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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #musique catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1528 : Vivo (2021)

Publié le 14 Septembre 2021 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Netflix, Review, USA, Musique, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Vivo (2021) :

Lorsque son maître Andrés (Juan de Marcos González) décède alors qu'il était sur le point de quitter Cuba pour rejoindre Miami afin d'y retrouver Maria (Gloria Estefan), celle qu'il a toujours aimée sans oser lui déclarer ses sentiments, le petit kinkajou Vivo (Lin-Manuel Miranda) décide d'entreprendre seul le voyage, pour apporter à Maria une chanson d'amour écrite par Andrés. Il croise ainsi le chemin de la petite-nièce d'Andrés, Gabi (Ynairaly Simo), une fillette rebelle qui va l'aider dans cette aventure improbable...

Un film d'animation Netflix dont j'ignorais tout au moment de lancer son visionnage, et qui m'a rapidement pris de court dès son premier numéro : on y reconnaît en effet aussitôt le style très particulier de Lin-Manuel Miranda, toujours la coqueluche depuis le succès d'Hamilton, et qui apparemment avait ce projet animé en tête depuis des années, bien avant sa comédie musicale de Broadway.

Et honnêtement... j'ai toujours eu du mal avec le flow et le style Miranda, que je trouve fréquemment trop forcé et "criard" (c'est notamment le cas dans le numéro de Gabi, amusant, mais particulièrement gueulard), et pas assez mélodieux pour moi.

Ici, mâtiné de musique latino, d'ambiance cubaine, et tout et tout, ça passe à peu près, même si la majorité des morceaux du film paraissent bien ternes et peu mémorables (en plus de souffrir ponctuellement d'un auto-tuning flagrant)... le vrai problème, en fait, c'est que le film passe assez rapidement de Cuba (avec son atmosphère bien particulière, ses extérieurs, sa musique, etc) à la Floride, et perd aussitôt 90 % de son charme et de son intérêt.

Après des débuts cubains sentimentaux (qui tentent clairement de jouer la carte de l'émotion made in Pixar, avec le décès du grand-père), Vivo bascule ainsi en mode road trip, puis part dans les Everglades pour devenir un film d'animaux qui parlent (LMM avait initialement proposé le métrage à Dreamworks, et ça se ressent d'autant plus que le film est co-écrit et réalisé par le créateur des Croods), avant de revenir sur la fin à Miami, pour un final en chansons. Le tout avec une sous-intrigue de girl-scouts éco-responsables auxquelles Gabi veut échapper, et un anaconda géant détestant le bruit doublé par Michael Rooker.

Malheureusement, ces changements de direction, d'approche et de styles musicaux desservent le film plus qu'autre chose, et donnent l'impression d'un long-métrage un peu décousu, ne sachant jamais vraiment sur quel pied danser. D'autant que ce qui se présente initialement comme une course contre la montre finit par prendre bien son temps pour arriver à son inévitable dénouement.

Dans l'ensemble, cependant, ce n'est pas désagréable pour autant, c'est techniquement très compétent (même si la direction artistique et le design des personnages sont assez inégaux, les passages en 2D sont très réussis) et ça plaira sans nul doute à un jeune public (ou aux fans de LMM)... mais je suis un peu resté de marbre devant le tout.

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1520 : Stage Mother (2020)

Publié le 2 Septembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Musique, Review, Drame, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Stage Mother (2020) :

Grenouille de bénitier responsable d'une chorale d'église texane, Maybelline Metcalf (Jacki Weaver) découvre, à la mort de son fils Ricky (Eldon Thiele) - qu'elle avait renié à son coming-out - que ce dernier possédait un bar gay à San Francisco, réputé pour ses spectacles de drag. Contre toute attente, et en dépit de ses nombreux préjugés envers la communauté LGBTQ et les drag queens, Maybelline finit par se prendre d'intérêt pour l'établissement en difficulté et pour ses habitués, et avec l'aide de Nathan (Adrian Grenier) et de Sienna (Lucy Liu), le compagnon et la meilleure amie de Ricky, elle va tenter de le garder ouvert en souvenir de son fils...

Une comédie gentillette sur la communauté LGBTQ et les drag queens, ainsi que sur une bigote qui apprend à accepter autrui, blablabla : on le voit tout de suite, si le métrage a bon fond, il est aussi ultra balisé, et donne globalement l'impression d'arriver 15 ans trop tard.

Particulièrement cousu de fil blanc, on se serait attendu à voir ce récit au début des années 2000, quelque part entre Priscilla, Folle du Désert et Kinky Boots ; et je suis certain qu'il y aurait quelque chose à redire de ces personnages excentriques tous en perte de repères, dont la vie retrouve un peu de sens au contact d'une mère de substitution aux valeurs traditionnelles.

À noter, parmi les seconds rôles, un Adrien Grenier compétent, mais un peu monotone en gay bitchy constamment exaspéré, et une Lucy Liu méconnaissable, blonde et ne faisant pas son âge, mais malheureusement largement sous-exploitée.

Encore une fois, ce n'est pas désagréable, c'est fait avec beaucoup d'empathie et de sympathie pour la cause, mais c'est bien trop convenu pour être marquant.

Un petit 3/6 sans grande conviction.

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Un film, un jour (ou presque) #1515 : SEMAINE SWASHBUCKLING - Thugs of Hindostan (2018)

Publié le 27 Août 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Musique, Review, Romance, Inde

Au programme : pendant une semaine, des pirates, de l'aventure, et de la chasse au trésor !

Thugs of Hindostan (2018) :

En 1795, alors que la Compagnie des Indes prend progressivement le pouvoir en Inde, éliminant toute opposition sur son passage, se dresse devant eux un groupe de résistants menés par Azaad (Amitabh Bachchan) et par Zafira (Fatima Sana Shaikh), qu'il a sauvée, enfant, d'un massacre perpétré par les Anglais. Pour infiltrer ces rebelles qui écument les océans aux commandes d'un navire volé, John Clive (Lloyd Owen), à la tête de la Compagnie, recrute les services de Firangi Mallah (Aamir Khan), un petit arnaqueur excentrique prêt à trahir quiconque au service du plus offrant...

Réponse indienne évidente au succès des Pirates des Caraïbes, ces Thugs of Hindostan (littéralement les "Brigands de l'Hindustan") en reprennent clairement la forme, ainsi qu'une grosse partie des ficelles narratives et des arguments : un protagoniste excentrique et baratineur, électron libre au milieu d'un conflits entre pirates et autorités coloniales oppressives, et qui passe son temps à trahir tout le monde ; de grandes batailles navales et des abordages improbables ; des cascades décomplexées ; tout un propos sur la liberté et la fin d'une ère ; une durée excessive et des boursouflures narratives ; certaines sonorités de la bande originale...

Le tout, bien évidemment, à la sauce Bollywoodienne, avec passages musicaux de rigueur (mais pas forcément très probants), personnage féminin un peu creux uniquement là pour ses pas de danse et sa plastique (et encore, j'ai franchement eu du mal avec Katrina Kaif et son collagène), effets approximatifs, et nombre de plans pseudo-impressionnants souvent au ralenti.

Et puis il y a ce rythme défaillant, à mi-chemin entre les longueurs habituelles des fresques historiques de Bollywood, et celles des Pirates des Caraïbes : la première moitié du film se regarde plutôt sans problème (même si l'on ne peut s'empêcher de se demander pourquoi les personnages de la Royal Navy, incarnés par des acteurs anglais, parlent en hindi, y compris entre eux... sauf dans une scène aléatoire arrivant dans la seconde moitié du film), mais la deuxième freine un peu des quatre fers, souffrant d'un gros ventre mou et d'une multiplication des trahisons en tous genres.

Parce qu'en plus, le script est assez convenu : on voit venir ses rebondissements de très loin, et il n'y a pas grande surprise tout au long de ces 2 h 45 de film. Guère surprenant, donc, de voir que le métrage s'est fait étriller par la critique, et a plus ou moins fait un bide.

Dommage, car il y a du bon : Aamir Khan, notamment, est charismatique dans son rôle principal de clown sans foi ni loi, les décors et extérieurs sont plutôt beaux, et il y a clairement du travail et des idées derrière tout cela... mais ça s'essouffle trop vite pour convaincre, et plus l'on s'approche du final, moins le film convainc, tant dans son récit que dans ses effets numériques (et je ne parle même pas des personnages secondaires sous-développés).

Du 3.5 dans sa première moitié, pour rater de peu la moyenne, au final, avec un

2.75/6

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Les bilans de Lurdo : Girls5eva, saison 1 (2021)

Publié le 23 Mai 2021 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Musique, Review, Sitcom, Télévision, USA, NBC

Nouvelle sitcom NBC/Peacock en 8 épisodes de 25-30 minutes, Girls5eva est la seconde production de Tina Fey pour la plate-forme de VOD, et comme pour Sauvés par le Gong, on retrouve une certaine recette assez familière : un ton déconneur, légèrement méta, et une équipe créative tout droit sortie du Saturday Night Live et des œuvres préalables de Tina Fey...

