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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #france catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1531 : Bloody Milkshake (2021)

Publié le 17 Septembre 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Review, Thriller, USA, France, Allemagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Bloody Milkshake (Gunpowder Milkshake - 2021) :

Abandonnée par sa mère Scarlet (Lena Headey) lorsqu'elle était enfant, Sam (Karen Gillan) est devenue, comme elle, une tueuse à gages froide et distante. Jusqu'à ce qu'une mission tourne mal, et l'oblige à prendre sous son aile une fillette de 8 ans, Emily (Chloe Coleman), fille de l'une de ses cibles décédées... un geste qui va déclencher la furie de la Firme, qui fournit à Sam ses missions et décide de terminer son contrat.

Un film d'action made in Netflix qui semble constamment lorgner sur le cinéma de Rodriguez, de Tarantino, sur les John Wick ou encore sur les films de Guttierez (le casting globalement féminin, et la présence de Carla Gugino dans l'un des rôles principaux n'y sont pas étrangers), avec un girl-power bien basique, un univers décalé et improbable à la lisière du comic-book, de la violence sanglante et décomplexée, et une vraie tendance à privilégier les effets de style et l'esbrouffe poseuse au fond et au scénario.

Style over substance, donc, pour un résultat globalement assez creux, pas aidé par une Karen Gillan qui ne m'a jamais vraiment convaincu en tueuse blasée et impassible (ce qui se traduit par une actrice mono-expressive et raide comme un piquet) - après, derrière cette réalisation pleine d'effets en tous sens, ces visuels très stylisés, et ce féminisme ultra-violent (coucou, Snyder et son Sucker Punch), on trouve quelques scènes d'action réussies et sympathiques (merci les doublures cascades et le montage), et la distribution reste intéressante (Gillan, Headey, Gugino, Michelle Yeoh, Angela Bassett, Paul Giamatti)...

Mais bon, dans l'ensemble, ce Gunpowder Milkshake se contente de piocher à droite et à gauche dans de nombreuses sources d'inspiration, pour en faire un gros mélange divertissant, mais assez creux/superficiel et peu convaincant. Pas surprenant de voir que c'est une production Studio Canal, à la base... même si ça aurait aussi bien pu être une production Europa Corp.

2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1514 : SEMAINE SWASHBUCKLING - Pirates (1986)

Publié le 26 Août 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, France, Tunisie, Romance

Au programme : pendant une semaine, des pirates, de l'aventure, et de la chasse au trésor !

Pirates (1986) :

En 1659, le vieux pirate Thomas Red (Walter Matthau) et son garçon de cabine Jean-Baptiste, dit "la Grenouille" (Cris Campion), sont récupérés, naufragés, par l'équipage du Neptune, un galion espagnol qui ramène vers l'Espagne un trône aztèque en or. Aussitôt, Red fomente une mutinerie pour prendre contrôle du navire et dérober le trône, tandis que Grenouille, de son côté, s'éprend de Maria-Dolores (Charlotte Lewis), la nièce du gouverneur de Maracaibo, qui voyage à bord. Mais entre les deux hommes et leurs objectifs se dresse l'implacable lieutenant Don Alfonso de la Torré (Damien Thomas)...

Vu dans les années 90, ce film de Roman Polanski ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable. Après une ou deux tentatives (infructueuses) de revisionnage depuis lors, tous les dix ans environ, j'ai enfin réussi à revoir ce Pirates... et le mot qui définit bien le film est "laborieux".

Il n'est pas dénué de qualités : la direction artistique (le galion, notamment, est impressionnant), les costumes, l'énergie de tous les acteurs, le côté crasseux et poisseux de l'univers... mais même aujourd'hui, avec du recul, je n'accroche pas vraiment à la proposition de Polanski, à laquelle il manque un souffle épique, un sens de l'aventure, et surtout, du rythme.

C'est bien simple, Pirates est nonchalant dans tout ce qu'il entreprend : ses péripéties, ses abordages, ses combats, tout est filmé de manière assez plate et statique, et le film n'a pas grande énergie, se perdant dans un scénario aux rebondissements peu palpitants, à la post-synchronisation et aux accents approximatifs, à l'illustration musicale assez transparente, et qui, en deux heures, raconte l'équivalent de dix minutes d'un Pirates des Caraïbes ou d'un film plus nerveux.

Et comme en plus ce n'est ni particulièrement drôle, ni particulièrement surprenant... bof.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1494 : Un Homme en colère (2021)

Publié le 29 Juillet 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Thriller, UK, France

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Un Homme en colère (Wrath of Man - 2021) :

Lorsque Patrick Hill (Jason Statham) rejoint Fortico Security, une entreprise de convoi de fonds, il ne fait pas grande impression sur ses collègues : taciturne, silencieux, il réussit de justesse les tests d'admission et ne se fait pas d'amis. Mais bien vite, lorsque son camion est braqué et qu'il élimine sans efforts tous les assaillants, ses collègues commencent à se demander ce que "H" cache vraiment...

Adaptation très libre du Convoyeur français (avec Dupontel), Un Homme en colère est réalisé par Guy Ritchie, après son Aladdin et The Gentlemen : une manière pour lui de remettre le pied à l'étrier sans trop se fouler, en produisant un thriller mettant Statham en vedette... sauf qu'en transposant le film original aux USA, Ritchie se prive d'une grande partie de ce qui fait habituellement son charme, à savoir le bagout et l'ambiance typiquement british de ses personnages.

Ici, on se retrouve avec un thriller à l'américaine, relativement compétent, mais aussi bien trop long pour son propre bien : frôlant les deux heures, le film souffre d'un ventre mou conséquent, et ne parvient jamais à surprendre, surtout dans sa dernière ligne droite.

Entre ses personnages sous-développés, son Statham monolithique qui ne desserre pas les dents de tout le film et son récit déstructuré qui n'est pas toujours utile, on reste un peu sur sa faim, surtout durant les flashbacks, qui ronronnent gentiment.

2.5 + 0.25 pour le générique d'ouverture et son thème musical très années 70 = un petit 2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1485 : SEMAINE COMÉDIE FRANÇAISE - Divorce Club (2020)

Publié le 16 Juillet 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Divorce Club (2020) :

Fraîchement divorcé, Ben (Arnaud Ducret) rencontre Patrick (François-Xavier Demaison), un vieil ami, lors d'une réunion de divorcés anonymes. Il découvre alors que ce dernier est désormais richissime et hédoniste, et accepte de devenir son colocataire dans son immense manoir. Rapidement, le duo en vient à former un Club privé réservé aux divorcés cherchant à faire la fête, alors même que Ben, de son côté, s'éprend d'une mère célibataire, Marion (Caroline Anglade)... l'ex-femme de Patrick.

J'avais prévu de réserver cette ultime chronique de la semaine au troisième volet d'OSS 117, mais malheureusement, il a été reporté à plus tard. Résultat, pour ne pas laisser ce vendredi vide, je me rabats sur ce Divorce Club, troisième film de Michael Youn derrière la caméra, après Fatal et Vive la France.

Et effectivement, on reconnaît bien, çà et là, l'énergie du bonhomme et son côté décalé et WTF, avec des éléments fréquemment absurdes intégrés au délire dans lequel sombre progressivement le personnage de Ben.

Après... difficile de se passionner totalement pour ce qui finit par être une comédie française inégale et assez prévisible, aux quiproquos télégraphiés et évidents, et qui n'exploite pas totalement le capital sympathie de sa distribution (Audrey Fleurot n'a pas un rôle très intéressant).

Ça se regarde, c'est ponctuellement amusant, mais dans l'ensemble, mwé sans plus.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1484 : SEMAINE COMÉDIE FRANÇAISE - Terrible Jungle (2020)

Publié le 15 Juillet 2021 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Terrible Jungle (2020) :

Apprenti anthropologue marchant dans les traces de sa mère possessive et castratrice, Chantal de Bellabre (Catherine Deneuve), Eliott (Vincent Dedienne) part pour l'Amazonie, à la recherche de la tribu mythique des Otopis. Mais sur place, il découvre que la tribu, moderne et droguée, est désormais sous la coupe de Conrad (Patrick Descamps), ancien gendarme cruel et manipulateur, qui les exploite à la recherche d'or. Épris d'Albertine (Alice Belaïdi), cheffe de la tribu, Eliott tente alors de sauvercette dernière, alors même que Chantal, elle, décide de rapatrier son fils quoi qu'il en coûte...

Une comédie d'aventure en pleine jungle qui joue la carte de l'absurde et du décalage subtil, pour composer un univers improbable qui s'avère plutôt amusant. Tout le monde joue juste (et de manière naturelle), l'humour n'est jamais trop lourd et si le tout n'est pas totalement maîtrisé (l'évolution d'Eliott se fait un peu par à-coups), il reste toujours la sous-intrigue de Catherine Deneuve et la Septième Compagnie les gendarmes menés par Jonathan Cohen pour redonner un petit coup de folie et d'énergie au tout.

