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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #drame catégorie

Christmas Yulefest 2025 - Christmas Karma (2025)

Publié le 3 Janvier 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Fantastique, Christmas, Noël, Yulefest, UK, Review, Drame, Musique

Noël est derrière nous, la nouvelle année est là : comme chaque année, le blog des Téléphages Anonymes est en pleine Christmas Yulefest, notre marathon de cinéma festif qui dure jusque début janvier...

Christmas Karma (2025) :

Eshaan Sood (Kunal Nayyar), un businessman londonien égoïste et ronchon qui déteste Noël, reçoit la visite de trois esprits de Noël, celui des Noël passés (Eva Longoria), des Noël présents (Billy Porter), et des Noël futurs (Boy George), qui tous tentent de lui faire entendre raison...

Une relecture bollywoodienne de A Christmas Carol, mais en mode comédie musicale, par la réalisatrice de Joue-la comme Beckham... et ce n'est vraiment pas terrible. 

Le vrai souci, c'est que le terme subtilité est totalement étranger au métrage, à son écriture, à ses chansons, et à son interprétation. On me dira que c'est parce que c'est d'inspiration bollywoodienne, je répondrai que non, ce n'est pas une excuse : le jeu bancal, jamais totalement convaincant, de certains des acteurs, y compris l'acteur principal ; les mélodies insipides (partiellement signées Gary Barlow) aux paroles niaises ; le propos très maladroit sur les réfugiés indiens ayant fui l'Ouganda (c'est le traumatisme originel de Sood, ici) pour faire face au racisme des Anglais, combiné à l'incitation pataude à la tolérance de la chanson de Billy Porter (le fantôme des Noël présents, étrangement stylé à la mode 70s, et qui se produit dans un numéro de gospel funky) ; les dialogues simplistes et basiques ; les effets numériques médiocres (avec certains fonds verts immondes)...

La mayonnaise ne prend pas, et sans aller jusqu'à parler de pire film de l'année, comme l'ont fait les médias britanniques, ce n'est globalement pas terrible. Quelques scènes plus sincères fonctionnent, mais dès que ça tente de faire dans l'excentricité et l'originalité, ça tombe à plat.

2/6 

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Vous pouvez aussi retrouver tous les programmes de Noël passés précédemment en revue dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ces liens (classement alphabétique/classement saisonnier) pour les archives 2013-2024 et la saison en cours.

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Christmas Yulefest 2025 - Merv (2025)

Publié le 2 Janvier 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Drame, Romance, Critiques éclair, Noël, Yulefest, Christmas, USA, Amazon, Review

Noël est derrière nous, la nouvelle année est là : comme chaque année, le blog des Téléphages Anonymes est en pleine Christmas Yulefest, notre marathon de cinéma festif qui dure jusque début janvier...

Merv (2025) :

Après une décennie de relation, Anna (Zooey Deschanel) et Russ (Charlie Cox) se sont séparés, ne gardant que leur chien Merv en commun, en garde alternée. Mais le chien ne supporte pas vraiment cette situation, notamment à l'approche de Noël, pourtant sa saison préférée. Pour tenter de lui remonter le moral, Russ part avec Merv pour la Floride, dans un centre de vacances pour chiens, sans se douter qu'Anna va les y retrouver, ce qui va chambouler leur status quo...

"A different breed of romantic comedy", nous apprend l'affiche de cette romcom Amazon vaguement festive (la moitié du film se passe sous le soleil de la Floride, et le ton du métrage est plus déprime et mélancolie que joie des Fêtes de fin d'année), mais très honnêtement, Merv est cousu de fil blanc du début à la fin, et ce n'est pas le chien (au demeurant très sympathique) qui y change quoi que ce soit.

Le film est mollasson, l'alchimie entre Charlie Cox et une Zooey collagénée n'est pas exceptionnelle (ce qui n'aide pas, c'est que Deschanel ne semble pas avoir évolué d'un pouce depuis 15 ans, tant dans son style que dans son interprétation), l'écriture semble parfois étrangement déséquilibrée (faisant de Cox le personnage principal du film et d'Anna un obstacle) et les personnages secondaires sont, pour la plupart, sous-développés au possible.

Bref, si en théorie, cette histoire de toutou déprimé pouvait être sympathique, dans les faits, ce script (écrit par un couple de scénaristes de tv et réalisé par une dramaturge) tombe gentiment à plat, et ne convainc jamais vraiment. 

2.25/6 

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Christmas Yulefest 2025 - Almost Christmas (2016)

Publié le 30 Décembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Yulefest, Review, USA, Christmas, Romance, Drame

Noël est derrière nous : comme chaque année, le blog des Téléphages Anonymes est en pleine Christmas Yulefest, notre marathon de cinéma festif qui dure jusque début janvier...

Almost Christmas (2016) :

À l'occasion des fêtes de Noël, Walter (Danny Glover), veuf depuis peu, invite sa famille nombreuse à la rejoindre dans leur maison natale : il y a May (Mo’Nique), sa belle-sœur exubérante ; sa première fille Cheryl (Kimberly Elise), et son mari beau parleur (J.B. Smoove) ; son autre fille Rachel (Gabrielle Union), qui se dispute constamment avec Cheryl et renoue avec un ami d'enfance (Omar Epps) ; son fils aîné Christian (Romany Malco), politicien en devenir, sa femme Sonya (Nicole Ari Parker) et son directeur de campagne Andy (John Michael Higgins) ; et Evan (Jessie Usher), le cadet de la famille, qui tente de sauver sa carrière de footballeur américain d'une blessure et d'une addiction cachée aux antidouleurs ; et bien sûr, les petits enfants de Walter...

Une comédie dramatique afroaméricaine à la distribution sympathique, mais globalement assez générique et classique : on est dans une configuration habituelle, avec famille dysfonctionnelle mais qui s'aime quand même, deuil qui réunit tout le monde, bonne cuisine qui réconcilie tout le monde, disputes mesquines, secrets inavoués, et un film qui part dans une direction plus mélodramatique vers la fin, pour atteindre un crescendo larmoyant qui résoud tous les conflits (ou presque, parce que le film bâcle un peu la résolution de certaines de ses sous-intrigues).

Pas désagréable à regarder, même si je ne suis pas du tout le public visé, mais pas forcément très mémorable pour autant. Ça se regarde, quelques moments sont amusants, et le film est globalement bien réalisé, mais... ça s'arrête là.

3/6 (John Michael Higgins est vraiment sous-exploité)

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Christmas Yulefest 2025 - Quatre bébés pour Noël (2025)

Publié le 22 Décembre 2025 par Lurdo dans Comédie, Drame, Critiques éclair, Romance, Noël, Yulefest, Christmas, Cinéma, Télévision, Review, USA, Canada, Hallmark

C'est bientôt Noël : comme chaque année, le blog des Téléphages Anonymes est en pleine Christmas Yulefest, notre marathon de cinéma festif qui dure jusque début janvier...

