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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #policier catégorie

Les bilans de Lurdo : Psych 2 - Lassie Come Home (2020)

Publié le 31 Juillet 2021 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Policier, Review, Télévision, USA

Victime d'une production chamboulée par l'accident vasculaire cérébral de Tim Omundson au début du tournage, et ayant amené une réécriture complète, à la dernière minute, de son script, le premier long-métrage adapté de la série Psych : Enquêteur Malgré Lui (2017) était sympathique, mais relativement brouillon, et un peu frustrant - on était en effet plus proche d'un épisode XXL de la série, aux longueurs laissées intactes, que d'un véritable film conçu et rythmé comme tel.

3 ans plus tard, toute l'équipe remet cependant le couvert, avec cette fois-ci un Omundson en bien meilleure forme...

Psych 2 - Lassie Come Home (2020) :

Abattu de plusieurs balles et victime d'une rupture d'anévrisme, Lassiter (Tim Omundson) se remet lentement dans une clinique spécialisée. Mais rapidement, il affirme y être le témoin d'événements étranges : parce que personne ne le croit, il se tourne vers Shawn (James Roday) et Gus (Dulé Hill), trop contents de pouvoir mener l'enquête...

Et c'est ainsi autour d'Omundson que s'articule l'intrigue de ce second téléfilm, une intrigue finalement assez anecdotique et prévisible, qui passe un peu au second plan de l'émotion suscitée par le sort de Lassie.

En effet, un peu comme lors du premier film, on retrouve ici des problèmes récurrents au Psych version XXL, dépourvu d'un véritable cadre narratif et des limites imposées par le format télévisuel court de 45 minutes : libérée de ce cahier des charges imposant une structure policière plus rigoureuse, la production se fait plaisir, pour le meilleur et pour le pire, quitte à s'éparpiller.

Au niveau des guests, notamment, avec entre autres Sarah Chalke en infirmière, Joel McHale dans le rôle du père de Lassiter (jolie réinvention du gimmick des flashbacks sur l'enfance, d'ailleurs, qui voit ici ces souvenirs se centrer sur Lassie et son paternel), Allison Miller (qui joue avec Roday dans A Million Little Things) dans un petit rôle anecdotique, et Richard Schiff en chef de clinique. Des apparitions, y compris des habitués de la série (Jimmy Simpson, Kirsten Nelson, Sage Brocklebank, Kristy Swanson, Kurt Fuller, Corbin Bernsen), qui sont fréquemment de l'ordre du caméo éclair, uniquement là pour plaire aux fans...

Mais c'est surtout au niveau de l'intrigue que l'on sent un manque de rigueur assez clair : du postulat de "Lassie est en convalescence et nous fait une variation - potentiellement surnaturelle - de Fenêtre sur cour", le téléfilm ne fait pas grand chose, probablement limité par l'état d'Omundson. En effet, même si celui-ci s'est déjà bien remis, et que son interprétation est tout à fait honorable, on le sent parfois fatigué ou ralenti, et il est compréhensible que les scénaristes aient préféré l'épargner.

Ce qui se traduit, cependant, par une multiplication de sous-intrigues parallèles séparant les personnages : Shawn et Gus chez les Norvégiens, l'enquête de Jules, la petite-amie de Gus qui est jalouse, la promotion de Vick, etc, etc, etc., autant de sous-intrigues qui auraient probablement occupé une scène ou deux dans un épisode normal, mais qui ici, sont délayées jusqu'à casser le rythme global.

Ajoutez à cela une certaine prédictibilité dans les divers rebondissements de ces intrigues (la grossesse, notamment), et une enquête finalement pas très intéressante, et voilà, un scénario qui ne restera pas dans les mémoires.

Et pourtant, difficile d'en vouloir à la série lorsque le programme nous offre, en guise de conclusion, une scène touchante de Lassie retrouvant sa compagne : on comprend alors que ce qui a motivé l'existence de ce Psych 2 n'était pas tant une envie de raconter une nouvelle enquête de la bande qu'un besoin d'exorciser l'accident vasculaire cérébral de Tim Omundson (tous les dialogues de Lassiter ont ainsi un second degré de lecture poignant, IRL), et de fêter publiquement son retour à l'écran au sein de la famille Psych.

De quoi se rassurer, rassurer Omundson, et rassurer les fans. Et rien que pour ça (et parce que malgré tout, ça reste très sympathique à suivre), ce Psych 2 vaut le coup d'œil.

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Un film, un jour (ou presque) #1482 : SEMAINE COMÉDIE FRANÇAISE - 30 Jours Max (2020)

Publié le 13 Juillet 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Romance, Policier

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

30 Jours Max (2020) :

Flic trouillard et maladroit, Rayane (Tarek Boudali) fait rater une opération cruciale des autorités contre le trafiquant Le Rat (José Garcia), et apprend peu de temps après qu'il n'a plus que 30 jours à vivre. Soudain décidé à vivre pleinement les heures qui lui restent, il prend alors tous les risques pour arrêter Le Rat et avouer ses sentiments à sa collègue Stéphanie (Vanessa Guide)...

Nouveau film de la Bande à Fifi, et deuxième long-métrage de Tarek Boudali après le très médiocre et dérivatif Épouse-moi mon pote, cette comédie policière est regardable, mais n'est guère plus mémorable, entre son interprétation comme toujours très inégale (ça récite son texte, ça surjoue, ça adopte un ton über-sérieux qui ne fonctionne pas lorsque le récit est premier degré), son humour très téléphoné (on peut deviner à l'avance 2/3 des gags), et ses sous-intrigues totalement nazes, uniquement là pour donner quelque chose à faire à Marie-Anne Chazel et Reem Kherici.

C'est lourd, le postulat est rapidement et délibérément éventé, les caméos n'apportent pas grand chose, et il y a quelque chose de Taxi dans ce film, entre la caractérisation du personnage principal, l'interprétation criarde du Commissaire, la tentative de faire évoluer le tout en une comédie d'action plus sérieuse, etc. Taxi, sans l'énergie, le savoir-faire ou le budget.

Un bon gros bof. Mais José Garcia est efficace en méchant, comme d'habitude, et il y a un hérisson, donc + 0.25 = 2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1463 : CYCLE SCI-FI - Timecop 2 : La décision de Berlin (2003)

Publié le 17 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Policier, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Timecop 2 - La décision de Berlin (Timecop 2 - The Berlin Decision - 2003) :

Pour éviter tout débordement de la TEC, qui police les couloirs du temps, une agence parallèle, la Société pour l'Authenticité Historique, a été créée, mais Brandon Miller (Thomas Ian Griffith), l'un de ses agents, est passé à l'ennemi : désormais persuadé qu'en changeant l'Histoire, il serait possible d'éviter bien des souffrances à l'Humanité, il a décidé de remonter le temps, et d'éliminer tous les agents du TEC avant qu'ils ne deviennent policiers, pour avoir enfin le champ libre... et par la même occasion, se venger de Ryan Chan (Jason Scott Lee), un agent du TEC qui l'a empêché de tuer Hitler, et qu'il rend responsable de la mort de sa femme.

Une vraie bonne surprise, avec cette suite DTV du Timecop de JCVD qui s'avère bien meilleure que son modèle, et ce sur tous les plans : Jason Scott Lee est meilleur acteur que Van Damme, ses aptitudes martiales sont bien mieux mises en valeur (par Steve Boyum, un ancien cascadeur devenu réalisateur), le postulat de la police du temps est nettement mieux exploité (avec une course-poursuite entre les époques), le bad guy plus charismatique (en plus d'avoir des motivations plus nuancées - et justifiables), et les personnages secondaires existent un peu plus.

Et comme en prime le scénario joue avec la notion de modification du continuum espace-temps, en en présentant explicitement les dangers, les enjeux, et en présentant plusieurs variations du "présent" en fonction des actes de Miller, ça fonctionne clairement mieux, avec un rythme plus soutenu.

Après, ça reste du DTV, avec ce que ça entraîne de moyens limités, de seconds rôles peu mémorables et de fin un peu précipitée, mais en comparaison du premier volet de cette franchise, c'est un bon cran au-dessus, et c'est nettement plus agréable à regarder.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1461 : CYCLE SCI-FI - Timecop (1994)

Publié le 15 Juin 2021 par Lurdo dans Science-Fiction, Action, Cinéma, Critiques éclair, Policier, Review, Romance, Thriller, USA, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Timecop (1994) :

Recruté par la Time Enforcement Commission, qui régule les voyages temporels, Max Walker (Jean-Claude Van Damme) accepte ce poste après que son épouse (Mia Sara) ait été assassinée par de mystérieux agresseurs. Désormais flic temporel, il passe d'époque en époque, traquant les criminels qui tentent d'exploiter leur connaissance du futur pour influencer le passé et changer le cours de l'Histoire. Mais bien vite, Walker va réaliser que le Senateur Aaron McComb (Ron Silver), qui supervise le programme gouvernemental et décide de son financement, a des intentions sinistres...

On ne présente plus ce Timecop de Peter Hyams, adapté d'un comic-book Dark Horse, et qui a acquis, bizarrement, un statut de film culte au fil des ans, principalement sur la force de son postulat de départ, et sur une production assurée par Sam Raimi et Bob Tapert, à partir de designs du mythique Syd Mead (Blade Runner, Aliens, Tron, Johnny Mnemonic, Elysium, etc).