Une assez bonne surprise, dans l'ensemble, pour peu que l'on accroche au style.

3.75 + 0.25 pour l'épicerie chinoise en pleine jungle = 4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1483 : SEMAINE COMÉDIE FRANÇAISE - Tout simplement noir (2020)

Publié le 14 Juillet 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, France, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Tout simplement noir (2020) :

Comique agitateur et engagé s'étant fait connaître par ses coups d'éclat sur le web, Jean-Pascal Zadi décide d'organiser une grande marche revendicative à Paris, pour défendre la cause des Noirs. Avec l'aide du comique Fary, il tente alors d'approcher toutes les célébrités noires de la ville et du show-biz, pour les convaincre de se joindre à son mouvement...

Une comédie amusante qui adopte une sorte de format mockumentaire n'étant pas sans rappeler le travail de Sasha Baron-Cohen, pour un militantisme satirique qui se paie pas mal de caméos (Joey Starr, Omar Sy, Ramzy, Eric, Kassovitz, Soprano, Patrick Éboué, etc, etc, etc), et s'amuse à critiquer à la fois la société française, le racisme intra et inter-communautaire, et l'hypocrisie du monde des célébrités.

Le tout d'une façon plutôt ludique, même si elle est un peu handicapée (comme certains des films de Sasha Baron Cohen, d'ailleurs), par un format "succession de sketches" pas forcément très fluide.

Reste que de multiple passages sont franchement drôles, comme en vrac la dispute entre Éboué et Lucien Jean-Baptiste, la discussion de groupe chez Ramzy, le casting chez Kasso, ou encore (plus prévisible), la ferme de Dieudonné.

Une bonne surprise, en fin de compte.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1482 : SEMAINE COMÉDIE FRANÇAISE - 30 Jours Max (2020)

Publié le 13 Juillet 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Romance, Policier

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

30 Jours Max (2020) :

Flic trouillard et maladroit, Rayane (Tarek Boudali) fait rater une opération cruciale des autorités contre le trafiquant Le Rat (José Garcia), et apprend peu de temps après qu'il n'a plus que 30 jours à vivre. Soudain décidé à vivre pleinement les heures qui lui restent, il prend alors tous les risques pour arrêter Le Rat et avouer ses sentiments à sa collègue Stéphanie (Vanessa Guide)...

Nouveau film de la Bande à Fifi, et deuxième long-métrage de Tarek Boudali après le très médiocre et dérivatif Épouse-moi mon pote, cette comédie policière est regardable, mais n'est guère plus mémorable, entre son interprétation comme toujours très inégale (ça récite son texte, ça surjoue, ça adopte un ton über-sérieux qui ne fonctionne pas lorsque le récit est premier degré), son humour très téléphoné (on peut deviner à l'avance 2/3 des gags), et ses sous-intrigues totalement nazes, uniquement là pour donner quelque chose à faire à Marie-Anne Chazel et Reem Kherici.

C'est lourd, le postulat est rapidement et délibérément éventé, les caméos n'apportent pas grand chose, et il y a quelque chose de Taxi dans ce film, entre la caractérisation du personnage principal, l'interprétation criarde du Commissaire, la tentative de faire évoluer le tout en une comédie d'action plus sérieuse, etc. Taxi, sans l'énergie, le savoir-faire ou le budget.

Un bon gros bof. Mais José Garcia est efficace en méchant, comme d'habitude, et il y a un hérisson, donc + 0.25 = 2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1481 : SEMAINE COMÉDIE FRANÇAISE - Brutus vs César (2020)

Publié le 12 Juillet 2021 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Histoire, Review, Amazon, Romance, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Brutus vs César (2020) :

Envoyé en Gaule, parmi les légionnaires, pour avoir tenté d'assassiner son père César (Ramzy Bédia), Brutus (Kheiron), jeune marionnettiste pacifiste, échappe à ses compères légionnaires et rencontre les Gaulois locaux (Pierre Richard, Rheem Kherici, etc), chez lesquels il retrouve Albana (Lina El Arabi), une ex-esclave éprise de lui. Contre toute attente, il va alors rejoindre les rangs de la rebellion, pour s'élever contre les Romains...

Qui dit 14 juillet dit cinéma français, comme tous les ans, même si, cette année, je réduis l'habituelle semaine française à une seule journée, faute de motivation et (aussi) de production cinématographique adéquate.

On commence donc par ce film de et avec l'humoriste Kheiron, sorti directement sur Amazon pour cause de pandémie, et qui semble vouloir lorgner fortement sur Jean Yanne et Alain Chabat pour nous livrer un péplum parodique... péplum parodique qui, malheureusement, tombe nettement à plat, incapable de se doser correctement entre comédie et premier degré imperturbable.

On se retrouve donc devant un pastiche du genre aux Gaulois très typés (sauf Pierre Richard), où Vercingétorix est interprété par Youssef Hadji, où Ramzy-César fait exécuter tout ce qui bouge, où tous les potes et collègues de Kheiron viennent dire bonjour (Artus, Bérengère Krief, Issa Doumbia, Jérémy Ferrari, Laura Laune, et beaucoup d'autres), où Thierry Lhermitte et Gérard Darmon cachetonnent, et où le ton dérive progressivement, passant de la comédie pas très inspirée et à l'interprétation très inégale, à un mélange de romance plate et de combats guerriers ultra-sérieux bourrés de ralentis.

La mayonnaise ne prend pas vraiment, ça s'éparpille, et si ça se regarde vaguement, ça n'arrive pas à la cheville de ses modèles, faute d'énergie et d'inspiration.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1458 : Malavita (2013)

Publié le 10 Juin 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Policier, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Malavita (The Family - 2013) :

En 1995, Fred Manzoni (Robert de Niro), un ancien mafieux repenti, est placé sous protection du FBI (Tommy Lee Jones) dans un petit village de Normandie, où il doit se réinventer une nouvelle vie avec sa femme Maggie (Michelle Pfeiffer), son fils Warren (John D'Leo) et sa fille Belle (Dianna Agron). Mais les habitudes américaines ont la vie dure, et rapidement, les ennuis s'invitent dans le quotidien des "Blake", lorsque la mafia les retrouve...

Un film bancal, adaptation d'un roman français par Luc Besson, avec une distribution de poids (De Niro, Pfeiffer, Tommy Lee Jones) mais qui peine à convaincre devant les choix artistiques faits par le réalisateur : photo jaunâtre dégueulasse, rythme bien trop nonchalant, clichés à gogo (les Français sont tous des connards méprisants, le lycée qui fonctionne par cliques comme dans tous les teen movies américains), personnages qui parlent tous anglais (y compris tous les voisins et les habitants du petit village normand), virage actioner sur la toute fin... ça ne marche pas vraiment.

Et puis la durée de près de 2 heures ne se justifie pas, honnêtement.

Un bon gros bof regardable, mais totalement oubliable, dont on se demande fréquemment si Besson ne l'a pas tourné pour l'argent, et pour le plaisir cinéphile de tourner avec de Niro, Pfeiffer et Jones.

2.75 ou 3/6 (selon votre tolérance pour les clichés des fils de gangsters, et pour les gros clins d'œil cinéphiles appuyés)

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Un film, un jour (ou presque) #1334 : Rocky IV, le coup de poing américain (2014)

Publié le 19 Janvier 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, France, Histoire, Review, Télévision, USA, Arte, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Rocky IV, le coup de poing américain (2014) :

Un documentaire d'une petite heure co-produit par Arte, et qui pourrait presque se résumer à "le cinéma de Sylvester Stallone comme révélateur des bouleversements sociaux de l'Amérique des années 80" : un métrage qui ressemble fortement à un mémoire de fin d'études un peu développé (j'avais fait le même, à l'époque, mais avec les films d'invasion extraterrestre, reflet de l'Amérique des 50s) et mis en images, et qui souligne l'importance du personnage de Rocky (et de Rambo, Stallone oblige) dans la reconstruction psychique des Américains de l'ère Reagan, au sortir d'années 70 problématiques et de la défaite du Vietnam.

Pas inintéressant, même si certaines interventions font tache (le fondateur des Razzies et sa vendetta contre Stallone "et tous ses films de merde") et que certains passages ne sont pas indispensables (le fan-film finlandais parodique de l'époque) ; dans l'ensemble, cependant, malgré un côté un peu superficiel par moments, le film parvient à bien montrer la part importante du soft power américain de l'époque, des films hollywoodiens (dont ce Rocky IV et son choc des civilisations) et de l'american way of life dans l'effondrement du bloc communiste, et la réparation d'une Amérique meurtrie et endolorie sous ce "cher" Ronald Reagan (dont les moments "off", quand il raconte Rocky IV à une collaboratrice et est admiratif de tout ce qu'il voit à l'écran, sont assez amusants).

4/6

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Christmas Yulefest 2020 - 43 - L'Apprenti Père Noël et le flocon magique (2013)

Publié le 21 Décembre 2020 par Lurdo dans Animation, Aventure, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Noël, Review, Yulefest, France

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusqu'à mi-janvier...

