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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Un film, un jour (ou presque) #1411 : Adam Sandler - Funny Guy (2020)

Publié le 6 Avril 2021 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Netflix, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Adam Sandler - Funny Guy (2020) :

Un documentaire d'une heure sur Adam Sandler et sa carrière, depuis ses débuts de comique sur les planches, puis au sein du SNL, jusqu'à son contrat faramineux avec Netflix, en passant par son succès d'acteur dramatique dans Uncut Gems, et par sa vie privée posée et familiale.

Pas grand chose à se mettre sous la dent, en fait, pour ce métrage assez générique, très Wikipedien et télévisuel, qui se répète beaucoup et qui se contente de recycler des déclarations sur tapis rouge et des interviews promotionnelles, sans rien leur apporter hormis un commentaire "les critques n'aiment pas ses films, mais envers et contre tout, il a du succès, c'est un bel exemple à suivre".

(le pire étant que Sandler est assez mauvais/mal à l'aise en promo, et que cela se répercute sur la qualité du documentaire)

À se demander presque si ce n'est pas un film d'étudiant(e) ou une demo reel d'un(e) apprenti(e) documentariste qui a bricolé quelque chose à partir d'images gratuites, et a trouvé preneur outre-atlantique auprès d'une chaîne ou d'un diffuseur.

2/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1410 : Monster Hunter (2020)

Publié le 5 Avril 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, Chine

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Monster Hunter (2020) :

Alors qu'ils recherchent des soldats mystérieusement disparus, Natalie Artemis (Milla Jovovich) et son escouade militaire (TI Harris, Meagan Good, Diego Boneta, Jin Au-Yeung...) se retrouvent propulsés dans un monde étrange, où humains et monstres doivent cohabiter, bon gré mal gré. Avec l'aide du Chasseur (Tony Jaa), Artemis tente alors de survivre dans cet environnement hostile...

J'ai une vague expérience de la série de jeux Monster Hunter (et par vague, j'entends que je n'y ai joué que quelques heures à peine), mais je suis certain d'une chose : à aucun moment la série vidéoludique ne se centre sur des soldats contemporains, qui tentent de défourailler du monstre à coups de fusils d'assaut et de grenades. Et donc, logiquement, à aucun moment le personnage de Milla Jovovich n'était l'héroïne des jeux...

Mais ce n'est guère surprenant de se retrouver devant cette adaptation médiocre signée Paul WS Anderson, déjà responsable d'avoir transformé la franchise Resident Evil en série d'actioners débiles mettant en vedette sa femme (Milla, donc, pour ceux qui ne suivent pas) dans un rôle totalement inventé pour elle, à deux doigts du personnage de fanfic self-insert.

Ici, à la limite, on peut dire que malgré l'insertion de Milla Jovovich, femme militaire badass et indestructible qui botte des culs et tient facilement tête à Tony Jaa, le tout ressemble un peu plus au jeu et à son univers... en plus toc (les armes et les costumes font cosplay), en plus terne (l'image est délavée et jaunâtre, avec quelques minutes de verdure au milieu), en plus con (Ron Perlman qui débite de l'exposition et cabotine avec une perruque anime) et en plus testostéroné (le seul Palico du film est le Mewscular Chef, pas très bien animé mais bodybuildé, et qui en prime flirte avec Jovovich).

Après, ça reste du Paul WS Anderson : ça se regarde si l'on éteint son cerveau, si l'on accepte les nombreuses scènes dérivatives (Coucou Alien(s) ! Coucou Stargate !), si l'on ferme les yeux sur les effets spéciaux très inégaux (les monstres sont réussis, malgré leur design générique ; certaines autres scènes - le bateau, notamment - nettement moins), sur les ralentis abusifs et sur la musique électro assez hors-sujet, et si l'on oublie le montage épileptique des scènes d'action, tout droit hérité des derniers Resident Evil (en plus lisible, toutefois, même si ça frôle fréquemment le montage ultra-cut façon Edgar Wright, appliqué à tout et n'importe quoi).

Ça se regarde, malgré tout cela, malgré un rythme faiblard (mise en place de 20-30 minutes, gros ventre mou, et grand final décomplexé opposant un Rathalos à une armée contemporaine) et malgré une conclusion bancale, qui se termine en queue de poisson, pour teaser une suite.

Une fin de métrage qui, de plus, fait le choix de conclure sur une note comique, avec le Mewscular Chief qui passe à l'assaut en miaulant... certes. Pas forcément la meilleure impression sur laquelle laisser le spectateur, après un film à ce point bancal et approximatif.

Reste que ce Monster Hunter se place environ dans la moyenne des films Resident Evil : c'est de l'à peu près, ça propose quelques idées et images intéressantes, mais ça s'arrête là.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1409 : SEMAINE ZAZ - Le Prince de Sicile (1998)

Publié le 4 Avril 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Histoire, Review, Romance, Thriller, USA, ZAZ

Le 1er Avril est encore frais dans les mémoires, et pour l'occasion, pendant un peu plus d'une semaine, retour chronologique sur la filmographie des ZAZ, histoire de rire un peu en ces temps maussades...

Le Prince de Sicile (Jane Austen's Mafia ! - 1998) :

Alors même qu'il est victime d'une voiture piégée, Tony Cortino (Jay Mohr) retrace son parcours au sein de la mafia, depuis la jeunesse de son père (Lloyd Bridges) en Sicile, jusqu'à sa rencontre avec la vénéneuse Pepper (Pamela Gidley), sa rivalité avec son frère Joey (Billy Burke), et sa romance impossible avec l'idéaliste Diane Steen (Christina Applegate)...

Après le succès des deux Hot Shots, Jim Abrahams et son compère Pat Proft (par ailleurs scénariste du premier Police Academy, et qui, depuis les débuts des ZAZ, prend progressivement de plus en plus d'importance à la conception de leurs métrages) remettent le couvert, pour une parodie mixte de Casino, des films de mafia à la Parrain et de Il était une fois en Amérique, entre autres.

Une parodie qui, malheureusement, s'avère assez laborieuse, victime d'un rythme bancal (bourré de flashbacks sur le passé), d'un acteur principal assez terne (Jay Mohr n'est pas über-charismatique), et de gags souvent peu inspirés, voire graveleux et scatologiques (beaucoup de vomi, d'érections et de pets, dans ce Prince de Sicile).

Bref, ça s'éparpille beaucoup, c'est trop rarement vraiment drôle (quelques séquences sont bien trouvées, mais ça s'arrête là), et l'on perd énormément de l'humour à base de jeux de mots et de jeux de langage des premiers ZAZ - ce qui n'est pas forcément étonnant, puisque deux des trois membres du groupe ne sont plus là.

Une parodie qui se regarde mollement, mais qui paraît à bout de souffle, donc, un peu comme Lloyd Bridges, ici dans son dernier rôle, et qui malgré son âge et son état de santé fragile, met toute son énergie dans des séquences de slapstick inégales.

2.75/6

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C'est sur cette note décevante que se conclue la semaine ZAZ, une semaine qui a apporté un peu de bonne humeur en ces mois peu motivants, mais qui m'a aussi permis de revoir d'un autre œil l'héritage de ce trio comique incontournable.

J'ai délibérément fait l'impasse sur les deux Hot Shots (que je connais par cœur, et que j'aurais donc bien du mal à revoir objectivement), ainsi que sur la suite des carrières solo de David Zucker (aïe) et de Jerry Zucker (c'est un peu mieux).

Toutefois, peut-être que, dans les semaines à venir, j'organiserai une semaine "Pas ZAZ", regroupant une poignée de films clairement influencés par les ZAZ, sans être de leurs plumes ; je pense notamment à quelques métrages signés Pat Proft (Prof et Rebelle, Le Détonateur, Brain Donors) et à d'autres films du même style, comme Y a-t-il enfin un pilote dans l'avion... ou bien peut-être les répartirai-je parmi les autres critiques quotidiennes du blog. On verra bien.

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Un film, un jour (ou presque) #1408 : SEMAINE ZAZ - Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood ? (1994)

Publié le 3 Avril 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Policier, Review, Romance, USA

Le 1er Avril est encore frais dans les mémoires, et pour l'occasion, pendant un peu plus d'une semaine, retour chronologique sur la filmographie des ZAZ, histoire de rire un peu en ces temps maussades...

Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood ? (The Naked Gun 33⅓ : The Final Insult - 1994) :

Désormais à la retraite, Frank Drebin (Leslie Nielsen) rêve de retourner sur le terrain, au grand dam de son épouse Jane (Priscilla Presley), avec laquelle il peine à concevoir un enfant. Lorsque Rocco (Fred Ward), un dangereux terroriste, menace de s'en prendre à la cérémonie annuelle des Oscars, Drebin reprend son badge et sa lutte contre le crime, même si celle-ci passe par la case prison, ou par les bras d'une blonde pulpeuse (Anna Nicole Smith) proche de Rocco...

Un film ZAZ presque sans ZAZ, puisque s'il reste officiellement produit par le trio, il est réalisé par l'un des réalisateurs habituels d'Adam Sandler, et seulement co-écrit par David Zucker et Proft : le résultat, moins convaincant, a tendance à errer un peu trop vers des parodies de films (les Incorruptibles, Geriatric Park, la comédie musicale consacrée à Mère Thérésa, Thelma et Louise, La Grande Évasion) assez inégales, à avoir recours à un humour un peu plus graveleux (le gag sur la transsexualité d'Anna Nicole Smith aurait bien du mal à passer aujourd'hui)ainsi qu'à des bruitages de cartoon et/ou à la bouche, à recycler encore quelques passages de la série Police Squad, et à ne vraiment décoller que dans sa dernière ligne droite, un peu trop tard pour vraiment fonctionner.

Ce Naked Gun est donc celui que je préfère le moins, donc, même si cela reste un métrage comique sympatoche, qui conclue honorablement la trilogie.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1407 : SEMAINE ZAZ - Y a-t-il un flic pour sauver le Président ? (1991)

Publié le 2 Avril 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Policier, Review, USA, ZAZ

Le 1er Avril est encore frais dans les mémoires, et pour l'occasion, pendant un peu plus d'une semaine, retour chronologique sur la filmographie des ZAZ, histoire de rire un peu en ces temps maussades...

Y a-t-il un flic pour sauver le Président ? (The Naked Gun 2½ : The Smell of Fear - 1991) :

Alors que le Président Bush est sur le point de définir la politique énergétique de son administration en se basant sur les recommandations écologiques du Dr Meinheimer (Richard Griffiths), les représentants des lobbies énergétiques décident d'intervenir, en remplaçant le Dr Meinheimer par un double plus enclin à favoriser leurs industries. Mais Frank Drebin mène l'enquête, motivé par la présence de Jane (Priscilla Presley), son ex-compagne et assistante actuelle de Meinheimer.

Les ZAZ remettent le couvert, mais avec une légère différence : le scénario de ce second opus est le fruit du travail de David Zucker (qui réalise) et de Pat Proft, les deux autres hommes restant à la production du métrage.

