Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #disney catégorie

Critiques éclair - Obi-Wan Kenobi, 1x04-06 + bilan (2022)

Publié le 25 Juin 2022 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Télévision, Fantastique, Action, USA, Science-Fiction, Science Fiction, Aventure, Les bilans de Lurdo, Disney, Star Wars, Obi Wan

Suite de cette mini-série en six épisodes d'une heure retraçant le sort d'Obi-Wan Kenobi entre les deux premières trilogies...

Obi-Wan Kenobi, saison 1 (2022) :

- 1x04 : Obi-Wan se remet de ses blessures, avant de partir pour la planète où se trouve la base des Inquisiteurs, pour tenter d'en faire évader Leïa...

Un peu décevant, cet épisode, car trop facile : la récupération d'Obi-Wan dans sa cuve de bacta est trop rapide (et à peine illustrée d'un parallèle entre lui et Anakin dans leurs cuves respectives, alors qu'il y avait là moyen de faire beaucoup plus intéressant, avec un épisode complet entre visions et réalité) ; l'infiltration de la base des Inquisiteurs est trop facile ; les scènes d'Obi-Wan qui se défend contre les tirs de blasters avec son sabre manquent de nervosité et sont mollassonnes ; le traqueur posé par la méchante est trop évident ; et les ficelles narratives de l'évasion finale sont trop "grosses" (Leïa cachée sous l'imper de Kenobi, lol).

Pas très convaincu par l'écriture de cet épisode, donc, et j'ai un peu peur que certaines de mes craintes relatives à l'équipe scénaristique ne commencent à s'avérer fondées.

- 1x05 : Réfugiés dans une base clandestine, Kenobi, Leia et tous les résistants sont assiégés par les forces de Vader et de Reva : au Jedi de gagner un maximum de temps pour permettre la fuite de tous les civils...

Un épisode de 40 minutes à peine, tout compris, et qui m'a laissé à nouveau un peu mitigé, principalement à cause de l'écriture. Des facilités, encore une fois (tout le sort de Tala et de son robot, le communicateur qui tombe par terre, ce sont de grosses ficelles usées), des approximations (notamment au niveau du plan global d'Obi-Wan et de sa mise en images à l'écran - l'assaut sur la porte de la base faisait gentiment studio cheap), et toujours un étrange manque de continuité musicale avec le reste de la saga (hormis, peut-être, un semblant de marche à un moment).

Après, les flashbacks sur l'époque de l'Attaque des Clones n'étaient pas forcément désagréables, mais la production a visiblement eu un peu de mal à coller au plus près, techniquement et visuellement, aux deux personnages tels qu'on les connaissait à l'époque (on va dire que les acteurs ont, forcément, ont pris un coup de vieux)...

Reste enfin le grand final de l'épisode, avec Vader en action, Vader qui arrête un vaisseau d'un geste, qui esquive tous les coups de sabre de Reva sans effort, bref, un Vader qui montre là pourquoi il est devenu le patron... et pourquoi Obi-Wan ne fait plus le poids.

- 1x06 : Obi-Wan ne peut plus reculer : s'il veut aider les rebelles à s'enfuir, il doit affronter Vader en duel. En parallèle, Reva fait route pour Tatooine...

Pas grand chose à dire sur ce final agréable, mais qui ne révolutionne rien : il y a quelques ficelles narratives un peu faciles qui permettent de coller au canon ou de raccourcir le récit (Obi-Wan qui arrive sur Tatooine in extremis, ça passe moyen), le duel final est spectaculaire et plutôt agréablement mis en images (même si ponctuellement, ça manque de clarté ou de nervosité), et tout se finit de manière (forcément) plutôt attendue, y compris au niveau des caméos.

- Bilan -

Dans l'ensemble, une saison qui m'a laissé mitigé positif, mais mitigé tout de même. On devine clairement que le tout était initialement pensé comme un long-métrage dont on a rallongé la sauce pour la télévision, et ces rallonges ne sont pas forcément utiles ou pertinentes sur le long terme.

Après, Ewan McGregor porte le programme sur ses épaules, et naturellement, il le fait très bien : son Obi-Wan reste l'un des points forts de la prélogie, et cela se confirme ici, notamment dans son alchimie avec l'adorable mini-Leia.

En face, Hayden Christensen campe un Vader plus nerveux et moins imposant que Dave Prowse en son temps : une énergie différente, mais pas désagréable pour autant. On regrettera néanmoins l'absence quasi-totale des thèmes musicaux de la trilogie, qui ne réapparaissent qu'à la toute dernière minute, dans l'ultime épisode, alors qu'à de nombreuses reprises, le thème de la Force aurait été plus qu'approprié, par exemple.

Bref. Obi-Wan, la série : plus agréable à suivre que Boba Fett, moins que le Mandalorien, mais pas forcément indispensable pour autant sous cette forme (un peu comme la série à venir consacrée à Cassian Andor, et ses deux saisons de 12 épisodes que personne n'a demandées).

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1675 : Le Monde de Nate (2022)

Publié le 24 Juin 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Jeunesse, Musique, Review, USA, Télévision

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Monde de Nate (Better Nate Than Never - 2022) :

Jeune garçon passionné de comédies musicales, Nate (Rueby Wood) n'a qu'un rêve : devenir une star de Broadway, comme sa tante (Lisa Kudrow). Avec sa meilleure amie Libbie (Aria Brooks), Nate profite alors d'une absence de ses parents pour prendre le bus pour New-York, et tenter de décrocher un rôle dans l'adaptation scénique de Lilo et Stitch...

Une comédie familiale Disney + (écrite, réalisée et adaptée de son propre roman par son jeune réalisateur) qui aurait tout à fait eu sa place sur Disney Channel en tant que D-Com, si ce n'est peut-être pour son contenu LGBTQ-friendly assez appuyé (en même temps, on parle de Broadway, donc forcément, ça ne peut que flamboyer à un moment ou un autre) - Nate est clairement un ami de Dorothée, il fait un quasi-coming out à sa meilleure amie éprise de lui, on croise un couple gay...

Le tout reste assez subtil sur ce front, Disney oblige, mais ça a le mérite d'exister et d'être plus présent ici que dans les autres films et téléfilms du studio, avec un message positif et jamais trop pataud.

Le reste, c'est de la comédie Disney classique : ça surjoue un peu (sauf Lisa Kudrow, juste et touchante en comédienne de Broadway assez ratée), ça déborde d'énergie, il y a un numéro musical ou deux, ça se moque un peu des travers de Broadway, c'est assez maniéré (encore une fois, Broadway....), et même si le rythme et le dynamisme du montage et de la réalisation se perdent un peu en cours de route, ça se regarde facilement, pour peu qu'on ne soit pas allergique aux comédies musicales, aux films pour préadolescents, et aux combinaisons des deux.

3.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Critiques éclair - Obi-Wan Kenobi, 1x01-03 (2022)

Publié le 19 Juin 2022 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Télévision, Action, USA, Science-Fiction, Aventure, Les bilans de Lurdo, Disney, Science Fiction, Star Wars, Fantastique, Obi Wan

Mini-série en six épisodes d'une heure chapeautée par Deborah Chow (réalisatrice de certains épisodes du Mandalorian) et par une équipe de scénaristes éclectiques (deux de chez Pixar, le réalisateur australien Stuart Bettie, le scénariste de Roi Arthur et Army of the Dead, et un scénariste récompensé aux faits d'armes  discutables - Blanche-Neige et le chasseur, The Snowman), Obi-Wan Kenobi replonge dans les anciennes trilogies, pour narrer le sort du personnage-titre après la prélogie, et juste avant A New Hope...

Obi-Wan Kenobi, saison 1 (2022) :

- 1x01 : Alors qu'il vit reclus sur Tatooine, loin de tout sauf de Luke Skywalker sur qui il garde un œil attentif, Obi-Wan (Ewan McGregor) est contraint de reprendre du service lorsque la jeune princesse Leia (Vivien Lyra Blair) est enlevée par des mercenaires aux ordres des sinistres Inquisiteurs impériaux...

Pas désagréable du tout, pour le moment, avec une mise en place forcément lente, qui montre un Obi-Wan hanté par les erreurs de son passé, vivant en ermite sur Tatooine, et refusant de s'engager de quelque manière que ce soit ; des Inquisiteurs très méchants et motivés (certains plus que d'autres) ; et surtout une jeune Princesse Leiïa adorable et attachante, particulièrement juste (ah, et il y a aussi Flea en mercenaire, why not ?).

Le tout établit un joli pont entre la fin de la prélogie et la postlogie, c'est plutôt bien rythmé et en faisant exception d'un maquillage ou deux un peu caoutchouteux, on peut être optimiste pour la suite.

- 1x02 : Obi-Wan arrive sur Daiyu, où se cachent les mercenaires ayant capturé Leia, et il y rencontre un arnaqueur (Kumail Nanjiani) se faisant passer pour un Jedi et connaissant l'emplacement de la fillette...

Un épisode à nouveau agréable, mais avec quelques défauts flagrants qu'il faut souligner : déjà, la durée de 38 minutes, tout compris, qui trahit un épisode taillé au montage. Et effectivement, cela se ressent nettement, notamment dans la transition arrivée sur Daiyu/rencontre de Kumail/découverte de Leia, qui est assez précipitée et brouillonne. Ou alors, c'est que les deux épisodes étaient conçu comme un pilote de 90 minutes, avec ce que ça implique de montage pour le diviser en deux.

Ensuite, et ça me peine de le dire, mais la série bénéficierait d'utiliser un peu plus les thèmes de John Williams : le thème composé par Williams pour Obi-Wan est agréable, mais quelques notes du thème de la Force, ou de celui de Vader auraient rendu deux des moments de l'épisode nettement plus puissants.

Après, j'admets que ces critiques sont du pinaillage. Mais cet épisode 2, tout regardable qu'il soit (et le duo Obi-Wan/Leia fonctionne bien), m'a semblé un peu en dessous du premier.

- 1x03 : En fuite, Leia et Obi-Wan arrivent sur une planète d'exploitation minière pour y retrouver un contact (Indira Varma) supposé les aider. Mais les inquisiteurs et Vader sont sur leurs traces...

Pas l'épisode le plus palpitant pour ce qui ressemble souvent à de la transition, qui sert surtout à rapprocher Leia et Obi-Wan (ce qui fonctionne plutôt bien), à offrir un caméo vocal à Zack Braff et à ramener sur le devant de la scène Darth Vader, incarné par le duo Christensen/James Earl Jones.

