l'hommage et le fanservice creux. Pas désagréable, sans plus.

- 3x02 : Alors que Boimler décide de dire "oui" à toutes les nouvelles opportunités se présentant à lui, ce qui fait de lui la proie d'un chasseur sanguinaire, Mariner accompagne Ransom en mission, en orbite d'une planète hédoniste...

Sans plus, à nouveau. Amusant d'entendre JG Hertzler reprendre son rôle de Martok pour une session de simili-Atmosfear, mais à part ça, la sous-intrigue de Boimler est assez prévisible, et celle de Mariner et compagnie, qui finit en mode Joe contre le volcan, fait sourire... mais ça s'arrête là.

- 3x03 : Le Cerritos et un équipage rival se partagent le nettoyage d'une colonie spatiale jonchée de rochers capables de générer des visions oniriques ou cauchemardesques...

Des personnages tous en mode ultra-jaloux et compétitif, ça peut s'avérer lassant, même si le côté "visions fantasmées" est plutôt amusant (j'avais totalement oublié que Mariner était LGBTQ), bien que sans grande imagination, et que le toutéliage global de l'intrigue fonctionne assez bien. Pour l'instant, cela dit, la saison reste relativement anecdotique.

- 3x04 : Alors que l'équipe des ingénieurs du Cerritos accompagne le Capitaine dans un spa intergalactique pour y purger son stress et sa fatigue, Mariner et compagnie traversent les bas-fonds du vaisseau pour tenter de prendre de vitesse la Delta Shift, qui a prévu de tricher à la loterie de bord, avec pour prix de nouveaux quartiers luxueux...

Encore un épisode assez basique, à vrai dire : ce n'est pas mauvais, mais ça ne cherche jamais à surprendre ou à dépasser son postulat de départ, et la résolution des deux sous-intrigues est vraiment cousue de fil blanc.

- 3x05 : Suite à un dysfonctionnement de son implant, Rutherford est victime d'un dédoublement de personnalité, avec sa moitié rebelle et hostile qui prend le contrôle de son corps...

Un peu de développement de Rutherford, pas désagréable, mais pas exécuté de manière très originale, en mode double maléfique qui se conclut par une course de navettes dans l'esprit de l'ingénieur (course d'ailleurs formellement étrangement molle). La sous-intrigue parallèle de Mariner et Boimler qui représentent Starfleet lors d'un salon de l'emploi et se disputent avec les autres stands, mouais bof.

- Bilan de mi-saison -

Pour l'instant, une saison 3 peu marquante et mémorable, et c'est bien dommage : la série se contente un peu de faire du surplace narratif, et de rester dans ses clichés habituels, avec peut-être une porte ouverte sur un développement ultérieur plus intéressant de Rutherford.

Mais jusqu'à présent, il y a un vrai manque d'enjeux, et les quelques pistes laissées çà et là (Mariner et sa constante rébellion, l'expérience subie par Rutherford, l'archéologue qui laisse ses coordonnées à Mariner, la Station 80... ) sont encore trop faibles pour vraiment convaincre.

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Un film, un jour (ou presque) #1739 : SEMAINE ANIMATION - Mortal Kombat Legends : Snow Blind (2022)

Publié le 11 Novembre 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Animation, Fantastique, Horreur, USA, DC, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Mortal Kombat Legends - Snow Blind (2022) :

Dans un futur post-apocalyptique dominé par Cyber-Kano (David Wenham) et son gang cruel, Kenshi (Manny Jacinto), un guerrier arrogant devenu aveugle, doit apprendre à se reconstruire en suivant l'enseignement de Kuai-Liang (Ron Yuan), ancien guerrier ninja aux pouvoirs de glace...

Le premier Mortal Kombat animé, La revanche de Scorpion, était une extension intéressante, bien que gratuitement ultra-violente, de la franchise vidéoludique, qui reprenait plusieurs des grandes lignes du film de Paul WS Anderson, en y développant nettement la rivalité Scorpion/Sub-Zero : une bonne surprise suivie par le nettement moins probant La Bataille des Royaumes, qui lui reprenait plus ou moins les grandes lignes du second film, déjà un bon cran en dessous.

Là, pour ce troisième volet, visiblement, les scénaristes et animateurs ont été chercher du côté de Mad Max et de Ken le Survivant (avec une touche de Daredevil) pour un métrage post-apocalyptique lorgnant fortement sur les films de samurais aveugles... et qui, finalement, ressemble presque à un What If ? très dérivatif qui verrait les personnages de MK transposés dans un univers post-apo générique.

Ajoutez à cela une petite dose d'inspiration tirée des délires de voyages temporels et de panthéon titanesque des jeux, histoire de justifier ce côté What If, et de permettre d'injecter un peu de zombies dans le tout, et voilà, un gros bordel forcément ultra-violent (mais vraiment, ça atteint des sommets de gratuité et de têtes qui explosent en gros plan, dès la première scène), pas très intéressant, et qui retombe, une fois de plus, sur Sub-Zero et Scorpion comme équivalents du Wolverine de la franchise MK : la production se sent obligée de les mettre partout, à toutes les sauces, jusqu'à plus soif.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1738 : SEMAINE ANIMATION - Le Monstre des mers (2022)

Publié le 10 Novembre 2022 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Cinéma, Comédie, Fantastique, Action, USA, Aventure, Animation, Jeunesse, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Monstre des Mers (The Sea Beast - 2022) :

Dans un monde où des équipages de chasseurs arpentent les mers pour éliminer les monstres marins terrorisant l'humanité, Jacob Holland (Karl Urban) se retrouve à faire équipe avec Maisie Brumble (Zaris-Angel Hator), une fillette montée en secret à bord de son navire, pour tenter de percer le mystère de Rouge, l'un des monstres les plus craints, qui s'avère en réalité un animal intelligent et paisible...

Un long-métrage d'animation Netflix produit par Sony et réalisé par Chris Williams (Big Hero 6, Bolt, Moana), pour un récit d'aventures marines techniquement très réussi (visuellement, c'est très joli et abouti), mais qui m'a aussi semblé vraiment trop dérivatif pour son propre bien.

