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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #documentaire catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1557 : The Gamechangers (2015)

Publié le 17 Janvier 2022 par Lurdo dans Biographie, Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Drame, Histoire, Review, Télévision, UK, USA, BBC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Gamechangers (2015) :

Lorsque Dan Houser (Ian Attard), son frère Sam (Daniel Radcliffe) et l'équipe de Rockstar Games lancent GTA San Andreas en 2004, ils s'attendent à un succès de l'ampleur du précédent opus, Vice City. Mais rapidement, la pugnacité de Jack Thompson (Bill Paxton), un avocat conservateur persuadé que GTA et Sony sont responsables de tous les maux de la société et des multiples meurtres perpétrés par un jeune homme déséquilibré, va s'avérer un obstacle de taille sur le chemin de la société de jeux vidéo...

Un téléfilm assez médiocre de la BBC, malgré les efforts de Daniel Radcliffe et de Bill Paxton dans les deux rôles principaux, et qui retrace les différents scandales entourant la sulfureuse saga Grand Theft Auto ; dans les faits, le métrage s'attarde surtout sur le fameux incident Hot Coffee, et sur les meurtres perpétrés par Devin Moore sur des policiers, en 2003... et tente de dramatiser au maximum tous les événements, en laissant énormément de place au point de vue de Thompson et consorts sur la dangerosité des jeux vidéos.

Une approche encore renforcée par la manière dont Rockstar et les Houser sont présentés comme de sales gosses immatures aux prétentions artistiques, et les jeux vidéo mis en image comme des objets hypnotiques lobotomisant les joueurs... en même temps, le téléfilm n'a pas reçu la collaboration ou l'approbation de Rockstar et des personnes impliquées dans ce camp, ce qui explique beaucoup de choses.

Car le vrai problème de ce Gamechangers, en fait, c'est son écriture, tout simplement.

Une écriture laborieuse qui enchaîne des couloirs d'exposition pataude pour présenter les tenants et aboutissants de cette histoire, qui laisse la plupart de ses personnages sous-développés (sauf Thompson, à nouveau) et qui semble piocher dans des déclarations faites au tribunal pour créer des dialogues maladroits et jamais naturels.

Ça sonne faux, artificiel et forcé, et si ça se calme un peu ensuite, une fois que les acteurs prennent le relais pour faire vivre les personnages, ça reste très bancal, sommaire, et forcément approximatif, puisque dès le début, on nous explique que de grandes libertés ont été prises avec la chronologie et les faits présentés, "pour une meilleure dramaturgie".

Un vrai bon gros bof.

2/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1556 : 15 Minutes of Shame (2021)

Publié le 14 Janvier 2022 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Review, Télévision, USA, HBO

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

15 Minutes of Shame (2021) :

Un documentaire HBO Max produit par Monica Lewinski et réalisé par Max Joseph, déjà à l'origine du programme Catfish, et qui s'intéresse ici au phénomène de la cancel culture, du harcèlement sur les réseaux sociaux, et de leurs conséquences sur leurs victimes (ciblées à tort ou à raison).

Et... c'est à peu près tout ce qu'il y a à dire sur ce métrage qui finit par conclure que tout ça, c'est la faute de Facebook et des réseaux sociaux, ainsi que des politiciens pourris qui laissent faire plutôt que d'intervenir, ce qui ne fait qu'amplifier la nature intrinsèque de l'être humain à aimer voir ses semblables souffrir et à les humilier en public pour leur apprendre une leçon.

Super. Franchement, 85-90 minutes pour arriver à une conclusion évidente pour quiconque possède un embryon de cerveau et a déjà été en ligne, c'est probablement un peu trop, et l'enchaînement victimes de cyberbullying/sociologues/psychologues/activistes qui se répète n'apporte pas beaucoup d'informations que l'on ne connaissait déjà.

Sans même parler de la politisation inévitable du tout, sous le prisme des USA, de leur système politique ultrapolarisé, de leur version absolue de la liberté d'expression... et de cette tendance toute aussi inévitable à tout ramener au champ des social and gender studies, qui explique que tout ça, en fin de compte, c'est forcément réductible, à un niveau ou un autre, à des questions raciales ou sexistes.

Ce qui amène aussi à ce gentil paradoxe (un peu hypocrite) d'un documentaire dénonçant la cancel culture et ses effets destructeurs sur ceux qui en sont les victimes, tout en faisant intervenir des spécialistes et des universitaires activistes qui t'expliquent, de leur côté, que malgré toutes les dérives, ça a du bon si les causes sont justes et que c'est mérité (Qui en décide ? Elles, je suppose).

Autrement dit, « la cancel culture, c'est mal et c'est dangereux, sauf quand ça sert les causes que je défends (auquel cas il faut appeler ça la "consequence culture", ça passe mieux) ».

Bref, qu'en conclut le film, au final ? Que la solution à tous ces problèmes passerait par une réglementation plus stricte des réseaux sociaux, par des lois plus punitives, et par un système de rééducation qui montrerait aux méchants bullies que leurs victimes sont humaines et souffrent, comme tout le monde... en espérant que ça suffise pour les transformer et leur donner de l'empathie. Un dernier point optimiste, pour ne pas dire naïf.

Un bon gros bof que ce documentaire, en somme... je suis probablement trop cynique pour tout ça.

2.25/6

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Christmas Yulefest 2021 - 51 - The Secrets of Christmas Revealed ! (2021)

Publié le 31 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Fantastique, Noël, Review, Télévision, USA, Yulefest, Tubi

Noël est derrière nous, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

The Secrets of Christmas Revealed ! (2021) :

Un mockumentaire parodique diffusé sur Tubi (la plateforme gratuite de la Fox), et prétendant raconter (comme son nom l'indique) tous les secrets du Pôle Nord, comme s'ils avaient été révélés aux chaînes d'informations américaines (de la Fox, donc) par un lanceur d'alerte anonyme. Au programme, donc, tous les mystères entourant le Pôle, commentés en voix off de manière mystérieuse, et en face caméra par divers intervenants (dont Dean Haglund, l'un des Lone Gunmen conspirationnistes des X-files... forcément ^^).

Malheureusement, dès les premières images, on repère un souci dans ce programme : outre sa durée particulièrement abusive de 85 minutes (ça aurait pu fonctionner en format trente minutes, voire une heure maximum, coupures publicitaires comprises, mais là, ça traîne), le budget de cette production semble particulièrement anémique, avec au moins 70 % du métrage qui sont composés de stock shots et autres images libres de droits, mis bout à bout pour illustrer le propos du moment.

Les 30 % restants ? Des interventions face caméra, donc, mi-goguenardes, mi-je m'en foutistes, de supposés "experts" qui sont censés apporter des réponses aux questions les plus fréquentes posées par les enfants au sujet de Santa Claus. On pourrait en déduire que ce film est à destination des plus jeunes, et effectivement, si ce n'était la durée et le rythme du tout, un enfant pourrait trouver le tout intéressant. Mais l'écriture sarcastique et pleine de sous-entendus du métrage laisse deviner un public ciblé bien différent, qui n'est pas dupe (huhuhu, Krampus c'est une chèvre, donc il a besoin de vermifuge pour chèvre, et il a un fouet, donc il a travaillé dans un club SM, trop drôle).