Girls5eva, saison 1 (2021) :

Lorsqu'un rappeur sample l'un de leurs titres et les remet sur le devant de la scène, les Girls5eva, un girl group passé de mode depuis les années 2000 tente de se reformer, et de retrouver le succès. Mais entre Dawn (Sara Bareilles), à la vie de famille bien rangée, Summer (Busy Philipps), délaissée par son époux présentateur toujours absent, Gloria (Paula Pell), qui a fait son coming-out et a bien changé, et l'égocentrique Wickie (Renée Elise Goldsberry), dont l'apparente réussite internationale n'est que poudre aux yeux, le groupe a bien du mal à retrouver l'énergie d'antan, désormais confronté à une époque aux valeurs bien différentes.

Girls5eva est en effet la création de Meredith Scardino, ex-auteure pour Colbert et au SNL, et scénariste sur Kimmy Schmidt (notamment l'épisode interactif de Netflix), qui s'est entourée pour l'occasion de multiples auteurs d'émissions de late night, principalement des femmes, mais aussi le mari d'Ellie Kemper, qui a travaillé pour Conan O'Brien pendant des années.

Au programme, une comédie semi-musicale, satire de l'industrie de la musique et des girl bands sur le retour, qui, après visionnage, semble parfaitement calibrée pour la VOD et le streaming, puisque pas vraiment assez percutante ou drôle pour trouver le succès en diffusion classique sur un network.

Pourtant, à en croire les critiques américains, Girls5eva est un classique instantané, une réussite totale, hilarante de bout en bout : il faut croire que la nostalgie 90s commence à se faire de plus en plus présente chez eux, car pour ma part, je suis resté un peu sur ma faim.

La série avait pourtant de quoi me plaire, marchant droit dans les traces de Kimmy Schmidt et 30 Rock, tant au niveau de son ton que de son illustration musicale (y compris le générique, qui se termine d'une manière très similaire à celui de KS), ou encore de ses personnages : Wickie (voire même Summer) renvoie directement aux personnages habituellement interprétés par Jane Krakoswki et Tituss Burgess (au point d'en être totalement prévisible), on retrouve des caméos des habitués des séries de Tina Fey (Jimmy Fallon, Stephen Colbert, Tina Fey elle-même), et le tout est dynamique et rythmé.

Mais bizarrement, à mi-parcours, j'ai eu l'étrange sensation de commencer à m'ennuyer, et de connaître un peu trop les grosses ficelles du tout. Il faut dire que le programme adhère fidèlement au schéma Still Crazy du concept "reformons le groupe" (et que la parodie des boy bands/girl bands a déjà été vue, notamment dans Josie et les Pussycats ou encore 2gether, écrit par les cousins de James Gunn), et qu'il évolue, progressivement, vers quelque chose de plus sincère que drôle (les derniers épisodes, notamment, ont tendance à être cousus de fil blanc).

Certes, le côté satire de l'industrie musicale des 90s fonctionne plutôt bien (mention spéciale aux vidéos "d'époque" qui émaillent la série), et les actrices ont une bonne alchimie, en plus d'être très compétentes... mais il arrive un moment où les archétypes basiques du groupe deviennent plus encombrants qu'autre chose (la straight woman et ses problèmes de couple, la pseudo-superstar arrogante, la bimbo blonde stupide et riche - d'ailleurs assez surjouée par Busy Philipps -, la lesbienne quasi-butch), et où certains gags ne fonctionnent plus aussi bien que les scénaristes le pensent (l'hologramme, ou encore Andrew Rannells, dont le personnage in the closet évoque bizarrement immédiatement celui que l'acteur tient dans Black Monday).

À l'identique, on sent que les scénaristes veulent parfois emmener le programme dans des directions qui se marient mal avec le postulat de base, ou du moins, qui sont un peu en conflit avec ce dernier et l'affaiblissent : tout ce qui concerne Dawn, son mari et leur fils, l'installation forcée de Wickie chez eux, la tween influenceuse de Summer, ce sont des grosses ficelles qui évoquent fréquemment des passages, des gags ou des personnages des autres séries de Tina Fey.

Bref : Girls5eva se regarde assez facilement, avec ses 8 épisodes à peine, mais je mentirais en disant que j'ai totalement adhéré à la proposition nostalgique du tout. Il faut dire que je n'ai pas vraiment d'attachement particulier à cette période ou à ce genre musical, et que, malheureusement, l'écriture de la série est un peu trop familière pour être totalement percutante et efficace.

Ça reste amusant à suivre, et l'on peut saluer l'investissement et le talent des musicien(ne)s impliqué(e)s (même si les chansons du groupe ne sont pas toujours aussi drôles qu'elles pensent l'être), mais pour être totalement franc, le programme ne me laissera pas forcément un souvenir impérissable.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Un film, un jour (ou presque) #1439 : Barb and Star go to Vista del Mar (2021)

Publié le 14 Mai 2021 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, Science-Fiction, Thriller, USA, SNL, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Barb and Star go to Vista del Mar (2021) :

Renvoyées de leur emploi et exclues de leur groupe d'amies, Barb (Annie Mumulo) et Star (Kristen Wiig), deux amies inséparables, décident de quitter le Nebraska pour partir en vacances, à Vista Del Mar. Là, elles croisent le chemin du séduisant Edgar (Jamie Dorman), et se trouvent embarquées dans le plan maléfique de Sharon (Kristen Wiig), qui prévoit de se venger de la bourgade de Floride en lâchant sur celle-ci une nuée de moustiques tueurs génétiquement modifiés...

J'avoue que je ne m'attendais pas du tout à cela de la part de Kristen Wiig et Annie Mumulo, BFF IRL et co-scénaristes du Mes meilleures amies de Paul Feig, un film que je n'avais pas du tout apprécié à l'époque. D'autant plus que l'affiche et les quelques images que j'avais pu voir de ce Barb & Star laissaient présager quelque chose de centré sur un duo de personnages typés SNL, très caricaturaux et épuisants.

Ce qui n'est pas faux, en soi : Barb et Star ont tendance à être fatigantes, et les deux actrices les jouent comme si elles étaient dans un sketch du Saturday Night Live... mais bizarrement, l'ensemble fonctionne plutôt bien.

Pour une simple et bonne raison : loin d'être un film de type "des personnages excentriques et surjoués façon SNL évoluant dans un univers plus normal et calme", ici, c'est tout l'univers du film qui se met au diapason, et ce dès son introduction en mode James Bond 60s ou Austin Powers.

Tout de suite, on comprend que le film va être totalement décomplexé, et qu'au delà de son duo de tête, c'est tout son univers qui part totalement en vrille.

Passée l'intro, il reste pourtant quelques craintes, alors que Wiig et Mumulo font leur numéro SNL avec leurs copines, sur leur lieu de travail, etc, mais dès l'arrivée en Floride, tout s'enchaîne : outre le double rôle de Wiig en Star et en méchante albinos, le film se paie une séquence comédie musicale, puis une seconde (une ballade façon Lonely Island interprétée par un Jamie Dorman qui a probablement trouvé sa vocation avec ce rôle de himbo épris de la grande méchante), on a un crabe qui parle avec la voix de Morgan Freeman, Richard Cheese qui passe son temps à chanter des chansons graveleuses, des personnages secondaires déjantés, Reba McEntire en sirène, Andy Garcia en Tommy Bahama, Damon Wayans Jr en agent incapable, un petit asiatique dans un sous-marin aux bruitages débiles, un orchestre de souris, et bien d'autres choses improbables.

En somme, ce Barb & Star se trouve au carrefour d'un sketch du SNL, d'un film ZAZ et de quelque chose de sincère sur le besoin de se réinventer et sur la solitude... et contre toute attente, ça fonctionne. C'est coloré, c'est déglingué, c'est amusant, bref, c'est une bonne surprise.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1397 : Pick it up ! Ska in the '90s (2019)

Publié le 22 Mars 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Musique, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Pick it up ! Ska in the '90s (2019) :

Un documentaire qui retrace le parcours et le succès du ska dans les années 90, en retraçant l'histoire si particulière de ce genre musical syncopé, caractérisé par sa bonne humeur, son énergie... et sa section cuivres !

Au travers de multiples interviews de nombreux musiciens appartenant à ce style, le métrage retrace ainsi les premiers pas du ska, sa "première vague", en Jamaïque, où un mélange de jazz, de blues/rock et de musique locale a su séduire la jeunesse par son côté dansant et ludique.

Puis on part pour l'Angleterre, où la seconde vague du ska a vu le jour, fusion de l'immigration jamaïcaine et des influences anglo-saxonnes du punk et du rock.

