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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #histoire catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1681 : L'ennemi japonais à Hollywood (2019)

Publié le 4 Juillet 2022 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, France, Review, Télévision, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

L'ennemi japonais à Hollywood (Yellowface : Asian Whitewashing and Racism in Hollywood - 2019) :

Un documentaire français d'une petite heure, apparemment co-produit avec la chaîne Histoire, et qui m'a étrangement fait l'effet d'un métrage de thèse/de fin d'études, en cela qu'il aborde son sujet (le racisme anti-asiatique dans le cinéma et les médias américains) sous un angle assez linéaire et didactique, et qu'il s'appuie principalement sur le travail de Nancy Wang Yuen, sociologue américain spécialisée dans le racisme et les préjugés ethniques relatifs, notamment, aux populations d'origine asiatique.

Une Nancy Wang Yuen qui a des idées bien arrêtées sur le sujet, qui sont assez typiques du point de vue américain sur ce type de thématique, et qui présente donc ces idées tout au long du documentaire (c'est elle l'intervenante principale), quitte à effectuer quelques approximations ou raccourcis ici ou là. On accrochera ou pas à cette approche et à son analyse du sujet, quand bien même elle serait un peu nuancée par les propos d'un autre historien, ou par la remise en contexte historique.

Mais il est difficile de se défaire d'une certaine impression de superficialité dans le traitement du tout, ou de se dire que ce dernier est parfois abordé par le petit bout de la lorgnette. Dans l'ensemble, ça évite tout de même de tomber dans un guilt trip maladroit qui ferait la leçon au spectateur, et ça sait garder une certaine touche d'émotion au travers du témoignage de l'actrice Tamlyn Tomita, mais un documentaire plus complet et plus maîtrisé reste à faire sur le sujet.

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1666 : SEMAINE MIKE MYERS - Supermensch : The Legend of Shep Gordon (2013)

Publié le 13 Juin 2022 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Musique, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Supermensch - The Legend of Shep Gordon (2013) :

Épilogue tardif de la Semaine consacrée à Mike Myers sur ce blog, ce Supermensch est la seule et unique réalisation de Myers à ce jour, un documentaire consacré à Shep Gordon, manager extraordinaire de toutes les stars des années 70 à nos jours, un homme fondamentalement gentil et honnête, qui a tout vu et tout fait au fil de sa carrière.

Il a représenté Alice Cooper, Blondie, Pink Floyd, Groucho Marx, Raquel Welch et bien d'autres ; il a traîné avec Jim Morrison, Janice Joplin, Jimi Hendrix et d'illustres noms de la musique ; il est sorti avec Sharon Stone et avec un nombre incalculable de femmes ; il s'est intéressé à l'art culinaire en devenant l'élève d'un grand chef français étoilé, et a donné naissance du concept de "celebrity chef" en devenant le manager de tous les grands chefs de la planète ; il a adopté les enfants de l'une de ses anciennes petites amies, et les élève désormais comme les siens ; il a distribué et financé des longs-métrages indépendants prestigieux, comme Les Duellistes de Ridley Scott, ou certaines œuvres de Carpenter ; il a servi le petit-déjeuner au Dalaï Lama, et fait partie du Tibet Fund ; il a partagé la garde d'un chat avec Cary Grant ; etc, etc, etc...

Une vie haute en couleurs, racontée avec humour, dynamisme et un peu de solitude par le bonhomme, et appuyée par de nombreux témoignages de stars (qui n'ont que du bien à dire de lui), de reconstitutions rigolardes, et d'images d'archive : de quoi s'amuser pendant la durée d'un métrage qui peut cependant paraître un peu brouillon et éparpillé, au fil d'anecdotes toujours plus improbables, qui survolent parfois certains aspects de la vie de Gordon.

Alors oui, c'est un peu complaisant et parfois à la limite de l'hagiographie, mais finalement, on se laisse porter par le documentaire, et par ce personnage qui a tout vu, tout connu et tout vécu, sans perdre le sourire ni vendre son âme.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1663 : SEMAINE MIKE MYERS - Austin Powers dans Goldmember (2002)

Publié le 9 Juin 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Histoire, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, UK, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Austin Powers dans Goldmember (Austin Powers in Goldmember - 2002) :

Le Dr Evil décide de remonter le temps jusqu'en 1975, pour y faire équipe avec le maléfique Goldmember (Mike Myers) pour mettre en place un rayon tracteur et attirer une météorite immense sur Terre. Mais Austin Powers et la séduisante Foxxy Cleopatra (Beyonce Knowles) s'opposent à ces plans diaboliques...

Un troisième volet dont je ne gardais, bizarrement, pas grand souvenir, et en le revoyant aujourd'hui, je comprends vite pourquoi : à l'instar des deux premiers volets, Goldmember utilise jusqu'à plus soif les mêmes formules, les mêmes ressorts comiques, les mêmes gags, parfois poussés plus loin (du bigger louder, en somme), mais ici, tout semble... déséquilibré.

Un peu comme si tout le monde s'était laissé emporter par l'enthousiasme ambiant, et avait oublié de recadrer un peu les errances du scénario, les moments en roue libre de Mike Myers, le manque d'enjeux, et tout et tout. Goldmember, notamment, est un personnage inabouti, assez transparent, clairement sous-développé et jamais particulièrement drôle.

Plus amusant, cela dit, le fait de s'apercevoir, à postériori, que Spectre (avec Daniel Craig) a totalement repompé le rebondissement final de cet Austin Powers sur la fraternité de Evil et d'Austin. Sauf que, bien entendu, Spectre l'a fait au premier degré, alors que dans Goldmember, si ce n'était pas indispensable (la saga laisse, amha, trop de place aux daddy issues de tout le monde), cela se justifiait par le double rôle de Myers.

Après, que dire d'autre sur ce métrage un peu décousu ? Ça reste fidèle aux épisodes précédents, ça se regarde malgré quelques vannes vraiment redondantes (tout ce qui concerne la Taupe tombe vraiment à plat), des numéros musicaux gratuits, du slapstick inégal et un peu trop de caméos...

Mais à nouveau, sans surprise, ce troisième volet ne restera pas dans ma mémoire : l'effet de surprise est passé, et la franchise Austin Powers aurait eu besoin de se renouveler plutôt que de décliner (brièvement) la même recette à la sauce 70s.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1662 : SEMAINE MIKE MYERS - Austin Powers 2 - L'Espion qui m'a tirée (1999)

Publié le 8 Juin 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Histoire, Musique, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, UK, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Austin Powers 2 - L'Espion qui m'a tirée (Austin Powers : The Spy Who Shagged Me - 1999) :

Bien décidé à se venger d'Austin Powers, le Dr. Evil utilise une machine à voyager dans le temps pour remonter en 1969 et dérober le mojo d'Austin, alors cryogénisé. Austin fait alors de même et, avec l'aide de la séduisante Felicity Shagwell (Heather Graham), il tente d'empêcher Evil et son clone, Mini-Me, de changer le cours de l'Histoire...

On prend les mêmes (personnages, concepts, mise en forme et, fréquemment, gags) et on recommence, en bénéficiant d'un budget deux fois plus important que précédemment et mettant les bouchées doubles à tous les niveaux : plus d'années 60, plus de sous-entendus et de vannes graveleuses, plus de moments chorégraphiés, plus de musique, plus de tout, en fait.