Pourtant, au revisionnage, force est de constater que ce Timecop prend l'eau de partout. Passons sur l'esthétique très 90s du tout (JCVD avec son bomber, les véhicules, le look des sbires des méchants), assez logique et attendue - le vrai problème se trouve ailleurs.

Notamment dans la réalisation particulièrement plate de Hyams, incapable de mettre en valeur les capacités martiales de Van Damme. Ah, ça, pour filmer une scène de sexe gratuite au possible moins de dix minutes après le début du film, il y a du monde, mais dès qu'il s'agit de laisser l'artiste martial faire son boulot sans couper et changer d'angle deux fois par seconde, il n'y a plus personne.

En même temps, à part lever la jambe, faire le grand écart sauté, et donner deux-trois coups, JCVD passe le plus clair du métrage à tirer lors de fusillades mollassonnes, et à jouer (très moyennement) les veufs éplorés.

Ajoutez à cela des voyages temporels aux règles pas très cohérentes (ils partent et reviennent en véhicule temporel, mais se retrouvent à pied à l'arrivée) et au postulat finalement sous-exploité, un rythme inégal, des rebondissements catapultés (la trahison de la fliquette qui survient 10 minutes à peine après sa présentation), des bruitages et une post-synchro au mixage approximatif, et un grand final frustrant, car intégralement filmé en pleine nuit, sous la pluie, et dans le noir... et voilà, un film d'action/S-F qui a très mal vieilli, jamais particulièrement convaincant dans son action, dans sa science-fiction ou dans son interprétation.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1458 : Malavita (2013)

Publié le 10 Juin 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Policier, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Malavita (The Family - 2013) :

En 1995, Fred Manzoni (Robert de Niro), un ancien mafieux repenti, est placé sous protection du FBI (Tommy Lee Jones) dans un petit village de Normandie, où il doit se réinventer une nouvelle vie avec sa femme Maggie (Michelle Pfeiffer), son fils Warren (John D'Leo) et sa fille Belle (Dianna Agron). Mais les habitudes américaines ont la vie dure, et rapidement, les ennuis s'invitent dans le quotidien des "Blake", lorsque la mafia les retrouve...

Un film bancal, adaptation d'un roman français par Luc Besson, avec une distribution de poids (De Niro, Pfeiffer, Tommy Lee Jones) mais qui peine à convaincre devant les choix artistiques faits par le réalisateur : photo jaunâtre dégueulasse, rythme bien trop nonchalant, clichés à gogo (les Français sont tous des connards méprisants, le lycée qui fonctionne par cliques comme dans tous les teen movies américains), personnages qui parlent tous anglais (y compris tous les voisins et les habitants du petit village normand), virage actioner sur la toute fin... ça ne marche pas vraiment.

Et puis la durée de près de 2 heures ne se justifie pas, honnêtement.

Un bon gros bof regardable, mais totalement oubliable, dont on se demande fréquemment si Besson ne l'a pas tourné pour l'argent, et pour le plaisir cinéphile de tourner avec de Niro, Pfeiffer et Jones.

2.75 ou 3/6 (selon votre tolérance pour les clichés des fils de gangsters, et pour les gros clins d'œil cinéphiles appuyés)

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Un film, un jour (ou presque) #1450 : Dark Angel (1990)

Publié le 31 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Policier, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, Science Fiction, Christmas, Noël

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Dark Angel (I Come in Peace - 1990) :

Confronté à des morts inexplicables et sanglantes, l'inspecteur Jack Caine (Dolph Lundgren) et son nouveau coéquipier, l'agent fédéral Smith (Brian Benben) réalisent bien vite qu'un extraterrestre suréquipé (Matthias Hues) est responsable de ces crimes, et qu'il en profite pour prélever des substances rarissimes sur les cadavres qu'il laisse derrière lui. Pire : ce trafiquant de drogues venu de l'espace a sur ses traces un autre extraterrestre (Jay Bilas) qui tente de l'arrêter, et qui est prêt à tout pour y parvenir, quitte à réduire en poussière les rues de Houston...

Un film de Noël (si, si, ça se déroule en décembre, et ça s'ouvre sur un chant de Noël !) co-écrit par David Koepp, qui est très clairement inspiré de la franchise Predator sur bien des points (le film est sorti quelques mois avant Predator 2) et qui, dès ses premières images, fait gentiment cheap et dtv des 90s (rien que le générique de début, avec sa police approximative et télévisuelle, et son score de Jan Hammer, le compositeur de Deux flics à Miami, date bien les choses).

Et puis, progressivement, le sens de l'humour très particulier du film (tous les personnages secondaires sont déglingués au possible) et son côté buddy cop movie décomplexé finissent par gagner la sympathie du spectateur, quand bien même le ton du film ne serait pas vraiment à la gaudriole - la menace extraterrestre est premier degré, les meurtres sont brutaux, la direction artistique est assez sombre, etc.

Dans l'ensemble, le tout reste cependant assez gentillet : c'est suffisamment sérieux et explosif (surtout sur la fin) pour faire un actioner policier honorable, c'est suffisamment outré pour faire passer ses approximations et ses défauts, et ça se regarde facilement, sans forcément être nécessairement ultra-mémorable (encore que, avant le revisionnage, je m'en souvenais plutôt bien, sans l'avoir revu depuis les années 1990-2000).

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1449 : New York Taxi (2004)

Publié le 28 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Policier, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

New York Taxi (Taxi - 2004) :

Livreuse à vélo dans les rues de New-York, Belle (Queen Latifah) n'a qu'un rêve : participer à des courses automobiles, et vivre de sa passion pour la mécanique automobile. Andy Washburn (Jimmy Fallon), lui, est un flic maladroit et pas très doué qui, après avoir fait capoter une enquête, se retrouve sur le banc de touche. Mais lorsqu'un gang de criminelles en BMW commettent des cambriolages en ville, Washburn les prend en chasse dans le taxi flambant neuf (et tuné) de Belle...

Aujourd'hui, expérience scientifique : je suis certain d'avoir déjà vu ce fameux (pas pour les bonnes raisons) remake du Taxi français par Tim Story, qui réinvente le film original en le transposant à New York, en en faisant une comédie aux sensibilités afro-américaines, et en remplaçant Frédéric Diefentahl par Jimmy Fallon... mais je n'en garde absolument aucun souvenir.

Je vais donc tenter le revisionnage, pour voir si le même effet se produit au terme de ce dernier : vais-je, comme une victime des Men in Black, tout oublier du film à peine celui-ci terminé ?

La réponse, sans surprise, est un bon gros oui retentissant, et ce dès le générique d'ouverture, qui remplace un Sami Naceri en scooter dans les rues de Marseille, sur fond de Mirsilou, par Queen Latifah en cycliste acrobate qui fait des cascades à NYC sur fond de Beyoncé mollasson.

Et il en va de même pour tous les éléments du Taxi original : même sans porter particulièrement la franchise originale dans mon cœur, ici, tout est remplacé par du mou, de l'insipide, de l'approximatif et du jamais crédible.

Musique cool façon pub Nespresso (à nouveau), Fallon qui en fait trois tonnes, voiture quelconque à la transformation tout-numérique assez cheap, poursuites plates, scènes d'intérieur avec rétroprojection mal détourée des passagers sur fond vert, remplacement du chef de la police gueulard par Jennifer Esposito en ex-petite amie du personnage de Fallon, remplacement du personnage de Marion Cotillard par Henry Simmons (d'Agents of SHIELD), himbo insipide et inexpressif...

C'est bien simple, rien de fonctionne dans ce remake, et pourtant, ce n'est pas comme si l'original partait de très haut. Mais non, c'est l'encéphalogramme plat du début à la fin.

D'un autre côté, je ne peux pas dire que je sois surpris...

1/6

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Les bilans de Lurdo : Watchmen, saison 1 (2019)

Publié le 1 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Policier, Review, Romance, Science-Fiction, Thriller, Télévision, USA

Après une relecture du comic-book, et un revisionnage du film de Snyder, passage obligé par la case HBO, avec cette seule et unique saison de Watchmen, la série chapeautée par Damon Lindelof, de Lost et des Leftovers. Une saison ambitieuse, suite distante du récit de Moore et Gibbons, et qui a été louée par les critiques et les spectateurs pour sa profondeur et son engagement social...

Watchmen, saison 1 (2019) :

Dans une Amérique où le Président Robert Redford a permis à la population afro-américaine de retrouver un semblant d'égalité sociale, et où les justiciers et autres super-héros indépendants sont interdits, les tensions règnent. Et alors qu'un groupuscule terroriste et nationaliste, la 7e Kavalerie, menace de ramener le chaos à Tulsa, dans l'Oklahoma, l'Inspectrice Angela Abar (Regina King), alias Sister Night, tente de faire respecter l'ordre par la violence... tout en mettant à jour un complot lié aux exactions, 34 ans plus tôt, d'Ozymandias et du Dr. Manhattan.

