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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #thriller catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1747 : Samaritan (2022)

Publié le 23 Novembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Action, Fantastique, Science-Fiction, Science Fiction, USA, Thriller, Amazon, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Samaritan (2022) :

À Granite City, l'affrontement de Samaritan et de Nemesis, deux frères ennemis, est entré dans la légende. Mais désormais, les deux surhommes ne sont plus, morts au terme de leur combat fratricide. Le jeune Sam Cleary (Javon Walton), cependant, est persuadé que Samaritan est toujours vivant, vivant sous les traits de Joe Smith (Sylvester Stallone), l'un de ses voisins... et lorsque Cyrus (Pilou Asbæk), un criminel, décide d'endosser l'identité de Nemesis pour semer le chaos dans la ville, Smith est contraint de reprendre le combat...

Un film de superhéros semi-indépendant diffusé sur Amazon, au script initial adapté en comic-book, et qui finit ici par trouver une incarnation cinématographique avec Sylvester Stallone dans le rôle principal. Un Stallone vieillissant et un peu trop boursoufflé/botoxé pour son bien, mais qui reste crédible en superhéros à la retraite, épuisé et en quête de rédemption.

En soi, le film (signé Julius Avery, réalisateur d'Overlord) n'apporte pas grand chose de neuf au genre : il évoque Incassable, le méchant et ses visées politico-socio-anarchiques est un croisement entre le Bane de Nolan et le Joker de Todd Phillips, le tout rappelle bon nombre de films où un vieux héros ronchon finit par reprendre du service au contact d'un jeune enfant enthousiaste, et Stallone reste en pilotage automatique pendant les deux premiers tiers du métrage.

Mais contrairement à la majorité des films à faible budget de ce type, qui font visuellement très pays de l'est, ici, Samaritan assure le spectacle dans sa dernière ligne droite : une grosse scène d'action spectaculaire, au cours de laquelle Stallone se réveille et retrouve sa vigueur d'antan, avec un rebondissement scénaristique télégraphié mais qui fonctionne tout de même, et un final satisfaisant sur de nombreux plans.

Dans l'ensemble, donc, un métrage plutôt agréable à suivre, malgré ses limites apparentes, très DTV. Mais ça reste une surprise relativement sympathique, surtout si l'on n'en attend rien à la base.

3.75 - 0.25 pour les effets numériques laids utilisés pour rajeunir Stallone dans les flashbacks = 3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2022 - Stranger Things 4 (2022)

Publié le 6 Novembre 2022 par Lurdo dans Aventure, Critiques éclair, Comédie, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Netflix, Oktorrorfest, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Thriller, Télévision

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, durant tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques... 

Stranger Things 4 (2022) :

Alors que la bande habituelle est désormais éparpillée aux quatre coins du pays, une nouvelle menace se profile à Hawkins : Vecna, un être tout puissant vivant dans l'Upside Down, contacte psychiquement les jeunes troublés de la ville, pour les tuer de manière sanguinaire et onirique. Mais sans les pouvoirs d'Eleven, la situation est des plus compliquées à gérer...

Trois ans après une saison 3 plutôt agréable et surprenante, voici une saison artificiellement divisée en deux parties, une première constituée de 7 épisodes à la durée oscillant entre 70 et 100 minutes, une deuxième de deux épisodes dont un final de près de 2 h 20, soit de véritables mini-longs-métrages étirés en longueur... et ça se ressent très vite dans la narration.

La série en est en effet à un point où la carte blanche de Netflix lui fait probablement plus de mal que de bien : le récit est intéressant, les personnages sont attachants, les effets sont réussis (Vecna, notamment, est un méchant mémorable et très convaincant, bien que clairement et ouvertement très inspiré de Freddy Krueger - avec caméo de Robert Englund en prime), les thématiques ne sont pas inintéressantes (les traumatismes refoulés, le pardon, le deuil, la culpabilité...) et l'interprétation est solide (Sadie Sink est excellente), mais il y a une telle abondance de sous-intrigues, de personnages secondaires et d'éléments gratuits que le tout finit par paraître brouillon et fréquemment superflu.

D'autant que la bande d'adolescents est de plus en plus éparpillée, et que les sous-intrigues qui en découlent laissent un peu de marbre : autant l'enquête à Hawkins est intrigante et captivante, autant les tribulations de Mike, Will (et son semi-coming out), Jonathan et Argyle (huhu, de l'humour de stoner, trop drôle) n'intéressent jamais vraiment. 

À l'identique, une part démesurée de la saison est consacrée à Hopper en Russie, aux mains de soviétiques caricaturaux, et à son sauvetage par Joyce et Murray, ce dernier étant clairement pensé comme un comic relief en contrepoids du reste du show... sauf que ça ne marche pas vraiment : c'est longuet, pas très drôle, ça semble principalement là pour expliquer la perte de poids de David Harbour et lui donner des scènes d'action explosives (une évasion improbable, et un combat armé de l'épée de Conan *soupir*), bref, ça sent le remplissage abusif, pour une sous-intrigue qui, dans une série normale, aurait été condensée en un épisode.

Et puis il y a Eleven, qui nous refait une saison 2, à savoir : elle part à l'autre bout du pays, isolée de ses amis, pour tenter de se chercher et, ici, de retrouver ses pouvoirs - une succession de scènes de laboratoire répétitives avec Matthew Modine et Paul Reiser, et encore une fois, une absence quasi-totale d'interactions avec les autres personnages adolescents de la série.

Il y a d'autres défauts : des digressions inutiles, une caractérisation très années 80 de la pléthore de bullies qui parsèment cette mi-saison, une panique satanique pas forcément très probante, des rebondissements pas forcément surprenants (l'identité de Vecna)... mais finalement, ça ne gêne pas trop.

Oui, cette saison est pleine de défauts, à commencer par son rythme et sa structure, et son intérêt se délite un peu à mesure que l'on se rapproche du grand final (un grand final à rallonge, avant et après le climax et la défaite de Vecna) mais son noyau reste solide et intéressant, bien exécuté (les meurtres de Vecna, le toutéliage qui l'entoure) et attachant.

Cela dit, je mentirais en disant que la dernière ligne droite de la saison et sa conclusion à rallonge ne m'ont pas un peu fait décrocher pendant quelques minutes, et l'on ne m'ôtera pas de l'idée qu'à trop chercher le spectaculaire (qui est bien présent, attention), l'émotion larmoyante et la débauche de moyens, la série perd d'autant en efficacité.

Dans cette saison 4 XXXL de 12 ou 13 heures, il y avait probablement de quoi tailler dans la masse, et produire 8 ou 10 épisodes de 45-60 minutes, pour obtenir un produit final plus rythmé et structuré. Mais pour cela, il aurait probablement fallu oser élaguer tant le récit que cette distribution de personnages qui sans cesse croit en nombre, sans que personne d'important ne soit réellement en danger au fil des évènements...

En l'état, Stranger Things 4 se regarde très bien, mais c'est tout de même un peu le bordel...

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 55 - House of Darkness (2022)

Publié le 4 Novembre 2022 par Lurdo dans Comédie, Thriller, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, USA, Review

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

House of Darkness (2022) :

Hap (Justin Long) est invité par Mina (Kate Bosworth), une jeune femme rencontrée dans un bar, a finir la soirée chez elle. Mais Mina est étonnamment franche, et ne se laisse pas tromper par les mensonges à répétition du séducteur...

Un film écrit et réalisé par Neil LaBute, dramaturge réputé, avec ce que ça implique de format et de style très bavard et théâtral : House of Darkness est un quasi-huis clos avec deux personnages (puis un troisième et un quatrième, mais le format du tête à tête ne change pas), lorgnant sur une esthétique gothique très prononcée, mais se résumant finalement à des tunnels de dialogue sans surprise ni rebondissement inattendu.

HoD abat en effet ses cartes très rapidement (dès ses premières images, en réalité, mais s'il fallait encore d'autres indices flagrants, les prénoms des personnages féminins principaux trahissent rapidement le pourquoi du comment), et reste sur les rails prévisibles d'un échange façon guerre des sexes entre un Long balbutiant et baratineur, et une Bosworth glaciale et prédatrice.