De quoi mettre en scène un "duel" qui n'en est pas un avec un Obi-Wan apeuré, rouillé et totalement dépassé par le monstre qu'est devenu Anakin, lequel massacre littéralement Obi-Wan sans que ce dernier, coupé de la force, ne puisse y faire quoi que ce soit.

Pas désastreux, mais ça manque un peu de rythme et d'ampleur visuelle - maintenant, je m'attends à ce qu'Obi-Wan, grièvement blessé, passe le prochain épisode entre la vie et la mort, hanté par des visions d'Anakin (et de Qui-Gon ?), avant de se réveiller à nouveau en harmonie avec la Force... ou quelque chose du genre.

 

(à suivre...)

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1655 : Tic et Tac, les Rangers du Risque (2022)

Publié le 30 Mai 2022 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Policier, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Tic et Tac, les Rangers du Risque (Chip 'n Dale : Rescue Rangers - 2022) :

Parce que leur ancien collègue Monterey Jack (Eric Bana) a disparu, probablement enlevé par une bande de malfrats bootleggers de dessins animés, Tic (John Mulaney) et Tac (Andy Samberg) sont contraints de renouer trente ans après s'être séparés en de mauvais termes...

Une comédie familiale Disney réalisée par l'un des membres des Lonely Island (le groupe de comiques auquel appartient Andy Samberg, qui double ici Tac), écrite par des scénaristes de sitcom, et qui lorgne très fortement sur une version un peu plus cynique et moderne (époque et humour Lonely Island obligent) de Roger Rabbit, avec cet univers où humains et toons cohabitent, et où les personnages de tous les studios se mélangent.

Et c'est plutôt amusant, dans l'ensemble, que ce soit au niveau du doublage (le passage où tous les personnages de Seth Rogen apparaissent ensemble à l'écran, J.K. Simmons qui s'amuse en chef de la police), des caméos (réels ou animés), des idées improbables (la rédemption d'Ugly Sonic), l'illustration musicale, et la facture technique globale, tout à fait honorable, mélangeant les styles d'animation et leur rendu à l'écran.

Après... ça reste une comédie un peu goguenarde qui, sous le prétexte d'une enquête policière, se contente de chambrer pendant 90+ minutes l'industrie cinématographique et le monde de l'animation : c'est sympa, on sourit fréquemment (surtout si l'on a toutes les références), mais le rythme et des dialogues inégaux, ainsi qu'un trop-plein de coups de coude au spectateur, font que finalement, ça reste bien en dessous de son modèle.

Je m'attendais à apprécier un peu plus, mais finalement, ça manque clairement de folie et c'est trop balisé pour vraiment marquer les esprits.

3.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1651 : Dans un autre monde - Les coulisses de La Reine des Neiges II (2020)

Publié le 24 Mai 2022 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Jeunesse, Disney, Review, Télévision, USA, Les bilans de Lurdo

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Dans un autre monde - Les coulisses de La Reine des Neiges II (Into the Unknown : Making Frozen II - 2020) :

Une mini-série documentaire de six épisodes de 40-45 minutes, diffusés sur Disney +, et qui se veut un gros making-of de La Reine des Neiges 2, exhaustif et sans fard.

Il ne faut cependant pas s'attendre à l'équivalent d'un The Sweatbox qui chroniquerait toutes les difficultés rencontrées par un projet mis en chantier trop vite et trop tôt, ou bien par une vision créative aux antipodes de celles des pontes du studio : ici, on est plus dans le gros making-of complaisant d'un peu plus de trois heures, arbitrairement découpé en épisodes à la durée de plus en plus courte, et qui retrace sans trop d'aspérités la dernière année de production du métrage.

Sans surprise (principalement pour moi, qui n'ai jamais vraiment accroché à ce second film), on s'aperçoit tout de même que le film a connu des errances créatives un peu embarrassantes pour un métrage de ce calibre, et a été victime de coupes de dernière minute assez conséquentes, à quelques semaines de la sortie... mais comme l'ambiance générale du documentaire, c'est "chez Disney, on est une grande famille, on s'aime tous, et tout est formidable", mâtinée de feel-good féministe, il n'y a pas de moment vraiment marquant ou choc dont on se souviendra ultérieurement.

Tout au plus réalise-t-on rapidement que Jennifer Lee s'est probablement un peu laissé dévorer par la hype du phénomène Frozen, et par les innombrables analyses symboliques et autres quêtes de sens auxquelles le web s'est consacré depuis la sortie du premier film : on la sent décidé à faire de ce deuxième film quelque chose de profond, d'adulte et de mature, ce qui, forcément, se retourne contre elle à la fin, lorsque les projections tests indiquent clairement que les enfants sont totalement largués par le métrage, et s'ennuient.

Après, pour qui n'a jamais vu de making of de ce type sur un film d'animation, Into The Unknown reste une production instructive et complète, qui couvre tous les aspects de ce genre d'entreprise. Et si l'on est fan de Frozen au point de se déguiser en Elsa aux conventions, nul doute qu'on trouvera ici de quoi satisfaire son besoin de Reine des Neiges.

En l'état, je reste cependant un peu mitigé sur le tout, et sur ses digressions pas forcément indispensables, qui donnent l'impression d'un remplissage inutile.

3.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1645 : Kuzco, l'Empereur mégalo (2000)

Publié le 16 Mai 2022 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Histoire, Jeunesse, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Kuzco, l'Empereur mégalo (The Emperor's New Groove - 2000) :

Empereur inca mégalomane et égocentrique, Kuzco (David Spade) est transformé en lama par la maléfique Yzma (Eartha Kitt) et son sbire Kronk (Patrick Warburton) ; aux côtés de Pacha (John Goodman), un humble paysan, l'empereur déchu va alors apprendre l'humilité et l'humanité qui lui font tant défaut...

Un film d'animation Disney réputé pour avoir eu une genèse très compliquée (cf le documentaire interdit The Sweatbox, critiqué en ces pages), et qui tranche effectivement notablement avec le style Disney en vigueur dans les années 90.

Oubliées les comédies musicales et la fournée de métrages classiques des années 90 (de la Petite Sirène à Tarzan), et place à un hommage assumé aux cartoons de Chuck Jones et aux Looney Tunes, dont on retrouve ici le côté plus mordant, le slapstick, un trait plus caricatural et expressif, et un certain mickey-mousing de la bande originale, qui font que fréquemment, on se dit que Bugs Bunny n'aurait pas dépareillé à l'écran (de la même manière que certaines bribes des restes du score de Marc Shaiman, refusé et remplacé par celui de John Debney, auraient eu leur place dans La Famille Addams).

Et c'est probablement aussi la raison pour laquelle ce Kuzco a moins marqué les esprits des spectateurs et des critiques, ou du moins, l'a fait d'une manière un peu différente : avec ses méchants cultes (Eartha Kitt est géniale au doublage d'Yzma, et Warburton excellent en Kronk) qui éclipsent facilement son Kuzco volontairement antipathique, The Emperor's New Groove prend le contrepied des récits Disney habituels, préférant narrer une fable morale souvent absurde dans laquelle le protagoniste apprend à changer et à respecter autrui.

Le problème étant que le film s'éparpille dans des mini-sketches très énergiques et nerveux, mais peine à vraiment être autre chose qu'un cartoon excentrique et décalé : c'est amusant, ça se regarde très bien, mais ça ne laisse pas forcément un souvenir impérissable.

Sympathique, sans plus.

4/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1643 : Le journal d'un dégonflé (2021)

Publié le 12 Mai 2022 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, USA, Disney

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le journal d'un dégonflé (Diary of a Wimpy Kid - 2021) :

Sur le point d'entrer au collège, Greg (Brady Noon) est inquiet de ce qui l'attend sur place, d'autant que ni lui ni son meilleur ami Jefferson (Ethan William Childress) ne font nécessairement partie des enfants les plus populaires...

Cinquième incarnation de la série des Journal d'un dégonflé après quatre épisodes en prises de vues réelles (dont il me semble que j'ai vu le premier, sorti en 2010), cette version animée d'une durée d'une heure à peine ressemble plus à un "animated special" qu'à un réel long métrage adapté du livre de 2007.

Et pour cause : initialement conçu comme un épisode animé de trente minutes pour la Fox, le projet a été remanié encore et encore, pour finir sous sa forme actuelle, diffusée en décembre dernier sur Disney +, avec à la clef un accueil assez tiède des critiques.

Un accueil effectivement mérité, tant ce métrage n'a pas grand chose de mémorable ou d'intéressant. Non seulement le portage 3D du trait original est assez moyen (disons que ce n'est vraiment esthétique), mais en plus, le tout m'a semblé assez décousu, perdant un peu la structure journalière de l'original pour un récit plus brouillon.

Ajoutez à cela un doublage inégal, pour des personnages pas très attachants, et voilà, une adaptation animée assez quelconque et oubliable, qui manque de rythme et de punch.

Cela dit, la durée assez courte du tout occupera les enfants pendant une petite heure.

2.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1633 - SEMAINE FANTASY RÉTRO : Le Dragon du Lac de feu (1981)

Publié le 2 Mai 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review, Romance, USA, Disney, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Dragon du Lac de feu (Dragonslayer - 1981) :

Parce qu'un dragon sanguinaire dévaste le royaume d'Urland, obligeant le Roi Casiodorus (Peter Eyre) à lui sacrifier régulièrement une vierge pour apaiser sa colère, Galen (Peter MacNicol), apprenti de feu Ulrich (Ralph Richardson), ultime sorcier du Royaume, est contraint de partir à l'aventure en compagnie de "Valerian" (Caitlin Clarke), venu lui demander son aide...

Une co-production Disney/Paramount de 1981 que j'ai peut-être vue dans mon enfance, mais dont je ne gardais absolument aucun souvenir, ce Dragon du Lac de feu a su me séduire par son ton mi-sérieux mi-amusé : c'est sombre, c'est poussiéreux, c'est héroïque, mais ça conserve constamment un certain second degré, un recul sur les événements, à commencer par son vieux sorcier décati et son apprenti pas très doué.

Ce n'est pas pour autant la grande rigolade ni une avalanche de blagues et de bons mots, mais le ton sympathique du tout (la manière dont la religion et le Roi capitalisent sur la victoire de Galen sur le dragon, à la fin, est très amusante) permet de faire habilement passer les quelques longueurs du métrage, et de faire oublier le côté un peu Star Wars du tout, dans la relation apprenti/maître qui meurt et revient pour le guider, etc.

Dans l'ensemble, donc, un film plutôt réussi (j'ai quelques réserves sur la bande originale d'Alex North, pourtant nommé aux Oscars pour ce film, et recyclant pour l'occasion des morceaux de sa bande originale composée pour 2001 et rejetée par Kubrick), qui bénéficie d'un superbe dragon et d'effets spéciaux made in ILM et Phil Tippett.