Une mini-série de neuf épisodes d'une heure, à l'ambition certaine, et qui se veut ouvertement une réflexion sur l'Amérique d'aujourd'hui, sur son rapport à la race, à la brutalité policière, aux traumatismes du passé hérité par les Américains d'aujourd'hui, bref, une relecture et une réinvention de l'univers Watchmen à l'aune de Black Lives Matter et de la justice sociale contemporaine.

Un projet d'envergure, renforcé par son statut (rétroactif) de mini-série, et qui se plie en quatre pour ne pas céder aux sirènes de l'adaptation basique et studieuse (à la Snyder) ou du fanservice simpliste : Lindelof et son équipe sont clairement de grands fans de l'œuvre d'origine, qu'ils ont assimilée, retravaillée, malaxée, soupesée et évaluée sous tous les angles avant d'en créer cette suite.

Et c'est d'ailleurs là toute la différence entre ce Watchmen et Lovecraft Country, deux séries HBO aux thématiques et aux intentions similaires (l'oppression des Afro-américains et des minorités sexuelles et ethniques par la Société américaine tout au long de l'histoire, le racisme systémique, etc)... mais ici, Lindelof est à la barre. Lindelof, un scénariste et showrunner éprouvé qui, malgré ses défauts (une tendance au "mystère mystérieux" héritée de l'époque Lost, notamment), sait mener sa barque, et a de l'expérience.

C'est ce qui fait toute la différence entre un gloubiboulga indigeste et bordélique comme Lovecraft Country, qui se laisse dévorer par son propos woke et ne maîtrise jamais sa narration ou son format, et ce Watchmen, particulièrement travaillé et maîtrisé dans son fond et dans sa forme.

Et pourtant, malgré tout cela, je dois bien avouer que j'ai été (un peu) déçu par ce spin-off de la franchise Watchmen. C'est plutôt bien écrit, plutôt bien produit, ça conserve ce côté à la fois dangereux, pathétique et ringard des vigilantes de l'univers Watchmen, et ça parvient à créer une suite plausible au récit d'origine, sans ressembler pour autant à une pâle copie de celui-ci.

En créant un monde où les tensions raciales, toujours présentes, sont néanmoins bouleversées par les réparations gouvernementales reçues par les Afro-américains (des réparations qui ont permis à ces derniers de mieux s'intégrer à toutes les strates de la société, et notamment au sein des forces de police), Lindelof et son équipe offrent un miroir déformant à l'Amérique d'aujourd'hui, un prisme différent aux multiples degrés de lecture... et qui succombe malheureusement un peu trop aux grosses ficelles du scénariste roublard qu'est Lindelof.  

C'est probablement mon plus gros problème avec la série : durant tout son déroulement, Lindelof tente de brouiller les pistes et les liens avec le récit d'origine, et il ménage de nombreux "mini-mystères" - l'identité de Hooded Justice, le sort et l'identité de Jeremy Irons, ceux du Dr. Manhattan, l'identité de Trieu, ainsi que nombre de rebondissements et de mystères plus secondaires - le Senateur Keene, le chef de la police, le clonage, le transfert des pouvoirs de Manhattan, la statue d'Ozymandias, etc, etc, etc.

Le souci étant qu'aucun de ces rebondissements de la série ne parvient à surprendre le spectateur attentif : Lindelof & co tentent de rester constamment sur le fil du rasoir, fournissant des indices comme autant de "fusils de Tchekhov" préfigurant ces diverses révélations à venir, mais le procédé devient vite systématique et le spectateur curieux remarque rapidement que le moindre élément incongru des dialogues, de la mise en scène ou de l'écriture est en fait uniquement là pour mettre en place un rebondissement important ou une révélation ultérieure.

Dès lors, il ne faut pas forcément être très perspicace pour commencer à démonter tous les rouages scénaristiques de la série, et avoir vingt longueurs d'avance sur le programme (peut-être l'effet d'un visionnage en mode binge-watching, mais j'ai du mal à imaginer que les forums ne fourmillaient pas déjà de théories et de déductions entre chaque diffusion). Le seul élément n'ayant pas vraiment trouvé de réponse (du moins, à l'écran, parce qu'elle a été donnée sur le site web de la série), c'est le pourquoi et l'identité de Lube Guy, que l'héroïne poursuit brièvement dans une rue.

Toute la réinvention/retcon de l'identité de Hooded Justice, notamment, est ainsi totalement télégraphiée, les six premiers épisodes de la saison tentant d'entretenir un mystère à la résolution pourtant évidente ; tout ça pour aboutir à un épisode 06 formellement excellent (en mode plongée dans les souvenirs de Hooded Justice), mais qui finalement traîne un peu en longueur.

Le concept n'est pas inintéressant (faire du premier vigilante de l'univers Watchmen une double minorité en colère se rebellant contre le système est pertinent), mais la manière dont c'est amené ne m'a pas forcément surpris ou convaincu.

Idem pour toute la sous-intrigue consacrée à Ozymandias, finalement pas très utile dans son ensemble (si ce n'est pour, à nouveau, revenir sur les thématiques de l'héritage, et des traumatismes du passé, à la fois celui d'Ozymandias et de l'Amérique), et pour, dans les derniers épisodes de la saison, le retour de Dr. Manhattan.

C'est là que la série a vraiment commencé à me perdre, en passant d'une intrigue globale et sociétale intéressante dont Sister Night était l'un des rouages, pour se recentrer sur Manhattan et toutélier ce personnage à l'héroïne de manière gentiment forcée et laborieuse.

D'ailleurs c'est assez paradoxal : en versant dans un fanservice plus appuyé, en faisant revenir sur le devant de la scène les personnages de Gibbons et Moore, en cédant à l'envie de mettre à l'écran Manhattan et compagnie, Lindelof perd ce qui faisait l'intérêt de la série.

Ce n'est pas faute d'essayer de jouer avec la chronologie des événements, et de se plier en quatre pour retranscrire (presque avec succès) la temporalité étrange du personnage de Manhattan. Mais entre ses rebondissements télégraphiés (dont la toute dernière scène de la série), sa mise en images inégale (pas forcément convaincu par ce Manhattan ou par la manière dont toute la relation Manhattan/Angela est filmée en plans serrés pour plus d'émotion émouvante), son développement limité de certains personnages (difficile de s'intéresser à Angela tant elle est peu développée en dehors de son métier et de son héritage) et ses choix d'interprétation polarisants (je ne suis pas particulièrement fan de Cal), cette dernière ligne droite de la série a peiné à me convaincre, tant on y sent les rouages scénaristiques grincer pour arriver à une conclusion cousue de fil blanc.

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Malgré un début de saison intrigant, nettement meilleur que ce à quoi on pouvait s'attendre d'un tel projet casse-gueule, Watchmen n'a pas forcément su, à mon humble avis, tenir la route jusqu'au bout. En faisant passer progressivement son récit d'un commentaire social s'inscrivant dans le même univers que celui de la bande dessinée, à un blockbuster explosif réutilisant les personnages principaux de celle-ci et les pliant en quatre pour parvenir à ses fins (Ozymandias devient presque un bouffon parodique), Lindelof a été rattrapé par l'héritage de Watchmen, qui a fini par peser trop lourd sur ses épaules.

Finalement assez approprié pour une mini-série en grande partie consacrée à cette thématique...

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Un film, un jour (ou presque) #1429 : Watchmen - Les Gardiens (2009)

Publié le 30 Avril 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Review, Romance, Science-Fiction, Policier, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Watchmen : les gardiens - Édition ultime (Watchmen : The Ultimate Cut - 2009) :

Lorsque le Comédien (Jeffrey Dean Morgan), ancien super-héros ultra-violent, est retrouvé mort, jeté du haut d'un immeuble, Rorschach (Jackie Earl Healey), justicier paranoïaque et ancien collègue du Comédien, en conclut que quelqu'un en a après les Watchmen, groupe de super-héros désormais démantelé. Il tente alors d'en avertir les autres membres, le Hibou (Patrick Wilson), le Spectre Soyeux (Malin Akerman), Ozymandias (Matthew Goode) et le Docteur Manhattan (Billy Crudup), alors même que le monde est au bord de l'apocalypse nucléaire...

On ne présente plus Watchmen - les Gardiens, adaptation par Zack Snyder et David Hayter du comic-book incontournable de Gibbons et Moore, une œuvre multi-récompensée à l'influence écrasante, réputée inadaptable, et portée à bout de bras par un Snyder fasciné depuis toujours par cette bande dessinée.

Un film fleuve, revisionné ici dans sa version la plus longue (près de 3h30), intégrant une petit demi-heure animée racontant les Contes du vaisseau noir, un interlude façon récit horrifique (narré par Gerard Butler), autrefois intégré tout au long du comic-book, et ici intercalé çà et là de manière assez artificielle.

Et ce qui saute tout de suite aux yeux, en revoyant ce métrage juste après avoir relu l'œuvre originale, c'est l'immense fidélité de l'adaptation au récit de Moore et Gibbons : ce Watchmen cinématographique est très fidèle, visuellement et scénaristiquement. Probablement trop, d'ailleurs.

En fait, Watchmen de Snyder, c'est un peu une grosse photocopie formelle de la bande dessinée originale, une photocopie appliquée, reprenant littéralement certaines des cases de Gibbons... mais passées au filtre "cool et edgy" de Snyder.