L'Apprenti Père Noël et le flocon magique (2013) :

Un an après sa rencontre avec le Père Noël, Nicolas est sur le point de le remplacer officiellement, et de partir pour sa première tournée. Mais la magie de Noël s'estompe, un peu partout dans le monde : atteint d'une maladie touchant les enfants voulant grandir trop vite et devant faire face, trop tôt, à d'immenses responsabilités, Nicolas perd son innocence, et contamine involontairement les fêtes de Noël, forçant le Conseil des Pères Noël à le démettre de ses fonctions...

On prend les mêmes et on recommence, ou presque, puisque le casting vocal de cette suite au premier Apprenti Père Noël est bien différent : exit la plupart des noms connus, on garde les quelques rôles principaux, pour le meilleur et pour le pire (la jeune Solange semble désormais avoir une voix de femme de 25 ans, bien qu'elle soit interprétée par la même actrice, sortie de Demain nous appartient), et on fait avec.

Au programme, une histoire qui s'éparpille un peu trop pour son propre bien, entre l'intrigue principale qui finit par virer à quelque chose de quasi-Dickensien (puisque Nicolas devient semi-Scrooge et visite les Noëls du passé, du présent et du futur à la recherche de son esprit de Noël et de son innocence perdus), les digressions sur le Père Noël rétrograde et quasi-sénile qui prend la relève en attendant, celles sur l'autre Père Noël à l'orphelinat, la dose de spiritualité inuit approximative, etc.

On a un peu l'impression d'un tout plus brouillon, scénaristiquement parlant, comme si cette suite était composée d'autant d'idées d'épisodes de la série, qui auraient été mises de côté et compilées au cinéma.

Heureusement, visuellement et techniquement parlant, ça reste impeccable et enchanteur : ça compense un côté créatif plus inabouti.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2020 - 41 - L'Apprenti Père Noël (2010)

Publié le 20 Décembre 2020 par Lurdo dans Animation, Noël, Christmas, Yulefest, France, Review, Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Fantastique, Jeunesse, Aventure, Australie, Irlande

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusqu'à mi-janvier...

L'Apprenti Père Noël (2010) :

L'heure de la retraite approche pour le Père Noël (Benoît Allemane), mais celui-ci n'a guère envie de passer la main. Il doit cependant se résoudre à prendre sous son aile le petit Nicolas (Nathan Simony), un jeune orphelin souffrant de vertige, afin de le former au dur métier de distributeur nocturne de cadeaux...

Un petit film d'animation français (coproduit avec l'Irlande et l'Australie) assez mignon, servant de préquelle à la série du même nom, et qui bénéficie vraiment de son trait classique mais efficace, et de son ambiance assez douce et poétique.

Alors certes, ça ne révolutionnera rien sur le fond : le script est assez convenu, parfois assez manichéen ou épisodique, et l'arrestation du Père Noël, à moins de 10 minutes de la fin, semble un peu bâclée ; et le doublage, s'il bénéficie de la présence de noms connus (Line Renaud, Isabelle Mergault, Lorant Deutsch, Pef, Benoît Allemane, Bruno Salomone, Julie Gayet et même Jean-Pierre Marielle), reste parfois inégal.

Mais dans l'ensemble, ce métrage animé s'avère un bon divertissement familial, notamment pour les plus jeunes.

4/6

(film déjà passé en revue en ces pages de manière plus superficielle en 2013)

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 40 - The Room (2020)

Publié le 22 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Science-Fiction, Review, Thriller, USA, France

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

The Room (2020) :

Lorsqu'ils s'installent dans leur nouvelle demeure, Matt (Kevin Janssens) et Kate (Olga Kurylenko), un jeune couple sans enfant, découvrent une pièce murée, reliée à un étrange générateur au sous-sol. une pièce qui, lorsque l'on y émet un souhait, voit celui-ci se réaliser. Mais impossible de quitter la maison avec le fruit de ces souhaits, qui se réduit aussitôt en poussière - pas vraiment un problème, jusqu'à ce que Kate demande un enfant à la pièce, et qu'elle reçoive le petit Shane en réponse...

Un long-métrage réalisé par un Français, Christian Volckman, déjà à l'œuvre sur Renaissance, et dont le postulat lorgne fortement sur la Twilight Zone (ou sur The Box de Richard Kelly, par exemple)... mais en nettement plus amateur, et avec une dernière ligne droite brouillonne en mode slasher.

Le problème, en fait, c'est que les deux personnages principaux sont rapidement agaçants, pour ne pas dire à baffer : non seulement leur couple se montre très rapidement impulsif et dysfonctionnel, avec des rapports étrangement abrasifs et des réactions peu naturelles (est-ce l'écriture ou l'interprétation inégales qui en sont responsables, mystère) mais dès qu'ils découvrent la pièce, ils abusent ouvertement de ses pouvoirs, demandant argent, alcool, fringues, tableaux de maîtres, drogue, et j'en passe, dans un montage de débauche gentiment racoleuse.

Et puis progressivement, alors que l'élément "bébé" arrive, les personnages continuent d'avoir des échanges artificiels, et des interactions forcées, uniquement là pour créer des rebondissements dramatiques. Plutôt que de dialoguer comme des êtres humains normaux, ils montent immédiatement sur leurs grands chevaux, se cachent des choses, etc, jusqu'à ce que le scénario se lâche totalement, en faisant passer Shane à l'âge adulte.

À partir de ce point, c'est le bordel, le film tente des délires à base de pièce dans la pièce dans la pièce (façon holodeck ou Matrice), il y a du viol incestueux de Kate par son fils, un double maléfique... et une fin attendue mais peu probante, fausse d'attachement aux personnages.

Bref, l'idée de départ était intéressante, mais sa mise en application est trop plate, et ses dialogues trop laborieux (au point de ressembler parfois à des dialogues écrits en français avant d'être traduits) pour convaincre.

2/6

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Les bilans de Sygbab - Highlander, saison 6 (1997-1998)

Publié le 20 Septembre 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Les bilans de Sygbab, Review, Romance, Télévision, France, Canada

There can only be one... Et comme Sygbab conclue vaillamment cette nouvelle intégrale hebdomadaire, ce sera sûrement lui !

Highlander, saison 6 (Highlander : The Series, season 6 - 1997-1998) :

Immortel âgé de plus de quatre cent ans, Duncan MacLeod (Adrian Paul) doit faire face au démon Ahriman, qui a déjà coûté la vie à Richie...

Ou plutôt, The Raven - Saison 0, comme on le verra plus bas...

Après une fin de saison 5 un peu lamentable, le début de celle-ci n'est pas tellement plus glorieux (NDLurdo - la saison 5 était censée être la dernière de la série, et la saison 6, raccourcie, a été bricolée à l'arrache, dans la précipitation, et sans la moitié de la distribution, engagée dans d'autres projets). Le double épisode qui voit Duncan combattre le démon qui l'a poussé à tuer Richie est ainsi un concentré de toutes les mauvaises idées possibles, d'autant que le sujet ne cadre pas du tout avec la série.

Son ancrage dans le monde du fantastique par la seule existence des immortels était largement suffisant, il n'était pas nécessaire d'introduire l'idée que l'un d'entre eux soit un élu destiné à combattre un démon millénaire, à plus forte raison quand aucun élément ne pouvait le laisser supposer auparavant, et que cela rend débile même les personnages les plus raisonnables (au hasard : Joe, qui accepte d'aider Duncan juste parce qu'il lui fait confiance et que ce dernier ne peut pas être fou).

Le Dark Quickening ou le cristal qui rend supposément les humains immortels et les immortels potentiellement invincibles étaient des éléments bien plus intéressants à creuser pour étoffer la mythologie, malheureusement ce potentiel n'a jamais été exploité... De la même manière que l'absorption des pouvoirs et des connaissances d'un adversaire terrassé n'a jamais vraiment été utilisée, alors qu'il y avait de quoi se pencher sur les conséquences au niveau de la personnalité du vainqueur.

Cette incapacité à aller au bout des idées développées est le plus gros défaut de la série. Les situations mises en place ont toujours été désamorcées sans réelle explication, et le statu quo reprend très vite droit de cité, de manière à garder une formule classique.

C'est le cas ici aussi, et c'est encore plus compliqué de trouver un réel intérêt dans la mesure où Duncan devient quasiment un personnage secondaire pour laisser la place à des immortelles, qui toutes donnent l'impression de passer un casting pour jouer dans le spin-off à venir (la série The Raven, mettant notamment en scène Amand,a a connu une unique saison dans la foulée de l'arrêt de Highlander).

(NDLurdo - ce n'est pas qu'une impression, puisque c'était exactement ça : la production tentait justement de trouver un moyen de prolonger la franchise tout en remplissant leur quota d'épisodes saisonniers sans Adrian Paul)

Bien évidemment, la plupart d'entre elles connaissent le natif des Highlands, voire ont eu une relation avec lui : le manque d'originalité est criant. Quitte à tenter de faire accepter ce concept, il aurait été plus judicieux de présenter une immortelle qui ne tombe pas sous son charme afin de construire un personnage fort.

