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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Un film, un jour (ou presque) #314 : William Shatner presents Chaos on the Bridge (2015)

Publié le 13 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Science-Fiction, Star Trek, Review, Documentaire, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

William Shatner presents : Chaos on the Bridge :

Les débuts difficiles de Star Trek : The Next Generation, tels que vécus par les scénaristes et acteurs de la série...

Un documentaire d'une heure réalisé, écrit et présenté par Bill Shatner, et qui a pour objectif principal de démythifier Gene Roddenberry, au travers des témoignages quasi-unanimes de la majorité des scénaristes de STTNG, ainsi que de certains acteurs.

On nous y présente ainsi un Gene caractériel, qui avait mal supporté la traversée du désert séparant TOS du premier film, en gardait une certaine amertume, un certain égo surgonflé, et qui s'adonnait régulièrement à la drogue et l'alcool en quantités importantes lorsque CBS/Paramount ont voulu lancer Next Gen.

Une bonne grosse cure de désintox plus tard, et voici le Gene de retour (un peu à son insu) aux commandes la franchise, à se prendre la tête avec le président de la chaîne et les exécutifs, à remettre en question la moindre décision qui n'était pas de lui, et de manière générale, à faire un carnage dans la salle d'écriture de la série, virant les scénaristes à la pelle, et réécrivant des morceaux de scripts au dernier moment juste pour pouvoir apposer son nom sur ceux-ci (et toucher une partie des royalties ^^).

Pour ne rien faciliter, avec son état de santé déclinant, Roddenberry avait délégué beaucoup de  pouvoirs à son avocat, une fouine haïe par tout le monde, qui écoutait aux portes, revenait la nuit pour lire les scripts et s'introduire sur les ordinateurs des scénaristes, espionnait ces derniers, et faisait ses propres corrections sur les scripts, corrections qu'il faisait passer pour celles de Gene.

Bref, ceci est un portrait très corrosif du personnage que Gene Roddenberry s'était créé : dans les années 60, de son propre aveu, il s'imaginait bien comme Kirk, dragueur et héroïque ; dans les années 80, son image de lui-même avait évolué, et il se voulait à mi-chemin entre Picard et Q, une sorte d'entité supérieure capable de mener l'humanité dans une direction meilleure ; comme le rappelent certains intervenants, Roddenberry connaissait bien L. Ron Hubbard, et lui aurait dit un jour que s'il l'avait voulu, il aurait pu faire de Star Trek sa propre Scientologie.

Au nombre des intervenants, on notera deux personnes qui prennent la défense de Gene plus que les autres : Richard Arnold, très proche de Gene de son vivant, placé par ce dernier à la tête des produits dérivés littéraires de Star Trek, et dont le surnom parmi la fanbase est celui de l'un des officiers nazis dans un vieil épisode de TOS (^^), et Maurice Hurley, le showrunner choisi personnellement par Gene, qui est persuadé que la meilleure chose arrivée à Star Trek, c'est son arrivée sur la franchise, ainsi que la manière dont il a su largement améliorer la vision utopique de Gene (jusqu'à dépasser le maître !), et qui est parti juste avant la s3, pour de nombreuses raisons, notamment la réaction toujours hostile des fans, avec leur "STTNG, ce n'est pas du Star Trek, Star Trek, ce n'est pas ça du tout, aux chiottes les scénaristes".

Heureusement qu'il est parti, et que Piller, que tout le monde adore dans le documentaire, est arrivé juste après.

Un documentaire qui est donc intéressant, bien que forcément un peu biaisé en l'absence inévitable de son sujet ; au niveau de la forme, on alterne entre interviews et reconstitutions animées assez amusantes, mais à la fin du documentaire, j'ai tout de même eu l'impression qu'il manquait 20 bonnes minutes pour bien couvrir tout ce qu'il y avait à dire sur le Grand Oiseau de la Galaxie. M'enfin bon.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #313 : Special Correspondants (2016)

Publié le 12 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Special Correspondants :

Frank Bonneville (Eric Bana), un arrogant radio-journaliste américain, est envoyé en Equateur avec son ingénieur du son, Ian Finch (Ricky Gervais), pour y couvrir un conflit, mais avant de quitter les USA, Ian perd leurs passeports. Ils décident alors de se terrer dans un grenier, de l'autre côté de la rue où se trouve leur rédaction, afin de faire croire à tous qu'ils sont à l'étranger, et qu'on les a pris en otage.

Un remake anglo-saxon d'Envoyés Très Spéciaux, comédie française avec Jugnot et Lanvin dans les rôles principaux, remake écrit, réalisé et interprété par Ricky Gervais pour Netflix.

Malheureusement, si tous les acteurs sont bons, le problème de ce remake est simple : il n'est jamais drôle. Les personnages sont des clichés ambulants sans la moindre caractérisation (America Ferrara est "la latina idiote", Kelly Macdonald est "la bonne copine/love interest de Gervais", Vera Farmiga est "l'épouse manipulatrice", et ça s'arrête là), c'est plat, c'est insipide, ça évite soigneusement toute critique un peu poussée des médias, et c'est un bon gros flop, même sans avoir jamais vu l'original.

Ah, et toute l'action de ce dernier, justement, tournait apparemment autour de l'Irak, et d'un groupe terroriste arabe... là, non, c'est l'Amérique du Sud, les locaux sont des clowns plus qu'autre chose, et on a droit à un mini-film d'action sur la fin, avec Gervais qui tire dans tous les sens. Mwé.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #312 : Don Verdean (2015)

Publié le 11 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Don Verdean :

Don Verdean (Sam Rockwell), un pseudo-archéologue biblique, vivote de son métier, assisté de la fidèle Carol (Amy Ryan), jusqu'au jour où il est contacté par Tony Lazarus (Danny McBride), un pasteur désireux de financer ses expéditions. Aussitôt, Don part à la recherche du crâne de Goliath, quelque part dans le désert autour de Jérusalem... mais lorsqu'il échoue, il décide de déterrer le crâne de Johnny Jerusalem, un catcheur israélien atteint de gigantisme, et, avec la complicité de Boaz (Jermaine Clement), son spécialiste israélien, il s'engage alors dans une cascade de mensonges aux enjeux toujours plus improbables...

Satire mollassonne et faiblarde du monde des extrémistes/conspirationnistes religieux chrétiens, de la fringe history biblique, etc, par le couple à l'origine de Napoléon Dynamite et de Nacho Libre, deux films partageant avec celui-ci un même rythme, un même sens de l'humour très particulier... et un même sentiment d'inabouti.

En fait, on a ici trop souvent l'impression de se trouver devant un sketch du SNL, mais un sketch qui durerait plus de 90 minutes au lieu de quatre ou cinq, tout en gardant le même nombre total de gags : autrement dit, les acteurs ont beau être talentueux (et Amy Ryan a beau être toujours aussi attachante), il n'y a que quelques moments qui font vraiment mouche et qui sont amusants (notamment lorsqu'ils refont Indiana Jones et la Dernière Croisade, sur la toute fin, pour les beaux yeux d'un Chinois milliardaire), et le reste s'avère beaucoup trop quelconque et inoffensif pour fonctionner.

Bof.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #311 : The Runner (2015)

Publié le 10 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Runner :

À la suite de la marée noire de 2010, Colin Price (Nicolas cage), un politicien idéaliste et engagé dans la lutte contre BP voit sa carrière s'effondrer lorsqu'il est pris dans un scandale sexuel avec une femme mariée.