Et c'est là que les limites du projet se font vraiment ressentir : chez Snyder, impossible d'avoir de l'action sans qu'elle soit ultra-stylisée, avec des ralentis dans tous les sens, des plans majestueux, et des protagonistes surhumains, qui démolissent tout sans broncher.

Ce qui va totalement à l'encontre du propos original, celui d'un Moore particulièrement méfiant vis à vis du concept de super-héros, et qui insistait sur le fait que tous ses "héros" étaient des humains bourrés de défauts et de contradictions, pas forcément plus éclairés ou justifiés dans leur démarche super-héroïques que le quidam lambda, malgré ce qu'ils voulaient bien en dire.

Ici, les Watchmen sont badass et impressionnants, visuellement modernes et épiques, et c'est un peu passer à côté de la moelle de la bd ; Rorschach, notamment, était, sous la plume de Moore, une incarnation des principes objectivistes poussés dans leurs retranchements, un être extrême, psychopathe, paranoïaque et jusqu’au-boutiste. Sous la caméra de Snyder, lui-même fan avoué d'Ayn Rand, Rorschach est dépouillé de toute ambiguïté, pour être présenté comme un vigilante surhumain détenant la vérité ultime, le seul à avoir raison depuis le début, et quasiment le seul héros du récit.

Le message de Watchmen est ainsi détourné et affadi petit à petit, que ce soit par les choix créatifs de l'adaptation, ou par l'approche de Snyder privilégiant la "coolitude" visuelle au fond.

Pas forcément rédhibitoire - ça reste un blockbuster bien produit et bien mené, même si la version extra-longue tire à la ligne - mais problématique, tout autant que certains choix de casting : si l'immense majorité de la distribution s'en sort très bien, Crudup est éclipsé par des effets numériques qui ont assez mal vieilli (l'animation labiale, principalement), Malin Akerman peine à faire la moindre impression, et, plus embêtant, Matthew Goode manque de présence et de charisme en Ozymandias, en plus de paraître éminemment suspect dès sa première apparition à l'écran.

Dans l'ensemble, cette adaptation de Watchmen est clairement le fruit du travail de quelqu'un de passionné par le matériau d'origine. Malheureusement, c'est aussi une adaptation relativement superficielle, et qui ne semble avoir vraiment saisi qu'une partie des subtilités et des thématiques du récit original, la partie la plus spectaculaire et edgy. Mais après tout, venant de Snyder, et compte tenu de ce qu'il a fait de l'univers DC... ce n'est guère surprenant.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1408 : SEMAINE ZAZ - Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood ? (1994)

Publié le 3 Avril 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Policier, Review, Romance, USA

Le 1er Avril est encore frais dans les mémoires, et pour l'occasion, pendant un peu plus d'une semaine, retour chronologique sur la filmographie des ZAZ, histoire de rire un peu en ces temps maussades...

Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood ? (The Naked Gun 33⅓ : The Final Insult - 1994) :

Désormais à la retraite, Frank Drebin (Leslie Nielsen) rêve de retourner sur le terrain, au grand dam de son épouse Jane (Priscilla Presley), avec laquelle il peine à concevoir un enfant. Lorsque Rocco (Fred Ward), un dangereux terroriste, menace de s'en prendre à la cérémonie annuelle des Oscars, Drebin reprend son badge et sa lutte contre le crime, même si celle-ci passe par la case prison, ou par les bras d'une blonde pulpeuse (Anna Nicole Smith) proche de Rocco...

Un film ZAZ presque sans ZAZ, puisque s'il reste officiellement produit par le trio, il est réalisé par l'un des réalisateurs habituels d'Adam Sandler, et seulement co-écrit par David Zucker et Proft : le résultat, moins convaincant, a tendance à errer un peu trop vers des parodies de films (les Incorruptibles, Geriatric Park, la comédie musicale consacrée à Mère Thérésa, Thelma et Louise, La Grande Évasion) assez inégales, à avoir recours à un humour un peu plus graveleux (le gag sur la transsexualité d'Anna Nicole Smith aurait bien du mal à passer aujourd'hui)ainsi qu'à des bruitages de cartoon et/ou à la bouche, à recycler encore quelques passages de la série Police Squad, et à ne vraiment décoller que dans sa dernière ligne droite, un peu trop tard pour vraiment fonctionner.

Ce Naked Gun est donc celui que je préfère le moins, donc, même si cela reste un métrage comique sympatoche, qui conclue honorablement la trilogie.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1407 : SEMAINE ZAZ - Y a-t-il un flic pour sauver le Président ? (1991)

Publié le 2 Avril 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Policier, Review, USA, ZAZ

Le 1er Avril est encore frais dans les mémoires, et pour l'occasion, pendant un peu plus d'une semaine, retour chronologique sur la filmographie des ZAZ, histoire de rire un peu en ces temps maussades...

Y a-t-il un flic pour sauver le Président ? (The Naked Gun 2½ : The Smell of Fear - 1991) :

Alors que le Président Bush est sur le point de définir la politique énergétique de son administration en se basant sur les recommandations écologiques du Dr Meinheimer (Richard Griffiths), les représentants des lobbies énergétiques décident d'intervenir, en remplaçant le Dr Meinheimer par un double plus enclin à favoriser leurs industries. Mais Frank Drebin mène l'enquête, motivé par la présence de Jane (Priscilla Presley), son ex-compagne et assistante actuelle de Meinheimer.

Les ZAZ remettent le couvert, mais avec une légère différence : le scénario de ce second opus est le fruit du travail de David Zucker (qui réalise) et de Pat Proft, les deux autres hommes restant à la production du métrage.

Il en résulte un film un peu différent du précédent, et qui tente visiblement de renouer avec le format de la série Police Squad : on retrouve le générique (ce qui est normal), puis le monologue de Drebin au volant de sa voiture, son arrivée sur le lieu d'un crime regorgeant de détails visuels absurdes, et le film va même jusqu'à recycler plusieurs des gags de la série (le bossu, le passage au commissariat, etc), ce qui le rapproche plus des enquêtes télévisées de Drebin que du premier Naked Gun.

D'ailleurs, la formule Naked Gun semble être ici plus aboutie et maîtrisée : le film paraît plus rythmé, mieux équilibré entre les différents types d'humour et finalement, je serais presque tenté de dire que je le préfère au premier film de la saga - probablement parce qu'il y a un peu plus de jeux de mots capillotractés (et je dois dire que le moment "Black russian" où le film se moque de l'abus de jeux de mots foireux et déjoue les attentes du spectateur m'a agréablement surpris)...

Mais il faut bien avouer que les grandes lignes du récit font parfois un peu redite du premier volet, et que la relation Frank/Jane est parfois prise un peu trop au sérieux pour le bien du film.

Dans l'ensemble, ce Naked Gun 2 s'avère cependant dans la droite lignée de son prédécesseur, toujours aussi ludique et agréable à suivre, alors que je pensais que l'absence de deux ZAZ au scénario se ferait ressentir plus notablement. Reste à voir ce que donnera le troisième film, réalisé par un autre réalisateur et co-écrit par un nouveau scénariste...

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1406 : SEMAINE ZAZ - Y a-t-il un flic pour sauver la Reine ? (1988)

Publié le 1 Avril 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Policier, Review, Romance, USA, ZAZ

Le 1er Avril est là, et pour l'occasion, pendant un peu plus d'une semaine, retour chronologique sur la filmographie des ZAZ, histoire de rire un peu en ces temps maussades...

Y a-t-il un flic pour sauver la Reine ? (The Naked Gun : From the Files of Police Squad ! - 1988) :

Alors que la Reine Elizabeth est sur le point de visiter Los Angeles, Frank Drebin (Leslie Nielsen) enquête sur un complot visant à assassiner la figure royale. Un complot qu'il pense ourdi par Vincent Ludwig (Ricardo Montalban), un riche businessman dont la séduisante assistante, Jane (Priscilla Presley), ne laisse pas insensible le policier.

Portage cinématographique de la série Police Squad par les ZAZ et leur compère Pat Proft, The Naked Gun réinvente un peu la formule en faisant de ce Frank Drebin 2.0 un policier nettement plus balbutiant et maladroit que dans la série, un proto-Mr. Bean qui s'embarque dans une série de maladresses et fait des grimaces outrées.

Le ton global du film a ainsi évolué par rapport aux productions précédentes de la bande. Si le film recycle quelques gags de la série (le légiste, Al le géant, le générique en vue subjective, etc), il s'avère aussi nettement plus posé et calme que celle-ci : il y a toujours énormément de gags, mais en comparaison du rythme soutenu d'Airplane, les ZAZ se sont clairement calmés, et la densité de gags à la minute est clairement moins élevée (notamment au niveau visuel et jeux de mots).

En échange, on a un peu plus de slapstick, et donc plus de comédie physique de la part de Nielsen, qui semble bien s'amuser dans cette version plus développée et burlesque de ce personnage. Face à lui, tout le monde est au diapason, y compris Ricardo Montalban, et le film se suit donc sans problème, un peu plus puéril, mais aussi un peu mieux structuré que les métrages préalables de la bande.