Et puis c'est tout. C'est bien interprété, la fin est sympathiquement sanglante, mais ça tourne à vide au bout d'un moment, et le tout finit par lasser. À réserver aux fans du dramaturge et aux spectateurs les plus patients.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 52 - Affamés (2021)

Publié le 3 Novembre 2022 par Lurdo dans Drame, Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Thriller, Review, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Affamés (Antlers - 2021) :

Dans une petite ville rurale de l'Oregon, Julia (Keri Russell), une institutrice traumatisée dans son enfance par des maltraitances, s'intéresse à Lucas (Jeremy T. Thomas), un jeune élève de sa classe, qu'elle soupçonne d'être battu par son père. Mais la réalité est toute autre, puisque Lucas, en réalité, est seul chez lui, à gérer son petit frère reclus, et leur père enfermé derrière une porte verrouillée, car possédé par une entité affamée et maléfique...

Mouais. Produit par Guillermo Del Toro, un film d'horreur sombre, poisseux, et très orienté drame social sur l'Amérique profonde, avec ce que ça implique de violence sexuelle, d'alcoolisme, de personnages tous déprimés et misérables, d'environnement rural pluvieux, boueux, gris, etc.

On apprécie ou pas : personnellement, j'y suis allé à l'aveugle, et je ne m'attendais pas vraiment à cela, donc je suis resté un peu sur ma faim, pas aidé par un vrai manque de tension durant la majorité du métrage et par une atmosphère tellement dépressive qu'elle en devient lassante.

Et puis j'avoue m'être un peu braqué quand, au bout d'une heure de film, la véritable nature du Mal qui possède le père de Lucas est révélée : un Wendigo. J'aurais dû m'en douter, au vu de la voix off d'introduction du film, native-américaine et sortie de nulle part : le film recycle une fois de plus le mythe du Wendigo, exploitant allègrement la mythologie native-américaine pour en faire de l'horreur métaphorique sur l'addiction et les traumatismes qui se transmettent aux générations suivantes.

Ce qui a tendance à me gonfler, tant cette créature est surexploitée par les scénaristes hollywoodiens (tv/ciné/etc), et tant cette récupération se fait sans gêne et sans originalité (on a une scène avec un acteur natif-américain caution qui explique le mythe, et zou, on revient sur des problèmes très caucasiens).

Alors, oui, le film est globalement maîtrisé, bien interprété, la créature est visuellement intéressante, et le face à face final a des accents de Ripley vs la Reine alien, mais ça s'arrête là pour moi.

Un petit 3/6

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 50 - The Superdeep (2020)

Publié le 3 Novembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Thriller, Science Fiction, Science-Fiction, Fantastique, Russie, Review

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The Superdeep (2020) :

Dans les années 80, une épidémiologiste russe, Anna Fedorova (Milena Radulovic), est chargée d'accompagner une équipe militaire jusqu'au forage profond de Kola, en réalité le site d'une base de recherches secrète soviétique qui ne répond plus. Sur place, elle découvre qu'un champignon souterrain inconnu a contaminé les chercheurs de la base, et se propage de corps en corps, les transformant en êtres grotesques n'ayant qu'un but : se multiplier et dominer le monde...

Ouhlà, ce n'était pas bien du tout, tout ça. Un long-métrage russe tourné à la fois en anglais et en russe (ce qui donne de la post-synchro et de l'interprétation assez bancales), et qui lorgne fortement sur bon nombre d'influences évidentes, très maladroitement digérées, et avec des résultats nettement inférieurs aux modèles copiés : The Thing, Dead Space, The Last of Us, Lovecraft, etc, autant de récits gentiment photocopiés par un scénario austère et glacial, très mal rythmé et caractérisé, et à la mise en images (réalisation et montage) cache-misère vraiment peu probante.

L'espace d'une scène ou deux, ça fait illusion, mais le tout est tellement décousu et dérivatif qu'au final, il y a mieux à faire que de perdre deux heures devant ce métrage jamais maîtrisé, à la nostalgie inutile, venant des pays de l'Est.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 48 - The Visitor (2022)

Publié le 2 Novembre 2022 par Lurdo dans Thriller, Halloween, Oktorrorfest, Horreur, Fantastique, Religion, Cinéma, Critiques éclair, Review, USA

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The Visitor (2022) :

Après la perte de leur premier enfant, une fillette, Robert (Finn Jones) et Maia (Jessica McNamee) partent s'installer dans le sud des États-Unis, où se trouve la demeure familiale de celle-ci, dont elle vient d'hériter. Mais rapidement, alors que le couple tente de concevoir un nouvel enfant et de reprendre un nouveau départ, Robert découvre, éparpillées dans divers demeures de la ville, d'étranges portraits à son effigie, intitulés "Le Visiteur". Ce qui, couplé à l'attitude étrangement chaleureuse et accueillante de tous les habitants du secteur, inquiète de plus en plus un Robert sujet à des crises d'anxiété...

Un thriller Blumhouse gentiment creux, avec un Finn Jones méconnaissable embarqué dans un sous-Rosemary's Baby cousu de fil blanc, parfois risible (la cérémonie sataniste, vers la fin), parfois intriguant, mais trop souvent plat et insipide, avec notamment une fin à rallonge qui tourne à vide.

Vraiment pas grand chose à dire de plus : c'est télégraphié de bout en bout, et ça peine à susciter l'intérêt, malgré les efforts des interprètes.

1.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 47 - Significant Other (2022)

Publié le 2 Novembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Thriller, Science Fiction, Science-Fiction, Fantastique, Horreur, Oktorrorfest, Halloween, USA, Paramount, Critiques éclair, Review, Romance

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Significant Other (2022) :

Ruth (Maika Monroe), une jeune femme souffrant d'anxiété et Harry (Jake Lacy), son compagnon, décident de partir en randonnée dans les montagnes du Nord-Ouest Pacifique. Rapidement, cependant, ils sont confrontés à une forme de vie tombée des étoiles, qui va radicalement changer leur destin...

Un film d'invasion extraterrestre qui décline la bonne vieille formule de The Thing ou des Body Snatchers, avec son alien tentaculaire (qu'on ne voit jamais) qui prend l'apparence et la personnalité des humains qu'il tue, et qui sert d'avant-garde d'une force d'invasion imminente.

Ce qui, sur le papier, donne un récit assez cousu de fil blanc (attention, SPOILERS quand même) : ils rencontrent l'alien, l'alien possède Harry, tue quelques quidams qui passaient par là (façon T-1000), Ruth tente de s'échapper et finit par utiliser ses anxiétés et ses faiblesses (surlignées tout au long du film) pour en faire des forces et vaincre l'envahisseur.

Le tout en mode film indépendant semi-elevated, où le gros du film est consacré aux problèmes de couple et d'anxiété de Ruth, avant que les choses ne s'énervent un peu dans la dernière demi-heure - mais un peu seulement, en fait, car il émane de ce métrage un sentiment d'inabouti, avec des rebondissements pas très convaincants (le requin), des éléments totalement oubliés (jamais Ruth ne s'intéresse au vaisseau spatial sur la plage), une anxiété à la limite de l'autisme, et une conclusion en queue de poisson, qui frustre plus qu'elle ne convainc.

Pas désagréable, relativement bien filmé, mais assez moyen, au final.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 40 - Raven's Hollow (2022)

Publié le 28 Octobre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Histoire, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Halloween, Thriller, USA, Review, Critiques éclair

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Raven's Hollow (2022) :

En 1830, le jeune Edgar Allan Poe (William Moseley) et plusieurs autres soldats de l'académie de West Point découvrent un homme mutilé à l'agonie alors qu'ils terminent un exercice militaire dans l'état de New York. La victime les envoie à Raven's Hollow, une bourgade reculée, où les habitants redoutent "le Corbeau", une force surnaturelle meurtrière qui hanterait les bois alentours...

Mouais. Disons que rien qu'avec le titre, on pouvait deviner ce sur quoi ce métrage lorgnait : un certain film historico-fantastique de Tim Burton, où un enquêteur un peu original arrivait dans une bourgade coloniale reculée pour tenter d'y résoudre des meurtres mystérieux, alors même qu'une séduisante et énigmatique jeune femme locale lui tapait dans l'œil - et rapidement, il était confronté là à une force surnaturelle légendaire, étroitement liée à un arbre difforme, et à l'histoire de la bourgade et des familles qui la composent...

