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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Catch Review : WWE NXT Takeover - The End (08/06/2016)

Publié le 11 Juin 2016 par Lurdo dans Catch, Review, WWE, NXT, Télévision

Nombreuses rumeurs menaçantes au sujet de NXT, vis à vis du titre visiblement définitif de ce Takeover, et de la réorganisation imminente des brands de la WWE. Espérons que NXT ne va pas en pâtir...

WWE NXT Takeover - The End (08/06/2016) :

# Pre-show #

- Étrange ambiance, avec les trois présentateurs qui se demandent ce que peut bien signifier "The End", et si c'est la fin de la brand, etc...

- "NXT, sponsorisé par Babymetal." :mrgreen:

- Toujours du mal à voir, dans ce push de Nia Jax, quoi que ce soit d'autre que "hey, encore une cousine de The Rock, si on en faisait une superstar" ; et honnêtement, ça serait sympa qu'Asuka travaille son anglais, parce que ça fait tâche, là.

- Tease pour le début d'Andrade "Cien" Almas, un luchador qui fait ses débuts démasqué ce soir.

- Récap de Shinsuke Nakamura vs Austin Aries. C'est prometteur.

- Récap de Revival vs American Alpha. Interview de The Revival... je n'y peux rien, je les trouve beaucoup trop génériques, ces deux-là.

- Récap de Joe/Balor. J'ai toujours du mal avec Balor, mais bon...

 

# The End #

- Grosse récap de toute l'histoire de la NXT, et promesse de la fin du commencement, du commencement de la fin, et du début d'une nouvelle ère. Le show est rebaptisé "The End of the beginning", ce qui est déjà nettement moins inquiétant.

- Perfect Ten Tye Dillinger vs Andrade Cien Almas. Dillinger a un costume ridicule, mais est assez solide dans le ring (un peu le même style que Cesaro, en fait), et le match est particulièrement peu mémorable. Rien d'exceptionnel, mais rien de désastreux non plus.

- Revival vs American Alpha, NXT Tag Titles. Un tag match très compétent, avec un public motivé. Pas forcément fan de la toute fin, ou de cette nouvelle équipe managée par Paul Ellering.

- Aries vs Shinsuke Nakamura. Excellent match, qui a su narrer une histoire intelligente, celle d'un Aries qui se donne à 200%, et perd sur une seule erreur regrettable.

- Asuka vs Jax, NXT Women's Championship. Mwé. Jax est clairement un bon niveau en dessous, nettement plus lente, et se contente de profiter de sa taille et de sa force en abusant du no-selling... mais c'était regardable, bien qu'un peu brouillon çà et là, et avec une fin assez peu marquante.

- Joe vs Finn, Cage match, NXT title. Mwé (bis). Un match en cage, ça limite forcément l'action plutôt que de permettre de la décupler, donc déjà ce n'est pas mon style de match favori, surtout avec cette tendance actuelle à passer par la porte pour s'échapper de la cage. Et pour ne rien arranger, j'ai toujours du mal avec Balor, qui est un bon catcheur, mais a été tellement surhypé sur la base de son maquillage et de son entrée que j'ai toujours du mal à me passionner pour ses matches. Un match de championnat honorable, mais moins spectaculaire que ce que j'espérais.

 

Un NXT Takeover assez mineur, en fin de compte, mais qui n'est nullement mauvais ; le seul problème, c'est que la compagnie a placé la barre tellement haut durant certains shows passés, notamment au niveau de la division féminine, que forcément, derrière, ça déçoit dès que ça n'est plus aussi excellent.

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Un film, un jour (ou presque) #334 : X-Men - Apocalypse (2016)

Publié le 10 Juin 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Marvel, Science-Fiction, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

X-Men - Apocalypse :

Depuis l'aube de l'humanité, Apocalypse (Oscar Isaac), le premier mutant, est vénéré comme un dieu, et passe de corps en corps, accumulant les pouvoirs et les règnes au fil des générations. Toujours entouré de quatre autres mutants dont il décuple la puissance, Apocalypse a cependant été trahi, et enterré pendant des millénaires dans les ruines de sa pyramide. Mais alors que débutent les années 1980, et que l'existence des mutants devient connue de tous, Apocalypse sort enfin de son sommeil, bien décidé à reconquérir son trône. Pour arrêter Apocalypse et ses quatre Cavaliers - Psylocke (Olivia Munn), Tornade (Alexandra Shipp), Angel (Ben Hardy) et Magneto (Michael Fassbender) -, le professeur Xavier (James McAvoy) ne peut compter que sur Moira MacTaggert (Rose Byrne), sur Vif-Argent (Evan Peters), sur Mystique (Jennifer Lawrence), sur Fauve (Nicholas Hoult), et sur une équipe de jeunes recrues mutantes, maîtrisant à peine leurs pouvoirs - Cyclope (Tye Sheridan), Jean Grey (Sophie Turner) et Diablo (Kodi Smit-McPhee)...

Aucune surprise : comme je le mentionnais dans ma critique de la Rogue Cut de X-men : Days of Future Past, je continue d'avoir un rapport étrange aux films de Bryan Singer. Le premier visionnage est généralement très positif, puis ils vieillissent très mal dans mon esprit, et lorsque je les revois, je suis souvent agréablement surpris, et les points positifs prennent alors le pas sur les faiblesses indéniables et récurrentes des métrages de Singer.

Ici, ce sera probablement une nouvelle fois le cas avec cet X-men : Apocalypse... même si je soupçonne ce métrage de vieillir nettement plus mal que son prédécesseur, dont la Rogue Cut achevait de lui donner la forme initialement désirée. Car en vérité, cet X-men : Apocalypse ressemble un peu à une occasion partiellement manquée, et ce par la faute de certains des choix inhérents à la franchise X-men.

Mais commençons par le commencement : les années 80. Et là, première occasion manquée : le film n'exploite pas assez son époque. En fait, à une scène ou deux près, à une coiffure ou deux près, il aurait pu se passer aujourd'hui que ça ne changerait absolument rien au résultat final.

Et qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit : j'adore le fait que Singer ait ouvertement décidé de placer chaque film dans une décennie temporelle différente ; en effet, ça pose des problèmes de continuité et de non-vieillissement des acteurs... mais honnêtement, je m'en moque royalement. Cyclope était dans les comics des années 60, il est toujours là dans les années 2010, personne ne se pose la question du pourquoi ou du comment, c'est simplement un concept comme un autre : des personnages intemporels qui vivent des aventures à toutes les époques, sans trop se soucier du réalisme et de la continuité.

Mais reste que le potentiel des années 80 est franchement sous-exploité dans ce film... autre potentiel sous-exploité : les X-men en eux-mêmes. On aurait pu croire que Singer veuille aller dans une direction originale, et éviter de retomber dans du déjà-vu... mais non. Visiblement, Singer veut régler ses comptes avec X-men 3, et se réapproprier certains personnages de la trilogie originale : résultat, on se retrouve une nouvelle fois avec Cyclope, Tornade, Diablo, Jean Grey/le Phénix (pas très convaincante, la Sophie Turner, d'ailleurs), au détriment de pas mal de seconds couteaux qu'on aurait voulu voir un peu plus (Jubilee, etc).

Au rayon recyclage envahissant, Magneto, encore et toujours traumatisé, Mystique (Jennifer Lawrence a l'air de s'ennuyer royalement, et ne sert pas à grand chose), Moïra (qui fait de la figuration), Wolverine... et la scène de Vif-Argent, qui fait redite avec le film précédent (mais qui est tellement drôle qu'elle en est peut-être même meilleure)...