On pourra peut-être regretter l'intro à Beyrouth, sortie de nulle part et ressemblant plus à du Hot Shots qu'à autre chose, ainsi que le côté insider baseball de tout le match dans le stade (qui ne parle pas forcément aux étrangers ne connaissant pas toutes les règles et les particularités de ce sport), mais rien de bien méchant, et dans l'ensemble, The Naked Gun reste un métrage efficace et drôle. Que demander de plus ?

4.5/6

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Les bilans de Lurdo : SEMAINE ZAZ - Police Squad, saison 1 (1982)

Publié le 29 Mars 2021 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Télévision, Comédie, Les bilans de Lurdo, Sitcom, Policier, USA, ABC, ZAZ

Le 1er Avril n'est pas loin, et pour l'occasion, pendant un peu plus d'une semaine, retour chronologique sur la filmographie des ZAZ, histoire de rire un peu en ces temps maussades...

Police Squad, saison 1 (Police Squad!, season 1 - 1982) :

Les enquêtes loufoque de l'Inspecteur Frank Drebin (Leslie Nielsen), qui officie au sein de l'unité spéciale de la Police Squad de Los Angeles...

Deuxième vrai tour de piste pour Zucker, Abrahams et Zucker, après le script du Hamburger Film Sandwich de John Landis (qui réalise ici quelques épisodes), et le succès de Y a-t-il un Pilote dans l'avion ? (1980), cette série ABC en 6 épisodes à peine (de 25 minutes à chaque fois) est un précurseur aux Y a-t-il un flic... que l'on connaît désormais sur le bout des doigts.

Pour cette série, les ZAZ sont accompagnés, à l'écriture, de Pat Proft, leur compère de toujours, pour un résultat assez typique de cette petite bande : des enquêtes absurdes et non-sensiques parodiant la série The M Squad (avec Lee Marvin), un générique mémorable (avec systématiquement une guest star apparaissant dans le générique pour s'y faire aussitôt tuer), des titres sans rapport avec le récit de l'épisode (ou même avec le titre annoncé par le narrateur), des gags récurrents (on peut citer, par exemple, les conseils malsains du policier scientifique aux enfants, le monologue d'ouverture de Drebin, ou encore l'image arrêtée de fin d'épisode, pour laquelle les acteurs se figent en pleine action et tiennent la pose, tandis qu'un élément ou un autre continue d'évoluer parmi eux), et de manière globale, un grand n'importe quoi général... parfois un peu inégal.

En effet, le souci du format série, c'est son côté répétitif : si cela permet d'établir un certain comique de répétition avec quelques séquences, cela souligne aussi malheureusement les gimmicks d'écriture des ZAZ.

Au rythme de diffusion normal, probable qu'il est moins évident de relever ces ficelles scénaristiques et ces gags fonctionnant toujours sur le même schéma. Par contre, en mode binge watching, ces astuces d'écriture sautent aux yeux, et lassent parfois un peu : les jeux d'échelle avec personnes de petite taille, les métaphores prises au premier degré, l'indic/cireur de chaussures omniscient qui donne des conseils à des stars, l’ascenseur qui s'ouvre sur des scènes improbables, on retrouve fréquemment les mêmes ressorts comiques, et, en fonction du scénariste, de l'enquête ou du récit, ça marche plus ou moins bien.

À l'identique, certaines séquences manquent leur cible/tombent tout simplement à plat (le mime français), et comme elles ont tendance à traîner en longueur...

Après, ce côté répétitif et formulaïque de certains gags s'efface rapidement derrière la folie de l'ensemble : on est clairement dans du ZAZ déjanté, et bien souvent, le spectateur n'a pas vraiment le temps de souffler devant l'avalanche de gags visuels, textuels et absurdes, portés par des acteurs qui sont totalement dans le délire ambiant. Ce n'est pas forcément toujours hilarant, mais l'on a un tout de même un sourire constant sur le visage, que ce soit de par l'efficacité des blagues, ou leur nombre affolant.

À voir, donc, même si le programme est imparfait, et qu'il est très possible que, de toute façon, il n'aurait pas vraiment réussi à tenir sur la durée sans s'essouffler...

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Les bilans de Sygbab : Total Recall 2070, saison 1 (1999)

Publié le 21 Mars 2021 par Sygbab dans Action, Critiques éclair, Les bilans de Sygbab, Review, Science-Fiction, Télévision, USA, Thriller, Policier, Showtime

Et si la critique positive qui va suivre était la conséquence directe d’un implant mémoriel forçant Sygbab à croire que la série est géniale ? Non, Sygbab est une machine, et seuls les humains peuvent être atteints par cette technologie ! Mais si les androïdes sont humains, peut-être que cela peut fonctionner aussi…

Total Recall 2070, saison 1 (1999) :

Diffusée sur la chaîne Showtime durant la première moitié de l'année 1999 et créée par Art Monterastelli (qui avait déjà travaillé en tant que scénariste sur la série L'Homme de Nulle Part), Total Recall 2070 est un hybride des films Total Recall de Paul Verhoeven et Blade Runner de Ridley Scott, dont l’ambiance et les décors - une grande cité multi-ethnique aux bâtiments gigantesques - sont une influence évidente. C’est également une sorte de melting-pot regroupant la plupart des thèmes de prédilection de Phillip K. Dick.

Le postulat de départ est le suivant : en 2070, le monde est plongé dans le chaos après avoir subi les conséquences de la pollution et du nucléaire, ce qui a eu des répercussions écologiques dramatiques et des conséquences politiques dévastatrices, puisque les gouvernements nationaux ont disparu.

Malgré cela, la marche en avant de la technologie n’a pas pour autant été freinée, bien au contraire : dans ce contexte propice, les puissantes corporations ont tenté d’occuper la place vacante en formant une alliance, le Consortium, et en fondant l’IPC avec l’idée d’en faire le nouveau pouvoir exécutif.

Or, cette administration est devenue indépendante et a créé une nouvelle police composée de deux divisions. Le CPB (Citizens Protection Bureau) est celle qui est la plus mise en avant puisque le personnage principal David Hume (Michael Easton) en fait partie, les 22 épisodes de la série suivant son parcours aux côtés de Farve (Karl Pruner), son partenaire androïde.

En regroupant les trames des deux films précités, les intentions ambitieuses du créateur de la série sont mises en application avec maîtrise et brio et cette unique saison est cohérente de bout en bout. L’épisode 18, Assessment, en est la meilleure preuve : par le biais de plusieurs flashbacks, il permet au téléspectateur de se remémorer divers éléments disséminés ici et là et de se rendre compte que tout se tient.

Les scénaristes tirent parti au mieux du format pour développer des arcs sur la longueur, et le final est une très bonne conclusion. Il y a toutefois un bémol : pour pleinement apprécier, il faut être un grand amateur de la science-fiction à l’état pur, à savoir celle qui implique des intrigues complexes et qui, par exemple, s’interroge et s'inquiète de l’influence de la technologie sur notre civilisation, dans le futur.

En alliant avec intelligence la question des androïdes pouvant être dotés de conscience et la manipulation des souvenirs via les implants mémoriels de la société Rekall, les ingrédients sont réunis pour proposer une intrigue aux ramifications nombreuses ; en étant plus terre-à-terre, cette intrigue offre l’opportunité d’apporter un peu de classicisme avec la machiavélique corporation qui est impliquée dans presque toutes les affaires louches sur lesquelles les deux protagonistes principaux sont amenés à travailler.

Celles-ci permettent d’aborder les dérives d’une société pervertie par la technologie et dont les conséquences comme la pollution sont inquiétantes : manipulations génétiques, mutations, réalité virtuelle et télépathie sont (entre autres) au programme. Mais, pour en revenir aux androïdes, déterminer s’ils peuvent être humains reste la thématique principale et c’est pour cette raison que Farve est souvent au centre de l’attention : personne ne connaît ses origines et cela suscite bien des questionnements.

Cet aspect policier est une composante essentielle de la série. Les enquêtes sont crédibles - d’autant plus que le côté scientifique est intégré grâce à la présence d’Olan (Judith Krant) qui assure aussi bien les autopsies que les recherches dans les domaines de la génétique ou de la cybernétique - et la panoplie des méthodes employées pour obtenir des renseignements est assez variée : entretiens avec les personnes liées à l’affaire de près ou de loin, recherches informatiques, interrogatoires au QG du CPB, voire même passage à tabac de petits malfrats par Hume qui n’hésite pas à faire preuve de violence pour leur soutirer quelques informations. Chacune apporte des résultats différents, et l’ensemble est efficace.

Qualité d’écriture, maîtrise des intrigues, univers riche et bien retranscrit (à l’instar de Blade Runner, il n’y a aucune couleur vive, tout se passe de nuit ou sous la lumière artificielle d’ampoules ou de néons, il pleut souvent, et les grands bâtiments imposants achèvent de rendre l’ambiance étouffante), il ne manque plus que des personnages réussis.

Et c’est le cas ! Calley (Matthew Bennett) a beau être vicieux et indigne de confiance, il n’en veut pas moins la même chose que Hume : mettre fin au règne du Consortium. Olan est plus qu’une simple scientifique, elle est aussi l’amie de David et de sa femme Olivia (Cynthia Preston) et se retrouvera au cœur de la tourmente en fin de saison.