Un peu de Moby Dick, un peu de kaijus, de Monster Hunter, de Master & Commander, et énormément de How to Train your Dragon au programme, avec un récit ultra-balisé, des monstres sans originalité, une musique aux accents celtiques de Mark Mancina, une animation convaincante, et une écriture assez générique, que ce soit au niveau des personnages que des enjeux du récit.

Ce n'est pas désagréable, dans l'absolu, mais ça s'arrête là, d'autant qu'on sent une fin de production un peu précipitée (ou du moins inaboutie), entre les personnages secondaires très génériques visuellement (tous les humains de la foule, les soldats), le récit qui se conclue de manière abrupte et trop facile, les nombreux éléments sous-développés (le bestiaire, la sorcière, la Cour) et certains moments de doublage un peu inégaux.

J'aurais voulu plus d'originalité et de maîtrise, pour un film qui dure près de deux heures...

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1737 : SEMAINE ANIMATION - Luck (2022)

Publié le 9 Novembre 2022 par Lurdo dans Animation, Aventure, Comédie, Jeunesse, Critiques éclair, Review, AppleTV, USA, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Luck (2022) :

À peine émancipée et livrée à elle-même, Sam (Eva Noblezada) réalise bien vite que sa malchance légendaire ne va pas l'aider dans sa nouvelle vie d'adulte. Jusqu'à ce qu'elle croise le chemin de Bob (Simon Pegg), un chat noir, qui va lui faire découvrir, bien malgré lui, le merveilleux monde de la Chance, où de multiples créatures surnaturelles gèrent la chance des humains...

Premier film chapeauté par John Lasseter, légende de l'animation, depuis son départ de chez Pixar en plein milieu de la vague MeToo, et depuis son recrutement rapide par Skydance Animation, pour tenter de faire de ce nouveau studio un concurrent de Pixar...

Et ce n'est pas avec ce Luck assez brouillon et générique que Lasseter et compagnie frapperont un grand coup. Le vrai problème, ici, ce n'est pas l'animation, assez réussie, ni la direction artistique (encore que, il faut aimer certains choix artistiques, comme les licornes, etc). Non, le souci, c'est l'écriture, pourtant un point fort du Pixar de Lasseter.

Ici, tout est pesant et balourd, que ce soit la caractérisation (l'héroïne qui parle toute seule pour bien présenter son personnage, façon "ouhlàlà que c'est compliqué d'être une fille très malchanceuse"), les dialogues, l'exposition, le wordbuilding particulièrement lourd et brouillon, l'approche administrative finalement très dérivative (notamment d'autres films Pixar, comme Vice-versa, Monstres et compagnie, Soul), et le simple fait que le film, sans réelle ambition, reste toujours en surface, manquant cruellement de fond et d'émotion.

On est ici plus près d'un Dreamworks mineur ou d'un Illumination basique, par exemple, que du Pixar de la grande époque (ce qui n'est pas forcément surprenant, puisqu'il a été écrit par les scénaristes des Kung-Fu Pandas et des Trolls de Dreamworks, ainsi que d'Alvin et les Chipmunks. CQFD.)

Et au final, on regarde tout ça d'un œil très indifférent, peu convaincu par cet univers trop compliqué et surchargé pour son propre bien, et par cette héroïne quelconque.

2.5/6 + 0.5 pour la musique de John Debney, aux accents celtiques agréables = un petit 3/6.

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Un film, un jour (ou presque) #1736 : SEMAINE ANIMATION - Les Minions 2 : Il était une fois Gru (2022)

Publié le 8 Novembre 2022 par Lurdo dans Aventure, Action, Comédie, Animation, Jeunesse, Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Science Fiction, Science-Fiction, France, USA

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Les Minions 2 : Il était une fois Gru (Minions - The Rise of Gru - 2022) :

Lorsque les Vicious 6, la plus grande bande de criminels, se débarrasse de Will Karnage (Kevin Kline), Gru fait tout pour les rejoindre, mais bien vite, il finit par dérober une pierre mystique chinoise aux Vicious 6, qui se jettent à ses trousses...

Énorme bof pour ce second film Minions, alors que j'avais plutôt apprécié le premier volet, très "les Minions à travers les âges". Là, malheureusement, plein de choses font que cette suite, sortie 5 ans après le premier volet, ne fonctionne pas vraiment.

Déjà, le fait qu'en lieu et place d'un réel Minions 2, ce métrage est plutôt un Moi moche et méchant 4 centré en très grande partie sur Gru et sa relation avec Will Karnage. Ce qui, forcément, n'est pas franchement intéressant (déjà que Moi, moche et méchant 3 peinait à convaincre), et relègue les Minions à de la figuration pendant une grosse partie du métrage.

Et lorsque les Minions repassent sur le devant de la scène, c'est pour apprendre le kung-fu avec le personnage de Michelle Yeoh... pas très inspiré, pas très drôle, pas très rythmé, le film se traîne gentiment jusqu'à un grand final WTF, durant lequel les méchants se transforment magiquement en animaux kaijus, pour affronter Gru, Karnage et les Minions.

Bof, bof, bof, tout ça, pas aidé par le doublage - je l'ai vu en VF (pas eu trop le choix), et là où la VO propose Steve Carell, Kevin Kline, Lucy Lawless, Dolph Lundgren, Danny Trejo, JCVD, ou encore Michelle Yeoh, en France, on a Gad Elmaleh, Claudia Tagbo, et quelques autres noms éminemment oubliables.

La franchise tourne clairement à vide, et il serait temps de la laisser se reposer un peu.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1735 : SEMAINE ANIMATION - Ginger's Tale (2020)

Publié le 7 Novembre 2022 par Lurdo dans Animation, Russie, Critiques éclair, Review, Romance, Aventure, Fantastique, Jeunesse, Cinéma

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ginger's Tale (Ogoniok-ognivo - 2020) :

Dans un royaume lointain, une reine maléfique a perdu une pierre magique lui permettant d'invoquer des entités de feu capables de lui rendre jeunesse et fortune. Lorsque Potter, le potier du village, trouve cette pierre magique, il l'utilise pour rembourser toutes ses dettes, mais bien vite, il attire sur lui l'attention de la reine, et se laisse corrompre par son avidité. À Ginger, son amie aventureuse, courageuse et maladroite, de lui sauver la mise...

