Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #drame catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1678 : Gold (2022)

Publié le 29 Juin 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Review, Thriller, Australie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Gold (2022) :

Dans un futur proche et dystopique, deux hommes qui ne se connaissent pas traversent un désert en voiture pour rejoindre un avant-poste reculé, lorsqu'une panne les amène à s'arrêter au milieu de nulle part... près d'une énorme pépite d'or enfouie dans le sol. Les deux hommes se séparent alors, le premier (Zac Efron) restant à proximité de la pépite, le second (Anthony Hayes) repartant en ville pour y chercher l'équipement nécessaire pour déterrer ce trésor. Mais lentement, la solitude, la soif et la folie s'emparent du prospecteur solitaire resté au milieu de nulle part...

Un one man show de Zac Efron qui cherche clairement, ici, à se défaire de son étiquette de beau gosse en s’infligeant les pires sévices au cours d'un survival australien très stylisé, aux visuels ultra-désaturés et aux paysages naturels désertiques très appropriés à un métrage post-apocalyptique.

Après, le côté post-apo est finalement assez anecdotique : on m'aurait dit que le tout se déroulait au fin fond du bush australien, de nos jours, je n'aurais pas été surpris. Après tout, le sujet de l'avidité et de la soif de l'or est éternel, et l'on aurait pu faire le même film à l'époque de la ruée vers l'or, des prospecteurs et des caravanes.

Et il faut bien avouer que le film lutte un peu à tenir ses 90 minutes sur un postulat se résumant à "un homme dans le désert". Ce n'est pas la faute des acteurs, plus que compétents, ni de la réalisation, qui parvient à donner corps à une atmosphère particulièrement étouffante et oppressante, mais le script manque un peu de substance pour son propre bien.

Intéressant, mais imparfait.

3.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Strange New Worlds 1x04-06 (2022)

Publié le 18 Juin 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, CBS, USA, Strange New Worlds

Après trois premiers épisodes non dénués de défauts, mais qui volent à 20 années lumière au dessus de leurs homologues de Discovery et de Picard, on peut dire que Star Trek Strange New Worlds est une assez bonne surprise, mélange agréable de modernité et de classicisme trekkien.

Reste à voir si, sur la durée, la série saura laisser derrière elle ses quelques éléments inaboutis, et se forger une identité propre...

Star Trek - Strange New Worlds, saison 1 (2022) :

- 1x04 : Alors que le vaisseau enquête sur l'attaque d'une colonie reculée par un ennemi inconnu, l'Enterprise est gravement endommagé par les Gorns, dont on ne sait rien. Le vaisseau se réfugie alors dans le nuage entourant un trou noir, où il se retrouve dissimulé à la vue de ses ennemis... mais aveugle et incapable de se défendre.

Un épisode de SNW qui rappellera bien des choses aux amateurs de la franchise (Balance of Terror, Star Trek II, Starship Down), en les remixant à sa sauce, non sans quelques facilités et abus scénaristiques assez typiques de nuTrek (ça commence à bien faire, les passés ultra-traumatiques de tous les personnages, en lieu et place d'un réel développement ; on aurait aussi pu se passer de la référence à Burnham)... mais qui fonctionne néanmoins plutôt sympathiquement, à mi-chemin entre un duel de sous-marin et un combat spatial plus classique.

Autre point évident : la série continue d'utiliser sa première saison pour approfondir chacun des personnages secondaires, tour à tour - soit la direction totalement opposée de Picard et de Discovery, qui se centraient de manière nombriliste sur leur protagoniste principal.

Quoiqu'il en soit, au bout de 4 épisodes, SNW continue d'être plus qu'agréable à suivre : c'est une bonne lancée, espérons que le show ne va pas se prendre les pieds dans le tapis en fin de saison, avec des enjeux galactiques ultra-mélodramatiques...

- 1x05 : Le temps des réparations de l'Enterprise, tout l'équipage s'offre une permission bien méritée : Spock retrouve T'Pring, Chapel a des problèmes de cœur, M'Benga part à la pêche, Pike doit négocier avec une race inconnue, et Una et Soong essaient de découvrir comment s'amuser...

Un épisode polarisant : certains le trouveront rafraîchissant, à la fois léger et décomplexé, un récit qui utilise le prétexte de la permission de tout le monde pour proposer quelque chose de presque parodique, comme Star Trek sait si bien le faire. D'autres le trouveront totalement naze et forcé, Vvoire déplacé, à l'humour raté et à l'intérêt inexistant.

Je me range nettement plus dans le premier camp, non sans quelques réserves.

Outre les références évidentes à Amok Time (toute l'ouverture de l'épisode, le titre, et le fait que tout tourne autour de la relation Spock/T'Pring), ce scénario moins sérieux a le bénéfice de donner de quoi faire à tout le monde, y compris aux jeunes enseignes qui apparaissent fréquemment dans la série.

Et quand bien même certaines ficelles seraient un peu grosses (le prétexte de l'échange de corps et sa résolution), le ton plus immature et décontracté froisserait un peu les tenants d'un Starfleet rigide et très hiérarchique, et que ça manquerait paradoxalement peut-être un peu de folie pour vraiment être mémorable, ce Spock Amok bénéficie d'une bonne humeur générale, et contribue à tisser des liens entre les personnages, qui ne sont pas que collègues, mais aussi amis. Ce qui fait toujours plaisir.

- 1x06 : Lorsqu'un transport de la planète Majalan, attaqué par un ennemi, appelle à l'aide l'Entreprise, Pike renoue avec Alora (Lindy Booth), chef d'état de la planète, qui accompagnait un médecin (Huse Madhavji) et son fils, le Premier Servant de Majalan : ce dernier, un jeune garçon (Ian Ho) surdoué, est en effet sur le point d'accéder au trône de la planète, et de régner sur une société isolationniste d'apparence idyllique...

Un épisode (très inspiré par Ceux qui partent d'Omelas d'Ursula Le Guin) qui s'inscrit directement, dans son fond et dans sa forme, dans la continuité du TOS d'antan, entre Pike et sa romance avec une extraterrestre, la société idyllique qui cache un sombre secret, et l'ambiance globale du récit.

Et ce n'est pas plus mal, à défaut de surprendre : on est en effet habitué au côté "cette société est trop parfaite" de Star Trek, et l'on attend forcément de découvrir le revers de la médaille, un revers ici assez sombre et sinistre, qui fonctionne bien tout en restant assez attendu.

Alors certes, Pike est ici un peu trop passif dans l'ensemble, sous le charme de Lindy Booth (ça fait toujours plaisir de la revoir, cela dit), Uhura est peut-être un peu trop mise en avant pour le moment, et la poursuite dans les jardins de Majalan était assez médiocre, mais ceux qui réclamaient un nouveau monde étrange seront servis.

J'ai apprécié ce retour à quelque chose de très sérieux après l'épisode plus léger de la semaine précédente.

 

(à suivre...)

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1670 : My Summer as a Goth (2018)

Publié le 17 Juin 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Jeunesse, Review, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

My Summer as a Goth (2018) :

Adolescente sarcastique et meurtrie par la mort de son père, Joey (Natalie Shershow) rencontre Victor (Jack Levis) lors d'un séjour en vacances chez ses grands-parents. Aussitôt fascinée par l'esthétique gothique du jeune homme, elle s'éprend de lui, et adopte son look mystérieux et ténébreux... sans réaliser qu'elle n'a pas forcément grand chose en commun avec Victor et ses amis.

Mouais. Une teen comedy/coming of age story romantique financée via Kickstarter et qui aurait pu être intéressante si elle n'était pas du niveau d'un téléfilm Disney des 90s, avec une vision affreusement périmée et caricaturale de la scène gothique.

Enfin, disons plutôt que le film singe une certaine scène gothique (qui existe), dans une certaine tranche d'âge (qui existe aussi), mais que ça se traduit à l'écran par tous les pires clichés périmés qu'on peut avoir sur les gothiques (mais aussi sur les "punks", avec de gros guillemets), simplifiés jusqu'à ce qu'ils deviennent presque insultants : Victor, le love interest de service, est ainsi un gothique flamboyant bisexuel ultra-maquillé, arrogant, narcissique et manipulateur, auquel il ne manque qu'un corset et des bas-résilles pour être un succédané de Frank'n'Furter, l'héroïne (au demeurant sympathique et attachante) saute à pieds joints dans la scène gothique et en conserve le look une fois l'été terminé, sans avoir la moindre affinité pour son esthétique ou sa musique, les deux "gentils goths" accumulent les poncifs en tout genre et ne servent que de comic-relief...

Bref, je dois être trop vieux pour tout ça (malgré mon affinité pour cette scène) car tout m'a semblé affreusement artificiel et caricatural, en plus d'être cousu de fil blanc, avec une résolution notamment assez précipitée sur le front de la relation de Joey avec sa mère.

Après, je dois dire que les grands-parents déjantés étaient amusants, et que le générique d'ouverture est plutôt agréable, tout en animation stylisée contrastée en noir et blanc (forcément) - mais je reste tout de même très mitigé devant le tout, et son budget plutôt limité (notamment dans les postiches et costumes).

2.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Les bilans de Lurdo : Upload, saison 2 (2022)

Publié le 5 Juin 2022 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, Sitcom, Télévision, USA, Amazon

Seconde saison de cette série d'anticipation du créateur de The Office, une série diffusée sur Amazon et qui, sans être mauvaise, n'avait pas forcément laissé de souvenirs impérissables à ses spectateurs : mélange de comédie satirique, de thriller et de romance impossible, le tout se trouvait souvent le postérieur entre plusieurs chaises, sans jamais totalement convaincre dans l'une ou l'autre des catégories.

Au point d'avoir oublié les trois-quarts de la saison 1 alors que j'entame cette nouvelle fournée de sept épisodes d'une petite demi-heure...

Upload, saison 2 (2022) :

Séparés par la technologie, Nathan (Robbie Amell) et Nora (Andy Allo) ont pris des directions différentes : lui est coincé dans l'au-delà d'Horizon, avec une Ingrid (Allegra Edwards) toujours plus collante, et elle a rejoint le camp des Ludds, un groupuscule anti-technologie qui a prévu de saboter Horizon. Et il reste toujours l'affaire du meurtre de Nathan, qui reste irrésolue...