Un portrait de politicien cynique et assez convenu, avec un Nicolas Cage en mode mineur, assez convaincant, mais qui ne parvient pas à tirer ce film plat et générique vers le haut, pas aidé par des dialogues et une écriture assez peu subtils.

Dommage.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #310 : The Descendants (2011)

Publié le 9 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Descendants :

Héritier d'une dynastie royale hawaiienne, le développeur immobilier Matt King (George Clooney) est en pleine négociation d'une vente de terrain considérable lorsque sa femme a un tragique accident de bateau. Laissé seul avec ses deux filles turbulentes (Amara Miller et Shailene Woodley), Matt doit renouer avec ces dernières, tout en gérant les pressions professionnelles qui l'entourent : une tâche particulièrement difficile, alors même qu'il découvre que sa femme le trompait avec un agent immobilier (Matthew Lillard) qui avait des intérêts dans la transaction qu'il négocie.

Un drame à Oscars adapté d'un premier roman, et filmé par un réalisateur apprécié des critiques, avec un Clooney en tête d'affiche : sans surprise, ce film calibré pour plaire aux journalistes a connu un grand succès, et a reçu bon nombre de récompenses à sa sortie.

Quatre ans après, qu'en reste-t-il ? Un drame relativement convaincant, qui a l'intelligence (à contrario de Aloha, par exemple, avec son exotisme magique de carte postale), de mettre en contraste la beauté des paysages naturels de Hawaii avec la misère qui y règne, une misère aussi bien tangible (le début du film) qu'émotionnelle (tout ce que vit King durant le film montre bien que non, la misère n'est pas moins pénible au soleil, même beignée d'une musique hawaïenne perpétuelle).

D'ailleurs, autre différence avec Aloha : ici, si la distribution est à nouveau principalement caucasienne, c'est justifié par le statut privilégié des personnages, qui le mentionnent (et le critiquent) même dans les dialogues du film (les personnages ont beau avoir du sang royal dans les veines, ils se sont tous américanisés au possible, et sont un peu la bourgeoisie coloniale d'autrefois, décidant du destin des autochtones et de leurs terres).

Niveau interprétation, le film est néanmoins assez inégal, puisque si la distribution principale (Clooney, Willard, Woodley, Miller, et sans oublier Judy Greer, qui est excellente dans ses quelques scènes) est impeccable, les seconds rôles locaux sont moins à l'aise et naturels.

Enfin, au niveau du rythme, on regrettera que le film ne soit pas plus court et concis. Pendant deux heures, il évolue en effet en suivant trois axes principaux : le contrat territorial, Matt qui renoue avec ses filles et fait face à la mort imminente de sa femme, et Matt qui part à la recherche de l'amant de sa femme. Les trois parties ont un intérêt narratif inégal, et le spectateur ne peut se défaire de l'impression qu'en élaguant un peu le tout, le métrage aurait fini par être plus homogène et percutant.

En l'état, reste un film à Oscars calibré et probablement surcôté, mais qui n'est pas forcément mauvais pour autant, et qui a la bonne idée de partir de personnages caricaturaux (la femme trompée, le boyfriend idiot, l'amant, etc), pour les faire lentement évoluer vers quelque chose de plus touchant.

3.75/6

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 5 (1)

Publié le 8 Mai 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Review, Critiques éclair, Science-Fiction, Star Trek

Après avoir songé un moment à alterner les dernières saisons de Voyager avec une intégrale de Babylon 5 (ça attendra que j'aie fini Voyager, en fin de compte), j'ai repris Trek.

Et donc, Star Trek Voyager saison 5 :

5x01 - Night :

Reprise qui commence assez bien, avec un équipage en pleine déprime, qui traverse depuis deux mois un espace totalement noir, sans étoiles, ce qui leur porte très sérieusement sur les nerfs, avec des coups de stress, des phobies qui se réveillent, des engueulades... et Janeway qui boude dans sa chambre dans ses quartiers.

C'est peut-être là l'un des deux gros problèmes de l'épisode : le comportement de Janeway, soudain dépressive, mais qui change du tout au tout en milieu d'épisode, dès que les emmerdes arrivent, et qui finit par virer suicidaire sur la fin. Une évolution par pas très crédible après quatre saisons, d'autant que personne ne se préoccupe d'avoir une capitaine en pleine déprime depuis des mois, pas de soutien psychologique, rien.

L'autre problème, en fait, c'est que dès qu'arrivent les aliens-de-la-semaine (ici, des aliens photophobes qui vivent dans cette zone de l'espace, et qui meurent, empoisonnés par les déchets toxiques qu'une autre race déverse dans le coin), l'intérêt de l'épisode retombe considérablement, les grosses ficelles prévisibles du tout apparaissent très nettement, et pour ne rien arranger, les problèmes habituels des scripts made in Braga & Menosky refont surface, à savoir des raccourcis génants, des one-liners foireux (Tuvok qui parle de "faire la lumière sur cette affaire", Janeway qui dit qu'il "est temps de sortir les ordures" en parlant des méchants) et de gros problèmes de logique interne.

Par exemple : les photophobes pompent toute l'énergie du vaisseau, qui se retrouve au point mort... mais l'holodeck continue étrangement de fonctionner, et l'ordinateur de bord y répond toujours aux instructions, etc ; Janeway qui, une fois de plus, décide de ce qui est bien ou mal pour les races aliennes qu'elle rencontre, sans leur demander leur avis ; le bad guy qui, lorsqu'on lui propose une technologie révolutionnaire qui pourrait changer l'évolution de son espèce (et le rendre richissime par la même occasion, vu qu'il est le seul à se voir offrir cette technologie), refuse "parce qu'il a le monopole du transport de déchets", et qu'il ne veut pas le perdre....

Reprise en demi-teinte, donc, mais qui introduit le concept de Captain Proton, ce qui fait toujours plaisir.

 

5x02 - Drone :

Brian Fuller au scénario (visiblement édité par Braga et Menosky, vu la manière précipitée dont il se conclue), et un remake très touchant de Tuvix, avec en lieu et place du Tuvix en question un nuBorg né, lors d'un problème de téléportation et de navette (encore une navette bousillée !), de la fusion de nanites borgs appartenant à Seven, et de l'holoémetteur futuriste du Doc.

C'est très bien joué (le nuBorg est très bon, Seven est exceptionnelle), c'est bien mené, c'est beaucoup plus subtil que Tuvix, et surtout, ça ne se finit pas sur une décision horripilante de Janeway (qui condamnait Tuvix à mort sans broncher), mais sur un sacrifice poignant de One, qui comprend que son existence est beaucoup trop dangereuse pour le reste de la galaxie, et qu'il est préférable de se laisser mourir plutôt que de mettre autrui en péril. Quel dommage, encore une fois, que l'affrontement final soit aussi précipité.