Il en résulte un film un peu différent du précédent, et qui tente visiblement de renouer avec le format de la série Police Squad : on retrouve le générique (ce qui est normal), puis le monologue de Drebin au volant de sa voiture, son arrivée sur le lieu d'un crime regorgeant de détails visuels absurdes, et le film va même jusqu'à recycler plusieurs des gags de la série (le bossu, le passage au commissariat, etc), ce qui le rapproche plus des enquêtes télévisées de Drebin que du premier Naked Gun.

D'ailleurs, la formule Naked Gun semble être ici plus aboutie et maîtrisée : le film paraît plus rythmé, mieux équilibré entre les différents types d'humour et finalement, je serais presque tenté de dire que je le préfère au premier film de la saga - probablement parce qu'il y a un peu plus de jeux de mots capillotractés (et je dois dire que le moment "Black russian" où le film se moque de l'abus de jeux de mots foireux et déjoue les attentes du spectateur m'a agréablement surpris)...

Mais il faut bien avouer que les grandes lignes du récit font parfois un peu redite du premier volet, et que la relation Frank/Jane est parfois prise un peu trop au sérieux pour le bien du film.

Dans l'ensemble, ce Naked Gun 2 s'avère cependant dans la droite lignée de son prédécesseur, toujours aussi ludique et agréable à suivre, alors que je pensais que l'absence de deux ZAZ au scénario se ferait ressentir plus notablement. Reste à voir ce que donnera le troisième film, réalisé par un autre réalisateur et co-écrit par un nouveau scénariste...

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1406 : SEMAINE ZAZ - Y a-t-il un flic pour sauver la Reine ? (1988)

Publié le 1 Avril 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Policier, Review, Romance, USA, ZAZ

Le 1er Avril est là, et pour l'occasion, pendant un peu plus d'une semaine, retour chronologique sur la filmographie des ZAZ, histoire de rire un peu en ces temps maussades...

Y a-t-il un flic pour sauver la Reine ? (The Naked Gun : From the Files of Police Squad ! - 1988) :

Alors que la Reine Elizabeth est sur le point de visiter Los Angeles, Frank Drebin (Leslie Nielsen) enquête sur un complot visant à assassiner la figure royale. Un complot qu'il pense ourdi par Vincent Ludwig (Ricardo Montalban), un riche businessman dont la séduisante assistante, Jane (Priscilla Presley), ne laisse pas insensible le policier.

Portage cinématographique de la série Police Squad par les ZAZ et leur compère Pat Proft, The Naked Gun réinvente un peu la formule en faisant de ce Frank Drebin 2.0 un policier nettement plus balbutiant et maladroit que dans la série, un proto-Mr. Bean qui s'embarque dans une série de maladresses et fait des grimaces outrées.

Le ton global du film a ainsi évolué par rapport aux productions précédentes de la bande. Si le film recycle quelques gags de la série (le légiste, Al le géant, le générique en vue subjective, etc), il s'avère aussi nettement plus posé et calme que celle-ci : il y a toujours énormément de gags, mais en comparaison du rythme soutenu d'Airplane, les ZAZ se sont clairement calmés, et la densité de gags à la minute est clairement moins élevée (notamment au niveau visuel et jeux de mots).

En échange, on a un peu plus de slapstick, et donc plus de comédie physique de la part de Nielsen, qui semble bien s'amuser dans cette version plus développée et burlesque de ce personnage. Face à lui, tout le monde est au diapason, y compris Ricardo Montalban, et le film se suit donc sans problème, un peu plus puéril, mais aussi un peu mieux structuré que les métrages préalables de la bande.

On pourra peut-être regretter l'intro à Beyrouth, sortie de nulle part et ressemblant plus à du Hot Shots qu'à autre chose, ainsi que le côté insider baseball de tout le match dans le stade (qui ne parle pas forcément aux étrangers ne connaissant pas toutes les règles et les particularités de ce sport), mais rien de bien méchant, et dans l'ensemble, The Naked Gun reste un métrage efficace et drôle. Que demander de plus ?

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1405 : SEMAINE ZAZ - Y a-t-il quelqu'un pour tuer ma femme ? (1986)

Publié le 31 Mars 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Thriller, USA, ZAZ

Le 1er Avril n'est pas loin, et pour l'occasion, pendant un peu plus d'une semaine, retour chronologique sur la filmographie des ZAZ, histoire de rire un peu en ces temps maussades...

Y a-t-il quelqu'un pour tuer ma femme ? (Ruthless People - 1986) : 

Millionnaire ayant fait fortune sur le dos des petites gens, Sam Stone (Danny DeVito) a prévu de se débarrasser de son épouse insupportable, Barbara (Bette Midler), pour toucher son héritage et s'installer avec sa jeune maîtresse, Carol (Anita Morris). Mais avant qu'il n'ait eu le temps de mettre ce plan à exécution, sa femme est enlevée par un couple incapable (Judge Reinhold, Helen Slater), qui menace de tuer Barbara si Sam ne paie pas de rançon. De son côté, Carol demande à son amant (Bill Pullman) de traquer Sam avec une caméra, pour le filmer alors qu'il tue sa femme, et le faire chanter...

Rare réalisation de l'équipe ZAZ à ne pas avoir été écrite par le trio, ce Ruthless People s'avère une comédie assez typique de son époque, le milieu des 80s, et donc assez générique.

Oui, ça regorge d'humour noir, et les personnages sont tous incapables, mais hormis Danny DeVito et Bette Midler, qui font de l'abattage comique et portent le film sur leurs épaules (mention spéciale à Bill Pullman, dans un petit rôle où il est plus bête que ses pieds), je dois bien avouer que le tout m'a paru assez peu mémorable dans son ensemble.

On est effectivement dans une farce gentiment absurde, avec le mari, la mégère, la maîtresse, l'amant de celle-ci, le couple innocent un peu insipide, les flics balbutiants, les quiproquos, etc... mais il manque une énergie, une certaine folie pour vraiment emporter l'adhésion, et au final, il faut attendre la toute dernière ligne droite, avec la prise d'otages et la "poursuite" en voiture, pour vraiment redonner un peu de punch au tout.

Assez quelconque, en fait.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1404 : SEMAINE ZAZ - Top Secret ! (1984)

Publié le 30 Mars 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, Thriller, USA, Guerre, ZAZ

Le 1er Avril n'est pas loin, et pour l'occasion, pendant un peu plus d'une semaine, retour chronologique sur la filmographie des ZAZ, histoire de rire un peu en ces temps maussades...

Top Secret ! (Top Secret! - 1984) :

En tournée dans une Allemagne de l'Est étrangement nazie, Nick Rivers (Val Kilmer), star du rock'n'roll américain, rencontre Hillary (Lucy Gutteridge), une jeune femme séduisante en prise avec les autorités. Membre de la résistance, elle tente de secourir son père, un scientifique emprisonné par les Allemands. Contre toute attente, et au grand dam de son manager, Nick va décider de l'aider...

Pour être tout à fait franc, je n'ai toujours gardé qu'un souvenir très vague de ce Top Secret !, un ZAZ que j'ai toujours rangé dans la catégorie "films mineurs" de ses auteurs.

Et en le revoyant aujourd'hui, effectivement, je comprends pourquoi : si le film regorge toujours de moments excentriques et décalés, d'absurdités et de jeux de mots à la ZAZ, la densité de blagues à la minute est nettement moins importante que dans les autres œuvres de la bande... du moins, dans la première moitié du film.

Je ne sais pas si ce n'est qu'une fausse impression ou non, mais Top Secret ne m'a semblé en effet décoller vraiment qu'à partir de sa seconde moitié, une fois que Nick a rejoint officiellement la résistance (et après un flashback un peu raté parodiant Le Lagon bleu de 1980). Le film retrouve alors une énergie, un fil directeur et une intrigue mieux définis, et enchaîne ainsi les séquences improbables et drôles.

Avant, c'est gentillet, ponctuellement amusant, mais un peu inégal, et ça manque un peu de rythme dans sa première moitié. Heureusement, le tout trouve son rythme de croisière durant tout son troisième acte, même si, je dois bien l'avouer, la toute fin, qui arrive après un duel sous-marin mémorable, est un peu précipitée.

Top Secret reste donc bien un ZAZ mineur à mes yeux, même si, ZAZ obligent, il y a probablement plus d'idées et de gags dans ces 90 minutes de film que dans la plupart des comédies tournées depuis.

Un petit 4/6 

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Les bilans de Lurdo : SEMAINE ZAZ - Police Squad, saison 1 (1982)

Publié le 29 Mars 2021 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Télévision, Comédie, Les bilans de Lurdo, Sitcom, Policier, USA, ABC, ZAZ

Le 1er Avril n'est pas loin, et pour l'occasion, pendant un peu plus d'une semaine, retour chronologique sur la filmographie des ZAZ, histoire de rire un peu en ces temps maussades...

Police Squad, saison 1 (Police Squad!, season 1 - 1982) :

Les enquêtes loufoque de l'Inspecteur Frank Drebin (Leslie Nielsen), qui officie au sein de l'unité spéciale de la Police Squad de Los Angeles...

Deuxième vrai tour de piste pour Zucker, Abrahams et Zucker, après le script du Hamburger Film Sandwich de John Landis (qui réalise ici quelques épisodes), et le succès de Y a-t-il un Pilote dans l'avion ? (1980), cette série ABC en 6 épisodes à peine (de 25 minutes à chaque fois) est un précurseur aux Y a-t-il un flic... que l'on connaît désormais sur le bout des doigts.

Pour cette série, les ZAZ sont accompagnés, à l'écriture, de Pat Proft, leur compère de toujours, pour un résultat assez typique de cette petite bande : des enquêtes absurdes et non-sensiques parodiant la série The M Squad (avec Lee Marvin), un générique mémorable (avec systématiquement une guest star apparaissant dans le générique pour s'y faire aussitôt tuer), des titres sans rapport avec le récit de l'épisode (ou même avec le titre annoncé par le narrateur), des gags récurrents (on peut citer, par exemple, les conseils malsains du policier scientifique aux enfants, le monologue d'ouverture de Drebin, ou encore l'image arrêtée de fin d'épisode, pour laquelle les acteurs se figent en pleine action et tiennent la pose, tandis qu'un élément ou un autre continue d'évoluer parmi eux), et de manière globale, un grand n'importe quoi général... parfois un peu inégal.

En effet, le souci du format série, c'est son côté répétitif : si cela permet d'établir un certain comique de répétition avec quelques séquences, cela souligne aussi malheureusement les gimmicks d'écriture des ZAZ.

Au rythme de diffusion normal, probable qu'il est moins évident de relever ces ficelles scénaristiques et ces gags fonctionnant toujours sur le même schéma. Par contre, en mode binge watching, ces astuces d'écriture sautent aux yeux, et lassent parfois un peu : les jeux d'échelle avec personnes de petite taille, les métaphores prises au premier degré, l'indic/cireur de chaussures omniscient qui donne des conseils à des stars, l’ascenseur qui s'ouvre sur des scènes improbables, on retrouve fréquemment les mêmes ressorts comiques, et, en fonction du scénariste, de l'enquête ou du récit, ça marche plus ou moins bien.