Ehrenthal (Michael Anthony Rawlins) est placide, froid et ne laisse pas passer beaucoup d’émotions mais il dirige sa division d’une main de fer, avec justesse et intelligence puisqu’il fait preuve d’une diplomatie infinie envers les membres des corporations contre lesquelles il lutte ; mais surtout il soutient Hume à 100% et est toujours prêt à l’aider.

Olivia a vu son père tué par un androïde mais travaille à Uber Braun, la société qui les produit (ce qui provoque quelques conflits avec David), et va elle aussi se retrouver au centre des intrigues par la suite. Chacun a une utilité et est doté d’une psychologie travaillée ainsi que d’un développement remarquable qui prend en compte tous les événements qui se produisent. Mais le traitement qui est réservé aux deux plus importants personnages est encore plus réussi.

En passant son temps aux côtés de David, Farve va apprendre à connaître les humains, à comprendre comment ils « fonctionnent », mais il va également tisser des liens forts avec son coéquipier au point de réellement tenir à lui. Leur relation est un des points d’ancrage de la série et c’est un drôle de paradoxe en ce qui concerne Hume, dans la mesure où il ressent une haine profonde envers les androïdes, responsables de la mort de son ancien partenaire.

Si Farve est un personnage intéressant auquel on finit par s’attacher en oubliant complètement qu’il s’agit d’une machine (Ehrenthal se charge de le rappeler à Hume tout en interpellant le téléspectateur à ce sujet), le protagoniste principal est néanmoins David Hume. À force de se retrouver confronté à tant de perversions, de côtoyer des gens qui manipulent la réalité, les souvenirs, il finit par douter de tout.

Pourquoi ce monde est-il si injuste ? Qui croire ? Que croire ? Et ces doutes influent forcément sur son comportement, qui devient plus imprévisible. Mais ces doutes sont aussi l’essence même de l’humanité... Dans un monde tel que le sien, cela n’a pas de prix, et c’est finalement la principale leçon à retenir.

Total Recall 2070 est donc une série intelligente, qui traite de sujets sérieux tout en possédant des épisodes intéressants (voire passionnants) et qui bénéficie de très bons personnages servis par une distribution impressionnant - Michael Easton et Karl Pruner en tête.

Certes, ça ne fait pas rire, mais ça fait réfléchir et c’est tant mieux. Le seul reproche que l’on pourrait faire est la réutilisation abusive de certains plans et les images de synthèse pas toujours très réussies ; mais dans la mesure où ce ne sont que des plans intermédiaires qui servent de transitions entre deux scènes et surtout, qui permettent de placer l’action, ce n’est pas particulièrement gênant.

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Un film, un jour (ou presque) #1381 : Synchronic (2020)

Publié le 26 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Policier, Review, Science-Fiction, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Synchronic (2020) :

À la Nouvelle-Orléans, le Synchronic, une drogue étrange, fait des ravages ; au quotidien, Steve (Anthony Mackie) et Dennis (Jamie Dorman), deux ambulanciers, sont confrontés à ses conséquences : morts improbables, disparitions inexpliquées, blessures impossibles - le Synchronic semble avoir la capacité d'envoyer brièvement ses utilisateurs dans le temps, sans le moindre contrôle sur la destination ou l'époque. Se découvrant atteint d'un cancer incurable, Steve décide alors d'utiliser lui-même cette drogue pour tenter de retrouver Brianna (Ally Ioannides), la fille adolescente de Dennis, récemment disparue dans les couloirs du temps...

Devant ce Synchronic, il est difficile de ne pas penser à Project Power, autre film policier récent flirtant avec la science-fiction et se déroulant à la Nouvelle-Orléans : seule différence, vraiment, la nature de la drogue, et le fait que ce Synchronic soit le produit du travail d'un duo de réalisateurs/scénaristes indépendants, déjà responsables de plusieurs métrages remarqués : Resolution, Spring, un segment de V/H/S Viral, ou encore The Endless.

Un duo au style très prononcé, mais au travail fréquemment inégal : Spring, notamment, souffrait d'un rythme longuet, d'une tendance aux explications pseudo-scientifiques inutiles et bancales, et d'un style visuel parfois trop artistique pour son propre bien.

Et donc, sans surprise, ici, on retrouve les mêmes problèmes : alors que le récit est, au final, assez simple dans ses tenants et ses aboutissants, sa mise en images (particulièrement terne, jaunâtre et poisseuse, sur fond de musique électro grinçante) et sa structure (près de 50 minutes avant que le voyage temporel ne soit explicitement cité, une grosse moitié du film consacrée à la relation amicale de Steve et Dennis, à grands renforts de flashbacks et d'inserts interrompant fréquemment le récit) font que le tout semble étrangement décousu, notamment au niveau des dialogues ronflants, ou des explications pseudo-scientifiques du tout.

C'est très bancal, tout ça, et paradoxalement, alors que le film commence à devenir intéressant (au bout d'une heure, lorsque Steve découvre le voyage dans le temps et tente d'en comprendre les règles), les faiblesses de l'écriture (règles approximatives, rebondissements prévisibles) parasitent le récit, et font qu'on se détache un peu du tout, en attendant la conclusion inévitable du métrage, une conclusion sui tombe malheureusement un peu trop à plat.

Dommage, parce qu'il y avait là des bonnes idées, mais ici, la forme prend bien trop le dessus sur le fond à mon goût.

2.25/6

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Les bilans de Lurdo : Moonbeam City, saison 1 (2015)

Publié le 20 Février 2021 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Animation, Les bilans de Lurdo, Policier, Review, Thriller, Télévision, USA, Comedy Central

Série d'animation comique créée par un ancien scénariste de Conan O'Brien et diffusée en 2015 sur Comedy Central, Moonbeam City se veut une sorte de version années 80/Deux flics à Miami de la série Archer (difficile de nier les similitudes), le tout avec un graphisme saturé de néons, initialement basé sur les œuvres de Patrick Nagel, mais ressemblant aussi fortement, dans son esthétique à l'univers anime (notamment Nicky Larson).

Moonbeam City, saison 1 (2015) :

Les enquêtes de Dazzle Novak (Rob Lowe), flic à Moonbeam City sous les ordres de la caractérielle Capitaine Pizzaz Miller (Elizabeth Banks), aux côtés de Chrysalis Tate (Kate Mara), technicienne de laboratoire, et de Rad Cunningham (Will Forte), le grand rival de Novak...

Une série qui met un peu de temps à trouver ses marques, malgré son format court de 10 épisodes de 22 minutes : les premiers épisodes tentent ainsi d'imposer le style du show, un style tant visuel (l'animation est très particulière, assez limitée) que scénaristique, mais ne sont pas forcément très probants. 

En fait, le terme qui définirait le mieux le début de saison de Moonbeam City est "anecdotique" : pas forcément hilarant, pas forcément maîtrisé, le tout ressemble alors beaucoup trop à un Archer sous néons pour vraiment convaincre. Et puis, petit à petit, à mesure que la saison progresse, MC trouve plus ou moins ses marques, développant (souvent de manière absurde) ses personnages (Rad Cunningham, notamment), et partant dans des directions toujours plus improbables.

On finit ainsi par s'attacher à ces bras-cassés souvent déglingués, au fil de leurs enquêtes et de leurs mésaventures, un peu comme on suivrait les personnages d'un Brooklyn 99 prenant place dans des années 80 fantasmées.

Malgré tout, le programme ne décolle jamais totalement, ni ne s'élève au delà du simple divertissement amusant, et il n'est pas forcément surprenant de constater que la série n'a jamais connu un grand succès critique ou public, et s'est arrêtée au terme de cette première et unique saison.

D'ailleurs, pour être franc, j'écris cette critique quelques semaines après avoir terminé la série... et je n'en garde déjà pas grand souvenir - d'où ce bilan assez sommaire.

Mais la série reste tout de même agréable à suivre, portée par des doubleurs qui s'amusent franchement (Kate Mara est excellente, Elizabeth Banks crie un peu trop). À voir, sans s'attendre à un chef d'œuvre.

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Un film, un jour (ou presque) #1328 : Tabloid (2010)

Publié le 11 Janvier 2021 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Policier, Review, Religion, Romance, Télévision, USA, Showtime

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Tabloid (2010) :

Un documentaire assez WTF sur une affaire criminelle des années 70, qui a fait les choux gras des tabloïds britanniques de l'époque.

D'un côté, il y a la version de Joyce McKinney, jeune reine de beauté américaine innocente au QI de 168 se présentant comme bien sous tous rapports, et qui, folle amoureuse de Kirk Anderson, un mormon, s'inquiète de sa disparition soudaine. Elle décide alors de recruter une équipe pour partir au Royaume-Uni, retrouver et libérer Kirk, retenu prisonnier contre son gré par l'Église mormone. Un Anderson qu'elle a alors emmené dans un cottage pendant plusieurs jours, pour le "déprogrammer" des préceptes mormons en le soumettant à des heures et des heures de sexe intensif avec elle.

De l'autre, il y a la version de l'Église mormone et de Kirk Anderson, qui a lancé toute cette affaire judiciaire : missionnaire envoyé par l'Église au Royaume-Uni, il a été enlevé par Joyce et par un ami de celle-ci, et a été violé pendant plusieurs jours, enchaîné à un lit, Joyce espérant ainsi tomber enceinte de lui et le forcer à l'épouser.