Enfin, la troisième vague, aux USA, une vague nettement plus orientée sur le fun et l'amusement (au détriment du message politique d'unité raciale et sociale des premières vagues), et qui a fini par fusionner avec un certain type de pop punk californien, pour un résultat amenant ainsi le meilleur du genre, ses plus grands succès commerciaux, mais aussi sa récupération par l'industrie et les médias, et l'explosion de la bulle ska pop à la fin des années 90.

Outre cette histoire condensée du ska, le docu s'attarde très logiquement sur les incontournables du genre (de Madness aux Aquabats, en passant par No Doubt, les Mighty Mighty Bosstones, Reel Big Fish, et bien d'autres encore), sur son style vestimentaire très particulier, sur son éthique, sur les difficultés financières de ces groupes aux nombreux membres, sur les différences Côte Est / Côte Ouest, sur les rivalités entre les différentes générations de musiciens et de fans, et sur la popularité persistante du genre à l'étranger, notamment en Amérique Latine.

Sans être forcément ultra-exhaustif, Pick it Up ! reste un métrage plutôt intéressant, surtout si, comme moi, on est familier de la scène ska sans forcément en être expert. On regrettera cependant une structure un peu anarchique et décousue, pas forcément rédhibitoire, mais parfois frustrante pour se replacer exactement dans le temps.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1382 - La Voix du Succès (2020)

Publié le 1 Mars 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Musique, Review, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Voix du Succès (The High Note - 2020) :

Assistante personnelle de Grace Davis (Tracee Ellis Ross), superstar de la chanson, Maggie (Dakota Johnson) ne rêve que d'une chose : passionnée de musique, elle veut passer à la production, notamment de son idole. Mais sa patronne et son manager (Ice Cube) ne sont guère coopératifs : Maggie se rabat donc sur David (Kelvin Harrison Jr.), un jeune musicien talentueux au charme duquel elle n'est pas insensible, et qu'elle a bien l'intention de pousser vers le succès...

Encore une preuve, s'il en fallait une, que les scripts de la (réputée) Black List sont loin de donner des films automatiquement réussis et mémorables : avec son récit ultra-balisé, à mi-chemin entre la comédie romantique basique, un Diable s'habille en Prada dans le monde de la musique, et une success story façon Une Étoile est né, cette Voix du Succès peine à passionner, et s'avère particulièrement générique, du début à la fin.

Le problème, en fait, c'est que la relation la plus intéressante du film, celle de Grace et de Maggie, reste assez classique - et tout le reste semble étrangement quelconque, à commencer par la romance, basique, et pas forcément aidée par la présence terne et effacée de Dakota Johnson.

Le spectateur un peu avisé aura ainsi énormément de longueurs d'avance sur le script, tout cela jusqu'à un rebondissement de dernière minute particulièrement idiot (SPOILER : David est le fils semi-caché de Grace) qui arrive à 10 minutes de la fin - et là, alors que l'on se gratte un peu la tête devant cette coïncidence improbable, le film décide soudain de tout boucler en quelques scènes : les envies de renouveau de Grace, les ambitions de productrice de Maggie, la carrière de David, la relation de ces deux derniers, tout se règle comme par magie en quelques minutes et en chanson, de manière particulièrement forcée et artificielle.

À se demander si le métrage n'est pas tombé à court de budget ou d'idées en cours de route... mais à en juger par le contenu cousu de fil blanc du reste du film, on peut aussi se dire qu'il ne savait tout simplement pas comment conclure son récit.

Dommage, parce que la distribution est compétente et sympathique (même si, encore une fois, Dakota Johnson, mwébof), que les seconds rôles sont amusants (bien que sous-exploités : Bill Pullman et June Diane Raphael ; Eddie Izzard, en quasi-Elton ; Zoë Chao, amusante en colocataire sarcastique ; Ice Cube, etc), et que la musique n'est pas désagréable (même si l'auto-tuning est un peu trop perceptible çà et là).

Mais dans l'ensemble, c'est particulièrement basique et oubliable, voire même médiocre.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1372 : Heavy Trip (2018)

Publié le 15 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Musique, Review, Romance, Finlande

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Heavy Trip (Hevi Reissu - 2018) :

Avec ses amis Jynnky (Antti Heikkinen), batteur, Lotvonen (Samuli Jaskio), guitariste et Pasi (Max Ovaska), bassiste, le timide Turo (Johannes Holopainen) se rêve superstar du black metal... mais depuis leur petite ville finlandaise, ils peinent à trouver le succès. Jusqu'à ce qu'ils croisent le chemin du responsable d'un festival de métal norvégien : aussitôt, leur imagination s'emballe, et ils annoncent à tout le monde qu'ils vont s'y produire...

Une comédie finlandaise feel-good un peu inégale, mais qui donne le ton dès ses premiers instants... puisqu'elle s'ouvre (et se ferme, durant le générique de fin) sur une reprise black/death metal de l'Été Indien de Joe Dassin. Voilà voilà. ^^

Dans l'absolu, ce métrage n'est pas désagréable à suivre, mais on ressent tout de même une sorte d'hésitation dans le ton que le film tente d'adopter : les deux premiers tiers sont assez classiques et "sobres" dans leur description d'une bande de métalleux pas forcément très doués, qui tentent de subsister dans leur petite ville paumée... et le dernier tiers est nettement plus déjanté, avec un road-trip qui mêle réservistes surarmés, larpers vikings, asile psychiatrique, drakkar, enterrement de vie de garçon à thématique biblique, vol de cercueil, etc.

Ce virage dans le nawak est assez prononcé, même s'il était présagé par quelques moments décalés, çà et là, et il fait basculer le film dans quelque chose de plus décomplexé et d'amusant. Reste que le tout est assez cousu de fil blanc : pas de grandes surprises à attendre de ce récit, de ce road-trip, de cette romance avec la fille du policier (Minka Kuustonen), etc.

Encore une fois, ça se regarde, c'est assez bien mené, c'est même parfois agréablement absurde... mais ça s'arrête là.

Un petit 4/6, cependant, principalement parce que c'est toujours sincère et attachant.

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Un film, un jour (ou presque) #1365 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : I Hate New Year's (2020)

Publié le 11 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Musique, Review, Romance, USA, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

I Hate New Year's (2020) :

En panne d'inspiration, Layne (Dia Frampton) retourne passer le Nouvel An à Nashville, la ville où elle a percé, et où elle tente de renouer avec son ex Caroline (Kelly Lynn Reiter). Dans l'intervalle, elle part faire la fête en compagnie de sa meilleure amie musicienne Cassie (Ashley Argota) et de leur compère Freddie (Andrew Brennen). Jusqu'à ce qu'elle commence à se demander si sa véritable âme sœur - et la source de son inspiration - ne serait pas plutôt la jeune femme qu'elle connaît depuis toujours...

Une comédie romantico-musicale produite par une plateforme spécialisée dans les films LGBTQ, et qui mêle musique country-pop à une romance lesbienne plutôt convaincante et amusante, principalement grâce à l'abattage comique d'Ashley Argota.

Cette dernière s'avère en effet plutôt drôle et touchante en musicienne queer désespérément amoureuse de sa meilleure amie, mais qui n'ose pas le lui avouer, et qui passe son temps à réagir, en arrière-plan, aux mésaventures de cette nuit du Nouvel An. Très expressive, Argota vole ainsi clairement la vedette à Dia Frampton, bien que cette dernière ne soit pas mauvaise pour autant.

Et en matière de musique, le milieu de Nashville se prête naturellement à divers caméos de musiciens, et à des prestations musicales intradiégétiques : pas forcément le plus passionnant qui soit pour un spectateur qui n'a que faire de la country-pop américaine, mais bon...

Dans l'ensemble, donc, le film fonctionne sur son duo principal attachant, et à l'excellente alchimie.

Dommage cependant que les limites du budget se ressentent fréquemment - dans la réalisation (lors de certaines scènes, la caméra semble parfois tressauter en plein mouvement ; les cadrages ne sont pas toujours judicieux), dans son gimmick de la voyante (plutôt caricatural), ou encore dans son rythme global (malgré la durée relativement courte de 78 minutes, le film connaît un rythme un peu en dents de scie).

Très imparfait, un peu fauché, mais pas désagréable à suivre.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1335 : Soul (2020)

Publié le 20 Janvier 2021 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Musique, Religion, Review, Jeunesse, USA, Pixar

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Soul (2020) :

Alors qu'il est sur le point de réaliser son rêve et de jouer aux côtés d'une sommité du jazz, l'enseignant de musique Joe (Jamie Foxx) trouve la mort dans un accident malencontreux. Bien décidé à ne pas passer dans l'Au-delà, il fait alors tout son possible pour réintégrer son corps dans le coma, quitte à passer un marché avec 22 (Tina Fey), une jeune âme rebelle qui refuse, elle, d'être assignée à un être humain...

Un film animé Pixar très particulier, qui évoque clairement Vice-Versa du même co-réalisateur, Pete Docter, et qui mélange fluidité et improvisation du jazz à une réflexion métaphysique sur la vie, la mort, et sur la notion de carpe diem.