Et malheureusement, cette seconde saison assez brève continue de confirmer les tendances de la première, avec un programme s'éloignant de plus en plus de la comédie, pour insister sur quelque chose de pas très abouti.

Attention, le ton général reste léger et ponctuellement, des idées amusantes surnagent ici et là, mais alors que la série peinait déjà à équilibrer ses différentes facettes (romance, satire, sitcom, enquête sur un meurtre...), ici, elle s'engage dans une voie contestataire et anti-capitaliste non seulement un peu hypocrite (vu que le tout est produit pour Amazon), mais qui est trop superficielle pour convaincre.

L'humour passe ainsi au troisième plan, la romance est désormais quasi-impossible (les deux personnages principaux passent une bonne partie de la saison séparés), la satire reste assez basique, et l'enquête sur le meurtre est laissée en filigrane (voire oubliée en cours de route), les scénaristes préférant consacrer de longues scènes aux Ludds, un mouvement terroriste rebelle luddite à la limite de la secte, dans lequel Nora est embarquée de manière un peu abrupte dans le season premiere.

On se retrouve ainsi avec de l'espionnage industriel, beaucoup de scènes dans le monde réel, une Ingrid omniprésente (à l'écriture souvent bipolaire), des personnages secondaires pas très attachants (la stagiaire, Aleesha de plus en plus abrasive, la patronne excentrique), de la politique américaine insérée au forceps (les swing states, la restriction du droit de vote, etc), et surtout une étrange impression de compression des intrigues générales, comme si une saison de 10 épisodes avait été amputée de trois épisodes en cours de route, obligeant les scénaristes à éliminer beaucoup de tissu connectif et de gras, et à faire évoluer de manière catapultée toutes les relations (notamment celle de Nora et de Matteo).

C'est ultra-maladroit, assez inabouti, et comme le tout se termine par un cliffhanger assez frustrant, on se retrouve avec une saison bancale et peu satisfaisante, qui ne laissera pas un souvenir impérissable...

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Strange New Worlds 1x01-03 (2022)

Publié le 29 Mai 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Science Fiction, Star Trek, Télévision, CBS, USA, Strange New Worlds

Alors même que je viens à peine de terminer la piteuse saison 2 de Star Trek Picard, passons directement à son successeur, Star Trek Strange New Worlds, série en 10 épisodes présentée comme un retour aux sources de la franchise Star Trek, profitant de la présence du Capitaine Pike et de l'Enterprise dans la saison 2 de Discovery pour proposer une série aux épisodes plus unitaires, au format plus rétro, et à l'énergie bien différente des réinventions plus modernes assez décevantes.

Reste à voir si la promesse sera tenue...

Star Trek - Strange New Worlds, saison 1 (2022) :

- 1x01 : Alors qu'il hésite à reprendre le commandement de l'Enterprise, le Capitaine Pike (Anson Mount) doit réunir son équipage pour aller secourir Number One (Rebecca Romijn), son premier officier, emprisonnée sur une planète suite à un premier contact ayant mal tourné...

Un épisode de lancement un peu bavard, au rythme des dialogues assez soutenu et dense (et parfois artificiel), mais pas désagréable pour autant, notamment par qu'il renoue enfin avec la formule du Trek classique, pleine d'espoir et de message positif. C'est bien simple, contrairement à Discovery ou Picard, ça ressemble enfin à du Star Trek.

Visuellement, c'est une remise au goût du jour plutôt réussie, donc, mélangeant le rétro aux techniques et effets modernes (le générique est plutôt joli), et scénaristiquement, c'est dans la droite lignée des épisodes de premier contact de TOS, avec déguisements, mission sur une planète inconnue, leçon de morale de Starfleet, et, pour une fois, des personnages qu'on nous présente clairement, avec des noms et des personnalités variées.

Après, ce n'est pas parfait, la réalisation de Goldsman est moyenne, et j'ai quelques réserves sur le traitement des Vulcains, sur l'interprétation de Peck (un peu raide), sur le look et la caractérisation de Chapel, sur le maquillage de l'Andorien ou sur l'intégration d'une Noonien-Singh à bord (décidément, la team Kurtzman a vraiment une obsession pour Khan et tout ce qui tourne autour de lui), mais pour l'instant, c'est une bonne surprise. À voir comment ça évolue, comme d'habitude...

- 1x02 : l'Enterprise surveille une comète sur le point d'entrer en collision avec une planète, et d'éradiquer sa population, mais lorsque l'équipage tente d'en modifier la trajectoire, il est attaqué par les Bergers, un peuple extraterrestre surpuissant considérant la comète comme une déité, et prêt à tout pour que personne ne change sa destinée...

Ça continue d'être très sympathique, tout ça, avec déjà une tendance qui se dégage et qui fait plaisir : l'Enterprise de Pike est un environnement chaleureux, où tout le monde socialise, et en deux épisodes, j'en sais déjà plus au sujet des personnages secondaires de l'équipage qu'en quatre années de Discovery.

Alors certes, cela se fait parfois au travers de grosses ficelles (comme cette tendance à donner des passés traumatiques et tragiques à tout le monde, en guise de développement), mais au moins, ça a le mérite d'exister, et de donner de l'épaisseur aux protagonistes. Ici, cet épisode est ainsi presque centré sur Uhura, qui met à profit ses talents de musicienne et de traductrice pour sauver la situation, dans une scène pas très loin des notes de musique de Rencontres du Troisième Type.

On pourra reprocher à l'épisode sa dernière ligne droite un peu brouillonne et approximative, mais ce qui vient avant est très agréable, entre une exploration (initialement) très Giger, des effets spéciaux impeccables, et une ambiance générale plaisante entre les membres de l'équipage, Pike, et compagnie.

Un peu en dessous du pilote à cause de sa résolution, mais ça continue sur une bonne lancée.

- 1x03 : Alors que l'Enterprise est en orbite d'une colonie illyrienne abandonnée, une tempête ionique isole Pike et Spock à la surface ; à bord du vaisseau, une mystérieuse épidémie se déclenche alors, et seule Una (Rebecca Romijn) semble immunisée...

Encore un épisode ma foi plutôt sympathique, bien qu'imparfait, avec une remise au goût du jour du mystère médical à la mode Trek, comme on a pu en avoir dans TOS, Next Generation, ou encore Voyager. Ici, un virus lié à la lumière (on ne va pas trop s'attarder sur la plausibilité du mode de transmission, c'est préférable), qui donne l'occasion à Rebecca Romijn d'occuper le devant de la scène, et de développer son personnage.

C'est loin d'être désagréable, et ça amène la thématique de l'eugénisme sur le tapis, notamment du point de vue de la descendante de Khan, mais pour être franc, c'est plus dans l'exécution et dans certains raccourcis narratifs que se trouvent les points faibles de l'épisode : à plusieurs reprises, je me suis demandé si le script original n'avait pas été amputé de quelques pages au tournage, tant certains moments et certaines résolutions semblaient abruptes (je pense notamment à la quasi-régénération façon Doctor Who, pas très inspirée ; les colons électriques, totalement oubliés en cours de route dans la conclusion de l'épisode), et d'autres un peu inutiles (la révélation sur M'Benga, par exemple, aurait mérité d'être gardée pour plus tard).

Après, ça reste tout de même nettement au-dessus des deux autres séries actuelles de la franchise, et ça n'aurait pas à rougir de la comparaison avec les premières saisons de Next Generation : c'est déjà un bel effort de la part des producteurs ; manque simplement un peu de rigueur, pour l'instant...

 

(à suivre...)

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Picard 2x10 + bilan (2022)

Publié le 28 Mai 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Amazon, CBS, USA, Picard

Allez, courage, plus qu'un épisode pour ce qui est une saison clairement ratée de Picard, brouillonne, sans direction et sans maîtrise...

Star Trek Picard, saison 2 (2022) :

- 2x10 : Alors que le lancement de la mission Europa est imminent, Picard et compagnie doivent tout faire pour s'assurer de son bon déroulement...

*soupir*

Une petite cinquantaine de minutes jamais cohésives, avec un compte à rebours artificiel, des drones qui ne servent qu'à donner quelque chose à faire à Rios et compagnie pendant quelques minutes, et toute une succession de scénettes assez détachées les unes des autres, n'ayant pour vocation que de boucler au plus vite toutes les sous-intrigues pour arriver à une conclusion Picardo-centrique extrêmement prévisible.

À ce titre, je n'ai pu m'empêcher d'éclater de rire en voyant débarquer Wesley Crusher, sorti de nulle part et promu de Voyageur à une sorte de Guetteur interdimensionnel ; de me facepalmer en voyant le dossier papier "Projet Khan" de Soong ; de pouffer en entendant la décision de Rios de rester sur Terre (et donc de se prendre de plein fouet la Seconde Guerre Civile et la Troisième Guerre Mondiale imminentes) ; ou encore de lever les yeux au ciel au moment de la mort de Tallinn...

Seul surnagent, dans tout cela, les adieux de Q à Picard. C'est touchant, c'est juste, c'est presque émouvant, et c'est bien la seule chose de réussie dans ce season finale.

- Bilan -

Ça avait plutôt bien commencé, en fait. Après une saison 1 de Picard à côté de la plaque, et une saison 4 de Discovery prenant un peu l'eau de partout, on se disait que cette saison 2 de Picard, à l'équipe créative modifiée, ne pourrait pas faire pire... et le season premiere semblait partir dans une direction intéressante.

Et puis finalement, non.

Trop préoccupée par l'idée de faire de Picard le centre du monde The Next Generation, et de trouver quelque chose à faire aux autres acteurs sous contrat, la saison 2 de Picard a rapidement viré à une sorte de best-of faisandé et dérivatif de la franchise Trek (Borgs, voyage temporel, réalité alternative dystopique, Q, etc) où rien n'est bien développé, introduit ou justifié, une compilation phagocytée par une "étude psychologique" du personnage de Picard, qui ressemblait surtout à un moyen pour un Patrick Stewart frêle et vieillissant d'exorciser certains de ses traumatismes psychologiques d'enfance bien réels.