Bref, c'est longuet, rarement original, inspiré ou drôle, les réponses apportées prennent les gens (et les enfants) pour des imbéciles, les "documents" présentés sont des montages photographiques et vidéo sommaires, l'écriture présente Santa comme un Big Brother omniprésent et menaçant (mais pas trop, car il faut rester gentiment moqueur), ça agite les spectres d'un Hollywood pervers, du Deep State, du certificat de naissance à Hawaii, etc, et le film a tendance, en plus, à faire la promotion un peu trop ouverte des œuvres de Russell Ince...

Bon gros bof, donc.

2/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Christmas Yulefest 2021 - 27 - La bataille de Noël (2021)

Publié le 17 Décembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Religion, Review, Télévision, USA, Apple, Politique

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

La Bataille de Noël ('Twas the Fight Before Christmas - 2021) :

Un documentaire assez fourbe sur une histoire tout d'abord présentée comme un conflit entre voisins : d'un côté, Jeremy Morris, un avocat passionné de Noël qui se prend pour Clark Griswold, et rêve d'une maison illuminée de tous feux ; de l'autre, le syndicat de copropriété du quartier dans lequel il s'installe, où tout le monde veut rester au calme, et qui voit d'un mauvais œil les proportions toujours plus gargantuesques des décorations de Morris... et de la foule de spectateurs qui vient la voir.

Et puis, progressivement (Amérique oblige), le film vire à l'affrontement politique et religieux, à mesure que le documentaire révèle le vrai visage des deux camps : d'un côté, un groupe hétéroclite de copropriétaires maladroits (retraités, femmes au foyer, pasteur, et autres), n'appréciant pas vraiment de voir débarquer des milliers de touristes amenés en bus dans leur quartier, et de l'autre, Morris, un conservateur aux tendances libertaires revendiquées pour qui la liberté des autres s'arrête là où commence la sienne, un avocat égocentrique et arrogant qui s'imagine en joueur d'échecs ayant toujours cinq coups d'avance, qui pense que les mots "communiste" et "socialiste" sont des insultes, et qui se voit en sauveur de Noël, là pour préserver la tradition d'un Noël religieux et respectueux (des traditions chrétiennes), face à des méchants athées qui ont déclaré la Guerre contre Noël.

Oui, on retombe bien dans un discours made in Fox News, assez typique de la société américaine, et c'est là que ce documentaire a commencé à me perdre. Parce qu'il a beau adopter une réalisation rigolarde, avec des mises en scène volontairement dramatisées, et il a beau laisser la parole à tous les intervenants, le fait est que Morris reste bien un gros connard arriviste sans aucun respect pour sa femme, qui utilise la religion pour crier au loup et se mettre les médias conservateurs dans la poche, et qui profite de l'aura de son métier pour manipuler et humilier un groupe de voisins dépassés par les événements.

Ce qui, sur 90 minutes, finit par éclipser tout le reste et par devenir fatiguant, surtout quand on apprend, tardivement, que Morris s'est probablement servi de toute cette histoire pour lancer sa carrière en politique, et viser un poste de sénateur. Forcément... et tout aussi logiquement, en lui laissant une plateforme de 90 minutes pour s'exprimer, ce métrage finit par lui servir la soupe, délibérément ou non.

Un bon gros bof, donc, même si je reconnais aisément que mon ras-le-bol prononcé de la scène politique américaine ultra-polarisée et de l'hypocrisie de la droite républicaine font que je n'ai que peu de patience pour les récits de ce genre.

2.5/6

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Christmas Yulefest 2021 - 15 - Becoming Santa (2011)

Publié le 10 Décembre 2021 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Christmas, Critiques éclair, Documentaire, Noël, Review, USA, Yulefest

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Becoming Santa (2011) :

Un documentaire sympathique écrit par Jack Sanderson, et qui suit le parcours de ce dernier tout au long d'une saison festive, alors qu'il a décidé d'endosser l'habit du Père Noël pendant les fêtes de fin d'année. On l'accompagne ainsi lors de son premier essayage de costume, de sa première teinture capillaire, de ses quelques jours à la Santa School, puis durant ses premiers événements en tant que Père Noël agréé.

Le tout rythmé par les commentaires goguenards de Sanderson, qui apprécie l'opportunité qui lui est offerte, mais ne perçoit pas forcément ce rôle comme une vocation. Pourtant, le bonhomme est fait pour ça, et chacune de ses apparitions dans le rôle est confondante de naturel, surtout lorsqu'il est vu au travers du regard émerveillé des enfants.

La juxtaposition de ces moments magiques et des commentaires pas dupes de Sanderson permet ainsi au documentaire de garder un ton léger et amusant, sans jamais se moquer pour autant des Santa Claus plus investis, qui ont consacré leur vie au rôle. Le message de Becoming Santa reste ainsi un message de bienveillance et de charité, qui évite le prosélytisme ou les querelles de clocher.

Après, je reste plus dubitatif sur les segments "historiques" centrés sur les origines du personnage de Santa Claus, via Saint Nicolas et compagnie. Non seulement ils laissent beaucoup de place à des intervenants trop contents d'affirmer qu'on doit presque toutes les traditions de Noël et de Santa Claus aux Américains, mais on a aussi droit à un passage maladroit et indigné sur Black Pete, le compagnon de Saint Nicolas, ce qui contribue à renforcer un peu une certaine sensation d'éparpillement du documentaire (un documentaire qui s'intéresse aussi, en passant, aux œuvres caritatives new-yorkaises, etc).

Rien de bien méchant, cependant, et le film reste sympathique dans l'ensemble.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1547 : L'enfance volée de Jan Broberg (2017)

Publié le 22 Novembre 2021 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Religion, Review, Science Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

L'enfance volée de Jan Broberg (Abducted in Plain Sight - 2017) :

Un documentaire que l'on m'avait conseillé en me promettant une histoire improbable et déglinguée, et il est vrai que, sur ce plan, c'est effectivement le cas.

Après, j'avoue être resté un peu sur ma faim au final. Probablement que c'est dû au fait que je ne suis pas forcément accro aux documentaires criminels racoleurs tellement à la mode outre-atlantique et en France, aux Faites entrer l'accusé, etc... et pourtant, en théorie, cette histoire avait vraiment de quoi interpeler.

Dans les années 70, une famille mormone, infiltrée pendant des mois et des mois par B, un ami de la famille (au charisme de poulpe mort, qui plus est), qui avait jeté son dévolu sur Jan, l'une des fillettes Broberg, âgée de 12 ans... un pédophile séducteur qui, pour arriver à ses fins, a entretenu une relation amoureuse adultère avec la mère de la fillette (!), avec le père de la fillette (!), et avec la fillette (!). Puis il a enlevé cette dernière, pour la séquestrer en lui faisant croire qu'elle avait été choisie par des extraterrestres pour porter le nouveau Messie intergalactique, comme la Vierge Marie d'une planète lointaine...