De la fluidité de l'improvisation jazz, le film adopte sa structure, une structure improbable, qui commence sur Terre, part dans un au-delà pastel/lumineux abstrait, revient sur Terre pour une comédie d'échange de corps (avec un chat qui plaira aux amateurs de félins), et repart enfin dans l'au-delà avant sa conclusion.

Des allers et retours qui se répondent comme les musiciens du quartet jazz, et qui soulignent la nature profondément afro-américaine et musicale de ce métrage ambitieux. Une ambition qui, cependant, risquera d'en laisser certains à la porte, tant le film se permet, çà et là, des expérimentations visuelles ou conceptuelles qui ne parleront pas nécessairement aux plus jeunes.

Et puis il faut bien admettre qu'une relative sensibilité au jazz est préférable pour vraiment apprécier certaines subtilités musicales du tout. Pour un film qui parle (entre autres) de musique, c'est peut-être ce point qui a le moins fonctionné sur moi : outre les improvisations jazz, qui ne me touchent pas forcément, la musique des sphères célestes est un ensemble électronico-décalé moderne signé Trent Reznor et Atticus Ross : pas forcément non plus ma tasse de thé, et probablement la raison pour laquelle le côté émotionnel du film ne m'a pas vraiment touché.

Néanmoins, pour un Pixar mineur, ça reste globalement très réussi, comme toujours avec ce studio. Plus ambitieux qu'En Avant, mais peut-être moins accessible.

4/6

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Christmas Yulefest 2020 - 53 - Dr. Seuss' The Grinch Musical ! (2020)

Publié le 26 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Musique, Noël, Review, Télévision, USA, Yulefest, NBC

Noël est derrière nous, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusqu'à mi-janvier...

Dr. Seuss' The Grinch Musical ! (2020) :

Contrairement aux Whos de Whoville, le Grinch (Matthew Morrison) déteste Noël. Avec son chien (Booboo Stewart/Denis O'Hare), il prévoit de voler Noël à ses voisins, pour les rendre aussi malheureux que lui...

Pour être honnête, jusqu'à la barre de la première heure de métrage, j'étais prêt à mettre la moyenne à cette version télévisée de la comédie musicale Grinch de 2007, adaptée du livre original, du court animé de 1966 et du film avec Jim Carrey, en 2000.

Oui, les coupures publicitaires toutes les 6 minutes sont bien agaçantes et empêche le récit d'acquérir la moindre énergie ; oui, Matthew Morrison compose un Grinch qui, dans ses meilleurs moments chantés, évoque le Danny Elfman de Mr Jack, et dans ses pires moments, ressemble à une imitation de Jim Carrey ; oui, confier le rôle de Max, le chien, à deux comédiens (quatre, techniquement, un pour chaque âge de sa vie, dont deux de sexe féminin !?) dont un sert de narrateur, et l'autre se promène à quatre pattes pendant tout le show, donne lieu à des scènes bizarres, et change un peu le rapport de force avec le Grinch ; oui, les moments méta font gentiment tache ; et oui, les chansons de la comédie musicale sont à 80% oubliables et quelconques...

Mais il y avait un effort certain derrière cette représentation théâtrale en plein COVID, avec une troupe motivée, ainsi que des costumes et décors appropriés.

Et puis au bout d'une heure, on se rend compte que Cindy-Lou (Amelia Minto), la fillette, vient à peine d'entrer en scène. On réalise soudain que l'essentiel de l'intrigue du Grinch - la relation entre lui et Cindy-Lou, et l'impact de celle-ci sur le cœur rabougri du méchant - va être condensé en un petit quart d'heure.

Ce n'est pas forcément un mal, en théorie : le récit de The Grinch n'est pas fait pour dépasser la demi-heure, à moins d'y rajouter des sous-intrigues (comme le film de 2000). Mais la comédie musicale (de 90 minutes) ne fait pas ce choix, et après 55 minutes de remplissage pas forcément passionnant, voilà que Cindy-Lou rencontre enfin le Grinch. Sans personnalité autre que "petite fille mignonne", et sans développement.

Pire : "sa" chanson phare dans le film, Where are you Christmas ?, qui traduisait les interrogations d'une petite fille désenchantée et en pleine croissance, est ici totalement massacrée... puisque réduite à peau de chagrin, et confiée à l'ensemble des Whos du village. Ici, plus de fillette remettant en question sa conception des fêtes de Noël et son innocence... mais des Whos qui se lamentent de la disparition de leurs décorations volées par le Grinch, le tout dans une cacophonie de chants et de contre-chants désagréables, filmés en gros plans. Une vraie trahison du texte original et un contre-pied radical au propos anti-consumériste fréquemment associé au récit.

Et puis ensuite, tout se résout en dix minutes, de manière bâclée et improbable : les Whos découvrent le vrai sens des fêtes de Noël... hors-champ, le Grinch vire sa cuti après une discussion avec son chien, et paf, tout se termine de manière insatisfaisante et bancale.

*soupir*

En résumé, une adaptation scénique plutôt frustrante et approximative, dont la courte durée de vie sur Broadway n'est finalement pas si surprenante que ça.

2/6

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Christmas Yulefest 2020 - 27 - Dolly Parton : C'est Noël chez nous (2020)

Publié le 13 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Netflix, Musique, Noël, Review, Télévision, USA, Yulefest, Religion

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Dolly Parton : C'est Noël chez nous (Dolly Parton's Christmas on the Square - 2020) :

Sous l'œil mécontent d'Angel (Dolly Parton), un ange, Regina Fuller (Christine Baranski) hérite des titres de propriété de toute la ville de Fullerville, et décide prestement d'en expulser tous les habitants pour remplacer la bourgade par un centre commercial. Mais c'est sans compter sur la solidarité de ses concitoyens, bien décidés à ne pas se laisser faire...

Il faut être honnête : le premier quart d'heure de cette comédie musicale Netflix est une véritable épreuve.

Immédiatement, le film attaque le spectateur de toutes parts, en lui assénant un numéro d'ensemble qui pose toutes les bases du projet : un croisement de téléfilm ABC/NBC des années 80 (avec bons sentiments à tout va, anges gardiens, mélodrame larmoyant, etc), de comédie musicale ultra-datée (avec chansons approximatives, chorégraphies basiques, etc), et récits de Noël très dérivatifs (c'est assumé, mais ce métrage est clairement un assemblage de La Vie est belle de Capra, et du Chant de Noël de Dickens).

Le premier quart d'heure, donc, est un calvaire, avec sa réalisation plate et télévisuelle, ses décors façon Stars Hollow du pauvre, son éclairage trop lumineux, et sa chanson-titre insipide, au play-back bancal.

Heureusement, ensuite, à mesure que l'histoire progresse, le métrage trouve un semblant de rythme de croisière : c'est toujours relativement ringard et bancal, parfois bien trop forcé (l'accident de la fillette, et tout ce qui s'ensuit) mais ponctuellement, ça fonctionne à peu près, comme lors de la première chanson de Treat Williams.

Et rapidement, l'on réalise que la plupart des chansons du film (toutes composées par Dolly Parton) ne fonctionnent pas réellement en tant que chansons de comédie musicale. C'est d'autant plus frappant dans le générique de fin, durant lequel Dolly reprend l'un des morceaux collectifs du film : tout de suite, ça sonne comme une ballade country plaisante, alors que, chanté par tous les protagonistes, ça ressemblait plus à un gloubiboulga infâme et kitschouille.

Bref : ce Dolly Parton - Christmas on the Square ne plaira clairement pas à tout le monde, voire même, il ne plaira qu'à un public très restreint, une niche qui adorera probablement la proposition rétro-musicale de la star de la country, tandis que le reste des spectateurs, lui, sera certainement plus dubitatif.

Par conséquent, difficile de noter le tout objectivement.

WTF/6

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Christmas Yulefest 2020 - 18 - The Christmas Bow (2020)

Publié le 8 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, Musique

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

The Christmas Bow (2020) :

Violoniste talentueuse, Kate (Lucia Micarelli) est contrainte de mettre sa carrière en suspens lorsqu'elle se blesse à la main. Elle part alors passer les fêtes de Noël en famille, et renoue avec Patrick (Michael Rady), un ami d'enfance médecin, qui va l'aider à rééduquer sa main et à retrouver confiance en elle...

Un téléfilm Hallmark Movies & Mysteries qui ressemble assez à ce que devraient être, en théorie, les téléfilms de cette chaîne secondaire : des récits moins légers, plus mélodramatiques, avec de l'émotion, du sérieux, et, éventuellement, des mystères à résoudre.