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Catch Review : TNA ONO - Knockouts Knockdown 2016

Publié le 7 Mai 2016 par Lurdo dans Catch, Review, Télévision, TNA, ONO

Petite entorse à mon sevrage de la TNA, pour le One Night Only annuel des Knockouts :

TNA ONO Knockouts Knockdown 2016 :

- Traditionnel segment d'ouverture "comique", comme chaque année dans les KOKD, avec Mike Bennett (au look toujours aussi foireux) et Maria qui accueillent (très bien, d'ailleurs) les KOs de ce soir pour une petite présentation. Quelques visages familiers (Leva Bates, Shelley Martinez, Cherry Bomb), quelques noms de la scène indépendante, et un segment qui traîne en longueur. Cherry Bomb fait de la lèche (efficace), Jaime Jameson montre ses muscles (oubliable), Veda Scott en fait trois tonnes, Barbi Hayden joue les dominatrices autoritaires (elle a de l'assurance, ça fait plaisir), Leva joue la carte de la geekette (bof), Deonna explique qu'elle n'est plus la gamine de 19 ans qui avait eu un tryout il y a deux ans (bof), Shelly mise tout sur ses seins qui débordent, Allysin Kay assure au micro malgré son look assez moyen.

- Des récaps en tous genres.

- Allysin Kay vs Gail Kim. Bonne promo backstage d'Allysin Kay. Un match très solide pour les deux femmes, avec une fin en queue de poisson (countout) sur intervention de Maria & Bennett (qui se fait ouvrir au front par un coup de Gail mal placé). Pour l'instant, Allysin est clairement la plus complète des recrues, efficace dans le ring et au micro.

- Gail annonce un tag match mixte pour plus tard, contre Maria et Bennett.

 - Promo honorable de Martinez, mais son gimmick est un peu risible et surjoué, surtout quand elle te raconte, avec un immense sourire, l'histoire de sa grand-mère morte.        

- Shelly vs Rebel. Shelly manque de faire du topless toutes les trois secon     des, ça meuble énormément, ça galère, et tout ça pour un résultat particulièrement médiocre et botché, qui finit par démoraliser les commentateurs au point qu'ils jettent l'éponge à mi-match. :facepalm:

- Un segment rétrospective sur Velvet, inutile au possible.

- Velvet vs Cherry Bomb. Un match honorable pour du Velvet vs une adversaire qu'elle ne connaît pas ; en même temps, difficile de faire pire que Shelly vs Rebel, donc forcément, ça passe tout de suite mieux ; le finish était assez moyen et précipité, encore une fois (et ce n'est pas le stunner miteux de Velvet en post-match qui sauve les meubles) ; par contre, Cherry Bomb est compétente, mais elle a une voix perçante, qui risque d'être rapidement épuisante.

- Rétrospective sur Jade.

- Leva Bates, avec une promo forcée de wannabe-geekette, bof.

- Blue Pants Leva vs Jade. RAS. Les deux femmes se connaissent bien, et leur match est solide, avec quelques beaux mouvements. Leva semble parfois trop manquer un peu de punch et être en pilotage automatique (elle ne vend pas particulièrement les prises et autres coups) pour totalement convaincre dans le ring, mais paradoxalement, cela permet à Jade d'agir de manière plus décontractée elle aussi, ce qui lui réussit nettement plus. Ça, et puis le fait qu'elle ne soit plus vraiment engoncée dans son personnage caricatural de la Dollhouse (malgré son thème d'entrée).

- Veda Scott continue de surjouer.

- Veda Scott vs Rosemary. Crazy Steve 2.0 est excellent, je dois dire, et avec sa Harley Quinn, ils font un duo mémorable. On est loin de la Ménagerie... Jolie énergie de tout le monde, Rosemary a beaucoup de punch dans son attaque, et le tout était un affrontement convaincant, avec un Decay à fond dans leurs personnages.

- La vidéo originale de Raquel... autant dire que Barbi Hayden va avoir du pain sur la planche pour rendre son match potable.

- Barbi Hayden vs Raquel. Hayden pourrait très bien s'intégrer au roster, tant physiquement que dans le ring ou au micro ; mais non, on a Raquel, à la place. Ouch. Des changements d'axe de caméra pour camoufler tous les moments où Raquel merdouille, une Barbi Hayden qui fait de son mieux pour aider la n00b qui, sortie des quelques spots qu'elle a répétés (et sur lesquels elles rame tout de même un peu), est plus ou moins perdue (moins de six mois depuis le début de son entrainement, ça n'aide pas)... ça aurait pu être pire (ce n'était pas aussi mauvais que Shelly vs Rebel, et Raquel pourrait même s'avérer une catcheuse décente dans un an ou deux, elle semble déjà au même niveau que Velvet).

- Rétrospective de Madison.

- Promo moyenne de Deonna en mode surexcitée.

- Deonna vs Madison. Je le redis, mais le nouveau thème de Madison est pourri. À part ça, RAS. Deonna est toujours un peu trop transparente et manque de charisme, mais elle est efficace dans le ring.

- Recap du début du show.

- Entrée de Marti Belle (que le titantron appelle Marti "BELL"). :facepalm:

- Jayme vs Marti. Pas exceptionnel.

- Gail & DJZ vs Maria & Bennett. DjZ avec un nouveau look Daft-Punkien assez moyen. Beaucoup de meublage, un DJZ habituellement sous-exploité qui tente de placer un maximum de trucs avant de retourner au placard, et un match écourté à cause de la blessure de Bennett. RAS, donc, et Maria n'a même pas vraiment catché.

- Grosse récap pour meubler.

- KO Gauntlet. Les 3/4 du public sont partis, l'ambiance est digne d'un show indépendant au public anémique, le match est précipité, et le résultat est prévisible, mais approprié. Le post-match est ultra-baclé, lui aussi.

 

Bref, un show assez inégal, mais pas inintéressant, comme tous les ans, et qui a débouché sur la signature d'Allyson Kay et de Cherry Bomb. J'aurais rajouté Barbi Hayden, personnellement, mais bon...

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Un film, un jour (ou presque) #309 : Captain America - Civil War (2016)

Publié le 6 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Marvel, Fantastique, Aventure, MCU, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Captain America - Civil War :

Alors qu'une mission tourne mal pour Captain America (Chris Evans), les Avengers se trouvent au coeur d'une tourmente politique aux enjeux de taille : les Nations Unies exigent que l'équipe se place sous leur autorité, sous peine d'emprisonnement. Les Avengers sont divisés : d'un côté, Iron Man (Robert Downey Jr) et ses partisans, qui se sentent responsables des pertes collatérales entraînées par leurs missions, et de l'autre Captain America et ses proches, prêts à tout pour ne pas placer leur force de frappe aux mains d'une autorité sur laquelle ils n'auraient pas leur mot à dire. Divisés, et manipulés par le machiavélique Zemo (Daniel Brühl) qui utilise le Soldat de l'Hiver (Sebastian Stan) pour exécuter ses basses besognes, les Avengers sont contraints d'en venir aux mains, les uns avec les autres...

Cette critique-ci, je vais la faire brève : pas forcément le meilleur Captain America, pas forcément le meilleur Marvel Movie, quelques problèmes de rythme et de scènes superflues, mais un bon film, dense et maîtrisé, qui met en scène tous ses personnages sans en négliger aucun, construit son script et ses personnages sur les acquis du MCU, et se permet de présenter dans l'action plusieurs nouveaux personnages qui fonctionnent.

Spider-man est, à ce titre, une réussite (même s'il est perfectible dans ses effets numériques, ce qui un problème récurrent dans les productions de cette envergure), et la Black Panther apporte une approche différente de cet univers partagé, à la fois dans son environnement natal (la jungle du Wakanda) que dans son positionnement vis à vis des autres héros.