À l'identique, certaines séquences manquent leur cible/tombent tout simplement à plat (le mime français), et comme elles ont tendance à traîner en longueur...

Après, ce côté répétitif et formulaïque de certains gags s'efface rapidement derrière la folie de l'ensemble : on est clairement dans du ZAZ déjanté, et bien souvent, le spectateur n'a pas vraiment le temps de souffler devant l'avalanche de gags visuels, textuels et absurdes, portés par des acteurs qui sont totalement dans le délire ambiant. Ce n'est pas forcément toujours hilarant, mais l'on a un tout de même un sourire constant sur le visage, que ce soit de par l'efficacité des blagues, ou leur nombre affolant.

À voir, donc, même si le programme est imparfait, et qu'il est très possible que, de toute façon, il n'aurait pas vraiment réussi à tenir sur la durée sans s'essouffler...

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Un film, un jour (ou presque) #1403 : SEMAINE ZAZ - Y a-t-il un pilote dans l'avion ? (1980)

Publié le 28 Mars 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, Thriller, USA, ZAZ

Le 1er Avril n'est pas loin, et pour l'occasion, pendant un peu plus d'une semaine, retour chronologique sur la filmographie des ZAZ, histoire de rire un peu en ces temps maussades...

Y a-t-il un pilote dans l'avion ? (Airplane! - 1980) :

Ted Striker (Robert Hays), ancien pilote militaire atteint de stress post-traumatique et devenu chauffeur de taxi, est fou amoureux d'Elaine (Julie Hagerty), hôtesse de l'air qui le quitte juste avant de prendre un vol pour Chicago. Bien décidé à ne pas la laisser partir, Striker monte à bord, mais lorsque tout l'équipage et les passagers sont frappés d'empoisonnement alimentaire, Ted doit prendre les commandes malgré son traumatisme...

Premier véritable long-métrage des ZAZ, ici à la réalisation et à l'écriture, pour ce qui s'apparente à une vraie preuve de concept du style ZAZ, dont on retrouve ici tous les ressorts : parodies cinématographiques, absurde, jeux de mots, gags parfois grivois, politiquement incorrect, punchlines visuelles, comique de répétition, etc, le tout avec une densité remarquable, qui ne laisse pas le temps au spectateur de souffler.

Et c'est bien là la force du style ZAZ : même si un gag sur deux tombait à plat, chaque minute de métrage est tellement chargée en vannes et en blagues que le spectateur (même le plus réticent) est emporté par le torrent, et finit par se laisser porter par le délire ambiant.

Cela dit, avec du recul, on réalise que, derrière les répliques cultes et autres moments déjantés entrés dans l'histoire de la comédie, les ZAZ se cherchaient ici encore un peu : le passage d'un film à sketches (Hamburger film sandwich) à un récit plus construit et linéaire (la parodie de film catastrophe, avec comme fil conducteur les aléas amoureux du couple principal) ne se fait pas sans quelques accrocs et flottements, notamment structurels.

Heureusement, malgré ces quelques errances narratives, le tout reste particulièrement mémorable, n'a pas trop vieilli, et demeure un incontournable du genre (même si je préfère tout de même à cet Airplane! les mésaventures de Frank Drebin...).

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1402 : SEMAINE ZAZ - Hamburger Film Sandwich (1977)

Publié le 27 Mars 2021 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Action, Review, USA, ZAZ

Le 1er Avril n'est pas loin, et pour l'occasion, pendant un peu plus d'une semaine, retour chronologique sur la filmographie des ZAZ, histoire de rire un peu en ces temps maussades...

Hamburger Film Sandwich (The Kentucky Fried Movie - 1977) :

Ce qui est bien, quand on se replonge dans de vieux films comme ce Kentucky Fried Movie, premier long-métrage écrit par les ZAZ et réalisé par John Landis, c'est que l'on prend parfois conscience de connexions jusque là obscures, ou qui nous avaient échappé.

Ici, en l'occurrence, ce film à sketches parodiques s'ouvre sur une certaine chanson qui explique beaucoup de choses de la carrière de certains comiques français : la Carioca, qui sera reprise avec beaucoup de panache par Les Nuls dans la Cité de la Peur, en 1994.

Et il y a en effet beaucoup de ce qui deviendra les Nuls (et l'humour dit "Canal") dans ce KFM : son format parodique, qui couvre de nombreux genres (bande-annonce, film institutionnel, film publicitaire, mais aussi et surtout faux journal tv), ses guest-stars, son ton général et son désir de bousculer un peu et de provoquer.

Alors forcément, comme dans tout film à sketches, surtout de l'époque, le résultat final est parfois inégal, rate parfois de peu sa cible, ou paraît un peu gratuitement graveleux (notamment en comparaison de ce qui est aujourd'hui considéré comme "acceptable" dans l'humour).

Mais tout ce qui "fera" l'humour ZAZ durant les années 80-90 est déjà présent dans ce KFM, avec notamment, en guise de pièce de résistance, cette longue parodie d'une trentaine de minutes singeant Opération Dragon, une parodie étonnamment compétente au niveau martial, et joyeusement absurde çà et là (en particulier sa fin façon Le Magicien d'Oz ^^).

Alors oui, c'est daté, oui, c'est parfois puéril et immature, mais ça déborde aussi d'idées et d'énergie, et ça a clairement influencé toute une génération de comiques (voire plusieurs).

4.25/6

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Blog Update ! - Mars 2021

Publié le 27 Mars 2021 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Cinéma, Télévision, Les bilans de Lurdo, Les bilans de Sygbab, Update

Un mois de mars un peu coupé court pour laisser de la place à la semaine ZAZ qui commence dès aujourd'hui, et qui, pour une fois, a vu quelques sorties intéressantes poindre le bout de leur nez, malgré les circonstances actuelles...

#1382 - La Voix du Succès (2020) - 2.5/6

#1383 : Tom et Jerry (2021) - 2/6

#1384 : The Opening Act (2020) - 3.5/6

#1385 : Chick Fight (2020) - 2/6

#1386 : Nail in the Coffin - The Fall and Rise of Vampiro (2020) - 4.5/6

#1387 : Un Prince à New York (1988) - 3.75/6

#1388 : The Arrested Development Documentary Project (2013) - 3.5/6

#1389 : Abduction (2019) - 2.25/6

#1390 : Un Prince à New-York 2 (2021) - 3/6

#1391 : La Vallée des lanternes (2018) - 3/6

#1392 : SEMAINE SAINT PATRICK - Le Peuple loup (2020) - 4.25/6

#1393 : SEMAINE SAINT PATRICK - Wild Mountain Thyme : amoureux foux (2020) - 1.5/6

#1394 : SEMAINE SAINT PATRICK - Je suis Patrick (2020) - 3/6

#1395 : SEMAINE SAINT PATRICK - Lucky (2019) - 3.5/6

#1396 : SEMAINE SAINT PATRICK - Vieilles canailles (1998) - 4/6

#1397 : Pick it up ! Ska in the '90s (2019) - 4.25/6

#1398 : Zack Snyder's Justice League (2021) - 3.5/6

#1399 : Raya et le dernier dragon (2021) - 4/6

#1400 : Jiu Jitsu (2020) - 1.5/6

#1401 : Yes Day (2021) - 2.5/6

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# Bilan :

Un petit mois sans réelles surprises, entrecoupé d'une semaine consacrée à l'Irlande et à la Saint Patrick : de quoi passer un moment agréable, avec en prime quelques nouveautés - malheureusement pas toujours des plus probantes. Si la Snyder Cut de Justice League est effectivement meilleure que la version cinéma, de nouvelles sorties comme Yes Day ou Tom et Jerry semblent vraiment en pilotage automatique.

D'autres, comme Un Prince à New York 2, tombent dans l'écueil des suites inutiles qui n'apportent rien à leur modèle, voire l'affaiblissent rétrospectivement. Dommage, car le retour en grâce d'Eddie Murphy, entamé avec Dolemite, se fait toujours attendre.

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# Film(s) du mois :

Deux documentaires (Pick It Up ! et Nail in the Coffin), suivis de deux films d'animation : le dernier Disney, (Raya, une bonne surprise inattendue), et le Peuple Loup, forcément superbe et enchanteur.

 

# Flop(s) du mois :

Deux beaux flops, entre un Wyld Mountain Thyme insipide et agaçant au possible, et un Jiu Jitsu approximatif et sous-développé, qui ne convainc ni par son scénario ni par son action.

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# Petit écran :

Ce mois-ci, Sygbab a terminé son intégrale Marvel : Les Agents du SHIELD, avant de s'attaquer à deux one-shots qui n'ont pas connu de suite, le mythique Firefly, et le moins connu Total Recall 2070 ; un mélange des genres intéressant, complété, de mon côté, par la fin de saison 1 de Wandavision, et par (histoire de rester dans l'univers des super-héros) la bordélique saison 2 des Titans de DC.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

En avril, on commence par un hommage à des colosses de la comédie : les ZAZ, avec une rétrospective de leur œuvre (tant cinématographique que télévisuelle) pendant une bonne semaine. Ensuite, retour à la normale, avec du lourd, du moins lourd, et de l'excentrique : Monster Hunter, la série Dark Crystal - Le Temps de la Résistance, Le Faucon et le Soldat de l'Hiver, Mulan, la série Final Space, et bien d'autres choses encore, en fonction de l'actualité...

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1401 : Yes Day (2021)

Publié le 26 Mars 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Netflix, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Yes Day (2021) :

Parce qu'ils en ont assez de dire constamment "non" à leurs enfants, Allison (Jennifer Garner) et Carlos (Edgar Ramirez) décident d'offrir à ces derniers (Jenna Ortega, Julian Lerner, Everly Carganilla) 24 heures durant lesquelles le couple répondra par "oui" à toutes leurs demandes. Rapidement, cependant, la journée sombre dans le chaos le plus total pour la famille Torres...

Comédie familiale Netflix adaptée d'un livre pour enfants, ce Yes Day est exactement ce à quoi on pouvait s'attendre : un métrage pour les plus jeunes, dans lequel les enfants sont rois et en font voir de toutes les couleurs à leurs parents, avec du slapstick à gogo, un rythme frénétique, et une durée qui ne dépasse pas les 90 minutes, soit le format idéal pour garder ces chères têtes blondes occupées devant un écran.

À part ça ? Pas grand chose de mémorable ou d'original à se mettre sous la dent : tout le monde en fait trois tonnes (surtout Jennifer Garner, qui surjoue totalement), ça fait toujours plaisir de voir passer Nat Faxon, et dans l'ensemble, ça se regarde distraitement, mais c'est typiquement "du contenu pour plate-forme de streaming" plus qu'un film "à voir en salles".

Et puis honnêtement, l'hystérie générale des personnages peut parfois devenir assez fatigante et soûlante.

2.5/6 pour les adultes, probablement plus pour les enfants.