Vient ensuite après un mariage au Mexique, et le retour de la fillette dans sa famille, sans réelle poursuite judiciaire (les parents ont abandonné toute poursuite, Jan est amoureuse de B), voilà que la relation entre la mère et le prédateur sexuel reprend, pendant des mois, en parallèle de son histoire avec Jan. Et puis Jan "fugue" à l'autre bout du pays, en réalité enlevée de nouveau par B, qui l'a placée dans une école catholique en la faisant passer pour sa fille, et en se prétendant agent de la CIA incognito...

S'ensuit un nouveau retour de Jan chez elle, l'incendie de la boutique de son père par des hommes payés par B, et encore aujourd'hui, un harcèlement qui n'a de cesse, puisque B n'a jamais réellement été condamné à la hauteur de ses crimes (et des actes immondes pratiqués sur d'autres enfants)...

Oui, c'est une histoire rocambolesque, et par moments, on a envie de se dire que tout a été inventé, qu'il n'est pas possible d'être aussi bête naïf et crédule (en même temps, à la base, les Mormons... ^^) ; et oui, le documentaire, en soi, est plutôt bien ficelé, même si les reconstitutions sont parfois de trop.

Mais en fin de compte, malgré sa volonté d'être une histoire de résilience et de courage, ça reste une sorte d'accident de voiture à l'américaine : on regarde ça, incrédule, on se facepalme, on se moque parfois, mais on ne retient pas grand chose d'autre que le côté trashy et scandaleux du tout.

3/6 (pour le coup, dans le genre histoire déglinguée, documentaire WTF et Mormons, j'ai préféré Tabloid)

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Un film, un jour (ou presque) #1543 : An Unknown Compelling Force (2021)

Publié le 16 Novembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, USA, Histoire, Review, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

An Unknown Compelling Force (2021) :

Un documentaire anglo-saxon qui se propose de revenir sur le mystère de la Dyatlov Pass, un incident entré dans l'histoire russe et durant lequel un groupe de 9 jeunes randonneurs partis dans la neige des montagnes de l'Oural ont été retrouvés morts, éparpillés autour de leur camp de base, dans des tenues insuffisantes, et couverts de contusions inexpliquées.

Des morts mystérieuses, inexpliquées et ayant donné naissance à d'innombrables conspirations plus ou moins farfelues, pas aidées par le secret d'état imposé par l'Union Soviétique autour de l'incident, un secret d'état qui a attisé toutes les tensions.

Liam Le Guillou, le réalisateur, décide donc de partir en expédition sur place et de résoudre le mystère de la Dyatlov Pass, armé d'experts en criminologie, et de son égo.

Parce que oui, c'est bien ce qui ressort le plus de ce métrage : la manière dont Le Guillou se met constamment en avant, narre l'intégralité du documentaire à la première personne, façon travelogue bourré de "moi" et de "je", se montre en aventurier dans la tempête avant de basculer, dans la dernière partie du film, en mode Christophe Hondelatte dans Faites entrer l'accusé, avec mise en scène en studio, éclairage de film noir, tableau d'affichage couvert de photos et de rapports d'autopsie, etc.

Bref, si le récapitulatif global des événements, l'humanisation des victimes de la tragédie et la présentation des différentes théories l'entourant sont assez compétents, on s'agace devant l'omniprésence du réalisateur, qui narre le film, se met en scène, nous parle de ses sentiments, à mi-chemin entre un Louis Theroux ou un Werner Herzog du pauvre, et conclut le documentaire en arrivant à la conclusion (très discutable) que les indigènes vivant sur place sont les responsables de cette tragédie.

Mouais.

3/6, parce que formellement, c'est plus que professionnel et efficace, malgré toutes les scories inhérentes à Le Guillou.

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Un film, un jour (ou presque) #1540 : Stuntwomen - The Untold Hollywood Story (2020)

Publié le 11 Novembre 2021 par Lurdo dans Action, Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Review, Sport, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Stuntwomen - The Untold Hollywood Story (2020) :

Un documentaire très scolaire sur le monde des cascadeuses hollywoodiennes, partiellement narré par Michelle Rodriguez (qui apparaît brièvement dans une séquence ou deux), et dont on ressort avec une impression de décousu, en n'étant pas forcément totalement convaincu.

Il faut dire qu'avec un tel sujet - l'histoire des cascadeuses, depuis les origines d'Hollywood à nos jours, en passant par ses hauts et ses bas, et face à la misogynie de l'industrie -, il y avait moyen de faire un métrage passionnant. Et à vrai dire, lorsqu'il s'en tient à ce postulat, le film fonctionne globalement, retraçant bien les difficultés auxquelles sont confrontées au quotidien les cascadeuses, qui doivent toujours être meilleures que les hommes pour être seulement considérées comme leurs égales.

Mais le côté aléatoire des intervenants (Paul Feig, Paul Verhoeven... mais pas de Zoë Bell ou de Tarantino, par exemple, alors que Kill Bill est bien mis en avant), de la structure (la narration de Rodriguez disparaît fréquemment pendant de longues périodes), son rythme inégal, et un coté très revendicatif et militant, façon girl power simpliste à base de montage sur fond de chanson pop "inspirante" semblant dire "toi aussi, petite fille, tu peux devenir aussi badass que ces cascadeuses si tu crois en toi et si tu te bats !" desservent un peu le tout, je trouve.

Et puis je dois bien avouer que, bizarrement, à mesure que les anciennes cascadeuses racontaient l'évolution de leur métier, les années 80, le sexisme, la drogue, leur combat, leur entraînement physique, le coût de leur discipline sur leur santé, et tout et tout, j'ai eu une petite pensée frustrée pour le monde du catch et les catcheuses américaines, un monde qui a connu exactement la même trajectoire, et dans lequel les femmes sont encore plus mal considérées que ne le sont les cascadeuses.

Ah, mais non, on me signale que les catcheuses (et leurs homologues masculins) ne sont pas considérées (par les autres corps de métier, qui les prennent souvent de haut) comme des actrices, des sportives ou des cascadeuses à part entière, qu'elles n'ont aucune des protections ou des syndicats de ces dernières, et qu'elles restent, aujourd'hui encore, à l'échelon le plus bas de l'industrie du divertissement. ­Ça aide à relativiser.

3.5/6

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2021 - What We Do In The Shadows, saison 3 (2021)

Publié le 6 Novembre 2021 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Nouvelle-Zélande

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, durant tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

What We Do In The Shadows, saison 3 (2021) :

À leur grande surprise, Lazlo, Nandor et Nadja sont promus à la tête du Conseil vampirique de la Côte Est, une position qui leur donne un pouvoir jusqu'alors inespéré sur leurs semblables... mais aussi les responsabilités qui vont avec.

Une troisième saison assez surprenante, je dois dire, puisque prenant un tour ponctuellement plus sérieux, entre deux blagues graveleuses et moments absurdes. Car en faisant accéder notre petit groupe de vampires au statut de Conseil vampirique de la Côte Est, les scénaristes changent la dynamique globale de la série, à de multiples niveaux.