Résultat, on s'ennuie, ça n'avance pas, ça multiplie les entorses à la continuité, à la logique, à la cohérence interne, et surtout ça promet la présence de Q qui, malheureusement, ne doit être en tout et pour tout que dans une demi-douzaine de scènes de la saison (ironiquement, les meilleures du lot).

Jamais surprenante, jamais intéressante, bourrée d'éléments superflus, approximatifs et mal utilisés, Picard saison 2 est un ratage. Mais à ce point de la résurrection de la franchise, fallait-il en attendre autre chose ?

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1654 : Whisky Galore ! (2016)

Publié le 27 Mai 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, Romance, UK, Écosse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Whisky Galore ! (2016) :

En 1941, les habitants de la petite île écossaise de Todday sont confrontés à un problème de taille : les stocks de whisky de l'île sont épuisés, et le rationnement dû à la guerre empêche leur réapprovisionnement. Jusqu'à ce qu'un navire s'échoue au large de l'île, avec à son bord 50 000 caisses de whisky : le village se mobilise alors pour dérober ces réserves... malgré la surveillance du Capitaine Waggett (Eddie Izzard), de la Home Guard, et des douanes locales.

Un remake malheureusement assez plat du classique des studios Ealing, ce Whisky Galore bénéficie pourtant de la présence incontournable de Eddie Izzard dans l'un des rôles principaux, et de décors naturels splendides (forcément, l'Écosse...).

Mais une photographie assez terne et désaturée, un côté visuellement télévisuel, ainsi qu'un vrai manque d'énergie et de peps font que ce métrage paraît souvent inerte, raide, et jamais suffisamment drôle ou attachant pour susciter un véritable intérêt.

Dommage, parce je partais conquis d'avance, mais il manque vraiment un je-ne-sais-quoi pour que la mayonnaise prenne : No alcohol was consumed in the making of this movie... c'est peut-être ça le problème, en fait.

3/6, et encore...

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Les bilans de Lurdo : Moon Knight, saison 1 (2022)

Publié le 22 Mai 2022 par Lurdo dans Critiques éclair, Histoire, Comédie, Action, Aventure, Romance, MCU, Marvel, Les bilans de Lurdo, Télévision, Review, USA, Égypte, Drame

Nouvelle série Marvel, Moon Knight était attendue au tournant par bon nombre de lecteurs de comics, le personnage ayant une place bien à part dans l'univers Marvel, à mi-chemin entre surnaturel assumé, drame psychologique et ersatz décalé de Batman ; place donc à l'adaptation télévisuelle du personnage, en six épisodes d'un peu moins d'une heure...

Moon Knight, saison 1 (2022) :

Après plusieurs événements étranges, Steven Grant (Oscar Isaac), vendeur anglais à la boutique de souvenirs d'un musée, découvre qu'il souffre d'un dédoublement de la personnalité et que Marc Spector (Oscar Isaac), son autre personnalité, est un mercenaire violent, aux ordres d'un dieu vengeur égyptien, Khonshu. Dans l'armure protectrice du Chevalier de la Lune, Spector utilise ainsi les pouvoirs conférés par Khonshu pour punir les criminels... jusqu'à ce qu'Arthur Harrow (Ethan Hawke), au service d'une déité rivale, tente de libérer cette dernière pour qu'elle applique son jugement meurtrier à toute l'humanité.

Plutôt réussie, cette adaptation de Moon Knight, une adaptation assez "sérieuse", à mi-chemin entre aventure archéologique, récit superhéroïque classique et thriller psychologique : une série qui, par de nombreux aspects, peut évoquer le Legion de FX mais en beaucoup plus accessible et en moins prétentieux (je l'ai déjà mentionné ici, mais Legion, j'ai décroché en cours de route), et totalement (à l'exception d'une brève mention de Madripoor) détachée du reste du MCU (pour le meilleur et pour le pire : je n'aurais pas été contre une réplique ou deux inscrivant le panthéon égyptien dans l'univers Marvel au sens large).

Et une grande partie de la réussite de Moon Knight tient clairement en l'interprétation d'Oscar Isaac, dans un double (voire triple) rôle central, relativement bien écrit et maîtrisé. Il ne faut pas pour autant négliger ce que l'équipe technique à l'origine du projet a apporté à ce dernier : réalisateur et compositeur égyptiens, illustration musicale locale, il se dégage de la série une vraie impression d'authenticité (nettement plus que dans Black Panther, par exemple), et le programme sait capitaliser sur celle-ci pour créer une dimension exotique et mythologique qui sied bien au personnage, éloignant Moon Knight de l'ombre de Batman, auquel il est très souvent comparé.

La série n'est cependant pas sans défaut : Ethan Hawke convainc moyennement en prêcheur jusqu’au-boutiste au postiche capillaire assez voyant, le scénario se retient clairement de trop partir dans des délires psychologiques à la Legion (il y en a déjà une bonne dose, et le script est saupoudré d'indices et de pistes inexplorées) ou de plonger dans des thématiques auxquelles 6 épisodes de 45 minutes ne rendraient pas justice (il y aurait quelque chose à dire sur le symbolisme d'un juif qui renie sa religion et devient l'esclave d'un dieu égyptien), et je dois avouer que le costume de Moon Knight (pas celui de Mr. Knight, impeccable) reste l'un des bémols du show, pour moi, à la fois trop épais et massif, trop détaillé, et pas assez organique.

Mais dans l'ensemble, j'ai plutôt apprécié le tout, en particulier les passages façon La Momie, dans le désert jordanien, dans les tombes, avec les dieux mi-humains, mi-animaux (l'affrontement façon Kaijus au pied de la Grande Pyramide, dans le final) : il y a de vrais passages réussis et impressionnants (aidés par la musique et les visuels), plutôt mémorables (le ciel étoilé qui remonte le temps), et la série parvient à donner envie d'en savoir plus au sujet de ce personnage mineur du MCU - ce qui n'était pas gagné d'avance (cf Echo, dont tout le monde se contrefout, mais que Marvel semble décidé à mettre en vedette malgré tout...)

(bilan Marvel/DC mis à jour !)

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Picard 2x07-09 (2022)

Publié le 14 Mai 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Amazon, CBS, USA, Picard

Il n'aura pas fallu longtemps pour que la saison 2 de Picard parte en piqué (qualitativement parlant), et se plante de manière spectaculaire, en s'embourbant dans des digressions et des épisodes sans intérêt. Mais allez, courage, il reste 4 épisodes, et il est toujours possible de remonter la pente... non ?

Star Trek Picard, saison 2 (2022) :

- 2x07 : Tallinn plonge dans le cerveau de Picard pour tenter de l'aider à affronter ses peurs, qui le maintiennent dans le coma...

Un gloubiboulga indigeste. Voilà à quoi ressemble cet épisode.

Entre Patrick Stewart qui utilise la série pour expier les démons de sa vie réelle (il est à ce jour toujours en thérapie pour avoir assisté aux violences conjugales de son père sur sa mère, durant son enfance), la retcon de l'histoire familiale de Picard, fils d'une mère bipolaire non soignée et d'un père... menaçant ? (pas vraiment, en fait, et interprété par James Callis), le remplissage pas possible de Seven et Raffi qui cherchent Jurati, celui, tout aussi honteux, de Rios qui amène sa copine et son fils à bord de son vaisseau ("I work in outer space", haha, clin d'œil, coup de coude au fan qui connaît ses classiques, qu'est-ce qu'on rigole), sans oublier le simple fait que Picard sort de son coma à mi-épisode et part aussitôt voir Guinan pour invoquer Q comme un génie sortant d'une bouteille... sauf que ça ne fonctionne pas, et que tout ce petit monde est arrêté par le FBI.

Difficile de trouver quelque chose de positif à dire, ici : c'est de la psychologie de comptoir assez mal articulée, qui se mêle à un récit jamais maîtrisé, qui s'éparpille et est bourré de moments WTF (la reine Borg qui casse une vitre dans un bar pour déclencher une dose d'endorphines...).

- 2x08 : Arrêtés par l'agent Wells du FBI, Guinan et Picard sont interrogés par ce dernier, persuadés qu'ils viennent d'une autre planète...

Il m'est de plus en plus difficile de s'accrocher à cette saison totalement statique et insipide, aux dialogues semblant écrits par un thérapeute (ou un étudiant en psychologie) - ce qui est d'ailleurs un peu un problème récurrent du Trek actuel, cf Discovery.

C'est bien simple, entre Seven et Raffi qui tournent en rond, Rios qui drague, Picard et Guinan qui nous refont les X-files du pauvre avec un sous-Mulder à la biographie cousue de fil blanc, et le mélodrame familial des Soong rattaché à l'arrache au reste de la saison... il n'y a bien que le bref passage de John DeLancie, toujours impeccable et particulièrement juste et efficace, qui mérite d'être sauvé ici.

- 2x09 : Picard et compagnie tentent d'empêcher Jurati et les Borgs de prendre le contrôle de La Sirena, en se réfugiant dans la demeure familiale des Picard...

Elle est marrante, cette série : on croit toujours que ça ne pourra pas être pire, et puis les scénaristes se plient en quatre pour y parvenir.

Ici, dans l'avant-dernier épisode de la saison, pas de Q, pas de Guinan, mais un Soong qui fait toujours pièce rapportée, à la tête de commandos borgifiés qui assiègent le "Château Picard". De l'action ultra-creuse, pas particulièrement bien filmée (et pas aidée par d'affreux plans-travellings numériques qui survolent la demeure familiale et les vignes alentours) et qui permet à tout ce petit monde de faire du remplissage... et de la thérapie.