4/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1631 : Treize à la douzaine (2022)

Publié le 28 Avril 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Jeunesse, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Treize à la douzaine (Cheaper by the Dozen - 2022) :

Paul (Zach Braff) et Zoey (Gabrielle Union) Baker forment un couple mixte à la famille nombreuse, composée de leurs enfants biologiques (communs ou issus d'unions précédentes), d'un enfant adopté et d'un neveu à la réputation sulfureuse. Tout ce petit monde vit en quasi-parfaite harmonie, entouré de Kate (Erika Christensen), la mère excentrique de certains des enfants de Paul, et de Dom (Timon Kyle Durrett), superstar de football américain et père de certains des enfants de Zoey. Jusqu'à ce qu'un investisseur décide de financer le projet culinaire de Paul et Zoey : voilà que le couple et toute sa petite troupe partent s'installer dans une banlieue cossue, au grand dam de leurs nouveaux voisins...

Deuxième adaptation du roman de 1948 (après une première version, par la Fox, en 2003, qui mettait en vedette Steve Martin, et ne m'a laissé absolument aucun souvenir - ce qui, à en juger par les critiques de l'époque, n'est guère surprenant), cette version de Treize à la douzaine a été conçue par Kenya Barris, scénariste afro-américain (Shaft, de Sacrées sorcières, d'Un prince à New-York 2, de la série Black-ish et de ses spin-offs et assimilés...) un peu devenu le scénariste noir par défaut aux USA, auquel on fait appel pour apporter une touche black authentique™ à certains projets.

Et c'est donc sans surprise que l'on retrouve ses thématiques habituelles de manière très prononcée dans ce métrage qui, soyons francs, tient plus du téléfilm Disney que de la sortie cinéma : on retombe sur les mêmes ficelles opposant un quartier de caucasiens aisés à une famille afro-américaine nombreuse et bruyante, les préjugés, le malaise, l'humiliation raciale, bref, tout le laïus habituel de Barris sur l'expérience noire américaine, culminant en un discours assez cringe fait par Dom à Paul, dans lequel il explique à ce dernier qu'il a beau avoir épousé une femme noire et élevé des enfants noirs et métissés, jamais il ne comprendra l'oppression, la souffrance et l'humiliation constante subies par le peuple noir aux USA tout au long de l'histoire, bla bla bla...

Un discours ultra-premier degré fait par un footballeur américain richissime et athlétique à un cuisinier fauché, maigrichon et juif, et qui voit forcément ce dernier s'écraser devant le poids de l'expérience vécue noire... on pourrait aussi citer toutes les microagressions mises en scène au long du film, et auxquelles le personnage de Gabrielle Union fait systématiquement face avec du sarcasme quasi-agressif, qui ne la rend pas très attachante en soi (on peut comprendre ses réactions, mais l'écriture est un peu trop brute de décoffrage - même si encore une fois, tous les blancs du film finissent par s'excuser platement et respectueusement).

Même en mettant toute la composante raciale de côté, cela dit, il reste de vrais problèmes de structure, d'écriture et de production du métrage : narration fainéante en voix-off pour présenter tout le monde, utilisation de morceaux de r'n'b et de rap pour surligner de nombreux gags et autres scènes, interprétation assez inégale des nombreux enfants, rendu à l'écran très télévisuel (pour ne pas dire sitcom), et rythme en dents de scie...

Bref, le film ne convainc pas particulièrement, et ressemble vraiment beaucoup trop à une suite/reboot de la franchise produite directement pour la vidéo. Ça occupera peut-être les plus jeunes pendant une centaine de minutes, à la limite...

2.25/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1601 : Alerte rouge (2022)

Publié le 21 Mars 2022 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Review, USA, Pixar

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Alerte rouge (Turning Red - 2022) :

Jeune adolescente sino-canadienne de 13 ans, Mei découvre, un beau jour de 2002, que ses émotions les plus intenses la transforment en un immense panda roux : de quoi bouleverser largement son quotidien de fan du boy-band 4* Town, ses relations avec ses amies Miriam, Priya et Abby, et sa vie de famille auprès de ses parents exigeants...

Nouveau métrage Pixar diffusé sur Disney +, ce Turning Red est apparemment inspiré des expériences de Domee Shi, la réalisatrice du métrage (déjà à l'origine du très sympathique court-métrage Bao), qui a cristallisé dans cette histoire fantastique et improbable l'ensemble de ses expériences d'adolescente à Toronto.

Le résultat est une comédie amusante et légère, comme toujours impeccable techniquement parlant, et qui utilise le "pouvoir" traditionnel de Mei comme métaphore symbolique à plusieurs dimensions : puberté et transformations hormonales, difficulté de concilier des sentiments contradictoires et les diverses facettes d'une personnalité, poids des attentes familiales à un moment crucial du développement, etc.

Une sorte de version asiatique de Teen Wolf, en somme, avec des rebondissements familiers, mais qui reste toujours rythmée, dynamique et exubérante, à l'image de son personnage principal : porté par un montage nerveux (qui évoque parfois Edgar Wright), et par une animation très expressive combinant de multiples styles (dont l'anime), le tout s'avère très attachant, quand bien même le milieu du métrage souffrirait d'un léger ventre mou.

Jolie réussite Pixar.

4.75/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo : Marvel's Hit-Monkey, saison 1 (2021)

Publié le 28 Février 2022 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Drame, Les bilans de Lurdo, Marvel, Review, Thriller, Télévision, USA, Hulu

Un peu à l'instar de MODOK, voici une nouvelle production Marvel Animation mise en chantier bien avant la fusion Fox/Disney, et qui, suite à la fermeture des studios Marvel TV, a été ensuite conservée par le studio de Mickey pour une diffusion sur Hulu.

Au programme, 10 épisodes d'une vingtaine de minutes, chapeautés par les réalisateurs de Blades of Glory et de Joyeux Bordel !, pour une histoire improbable de singe tueur à gages accompagné d'un fantôme très bavard...

Marvel's Hit-Monkey (2021) :

Parce que son clan a été massacré par des assassins traquant Bryce Fowler (Jason Sudeikis), un tueur à gages blessé caché au milieu des montagnes enneigées du Japon, Hit-Monkey (Fred Tatasciore), un macaque en colère, décide de se venger des yakuzas responsables de cet acte et, accompagné par le fantôme sarcastique de Fowler, qui lui fait découvrir le monde des humains, il part pour Tokyo, alors en pleine élection du nouveau Premier Ministre japonais, afin de nettoyer les rues de la ville de la pègre qui l'envahit...

N'étant pas très fans de tout ce qui est ambiance japonaise et histoires de yakuza et de pègre asiatique, j'avoue avoir entamé cette série d'animation avec une certaine méfiance, d'autant plus que j'ignorais tout de l'histoire et des personnages.

Et puis, finalement, malgré une animation parfois inégale (certains épisodes semblent un peu sommaires, d'autres sont nettement plus expérimentaux), certains personnages inutiles (du côté de la police, notamment) et un aspect finalement assez dérivatif (Kill Bill est passé par là, dans le genre hommage et références à tout cet univers), j'ai fini par me laisser séduire par cette histoire improbable de macaque tueur à gages réticent et tourmenté, accompagné d'un fantôme humain à la langue bien pendue (Archer n'est pas loin, et si la série avait été adaptée en prises de vue réelles, nul doute que Ryan Reynolds aurait eu le rôle), et qui évolue dans un Tokyo peuplé d'esprits (Yuki, le fantôme protecteur de la ville), de super-méchants (Lady Bullseye, le Silver Samuraï) et de caïds déglingués aux capacités surhumaines (Ogun, par exemple).

Une histoire qui, bizarrement, n'oublie pas de se montrer plus sensible et émouvante entre deux gerbes de sang, des scènes d'action très violentes et un humour qui fonctionne : Monkey ne se sent pas à sa place chez les humains ou chez les singes, sa relation avec Bryce devient de plus en plus compliquée, il s'éprend vaguement de la nièce du candidat aux élections, et lorsqu'il tente de renouer avec son espèce en partant dans les montagnes, il n'amène avec lui que violence et désolation.

D'ailleurs, c'est peut-être là mon seul vrai bémol en ce qui concerne cet aspect de la série : l'épisode 08, plus "émotionnel", se consacre donc au retour de Monkey chez les singes, mis en parallèle de l'origin story de Bryce, avec son enfance difficile, etc. Et ces deux sous-intrigues m'ont semblé un peu trop faciles et convenues, une manière simpliste d'expliquer les traumatismes des deux personnages - après, peut-être était-ce déjà comme ça dans les comic-books, mais bon...

(et puis il faut reconnaître que la série ne brille pas forcément par son originalité, donc ces clichés sont finalement assez logiques, je suppose)

Le reste de la série s'articule autour des différents "caïds" de la pègre, dont Monkey et Bryce remontent les échelons un par un, passant par des environnements assez variés : pas le temps de s'ennuyer, tout est plutôt bien géré, c'est dynamique et bien doublé, bref, ça marche plutôt bien, même si par moments, l'illustration musicale un peu hipster cool rétro-60s (chansons en français, etc) se marie mal avec le reste du programme.

Ça mérite un coup d'œil, donc, si on aime le genre, en regrettant tout de même que la porte ouverte sur une saison 2 ne débouchera probablement sur rien.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Critiques éclair - Star Wars : Le Livre de Boba Fett - 1x07 + bilan (2021)

Publié le 27 Février 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Disney, Les bilans de Lurdo, Science Fiction, Science-Fiction, Star Wars, Review, Télévision, USA, Boba Fett

Après quatre premiers épisodes assez décevants, Le Livre de Boba Fett a enfin passé la seconde... pour deux épisodes se consacrant presque totalement au Mandalorien et à Grogu. Un joli paradoxe inhérent à la série, et qui devrait trouver une résolution dans cet ultime épisode de la saison...

Star Wars : Le Livre de Boba Fett 1x07 + bilan (The Book of Boba Fett, season 1 - 2021) :

- 1x07 - Tous les clans de Mos Espa trahissent Boba et l'attaquent simultanément, aux quatre coins de la ville ; retranché avec une poignée d'alliés, Fett se prépare à un siège sans issue...

Un épisode final assez symptomatique de la série, en cela qu'il est efficace dans l'action, et beaucoup plus intéressant sur le front du Mandalorien (qui retrouve ici Grogu) que sur celui de son personnage-titre (tout en continuant de sous-exploiter Ming-Na Wen).