Cela leur permet en effet d'associer des personnages habituellement peu habitués à se fréquenter : Nandor et Nadja, qui tentent de cohabiter à la tête du Conseil ; Lazlo et Colin, qui passent du temps à explorer les archives du conseil, et à sympathiser ; Guillermo, qui tente de gérer tout cela tout en occupant son nouveau poste de garde du corps du Conseil... sans oublier Kristen Schaal, qui revient en tant que Guide du Conseil Vampirique, et qui est en orbite autour de tout ce petit monde.

Des interactions qui débouchent, en fin de saison, sur quelques rebondissements inattendus : après avoir passé toute la saison à se chercher, incapable de trouver l'amour et rongé par la solitude, Nandor décide de se mettre en hibernation... puis de partir globe-trotter autour du monde en solo (non sans avoir enfin crevé l’abcès avec Guillermo) ; Colin trouve (en quelque sorte) la mort ; et Lazlo prend une décision fondamentale, choisissant l'amitié à son couple et au pouvoir absolu, au cours d'une conclusion inattendue.

C'est probablement Lazlo qui connaît ainsi le développement le plus important de la saison, ou du moins, qui se révèle le plus : la sincérité de ses sentiments envers Nadja (qui sont à l'origine de son exil du Royaume-Uni), son attachement envers Colin Ferguson, qui devient véritablement un ami, bref, Lazlo a bon fond, et cette saison le souligne encore et encore.

Une saison 3 plutôt efficace, en somme, tour à tour décalée et sincère, vulgaire et touchante, plus homogène et structurée que la saison 2 et toujours très bien interprétée par sa distribution, ainsi que par les guest stars qui viennent dire bonjour, de Taika Waititi à Donald Logue, en passant par Scott Bakula ou encore David Cross.

Mention spéciale à l'épisode barré de la traque de l'Ancien, le géniteur de tous les vampires, qui s'échappe dans une supérette, avec retour du Baron, chien infernal, et tout et tout. Vite, la suite...

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Un film, un jour (ou presque) #1504 : Supps - The Movie (2019)

Publié le 12 Août 2021 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Review, Sport, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Supps - The Movie (2019) :

Un documentaire assez ludique dans sa forme, s'attardant sur l'industrie des compléments alimentaires dans le monde de la musculation et du bodybuilding, au travers du témoignage de son réalisateur, Alex Ardenti, un italo-américain fasciné par le muscle depuis sa tendre enfance, et ancien champion de bodybuilding en Europe, reconverti dans la comédie, la réalisation et la photographie professionnelles.

Ardenti retrace ainsi l'histoire de l'industrie, depuis l'antiquité jusqu'à nos jours, en passant par Sandow, bodybuilder au tout début du 20e siècle, par Rheo Blair, dans les années 50, par Joe Wider, puis par la démocratisation des compléments par Met-Rx, l'arrivée de l'éphédrine, de la créatine, le développement du marketing, etc, etc, etc.

En tant que documentaire, le métrage paraît ainsi assez exhaustif (presque trop, à vrai dire, si l'on n'est pas plus fasciné que ça par le milieu et ses intervenants), bénéficiant de nombreuses interviews et images d'archive, et présente un portrait plutôt franc de la communauté, de son impact sur le monde du bodybuilding, sur le grand public, sur les médias, et tout et tout.

Seul problème, en fait : dans sa dernière ligne droite, et un peu comme les documentaires Bigger Stronger Faster et Prescription Thugs, Supps abat ses cartes et révèle sa position réelle sur le sujet.

Alors qu'il prétend aborder les sujets qui fâchent et répondre aux vraies questions concernant l'efficacité et l'innocuité des compléments alimentaires, Supps botte en touche, en se positionnant en avocat de l'industrie (ce qui ne surprend pas forcément le spectateur attentif, qui a remarqué que pendant tout le métrage, le sujet des stéroïdes et autres anabolisants n'était jamais effleuré, vendant l'image que les compléments alimentaires suffisaient, avec de l'entraînement, à donner un physique de Mr Univers), et en ne laissant la parole qu'aux défenseurs du milieu.

On tombe alors dans le lobbying pur et dur, contre (presque) toute législation ou régulation, qui critique les médecins et la presse médicale, et qui crie bien fort que tous ces compléments alimentaires sont totalement inoffensifs et bien plus sûrs que tout ce qu'on mange au quotidien.

Certes. Il y a bien une tentative de souligner le besoin de faire du sport et de manger sainement en plus de la consommation des compléments, car ce ne sont pas des produits miracles, mais bon : l'absence de contrepoint médical plus sceptique, et le fait que le documentariste soit tout acquis à la cause tirent un peu le métrage vers le bas, malheureusement.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1496 : MillenniuM After the MillenniuM (2019)

Publié le 2 Août 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Fantastique, Review, Thriller, Télévision, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

MillenniuM After the MillenniuM (2019) :

Un documentaire qui revient, plus de vingt ans après sa diffusion, sur la série MillenniuM, l'autre bébé de Chris Carter, un objet télévisuel improbable à la photographie cinématographique et au ton tellement sombre et apocalyptique qu'il préfigurait, en ce sens, toutes les séries du câble arrivées bien plus tard.

Trois saisons toutes plus différentes les unes des autres, des conflits entre Chris Carter et ses scénaristes, des showrunners aux approches radicalement opposées (Chris Carter, showrunner malgré lui en saison 1, voulait une série de profiler extrême mais réaliste ; Morgan et Wong, en saison 2, ont poussé l'apocalypse dans ses derniers retranchements, en développant la touche de fantastique sous-entendue par Carter et en poussant toujours plus loin la crise existentielle du personnage principal et de la série ; Chip Johannessen, en saison 3, a tenté de sauver les meubles de cette série en conciliant les deux approches préalables et en revenant à une formule plus procédurale, avec un binôme Mulder et Scully), une série qui n'a jamais trouvé son audience sur la Fox, aux interventions constantes car à la recherche d'un hit à la hauteur des X-files, bref, MillenniuM, malgré toutes ses qualités (et dieu sait que la série en avait), était une série difficile à aborder, et clairement digne de l'appellation "culte".

Dommage alors que ce documentaire, s'il couvre toute la gestation de la série, son côté sombre et dépressif, les difficultés de Lance à s'adapter aux méthodes de travail du monde de la télévision, le crossover raté avec X-files, etc, passe un peu sous silence tout un pan de la série : Morgan et Wong (et Kristen Cloke) sont (sans surprise) absents du documentaire, représentés par deux de leurs scénaristes (à part eux et, bizarrement, Terry O'Quinn, quasiment tout le monde est présent dans ce métrage), et leurs décisions créatives présentées comme polarisantes et ne faisant clairement pas l'unanimité - Thomas J. Wright, réalisateur aux lunettes d'aviateur, n'est pas fan du virage mythologique et crépusculaire de la saison 2, alors que Chip Johannessen, lui, regrette d'avoir tenté de passer cette saison 2 sous le tapis au début de la troisième année, persuadé, à l'époque et à tort, que Morgan et Wong avaient alors sacrifié la série et brûlé tous les ponts pour se venger de leurs conflits avec Carter et la Fox.