Car oui, Star Trek Thérapie continue, avec toujours des dialogues aux envolées lyriques et aux platitudes pseudo-profondes improbables, auxquelles les acteurs tentent de donner du poids et de la résonance. Ici, notamment, on a droit à un Picard qui se souvient du suicide de sa mère, raison apparente de son caractère émotionnellement distant tout au long de sa vie (ce qui nous vaut, au passage, un petit coup de rétrocontinuité maladroite tentant d'expliquer pourquoi Jean-Luc prenait le thé avec sa mère âgée dans un épisode de TNG) ; on a aussi Seven of Nine qui nous explique que Starfleet n'a jamais voulu d'elle car elle était Borg - une réplique clairement supposée en dire long sur la discrimination des humains envers d'autres espèces... mais aussitôt désamorcée par une Seven qui flingue du Borg à tour de bras en criant "ils sont Borgs, pas humains !" ; ah, et j'ai failli oublier Elnor qui revient en tant qu'"hologramme de combat", ce qui, apparemment, pour les scénaristes, équivaut à un être holographique possédant tous les souvenirs et les sentiments du vrai Elnor... Mouais.

Reste Alison Pill, toujours excellente, et qui, sans surprise, refera une apparition probable en reine borg quand la série revisitera l'auto-destruction du premier épisode de la saison (on sent bien venir un Jean-Luc Picard qui, ayant appris à se débarrasser de ses traumatismes du passé, annulera l'auto-destruction, et découvrira que les Borgs de Jurati sont pacifiques et que leurs intentions sont pures et sincères - ce sera probablement ça, la nouvelle leçon de Q à Picard).

(à suivre)

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1642 : Finch (2021)

Publié le 11 Mai 2022 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Science Fiction, Science-Fiction, USA, Apple

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Finch (2021) :

Fatigué et malade, Finch (Tom Hanks) est l'un des ultimes survivants d'un désastre écologique solaire ayant éradiqué l'humanité. Irradié, et entouré de robots de sa fabrication, Finch n'a qu'un objectif en tête : concevoir Jeff, un robot humanoïde doué de conscience et réceptacle de toutes ses connaissances, qui sera ainsi capable de s'occuper, à la mort de Finch, de son chien Goodyear.

Un film post-apocalyptique produit par Amblin pour Apple Tv, ce Finch ressemble un peu à un Je suis une Légende sans le côté cool de Will Smith, et sans les vampires. À la place, on a un Tom Hanks comme toujours efficace et sympathique, un chien attachant, et un robot à la motion capture probablement un peu trop humaine pour convaincre (ce qui se marie cependant assez bien à son doublage, qui oscille entre voix robotique, accent de Borat, et intonations jeunes et décontractées).

Le tout, dans un métrage qui peine à établir sa propre identité, piochant à droite et à gauche dans diverses sources du genre, pour aboutir à un film aux ficelles assez voyantes, mais qui se laisse plutôt bien regarder néanmoins : ça ne révolutionne rien, c'est gentillet, mais c'est techniquement compétent, et ça reste tout à fait honorable. Sans plus.

3.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1641 : Les Héritiers affamés (1994)

Publié le 10 Mai 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Héritiers affamés (Greedy - 1994) :

Parce qu'il est richissime, vieillissant et malade, les héritiers de l'Oncle Joe (Kirk Douglas) sont prêts à tout pour entrer dans ses bonnes grâces, quitte à magouiller, à mentir et à se manipuler mutuellement. Pour l'anniversaire de Joe, ils retrouvent même Daniel (Michael J. Fox), son neveu préféré, un joueur de bowling professionnel à la carrière au point mort. Rapidement, Daniel réalise cependant qu'il n'est qu'un pion dans les manipulations de Joe, de ses héritiers potentiels et de Molly (Olivia d'Abo), sa jeune infirmière sexy...

Une comédie américaine un peu bizarre, en cela qu'elle n'est jamais vraiment drôle ou rythmée, et finit donc par tomber assez à plat, malgré un postulat de départ ouvrant la porte à de la comédie noire et satirique, et une distribution bourrée de comédiens éprouvés (Jere Burns, Phil Hartman, Ed Begley Jr, Bob Balaban, etc).

Mais non, la mayonnaise ne prend jamais vraiment, malgré les efforts de tout le monde : le film est assez bavard, dure près de deux heures, et si ça fait toujours plaisir de voir Michael J. Fox, Kirk Douglas ou encore Olivia d'Abo, aucun des personnages n'est particulièrement intéressant ou amusant.

Finalement, le tout se retrouve le postérieur entre deux chaises, jamais suffisamment déjanté pour fonctionner en tant que comédie, jamais suffisamment mordant pour être une satire, et jamais assez touchant ou sincère pour être une comédie dramatique plus sentimentale et touchante.

2.25/6 (pour la distribution)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1640 : Brian Wilson - Long Promised Road (2021)

Publié le 9 Mai 2022 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Drame, Musique, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Brian Wilson - Long Promised Road (2021) :

Un peu comme en écho au Love & Mercy de 2014, passé en revue dans ces pages, voici Long Promised Road, un documentaire consacré à Brian Wilson, la tête pensante des Beach Boys, rattrapé en plein succès par ses problèmes psychologiques et par ses dépendances à diverses substances.

Ici, on suit donc une sorte de road-trip de Brian Wilson, quasi-octogénaire frêle, tremblant, anxieux et touchant, revisite les lieux marquants de ses jeunes années, au rythme de ses hits d'antan, et conduit dans ce périple par Jason Fine, un ami journaliste qui l'aide à se reconstruire depuis des années.

Et l'on ne peut qu'être ému par ce vieux monsieur hanté par son passé, rongé par ses peurs et ses phobies, et qui ne vit plus qu'au travers de la musique de ses jeunes années, toujours au bord des larmes lorsqu'il songe à ses frères décédés, ou lorsque Fine, par mégarde, lui apprend qu'un de ses anciens collaborateurs est mort depuis quelques années.

Difficile de ne pas compatir avec un musicien de génie (comme en attestent dans le documentaire de nombreuses célébrités - Elton John, Bruce Springsteen, etc), qui n'est plus aujourd'hui que l'ombre de lui-même (il faut le voir en concert, tenter de chanter ses hits d'autrefois d'une voix chevrotante et mal articulées), mais qui malgré tout semble avoir trouvé une certaine paix intérieure, ou du moins, un peu de bonheur au sein de sa famille.

Un documentaire qui, malgré sa forme assez simple et le côté superficiel et amical des questions posées par Fine, est plutôt poignant.

4.25/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Picard 2x04-06 (2022)

Publié le 23 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Amazon, CBS, USA, Picard

Après un tout début de saison qui laissait espérer une amélioration dans la direction de la série, Picard est retombé dans ses pires travers, se contentant de répéter maladroitement des figures imposées de la saga Trek (voyage temporel, univers miroir, borgs, etc), comme autant de cache-misères peinant à dissimuler un tournage que l'on devine sans budget et limité par la pandémie. Ce qui n'excuse pas pour autant la paresse scénaristique du programme, qui fait déjà du surplace au bout de trois épisodes...

Star Trek Picard, saison 2 (2022) :

- 2x04 : Seven et Raffi tentent de retrouver Rios, emprisonné par l'immigration. Picard, lui, rencontre une Guinan (Ito Aghayere) bien différente de celle qu'il connaît...

*soupir*... Passons sur les apparents problèmes de continuité, qui voient Guinan changer de visage, changer de psychologie, et ne pas reconnaître Picard - entre l'option univers parallèle, monde inventé de toutes pièces par Q et les explications bancales des scénaristes en interview, on comprend vite qu'il vaut mieux ne pas tenter de trouver la moindre logique dans tout ça, ni essayer de rattacher le tout à la continuité d'origine (même si l'épisode s'y efforce vraiment avec le retour du punk de Star Trek IV, clairement là pour renvoyer directement à Kirk & co).

Passons sur le propos bancal et désabusé critiquant l'humanité d'aujourd'hui, ou plutôt l'Amérique d'aujourd'hui (car le tout est clairement centré sur les USA et leurs problèmes) : environnement, immigration, pauvreté, racisme, on a droit à toute la panoplie maladroite du scénariste qui dénonce, et c'est amené avec de gros sabots.

Passons sur les grosses ficelles narratives du type Seven qui sait parfaitement conduire une voiture de police à transmission manuelle, Raffi qui pirate instantanément l'immigration américaine "parce que tout est connecté"...

Non, le vrai problème, c'est qu'il ne se passe rien du tout durant l'épisode, à l'image de cette pseudo-poursuite en voiture, durant laquelle personne ne semble poursuivre Seven et Raffi jusqu'à la toute fin.

Bon, il y a bien la conclusion, avec Q sans pouvoirs, et une référence aux Superviseurs de l'épisode Mission : Terre de TOS, mais dans l'ensemble, c'est l'encéphalogramme plat.

- 2x05 : Jean-Luc Picard tente de comprendre ce qu'il fait là, et qui est Tallinn, la Guetteuse...

Je crois que c'est de plus en plus évident : les scénaristes de Picard n'ont aucune idée de ce qu'ils font ou de comment structurer leur saison.

On était avec Guinan 2.0 et la Guetteuse/Superviseuse, mais non, il faut désormais combiner en moins de 40 minutes tout cela, l'évasion de Rios (bâclée), les manigances de la Reine Borg (qui devient ici un ersatz de Scorpius dans Farscape), en y rajoutant, histoire de dire, Renée Picard, l'ancêtre cosmonaute dépressive de Jean-Luc (à trois jours de son départ pour la Mission Europa, elle fait des crises d'anxiété - m'est avis qu'elle aurait été remplacée depuis longtemps IRL), manipulée par Q, ainsi que le Dr. Soong et sa fille (histoire de ramener Brent Spiner et Isa Briones de manière bien artificielle), eux aussi manipulés par Q (d'une manière qui rappelle fortement l'ouverture de ST Into Darkness), et de finir sur un pseudo-Ocean's Eleven/Mission Impossible du pauvre durant lequel Picard et compagnie doivent infiltrer une soirée mondaine.