Quatre bébés pour Noël (The More The Merrier - 2025) :

La veille de Noël, alors qu'une tempête de neige se profile à l'horizon, l'hôpital communautaire de Pine Ridge se prépare à des festivités agitées. le Dr Rogers (Rachel Boston), notamment, est ravie de passer son réveillon avec ses patients et ses collègues, alors même qu'elle envisage un avenir loin de l'hôpital. Mais lorsqu'elle rencontre le Dr Davis (Brendan Penny), le nouveau cardiologue de l'établissement, elle commence à remettre sa décision en question... tout en étant débordée par de multiples naissances impromptues.

Un téléfilm Hallmark qui, en temps normal, aurait probablement été relégué sur Hallmark Movies & Mysteries, la chaîne secondaire du groupe, ou sur la plateforme de streaming/VOD, tant il est atypique pour le genre : ici, la romance est largement en arrière-plan, et le tout se concentre totalement sur l'environnement hospitalier et ses nombreux occupants.

Le tout ressemble ainsi beaucoup à un bottle episode d'une série médicale collégiale à la Urgences ou Grey's Anatomy, façon "la nuit de Noël, bloqués à l'hôpital en plein blizzard, et des naissances qui se succèdent", avec ce que ça comporte de patients à rassurer, d'urgences médicales, de relations entre les membres du personnel, etc, etc, etc.

Il faut aimer le genre, il faut aimer un certain optimisme béat et un positivisme appuyé (on est un peu dans ce genre de métrage qui a été écrit pour vanter les louanges d'une certaine profession, en l'occurrence le personnel de santé des hôpitaux, même si c'est moins balourd que dans d'autres téléfilms du genre), on a même droit à un caméo d'un joueur de foot us inconnu chez nous, bref, si l'on est client de ce type de récit, ça fonctionne, d'autant que Boston et Penny ont une assez bonne alchimie.

Après, si le genre ne vous parle pas trop, comme c'est le cas pour moi, ça reste très... oubliable.

3/6

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Christmas Yulefest 2025 - The Baltimorons (2025)

Publié le 12 Décembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Yulefest, Christmas, Review, USA, Drame, Romance

C'est bientôt Noël : comme chaque année, le blog des Téléphages Anonymes est en pleine Christmas Yulefest, notre marathon de cinéma festif qui dure jusque début janvier...

The Baltimorons (2025) : 

Parce qu'il a besoin d'une intervention dentaire au plus vite la veille de Noël, Cliff (Michael Strassner), un trentenaire comédien de stand-up, ex-alcoolique dépressif et suicidaire, se rend chez Didi (Liz Larsen), sexagénaire dentiste divorcée dont toutes les fêtes de Noël avec ses enfants et petits-enfants viennent de tomber à l'eau. Contre toute attente, le duo va alors sympathiser, et passer une soirée qui va tout changer pour eux...

Une comédie romantique festive indépendante signée Jay Duplass, cinéaste indé chouchou de la presse, et qui a donc bénéficié d'un buzz certain aux USA auprès des critiques. Mais comme toujours dans un tel cas de situation, on peut se demander si c'est par simple esprit de contradiction (façon "c'est comme ça qu'on fait une bonne comédie romantique de Noël, pas en suivant une formule faisandée à la Hallmark"), ou parce que le film est réellement bon et original dans son approche.

Ici, en l'occurrence, on se trouve un peu à mi-chemin, avec deux personnages un peu paumés et au bagage émotionnel certain, qui se croisent, sympathisent et tombent amoureux, malgré la différence d'âge. Je mentirais en disant que j'ai trouvé le tout captivant et exceptionnel : en l'état, The Baltimorons est une comédie très indépendante, très low energy et très décontractée, à l'image de sa bande originale jazzy, et qui repose en grande partie sur l'alchimie de son couple principal, et sur un sketch d'impro sur scène entre les deux personnages principaux, sketch à la fois assez pitoyable et l'occasion d'une déclaration sentimentale inattendue.

Autrement dit, il ne faut pas être allergique avec ce côté "je fais de l'impro, constamment, et je ne la ferme jamais" de Cliff, qui heureusement est interprété de manière assez attachante par le co-scénariste du film. En somme, The Baltimorons se regarde sans problème, c'est sincère et agréable, mais ça ne révolutionnera rien, et au final, ça reste sympatoche, sans plus.

3.75/6 

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Christmas Yulefest 2025 - Joyeux Noël, Maman ! (2025)

Publié le 10 Décembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Noël, Yulefest, Christmas, USA, Review, Amazon, Drame

C'est bientôt Noël : comme chaque année, le blog des Téléphages Anonymes est en pleine Christmas Yulefest, notre marathon de cinéma festif qui dure jusque début janvier...

Joyeux Noël, Maman ! (Oh. What. Fun. - 2025) :

Lasse de devoir toujours organiser seule les fêtes de Noël pour sa grande famille, Claire Clauster (Michelle Pfeiffer) est à bout. Son époux (Denis Leary) passe son temps dans le garage à préparer un cadeau pour leurs petits-enfants, nés de l'union de Channing (Felicity Jones), la fille de Claire, et de Doug (Jason Schwartzman) ; Taylor (Chloe Grace Moretz), la sœur cadette de Channing, change de petite amie comme de chemise, et, cette année, est accompagnée par Donna (Devery Jacobs) ; Sammy (Dominic Sessa), le plus jeune, vient de rompre avec sa copine et en pince pour Lizzie (Havana Rose Liu), la fille d'une voisine... et au milieu de tout ce chaos, voilà que les Clauster partent dans l'urgence, oubliant Claire et la laissant seule à la maison. La mère de famille décide alors d'en profiter pour avoir un peu de paix à Noël, assister en direct à l'enregistrement de son émission préférée, et laisser ses proches se débrouiller sans elle...

Alors pour un film qui s'appelle Oh. What. Fun., difficile de faire plus morose et insipide que cette production Amazon, réalisée et co-écrite par Michael Showalter (qui a pourtant plus que fait ses preuves) à partir d'une nouvelle de son coscénariste, et qui échoue totalement à décoller ou à convaincre à quelque niveau que ce soit, malgré une distribution intéressante.

En même temps, quand lors du visionnage, on réalise qu'il faut attendre la barre des 45 minutes pour que l'élément déclencheur (le départ de la famille) se produise, on commence à cerner le problème : la mise en place de ce récit somme toute assez convenu (la mère de famille se sent ignorée, d'où crise existentielle) prend un temps fou, n'est jamais drôle, jamais vraiment originale (à trop citer et montrer d'autres films de Noël, le film oublie de travailler ses personnages et ses idées) et le film n'est tout simplement pas très bien écrit : entre la narration en voix off qui disparaît pendant les 3/4 du film pour ressurgir de façon impromptue, les péripéties génériques, et le message de solidarité féminine et de sororité vaguement esquissé et assez basique, ça ne raconte rien de bien passionnant ou d'intéressant, les personnages restent sous-développés, et le tout se résoud de manière bien trop facile et rapide.