Une erreur d'appréciation (aujourd'hui, Carter, Morgan, Wong et compagnie sont tous réconciliés) qui trahit bien le manque flagrant de communication entre Carter et son équipe, occupés sur X-files, et Morgan et Wong, en charge de MillenniuM, au point que Carter n'avait aucune idée de ce qui se déroulait dans l'autre série, alors même qu'il devait en écrire des scénarios.

Bref, beaucoup de regrets, tant vis à vis de la production chaotique du programme, que de ce documentaire sympathique mais incomplet.

Cela dit, rien que pour l'interview avec Lance, qui a notamment de très bons souvenirs de Sarah-Jane Redmont/Lucy Butler, MillenniuM after the MillenniuM mérite un coup d'œil.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1483 : SEMAINE COMÉDIE FRANÇAISE - Tout simplement noir (2020)

Publié le 14 Juillet 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, France, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Tout simplement noir (2020) :

Comique agitateur et engagé s'étant fait connaître par ses coups d'éclat sur le web, Jean-Pascal Zadi décide d'organiser une grande marche revendicative à Paris, pour défendre la cause des Noirs. Avec l'aide du comique Fary, il tente alors d'approcher toutes les célébrités noires de la ville et du show-biz, pour les convaincre de se joindre à son mouvement...

Une comédie amusante qui adopte une sorte de format mockumentaire n'étant pas sans rappeler le travail de Sasha Baron-Cohen, pour un militantisme satirique qui se paie pas mal de caméos (Joey Starr, Omar Sy, Ramzy, Eric, Kassovitz, Soprano, Patrick Éboué, etc, etc, etc), et s'amuse à critiquer à la fois la société française, le racisme intra et inter-communautaire, et l'hypocrisie du monde des célébrités.

Le tout d'une façon plutôt ludique, même si elle est un peu handicapée (comme certains des films de Sasha Baron Cohen, d'ailleurs), par un format "succession de sketches" pas forcément très fluide.

Reste que de multiple passages sont franchement drôles, comme en vrac la dispute entre Éboué et Lucien Jean-Baptiste, la discussion de groupe chez Ramzy, le casting chez Kasso, ou encore (plus prévisible), la ferme de Dieudonné.

Une bonne surprise, en fin de compte.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1441 : Kedi - Des chats et des hommes (2016)

Publié le 18 Mai 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Review, Turquie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Kedi - Des chats et des hommes (2016) :

Un très joli documentaire animalier et sociétal, qui s'intéresse aux habitants d'Istanbul... les chats, et la relation très particulière, parfois quasi-philosophique, que les Turcs ont avec ces derniers.

Une relation fusionnelle, spirituelle et historique, qui voit les rues et les ports d'Istanbul pulluler de félins semi-domestiqués, qui entrent et sortent des habitations et des magasins comme bon leur semble, et qui peuvent compter sur leurs voisins humains pour s'occuper d'eux, les soigner et les nourrir.

Le métrage, assez contemplatif, s'intéresse ainsi à plusieurs chats et à leurs histoires respectives, à mesure que la caméra les rencontre, les suit et les apprivoise : de quoi satisfaire les amateurs d'animaux, qui auront à l'écran d'innombrables matous de toutes races et de toutes origines, agréablement filmés par la caméra de la réalisatrice.

Un portrait charmant d'une ville et de ses habitants, dont l'âme est indubitablement composée, en grande partie, d'ADN félin, et qui tente de se réinventer alors qu'elle se modernise et que la nature perd peu à peu sa place entre les immeubles et les quartiers flambants neufs.

5/6

(on pourra regretter, cependant, qu'Istanbul et ses habitants ne semblent pas forcément très portés sur la stérilisation des félins de la ville, mais peut-être que la réalisatrice a tout simplement fait le choix de laisser cet élément moins feel-good de côté)

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Un film, un jour (ou presque) #1428 : Wrestlove - L'amore combattuto (2019)

Publié le 29 Avril 2021 par Lurdo dans Action, Biographie, Catch, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Review, Sport, Italie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Wrestlove - L'amore combattuto (2019) :

Un documentaire italien façon tranche de vie, qui suit le quotidien d'un couple de catcheurs italiens, Monica Passeri et Karim Brigante, qui partagent leur vie entre l'Italie et les USA, où ils tentent de marcher dans les traces de leur idole, Bruno Sammartino.

Pas forcément désagréable à suivre, dans l'absolu, même si n'ai pas totalement accroché à la forme du métrage : un documentaire sans réelle structure ni arc narratif, qui tente à la fois d'être "vrai", pris sur le vif et qui est paradoxalement un peu trop artificiel dans sa mise en scène (voix off récitative, scènes reconstituées, etc) pour convaincre...

Autrement dit, pendant 70 minutes, on regarde le tout distraitement, sans vraiment se passionner pour ce couple (à la personnalité peu marquante et à l'anglais très inégal) ni pour leur parcours somme toute assez classique pour des lutteurs étrangers voulant percer aux États-Unis.

3/6, sans plus.

(mention spéciale au texte final expliquant que Monica est entrée dans l'histoire en étant la première Italienne à catcher pour la WWE depuis Sammartino... alors qu'en fait, elle a jobbé face à Nia Jax dans un épisode de Raw en 2016)

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Un film, un jour (ou presque) #1424 : Kid 90 (2021)

Publié le 23 Avril 2021 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Review, Télévision, USA, Hulu

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Kid 90 (2021) :

Documentaire Hulu réalisé et produit par Soleil Moon Frye (alias Punky Brewster), qui a passé les années 90 à grandir devant les caméras et, armée d'un caméscope, à filmer les coulisses d'une époque révolue, durant laquelle elle a croisé le chemin de la plupart des jeunes acteurs de la période.

On retrouve ainsi des images exclusives et intimes de bon nombre de visages familiers, de David Arquette à Brian Austin Green, en passant par Stephen Dorff, Mark-Paul Gosselaar, Danny Boy O'Connor, Heather McComb, Sara Gilbert, Charlie Sheen, Leonardo DiCaprio, Mark Wahlberg, Corey Feldman, Michael Rapaport, Jonathan Brandis et bien d'autres encore - certains, qui ne sont plus parmi nous, n'apparaissent que par le biais d'images d'archive, d'autres, toujours bien vivants et proches de l'actrice (la plupart des jeunes acteurs de l'époque se connaissaient, étaient amis, et le sont toujours), réagissent à ces images, et font un bilan doux-amer de cette jeunesse starisée pas toujours facile.