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Un film, un jour (ou presque) #1400 : Jiu Jitsu (2020)

Publié le 25 Mars 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review, Science-Fiction, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Jiu Jitsu (2020) :

Lorsqu'il se réveille, amnésique, quelque part en Asie, Jake (Alain Moussi) est rapidement capturé par l'armée en place, puis il est libéré par d'autres combattants (Tony Jaa, Frank Grillo, JuJu Chan, Marrese Crump...), dont Wylie (Nicolas Cage) : ces derniers lui expliquent bien vite que tous les six ans, un portail s'ouvre dans l'un des temples de la région, et qu'un extraterrestre, Brax, en sort alors pour défier en combat les héritiers d'une tradition millénaire, dont Jake fait partie... un duel qui a pour enjeu la survie de la planète.

Une sorte de relecture fauchée et DTV de Predator, mais avec une mythologie bancale façons anciens extraterrestres sur laquelle se rajoute de la spiritualité et des arts martiaux asiatiques (décidément, après Abduction, c'est à la mode), et un Nicolas Cage qui vient cachetonner dans un rôle secondaire où sa doublure s'en prend plein la tête.

Ça aurait pu marcher avec plus d'énergie, de maîtrise et de savoir-faire, mais honnêtement, n'ayant pas vu le précédent métrage du réalisateur (un reboot de Kickboxer), je suis assez déçu par ce qu'il propose ici : l'action est fréquemment très moyennement filmée (occasionnellement en vue subjective, souvent trop découpée), les impacts sont faiblards (avec des bruitages sous-mixés quasi-absents), les effets numériques (impacts poussiéreux, gerbes de sang, reflets métalliques, tirs de balles) sont moches, et la créature ne ressemble à pas grand chose, si ce n'est à un mec en costume sans grand budget.

Bref, ce film d'action déçoit sur l'action, même si son côté 7 Mercenaires du Jiu Jitsu aurait pu s'avérer sympathique : malheureusement, ces Mercenaires (et des autres personnages secondaires, d'ailleurs : la militaire, Eddie "Crabman" Steeples en comic relief...) sont sous-exploités par le script et/ou se font démolir bien trop rapidement (Frank Grillo, notamment), de quoi laisser le temps à Nicolas Cage de débiter des kilomètres d'exposition approximative aux règles incertaines.

(en plus, j'avoue que j'ai toujours du mal à me faire à l'idée de cet alien venu sur Terre apprendre le jiu jitsu aux humains pour ensuite revenir tous les 6 ans pendant des millénaires affronter une poignée d'entre eux en duel singulier honorable... mais pas trop quand même, parce qu'il triche allègrement, puisqu'il se régénère, qu'il a des armes lasers, une infinité de shurikens, qu'il est invisible, ultra-rapide, etc)

Un Jiu Jitsu plus que médiocre, donc, avec des transitions comic-book inutiles (si ce n'est pour cacher les trous de scénario et les ellipses maladroites), un acteur principal sans charisme, des artistes martiaux trop souvent mal exploités, et un méchant extra-terrestre miteux.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1399 : Raya et le dernier dragon (2021)

Publié le 24 Mars 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Raya et le dernier dragon (Raya and the Last Dragon - 2021) :

Pour lutter contre les forces maléfiques qui envahissent lentement son royaume depuis que les divers clans le formant se sont déchirés et que les derniers Dragons protecteurs ont disparu, Raya (Kelly Marie Tran) arpente le pays à la recherche des fragments d'une pierre précieuse renfermant la magie des dragons. Avec l'aide de Sisu (Awkwafina), la dernière des dragonnes, et d'un groupe hétéroclite de compagnons, Raya va tout tenter pour sauver la planète de la destruction...

Dernier Disney en date, sorti à la fois sur Disney + et en salles, Raya et le dernier dragon se voulait un pas de plus dans la direction de la diversité et de la représentativité ethnique, ce qui n'est jamais une mauvaise chose.

Léger bémol pour moi, cependant : une absence totale d'affinité ou de réel intérêt de ma part pour l'esthétique sud-asiatique dont s'inspire grandement ce métrage animé pour donner naissance à son univers, un univers au carrefour des cultures et qui n'a pas été sans m'évoquer le monde d'Avatar, le dernier maître de l'air, notamment pour ses divers clans que l'héroïne tente d'unir.

Après, je mentirais en disant que je n'ai pas été agréablement surpris : contre toute attente, et malgré un récit assez balisé (principalement dans sa dernière ligne droite), j'ai trouvé le tout plutôt sympathique, tant au niveau de ses personnages secondaires (j'ai un faible pour Tuk Tuk, le chien-tatou de l'héroïne) que de son récit et de son esthétique.

Awkwafina, notamment, est comme toujours excellente dans son rôle, et ce quand bien même les dialogues et les expressions un peu trop modernes de sa dragonne (et de Raya elle-même, d'ailleurs) jurent un peu avec le décorum de cet univers de fantasy asiatique (c'était probablement voulu, mais en l'état, c'est à la fois trop peu pour fonctionner, et un peu trop pour être imperceptible - le postérieur entre deux chaises, en somme).

Bref, Raya, c'est techniquement très réussi (Disney oblige), c'est bien doublé et c'est divertissant (sans oublier l'avantage de ne pas avoir de chansons insipides toutes les dix minutes) ; cependant, tout cela ne suffit pas forcément pour en faire autre chose qu'un énième long-métrage Disney compétent, bien produit mais finalement pile dans la moyenne du studio - ça ne marquera pas forcément éternellement les mémoires et ça ne sera jamais un nouveau classique du genre... mais après tout, est-ce vraiment ce qu'on lui demandait ?

Un petit 4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1398 : Zack Snyder's Justice League (2021)

Publié le 23 Mars 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, DC, DCEU, Drame, Fantastique, Review, Science-Fiction, USA, HBO

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Zack Snyder's Justice League (2021) :

Les efforts de Batman (Ben Affleck) et de Wonder Wolan (Gal Gadot) pour former la Justice League avant que Steppenwolf, émissaire de Darkseid, ne parvienne à réunir les trois Mother Boxes lui ouvrant la porte de notre planète...

# LE CONTEXTE #

On connaît l'histoire de cette Snyder Cut :

- comment Snyder, endeuillé par la mort de sa fille, a quitté le tournage de son Justice League en cours de route, laissant derrière lui une Assembly Cut non terminée de plus de 5 heures, là où il s'était contractuellement engagé à réaliser un film de 120-150 minutes ;

- comment la Warner, face à cette situation, a ouvert son chéquier pour que Joss Whedon, auréolé du succès des deux premiers Avengers, s'occupe de finaliser le film, et de le rendre commercialement viable (comprendre : de le rapprocher un peu des standards Marvel) ;

- comment la version Whedon, hybride de deux styles incompatibles, a été fraîchement reçue par la critique et les spectateurs, et a déçu au box-office ;

- comment les fans les plus hardcore de Snyder (un véritable Snyder Cult, pour qui Snyder est un Dieu vivant du cinéma, la Warner le pire des démons, et Whedon un disciple de Satan) ont fait campagne pendant des années pour forcer le studio à #ReleaseTheSnyderCut, allant jusqu'à harceler, doxxer, insulter, etc, toute personne vaguement liée de près ou de loin à la Warner ou au monde des superhéros ;

- comment Snyder, gros roublard et provocateur assumé, a soigneusement entretenu cette campagne à grands renforts d'affirmations approximatives et parfois contradictoires (sur la durée de sa Cut, sur son état de finalisation, sur son contenu), de photos de tournage, et de sous-entendus ;

- et enfin comment, à la recherche de contenu à buzz à diffuser sur leur plateforme de streaming naissante, les studios Warner ont fini par céder, et par donner 70 millions de dollars à Snyder pour produire cette Snyder Cut.

Pour certains, donc, il faut voir dans cette Zack Snyder's Justice League une victoire concédée à un réalisateur arrogant, persuadé de la profondeur de son œuvre et de l'avant-gardisme de sa vision grimdark des comics (vision adolescente et immature périmée depuis les années 90), ainsi qu'au pan le plus radical et toxique de sa fanbase, équivalent de QAnon pour le cinéma de divertissement - même complexe de persécution, même tendance à voir des conspirations partout, même vénération d'une figure messianique, même recoupement avec les cercles les plus alt-right du web (MRA, Comicgate, Gamergate, 4chan, Parler, etc, dont certains membres les plus médiatiques ont même droit à des remerciements dans le générique de fin de cette version), même tendance à brandir quelques bonnes causes comme autant de boucliers leur permettant de détourner l'attention de leurs actes les plus odieux et même certitude de détenir la vérité unique sur le monde, sur les valeurs vraies de la société, etc.

Pour d'autres, la réhabilitation d'un auteur visionnaire à l’œuvre fondatrice sacrifiée sur l'autel de l'argent par un studio incompétent, manipulateur, raciste et idiot, trop préoccupé par le succès indigent des blockbusters bas-de-plafond et gamins de la concurrence pour appréhender l'intelligence et la profondeur mythologique de l'approche Snyder.

Et puis il y a ceux qui considèrent ce Justice League comme une expérience intéressante, très similaire à la Donner Cut de Superman 2, qui permet à un film clairement malade et charcuté de renaître de ses cendres, et de présenter une vision homogène de son projet artistique.

Bon, pas de surprise, ce projet artistique est un projet made in Snyder : c'est ultra-pompeux, ultra-sérieux, bourré de ralentis et d'images désaturées, c'est dark and gritty, bref, si l'on est réfractaire au style du bonhomme, ce n'est pas ce Justice League 2.0 qui va y changer grand chose.

Mais, sans véritable surprise aussi, ce JL 2.0 est nettement meilleur que la version salles.

# LE FILM #

Quatre heures de métrage, six chapitres et un épilogue, un format 4/3 étriqué (et encore, on a échappé au noir et blanc !) : cette Justice League n'est pas un film à proprement parler. C'est un concept, un projet artistique, un fourre-tout décadent impossible à sortir en salles, bourrés de moments superflus (durant les premières parties, surtout), dans lequel Snyder a mis tout ce qui lui faisait plaisir, et tout ce que les fans lui ont demandé au fil des ans. Ça tombe bien : depuis Batman vs Superman, les fans de Snyder ont pour mot d'ordre « plus il y en a, mieux c'est », et Zackounet ne fait que répondre à leur demande.

Cela dit, on comprend sans peine que la Warner ait paniqué en découvrant les cinq heures de la copie de travail de Snyder.

Tout comme on comprend aussi la colère de Ray Fisher en voyant le plus gros de l'intrigue de Cyborg, son personnage, être condensée au maximum par Whedon, alors qu'elle est développée en long, en large et en travers chez Snyder (malheureusement, elle n'y dépasse pas vraiment le stade du double cliché "jeune Afroaméricain en colère" souffrant d'un "père absent", et Fisher ne fait pas vraiment preuve d'un grand charisme au travers de ce personnage numérique et perpétuellement mécontent).