Bref, une comédie dramatique pas très drôle, pas très dramatique, pas très émouvante, qui sous-exploite ses acteurs, et tourne tout simplement à vide, tiraillée entre le désir de faire une dramédie indépendante (l'illustration musicale, le propos, le ton, Jason Schwartzman), et les impératifs d'un film de Noël pour plateforme de streaming.

Ça ne fonctionne pas, en somme.

1.75/6

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Christmas Yulefest 2025 - Un Noël en famille (2024)

Publié le 30 Novembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Noël, Yulefest, Christmas, Review, Drame

C'est bientôt Noël : comme chaque année, le blog des Téléphages Anonymes est en pleine Christmas Yulefest, notre marathon de cinéma festif qui dure jusque début janvier...

Un Noël en famille (2024) :

Alors que les fêtes de Noël approchent, Carole (Noémie Lvovsky), maire d'une petite ville, délaisse totalement son époux Alain (Dider Bourdon), qui tente d'organiser le réveillon familial. D'autant que toute leur famille doit se retrouver à cette occasion : leur fille adolescente mobilisée pour la cause animale, Noa (Janaïna Halloy Fokan), sa grande sœur Sarah (Alice Daubelcour), altermondialiste accompagnée de son compagnon Balthazar (Christophe Montenez), professeur de yoga, et David (Jules Sagot), leur frère bon à rien et pourtant titulaire d'un diplôme d'ingénieur. De quoi provoquer un conflit de générations autour de la table de réveillon...

En théorie, une comédie de Noël française, adaptation libre d'un scénario anglosaxon, avec Didier Bourdon, ça avait un peu de potentiel ; en pratique, cependant, on est ici plus devant une comédie dramatique très franchouillarde, avec couple dans la tourmente, mère de famille accro à son travail de maire, propos social puisqu'elle préfère se consacrer au bien-être de ses électeurs et de la maison de retraite locale qu'à ses proches, des enfants tous militants écolos à divers degrés, et des fêtes de fin d'année qui se limitent vaguement à une toile de fond, à quelques vannes sur le foie gras et la dinde, et à trois illuminations.

Encore une fois, ce métrage aurait très bien pu prendre place à n'importe quel autre moment de l'année, les changements auraient été minimes.

Mais ça passerait encore, si ça avait du charme. Le souci, c'est qu'outre l'absence complète de rires (voire de sourires, même si une ou deux répliques de Bourdon font mouche), il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent ici. L'opposition parents/enfants au niveau des valeurs est assez convenue, tout est en mode mineur, la musique est bizarrement primesautière comme dans un film Amblin, les dialogues font parfois assez artificiels, et la dernière ligne droite plus mélodramatique (avec décès de vieille personne !) tombe totalement à plat.

Ça a bon fond, honnêtement, ce n'est pas gratuitement méchant ou trop caricatural (d'aucuns diraient que c'est assez tiède) mais ce n'est vraiment pas terrible. Ou festif.

2/6

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Christmas Yulefest 2024 - The Three Kings (1987)

Publié le 6 Janvier 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Drame, Noël, Christmas, Yulefest, Review, Télévision, USA, ABC

Les Rois Mages sont arrivés : chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest se conclut...

The Three Kings (1987) :

À Los Angeles, dans les années 80, trois patients d'un hôpital psychiatrique - Ken (Jack Warden), Shaw (Stan Shaw) et Tag (Lou Diamond Phillips) - profitent de la reconstitution de la Nativité pour s'échapper à dos de chameaux et, persuadés d'être les Rois Mages de légende, ils partent à la recherche de signes et d'une étoile pouvant les mener au berceau du petit Jésus, poursuivis par les autorités, leur médecin (Jane Kaczmarek), et une journaliste (Tiana Alexandra)...

Un téléfilm de Noël ABC assez typique des années 80, à savoir qu'il est produit par Aaron Spelling (avec caméo de Tori Spelling, forcément) et qu'il utilise des acteurs établis pour proposer un récit mélangeant émotion, comédie et justice sociale, pas toujours de la manière la plus fluide ou homogène qui soit.

Ici, notamment, on a un conte de Noël qui a bon fond et qui se termine bien, trois Rois Mages paumés qui ont conscience de leurs problèmes psychologiques et se soutiennent, un médecin bienveillant, une journaliste débutante vietnamienne confrontée au sexisme et au racisme ordinaire de ses collègues, des personnages secondaires un peu flamboyants, un propos sur les SDF de Los Angeles... etc.

Ça se regarde facilement, et le climax est assez réussi, même si les ruptures de ton peuvent être assez brutales, que la musique est un peu répétitive, et que l'écriture manque parfois de finesse.

3.75/6 

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Christmas Yulefest 2024 - How to Ruin the Holidays (2024)

Publié le 4 Janvier 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Yulefest, Christmas, Review, USA, Drame

Noël est derrière nous, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

How to Ruin the Holidays (2024) :

Comique peinant à se faire une place à LA, Michelle (Amber Nash) retourne en urgence dans sa famille pour les Fêtes après avoir reçu un message inquiétant de sa sœur Andrea (Kate Lambert) à propos de la santé déclinante de leur père (Colin Mochrie). Mais une fois de retour à Atlanta, elle constate que la situation est bien différente, et qu'elle va devoir faire le point sur sa vie et sa carrière si elle veut réussir à passer la fin d'année en famille...

Un postulat de départ pas si éloigné que ça des romcoms festives Hallmark, pour une comédie dramatique qui oublie toute romance et propose une version plus corrosive et dépressive d'un Noël en famille, où la sœur est manipulatrice, le père est un libertarien doom prepper dans une relation régulière avec une prostituée, le frère handicapé mental (Luke Davis) regarde du porno dans le salon, l'agent est incompétent, le voisin est agressif, la mère est absente, et la protagoniste est au point mort dans sa vie.

On sent que le tout ne bénéficiait pas d'un budget énorme, et qu'on est clairement dans une production indépendante pas toujours ultra-aboutie : le métrage est assez inégal, au final, certains éléments et gags paraissent sous-développés, et quelques rebondissements semblent un peu forcés (le tournant dramatique de la dernière ligne droite est à la fois prévisible et insuffisant)...

Mais le tout s'avère assez agréable à regarder : le ton change agréablement de la norme des films de Noël, les acteurs sont plutôt bons et convaincants, l'humour fait fréquemment mouche et certains moments sont même émouvants, comme cette scène où tous les membres de la famille mettent un instant de côté leurs querelles pour se réunir au coin du feu et interpréter un morceau de Toto.

Dans l'ensemble, rien d'exceptionnel ou d'immanquable, mais le contraste avec tous les téléfilms visionnés durant cette saison n'est pas désagréable.