Le générique fait également partie des mauvaises pioches et ce pour plusieurs raisons. Pour commencer, la voix-off de Dawson est en décalage complet avec son statut d'observateur puisqu'il passe son temps à faire de l'ingérence dans les affaires des immortels - notamment lorsqu'il s'agit de Duncan -, ce qui ne manque pas de nuire à la crédibilité de l'ensemble, ainsi qu'à la cohérence et la logique internes de la série.

Ensuite, Amanda et Methos y sont intégrés alors qu'ils sont relégués au troisième plan tant leurs apparitions sont sporadiques. Fort heureusement, ils sont présents dans le double épisode final.

Cet épilogue est en revanche réussi, d'une certaine manière. En mettant de côté le concept un peu bancal du what if et le rôle de Fitz, faire comprendre à Duncan qu'il a changé la vie des gens qu'il a croisés est une conclusion parfaite pour répondre à sa lassitude de voir mourir les êtres chers qui l'entourent, la plupart du temps à cause de lui.

Témoin de l'évolution de l'humanité, il a fat l'expérience de ce qu'elle offre de plus beau comme l'amour et l'amitié, et ce qu'elle a de plus horrible en ayant participé à de nombreuses guerres. Il n'a pas toujours été du bon côté et s'est rendu coupable de nombreux actes qui ne font pas de lui un héros, mais il s'est construit au fil des siècles et a su tirer des enseignements de tout ce qu'il a traversé pour se forger un code d'honneur auquel il ne déroge jamais.

S'il irrite parfois son entourage à cause de cette inflexibilité, il suscite l'admiration et est une véritable source d'inspiration. Même Methos vient le sauver, alors que c'est un individualiste forcené prêt à tout pour survivre. C'est dire. 

C'était un moindre mal de terminer la série sur une bonne note, en évoquant les bons moments et en proposant un dernier combat bien rythmé. À ce niveau, la progression fut spectaculaire tout au long des saisons, au point qu'il n'est pas difficile de croire que Duncan est un maître dans le maniement de l'épée tant Adrian Paul est convaincant, de même que certains de ses opposants.

C'est ce qu'il faut retenir : Highlander est une série sympathique avec des personnages dans l'ensemble attachants, des flashbacks qui permettent de visiter toutes les époques et des combats divertissants. Mais il ne faut rien en attendre de plus, car le concept n'est jamais poussé jusqu'au bout. C'est une histoire de verre à moitié vide ou à moitié plein : soit on accepte de se contenter de ce qui est proposé, soit on a le sentiment d'un sacré gâchis.

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Les bilans de Sygbab - Highlander, saison 5 (1996-1997)

Publié le 13 Septembre 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Les bilans de Sygbab, Review, Romance, Télévision, France, Canada

There can only be one... Et comme Sygbab continue vaillamment cette nouvelle intégrale hebdomadaire, ce sera sûrement lui !

Highlander, saison 5 (Highlander : The Series, season 5 - 1996-1997) :

Immortel âgé de plus de quatre cent ans, Duncan MacLeod (Adrian Paul) peine à concilier son destin avec sa vie quotidienne, surtout lorsque Methos (Peter Wingfield) lui fait part d'une prophétie improbable...

Comme prévu, les éléments mis en place lors de la fin de la saison précédente ne sont pas exploités : à l'instar du dispositif mis en place par Kalas afin de révéler au monde l'existence des immortels, la guerre qui semblait avoir été déclarée par les Watchers n'est jamais évoquée.

Pire encore, l'organisation est totalement inexistante et son seul représentant est Joe, sans doute histoire de justifier le générique puisqu'il en est la voix off. Cette propension à ne jamais assumer ses intentions jusqu'au bout pour se satisfaire d'un statu-quo qui finit par devenir rébarbatif est presque rédhibitoire, tant la chute qualitative est importante après une saison 4 qui tentait pas mal de choses.

Cela se retrouve également dans le double épisode autour des Quatre Cavaliers. La référence est intéressante, et le background de Methos devient plus étoffé en confortant l'idée qu'il essaie avant tout de survivre sans s'embarrasser d'un code moral, ce qui avait d'ailleurs été annoncé dès sa première apparition.

Sa longévité ne l'a pas rendu sage, juste plus lucide sur les choix à faire quand il se retrouve face à un dilemme. Malheureusement, c'est tout ce qui en ressort de positif. Si on met de côté Cassandra pour laquelle il est difficile d'avoir de l'empathie (sa présentation comme une sorcière dotée de pouvoirs magiques n'aide pas), les tumultes que ce passé engendre entre Methos et Duncan ne sont que trop éphémères.

Il aurait été plus judicieux de les opposer sur une durée plus longue, afin de bien marquer la divergence de leurs points de vue respectifs, mais ce n'est pas le choix des scénaristes, qui ont également décidé de ne pas réutiliser le Dark Quickening alors la situation était adéquate lorsque Duncan terrasse Kronos. Cela aurait demandé une écriture plus rigoureuse, et cette vertu a visiblement disparu. Il faut toutefois noter que la conclusion de ce dyptique a lieu dans le 5.12 Revelations 6:8, qui marque le cap du centième épisode de la série.

Au lieu d'enrichir l'univers comme ce fut le cas lors de la précédente saison, les scénaristes préfèrent adopter un ton plus léger en multipliant les épisodes décalés. Cette voie n'avait jamais été explorée auparavant, et ce virage à 180° a de quoi surprendre, surtout en imaginant ce qu'une guerre entre les Watchers et les immortels aurait pu donner. Cela fait d'autant plus mal qu'Adrian Paul n'est pas très à l'aise quand il s'agit de jouer la comédie, il est donc difficile d'adhérer à ce nouveau projet de divertissement.

L'exemple parfait se situe au milieu de la saison : le 5.13 The Ransom of Richard Redstone nous sert une histoire abracadabrantesque où Richie se fait kidnapper car il est pris pour un millionnaire. La bonne humeur est au rendez-vous, la structure diffère par rapport à d'habitude puisqu'il n'y a ni flashbacks ni de confrontation avec un autre immortel, mais ce n'est pas ce qu'on pouvait attendre de cette saison.

Le plus triste, finalement, c'est que cette volonté de forcer le trait sur l'humour sonne presque comme un aveu d'impuissance. Certes, Il était devenu impératif de se renouveler car le concept de l'Immortel de la semaine montre ses limites depuis longtemps, mais ce procédé n'est pas naturel.

D'autres idées sont plus intéressantes, puisque certains flashbacks reviennent sur des moments clés de la vie de Duncan, notamment son premier Quickening. À cette époque, il était assoiffé de vengeance envers les Anglais, et les atrocités qu'il a commises le hantent encore malgré les siècles passés. Ce genre de développement devrait avoir lieu plus souvent, mais ce n'est pas le cas, par conséquent l'essoufflement se fait réellement sentir, et il n'y a plus grand-chose de captivant.

La traversée de cette saison plus que mitigée est donc pénible, car elle ne décolle à aucun instant. Alors, dans une dernière tentative désespérée, le final balance allègrement l'idée d'une prophétie millénaire impliquant un démon que les immortels devraient combattre. Et, bien sûr, l'élu serait probablement Duncan. Le scepticisme de Dawson à ce sujet représente très bien le sentiment du téléspectateur : il sait très bien qu'on lui raconte des conneries, et que la couleuvre est bien trop grosse à avaler.

Qu'à cela ne tienne, une fois que la machine est en marche, impossible de revenir en arrière... D'autant que cette fois-ci, il serait ahurissant que ça n'ait aucun impact sur le déroulement de la suite, étant donné que Mac tue Richie dans un état second. Cette scène honteuse a au moins l'avantage de se débarrasser d'un personnage qui n'avait plus aucune utilité depuis bien longtemps, mais ça ressemble à de l'acharnement thérapeutique concernant Duncan, qui n'avait pas besoin de mélodrame supplémentaire pour souffrir...

La seule véritable satisfaction réside dans les combats - désormais maîtrisés au niveau de la gestuelle et de la chorégraphie - qui procurent quelques minutes de plaisir par épisode, ce qui devient de plus en plus rare. Même si les ambitions n'ont jamais été élevées, il serait dommage de gâcher un divertissement sympathique avec des choix hasardeux mais l'orientation prise n'augure rien de bon.

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Les bilans de Sygbab - Highlander, saison 4 (1995-1996)

Publié le 6 Septembre 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Les bilans de Sygbab, Review, Romance, Télévision, France, Canada

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Highlander, saison 4 (Highlander : The Series, season 4 - 1995-1996) :

Continuant ses pérégrinations d'immortel, Duncan MacLeod (Adrian Paul) doit faire face à un Quickening sombre, qui le fait basculer du côté obscur ; Methos (Peter Wingfield), lui, s'éprend d'une humaine malade ; Joe (Jim Byrnes), enfin, est accusé par les autres Guetteurs d'avoir trahi le code de son organisation en sympathisant avec Duncan et ses amis...