Pour ce final, donc, Robert Rodriguez revient derrière la caméra, et se fait plaisir avec d'innombrables séquences western, des clins d'œil à King Kong et Godzilla, et de l'action, de l'action, de l'action.

Pas beaucoup de surprises au programme, cependant : tous les personnages amenés au fil de la saison reviennent ici sous une forme ou une autre, tout est logique, mais aussi... fortement prévisible, à l'image du petit dôme/cockpit transparent du vaisseau du Mandalorien, qui dès sa première apparition à l'écran téléphonait largement toute l'évolution de la sous-intrigue Grogu, ainsi que l'image finale de la saison.

Ça reste efficace dans sa mise en images, ça se regarde, mais ça s'arrête là.

- Bilan saisonnier -

On avait pourtant été prévenus par la production, bien avant la diffusion du programme : Le Livre de Boba Fett n'était pas une série à part entière, mais une saison 2.5 du Mandalorien.

Et dans les faits, c'est tout à fait exact, avec quatre premiers épisodes consacrés à Boba, et la dernière partie de la saison très axée sur Mando et Grogu. Il n'y a donc jamais eu tromperie sur le produit proposé... mais ce produit est tellement mal dosé/équilibré et structuré qu'on peut se demander si un peu plus de recul n'aurait pas été nécessaire avant de se lancer dans une telle saison.

D'autant que l'écriture du Mandalorien était déjà loin d'être exempte de défauts, avec un démarrage assez mollasson et des digressions pas toujours pertinentes. Sans surprise, donc, on retrouve ces soucis ici, décuplés par une volonté de se concentrer exclusivement, dans un premier temps, sur Boba et Fennec et sur des flashbacks répétitifs et convenus.

Après, c'était aussi partiellement voulu : la série a clairement opté pour une optique western, et a clairement décidé de transposer tous les clichés du genre dans l'univers Star Wars, avec les Hommes des sables en lieu et place des Indiens, et tout et tout. Mais ce n'est pas parce que c'était voulu que c'était nécessairement réussi.

Au final, on se retrouve donc avec quatre épisodes sur Boba, qui auraient pu être condensés en 90 minutes, voire intégrés aux trois derniers épisodes en flashbacks. D'autant que malgré les sept épisodes de cette série, les motivations et la caractérisation de Boba peinent toujours à convaincre - autant s'en passer, honnêtement, et laisser planer le mystère sur le chasseur de primes, plutôt que de lui donner un background basique façon Danse avec les Loups.

Bref. Du Livre de Boba Fett, on ne retiendra vraiment que les deux épisodes consacrés au Mandalorien, et quelques scènes çà et là. Vraiment un projet de transition, en somme, reste à voir ce qui viendra ensuite.

En tout cas, je revois nettement mes attentes à la baisse pour la série Obi-Wan, surtout avec le scénariste du Roi Arthur de Guy Ritchie et de l'Army of the Dead de Snyder à l'écriture.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Critiques éclair - Star Wars : Le Livre de Boba Fett - 1x05-06 (2021)

Publié le 6 Février 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Disney, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Science Fiction, Review, Télévision, USA, Star Wars, Boba Fett

Quatre épisodes au compteur, plus de la moitié de la saison, et un bilan très mitigé pour ce Livre de Boba Fett, qui peine à justifier son existence ou à rendre les aventures de son chasseur de primes repenti devenu caïd de la pègre au grand cœur un tant soit peu captivantes ou attachantes... en espérant que cela change assez rapidement.

Star Wars : Le Livre de Boba Fett 1x05-06 (The Book of Boba Fett, season 1 - 2021) :

- 1x05 - Le parcours du Mandalorien, qui finit par revenir sur Tatooine, et par croiser le chemin de Boba et de Fennec...

Un épisode à peine déguisé du Mandalorien, dans lequel Boba n'apparaît pas du tout, et qui se concentre exclusivement sur les pérégrinations de Din Djarin après la fin de la seconde saison de son show... et il est tout de même très ironique que ce soit là, probablement, le meilleur épisode du Livre de Boba Fett.

Un épisode sur lequel plane très fortement l'ombre de Dave Filoni, ce qui se reflète directement dans les qualités et les défauts de l'écriture : le ton est plus léger, on a de l'action efficace et dynamique, des moments plus comiques (l'arrestation par les agents de la circulation ^^), des références amusantes ("Wizard !", BD), et un protagoniste qui est tout ce que devrait être Boba Fett (chasseur de primes, énigmatique, efficace dans son travail, etc), mais on a aussi ce trop-plein et cette fascination pour la mythologie clanique des Mandaloriens et de la forgeronne... dont je me contrefous toujours autant qu'à l'époque de The Mandalorian.

Reste que le tout est plutôt efficace, et redonne une lueur d'espoir dans cette saison gentiment anémique.

- 1x06 - Avant de rejoindre les rangs de Boba contre le syndicat qui s'oppose à lui sur Tatooine, le Mandalorien part retrouver Grogu, qui étudie sous la supervision de Luke Skywalker...

Et encore un épisode du Mandalorien, réalisé et co-écrit officiellement par Dave Filoni qui, une nouvelle fois, se fait plaisir, avec beaucoup de fanservice qui éclipse totalement le fait qu'on est censés regarder une série Boba Fett.

Parce que bon, il faut bien avouer que depuis deux épisodes, et à un épisode de la fin de saison, Boba Fett fait désormais de la figuration dans sa propre série ; en même temps, est-ce vraiment un mal, puisque tout le début de saison, centré sur lui, était clairement assez oubliable et quelconque ?

Ici, on monte donc considérablement en puissance, avec le retour de Luke Skywalker (dans une version deepfakée bien plus aboutie qu'en saison 2 du Mandalorien), d'Ahsoka, de Grogu... mais pas que, puisqu'un certain chasseur de primes aux allures de vieux cowboy fait enfin son apparition en prises de vue réelles, éliminant par la même occasion le personnage de Timothy Olyphant. Et ça fonctionne plutôt bien, tout ça, il faut le dire.

Que ce soit dans les détails (le sandcrawler des Jawas pimpé avec le crâne du dragon krayt) ou dans les grandes lignes (les deux camps qui se forment avant l'affrontement final), dans les clins d'œil (les moments Ahsoka/Luke) ou dans mes enjeux (le choix imposé à Grogu, assez symptomatique du problème et des failles de l'Ordre Jedi)... j'ai trouvé ça plutôt agréable, tout en n'étant pas forcément dénué de défauts de rythme ou de structure.

En tout cas, après quatre premiers épisodes médiocres, le show remonte la pente. Reste à voir comment ça va se conclure...

 

(à suivre)

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Critiques éclair - Star Wars : Le Livre de Boba Fett - 1x03-04 (2021)

Publié le 29 Janvier 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Disney, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Science Fiction, Review, Télévision, USA, Star Wars, Boba Fett

Un postulat de départ pas forcément indispensable, deux premiers épisodes pas forcément ultra-mémorables ou rythmés, un personnage principal passé de mercenaire redoutable à anti-héros au grand cœur : cette première saison du Livre de Boba Fett ne m'a pas encore convaincu... pour l'instant.

Mais avec sept épisodes seulement au compteur de cette saison 1, il va falloir rapidement passer à la vitesse supérieure pour que Robert Rodriguez, Jon Favreau et l'équipe de production parviennent à justifier l'existence de cette saison...

Star Wars : Le Livre de Boba Fett 1x03-04 (The Book of Boba Fett, season 1 - 2021) :

- 1x03 - Alors que de multiples factions tentent de le manipuler, Boba Fett recrute un gang de jeunes voyous dans les rues de Mos Espa...

Mouais, encore une fois... un épisode de 35 minutes environ, qui paraît fréquemment être la première moitié d'un épisode d'une heure coupé artificiellement en deux au montage, tant la narration paraît brouillonne et incomplète.

Le gang de jeunes voyous chevauchant des vespas spatiales multicolores ? Un peu trop fauché pour convaincre. Le duel contre Krrsantan le wookie ? Trop rapidement expédié pour vraiment sembler une menace. Le rancor ? Un peu trop rapide et facile, en plus de souligner une fois encore que les scénaristes tentent vraiment d'adoucir le personnage de Boba Fett. Le flashback ? Inabouti. Les caméos de Stephen Root et de Danny Trejo ? Sympathiques, mais creux. La poursuite finale ? Étrangement mal filmée, plate, et sans énergie (pourtant c'est Rodriguez qui réalise).

Au final, donc, un résultat très mitigé. Pas désastreux comme certains se sont empressés de le faire savoir en parlant de Power Rangers et de nanar cosmique, mais décevant, comme le reste de la série jusqu'à présent.

- 1x04 - Dans sa cuve à bacta, Fett se souvient de sa rencontre avec Fennec, et de sa vengeance contre les speed-bikers qui avaient tué sa tribu...

Encore un épisode qui fait pas mal de surplace, ou plutôt, qui se consacre en grande partie à des flashbacks pas toujours indispensables, sur la rencontre de Boba avec Fennec, sur la réparation de cette dernière (un grand moment cheap, entre le bricolage approximatif du technicien et la musique techno), sur l'infiltration du duo dans le palais de Jabba, leur combat contre des robots de cuisine, puis le vol du Slave-1 et le retour au Sarlacc, entre autres...

Je reste mitigé, encore une fois, peu convaincu par le recours constant d'une nuit américaine approximative (et sur fond vert) pour la nuit de Tatooine, peu intéressé par toutes ces digressions qui se contentent de servir de remplissage et de boucher les trous de ce que l'on a déjà vu dans le Mandalorien, et frustré par ce qui se veut une montée en puissance assez mal dosée.

Après, Ming-Na Wen est comme toujours excellente, et ponctuellement, ça fonctionne (notamment quand retentit le thème du Mandalorien, préfigurant son arrivée imminente), mais dans l'ensemble, ça reste bof.

 

(à suivre)

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1566 : Encanto (2021)

Publié le 28 Janvier 2022 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Musique, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Encanto (2021) :

En Colombie, dans la famille Madrigal, tout le monde possède un pouvoir magique différent, offert par la bougie magique qui illumine leur demeure depuis des décennies. Tout le monde, sauf Mirabel (Stephanie Beatriz), dépourvue de pouvoir surnaturel, et donc un peu à l'écart du reste de son clan. Jusqu'au jour où elle croit percevoir un vacillement dans la flamme de la bougie, et des fissures dans les murs de leur maison : elle découvre alors que son oncle Bruno (John Leguizamo), un reclus doué d'une capacité de voyance, avait prévu que Mirabel allait mettre en péril l'harmonie des Madrigal, et leur destinée magique...