On va faire simple, cet épisode est un gros bordel décousu, bourré de facilités (la moitié du cast qui ne sert à rien, tout le concept de l'équipe venue du futur et dotée de moyens techniques et surnaturels surpuissants qui galèrent à infiltrer une soirée mondaine), d'approximations (tout ce qui a trait à la France) et de grosses ficelles faiblardes et agaçantes (la retcon de la personnalité de Jurati, présentée désormais comme une nerd solitaire et abandonnée de tous, ce qu'elle n'était pas du tout en saison 1 ; cette tendance à toujours tout ramener à une poignée de personnages plus importants que tout pour la destinée de l'univers...).

Reste DeLancie, excellent et les scènes Reine Borg/Jurati, qui fonctionnent, mais ça s'arrête là.

- 2x06 : Picard et son équipe tentent de convaincre Renée de ne pas abandonner sa mission spatiale...

Salle des scénaristes de Picard, 22h45 :

"- Dites, les copains scénaristes, puisque cette saison est la saison du recyclage best-of de Next Gen et qu'on a Jonathan Frakes à la réalisation, ça ne vous dirait pas de faire un passage Dixon Hill dans l'holodeck, comme dans First Contact ?

- Pas possible, les personnages sont en 2024, et n'ont pas d'holodeck sous la main...

- On n'a qu'à remplacer ça par une soirée de gala, et on trouvera bien un moyen de faire chanter quelqu'un, en mode vamp sexy... "

Les clichés continuent et s'accumulent, entre la structure de l'épisode in media res, avec déroulement de l'épisode en temps quasi-réel (l'épisode n'atteint même pas les 40 minutes) et flashbacks récurrents x minutes plus tôt (c'était déjà une astuce de scénario faisandée à l'époque de 24 heures Chrono ou d'Alias, alors en 2022...), le passage chanté totalement gratuit, les superpouvoirs de Jurati coincée dans cette sous-intrigue façon Farscape (je le vois venir gros comme un camion, l'inévitable futur rebondissement sur l'identité de la Reine borg masquée du premier épisode de la saison), les secrets évidents de Soong et de sa fille, ou encore la promesse d'un prochain épisode "dans la tête de Picard", passage obligé de toutes les séries fantastiques des années 90, qui va certainement déclencher bien des facepalms picardiens en nous révélant le traumatisme d'enfance de Jean-Luc.

*soupir*

Vivement la fin de cette saison, que tout soit rebooté par Q (d'ailleurs totalement absent de l'épisode).

(à suivre)

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1622 : SPÉCIAL PÂQUES - Black Easter (2021)

Publié le 17 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Religion, Review, Science Fiction, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Black Easter (2021) :

Recruté par Ahmed Amir (Gerardo Davila), un millionnaire, pour travailler sur un projet top-secret, Ram (Morgan Roberts), un jeune scientifique de génie, se joint à une équipe ambitieuse, pour tenter de percer les mystères de la téléportation. Mais contre toute attente, ils inventent alors le voyage dans le temps... Malheureusement, les intentions de leur mécène sont particulièrement sinistres, ce qui se concrétise lorsqu'il envoie un commando mené par Brandt (Donny Boaz) pour tuer Jésus Christ avant qu'il n'ait le temps de créer sa religion.

C'est Pâques, donc faute d'un film sur les lapins, les œufs et les cloches, on se rabat sur ce Black Easter, dont les multiples critiques m'ont intriguées.

Présenté par beaucoup comme une comédie de voyage temporel, saupoudrée d'une petite dose de religion, Black Easter est en fait toute autre chose : une "version longue" d'un court-métrage prosélytiste comme les Américains savent tant en faire, un métrage qui, sous ses atours de film de science-fiction au postulat improbable (et à la cohérence très limitée) dissimule en réalité un récit à l'écriture naïve et aux archétypes bien clichés, tout à la gloire de Jésus et de sa religion.

Entre le soldat qui a perdu la foi après la mort de sa famille dans un accident, le scientifique juif athée et sarcastique, la potiche croyante à forte poitrine, le grand méchant qui est (forcément) un extrémiste/terroriste musulman, l'Afro-Américain à dreads, fainéant, comique et rebelle, le pseudo-Sheldon Cooper, etc, tous les personnages sont simplistes et caricaturaux, et ont une évolution évidente : les incroyants sont punis, ou ils retrouvent la Foi (il faut voir ce moment où le soldat et l'un des musulmans se retrouvent crucifiés avec Jésus, pour un ultime moment de rédemption) et sont sauvés dans la lumière de Christ.

Le tout dans un gloubiboulga de voyage temporel approximatif, de leçons de morale (il faut toujours pardonner... sauf aux méchants terroristes et aux soldats, qui sont tous criblés de balles par le héros sans la moindre hésitation), et d'idées à la con qui échappent totalement au réalisateur et scénariste (toute la fin part en vrille).

Ajoutez à cela une certaine arrogance énervante (non seulement le film s'ouvre sur une musique tonitruante alors qu'il affiche à l'écran, l'un après l'autre, tous les prix reçus en festival, mais en plus, le personnage principal narre tout le film d'une voix off goguenarde et suffisante), une interprétation très inégale, des notions assez ignorantes de la religion ("la Bible a été écrite par Jésus", "elle est historiquement infaillible"), et un placement produit bien honteux pour l'application iDisciple, à la toute fin du film, et voilà, un ratage assez piteux que j'aurais mieux fait d'éviter (et qui n'a absolument rien d'une comédie, sauf si l'objectif est de se moquer du métrage).

0.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Les bilans de Lurdo : Heels, saison 1 (2021)

Publié le 9 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Catch, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, USA, Sport

Parce qu'il est passionné de catch américain, et qu'il a participé à plusieurs shows avec ses amis lutteurs, notamment pour l'AEW, Stephen Amell a eu l’envie de créer une série dramatique ayant ce thème pour sujet, avec aux commandes Michael Waldron, showrunner de Loki.

Au programme, donc, huit épisodes d'une heure, diffusés aux USA sur la chaîne câblée Starz...

Heels, saison 1 (2021) :

Le combat quotidien de Jack Spade (Stephen Amell), promoteur de la fédération indépendante de catch DLW, qui tente de faire survivre la structure familiale sur un marché compétitif, tout en gérant le caractère instable de son frère cadet, Ace (Alexander Ludwig), star de son programme...

Et bizarrement, je dois avouer avoir été déçu par ce Heels, alors que pourtant, c'était en théorie exactement ce que j'aime, que ce soit au niveau du sujet, du format, des interprètes, du showrunner, etc.

Le souci, en fait, c'est que sans m'attendre forcément à quelque chose pouvant remplir le vide laissé par GLOW dans mon cœur (je savais pertinemment que ce Heels était une série plus dramatique), je n'ai pas du tout accroché aux choix artistiques effectués dans ce programme.

Un programme qui lorgne en effet très fortement sur une ruralité sportive typiquement américaine façon Friday Night Lights (avec illustration musicale pop-folk indépendante, générique nostalgique, etc) et un mélodrame familial plus ou moins probant : religion, mère au foyer qui s'ennuie, emplois mal payés, problèmes d'argent, problèmes de couple, rivalités familiales et amoureuses, secrets de famille, jalousies, deuil, sexe...

Heels s'appuie ainsi très fortement sur des ressorts narratifs bien éprouvés, où l'on parle souvent des valeurs de l'Amérique profonde, où l'on vit dans des caravanes, où l'on défend l'honneur de sa famille avant tout, et où l'on érige le pardon judéo-chrétien comme valeur primordiale (au point d'en paraître parfois absurde, comme lorsqu'un catcheur casse volontairement la jambe de son adversaire sur le ring, mais est quasi-immédiatement pardonné par tout le monde).

D'autant que l'histoire de ces deux frères qui peinent à vivre dans l'ombre de feu leur père superstar du catch ne peut qu'évoquer l'histoire des frères Rhodes, amis de Stephen Amell et originaires, comme les personnages de la série, de la Géorgie profonde. À l'identique, le côté psychorigide de Jack reflète, sous certains aspects, celui de certains promoteurs réels réputés pour être des control freaks (Mike Quackenbush, notamment, lui aussi décidé à contrôler tout l'aspect créatif de sa fédération, et à garder un produit totalement familial). Bref, entre ça et la participation de catcheurs établis (CM Punk, Mick Foley), il y avait là de quoi trouver du matériel qui aurait sonné juste et véridique.

Hélas, l'écriture de la série a tendance a être bien trop caricaturale et maladroite pour son propre bien. Déjà parce qu'elle est souvent trop artificielle et "sur-écrite" pour ses personnages issus du Sud profond, présentés comme des good old boys pas très instruits... qui pourtant se lancent tous à un moment ou un autre dans des monologues très réfléchis sur le pardon, sur la vie, au vocabulaire parfois quasi-universitaire.

Mais aussi et surtout parce qu'en contraste, les scénaristes usent et abusent de grosses ficelles narratives souvent trop prévisibles, ici pour créer des rebondissements supposément surprenants, là pour délivrer de l'exposition façon "le catch pour les nuls" à destination du téléspectateur, ou encore pour arriver à des fins thématiques bancales : autant la série effleure à peine la notion de racisme dans le monde du catch au travers du personnage de Rooster (Allen Maldonado), dont l'arc narratif n'est jamais vraiment conclu, autant elle développe longuement et délibérément, avec le personnage de Crystal (Kelli Berglund), une thématique sur la place de la femme et le sexisme dans le catch, qui culmine, de manière ultra-téléphonée, par un match de championnat totalement surréaliste, façon girl power triomphant très premier degré.

C'est peut-être là que le bât blesse le plus pour moi.

Passe encore que la série semble parfois une collection improbable de rednecks catcheurs à la caractérisation simpliste (l'épouse de Jack est à ce titre particulièrement lassante, avec son "tu consacres trop de temps et d'argent à t'occuper de ton catch, pas assez à notre famille et à mes aspirations musicales et d'ailleurs, j'aimerais bien partir en vacances en Amérique du Sud") et aux relations émotionnelles souvent contreproductives (les scénaristes ont beau souligner le côté "soap adolescent" de tout ce que l'on voit à l'écran au travers d'une réplique du "méchant" de la série, reste que plus d'une fois, j'ai été franchement tenté de zapper les têtes à têtes larmoyants interminables et redondants des personnages), mais pour un programme se voulant une représentation assez "réaliste" des coulisses du monde du catch indépendant et local, Heels nage parfois dans la fantaisie la plus totale, presque plus que ne le ferait un programme "kayfabe".