Remplacez Ichabod Crane par un jeune Edgar Allan Poe, le cavalier sans tête par une entité surnommée le Corbeau, et voilà, Raven's Hollow, un film indépendant qui photocopie sans vergogne Sleepy Hollow, sans en avoir un tiers du rythme, de l'excentricité, de l'originalité, du style ou de l'intérêt.

Après, ce n'est pas désastreux pour autant, c'est simplement extrêmement dérivatif et particulièrement mollasson, peinant à susciter l'intérêt du spectateur, ou à proposer des rebondissements intrigants.

Mwébof, en résumé, et le toutéliage avec les œuvres de Poe est assez maladroit.

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 39 - Vivarium (2019)

Publié le 28 Octobre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Thriller, Science Fiction, Science-Fiction, Irlande, Belgique, Danemark

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Vivarium (2019) :

Gemma (Imogen Poots), une jeune institutrice, et son petit ami Tom (Jesse Eisenberg), homme à tout faire, acceptent, sur un coup de tête, de visiter une maison témoin, présentée par un bien étrange agent immobilier (Jonathan Aris), dans un lotissement désert, labyrinthique et menaçant. Rapidement, ils s'y trouvent prisonniers, et reçoivent un bébé dans une boîte, accompagné d'un message succin : s'ils veulent être libérés, ils doivent élever cet enfant sans quitter cette maison... un enfant qui grandit à vue d'œil, et aux origines clairement inhumaines.

Un long-métrage au croisement de l'horreur et de la science-fiction, qui évoque très fortement la Quatrième dimension ou Au delà du réel... et qui malheureusement ne parvient jamais vraiment à justifier sa durée.

C'est globalement bien produit et bien interprété, mais le script prend largement son temps, apparemment trop content de sous-entendre de multiples degrés de lecture thématiques sous-développés (on pourrait en dire, des choses, sur ce que tel ou tel élément représente de la vie de couple, du mariage, du rôle de parent, de l'accession à la propriété, etc... surtout que le film évite délibérément de le faire autrement que de manière superficielle) et de dérouler son récit assez balisé (on devine sans trop de problèmes à l'avance certains rebondissements, voire même le contenu de certains dialogues) jusqu'à une fin forcément fataliste et sombre.

Encore une fois, ce n'est pas désagréable, c'est assez européens par certains aspects, et ça reste un projet intrigant à l'ambiance pesante, mais il faut bien reconnaître que ça tourne à vide au bout d'un moment.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 38 - Esther 2 : Les Origines (2022)

Publié le 27 Octobre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Thriller, USA, Review

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Esther 2 : Les Origines (Orphan : First Kill - 2022) :

Évadée de l'hôpital psychiatrique estonien où elle était enfermée, Leena (Isabelle Fuhrman) jette son dévolu sur la famille Albright - Tricia (Julia Stiles), Allen (Rossif Sutherland), et leur fils Gunnar (Matthew Finlan) - en se faisant passer pour Esther, leur petite fille disparue. Mais rapidement, alors que Leena est acceptée à bras ouverts par les Albright, elle s'aperçoit que cette famille a des secrets tout aussi sombres que les siens...

Heu... comment dire ? Je n'ai pas grand souvenir du premier Esther (2009), joliment réalisé par Jaume Collet-Serrat, et qui jouait de l'âge de sa protagoniste (une fillette de 9 ans qui en avait en réalité 33, interprétée par une actrice de 12 ans) pour créer le malaise et la peur. Ce n'était pas mauvais, en soi, mais ça s'arrêtait là, et le film est très loin d'être cette œuvre culte que certains journalistes web se plaisent désormais à décrire avec nostalgie.

Ici, 13 ans plus tard, Esther 2 part déjà avec un handicap : Isabelle Fuhrman a désormais 25 ans, et l'illusion ne fonctionne plus vraiment. D'autant que le film prend le parti d'être une préquelle au film de 2009, avec une Esther théoriquement plus jeune, que le scénariste du premier film n'est plus là, et que Jaume n'est plus non plus à la réalisation.

À sa place, William Brent Bell, réalisateur de The Devil Inside et des deux The Boy : on est loin d'une filmographie mémorable. Résultat : Esther 2 est assez laid et générique, visuellement, à la limite du téléfilm fauché, ce qui n'aide guère à rendre intéressant son récit mollasson - il faut ainsi attendre près d'une heure pour que le scénario démarre enfin, avec un twist qui tente de renverser la donne et de faire d'Esther une sorte d'anti-héroïne improbable.

Pas vraiment un choix très probant, d'autant que le spectateur sait déjà comment toute cette histoire va se terminer : par un incendie (numérique et cheapouille) et par la victoire d'Esther.

Aucun suspense, donc, et pas grand intérêt à cette suite qui ne fonctionne jamais vraiment, malgré les efforts de la distribution.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 37 - Black Phone (2022)

Publié le 27 Octobre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Thriller, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Jeunesse, USA, Review

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Black Phone (The Black Phone - 2022) :

En 1978, un tueur en série surnommé le Grabber (Ethan Hawke) kidnappe et tue plusieurs enfants d'une petite banlieue américaine tranquille. Mais sa dernière proie, Finney (Mason Thames), un enfant timide et maltraité, n'est pas comme les autres : enfermé dans le sous-sol du Grabber, il découvre qu'il est capable de parler aux esprits des autres victimes du tueur par l'intermédiaire d'un vieux téléphone hors service fixé au mur. Il commence alors à échafauder un plan pour se libérer, alors même que les dons latents de voyance de sa petite sœur Gwen (Madeleine McGraw) dirigent les autorités dans sa direction...

Je n'avais pas été particulièrement marqué par le film précédent de l'équipe Scott Derrickson/C. Robert Cargill/Blumhouse/Ethan Hawke (Sinister), malgré les innombrables éloges critiques dont il avait fait l'objet, et je n'attendais donc rien de ce Black Phone, adapté d'une nouvelle de Joe Hill (le fiston de Stephen King).

Et bien m'en a pris, car finalement, ce Black Phone est typiquement une production à la Stephen King, dont on retrouve les tendances et les habitudes : cadre rétro nostalgique (les années 70, la musique, les mœurs, etc), côté légende urbaine (les enfants qui parlent du Grabber comme d'un boogeyman), père alcoolique, fillette aux pouvoirs psychiques, enfant maltraité qui finit par trouver une force intérieure dans un évènement surnaturel, etc...

Limite, on m'aurait dit "c'est une production Netflix adapté d'une obscure nouvelle de King", j'aurais très bien pu l'accepter sans être surpris. On est ici en effet clairement plus dans un thriller psychologique à budget très limité que dans de l'horreur surnaturelle pure et dure, et il n'y a pas grande angoisse ou suspense particulier à trouver ici : tout se déroule tranquillement, à un rythme très littéraire, sans jamais vraiment développer ses personnages ou leurs motivations au delà du strict nécessaire, et en se permettant quelques touches plus légères et incongrues qui viennent un peu casser l'ambiance générale (le frangin conspirationniste sous cocaïne, la petite sœur qui jure pendant ses prières).

Après, c'est bien interprété, notamment du côté des enfants, mais le tout ne va jamais plus loin que l'exercice de style "faisons un thriller fantastique façon Stephen King se déroulant dans le passé", sans forcément apporter quoi que ce soit de très mémorable visuellement.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 33 - Le bal de l'enfer (2022)

Publié le 25 Octobre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Thriller, Horreur, Halloween, Fantastique, Oktorrorfest, UK, USA, Review, Romance

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Le bal de l'enfer (The Invitation - 2022) :

Lorsqu'elle apprend qu'elle a de la famille en Angleterre, Evie (Nathalie Emmanuel), une jeune femme new-yorkaise, n'en croit pas ses yeux, d'autant que ses cousins, aisés, l'invitent à un mariage dans le manoir familial, tous frais payés. Là, elle tombe sous le charme du propriétaire des lieux, Walter De Ville (Thomas Doherty), mais découvre rapidement les sombres secrets de ses ancêtres et de la bâtisse...

Mouais. Dans l'absolu, cette Invitation n'est pas désagréable à suivre : c'est compétent, bien interprété, et plutôt joli visuellement... mais ça s'arrête là.