Dernière production animée Disney en date, cet Encanto très inspiré de la culture colombienne (et apparemment du réalisme magique du roman Cent ans de solitude) propose une histoire familiale très théâtrale (unité de lieu, enjeux limités, pas de grand méchant) aux visuels particulièrement bigarrés, et à la musique latino... signée Lin Manuel Miranda.

Et là, problème : comme je l'ai déjà mentionné à plusieurs reprises, je n'adhère pas vraiment au style Miranda, que ce soit dans Moana ou plus récemment, dans son Vivo (et je ne parle même pas de Hamilton et compagnie) - le pseudo hip-hop au phrasé catapulté, les sonorités pop très modernes, l'auto-tuning ponctuel, tout ça me laisse franchement de marbre... et d'autant plus dans un film Disney qui obéit à un cahier des charges précis (chanson "I Want" du personnage principal, résolution de tous les arcs narratifs, etc).

Résultat : pas de numéro musical vraiment mémorable ou probant (d'autant que tous les acteurs n'ont pas les mêmes talents vocaux ni la même assistance technologique), ce qui se combine à un nombre de personnages trop importants pour qu'ils soient tous bien développés, et à une tendance à expédier les arcs de certains de ces personnages en une chanson (présentation de la problématique, résolution, happy end, tout ça en quelques instants), qui fait que l'on ressort assez peu satisfait du tout sur un front narratif et musical.

C'est dommage, parce que visuellement, c'est beau, chatoyant, expressif et dynamique, et que la métaphore de famille = maison, ainsi que la thématique du poids des attentes, des responsabilités et de l'héritage, sont assez pertinentes, en soi (ainsi que d'autres thématiques et du symbolisme qui, apparemment, trouvent une résonance particulière auprès du peuple colombien, mais qui m'ont probablement échappé).

Cependant, le tout m'a relativement déçu, en proposant un film assez peu marquant, un peu inabouti et probablement du niveau d'un Pixar mineur (ce qui est déjà bien, dans l'absolu).

3.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1565 : Les Éternels (2021)

Publié le 27 Janvier 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Disney, Fantastique, Marvel, MCU, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Éternels (Eternals - 2021) :

En 5000 avant JC, dix Éternels - Ajak (Salma Hayek), Sersi (Gemma Chan), Ikaris (Richard Madden), Kingo (Kumail Nanjiani), Sprite (Lia McHugh), Phastos (Brian Tyree Henry), Makkari (Lauren Riddloff), Druig (Barry Keoghan), Gilgamesh (Don Lee) et Thena (Angelina Jolie) - arrivent sur Terre, envoyés par le Céleste Arishem pour y détruire les Déviants, des créatures ayant échappé à son contrôle. De nos jours, leur mission accomplie, les Éternels vivent séparés parmi les humains... jusqu'à ce qu'un Déviant réapparaisse et tue Ajak : de quoi réunir une nouvelle fois les Éternels pour une ultime mission.

Mouais. Un projet casse-gueule, à la base : concilier la mythologie cosmique de l'univers Marvel, telle que définie par Jack Kirby, la vision de Chloé Zhao, réalisatrice indépendante oscarisée, et la continuité d'ensemble du MCU, pour produire un métrage plus ambitieux que la norme, avec une distribution prestigieuse, diverse et originale...

Le résultat, cependant, est loin d'être à la hauteur de ce que Marvel et Kevin Feige avaient clairement en tête. C'est bien simple : pour ce premier projet, depuis bien longtemps, à s'écarter de la formule habituelle du MCU, la mayonnaise ne prend pas. Pourtant, indépendamment, les divers éléments qui composent le film ne sont pas forcément déplaisants, mais ils ont tendance à avoir autant de qualités que de défauts.

La distribution ? Intéressante, mais au charisme et à l'interprétation inégale, à la représentativité maladroite, et malheureusement aussi trop importante en nombre pour que tout le monde soit suffisamment développé.

L'approche "lumière naturelle" de Zhao ? Des plans et des images très travaillées et esthétiques, mais aussi un manque d'ampleur et un côté un peu fauché des costumes et de l'imagerie superhéroïque.

L'intégration au MCU ? Un peu au forceps, elle amène des éléments intrigants sans jamais vraiment pouvoir capitaliser dessus.

Et les autres dimensions du film ne sont guère plus probantes : la bande originale de Djawadi est transparente au possible (sans surprise), les effets numériques sont inégaux (les Déviants inspirés des sculptures et peintures antiques, c'est une idée intéressante, mais à l'écran, ils paraissent trop génériques et quelconques), et l'écriture/le rythme/la structure alourdissent considérablement le tout, alors que quelques changements, çà et là (les allers-retours passé/présent ne fonctionnent pas vraiment, certains moments sont vraiment redondants, le générique de fin aurait, pour une fois, servi à quelque chose - et expliqué l'apparence des Déviants - s'il avait été placé en début de film), auraient peut-être permis d'alléger et de dynamiser cet Eternals plein de défauts.

Et c'est d'ailleurs assez amusant (et finalement logique ?) de constater que, par de nombreux aspects thématiques mais aussi à l'écran (et je ne parle même pas du fait que finalement, la constitution de ces Eternels fait très Justice League), le film de Chloé Zhao évoque souvent le cinéma de Zack Snyder. De là à y voir une explication aux défauts du film...

2.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Les bilans de Lurdo : Hawkeye, saison 1 (2021)

Publié le 16 Janvier 2022 par Lurdo dans Action, Christmas, Comédie, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, MCU, Marvel, Noël, Review, Télévision, USA, Disney

Le MCU continue son petit bonhomme de chemin avec ces 6 épisodes de 50 minutes diffusés en fin d'année dernière, et consacrés au personnage d'Hawkeye, dans un programme librement adapté des comic-books d'Aja et de Fraction, qui ont redonné un coup de fouet au personnage à leur publication, en 2012.

Hawkeye, saison 1 (2021) :

Parce que son alter-égo, le Ronin, refait surface à New York au moment des fêtes de Noël, Clint Barton (Jeremy Renner) est contraint de couper court à ses vacances en famille, pour aider la jeune Kate Bishop (Hailee Steinfeld), archère prodige de bonne famille, à se tirer d'une sombre histoire mêlant sa mère, la pègre russe, Yelena Belova (Florence Pugh) et un certain Caïd (Vincent D'Onofrio)...

Une série en six épisodes ma foi plutôt sympathiques et réussis, bénéficiant fortement de l'ambiance de Noël dans lequel baigne le programme (au point de ressembler parfois à du Shane Black) et de son format relativement court et direct.

Sans oublier l'excellente alchimie entre ses deux protagonistes : Renner, fatigué et "trop vieux pour ces conneries", Steinfeld, juste et impliquée - de quoi former un duo improbable et dynamique, surtout face à un gang d'incapables russes.

Hawkeye (la série) parvient ainsi à servir d'origin story à Kate Bishop, de manière assez convaincante, mais aussi à développer Hawkeye (le personnage), et à lui donner une épaisseur et une humanité trop souvent absente des films Avengers : sa surdité, son statut d'Avenger humain et sans pouvoirs, son stress post-traumatique, sa relation avec Natasha, son mariage, sa famille, autant de facettes du personnage que la série se permet d'aborder de manière plus ou moins approfondie, mais suffisamment, en tout cas, pour que le tout soit intéressant.

À côté de cela, Hawkeye réintroduit aussi Yelena, la sœur de Black Widow, dans le MCU, après son apparition dans le film du même nom : une présence pas forcément indispensable (on aurait pu garder cela pour une saison 2 de la série), mais qui fonctionne néanmoins, avec des échanges Yelena/Kate plutôt amusants et prometteurs, et un retour sur son sort pendant les 5 ans du Blip.

Autre élément un peu inégal : Echo (Alaqua Cox), la criminelle sourde qui dirige le gang russe. Un élément qui s'intègre bon gré mal gré au reste du récit, et qui ne convainc pas forcément sur la viabilité d'une série consacrée au personnage, pourtant déjà annoncée (cela dit, je parie que cette série Echo sera en réalité un Daredevil : Echo qui ramènera Daredevil et Fisk sur le devant de la scène).

Et puis il y a Wilson Fisk, qui fait ici son grand retour, fidèle au comic-book, plus qu'à la série Daredevil (en même temps, multivers, tout ça) : ça fait plaisir de revoir D'Onofrio et son physique de tank indestructible, en attendant de voir ce que le MCU va en faire sur le long-terme.

Non, le seul véritable point négatif qui m'ait un peu gêné, dans tout ça, c'est la mise en images de l'action. Je n'ai pas prêté attention au générique (donc je ne sais pas si c'est dû à la réalisation de première/seconde équipe ou au montage), mais dès le premier épisode, j'ai été gêné par le montage et la réalisation des scènes d'action : trop brouillons, trop approximatifs, c'est le point qui m'a paru le plus faible dans ce projet.

Pas au point d'être rédhibitoire, mais suffisamment pour tirer un peu le tout vers le bas, et empêcher la série de se place au sommet de mon classement des séries du MCU : Hawkeye devra se contenter de la deuxième position.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Critiques éclair - Star Wars : Le Livre de Boba Fett - 1x01-02 (2021)

Publié le 15 Janvier 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Disney, Les bilans de Lurdo, Science Fiction, Science-Fiction, Review, Télévision, USA, Star Wars, Boba Fett

Après le succès et la hype de la série Le Mandalorien, toute l'équipe de la série remet le couvert pour Star Wars : Le Livre de Boba Fett, une série en sept épisodes centrée... sur Boba Fett, forcément. Place au mercenaire culte, donc, pour un programme chapeauté par Robert Rodriguez, supposé raconter comment Fett s'établit sur Tatooine et reprend la place laissée vacante par la mort de Jabba et de Bib Fortuna.

Star Wars : Le Livre de Boba Fett - 1x01-02 (The Book of Boba Fett, season 1 - 2021) :

- 1x01 - Alors que Boba Fett (Temuera Morrisson) fait ses premiers pas à la tête de la pègre de Tatooine, il se remémore les instants les plus tragiques de sa vie, et notamment son séjour chez les Hommes des sables...

Mouais. Je dois dire que je partais avec certains à priori que ce premier épisode n'a pas su me faire oublier. Déjà, parce que (comme je l'ai déjà dit il y a un bon moment, aux débuts du Mandalorien), Boba Fett ne m'intéresse pas particulièrement, en tant que personnage. Et le fait de revoir ou de découvrir ici, en flashbacks, la manière dont il a vu le jour, ou comment il s'est tiré du Sarlacc (assez peu probant visuellement, d'ailleurs), ne m'intéresse pas forcément, ni n'apporte grand chose au personnage.