Par contre, on comprendra un peu moins toutes ces critiques ébaubies qui voient ici un métrage radicalement différent de la version Whedon. Les grandes lignes et le déroulement de la version 1.0 sont les mêmes, les rebondissements aussi, la caractérisation idem, et, au pire, la version Whedon apparaît comme une version abridged de celle de Snyder, qui a toujours quelques problèmes de logique interne et d'éléments inexplicables.

En rajoutant énormément de tissu connectif, la Snyder Cut rend son récit nettement plus cohérent et fluide, ce qui n'est pas forcément surprenant pour qui avait vu la version longue de Batman vs Superman : avec sa demi-heure supplémentaire, celle-ci développait plus ses personnages et son récit, rendant ce dernier plus logique et homogène. Ici, notamment, des scènes comme la prise des Boîtes par Steppenwolf se trouvent étoffées, et fonctionnent nettement mieux.

Mais comme la VL de BvS, la Snyder Cut souffre aussi des choix créatifs de ses auteurs : les événements de la JL 2.0 découlent toujours des idées stupides de BvS, sans jamais vraiment les corriger (même par rapport à la Whedon Cut). Batman reste un Ben Affleck engoncé dans une tenue pataude en mousse, à la traîne derrière ses collègues ; Superman reste une figure messianique qui prend des poses chrétiennes et arrive juste à temps pour démolir sans efforts le big bad ; le film doit toujours intégrer tous les membres secondaires de la League à son récit sans qu'ils aient eu droit à des origin stories ; Flash continue d'être un nerd asocial aux traits d'humour bancals ; et, Snyder oblige, Wonder Woman reste ultra-violente, explosant des mercenaires contre les murs dans des gerbes de sang avant de se tourner vers une fillette terrorisée et de lui asséner en souriant un message girl power se voulant rassurant.

Il faut être très clair : à la vision de cette version longue, n'importe quel spectateur un peu objectif et ayant des notions de rythme et de montage repère immédiatement pléthore de scènes à couper ou à raccourcir. Que ce soit du côté d'Aquaman (les chanteuses qui reniflent son pull, son plongeon au ralenti façon pub de parfum), de Themyscira (la flèche et son rituel, certains dialogues redondants), de Cyborg (qui a deux flashbacks différents pour raconter ses deux traumas - son accident, et l'absence de son père à son match de foot), de Lois (qui passe tout le film à déprimer), de Steppenwolf (qui a plusieurs appels en visio avec DeSaad, histoire d'insister sur le fait que Steppenwolf est bien un sbire incapable se trouvant en bas de l'échelle hiérarchique des maychants, comme si le fait qu'il batte en retraite à chaque confrontation contre la League ne rendait déjà pas tout cela évident), de Flash (le sauvetage d'Iris et de la saucisse), de Silas Stone (énormément de scènes à Starlabs, qui n'apportent pas grand chose au récit), du Martian Manhunter (deux scènes totalement inutiles), etc.

C'est bien simple, en combinant tous ces moments (typiques d'un director's cut où le réalisateur a carte blanche et ne se préoccupe pas du rythme et de la durée du film) aux innombrables ralentis snyderiens qui occupent le plus clair de la première moitié du film, ainsi qu'aux visions baptisées Knightmare sans intérêt intrinsèque (si ce n'est ouvrir la porte à une nouvelle campagne en ligne du Cult, toujours plus toxique), il est probablement possible d'exciser entre 30 et 45 minutes de cette Justice League 2, si ce n'est une bonne heure en redynamisant un peu de nombreuses scènes qui trainent en longueur.

Soit un métrage final qui ferait dans les trois heures : nettement plus acceptable, d'un point de vue narratif, et mieux rythmé. Alors certes, cela resterait une version visuellement étriquée par le 4/3, et dont l'approche ultra-sombre et violente, interdite aux moins de 17 ans, rendrait une exploitation salle impossible (prendre des personnages superhéroïques emblématiques, et se débrouiller pour en faire un film que les enfants ne peuvent pas voir, c'est la méthode Snyder), mais l'unité thématique et conceptuelle du tout aurait probablement plus convaincu que le côté patchwork déglingué de la version salles.

Et contrairement à la VL de BvS, qui perdait en rythme et en énergie ce qu'elle gagnait en cohésion et en logique, cette VL de Justice League reste globalement meilleure que la version cinéma. Mais Snyder a clairement eu un avantage de taille, ici : il a pu s'appuyer sur toutes les critiques adressées à la version Whedon, et sur tous les désidératas des fans, pour tenter de bricoler une version bâtarde combinant son Assembly Cut, la version salles et une hypothétique version rêvée, le tout pour relancer la machine et amener son Cult à poursuivre sa campagne et à #RestoreTheSnyderVerse.

Mouais. Tout ça pour en arriver là, en somme. Zack Snyder's Justice League est un bien meilleur film que la version Whedon, c'est indubitable (pas difficile, cela dit), mais reste un métrage malade, toujours tiraillé entre diverses intentions commerciales, prétentions artistiques et exigences de fans totalement incompatibles. C'est mieux que rien (ou que la 1..0), mais ce n'est commercialement pas viable (le film est impossible à sortir en salles en l'état), et ça demande que l'on adhère à l'approche très polarisante de Snyder, à ses choix "artistiques" et musicaux et à sa vision des superhéros DC... ce qui est loin d'être le cas de tout le monde.

3.5/6

 

(grosse déception que le Darkseid de Snyder, un Darkseid qui bat en retraite après avoir pris un coup de hache, et au design trop élancé)

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Un film, un jour (ou presque) #1397 : Pick it up ! Ska in the '90s (2019)

Publié le 22 Mars 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Musique, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Pick it up ! Ska in the '90s (2019) :

Un documentaire qui retrace le parcours et le succès du ska dans les années 90, en retraçant l'histoire si particulière de ce genre musical syncopé, caractérisé par sa bonne humeur, son énergie... et sa section cuivres !

Au travers de multiples interviews de nombreux musiciens appartenant à ce style, le métrage retrace ainsi les premiers pas du ska, sa "première vague", en Jamaïque, où un mélange de jazz, de blues/rock et de musique locale a su séduire la jeunesse par son côté dansant et ludique.

Puis on part pour l'Angleterre, où la seconde vague du ska a vu le jour, fusion de l'immigration jamaïcaine et des influences anglo-saxonnes du punk et du rock.

Enfin, la troisième vague, aux USA, une vague nettement plus orientée sur le fun et l'amusement (au détriment du message politique d'unité raciale et sociale des premières vagues), et qui a fini par fusionner avec un certain type de pop punk californien, pour un résultat amenant ainsi le meilleur du genre, ses plus grands succès commerciaux, mais aussi sa récupération par l'industrie et les médias, et l'explosion de la bulle ska pop à la fin des années 90.

Outre cette histoire condensée du ska, le docu s'attarde très logiquement sur les incontournables du genre (de Madness aux Aquabats, en passant par No Doubt, les Mighty Mighty Bosstones, Reel Big Fish, et bien d'autres encore), sur son style vestimentaire très particulier, sur son éthique, sur les difficultés financières de ces groupes aux nombreux membres, sur les différences Côte Est / Côte Ouest, sur les rivalités entre les différentes générations de musiciens et de fans, et sur la popularité persistante du genre à l'étranger, notamment en Amérique Latine.

Sans être forcément ultra-exhaustif, Pick it Up ! reste un métrage plutôt intéressant, surtout si, comme moi, on est familier de la scène ska sans forcément en être expert. On regrettera cependant une structure un peu anarchique et décousue, pas forcément rédhibitoire, mais parfois frustrante pour se replacer exactement dans le temps.

4.25/6

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Les bilans de Sygbab : Total Recall 2070, saison 1 (1999)

Publié le 21 Mars 2021 par Sygbab dans Action, Critiques éclair, Les bilans de Sygbab, Review, Science-Fiction, Télévision, USA, Thriller, Policier, Showtime

Et si la critique positive qui va suivre était la conséquence directe d’un implant mémoriel forçant Sygbab à croire que la série est géniale ? Non, Sygbab est une machine, et seuls les humains peuvent être atteints par cette technologie ! Mais si les androïdes sont humains, peut-être que cela peut fonctionner aussi…

Total Recall 2070, saison 1 (1999) :

Diffusée sur la chaîne Showtime durant la première moitié de l'année 1999 et créée par Art Monterastelli (qui avait déjà travaillé en tant que scénariste sur la série L'Homme de Nulle Part), Total Recall 2070 est un hybride des films Total Recall de Paul Verhoeven et Blade Runner de Ridley Scott, dont l’ambiance et les décors - une grande cité multi-ethnique aux bâtiments gigantesques - sont une influence évidente. C’est également une sorte de melting-pot regroupant la plupart des thèmes de prédilection de Phillip K. Dick.

Le postulat de départ est le suivant : en 2070, le monde est plongé dans le chaos après avoir subi les conséquences de la pollution et du nucléaire, ce qui a eu des répercussions écologiques dramatiques et des conséquences politiques dévastatrices, puisque les gouvernements nationaux ont disparu.

Malgré cela, la marche en avant de la technologie n’a pas pour autant été freinée, bien au contraire : dans ce contexte propice, les puissantes corporations ont tenté d’occuper la place vacante en formant une alliance, le Consortium, et en fondant l’IPC avec l’idée d’en faire le nouveau pouvoir exécutif.

Or, cette administration est devenue indépendante et a créé une nouvelle police composée de deux divisions. Le CPB (Citizens Protection Bureau) est celle qui est la plus mise en avant puisque le personnage principal David Hume (Michael Easton) en fait partie, les 22 épisodes de la série suivant son parcours aux côtés de Farve (Karl Pruner), son partenaire androïde.

En regroupant les trames des deux films précités, les intentions ambitieuses du créateur de la série sont mises en application avec maîtrise et brio et cette unique saison est cohérente de bout en bout. L’épisode 18, Assessment, en est la meilleure preuve : par le biais de plusieurs flashbacks, il permet au téléspectateur de se remémorer divers éléments disséminés ici et là et de se rendre compte que tout se tient.

Les scénaristes tirent parti au mieux du format pour développer des arcs sur la longueur, et le final est une très bonne conclusion. Il y a toutefois un bémol : pour pleinement apprécier, il faut être un grand amateur de la science-fiction à l’état pur, à savoir celle qui implique des intrigues complexes et qui, par exemple, s’interroge et s'inquiète de l’influence de la technologie sur notre civilisation, dans le futur.

En alliant avec intelligence la question des androïdes pouvant être dotés de conscience et la manipulation des souvenirs via les implants mémoriels de la société Rekall, les ingrédients sont réunis pour proposer une intrigue aux ramifications nombreuses ; en étant plus terre-à-terre, cette intrigue offre l’opportunité d’apporter un peu de classicisme avec la machiavélique corporation qui est impliquée dans presque toutes les affaires louches sur lesquelles les deux protagonistes principaux sont amenés à travailler.