Et honnêtement, ça fonctionne peu ou prou autant que le premier film, même si ce n'est pas exempt de scories : toujours une propension à laisser certains gags ou certaines scènes durer un peu trop longtemps, certains personnages sont légèrement trop poussés (Fat Bastard, avec Myers qui refait son accent écossais, a quelques répliques amusantes, mais reste assez limité en intérêt), il y a du placement produit maladroit, et un abus (délibéré) de références pop modernes.

Mais les nouveaux personnages, comme Mini Me, joyeusement absurde et psychopathe, Rob Lowe en jeune Robert Wagner, Frau Farbissina ou encore Felicity Shagwell (une Heather Graham qui a l'air de s'éclater, et donne plus de personnalité à son personnage que Hurley dans le premier), l'époque, et toujours cette tendance à partir dans l'absurde, le méta, le décalé, qui assure que Myers et son équipe ne prennent jamais trop au sérieux leur personnage principal et ses aventures, et ont conscience des défauts de leur écriture.

Bref, ça reste sympathique, le final est plutôt efficace, et le gag récurrent du montage "Regardez, là haut, ça ressemble à une grosse..." fonctionne vraiment trop bien pour faire la fine bouche.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1661 : SEMAINE MIKE MYERS - Austin Powers (1997)

Publié le 7 Juin 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Histoire, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, USA, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Austin Powers (Austin Powers : International Man of Mystery - 1997) :

En 1997, pour lutter contre le maléfique Dr. Evil (Mike Myers), récemment revenu à la vie et décidé à conquérir le monde moderne, les services secrets britanniques décryogénisent Austin Powers (Mike Myers), super-espion séducteur issu des années 60, et demandent à Vanessa Kensington (Elizabeth Hurley) de l'aider à se réacclimater à notre époque...

Un pastiche toujours amusant des films d'espionnages des 60s et de James Bond, cet Austin Powers, fréquemment plus intelligent qu'on ne veut ben le dire, passe plutôt bien au revisionnage : ça reste plein de seconds rôles bien castés, la réalisation et le montage sont inventifs (les interludes musicaux, les scènes de "nudité avec des objets") et s'il y a bien quelques petits flottements ici ou là (le syndrome du gag ou du sketch laissé en roue libre et coupé bien trop tard), ainsi que quelques approximations (Elizabeth Hurley est assez inégale dans certaines scènes, oubliant ponctuellement de réagir dans certaines fusillades ou surjouant à d'autres moments), le film fonctionne toujours plutôt bien, porté à bout de bras par Myers dans ses deux rôles principaux.

Pas forcément un chef d'œuvre de subtilité ou toujours de très bon goût, mais la bonne humeur générale et le charme des 60s font que cette comédie décomplexée conserve son mojo, même 25 ans après sa sortie.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1656 : Hollywood Bulldogs (2021)

Publié le 31 Mai 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Review, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Hollywood Bulldogs - The Rise and Falls of the Great British Stuntman (2021) :

Un documentaire assez intéressant consacré aux grands noms du monde des cascadeurs anglais, ceux que l'on a retrouvé au fil des ans dans tous les grands métrages cultes du Septième Art : les Indiana Jones, les James Bond, tous les films d'action et d'aventure des années 60-70-80, et bien plus encore.

Au travers de nombreuses interviews de ces incontournables toujours bien vivants (Vic Armstrong, Raymond Austin, Jim Dowdall, Richard Hammatt, Frank Henson, Greg Powell, etc), de nombreuses images d'archive et extraits de films, et du commentaire très... british de Ray Winstone, ce documentaire complet et nostalgique retrace les débuts très amateurs du métier, qui attirait alors criminels, boxeurs, et anciens soldats, et qui a évolué en quelque chose de plus familial, voire presque parfois de mafieux, et qui au fil des ans, s'est professionnalisé jusqu'à devenir une référence en son domaine.

Plutôt exhaustif et ludique, tout ça, en plus de s'intéresser, bien entendu, aux réactions plus personnelles de tous ces hommes face au danger, au deuil et aux sacrifices inhérents à leur discipline, ainsi qu'à l'évolution de celle-ci, avec les effets numériques et les nouvelles générations aux origines et aux vocations bien différentes.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1654 : Whisky Galore ! (2016)

Publié le 27 Mai 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, Romance, UK, Écosse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Whisky Galore ! (2016) :

En 1941, les habitants de la petite île écossaise de Todday sont confrontés à un problème de taille : les stocks de whisky de l'île sont épuisés, et le rationnement dû à la guerre empêche leur réapprovisionnement. Jusqu'à ce qu'un navire s'échoue au large de l'île, avec à son bord 50 000 caisses de whisky : le village se mobilise alors pour dérober ces réserves... malgré la surveillance du Capitaine Waggett (Eddie Izzard), de la Home Guard, et des douanes locales.

Un remake malheureusement assez plat du classique des studios Ealing, ce Whisky Galore bénéficie pourtant de la présence incontournable de Eddie Izzard dans l'un des rôles principaux, et de décors naturels splendides (forcément, l'Écosse...).

Mais une photographie assez terne et désaturée, un côté visuellement télévisuel, ainsi qu'un vrai manque d'énergie et de peps font que ce métrage paraît souvent inerte, raide, et jamais suffisamment drôle ou attachant pour susciter un véritable intérêt.

Dommage, parce je partais conquis d'avance, mais il manque vraiment un je-ne-sais-quoi pour que la mayonnaise prenne : No alcohol was consumed in the making of this movie... c'est peut-être ça le problème, en fait.

3/6, et encore...

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Un film, un jour (ou presque) #1650 : La Route d'Eldorado (2000)

Publié le 23 Mai 2022 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Romance, USA, Histoire, Dreamworks

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Route d'Eldorado (The Road to El Dorado - 2000) :

En 1519, Miguel (Kenneth Branagh) et Tulio (Kevin Kline), deux arnaqueurs espagnols, obtiennent une carte au trésor menant à la cité perdue d'Eldorado. Sans le vouloir, les voilà embarqués pour le Nouveau Monde, où ils sont pris pour des dieux par les habitants d'El Dorado, ce qui les arrange bien : pendant que Miguel se prend au jeu, Tulio, lui, s'éprend de la séduisante Chel (Rosie Perez), une autochtone bien décidée à aider le duo à piller la ville en échange de son ticket de sortie. Mais Tzekel-Kan (Armand Assante), le sorcier local, voit tout cela d'un tout autre œil...

Mise en chantier en parallèle de Kuzco, par un Katzenberg fraîchement parti de Disney avec des bribes d'informations sur le projet d'alors, Kingdom of the sun, cette Route d'Eldorado m'avait totalement échappé au fil des ans... et quand je vois le résultat à l'écran, je comprends pourquoi.

Parce que malgré toute la supposée "réévaluation critique" connue par le film aujourd'hui (en réalité, cette "réévaluation critique" est une conséquence directe de l'arrivée à l'âge adulte, et en position d'écrire des chroniques web, des enfants ayant grandi avec le film, persuadés que tout ce qu'ils ont aimé durant leurs jeunes années mérite d'être revu à la hausse, et que si le film est devenu un meme, c'est bien qu'il est mémorable et donc de qualité), cet El Dorado n'est pas bon, loin de là.

Passons sur les éléments les plus évidents : le script peu inspiré, lorgnant sur l'Homme qui voulut être Roi, avec ce que ça implique de colonialisme, de sauveur blanc, etc ; le personnage de Chel, cliché de la sauvage sensuelle, sexuelle et exotique ; la caractérisation minimaliste (pour ne pas dire absente) des deux protagonistes, particulièrement transparents les 3/4 du temps ; le fait que tout le monde parle anglais sans le moindre problème de compréhension...