Les nouveautés, maintenant : Psylocke est inexistante, Angel n'est pas bien plus présent, et Apocalypse... pauvre, pauvre Apocalypse. Il manque cruellement de carrure, de charisme et d'ampleur, tant physique que scénaristique, et Oscar Isaac a beau faire de son mieux, il n'arrive jamais vraiment à le rendre menaçant.

Autant dire qu'avec ce méchant décevant, tous ces personnages sous-développés, cette tendance à la redite, cette bande originale aux 2/3 oubliables (le dernier tiers étant toute l'introduction d'Apocalypse en Égypte, avec choeurs grandiloquents très réussis ; le thème habituel des X-men, plutôt bien réorchestré ; une brève reprise de Beethoven ; et un second thème mémorable... mais qui ressemble beaucoup trop à The Ecstasy of Gold de Morricone) et un abus de destruction numérique assez médiocre (de manière générale, les effets spéciaux - paysages et doublures numériques - manquent ici de rendu et de réalisme, et sont donc très frustrants), le film a de quoi décevoir, ce qui explique probablement les critiques très mitigées.

Et pourtant, malgré tous ces défauts, je n'ai pas vraiment vu le temps passer, et lorsque l'affrontement final est arrivé, avec son travail en équipe, son duel psychique, et l'apparition du Phénix, j'étais vraiment dedans.

En résumé, c'était donc une séance mitigée, frustrante, mais néanmoins légèrement positive.

Dernier problème : la scène post-générique qui, si elle commençait de manière amusante (les serpillières, l'aspirateur... je m'attendais presque à ce que les hommes en costume soient les agents d'assurance du Colonel Stryker venus évaluer les dégats), se finit de manière plate, en promettant quelque chose qui, pour être franc, ne m'inspire pas du tout.

3.5/6 (en espérant, sans trop y croire, l'équivalent d'une Rogue Cut qui permette de revoir le film à la hausse en en gommant certains défauts)

 

EDIT de Mars 2017 :

Après avoir revu le film, je ne peux m'empêcher de baisser sa note à un tout petit 3/6. En fait, ce qui se dégage vraiment de ce métrage, c'est une impression d'inabouti, de raté, un projet mis en chantier trop vite, à partir d'un premier jet de scénario pas assez travaillé, et au rendu visuel trop faible - que ce soit dans la direction artistique ou dans les effets spéciaux - pour compenser l'ampleur et les points faibles du script. Vraiment dommage, et une belle occasion manquée.

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Un film, un jour (ou presque) #333 : Grimsby, Agent Trop Spécial (2016)

Publié le 9 Juin 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Action, Thriller, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Grimsby, Agent Trop Spécial (Grimsby) :

Pas très intelligent, Nobby (Sacha Baron Cohen) est un supporter de foot vivant à Grimsby, une communauté anglaise populaire et défavorisée, en compagnie de sa compagne obèse (Rebel Wilson) et de leurs neuf enfants. Toute sa vie, il a rêvé de retrouver son frère Sebastian (Mark Strong), disparu lorsqu'ils étaient jeunes, et finalement, ce rêve est exaucé... mais Sebastian est devenu le meilleur agent du MI6, et il est sur la trace de dangereux terroristes.

Pendant 51 minutes, ce Grimsby est générique au possible, une sorte de comédie d'espionnage lourde, dérivative et pas très inspirée, avec des moments graveleux et vulgaires, un peu de pipi caca, des vannes éculées et prévisibles... mais somme toute rien de bien méchant.

À un ou deux gags près (qui vont un peu plus loin, d'un point de vue visuel, que dans une comédie américaine), ça aurait même pu être un film de Will Ferrell, avec Ferrell et Mark Wahlberg dans les rôles titres.

À la réalisation, Leterrier fait par ailleurs son boulot, et parvient même à ouvrir son film sur une scène d'action en vue subjective, à la Hardcore Henry, très réussie malgré un montage ultra-cut blindé de faux raccords (un problème récurrent durant le reste du film).

Le tout reste néanmoins particulièrement basique, et manque cruellement de mordant, surtout en regard des personnages plus satiriques et piquants auxquels Sacha Baron Cohen nous avait habitués.

Et puis soudain, au bout de 51 minutes, le film bascule, avec une scène qui semble tout droit sortie d'une version d'Ace Ventura en Afrique réservée aux adultes : pour échapper à leurs poursuivants en pleine savane, les deux frangins se dissimulent... dans le vagin d'une éléphante. Une éléphante qui se fait sauvagement prendre par un mâle, le tout filmé depuis l'intérieur de l'éléphante, avec les deux acteurs contraints de masturber un énorme membre viril d'éléphant en caoutchouc jusqu'à l'orgasme. Et puis tout le reste du troupeau prend la suite du mâle, l'un après l'autre, avec des litres et des litres de semence déversés sur le visage des acteurs.

Une scène totalement WTF, même pas particulièrement drôle, et qui a achevé de me faire décrocher de cette comédie médiocre, jamais corrosive, à peine digne d'un Scary Movie ou d'un spoof de ce genre (on est vraiment dans le même registre que le meurtre via glory hole du premier Scary Movie), mais qui heureusement reste finalement assez courte.

Et puis Scott Adkins est encore une fois sous-exploité...

1.75/6

(nan mais sérieusement, le climax de ce film, ce sont les deux frangins qui, pour empêcher le décollage et l'explosion de deux mini-fusées emplies d'un virus toxique lors de la finale de la Coupe du Monde, se les enfoncent dans l'anus au beau milieu du stade, un geste qui les propulse dans les airs, et mène indirectement à la contamination de Donald Trump par le virus du SIDA... à ce niveau-là, c'est à se demander à quoi tournaient Cohen et ses compères - le scénariste de Les Mondes de Ralph et de Zootopie, et le scénariste de Hôtel Transylvanie -  lorsqu'ils ont écrit le script...)

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Un film, un jour (ou presque) #332 : Hardcore Henry (2015)

Publié le 8 Juin 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Hardcore Henry :

Dans un laboratoire russe ultra-moderne, un homme est ramené à la vie par son épouse (Haley Bennett), qui lui explique qu'il a eu un accident grave, qu'il est partiellement amnésique, et qu'il est désormais un être mi-homme mi-machine surpuissant et indestructible. Mais lorsque les hommes d'Akan (Danila Kozlovsky), un psychopathe albinos aux pouvoirs télékinétiques, attaquent le laboratoire et enlèvent sa femme, le cyborg se lance dans une croisade sanglante pour sauver sa chère et tendre, aidé en cela par Jimmy (Sharlto Copley), un chercheur paralytique capable de changer de corps à volonté.

À l'origine de ce Hardcore Henry, des vidéos YouTube tournées à la GoPro, en vue subjective, pour un micro-budget, par un cinéaste russe.

Buzz internet oblige, il a donc cru bon de transformer cette expérience en long-métrage d'une centaine de minutes, au mauvais croisement d'un film d'action/sf, d'un jeu first person shooter, et d'un comic-book.

Je dis "mauvais", car il faut bien avouer qu'hormis la prouesse technique, il n'y a pas grand chose à sauver de cette expérience Hardcore Henry, assez creuse et lassante : ça joue assez mal (Sharlto "compose" trois douzaines de personnages et d'accents différents, tous aussi bancals, et le méchant albinos est calamiteux), le script est cousu de fil blanc et donc ultra-routinier, et l'ensemble est très mal rythmé.

En résumé, tout ça fait très "film de genre russe", avec ce que ça sous-entend souvent de dérivatif, de mauvais goût racoleur (certaines scènes, ou encore le générique de début, tout en gros plans numériques sur différentes mises à mort), de choix musicaux étranges, et d'usage improbable du budget effets spéciaux.