Ici, pas de mystère, mais les autres points sont bien présents, avec une histoire simple et basique (on retombe à nouveau dans le cliché de la musicienne de talent qui doute et se remet en questions, un cliché décidément bien à la mode cette saison), mais qui fonctionne néanmoins : Micarelli, véritable violoniste, s'avère très convaincante dans son rôle, malgré une expérience limitée (et même si de temps à autre, elle a tendance à marmonner un peu son texte), elle a une bonne alchimie avec Michael Rady (qui reste sympathique, même s'il demeure un lead masculin assez inoffensif, lisse et sage, façon gendre idéal), le neveu de Patrick (Kenneth Cummins) est plutôt amusant et le simple fait d'avoir une héroïne aux origines métissées asiatiques permet à Hallmark d'intégrer sa nouvelle mission de diversité de manière assez naturelle, avec des parents et des grands-parents mixtes (le handicap de la mère de Patrick, lui, est amené de manière un peu plus laborieuse).

À cela, The Christmas Bow ajoute une touche douce-amère, avec notamment un flashback sur la grand-mère de l'héroïne, atteinte d'Alzheimer, et ne réagissant plus qu'aux mélodies de sa fille : un peu d'émotion trop souvent absente des productions Hallmark, et qui, ici, sonne relativement juste.

C'est d'ailleurs probablement ça qui fait que ce métrage fonctionne mieux que d'autres : effectivement, l'originalité n'est pas forcément au rendez-vous, ce n'est pas nécessairement un récit palpitant ou bourré de surprises, et certains passages restent un peu forcés, mais il émane néanmoins de ce Christmas Bow une sincérité inhabituelle qui la distingue du lot, que ce soit dans les doutes de l'héroïne, ou dans les relations de tous les personnages.

3.75/6

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Christmas Yulefest 2020 - 09 - Elf Pets : Santa's St. Bernards Saves Christmas (2018), A Fox Cub's Christmas Tale (2019) et Santa's Reindeer Rescue (2020)

Publié le 4 Décembre 2020 par Lurdo dans Animation, Christmas, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Noël, Musique, Review, USA, Yulefest

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Elf Pets - Santa's St. Bernards Saves Christmas (2018) :

Parce que l'esprit de Noël est en péril, le Père Noël se tourne vers le Saint Bernard de Noël pour redonner aux enfants le goût du partage et de la charité envers autrui...

Un court-métrage animé de 25 minutes, de la créatrice et du "studio" derrière l'Elf on a Shelf, et qui, ici, nous gratifie d'un récit musical assez bien produit, avec des chansons efficaces, et un rendu visuel plutôt esthétique (bien meilleur que ceux du court-métrage original).

Après, l'idée du chien de Noël est assez forcée (on sent que la production cherchait un animal mignon à transformer en peluche, et que quelqu'un dans l'équipe a dû dire "moi, j'ai un St Bernard à la maison"), et il reste toujours le problème du message, un message de charité et d'esprit de Noël qui incite les enfants à donner et à partager avec les plus défavorisés... mais pas avant que leurs parents ne leur aient acheté un Elf on a Shelf, et le livre/dvd Elf Pets - Santa's St. Bernards Saves Chrismas, sans oublier la peluche du toutou qui va avec.

Personnellement, j'ai un peu de mal avec cette hypocrisie et ce cynisme qui critiquent ouvertement le mercantilisme des fêtes de fin d'année, tout en prétendant créer une "nouvelle tradition" pour mieux vendre leur produit.

Elf Pets - A Fox Cub's  Christmas (2019) :

Parce que la magie de Noël est en péril, le Père Noël se tourne vers la Renarde polaire de Noël, pour redonner aux enfants foi en la magie des fêtes, et pour illuminer le ciel de l'Aurore Boréale...

On prend les mêmes et on recommence, mais avec nettement moins de succès : l'animation et la production semblent plus fauchées, les chansons sont plus insipides, et le prétexte de la Renarde est à peine plus crédible que le Saint Bernard - même si, je l'avoue, il y a quelques jolies images lorsque l'animal ranime l'Aurore Boréale. Mais bon gros bof tout de même.

Elf Pets - Santa's Reindeer Rescue (2020) :

Parce que le traîneau du Père Noël est en difficulté, ce dernier se tourne vers les Pikku Deer, des rennes miniatures, pour l'aider à sauver Noël...

Un troisième volet aux intentions toujours égales à elles-mêmes, mais qui bénéficie cependant d'un passage en animation 2d plutôt réussi et joli, sur les origines des mini-rennes durant la guerre, en 1939, en Finlande.

Pas aussi abouti (techniquement et créativement) que l'épisode sur les Saint Bernards, mais meilleur que l'épisode précédent, et avec des animaux plus cohérents et logiques dans l'univers de Noël.

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Comme pour l'Elf on a Shelf, et comme je le mentionnais plus haut, il y a donc bien une véritable hypocrisie typiquement américaine dans Elf Pets, des métrages calibrés pour vendre des jouets, tout en se dissimulant derrière le prétexte d'un retour aux valeurs de Noël et à la sincérité d'antan.

Et pourtant, si l'on ferme les yeux sur ce cynisme commercial, il faut bien avouer qu'il y a pire, dans le genre : il y a un effort évident de la production pour proposer quelque chose de musical et d'original - c'est bien mieux léché que bon nombre de films d'animation bon marché produits pour Noël, c'est mignon, et le fond est assez gentil.

Mais dans l'ensemble, je ne peux m'empêcher de me demander si ces trois courts-métrages n'ont pas été conçus et produits en même temps, avant de voir leur distribution étalée sur trois ans, pour toujours plus d'efficacité commerciale : cela expliquerait leur qualité visuellement homogène, mais créativement inégale.

Cela dit, ça ne gênera probablement pas les plus jeunes...

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Christmas Yulefest 2020 - 06 - Christmas Tree Lane (2020)

Publié le 2 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, Musique

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Christmas Tree Lane (2020) :

Parce que la rue commerçante de Christmas Tree Lane a été rachetée par un développeur immobilier qui a décidé d'en expulser tous les occupants, Meg (Alicia Witt), propriétaire d'un magasin de musique, décide de réunir toute la communauté pour tenter de sauver le quartier, en organisant un grand festival de Noël. Pour l'aider, elle peut compter sur Nate (Andrew Walker), un séduisant architecte qu'elle vient de rencontrer, et qui est, en secret, chargé du projet immobilier CTL...

Une comédie romantique Hallmark Movies & Mysteries qui n'a rien de Movies ni de Mysteries, qui ressemble clairement à un téléfilm Hallmark générique, centré autour d'une prestation musicale d'Alicia Witt, et qui aurait aussi bien pu être diffusé directement sur la chaîne principale.

Clairement filmé par un temps ensoleillé, Christmas Tree Lane nous ressert ainsi la partition habituelle des métrages Hallmark : apologie du Noël à l'ancienne et des rues commerçantes traditionnelles, opposés à un méchant développeur immobilier (mais vraiment, il faut voir les membres du conseil d'administration qui ricanent tous de bon cœur quand l'un d'entre eux explique la situation de la CTL *soupir*) qui a perdu le vrai sens des fêtes de Noël, héroïne décidée et artiste à la meilleure copine afro-américaine, architecte au grand cœur et au tempérament d'artiste, grand spectacle avec levée de fonds pour sauver Noël, passages obligatoires du cahier des charges Hallmark (choix du sapin, patinage en couple, etc)...

Et le vrai problème, c'est qu'une fois de plus, on nous vend le personnage d'Alicia Witt comme une artiste talentueuse... et que lorsque vient pour elle le moment de se produire, on a droit à une chanson insipide et générique, qui nous fait dire "tout ça pour ça". Surtout qu'ici, elle passe tout le métrage a nous expliquer qu'elle refuse de chanter, qu'elle a une chanson en tête depuis des années mais qu'elle n'est pas prête à la chanter en public, etc. En somme, on fait monter la sauce pour pas grand chose.

Après, je dois dire que ça se regarde, et qu'il y a néanmoins du mieux dans les clichés : le "mensonge" de Nate est révélé au bout de 45 minutes, et tout de suite pardonné suite à une explication adulte et mature ; il n'y a pas de rivalité amoureuse avec l'ex de Nate, qui est là pour aider, et on évite le cliché du businessman aigri et cynique détestant Noël, en faisant de Nate un protagoniste aimant autant les fêtes de fin d'année que Meg.

Rien que pour ça, ça vaut la moyenne, même si honnêtement, je ne suis indulgent que parce que c'est le début de la saison, et que les clichés Hallmark ne m'ont pas encore épuisé.

3/6

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Christmas Yulefest 2020 - 03 - La Reine des Neiges 2 (2019)

Publié le 1 Décembre 2020 par Lurdo dans Animation, Aventure, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Musique, Noël, Review, Yulefest

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

La Reine des Neiges 2 (Frozen II - 2019) :

Désormais reine d'Arendelle, Elsa (Idina Menzel) semble pourtant troublée : un chant énigmatique qu'elle est la seule à entendre l'amène à partir vers le Grand Nord, en compagnie d'Anna (Kristen Bell), d'Olaf (Josh Gad), de Kristoff (Jonathan Groff) et de Sven. Là, dans une forêt étrange, elle tente de percer le secret de ses origines et de ses pouvoirs...