Les scénaristes n'avaient visiblement pas envie de bouleverser la série et la révélation de l'existence des Immortels est restée lettre morte. C'est une opportunité manquée d'apporter un angle différent et de modifier la donne, mais certaines contraintes de production empêchent d'être trop ambitieux, d'autant que la formule est désormais bien établie et que, contre toute attente, elle fonctionne de mieux en mieux.

Mais ce n'est pas pour autant que la série fait du surplace, car la nouvelle direction prise est elle aussi très intéressante. En effet, cette saison développe la mythologie et enrichit le background des personnages, ce qui renforce la cohérence interne de l'univers dans lequel ils évoluent.

Même si les immortels se taillent la part du lion comme d'habitude, les humains - outre les Watchers - ont encore un peu de place, tout en restant limitée. Ainsi, Charlie revient le temps d'un épisode en début de saison, pour bénéficier d'une belle sortie. C'est toujours difficile de tuer un personnage secondaire sans donner l'impression de se débarrasser de lui par commodité, dans le cas présent l'exercice est réussi grâce à la très belle scène où il meurt dans les bras de Duncan. Son meurtrier n’est autre qu’un immortel auquel Joe doit la vie ainsi que sa reconversion après une scène de guerre, ce qui crée un conflit d’intérêt entre lui et McLeod.

L’autre particularité de cet épisode (4.02 Brothers in Arms) concerne les flashbacks, qui sont, pour une fois, centrés sur les humains. Par ailleurs, ce n’est pas le seul qui propose une variation sur le concept puisque dans le 4.12 The Blitz, qui marque la dernière apparition d'Anne mettant au monde son enfant dans de dangereuses conditions, certaines scènes reviennent sur la saison précédente afin de nous expliquer que Duncan avait déjà en tête de remettre à neuf la maison qu'il lui offre.

La grandeur d'âme de Duncan n'est plus à mettre en doute, mais son bien-fondé peut être questionné. Ce que ne manque pas de faire Methos, en reprochant au Highlander un code d'honneur désuet qui lui porte préjudice dans certaines situations, comme s'il était resté ancré dans le Moyen-Âge sans s'adapter au monde qui l'entoure.

Ce n'est pas le cas de Methos, qui a survécu 5000 ans en pensant avant tout à soi-même et en n'hésitant pas à faire ce qui doit être fait quand le besoin s'en fait sentir. Son apport est considérable, car il crée une nouvelle dynamique et se place dans une position qui fait écho à celle de Duncan par rapport à Richie - ce dernier ne servant pas à grand-chose au demeurant - grâce à une riche expérience qui lui permet d'avoir un autre point de vue sur la vie et le monde.

En revanche, Amanda est très présente et sa relation avec Duncan devient plus sérieuse qu'elle ne l'a jamais été. Malgré son âge avancé, sa fraîcheur et son enthousiasme sont toujours aussi communicatifs, et son background s'enrichit également. C'est notamment l'occasion d'apprendre qu'elle a pris Kenny sous son aile lorsqu'il est mort la première fois - ce dernier n'a visiblement pas profité des siècles passés pour éviter d'être aussi tête à claques qu'un gamin même s'il en a le corps - ou encore de parler du cristal que souhaitait récupérer Luther dans la saison 2.

Cette saison multiplie les références à des personnages déjà vus dans les saisons précédentes, avec entre autres Fitz et St Cloud, qui revit à travers les meurtres de son ancien disciple. Certains flashbacks approfondissent également des moments connus de la vie de Duncan et d'Amanda, ce qui donne plus de cohésion à l'ensemble et c'est bien agréable.

D'autres éléments comme le Dark Quickening sont introduits. L'idée qu'au bout d'un moment le mal puisse l'emporter sur le bien lorsqu'un immortel a atteint un certain quota de Quickenings a beaucoup de potentiel. Même si c'est utilisé de manière éphémère pour justifier un Duncan en mode bad guy pendant deux épisodes, c'est une des premières fois que les scénaristes s'intéressent aux conséquences de l'absorption des pouvoirs d'un autre immortel. Mieux vaut tard que jamais...

Le cristal de Mathusalem revient également au centre des débats, une fois que Methos veut s'en emparer de manière égoïste pour rendre immortelle sa bien-aimée - un des pouvoirs supposés de la pierre -, mais il n'est pas le seul sur le coup. Un membre dissident des Watchers souhaite devenir comme ceux qu'il est censé observer, et est prêt à tout pour s'en emparer.

Depuis que Duncan est entré en contact avec Joe, c'est la Bérézina au sein de cette organisation multi-centenaire : non seulement des branches extrémistes se créent, mais en plus bon nombre d'agents meurent. Cette coïncidence ne passe pas inaperçue, et toute la faute est rejetée sur Dawson. Accusé par ses pairs dans un procès qui fait également office de résumé des évènements principaux de la série (un procédé tout sauf original, mais qui reste efficace quand l'écriture est suffisamment rigoureuse), ses actions sont remises en question.

Et il faut bien avouer que certains éléments à charge contre lui vont bien dans le sens d'une trahison de son serment, car il a noué des liens d'amitié avec Duncan alors qu'il n'était pas censé le faire, et il n'est pas toujours resté neutre. Même si ses raisons semblaient juste, il a fait preuve d'ingérence dans les affaires des immortels à plusieurs reprises. Mais peut-être fallait-il se libérer de certaines règles pour faire prévaloir une certaine forme de justice quand ces derniers tuent de simples mortels.

Les évènements du final tendent la situation au point qu'une résolution pacifique est à exclure. Tout porte à croire que la guerre ouverte est désormais déclarée entre les Watchers et les Immortels, et les premiers nommés ont un avantage certain puisqu'ils disposent d'une base de données contenant l'identité et le lieu de vie de leurs adversaires.

Mais il faut se méfier, car le final de la saison 3 laissait aussi entrevoir de belles promesses qui n'ont pas été tenues. Quoi qu'il en soit, c'est à ce stade la meilleure saison, car elle exploite un potentiel qui avait jusque là été délaissé. Comme quoi, il suffisait juste d'ajouter un peu de liant pour que le tout devienne réellement intéressant...

Pour conclure, il faut également noter que l'un des thèmes principaux de la série est désormais évoqué dans un générique encore remanié : eh oui, depuis 400 ans, Duncan est un lover.

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Les bilans de Sygbab - Highlander, saison 3 (1994-1995)

Publié le 30 Août 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Les bilans de Sygbab, Review, Romance, Télévision, Canada, France

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Highlander, saison 3 (Highlander : The Series, season 3 - 1994-1995) :

Alors qu'il a retrouvé l'amour dans les bras d'Anne (Lisa Howard), à qui il cache son immortalité, Duncan est confronté à Kalas (David Robb), un vieil ennemi qui prend la tête de Hugh Fitzcairn (Roger Daltrey). Décidé à venger son ami, Duncan se tourne alors vers Joe (Jim Byrnes) et Adam Pierson (Peter Wingfield), un Guetteur qui s'avère être Methos, le plus vieux des immortels...

Après une seconde saison qui laissait espérer la mise en place d'une certaine continuité, il faut vite se rendre à l'évidence : les épisodes s'enchaînent dans un format qui n'est que trop répétitif, avec une multitude d'adversaires que Duncan a déjà rencontrés par le passé. Il est par moment mis en difficulté (par un ancien ami, ou encore par un immortel dans la peau d'un enfant), mais il n'est jamais réellement mis en danger.

Quant aux flashbacks, ils sont toujours aussi peu passionnants en général - le seul intérêt réside presque dans les costumes -, avec la même tendance obstinée à placer Duncan dans toutes les guerres, histoire de revenir encore et encore sur son lourd passé. Il y a au moins une constante : quelles que soient les époques, son honneur n'est pas remis en cause et il se pose sans cesse des questions sur le bien-fondé des actions de ceux qui l'accompagnent.

Mais la plus grande thématique le concernant, finalement, c'est cette notion qui échappe au contrôle de tous, et que personne ne peut comprendre totalement même après des siècles à tenter de l'apprivoiser : l'amour. C'est à cause de la perte de Tessa que Duncan refuse de révéler à Anne ce qu'il est réellement, et qu'il l'éloigne le plus possible malgré les sentiments qu'il a pour elle.

C'est aussi pour cela qu'il se réfugie de nouveau à Paris - l'occasion de revoir Maurice, toujours aussi bon vivant - après être été tué devant elle ; ce qui constitue en soi une bonne excuse pour ne pas l'impliquer dans sa vie. Bizarrement, leur relation fonctionne plutôt bien, et il y a une complicité qui n'existait pas avec Tessa. Par ailleurs, l'annonce de la grossesse d'Anne offre une possibilité intéressante pour que Duncan devienne père - même si l'enfant ne serait pas de lui -, mais elle est évacuée assez rapidement. Reste à savoir si c'est de manière définitive, ce qui serait dommage.