Il est d'ailleurs assez ironique qu'à défaut d'avoir le meilleur film Captain America ou Marvel, on a ici le meilleur film "crossover" de la décennie, qui met largement à l'amende le Batman vs Superman de Snyder, tant au point de vue de l'action que des enjeux idéologiques (la comparaison est gratuite et facile, oui, mais là où Snyder se veut donneur de leçons et pédant dans son traitement de ses personnages, les frères Russo parviennent à un résultat incomparablement meilleur sans perdre de vu le fun et l'humour).

Bref, un tour de force au niveau de la gestion de l'univers et de ses personnages, et un métrage qui s'inscrit totalement dans la continuité des deux premières phases de l'univers Marvel, et qui augure du meilleur pour le prochain Avengers.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #308 : No Way Jose (2015)

Publié le 5 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

No Way Jose :

Jose Stern (Adam Goldberg), un musicien raté approchant la quarantaine, est réduit à jouer avec son groupe dans les anniversaires d'enfants. Geignard, neurotique et immature, Stern révèle un jour à sa fiancée (Anna Belknap) qu'il est un délinquant sexuel, et qu'il lui ment à ce sujet depuis des années : aussitôt expulsé par sa compagne, il se réfugie chez un ami proche, lui-même en pleine crise de la quarantaine, et décide de renouer avec une ancienne petite-amie alcoolique (Gillian Jacobs).

Une pseudo-comédie indépendante réalisée et écrite par Goldberg, dont le personnage habituel de neurotique sarcastique, marmonneur et plaintif est ici à son nadir : insupportable, Goldberg passe tout le film à s'apitoyer sur lui-même, à se regarder le nombril, entouré de ses potes qui parlent musique rétro, qui regardent des laserdiscs, et autres activités de hipsters.

Formellement, le film n'a aucune énergie, il erre à droite et à gauche, au gré des envies de Goldberg, qui nous place des flashbacks peu inspirés sur sa relation avant la séparation, entre deux caméos d'une actrice ou d'une autre, dans un rôle secondaire (Gillian Jacobs, Emily Osment, etc).

Toutes ces scènes n'apportent pas grand chose au film, qui tourne rapidement à vide, semble à moitié improvisé, et n'est ni aussi drôle ni aussi malin ou original qu'il semble penser l'être.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #307 : Electric Slide (2014)

Publié le 4 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Biographie, Drame, Policier

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Electric Slide :

Dans le Los Angeles de 1983, l'histoire vraie d'Eddie Dodson (Jim Sturgess), un jeune playboy qui, pour faire face à ses dettes incroyables et éviter que la pègre ne s'en prenne à lui, décide de s'improviser braqueur de banques... un braqueur hors du commun, séducteur, vantard et vêtu sur son trente-et-un, qui en neuf mois va braquer plus d'une soixantaine d'établissements, laissant derrière lui toute une série de témoins tombés sous le charme, et refusant de le trahir. D'autant qu'en parallèle, Dodson est très occupé par l'énigmatique Pauline (Isabel Lucas), qui devient plus ou moins sa partenaire dans le crime...

Inspiré par un article sur la vie du vrai Dodson, voici un semi-biopic ultra-stylisé qui répond à la définition même de coquille creuse, puisque le réalisateur semble nettement plus occupé à composer des plans esthétiquement beaux et réussis, plutôt qu'à rendre ses personnages ou son récit un minimum intéressants.

Résultat, les acteurs prennent la pose, en font trois tonnes, l'atmosphère est éthérée et contemplative, le récit est nébuleux et brouillon, et le métrage dans son ensemble peine à convaincre, plat et anémique, pas aidé par un acteur principal qui semble faire du cosplay, et par sa belle maladive et maigrichonne, qui semble sous l'emprise de substances illicites, et qui n'a aucune alchimie avec Sturgess.

Heureusement qu'il reste tout de même une bande-son d'époque assez réussie, ça remonte un peu la note finale de ce biopic creux et dénué d'intérêt.

1.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #306 : Riftworld Chronicles (2015)

Publié le 3 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Télévision, Review, Comédie, Fantastique, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Riftworld Chronicles :

Lorsqu'il atterrit à Toronto, au 21è siècle, Alar (Tahmoh  Penikett), un sorcier aux pouvoirs extraordinaires issu d'un royaume médiéval au bord du chaos, rencontre Kim (Erin Karpluk), pigiste, et lui demande son aide afin de rentrer chez lui... mais un chasseur de primes menaçant est à ses trousses...

Un moyen-métrage/web-série canadien qui développe sur 45 minutes le pitch d'un court-métrage de 10 minutes intitulé The Portal (2014), de et avec la même équipe.

Malheureusement, cette première mini-saison préfère diluer tout ce qui faisait la force du récit original (c'était bref, percutant, amusant, et ça avait une conclusion qui fonctionnait bien) en meublant énormément, en partant dans d'autres directions, et en rajoutant des personnages secondaires (le frangin rôliste, les collègues), afin de faire de la mise en place pour une seconde saison éventuelle.

Résultat : si le tout reste sympathique, léger, et distrayant (ça repose beaucoup sur les épaules du duo principal, forcément attachant), il se termine alors même qu'il devrait commencer, et frustre énormément. Rien de plus à ajouter, pour être franc : c'est très regardable, mais ça ne restera pas forcément dans les mémoires.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #305 : The Boss (2016)

Publié le 2 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Boss :

Croisement improbable entre Martha Stewart et Donald Trump, Michelle Darnell (Melissa McCarthy) est une grande patronne richissime et célèbre, jusqu'à ce qu'elle soit envoyée en prison pour malversations financières ; à sa sortie, elle est ruinée, abandonnée de tous, et est contrainte de loger chez son ancienne assistante, Claire (Kristen Bell), et sa petite fille. Mais rapidement, le caractère arrogant, vulgaire, manipulateur et autoritaire de Michelle menace cette cohabitation fragile, et la situation se complique encore lorsque Michelle et Claire décident de créer leur propre entreprise, afin d'entrer en compétition avec une troupe locale de girls scouts, en vendant des brownies spécialement conçus par Claire.

On connaît désormais par coeur la formule McCarthy : de la comédie graveleuse, vulgaire, crûe et sans finesse, avec une McCarthy à grande gueule qui cabotine, fait des cascades pas très crédibles, et insulte autrui, mais dont les personnages ont souvent des failles intérieures qui justifient vaguement leur comportement, et que McCarthy révèle dans une scène larmoyante ou plus sincère.

C'est désormais vraiment la routine des comédies vendues sur son nom, et ici, dans cette comédie écrite par et pour elle (et réalisée par son mari), on est à nouveau dans le même schéma.

Un schéma qui s'essouffle de plus en plus, et qui recycle bon nombre de figures imposées, notamment déjà vues dans les comédies de McKay/Ferrell (tous deux producteurs de ce métrage) ; d'ailleurs, je dois dire que le combat de rue entre les deux troupes de girl scouts rappelait très clairement les combats de rues d'Anchorman, y compris dans l'absurdité de certains moments.

Mais le problème, ici, c'est que les failles de Michelle nous sont exposées dès le début du film (elle a grandi dans un orphelinat, rejetée par tout le monde), ce qui affaiblit clairement leur impact sur la durée, à mesure que le personnage continue de se montrer agaçant et envahissant, et que le souvenir de cette introduction se fait de plus en plus diffus dans l'esprit du spectateur.

En résumé, ce The Boss, c'est McCarthy qui fait du McCarthy, et qui commence sérieusement à tourner en rond.