Il faut dire que le tout est tellement balisé et prévisible (même sans avoir visionné la bande-annonce, qui spoile l'intégralité du film et de ses rebondissements, du début à la fin) qu'en fait, on regarde le tout assez passivement : si l'on voulait faire simple, on pourrait dire que The Invitation n'est qu'un croisement très premier degré de Wedding Nightmare et de Dracula, et il n'est jamais particulièrement subtil à ce sujet, enchaînant les noms de personnages et de lieux directement repris à Bram Stoker.

D'ailleurs, le manque de subtilité s'étend aussi aux divers rebondissements du récit, comme les décisions du personnage principal, etc...

Bref, encore une fois, ça se regarde facilement, malgré quelques scories techniques comme un montage raté dans les affrontements finaux, ou de la post-synchronisation maladroite pendant le climax du film : vraiment rien d'exceptionnel, malgré un certain capital sympathie dû à l'interprète principale et à l'atmosphère gothique.

3.25/6 (le titre français est calamiteux, en plus)

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 31 - Hellraiser (2022)

Publié le 24 Octobre 2022 par Lurdo dans Halloween, Horreur, Fantastique, Cinéma, Critiques éclair, Thriller, USA, Review, Oktorrorfest

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Hellraiser (2022) :

Parce qu'elle a besoin d'argent, Riley (Odessa A'zion), ancienne toxicomane, accepte l'offre de son petit-ami Trevor (Drew Starkey), et s'introduit avec lui dans un entrepôt abandonné où un millionnaire excentrique (Goran Višnjić) conserve des biens de valeur. Là, ils mettent la main sur un étrange puzzle en forme de cube qui, une fois activé, invoque des entités surnaturelles assoiffées de sang et de souffrance...

Je ne m'en suis jamais caché, je suis un grand fan de Clive Barker et j'ai fréquemment chroniqué les films adaptés de ses œuvres dans ces pages, et j'ai notamment vu tous les Hellraiser, pour le meilleur (le premier) mais surtout pour le pire (toutes les suites produites par Dimension au fil des ans, pour garder les droits de la franchise).

Autant dire que j'attendais ce "reboot" avec une grande méfiance, mais aussi avec une certaine curiosité. Et au final, je dois dire que ce nouveau volet réalisé par David Bruckner (The Ritual, The Signal, The Night House, V/H/S) et écrit par les scénaristes de Stephanie, Siren, Super Dark Times, et The Night House est une excellente surprise, peut-être l'un des meilleurs Hellraiser de la franchise, que je placerais probablement au même niveau que le 2, voire un peu au-dessus (j'ai toujours eu quelques problèmes scénaristiques avec Hellraiser 2).

Alors certes, ce n'est pas parfait, et il y a plein d'éléments mineurs du film qui peuvent frustrer, notamment d'un point de vue mythologique : ici, Bruckner et compagnie mettent en place un système de paliers à franchir dans la résolution de la Boîte, des paliers qui doivent s'accompagner, à chaque étape, d'un sacrifice humain. Déjà un choix discutable, d'autant que celui qui ouvre la Boîte peut sacrifier n'importe qui d'autre, y compris un Cénobite de passage (!), ce qui n'a pour effet que de booster le bodycount du film.

En prime, tout cela s'accompagne d'une sorte de glissement de la Boîte et des Cénobites d'entités pandimensionnelles uniquement intéressées par les sensations extrêmes de la douleur et de la souffrance à génies de la lampe qui vénèrent Leviathan, l'entité qui exauce le souhait de celui qui résout la Boîte. Ça change la dynamique de tout le récit et de tout l'univers, ça enlève tout le côté sexuel et plaisir interdit de l'univers Hellraiser... mais bizarrement, ça fonctionne dans le présent contexte.

Ici, Bruckner, fait le choix d'un parallèle entre l'addiction de son héroïne (toujours efficace A'zion, qui décidément, fait un joli 2022 horrifique après The Inhabitant) et la tentation absolue offerte par la Boîte et ses plaisirs : ça fonctionne globalement, même si la thématique est un peu sous-exploitée. À l'identique, on pourra regretter que le récit vire un peu au slasher moyen, par moments, lorsque les Cénobites apparaissent pour tuer tel ou tel personnage secondaire marqué par la Boîte.

Des Cénobites totalement repensés visuellement, avec plus ou moins de réussite (je les trouve un peu pâlichons, et pas assez poisseux), mais qui, miracle, sont accompagnés du célèbre thème de Christopher Young. Et là, c'est un vrai bonheur quand, après une heure et quelques de musique d'horreur générique, retentissent enfin les accords lancinants de Young, qui explosent lors de l'apothéose finale.

Alors voilà : un reboot imparfait, un peu long (2 heures), manquant du côté malsain de l'original, mais ambitieux, bourré d'idées et à l'approche intéressante (surtout si l'on prend le tout comme une version alternative de l'univers établi par Barker au cinéma - et massacré par son ghost writer dans Les évangiles écarlates).

À ce point de la franchise, on n'en attendait plus autant.

4/6

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2022 - Locke & Key, saison 2 (2021) et saison 3 (2022)

Publié le 23 Octobre 2022 par Lurdo dans Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Netflix, Review, Thriller, Télévision, Jeunesse, USA

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, durant tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Locke & Key, saison 2 (2021) :

Alors que les Locke sont persuadés d'avoir vaincu Dodge, ils tentent de reprendre une vie normale tout en profitant au maximum du pouvoir des clés... mais le Mal rôde.

Un peu tardivement (la saison 2 est sortie trop tard, l'année dernière, pour pouvoir être incluse dans l'Oktorrorfest 2021), rapide passage en revue de la saison 2 de Locke & Key, une saison qui, de mon point de vue, a l'avantage d'arriver bien après ma lecture des bandes dessinées de Hill et Rodriguez : contrairement à la saison 1, en effet, qui m'avait un peu frustré dans sa tentative de ménager à la fois la chèvre et le chou (d'être à la fois une adaptation fidèle et quelque chose de surprenant pour les spectateurs aguerris), j'ai regardé cette saison 2 plus de deux ans après avoir terminé la relecture du comic book... et je ne garde donc de ce dernier plus de souvenirs très précis.

Autant dire que je ne vais plus comparer BD et série, ce qui devrait être au bénéfice de cette dernière, en théorie.  D'autant que selon les avis glanés ici ou là, cette saison 2 se démarque largement du récit d'origine pour partir dans une direction qui est la sienne.

Malheureusement, cette direction est particulièrement frustrante, toujours centrée sur les relations adolescentes de tout ce petit monde, jusqu'à ce que le récit décide enfin de démarrer un peu à mi-parcours. Sauf qu'il y a constamment un réel manque d'urgence et de tension dans cette nouvelle fournée d'épisodes, avec des personnages (protagonistes comme antagonistes) qui prennent systématiquement des décisions stupides, histoire de créer des rebondissements dramatiques vraiment forcés.

On aurait pu croire que les Locke, en possession d'artefacts magiques aux pouvoirs incommensurables et après avoir survécu à une saison 1 difficile, se seraient montrés plus prudents, ou plus intelligents dans l'utilisation de leurs nouveaux pouvoirs (force surhumaine, maison de poupée magique, etc, ils ne les utilisent quasiment jamais de manière pertinente pour lutter contre Gabe et compagnie)... mais non.

Outre cet aspect tout de même très agaçant de la saison (notamment sur le front de Bode et de sa nouvelle copine - qui accessoirement récite un peu trop son texte), le reste frustre, entre les rebondissements forcés, l'illustration musicale pop envahissante, la réalisation à base de plans serrés semi-flous, la relation Minus et Cortex de Gabe et Eden, les flashbacks répétitifs sur la Guerre d'Indépendance (avec un Kevin Durand à l'accent... discutable), la sous-intrigue inutile du professeur d'histoire séduisant (en même temps, le personnage de la mère ne sert à rien, cette année) ou encore une résolution gentiment bâclée (au parfum étrange de series finale).

Bref, cette saison 2 ne m'a pas vraiment plus convaincu (c'est même l'inverse).

Reste Aaron Ashmore, MVP de la saison du simple fait de son charisme, et la relation tragique Tyler/Jackie, pas désagréable. M'enfin bon.

Locke & Key, saison 3 (2022) :

Débarrassés de Dodge, les enfants Locke doivent désormais faire face à Frederick Gideon (Kevin Durand), le premier humain à avoir ouvert la Porte noire, qui est désormais bien décidé à ouvrir le portail aux entités démoniaques qui vivent de l'autre côté...