Un film d'animation russe en 2D qui fait assez plaisir à voir, même s'il ne faut pas s'attendre à un gros budget du niveau d'un Disney de la grande époque. En l'état, ce métrage, qui puise clairement une partie de son inspiration dans la Reine des Neiges d'Andersen (pour la dynamique entre la Reine, Potter, etc), entre autres, s'avère esthétiquement très agréable et attachant... même si sa narration et son rythme ne suivent pas forcément, et ont tendance à ronronner assez rapidement.

Pas très mémorable, très classique (dans le genre conte de fées russe) mais une curiosité intéressante néanmoins.

3/6

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2022 - Stranger Things 4 (2022)

Publié le 6 Novembre 2022 par Lurdo dans Aventure, Critiques éclair, Comédie, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Netflix, Oktorrorfest, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Thriller, Télévision

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, durant tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques... 

Stranger Things 4 (2022) :

Alors que la bande habituelle est désormais éparpillée aux quatre coins du pays, une nouvelle menace se profile à Hawkins : Vecna, un être tout puissant vivant dans l'Upside Down, contacte psychiquement les jeunes troublés de la ville, pour les tuer de manière sanguinaire et onirique. Mais sans les pouvoirs d'Eleven, la situation est des plus compliquées à gérer...

Trois ans après une saison 3 plutôt agréable et surprenante, voici une saison artificiellement divisée en deux parties, une première constituée de 7 épisodes à la durée oscillant entre 70 et 100 minutes, une deuxième de deux épisodes dont un final de près de 2 h 20, soit de véritables mini-longs-métrages étirés en longueur... et ça se ressent très vite dans la narration.

La série en est en effet à un point où la carte blanche de Netflix lui fait probablement plus de mal que de bien : le récit est intéressant, les personnages sont attachants, les effets sont réussis (Vecna, notamment, est un méchant mémorable et très convaincant, bien que clairement et ouvertement très inspiré de Freddy Krueger - avec caméo de Robert Englund en prime), les thématiques ne sont pas inintéressantes (les traumatismes refoulés, le pardon, le deuil, la culpabilité...) et l'interprétation est solide (Sadie Sink est excellente), mais il y a une telle abondance de sous-intrigues, de personnages secondaires et d'éléments gratuits que le tout finit par paraître brouillon et fréquemment superflu.

D'autant que la bande d'adolescents est de plus en plus éparpillée, et que les sous-intrigues qui en découlent laissent un peu de marbre : autant l'enquête à Hawkins est intrigante et captivante, autant les tribulations de Mike, Will (et son semi-coming out), Jonathan et Argyle (huhu, de l'humour de stoner, trop drôle) n'intéressent jamais vraiment. 

À l'identique, une part démesurée de la saison est consacrée à Hopper en Russie, aux mains de soviétiques caricaturaux, et à son sauvetage par Joyce et Murray, ce dernier étant clairement pensé comme un comic relief en contrepoids du reste du show... sauf que ça ne marche pas vraiment : c'est longuet, pas très drôle, ça semble principalement là pour expliquer la perte de poids de David Harbour et lui donner des scènes d'action explosives (une évasion improbable, et un combat armé de l'épée de Conan *soupir*), bref, ça sent le remplissage abusif, pour une sous-intrigue qui, dans une série normale, aurait été condensée en un épisode.

Et puis il y a Eleven, qui nous refait une saison 2, à savoir : elle part à l'autre bout du pays, isolée de ses amis, pour tenter de se chercher et, ici, de retrouver ses pouvoirs - une succession de scènes de laboratoire répétitives avec Matthew Modine et Paul Reiser, et encore une fois, une absence quasi-totale d'interactions avec les autres personnages adolescents de la série.

Il y a d'autres défauts : des digressions inutiles, une caractérisation très années 80 de la pléthore de bullies qui parsèment cette mi-saison, une panique satanique pas forcément très probante, des rebondissements pas forcément surprenants (l'identité de Vecna)... mais finalement, ça ne gêne pas trop.

Oui, cette saison est pleine de défauts, à commencer par son rythme et sa structure, et son intérêt se délite un peu à mesure que l'on se rapproche du grand final (un grand final à rallonge, avant et après le climax et la défaite de Vecna) mais son noyau reste solide et intéressant, bien exécuté (les meurtres de Vecna, le toutéliage qui l'entoure) et attachant.

Cela dit, je mentirais en disant que la dernière ligne droite de la saison et sa conclusion à rallonge ne m'ont pas un peu fait décrocher pendant quelques minutes, et l'on ne m'ôtera pas de l'idée qu'à trop chercher le spectaculaire (qui est bien présent, attention), l'émotion larmoyante et la débauche de moyens, la série perd d'autant en efficacité.

Dans cette saison 4 XXXL de 12 ou 13 heures, il y avait probablement de quoi tailler dans la masse, et produire 8 ou 10 épisodes de 45-60 minutes, pour obtenir un produit final plus rythmé et structuré. Mais pour cela, il aurait probablement fallu oser élaguer tant le récit que cette distribution de personnages qui sans cesse croit en nombre, sans que personne d'important ne soit réellement en danger au fil des évènements...

En l'état, Stranger Things 4 se regarde très bien, mais c'est tout de même un peu le bordel...

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 41 - Solar Opposites : A Sinister Halloween Scary Opposites Solar Special (2022)

Publié le 31 Octobre 2022 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Comédie, Fantastique, Télévision, Animation, Action, Science Fiction, Science-Fiction, Hulu, USA, Aventure, Oktorrorfest, Horreur, Halloween

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Solar Opposites  - A Sinister Halloween Scary Opposites Solar Special (2022) :

Les Solar Opposites décident de fêter Halloween, mais la phobie de Korvo, qui a peur du mois d'octobre et de tout ce qui est effrayant, menace de faire capoter le concours de décoration du quartier, surtout lorsqu'il fait disparaître le Gardien de la crypte que Terry et Jesse ont déterré dans le cimetière local...