C'est une idée qui fait écho à l'un des premiers épisodes de la saison, dans lequel une ancienne petite amie de Ritchie réapparaît avec un enfant. Malgré toute la bonne volonté de ce dernier, dont l'envie d'explorer la paternité est sincère, la relation tourne court. Son développement est enfin un peu plus travaillé, notamment grâce à sa nouvelle passion pour la moto qui ne le mènera pourtant pas bien loin puisqu'il meurt sur la piste, à la lutte avec son coéquipier. Cet évènement va d'ailleurs le hanter et le conduire à s'éloigner de Duncan.

Quant à Joe, il est mis en avant car il est confronté à des situations qui l'interrogent sur sa mission. Il s'aperçoit en effet qu'il n'est pas possible de rester spectateur dans toutes les circonstances, et qu'il est parfois nécessaire d'agir au risque d'aller à l'encontre des règles établies par l'organisation séculaire dont il fait partie. Il y a toutefois une limite, car il ne faut pas verser dans l’extrémisme comme certains.

C'est dans cette optique qu'il tente d'abattre Christine dans le final, alors qu'elle s'apprête à dévoiler le secret entourant les immortels, en s'appuyant sur les archives des Watchers. Mais celles-ci tombent entre les mains de Kalas, qui s'en empare sans vergogne pour faire chanter Duncan. Son introduction en milieu de saison fait grimper l'intérêt d'un cran : en plus de briser la monotonie des épisodes indépendants, c'est la première fois qu'un immortel est présenté comme un antagoniste récurrent avec des motivations bien établies et des capacités qui le rendent dangereux.

C'est une vraie menace qui tranche avec les saisons précédentes, et c'est appréciable. Leur duel final - pas très original au niveau de la chorégraphie - est épique grâce au cadre dans lequel il se déroule : ni plus ni moins que la Tour Eiffel, ce qui donne l'occasion de mettre en scène un quickening magistral.

La mort de Kalas est censée modifier la donne puisque ce dernier a clairement indiqué que cet évènement amènerait à la divulgation des informations que Christine avait en sa possession. Ce stratagème machiavélique pousse à Duncan à envisager de se sacrifier mais heureusement Methos intervient en lui proposant une autre perspective. Selon lui, étant donné que la civilisation est amenée à évoluer, il est peut-être temps que le monde soit au courant de leur nature.

Ce nouveau personnage est une excellente idée  et ce pour plusieurs raisons. Dans un premier temps, sa physionomie prend les téléspectateurs à contre-pied : faire du plus vieil immortel existant un homme dans la trentaine alors qu'on aurait pu s'attendre à un homme plus mûr est intéressant. Ensuite, le fait qu'il se soit infiltré au sein de l'organisation des Watchers pour être chargé de sa propre recherche est un véritable coup de génie.

Il semble désormais que la série soit sur la bonne voie car les scénaristes tentent d'exploiter le potentiel de la mythologie mise en place, mais elle reste malgré tout handicapée par des épisodes indépendants souvent monotones et trop nombreux et un développement des personnages qui est dans l'ensemble assez laborieux. Il y a de la cohérence dans le propos, mais ça ne décolle toujours pas.

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Un film, un jour (ou presque) #1283 : Mechanic - Résurrection (2016)

Publié le 24 Août 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Romance, Thriller, USA, France

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Mechanic : Résurrection (2016) :

Arraché à une retraite tropicale bien méritée par un ex-ami d'enfance, Crain (Sam Hazeldine), Arthur Bishop (Jason Statham) est contraint de tuer trois cibles distinctes (Femi Elufowoju Jr, Toby Eddington, Tommy Lee Jones) en faisant passer ces décès pour des accidents, s'il veut un jour retrouver Gina (Jessica Alba), la femme dont il est tombé amoureux...

Le premier Mechanic tentait de suivre le film de 1972 tout en le modernisant pour coller au moule actioner made in Statham... cette suite, pas du tout. Adieu la réalisation de Simon West (remplacé par un réalisateur allemand), l'ambiance plus sombre, le personnage autiste émotionnel (qui ici tombe amoureux en trois minutes et risque sa peau pour la sauver après une nuit de passion), la tragédie personnelle et les meurtres à échelle raisonnable, là, on passe dans la catégorie blockbuster décérébré, avec tournage à la plage et au soleil, Statham et Alba en maillot, des meurtres spectaculaires dignes d'un sous-Mission Impossible, et une structure de jeu vidéo, avec les missions qui se succèdent, les briefings en voix off, la princesse à secourir...

C'est bien simple, on a plus l'impression de regarder un film d'espionnage lambda, avec un budget supérieur au simple DTV, qu'un métrage appartenant à la même franchise que Le Flingueur... et ça se ressent tout de suite au niveau de l'intérêt : tout est plus ou moins générique, du personnage de Jessica Alba (qui, comme Michelle Yeoh, a dû accepter ce rôle pour pouvoir passer 15 jours de tournage au soleil) aux effets spéciaux numériques approximatifs (explosions, fonds verts, etc), en passant par la réalisation, et par l'action, avec un Statham qui fait du Statham (il le fait bien, cela dit), et un scénario qui exige qu'on ne le regarde pas de trop près, tant il est bourré de raccourcis et de problèmes de cohérence interne.

Alors si l'on éteint son cerveau, ça se regarde, et Tommy Lee Jones semble bien s'amuser dans son petit rôle, mais dans l'ensemble, ça ressemble à un projet uniquement mis en chantier pour tenter de lancer une franchise avec Statham, sans jamais avoir le talent ou le savoir-faire nécessaires pour y parvenir. En même temps, c'est une coproduction française, donc...

2.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Sygbab - Highlander, saison 2 (1993-1994)

Publié le 23 Août 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Les bilans de Sygbab, Review, Romance, Télévision, Canada, France

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Highlander, saison 2 (Highlander : The Series, season 2 - 1993-1994) :

Immortel âgé de plus de quatre cent ans, Duncan MacLeod (Adrian Paul) continue de vivre entre les États-Unis et Paris, aux côtés de Tessa (Alexandra Vandernoot), sa compagne humaine, et de Richie (Stan Kirsch), son protégé. Mais il découvre soudain l'existence des Guetteurs, une organisation secrète humaine consacrée à l'observation des Immortels et de leurs affrontements : voilà une nouvelle source de problèmes pour MacLeod, qui trouve en Horton (Peter Hudson), un guetteur fanatique, un nouvel ennemi...

Changement de saison, changement de générique, avec une introduction bien moins énergique qu'elle ne pouvait l'être par le passé. Heureusement que la musique de Queen est toujours là pour donner la pêche avant chaque début d'épisode ; c'est un bon moment qu'il faut savoir apprécier car pour le reste, les défauts sont les mêmes que dans la première saison : les scripts sont majoritairement plats, les flashbacks ne sont pas toujours passionnants, la gestion des personnages est aléatoire, et le format de 48 minutes est encore beaucoup trop long car il engendre des problèmes de rythme.

Il faut cependant mettre en avant des améliorations notables, et pas seulement au niveau des scènes de combat qui deviennent petit à petit plus crédibles - même si en parallèle les Quickenings deviennent de plus en plus affreux visuellement. Les acteurs commencent à jouer de manière plus convenable, et la copie a été entièrement revue en ce qui concerne l'illustration musicale.

Cela donne une autre aura à cet univers qui se développe lentement mais sûrement, le rendant un peu plus palpable. En revanche, il est difficile de s'y retrouver avec les personnages, la faute à une délocalisation constante qui voit Duncan se partager entre les États-Unis et la France de manière récurrente. Il faut donc s'habituer à ce que certains éléments soient laissés en suspens, ce qui crée une discontinuité peu évidente à appréhender.

Malgré ces problèmes inhérents à la production de la série, cela élargit tout de même le cercle des connaissances de Duncan, en intégrant de nouvelles figures, pas forcément toutes aussi sympathiques les unes que les autres - cela dépend aussi des affinités du téléspectateur.

Charlie (Philip Akin), par exemple, a du mal à exister, alors qu'un vent de fraîcheur accompagne l'introduction de Maurice (Michel Modo), le genre d'ami un peu lourdingue et collant sur qui on peut toutefois compter. Il apporte un brin d'humour pour détendre l'atmosphère, bien pesante autrement. En effet, la mort de Tessa - très tôt dans la saison, dans un épisode dont la conclusion dramatique est assez prévisible, et relativement ratée au regard de l'ambiance mise en place tout du long - porte un coup sévère à MacLeod.

La perte de l'être aimé est à priori le thème de prédilection des scénaristes ; de fait, il est mis en exergue à cause de cet évènement tragique (même si malheureusement ça devient un prétexte pour que le personnage principal devienne subitement un dragueur invétéré qui tombe toutes les femmes).