Paradoxalement, ici, c'est tout le début du film (le côté le plus ouvertement science-fiction cyberpunk du film) qui s'avère le plus intéressant, entre son laboratoire volant, ses capsules d'évacuation, ses greffes de membres en CGI, etc. Ensuite, rapidement, le gimmick de la vue subjective perd de son intérêt, à mesure que les fusillades s'enchaînent, et se ressemblent.

D'autant plus frustrant que çà et là, quelques idées intéressantes et quelques éléments "originaux" (poursuite en voiture hélicoptère, tank, etc) surgissent... avant de retomber dans une énième poursuite/fusillade, qui donne au spectateur l'impression de regarder un rail shooter en mode démo.

Bref, quand on arrive enfin à la dernière grosse scène d'action, vaguement repompée sur le Burly Brawl de Matrix Reloaded, on finit par être totalement indifférent aux aventures de ce protagoniste muet et indestructible... ce qui est, avouons-le, très problématique. (d'autant que le retournement final de situation ne surprendra personne... )

2.5/6 (pour la technique) - 0.25 (pour le twist pourri) = 2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #331 : Machete Maidens Unleashed ! (2010)

Publié le 7 Juin 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Fantastique, Action, Aventure, Horreur, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Machete Maidens Unleashed ! :

Dans les années 70, les Philippines sont devenus l'El-dorado du cinéma d'exploitation américain, un pays exotique où les réalisateurs occidentaux pouvaient faire ce qu'ils voulaient, comme ils le voulaient, et pour une bouchée de pain. Des films sexuels, horrifiques, violents, sanguinolents, avec des monstres, des prisons, et des soldats libidineux... bref, des films Z, qui ont pourtant marqué l'histoire du Septième Art de leur empreinte.

Un documentaire très sympathique et dynamique, réalisé par la même équipe qu'Electric Boogaloo (le documentaire sur la Cannon) et Not Quite Hollywood (consacré au cinéma d'exploitation australien des 60s/70s), et qui propos d'innombrables images d'archives couvrant tous les sous-genres de ce cinéma d'exploitation des années 70, ainsi que des interviews de la majorité des personnes impliquées dans la production de ces films, que ce soit les acteurs, les scénaristes, ou les réalisateurs.

On notera avec un certain amusement les interventions moqueuses de John Landis, qui ne se prive pas pour joyeusement remettre à l'heure les pendules de tout le monde, notamment des réalisateurs/scénaristes/actrices qui tentent de rationaliser et de justifier certains de ces films comme étant des manifestes féministes et raciaux aux messages cachés et profonds.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #330 : Mr. Right (2015)

Publié le 6 Juin 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Romance, Comédie, Drame, Action, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Mr. Right :

Récemment trompée par son compagnon, Martha (Anna Kendrick), une jeune femme hyperactive et excentrique, se réfugie dans l'alcool, jusqu'à ce qu'elle rencontre "Mr. Right" (Sam Rockwell), l'homme parfait pour elle. C'est aussitôt le coup de foudre entre ces deux personnalités extravagantes, mais les choses se compliquent lorsque la véritable profession de Mr. Right le rattrape : tueur à gages repenti, il est traqué par son ancien mentor (Tim Roth) et est engagé par un mafieux voulant éliminer son frère aîné...

Une comédie romantique et d'action assez dérivative dans son concept (on pense notamment beaucoup a des films comme Grosse Pointe Blank, Kiss and Kill, etc) et qui est écrite par Max Landis, avec ce que ça comporte de qualités et de défauts intrinsèques, qui s'équilibrent à peu près.

Ainsi, toute la première moitié du métrage (orientée "comédie romantique") est à l'image de Max Landis dans ce qu'il a de pire : c'est forcé, artificiel, bruyant, surexicté, et imbuvable, tant ça tente d'être décalé, original et ironique ("Oh, il tue en dansant et en portant un nez de clown ! Oh, elle porte des oreilles de chats, c'est trop décalé !").

Résultat : le "meet cute" de mise dans les comédies romantiques ne fonctionne tout simplement pas ici, tant le métrage semble être décidé à en faire trop. La faute en revient au script de Landis (on reconnaît clairement sa voix et son style dans la bouche de tous ses personnages), à la réalisation pas toujours inspirée, à l'illustration musicale vraiment évidente et pataude, mais aussi et surtout (et ça me peine de le dire, car j'aime beaucoup cette actrice) à l'interprétation d'Anna Kendrick (ou bien à la manière dont elle a été dirigée, je ne sais pas trop), qui semble persuadée qu'interpréter une fille excentrique et hyperactive, cela veut dire jouer comme si elle était perpétuellement ivre et/ou sous l'influence de substances-illicites-qui-font-rire.

Un choix d'interprétation qui participe grandement à l'impression de forcé qui se dégage de toute cette partie du film, d'autant que tous les autres personnages restent assez peu mémorables, victime d'un semblant de caractérisation un peu trop sommaire et expédiée : Roth en est réduit à faire des accents minables, Rockwell (s'il est efficace dans ses scènes d'action) fait son numéro habituel, Mos Def n'est pas désagréable (sans plus), et les méchants sont quasi-interchangeables et transparents, réduits à une caractéristique basique : la brute, le black, le coléreux, le couard, etc...

Heureusement que dès que les choses s'emballent un peu, dans la seconde moitié du film, ça commence à respirer un minimum, avec un rythme suffisant pour éclipser un peu les défauts évidents de l'écriture. Dommage cependant que Kendrick continue à jouer son personnage de la même manière jusqu'à la fin du film, cela affaiblit considérablement la sincérité et la crédibilité de ce qu'il y a à l'écran, et de ce couple au capital-sympathie pourtant assez important.

3/6

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Catch Review : Chikara King of Trios 2015 - Night 3

Publié le 5 Juin 2016 par Lurdo dans Catch, Review, Chikara

Je continue de passer en revue le King of Trios 2015 de la Chikara, en enchaînant avec la Night 2.

Chikara King of Trios 2015 - Night 3 :

- Promo énervée de la Devastation Corporation.

- Un public un peu plus smark et agaçant que les deux premiers soirs.

- 1/2 finale du KOT - Team LU/AAA vs Team Devastation Corporation. Fenix s'excuse en pre-match pour avoir lâché un juron pendant son match la nuit précédente (on ne rigole pas avec ça à la Chikara), et se fait passer à tabac par la DevCorp, qui domine largement le match, avant de se faire prendre de vitesse par la Team Lucha, qui leur vole la victoire de manière assez sympathique.

- 1/2 finale du KOT - Team Bullet Club vs Team Fight Club Pro. AJ qui continue à se méfier de la troisième corde et qui la vérifie dès son arrivée dans le ring = :mrgreen: Un match plutôt réussi, là aussi, bien qu'assez prévisible.

- Promo amusante du Gentleman's Club.

- Team Gentleman's Club vs Team Crown & Court. Du 4 vs 4 comique, forcément, avec Jervis Cottonbelly, le Swamp Monster, Orange Cassidy (aka le slacker fainéant), Chuckie T et Los Ice Creams. Ça déconne à plein tube, la voix de Gavin Loudspeaker décède aux commentaires en plein milieu de match, bref, un affrontement très amusant, et qui détend l'atmosphère.

- Tag Team Gauntlet. Dans l'ordre, les Throwbacks, une sauterelle & une abeille, Argus & Mascara Purpura, le Blue Meanie & Simon Dean, 3.0, Attack Pro, l'Osirian Portal, Battleborn, la Colony Xtreme Force et le BDK. Un gros mélange de catch, de comédie (la thumb-war en plein milieu du match :mrgreen:), de bordel nonsensique, de storylines qui avancent, bref, un gauntlet typique de la Chikara, et toujours agréable à suivre.