Après la saison 3 de la série, et l'épisode spécial Noël la précédant, place à un autre épisode spécial, prenant bien naturellement place à Halloween, histoire de changer un peu d'ambiance (l'année prochaine, à Pâques, ou à Thanksgiving ?).

Avec d'un côté, Terry et Jesse qui raniment un Gardien de la crypte gâteux qui raconte des histoires en boucle, Korvo qui finit par se battre en duel contre le voisin et ses décorations d'Halloween, une leçon de morale de la Grande Citrouille, un morceau d'Oingo Boingo, un montage parodique, et une visite de Yumyulack en Enfer, ce qui ne l'impressionne guère.

Globalement, un épisode spécial à l'ambiance macabre, plutôt amusant, qui ne déroge pas au reste du programme, même si pour une fois, le format 25 minutes est peut-être un peu trop court (il y aurait eu tant d'autres choses à faire avec les personnages et la fête d'Halloween)...

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 28 - Prey (2022)

Publié le 20 Octobre 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Histoire, Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Science Fiction, Science-Fiction, Review, USA, Thriller, Halloween

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Prey (2022) :

En 1719, Naru (Amber Midthunder), une jeune Comanche destinée à devenir soigneuse, vit dans l'ombre de son frère Taabe (Dakota Beavers). Elle ne se doute cependant pas qu'une menace venue de l'espace va s'abattre sur sa tribu, et la forcer à devenir la chasseuse qu'elle a toujours voulu être...

Après un Predators mitigé, et un The Predator très faible, changement de cap pour la franchise, avec un Prey confié à Dan Trachtenberg (10, Cloverfield Lane) qui part ici dans le passé, pour narrer l'affrontement entre une jeune Comanche et un Predator cherchant tous deux à faire leurs preuves en chassant leur proie.

Et honnêtement, ça fonctionne plutôt bien, ça ne prend pas les spectateurs pour des imbéciles, ça n'est pas trop référentiel, et ça exploite correctement son univers et sa période temporelle. D'autant que je ne partais pas forcément convaincu, puisque j'avais de gros doutes sur Midhunter, qui m'avait laissé dubitatif dans Legion. Mais elle est ici très bien, et fait une antagoniste intéressante à un Predator clairement jeune et peu expérimenté.

Après, ce n'est pas parfait : les dialogues sonnent un peu trop modernes, les trappeurs français sont risibles (prendre des québécois + des dialogues en français approximatif, ça ne pardonne pas), les Comanches ont un peu tendance à se battre comme des ninjas (de manière globale, les affrontements sont aussi filmés et chorégraphiés de manière un peu trop moderne), la bande originale est oubliable, le scénario téléphone un peu ses effets (le sable mouvant, la fleur magique) et les effets spéciaux sont assez inégaux (le loup et le lion sont réussis, l'ours nettement moins convaincant, et le Predator, assez laid, n'est pas toujours probant dans ses mouvements numériques ou dans son invisibilité).

Mais en comparaison des suites des deux premiers Predator, ce Prey s'en sort très bien. Pas forcément au point de demander une suite, cela dit.

4.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 03 - Hôtel Transylvanie 4 : Changements monstres (2022)

Publié le 28 Septembre 2022 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Jeunesse, Animation, Comédie, Aventure, USA, Amazon

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Hôtel Transylvanie 4 : Changements monstres (Hotel Transylvania : Transformania - 2022) :

Parce qu'il ne se sent toujours pas accepté par Dracula (Brian Hull), Johnny (Andy Samberg) demande au professeur Van Helsing (Jim Gaffigan) de le transformer en monstre. Dont acte, mais la situation est plus problématique que prévue, puisque Dracula et tous ses amis se retrouve transformés en humains. Pour y remédier, une seule solution : une expédition à l'autre bout du monde, afin de retrouver un cristal magique aux propriétés extraordinaires...

Ultime film de la franchise Hôtel Transylvanie, après un Vacances Monstrueuses peu inspiré, ce quatrième volet directement sorti sur Amazon pour cause de COVID ressemble fortement à une suite direct-to-video, puisque ni Adam Sandler ni Kevin James ne rempilent, remplacés par des doubleurs peu mémorables, et que le script semble combiner approximativement deux idées principales : l'inversion des rôles (les monstres deviennent humains, les humains des monstres) et le film d'aventure en pleine jungle.

Et ça s'arrête à peu près là. Comme d'habitude, c'est assez frénétique, avec une animation très fluide et cartoonesque, et ce n'est pas désagréable en soi, mais le tout reste assez creux et générique, sorti du propos général sur l'acceptation d'autrui, etc, qui est désormais de mise dans toute la série.

Pas grand chose à dire sur ce métrage, en fait. La routine habituelle de la franchise Hôtel Transylvanie, en somme... pas meilleur, pas pire.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 01 - Kiki la petite sorcière (2014)

Publié le 26 Septembre 2022 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Japon, Halloween, Oktorrorfest

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Kiki la petite sorcière (Majo no takkyūbin - 2014) :

Pour finir sa formation, Kiki (Fuka Koshiba), jeune apprentie-sorcière de 13 ans, doit passer un an parmi les gens "normaux", et part s'établir dans la ville côtière de Korico ; là, elle s'installe chez O-sono (Machiko Ono), la femme enceinte du boulanger local, et ouvre un service de livraison expresse à l'aide de son balai volant. Mais les gens de la bourgade, superstitieux, voient d'un mauvais œil l'arrivée d'une sorcière dans leur communauté tranquille...

Deuxième adaptation du roman Kiki la petite sorcière (après l'adaptation animée de Miyazaki), cette version en prises de vue réelles a été écrite et réalisée par Takashi Shimizu, le papa de la franchise Ju-On (The Grudge), habituellement spécialisé dans l'horreur.

Ici, pour ce récit léger, dynamique et plein de bonne humeur, il ne parvient malheureusement pas à ce que la mayonnaise prenne vraiment, pas forcément aidé par une actrice principale légèrement trop âgée pour son rôle, par un récit au rythme assez plat, et par des effets numériques pas très réussis (le chat de Kiki, notamment, est raté tant dans ses proportions que dans son animation, et le bébé hippopotame ne convainc pas).