Il y a aussi la musique, une combinaison d'un score inégal de Zimmer et Powell, et de chansons insipides d'Elton John, dont on se demande parfois s'il n'a pas refilé à la production des chutes de ses albums précédents, tant les morceaux paraissent fréquemment hors sujet (il y a bien It's Tough to be a God, qui est amusante et donne lieu à quelques moments animés rigolos, mais bon...) ; l'animation, assez typique des productions Dreamworks de l'époque, avec une utilisation du numérique assez voyante, que ce soit pour insérer des éléments 3d, pour créer des effets de profondeur, d'ombre ou des mouvements de caméra - ça a mal vieilli, tout ça, et la direction artistique inégale n'aide pas ; et puis l'impression constante d'un film un peu bâclé et superficiel, comme si un premier jet de scénario avait été mis en production en urgence pour concurrencer Kuzco... et tant pis si le film parait alors assez creux dans sa globalité (le personnage de Cortes, qui fait de la quasi-figuration).

Bref, pas mal de défauts, et je suis donc très loin d'être convaincu...

2.5/6

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Les bilans de Lurdo : Moon Knight, saison 1 (2022)

Publié le 22 Mai 2022 par Lurdo dans Critiques éclair, Histoire, Comédie, Action, Aventure, Romance, MCU, Marvel, Les bilans de Lurdo, Télévision, Review, USA, Égypte, Drame

Nouvelle série Marvel, Moon Knight était attendue au tournant par bon nombre de lecteurs de comics, le personnage ayant une place bien à part dans l'univers Marvel, à mi-chemin entre surnaturel assumé, drame psychologique et ersatz décalé de Batman ; place donc à l'adaptation télévisuelle du personnage, en six épisodes d'un peu moins d'une heure...

Moon Knight, saison 1 (2022) :

Après plusieurs événements étranges, Steven Grant (Oscar Isaac), vendeur anglais à la boutique de souvenirs d'un musée, découvre qu'il souffre d'un dédoublement de la personnalité et que Marc Spector (Oscar Isaac), son autre personnalité, est un mercenaire violent, aux ordres d'un dieu vengeur égyptien, Khonshu. Dans l'armure protectrice du Chevalier de la Lune, Spector utilise ainsi les pouvoirs conférés par Khonshu pour punir les criminels... jusqu'à ce qu'Arthur Harrow (Ethan Hawke), au service d'une déité rivale, tente de libérer cette dernière pour qu'elle applique son jugement meurtrier à toute l'humanité.

Plutôt réussie, cette adaptation de Moon Knight, une adaptation assez "sérieuse", à mi-chemin entre aventure archéologique, récit superhéroïque classique et thriller psychologique : une série qui, par de nombreux aspects, peut évoquer le Legion de FX mais en beaucoup plus accessible et en moins prétentieux (je l'ai déjà mentionné ici, mais Legion, j'ai décroché en cours de route), et totalement (à l'exception d'une brève mention de Madripoor) détachée du reste du MCU (pour le meilleur et pour le pire : je n'aurais pas été contre une réplique ou deux inscrivant le panthéon égyptien dans l'univers Marvel au sens large).

Et une grande partie de la réussite de Moon Knight tient clairement en l'interprétation d'Oscar Isaac, dans un double (voire triple) rôle central, relativement bien écrit et maîtrisé. Il ne faut pas pour autant négliger ce que l'équipe technique à l'origine du projet a apporté à ce dernier : réalisateur et compositeur égyptiens, illustration musicale locale, il se dégage de la série une vraie impression d'authenticité (nettement plus que dans Black Panther, par exemple), et le programme sait capitaliser sur celle-ci pour créer une dimension exotique et mythologique qui sied bien au personnage, éloignant Moon Knight de l'ombre de Batman, auquel il est très souvent comparé.

La série n'est cependant pas sans défaut : Ethan Hawke convainc moyennement en prêcheur jusqu’au-boutiste au postiche capillaire assez voyant, le scénario se retient clairement de trop partir dans des délires psychologiques à la Legion (il y en a déjà une bonne dose, et le script est saupoudré d'indices et de pistes inexplorées) ou de plonger dans des thématiques auxquelles 6 épisodes de 45 minutes ne rendraient pas justice (il y aurait quelque chose à dire sur le symbolisme d'un juif qui renie sa religion et devient l'esclave d'un dieu égyptien), et je dois avouer que le costume de Moon Knight (pas celui de Mr. Knight, impeccable) reste l'un des bémols du show, pour moi, à la fois trop épais et massif, trop détaillé, et pas assez organique.

Mais dans l'ensemble, j'ai plutôt apprécié le tout, en particulier les passages façon La Momie, dans le désert jordanien, dans les tombes, avec les dieux mi-humains, mi-animaux (l'affrontement façon Kaijus au pied de la Grande Pyramide, dans le final) : il y a de vrais passages réussis et impressionnants (aidés par la musique et les visuels), plutôt mémorables (le ciel étoilé qui remonte le temps), et la série parvient à donner envie d'en savoir plus au sujet de ce personnage mineur du MCU - ce qui n'était pas gagné d'avance (cf Echo, dont tout le monde se contrefout, mais que Marvel semble décidé à mettre en vedette malgré tout...)

(bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Un film, un jour (ou presque) #1647 : Iron Fists and Kung Fu Kicks (2019)

Publié le 18 Mai 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Review, USA, Australie, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Iron Fists and Kung Fu Kicks (2019) :

Documentaire américano-australien consacré au cinéma d'arts martiaux de Hong Kong, et à son influence omniprésente sur le cinéma hollywoodien et la pop culture dans son ensemble, cet Iron Fists and Kung Fu Kicks semble, au premier abord, faire un peu double emploi avec le Kung Fu Stuntmen récemment passé en revue dans ces pages.

En réalité, cependant, ce documentaire cinéphile choisit une approche plus historique et globale du genre, prenant du recul pour tenter de mettre en évidence les liens existant entre les disciplines de l'opéra de Pékin, le cinéma des Shaw Brothers, les évolutions sociétales des années 60 et 70, et l'impact des films d'arts martiaux sur la culture populaire, des balbutiements du genre jusqu'au succès international de Tigre et Dragon.

Il montre ainsi comment le genre est passé d'un tout très opératique à quelque chose de plus viril et masculin, reflétant les tourments de la société hong-kongaise, avant d'exploser à l'échelle internationale sous l'influence de Bruce Lee, de prendre un virage plus léger avec Sammo Hung et Jackie Chan (et leur style plus comique et casse-cou), de voir les Shaw Bros éclipsés par la Golden Harvest (qui n'a jamais hésité à se tourner vers l'étranger pour recruter), et de devenir un incontournable des vidéo-clubs, après avoir fait le pain quotidien des salles d'exploitation américaines, notamment à New-York et dans les quartiers pauvres.

Le métrage s'intéresse en effet (quitte à paraître un peu trop américano-centré) sur les liens entre le genre des films d'arts martiaux et la culture afro-américaine, depuis la blaxploitation jusqu'au hip-hop et au breakdance. Des liens ainsi tissés entre les films d'action des années 70/80 et des pans entiers de l'expérience afro-américaine, et qui sont présentés comme une évidence, quitte à proposer des analyses et des raccourcis un peu forcés (le parallèle avec Rocky ne tient pas vraiment la route).