Que ce soit au niveau des platitudes pseudo-profondes que s'échangent les personnages, des coulisses du catch, ou tout simplement de l'émotion, Heels a donc fini par sonner un peu faux à mes oreilles, quand bien même tous les acteurs se donnent corps et âme à leurs personnages.

Cela dit, la série a été unanimement appréciée des critiques outre-atlantiques : si vous aimez les mélodrames familiaux à l'américaine, un peu forcés, où les personnages n'hésitent pas à se lancer dans de longues tirades pleines d'émotion durant lesquelles ils s'épanchent sur leurs problèmes et leurs aspirations, le tout dans un univers sportif et "catchesque" vaguement vraisemblable, Heels vous plaira probablement, surtout si vous avez de la sympathie pour la distribution.

En ce qui me concerne, je suis resté sur ma faim.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1613 : Morbius (2022)

Publié le 6 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Horreur, Marvel, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, USA, Sony

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Morbius (2022) :

Atteint d'une maladie sanguine incurable, le Dr. Michael Morbius (Jared Leto) décide de tout tenter pour se sauver, et expérimente avec des cellules prélevées sur des chauve-souris vampires sud-américaines, qu'il s'injecte. Soudain, voilà Morbius en pleine santé, doué de pouvoirs surnaturels, et souffrant d'une soif de sang humain qu'il peine à contrôler. D'autant que son meilleur ami d'enfance, Milo (Matt Smith), lui aussi atteint de la même maladie, change radicalement lorsqu'il s'injecte, en secret, le même remède, et devient un être malfaisant et cruel, qui en a après Martine (Adria Arjona), la collègue de Morbius...

Un film que personne n'avait demandé, sur un personnage Marvel dont tout le monde se contrefout royalement, mais voilà : Sony est bien décidé à exploiter jusqu'à la moelle la franchise Spider-man avec ou sans le MCU, et après le succès assez improbable de Venom, place à un film consacré à Morbius, le vampire vivant.

Et c'est amusant, parce que pendant la première demi-heure du film, je me suis dit que finalement, ce n'était pas désagréable, et pas aussi mauvais que les critiques voulaient bien l'entendre : la distribution est efficace (même si Arjana est assez transparente), le script se met assez bien en place, les effets sont plutôt honorables, bref, ça se regarde, même si bizarrement, visuellement et musicalement, on perçoit des relents de la trilogie Batman de Nolan, çà et là.

Et puis, quelque part à mi-parcours, ça déraille : lorsque les deux inspecteurs joués par Tyrese Gibson et Al Madrigal débarquent, tels des Sam et Twitch du pauvre, lorsque Matt Smith devient un vampire hors-champ et cabotine ensuite comme un grand méchant de cartoon, lorsque Morbius et Milo commencent à s'affronter, tout de suite, ça part en vrille, les effets spéciaux deviennent très inégaux, on a fréquemment l'impression que des pans entiers du script ont été coupés au montage, que tout est condensé, compressé, bâclé.

Pas forcément surprenant, compte tenu de la genèse compliquée du film, mais assez agaçant, et progressivement, le film perd globalement de son intérêt et de son énergie, pour finir à bout de souffle, avec une double scène post-credits complètement à l'ouest, qui tente de ressusciter l'univers partagé des Amazing Spider-man (de manière forcée et sans que personne n'y croie réellement).

Pas forcément le désastre que l'on pouvait redouter, mais un récit trop décousu et se prenant trop au sérieux pour fonctionner et être mémorable (là où, au moins, Venom avait un Tom Hardy en roue libre qui amusait la galerie)

2.25/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Picard 2x01-03 (2022)

Publié le 2 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, USA, Amazon, CBS, Picard

Après une saison 1 assez frustrante et agaçante, pleine d'idées mal avisées, mal traitées et peu probantes, revoilà Picard pour une seconde saison, cette fois-ci confiée à Akiva Goldsman et au showrunner du reboot de MacGyver. Promesse d'un changement de direction, ou signe d'une nouvelle saison encore moins maîtrisée et intéressante ? Wait and see...

Star Trek Picard, saison 2 (2022) :

2x01 : lorsqu'une faille interdimensionnelle s'ouvre dans l'espace, et qu'un message demande l'aide de Picard, l'Amiral quitte la Terre pour rejoindre son équipe à bord du Stargazer, et se mesurer à ce phénomène énigmatique.

Une reprise pas désagréable, qui semble faire table rase du passé et soft-rebooter la saison précédente, en repartant dans une direction totalement différente... et ce n'est pas plus mal.

Bon, on pourra toujours grincer des dents devant l'in media res inutile, le générique toujours aussi hors-sujet, les thématiques assénées dans les dialogues avec la légèreté d'un tractopelle, le fanservice évident, ou encore le traumatisme d'enfance de Picard, que l'on devine en filigrane... mais dans l'ensemble, en comparaison des dernières saisons de Discovery, ou même de la précédente saison de Picard, c'est un bon niveau au-dessus.

On est donc partis pour une saison sur le thème de la vieillesse et de l'héritage, du temps qui passe, avec un best-of des éléments récurrents de la franchise : les Borgs, le voyage temporel, les univers parallèles, Q...

À voir comment tout cela va évoluer à l'avenir : pour l'instant, ça se regarde sans s'ennuyer. Ce qui est déjà pas mal.

2x02 : Picard et ses alliés découvrent que Q (John De Lancie) les a transportés dans une réalité parallèle où la Fédération est la Confédération, un empire cruel et xénophobe exterminant toutes les autres races de la galaxie...

Bizarre. Bizarre de voir à quel point cet épisode a reçu un accueil enthousiaste de la part des fans, même les plus blasés et critiques de la nouvelle orientation de la franchise. Bizarre, parce qu'en étant un tant soit peu objectif, et en mettant de côté un inévitable attachement de fan aux personnages de Picard et de Q, on réalise bien vite que ce second épisode de près d'une heure fait énormément de surplace et prend largement son temps pour lancer les enjeux de la saison... au point que l'on pourrait presque se demander si ce n'était pas là le season premiere original, tant il aurait pu fonctionner comme tel.

Pire : on se trouve dans la droite lignée de la vision Star Trek de Kurtman & co, qui s'amuse à présenter sans la moindre subtilité un futur dark & gritty (souvenez-vous de la saison 1), ici une Confédération terrienne nazie et génocidaire (autrement dit, un Empire Terran dont on aurait vaguement camouflé l'identité, histoire de ne pas trop laisser paraître le repompage sur l'Univers-Miroir), pour donner un tout bourré de références à ce qu'aiment les fans, mais finalement assez creux.

Et donc, au terme de ce second épisode, une fois que le mari de Seven (Garrett Wang n'était pas disponible ?) aura été évacué, on va repartir dans le passé, dans le Los Angeles de 2024. Il n'y a pas à dire, Picard sait faire rêver.

2x03 : Picard et son équipe arrivent dans le Los Angeles de 2024, et tandis que Rios, Seven et Raffi tentent de trouver le Guetteur leur permettant de sauver le futur, Picard et Jurati essaient de ramener la Reine Borg à la vie...

Mouais.

Retour en 2024, avec un Picard qui nous rejoue Star Trek IV : The Voyage Home avec de gros sabots, et de nombreux moments assez peu convaincants : la mort d'Elnor (qui ne peut se lire que de deux manières : comme une tentative gratuite de créer de l'émotion, alors que tout va revenir à la normale à la fin de cette saison, ou comme un moyen de se débarrasser d'un personnage devenu inutile), Picard qui se fait passer un savon par Raffi, une reprise pourrie de California Dreaming, Rios qui se prend pour Chekov et qui fait tout ce qu'on lui a dit de ne pas faire (slapstick, hôpital, forces de l'ordre, pièce d'équipement perdue, avec en prime une romance avec un médecin mère célibataire, personnage bien cliché au possible), et surtout un rythme mollasson et bavard, qui donne l'impression de faire beaucoup de remplissage.

Il y a bien une scène ou deux sympathiques, principalement au niveau de Jurati et de son assimilation volontaire, bien interprétée, mais honnêtement, ça s'arrête là, et les ficelles globales me paraissent bien trop grosses pour le bien de la série.

(à suivre)

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1609 : Un Week-end à Napa (2019)

Publié le 31 Mars 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Un Week-end à Napa (Wine Country - 2019) :

À l'occasion des 50 ans de Rebecca (Rachel Dratch), l'une d'entre elles, un groupe d'amies se retrouve à Napa, pour y passer un week-end de détente au milieu des vignes. Il y a là Abby (Amy Poehler), l'organisatrice de l'événement, Naomi (Maya Rudolph), mère de famille, Catherine (Ana Gasteyer), constamment surbookée, Jenny (Emily Spivey), dépressive, et Val (Paule Pell), lesbienne à la recherche du grand amour. Autant de personnalités disparates mais soudées, qui vont profiter de ce séjour pour s'avouer leurs quatre vérités...

Une comédie semi-dramatique made in Netflix qui évoque Sideways (avec Paul Giamatti), ainsi que les films d'Adam Sandler pour le diffuseur, ou encore ses Copains pour toujours : une réunion de copines IRL, pour tourner un film dans un lieu de vacances détendu et agréable, aux frais de Netflix.

Ici, donc, un groupe d'amies qui fait le point sur son existence en abordant la crise de la cinquantaine (50 is the new 40...), le tout dans une ambiance wine mom très populaire outre-atlantique, et avec un humour un peu plus franc que la norme, ex-membres (et scénaristes) du Saturday Night Live obligent.

Après... il n'y a ici rien de vraiment original ou révolutionnaire. Ça repose énormément sur le capital sympathie des actrices, et Poehler, devant et derrière la caméra, laisse de la place aux improvisations de ses copines, avec plus ou moins de succès. Il y a des longueurs, c'est parfois trop nonchalant, et le virage émotion, vers la fin, est attendu et trop classique pour vraiment fonctionner.