- The Proletariat Boar of Moldova vs Heidi Lovelace. Un match mixte décevant, avec une Heidi Lovelace faiblarde, qui peine régulièrement à gérer (IRL) la taille et la carrure de son adversaire, et donne donc l'impression de galérer à placer le moindre mouvement. Bof, d'autant plus que c'est elle qui détient la Young Lions Cup, et qu'elle devrait donc imposer le rythme et placer la barre assez haut.

- Rey de Voladores Finales - Shyron vs Mandrews. Un bon match de ce qui aurait dû se dérouler dans la X-division si la TNA faisait correctement son travail. Ça évite le spotfest grâce à Mandrews qui recadre régulièrement le tout, et ça reste rythmé sans être précipité.

- King of Trios 2015 Finals - Team AAA/LU vs Team Bullet Club. Une finale prévisible (après tout, ce sont les deux équipes les plus chères, prestigieuses et expérimentées du tournoi, ils n'allaient pas les éliminer dès le début), mais très efficace. AJ qui se vautre encore sur la troisième corde, et hurle qu'il déteste "les lucha ropes", avant d'enfin parvenir à placer son flying elbow sous les acclamations de la foule en délire, :mrgreen:

 

En résumé, une troisième soirée nettement plus homogène en terme de qualité de matches, malgré la fatigue, mais un peu desservie par des problèmes techniques (son, voix éraillée), et de public un peu trop smark pour son propre bien.

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Catch Review : Chikara King of Trios 2015 - Night 2

Publié le 4 Juin 2016 par Lurdo dans Catch, Review, Chikara

Je continue de passer en revue le King of Trios 2015 de la Chikara, en enchaînant avec la Night 2.

Chikara King of Trios 2015 - Night 2 :

- Un peu de meublage, as usual, et d'interactions entre l'annonceur Gavin Loudspeaker et le public.

- Promo tout à fait honorable de Smooth Sailing Ashley Remington.

- Jaka l'homme sauvage vs Smooth Sailing Ashley Remington. Un 1 contre 1 assez tranquille, rien de plus, rien de moins.

- Promo basique des United Nations.

- Beaucoup de meublage in-ring des United Nations en pré-match.

- 1/4 de finale du KOT : Team United Nations vs Team Fight Club Pro. Un tag match solide et efficace.

- Rey de Voladores Tournament 2015 - Qualifier #1 - 4-way Elimination Match - Shynron vs Matt Cross vs 2 Cold Scorpio vs Amasis. Spectaculaire, plein de voltige, mais malheureusement un peu trop de spots clairement télégraphiés et répétés. Dommage, et finalement assez décevant et symptomatique du cliché "spotfest" en vigueur sur la scène indépendante.

- Promo espagnole de la Team LU/AAA.      

- 1/4 de finale du KOT : Team Nightmare Warriors vs Team LU/AAA. Là, au contraire, un trios match avec de la voltige nettement plus satisfaisante, car une voltige globalement maîtrisée, fluide et convaincante, sans aucun spot vraiment forcé et artificiel. Le rythme était un peu inégal, cependant.

- 3.0 & N_R_G vs Flying Francis & Colony Xtreme Force. Des fourmis agressives, une équipe canadienne dont les membres s'appellent tous les deux Francis, des imitateurs de High Energy, et les bétises habituelles de 3.0, pour un match 4 vs 4 plutôt sympathique, mais pas forcément ultra-mémorable.

- Promo solide de Kevin Condron.

- 1/4 de finale du KOT : Team Bullet Club vs Team Battleborn. Battleborn m'inspire toujours aussi peu, mais AJ mérite une mention spéciale pour avoir continué à se méfier de la troisième corde pendant le match, et pour avoir brièvement joué le jeu du flingue invisible du Bullet Club, avec vol de revolver invisible, lutte pour le récupérer, etc. Sans surprise, ce sont les heels qui font tout le boulot, histoire de ménager le Bullet Club, qui a probablement encore les demi-finales et les finales à faire. Par contre, j'ai remarqué que les Bucks faisaient leurs spears de la même manière pourrie (avec un salto avant, et sans le moindre impact) que Lashley et que Moose, de la ROH... décidément...

- Rey de Voladores Tournament 2015 - Qualifier #2 - 4-way Elimination Match - Mascara Purpura vs. Ophidian vs. Mark Andrews vs. Pinkie Sanchez. Un excellent 4-way, nettement plus fluide et pro que le premier de la soirée, avec un Mandrews et un Mascara qui font le gros du travail dans un premier temps, et ce de manière intelligente, tandis qu'Ophidian assure en seconde partie.

- 1/4 de finale du KOT : Team Arcane Horde vs Team Devastation Corp. Rien de mauvais, loin de là, mais pas le main event le plus captivant du monde, puisque jouant la carte de l'opposition "trois géants vs deux gnomes voltigeurs", et parce que le match était éclipsé par le fait que le partenaire du Batiri était sous contrat avec le manager, qui le forçait donc à ne pas intervenir durant le match... jusqu'à sa rebellion et son face turn à la toute fin, forcément. Très très old-school, ce qui est parfait pour le public de la Chikara, mais ne plaira pas à tout le monde.

 

Une seconde soirée en demi-teinte, sans rien de particulièrement mauvais, mais sans rien non plus de particulièrement bon et d'exceptionnel, hormis peut-être le second match de qualification du Rey de Voladores (qui m'a rendu encore plus amer de la disparition quasi intégrale de la X-division du côté de chez Dixie, mais bon...)

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Un film, un jour (ou presque) #329 : An Open Secret (2015)

Publié le 3 Juin 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

An Open Secret :

Documentaire américain sur le problème de la pédophilie et des abus sexuels subis par les jeunes acteurs, mannequins et chanteurs dans le milieu du show-business américain.

Réalisé par Amy Berg (réalisatrice de West of Memphis et de Deliver Us From Evil, deux documentaires chocs), ce métrage s'avère à double-tranchant.

D'un côté, il donne la parole à de nombreuses ex-victimes, dont les témoignages concordent, et soulignent la dépravité et les actes immondes pratiqués par tout un réseau de pédophiles connus, condamnés, mais qui par divers jeux d'influence et d'argent (ils gravitent pour la plupart dans les mêmes cercles que Bryan Singer, dont l'ombre et le nom planent largement sur les témoignages), continuent tous à travailler dans l'industrie, au contact d'enfants, voire même directement sur des chaînes pour enfants, comme Nickelodeon (pas de surprise sur ce plan-là, bon nombre de rumeurs circulent à ce sujet depuis très longtemps).

Cet aspect du film est assez glaçant, bien que pas totalement surprenant pour qui a un peu de recul sur l'industrie.

Et de l'autre, malheureusement, le documentaire est un peu desservi par sa forme.

Berg tente de jouer la carte du sensationnalisme sans en avoir l'air, et emploie donc plusieurs techniques narratives douteuses : elle retrace ainsi la vie d'un couple, dont le fils a été abusé sexuellement par l'un des pédophiles présentés, est devenu alcoolique, et a eu un accident très grave en tentant de se sevrer seul. Ces segments sont étendus, sombres, larmoyants, tout est fait pour que l'on pense que le fils est mort... et puis non, à la toute fin du documentaire, après 95 minutes de déprime et de larmes, retournement de situation : le fils est "seulement" en fauteuil roulant, partiellement handicapé. Cette structure tentant de créer du suspens et une happy end est assez douteuse à mon goût.