Et paradoxalement, si le film s'efforce de couvrir tous les pans de ce genre cinématographique, ainsi que ses héritiers (de Matrix au cinéma amateur), on finit par se dire que les choix effectués dans le dernier tiers du film paraissent bien subjectifs et curieux : le documentaire consacre ainsi un bon moment au cinéma d'action ougandais, ou encore à des YouTubeurs et à leurs fanfilms, mais mentionne à peine le cinéma thaïlandais et indonésien (Onk Bak, etc), ou encore des figures pourtant incontournables dans la popularisation du genre aux USA - Tarantino, Van Damme, Jet Li, autant de personnalités qui n'ont (au mieux) droit qu'à une brève mention dans tout le documentaire.

Curieux, donc, et un peu décevant, vu que le métrage s'efforce d'être exhaustif sur tant d'autres points. Après, ce n'est pas rédhibitoire pour autant, et Iron Fists and Kung Fu Kicks s'avère tout de même un bon complément à d'autres documentaires consacrés au cinéma d'action, dont le Kung-Fu Stuntmen que je mentionnais plus tôt.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1645 : Kuzco, l'Empereur mégalo (2000)

Publié le 16 Mai 2022 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Histoire, Jeunesse, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Kuzco, l'Empereur mégalo (The Emperor's New Groove - 2000) :

Empereur inca mégalomane et égocentrique, Kuzco (David Spade) est transformé en lama par la maléfique Yzma (Eartha Kitt) et son sbire Kronk (Patrick Warburton) ; aux côtés de Pacha (John Goodman), un humble paysan, l'empereur déchu va alors apprendre l'humilité et l'humanité qui lui font tant défaut...

Un film d'animation Disney réputé pour avoir eu une genèse très compliquée (cf le documentaire interdit The Sweatbox, critiqué en ces pages), et qui tranche effectivement notablement avec le style Disney en vigueur dans les années 90.

Oubliées les comédies musicales et la fournée de métrages classiques des années 90 (de la Petite Sirène à Tarzan), et place à un hommage assumé aux cartoons de Chuck Jones et aux Looney Tunes, dont on retrouve ici le côté plus mordant, le slapstick, un trait plus caricatural et expressif, et un certain mickey-mousing de la bande originale, qui font que fréquemment, on se dit que Bugs Bunny n'aurait pas dépareillé à l'écran (de la même manière que certaines bribes des restes du score de Marc Shaiman, refusé et remplacé par celui de John Debney, auraient eu leur place dans La Famille Addams).

Et c'est probablement aussi la raison pour laquelle ce Kuzco a moins marqué les esprits des spectateurs et des critiques, ou du moins, l'a fait d'une manière un peu différente : avec ses méchants cultes (Eartha Kitt est géniale au doublage d'Yzma, et Warburton excellent en Kronk) qui éclipsent facilement son Kuzco volontairement antipathique, The Emperor's New Groove prend le contrepied des récits Disney habituels, préférant narrer une fable morale souvent absurde dans laquelle le protagoniste apprend à changer et à respecter autrui.

Le problème étant que le film s'éparpille dans des mini-sketches très énergiques et nerveux, mais peine à vraiment être autre chose qu'un cartoon excentrique et décalé : c'est amusant, ça se regarde très bien, mais ça ne laisse pas forcément un souvenir impérissable.

Sympathique, sans plus.

4/6

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Les bilans de Lurdo : Miracle Workers, saison 3 (2021)

Publié le 24 Avril 2022 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Comédie, Télévision, Romance, USA, Les bilans de Lurdo, Histoire, Sitcom, Anthologie, TBS

Après une saison 1 à dominante théologique, en demi-teinte, et une saison 2 médiévale nettement plus réussie sur l'émancipation, le progrès et le refus du status-quo, l'équipe de Simon Rich remet le couvert pour une nouvelle cuvée de 10 épisodes d'une vingtaine de minutes s'intéressant, cette fois-ci, à la conquête de l'Oregon par une caravane de colons américains paumés...

Miracle Workers, saison 3 (Miracle Workers : Oregon Trail - 2021) :

Le Révérend Ezekiel Brown (Daniel Radcliffe) tente de mener la caravane de ses paroissiens jusqu'en Oregon, et se voit contraint de demander l'aide de Benny The Teen (Steve Buscemi), un criminel traqué par un chasseur de primes (Karan Soni), pour guider le convoi...

Une saison un peu différente, puisque non adaptée d'une nouvelle de Simon Rich, qui d'ailleurs n'est même plus à l'écriture de la série : s'il reste à la production, il a passé les rênes du programme à deux de ses collègues de longue date, et il faut probablement voir là les raisons de l'écriture globalement plus brouillonne de cette saison globalement amusante, mais manquant de liant.

Dans ses grandes lignes, bizarrement, la saison n'est pas si différente que ça des précédentes, reposant toujours sur les mêmes ressorts narratifs : le contraste entre Daniel Radcliffe et Buscemi, les sarcasmes de Karan Soni, la romance impossible de Radcliffe et Visnawathan... la routine, donc, qui ici se pare d'atours western décalés.

On a donc un Benny qui se découvre une conscience, et apprend à être un "père" digne de ce nom ; Ezekiel, qui tente de résister à son attirance pour Prudence (Visnawathan) et à concilier sa Foi avec les tourments de la vie quotidienne au sein de la caravane ; Prudence, qui tente de s'extirper de sa condition de femme soumise à son mari, l'arrogant Todd (Jon Bass) ; et l'ensemble de la caravane, qui tente de survivre à la maladie, à la faim et aux éléments... ainsi qu'aux bandits menés par Trig (Quinta Brinson), la fille rebelle de Benny.

Tout ce petit monde croise pas mal de guests (Tim Meadows, Ron Funches, Bobby Moynihan...), se retrouve embarqué dans des mésaventures improbables (traversée de rivière, chasse au bison, visite d'un saloon, secte religieuse, indiens, catastrophes naturelles, fête de l'indépendance, etc), pour un résultat agréable et décalé, comme je le disais, mais un peu éparpillé.

Certaines idées fonctionnent mieux que d'autres, les fonds verts sont assez moyens, et l'on retiendra surtout les moments les plus déjantés du lot, comme ce numéro musical de Daniel Radcliffe au saloon, ou encore la toute fin de saison, qui flirte avec une satire politique bienvenue.

Une troisième saison intéressante, donc, et toujours sympathique (en même temps, la distribution reste très motivée, et semble toujours bien s'amuser) mais un peu inaboutie, çà et là. En espérant que la saison 4 soit un peu mieux structurée et maîtrisée...

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Un film, un jour (ou presque) #1622 : SPÉCIAL PÂQUES - Black Easter (2021)

Publié le 17 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Religion, Review, Science Fiction, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Black Easter (2021) :

Recruté par Ahmed Amir (Gerardo Davila), un millionnaire, pour travailler sur un projet top-secret, Ram (Morgan Roberts), un jeune scientifique de génie, se joint à une équipe ambitieuse, pour tenter de percer les mystères de la téléportation. Mais contre toute attente, ils inventent alors le voyage dans le temps... Malheureusement, les intentions de leur mécène sont particulièrement sinistres, ce qui se concrétise lorsqu'il envoie un commando mené par Brandt (Donny Boaz) pour tuer Jésus Christ avant qu'il n'ait le temps de créer sa religion.