Et donc, une saison 3 qui sent clairement la fin de série, ne serait-ce que par son format : 8 épisodes (la nouvelle norme Netflix) dont une grosse moitié ne dépasse pas la trentaine de minutes, histoire de bien trahir le fait que cette nouvelle saison est, en quelque sorte, un moyen pour Netflix de laisser aux showrunners l'occasion de boucler leur histoire sans trop dépenser d'argent.

Un peu plus de 5 heures de récit, donc, pour boucler l'histoire des enfants Locke, des clés, et de tout ce qui les entoure... c'est peu, mais c'est faisable. En théorie.

Parce que dans les faits, cette saison 3 n'est guère plus probante que la 2 : les enfants sont plus imprudents et idiots que jamais (Bode bat des records, cette année, notamment en conservant une description détaillée de toutes les clés et de leurs pouvoirs dans un carnet laissé en évidence), victimes d'une caractérisation plus préoccupée par une fin de série approchant à grands pas que par de la logique ou de la continuité évolutive ; Durand et ses sbires (y compris les deux sœurs sorcières du premier épisode, reparties aussi vite qu'elles sont arrivées) font de bien piètres antagonistes, très manichéens et caricaturaux ; la mère des enfants est probablement aussi imprudente et immature que ces derniers ; le show multiplie les rebondissements involontairement hilarants (le cadavre de Dodge sous le lit ^^) et les problèmes de logique interne ; et l'on sent que tout ce petit monde a décidé de recoller vaguement au final du comic-book en mettant en scène la possession de Bode par Dodge (Jackson Robert Scott s'amuse bien, d'ailleurs, à jouer les méchants), quitte à utiliser toutes les plus grosses ficelles possibles et imaginables pour y parvenir.

Sans oublier cette sous-intrigue assez malaisante (et totalement inutile) de Carly, la collègue de travail de Tyler sur un chantier à l'autre bout du pays : une jeune femme qui se jette au cou de Tyler (au grand dam de ce dernier, pas intéressé car encore en deuil à peine deux mois après la mort de sa petite-amie), qui traverse tout le pays pour s'inviter chez lui lorsqu'il a une journée de retard au travail, qui s'installe chez les Locke quelques temps, et qui continue de faire le forcing pour séduire l'adolescent.

Une relation présentée comme romantique par les scénaristes, mais honnêtement assez bizarre et forcée... ce qui n'est pas forcément très surprenant, puisqu'à mesure que la saison avance, les ressorts scénaristiques se font de plus en plus bâclés et fainéants, et l'on sent que les scénaristes ont choisi de faire plaisir à leurs interprètes (en donnant cette intrigue à Tyler, en faisant pousser la chansonnette à Kinsey à plusieurs reprises, en consacrant un épisode entier au mariage de Duncan et de son compagnon...) plutôt que de se concentrer sur l'important et l'essentiel.

La toute fin du programme retombe à peu près sur ses pattes, cela dit, mais cela n'arrive qu'après d'innombrables facilités d'écriture et approximations, qui font qu'au final, cette adaptation de Locke & Key laisse un goût amer. Depuis sa saison 1, la série n'a pas su remonter la pente descendante sur laquelle elle était engagée, qualitativement (une pente descendant aussi rapidement que le QI de ses protagonistes, et de plus en plus raide), et elle se termine donc de manière faiblarde et peu mémorable.

Dommage, mais encore une fois, pas surprenant : après tout, c'est un programme Netflix, et s'il y a bien une chose à laquelle la plateforme nous a habitués, c'est à privilégier la quantité de son contenu à la qualité, et à ne pas forcément recruter les meilleurs talents pour leurs projets.

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 29 - The Cursed (2021)

Publié le 21 Octobre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Histoire, France, USA, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Thriller, Review

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The Cursed, aka Eight for Silver (2021) :

Dans la France rurale du 19e siècle, John McBride (Boyd Holbrook) arrive dans le domaine de la famille Laurent (Kelly Reilly, Alistair Petrie), en proie à des attaques inexplicables d'un animal sauvage : la terre des Laurent a été maudite par des Gitans, et la bête transmet sa malédiction de villageois en villageois, à chaque nouvelle morsure...

Une étrange coproduction historique américano-française, supposée se dérouler en France, mais avec 95 % d'acteurs anglais, et réalisée par Sean Ellis, qui s'était fait connaître pour son Cashback et pour The Broken, avec Lena Headey : autant dire que ce Cursed possède un style visuel particulièrement travaillé, enveloppant ses personnages et ses décors dans des nappes de brouillard gothiques, et soignant son esthétique pour un résultat plutôt convaincant.

C'est en effet là le plus surprenant, je pense : que le tout soit à ce point convaincant, alors que l'histoire n'est pas un summum d'originalité, avec sa malédiction gitane classique, etc.

Mais ça fonctionne effectivement plutôt bien, en partie grâce au soin apporté à l'image, mais aussi grâce à sa générosité en effets sanglants (et pas que, puisque le réalisateur trouve le moyen de mettre brièvement Kelly Reilly topless, de manière totalement gratuite), et à son approche assez intéressante et originale du mythe du loup-garou.

Il reste cependant des scories, comme le design de la bête, assez moche, l'intro Première Guerre Mondiale (intrigante mais inutile, et que l'on devine rajoutée à l'arrache à postériori - en effet, visuellement et narrativement, tout place le film à la fin du 18e siècle, peu après les évènements de la Bête du Gévaudan... mais ce prologue nous explique que tout se déroule 35 ans avant la WW1, ce qui n'a aucun sens), ou encore quelques longueurs et un manque de rythme et de punch qui se ressent : il n'est pas difficile de deviner une version de ce film amputée de dix minutes, plus dynamique, nerveuse et efficace.

Reste que c'est une relativement bonne surprise, et un film (historique) de garou de bonne facture, avec en prime un côté social, en filigrane, pas révolutionnaire mais pas non plus inintéressant.

4/6

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 28 - Prey (2022)

Publié le 20 Octobre 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Histoire, Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Science Fiction, Science-Fiction, Review, USA, Thriller, Halloween

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Prey (2022) :

En 1719, Naru (Amber Midthunder), une jeune Comanche destinée à devenir soigneuse, vit dans l'ombre de son frère Taabe (Dakota Beavers). Elle ne se doute cependant pas qu'une menace venue de l'espace va s'abattre sur sa tribu, et la forcer à devenir la chasseuse qu'elle a toujours voulu être...

Après un Predators mitigé, et un The Predator très faible, changement de cap pour la franchise, avec un Prey confié à Dan Trachtenberg (10, Cloverfield Lane) qui part ici dans le passé, pour narrer l'affrontement entre une jeune Comanche et un Predator cherchant tous deux à faire leurs preuves en chassant leur proie.

Et honnêtement, ça fonctionne plutôt bien, ça ne prend pas les spectateurs pour des imbéciles, ça n'est pas trop référentiel, et ça exploite correctement son univers et sa période temporelle. D'autant que je ne partais pas forcément convaincu, puisque j'avais de gros doutes sur Midhunter, qui m'avait laissé dubitatif dans Legion. Mais elle est ici très bien, et fait une antagoniste intéressante à un Predator clairement jeune et peu expérimenté.

Après, ce n'est pas parfait : les dialogues sonnent un peu trop modernes, les trappeurs français sont risibles (prendre des québécois + des dialogues en français approximatif, ça ne pardonne pas), les Comanches ont un peu tendance à se battre comme des ninjas (de manière globale, les affrontements sont aussi filmés et chorégraphiés de manière un peu trop moderne), la bande originale est oubliable, le scénario téléphone un peu ses effets (le sable mouvant, la fleur magique) et les effets spéciaux sont assez inégaux (le loup et le lion sont réussis, l'ours nettement moins convaincant, et le Predator, assez laid, n'est pas toujours probant dans ses mouvements numériques ou dans son invisibilité).

Mais en comparaison des suites des deux premiers Predator, ce Prey s'en sort très bien. Pas forcément au point de demander une suite, cela dit.