Heureusement que face à elle, il y a Kristen Bell, quelques visages familiers issus du SNL, une fillette naturelle et convaincante, et Tyler Labine en love-interest inattendu de Bell : ces personnages fonctionnent assez bien avec McCarthy, et lui redonnent un peu d'humanité, ce qui aide à faire passer la pilule. Par contre, Peter Dinklage qui continue à composer des antagonistes caricaturaux et déjantés... mwé. Il ne m'a pas forcément convaincu cette fois-ci.

Un tout petit 2.5/6

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Critique éclair : Deadbeat, saison 3 (suite et fin)

Publié le 1 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Télévision, Review, Comédie, Fantastique, Les bilans de Lurdo

RIP : Fauchés et sans repos (Deadbeat) , saison 3 (suite et fin) :

Kevin Pacalioglu (Tyler Labine) est un stoner/slacker new-yorkais, bon à rien sans avenir, et qui n'a qu'un seul talent : celui de voir et de parler aux esprits ne parvenant pas à trouver la paix dans l'au-delà. Après avoir affronté et triomphé de Camomile White (Cat Deeley), une fausse médium médiatisée bien décidée à exploiter les dons de Kevin à son propre bénéfice, Kevin se retrouve de nouveau seul...

Et là, tout de suite, bonne nouvelle, puisque comme je l'espérais, les scénaristes ont nettement levé le pied sur la provoc' graveleuse et creuse dans la suite de cette saison.

Pas totalement non plus, cela dit, puisque le recours à de l'humour bas-de-plafond a toujours fait partie de l'ADN de la série, et qu'ici, ils se lâchent peut-être un peu plus qu'avant dans les scènes scatologiques (on assiste à une étrange récurrence des scènes de WCs et de diarrhées, dans cette saison, ainsi que d'une fausse nudité pixelisée). Mais dans l'ensemble, pour le meilleur et pour le pire, le show revient rapidement à son schéma habituel du fantôme de la semaine, et de semi-parodies hebdomadaires d'un genre ou d'un film.

On se retrouve tout de même - avec l'arrivée de Kal Penn - devant un tournant créatif. Les deux premières saisons du show reposaient sur la rivalité de Kevin et de Camomile, l'autre voyante, et finissaient par développer une jolie relation de couple entre Kevin et une fantômette.

Ici, on reboote tout ça, et on transforme le show en Harold et Kumar 2.0. Et c'est vraiment ça, tout du long : les aventures enfumées de deux stoners aux idées stupides, qui tentent de gagner de l'argent en en faisant le moins possible. Pas forcément le type de show qui m'intéresse le plus au monde, à vrai dire, même si la relation quasi-fusionnelle de "Kumar" et Kevin est assez sympathique et naturelle.

Et sans surprises, ce sont les épisodes les moins axés "marijuana" qui m'ont intéressé :

- le 3x02, par exemple, voit Kevin & Kumar tenter de participer à un concours d'inventions pour enfants (avec comme produit révolutionnaire une armure anti-bullies), recruter un gamin rencontré sur le web pour présenter l'invention, et finir par passer dans To Catch a Predator.

- le 03, par contre, aucun intérêt pour moi, avec son fantôme stoner qui demande aux deux protagonistes de convaincre son ancien pote de fumette (devenu chirurgien) de gagner pour lui un tournoi de bong-pong : de quoi donner lieu à une parodie de film de sport des 80s, avec montage, etc. Rien de révolutionnaire, et bon nombre de shows l'ont fait avant, d'autant que le tout est assez tiré vers le bas par l'intrigue secondaire de Kumar qui se fait passer pour un vendeur d'aspirateur, et étale des excréments de chien sur un tapis, blablabla.

- le 04 retombe dans le graveleux et le lourd, puisque le duo se lance dans le monde du porno, afin de retrouver quel acteur a mis enceinte la star d'un gang-bang, désormais décédée, et qui aimerait connaître le père de sa fille avant de rejoindre l'au-delà. C'est vulgaire, pas très inspiré, assez générique, mais paradoxalement, ça passe encore.

- le 05 est une parodie de Week-end chez Bernie, avec un pseudo-Skrillex, mort d'auto-asphyxie érotique dans sa chambre d'hôtel, et que K&K baladent pendant tout l'épisode, afin d'avoir accès à un night club où un mégachampion de poker doit apparaître. Un épisode amusant, mais con, avec malheureusement le retour de l'employée de morgue nécrophile qui surjoue, mais aussi avec un début de fil conducteur (comme Kevin, le joueur de poker voit et parle aux morts) qui restera malheureusement sous-exploité durant la saison.

- le 06, lui, donne dans la parodie de super-héros assez moyenne, avec un wannabe-vigilante qui réclame vengeance pour sa mort accidentelle. Le tout culminant (malheureusement) dans une poursuite en costumes rythmée par la diarrhée fourdroyante de K&K, qui se vident par tous les orifices tous les trois mètres, dans la rue. Trop drôle. :mellow:

- Un épisode 07 assez quelconque, qui se déroule quasi-intégralement chez les amish (l'épisode est bien moins drôle qu'il ne semble penser l'être, et encore une fois, ça a déjà été fait ailleurs, en plus amusant), et qui parvient tout de même à placer un gag à base de vomi, forcément.

- Parodie de L'Affaire Thomas Crown (et autres films de cambrioleurs) dans le 08, avec le fantôme d'une duchesse obèse nue et pixélisée qui a honte de son portrait vendu aux enchères, car elle ne s'y trouve pas assez grosse ; encore un épisode très très inégal, dont le summum des vannes c'est "la duchesse est une chaudasse obèse aux allusions graveleuses constantes", et "le cambrioleur anglais s'appelle Hugh Anuss".

- Parodie de Prison Break dans le 09, avec Kevin qui doit se faire passer pour un prisonnier dans un pénitencier, afin d'approcher un néo-nazi, et de finir son tatouage, pour le compte d'une fantômette Suicide Girl tatoueuse. Un bon paquet de clichés, et Kumar est quasiment absent de l'épisode, mais c'était regardable et assez rythmé.

- 10 : Remake de Very Bad Trip, qui se transforme encore une fois, à mi-chemin, en film de sport, avec un fight club de sumos, de l'entrainement, etc. Assez redondant et creux.

- 11 : le fantôme d'un LARPer se prend pour un véritable roi trahi par un sbire, et K&K doivent intégrer son groupe de rôlistes, parmi lesquels (encore une fois) l'employée de la morgue. Bon, là, pas de surprises, on a beaucoup des clichés habituels sur les nerds qui jouent aux JDRs grandeur nature, mais le tout finit par être assez léger et sympatoche.

- La série se souvient que la saison est presque terminée, et décide de développer un semblant d'arc et de continuité dans le 12, avec K&K qui se brouillent, Kevin qui part en solo, et s'occupe de dizaines de fantômes à la suite grâce à un gadget emprunté au joueur de poker. Pas forcément intrinsèquement intéressant, avec une histoire d'illusioniste fantôme, qui ne vaut vraiment que pour un petit duel de magiciens amusant.