Ce n'est pas nouveau : je ne suis pas un très grand fan du premier Frozen, un métrage un peu bancal qui doit le plus gros de sa popularité à sa chanson-titre et à ses visuels franchement réussis. Sans surprise, donc, je ne suis pas non plus particulièrement convaincu par cette suite, une suite qui, malheureusement pour elle, n'a pas la chance d'avoir un titre phare instantanément culte pour dissimuler ses faiblesses.

À commencer par le scénario, un scénario comme toujours assez laborieux dans sa structure, dans son agencement musical (le début, avec ses nouvelles chansons toutes les trois minutes, est assez pénible), dans ses choix narratifs (le film fait un peu marche arrière sur l'évolution des personnages du premier film ; il semble constamment jouer "les bouche-trous" et tenter de trouver, à postériori, des origines et des explications à ses personnages, quitte à affaiblir d'autant l'arc narratif et dramatique du premier Frozen ; il propose des révélations éventées, et tente de faire croire à des morts peu plausibles), dans son développement (la géographie est assez floue, les personnages secondaires tous sous-développés) et dans ses choix "politiques".

Il y a en effet quelque chose d'assez problématique dans les gros clichés bien patauds utilisés par le film : la tribu nordique (sorte de croisement un peu générique entre les Samis lapons, les Inuits et les Natifs-américains) ethnique, paisible et en communion avec la nature ; les méchants colons européens qui viennent les exploiter ; Anna et Elsa, qui malgré leur apparence totalement caucasienne, se découvrent métisses de ce peuple étrange (leur mère était apparemment la seule de la tribu à ne pas être typée) ; Anna la white savior qui sauve la tribu de cette exploitation, rétablit la paix, répare le mal qui a été fait, et va s'installer parmi les siens à la fin du film...

Ajoutez à cela une histoire de Cinquième Élément un peu bancale (surtout que les quatre éléments en question sont assez peu inspirés, visuellement), des chansons fades au possible (Into the Unknown est répétitive et souffre des aigus stridents et criards de Menzel ; Lost in the Woods est une power ballad 80s amusante à voir mais dénuée d'intérêt musical ; The Next Right Thing tombe un peu à plat ; il n'y a que Show Yourself qui fonctionne un peu, grâce à sa mise en scène), et des enjeux peu probants... et voilà, un métrage qui peine à convaincre, et qui, pour le coup, aurait fait un DTV (ou une exclusivité Disney +) plutôt satisfaisant.

Après, le film reste esthétiquement superbe, bien interprété, et a été un succès (inévitable) au box-office. Mais j'ai trouvé le tout nettement inférieur au premier métrage, qui était plus maîtrisé dans ses thématiques et dans son traitement.

2.5/6   

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Un film, un jour (ou presque) #1321 : Voyage vers la Lune (2020)

Publié le 19 Novembre 2020 par Lurdo dans Aventure, Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Musique, Review, Romance, Science-Fiction, USA, Chine

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Voyage vers la Lune (Over The Moon - 2020) :

Parce qu'elle veut prouver à son père veuf (John Cho) que l'amour est une force éternelle, et qu'il ne devrait donc pas oublier sa femme décédée et se remarier, la jeune Fei Fei (Cathy Ang) décide de partir pour la Lune, afin d'y trouver la déesse Chang’e (Phillipa Soo), réputée pour avoir vécu une tragédie amoureuse et pour rêver de retrouver son bien-aimé. Elle construit donc une fusée et, avec son lapin Bungee et son futur demi-frère Chin (Robert G. Chiu), elle s'élance dans les cieux...

Un film d'animation ambitieux signé Netflix, produit par le studio chinois Pearl Studio (une filiale de Dreamworks) et réalisé par Glen Keane, une légende de l'animation Disney, depuis la Petite Sirène jusqu'à Raiponce, en passant par Aladdin, la Belle et la Bête, etc.

Et c'est bien là que le bât blesse : si techniquement et visuellement, ce Voyage vers la Lune impressionne et n'a rien envier aux productions Dreamworks (pour peu que l'on accroche à l'esthétique très fluo/néon de la Lune et de ses habitants, le film est visuellement somptueux et abouti), si l'animation est ultra-expressive et dynamique, et si le message sur le deuil est plutôt touchant (ça aide que le scénario ait été écrit, à la base, par une mère malade pour sa fille), Over The Moon reste constamment dans l'ombre de Disney et de Pixar.

On a en effet systématiquement l'impression de voir la formule Disney/Pixar appliquée mécaniquement à un script, un peu comme si l'on avait pris Coco (aux thématiques similaires), Vice Versa (pour les visuels lunaires) et qu'on avait transposé le tout à la culture chinoise, en lui rajoutant deux-trois notes de modernité clichée qui font un peu tâche (la déesse de la Lune qui nous fait un numéro de pop-star moderne, le duel de ping-pong) et beaucoup de chansons (les chansons sont très nombreuses, et malheureusement, pour la plupart, insipides).

Ajoutez à cela des péripéties et des antagonismes assez artificiels (la caractérisation de Chang’e est vraiment aléatoire), et l'on se retrouve avec un film qui amusera probablement les plus jeunes, mais risque de lasser rapidement les adultes. Ce fut mon cas, puisque j'ai progressivement commencé à décrocher à partir de l'arrivée sur la Lune, alors que les créatures bizarres se multipliaient (Ken Jeong en chien/Olaf-bis, des Angry Birds motards, etc), et que le récit se perdait dans des rebondissements inutiles et des numéros musicaux gratuits, uniquement là pour rallonger la sauce.

Bref, une petite déception tout de même, malgré les nombreuses qualités techniques du métrage : on peut saluer le désir de faire un film d'animation à destination du public d'origine asiatique, mais c'est trop calibré, trop calculé et trop déjà vu pour être particulièrement mémorable.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 33 - Uncle Peckerhead (2020)

Publié le 19 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Musique, Oktorrorfest, Review, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Uncle Peckerhead (2020) :

Parce qu'ils ont besoin d'un van pour partir en tournée, Judy (Chet Siegel), Max (Jeff Riddle) et Mel (Ruby McCollister), les trois membres du groupe punk amateur Duh, acceptent l'offre de Peckerhead (David Littleton), qui leur propose de les accompagner sur la route. Mais dès leur premier concert, Judy découvre que Peck se transforme à minuit en une créature dévoreuse d'humains - mais une créature qui possède un van, veut bien les les emmener de concert en concert, et s'avère un compagnon de tournée plein de ressources, prêts à éliminer les obstacles se dressant sur le chemin du groupe : partagés entre dégoût, panique, besoin d'argent et désir de faire carrière, le trio ne sait plus à quel saint se vouer...

Une comédie horrifique aux accents punks pas désagréable, d'autant que le récit, dans son ensemble, est léger, déconneur, caricatural et ne se prend jamais au sérieux.

Entre son trio principal - Judy, ambitieuse et évoquant un peu la Linda Cardellini de Freaks & Geeks, Max, bête comme ses pieds, et Mel, cynique et désabusée façon imitation de Natasha Lyonne -, son "démon" coopératif, et ses divers antagonistes improbables, le film se regarde de manière plutôt sympathique, divertissant et offrant par la même occasion une variation sur le thème du "pacte avec le diable pour connaître le succès".

Il y a des déluges de sang (et d'autres choses), tout le monde est compétent, et si l'on pourra regretter quelques pertes de rythme au fil de ce road-trip, ainsi qu'une conclusion un peu abrupte, le tout reste plutôt agréable.

Un petit 4/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 17 - We Summon The Darkness (2020)

Publié le 8 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, USA, Musique

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

We Summon The Darkness (2020) :

Alors qu'une vague de crimes satanistes frappe l'Indiana de 1988, trois jeunes hommes (Keean Johnson, Logan Miller, Austin Swift) et trois jeunes femmes (Alexandra Daddario, Maddie Hasson, Amy Forsyth) se rencontrent à un concert de métal, avant de finir la soirée ensemble chez l'une d'entre elles. Mais rapidement, la petite fête impromptue prend un tournant sanglant et inattendu...

Un métrage indépendant vaguement horrifique (on est dans du thriller/slasher avec meurtres satanistes et fanatiques religieux - Johnny Knoxville est malheureusement sous-exploité en prêcheur extrémiste), produit par la Saban, et qui, malgré une distribution très sympathique et compétente, finit par tourner gentiment à vide.

Le problème, en fait, c'est que le métrage téléphone largement son rebondissement principal, qui en plus arrive au premier tiers du film : par conséquent, il reste ensuite une bonne heure à remplir, et le script n'a jamais la densité, l'énergie ou le rythme nécessaires pour y parvenir.

C'est dommage, parce que l'époque est agréable, l'aspect visuel du film réussi, et donc, comme je le disais, le cast est bon... mais le tout finit par n'être que gentillet, sans plus, et par donner l'impression d'un premier jet de scénario, qui aurait mérité plus de développement avant d'être mis en production.