Autre manipulation bien voyante, l'interview du fondateur du syndicat des jeunes acteurs, désormais manager et agent, un homme vieillissant au physique et au comportement qui, dès sa première intervention, déclenchent quelques alarmes chez le spectateur attentif ; pendant tout le métrage, Berg le fait intervenir comme tout autre témoin, le laisse expliquer que la pratique est condamnable, que ce n'est pas bien, mais que c'est comme ça que cela fonctionne, et que les parents et les enfants sont aussi à blâmer, etc.... il ne faut donc pas être un génie pour, très rapidement, se dire que le bonhomme est louche, et que sa défense sonne faux.

Et donc la réalisatrice attend la toute fin du film pour monter une scène dramatique, dans laquelle un ancien acteur victime d'actes pédophiles l'appelle au téléphone, et l'amène à reconnaître que lui aussi est un pédophile qui lui a fait des avances. Certes, l'hypocrisie du manager est frappante, puisqu'ensuite, face caméra, il ne se souvient de rien... mais le film frôle alors un peu l'exploitation dans sa mise en scène, ce qui m'a un peu agacé.

Passons aussi sur l'acharnement de la réalisatrice à accuser Bryan Singer sans oser le faire directement : il est constamment associé, que ce soit visuellement ou par des témoignages, aux pédophiles accusés, mais Berg semble vouloir éviter le procès ou le blacklisting (et elle a probablement raison, vu que le documentaire, fini en 2014, n'a toujours pas de distributeur), et finit par prendre trop de précautions, ne s'attaquant qu'aux pédophiles déjà identifiés comme tels.

Et puis, la réalisatrice n'est pas responsable de cela, mais son dossier à charge est malheureusement un peu affaibli depuis que l'un de ses témoins principaux, celui-là même qui est utilisé pour conclure le générique final d'un "Machintruc a récemment porté plainte contre Bryan Singer, Untel, Untel et Untel pour les nombreux abus sexuels dont il a été victime de telle date à telle date", s'est rétracté sur tous les fronts, a admis que ses accusations de viol ne tenaient matériellement et chronologiquement pas la route, et a lui-même été passé en justice pour fraude et accusations mensongères. Bon, d'accord, c'est loin d'exonérer ce que certains appellent la Gay Mafia d'Hollywood et les pédophiles qui profitent de ce système, mais tout de même, c'est malheureux.

Je suppose que si la production trouvait désormais un distributeur, elle changerait probablement un peu la fin du documentaire (à noter que la version que j'ai vue est la version complète du métrage, délibérément leakée sur le web après que des pressions légales aient forcé la production à couper certains aveux et certaines séquences avant la sortie confidentielle du film dans une dizaine de salles américaines, l'année dernière)

Reste que c'était une heure et demi assez intéressante dans son homogénéité et dans sa plausibilité : après tout, il n'y a pas de raison pour que la promotion canapé n'existe pas pour les deux sexes, et qu'elle ne touche que les personnes majeures et vaccinées...

On peut d'ailleurs regretter que le documentaire ne s'intéresse qu'à cette case démographique assez réduite des jeunes garçons de 10-15 ans, et ne replace pas le tout dans le contexte historique d'Hollywood, de la casting couch, des starlettes surexploitées, etc. Il y aurait certainement beaucoup à dire dessus, trop pour un seul documentaire, mais un peu de recul et de perspective sur les pratiques hollywoodiennes n'aurait pas fait de mal...

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #328 : Skellig (2009)

Publié le 2 Juin 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Jeunesse, Fantastique, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Skellig :

Alors qu'il vient d'emménager dans une nouvelle maison avec ses parents (John Simm et Kelly MacDonald), le jeune Michael (Bill Miner) découvre un homme étrange, cynique et affaibli (Tim Roth) qui vit dans une cabane au fond du jardin, et qui semble posséder des moignons d'ailes dans le dos. Pour tenter d'oublier les problèmes de santé de sa petite soeur qui vient de naître, et afin de faire face à ce quotidien stressant, Michael se jette alors corps et âme dans la résolution de ce mystère surnaturel, aidé en cela par Mina (Skye Bennett), sa nouvelle voisine.

Un film fantastique familial anglais, au réalisme sombre assez typique d'un certain cinéma britannique, et qui amène très lentement la nature réelle de Tim Roth dans le récit, paradoxalement en la télégraphiant très tôt (via la chanson "Angels" de Robbie Williams), avant de l'amener concrètement par petites touches discrètes.

Bien interprété et visuellement convaincant sans jamais être mièvre, cette adaptation d'un livre pour enfants primé n'est néanmoins pas pour autant une réussite totale, peinant à totalement captiver, d'autant que son déroulement est assez prévisible.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #327 : La Fête à la Maison, l'histoire interdite (2015)

Publié le 1 Juin 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, Lifetime

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

La Fête à la Maison, l'histoire interdite (The Unauthorized Full House Story) :

De ses débuts discrets en 1987, jusqu'à son succès international dans les années 90, l'histoire et les coulisses de la sitcom La Fête à la Maison...

Un téléfilm Lifetime plat et générique au possible, un peu comme son équivalent pour Sauvés par le Gong, mais en pire, puisque outre la reconstitution bancale (que ce soit au niveau de l'époque, des costumes, des coiffures, des événements, ou même de la distribution, tout est totalement à côté de la plaque), il ne se passe tout simplement rien d'intéressant dans ce métrage (en même temps, il n'y a absolument rien à raconter - du moins rien de politiquement correct et de diffusable sur Lifetime sans risquer un procès - sur les coulisses de Full House, donc le film ne raconte rien).

L'écriture est donc assez laborieuse et surexplicative, tentant de meubler un peu en intégrant des anecdotes et de l'exposition de manière tout à fait forcée dans les dialogues, et peinant à dépasser le postulat de départ "Bob Saget était un comédien vulgaire et provocant qui n'aimait pas l'humour niais de la sitcom... mais tout le monde s'entendait bien quand même".

Reste tout de même un Garrett Brawith qui tient assez bien l'imitation et la voix de Bob Saget (et la petite Dakota Guppy, qui fait, elle, un clone convaincant de Jodie Sweetin).

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #326 : Le Chasseur et la Reine des Glaces (2016)

Publié le 31 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Aventure, Fantastique, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Le Chasseur et la Reine des Glaces (The Huntsman - Winter's War ) :

Trahie par son amant, qui a tué leur enfant, Freya (Emily Blunt), la soeur de la Sorcière Ravenna (Charlize Theron), développe soudain des pouvoirs de glace et, le coeur brisé, elle quitte le chateau royal pour s'exiler loin au Nord. Là, elle crée son propre royaume, enlevant des enfants à leur famille pour les former à l'art de la guerre, et en faire ses Chasseurs, dépourvus de la moindre émotion. Eric (Chris Hemsworth) est ainsi le meilleur d'entre eux, et n'a d'égal que la farouche Sara (Jessica Chastain), dont il est épris. Contraint de fuir la colère de Freya, Eric croit sa bien aimée morte, et finit par aider Blanche-Neige à vaincre Ravenna... mais après tout ce temps, alors qu'Eric doit retrouver le miroir disparu de feue Ravenna pour la compte de Blanche-Neige, voilà que Sara ressurgit, et, non loin derrière elle, Freya, bien décidée à conquérir le royaume de sa soeur décédée...

Le premier film de cette (supposée) franchise Blanche Neige et le Chasseur (2012) était un joli livre d'images creux, mollasson, et souffrant d'un manque d'énergie chronique, à l'image de son interprète principale. Du 2.5/6, au mieux, en étant gentil.