Pourtant, cette production Toei est plutôt agréable à suivre, puisqu'assez lumineuse, colorée et gentillette, et bénéficiant d'une bande originale aux accents de violons quasi-celtiques. Mais le tout manque de direction narrative, les traits des personnages sont probablement un peu trop caricaturaux, et il se dégage de la réalisation et de la mise en scène une impression de téléfilm, ou du moins d'une production assez datée, au budget limité.

Pas forcément honteux, mais pas non plus très réussi. Et la fin tombe relativement à plat.

3/6 (en étant généreux)

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QUINZAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo : The Lost Symbol, saison 1 (2021)

Publié le 21 Septembre 2022 par Lurdo dans Aventure, Thriller, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, NBC, Religion, Review, Romance, Science-Fiction, Science Fiction, Télévision, USA, Peacock

Une seule et unique saison au programme de cette adaptation de Dan Brown pour NBC/Peacock par les scénaristes de la série Matador (1 saison au compteur) et de la série Scream de MTV (à l'accueil critique et public très mitigé), qui a rapidement annulé la série après sa diffusion...

The Lost Symbol, saison 1 (2021) :

Lorsque son mentor, Peter Solomon (Eddie Izzard) est enlevé et torturé par un psychopathe mystique tatoué (Beau Knapp), Robert Langdon (Ashley Zukerman) est recruté par la CIA pour tenter de résoudre toute une série d'énigmes, afin de permettre la libération de Solomon en échange des coordonnées d'un portail mystérieux...

C'est bien simple : pour que la formule Dan Brown fonctionne à peu près, il faut habituellement éteindre son cerveau, et se laisser embarquer dans une course-poursuite entre des méchants et des gentils, pendant que Langdon passe d'énigme en énigme, les résolvant grâce à son savoir improbable et jamais très crédible.

Il faut donc quelque chose de rythmé, de captivant et de stylisé pour faire oublier les faiblesses du style Brown : le format littéraire y parvient grâce à ses chapitres courts et à ses nombreux cliffhangers, le format cinéma s'en sort à peu près grâce à sa durée limitée... et cette adaptation télévisée ne fonctionne pas du tout, se traînant mollement pendant 10 épisodes de 45 minutes, jusqu'à une conclusion en forme de pétard mouillé.

En même temps, ça commençait assez mal : recyclage de la figure d'un antagoniste physiquement étrange et impossible à arrêter (dans le Da Vinci Code c'était un moine albinos, ici un fanatique intégralement tatoué), caractérisation faiblarde (la phobie de Langdon, sa relation clichée avec son ex, le flic vétéran au grand cœur souffrant de PTSD, les motivations du méchant, etc), pseudo-science à tous les étages (on n'est plus dans la religion, mais dans les pouvoirs psychiques, l'immortalité, la vision à distance, etc, bref, on est dans les X-men) enrobée de pseudo-mysticisme de pacotille (Dan Brown tente clairement de donner ici de l'histoire, du mystère et du cachet à Washington, comme il le fait habituellement avec les vieilles villes européennes, mais difficile de prendre au sérieux toute cette fascination pour les francs-maçons et autres sociétés secrètes en carton)... sans même parler du casting.

Non pas que les interprètes soient mauvais, non. Ils semblent d'ailleurs très impliqués dans tout ce qui se passe à l'écran (parfois trop, d'ailleurs, Valorie Curry, la sœur de The Tick, étant constamment un bon niveau au dessus de tout le reste de la distribution dans l'émotion et les réactions), mais niveau charisme ou alchimie, ce n'est pas vraiment ça.

Zukerman est gentiment transparent, il n'a pas grande alchimie avec Curry, Eddie Izzard semble s'être trompé de projet, avec sa queue de cheval et son bras en bandoulière, les agents de la CIA sont oubliables au possible, et on peine donc à rester intéressé pendant 10 épisodes, d'autant que le récit s'en retrouve particulièrement ralenti et ramolli, avec énormément de remplissage et de moments d'exposition balourde.

En lieu et place d'une course-poursuite, on se retrouve donc avec des personnages et des antagonistes qui tournent en rond, un récit qui n'avance pas, dépourvu de toute énergie, et donc, un résultat final plat et mou.

Il ne fallait pas forcément en attendre grand chose, de toute façon (la source littéraire n'était déjà pas très fameuse, avec son mysticisme de pacotille, ses rebondissements capillotractés, ses pseudo-sciences à se facepalmer et ses décors parfois fauchés - le passage en bord de falaise), mais cette adaptation parvient tout de même à décevoir.

À oublier très vite, donc.

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QUINZAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo : Je s'appelle Groot, saison 1 (2022)

Publié le 17 Septembre 2022 par Lurdo dans Animation, Aventure, Comédie, Disney, Marvel, MCU, Science Fiction, Science-Fiction, Fantastique, Jeunesse, USA, Critiques éclair, Review

Au programme de cette nouvelle mini-série Marvel diffusée sur Disney +, cinq épisodes de trois à quatre minutes à peine, pour moins d'une vingtaine de minutes d'animation chapeautées par Kirsten Lepore, réalisatrice primée de courts-métrages ; une animation qui s'inscrit à peine dans la continuité du MCU... ce qui, honnêtement, n'est pas vraiment gênant.

Je s'appelle Groot, saison 1 (I am Groot, saison 1 - 2022) :

Les mésaventures de Groot (Vin Diesel) un petit arbre extraterrestre dans un univers immense...

Et avec une durée aussi brève, difficile de dire grand chose sur la série, sous peine d'écrire une critique plus longue que ses scénarios ; Groot connaît ainsi des mésaventures improbables, dans son coin, un peu comme le Pupa de Solar Opposites, il se bat en duel contre un bonsaï, devient le dieu d'un peuple microscopique, fait une dance battle contre un alien protéiforme qui a pris son apparence, découvre les bienfaits des bains de boue fertilisante, et met à sac le vaisseau pour réaliser une surprise pour Rocket (Bradley Cooper reprend aussi du service, bien que brièvement)...

C'est court, c'est rythmé, c'est très bien animé, c'est du slapstick quasi-muet (finalement pas si éloigné que ça de l'humour Minions), et ça se regarde vraiment très facilement, bref, c'est anecdotique, certes, mais ça reste à conseiller pour peu qu'on aime l'univers et les personnages.