3.25/6 

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Christmas Yulefest 2024 - La Sœur des neiges (2024)

Publié le 31 Décembre 2024 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Jeunesse, Noël, Yulefest, Christmas, Norvège, Review, Netflix, Fantastique

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La Sœur des neiges (Snøsøsteren - 2024) :

Depuis la mort de sa grande sœur, le petit Julian (Mudit Gupta) peine à retrouver la joie de vivre, alors même que ses parents sont toujours sous le choc, et qu'ils peinent à se motiver pour organiser les fêtes de Noël pour lui et sa petite sœur. Jusqu'à ce que Julian rencontre Hedvig (Celina Meyer Hovland), une fillette mystérieuse débordant de l'esprit de Noël, et qui devient rapidement l'amie du petit garçon, lui redonnant goût à la vie et le motivant à tout faire pour ramener un peu de normalité dans sa vie de famille.

Un conte de Noël norvégien adapté d'un livre pour Netflix, et qui s'avère (spoilers, mais pas trop, car c'est tout de même assez évident, très rapidement), une relecture du Sixième sens en mode enfantin et enneigé.

Pas forcément désagréable, une histoire de deuil et de fantôme de Noël mélancolique qui abat peut-être un peu trop vite ses cartes et se déroule sans surprises, mais qui fonctionne néanmoins grâce à de jeunes acteurs attachants, et à une atmosphère globale assez cozy.

Cela dit, je mentirais en disant avoir été totalement conquis par ce métrage ou par la caractérisation d'Hedvig, et contrairement à d'autres, je n'ai même pas ressenti un semblant d'émotion devant ce récit (il faut dire que le script est un peu trop évident et simple pour que l'émotion parvienne à surprendre le spectateur, comme par exemple dans un Terabithia).

Mais ça reste honorable, et des spectateurs plus sensibles que moi y trouveront probablement leur compte.

3.5/6 

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Christmas Yulefest 2024 - Les retrouvailles de Noël (2024)

Publié le 30 Décembre 2024 par Lurdo dans Drame, Romance, Noël, Yulefest, Christmas, Cinéma, GAF, USA, Review, Télévision

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Les retrouvailles de Noël (Home Sweet Christmas - 2024) :

Sophie (Candace Cameron Bure), avocate d'affaires, revient dans sa ville natale de Waynesbridge pour y hériter de 60 % de la société de sucre de sirop d'érable de son grand-oncle. Sur place, elle y retrouve Sam (Cameron Mathison), son amour d'enfance, un scénariste à succès qui lui a hérité des 40 % restants. Ensemble, le duo doit alors décider quoi faire du bien immobilier et du terrain qu'ils viennent de récupérer, alors même que leur séjour sur place ravive leurs souvenirs et leurs sentiments... 

Deuxième film GAF de la saison pour CCB, après un Christmas Less Traveled mollasson qui se prenait les pieds dans le tapis de la religion à la toute fin. Ici, pas de religion, mais un récit balisé et prévisible, plus sérieux que la norme, et sur lequel il n'y a pas grand chose à dire.

Tous les clichés sont là : on passe de l'héritage inattendu à la demeure/entreprise familiale à sauver d'une grande entreprise malfaisante, puis à la rénovation immobilière, avant de se conclure par une trahison grotesque de la collègue, et une happy end pour tout le monde, avec deux personnages qui choisissent de s'installer là, blablabla...

Il y a un bien un bref passage amusant d'un homme à tout faire excentrique qui ne fait rien, mais ça s'arrête là : dans l'ensemble, c'est la routine habituelle, et à ce niveau de la saison, c'est loin d'être suffisant.

2.75/6 

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Christmas Yulefest 2024 - Nugget is Dead ? - A Christmas Story (2024)

Publié le 30 Décembre 2024 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Noël, Christmas, Yulefest, Australie, Review, CBS, Stan

Noël est derrière nous, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Nugget is Dead ? - A Christmas Story (2024) :

Alors qu'elle est sur le point de passer les fêtes de Noël dans la famille de son petit ami huppé, Steph (Vic Zerbst), dermatologue, reçoit un coup de téléphone de sa famille bruyante et excentrique, lui apprenant que le chien de la famille est décédé. Particulièrement attachée à l'animal, Steph se précipite, mais si l'état du chien est moins dramatique que prévu, les quiproquos et les mensonges se succèdent... jusqu'à ce que Steph explose.

Petite comédie australienne produite par CBS, diffusée sur la plateforme Stan, Nugget is dead ? est l'un de ces métrages fonctionnant sur le principe du chaos familial auquel est soumis le personnage principal à l'occasion des fêtes de Noël.

Un grand classique, ici plutôt réussi, mais qui pourra aussi en rebuter plus d'unn tant la famille de Steph est vraiment très épuisante. Pour peu que l'on parvienne à survivre à cet environnement criard et soulant, cependant, le film trouve le ton juste, en confrontant ses personnages à une certaine réalité plus sombre qui se marie toujours très bien aux fêtes de Noël.

Et même avec une fin assez douce-amère, et un environnement australien ensoleillé tout sauf hivernal, le tout parvient à garder une certaine sincérité dans son approche des relations familiales et des célébrations de Noël : oui, c'est caricatural, oui, c'est de la sitcom au format cinéma, mais sur le plan émotionnel, ça sonne juste (un peu comme Le sapin a les boules en son temps).

Et puis la relation naissante avec la vétérinaire n'est jamais envahissante ou balourde.

4/6

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Christmas Yulefest 2024 - Christmas Eve in Miller's Point (2024)

Publié le 28 Décembre 2024 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Drame, Critiques éclair, Noël, Review, USA, Christmas, Yulefest

Noël est derrière nous, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Christmas Eve in Miller's Point (2024) :

Le réveillon de Noël 2006 des Balsano, une famille italo-américaine très nombreuse et bruyante de Long Island, alors qu'ils célèbrent tous Noël dans la maison familiale qui va bientôt être vendue... 

Une comédie dramatique familiale indépendante produite par Michael Cera (qui fait un caméo), et qui est plus à prendre comme une tranche de vie, une immersion dans l'atmophère du Noël d'une grande famille bruyante et excentrique, plutôt que comme un récit narratif en tant que tel.

Ce qui entraine, forcément, des flottements : sur près d'une heure cinquante, le métrage tire un peu en longueur, surtout après la barre de la première heure. Jusque là, on découvre en vrac la famille, tous ses membres (à peine nommés), leurs préoccupations (vente de la maison, écriture d'un roman, etc) au cours de mini-vignettes un peu chaotiques qui ne rentrent jamais dans les détails, mais sautent d'un personnage à un autre, préférant laisser l'atmosphère et l'enthousiasme de tout le monde envelopper le spectateur.

Avec au passage quelques moments vraiment particuliers, durant lesquels la magie opère particulièrement, et de nombreux jeux de miroirs et de reflets dans la mise en images. Et puis après une heure, le film quitte le cocon de la maison familiale, pour suivre les adolescents de la famille (dont la fille Scorsese ; le fils Spielberg fait aussi un caméo) qui s'éclipsent et retrouvent leurs amis pour faire la fête : ça glousse, ça fait des bétises, ça boit de l'alcool, ça se retrouve pour coucher ensemble sur un parking... bref, des trucs d'ados qui durent un peu trop.