Celles-ci permettent d’aborder les dérives d’une société pervertie par la technologie et dont les conséquences comme la pollution sont inquiétantes : manipulations génétiques, mutations, réalité virtuelle et télépathie sont (entre autres) au programme. Mais, pour en revenir aux androïdes, déterminer s’ils peuvent être humains reste la thématique principale et c’est pour cette raison que Farve est souvent au centre de l’attention : personne ne connaît ses origines et cela suscite bien des questionnements.

Cet aspect policier est une composante essentielle de la série. Les enquêtes sont crédibles - d’autant plus que le côté scientifique est intégré grâce à la présence d’Olan (Judith Krant) qui assure aussi bien les autopsies que les recherches dans les domaines de la génétique ou de la cybernétique - et la panoplie des méthodes employées pour obtenir des renseignements est assez variée : entretiens avec les personnes liées à l’affaire de près ou de loin, recherches informatiques, interrogatoires au QG du CPB, voire même passage à tabac de petits malfrats par Hume qui n’hésite pas à faire preuve de violence pour leur soutirer quelques informations. Chacune apporte des résultats différents, et l’ensemble est efficace.

Qualité d’écriture, maîtrise des intrigues, univers riche et bien retranscrit (à l’instar de Blade Runner, il n’y a aucune couleur vive, tout se passe de nuit ou sous la lumière artificielle d’ampoules ou de néons, il pleut souvent, et les grands bâtiments imposants achèvent de rendre l’ambiance étouffante), il ne manque plus que des personnages réussis.

Et c’est le cas ! Calley (Matthew Bennett) a beau être vicieux et indigne de confiance, il n’en veut pas moins la même chose que Hume : mettre fin au règne du Consortium. Olan est plus qu’une simple scientifique, elle est aussi l’amie de David et de sa femme Olivia (Cynthia Preston) et se retrouvera au cœur de la tourmente en fin de saison.

Ehrenthal (Michael Anthony Rawlins) est placide, froid et ne laisse pas passer beaucoup d’émotions mais il dirige sa division d’une main de fer, avec justesse et intelligence puisqu’il fait preuve d’une diplomatie infinie envers les membres des corporations contre lesquelles il lutte ; mais surtout il soutient Hume à 100% et est toujours prêt à l’aider.

Olivia a vu son père tué par un androïde mais travaille à Uber Braun, la société qui les produit (ce qui provoque quelques conflits avec David), et va elle aussi se retrouver au centre des intrigues par la suite. Chacun a une utilité et est doté d’une psychologie travaillée ainsi que d’un développement remarquable qui prend en compte tous les événements qui se produisent. Mais le traitement qui est réservé aux deux plus importants personnages est encore plus réussi.

En passant son temps aux côtés de David, Farve va apprendre à connaître les humains, à comprendre comment ils « fonctionnent », mais il va également tisser des liens forts avec son coéquipier au point de réellement tenir à lui. Leur relation est un des points d’ancrage de la série et c’est un drôle de paradoxe en ce qui concerne Hume, dans la mesure où il ressent une haine profonde envers les androïdes, responsables de la mort de son ancien partenaire.

Si Farve est un personnage intéressant auquel on finit par s’attacher en oubliant complètement qu’il s’agit d’une machine (Ehrenthal se charge de le rappeler à Hume tout en interpellant le téléspectateur à ce sujet), le protagoniste principal est néanmoins David Hume. À force de se retrouver confronté à tant de perversions, de côtoyer des gens qui manipulent la réalité, les souvenirs, il finit par douter de tout.

Pourquoi ce monde est-il si injuste ? Qui croire ? Que croire ? Et ces doutes influent forcément sur son comportement, qui devient plus imprévisible. Mais ces doutes sont aussi l’essence même de l’humanité... Dans un monde tel que le sien, cela n’a pas de prix, et c’est finalement la principale leçon à retenir.

Total Recall 2070 est donc une série intelligente, qui traite de sujets sérieux tout en possédant des épisodes intéressants (voire passionnants) et qui bénéficie de très bons personnages servis par une distribution impressionnant - Michael Easton et Karl Pruner en tête.

Certes, ça ne fait pas rire, mais ça fait réfléchir et c’est tant mieux. Le seul reproche que l’on pourrait faire est la réutilisation abusive de certains plans et les images de synthèse pas toujours très réussies ; mais dans la mesure où ce ne sont que des plans intermédiaires qui servent de transitions entre deux scènes et surtout, qui permettent de placer l’action, ce n’est pas particulièrement gênant.

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Les bilans de Lurdo : Titans, saison 2 (2020)

Publié le 20 Mars 2021 par Lurdo dans Review, Télévision, Fantastique, Drame, Romance, Action, Jeunesse, Science-Fiction, Les bilans de Lurdo, USA, DC

La saison 1 des Titans, adaptation grimdark des Teen Titans de DC Comics, chapeautée par Geoff Johns, Akiva Goldsman et Greg Berlanti, ne m'avait pas convaincu (critique ici) : violence forcée, provoc pseudo-adulte, casting inégal, costumes souvent risibles, et surtout, un déroulement particulièrement bancal de la saison, plus préoccupée par le placement d'un backdoor pilot pour Doom Patrol et par les atermoiements de Hawk et Dove que par sa structure globale, mollassonne et décousue.

Le tout finissait par donner l'impression de vouloir faire tout et son contraire, sans parvenir à exceller dans la moindre catégorie : un programme conciliant les qualités et les défauts des séries Berlanti, avec les faiblesses de l'écriture de Johns et Goldsman, l'attitude immature du Snyderverse et les limites d'un budget tv... et rien n'est plus caractéristique de ces soucis que les choix effectués en fin de saison 1, des choix qui se répercutent directement en début de saison 2.

Titans, saison 2 (2020) :

Lorsque Rose (Chelsea Zhang), une jeune femme aux pouvoirs étranges, est recueillie par Dick Grayson (Brenton Thwaites) et logée dans la tour des Titans, à San Francisco, c'est le début d'une spirale infernale : car Rose est la fille de Slade Wilson (Esai Morales), un vieil ennemi de Dick et de la première génération de Titans... et Slade, un mercenaire aux super-pouvoirs plus connu sous le nom de Deathstroke, est bien décidé à se venger de l'ex-Robin et de ses collègues.

Car cette saison 2, c'est surtout la saison du reboot, de la réinvention, et de la rétrocontinuité. La série a réalisé que sa saison 1 n'était pas terrible, et décide soudain de changer de cap...

Mais avant d'aller plus loin, mentionnons un point qui explique beaucoup de choses : le showrunner officiel de cette saison 2 (alors qu'en saison 1, il était au second plan), c'est Greg Walker... un ancien de Smallville et des Defenders. À partir de là, forcément, il ne fallait pas s'attendre à des miracles, et une grande partie des problèmes de la série trouvent une explication.

La s1 se concluait ainsi par un épisode dans la tête de Dick Grayson, hanté par un Batman meurtrier : pour une raison ou une autre, les producteurs avaient fait le choix d'amputer la saison 1 de son épisode final, qui aurait dû mettre en scène l'affrontement des Titans contre Trigon, le père démoniaque de Raven.

L'objectif avoué de la production, à l'origine de cette manœuvre : finir la saison sur un cliffhanger (Dick succombant à son côté obscur) et démarrer la saison suivante sur les chapeaux de roue, en mélangeant les restes du final de la s1 avec de nouvelles scènes fraîchement tournées.

Malheureusement, Titans a préféré la jouer à la Smallville - toutes les sous-intrigues de la saison 1 sont ainsi bouclées en une petite demi-heure, Trigon (aux effets numériques ratés) est éliminé en trente secondes, et le programme repart aussitôt dans une nouvelle direction, présentant, en l'intervalle de 20 minutes, le Bruce Wayne de cet univers (un Iain Glen à la limite de l'erreur de casting et plus près d'Alfred que de Batman), le Deathstroke de cet univers (nettement plus convaincant), et en réécrivant l'histoire des Titans : désormais, on nous explique que Dick, Hawk, Dove et Donna étaient autrefois les Titans 1.0, qu'ils se sont séparés suite à une histoire impliquant Deathstroke, et que les Titans 2.0 sont un moyen, pour Dick, d'expier les fautes du passé en formant une nouvelle équipe, dans une tour ultra-moderne financée par Bruce Wayne.

Autant dire que ce soft reboot maladroit fait un peu un choc lorsqu'il se produit. La bonne nouvelle, cependant, c'est que ce changement de direction ne perd pas de temps, narrativement, et oppose aussitôt les Titans à Deathstroke et à son sbire, Doctor Light.

Bien vite, cependant, les problèmes des productions Berlanti rattrapent le show : les costumes, les perruques et les combats chorégraphiés sont toujours aussi approximatifs, le rythme se fait en dents de scie, pour laisser la place à énormément de scènes mélodramatiques et de disputes façon CW, la menace Deathstroke (plutôt réussie) est affaiblie par l'inutilité d'un Doctor Light au look risible (et qui est rapidement éliminé) et la série a tellement de personnages secondaires qu'elle peine à tous les exploiter (Raven et Beast Boy font de la figuration pendant 80 % de la saison, Aqualad apparait dans un épisode flashback et est immédiatement "évacué", Starfire passe un tiers de la saison loin du groupe, etc).

Et pour ne rien arranger, on a aussi l'entrée en scène de Superboy (Joshua Orpin), à mi-saison. Un Superboy teasé en post-générique de saison 1, qui revient ici sous un nouveau visage (nettement moins bodybuildé),  qui a droit à son épisode flashback (et une relation maternelle compliquée avec une scientifique de Cadmus à l'interprétation fébrile qui ne m'a pas convaincu), qui est accompagné de Krypto (excellent !), qui discute avec un Lionel Luthor décati (malheureusement, personne ne parviendra à égaler John Glover dans ce rôle), et qui se pointe in extremis, tel un deus ex kryptonia bien pratique, pour sauver Jason Todd d'une chute mortelle.

Honnêtement, ce Connor est peut-être la vraie réussite de cette saison, innocent torturé entre ses deux héritages génétiques (Luthor et Superman), accompagné de son toutou, et qui donne enfin quelque chose à faire à Beast Boy, qui devient son ami. Et surtout, il permet de remplir un peu la seconde moitié de la saison, alors que les scénaristes succombent à leurs pires instincts et que la saison s'essouffle considérablement, pour terminer totalement sur les rotules.

L'intrigue principale de la saison (Deathstroke qui veut se venger des Titans, qu'il rend responsable de la "mort" de son fils Jericho) est ainsi narrée de manière décousue, ici par un épisode flashback, ici par des sous-entendus dans les dialogues, ici par des mini-flashbacks, et se paie une grosse pause narrative, durant laquelle les Titans se séparent, vexés (de manière bien mélodramatique et forcée) par les mensonges de Dick.

Chacun part alors dans son coin pendant plusieurs épisodes : Hawk et Dove retournent chez eux, pour s'y disputer et sombrer de nouveau dans l'alcool et la drogue (Hawk qui s'essaie au cage fighting, c'est un moment assez piteux) ; Raven fugue et se rapproche d'une sdf ; Donna se prend pour Jessica Jones ; Jason couche avec Rose ; Starfire prépare la saison 3 avec l'arrivée de sa sœur ; et Dick, lui attaque des policiers pour être envoyé en prison, et y expier ses fautes.