Un petit 3/6, en étant gentil.

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Un film, un jour (ou presque) #1291 : Bill & Ted Face The Music (2020)

Publié le 3 Septembre 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Musique, Review, Romance, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Bill & Ted Face The Music (2020) :

Quinquagénaires paumés n'ayant jamais réussi à unir le monde avec leur musique, Bill (Alex Winter) et Ted (Keanu Reeves) reçoivent la visite de Kelly (Kristen Schaal), la fille de feu Rufus : ils n'ont que 75 minutes pour écrire leur tube absolu, et sauver l'univers, qui tombe en morceaux. Aussitôt, Bill et Ted partent vers le futur, pour tenter de voler leur chanson à leurs versions futures ; de leur côté, Billie (Brigette Lundy-Paine) et Thea (Samara Weaving), leurs filles, partent dans le passé, pour tenter de réunir le plus grand groupe de tous les temps, en recrutant des superstars passées de la musique...

Déçu par ce revival de la franchise Bill & Ted, un revival qui arrive presque 30 ans après l'amusant Bogus Journey, et qui malheureusement semble trop souvent fatigué pour vraiment emporter l'adhésion.

En fait, ce Face The Music ressemble étrangement au premier film, et donne parfois l'impression qu'il a été conçu comme un reboot/sequel de l'original, avec un cast féminin, comme c'était récemment à la mode (voir par exemple Charlie's Angels, Ghostbusters, la franchise Star Wars, etc) : un tiers du film est en effet consacrée aux filles de Bill et Ted qui parcourent l'espace-temps pour réunir les grandes figures historiques de la musique, un peu comme leurs pères le faisaient dans Excellent Adventure... le second tiers, lui, consiste en des sauts temporels de Bill et Ted, qui vont rendre visite à leurs doubles futurs (l'occasion pour Reeves et Winter d'enfiler des perruques et des combinaisons en latex improbables, ce qui était probablement plus amusant à tourner que ça ne l'est à l'écran).

Ces deux sous-intrigues ne se rejoignent (en Enfer) qu'au bout d'une heure de film (et c'est d'ailleurs à cette occasion que la Mort ressurgit dans l'histoire), juste à temps pour un grand final feel good, plein de bons sentiments, qui permet à la musique d'unir le monde, et aux filles de Bill et Ted de sauver l'univers... pourquoi pas.

Le problème, en fait, c'est qu'une étrange impression d'inabouti et d'inachevé se dégage du tout, comme si le script de Billie & Thea's Excellent Adventure s'était transformé, à mi-parcours en ce Bill & Ted Face the Music, et que de multiples éléments de l'histoire des deux filles étaient passés à la trappe (notamment leur caractérisation, inexistante).

À l'identique, alors que les deux premiers films débordaient d'énergie adolescente et rebelle, pour ne pas dire métalleuse, ici, on est sur une voie bien plus rangée. Plus vraiment de métal au programme, d'ailleurs, mais de la musique pop-rock plus générique et passe-partout, et un rythme plus pépère - je suppose que c'est inhérent à l'âge des deux personnages principaux, en pleine crise de la cinquantaine, et aux couples dans la tourmente... mais ça peine à donner de l'énergie au film.

Et puis il y a des éléments qui ne fonctionnent pas du tout, comme ce robot assassin et ses états d'âme : on sent qu'ils veulent en faire quelque chose de drôle, un gag récurrent, mais ça tombe à plat, jamais assez développé ou dynamique pour être amusant.

Décevant, donc, et probablement le film que je préfère le moins des trois Bill & Ted.

3/6, en étant indulgent.

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Un film, un jour (ou presque) #1289 : Les folles aventures de Bill et Ted (1991)

Publié le 1 Septembre 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Romance, Science-Fiction, Musique, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Les folles aventures de Bill et Ted (Bill & Ted's Bogus Journey - 1991) :

Assassinés par leurs doubles robotiques envoyés depuis le futur, Bill (Alex Winter) et Ted (Keanu Reeves) doivent convaincre la Mort (William Sadler) de leur offrir une seconde chance, avant que les robots ne tuent Elizabeth (Annette Azcuy) et Joanna (Sarah Trigger), et ne détruisent le destin des Wyld Stallyns. Mais pour cela, ils vont devoir passer en Enfer, au Paradis, rencontrer des extraterrestres et construire leurs propres doubles cybernétiques...

Autant le premier Bill et Ted était une comédie de stoner inoffensive et adolescente, qui ne laissait pas forcément de grand souvenir, autant cette suite est un délire digne du Terry Gilliam de la grande époque : doubles maléfiques, doubles robotiques, la Mort (Bill Sadler, en roue libre) qui joue à Cluedo, à Twister et à la Bataille navale, le Diable, l'Enfer, des flashbacks, un futur où tout le monde porte des tenues en mousse, Dieu et un Paradis improbable, Station l'extraterrestre bricoleur pratiquant la mitose cellulaire, un Lapin de Pâques géant... cette suite est plus décalée, plus déjantée, avec des acteurs plus à l'aise, qui s'amusent beaucoup, de l'humour plus maîtrisé et non-sensique, et un rythme mieux géré.

C'est plus ambitieux, c'est plus délirant, c'est plus métal et c'est tout simplement plus efficace. Excellent !

4.75/6 

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Un film, un jour (ou presque) #1264 : Eurovision Song Contest - The Story of Fire Saga (2020)

Publié le 29 Juillet 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Musique, Netflix, Review, Romance, USA, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Eurovision Song Contest - The Story of Fire Saga (2020) :

Originaires de Husavik, une petite bourgade islandaise, Sigrid (Rachel McAdams) et Lars (Will Ferrell) forment le groupe Fire Saga, et ne rêvent que d'une chose : participer à l'Eurovision. Un jour, un coup du sort les propulsent représentants de leur pays, mais les tensions et la présence d'Alexander Lemtov (Dan Stevens), flamboyant candidat russe, vont mettre le duo en difficulté...

Comédie Netflix produite par Ferrell et sa bande, Eurovision se veut une déclaration d'amour au concours européen de la chanson, devenu très à la mode aux USA depuis quelques années, principalement pour son côté kitsch international et aussi, il faut être honnête, parce que les Américains supportent mal les évènements populaires internationaux dont ils ne font pas partie.

Le problème, en fait, c'est que cet ESS : The Story of Fire Saga tente de concilier comédie romantique formatée au possible avec parodie gentillette de l'Eurovision (mais pas trop méchante, puisqu'on devine clairement que le film s'est fait avec la coopération des instances officielles de la compétition) bourrée de fanservice : un mélange qui coince un peu aux entournures, qui tombe ponctuellement à plat, et qui, plus embêtant, dure plus de deux heures (un problème récurrent des métrages de Ferrell et des films Netflix).

Le film semble ainsi constamment tiraillé entre ces deux aspects, avec d'un côté la sincérité et l'émerveillement d'une Rachel McAdams, dans une romance improbable avec Will Ferrell, et de l'autre de la comédie bancale sur un groupe médiocre qui finit à l'Eurovision par un concours de circonstances capillotracté (mais étrangement téléphoné, narrativement parlant).

Sauf que le groupe formé par Sigrid et Lars n'est pas calamiteux - c'est même là l'un des soucis du script, qui nous explique qu'ils sont mauvais au possible (et dont tout le monde se moque allègrement), mais dont les prestations sont pourtant au même niveau que tous les autres chanteurs, avec de la pop insipide et générique à tendance internationale.

Autre problème : leur âge. Ils découvrent la pop avec Abba, en 1974, à l'âge de 7-10 ans... et en 2020, 46 ans plus tard, ils y participent en tant que trentenaires/jeunes quadragénaires. Ça coince.

Et puis il y a la question de la musique. La barre n'est pas forcément très haute, à l'Eurovision, et çà et là, le film frappe juste dans ses personnages et dans leurs morceaux, comme par exemple avec Lemtov et son Lion of Love pile dans la cible.

Les chansons de Sigrid et Lars, par contre... mouais. Un peu trop insipide et quelconque, la chanson finale se cale plus sur l'aspect comédie romantique sincère et touchante que sur le spectacle déjanté et folklorique que l'on pouvait attendre de l'Eurovision et du Volcano-man d'ouverture du film.

Pour résumer, j'ai eu un peu de mal avec cette rom-com formatée, qui se marie mal avec la folie théorique de l'Eurovision : le film se perd dans des digressions inutiles, les caméos sont assez forcés (outre Demi Lovato, on a surtout le passage clip vidéo de mi-film, durant lequel les personnages les plus excentriques de l'histoire récente du concours défilent pour interpréter ensemble un morceau en chantant directement face caméra - ça fera plaisir aux fans, mais ça ne sert à rien, et ça arrive comme un cheveu sur la soupe), et les "accidents techniques" des chansons de Fire Saga sont bien trop prévisibles pour fonctionner.