C'est Pâques, donc faute d'un film sur les lapins, les œufs et les cloches, on se rabat sur ce Black Easter, dont les multiples critiques m'ont intriguées.

Présenté par beaucoup comme une comédie de voyage temporel, saupoudrée d'une petite dose de religion, Black Easter est en fait toute autre chose : une "version longue" d'un court-métrage prosélytiste comme les Américains savent tant en faire, un métrage qui, sous ses atours de film de science-fiction au postulat improbable (et à la cohérence très limitée) dissimule en réalité un récit à l'écriture naïve et aux archétypes bien clichés, tout à la gloire de Jésus et de sa religion.

Entre le soldat qui a perdu la foi après la mort de sa famille dans un accident, le scientifique juif athée et sarcastique, la potiche croyante à forte poitrine, le grand méchant qui est (forcément) un extrémiste/terroriste musulman, l'Afro-Américain à dreads, fainéant, comique et rebelle, le pseudo-Sheldon Cooper, etc, tous les personnages sont simplistes et caricaturaux, et ont une évolution évidente : les incroyants sont punis, ou ils retrouvent la Foi (il faut voir ce moment où le soldat et l'un des musulmans se retrouvent crucifiés avec Jésus, pour un ultime moment de rédemption) et sont sauvés dans la lumière de Christ.

Le tout dans un gloubiboulga de voyage temporel approximatif, de leçons de morale (il faut toujours pardonner... sauf aux méchants terroristes et aux soldats, qui sont tous criblés de balles par le héros sans la moindre hésitation), et d'idées à la con qui échappent totalement au réalisateur et scénariste (toute la fin part en vrille).

Ajoutez à cela une certaine arrogance énervante (non seulement le film s'ouvre sur une musique tonitruante alors qu'il affiche à l'écran, l'un après l'autre, tous les prix reçus en festival, mais en plus, le personnage principal narre tout le film d'une voix off goguenarde et suffisante), une interprétation très inégale, des notions assez ignorantes de la religion ("la Bible a été écrite par Jésus", "elle est historiquement infaillible"), et un placement produit bien honteux pour l'application iDisciple, à la toute fin du film, et voilà, un ratage assez piteux que j'aurais mieux fait d'éviter (et qui n'a absolument rien d'une comédie, sauf si l'objectif est de se moquer du métrage).

0.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1608 : Une maison de fous (1994)

Publié le 30 Mars 2022 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Histoire, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Une maison de fous (My Summer Story/It Runs in the Family - 1994) :

L'été arrive chez les Parker et Ralphie (Kieran Culkin) tente de trouver la toupie de ses rêves pour vaincre son rival, Scut Farkus (Chris Owen) ; en parallèle, sa mère (Mary Steenburgen) s'efforce de compléter sa collection de porcelaine, et son père (Charles Grodin) mène une guerre sans pitié contre ses voisins, les Bumpus...

Onze ans après, la suite officielle (à ne pas confondre avec la suite DTV sortie en 2012 ou avec la version en direct de 2017) du classique A Christmas Story, avec le même réalisateur, le même co-scénariste, le même compositeur, la même voix off (Jean Shepherd rempile lui aussi, avec onze ans de moins), mais... pas les mêmes acteurs, forcément.

Et c'est en partie là que le bât blesse, puisque la mayonnaise ne prend pas du tout avec les nouveaux interprètes : Culkin est un peu fade et surjoue, Steenburgen hérite d'une sous-intrigue quelconque, et Charles Grodin cabotine affreusement, assez symptomatique d'un film au trait plus forcé que l'original. Ça se retrouve à tous les niveaux : les événements présentés, l'interprétation, la voix off, les autres personnages (les voisins), etc, tout est un peu plus caricatural que dans le classique de Noël... sans en avoir le charme.

Forcément, sans toute l'ambiance festive et enneigée du film de 1983, on se retrouve avec une comédie familiale assez plate, un enchaînement de scénettes et d'anecdotes décousues, avec quelques anachronismes (l'utilisation de Morricone lors du duel), et sans grand intérêt.

Comme quoi le premier film restera vraiment à part, un véritable ofni difficilement imitable au charme si particulier (ce qui n'empêche pas Hollywood d'essayer, encore et encore).

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1604 : Loose Cannons (1990)

Publié le 24 Mars 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Histoire, Review, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Loose Cannons (1990) :

Parce qu'un film compromettant refait surface, mettant en scène Adolf Hitler et Kirk von Metz (Robert Prosky), qui tente désormais de se faire élire chancelier d'Allemagne de l'ouest, ce dernier ordonne la mort de quiconque a vu le métrage. À Washington, MacArthur "Mac" Stern (Gene Hackman), un officier de police rebelle et Ellis Fielding (Dan Aykroyd), inspecteur de génie atteint de personnalités multiples, enquêtent sur ces meurtres...

Après Club Eden et Coneheads, une autre de ces comédies américaines des années 90 mettant en scène Dan Aykroyd, ici accompagné de Gene Hackman, devant la caméra de Bob Clark (A Christmas Story, Black Christmas), pour un buddy cop movie... totalement raté.

Entre le script décousu co-écrit par Richard Matheson, la réalisation mollassonne de Clark, l'action et les poursuites en voiture bourrées de slapstick plat et la distribution totalement à côté de la plaque - Hackman fait du sous-Mel Gibson dans l'Arme Fatale, avec un sourire goguenard vissé sur les lèvres, Dan Aykroyd fait du sous-Robin Williams insupportable, on a l'impression de regarder un épisode de série USA Network façon Psych ou Monk, mais sans charme, sans rythme, et avec des clichés bien datés sur les gays, le BDSM, etc.

Bref, c'est raté, et il n'est donc pas surprenant de constater que ce métrage est considéré par beaucoup de critiques comme l'une des plus mauvaises sorties du début des années 90.

1.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1598 : SEMAINE SAINT PATRICK - Le Zoo (2017)

Publié le 18 Mars 2022 par Lurdo dans Review, Cinéma, Drame, Jeunesse, UK, Histoire, Irlande, Guerre, St Patrick

Pendant une semaine, comme chaque année, les Téléphages Anonymes fêtent l'Irlande à l'occasion de la Saint Patrick, le 17 mars !

Le Zoo (Zoo - 2017) :

Durant les bombardements subis par Belfast lors de la Seconde Guerre Mondiale, Tom (Art Parkinson), un jeune garçon dont le père est au front, décide de tout faire pour sauver Buster, un jeune éléphanteau du zoo de la ville, l'un des nombreux animaux de l'établissement dont l'exécution a été commandée par les autorités...

Un film familial à thématique animalière, version très romancée d'une histoire vraie, qui n'a malheureusement pas vraiment fonctionné sur moi, pour plusieurs raisons. Déjà, à cause du parti-pris artistique de baigner toute la photographie du film dans une colorimétrie délavée, à la limite du sépia, pour faire "historique" : c'est moche, c'est inutile, et ça n'apporte rien au film, voire même ça crée une distance qui n'a pas lieu d'être entre le spectateur et l'histoire présentée.

Ensuite, parce que la structure même du film, son déroulement, et son rythme, font que l'on ne s'attache jamais vraiment aux jeunes personnages (notamment au héros). Oui, le petit Mickey (James Stockdale) est amusant, mais il est sous-exploité, et disparaît trop longtemps du métrage pour son propre bien... et les autres personnages restent trop mécaniques dans leur écriture et dans leur utilisation pour parvenir à susciter l'attachement et l'émotion.