Une sous-intrigue assez ridicule (son grand pêché est d'avoir affronter seul Deathstroke, de s'être pris une tannée, et d'avoir été sauvé par le sacrifice de Jericho, qui a intercepté le coup fatal porté par son père), qui frôle l'appropriation culturelle lorsqu'il choisit pour emblème et pour nom des idées "empruntées" à ses compagnons de cellule latinos, qui n'hésite pas à partir dans la semi-parodie (Dick est hanté par l'incarnation de sa culpabilité, qui prend l'image de Bruce Wayne, un Bruce Wayne cabotin qui en fait trois tonnes, dansant notamment le Batusi dans un strip-club...) et qui se finit de manière vraiment naze, par une évasion bancale, et par une explication moyennement convaincante - tout était prévu depuis le début par Deathstroke et par sa fille, qui travaillaient ensemble.

Une relecture capillotractée du Judas Contract du comic-book, qui se conclue de manière bâclée lorsque Rose Wilson (la fille de Slade) transperce son père de son épée. Deathstroke meurt immédiatement, paf, on passe à autre chose.

Cette autre chose étant les manipulations de Cadmus et de Mercy Graves (Natalie Gumede incarne ici une Mercy Graves implacable - sauf lors de sa vie de famille avec ses deux enfants adolescents et sa femme, qui ne la respectent pas), qui capturent Beast Boy et Connor, les lobotomisent, et les envoient se battre contre les Titans fraîchement réunis.

Résultat : les Titans triomphent, mais pas avant que Donna Troy ne se sacrifie de manière totalement forcée et clichée (en tentant de sauver quelqu'un, elle est victime d'un pylône électrifié qui tombe, alors même que Connor et les autres Titans l'observent sans bouger, à un mètre de là), et après une brève période de deuil, l'équipe se reforme officiellement, la série nous gratifiant d'un générique de fin sur fond de "We are fa-mi-ly !".

Difficile de faire plus frustrant et pataud, à vrai dire, et c'est un peu ce qui caractérise la saison dans son ensemble : ponctuellement, ça fonctionne. Ponctuellement, c'est amusant et dynamique. Ponctuellement, ça en jette un peu (Nightwing est ainsi visuellement assez réussi... malgré la chorégraphie faiblarde des combats).

Mais le plus clair du temps, les problèmes habituels des séries Berlanti, les facilités scénaristiques (la temporalité de la fin de saison est bancale, au mieux) et les approximations de Smallville, le mélodrame sombre et edgy du Snyderverse (tout le monde se fait la gueule, les non-dits abondent, on voit Beast Boy se faire torturer à cerveau ouvert) et les limites budgétaires de la télévision (Beast Boy ne se transforme qu'une fois et demi de toute la saison, en tigre) tirent le tout vers le bas.

Et puis il y a cette tendance toujours aussi agaçante qu'a la série de tenter d'avoir le beurre et l'argent du beurre : le show passe son temps à montrer "Bruce Wayne" (d'ailleurs, tout le monde le tutoie, même les nouveaux arrivants au sein des Titans, ça fait bizarre), à parler de Superman, de Batman, de Lex, etc, etc, etc... mais lorsque les Titans sont confrontés à des situations qui les dépassent, lorsque Aqualad est abattu d'une balle dans la tête par Deathstroke, la Justice League est aux abonnés absents. Lorsqu'un clone surpuissant de Superman se fait connaître et attaque des policiers en arborant le symbole de Superman... ce dernier est étrangement injoignable. Lorsque Jason Todd, le Robin en place, est kidnappé et torturé par Deathstroke, Batman ignore totalement la situation.

Il arrive un moment où les limites de la série deviennent vraiment gênantes, et tout cela finit par se combiner pour donner un programme trop brouillon et trop frustrant pour vraiment être satisfait par ce qu'il nous propose.

En soi, la saison 2 de Titans n'est pas désastreuse, et pour peu qu'on ait conscience des défauts nettement prononcés du programme, il est possible de s'amuser et de trouver ce programme agréable à suivre, surtout pour voir les différentes incarnations de ces personnages iconiques.

Mais il ne faut pas rêver : sur l'échelle des adaptations télévisées super-héroïques, Titans se trouve plutôt dans la moitié basse... et c'est la faute d'un véritable manque de direction et de rigueur à de nombreux échelons de la production.

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Un film, un jour (ou presque) #1396 : SEMAINE SAINT PATRICK - Vieilles canailles (1998)

Publié le 19 Mars 2021 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Romance, Irlande, UK, St Patrick

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Et cette semaine, le blog se met à l'heure de l'Irlande, pour célébrer la Saint Patrick !

Vieilles canailles (Waking Ned Devine - 1998) :

Lorsqu'ils apprennent qu'un habitant de leur minuscule village de Tullymore a gagné le gros lot à la loterie nationale, Jackie O'Shea (Ian Bannen) et Michael O'Sullivan (David Kelly) veulent absolument identifier le responsable. Mais lorsqu'ils comprennent que c'est Ned (Jimmy Keogh) qui a gagné plusieurs millions de livres, tout se complique, car le duo retrouve Ned mort d'une crise cardiaque, dans son lit. Bien décidés à profiter de cette aubaine, les deux compères décident alors de se faire passer pour Ned auprès du représentant de la loterie nationale, afin de tenter de toucher le jackpot... quitte à mettre tout le village au courant de la manigance.

Une comédie irlandaise assez charmante, à défaut d'être particulièrement bien rythmée. Heureusement, la magie celtique opère sans problème grâce à ce petit village paumé, ces paysages superbes, la musique typique de Shaun Davey, et tout ce défilé de trognes attachantes, de David Kelly à Fionnula Flanagan, en passant par Ian Bannen, James Nesbitt, et tant d'autres.

Nonchalant et typiquement irlandais, mais aussi plutôt sympathique.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1395 : SEMAINE SAINT PATRICK - Lucky (2019)

Publié le 18 Mars 2021 par Lurdo dans St Patrick, Animation, Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Télévision, USA, Nickelodeon, Irlande

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

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Lucky (2019) :

Leprechaun malheureux depuis que l'or de ses ancêtres a été dérobé par un dragon, Happy McSweeney (Gunnar Sizemore) et ses amis - Shannon (Kira Kosarin) l'elfe aventureuse, Reggie (Flula Borg) le gremlin destructeur et Sammy (Ron Funches) le géant bienveillant - découvrent que ce trésor est aux mains du maléfique Houlihan (Mark Hammill)... et ils décident de le récupérer.

Un moyen métrage de 42 minutes produit par et pour la chaîne Nickelodeon par d'anciens scénaristes et animateurs de chez Dreamworks, ce Lucky n'est pas désagréable à suivre, loin de là : c'est plutôt bien produit, visuellement amusant et ludique, avec un univers sympathique et bigarré, et un rythme soutenu.

Peut-être un peu trop, d'ailleurs, puisqu'on retombe vite dans une frénésie gratuite typique d'une certaine catégorie de dessins animés pour enfants, et qui dissimule un peu, derrière une énergie surmultipliée, les faiblesses de son écriture. Ici, en l'occurrence, je ne peux pas dire que j'aie été convaincu par Reggie, le personnage supposément comique et chaotique du métrage, dont les tentatives d'humour tombent fréquemment à plat.

Par chance, le doublage est globalement plutôt bon (même si Flula Borg atteint ici aussi ses limites), et la musique punk celtique donne un peu de punch au tout... mais bon, ça reste relativement anecdotique.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1394 : SEMAINE SAINT PATRICK - Je suis Patrick (2020)

Publié le 17 Mars 2021 par Lurdo dans St Patrick, Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Fantastique, Histoire, Religion, Review, Télévision, UK, USA, Irlande

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

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Je suis Patrick (I Am Patrick : The Patron Saint of Ireland - 2020) :

De son enfance au sein de l'Empire romain, jusqu'à son missionnariat en Irlande, en passant par son enlèvement et son esclavage aux mains de pirates, la vie de Saint Patrick, patron saint d'Irlande, et tous les obstacles qui se sont dressés sur son chemin...

Un docu-fiction de 80 minutes qui revient en long, en large et en travers sur le personnage de Saint Patrick en retraçant chronologiquement la vie du personnage, au travers de reconstitutions suivant les pérégrinations du Saint au fil des ans, tel qu'incarné par plusieurs acteurs (notamment John Rhys-Davies, qui narre ces séquences en voix-off).

Pas inintéressant, malgré la durée un peu abusive, et plutôt bien filmé (c'est du niveau d'un documentaire historique d'Arte, par exemple), même si j'ai forcément retrouvé de multiples événements et interprétations que j'avais déjà vues ailleurs, notamment dans le téléfilm St. Patrick et le documentaire Patrick, déjà chroniqués en ces pages.

La bonne nouvelle, c'est qu'ici, on évite de revenir sur les plus gros clichés associés au personnages, et devenus mythologiques. Par contre, je dois bien avouer que la place démesurée laissée aux reconstitutions éclipse malheureusement les analyses des historiens, spécialistes et autres théologiens, et que le tout tombe un peu trop fréquemment dans l'hagiographie prosélyte : pas forcément l'approche la plus probante, surtout avec un tel manque de rythme et d'énergie.

Mais bon, encore une fois, ça se regarde... sans plus.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1393 : SEMAINE SAINT PATRICK - Wild Mountain Thyme : amoureux foux (2020)

Publié le 16 Mars 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, UK, Irlande, St Patrick

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Wild Mountain Thyme (2020) :

Rosemary Muldoon (Emily Blunt) et Anthony Reilly (Jamie Dornan) ont grandi dans des fermes irlandaises voisines, séparées par un morceau de terrain qui, depuis toujours, fait l'objet de tensions entre les deux familles. Jusqu'à ce que Adam (Jon Hamm), cousin américain d'Anthony, arrive en Irlande, bien décidé à hériter de la ferme Reilly : lorsqu'il rencontre Rosemary, Adam est séduit... mais Anthony, lui, ne voit pas l'arrivant d'un très bon œil.

Sur la base de ce résumé et de l'affiche de Wild Mountain Thyme, on aurait pu croire à une comédie romantique irlandaise des plus passionnées et légères, ou à un drame sentimental qui aurait probablement pu trouver une place dans la quinzaine Saint Valentin du mois de février dernier...

Mais non. Wild Mountain Thyme est une adaptation, par son auteur (par ailleurs scénariste de Moonstruck et scénariste/réalisateur de Joe contre le volcan), d'une pièce de théâtre tout sauf romantique, et cela se ressent immédiatement à l'écran : dialogues ampoulés, artificiels et datés, manque cruel d'ampleur et de variété, le tout est vraiment limité dans ses ambitions et particulièrement mal géré au niveau du rythme.