D'ailleurs, de manière générale, toute la dernière ligne droite tire à la ligne, avec des scènes absurdes sur Cera et son collègue policier (scènes qui semblent sorties d'un autre film), des moments "cinéma indépendant" superflus, etc. 

Un film de Noël doux-amer, donc, un côté nostalgique (on sent qu'il y a un certain vécu derrière tout ça), celui d'un changement d'époque, d'un temps révolu, mis en images de manière sincère et organique, mais qui s'essouffle un peu sur la fin.

3.5/6 (ça ne plaira pas à tout le monde, par contre) 

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Christmas Yulefest 2024 - Marie (2024)

Publié le 25 Décembre 2024 par Lurdo dans Cinéma, Biographie, Drame, Critiques éclair, Religion, Fantastique, Noël, Christmas, Yulefest, USA, Review, Netflix

Noël est là, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Marie (Mary - 2024) :

La vie de Marie (Noa Cohen), humble habitante de Nazareth choisie par Dieu pour porter son enfant, Jésus, et l'élever en Judée malgré le règne tyrannique d'Hérode (Anthony Hopkins)...

Énième version de la Nativité, cette fois-ci en mode "biographie de Marie", confiée à DJ Caruso (réalisateur de thrillers, d'actioners, d'horreur et de tv), écrite par un scénariste apparemment débutant (ou du moins qui n'a rien fait jusqu'à présent) et produite par Netflix, ce Marie a été vendu comme une version plus moderne du mythe, plus pêchue, une sorte de thriller mâtiné de coming-of-age story et de film religieux...

Et en réalité, c'est particulièrement médiocre.

Marie est un film mou, raide, aux dialogues laborieux (les acteurs font pourtant tout leur possible), à la caractérisation ultra-basique et manichéenne, et qui se prend affreusement au sérieux, jusqu'à paraître pompeux.

Caruso n'apporte rien au métrage (hormis des ralentis et une scène risible qui voit Marie et Joseph s'enfuir à cheval au travers de flammes numériques), une place énorme est laissée à Anthony Hopkins qui monologue et cabotine en Hérode très très très maychant, et le tout se traine gentiment pendant 80 minutes jusqu'à arriver à la naissance du petit Jésus, une naissance assez terne, jamais vraiment mise en valeur par la mise en scène, la photographie, etc - comme l'essentiel du métrage, d'ailleurs, aux intérieurs sombres, sous-éclairés, et peu esthétiques.

Bref, pas génial, tout ça, et quand bien même une partie des défauts énoncés plus haut seraient inhérents au genre et à l'histoire de ce film... ça n'excuse pas tout. Après tout, l'année dernière, Journey to Bethleem racontait la même chose, mais de manière nettement plus moderne, dynamique et divertissante.

2/6

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Christmas Yulefest 2024 - Il faut sauver la maison de Noël (2021)

Publié le 19 Décembre 2024 par Lurdo dans Comédie, Drame, Critiques éclair, Romance, Noël, Yulefest, Christmas, USA, Review, Télévision

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymes, c'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Il faut sauver la maison de Noël (A Cape Code Christmas - 2021) :

Juste avant Noël, Margot (Katie Leclerc) revient séjourner une dernière fois dans sa maison familiale de Cape Cod, qu'elle et ses frères et sœurs ont décidé de vendre après la mort de leurs parents : mais sur place, elle retrouve Christian (Brent Bailey), un ami d'enfance désormais artiste-peintre renommé, et ses sentiments pour lui réveillent sa nostalgie pour une époque révolue. Retombée amoureuse de Cape Cod - et de Christian -, Margot va alors tenter d'organiser un Noël mémorable, pour convaincre sa famille de ne plus vendre la maison...

Ultime film avec Katie Leclerc visionné cette saison, voici un Cape Cod Christmas qui donne un peu l'impression d'être un patchwork ou un brouillon d'autres films de l'actrice (probablement parce que c'est le fruit du travail du même scénariste/réalisateur) : elle est ici à nouveau une auteure de livres pour enfants en panne d'inspiration, comme dans Lettres magiques au Père Noël, et elle doit ici à nouveau convaincre le reste de sa famille de ne pas vendre un bien immobilier familial juste à avant Noël, comme dans Réveillon à la vanille...

Le tout, dans l'environnement lumineux, relativement ensoleillé, et pas du tout évocateur de Noël de Cape Cod, avec une décoration intérieure assez minimaliste et froide, et une illustration musicale folk qui m'a laissé de marbre.

Bref, un téléfilm pas forcément honteux (les flashbacks sur l'enfance des deux personnages sont mignons), mais qui s'essouffle au bout d'un moment, d'autant que le métrage joue la carte du quiproquo totalement éventé (façon "je t'ai aperçu en train de dîner au restaurant avec une autre femme !") mais ignore totalement le moment beaucoup plus problématique où Margot met Christian devant le fait établi en lui annonçant : "ah, au fait, pour sauver ma maison, j'ai obtenu une grosse avance sur mon prochain livre, mais il va falloir que tu fasses toutes les illustrations : j'ai oublié de te demander si tu étais d'accord ou si tu étais disponible, mais c'est bon, ça ne te dérange pas de tout mettre en suspens de ton côté pour me faire plaisir ?".

Un gros coup de pression (soit il accepte, elle est heureuse, happy end, soit il refuse - ou pire, ne peut pas répondre positivement parce qu'il a d'autres engagements - et c'est le drame) qui, en temps normal, aurait constitué le conflit du dernier quart d'heure d'un film normalement constitué, mais est ici totalement passé sous le tapis.

Mwebof.

2.75/6

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Christmas Yulefest 2024 - Sur la route de Noël (2024)

Publié le 13 Décembre 2024 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Drame, Romance, Noël, Christmas, Yulefest, Religion, USA, GAF, Review, Télévision, Critiques éclair

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymes, c'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Sur la route de Noël (A Christmas Less Traveled - 2024) :

Gérante d'un diner en difficultés financières, Desi (Candace Cameron Bure) doit se résoudre à vendre la camionnette de son père décédé, mais avant de franchir le pas, elle décide de partir pour un ultime road trip, suivant en cela les indications mystérieuses laissées par son père sur une cassette audio laissée dans le véhicule. En chemin, elle accepte d'emmener Greyson (Eric Johnson), de passage dans la région, jusqu'à sa destination. Mais ce dernier cache un lourd secret...

Un téléfilm Great American Family mettant en scène CCB, la directrice créative de la chaîne, ça ne pouvait que proposer quelque chose de bien-pensant et d'un peu niais.