- 13 : season finale, avec un Kevin qui comprend que tous les fantômes "libérés" avec le gadget du joueur de poker ont en fait été emprisonnés dans celui-ci, car le joueur de poker a prévu d'utiliser l'énergie fantômatique de ces derniers pour alimenter sa future gamme de vibromasseurs révolutionnaires. Un concept absurde qui aurait pu fonctionner et avoir plus de punch si le show avait utilisé le gadget en question plus tôt dans la saison, et si le joueur de poker avait été mieux caractérisé et développé. À part ça, l'épisode refait Buried (le film avec Ryan Reynolds) et Kill Bill, mais sans être forcément très inspiré. Et il parvient à nous placer le fantôme de Benjamin Franklin, qui possède Kumar, et n'a alors qu'une envie : s'auto-sucer. Forcément.

Bref, une saison qui a perdu beaucoup de son charme surnaturel (fini le petit fantôme en plastoc à la Slimer, etc), pour vraiment privilégier l'humour de stoner à la Harold et Kumar. Personnages pas assez développés, parodies trop superficielles, recours au pipi-caca trop fréquent, intrigues et arcs narratifs jamais vraiment aboutis, on sent un peu les scénaristes/showrunners fatigués ; mais bon, là, au moins, on se dit que le show ne pourrait pas passer comme tel sur un grand network, et qu'il exploite donc au maximum son statut de série indépendante diffusée sur le web... je suppose que ça justifie cette direction plus radicale ?

 

(ou pas)

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Critique éclair : Deadbeat, saison 3 (première partie)

Publié le 30 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Télévision, Review, Fantastique, Comédie, Hulu

RIP : Fauchés et sans repos (Deadbeat), saison 3 - 3x01 :

Kevin Pacalioglu (Tyler Labine) est un stoner/slacker new-yorkais, bon à rien sans avenir, et qui n'a qu'un seul talent : celui de voir et de parler aux esprits ne parvenant pas à trouver la paix dans l'au-delà. Après avoir affronté et triomphé de Camomile White (Cat Deeley), une fausse médium médiatisée bien décidée à exploiter les dons de Kevin à son propre bénéfice, Kevin se retrouve de nouveau seul...

Toujours cette série sur Kevin (Tyler Labine) en médium-stoner qui aide des esprits souvent absurdes et décalés à rejoindre l'au-delà après avoir mis en ordre leurs affaires. Comme je le disais dans les deux critiques-éclairs précédentes, la série n'a jamais été très subtile, mais elle restait jusqu'à présent qualitativement plutôt homogène, aurait quasiment pu passer telle qu'elle sur un network américain, et l'affontement de Kevin et d'une fausse médium rivale faisait un fil conducteur global assez sympathique, bien qu'anecdotique.

"Jusqu'à présent", parce que là, avec ce 3x01, un cap est apparemment franchi. Et pas pour le meilleur. Et je pense que le résumé de l'épisode va parler de lui-même :

Kevin, sans un sou et toujours stoner, vit désormais dans un coin d'un salon de massage asiatique, où il est hébergé en échange de menus services (= il sert d'homme de ménage, et nettoie le sperme des clients, comme on le lui ordonne dans l'épisode). Là, il retrouve le nain dealer de la saison précédente (qui joue toujours aussi moyennement), qui n'est plus dealer, et arbore une érection de 35 centimètres sous sa serviette. Le nain lui explique que tous les personnages de la saison précédente sont morts (zou, un soft reboot), puis Kevin voit le fantôme d'un passeur de drogues mexicain, qui lui promet de l'argent s'il l'aide à finir sa dernière livraison.

Seulement voilà : la drogue est toujours dans l'anus du cadavre du passeur ; Kevin s'introduit donc dans la morgue, fist-fucke le cadavre avec moultes grimaces, et pour éviter le retour de l'employée de la morgue, il se fourre aussitôt la drogue dans son propre fondement. L'employée en question le surprend pantalon baissé, le prend pour un nécrophile/scatophile en manque de sexe (comme elle), et décide de lui faire l'amour sur les cadavres.

Mais le médecin légiste les surprend, Kevin finit en prison, où il rencontre Kal Penn (qui nous refait ici Kumar), qui devient aussitôt son nouveau BFF-stoner, malgré les problèmes intestinaux et gastriques de Kevin, provoqués par la drogue ; l'employée de la morgue, bien décidée à coucher avec Kevin, le sort de prison, et tandis qu'elle tente de le forcer à faire l'amour au volant, une capsule de drogue finit par exploser dans l'estomac de Kevin ; celui-ci commence à halluciner, et se réveille au beau milieu d'une orgie avec l'employée et tous les cadavres de la morgue (dont le corps du passeur mexicain, dont on apprend ensuite que Kevin l'a joyeusement sodomisé pendant l'orgie).

Kevin décide alors de se débarrasser de la drogue au plus vite, et se rend donc au salon de massage, où, étendu sur le dos sur une table de massage, il expulse littéralement les capsules contre un mur avec l'aide d'une masseuse asiatique qui lui marche sur le ventre, et lui saute dessus. Kevin peut alors rapporter la drogue aux dealers, tout se finit bien, et il est invité à partager l'appartement de son nouveau BFF.

Voilà. Autant dire qu'à la fin de ce season premiere, j'ai bien envie d'arrêter là, et de ne pas enchaîner sur la suite de la saison, tant c'est graveleux, vulgaire, gratuit, lourd, et surtout, très peu drôle.

Comme en prime il n'y a aucune continuité avec les saisons précédentes, je vais me limiter à jeter un oeil au second épisode, en espérant très franchement que les scénaristes se soient débarrassés de toutes leurs pulsions et frustrations avec le premiere, et que la suite va repartir sur des bases moins atterrantes.

(réponse demain, pour la fin de mon bilan de visionnage)

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Un film, un jour (ou presque) #304 : Neverland (2004)

Publié le 29 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Biographie, Drame, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Neverland (Finding Neverland) :

Écartelé par les critiques et en panne d'inspiration, J.M. Barrie (Johnny Depp) fait la connaissance de Sylvia (Kate Winslet), une veuve à la santé défaillante, et de ses quatre fils, qui lui inspirent une nouvelle pièce de théâtre : un groupe d'enfants refusant de grandir, menés par un certain Peter Pan...

Un mélodrame en costume où se mélangent fantaisie et réalité, avec un James Barrie dont les rêveries s'incarnent à l'image de manière assez stylisée et théâtrales.

Néanmoins, je dois bien avouer avoir regardé une grande partie de ce métrage avec un désintérêt poli : certes, les acteurs (Depp et Freddie Highmore en tête) sont excellents, le récit sait se montrer touchant, et mettre en avant le pouvoir de l'imagination, mais le tout n'a pas vraiment su me captiver, manquait de rythme, et m'a même paru un peu précieux à certains moments.

Ce n'est pas mauvais, mais c'est trop larmoyant pour que j'accroche vraiment.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #303 : Spotlight (2015)

Publié le 28 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Biographie, Histoire, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la distance ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Spotlight :

En 2001, fraîchement arrivé au Boston Globe, le nouveau rédacteur en chef Marty Baron (Liev Schreiber) décide de frapper un grand coup, et confie à l'équipe d'investigation de la rubrique Spotlight (Michael Keaton, Mark Ruffalo, Rachel McAdams et Brian d'Arcy James) une enquête centrée sur un prêtre accusé de pédophilie. Mais bien vite, alors que l'équipe dénoue les fils d'une conspiration de plus en plus importante, les journalistes découvrent l'étendue réelle de ce scandale religieux et politique, et choisissent de résister aux pressions en tout genre, pour que la vérité éclate enfin...