Plutôt intéressant, tout ça, surtout si l'on a grandi à l'époque, et que tous ces visages évoquent des souvenirs nostalgiques d'une ère télévisuelle et cinématographique désormais oubliée par beaucoup. Et c'est aussi l'occasion pour Soleil Moon Frye de faire le point sur cette période difficile de sa carrière, lorsqu'elle est passée, trop jeune, de Punky Brewster à des rôles plus sexy, de par son physique en pleine transformation, et qu'elle est devenue la cible des attentions des hommes plus âgés.

Mais à mesure que le métrage avance, on s'aperçoit que le film tente aussi de concilier plusieurs aspects qui se marient plus ou moins bien. D'un côté, ce portrait d'une génération d'acteurs privilégiés et fêtards, façon sex, drugs et rock'n'roll, et qui a payé le prix de ces excès (le nombre de proches de SMF qui sont morts à l'époque est assez glaçant) ; de l'autre, un bilan quasi psycho-thérapeutique de la vie de SMF, forcément très centré sur sa carrière, sa vie privée et ses traumatismes, parfois à l'excès ; ailleurs, le métrage part dans un pensum pseudo-philosophique sur la vie, l'amour, les vaches... porté par une Soleil qui aime se voir comme une artiste et une poète ; et à d'autres moments, on ne peut s'empêcher de se demander si tout ça n'est pas un outil promotionnel pour le revival de Punky Brewster pour NBC...

Au final, ce Kid 90 est probablement un peu de tout ça, sans être particulièrement bien équilibré. Mais le tout reste plus ou moins intéressant à suivre pour les curieux.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1422 : Meet the Patels (2014)

Publié le 21 Avril 2021 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, USA, Romance, Review, Animation, Inde

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Meet the Patels (2014) :

Documentaire écrit et réalisé par Ravi Patel (un acteur) et sa sœur Geeta, tous deux indo-américains, et qui, à l'approche de la trentaine, sont confrontés aux traditions de leur famille et de leur culture, à savoir le mariage arrangé.

Sous la caméra de Geeta, on suit ainsi Ravi, fraîchement séparé d'une Américaine après deux ans de relation, et qui, encore blessé par cette rupture, se laisse embarquer dans le tourbillon des rendez-vous arrangés par ses parents, plus que décidés à trouver une "âme sœur" à leurs deux enfants.

Un tourbillon qui l'emmène aux quatre coins des USA, mais aussi en Inde, et qui le confronte à de nombreux thèmes assez intéressants, comme les classes sociales, l'élitisme de certains groupes ethniques, les sites de rencontre spécialisés, etc... des thèmes qui tiraillent Ravi, situé au carrefour de l'Inde et des USA, entre tradition et modernité.

Plutôt sympathique, ce métrage, car assez dynamique, ludique (il alterne séquences animées et séquences filmées), et visiblement sincère, même si l'on ne peut s'empêcher de voir venir la fin du métrage bien à l'avance, compte tenu de la personnalité du protagoniste, et du fil narratif évident développé dans le documentaire.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1415 : The Crystal Calls - Making the Dark Crystal : Age of Resistance (2019)

Publié le 12 Avril 2021 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, Netflix, Télévision, USA, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Crystal Calls - Making the Dark Crystal : Age of Resistance (2019) :

Documentaire making-of de 82 minutes qui revient sur la création de la série Dark Crystal pour Netflix, en couvrant peu ou prou toutes les étapes de sa production de manière plutôt exhaustive... ou presque.

En effet, si l'on ne pourra pas nier l'ambition et la passion du projet, et de toutes les personnes impliquées (Egerton, notamment, a l'air très motivé et fan du film original et de Labyrinth), on reste ici devant un long-métrage avant tout promotionnel, à la gloire des Henson, de Netflix et de Louis Leterrier, encensé par tout le monde comme étant un génie créatif visionnaire, etc.

Paradoxalement, cela dit, Leterrier est l'une des rares personnes (doubleurs exceptés) impliquées dans la production du projet à ne jamais s'exprimer dans le documentaire : sa compagne, Cameron Richardson, est présente, les exécutifs de Netflix et de la Jim Henson Company sont là, certains des doubleurs aussi, les marionnettistes, les costumiers, les éclairagistes, les techniciens, le directeur de la photographie, le compositeur, le showrunner Javier Grillo-Marxuach, Brian Froud et sa famille, etc, etc, etc, tout le monde est là... sauf Leterrier (il avait piscine, ce jour-là ?).

Une absence qui se remarque, même si, in fine, elle ne change pas grand chose au métrage, qui se veut un éloge du marionnettiste à l'ancienne, et de ce projet unique en lequel tout le monde croyait clairement beaucoup.

On ne peut pas les en blâmer, compte tenu du boulot abattu... mais on se dit aussi que la méthode Netflix (et sa carte blanche, sauf en ce qui concerne le format des séries) a aussi tendance à amener toutes les personnes impliquées à travailler dans une bulle, et à manquer parfois un peu de recul sur le travail abattu. Dommage.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1411 : Adam Sandler - Funny Guy (2020)

Publié le 6 Avril 2021 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Netflix, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Adam Sandler - Funny Guy (2020) :

Un documentaire d'une heure sur Adam Sandler et sa carrière, depuis ses débuts de comique sur les planches, puis au sein du SNL, jusqu'à son contrat faramineux avec Netflix, en passant par son succès d'acteur dramatique dans Uncut Gems, et par sa vie privée posée et familiale.

Pas grand chose à se mettre sous la dent, en fait, pour ce métrage assez générique, très Wikipedien et télévisuel, qui se répète beaucoup et qui se contente de recycler des déclarations sur tapis rouge et des interviews promotionnelles, sans rien leur apporter hormis un commentaire "les critques n'aiment pas ses films, mais envers et contre tout, il a du succès, c'est un bel exemple à suivre".

(le pire étant que Sandler est assez mauvais/mal à l'aise en promo, et que cela se répercute sur la qualité du documentaire)

À se demander presque si ce n'est pas un film d'étudiant(e) ou une demo reel d'un(e) apprenti(e) documentariste qui a bricolé quelque chose à partir d'images gratuites, et a trouvé preneur outre-atlantique auprès d'une chaîne ou d'un diffuseur.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1397 : Pick it up ! Ska in the '90s (2019)

Publié le 22 Mars 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Musique, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Pick it up ! Ska in the '90s (2019) :

Un documentaire qui retrace le parcours et le succès du ska dans les années 90, en retraçant l'histoire si particulière de ce genre musical syncopé, caractérisé par sa bonne humeur, son énergie... et sa section cuivres !

Au travers de multiples interviews de nombreux musiciens appartenant à ce style, le métrage retrace ainsi les premiers pas du ska, sa "première vague", en Jamaïque, où un mélange de jazz, de blues/rock et de musique locale a su séduire la jeunesse par son côté dansant et ludique.

Puis on part pour l'Angleterre, où la seconde vague du ska a vu le jour, fusion de l'immigration jamaïcaine et des influences anglo-saxonnes du punk et du rock.

Enfin, la troisième vague, aux USA, une vague nettement plus orientée sur le fun et l'amusement (au détriment du message politique d'unité raciale et sociale des premières vagues), et qui a fini par fusionner avec un certain type de pop punk californien, pour un résultat amenant ainsi le meilleur du genre, ses plus grands succès commerciaux, mais aussi sa récupération par l'industrie et les médias, et l'explosion de la bulle ska pop à la fin des années 90.