Ici, pour l'un de ces rares téléfilms réellement produits pour GAF (à contrario de la majorité des autres métrages achetés ailleurs faute de budget), on a donc droit à un road-trip où, à chaque étape, Desi et Greyson rencontrent des personnes bienveillantes mais dans le besoin, qui toutes connaissaient le père de Desi et n'en disent globalement que du bien.

Tout le monde larmoie un peu, tout le monde a des problèmes financiers, ça énonce beaucoup de platitudes sur les traditions, les valeurs familiales, la générosité et de la pseudo-philosophie de comptoir, le tout en développant une romance un peu maladroite, avec personnages qui se bousculent, parlent en même temps, etc... mais à la limite, tout ça, ça peut passer.

Là où ça passe moins bien, c'est dans la dernière ligne droite, quand le "secret" du père de Desi est révélé : soudain, alors que le film est presque fini, on franchit la ligne entre "bon sens  et valeurs traditionnelles" et "bondieuseries", avec un personnage qui a retrouvé la Foi dans des circonstances très particulières, et un Greyson qui effectue une rédemption/se rachète de manière très américaine, en faisant le tour des pauvres pour leur donner tout l'argent dont il n'a pas besoin.

Mouais. Cela dit, reconnaissons-leur ceci : hormis ce dérapage de dernière minute, le téléfilm est assez léger sur le côté religion, qui est pourtant l'une des pierres fondatrices de la chaîne. Malheureusement, de toute façon, le métrage est trop mollasson et quelconque pour vraiment convaincre.

2.25/6

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Christmas Yulefest 2024 - A Sudden Case of Christmas (2024)

Publié le 12 Décembre 2024 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Yulefest, Christmas, USA, Italie, Drame, Romance, Jeunesse

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymes, c'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

A Sudden Case of Christmas (2024) :

En plein été, alors qu'elle passe ses vacances d'été avec ses parents (Lucy DeVito, Wilmer Valderrama) dans l'hôtel de leur grand-père (Danny DeVito), dans les Dolomites, la jeune Claire (Antonella Rose) apprend de leur bouche qu'ils vont se séparer. Sous le choc, elle fait alors une demande pour sauver ses vacances : organiser une fête de Noël sur place, en plein été, alors que toute la famille est réunie pour la toute dernière fois... 

Un métrage indépendant adapté d'un film de Noël italien, et qui a clairement permis à une partie du cast (Valderrama, les DeVito, Andie McDowell) de partir en vacances dans les Dolomites, au soleil, pour y tourner cette comédie familiale assez inoffensive et plutôt ensoleillée.

Malgré cet ensoleillement, cela dit, le métrage parvient à conserver une ambiance festive et familiale, et le tout a assez bon fond, frôlant parfois la pièce de boulevard avec des personnages qui se déguisent pour s'éviter, des mésaventures, des histoires de couple en crise, etc, et un homme à tout faire assez amusant.

Reste que ce n'est pas forcément exceptionnel pour autant, notamment parce que le personnage de Claire, central, est précoce... très précoce... trop précoce, avec comme gimmick de scénario qu'elle parle souvent en termes psychiatriques et de thérapie "parce que ses parents lui font voir un thérapeute". Le résultat, c'est une gamine un peu énervante, le genre d'enfant qui n'est pas méchant, mais qui soûle à la longue.

Dans l'ensemble, ce Sudden Case of Christmas se regarde, c'est compétent, mais je ne pense pas qu'il me restera beaucoup de souvenirs de ce film dans quelques mois, voire quelques semaines, à part "le film de Noël en été avec DeVito et sa fille en Italie".

3/6 

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Christmas Yulefest 2024 - Lettres magiques au Père Noël (2023)

Publié le 11 Décembre 2024 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Romance, Hallmark, Critiques éclair, Noël, Yulefest, Christmas, Review, USA, Drame, Télévision

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymes, c'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Lettres magiques au Père Noël (Letters to Santa - 2023) :

Enrique (Rafael de la Fuente), musicien travaillant dans le restaurant familial, et son épouse Rebecca (Katie Leclerc), auteure de livres pour enfants, sont séparés depuis quatre mois. Malgré leurs séances de counseling, la situation est au point mort, jusqu'à ce que leurs deux enfants Sam (Kellen Raffaelo) et Izzy (Taylor Pezza) se voient offrir un caryon "magique" par le Père Noêl d'un magasin, avec pour promesse la réalisation de tous les souhaits qu'ils coucheront sur papier. Mais ce que les enfants ignorent, c'est que leur grand-mère Camilla (Laura Cerón) intercepte chaque soir les lettres des enfants, et que c'est elle qui fait tout son possible pour les exaucer...

Après avoir (re)découvert Katie Leclerc dans le très moyen A Very Vermont Christmas, j'ai décidé de me tourner vers le passé, pour regarder ce qu'elle a fait d'autre dans le genre des films de Noël. À commencer par ce Lettres magiques au Père Noël... un film assez bordélique et inégal, à vrai dire.

Déjà, les bons points : le fait de centrer le téléfilm sur une famille mixte latino, ça change un peu, et opter pour un couple dans la tourmente, c'est une approche intéressante. La distribution est sympathique, le petit chien adorable (du moins, avant qu'il ne disparaisse totalement du film sans raison), les personnages secondaires amusants (Liam, en mode John Oliver supposément "hot" - on va dire que c'est l'accent)... mais le reste fonctionne nettement moins bien.

En fait, il flotte autour de tout ce téléfilm Hallmark comme une impression d'approximation : la photographie est approximative, l'éclairage est approximatif, les mouvements de caméra sont approximatifs, l'écriture est très approximative (c'est le seul film de Noël ou romantique du couple de scénaristes, et ça se sent), le dosage disputes/romance est très approximatif (les personnages ont tendance à faire des 180° émotionnels assez fatigants), les quiproquos sont forcés, tout le côté "création du livre pour enfants" n'est jamais vraiment crédible et dans l'ensemble, pour une comédie romantique de Noël, ça manque un peu de comédie et de romance.

Dommage, à nouveau.

2.25/6 

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Christmas Yulefest 2024 - Nutcrackers (2024)

Publié le 10 Décembre 2024 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Cinéma, Noël, Christmas, Yulefest, Review, USA, Drame, Hulu

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymes, c'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Nutcrackers (2024) :

Au mois de décembre, Mike (Ben Stiller), développeur immobilier débordé, part au fin fond de l'Ohio pour signer des papiers relatifs au décès récent de sa sœur, et se retrouve à devoir s'occuper de ses quatre neveux (Homer, Ulysses, Atlas et Arlo Janson) et de leur ferme laissée à l'abandon, le temps pour Gretchen (Linda Cardellini), assistante sociale, de leur trouver un foyer d'adoption...