4.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 27 - The Inhabitant (2022)

Publié le 20 Octobre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Thriller, Policier, USA, Critiques éclair, Review

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The Inhabitant (2022) :

Descendante de Lizzie Borden, la tueuse à la hache devenue légende urbaine, Tara (Odessa A’zion), une lycéenne un peu atypique, commence à avoir, à l'approche d'Halloween, des cauchemars et des visions sinistres l'incitant à tuer à et à faire du mal à sa famille. Sa mère (Leslie Bibb) est persuadée que c'est là une manifestation des problèmes mentaux qui touchent sa famille depuis des générations, mais Tara, elle, commence à se demander si cette malédiction n'est pas surnaturelle... d'autant que des meurtres mystérieux se multiplient dans l'entourage de la jeune fille, et que la police commence à tourner autour de Tara.

Ça commençait pourtant mal, avec près de deux minutes de cartons-titres tentant de faire des meurtres de Lizzie Borden un vague histoire de malédiction surnaturelle se transmettant de génération en génération parmi ses descendants, blablabla. Maladroit, bancal, j'ai redouté le pire.

Et puis le film m'a surpris. Presque plus proche d'un thriller psychologique mâtiné de slasher en mode whodunit, avec chaque personnage présenté comme potentiellement meurtrier et déséquilibré, une étrange fascination fétichiste pour les tenues de Lizzie Borden, des relations troubles et des tensions entre les protagonistes, etc, et une héroïne (A'Zion est une actrice assez intrigante) aux réactions normales et compréhensibles.

Assez étonnant, à vrai dire, avec un script qui multiplie les fausses pistes (peut-être un peu trop, d'ailleurs, puisque l'identité du tueur n'est guère surprenante au final), une réalisation qui met en valeur son ambiance de banlieue américaine à Halloween, et une distribution atypique mais efficace.

Intéressant.

3.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 25 - Immanence (2022)

Publié le 19 Octobre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Religion, Science Fiction, Science-Fiction, USA Network, Thriller

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Immanence (2022) :

À la recherche d'une preuve de vie extraterrestre, un groupe de scientifiques (Summer Bellessa, Asenneth del Toro, Anthony Ruivivar, Kasia Pilewicz) découvre un signal étrange, en provenance d'une météorite venant de tomber dans le triangle des Bermudes. Aussitôt, l'équipe loue un bateau appartenant à Davis (Eugene Byrd), et dirigé par Jonah (Michael Beach), un homme étrange obsédé par la religion, qui voit dans cet événement un présage funeste et diabolique...

Prenez une dose d'Abyss, un peu d'Exorciste, une grosse louche de Prince des Ténèbres, plein d'autres influences çà et là, noyez le tout dans une piscine de prosélytisme chrétien, et voilà, Immanence, un film qui, formellement, est plutôt compétent (c'est bien interprété et filmé, la musique élégiaque est intéressante), mais qui est insupportable sur le plan de l'écriture, entre ses dialogues pseudo-scientifiques qui ne sont là que pour se donner l'apparence de la science, et ses personnages diablement antipathiques, des hommes de paille qui débitent de gros clichés de scientifiques obtus et anti-religieux, face à un Jonah qui a vu la lumière, et les éclaire de la réalité de l'univers.

Voilà. Ça sermonne beaucoup, et quand, dans la dernière ligne droite, le Diable arrive vraiment (en mode Titus Welliver du pauvre), pour expliquer à tous ces scientifiques arrogants et ambitieux qu'ils ont tout faux, que la seule vérité est celle de la Bible, etc, on finit par lever les yeux au ciel et attendre patiemment que ce calvaire se termine.

Malheureusement, pour en arriver à une fin vague et en queue de poisson, le film décide de jouer la carte du martyr, avec ces méchants scientifiques aux dents longues qui décident de sacrifier le pauvre Jonah pour échapper à la damnation éternelle et connaître le succès, et ce dernier qui est sauvé par la scientifique ex-croyante, qui retrouve la Foi in extremis et se sacrifie à sa place.

*soupir*

Dommage, parce que quelques moments sont plutôt intéressants (toute la partie dans le "bateau fantôme").

1.25/6

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2022 - Resident Evil, saison 1 (2022)

Publié le 16 Octobre 2022 par Lurdo dans Action, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, USA, Afrique du Sud, Thriller

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, durant tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Resident Evil, saison 1 (2022) :

En 2036, Jade Wesker (Ella Balinska), une scientifique de terrain traquée par Umbrella, tente de trouver un remède à l'épidémie de Virus T, qui a transformé une grande partie de l'humanité en zombies assoiffés de sang ; en 2022, Jade (Tamara Smart) et sa sœur jumelle Billie (Siena Agudong) découvrent, à leur arrivée en Afrique du Sud, que les activités de leur père Albert (Lance Reddick) pour la société Umbrella sont bien plus sinistres qu'il n'y paraît...

Après le ratage Bienvenue à Racoon City, qui revisitait les deux premiers jeux pour en faire une adaptation insipide et mal foutue, on aurait pu espérer que la série Resident Evil serait un peu meilleure. Pas de chance, une combinaison de Netflix (et ses séries bancales), de Constantin Films (toujours gage de qualité ^^), et de scénaristes aux idées hors-sujet (dont un ancien de Supernatural) condamne d'office le programme à ne pas laisser la moindre impression positive, hormis sa distribution plus que compétente menée par Lance Reddick.

Le principal souci, en fait, c'est que la série aurait dû s'appeler Resident Evil : The Next Generation, puisque le programme se concentre exclusivement sur Billie et Jade, les deux filles d'Albert Wesker, que l'on suit tout au long de deux chronologies différentes.

Tout d'abord, dans un futur lointain post-apocalyptique (2036) pas forcément éloigné des films de Milla Jovovich, où la Terre est ravagée par le virus T, et Jade, une scientifique action hero badass, tente de trouver une solution sur le terrain, tout en échappant aux méchants mercenaires à la solde d'Umbrella. Et l'autre chronologie, en 2022, en Afrique du Sud, qui suit Billie et Jade, adolescentes, alors qu'elles arrivent dans leur nouveau lycée.

Oui, Resident Evil de Netflix est en très grande partie un teen drama de lycéennes, avec deux jeunes personnages tout simplement horripilants et à baffer. Les scénaristes font ainsi de Billie et Jade (mais surtout de Jade) des clichés ambulants d'ados rebelles abrasives et égocentriques, qui sont responsables de la catastrophe du virus T, et qui passent leur temps à faire des conneries sans jamais respecter leur père.

Cela dit, la Jade adulte n'est guère plus intéressante ou mature, et lorsque (spoiler) sa sœur ressurgit à la tête d'Umbrella, on a droit à un moment où Billie lui dit ses quatre vérités, soulignant l'égocentrisme et les défauts de Jade - un moment clairement conçu comme une accusation injuste, mais qui ne parvient qu'à rallier le spectateur à la cause d'Umbrella, tant effectivement, le personnage de Jade est obstiné et antipathique.

Donc, d'un côté, des personnages énervants, dans une intrigue lycéenne qui tire affreusement en longueur, avec une illustration musicale déplacée (tant au niveau des chansons pop insérées n'importe où que du score évoquant étrangement le thème de Godzilla), et une grande méchante (Paola Núñez) qui dirige Umbrella et cabotine constamment (tout en ayant elle aussi des problèmes avec sa femme et leur ado rebelle...) ; de l'autre, un futur post-apocalyptique sans grand budget (tout est souvent filmé soit de nuit, soit entre quatre couloirs, et les troupes d'Umbrella ont des armures en plastique), avec des enjeux limités, des hordes de zombies très caoutchouteux qui courent les bras ballants, quelques dépenses d'effets spéciaux trop ponctuelles, et des clins d'oeil fanservice qui ne servent à rien.

Le tout, filmé de manière bancale par une caméra qui penche, et avec un souci du détail très approximatif (les fautes d'orthographe sur les écrans des scientifiques d'Umbrella)...

C'est peu. Et malgré les huit heures à peine du programme, on est fréquemment tenté de faire avance rapide pour passer de multiples scènes redondantes qui ne font rien progresser.

Reste la distribution, encore une fois, qui malgré la sempiternelle tendance Netflix à remplir des quotas de diversité de manière pataude (c'est bon, ici, toutes les cases sont cochées, sauf peut-être la case transgenre), joue le jeu et s'implique à fond. Reddick, notamment, est impeccable, comme toujours, et fait même dans la comédie lorsque vient le moment d'incarner les divers clones de Wesker.