Pas désagréable à suivre, mais nul doute que le même film, réalisé/écrit par des Européens (voire par des Anglais) et avec un autre acteur que Ferrell dans le rôle-titre, aurait probablement été plus dynamique, concis et proche de la réalité (ou alors nettement plus déjanté).

3/6 (principalement pour McAdams, qui apporte de la sincérité et de l'émotion au tout, et pour Dan Stevens)

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Un film, un jour (ou presque) #1221 : Les Trolls 2 - Tournée Mondiale (2020)

Publié le 4 Juin 2020 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Musique, Review, Dreamworks

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Les Trolls 2 - Tournée Mondiale (Trolls World Tour - 2020) :

Lorsque la Reine Barb (Rachel Bloom) des Trolls du Rock décide de conquérir les autres royaumes trolls pour imposer le rock comme seule musique dominante, Poppy (Anna Kendrick) et Branch (Justin Timberlake) décident d'aller prévenir les autres royaumes - le funk, le classique, la techno, et la country - avant qu'il ne soit trop tard...

J'avoue, j'ai un vrai problème avec ce film d'animation sorti directement en VOD à cause du coronavirus. J'avais déjà quelques réserves sur le premier film, mais là, malgré des digressions humoristiques absurdes que n'auraient pas renié les Teen Titans ou Bob l'Éponge, malgré une technique toujours assez aboutie, et malgré un message assez généreux, sur la tolérance, la cohabitation, la célébration des différences, et le fait qu'on soit plus forts tous ensemble, en nous nourrissant des opinions d'autrui... j'ai du mal à ne pas y voir quelque chose d'un peu cynique et de mécanique.

Probablement parce que tout le film repose sur l'affirmation des différences musicales, comme je le disais, et sur le fait que tous les styles musicaux s'appauvrissent lorsqu'ils s'isolent, tandis qu'ils s'enrichissent lorsqu'ils puisent les uns dans les autres.

Un message qui, sur le papier, est tout à fait honorable. Le seul vrai souci, c'est qu'en pratique, il est mis en application de manière assez douteuse et aseptisée. Avec, comme parfait exemple de ce problème, les grands méchants de ce film. La tribu des hard-rockers, des trolls métalleux (avec Grand-papa Ozzy)... qui entonnent joyeusement du rock FM tellement lissé en post-production qu'on dirait de la pop moderne.

Et il en va de même pour tous les styles musicaux utilisés dans le film : ils sont tellement passés à la moulinette du tous publics et de l'auto-tuning qu'ils se ressemblent tous, et qu'on finit par se dire que les enjeux du film sont bien dérisoires et hypocrites, puisque tous les trolls écoutent plus ou moins la même soupe surproduite.

Une impression encore renforcée par le déroulement mécanique du film : le passage chez les autres tribus musicales, la relation compliquée des deux protagonistes, la résolution superficielle... tout paraît un peu sous-développé, un peu mécanique, pas aidé par cette direction artistique toujours ultra-saturée et faussement enthousiaste et joyeuse.

On l'aura compris : ce Trolls World Tour ne m'a pas convaincu, loin de là. Cela dit, le film occupera les plus jeunes, et les spectateurs désireux de se poser 90 minutes devant un film jukebox qui permet d'éteindre son cerveau. C'est toujours ça de pris, je suppose.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1194 : Anvil ! The Story of Anvil (2008)

Publié le 28 Avril 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Musique, Review, Canada

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Anvil ! The Story of Anvil (2008) :

Un documentaire retraçant la carrière du groupe canadien Anvil, un temps considéré comme l'un des pionniers du thrash metal au même titre que Metallica et compagnie, et pour lequel les stars du milieu ont une admiration assumée (témoignages de Lemmy, de Scott Ian, de Slash, de Tom Araya, etc, à l'appui)... mais qui, après les années 80, a tout simplement disparu des médias et de la scène américaine, pour sombrer dans l'oubli.

Un groupe composé, à la base, de deux amis d'enfance, Steve ”Lips” Kudlow et Robb Reiner (à une lettre, près, le nom du réalisateur de Spinal Tap ^^) , inséparables et aussi proches que des frères, qui, depuis le fin fond de leur Canada enneigé, continuent de se produire et de partir en tournée en Europe de l'Est, vaguement managés par la petite amie d'un des musiciens de la formation.

On suit donc le groupe avant, pendant et après cette tournée DIY (une tournée catastrophique, forcément), qui débouche ensuite sur une tentative d'enregistrement d'un nouvel album produit par un vieil ami anglais. Un album financé par eux-mêmes, mais dont aucune maison de disque ne veut, malgré une demande évidente des fans, prouvée par un concert à guichets fermés dans un festival japonais.

Le portrait d'un duo attachant, que le succès a oublié, mais dont la passion, malgré les engueulades et les problèmes d'argent, n'a jamais disparu. Alors certes, par moments, on se croirait presque devant un mockumentaire à la Spinal Tap (et le documentaire en a conscience, filmant ici un ampli allant jusqu'à 11, là une visite à Stonehenge), mais la sincérité et le capital-sympathie des deux hommes sont indéniables, notamment ceux de Lips, une sorte de proto-Jimmy Pop cheveux longs, à la fois stressé, passionné et prompt à s'emporter.

Un excellent documentaire musical, en somme, à la conclusion feel good qui donne le sourire.

4.5/6

(voir aussi My Dinner with Hervé, du même réalisateur)

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Un film, un jour (ou presque) #1193 : The Greatest Showman (2019)

Publié le 27 Avril 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Histoire, Musique, Review, Romance, USA

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The Greatest Showman (2019) :

L'histoire de PT Barnum (Hugh Jackman) qui, au milieu du XIXè siècle, décide de créer un cirque où présenter des numéros improbables et des personnages extraordinaires...

Je ne suis pas surpris.

Je ne suis pas surpris que cette comédie musicale, un projet porté à bout de bras par Jackman pendant des années, et co-écrit par Bill Condon, ait été si mal reçue par les critiques outre-atlantiques. Avec son script révisionniste (qui fait de Barnum un héros progressiste, rêveur, charismatique et dynamique, un jeune père de famille dévoué et aimant, qui fait oublier tous ses défauts et ses mensonges en chansons ; et de son cirque une seconde maison pour ses freaks, un endroit où ils étaient respectés et considérés à leur juste valeur), le film ne pouvait que frustrer les critiques exigeants, donnant une vague impression de métrage calculateur, dissimulant derrière son message faussement optimiste et empowering quelque chose de plus cynique (après tout, le film n'est pas si éloigné que ça du véritable Barnum : entièrement à la gloire de ce dernier, et exploitant ses freaks - à peine nommés et caractérisés - pour mettre en valeur son véritable héros).

Je ne suis pas non plus surpris que le film ait cartonné auprès du grand public, principalement sur la base de la popularité de Zendaya (il ne faut pas sous-estimer la puissance de sa fanbase), et sur celle de la bande originale du film, une accumulation de chansons radio pop surproduites, aux messages positifs martelés à longueur de morceau, ultra-formatées pour être reprises dans tous les concours de chant télévisés, de X-factor à The Voice, ou pour illustrer des publicités automobiles ou de compagnies aériennes.

En ce qui me concerne, je me trouve un peu au milieu : j'admire ce qui est clairement un projet tenant à cœur à Jackman, qui a fait tout son possible pour composer quelque chose de chatoyant à l'écran, un film spectaculaire à la direction artistique et aux moyens conséquents, lorgnant souvent sur Moulin-Rouge et compagnie.

À l'écran, tout le monde y croit, et tout le monde se donne à fond ; il y a même quelques moments qui fonctionnent très bien, généralement grâce à l'énergie des acteurs et danseurs, ou à la mise en images intéressante (je pense notamment aux pirouettes de Zendaya et d'Efron).

Malheureusement, dans l'ensemble, la mayonnaise ne prend pas vraiment. La faute à ce script effectivement problématique, superficiel, et qui reflète bien sa bande originale moderne ; une bande originale qui n'est qu'un enchaînement de platitudes insipides et de chansons à karaoké, supposées inspirer le spectateur et lui faire oublier le monde réel.

Le film ne s'en cache pas, d'ailleurs, avec un personnage de journaliste/critique uniquement là pour se voir dire en substance, par Barnum, d'éteindre son cerveau et de profiter du spectacle, parce que c'est l'opium du peuple, et que la fin (donner un peu de bonheur au spectateur) justifie les moyens (quitte à employer les techniques les plus faciles et malhonnêtes).

Mais comme pour moi, dans toute comédie musicale, l'important, ce sont les chansons, ce Greatest Showman ne tient pas la distance. C'est dommage, car avec une bande originale plus forte, ça aurait pu faire illusion. En l'état, cependant, c'est une coquille plus ou moins vide, qui m'a laissé globalement indifférent.

2.5/6  

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