David Gordon Green, réalisateur à la filmographie plus qu'éclectique (des drames indépendants aux comédies graveleuses avec Danny McBride et Seth Rogen, en passant par les slashers comme les Halloween et autres biopics plus sérieux), s'essaie ici à la feel good dramedy de Noël, sur une structure vraiment très balisée et classique (le cadre surbooké et coincé qui doit gérer des gamins insupportables et finit par s'y attacher), à laquelle il apporte un peu de style, sans toutefois parvenir à en transcender le résultat final.

Nutcrackers est en effet tout à fait compétent, mais aussi trop classique pour son propre bien, au point que le script donne parfois plus l'impression d'enchaîner les passages obligés de façon mécanique (notamment dans sa dernière ligne droite avec son quiproquo à la Hallmark) plutôt que de développer son script et ses personnages de façon organique. Le tout paraît donc assez capillotracté, un peu forcé, avec une illustration musicale indie et une atmosphère ruralité américaine du Midwest qui évoque tout sauf les fêtes de fin d'année.

Résultat assez mitigé, donc, pour un film tout à fait à sa place sur une plateforme de streaming : c'est anecdotique, un peu inabouti, mais regardable (les quatre frères, notamment, sont très naturels et attachants).

3/6

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Christmas Yulefest 2024 - Santa Hunters (2024)

Publié le 3 Décembre 2024 par Lurdo dans Documentaire, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Australie, Review, Noël, Christmas, Yulefest

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymes, c'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Santa Hunters (2024) : 

Un mockumentaire australien qui suit trois intrigues parallèles : Kris (Chris Slater), ancien militaire veuf qui décide de partir seul dans le grand Nord pour y trouver une preuve de l'existence de Santa Claus ; Evelyn (Janelle Bailey), une archéologue, qui tente d'obtenir le financement nécessaire pour partir faire des fouilles en Finlande sur les traces du Père Noël historique ; et Nick (Andrew Lowe), un père de famille monomaniaque qui, suite à un pari, décide de transformer sa maison en piège géant, afin de capturer (et tuer) le Père Noël.

Trois portraits de personnages névrosés, qui tous ont des objectifs initialement présentés comme excentriques et comiques, mais qui progressivement révèlent des fêlures profondes, à mesure que les situations de chacun empirent et dégénèrent.

C'est probablement cet équilibre précaire entre mélancolie/tragédie et légereté qui fait l'intérêt de ce métrage. Je ne suis pas sûr que ce soit totalement réussi, et certains moments sont un peu inégaux, mais je ne me suis pas ennuyé, et je suis resté intrigué du début à la fin, ce qui n'est pas négligeable.

3.5/6 

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Critique éclair #081 - Une belle rencontre (2016)

Publié le 14 Novembre 2024 par Lurdo dans Cinéma, Drame, Critiques éclair, Guerre, Histoire, UK, Review, Romance

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Une belle rencontre (Their Finest - 2016) :

Pendant le Blitz londonien, Catrin Cole (Gemma Arterton) est recrutée par le service de propagande de l'armée britannique pour aider le scénariste Tom Buckley (Sam Claflin) et son équipe à produire un long-métrage sur la bataille de Dunkerque, inspiré d'une histoire vraie. Leur objectif : réaliser un film capable de motiver les Anglais et de mobiliser les Américains. 

Une comédie dramatique anglaise adaptée d'un livre et d'une histoire vraie, et qui, je dois bien l'avouer, m'a laissé un peu indifférent.

C'est bien produit par BBC Films, bien interprété (Bill Nighy est très amusant en acteur égocentrique), bien réalisé, mais il y a quelque chose d'académique et de scolaire dans cette histoire de romance et de féminisme pendant la Seconde Guerre Mondiale, probablement trop sentimentale et tout en retenue pour me passionner pendant près de deux heures (sauf une certaine mort presque trop cartoonesque pour son propre bien).

Bref, c'est gentillet, ça se regarde, mais ça ne m'a pas passionné (et l'accent étrangement fluctuant de Gemma Arterton ne m'a pas convaincu).

3.5/6 (le titre français est naze, aussi)

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Critique éclair #080 - Dumb Money (2023)

Publié le 13 Novembre 2024 par Lurdo dans Cinéma, Drame, Comédie, Biographie, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Dumb Money (2023) :

Le parcours de Keith Gill (Paul Dano), dit Roaring Kitty, ex-analyste financier dont la présence et les vidéos en ligne ont déclenché une vague d'achats dans les actions de la société Gamespot, ainsi que la panique des milieux financiers...

Un film assez typiquement hollywoodien qui présente cette histoire vraie de redditeurs et d'investissements comme une révolution culturelle à l'importance incroyable... alors qu'en réalité, soyons francs, ce n'est plus aujourd'hui qu'une tempête dans un verre d'eau.

Mais non, il a fallu que le réalisateur de Cruella, de I, Tonya et de Fright Night nous ponde un pseudo-biopic sur Roaring Kitty et sur le phénomène Gamestop, qui est reparti aussi vite qu'il est venu, en nous présentant le tout comme une victoire du petit peuple sur les grands méchants de Wall Street, et comme l'étincelle d'une révolution...

Alors le film est compétent dans sa mise en scène, bien interprété, mais ça veut tellement se donner des airs de The Big Short-bis ou de The Social Network (dans ses conséquences ou ce que ça aurait à dire sur la société américaine) que ça tombe vraiment à plat quand on revient à la réalité des faits, et à l'impact réel de tous ces investisseurs.

Je n'ai pas accroché au ton et aux partis-pris, donc...

2.75/6

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Les bilans de Lurdo - The Queen of Villains, saison 1 (2024)

Publié le 10 Novembre 2024 par Lurdo dans Action, Biographie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Catch, Télévision, Japon, Netflix, Review, Drame, Sport

Cinq épisode d'une heure pour cette mini-série japonaise Netflix semi-biographique consacrée au monde du cacth féminin japonais, et retraçant la vie de Dump Matsumoto, super-heel de l'AJW dans les années 80, au Japon...

The Queen of Villains, saison 1 (2024) :

Dans les années 80, la transformation de Kuoru Matsumoto (Yuriyan Retriever), jeune femme timide et en surpoids issue d'un milieu défavorisé mais passionnée de catch féminin, en Dump Matsumoto, super-méchante du ring au look tranchant avec les normes sociales de l'époque, prête à toutes les violences pour parvenir à ses fins...

Résultat assez mitigé, en ce qui me concerne, pour cette mini-série très dramatisée, et qui tente (à mon grand regret) de préserver un équilibre trop précaire entre drama très japonais, biopic réaliste et description kayfabe du monde du catch.

Les efforts de chacun sont louables : les actrices (nettement plus formatées et jolies que leurs modèles, TV oblige) font de vrais efforts dans le ring, les showrunners se plient en quatre pour reconstituer (parfois dans la longueur) certains des matches importants de la carrière de Dump et des Crush Gals...

Mais voilà, c'est aussi là que le bât blesse : déjà, le programme consacre énormément de temps aux Crush Gals, à leur ascension, à leurs conflits et à leurs rapports avec Dump... ce qui est logique, dans une certaine mesure, puisque ce sont les babyfaces qui ont défini la carrière de Dump.