Je parle d'émotion, car le film tente un rebondissement à la Terabithia (ceux qui auront vu ce dernier film comprendront). Un rebondissement assez téléphoné par la mise en scène et les dialogues (on est à la limite du "je reviens tout de suite" d'un figurant de film d'horreur), et qui est tombé totalement à plat pour moi, de par mon manque d'empathie envers les protagonistes.

Bref, un métrage totalement à l'opposé de son affiche colorée et joyeuse, et qui manque de la maîtrise nécessaire pour que son côté mélodramatique fonctionne réellement. Cela dit, ça a bon fond, et les enfants apprécieront peut-être l'éléphanteau... donc soyons gentils.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1597 : SEMAINE SAINT PATRICK - There's Something about Patrick (2013)

Publié le 17 Mars 2022 par Lurdo dans Biographie, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Télévision, UK, Irlande, St Patrick

Pendant une semaine, comme chaque année, les Téléphages Anonymes fêtent l'Irlande à l'occasion de la Saint Patrick, le 17 mars !

There's Something about Patrick (2013) :

Un documentaire britannique d'une heure environ centré sur Neil Delamere, un comique irlandais, qui décide de s'intéresser à la figure incontournable de l'Irlande, Saint Patrick, pour tenter d'en démêler la vérité de la légende.

Le tout entrecoupé de moments de stand-up du comédien, d'interviews auprès de spécialistes et de quidams, et de "reconstitutions" humoristiques, sans oublier les passages durant lesquels Delamere tente de revivre dans les conditions du quatrième siècle après JC.

De quoi remettre en place les nombreuses idées fausses qui entourent le saint patron irlandais, avec un sens de l'humour plutôt efficace et toujours présent, ce qui assure qu'on ne s'ennuie pas devant ce métrage décalé plutôt bien rythmé et conçu.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1589 : The Lost Leonardo (2021)

Publié le 7 Mars 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Review, Thriller, USA, UK, France

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Lost Leonardo (2021) :

Un documentaire intéressant qui retrace toute l'affaire du Salvator Mundi, un tableau très abîmé attribué, après sa restauration, à Leonardo Da Vinci.

Un tableau presque sorti de nulle part, aux origines floues, jamais totalement authentifié par les experts, en très grande partie restauré (au point qu'il y ait désormais plus de restauration que d'œuvre originale), et qui a fait les choux gras du milieu de l'art, depuis ceux qui l'ont retrouvé, vendu de manière plus ou moins honnête, jusqu'au Prince d'Arabie Saoudite, son dernier acquéreur (officieux) en titre, en passant par toutes les galeries, tous les musées, et toutes les salles d'enchères, trop contentes de pouvoir faire leur promotion médiatique sur le dos d'un "De Vinci" inédit pour vraiment vouloir faire preuve de rigueur et de prudence dans leur évaluation de l'œuvre.

C'est ce qui ressort vraiment de ce métrage, qui se fait un malin plaisir à laisser tous ses intervenants face caméra, silencieux, souvent mal à l'aise ou avec un petit sourire satisfait sur les lèvres : le monde de l'art est un monde emplit de magouilles, de corruption, de blanchiment d'argent, etc... et tout le monde semble en être parfaitement satisfait.

On a donc fréquemment envie de baffer les intervenants, entre la restauratrice innocente, le critique d'art exubérant, les spécialistes jaloux qui se tirent dans les pattes, les businessmen qui arnaquent tout le monde et n'ont que l'argent en tête, les oligarques russes aux fonds douteux, les musées hypocrites, les politiciens cherchant à se racheter une virginité, et tout le reste. Tous pourris, en somme.

Cela dit, The Lost Leonardo reste un documentaire intéressant : c'est complet, bien rythmé, et mis en scène comme une enquête policière, donc c'est plutôt réussi, bien qu'occasionnellement un peu manipulateur dans sa forme.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1588 : Uncharted (2022)

Publié le 25 Février 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Histoire, Romance, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Uncharted (2022) :

Nathan Drake (Tom Holland), jeune arnaqueur passionné d'histoire, est recruté par Sully (Mark Wahlberg), un chasseur de trésors, pour tenter de retrouver le trésor de Magellan, perdu il y a plus de 500 ans par la Maison Moncada. Une course autour du monde s'engage alors entre Drake, Sully et Santiago Moncada (Antonio Banderas), avec pour enjeu plus de 5 milliards de dollars en or et en métaux précieux...

Soyons honnêtes : même sans avoir joué à tous les jeux de la franchise (et c'est mon cas, j'ai uniquement joué aux deux premiers), les caractéristiques principales d'Uncharted sont flagrantes. Un protagoniste baroudeur sarcastique (à la Indy) ressemblant physiquement à (et sonnant comme) Nathan Fillion, une relation ludique avec Sully, son mentor moustachu, des fusillades à gogo, des aventures aux quatre coins du globe, des puzzles à résoudre, de l'escalade, et des cascades spectaculaires et cinématographiques.

Donc forcément, quand après près de 15 ans au point mort, en development hell, cette adaptation filmique de la saga vidéoludique (confiée à trois scénaristes et au réalisateur de Venom et de Zombieland) ne garde qu'une fraction de ces points essentiels (et ne les exploite vraiment qu'à la fin du métrage), ça coince.

À commencer par le casting : j'aime beaucoup Tom Holland, il est attachant, mais il n'a absolument rien de Nathan Drake, même en version Begins - pas vraiment l'humour ou le répondant, pas le côté baroudeur, pas d'alchimie avec Sully (un Wahlberg autrefois envisagé pour le personnage titre, et ici en pilotage automatique et en débardeur pour montrer ses muscles)... au moins, à défaut d'utiliser des armes à feu (il le fait dans une scène vers la fin du film, et le métrage en profite pour placer enfin le thème musical des jeux, mais c'est très bref), il fait du parkour et de la musculation, c'est déjà ça et ça plaira aux fans de l'acteur.

Donc Drake n'est pas ultra convaincant, Sully non plus, Banderas fait de la figuration (Chloé s'en sort mieux), les fusillades sont aux abonnés absents dans le métrage, les puzzles sont assez génériques et pas très intéressants dans leur mise en image, les aventures internationales sont étrangement étriquées et claustrophobiques, et enfin, les cascades paraissent bizarrement mollassonnes : encore une fois, lorsque Tom Holland fait du parkour, c'est efficace, quand il est remplacé par des doublures numériques lors de grandes cascades défiant toutes les lois de la physique et de la plausibilité (à la Fast and Furious), ça coince - oui, c’était déjà comme ça dans les jeux, mais à l’écran, en prises de vue supposément réelles, ça ne passe pas.

Et puis je pourrais citer la musique, ici totalement insipide (merci Djawadi, une fois de plus), le rythme en dents de scie, le montage très moyen des scènes d'action, le caméo pataud de Nolan North, ou encore une cruelle absence de fun, de personnalité et d'énergie tout au long d'un métrage qui est plus près d'un Benjamin Gates 2 que d'un Indiana Jones...

2.5/6 (à peu près comme le Tomb Raider de Vikander, en fait)

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Un film, un jour (ou presque) #1586 : The King's Man - Première Mission (2021)

Publié le 23 Février 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Review, UK, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The King's Man - Première Mission (The King's Man - 2021) :

En 1914, alors que la paix entre les peuples d'Europe est menacée par les manigances du mystérieux Berger, le Duc d'Oxford (Ralph Fiennes) tente d'empêcher le chaos mondial à l'aide de ses fidèles compagnons, Polly Watkins (Gemma Arterton) et Shola (Djimon Hounsou). Mais face à eux se dressent tous les sbires du Berger, au rang desquels le cruel Raspoutine (Rhys Ifan)...