Découverte au même moment puisqu'il fait initialement partie des victimes, l'Immortalité de Ritchie est à la fois une bonne et une mauvaise idée. en tout cas par rapport à ce qu'elle génère. Certes, c'est l'occasion de voir Duncan dans un rôle d'instructeur, puisqu'il le prend sous son aile afin de lui apprendre les rudiments du combat au sabre, mais c'est aussi une façon de se débarrasser momentanément de Ritchie puisqu'il est rapidement congédié.

Cette intrigue a tout de même la particularité de révéler quelque chose d'assez troublant : que ce soit pour lui, Amanda (qui revient à deux reprises, avec des épisodes plus réussis que lors de sa première apparition) ou d'autres, MacLeod a tendance à vouloir combattre à la place de ses "protégés" car il a plus de chances d'y survivre. Il y a certes de la bonne volonté de sa part, mais cela sert aussi son intérêt personnel puisqu'il récupère régulièrement les Quickenings et augmente ainsi ses chances d'être le dernier immortel debout.

Les menaces auxquelles il doit faire face proviennent encore majoritairement d'immortels déjà croisés par le passé, sauf dans les cas de Néfertiri et de Marcus qui sont vivants depuis des millénaires sans qu'il en ait entendu parler. Peut-être ont-il appris à faire profil bas et à moins se faire remarquer que le héros, toujours fourré dans de drôles d'histoires (à part amener quelques personnes à se poser des questions dans les forces de police, cet aspect-là n'est pas vraiment développé). Mais la menace la plus sérieuse vient d'un humain extrémiste, bien décidé à exterminer cette espèce étrange d'êtres immortels.

Horton fait ainsi partie des Guetteurs, une organisation qui observe les immortels depuis des siècles afin de consigner leurs faits et gestes, dans le but de garder une trace de leur histoire. Leur règle d'or est de ne jamais intervenir, mais sa vision est plus radicale : les humains doivent prévaloir, et il n'est pas question qu'ils soient sous le joug d'un individu - d'une aberration plutôt - qui bénéficierait du savoir ultime.

Il utilise donc à son avantage les ressources dont il dispose en trahissant l'esprit pacifique des Watchers, allant même jusqu'à bafouer les règles des duels entre immortels par le biais d'une association malfaisante avec Xavier St. Cloud (Roland Gift), l'un des antagonistes de Duncan. Au-delà des possibilités qu'offre cet élément, cela met Duncan dans une situation inconfortable car tuer Horton va à l'encontre de ses principes.

Ce dernier traversant les océans pour traquer son ennemi, cela compense la discontinuité évoquée auparavant en créant un peu de liant, avec des épisodes en deux parties qui pointent le bout de leur nez. Une nouveauté qui apporte de la variété, tout comme le 2.16 The Vampire qui est pour une fois structuré autour d'un flashback et non de ce qu'il se passe dans le présent. C'est un aspect à travailler pour enrichir la série grâce à des épisodes atypiques, et aussi pour voir autre chose que des flashbacks de quelques minutes qui ne sont pas toujours concluants.

Il était aisé de fournir une saison moins catastrophique que la première, mais on sent une réelle volonté de mettre quelque chose en place grâce à une mythologie qui s'instaure peu à peu et des personnages qui commencent à s'établir. Cela n'augure en rien d'une suite extraordinaire, mais les scénaristes ont des idées ; reste à voir comment celles-ci seront exploitées.

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Un film, un jour (ou presque) #1280 : Wunderkammer - World of Wonder (2019)

Publié le 19 Août 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Fantastique, Review, France, Italie, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Wunderkammer - World of Wonder (2019) :

Documentaire franco-italo-anglais d'un peu moins de 90 minutes, consacré à ces cabinets de curiosités réunissant tous ces objets étranges, fantaisistes, historiques, taxonomiques ou encore pseudo-surnaturels parfois conservées autrefois dans des pièces dédiées des demeures des nobles, des rois, et de toute personne un peu excentrique et fortunée.

Un métrage assez austère et scolaire/studieux, qui n'aurait pas dépareillé sur Arte, et qui décrit en long, en large et en travers les différents types de cabinets de ce type (scientifiques, exotiques, fantastiques, naturels, mécaniques et plus récemment, préhistoriques ou cinématographiques), au travers d'entretiens assez statiques avec des propriétaires ou des responsables de musées aux quatre coins de la planète.

Je mentirais si je disais que j'ai été passionné par le métrage, qui fait un peu défilé de collections mis en images sur une bande originale un poil grandiloquente, et qui passe un si grand nombre de ces derniers en revue, en fait, qu'on finit par survoler les différents contenus : le macabre ? Trois secondes et demi. Les chimères ? 20 secondes. Les astrolabes, globes et autres sphères armillaires ? Moins d'une minute. Les automates ? À peine plus.

Par contre, quand il s'agit de placer de longues séquences touristiques filmant l'architecture des châteaux, ou de laisser des excentriques bohèmes partir dans des digressions sur le sens profond de l'Art et sur la manière dont, à leur yeux, leur cabinet révèle la profondeur de l'âme humaine parce que blablabla, ça, pas de problème.

Un peu frustrant, donc, mais au moins, c'est esthétiquement intéressant à regarder.

3/6

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Les bilans de Sygbab - Highlander, saison 1 (1992-1993)

Publié le 16 Août 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Les bilans de Sygbab, Review, Romance, Télévision, Canada, France

There can only be one... Et comme Sygbab revient pour en découdre avec une nouvelle intégrale hebdomadaire, ce sera sûrement lui !

Highlander, saison 1 (Highlander : The Series, season 1 - 1992-1993) :

Immortel âgé de plus de quatre cent ans, Duncan MacLeod (Adrian Paul) vit une vie paisible d'antiquaire entre les États-Unis et Paris, aux côtés de Tessa (Alexandra Vandernoot), sa compagne humaine, et de Richie (Stan Kirsch), un jeune voyou qu'il a pris sous son aile. Las des duels constants à l'épée auxquels se livrent les immortels, il aimerait ne plus participer à ce combat sans fin... mais la réalité de sa condition le rattrape sans cesse.

L'immortalité est un des plus grands fantasmes de l'humanité, ce qui en fait un thème souvent abordé dans les domaines de la science-fiction et du fantastique. Étant donné que la série s'y consacre exclusivement, cela représente une opportunité de se pencher sur cette condition et d'en décortiquer les avantages et les inconvénients.

Malheureusement, ce n'est pas exploité de cette manière : si ce n'est évoquer de manière assez succincte les affres d'une solitude qui peut parfois durer des siècles et la douleur inévitable éternelle de perdre un être aimé et mortel, il n'y a pas grand-chose d'autre à signaler de ce côté. C'est d'ailleurs une constante de cette première saison puisque tout ce qui pourrait être exploité de manière intelligente n'est utilisé que de manière superficielle.

Les deux exemples les plus frappants résident dans la manière de gérer le Quickening et le background de Duncan. Dans le premier cas, il s'agit de l'aboutissement de duels presque tous identiques - même si on perçoit quelques progrès chez Adrian Paul, le manque d'inspiration dans les chorégraphies finit par rendre indifférent - et cela n'apporte rien de concret. Duncan est censé intégrer toutes les connaissances de ses adversaires, mais que ce soit dans ses aptitudes au combat ou au niveau de son enrichissement personnel, cela n'est jamais vraiment retranscrit.

Quant aux flashbacks qui ont pour but de nous faire découvrir son riche passé, ils ne sont jamais percutants. Sans parler des costumes qui sont parfois peu crédibles, le schéma est souvent le même avec un retour sur les origines de la rencontre entre Duncan et un autre Immortel, celle-ci se produisant généralement en temps de guerre. Traverser les siècles semble en effet avoir poussé notre héros à participer à tous les conflits possibles et imaginables...

Cela amène à un autre point qui met en avant le manque de créativité des scénaristes. À chaque épisode son Immortel, que Duncan a déjà rencontré par le passé dans 99% des cas, et qu'il connaît régulièrement très bien. Il y en a peu qui dérogent à cette règle, et cet enchaînement d'épisodes indépendants au déroulement quasiment invariable est plus que lassant.

Et bien entendu, cette concentration d'amis ou d'ennemis autour de lui ne change guère, qu'il soit aux États-Unis ou à Paris. Au moins, la Ville Lumière donne du cachet à la deuxième partie de saison, ce qui est toujours une bonne chose. En effet, d'autres éléments ne sont pas aussi enthousiasmants : entre une illustration musicale en décalage total avec le générique (qui est lui-même un paradoxe avec une musique et des paroles qui déchirent mais une imagerie qui fait saigner les yeux), une ambiance moribonde, un manque de rythme flagrant, une écriture au rabais et des scènes d'actions pas toujours heureuses (comme évoqué auparavant), il y a de quoi s'ennuyer.

En ce qui concerne les personnages, c'est le néant le plus total. Tessa est inutile et n'attire aucune sympathie, Richie sert uniquement de faire-valoir, Duncan n'est pas foncièrement intéressant, et le jeu approximatif des acteurs n'aide pas à s'attacher à eux.