Un drame politico-journalistique adapté d'une histoire vraie, et qui s'est avéré plus prenant que je ne l'avais initialement imaginé.

La distribution exemplaire y est sans doute pour beaucoup, puisqu'elle a un talent et un capital sympathie énorme, mais l'histoire en elle-même est loin d'être inintéressante (même si, il faut bien l'avouer, il est assez aisé au cinéma de susciter l'outrage et d'impliquer le spectateur en jouant sur la carte très sensible des enfants sexuellement maltraités).

On regrettera simplement un côté un peu aride et didactique, parfois à la limite du documentaire fictionnalisé.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #302 : Syrup (2013)

Publié le 27 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Syrup :

Jeune diplômé en marketing, "Scat" (Shiloh Fernadez) est prêt à tout pour connaître le succès, et il est bien décidé à vendre son concept de boisson gazeuse, Fukk, à la compagnie phare du marché. Il rencontre alors "Six" (Amber Heard), responsable marketing de la compagnie, qui finit par être convaincue... et par tenter de lui voler le concept. Mais "Sneaky Pete" (Kellan Lutz), le colocataire de "Scat", les prend tous deux de vitesse, et leur vole leur idée. Malgré leurs différences, "Six" et "Scat" vont désormais s'associer afin de se venger de "Pete", et devenir multi-millionnaires par la même occasion...

Une comédie satirique que j'ai déjà vue, mais dont il ne me restait aucun souvenir. Et en revoyant le film, il n'est pas difficile de deviner pourquoi.

Stylistiquement parlant, cette adaptation d'un livre sur l'univers de la publicité et du marketing lorgne en effet tellement sur des films comme Fight Club, ou sur les adaptations de Bret Easton Ellis qu'on est constamment renvoyé à des oeuvres plus efficaces, plus stylisées, et plus impertinentes que ce Syrup.

Car si le film se veut initialement l'équivalent US de notre "99 francs", il finit progressivement par se transformer en semi-rom-com mollassonne à la conclusion très prévisible : pour résumer, ça tourne à vide au bout d'un moment, et la seconde partie du film n'est pas à la hauteur de sa première moitié.

Reste tout de même une Amber Heard excellente en exécutive glaciale et manipulatrice, et une ironie certaine dans le fait que toutes ces idées qui paraissent improbables et radicales aux personnages du film ont fini par être appliquées par Coca Cola IRL (Fukk, la version canette noire destinée aux hommes = Coke Bläk/Coke Zero ; l'idée des canettes personnalisées avec des noms...)

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #301 : The Escort (2015)

Publié le 26 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Escort :

Mitch (Michael Doneger), jeune journaliste de Los Angeles, est célibataire, sans un sou, et il passe le plus clair de son temps à avoir des rapports sexuels sans lendemain avec des femmes trouvées via une application de rencontres. Un jour, il croise le chemin de Natalie (Lyndsy Fonseca), une call-girl indépendante qui, après avoir fait la connaissance du jeune homme, lui propose un marché assez simple : il l'accompagne pendant sa journée et lui sert de garde-du-corps, et en échange, Natalie accepte de devenir le sujet de son nouvel article. Rapidement, cependant, les sentiments s'en mêlent...

Une comédie romantique pas désagréable, sans plus, mais qui se regarde très facilement, et fonctionne notamment en grande partie grâce à l'humour de certaines situations et dialogues, et grâce au charisme et au capital sympathie de sa distribution (excellent Bruce Campbell en père déglingué). Gentillet pour ce que c'est.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #300 : Teach Me Love (2015)

Publié le 25 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Teach Me Love (Some Kind of Beautiful / How To Make Love Like an Englishman) :

Professeur de littérature et de poésie à Cambridge, Richard Haig (Pierce Brosnan) est un séducteur qui enchaîne les conquêtes, et finit par faire (involontairement) un enfant à Kate (Jessica Alba), l'une de ses élèves. À l'initiative de la jeune femme, Haig part alors avec elle en Californie, pour y élever le bébé. Mais la vie en Amérique ne réussit pas à Richard, qui finit par être trompé par Kate, avec Brian (Ben McKenzie). Seul et titulaire d'un poste miteux, Richard se rapproche alors d'Olivia (Salma Hayek), la séduisante soeur aînée de Kate...

Une dramédie qui permet à Brosnan et Hayek de se retrouver après Coup d'éclat (2004), mais qui malheureusement met un certain temps à se mettre en place, et ne décolle jamais vraiment.

C'est loin d'être la faute de la distribution, plutôt bonne (même si Alba est étrangement antipathique, et que l'accent de Salma est étrangement aléatoire), mais le script prévisible, et l'histoire somme toute assez générique desservent vraiment les acteurs, et l'on finit par regarder le tout d'un oeil passif et guère impliqué.

M'enfin ça reste techniquement compétent. Et puis Salma.

2.5/6

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Critique éclair : Unbreakable Kimmy Schmidt (saison 2)

Publié le 24 Avril 2016 par Lurdo dans Télévision, Critiques éclair, Review, Comédie, Sitcom, Netflix

Unbreakable Kimmy Schmidt, saison 2 :

Une seconde saison sympathique, avec toujours une écriture assez fine et absurde, qui rivalise par moments avec le meilleur de 30 Rock, et une interprétation à l'identique. Il y a un bon paquet de moments hilarants, de running gags qui font mouche (j'ai un faible pour l'épisode Fraîcheur Mentos)... mais paradoxalement, je crois que j'ai préféré la première saison.

Je n'arrive pas vraiment à expliquer pourquoi, c'est un ressenti plus qu'autre chose, mais là, à certains moments, j'ai eu l'impression que le show se perdait un peu chemin, alors que la saison 1 était peut-être plus fraîche et directe. Et puis je dois bien avouer que certains guests m'ont laissé plutôt de marbre, comme Fred Armisen, Tina Fey elle-même (même si c'est plus un problème de surexposition de son personnage, qui est amusant, mais à plus petites doses), ou encore Lisa Kudrow, qui ne m'a jamais vraiment convaincu en mère biologique de Kimmy. Ah, et Jane Krakowski m'a semblée perdue dans la bataille, dans son couple assez moyen avec David Cross.

M'enfin bon, ce sont des bémols mineurs, en fin de compte.

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Un film, un jour (ou presque) #299 : Big Stone Gap (2015)

Publié le 22 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Big Stone Gap :

En 1978, dans la petite ville minière de Big Stone Gap, au coeur des montagnes de Virginie, vit Ave Maria Mulligan (Ashley Judd), une vieille fille de 40 ans vivant avec sa mère, et passant ses journées à servir des clients au guichet de la pharmacie locale. Mais la mort de sa mère déclenche toute une série d'événements dans la vie d'Ave, lorsque cette dernière se découvre des origines inattendues : bientôt, c'est toute la vie d'Ave qui bascule, alors qu'elle doit choisir en amour, famille, et liberté...

Un long-métrage adapté d'un roman populaire par son auteur (ici à la fois au script et à la réalisation), et qui, il faut bien l'avouer, n'aurait pas dépareillé au sein de la collection Hallmark Hall Of Fame, tant il en a tous les atours : très orienté nostalgie country/rurale, dans une petite ville aux environnements naturels assez agréables et esthétiques, ce film bénéficie d'une distribution prestigieuse-mais-pas-trop (Judd, Patrick Wilson, Whoopi Goldberg, Jenna Elfman, Anthony LaPaglia, Jane Krakowski...), d'un budget confortable-mais-pas-trop, et raconte une histoire de femme perdue et prisonnière d'elle-même, qui s'émancipe, et reprend goût à la vie, blablabla.