Les deux premiers Kingsman, malgré leurs défauts, parvenaient à être des pastiches de films d'espionnage à la James Bond sympathiques et modernes, non seulement grâce à la bonne alchimie de son duo de tête Firth/Egerton, mais aussi et surtout parce que les films ne se prenaient jamais au sérieux, que ce soit au travers d'une explosion de têtes symphonique, ou d'un Elton John faisant du kung-fu.

On sentait alors que Matthew Vaughn rêvait de faire un James Bond, mais que son second degré l'empêchait de verser dans un film d'action trop droit dans ses bottes.

Ici, avec ce troisième volet de la saga... Vaughn fait tout l'inverse. Il change son fusil d'épaule et, un peu comme s'il avait récemment vu 1917, il a décidé de faire un film de guerre sur les horreurs de la Première Guerre Mondiale, sur les tares de l'Empire britannique de l'époque, et tout et tout... en oubliant le second degré au passage.

C'est bien simple, la seule scène qui ressemble, de près ou de loin, au ton des deux premiers Kingsman, c'est ce moment où Raspoutine (excellent Rhys Ifan) guérit la jambe de Ralph Fiennes à coups de langue, avant de s'engager dans un combat tourbillonnant sur l'Ouverture 1812 de Tchaikovski : subitement, au bout de près d'une heure, le film se sort brièvement de sa torpeur pour partir dans un grand n'importe quoi virevoltant et rythmé, avec de l'humour, des cascades, etc.

Malheureusement, Raspoutine est probablement tout ce que l'on retiendra de ce troisième volet bipolaire, qui semble tellement vouloir proposer un film de guerre et d'espionnage sérieux que ses brèves saillies dans l'univers Kingsman paraissent presque déplacées. Ce qui n'aide pas, en plus, c'est que le film n'a pas de duo principal aussi solide et dynamique que Firth/Egerton : en tant que père et fils, Fiennes et Harris Dickinson passent leur temps à être séparés, ou à marcher mollement dans les traces du duo des deux premiers films, sans jamais marquer vraiment les esprits.

À l'identique, les dialogues semblent nettement plus plats et le rythme largement absent : doit-on voir dans l'absence de Jane Goldman au scénario la raison de ce virage vers quelque chose de moins décalé et amusant ? Est-ce que son influence, dans les films précédents (loin d'être parfaits, encore une fois), explique tous ces ressorts narratifs éventés, que le film présente pourtant comme des révélations improbables (l'identité du grand méchant, la scène du générique de fin avec l'homologue de Lenine) et ces scènes d'action étrangement inégales (un peu trop d'accélération des mouvements, de câblage, çà et là) ?

Difficile à dire, mais une chose est sûre, ce Kingsman 3 manque cruellement de fun et d'énergie, en plus de se prendre diablement au sérieux.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1585 : That's Sexploitation ! (2013)

Publié le 22 Février 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Review, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

That's Sexploitation ! (2013) :

Un long documentaire de plus de deux heures qui, dans la droite lignée de Schlock ! ou de American Grindhouse, se propose de retracer l'histoire du genre de la sexploitation, dans tout ce qu'il a de plus érotique, de plus trash, de plus excentrique, de plus libidineux, de plus racoleur et de plus ludique.

Depuis les années 20 jusqu'à nos jours, ce documentaire indépendant réalisé et présenté par Frank Henenlotter (la trilogie des Frères de Sang, Frankenhooker, Elmer le Remue-Méninges...) présente ainsi les différentes facettes du genre, débutant par les débuts timides des années 20, les pseudo-films d'éducation sexuelles et de prévention contre la drogue des années 30, puis passant par les films d'aventure exotiques dans lesquels des sauvages ou des gorilles enlevaient des femmes sans défense, les films de nudistes, avant d'attaquer les films "pour soldats" des années 40 et autres pin-ups, l’essor du burlesque (sur scène comme sur les écrans) dans les années 50, le retour des films de nudistes dans les années 60, et enfin les tendances plus dévergondées de cette décennie - drogues, lesbiennes, violence...

Tout cela, jusqu'à l'explosion du porno hardcore dans les cinémas de quartier, une explosion qui a signé la fin de la sexploitation softcore à proprement parler.

Un métrage pas inintéressant, en soi... mais particulièrement fatigant sur la longueur. Il faut dire que si le film conserve toujours une approche ludique et rigolarde de son sujet, il se complait aussi dans de longs montages d'images d'archive, illustrant chaque période, chaque sujet, chaque sous-genre pendant probablement trop longtemps.

Il arrive en effet un moment où le spectateur décroche un peu devant tant d'images répétitives, et finit par se lasser d'écouter David F. Friedman (littéralement au bout de sa vie, puisqu'il est décédé avant la sortie du métrage) raconter sa carrière en détails.

Ajoutez à cela une conclusion un peu précipitée, et voilà : un documentaire cinéphile et polisson pas désagréable, mais qui aurait bénéficié d'être amputé d'une bonne demi-heure, et qui, en l'état, finit par être laborieux à regarder.

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1570 : Last Night in Soho (2021)

Publié le 4 Février 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Musique, Histoire, Review, Thriller, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Last Night in Soho (2021) :

Jeune provinciale ultrasensible passionnée par les années 60, Ellie (Thomasin McKenzie) arrive à Londres, dans le quartier de Soho, pour y suivre des études de mode. Rapidement, cependant, elle réalise qu'elle perçoit la vie de Sandie (Anya Taylor-Joy), une jeune chanteuse des sixties, qui a vécu dans le même appartement qu'elle à l'époque. Et tandis qu'au premier abord, la vie rêvée de Sandie inspire Ellie et l'amène à se réinventer, elle réalise bien vite que l'existence de la chanteuse était loin d'être parfaite, et a progressivement sombré dans une tragédie qui commence à envahir la réalité d'Ellie...

Un thriller fantastico-horrifique signé Edgar Wright, qui joue ici une carte très habile, celle de la fausse nostalgie pour une époque révolue : déjà, bonne nouvelle, ce n'est pas une nostalgie pour les années 80, comme c'est désormais la mode. Ici, on part vers quelque chose de plus obscur et de plus pointu (du moins, pour les jeunes générations), à savoir les années 60, et le Londres de cette époque.

Un Swinging London idéalisé et rêvé par l'héroïne, mais qui s'avère être bien plus sombre qu'il n'y paraît, pour ne pas dire glauque et sinistre. Et c'est là que Wright est rusé, puisqu'il parvient à avoir le beurre et l'argent du beurre : d'un côté, il prend un malin plaisir à utiliser tous les codes de l'époque, la musique, la mode, l'ambiance, etc, pour faire d'une partie du métrage une célébration de cette période et de l'art qui l'accompagne.

Et de l'autre, il détourne tous ces codes pour se tourner vers quelque chose se trouvant à la lisière du giallo, avec un film à la fois de fantômes, de zombies et de tueur au couteau, au style très prononcé, et à l'horreur très graphique.

Ce qui fonctionne plutôt bien, je dois dire (malgré quelques bémols sur lesquels je vais revenir un peu plus tard), notamment parce que Thomasin McKenzie compose un personnage principal fébrile, une sorte de petite souris attachante qui évolue dans un monde qui la dépasse. Et puis Wright se fait vraiment plaisir au niveau artistique, travaillant l'image, le son, la musique, les couleurs, pour parvenir à ce qui est peut-être son film le plus abouti d'un point de vue réalisation et direction artistique.