Assez moyen, en fin de compte, et pas très drôle ni mémorable.

3 - 0.25 pour l'impression de déjà vu = 2.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1605 : Adam à travers le temps (2022)

Publié le 25 Mars 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Jeunesse, Netflix, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Adam à travers le temps (The Adam Project - 2022) :

Jeune enfant à la langue bien pendue, Adam (Walker Scobell ) n'a plus que sa mère (Jennifer Garner) depuis la mort de son père Louis (Mark Ruffalo), scientifique de génie. Mais lorsque son moi futur (Ryan Reynolds), pilote de combat venu de 2050, arrive dans le présent par erreur, Adam découvre que le futur est bien sombre : les travaux de Louis ont permis de créer le voyage dans le temps, et Maya Sorian (Catherine Keener), collègue de Louis, a pris le contrôle de l'Histoire, obligeant Adam à remonter le temps, pour tenter de rétablir l'ordre des choses...

Initialement pensé comme un film Paramount avec Tom Cruise, The Adam Project a fini par être produit pour Netflix par Shawn Levy (La série des La Nuit au musée, Free Guy...), avec Ryan Reynolds dans le rôle principal.

Un Adam Project qui a reçu un accueil plutôt enthousiaste de la part des critiques américains, mais qui, un peu comme Free Guy... est sympathique, sans plus.

Ici, on lorgne plus sur les productions Amblin et autres films familiaux des années 80, mais les grandes lignes restent les mêmes : Ryan Reynolds fait du Ryan Reynolds, Garner du Garner, Ruffalo du Ruffalo, et le tout est globalement assez prévisible, avec des idées plus ou moins bonnes, et des seconds rôles plus ou moins probants (Saldana est assez transparente, Keener est une méchante caricaturale à la version rajeunie par deep fake assez ratée).

Ce n'est pas mauvais pour autant : ça se suit assez facilement, c'est dynamique, et la petite touche d'émotion relative à la mort du père et aux difficultés, pour Adam et sa mère, de faire leur deuil, permet aux acteurs (notamment Reynolds) de sortir un peu de leur case habituelle.

Je n'ai pas été pour autant soufflé par le film, surpris par son illustration musicale très James Gunn, ou impressionné par ses scènes d'action : c'est un blockbuster honorable et réussi pour ce qu'il est (ce qui le place sur le haut du panier des productions Netflix, reconnaissons-le), mais ça s'arrête là.

Un petit 4/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1600 : SEMAINE SAINT PATRICK - Good Vibrations (2012)

Publié le 20 Mars 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Drame, Musique, Review, UK, Irlande, St Patrick

Pendant une semaine, comme chaque année, les Téléphages Anonymes fêtent l'Irlande à l'occasion de la Saint Patrick, le 17 mars !

Good Vibrations (2012) :

À Belfast, dans les années 70, Terri Hooley (Richard Dormer) est passionné de musique, et tente de faire découvrir le reggae à une société en pleine guerre civile. Il ouvre alors un magasin de disques, Good Vibrations, mais ne commence à connaître le succès que lorsqu'il découvre le punk rock, et décide de se lancer dans l'édition de disques de groupes locaux, qui reflètent parfaitement, à ses yeux, l'énergie d'une jeunesse désabusée...

Une biographie de Terri Hooley, figure emblématique de la scène punk-rock irlandaise, traitée ici sous un angle quasi-hagiographique par un film baignant, une fois de plus, dans une ambiance visuelle jaunâtre et délavée (après Zoo, je ne sais décidément pas pourquoi "film se déroulant dans le passé" devient apparemment synonyme, en Irlande, de "image moche passée au filtre coloré ambré", mais bon...).

Pas forcément surprenant tant Hooley a apparemment la réputation d'enjoliver son passé ou, du moins, d'éclairer celui-ci sous un jour avantageux lorsqu'il narre sa vie - et effectivement, si ce n'est pour les quelques lignes de texte qui apparaissent lors des dernières scènes, on aurait presque l'impression, en voyant ce bio-pic, que Hooley a changé l'histoire et l'industrie de la musique en Irlande, qu'il a défini une nouvelle facette du punk rock, et tout et tout.

Alors qu'en fait, pas vraiment, et l'influence du bonhomme est globalement limitée à l'Irlande, voire à la région de Belfast.

Néanmoins, il faut bien reconnaître que cette co-production BBC Films est plutôt agréable à suivre. Notamment parce qu'elle conserve toujours en filigrane les troubles socio-politiques de l'Irlande du Nord, au travers de montages d'actualité et d'un courant chaotique et menaçant, qui parcourent le film du début à la fin. Assez logique, en somme, que le punk rock ait trouvé là un terrain fertile et une résonance auprès d'une jeunesse révoltée.

Et puis Richard Dormer campe un Terri Hooley très énergique et attachant, à la bonne alchimie avec Jodie Whittaker, qui joue son épouse. On peut donc regretter que le capital sympathie de l'acteur soit un peu tiré vers le bas par (outre le côté jaunâtre de l'image) un récit fréquemment épisodique, par des perruques assez fauchées, et par un dernier tiers routinier façon crise de couple.

Mais encore une fois, ça se regarde plutôt bien, et l'enthousiasme de tout le monde est communicatif.

3.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1598 : SEMAINE SAINT PATRICK - Le Zoo (2017)

Publié le 18 Mars 2022 par Lurdo dans Review, Cinéma, Drame, Jeunesse, UK, Histoire, Irlande, Guerre, St Patrick

Pendant une semaine, comme chaque année, les Téléphages Anonymes fêtent l'Irlande à l'occasion de la Saint Patrick, le 17 mars !

Le Zoo (Zoo - 2017) :

Durant les bombardements subis par Belfast lors de la Seconde Guerre Mondiale, Tom (Art Parkinson), un jeune garçon dont le père est au front, décide de tout faire pour sauver Buster, un jeune éléphanteau du zoo de la ville, l'un des nombreux animaux de l'établissement dont l'exécution a été commandée par les autorités...

Un film familial à thématique animalière, version très romancée d'une histoire vraie, qui n'a malheureusement pas vraiment fonctionné sur moi, pour plusieurs raisons. Déjà, à cause du parti-pris artistique de baigner toute la photographie du film dans une colorimétrie délavée, à la limite du sépia, pour faire "historique" : c'est moche, c'est inutile, et ça n'apporte rien au film, voire même ça crée une distance qui n'a pas lieu d'être entre le spectateur et l'histoire présentée.

Ensuite, parce que la structure même du film, son déroulement, et son rythme, font que l'on ne s'attache jamais vraiment aux jeunes personnages (notamment au héros). Oui, le petit Mickey (James Stockdale) est amusant, mais il est sous-exploité, et disparaît trop longtemps du métrage pour son propre bien... et les autres personnages restent trop mécaniques dans leur écriture et dans leur utilisation pour parvenir à susciter l'attachement et l'émotion.

Je parle d'émotion, car le film tente un rebondissement à la Terabithia (ceux qui auront vu ce dernier film comprendront). Un rebondissement assez téléphoné par la mise en scène et les dialogues (on est à la limite du "je reviens tout de suite" d'un figurant de film d'horreur), et qui est tombé totalement à plat pour moi, de par mon manque d'empathie envers les protagonistes.

Bref, un métrage totalement à l'opposé de son affiche colorée et joyeuse, et qui manque de la maîtrise nécessaire pour que son côté mélodramatique fonctionne réellement. Cela dit, ça a bon fond, et les enfants apprécieront peut-être l'éléphanteau... donc soyons gentils.

3/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo : Marvel's Hit-Monkey, saison 1 (2021)

Publié le 28 Février 2022 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Drame, Les bilans de Lurdo, Marvel, Review, Thriller, Télévision, USA, Hulu

Un peu à l'instar de MODOK, voici une nouvelle production Marvel Animation mise en chantier bien avant la fusion Fox/Disney, et qui, suite à la fermeture des studios Marvel TV, a été ensuite conservée par le studio de Mickey pour une diffusion sur Hulu.

Au programme, 10 épisodes d'une vingtaine de minutes, chapeautés par les réalisateurs de Blades of Glory et de Joyeux Bordel !, pour une histoire improbable de singe tueur à gages accompagné d'un fantôme très bavard...

Marvel's Hit-Monkey (2021) :

Parce que son clan a été massacré par des assassins traquant Bryce Fowler (Jason Sudeikis), un tueur à gages blessé caché au milieu des montagnes enneigées du Japon, Hit-Monkey (Fred Tatasciore), un macaque en colère, décide de se venger des yakuzas responsables de cet acte et, accompagné par le fantôme sarcastique de Fowler, qui lui fait découvrir le monde des humains, il part pour Tokyo, alors en pleine élection du nouveau Premier Ministre japonais, afin de nettoyer les rues de la ville de la pègre qui l'envahit...

N'étant pas très fans de tout ce qui est ambiance japonaise et histoires de yakuza et de pègre asiatique, j'avoue avoir entamé cette série d'animation avec une certaine méfiance, d'autant plus que j'ignorais tout de l'histoire et des personnages.

Et puis, finalement, malgré une animation parfois inégale (certains épisodes semblent un peu sommaires, d'autres sont nettement plus expérimentaux), certains personnages inutiles (du côté de la police, notamment) et un aspect finalement assez dérivatif (Kill Bill est passé par là, dans le genre hommage et références à tout cet univers), j'ai fini par me laisser séduire par cette histoire improbable de macaque tueur à gages réticent et tourmenté, accompagné d'un fantôme humain à la langue bien pendue (Archer n'est pas loin, et si la série avait été adaptée en prises de vue réelles, nul doute que Ryan Reynolds aurait eu le rôle), et qui évolue dans un Tokyo peuplé d'esprits (Yuki, le fantôme protecteur de la ville), de super-méchants (Lady Bullseye, le Silver Samuraï) et de caïds déglingués aux capacités surhumaines (Ogun, par exemple).