Cette suite, par contre, ne mérite qu'une réaction : pourquoi ?

Pourquoi (récupération minable et transparente de la popularité de Frozen mise à part) mettre en chantier la suite d'un film qui a, au mieux, divisé les foules ?

Pourquoi en faire une semi-préquelle/semi-suite bancale qui passe son temps à tenter de se distancer du premier film à grands coups de rétrocontinuité hasardeuse (le frère de Ravenna effacé de l'histoire, par exemple) ?

Pourquoi confier l'écriture du film au scénariste de Scary Movie 3 & 4, de Very Bad trip 2 & 3, et au scénariste d'Hercules (avec The Rock) et d'un paquet de suites animées DTVs Disney parmi les moins inspirées ?

Pourquoi avoir confié le film au responsable des effets spéciaux de l'original, qui rend ici une copie plate, terne, amorphe, et sans le moindre style (à la limite, l'affrontement final n'est pas désagréable à regarder, mais c'est peu) ?

Pourquoi avoir validé ce script dérivatif au possible, qui est cousu de fil blanc, recopie bon nombre de scènes d'autres films de fantasy sans rien leur apporter, et dans lequel le summum de l'originalité, c'est de faire des gobelins des gorilles ?

Pourquoi conclure le film par une chanson qui parle d'appareils photos qui crépitent ?

Et enfin, pourquoi avoir choisi ces acteurs précis, si c'est pour les affubler de looks improbables, et les forcer à débiter des dialogues clichés et patauds avec des accents aléatoires, qui les empêchent de développer la moindre alchimie ?

Vraiment... pourquoi ?

POURQUOI ??? /6 

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Un film, un jour (ou presque) #325 : Now Add Honey (2015)

Publié le 30 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Australie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Now Add Honey :

La vie de Caroline Morgan (Robyn Butler) est en équilibré précaire : ses deux filles ne s'entendent pas très bien, son mari est aux abonnés absents, et son travail l'épuise... pire encore, Beth (Portia Rossi), sa soeur alcoolique et sous anti-dépresseurs, débarque bientôt en ville, accompagnée de sa fille Honey (Lucy Fry), une pop-star adolescente ultra-populaire qui, sous la supervision de son agent (sa mère), peine à réussir sa transition vers une carrière adulte. Sans oublier les paparazzis, un grand chef séduisant, l'autre soeur de Caroline, son compagnon, et la maîtresse du mari de Caroline, qui tous s'invitent soudain dans le quotidien de la mère de famille, et le font basculer dans un chaos improbable.

Une comédie australienne plutôt sympathique, décalée et amusante, sans être pour autant révolutionnaire.

Assez regardable, dans l'absolu, malgré un équilibre comédie/drame parfois inégal.

Amusant en tout cas d'assister à la réunion de Lucy Fry et de Philippa Coulthard, après Lightning Point/Alien Surf Girls...

3.75/6

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Catch Review : Chikara King of Trios 2015 - Night 1

Publié le 29 Mai 2016 par Lurdo dans Catch, Review, Chikara

Mieux vaut tard que jamais : avec plus de neuf mois de retard, et plus de 18 mois de sevrage de la Chikara suite à leur reboot assez agaçant, je m'attaque enfin au King of Trios 2015 de la compagnie, en commençant par la Night 1.

Chikara King of Trios 2015 - Night 1 :

- Brève promo backstage de la team UK/Attack !, avec Mandrews en tête d'affiche.

- Sean Waltman aux commentaires. Bonne ambiance dans la salle.

- Team United Nations (Juan Francisco de Coronado, The Proletariat Boar of Moldova & Mr. Azerbaijan) vs Team Attack ! (Mandrews, Pete Dunne, Morgan Webster). Hey, une mention de la TNA aux commentaires, c'est rare. Un peu de comédie, un peu de voltige, un peu de technique, un peu de triche... rien d'exceptionnel, mais ça se regardait tranquillement, en guise d'ouverture de show. Mandrews, par contre, montre là qu'il a toujours été honteusement sous-exploité à la TNA.

- Promo gueularde du BDK 2.0... 3.0 ? 4.0 ?

- Team BDK (Jakob Hammermeier, Nøkken and Soldier Ant) vs Team Fight Club Pro (Daniel Moloney, Trent Seven and Tyler Bate). Hammermeier s'est bien ramolli, et là encore, un match qui mèle un peu tous les genres, et n'est pas forcément très mémorable, mais rien de honteux néanmoins. La Team FCP, constituée de petits jeunes (Tyler Bate, 18 ans, la force d'Antonio Cesaro, le gabarit de Rusev, et la fluidité d'un vétéran), est assez prometteuse.

- Team Crown and Court (Los Ice Creams & Princess KimberLee) vs Team Arcane Horde (Batiri & Oleg the Usurper). Un match mixte original et intéressant, avec (forcément) beaucoup de comédie, mais aussi de l'action assez solide, notamment de la part de KimberLee. Un peu brouillon par moments.

- Team Blue World Order (Stevie Richards, The Blue Meanie, Simon Dean) dans une promo improvisée plutôt fun et décomplexée.

- Team bWo vs Devastation Corporation. Comme d'habitude, je me demande pourquoi la WWE n'a pas encore recruté un ou plusieurs membres de la Devastation Corp : ils sont gigantesques, agiles, et plutôt bien entraînés, et s'intègreraient sans problème, avec un changement de gimmick, au roster de la WWE. Malheureusement trop de meublage et de comédie dans ce match, et le bWO n'est plus aussi dynamique qu'avant, donc le match n'est pas très bon. M'enfin ils restent populaires.

- Team Battleborn (Kevin Condron, Lucas Calhoun & Missile Assault Man) vs Team Dasher's Dugout (Dasher Hatfield, Icarus & Mark Angelosetti). Comme d'habitude (bis), je me demande pourquoi la WWE ou la TNA n'a pas encore recruté Mark Angelosetti : il est athlétique, agile, très bien entraîné, il a un visage de jeune premier et s'intègrerait sans problème dans une équipe ou dans une division cruiserweight. Un match nettement plus sérieux, très orienté lutte et action, avec un Missile Assault Ant qui, sans son masque, ressemble à un Briscoe, et un Kevin Condron affreusement transparent, malgré les efforts des commentateurs, qui tentent de le faire passer pour un Raven ou un Jimmy Jacobs manipulateur.

- Team Bullet Club (Aj Styles & The Bucks) vs Team Battle Hive (Fire Ant, Worker Ant & Amasis Pharaoh Ant). Oh la vache, on passe tout de suite au niveau au-dessus, forcément, avec des pros dans le ring, de la voltige dans tous les sens, et un rythme effréné. Encore une fois, plusieurs mentions de la TNA aux commentaires en parlant d'AJ (alors que toutes les années précédentes, les commentateurs évitaient volontairement de citer la compagnie), et un match très réussi, malgré l'abus habituel des superkicks made in Young Bucks. À noter un moment amusant, quand AJ glisse en bondissant sur la troisième corde, et passe la fin du match à en vouloir à la corde, à lui jeter des regards assassins, et à aller jusqu'à demander un double superkick des Bucks sur la corde, pour le venger.