Le comble, c'est de constater que certains des protagonistes secondaires sont plus intrigants : Darius, Amanda, et même la journaliste du début de saison... En revanche, ils ne sont pas développés, et cela souligne une fois de plus quelques carences impardonnables : la mort de Darius aurait sans doute eu plus d'impact si le téléspectateur en avait su plus sur lui, et l'intrigue de la journaliste qui essaie de percer à jour le secret de Duncan passe à la trappe alors qu'il y avait du potentiel.

En résumé, cette première saison est un véritable fiasco. Heureusement, le final relève un tant soit peu la tête en introduisant un groupe obscur qui est au courant de l'existence des immortels et qui souhaite les éliminer pour faire prévaloir l'humanité, car ils les considèrent comme une aberration de la nature. Il ne reste plus qu'à espérer que ce ne soit pas un coup d'épée dans l'eau !

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Un film, un jour (ou presque) #1256 : QUINZAINE FRANÇAISE - Rendez-vous chez les Malawas (2019)

Publié le 19 Juillet 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review

Pendant deux semaines, comme tous les ans à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Rendez-vous chez les Malawas (2019) :

Pour l'épisode de Noël de son émission vedette, le présentateur baroudeur Léo Poli (Pascal Elbé) emmène quatre stars de la télévision française au bout du monde, en Afrique, pour y rencontrer la tribu des Malawas. Mais sur place, Julien Gosset-Grainville (Christian Clavier), ex-présentateur vedette du journal télévisé, Kévin Queffelec (Michael Youn), footballeur pas très malin, Nathalie Dulac (Sylvie Testud), actrice télévisée populaire mais déglinguée, et Sam (Ramzy Bedia), comique ambitieux mais en perte de vitesse, perdent rapidement tout contact avec la réalité, et se révèlent des monstres d'égo et d'idiotie.

James Huth à la réalisation, Michael Youn à la co-écriture (inspirée par son expérience dans l'émission de Bear Grylls), et des acteurs plus que compétents à l'écran... pour un résultat assez tiède et convenu, à de nombreux niveaux (notamment celui du milieu des médias et de la satire de ce genre d'émissions).

Alors certes, c'est plutôt bien filmé, les images sont jolies, et la bande originale est assez appropriée, mais bizarrement, alors que j'ai une certaine sympathie pour Huth (et pour Ramzy et Youn), j'ai probablement préféré le Safari de Kad et Olivier.

Non pas que ce dernier soit particulièrement mémorable ou excellent, mais il avait pour lui une énergie et un rythme que ces Malawas ne parviennent jamais à trouver.

Mwébof.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1255 : QUINZAINE FRANÇAISE - La Lutte des Classes (2019)

Publié le 18 Juillet 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review

Pendant deux semaines, comme tous les ans à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

La Lutte des Classes (2019) :

Sofia (Leïla Bekhti) et Paul (Édouard Baer) forment un couple atypique : elle est avocate, il est batteur dans un groupe punk rebelle, et ensemble, ils aiment se pensent en marge du système. Mais lorsque tous les copains de leur fils quittent l'école publique de Bagnolet où ils habitent, pour rejoindre un établissement privé catholique, Paul et Sofia se trouvent tiraillés entre l'envie de transférer leur enfant pour lui permettre d'échapper au harcèlement scolaire (car "seul blanc de l'école"), et leurs convictions égalitaires et sociétales, qui vacillent de plus en plus...

Une comédie dramatique "engagée" bien française qui tape sur à peu près toutes les strates de la société et sur les grandes thématiques de cette dernière  : les punks anar pseudo-rebelles, les bobos hypocrites, les croyants quand-ça-les-arrange, les profs flippés et dépassés, les coopératives écolos qui, sous prétexte de liberté, imposent leur conformité, le manque de moyens scolaires, l'intégration forcée, l'insalubrité, l'immigration, le racisme, le harcèlement scolaire, la discrimination positive, etc, etc, etc, etc...

Le tout avec un certain sens de l'humour et une certaine nonchalance (héritée de la présence d'Édouard Baer, par ailleurs excellent dans son personnage) qui fait que le métrage fonctionne plus bien dans ses deux premiers tiers. Lorsqu'il prend un virage plus émotionnel, ensuite, cela ne fonctionne plus aussi bien : les personnages étant tous un peu (et délibérément) antipathiques et bourrés de défauts, à un degré ou un autre, il devient un peu plus compliqué de les rendre attachants.

Notamment au niveau des problèmes de couple de Baer et Bekhti : le film prend ainsi des atours de film d'auteur français, se permet des digressions étranges (la scène de Baer avec ses parents semble provenir d'un autre métrage), et si Baer parvient à rendre son personnage à peu près nuancé (même si l'écriture force vraiment le trait sur le côté anarchiste anti-religion de pacotille), il n'en va pas vraiment de même pour Bekhti, dont le personnage a des réactions parfois assez agaçantes.

Bilan mitigé, donc, même si je dois bien avouer que c'est globalement bien interprété, et que le personnage de Ramzy, celui du principal gueulard, est assez réussi et amusant.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1254 : QUINZAINE FRANÇAISE - Inséparables (2019)

Publié le 17 Juillet 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Comédie, France, Policier, Review

Pendant deux semaines, comme tous les ans à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Inséparables (2019) :

Magouilleur envoyé en prison pour escroquerie, Mika (Ahmed Sylla) y fait la connaissance de Poutine (Alban Ivanov), un déséquilibré passionné par la Russie, qui le prend sous son aile et le protège. Un an après sa sortie de prison, cependant, Mika a reconstruit (et réinventé) sa vie : devenu directeur financier et fiancé à la fille de son patron, il a une existence dorée. Jusqu'à ce que poutine le retrouve, persuadé de pouvoir renouer avec son "meilleur copain". Mais l'excentricité de Poutine se marie mal avec les nombreux mensonges que Mika a raconté à ses proches...

Un bon gros bof que cette comédie semi-policière du réalisateur de Walter, comédie qui n'est pas sans rappeler, à une autre époque, les films de Francis Weber, avec un duo principal qui aurait pu être interprété par Pierre Richard et Depardieu.

Une sorte de buddy comedy un peu trop sérieuse pour son bien, ou du moins, à l'équilibre comédie/sérieux trop variable pour convaincre : le traumatisme enfantin de Mika n'est pas très probant, les criminels ne sont pas suffisamment menaçants, bref, un peu comme certains moments de Walter, ça tente de prendre son sujet au sérieux, mais ça ne fonctionne qu'en partie.

D'autant qu'ici, le rythme n'est pas suffisant (une bonne demi-heure de mise en place en prison), et les personnages peu attachants : Sylla fait le boulot, sans plus (son interprétation du mec bourré est assez... débattable), Ivanov est efficace (même si son personnage reste une énigme) et les personnages féminins sont soit fades (Ornella Fleury) soit antipathiques (Judith El Zein, déjà dans Walter).

Bref, moins agréable à regarder que Walter, et il se dégage d'Inséparables l'impression constante d'un film sous influence, mais qui ne parvient pas à justifier de son existence en proposant un petit plus (une alchimie particulière, des personnages mémorables, un grain de folie) suffisant.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1253 : QUINZAINE FRANÇAISE - Joyeuse Retraite ! (2019)

Publié le 16 Juillet 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review

Pendant deux semaines, comme tous les ans à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Joyeuse Retraite ! (2019) :

Sur le point de prendre leur retraite, Philippe (Thierry Lhermitte) et Marilou (Michèle Laroque) ont prévu de tout plaquer, et de partir au Portugal pour finir leur vie au soleil. Seul problème : ils n'ont rien dit à leurs proches (Nicole Ferroni, Gérémy Crédeville, Judith Magre, Constance Labbé, Omar Mebrouk), qui, eux, ont d'autres idées en tête pour la retraite de leurs anciens... de quoi ruiner les projets des jeunes retraités.

Une comédie française qui, malgré son duo de tête professionnel et efficace, et certains seconds rôles excellents (Ferroni, à nouveau, tient très bien son personnage), paraît vraiment un peu trop poussif et forcé pour vraiment convaincre.

Je crois surtout que le problème, pour moi, vient des multiples points communs du tout avec le postulat de départ d'Un Noël de Folie ! (Christmas with the Kranks), l'un des pires films de Noël de ces dernières décennies. Certes, ici, pas de fêtes de fin d'année, et le tout est plus générique que le film américain particulièrement centré sur "les traditions", mais on y retrouve un même type de personnages étrangement et unanimement mesquins, égoïstes, menteurs et antipathiques, trop caricaturaux et/ou idiots pour emporter l'adhésion.

Ajoutez à cela une bonne dose d'humour noir plus méchamment gratuit qu'amusant, des gags pas très drôles qui durent (le Portugais) ou se répètent jusqu'à tomber à plat (le collier), et bien entendu, un final à l'émotion facile et prévisible, durant lequel ces braves retraités comprennent que rien ne remplace la famille, et qu'il est préférable de tout sacrifier pour celle-ci plutôt que de vivre ses rêves... et voilà, un film qui m'a gentiment agacé.

2/6

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