Outre cette histoire condensée du ska, le docu s'attarde très logiquement sur les incontournables du genre (de Madness aux Aquabats, en passant par No Doubt, les Mighty Mighty Bosstones, Reel Big Fish, et bien d'autres encore), sur son style vestimentaire très particulier, sur son éthique, sur les difficultés financières de ces groupes aux nombreux membres, sur les différences Côte Est / Côte Ouest, sur les rivalités entre les différentes générations de musiciens et de fans, et sur la popularité persistante du genre à l'étranger, notamment en Amérique Latine.

Sans être forcément ultra-exhaustif, Pick it Up ! reste un métrage plutôt intéressant, surtout si, comme moi, on est familier de la scène ska sans forcément en être expert. On regrettera cependant une structure un peu anarchique et décousue, pas forcément rédhibitoire, mais parfois frustrante pour se replacer exactement dans le temps.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1394 : SEMAINE SAINT PATRICK - Je suis Patrick (2020)

Publié le 17 Mars 2021 par Lurdo dans St Patrick, Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Fantastique, Histoire, Religion, Review, Télévision, UK, USA, Irlande

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Et cette semaine, le blog se met à l'heure de l'Irlande, pour célébrer la Saint Patrick !

Je suis Patrick (I Am Patrick : The Patron Saint of Ireland - 2020) :

De son enfance au sein de l'Empire romain, jusqu'à son missionnariat en Irlande, en passant par son enlèvement et son esclavage aux mains de pirates, la vie de Saint Patrick, patron saint d'Irlande, et tous les obstacles qui se sont dressés sur son chemin...

Un docu-fiction de 80 minutes qui revient en long, en large et en travers sur le personnage de Saint Patrick en retraçant chronologiquement la vie du personnage, au travers de reconstitutions suivant les pérégrinations du Saint au fil des ans, tel qu'incarné par plusieurs acteurs (notamment John Rhys-Davies, qui narre ces séquences en voix-off).

Pas inintéressant, malgré la durée un peu abusive, et plutôt bien filmé (c'est du niveau d'un documentaire historique d'Arte, par exemple), même si j'ai forcément retrouvé de multiples événements et interprétations que j'avais déjà vues ailleurs, notamment dans le téléfilm St. Patrick et le documentaire Patrick, déjà chroniqués en ces pages.

La bonne nouvelle, c'est qu'ici, on évite de revenir sur les plus gros clichés associés au personnages, et devenus mythologiques. Par contre, je dois bien avouer que la place démesurée laissée aux reconstitutions éclipse malheureusement les analyses des historiens, spécialistes et autres théologiens, et que le tout tombe un peu trop fréquemment dans l'hagiographie prosélyte : pas forcément l'approche la plus probante, surtout avec un tel manque de rythme et d'énergie.

Mais bon, encore une fois, ça se regarde... sans plus.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1388 : The Arrested Development Documentary Project (2013)

Publié le 9 Mars 2021 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Review, Sitcom, Télévision, USA, Fox, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Arrested Development Documentary Project (2013) :

Un documentaire de fans produit via financement participatif en 2013, juste avant le revival (très discutable) de la série Arrested Development sur Netflix (le documentaire se termine peu ou prou sur cette annonce), ce métrage de 75 minutes revient sur les trois saisons de la série, au travers d'interviews des créateurs, des acteurs, et des fans de ce programme assez unique, qui a réinventé le genre et le format de la sitcom familiale, en leur apportant un côté "tv réalité" et une écriture plus complexe et travaillée que la norme.

Pas désagréable à suivre, notamment pour les interviews de tous les créatifs à l'origine de la série, de Ron Howard aux frères Russo, en passant par Mitch Hurwitz et tous les réalisateurs (dont Paul Feig et Jay Chandrasekhar)... mais difficile de ne pas percevoir, à chaque détour de ce métrage, les limites de budget et de droits de diffusion du projet : il n'y a ainsi aucun extrait de la série dans ce documentaire (uniquement quelques photos de tournage), aucun extrait du discours de Hurwitz aux Emmys (malgré tout un passage qui lui est consacré) ce qui, il faut bien l'avouer, finit par desservir un peu le propos.

Alors bien sûr, le tout reste sympathique, notamment grâce aux interventions de presque toute la distribution (Jessica Walter et Michael Cera manquent à l'appel, cela dit), et parce que le tout est assez exhaustif (bon point : le docu n'éclipse pas les problèmes créatifs du showrunner, très indiscipliné et peu ponctuel), mais le manque reste perceptible, et c'est bien dommage.

Ajoutez à cela un sentiment d'élitisme et de supériorité intellectuelle émanant d'un grand nombre de fans interrogés dans le métrage, façon "de toute façon, cette série était trop intelligente pour le spectateur lambda, qui est trop con et trop peu sophistiqué pour en saisir toutes les subtilités, contrairement à nous, les vrais fans" - ce qui n'est pas sans rappeler l'attitude des fans de Rick & Morty, d'ailleurs - et voilà un documentaire intéressant, mais qui aurait mérité de prendre un peu de recul sur son sujet.

Ou, tant qu'à faire, qui aurait bien besoin d'une remise à jour, prenant en compte le revival Netflix, histoire de contraster un peu les torrents d'éloges dont tout le monde est couvert par les intervenants non-professionnels.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1386 : Nail in the Coffin - The Fall and Rise of Vampiro (2020)

Publié le 5 Mars 2021 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Catch, Review, Sport, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Nail in the Coffin - The Fall and Rise of Vampiro (2020) :

Un documentaire biographique qui revient sur l'intégrale de la carrière de Vampiro, catcheur canadien mythique, de ses débuts en 1991 sur la scène mexicaine, à son rôle de booker et producteur pour la AAA - notamment la production de Triplemania 25 -, en passant par sa brève carrière à la WCW, sa vie de famille compliquée, ses blessures, son rôle de roadie/garde du corps pour Milli Vanilli, etc.

Un parcours intéressant que celui de ce catcheur sans expérience technique, mais à l'aura de star de hard rock, de vampire goth-punk séduisant, dont toutes les jeunes femmes mexicaines étaient éprises dès son arrivée sur place.

Alors certes, comme beaucoup de documentaires de catch (et surtout lorsque l'on a affaire à quelqu'un qui, comme Vampiro, est réputé pour embellir notablement tout ce qu'il raconte), il est toujours bon de prendre tout ce qui est raconté avec des pincettes.

Mais si le documentaire est bien sincère sur une chose, c'est sur l'amour que Ian Richard Hodgkinson (le vrai nom de Vampiro) porte à sa fille adolescente, qu'il élève désormais seul : c'est sa priorité, bien plus que l'industrie du catch, avec laquelle il a une relation d'amour-haine assez compréhensible.

Comme de nombreux catcheurs, Vampiro est accro au monde du catch. Il a beau prétendre ne pas aimer la célébrité ou l'adulation des foules, il ne peut pas s'en passer.