(bilan Marvel/DC mis à jour !)

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QUINZAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo : Jurassic World - La Colo du Crétacé, saison 5 (2022)

Publié le 14 Septembre 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Animation, Critiques éclair, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Thriller, Netflix, Télévision, USA

Ultime saison de 12 épisodes pour cette série d'animation canon à l'univers des Jurassic Park et Jurassic World, et dont la dérive progressive vers une science-fiction de plus en plus prononcée ne m'avait pas franchement convaincu l'annéeac dernière...

Jurassic World - La Colo du Crétacé, saison 5 (Camp Cretaceous, season 5 - 2022) :

Secourus par M. Kon, le père de Kenji, les Nublar Six doivent faire face à une réalité des plus sinistres : à la tête de Mantah Corp., Kon est aussi malfaisant que ne pouvait l'être Kash... mais Kenji, lui, est prêt à tout pour obtenir l'approbation de son père.

Une ultime saison assez frustrante pour Camp Cretaceous, puisque si elle conclue les aventures des Nublar 6 de façon finalement assez satisfaisante, avec un petit saut en avant dans le temps permettant de voir ce que chacun est devenu, la saison se déroule aussi de manière assez décousue, continuant sur la lignée WTF de la saison 4 (avec ses robots, ses holodecks, sa base secrète), et lui rajoutant encore une dose supplémentaire d'éléments agaçants.

Cette saison, en effet, c'est la saison des dinosaures-jeux vidéo, qui voient les dinos devenir de véritables outils pour les maychants, télécommandés à partir de manettes Dualshock pouvant tout leur faire faire. Non seulement c'est assez inhumain (mais ça, la série en a conscience, puisqu'elle joue beaucoup de cet angle "maltraitance animale" pour susciter l'attachement, l'indignation et la pitié du jeune spectateur), mais surtout, ça donne une saison assez caricaturale, avec des maychants très maychants (le père de Kenji est vraiment écrit de manière ultra manichéenne) qui passent toute la saison manettes en main, à piloter leurs dinosaures comme des drones en ricanant comme des génies du mal de seconde zone.

D'ailleurs, les méchants, parlons-en : je l'ai mentionné, mais le père de Kenji est une caricature ambulante de père indigne obsédé par l'argent et sa réputation, les soldats et les investisseurs le sont tout autant, et l'utilisation d'un personnage (et d'éléments) de Jurassic World Dominion n'apporte pas grand chose, si ce n'est un vague lien de synergie commerciale... bref, face aux jeunes héros, des antagonistes clichés au possible, et un Kenji qui retourne prestement sa veste pour se ranger aux côtés de son Papounet les 3/4 de la saison.

Un heel turn qui ne convainc jamais vraiment car, malgré le format rallongé de la saison, il se dégage tout de même de cette ultime fournée un sentiment brouillon, avec des évolutions et des péripéties précipitées, pour que tout soit bouclé au plus vite.

On pourrait aussi citer les scénaristes qui, visiblement ravis d'avoir réussi à créer une romance entre Kenji et Brooke (pas forcément un élément très intéressant de la série, cela dit), décide de renouveler l'expérience, en passant le plus clair de la saison à faire du shipping... entre Sammy et Jaz (qui découvre sa sexualité). Parce que forcément, il fallait un quota LGBTQ (Netflix oblige), et forcément, les personnages concernés sont la sportive et la fermière rondouillarde... d'autant plus frustrant qu'à part ces clichés flagrants et le fait que le tout semble amené de manière un peu trop forcée, la relation est plutôt bien écrite.

Bref. Une saison de conclusion qui fait ce qu'on lui demande (finir l'arc des personnages, boucler la boucle, etc) mais ne le fait pas forcément de manière très habile, avec des digressions superflues (12 épisodes, mais l'impression de flottements désagréables, et de personnages secondaires qui disparaissent durant plusieurs épisodes pour ressurgir mollement), un grand final plein d'action assez manipulateur (dinosaures vs dinosaures, avec une mort à la clé... mais en fait non !), des embryons de pistes étranges (tout ce qui a trait à la géothermie de l'île, et à ses conséquences), et une caractérisation très manichéenne qui dessert le propos plus qu'elle ne l'appuie.

Au final, Camp Cretaceous aura été une expérience mitigée. Plutôt agréable à suivre, avec des personnages sympathiques et des dinosaures attachants, la série a cependant pris un virage dans la science-fiction encore plus prononcée avec sa saison 4, et m'a un peu perdu à partir de ce point.

Cela dit, le personnage de Darius et sa passion pour les dinosaures (ainsi que son évolution dans ses rapports avec ces animaux) trouveront certainement un écho chez beaucoup d'enfants de son âge.

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Un film, un jour (ou presque) #1732 : Comme chiens et chats 3 - Paws Unite (2020)

Publié le 7 Septembre 2022 par Lurdo dans Aventure, Action, Cinéma, Critiques éclair, Jeunesse, Science Fiction, Science-Fiction, Fantastique, Review, USA, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Comme chiens et chats 3 - Paws Unite (Cats & Dogs : Paws Unite ! - 2020) :

Roger (Max Greenfield), chien de Seattle, est l'animal de compagnie d'un jeune tennisman (Callum Seagram Airlie) qui ne s'occupe plus vraiment de lui ; Gwen (Melissa Rauch), une chatte, habite l'étage du dessous avec sa jeune maîtresse (Sarah Giles) et son père musicien (John Murphy) en difficultés financières. Ensemble, les deux animaux, agents du F.A.R.T., vont devoir monter une équipe et arrêter les plans machiavéliques de Pablo (George Lopez), un cacatoès aux ambitions destructrices...

Un troisième volet bien piteux, après un premier film médiocre, et un deuxième film bien plus décomplexé : malgré ce que prétend l'affiche ("en salles le 9 octobre"), ce Cats & Dogs 3 est clairement un métrage conçu comme un DTV, avec tout ce qu'implique une sortie directe en vidéo et en streaming et un tournage à Seattle - scénario au rabais, effets spéciaux fauchés, dialogues bancals, réalisation plate de téléfilm, running gag à base de pets (le nom de l'organisation des chiens et chats associés est le FART, ptdr) et beaucoup de remplissage (images libres de droits, intrigues humaines) qui permettent de boucher un peu les trous d'un récit trop superficiel pour intéresser.