Une histoire qui, bizarrement, n'oublie pas de se montrer plus sensible et émouvante entre deux gerbes de sang, des scènes d'action très violentes et un humour qui fonctionne : Monkey ne se sent pas à sa place chez les humains ou chez les singes, sa relation avec Bryce devient de plus en plus compliquée, il s'éprend vaguement de la nièce du candidat aux élections, et lorsqu'il tente de renouer avec son espèce en partant dans les montagnes, il n'amène avec lui que violence et désolation.

D'ailleurs, c'est peut-être là mon seul vrai bémol en ce qui concerne cet aspect de la série : l'épisode 08, plus "émotionnel", se consacre donc au retour de Monkey chez les singes, mis en parallèle de l'origin story de Bryce, avec son enfance difficile, etc. Et ces deux sous-intrigues m'ont semblé un peu trop faciles et convenues, une manière simpliste d'expliquer les traumatismes des deux personnages - après, peut-être était-ce déjà comme ça dans les comic-books, mais bon...

(et puis il faut reconnaître que la série ne brille pas forcément par son originalité, donc ces clichés sont finalement assez logiques, je suppose)

Le reste de la série s'articule autour des différents "caïds" de la pègre, dont Monkey et Bryce remontent les échelons un par un, passant par des environnements assez variés : pas le temps de s'ennuyer, tout est plutôt bien géré, c'est dynamique et bien doublé, bref, ça marche plutôt bien, même si par moments, l'illustration musicale un peu hipster cool rétro-60s (chansons en français, etc) se marie mal avec le reste du programme.

Ça mérite un coup d'œil, donc, si on aime le genre, en regrettant tout de même que la porte ouverte sur une saison 2 ne débouchera probablement sur rien.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1574 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Spontaneous - Adolescence explosive (2020)

Publié le 10 Février 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Horreur, Jeunesse, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, USA, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Spontaneous - Adolescence explosive (Spontaneous - 2020) :

Lorsque des élèves de leur lycée commencent à exploser spontanément, sans explication, Mara (Katherine Langford) et Dylan (Charlie Plummer) font connaissance, et tombent éperdument amoureux l'un de l'autre. Mais comment concilier une telle romance naissante avec des événements surnaturels mortels que personne ne comprend, et qui continuent de décimer les rangs des lycéens de la ville ?

Une teen comedy romantique et fantastique à l'humour très noir, adaptée d'un roman par le scénariste de La Baby-sitter (mouais), Underwater (bof) et de Love and Monsters (c'est déjà un peu mieux), et dont c'est ici la première réalisation : on retrouve ici une même approche particulière du genre, assez mordante (pas forcément présent dans Underwater, mais dans les deux autres films), qui se retranscrit ici dans le ton très sarcastique et ironique de Mara et Dylan.

Pas désagréable, à vrai dire, malgré quelques moments où cette écriture vire un peu au too much, des artifices de mise en scène oubliés en cours de route (les personnages qui s'adressent à la caméra tôt dans le film) et une héroïne assez abrasive et antipathique ; à l'identique, la dernière ligne droite (une grosse demi-heure, en fait, à partir d'une certaine explosion traumatisante) change un peu radicalement le ton du métrage, se débarrassant en grande partie de l'humour et de la légèreté, pour de la tristesse, de la déprime, du deuil et des larmes.

Ce qui aurait pu fonctionner avec des personnages plus attachants (même avant que les événements explosifs du film ne commencent, Mara est déjà un peu une ado rebelle tête à claques qui se croit au dessus du lot), mais finit par tomber parfois un peu à plat et par tirer à la ligne.

Après, le film peut être pris comme une métaphore de plein de choses - fusillades scolaires, hormones adolescentes en folie, terrorisme, anxiété sociétale - ce qui est une de ses forces, mais n'y allez pas en vous attendant à une comédie romantique, même excentrique : passée la première heure, le film bascule dans tout autre chose.

3.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1565 : Les Éternels (2021)

Publié le 27 Janvier 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Disney, Fantastique, Marvel, MCU, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Éternels (Eternals - 2021) :

En 5000 avant JC, dix Éternels - Ajak (Salma Hayek), Sersi (Gemma Chan), Ikaris (Richard Madden), Kingo (Kumail Nanjiani), Sprite (Lia McHugh), Phastos (Brian Tyree Henry), Makkari (Lauren Riddloff), Druig (Barry Keoghan), Gilgamesh (Don Lee) et Thena (Angelina Jolie) - arrivent sur Terre, envoyés par le Céleste Arishem pour y détruire les Déviants, des créatures ayant échappé à son contrôle. De nos jours, leur mission accomplie, les Éternels vivent séparés parmi les humains... jusqu'à ce qu'un Déviant réapparaisse et tue Ajak : de quoi réunir une nouvelle fois les Éternels pour une ultime mission.

Mouais. Un projet casse-gueule, à la base : concilier la mythologie cosmique de l'univers Marvel, telle que définie par Jack Kirby, la vision de Chloé Zhao, réalisatrice indépendante oscarisée, et la continuité d'ensemble du MCU, pour produire un métrage plus ambitieux que la norme, avec une distribution prestigieuse, diverse et originale...

Le résultat, cependant, est loin d'être à la hauteur de ce que Marvel et Kevin Feige avaient clairement en tête. C'est bien simple : pour ce premier projet, depuis bien longtemps, à s'écarter de la formule habituelle du MCU, la mayonnaise ne prend pas. Pourtant, indépendamment, les divers éléments qui composent le film ne sont pas forcément déplaisants, mais ils ont tendance à avoir autant de qualités que de défauts.

La distribution ? Intéressante, mais au charisme et à l'interprétation inégale, à la représentativité maladroite, et malheureusement aussi trop importante en nombre pour que tout le monde soit suffisamment développé.

L'approche "lumière naturelle" de Zhao ? Des plans et des images très travaillées et esthétiques, mais aussi un manque d'ampleur et un côté un peu fauché des costumes et de l'imagerie superhéroïque.

L'intégration au MCU ? Un peu au forceps, elle amène des éléments intrigants sans jamais vraiment pouvoir capitaliser dessus.

Et les autres dimensions du film ne sont guère plus probantes : la bande originale de Djawadi est transparente au possible (sans surprise), les effets numériques sont inégaux (les Déviants inspirés des sculptures et peintures antiques, c'est une idée intéressante, mais à l'écran, ils paraissent trop génériques et quelconques), et l'écriture/le rythme/la structure alourdissent considérablement le tout, alors que quelques changements, çà et là (les allers-retours passé/présent ne fonctionnent pas vraiment, certains moments sont vraiment redondants, le générique de fin aurait, pour une fois, servi à quelque chose - et expliqué l'apparence des Déviants - s'il avait été placé en début de film), auraient peut-être permis d'alléger et de dynamiser cet Eternals plein de défauts.

Et c'est d'ailleurs assez amusant (et finalement logique ?) de constater que, par de nombreux aspects thématiques mais aussi à l'écran (et je ne parle même pas du fait que finalement, la constitution de ces Eternels fait très Justice League), le film de Chloé Zhao évoque souvent le cinéma de Zack Snyder. De là à y voir une explication aux défauts du film...

2.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1562 : Don't Look Up - Déni Cosmique (2021)

Publié le 24 Janvier 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science Fiction, Science-Fiction, USA, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Don't Look Up - Déni Cosmique (2021) :

Lorsqu'ils découvrent une comète sur le point de percuter la Terre et d'annihiler toute forme de vie, Kate Dibiasky (Jennifer Lawrence) et le Dr. Randall Mindy (Leonardo DiCaprio) tentent de prévenir les autorités avant qu'il ne soit trop tard. Mais entre manipulations politiques, médias indifférents, refus de l'évidence scientifique, lobbies omniprésents, enjeux économiques et grand public à la capacité d'attention inexistante, le duo a bien du mal à parvenir à ses fins...

Une satire politico-sociétale qui sert de grosse métaphore cynique sur l'état de la société américaine, sur le climato-scepticisme, sur les fake news entourant la crise du coronavirus, etc, réalisée par Adam McKay pour Netflix. Un McKay qui, depuis ses farces avec Ferrell et sa brouille avec ce dernier, s'est découvert une conscience politique, exprimée au travers de The Big Short et de Vice, des films de dénonce partageant un même sens de la satire un peu pataude et évidente, à destination d'un public américain libéral qui aime bien qu'on lui souligne les failles de sa société, comme pour se rassurer sur l'état de sa conscience politique.

Ici, c'est pareil, et ce Don't Look Up s'avère un cri de ras-le-bol d'une certaine tranche de la société US vis à vis des divisions politiques du pays, de la bêtise humaine, des médias, etc. Le problème étant, à vrai dire, qu'un tel cri de ras-le-bol procure probablement un soulagement certain à celui qui l'émet (c'est certainement pour cela qu'une grosse partie des réseaux sociaux et des médias s'est enthousiasmée sur ce film en le portant aux nues), mais n'apporte absolument rien au débat.

Forcément, quand il suffit d'allumer une chaîne d'informations pendant trois minutes pour assister à des débats creux et polarisés sur la science, la société et le monde, avec des scientifiques impuissants qui s'échinent face à une société indifférente et constamment distraite, difficile de se passionner pour la même chose, pendant 2h20, avec des traits encore plus appuyés.

Alors certes, on me dira que c'est la preuve de la pertinence du film, blablabla... sauf que le tout est tellement attendu et prévisible (beaucoup de cringe humor qui finit par provoquer l'ennui plus que le malaise) que j'ai décroché en cours de route, à mesure que la situation se cristallisait et tirait à la ligne. D'autant que les effets de réalisation et de montage (beaucoup de très gros plans serrés, de scènes interrompues, de montage d'images sur "la vie" dans son ensemble) ne m'ont pas convaincu plus que ça.

Jamais très drôle, jamais très poignant, jamais très subtil, souvent (et délibérément) donneur de leçons, ça se regarde, mais c'est frustrant. Un peu comme Vice, d'ailleurs, dont on retrouve pas mal des même défauts et qualités.

Un petit 3/6, pour la distribution de qualité, mais dans l'absolu, j'aurais plutôt envie de mettre 2.5/6.

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 > >>