Mais tout n'est pas ultra-passionnant, et lorsque l'on ajoute à tout cela la vie de famille de Dump (en partie fictionnalisée) vraiment mélodramatique, une caractérisation et une interprétation très japonaises (c'est très criard, naïf, ça ne fait pas vraiment dans la subtilité) et toute une approche (là aussi très nippone) de la kayfabe dans le monde du catch (à géométrie variable, d'ailleurs : le résultat des matches est prédéterminé, sauf quand soudain, il ne l'est plus, et le déroulement des matches est présenté comme réel... ou pas - bref, la série tente à moitié de préserver la kayfabe, tout en laissant planer le doute), ça donne quelque chose de plus frustrant que convaincant.

D'autant que les matches en soi sont assez mollassons et approximatifs - c'est là tout le problème de la reconstitution fidèle de matches d'époque avec des actrices : ça tape moins fort, ça chute moins fort, ça hésite, tout est renforcé par des bruitages outrés et un scoring musical qui tente de tout rendre épique, bref, ça paraît encore plus fake que ça ne le devrait.

Et puis il y a cette transformation de Kuoru en Dump, une transformation abrupte, jamais totalement expliquée (les influences de la culture sukeban de l'époque - les gangs de délinquantes rebelles - ou de KISS sont totalement passées sous silence), jamais totalement crédible (elle est timide et innocente dans un épisode, pête un plomb et devient une heel égocentrée et violente jusqu'à la fin de la série, dans sa vie privée comme sur le ring) et qui souffre du côté postérieur entre deux chaises Shoot/Kayfabe de la série.

Je suis déçu, donc, même si de par son format assez court (cinq épisodes d'une heure/une heure 30, ça passe vite) et l'implication des actrices, ça reste relativement intéressant. Mais j'aurais préféré un vrai biopic, ou alors quelque chose d'encore plus dramatisé et fictif, pas cet étrange hybride qui ne sait pas sur quel pied danser...

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Critique éclair #075 - Skincare (2024)

Publié le 6 Novembre 2024 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Drame, Thriller, USA, Review, Critiques éclair

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Skincare (2024) :

Esthéticenne reine des soins de beauté à Los Angeles, Hope Goldman (Elizabeth Banks) est sur le point de lancer sa première gamme de produits de beauté lorsqu'un rival charismatique, Angel (Luis Gerardo Méndez), s'installe juste en face de son salon. Aussitôt méfiante, Hope commence alors à faire l'objet de menaces, de sabotages et d'une campagne de harcèlement en ligne qui la font peu à peu glisser dans une spirale infernale de paranoïa et de violence, persuadée que son nouveau voisin est responsable...

Une comédie dramatique mâtinée de thriller, inspirée d'une histoire vraie, et qui souffre malheureusement d'un ton à géométrie un peu trop variable, passant de la satire californienne au thriller se voulant nerveux, avant de revenir à de l'humour, de passer au drame, etc.

Ça ne fonctionne pas franchement, du moins, pas totalement, probablement aussi parce que la nature schizophrénique du métrage est renforcée par son illustration musicale synthétique et envahissante, par le survol de ses thèmes, et handicapée par son script assez cousu de fil blanc (dont les ficelles sont révélées, sans la moindre surprise, au bout d'une heure de métrage).

Bref, c'est trop balisé et générique pour vraiment laisser sa marque, malgré les efforts de la distribution.

3/6 (dont 0.25 pour Nathan Fillion dans un petit rôle libidineux à souhait)

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2024 - Agatha All Along, saison 1 (2024)

Publié le 2 Novembre 2024 par Lurdo dans Aventure, Télévision, Les bilans de Lurdo, Marvel, MCU, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Drame, Comédie, USA, Review, Wandavision, Disney

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, de mi-septembre à fin octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...     

Agatha All Along, saison 1 (2024) :

Sortie, par un adolescent (Joe Locke) apprenti-sorcier, du monde imaginaire où elle a été enfermée par Wanda, Agatha Harkness (Kathryn Hahn) accepte de accompagner le jeune homme paumé sur la Route des Sorcières, un chemin mystique au bout duquel, après bien des épreuves, un voyageur peut obtenir ce qu'il souhaite le plus au monde. Agatha recrute ainsi un groupe de sorcières elles aussi en perdition - Lilia (Patti LuPone), Alice (Ali Ahn), Jen (Sasheer Zamata) - et sa voisine Sharon (Debra Jo Rupp), afin de créer un nouveau sabbat et d'ouvrir la porte menant à la Route des Sorcières...

L'équipe de Wandavision reprend du service pour cette série dérivée qui prend place dans la continuité directe de la toute première série tv du MCU... et qui s'avère une suite tout à fait honorable, qui se classe facilement dans le haut du classement des productions tv du MCU.

Et pourtant, je n'avais pas été super convaincu par la manière dont la sorcellerie avait été introduite dans Wandavision : ici, cependant, à l'approche d'Halloween, et en traitant le tout de manière indépendante de tout ce qui est superhéros et science futuriste, j'ai trouvé le tout plutôt agréable, inventif, et tout à fait approprié.

9 épisodes de 35-40 minutes au programme, donc, pour ce qui se présentait comme une série dérivée centrée sur Agatha Harkness, mais qui en réalité finit par être plutôt une origin story pour Billy Maximoff, alias Wiccan, le futur homologue de sa mère au sein des Young Avengers (car oui, ne l'oublions pas, c'est là l'un des objectifs actuels du MCU, en filigrane depuis un bon moment).

Cela passe par un récit initiatique sur la Route des Sorcières, un récit qui adopte un format "un épisode/une épreuve initiatique", à l'esthétique souvent très marquée par une époque ou un style, rythmée par diverses versions de la chanson de la Route des Sorcières et qui voit les sorcières de l'équipe d'Agatha se disputer, s'avouer leurs secrets, et avancer sur la Route... ou presque, puisque de multiples rebondissements, vers la fin de la saison, changent pas mal la donne çà et là, de manière très agréable.

Ce n'est pas parfait : Kathryn Hahn est parfois en roue libre (le rôle veut ça, mais bon), certains rebondissements sont assez évidents, et quelques éléments ne convainquent pas totalement (de plus, j'aurais aimé voir Debra Jo Rupp plus longtemps), mais globalement, Agatha All Along propose un divertissement qui se tient plutôt bien sur la durée, à l'atmosphère ludique et lugubre, et à la direction artistique maîtrisée.

Ça ne plaira pas à tout le monde, clairement (et déjà, les éditos fleurissent, se faisant une joie de déclarer que la série était géniale, jusqu'à ce que Marvel foire tout avec une bagarre/un retour à la vie/un tease de spin-off), mais j'ai tout de même trouvé le tout plutôt réussi.

Nettement plus, en tout cas, que les séries live-action récente du studio.

 

(bilan Marvel/DC mis à jour !)

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