Mais soyons francs : Resident Evil, la série, ressemble parfois plus à une série de zombies générique à laquelle on aurait apposé la marque Resident Evil en cours de route, qu'à une réelle adaptation de la franchise. La série est relativement cheap, pas très bien écrite, et fréquemment agaçante... mais bon, comme elle a déjà été annulée, peu importe !

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 19 - Nope (2022)

Publié le 14 Octobre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Thriller, Fantastique, Horreur, Science Fiction, Science-Fiction, Oktorrorfest, Halloween, USA, Critiques éclair, Review

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Nope (2022) :

Après la mort de leur père Otis (Keith David), OJ (Daniel Kaluuya) et sa sœur Emerald (Keke Palmer) se retrouvent à la tête du ranch californien familial, spécialisé dans la fourniture de chevaux à Hollywood. Mais des phénomènes étranges se produisent de plus en plus souvent dans le ciel au dessus du ranch, et rapidement, la vie des deux fermiers et de leurs bêtes sont en danger...

Plus le temps passe, et plus Jordan Peele semble vouloir s'établir comme un Shyamalan plus engagé politiquement et socialement, pour le meilleur et pour le pire.

Avec, malheureusement, ce que ça a de qualités et de défauts : un peu comme Shyamalan à ses débuts, Peele est un chouchou de la critique, présenté comme un génie visionnaire aux films particulièrement profonds et intelligents, et analysés sous toutes les coutures par les journalistes et fans du web. Comme Shyamalan, il a été biberonné au cinéma de Spielberg et aux épisodes de la Quatrième Dimension. Et comme Shyamalan, il a tendance à prendre ses films et ses messages sociaux et raciaux un peu trop au sérieux, et à prendre pour argent comptant les critiques dithyrambiques qui accompagnent la sortie de ses métrages.

Malheureusement, comme le cinéma de Manoj, celui de Peele a aussi des défauts flagrants, et ici, si l'on évite le récit "à twist final" (contrairement à ses deux films précédents et à sa version ratée de la Quatrième Dimension), on n'évite pas un certain côté nébuleux dans le fond et dans le "message" (ici, tout un propos sur l'exploitation par les médias de la nature et de la vie sauvage, sur la machine hollywoodienne qui broie ceux qui la font vivre, sur la médiatisation et la spectacularisation à outrance, etc), côté nébuleux applaudi de toutes parts comme "mystérieux", "profond" et "signe d'un auteur à l'écriture", mais qui en réalité rallonge le récit et le dilue inutilement.

Et puis on n'évite pas des choix narratifs et créatifs assez discutables, comme ce personnage de caméraman grincheux (Michael Wincott), qui ne fait que rallonger la sauce, ce motard travaillant pour TMZ (tellement caricatural), ou toutes les vues "de l'intérieur" de l'ovni, gentiment fauchées. En fait, c'est bien simple, cet hybride étrange de Rencontre du Troisième Type et de Jaws (avec une touche de Signes) laisse comme une impression de distance et d'inachevé, voire d'inabouti, comme un script qui n'aurait pas été suffisamment travaillé et développé avant son tournage (à l'image de ce découpage inutile en chapitres).

Ajoutez à cela un duo principal pas forcément très attachant (Keke Palmer en magouilleuse à grande gueule, Kaluuya en protagoniste taciturne et quasi-impassible) et voilà, un film qui peine à convaincre, jamais particulièrement drôle, tendu ou effrayant, et qui aurait mérité un bon coup de ciseaux au moment de l'écriture ou du montage.

C'est formellement compétent, je ne le nie pas, assez réussi visuellement, et la touche western est intrigante, mais pris dans son ensemble, c'est très inégal.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 17 - Gatlopp : Hell of a Game (2022)

Publié le 13 Octobre 2022 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Thriller, USA, Review, Fantastique, Cinéma

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Gatlopp - Hell of a Game (2022) :

Quatre amis de longue date - Paul (Jim Mahoney), récemment divorcé, Cliff (Jon Bass), gérant de bar, Samantha (Emmy Raver-Lampman), productrice tv, et Troy (Sarunas J. Jackson), acteur - se retrouvent enfin pour passer une soirée ensemble autour d'un jeu de société à boire récupéré par Cliff dans les tiroirs d'un vieux meuble d'occasion. Rapidement, cependant, il s'avère que ce jeu, Gatlopp, est doué de forces surnaturelles, et que les quatre amis ont jusqu'à l'aube pour s'avouer leurs quatre vérités sans désobéir au jeu... sou peine de mort.

Un petit budget en mode huis-clos lorgnant fortement sur un Jumanji plus horrifique, et qui s'avère une bonne surprise, une comédie horrifique très professionnelle, plutôt drôle, rythmée, décalée et visuellement inventive, avec des interprètes efficaces et impliqués, et une bande originale sympathique (le générique de début, notamment, est assez réussi).

Après, ce n'est pas parfait, et le film connaît un petit coup de mou à l'approche de l'heure de métrage, quand le tout tombe un peu dans les leçons de vie, mais rien de bien méchant : malgré son nom improbable, Gatlopp reste ludique et dynamique (la séquence de jazzercise), tout en ayant conscience de ses limites budgétaires, et en les exploitant habilement.

4/6

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 15 - The Deep House (2021)

Publié le 12 Octobre 2022 par Lurdo dans Found Footage, Cinéma, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, France, Thriller, Review

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

The Deep House (2021) :

Couple de YouTubeurs spécialisés dans l'exploration urbaine, Ben (James Jagger) et Tina (Camille Rowe) arrivent dans le sud-ouest de la France pour y plonger dans un lac où un village a été englouti. Mais ce lac a été transformé en base nautique pour touristes, et sur les conseils du mystérieux Pierre (Eric Savin), le couple se rabat sur une partie plus reculée du lac, où se trouverait encore une maison submergée...

Film d'horreur signé Maury et Bustillo, anciens de feu Mad Movies (je dis feu car le magazine survit, mais n'est plus que le cadavre réanimé du magazine d'antan) depuis passés à la réalisation et à l'écriture avec un succès mitigé, cette Deep House se veut au croisement de la maison hantée, de l'exploration sous-marine et du found footage : une recette intrigante, à la facture technique tout à fait honorable et remarquable... mais qui ennuie rapidement.

Le problème, en fait, est semblable à celui de bon nombre de found footages : une mise en place interminable, et une explosion finale qui n'est pas à la hauteur de la montée en pression progressive du reste du film. Autrement dit, il ne se passe réellement des choses qu'à la fin du film, et ce n'est pas à la hauteur de l'attente.

En même temps, il ne faut pas me teaser du Lovecraft (le dicton familial des Montégnac) et me donner autre chose que de l'indicible ou des créatures étranges : là, budget limité oblige, The Deep House nous offre des rituels sacrificiels basiques, des cadavres pâles et humains qui reviennent à la vie, et c'est à peu près tout. Forcément, déception.

Ajoutez à cela un côté technique frustrant (la caméra qui tremble de partout sans rien montrer pour cacher la misère, habituelle à tous les found footages), des clichés surexploités (à la place du chat qui saute pour faire peur, on a un poisson qui surgit à plusieurs reprises), et une interprétation qui m'a moyennement convaincu (forcément, comme tout le film se déroule sous l'eau, le plus gros de l'interprétation est en voix off, et ça fluctue fréquemment au niveau de la justesse), et on se retrouve avec un métrage ambitieux, une jolie prouesse technique, mais aussi un film qui ne passionne jamais, à l'écriture un peu balourde et générique, et qui succombe à la majorité des problèmes habituels des found footages.

Dommage.

2.5/6 

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 13 - Firestarter (2022)

Publié le 11 Octobre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Halloween, Oktorrorfest, Horreur, Fantastique, Thriller, Critiques éclair, Review, USA, Science Fiction, Science-Fiction

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Firestarter (2022) :

Andy et Vicky McGee (Zac Efron et Sydney Lemmon) se sont rencontrés à l'occasion d'un protocole expérimental secret, et sont tombés amoureux. De leur union est née Charlie (Ryan Kiera Armstrong), douée de pouvoirs pyrokinétiques, et de capacités psychiques héritées de ses parents. Une décennie plus tard, les McGee se cachent, voulant échapper au gouvernement. Mais les pouvoirs de Charlie sont de moins en moins contrôlables...