On pourra toujours regretter que le script téléphone à ce point ses rebondissements (sur Diana Rigg, Terence Stamp), que certains éléments soient un peu grossiers (la caractérisation des mean girls), qu'il y ait une légère tendance à privilégier la forme au fond (comme souvent chez Wright, dont les films finissent par ressembler à des exercices de style), et que l'interprétation de certains personnages soit un peu appuyée (le petit copain de l'héroïne)... mais bon, dans l'ensemble, ça passe assez bien.

Après, il y a aussi Anya Taylor-Joy, que l'on apprécie ou pas (personnellement, j'ai un peu de mal avec l'actrice), mais elle tient assez bien son rôle néanmoins.

Imparfait, mais assez intéressant.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1568 : Le Forum en folie (1966)

Publié le 2 Février 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Histoire, Review, Romance, Musique, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Forum en folie (A Funny Thing Happened on the Way to the Forum - 1966) :

Afin d'obtenir sa liberté, l'esclave romain Pseudolus (Zero Mostel) conclut un accord avec son jeune maître Hero (Michael Crawford), pas très futé : ce dernier est amoureux de Philia (Annette Andre), jeune courtisane de la maison voisine, déjà promise au Capitaine Miles Gloriosus (Leon Greene) ; à Pseudolus de tout faire pour qu'elle devienne la compagne de Hero...

Une comédie péplum adaptée d'une comédie musicale de Broadway, et qui a reçu un accueil critique assez positif à sa sortie, dans les années 60... malheureusement, je ne sais pas si ça a mal vieilli, ou si je suis réfractaire à la réalisation de Richard Lester et aux musiques de Stephen Sondheim, mais je n'ai pas du tout accroché au tout, et j'ai trouvé le temps assez long.

En même temps, ça cabotine beaucoup, ça ne m'a pas semblé très drôle (les poursuites en accéléré façon Benny Hill, ça a ses limites), et de manière globale, le rythme et le style de l'écriture finissent par être assez fatigants.

Un bon gros bof, donc.

2/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1557 : The Gamechangers (2015)

Publié le 17 Janvier 2022 par Lurdo dans Biographie, Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Drame, Histoire, Review, Télévision, UK, USA, BBC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Gamechangers (2015) :

Lorsque Dan Houser (Ian Attard), son frère Sam (Daniel Radcliffe) et l'équipe de Rockstar Games lancent GTA San Andreas en 2004, ils s'attendent à un succès de l'ampleur du précédent opus, Vice City. Mais rapidement, la pugnacité de Jack Thompson (Bill Paxton), un avocat conservateur persuadé que GTA et Sony sont responsables de tous les maux de la société et des multiples meurtres perpétrés par un jeune homme déséquilibré, va s'avérer un obstacle de taille sur le chemin de la société de jeux vidéo...

Un téléfilm assez médiocre de la BBC, malgré les efforts de Daniel Radcliffe et de Bill Paxton dans les deux rôles principaux, et qui retrace les différents scandales entourant la sulfureuse saga Grand Theft Auto ; dans les faits, le métrage s'attarde surtout sur le fameux incident Hot Coffee, et sur les meurtres perpétrés par Devin Moore sur des policiers, en 2003... et tente de dramatiser au maximum tous les événements, en laissant énormément de place au point de vue de Thompson et consorts sur la dangerosité des jeux vidéos.

Une approche encore renforcée par la manière dont Rockstar et les Houser sont présentés comme de sales gosses immatures aux prétentions artistiques, et les jeux vidéo mis en image comme des objets hypnotiques lobotomisant les joueurs... en même temps, le téléfilm n'a pas reçu la collaboration ou l'approbation de Rockstar et des personnes impliquées dans ce camp, ce qui explique beaucoup de choses.

Car le vrai problème de ce Gamechangers, en fait, c'est son écriture, tout simplement.

Une écriture laborieuse qui enchaîne des couloirs d'exposition pataude pour présenter les tenants et aboutissants de cette histoire, qui laisse la plupart de ses personnages sous-développés (sauf Thompson, à nouveau) et qui semble piocher dans des déclarations faites au tribunal pour créer des dialogues maladroits et jamais naturels.

Ça sonne faux, artificiel et forcé, et si ça se calme un peu ensuite, une fois que les acteurs prennent le relais pour faire vivre les personnages, ça reste très bancal, sommaire, et forcément approximatif, puisque dès le début, on nous explique que de grandes libertés ont été prises avec la chronologie et les faits présentés, "pour une meilleure dramaturgie".

Un vrai bon gros bof.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1556 : 15 Minutes of Shame (2021)

Publié le 14 Janvier 2022 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Review, Télévision, USA, HBO

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

15 Minutes of Shame (2021) :

Un documentaire HBO Max produit par Monica Lewinski et réalisé par Max Joseph, déjà à l'origine du programme Catfish, et qui s'intéresse ici au phénomène de la cancel culture, du harcèlement sur les réseaux sociaux, et de leurs conséquences sur leurs victimes (ciblées à tort ou à raison).

Et... c'est à peu près tout ce qu'il y a à dire sur ce métrage qui finit par conclure que tout ça, c'est la faute de Facebook et des réseaux sociaux, ainsi que des politiciens pourris qui laissent faire plutôt que d'intervenir, ce qui ne fait qu'amplifier la nature intrinsèque de l'être humain à aimer voir ses semblables souffrir et à les humilier en public pour leur apprendre une leçon.

Super. Franchement, 85-90 minutes pour arriver à une conclusion évidente pour quiconque possède un embryon de cerveau et a déjà été en ligne, c'est probablement un peu trop, et l'enchaînement victimes de cyberbullying/sociologues/psychologues/activistes qui se répète n'apporte pas beaucoup d'informations que l'on ne connaissait déjà.

Sans même parler de la politisation inévitable du tout, sous le prisme des USA, de leur système politique ultrapolarisé, de leur version absolue de la liberté d'expression... et de cette tendance toute aussi inévitable à tout ramener au champ des social and gender studies, qui explique que tout ça, en fin de compte, c'est forcément réductible, à un niveau ou un autre, à des questions raciales ou sexistes.

Ce qui amène aussi à ce gentil paradoxe (un peu hypocrite) d'un documentaire dénonçant la cancel culture et ses effets destructeurs sur ceux qui en sont les victimes, tout en faisant intervenir des spécialistes et des universitaires activistes qui t'expliquent, de leur côté, que malgré toutes les dérives, ça a du bon si les causes sont justes et que c'est mérité (Qui en décide ? Elles, je suppose).

Autrement dit, « la cancel culture, c'est mal et c'est dangereux, sauf quand ça sert les causes que je défends (auquel cas il faut appeler ça la "consequence culture", ça passe mieux) ».

Bref, qu'en conclut le film, au final ? Que la solution à tous ces problèmes passerait par une réglementation plus stricte des réseaux sociaux, par des lois plus punitives, et par un système de rééducation qui montrerait aux méchants bullies que leurs victimes sont humaines et souffrent, comme tout le monde... en espérant que ça suffise pour les transformer et leur donner de l'empathie. Un dernier point optimiste, pour ne pas dire naïf.

Un bon gros bof que ce documentaire, en somme... je suis probablement trop cynique pour tout ça.

2.25/6

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