Seul problème : ce n'est pas un téléfilm Hallmark, mais un film de plus de 100 minutes, pas particulièrement bien rythmé, ni mémorable.

D'autant qu'Ashley Judd est probablement trop charmante et séduisante (elle ne fait pas son âge, en tout cas) pour être totalement crédible en vieille fille de 40 ans qui n'a jamais connu l'amour (ou alors, c'est que les hommes de la ville sont aveugles).

Néanmoins, elle porte tout de même le récit sur ses épaules, et en est le principal intérêt : le film n'est en effet pas très mouvementé (c'est plus une tranche de vie qu'autre chose), est très balisé, et parfois un peu tiré vers le bas par les excentricités de ses personnages secondaires (Whoopi est presque désagréable, et Elfman bascule régulièrement dans le surjeu caricatural).

En résumé, un film bien interprété (pour la plupart des acteurs), mais un peu trop sirupeux pour son propre bien, pas totalement maîtrisé par sa réalisatrice/scénariste, et surtout, pas du tout mémorable.

Un minuscule 3/6 (pour Ashley ; mais honnêtement, c'est le genre de film qui passe instantanément sous la moyenne en cas de revisionnage)

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Un film, un jour (ou presque) #298 : Self Control (2003)

Publié le 21 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Self Control (Anger Management) :

Dave Buznik (Adam Sandler), un employé effacé et discret, est contraint de suivre une thérapie comportementale auprès du Dr. Buddy Rydell (Jack Nicholson), afin d'apprendre à contrôler sa colère. Mais Rydell est, lui-même, incontrôlable, et il s'avère particulièrement envahissant...

Nicholson a l'air de s'amuser, Sandler est en mode mineur, et Marisa Tomei est charmante comme toujours, mais le film est particulièrement pépère, oubliable, répétitif et longuet (en plus de souffrir d'une post-sychro assez moyenne), malgré quelques moments et caméos sympas (Woody Harrelson en travesti ! January Jones en porn-star !?).

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #297 : Adaline (2015)

Publié le 20 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Drame, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Adaline (The Age of Adaline) :

Après un accident de voiture étrange, Adaline Bowman (Blake Lively) a tout simplement cessé de vieillir, immortelle et éternellement séduisante à l'âge de 29 ans. Aujourd'hui âgée de plus de 100 ans, désenchantée, et après avoir changé à de nombreuses reprises d'identité, elle rencontre Ellis Jones (Michiel Huisman), un séduisant héritier, et pour la première fois depuis des décennies, Adaline s'autorise à tomber amoureuse. Mais lorsqu'elle rencontre le père d'Ellis, William (Harrison Ford), le secret d'Adaline s'effondre...

Un drame romantique fantastique qui donne l'impression d'être une adaptation d'un livre (on pense au Secret de Charlie, ou à Benjamin Button), mais qui en fait, est un scénario original.

Enfin, original, c'est vite dit, puisque cet Adaline rappelle beaucoup d'autres oeuvres similaires.

Beaucoup trop, d'ailleurs.

Forcément, puisqu'au coeur de ce récit se trouve l'équation immortalité = souffrance émotionnelle qu'on avait déjà dans Button, ou dans Highlander. D'ailleurs, continuons ce petit jeu... si l'on prend Highlander, que l'on retire l'action et les combats à l'épée, que l'on retire la musique envoûtante, que l'on retire l'émotion, que l'on retire le charisme des acteurs, que l'on retire la fresque historique (ici, la vie d'Adaline ne couvre qu'à peine une centaine d'années, et le côté historique ne débouche sur rien), et que l'on change le sexe du protagoniste, on se retrouve avec Adaline : une romance insipide au possible, à la distribution terne et transparente (mention spéciale à Huisman, inexistant alors qu'il est sensé être suffisamment charmant pour tirer Adaline de sa torpeur), à la narration occasionnelle en voix-off inutile et génante, au rythme mollasson, aux personnages secondaires jamais développés, et à la fin convenue, banale, et affreusement prévisible.

Attention, ce n'est pas forcément un mauvais film (Harrison Ford est notamment assez bon, et son doppleganger jeune est assez bluffant), et je ne doute pas que certain(e)s y trouveront leur compte... mais les thématiques abordées l'ont déjà été ailleurs, en nettement mieux, et il y a plus d'émotion dans une scène d'Highlander que dans tout ce métrage inabouti et sans personnalité.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #296 : Gambit - Arnaque à l'Anglaise (2012)

Publié le 19 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Policier

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Gambit - Arnaque à l'Anglaise :

Timide, maladroit et balbutiant, l'expert en art Harry Deane (Colin Firth) est bien décidé à donner une leçon à son employeur, un arrogant et richissime homme d'affaires anglais (Alan Rickman). Pour cela, il conçoit une arnaque de taille, et recrute une Texane exubérante (Cameron Diaz), afin de rendre crédible l'échange d'un tableau hors-de-prix contre une contrefaçon experte. Mais ce plan complexe tourne rapidement au cauchemar, puisque rien ne se déroule comme prévu...

Remake (assez libre) du film "Un Hold-Up Extraordinaire" (1966, avec Shirley MacLaine et Michael Caine) écrit par les frères Coen, cette comédie outrée ne fonctionne jamais vraiment : tout est prévisible, forcé, ça manque cruellement de punch et de mordant, et ça finit par n'être qu'un numéro de trois acteurs laissés en roue libre avec des personnages caricaturaux.

Pas vraiment intéressant, malgré les efforts de tout le monde, et notamment de Firth, qui fait de son mieux pour singer l'Inspecteur Clouseau (mais n'est pas franchement fait pour une telle farce sans subtilité).

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #295 : Mise à l'épreuve 2 (2016)

Publié le 18 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Policier, Action, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Mise à l'épreuve 2 (Ride Along 2) :

Apprenti policier, Ben Barber (Kevin Hart) est sur le point d'épouser la soeur de James Payton (Ice Cube), l'inspecteur inflexible et menaçant avec qui il fait équipe. Les deux hommes ne s'entendent donc toujours pas, mais lorsqu'ils doivent partir en mission à Miami, pour enquêter sur un réseau de trafiquants de drogues, voilà qu'ils marchent sur les plates-bandes d'un officier de police local (Olivia Munn), et sur celles d'un baron du crime (Benjamin Bratt), trahi par AJ (Ken Jeong)...

Pour faire simple : je n'ai absolument aucun souvenir du premier film, que j'ai pourtant vu... ce qui est généralement assez mauvais signe.

D'autant que cette suite est exactement la même chose que le premier épisode, mais visiblement en encore moins inspiré ou drôle.

Autant dire que le tout est particulièrement médiocre, et que tous les acteurs sont en pilotage automatique : Kevin Hart fait son numéro habituel, Cube se contente de froncer les sourcils, Jeong fait du Jeong (mais en mode mineur, ce qui est toujours appréciable), et Olivia Munn fait de la figuration, totalement sous-exploitée.

En résumé, une comédie policière inutile, au rythme mollasson, à la réalisation plate, et qui n'a ni idées ni humour en stock. Reste Miami, qui fait toujours un environnement très cinégénique et intéressant.

1.5/6

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