Un remake du film des années 1980, dont je n'ai absolument aucun souvenir (mais que Stephen King avait détesté à l'époque), ce métrage, du scénariste d'Halloween Kills, a pour lui des acteurs impliqués et une bande originale rétro signée de la main de John Carpenter et de son fils.

Et c'est à peu près tout, en fait : la réalisation est plate et insipide, abuse des flous artistiques et des gros plans, le script est inerte et anémique, les personnages secondaires sont sous-développés (Michael Greyeyes), certaines scènes sont assez pénibles (la scène du chat carbonisé qui reste sur le sol à miauler de douleur, le temps qu'Andy explique à sa fille qu'il faut abréger ses souffrances en le cramant un peu plus), et tout le monde a beau faire de son mieux à l'écran, ça ne décolle jamais, tant ça ressemble fortement à un téléfilm, ou à un pilote de série.

Sans même parler des effets pyrotechniques assez faiblards, mais bon, on est dans une production Blumhouse, donc le budget est forcément limité.

Énorme bof, en somme.

1.5/6

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2022 - Inside No.9, saison 7 (2022)

Publié le 9 Octobre 2022 par Lurdo dans Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Thriller, UK, BBC, Oktorrorfest, Inside

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, durant tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Inside No.9, saison 7 (2022) :

Après une saison 6 inégale, mais avec quelques épisodes mémorables, Inside No.9 revient pour une nouvelle fournée de 6 épisodes.

7x01 - Merrily Merrily : trois amis de fac (Shearsmith, Pemberton, Mark Gatiss) se retrouvent plusieurs décennies après s'être séparés, à l'invitation de Lawrence (Shearsmith), déprimé. Ensemble, ils prennent un pédalo pour rejoindre une petite île...

Un épisode qui m'a laissé mitigé, car très axé bilan mélancolique et désabusé d'une existence peu satisfaisante, qui vire subitement, vers la toute fin, en expérience métaphysique et symbolique. Sauf qu'en fait, si l’ambiance est convaincante, si l'atmosphère est glaciale, et si le script déjoue habilement les attentes d'un rebondissement sinistre et glauque, ça opte plutôt pour quelque chose de fataliste et d’étonnamment abrupt, qui frustre plus que cela ne convainc.

Un peu inabouti, en fait, même si très réussi d'un point de vue stylistique.

7x02 - Mr King : dans un petit village reculé du pays de Galles, Alan Curtis (Shearsmith), jeune professeur urbain en burnout, devient le nouvel instituteur de la classe 9, qui regrette encore son ancien maître, Mr. King, parti précipitamment...

Hé hé hé, un épisode qui lorgne très fortement (trop ?) sur Wicker Man, et autres films et récits anglais dans cette lignée de la folk horror... pour le meilleur et pour le pire. D'un côté, ça vire très rapidement au glauque et au malaise, avec des enfants qui ont probablement dû bien s'amuser, de l'excentricité et un Pemberton libidineux à souhait... et de l'autre, c'est très linéaire et sans grande surprise.

Autrement dit, ça fonctionne (même plutôt bien), mais on aurait pu s'attendre à un poil plus d'originalité.

7x03 - Nine Lives Kat : Hantée par un enlèvement qu'elle ne parvient pas à résoudre, Katrina (Sophie Okonedo), une inspectrice divorcée et alcoolique, découvre qu'elle est le produit de l'imagination d'un auteur de romans policiers...

Pas désagréable, un épisode qui joue beaucoup la carte du méta, au point d'en devenir un peu prévisible sur la fin : c'est compétent, formellement plutôt convaincant, ça évoque un peu le côté méta de la League of Gentlemen (notamment Apocalypse, le film), mais ça manque peut-être d'un peu de suspense ou de folie pour vraiment mériter la comparaison avec Stephen King mentionnée au cours de l'épisode.

7x04 - Kid | Nap : Shane (Daniel Mays) et Clifford (Jason Isaacs) ont prévu de kidnapper Lara (Daisy Haggard) pour forcer son époux aisé (Shearsmith) à payer une rançon conséquente. Mais les apparences sont trompeuses...

Un épisode en mode thriller à trahisons et révélations qui fonctionne plutôt bien, grâce à sa réalisation toute en split-screens et jeux de montage sympathiques. Après, on est dans le thriller pur et dur, sans fantastique, macabre, ou autre, et la conclusion ne surprendra pas forcément, mais c'était plus qu'honorable dans le genre.

7x05 - A Random Act of Kindness : En pleine crise d'adolescence, Zach (Noah Valentine) ne s'entend pas avec sa mère (Jessica Hynes), jusqu'à ce que l'irruption dans leur vie de Bob (Pemberton) commence à changer les choses...

Assez mitigé sur cet épisode, plus près d'un Outer Limits que d'un Inside N°9, du moins, jusqu'à sa conclusion. On devine en effet très rapidement les tenants et aboutissants du récit (dès que l'on commence à entrevoir les vidéos de Shearsmith, en fait), et s'il n'y avait pas ce tournant un peu plus sombre, vers la fin, le tout serait resté tout à fait correct et très bien interprété, sans plus.

La fin tire un peu le tout vers le haut, cela dit, malgré des visuels un peu cheaps.

7x06 - Wise Owl : Traumatisé par un drame qui l'a touché dans son enfance, Ronnie (Shearsmith) est désormais un adulte suicidaire et bien mal dans sa peau, hanté par le souvenir de Wise Owl, un hibou de dessin animé qui, dans son enfance, lui a tout appris du bien et du mal...

Ouh que c'était malsain, tout ça. Non seulement l'animation simpliste (très YouTube, en fait) de la partie cartoon de l'épisode, mais aussi la vision du Hibou à la tête tournante, et la résolution finale, glauquissime... mais paradoxalement pleine d'espoir et d'optimisme.

Ce n'était pas de l'horreur, mais c'est tout de même très sombre.

- Bilan -

Joli "sauvetage" de saison à l'aide du tout dernier épisode de cette septième année, qui dans l'ensemble ne m'a pas totalement convaincu.

Attention : même sans me convaincre totalement, Inside No.9 reste un vrai bon niveau au dessus de la majorité des anthologies fantastiques ou horrifiques de ce type... mais il faut bien reconnaître que la série est arrivée à un point où le spectateur s'attend toujours à un rebondissement glauque et sinistre à la toute fin, ce qui dessert fréquemment le programme, et force théoriquement les scénaristes à faire preuve de toujours plus d'inventivité (ce qui est plus facile à dire qu'à faire).

Le côté prévisible de certains scripts (en fait, de la majorité des scripts, cette année) m'a donc empêché de totalement apprécier le tout... mais il y a ce Wise Owl, vraiment glaçant tout en étant formellement ludique et expérimental. Et qui restera probablement dans les mémoires.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 09 - Monstrous (2022)

Publié le 6 Octobre 2022 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Cinéma, Thriller, Drame, Halloween, Horreur, Fantastique, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

 

Monstrous (2022) :

Dans les années 50, Laura (Christina Ricci) et son jeune fils Cody (Santino Barnard) s'installent dans une maison isolée de Californie, pour fuir le père violent de Cody. Mais rapidement, une menace se fait ressentir dans les parages, prenant la forme d'une entité malfaisante émergeant d'un étang voisin...

En regardant ce métrage qui tient plus du thriller psychologique que du film d'horreur, on devine que la scénariste a dû concevoir le film comme ça : "tiens, je viens de voir le Babadook, Le Sixième Sens et Le Village de Shyamalan, si je compilais tout ça pour en faire quelque chose..."

Parce que oui, ce thriller inerte et plat combine bien un postulat de base éventé (la mère et son fils qui s'installent dans une demeure isolée, et font face à des manifestations surnaturelles qui sont très métaphoriques de leur traumatisme réel) à un double twist évident sorti de la poche de Shyamalan, le tout avec une esthétique 50s peu crédible et un côté jukebox maladroit...

Reste bien Christina Ricci, qui se démène pour rendre tout ça crédible, mais dans l'ensemble, on a l'impression d'avoir déjà vu tout ça des dizaines de fois, notamment dans des anthologies du type Twilight Zone, Creepshow et compagnie, où ce type de récit n'aurait pas dépareillé (et aurait probablement mieux fonctionné au format court).

2/6

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