Oui, Boba Fett est un mercenaire qui se tire de tout, mais bizarrement, ça ne passionne pas. Il faut dire aussi que les scènes d'actions ne sont pas forcément toutes convaincantes : un peu trop de parkour basique, un peu trop de Temuera vieillissant qui souffre à maintenir le rythme de l'action, une illustration musicale peu mémorable, et une mise en images qui sent parfois un peu trop le studio (l'évasion de Fett au clair de lune)...

Bref, j'ai trouvé ce premier épisode tout à fait regardable, mais un peu quelconque. En espérant que ça décolle rapidement. 

(par contre, j'ai apprécié le monstre à quatre bras, qui renvoyait directement à Ray Harryhausen)

- 1x02 - Boba Fett tente de trouver qui a envoyé des assassins à ses trousses, et tombe sur des jumeaux Hutt ; en parallèle, il se souvient de son temps passé auprès des Hommes des sables...

Plus que jamais, la série continue à entretenir sa parenté avec le western, et plus que jamais, je reste un peu dubitatif.

D'autant qu'ici, on est pas loin de Danse avec les loups dans l'espace : Boba sympathise avec les Indiens Tuskens, Boba apprend leurs us et coutumes, Boba apprend leur langue et leur manière de se battre, Boba leur apprend comment chevaucher des motos volantes, Boba les organise et les mène dans une attaque sur un train, Boba part en voyage initiatique hallucinatoire, Boba devient un Tusken, Boba danse avec eux autour du feu, etc...

On est dans un chemin bien balisé, pas toujours bien rythmé, occasionnellement réussi (l'attaque du train), mais globalement assez prévisible et attendu (Boba qui va casser du biker dans un diner, mouais). D'autant que par endroits, ça rappelle fortement ce que le Mandalorien a déjà fait - la fascination de la série pour la fabrication rituelle de sa tenue et de son arme, le concept du mercenaire qui apprend aux autochtones à se battre, et ainsi de suite.

Pas nécessairement mauvais, en soi, mais pas ultra convaincant non plus, et la structure présent + flashbacks est parfois assez frustrante. On verra la suite, et si Krrsantan le wookie est bien utilisé.

(à suivre...)

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1553 : Spider-Man - No Way Home (2021)

Publié le 11 Janvier 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, MCU, Marvel, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Spider-Man - No Way Home (2021) :

Parce que son identité est désormais rendue publique, et qu'il a les médias et la justice à ses trousses, Peter Parker (Tom Holland) demande au Docteur Strange (Benedict Cumberbatch) de concevoir pour lui un sort faisant oublier à la planète qu'il est Spider-Man. Mais l'insistance de Peter fait capoter le sort, qui échappe au contrôle du Sorcier ; les portes du multivers s'ouvrent alors brièvement, et une poignée de super-criminels s'invitent à New York, à la recherche de Spider-Man : Otto Octavius (Alfred Molina), Norman Osborn (Willem Dafoe), Max Dillon (Jamie Foxx), Curt Connors (Rhys Ifans) et Flint Marko (Thomas Haden Church)...

Suite directe de Spider-Man : Far From Home, ce No Way Home était attendu au tournant par les fans. Ultime volet de la trilogie "Spider-Man" Marvel/Sony, c'était le champ du cygne de son équipe créative menée par Jon Watts, et grâce à de multiples fuites, on savait que ce No Way Home lorgnait fortement sur une version live action de Spider-Man : New Generation, en opposant Tom Holland à des méchants issus des précédents films de la saga, en l'occurrence de la saga Raimi et des deux films de Webb, et en lui associant les Peter Parker de ces films.

Pas mal de contenu, donc, pour un film qui a immédiatement créé le buzz et battu des records à sa sortie, malgré une pandémie qui est revenue à l'assaut au même moment. Mais qui dit pas mal de contenu, dit aussi un scénario un peu en dents de scie, qui se partage entre sincérité et fanservice, pour le meilleur et pour le pire.

En voyant les 2h20 du film, on ne peut s'empêcher de se dire qu'il aurait probablement bénéficié à être plus long et plus développé : il faut dire que l'enchaînement des événements ne laisse pas le temps de souffler au spectateur, au risque de lui donner l'impression d'un scénario plein de trous (ce n'est pas vraiment le cas, en réalité, malgré les innombrables publications en ligne à ce sujet), et de sous-exploiter certains de ses méchants.

On pourrait ainsi imaginer un film prolongeant nettement plus la capture initiale de tous les "méchants", poussant Peter à bout émotionnellement et physiquement, jusqu'à une arrivée plus salvatrice des deux autres Spider-men. Mais bon, en l'état, le film fait le choix de reposer fortement sur la familiarité nostalgique du spectateur avec les films précédents pour établir ses personnages, et heureusement, ça fonctionne plutôt bien.

D'autant que je dis ça sans avoir d'affection particulière pour la trilogie de Raimi, pour le dyptique de Webb, ou même pour le personnage de Spidey dans sa globalité ; tout le côté fanservice, donc, m'a nettement moins touché que les fans ayant grandi avec les films Sony.

Néanmoins, force est de constater que les scénaristes sont parvenu à respecter tant les protagonistes que les méchants de ces films, à les faire évoluer dans une direction logique et pertinente (on pourra toujours discuter des implications éthiques de la guérison express de tout le monde), tout en combinant le tout à une évolution efficace du Peter Parker de Tom Holland : un aboutissement de son arc narratif du MCU, qui l'a fait passer de jeune adolescent idéaliste protégé de Stark à étudiant marqué par la vie et par les épreuves, solitaire et isolé. Un soft reboot qui joue avec les codes habituels de l'origin story de Spidey, pour réinventer le One More Day/Brand New Day des comics et donner à Peter un nouveau départ (d'ailleurs, il est amusant de constater que Holland semble prendre dix ans entre le début et la fin du film).

Alors certes, le rythme en dents de scie, la main un peu lourde des scénaristes sur les scènes coups-de-coude entre les Spidey, certains effets spéciaux plus inégaux et certains raccourcis narratifs (probablement dus à un tournage et à une post-production coronavérolés) pourront gêner... mais l'émotion reste présente, le casting répond toujours présent et est efficace, et dans l'ensemble, c'est une conclusion tout à fait honorable aux deux précédents volets.

Pas forcément le chef d'œuvre instantané que de nombreux spectateurs ont immédiatement encensé sur la base de la nostalgie, mais un blockbuster Marvel dans la continuité des deux précédents Spider-man, avec des personnages touchants et attachants.

Un solide 4/6.

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Christmas Yulefest 2021 - 28 - Encore Noël ?! (2021)

Publié le 17 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Jeunesse, Noël, Review, Télévision, USA, Yulefest

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Encore Noël ?! (Christmas Again - 2021) :

À l'approche de Noël, Rowena Clybourne (Scarlett Estevez) tente de gérer bon gré mal gré le divorce de ses parents, et la famille recomposée qui en résulte. Mais parce qu'elle a l'impression d'être totalement oubliée par ses proches, et que toutes les traditions de sa famille se perdent, remplacées par celles des nouveaux arrivants, elle demande à Santa Claus (Gary Anthony Williams) de lui permettre d'effacer une journée de Noël calamiteuse, pour tout reprendre à zéro. Seul problème : Rowena est désormais prise au piège dans une boucle temporelle répétant sans fin la journée du 25 décembre...

Une comédie familiale Disney Channel réalisée par Andy Fickman, indéboulonnable faiseur de comédies grand public, et qui, soyons franc, est une version tween d'Un jour sans fin, ni plus, ni moins. Et par ni plus, ni moins, j'entends que la formule est appliquée à la lettre, sans grande imagination ni originalité, si ce n'est, à la limite, dans ce personnage de Santa afro-américain protéiforme et rigolard.

Plus embêtant (du moins, pour les spectateurs adultes), Encore Noël ?! est vraiment orienté tween, avec des traits vraiment forcés, des pets, une interprétation très caricaturale, et une héroïne gentiment horripilante, qui parsèment allègrement un récit mettant l'accent (comme souvent) sur l'importance de l'unité des familles recomposées, et sur tous les bons sentiments qui vont avec.

Cela dit, bon point pour ce couple d'oncles gays traités comme tous les autres personnages : chez Disney, c'est assez rare pour être remarqué.

À réserver aux plus jeunes, donc, surtout s'ils n'ont jamais vu Groundhog Day ou ses innombrables dérivés.

2.5/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Christmas Yulefest 2021 - 01 - Maman, j'ai raté l'avion ! Ça recommence (2021)

Publié le 29 Novembre 2021 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Action, Jeunesse, USA, Noël, Christmas, Yulefest, Disney

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Maman, j'ai raté l'avion ! Ça recommence (Home Alone 6 : Home Sweet Home Alone - 2021) :

Alors que toute sa famille part passer Noël au Japon, Max (Archie Yates) se retrouve seul dans sa luxueuse demeure, et doit apprendre à se débrouiller lorsque deux cambrioleurs, Pam (Ellie Kemper) et Jeff (Rob Delaney), tentent de s'introduire chez lui pour récupérer un objet de valeur...

Énième déclinaison de l'indéboulonnable Home Alone de Chris Colombus et John Hughes, ici confiée à la réalisation de Dan Mazer (Dirty Papy, The Exchange) et de deux comiques du Saturday Night Live, ce reboot/remake du Maman, j'ai raté l'avion ! de 1990 prouve une fois de plus que l'alchimie de l'original est inimitable, après quatre autres suites de moins en moins probantes.

En même temps, le film abat toutes ses cartes dans ses cinq premières minutes : le jeune "héros" est immédiatement insupportable, impertinent, irrespectueux, tête à claques, sa mère n'est guère mieux (elle est du genre à s'incruster dans une maison porte-ouvertes pour que son fils y fasse ses besoins), et les deux "cambrioleurs" de service sont un couple de parents ayant des problèmes d'argent, et cherchant à récupérer une antiquité de valeur que l'antipathique protagoniste gâté leur a apparemment volée.

Oui, cette version de Home Alone fait bien de ses criminels des victimes, et du garçonnet un petit con privilégié... mais le film ne semble jamais avoir conscience de ce côté guerre des classes et de cette inversion des valeurs, trop préoccupé qu'il est à suivre les grandes lignes de l'original, et a présenter le tout comme le combat héroïque d'un enfant contre des intrus incompétents (pendant 15 minutes, pas plus : tout le reste n'est que de la mise en place et du remplissage avant et après la tentative d'effraction).