Et puis il y a la version des journalistes de tabloïds et autres enquêteurs, qui interviennent en contre-poids du témoignage enthousiaste de McKinney (Anderson a refusé de participer au métrage) : menteuse invétérée, McKinney avait une carrière de call-girl et de maîtresse BDSM, entretenait une relation de domination avec son complice, et a toujours cultivé une sorte d'excentricité obsessionnelle des plus bizarres. Une jeune femme ambitieuse, qui a profité de cette célébrité médiatique pour fuir le Royaume-Uni sous un déguisement, et se pavaner aux USA aux plus grandes premières et célébrations.

Pourtant, McKinney est étrangement sympathique, dans ce documentaire qui joue la carte Rashomon en confrontant ces différentes versions d'une même histoire. Et il ne fait aucun doute que la vérité se trouve quelque part au croisement de ces vérités improbables... mais où, exactement ?

Le documentaire, ludique et rythmé, ne se mouille pas, et laisse le champ libre au spectateur pour se faire sa propre opinion. Une histoire amusant et vraiment barrée (comme l'est sa conclusion, sur fond de clonage canin).

4.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1320 : Enter the Fat Dragon (2020)

Publié le 18 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Policier, Review, Romance, Chine

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Enter the Fat Dragon (Fei lung gwoh gong - 2020) :

Le superflic chinois Fallon Zhu (Donnie Yen) commence à prendre du poids après avoir été relégué à la salle des archives et avoir été plaqué par sa fiancée, l'actrice Chloé Song (Nikki Chow). Envoyé en mission au Japon, et avec l'aide de sa traductrice Maggie (Jessica Jann), et de Thor (Wong Jing), un ami ancien flic, il va devoir alors lutter contre le crime local en utilisant son savoir-faire et ses talents d'artiste martial... malgré ses kilos en trop.

En 1978, Sammo Hung jouait dans Enter The Fat Dragon, une parodie des films de Bruceploitation qui mettait en valeur les talents de l'acteur et comédien au gabarit improbable. Et donc, voici en 2020 un nouveau film portant le même titre, mais ne partageant rien d'autre avec l'original, pas même un caméo de Sammo (pourtant initialement prévu).

En lieu et place d'une histoire de jeune paysan rondouillard arrivant en ville et se battant contre de petites frappes, on a droit à un flic quinquagénaire superhéros qui prend du poids après avoir été plaqué et confiné dans un bureau.

En lieu et place d'un jeune Sammo impressionnant par ses actions physiques, on a un Donnie Yen vieillissant, avec perruque évidente et fond de teint abusif, qui a des problèmes de couple (avec une partenaire de 20 ans de moins) et enchaîne les cascades ultra-câblées ou numérisées, engoncé dans un costume de gros en latex.

Forcément, le charme opère nettement moins. J'avoue, j'ai eu du mal à accrocher à cette comédie d'action qui tente de renouer avec un certain style hong-kongais des années 80-90, mais ne parvient qu'à paraître gentiment forcée et frustrante, alourdie par les interrogations existentielles du protagoniste, sa romance compliquée, les problèmes de couple de Thor, etc...

Après, il est vrai que dès qu'un film asiatique est trop câblé (ou du moins, qu'il l'est de manière trop voyante, et que ce n'est pas, éventuellement, justifié par des pouvoirs magiques ou que sais-je encore), j'ai tendance à avoir du mal à adhérer à la proposition.

Là, non seulement c'est hyper-câblé, de manière très voyante, mais en plus, le tout est très caricatural, avec bruitages de cartoon, post-synchro constante et approximative, contraste Chine/Japon pataud, humour laborieux, décors (clairement) de studio, etc.

Pas convaincu, en ce qui me concerne, malgré quelques jolis moments de chorégraphie.

2.5/6

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2020 - Wellington Paranormal, saison 2 (2019)

Publié le 26 Septembre 2020 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller, Policier, Télévision, Nouvelle-Zélande

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Wellington Paranormal, saison 2 (2019) :

La suite des enquêtes de Minogue (Mike Minogue) et O'Leary (Karen O'Leary), officiers de police pas très doués de la ville de Wellington, en Nouvelle-Zélande, accompagnés du Sergent Maaka (Maaka Pohatu), et qui sont chaque jour confrontés au surnaturel...

Deuxième saison de ce spin-off indirect du film Vampires en toute intimité, après une première saison très sympathique, mais parfois un peu superficielle et inégale : cette fois-ci, on remarque que les épisodes semblent plus solides, et ce dès le début de la saison.

Celle-ci commence en effet avec une histoire de monstre marin plutôt amusante, qui se finit dans une débauche d'effets spéciaux (voire dans une débauche tout court) ; ensuite, un lycée où sévissent trois sorcières adolescentes, dans une sorte de remake décalé de Dangereuse Alliance : à nouveau, de nombreux détails absurdes, de l'humour kiwi, ça fonctionne bien.

Petit coup de mou pour l'épisode du policier fantôme qui hante un tunnel, mais la série se reprend rapidement en revenant sur un épisode de la saison 1, celui des clones produits par des extraterrestres depuis une ferme isolée. Des clones encore plus stupides que les policiers originaux, et qui donnent lieu à un épisode plutôt drôle. Le suivant, sur un fantôme resté bloqué dans les années 80, et hantant sa voiture d'alors, est moins percutant, mais heureusement, la série a gardé le meilleur pour la fin, avec un épisode signé Jemaine Clement, sur la révolte des machines.

Mais pas de Terminators au programme, ici : à la place, ce sont de vieux appareils Nokia miteux et des objets délaissés qui se réunissent par magie, formant des mini-robots, jouant au serpent, puis s'assemblant enfin en une sorte de Transformer de taille humaine. Effets spéciaux convaincants, humour qui fonctionne, bref, un sixième et dernier épisode qui se termine sur une note convaincante.

Et puis il reste le Christmas Special, septième épisode officieux de la saison. Un Christmas Special en mode patchwork, avec une succession de cas plus ou moins probants : un responsable de centre commercial dyslexique qui embauche Satan au lieu de Santa, un barbecue perturbé par des portails dimensionnels aspirant les invités, un jouet vivant, une photocopieuse aspirant les personnes posant leurs fesses sur la vitre... un peu inégal, mais le flegme typiquement néozélandais fait que le tout fonctionne.

Dans l'ensemble, une saison 2 que j'ai préférée à la première : mieux maîtrisée, avec (apparemment) plus de moyens, le tout est tout simplement plus homogène qu'en saison 1. Il reste tout de même quelques flottements, ici ou là, mais dans l'ensemble, tout le monde semble plus à l'aise avec ce programme, et avec sa direction créative. En attendant la saison 3 !

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Les bilans de Lurdo : Year of the Rabbit, saison 1 (2019)

Publié le 22 Août 2020 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Policier, Review, Sitcom, Télévision, Thriller, UK

Comédie policière britannique en 6 épisodes de 25 minutes environ, Year of the Rabbit se veut une parodie du genre "enquêtes victoriennes", façon Ripper Street, écrite et produite pour Channel 4 par des scénaristes de tv éprouvés, déjà à l'œuvre sur Veep, ou sur les séries de Matt Lucas et David Walliams...

Year of the Rabbit, saison 1 (2019) :

Les enquêtes improbables de l'Inspecteur Rabbit (Matt Berry), un alcoolique brutal et bas-de-plafond, et de ses acolytes Wilbur Strauss (Freddie Fox), jeune officier débutant, et Mabel Wisbech (Susan Wokoma), premier femme policière (et accessoirement fille adoptive du commissaire), dans le Londres de 1887...

Une comédie co-écrite par Matt Berry, et qui s'avère donc chargée en humour noir et en politiquement incorrect, une jolie satire du genre procédural en costume, où tout le monde jure, où le sexisme est roi (et où les antagonistes sont des féministes criminelles) et où les procédures judiciaires et les interrogatoires se règlent à coup de battes métalliques dans la tronche.

La bonne idée des responsables de cette "année du lapin", c'est de concilier son côté absurde et déconneur - entre son Elephant Man flamboyant, son clochard vivant dans les goûts, la Princesse de Bulgarie (une Sally Phillips qui s'amuse bien), le rival de Rabbit, les personnages joyeusement barrés - avec une intrigue de fond traitée plus sérieusement.

Bon, ce n'est pas non plus un thriller ultra-dramatique, mais la conspiration globale qui entoure Rabbit et ses collègues évolue tout au long de la saison et parvient à se montrer un peu plus sérieuse lorsqu'il le faut. Le tout avec un enrobage musical aux percussions modernes étrangement funky, qui créent un décalage intéressant.

En somme, une première saison plutôt amusante et sympathique, qui pourrait bien déboucher, via l'apparition finale de Jemaine Clement en agent de la Reine, vers une seconde saison encore plus excentrique, et aux enjeux toujours plus improbables.

Pour le coup, ça fait envie.