- Team Snake Pit (Eddie Kingston, Ophidian & Shynron) vs Team Nightmare Warriors (Frightmare, Hallowicked & Silver Ant). Là aussi, du lourd, entre cinq hommes qui se connaissent par coeur, et Shynron qui virevolte dans tous les sens. J'ai presque envie de faire comme pour Angelosetti et la Devastation Corp, et demander pourquoi Shynron n'est pas à la TNA, mais bon, la X-div est cause perdue, je crois... Un bon match spectaculaire, avec un Shynron superstar, qui place des trucs tellement improbables et incroyables qu'il éclipse tout le monde. (et bien sûr la TNA l'a fait jobber en trois minutes contre un Jeff Hardy boiteux qui a contré toutes ses attaques *soupir*)

- Team Gentleman's Club (Chuck Taylor, Drew Gulak & the Swamp Monster) vs Team Lucha Underground/AAA (Aero Star, Drago and Fénix). Une équipe lucha très aérienne et technique, contre une équipe pas très sérieuse, avec un Drew Gulak qui apporte une touche technique très intéressante, un Chuck Taylor qui crie et rale tout le temps, et un Swamp Monster qui fait n'importe quoi et se prend pour Low Ki. Un match solide, qui s'envole sur la toute fin.

 

Pas de grosse surprise pour cette première soirée du KOT 2015, plutôt bookée de manière cohérente et intelligente : les quatre premiers matches sont assez dispensables malgré les catcheurs invités, mais la carte monte ensuite en puissance de belle manière, et laisse augurer du meilleur pour les deux nuits suivantes.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 5 (5)

Publié le 28 Mai 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Review, Critiques éclair, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mon revisionnage de la saison 5 de Star Trek Voyager :

5x09 - Thirty Days :

Un intéressant Paris-centric qui, sous le prétexte de narrer à postériori comment Tom a fini rétrogradé au rang d'Enseigne de vaisseau, et en cellule pour 30 jours, raconte la découverte par le Voyager d'une planète composée entièrement d'eau et habitée par un peuple extraterrestre qui en exploite les ressources.

De très bons effets spéciaux, un environnement qui change un peu des planètes habituelles, un Paris qui a enfin l'occasion de sortir de son rôle de simple pilote sarcastique, les soeurs Delaney, un monstre sous-marin géant : bref, c'était très sympathique, tout ça, et si ce n'était pour la réaction disproportionnée de Janeway, qui d'ailleurs condamne le peuple extraterrestre à plus ou moins court terme, ce serait un excellent épisode.

Mais bon, les scénaristes de Voyager ont vraiment du mal à être cohérents et homogènes sur le code moral de Janeway et de l'équipage, donc...

 

5x10 - Counterpoint :

Un épisode initialement intrigant, sur Janeway qui s'éprend du représentant officiel d'un peuple extraterrestre oppresseur et totalitaire, qui traque les télépathes, et soumet le Voyager à des contrôles réguliers et des fouilles constantes tant que le vaisseau est sur son territoire.

Initialement intrigant, donc, car l'utilisation de musique classique apporte un ton très particulier à l'épisode, renforcé par une réalisation un peu plus maniérée que d'habitude, pour le meilleur et pour le pire.

Malheureusement, la romance de Janeway ne fonctionne jamais vraiment, malgré une alchimie correcte entre les deux acteurs : Mulgrew est trop émotive et en surjeu, l'évolution de la romance paraît précipitée, et l'alien arrogant ne semble jamais vraiment digne de confiance.

Résultat, lorsque le script tente d'être malin et d'enchaîner des retournements de situation, sur la toute fin, on les avait déjà vus venir depuis au moins 10 minutes... et le tout finit par tomber à plat.

Loin d'être catastrophique, avec un changement de rythme qui est le bienvenu, mais ce n'est pas dénué de problèmes de script, notamment à la fin, qui "oublie" d'expliquer, d'une manière bien pratique, comment les Vulcains qui étaient à bord ont fait pour échapper à l'ultime fouille du Voyager, et comment Tuvok finit sur la passerelle à temps pour conclure l'épisode.

M'enfin bon.

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Un film, un jour (ou presque) #324 : Cinquante Nuances de Black (2016)

Publié le 27 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Cinquante Nuances de Black (Fifty Shades of Black) :

Dans le cadre d'une interview réalisée pour le compte de sa colocataire étudiante en journalisme, Hannah Steale (Kali Hawk), une jeune femme timide, vierge et complexée, rencontre Christian Black (Marlon Wayans), un entrepreneur à succès, et tombe sous son charme. Rapidement, le couple entre alors dans une relation sado-masochiste, qui échappe bien vite à tout contrôle...

Le problème de faire une parodie d'un film aussi naze et involontairement drôle que Cinquante Nuances de Grey, c'est que la parodie se doit d'être implacable et hilarante pour mériter son existence... et malheureusement, les parodies made in Wayans sont toujours bordéliques, très très inégales, et généralement trop graveleuses pour vraiment fonctionner.

Ici, c'est encore le cas, avec un script qui colle d'assez près au film original, mais qui ne lui rajoute pas assez de gags ou de rythme pour donner un semblant d'intérêt au métrage. Un métrage qui, en fin de compte, finit par n'être qu'une excuse pour que Marlon Wayans recycle des gags éculés, et se mette à poil, afin de montrer qu'il passe son temps en salle de musculation... pourquoi pas, hein, mais niveau intérêt cinématographique... mwé.

1/6

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Un film, un jour (ou presque) #323 : Les Muppets, le retour (2011) & Opération Muppets (2014)

Publié le 26 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Les Muppets, le retour (The Muppets) :

Walter, le plus grand fan des Muppets au monde, profite de vacances à Los Angeles en compagnie de son frère Gary (Jason Segel) et de Mary (Amy Adams), la petite amie de ce dernier, pour visiter le studio des Muppets, laissé à l'abandon. Là, ils découvrent le plan machiavélique de Tex Richman (Chris Cooper) un magnat du pétrole bien décidé à mettre la main sur le studio et sur les droits des Muppets, pour les enterrer à jamais, et forer sous le bâtiment. À Walter, Gary et Mary de réunir Kermit et sa troupe au plus vite, pour tenter de monter un ultime spectacle, et de rassembler suffisamment de fonds pour sauver les Muppets...

Dans le domaine de la fan-fiction, la "self-insertion" décrit des récits dans lesquels l'auteur se représente le plus souvent sous les traits favorables d'un personnage exceptionnel (soit directement, soit déguisé en un personnage surnommé Marty Stu ou Mary Sue, selon son sexe), et s'intègre au coeur de son univers favori, qu'il va généralement changer et sauver de par son génie et son talent.

Les fanfics self-insert sont généralement très mal vues, car particulièrement creuses et complaisantes, et très peu satisfaisantes, créativement parlant.

Mais visiblement, lorsque l'auteur est un comédien populaire (Jason Segel), et que la fanfic est un blockbuster à 45 millions de dollars, tout est pardonné.

Car c'est bien là le problème principal que j'ai avec ce relaunch des Muppets : c'est une énorme fanfic écrite par Jason Segel, qui se met en scène dans la peau de Gary, l'humain immature qui refuse de s'engager, et de Walter, la marionnette über-fan des Muppets, dont le rêve est d'intégrer la troupe, de travailler avec les Muppets, et qui finit par sauver la franchise en la relançant et en la ramenant dans l'inconscient collectif.

Alors, oui, c'est une grosse fanfic particulièrement métadiscursive, avec de l'humour absurde, des caméos plutôt amusants, et beaucoup de sincérité... mais cette lettre d'amour aux Muppets a ses limites, notamment pour quelqu'un qui, comme moi, n'a pas d'attachement particulier pour Kermit et compagnie.

Le déroulement du métrage, ainsi, est absolument téléphoné de bout en bout, et même si le script en joue un peu, le tout finit par s'avérer un peu longuet pour son propre bien. Sans oublier ces chansons, très inégales.

M'enfin dans le genre relaunch, cela reste tout à fait honorable.