Des intrus qui sont pourtant humanisés outre-mesure, tant dans leurs problèmes financiers que professionnels, voire même familiaux, puisqu'on a droit à des scènes totalement inutiles avec le frère de Jeff, sa compagne et leur enfant, puis dans la maison de retraite où ils participent à un concert caritatif, à l'Église, avec l'agent immobilier, etc, etc, etc. Ce qui crée un joli paradoxe lorsque vient le moment du slapstick sadique et des pièges dont ils sont victimes, puisque le métrage nous demande alors de nous ranger du côté d'un Max sous-développé et énervant, tandis qu'il brutalise ce couple un peu paumé.

Ajoutez à cela de l'humour assez plat, des caméos inutiles de nombreux collègues des scénaristes (souvent sous-exploités), des chutes téléphonées, des références anachroniques (la parodie de Scarface), et des clins d'œil balourds à la franchise originale (caméo éclair du frère de Kevin McAllister en officier de police du quartier, dialogues médiocres du genre "are you saying they left you.... home alone ?" et "pourquoi ils s'échinent à faire des remakes, c'est toujours moins bien que les films originaux !" accompagnés d'un coup de coude au spectateur), de l'émotion artificielle et forcée vers la fin, et voilà, probablement l'un des plus mauvais épisodes de la franchise.

Reste la musique de John Debney, qui recycle tant bien que mal les thèmes musicaux de John Williams, sans réussir à transcender la platitude absolue de cette production Fox récupérée par Disney.

1.5/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Les bilans de Lurdo : Star Wars - Visions (2021)

Publié le 20 Novembre 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Anthologie, Aventure, Disney, Fantastique, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Télévision, USA, Japon, Corée, Star Wars

Une anthologie animée en 9 épisodes de 15-20 minutes, et ayant pour objectif de proposer une version de l'univers de Star Wars à la sauce anime, en donnant carte blanche à divers studios japonais pour la création de ces récits.

Star Wars - Visions (2021) :

Et le résultat a clairement enthousiasmé les critiques, outre-atlantique, puisque les articles élogieux parlant de renaissance de la franchise se sont multipliés, probablement aidés par le fait qu'une immense majorité des critiques actuels du web sont issus d'une génération vénérant la japanimation sous toutes ses formes.

Quant à moi globalement un peu indifférent à ce style d'animation, j'ai pris cette anthologie Disney + avec des pincettes nettement plus prononcées... et sans surprise, j'en suis ressorti nettement plus mitigé et dubitatif que la majorité des spectateurs anglo-saxons (à noter que les épisodes bénéficient d'un doublage anglais effectué par des acteurs connus - Joseph Gordon-Levitt, Alison Brie, Neil Patrick Harris, Kyle Chandler, David Harbour, George Takei, Jamie Chung, Henry Golding - mais que je les ai regardés avec leur doublage japonais d'origine).

- 1x01 - The Duel (Kamikaze Douga) : Ronin, un guerrier solitaire, défend une petite communauté contre une légion d'anciens stormtroopers menés par une Sith...

Un épisode sobre et assez minimaliste dans son esthétique en noir et blanc, pour un tout efficace, mais presque trop cliché et scolaire dans sa transposition de Star Wars à l'époque des samourais. Et puis bon, la guerrière sith à talons aiguilles et à ombrelle laser... mwébof.

- 1x02 - Tatooine Rhapsody (Studio Colorido) : un jeune padawan tente d'échapper aux forces de l'Empire, et trouve refuge auprès de Gee, un Hutt qui lui demande de devenir le chanteur de son groupe de rock...

Un style très cartoony, presque SD, pour un court rythmé et très dynamique, mais à la bande originale pop-punk assez hors-sujet, comme l'ensemble du récit, en fait, qui fait très pièce rapportée dans l'univers SW.

- 1x03 - The Twins (Trigger) : après la mort de l'Empereur, les pontes de l'Empire ont conçu deux projets parallèles pour écraser la République - un double destroyer aux canons alimentés par un cristal kyber, et des jumeaux, Karre et Am, tous deux de puissants utilisateurs de la Force modelés par les Sith...

Une animation très fluide et spectaculaire, mais assez fatigante (la musique est criarde, c'est très intense) et vraiment estampillé anime, entre les armures des jumeaux en mode mini-Gundam, l'énorme duel grandiloquent entre les jumeaux (avec un cristal comme enjeu - chose qui étrangement, va fréquemment revenir dans cette anthologie), et le grand n'importe quoi de ce dernier, qui voit, entre autres, Karre se tenir debout sur un X-wing à vitesse lumière et couper en deux un destroyer avec son sabre... *soupir*

- 1x04 - The Village Bride (Kinema Citrus) : sur une planète reculée, des bandits ont mis la main sur des droides séparatistes, et font régner la terreur sur un village isolé. Jusqu'à l'arrivée de F, une ancienne Jedi déchue...

Un court très contemplatif et écolo, assez similaire, dans l'esprit, au premier épisode de l'anthologie (on retrouve encore ce côté Japon médiéval, ces figures clichées du ronin qui défend de pauvres villageois, etc), mais qui en est assez éloigné stylistiquement (évoquant même parfois du Ghibli). Pas forcément très mémorable ou intéressant.

- 1x05 - The Ninth Jedi (Production IG) : à l’invitation du mystérieux régent d'une planète regorgeant de cristaux kybers, un groupe disparate de Jedi issus des quatre coins de la galaxie se réunit sur place pour reformer l'ordre Jedi disparu. Mais les Sith rodent, et s'en prennent au père de Kara, qui assemble des sabres laser pour le compte du régent...

Encore une histoire de cristaux kybers, pour un épisode plutôt efficace dans sa narration et sa mise en images (c'est peut-être mon préféré jusqu'à présent), même si l'on retombe vite dans les grosses ficelles habituelles du genre (Rogue One vient immédiatement à l'esprit, avec cette jeune héroïne volontaire dont le père est assassiné par les méchants, blablabla). Par contre, le jeune Jedi Ethan... mwé.

- 1x06 - T0-B1 (Science SARU) : sur une planète reculée, T0-B1 est un petit robot humanoïde qui ne rêve que d'une chose : explorer l'espace et devenir un Jedi. Mais son créateur l'avertit : pour devenir un Jedi, il faut un sabre laser, et un cristal kyber...

Un épisode à l'animation très colorée et enfantine, qui évoque délibérément et directement Astro le petit robot, tant visuellement que thématiquement (on est en plein dans Pinocchio, là). Pas désagréable du tout, malgré cette fascination inexplicable pour les cristaux kybers (c'était dans le cahier des charges Disney + ou quoi ?), et cette fin en mode sentai un peu cheesy, avec transformation robotique et coup d'épée final...

- 1x07 - The Elder (Trigger) : un jeune padawan impatient et son maître Jedi arrivent sur une planète où ils sentent une présence ancienne et maléfique...

Un épisode qui aurait pu être un épisode de Clone Wars avec Obi Wan/Anakin, ou Qui Gon/Obi Wan, et qui, à nouveau, est loin d'être désagréable. Format classique, mais efficace, plutôt axé sur les dialogues que sur l'animation, moins probante (du moins jusqu'au duel sous la pluie).

- 1x08 - Lop & Ocho (Geno Studio) : sur une planète lointaine, une jeune esclave lapine échappe à l'Empire et est adoptée par le clan familial local le plus important : elle grandit alors aux côtés d'une sœur humaine dont elle devient proche... jusqu'à ce que leur vision bien différente de la vie et de la guerre les place dans des camps opposés.

Aïe. Pas du tout accroché, à celui-là. Entre sa société japonisante organisée en clans, son méchant caquetant au look anime improbable, son héroïne lapine sexy en croptop avec son scouter tout droit tiré de DBZ, son interprétation caricaturale... non, je n'ai pas du tout aimé. 

- 1x09 - Akakiri (Science SARU) : un Jedi solitaire revient aider une princesse trahie par sa tante, une Sith, mais est confronté à la tentation du côté obscur...

Un court métrage aux traits intéressants et stylisés, et à la fin douce amère plus intéressante, à défaut d'être mémorable.

Répétition et déclinaison des thèmes, motifs et scénarios des films originaux, dérives japanim' assez clichées et parfois gênantes, manque d'originalité : là où de nombreux critiques ont admiré les prises de risques et le style de ces courts, j'ai été surpris de trouver le tout plutôt générique, à une ou deux exceptions près.

Nul doute que les amateurs du genre en ressortiront plus satisfaits que moi : c'est même une évidence, et ça tombe bien, puisque cette anthologie est faite pour eux.

Mais même en prenant ça en compte, j'ai du mal à voir là un quelconque intérêt dans une énième relecture de Star Wars en mode japon médiéval/samouraïs/ronin/ninjas. Oui, c'est l'une des sources d'inspiration de Lucas, mais il ne suffit pas de revenir encore et encore dessus pour rendre le tout intéressant. Surtout quand les courts se succèdent et retombent toujours sur les mêmes ressorts scénaristiques (les cristaux, le sidekick droïd, le mentor qui s'avère un Jedi/Sith qui se cache, la jeune héroïne qui se bat au sabre comme un vétéran jedi, le duel entre les deux frères et/ou sœurs...) et autres clichés de ce média (poses improbables, surjeu, furries).

C'est loin d'être mauvais, et dans l'ensemble, c'est techniquement très compétent, avec une ou deux productions qui se démarquent, mais ça ne restera pas un instant dans ma mémoire, et c'est probablement trop marqué japonais pour vraiment fonctionner, à mes yeux, dans un univers de Star Wars qui a toujours su mélanger les influences sans en faire un simple copier-coller.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1545 : Shang-Chi et la légende des dix anneaux (2021)

Publié le 18 Novembre 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, MCU, Marvel, Review, USA, Chine, Disney

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Shang-Chi et la légende des dix anneaux (Shang-Chi and the Legend of the Ten Rings - 2021) :

Alors qu'il vit une existence tranquille et discrète à San Francisco, en tant que voiturier, Shaun (Simu Liu) est attaqué par des hommes travaillant pour son père, Xu Wenwu (Tony Leung). Car ce dernier est en réalité le chef d'une organisation terroriste internationale, les Dix Anneaux, que Shaun - de son vrai nom Shang-Chi - a fui bien des années auparavant. Avec sa meilleure amie Katy (Awkwafina), Shang-Chi doit désormais retourner au pays pour se confronter à son passé, à sa famille, ainsi qu'aux mystérieux pouvoirs que son père tire de dix anneaux métalliques tombés du ciel...