C'est donc très plat, dans l'ensemble, malgré de beaux paysages, une musique appropriée et des acteurs très compétents : malheureusement, avec un tel film à 85 % sans romance, avec des accents assez bancals (Christopher Walken en patriarche irlandais, ça fonctionne très moyennement), des clichés à gogo sur l'Irlande, ses habitants et la manière dont ils sont habituellement portés à l'écran, et avec une écriture si laborieuse (et je ne parle même pas du twist de fin totalement WTF, censé expliquer le pourquoi de la non-romance entre les deux protagonistes, mais qui ne parvient à susciter que le rire et/ou la désolation, au choix - en tout cas, ça justifie un peu le titre français), difficile de se passionner pour ce qui est raconté.

C'est raté, en somme.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1392 : SEMAINE SAINT PATRICK - Le Peuple loup (2020)

Publié le 15 Mars 2021 par Lurdo dans St Patrick, Apple, Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, UK, Irlande

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Le Peuple loup (Wolfwalkers - 2020) :

En 1650, sous l'autorité de l'implacable Lord Cromwell, la ville irlandaise de Kilkenny vit cloîtrée derrière des murs, à l'abri des hordes de loups vivant dans la forêt toute proche. Mais Robyn, la fille de Bill Goodfellowe, le chasseur de loups de la ville, n'a qu'une idée en tête : accompagner son père en forêt, malgré son refus, et l'aider dans sa chasse. Elle brave alors l'interdit, et croise le chemin de Mebh, une fillette vivant avec les loups, car capable, comme sa mère, de se transformer la nuit en l'un de ces animaux...

Qui dit Irlande et film d'animation dit bien entendu Brendan et le Secret de Kells, ainsi que Le Chant de la Mer, collaborations entre le réalisateur et scénariste irlandais Tomm Moore, et le compositeur Bruno Coulais : des films d'animation empreints de tradition et d'atmosphère celtique, particulièrement réussis tant visuellement que thématiquement.

Et donc Moore et Coulais remettent le couvert avec ce Wolfwalkers, sorti directement sur la plateforme Apple Tv aux USA, et qui s'inscrit directement dans la continuité artistique et thématique des deux autres films du réalisateur : c'est beau, c'est poétique, c'est enchanteur et magique, et ce n'est pas sans rappeler Kells, avec cette ville fortifiée entourée d'une forêt sauvage et pleine de mystère.

Seul bémol, peut-être, un côté très prévisible de son dernier acte, qui fait que l'on voit venir bien à l'avance la dernière ligne droite du film ; et peut-être aussi le manque de communication entre Robyn et son père, qui est parfois tellement forcé (avec les personnages qui s'interrompent systématiquement alors qu'ils sont sur le point de s'expliquer des éléments importants de l'histoire) qu'il en devient un peu frustrant.

Un poil (de loup) en dessous des deux films précédents, donc, en ce qui me concerne, mais cette légère faiblesse est amplement compensée par le graphisme et l'animation du métrage, vraiment remarquables.

4.25/6

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Les bilans de Sygbab : Firefly, saison 1 (2002)

Publié le 14 Mars 2021 par Sygbab dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Sygbab, Review, Science-Fiction, Télévision, USA, Fox

Après son intégrale Agents of SHIELD, Sygbab revient aux fondamentaux, avec un incontournable de la science-fiction télévisuelle...

Firefly, saison 1 (2002) :

Les mésaventures des membres de l'équipage du Serenity, un vaisseau dirigé par le Capitaine Mal Reynolds (Nathan Fillion), qui se trouvent embarqués dans des événements qui les dépassent lorsqu'ils accueillent à bord des passagers aux nombreux secrets (Summer Glau, Sean Maher, Ron Glass)...

L'univers dépeint dans Firefly dénote dans le paysage de la science-fiction, et ce pour plusieurs raisons. En premier lieu, la fédération de planètes existante - nommée l'Alliance - est composée uniquement de la race humaine qui a colonisé l'espace, ce qui implique une absence totale d'aliens.

C'est un monde proche du nôtre - impression renforcée par le fait que la langue la plus parlée soit le mandarin -, possédant néanmoins une évolution technologique plus avancée. Son autre particularité est de marier les genres en donnant une touche western à l’ensemble (alliant ainsi les flingues aux vaisseaux spatiaux) avec bonheur car cela fonctionne parfaitement.

Entre les planètes à l'apparence stérile à cause de leurs empilements de bâtiments tous aussi gigantesques les uns que les autres, et les coins perdus dans le désert et la poussière, il y a un monde d'écart, et l'équipage du Serenity vit entre deux. Mal et ses compagnons d'infortune sillonnent l'espace à la recherche du premier travail disponible, qu'il soit honnête ou non : le plus important, c'est qu'il rapporte de l'argent.

Aux contraintes de devoir régulièrement être employés s'oppose l'avantage indéniable d'être totalement libres et indépendants. Cette volonté est justifiée par le fait que Mal et Zoé ont combattu ensemble dans le camp des Browncoats dans la guerre qui a vu la victoire de l'Alliance et qu’ils ne peuvent se résoudre à faire partie de ce système.

Par extension, ce passé commun explique également la loyauté indéfectible qu’il a envers ses troupes : pas question de les abandonner, leur vie passe avant le respect d'un contrat si qui que ce soit est mis en danger. Interprété par un Nathan Fillion ultra charismatique, le capitaine a une morale et un honneur qui lui sont propres, évidemment imposés par les circonstances.

Lors du pilote, l'ironie veut qu'en essayant de passer inaperçus pour les besoins d'un petit boulot, l'équipage embarque à son bord un médecin en fuite dont la sœur a subi des expérimentations du gouvernement, tous deux étant activement recherchés par l'Alliance.

Le mystère entourant River constitue le cœur de la mythologie de la série et aussi sa plus grande frustration car elle commençait à peine à être développée au moment où la série a été fauchée en plein vol, suite à son annulation.

Assez discrète pendant une bonne partie de la saison du fait d'interactions très limitées avec les autres membres de l'équipage - entre autres parce que les séquelles de ce qu'elle a subi l'ont amenée à se replier sur elle-même et qu'elle est par conséquent considérée comme étant un peu folle -, River se révèle sous un jour nouveau dans War Stories. La réplique « no power in the verse can stop me », concluant une scène impressionnante dans laquelle elle tue les yeux fermés trois hommes situés à des endroits différents, suggère que c'est une machine à tuer en sommeil.

Quoi qu'il en soit, au vu des méthodes employées par les effrayants hommes aux gants bleus dans Ariel, les secrets qu'elle renferme doivent être d'une importance capitale. Dans ce même épisode, Simon découvre que le cerveau de sa sœur a été charcuté à plusieurs reprises, notamment pour lui ôter la partie permettant de contrôler les émotions. Cela explique bien des choses sur son comportement… Malheureusement, ce sont autant d’éléments qui resteront en plan.

C’est bien dommage, mais c’est le seul point noir - totalement indépendant de la volonté de l’équipe scénaristique - et le reste est réjouissant. Après des débuts timides, la série gagne progressivement en rythme et ne s'essouffle pas jusqu'à la fin. Ce qui fait la réelle différence, c'est l'attachement aux personnages.

Grâce à un très bon casting et à l'alchimie entre les membres d'un équipage pourtant très disparate, les épisodes restent agréables même quand il ne se passe pas grand-chose car l'humour est omniprésent. Les moments cocasses sont légions (quasiment à chaque fois que Jayne ouvre la bouche, par exemple), et c'est ce même humour qui permet de désamorcer certaines situations dramatiques.

Cette façon de faire passer la violence de manière presque décontractée trouve son point d'orgue dans War Stories quand Mal et Wash se chamaillent à propos de Zoé sous la torture, tandis que Niska y prend un plaisir sadique. Il y bien d'autres exemples, mais en faire une liste exhaustive ne serait pas forcément judicieux car cela ne rendrait pas justice aux situations évoquées.

Ce mélange entre drame et comédie n'est pas incongru dans une série de Whedon puisque c'était déjà l'une des forces de Buffy et Angel, mais c'est sans doute encore mieux maîtrisé ici. Pour étayer ce propos, le cas de Jaynestown est représentatif : alors que la grande majorité de l'épisode est hilarante et donne même lieu à l'un des grands moments de la série grâce à la chanson The Hero of Canton, la fin est beaucoup plus sérieuse et s'interroge sur le besoin de la communauté qu'ils ont côtoyée de croire en un héros, quand bien même Jayne en est à l'opposé.

Sa motivation principale reste l'argent, ce qui l'amènera à trahir son capitaine dans Ariel avant que ce dernier mette les choses au point avec une grande fermeté. Mais Mal savait à quoi s'attendre, puisqu'il l’avait engagé alors que ce dernier le tenait en joue, en lui proposant plus d'argent que ce qu’il gagnait.

Ce retour dans le passé s'effectue dans Out of Gas, qui propose deux niveaux de flashback différents, l'un d'entre eux revenant sur les origines de la constitution de l'équipage. Outre Jayne, Kaylee est recrutée elle aussi dans des conditions un peu particulières, après une partie de jambes en l'air avec le mécano incompétent dont Mal s'était attaché les services.

Adorable, elle est aussi une optimiste invétérée, un peu rêveuse, et considère son capitaine comme son grand-frère. Par ailleurs, sa relation avec Simon est finement écrite et c’est à souligner car de fait, elle n’est pas envahissante à l'écran.

L'autre ajout concerne Inara, qui permet au Serenity d'avoir une certaine respectabilité partout où le vaisseau se déplace, grâce au statut de cette dernière. Le flashback revenant sur le moment où elle conclue un accord avec Mal est parfaitement représentatif de ce que sera ensuite leur relation : un amour un peu vache, qui les amène à se chamailler sans cesse, incapables de s'avouer à eux-mêmes ou à l’autre qu'ils éprouvent des sentiments. Quant à Wash, sa moustache est très drôle, et le fait que Zoé ne l'aimait pas au départ est un clin d'œil sympathique.

Généralement, chaque protagoniste a son petit moment de gloire dans chaque épisode et tout le monde évolue de concert, ce qui est une véritable gageure quand il faut gérer autant de personnages à la fois. À part River dont le cas a déjà été évoqué, il y a une exception : Book.

Peu présent, il restera jusqu'à la fin entouré d'une aura de mystère car, à plus d'une reprise, il fera preuve de talents insoupçonnés et fort utiles, et son passé (avant d'être prêtre) suscite beaucoup de questions. Mais comme tous, il est bien caractérisé, et cela rend savoureuses les relations entre les personnages. La vie de ce groupe, composée de fous rires, de frictions et de moments de solidarité dans l'adversité, transpire à l'écran.

Il y a donc tout ce qu'il faut pour une série de qualité : des épisodes qui tiennent la route, une montée en puissance progressive, un fil rouge ayant du potentiel, et des personnages crédibles et intéressants. Quel dommage qu'elle n'ait pas eu le temps de s'installer à l'écran, car elle aurait sans doute atteint d'autres sommets. Mais avec le traitement qui lui a été réservé par la FOX, il était bien difficile de faire mieux...

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