Bref, c'est assez mauvais, ou du moins, totalement insipide, loin des gadgets, du budget, et de la parodie de film d'espionnage du second film (là, tout se déroule à l'échelle d'un pâté de maison, entre un immeuble et une animalerie).

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1730 : Ron débloque (2021)

Publié le 5 Septembre 2022 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, Science Fiction, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ron débloque (Ron's Gone Wrong - 2021) :

Dans un monde où chaque enfant dispose d'un B-Bot, petit robot intelligent servant à la fois de réseau social, de moteur de recherche, de téléphone, d'ordinateur et d'ami virtuel, Barney (Jack Dylan Grazer), un jeune garçon sans amis, issu d'une famille d'immigrés, est le seul de son école à ne pas en posséder, et subit les humiliations de certains de ses semblables. Jusqu'à ce qu'il reçoive Ron (Zach Galifianakis), un B-Bot défectueux, pour son anniversaire... ce qui va changer son existence, pour le meilleur et pour le pire.

Un film d'animation Fox (et donc Disney, comme l'indiquent plusieurs des skins Marvel et Star Wars des robots) produit par des anciens des studios Aardman dont c'est là le premier film, pour un résultat qui évoque, bizarrement, le récent Les Mitchells contre les Machines dans son propos anti-réseaux sociaux, big tech et compagnie.

Une critique qui sonne un peu creux, à vrai dire, puisque le film en lui-même est assez formulaïque, et affaibli tant par la conclusion du récit (on sent bien le calcul mercantile pensé pour vendre des produits dérivés du film en cas de succès, et qui donne lieu à un propos en demi-teinte, assez peu engagé) que par la structure un peu décousue du tout, qui commence par un "jeune garçon et son chien robot" assez classique, puis part dans les bois, avant de virer au film de casse contre la méchante multinationale, le tout avec des personnages pas forcément désagréables, mais peu marquants (même la grand-mère et sa chèvre font très "calculés pour être excentriques").

J'aurais bien du mal à dire grand chose de plus au sujet de ce métrage finalement assez bien réalisé et visuellement convaincant : ça se regarde sans problème, c'est bien doublé, et ça trouvera probablement un écho auprès des plus jeunes, mais ça m'a aussi paru trop balisé et classique pour être vraiment émouvant et ne pas tourner un peu à vide au bout d'un moment.

3.5/6

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Les bilans de Lurdo : Solar Opposites, saison 3 (2022)

Publié le 4 Septembre 2022 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Comédie, Fantastique, Télévision, Action, Animation, Science-Fiction, Science Fiction, Hulu, USA, Aventure, Les bilans de Lurdo

Troisième saison de la série animée de Mike McMahan et Justin Roiland, après deux années et un épisode spécial Noël déjantés, mais un peu inégaux : cette fois-ci, on passe des 8 épisodes saisonniers habituels à 11, et il reste à voir si cette décision saura porter ses fruits...

Solar Opposites, saison 3 (2022) :

La saison 2 de SO peinait un peu à équilibrer les mésaventures des Solar Opposites avec le quotidien du Mur, un Mur de plus en plus présent, et dont le développement ressemblait beaucoup à une réaction des scénaristes à la popularité de cette sous-intrigue. Puisque le Mur plaisait tant aux fans en saison 1, on en avait rajouté une dose en saison 2, quitte à en faire un peu trop, et à perdre ce qui faisait le sel de ce filigrane saisonnier.

En saison 3, on continue un peu à exploiter le filon, en se centrant sur les personnages de Cherie et de Halk, qui tentent de réorganiser le Mur en un monde démocratique, et sont contraints de partir à l'aventure, dans les bas-fonds du Mur, pour tenter de réparer l'électricité défaillante. Pas forcément désagréable, tout ça, avec un passage chez les cannibales,  beaucoup de morts sanglantes, et le retour du fermier Steven (désormais avec une armée de moustiques et un plan singeant celui de Thanos)... mais honnêtement, l'équilibre humour/drame est une nouvelle fois un peu incertain, et la conclusion de tout cela assez téléphonée.

D'autant plus que les scénaristes ne se fatiguent plus trop : lorsqu'ils veulent consacrer du temps au Mur, il envoient les Opposites en road trip, souvent hors-champ, et les font revenir à la fin de l'épisode. Une grosse ficelle narrative parfois assez frustrante, d'autant que les épisodes plus "normaux" restent assez divertissants.

Après un premier épisode dans lequel Korvo se met à fondre, voilà qu'il se trouve un hobby (le modélisme ferroviaire) qui dégénère rapidement en bataille de trains géants ; ensuite, on a droit à un bottle episode prenant intégralement place dans une file d'attente ; on revisite aussi le destin de tous les autres missions galactiques Shlorpiennes, avec une narration à la Princess Bride ; on refait Daylight avec Stallone, pendant que les jeunes entrent dans la psyché de leur proviseur (pas franchement le meilleur épisode, tout ça) ; on rejoue Molly's Game dans un lycée ; on part en vacances dans un village trop parfait ; et on doit faire face à la crise d'adolescence de Pupa, façon parodie de Fog.

C'est divertissant, donc, même si ça repose un peu trop à mon goût sur les parodies systématiques de films et autres références (toute la digression parodiant les Silverhawks et les Green Lanterns, mwébof). Et la conclusion de la saison, qui voit les Solar Opposites se ranger et adopter une vie humaine médiocre et insipide pour assurer le bon développement de leur "enfant" Pupa, sera sans nul doute rebootée dès l'épisode spécial annoncé pour Halloween.

Dans l'ensemble, cependant, la saison 3 de SO est plutôt agréable à suivre, malgré son format un peu plus long. Les scénaristes ont un peu trop tendance à écouter leurs fans, et à laisser libre court à leurs impulsions (un peu comme du côté de South Park, on sent que beaucoup d'idées d'épisodes leur viennent tardivement, sur un coup de tête, parce qu'ils viennent de regarder X ou Y, tout en ingérant une substance Z), mais le tout se regarde facilement.