Et pourtant, il a pleinement conscience qu'un match de trop pourrait lui coûter la vie : cassé de partout, fatigué, atteint d'Alzheimer précoce, Vampiro avait renoué, au moment du tournage du documentaire, avec le monde du catch par le biais de Lucha Underground (et donc de l'AAA).

Une carrière confortable, au poste de commentateur, d'agent, de producteur, etc, lui imposant tout de même de passer les week-end au Mexique et en Californie, et les semaines avec sa fille au Canada... un nouveau rôle plus calme et discret, mais même là, il s'est senti obligé de remettre ça dans le ring, brièvement, mais de manière significative (avec blessure à la clef).

Reste à espérer qu'aujourd'hui, en plein COVID et privé de AAA/Lucha, le bonhomme a su se tourner vers quelque chose d'autre (c'est plus que probable, à en juger par le documentaire), et qu'il prend un peu plus soin de sa santé.

4.5/6 (on pourra regretter que la structure du documentaire soit un peu décousue, avec des allers-et-retours entre les différentes périodes de la carrière de Vampiro, mais bon, rien de bien méchant)

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Un film, un jour (ou presque) #1380 : Quest of the Muscle Nerd (2019)

Publié le 25 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, USA, Review, Biographie, Science-Fiction, Fantastique, Animation

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Quest of the Muscle Nerd (2019) :

Un documentaire sympatoche, sans plus, retraçant le parcours de Jerry Peacock, un fan de musculation et de cosplay, qui s'est mis en tête d'organiser un panel à ce sujet lors de la Dragoncon d'Atlanta, mettant en scène par la même occasion un concours opposant deux bodybuilders/cosplayers.

D'un côté, Billy, un ami de Jerry, timide fan d'anime, collectionneur de cartes à jouer Yu-Gi-Oh !, et masse de muscles bruts à l'entraînement et au régime relativement amateurs : son projet, se déguiser en un personnage de Pokemon pour le concours, grâce à un costume cousu main par la mère de Jerry.

Face à lui, Jonathan Carroll, un cosplayeur établi au physique sculpté, apprenti-acteur ultra-compétitif et professionnel, aux émotions à fleur de peau, mais possédant un égo certain, et ayant recours aux services d'un studio professionnel de costumes pour concevoir sa tenue de Musclor.

Un face à face dont on suit la préparation en parallèle, et qui n'est pas sans évoquer la structure (et le storytelling un peu manipulateur) d'un King of Kong, avec le n00b amateur plein de bonne volonté, face au vétéran de la scène gentiment égocentrique et n'hésitant pas à dépenser des $$$ pour parvenir à ses fins.

Une manipulation heureusement assez nuancée par le bon fond du tout, qui n'est pas désagréable à suivre, même s'il émane de tout ça un bon parfum d'amateurisme, de désorganisation et, en ce qui concerne le récit, de facilité (le pseudo-suspense sur la présence ou non d'un public sonne assez faux, tant on se doute dès le début qu'il y aura du monde in fine).

Comme je le disais, sympatoche, sans plus.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1376 : Marketing the Messiah (2020)

Publié le 19 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Religion, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Marketing the Messiah (2020) :

Un documentaire qui a pour ambition de raconter, en se basant sur des entretiens avec des spécialistes et des universitaires, la création historique de la figure du Messie telle qu'elle est aujourd'hui communément présentée par la Bible, ainsi que la montée en puissance de la religion chrétienne dans l'Histoire.

Présentée et écrite par un Australien, ce métrage aborde le sujet du Jésus historique de manière assez rigolarde, avec de nombreux intermèdes animés, des accents improbables, et un sens de l'humour clairement assumé... le seul problème, en fait, c'est que le contenu, s'il est effectivement relativement instructif, est aussi très orienté.

On est ici dans un documentaire sceptique, qui ne croit pas au Jésus historique, et qui semble bien décidé à expliquer en long, en large et en travers pourquoi il est inutile d'y croire. Ce qui, déjà, donne lieu à un récit très fouillé et parfois austère, qui rentre dans les moindres détails des sectes de l'époque, de leurs jeux de pouvoir, etc ; mais en plus, en parallèle, on a ce sens de l'humour très sarcastique et goguenard, qui est fréquemment nettement moins drôle ou percutant qu'il ne pense l'être.

(j'ai envie de dire que c'est un peu un problème récurrent de certaines franges du milieu sceptique, mais bon)

Le résultat, c'est que l'approche légère et humoristique du sujet est aux antipodes des interviews bavardes et touffues du documentaire, et que ce contraste peine à captiver.

Ajoutez à cela un narrateur dont les clins d'œil à Larry David font lever les yeux au ciel plus qu'autre chose, et voilà, un documentaire historico-religieux qui, s'il n'est pas mauvais ni inintéressant, frustre plus qu'il ne convainc.

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1338 : Console Wars (2020)

Publié le 25 Janvier 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, USA, Télévision, Review, Jeunesse, CBS

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Console Wars (2020) :

Un documentaire CBS All Access produit par Seth Rogen et Evan Goldberg, et qui se propose de retracer, en cette période d'opposition Sony/Microsoft, la fameuse guerre des consoles qui a rythmé les années 80/90.

Seul problème : ce documentaire est particulièrement incomplet et bancal, et semble avoir été plutôt conçu comme "L'histoire de Sega", tant il se concentre sur cette dernière, et adopte le point de vue très partisan du petit Sega Amérique victime de l'incompétence et de la jalousie de Sega Japon, ainsi que de la concurrence déloyale du grand méchant Nintendo, prêt à tout pour couler la concurrence.

Après, pris en tant que rétrospective biaisée de l'histoire de Sega, le métrage n'est pas désagréable à suivre, bien rythmé, avec séquences animées amusantes pour ponctuer et illustrer les propos des nombreux intervenants, et un ton léger et dynamique.

Mais cela n'empêche pas que le tout semble fréquemment incomplet, ouvrant sur l'arrivée de Sega sur le marché (mais oubliant étrangement de mentionner la Master System), narrant l'avènement des consoles 16-bit, la montée en puissance de Sega Amérique grâce à son approche plus adulte et edgy (dont Mortal Kombat devient le symbole), les coups en traître que Sega et Nintendo s'infligent pendant des années...

... et puis au bout de 50 minutes, gros coup de frein, pour faire un retour en arrière et un historique de Nintendo depuis ses débuts jusqu'à la Super Nintendo ; puis ça repart en avant, jusqu'à l'entrée en jeu de Sony, son partenariat avorté avec Sega, et le lancement de la Playstation.

Le documentaire s'arrête alors là, donnant une vraie impression d'inachevé, ou de premier volet d'une série qui continuerait avec Sony vs Microsoft. Mais non : pas de suite au programme, et ce métrage finit par laisser le spectateur sur sa faim, comme si la production n'avait pas su capitaliser sur ses nombreux intervenants pour donner naissance à un récit plus complet et plus structuré.

Dommage.

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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