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Un film, un jour (ou presque) #1254 : QUINZAINE FRANÇAISE - Inséparables (2019)

Publié le 17 Juillet 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Comédie, France, Policier, Review

Pendant deux semaines, comme tous les ans à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Inséparables (2019) :

Magouilleur envoyé en prison pour escroquerie, Mika (Ahmed Sylla) y fait la connaissance de Poutine (Alban Ivanov), un déséquilibré passionné par la Russie, qui le prend sous son aile et le protège. Un an après sa sortie de prison, cependant, Mika a reconstruit (et réinventé) sa vie : devenu directeur financier et fiancé à la fille de son patron, il a une existence dorée. Jusqu'à ce que poutine le retrouve, persuadé de pouvoir renouer avec son "meilleur copain". Mais l'excentricité de Poutine se marie mal avec les nombreux mensonges que Mika a raconté à ses proches...

Un bon gros bof que cette comédie semi-policière du réalisateur de Walter, comédie qui n'est pas sans rappeler, à une autre époque, les films de Francis Weber, avec un duo principal qui aurait pu être interprété par Pierre Richard et Depardieu.

Une sorte de buddy comedy un peu trop sérieuse pour son bien, ou du moins, à l'équilibre comédie/sérieux trop variable pour convaincre : le traumatisme enfantin de Mika n'est pas très probant, les criminels ne sont pas suffisamment menaçants, bref, un peu comme certains moments de Walter, ça tente de prendre son sujet au sérieux, mais ça ne fonctionne qu'en partie.

D'autant qu'ici, le rythme n'est pas suffisant (une bonne demi-heure de mise en place en prison), et les personnages peu attachants : Sylla fait le boulot, sans plus (son interprétation du mec bourré est assez... débattable), Ivanov est efficace (même si son personnage reste une énigme) et les personnages féminins sont soit fades (Ornella Fleury) soit antipathiques (Judith El Zein, déjà dans Walter).

Bref, moins agréable à regarder que Walter, et il se dégage d'Inséparables l'impression constante d'un film sous influence, mais qui ne parvient pas à justifier de son existence en proposant un petit plus (une alchimie particulière, des personnages mémorables, un grain de folie) suffisant.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1248 : QUINZAINE FRANÇAISE - Walter (2019)

Publié le 11 Juillet 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Belgique, Policier, Review, Thriller

Pendant deux semaines, comme tous les ans à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Walter (2019) :

Une bande de cambrioleurs incapables (Karim Jebli, Nordine Salhi, Samuel Dijan, Alexandre Antonio) menés par Goran (Alban Ivanov), décide de profiter de la nuit pour dérober des diamants. Pour cela, ils doivent s'introduire dans un hypermarché afin d'en percer un mur... mais Walter (Issaka Sawadogo), le vigile, veille, et rapidement, les malfrats découvrent qu'il est un ancien chef de guerre africain au passé sanglant.

Une comédie franco-belge, sorte de Die Hard dans un supermarché, et qui ne fonctionne qu'à moitié, pour de multiples raisons. Déjà, il faut supporter l'humour et l'improvisation des Déguns, qui peut en rebuter beaucoup - et compte tenu de leur omniprésence dans le film, ce sera un facteur déterminant pour certains.

Ensuite, le rythme du tout est assez inégal : la mise en place est relativement efficace, Sawadogo a une présence physique certaine, la bande originale de Stephane Kronborg est très premier degré, Ivanov est crédible en bad guy agacé par ses sbires incapables, bref, ça fonctionne à peu près (même en prenant en compte le surjeu de la bande de malfrats) jusqu'à ce que le casse débute vraiment.

À partir de là, le rythme se fait beaucoup plus aléatoire, à mesure que Walter se libère et se venge. L'intérêt du tout retombe progressivement, la seconde moitié manque un peu de punch, l'interprétation de Sawadogo est un peu raide : ça ne fonctionne plus aussi bien, et c'est dommage, car dans l'ensemble, le capital-sympathie du tout (encore une fois, pour peu qu'on ne fasse pas une allergie aux Déguns) fait que l'on ne s'ennuie pas trop, et que l'on s'amuse de ces personnages pas très doués.

3/6 (parce que pour un premier film, c'est honorable, mais la note baisserait probablement nettement si j'étais allergique aux Déguns)

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Un film, un jour (ou presque) #1244 : QUINZAINE FRANÇAISE - Lucky (2020)

Publié le 7 Juillet 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Policier, Belgique

Pendant deux semaines, comme tous les ans à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Lucky (2020) :

Willy (Alban Ivanov) vient de perdre son chien, et risque de se retrouver au chômage. Son ami Tony (Michaël Youn), agent de sécurité, est endetté jusqu'au cou. Ensemble, ils vont alors échafauder un plan improbable : dérober un chien policier renifleur de drogues, et l'utiliser pour trouver les planques des dealers de leur région. Mais lorsqu'ils tombent sur plus d'une tonne d'herbe, ils ne savent qu'en faire, et sont obligés de se tourner vers Caroline Jamar (Florence Foresti), policière véreuse, pour se dépêtrer de cette situation...

Une comédie policière franco-belge du réalisateur de Dikkenek, qui nous dépeint ici une galerie de bras-cassés tous plus incapables les uns que les autres, embarqués dans un trafic de drogues qui les dépasse.

Chez certains réalisateurs, cela peut donner Snatch ou Les Gentlemen, chez d'autres, La Beuh ; ici, on se retrouve avec un film gentillet, mais assez mal rythmé : il y a, en gros, 50 minutes de présentation des personnages (y compris Corinne Masiero - le Capitaine Marleau - en bourgeoise nymphomane, un personnage dont on s'interroge encore sur l'utilité) et seulement une petite demi-heure de film à partir de la découverte de la drogue, générique final compris.

Un film dont l'excentricité sympathique de ses personnages n'est pas suffisante pour contrebalancer le manque d'énergie et de punch du tout, et qui n'a vraiment pour lui que ses seconds rôles amusants, entre trafiquants débiles et fliquettes brutales.

3/6 (dont 0.25 pour le toutou attachant)

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Un film, un jour (ou presque) #1240 : Les Baronnes (2019)

Publié le 1 Juillet 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, Policier, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Baronnes (The Kitchen - 2019) :

Lorsque leurs compagnons respectifs, membres de la pègre irlandaise, sont arrêtés, trois new-yorkaises décident de prendre les choses en mains, et de poursuivre les affaires de leurs époux : Kathy (Melissa McCarthy), qui voit là l'occasion d'aider la communauté, Ruby (Tiffany Haddish), qui a épousé l'héritier de cet empire du crime, et Claire (Elisabeth Moss), battue par son époux. Mais rapidement, elles se retrouvent dans une situation difficile, prises entre rivalités internes, ambitions démesurées, autorités pressantes et influences extérieures...

Un crime movie adapté d'un comic-book DC/Vertigo et réalisé/écrit par Andrea Berloff (déjà à l'origine de l'écriture de World Trade Center et de Straight Outta Compton, et dont c'est là la première réalisation).

Au programme, un polar en costumes 70s, avec des actrices comiques utilisées à contre-emploi, pour un propos girl-power malheureusement pas très subtil (en même temps, le ton est donné dès l'ouverture du film sur "It's a Men's World"), pas très inspiré (le film semble involontairement tiraillé entre son propos pro-femme et les actes criminels dont ses personnages sont coupables, et ne semble pas en avoir vraiment conscience, comme s'il voulait que le spectateur trouve ces femmes fortes, braves et héroïques alors qu'elles tuent, démembrent et exécutent), et tout simplement pas très intéressant ou crédible (la relation sanguinaire de Moss et de Dohmnall Gleeson n'est pas convaincante du tout).

C'est bien interprété, et la reconstitution 70s est efficace (bien que très hollywoodienne), mais dans l'absolu, ce n'est tout simplement pas très original, surprenant ou intéressant, et une main plus affirmée aurait probablement été la bienvenue.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1235 : Bees Make Honey (2017)

Publié le 24 Juin 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Policier, Review, Romance, Thriller, UK, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Bees Make Honey (2017) :

Le soir d'Halloween 1934, dans un manoir anglais, Honey (Alice Eve), une veuve séduisante, invite un inspecteur de police un peu maladroit, Shoerope (Wilf Scolding), pour qu'il enquête sur le meurtre de feu son époux, un an plus tôt, lors du bal masqué organisé chaque année par Honey. Face à Shoerope, toute une galerie de personnages excentriques (Hermione Corfield, Joshua McGuire, Joséphine de La Baume, Anatole Taubman, Trevor Eve, Ivanno Jeremiah), tous présents l'année précédente, et tous des suspects potentiels...

Une comédie qui se veut un pastiche moderne et décalé du murder mystery à l'anglaise, et dans lequel toute la famille Eve travaille : Alice et son père Trevor devant la caméra, le frère Jack à l'écriture et à la réalisation, et l'autre frère George à la musique. De quoi conférer une ambiance décontractée au métrage qui, de toute façon, ne se prend jamais au sérieux.

Entre son rythme, son énergie, son récit déstructuré aux brefs flashbacks déjantés sur de la pop/du punk rock UK moderne, sa décadence, sa drag queen façon Ruby Rhod dans le Cinquième Élément, son utilisation généreuse de la cocaïne, et ses excentricités typiquement anglaises, le tout s'avère un moment très agréable à passer, même s'il faut bien avouer que la forme prend par moments un peu trop le dessus sur le fond, et que la prise de son est inégale.

C'est imparfait, mais c'est amusant.

4/6

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