Très loin d'être le Marvel que j'attendais le plus, en plus d'être ouvertement destiné au public asio-américain (et pas au public asiatique, de la même manière que Black Panther était destiné au public afro-américain avant tout, et pas au public africain - la nuance est importante, et explique beaucoup de choses), ce Shang-Chi a eu la malchance de sortir en pleine reprise pandémique outre-atlantique, et en plein boycott des productions américaines par le marché chinois.

Résultats très mitigés au box-office, donc (tout en étant à relativiser) pour un film très orienté wuxia et arts martiaux, ce qui a clairement des qualités et des défauts : pour quelqu'un d'insensible au genre, aux combats et à l'esthétique chinoise, il y a ici de quoi rebuter, tant Shang-Chi adopte clairement tous les oripeaux de ce style de film, avec des affrontements câblés, un monde magique au bestiaire fantastique, des dragons volants, etc. Au point d'amener le spectateur, par moments, à presque oublier que le métrage appartient au MCU.

Je ne m'en suis jamais caché, je fais partie de cette catégorie de spectateurs insensibles à une grosse partie des productions asiatiques, qu'elles soient japonaises ou chinoises : tout cela ne me parle que très rarement, même si je suis, en théorie, plutôt client des univers fantastiques et de tout ce qui est arts martiaux. Je comprends donc sans aucun problème que l'on reste totalement de marbre face à ce Shang-Chi qui, en prime, a la lourde tâche d'arriver à faire oublier Iron Fist, tout en jouant quasi-exactement sur le même terrain (et sur celui du médiocre Wu Assassins de Netflix, aussi).

Et pourtant... j'ai bien aimé. J'ai bien aimé les chorégraphies martiales maîtrisées et souvent gracieuses, j'ai bien aimé le duo formé par Liu et Awkwafina, j'ai bien aimé le bestiaire, les effets spéciaux, le grand affrontement numérique final désormais synonyme des films du MCU (mais qui ici est plutôt esthétiquement réussi, et se prête bien au côté fantastique du tout), j'ai apprécié les caméos et le toutéliage prometteur (une menace extraterrestre venue du fin fond de la galaxie ? Fin Fang Foom ? Galactus ? Annihilus ?), mais j'ai aussi et surtout apprécié le fait que l'antagoniste du film (qui ici a de faux airs de Richard Berry) ne soit pas un méchant basique et simpliste, mais ait des motivations sincères et humaines.

Bref. Ce n'est pas parfait, le cynique que je suis ne peut s'empêcher de voir dans ce film une tentative de Marvel pour rattraper Iron Fist et plaire au marché chinois, mais dans l'absolu, tant que ça fonctionne et que je ne m'ennuie pas, ça ne me dérange pas trop.

Un film que je placerais probablement, à chaud, au niveau de Black Panther. Reste à voir comment, avec le temps, il évoluera dans mon esprit...

4/6

(bilan Marvel/DC mis à jour !)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Les bilans de Lurdo : What If...?, saison 1 - troisième et dernière partie : 1x07-09 (2021)

Publié le 13 Novembre 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Horreur, Jeunesse, MCU, Marvel, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Science Fiction, Télévision, USA, What If

Après trois premiers épisodes posant les bases de son concept, trois épisodes suivants n'hésitant pas à partir dans des directions sombres et fatalistes, et une pause dans ces critiques pour faire place à l'Halloween Oktorrorfest 2021, What If... ?, la série d'animation de Marvel, revient et se termine avec une ultime ligne droite de trois épisodes, et la suspicion d'un fil conducteur se dessinant au niveau de Uatu, le Gardien censé ne jamais intervenir...

What If...?, saison 1 - troisième et dernière partie : 1x07-09 (2021) :

- 1x07 - What If... Thor were an only child ? : lorsqu'Odin choisit de ne pas garder Loki enfant, Thor grandit fils unique, et éternel adolescent insouciant. Fêtard invétéré, il a désormais décidé de transformer la Terre en fête géante... mais le SHIELD ne veut pas forcément le laisser saccager la planète sans supervision.

Contrairement aux épisodes précédents, ce 1x07 est un épisode nettement plus léger et absurde, en mode "Thor est un grand gamin qui profite de l'absence de ses parents pour faire une fête d'enfer".

C'est bourré de caméos improbables, c'est décalé, c'est décomplexé, on retrouve plein de monde, Captain Marvel et Thor se battent de manière spectaculaire, et la toute fin laisse présager un toutéliage inattendu entre les mondes de ce multivers...

Pas grand chose à dire de plus : c'est amusant, c'est une bouffée d'air frais après les quelques fins déprimantes des épisodes précédentes, et ça ne se prend pas la tête.

- 1x08 - What If... Ultron won ? : parce qu'ils n'ont pas réussi à vaincre Ultron, les Avengers ont été exterminés, et les robots d'Ultron ont ravagé la planète Terre. Pire : lorsque Thanos arrive sur Terre, Ultron lui prend les Gemmes de l'Infini, et entreprend de conquérir l'univers... puis, quand il remarque la présence du Gardien, c'est le multivers qui devient sa cible.

Un épisode plus sérieux et bourré d'action, qui met clairement en place un final explosif façon Et si le Gardien intervenait ?, avec constitution des Gardiens du Multivers, et qui présente un Ultron triomphant, dont le seul bémol est qu'il n'est pas doublé par James Spader.

C'est efficace, Widow et Hawkeye ont fort à faire, le Gardien fait preuve de son pouvoir, et bien que le tout paraisse un peu incomplet (forcément, ce n'est qu'une première partie d'un two-parter), le potentiel de la suite est intrigant.

- 1x09 - What if... the Watcher betrayed its oath ? : face à la menace d'Ultron, le Gardien décide d'intervenir, et de réunir une équipe de héros issus de dimensions différentes, potentiellement capables de vaincre cette menace...

Un ultime épisode spectaculaire et bourré d'action, qui commence par une relecture de l'ouverture de Winter Soldier en mode Captain Carter, qui continue sur un plan improbable ayant pour objectif de voler et détruire les Gemmes, et qui, au passage, trahit l'existence d'un épisode n'ayant pas pu être achevé en temps et en heures, pandémie oblige.

Un épisode mettant en vedette Tony Stark et Gamora (une Gamora ayant apparemment vaincu Thanos et possédant désormais son armure et sa lame), dont on a un aperçu ici, et qui devrait apparemment être intégré à la saison 2 à venir.

Quoiqu'il en soit, si l'on peut regretter quelques ficelles narratives un peu flagrantes et un trop plein d'action parfois à la limite du brouillon, cette fin de saison fait honneur aux épisodes qui l'ont précédée, et s'avère tout à fait satisfaisante, en plus d'être visuellement épique.

- Bilan -

Probablement ma série préférée du MCU, à ce jour (voir le bilan général du MCU disponible ici). Et cela, principalement parce qu'elle bénéficie d'un postulat simple, qu'elle a su exploiter de manière quais-optimale, tout en présentant clairement les tenants et aboutissants du programme à un public néophyte pas forcément habitué aux univers parallèles de l'univers des comics.

Alors certes, tout ça n'est pas parfait, l'animation ne plaira pas à tout le monde, et on sent notamment que le cahier des charges "relecture des films du MCU, avec des variantes" était plus ou moins imposé à la production, histoire d'évoluer en terrain familier. Mais maintenant que la série Loki est passée par là, et que ce côté dérivatif a été exploré, What If ? est libre de partir dans des directions totalement improbables en saison 2, ce qui augure du meilleur.

Et puis il y a aussi les prochains films Marvel à venir, principalement Spider-Man : No Way Home (et ses Spidey parallèles) et Docteur Strange dans le Multivers de la Folie (dont il se murmure que certains des personnages de What If pourraient apparaître le temps d'une scène ou deux, en plus de Wanda et compagnie) - le multivers Marvel a de beaux jours devant lui, et What If pourrait bien y prendre une place plus importante que prévu...

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2021 - 29 - Under Wraps : La Momie d'Halloween (2021)

Publié le 29 Octobre 2021 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Télévision, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Under Wraps - La Momie d'Halloween (2021) :

Marshall (Malachi Barton), passionné de films d'horreur, son meilleur ami Gilbert (Christian J. Simon), asthmatique particulièrement peureux, et Amy (Sophia Hammons), apprentie journaliste nouvelle en ville, découvrent un soir précédant Halloween que le sous-sol d'un voisin abrite un sarcophage égyptien volé, contenant une momie bienveillante. Mais "Harold" la momie (Phil Wright) doit être ramenée à bon port avant Halloween, et les trois amis doivent alors se mesurer aux criminels voulant revendre Harold au plus offrant...

Parce que même les D-Com des années 90 ne sont pas à l'abri d'un remake par Disney, voici Under Wraps 2021, le remake de La Momie d'Halloween, une D-com diffusée sur Disney Channel en 1997 et qui, honnêtement, était parfaitement inoffensive et générique.

Pas assez inoffensive et trop générique, visiblement, puisque ce remake a été mis en chantier, de l'aveu même de Disney et des producteurs, pas pour réinventer le scénario (postulat de départ similaire, écriture assez moyenne), éviter les clichés, ou améliorer les effets spéciaux (ce n'est pas le cas, et la momie est toujours un acteur qui grogne, couvert d'un costume basique), mais bien pour corriger un manque de diversité et de représentativité dans la distribution de l'original.

Soit. Ce ne sont pas les motivations les plus probantes ou honorables, mais on a connu pire : si les nouveaux acteurs sont compétents et attachants, pas de problème. Mais c'est là que ça coince, avec un jeune Christian J. Simon (apparemment un habitué des séries Disney) à la voix horripilante, comme une sorte de croisement entre Steve Urkel, Chris Tucker et Kevin Hart, une Sophia Hammons au personnage de Miss je-sais-tout un peu agaçant (Hermione dans les premiers Potter, en moins sympathique), et un Malachi Barton peu marquant.

Côté diversité, outre le fait que tous les rôles positifs et parlants sont interprétés par des acteurs d'origines ethniques diverses et variées, on a droit à une ou deux mentions de couples LGBTQ (dont les pères d'Amy), un couple mixte, etc... ce qui fait toujours plaisir à voir chez Disney.

Reste alors le téléfilm dans sa globalité. Et là, il n'y a rien à en dire, honnêtement. Ces 90 minutes ne sont pas particulièrement bien rythmées, pas particulièrement amusantes ou dynamiques, et n'apportent absolument rien au métrage d'origine, si ce n'est un peu de modernité visuelle. Et encore...

Un remake totalement inutile, en fait.

3/6 pour les plus jeunes, 2.5/6 si l'on a déjà vu l'original.

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires
1 2 3 4 5 6 7 8 > >>