(reste que l'impression de regarder des sous-intrigues inutilisées de Rick et Morty reste présente, çà et là)

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Les bilans de Lurdo : Doctor Who, épisodes spéciaux (2022)

Publié le 3 Septembre 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Les bilans de Lurdo, Jeunesse, Histoire, Review, Science-Fiction, Science Fiction, Télévision, UK, Comédie

Après une saison 13 au format unitaire particulièrement brouillon et frustrant, place aux épisodes spéciaux diffusés en 2022, et censées préparer le départ de Jodie Whitaker, et l'arrivée de son futur remplaçant...

Doctor Who - Eve of the Daleks (2022) :

Le Docteur, Yaz et Dan se retrouvent piégés dans une boucle temporelle, à quelques minutes du Nouvel An 2022, dans les entrepôts d'une entreprise de stockage miteuse de Manchester, gérée par Sarah (Aislin Bae). Avec eux, Nick (Adjani Salmon), un client... et des Daleks meurtriers.

Enfin un épisode ouvertement festif pour cette incarnation du Docteur, et, malheureusement, l'énième retour des Daleks, dans un rôle ici totalement générique qui aurait aussi bien pu être confié à n'importe quel autre antagoniste du Doc, ou à un nouvel ennemi.

Après, c'est assez logique de ressortir encore une fois les Daleks, pour une histoire de boucle temporelle ouvertement inspirée d'un Jour Sans Fin (littéralement cité dans les dialogues) qui profite bien du côté familier de son intrigue : on est en terrain connu, et si ça a l'avantage de rythmer efficacement le tout (c'est probablement l'un des épisodes de Chibnall les plus efficaces et ludiques depuis longtemps), ça finit aussi par tourner un peu en rond et par perdre de son énergie.

D'autant que les défauts d'écriture de Chibnall restent présents : des personnages secondaires parfois poussés légèrement trop loin dans leur caractérisation, et presque antipathiques (le personnage d'Aislin Bae rappelle parfois Donna par son côté abrasif, en nettement moins attachante ou intéressante), la romance entre elle et Nick ne fonctionne que partiellement, les moments de conflit entre les protagonistes paraissent forcés, et certains passages tombent à plat, comme le grand speech de motivation du Doc.

Ajoutez à cela un quota LGBTQ pas très intéressant, avec Yaz qui est amoureuse du Doc, et voilà, un épisode pas désagréable à suivre, mais pas forcément ultra-mémorable pour autant.

Doctor Who - Legend of the Sea Devils (2022) :

Le Doc, Yaz et Dan arrivent en 1807, en Chine, où Madame Ching (Crystal Yu), pirate légendaire, libère un Diable des mers de sa prison de pierre en tentant de trouver un trésor légendaire...

Aïe. Le précédent épisode de Doctor Who à base de pirates n'était pas une franche réussite, mais là, c'est pire, avec un récit décousu, plat, mollasson, et bourré de raccourcis approximatifs, qui semblent découler directement de coupes franches dans le script (le Kaiju qui disparaît en cours de route), ou au tournage.

Le tout, dans des décors déserts, filmés en plans larges qui ne font que souligner cette impression involontaire de vide, et avec des créatures à l'apparence assez fauchée et caoutchouteuse, même pas sauvée par les effets numériques.

En fait, c'est bien simple, cet épisode ressemblait en tous points à un épisode bouche-trou d'une saison "classique" de Doctor Who, aussitôt vu, aussitôt oublié. Et ce ne sont pas les scènes de dialogue entre Yaz et le Docteur qui relèvent le niveau : Chibnall semble décidé à rendre cette romance impossible poignante et sincère, alors que son développement a été, au mieux, très partiel, et que Yaz (décrite ici comme l'égale de River Song, voire comme au-dessus de cette dernière... lol) et le Doc ont une alchimie inexistante.

En somme, pour l'un des derniers épisodes spéciaux de Jodie Whitaker, on est vraiment à un niveau très faiblard...

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Un film, un jour (ou presque) #1729 : Comme chiens et chats 2 - La Revanche de Kitty Galore (2010)

Publié le 2 Septembre 2022 par Lurdo dans Aventure, Action, Jeunesse, Comédie, Thriller, USA, Animation, Critiques éclair, Cinéma, Science Fiction, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Comme chiens et chats 2 -  La Revanche de Kitty Galore (Cats and Dogs: The Revenge of Kitty Galore - 2010) :

Lorsque Diggs (James Marsden), un ancien chien policier pas très doué, est recruté par Butch (Nick Nolte) pour rejoindre les rangs des services d'espionnage canins, il ne se doute pas qu'il va devoir protéger un pigeon loquace (Katt Williams), faire équipe avec une chatte espionne (Christina Applegate), et tenter de déjouer les plans de la machiavélique Kitty Galore (Bette Midler)...

Une suite-reboot du premier Comme chiens et chats, qui arrive neuf ans après son modèle, et qui a la bonne idée d'assumer beaucoup plus le côté parodie de film d'espionnage, tout en minimisant drastiquement la présence des humains dans le métrage.

Encore plus sympathique : les chats ne sont plus présentés comme des animaux unanimement maléfiques, et ils font désormais équipe avec les chiens (tout en les méprisant joyeusement - un chat reste un chat) quand la menace leur demande d'unir leurs forces. En l'occurrence, la menace est Kitty Galore, un chat nu bien animé (les effets spéciaux numériques sont montés d'un bon cran entre les deux films) doublé avec une certaine jubilation par Bette Midler.

Et honnêtement, bien que les critiques l'aient assassinée, et que ce soit un flop commercial, j'ai largement préféré cette suite à l'original : c'est plus abouti techniquement, mieux écrit, plus rythmé et plus amusant, tout en étant moins cartoon slapstick que l'original, avec un score musical plus efficace et un doublage efficace (amusant de constater que Katt Williams fait ici presque du Kevin Hart avant l'heure).

3.75 + 0.25 parce qu'il n'y a pas de Goldblum qui cachetonne = 4/6

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