3.75/6
 

Opération Muppets (Muppets : Most Wanted) : 

Le nouveau manager des Muppets, Dominic Badguy (Ricky Gervais) - alias le Lémurien, un bandit international - parvient à convaincre la troupe de partir en tournée autour du monde ; l'occasion pour le maléfique Constantine, un sosie parfait de Kermit, de prendre la place de ce dernier, afin de tenter de voler les Joyaux de la Couronne Britannique.

Et là, tout de suite, mon manque d'attachement pour les Muppets revient à la charge, puisque dénué de la présence et de l'écriture décalée de Segel, on retombe tout de suite ici dans un film Muppets classique, blindé de caméos en tous genres (ça va de Hayek à Trejo en passant par Tucci, Langella, Hiddleston, Lady Gaga, Celine Dion, Mackenzie Crook, P-Diddy, Ty Burrell, Tina Fey, etc)... mais cousu de fil blanc, et particulièrement inintéressant pour moi.

D'autant que, privé de la tension narrative et des enjeux du premier film, ce métrage manque cruellement de rythme et d'énergie. À vrai dire, j'ai même failli arrêter en cours de route, tant je ne parvenais pas à m'intéresser au récit.

Les fans apprécieront probablement, et c'est techniquement compétent, mais... sans moi.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #322 : Hollywoodland (2006)

Publié le 25 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Biographie, Histoire, Policier, Drame, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Hollywoodland :

En 1959, un détective (Adrien Brody) enquête sur la mort mystérieuse de George Reeves (Ben Affleck), célèbre interprète de Superman, retrouvé "suicidé" dans des circonstances très étranges, peut-être liées à la liaison de Reeves avec Toni Mannix (Diane Lane), épouse d'un directeur de studio caractériel (Bob Hoskins).

Un film noir pas dénué de qualités, et particulièrement apprécié par la critique et les Oscars, mais qui m'a laissé mitigé.

Autant sa structure passé/présent, qui alterne l'enquête de Brody, aux visuels ternes, et des flashbacks sur la vie de Reeves, aux couleurs plus vibrantes, est assez efficace, et permet au film de garder une certaine dynamique, autant la partie enquête est, malheureusement, la moins intéressante du métrage. La faute à de trop grandes digressions sur la vie de famille de l'enquêteur (un personnage assez cliché et basique, je dois dire), qui empêchent cette partie d'être percutante ou captivante.

D'autant plus dommage que c'était justement ce qui m'intriguait à la base... mais les mésaventures de Brody m'ont si peu intéressé que j'ai fini par préférer voir la vie de Reeves se dérouler, comme un mini-biopic dans lequel Ben Affleck (globalement bon, mais parfois inégal) serait entouré de nombreux visages familiers et bien choisis.

J'apprécie néanmoins que la toute fin du film laisse planer le doute sur la vérité de cette affaire, après nous avoir présenté plusieurs explications potentielles...

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #321 : Citizen Koch (2013)

Publié le 24 Mai 2016 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Documentaire, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Un documentaire américain relatant la montée en puissance du Tea Party, et les soutiens financiers de celui-ci, en particulier l'influence démesurée et manipulatrice des frères Koch, deux magnats ultra-conservateurs de l'industrie et du pétrole.

Comme souvent avec la politique américaine, le spectateur se partage entre frissons d'effroi, et facepalms massifs face à un système dysfonctionnel, corrompu et sous influence mais qui, pourtant, dirige plus ou moins l'avenir du monde.

Le documentaire en lui-même, cela dit, est assez brouillon dans sa forme, qui enchaîne extraits, témoignages, archives, etc, de manière un peu anarchique et forcément partisane, mais comme, malheureusement, la réalité est très proche de cet angle "partisan", on ne peut qu'admettre que la politique US est vraiment des plus atterrantes.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #320 : Gatsby le Magnifique (2013)

Publié le 23 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Musique, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Gatsby le Magnifique (The Great Gatsby) :

Lorsqu'il arrive à New York en 1922, Nick Carraway (Tobey Maguire), un apprenti-auteur, s'installe sur les rives d'une baie, dans le voisinage de sa cousine Daisy (Carey Mulligan), mariée à Tom (Joel Edgerton), infidèle. Bientôt, cependant, il fait la connaissance du mystérieux Gatsby (Leonardo DiCaprio), un millionnaire mystérieux et fantasque, autrefois épris de Daisy, et prêt à tout pour la reconquérir...

Pour une raison que je ne m'explique pas, je n'avais pas réalisé, avant de regarder ce Gatsby, que ce métrage était signé Baz Luhrmann. Je n'ai habituellement rien contre Luhrmann, et j'ai même une certaine affection pour Moulin Rouge, l'une des rares comédies musicales cinématographiques modernes que j'apprécie... mais là... hum. On va dire que je suis resté à la porte de cette grande fête improbable, clinquante et tapageuse jusqu'à l'écoeurement.

En fait, ce Gatsby m'a fait l'effet d'un Moulin Rouge sous amphétamines, à la limite de l'auto-parodie, avec plus de romance tragique, plus de visuels exubérants et too much, plus d'effets de caméra numériques, plus de jeu théâtral et forcé, plus de tout, jusqu'à l'overdose.

Et paradoxalement, le film a aussi nettement moins de charme - les musiques modernes r'n'b & hip-hop font tache, la distribution est particulièrement inégale (et se fait largement dominer par un DiCaprio excellent comme toujours), les effets visuels sont si nombreux que les moins réussis se remarquent tout de suite en se détachant du lot - et nettement moins de rythme, le récit se perdant en digressions pas toujours utiles, et le mystère Gatsby ne suffisant pas à porter ces 2h20 de métrage.

C'est clairement un film qui a demandé beaucoup de travail technique et créatif... mais rien dans ce film n'a malheureusement réussi à me transporter ou même à susciter chez moi autre chose qu'un intérêt poli. Une jolie coquille un peu creuse.

3/6

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Les bilans de Lurdo : Houdini & Doyle, saison 1 (2016)

Publié le 22 Mai 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Review, Critiques éclair, Policier, Histoire, UK, Canada, USA, Fantastique

Houdini & Doyle saison 01 :

Co-production américano-anglo-canadienne Fox/Global/ITV, qui suit, comme son nom l'indique, les enquêtes quasi-surnaturelles de Houdini le sceptique (Michael Weston), d'Arthur Conan Doyle le crédule (Stephen Mangan), et d'une fliquette (Rebecca Liddiard) de Scotland Yard, qui cache un lourd secret. Showrunné par le créateur de la franchise The Librarian/ Les Aventures de Flynn Carson et par l'un des showrunners/scénaristes de Dr House, et produit par la même maison de production que Les Enquêtes de Murdoch.

Un peu comme cette dernière série, le tout s'avère très regardable, mais assez limité dans son intérêt. Les personnages sont bien campés, pas trop mal développés, et attachants, mais le rythme des épisodes est assez aléatoire, les enquêtes pas très subtiles ou inventives (voire même assez inintéressantes dès que les scripts se concentrent sur la vie privée de la fliquette), et si l'opposition Science vs Foi est assez pertinente, elle est un peu traitée à la truelle, sans grand subtilité ni originalité.

Une série assez moyenne, en somme, qui, comme The Librarians, est sympatoche, mais ne casse pas des briques, loin de là.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 5 (4)

Publié le 21 Mai 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Review, Critiques éclair, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mon revisionnage de la saison 5 de Star Trek Voyager :

5x07 - Infinite Regress :

Un Seven-centric, dans lequel la Borg, à l'approche des débris vérolés d'un vaisseau Borg, est brièvement possédée par l'esprit de divers extraterrestres assimilés de par le passé.

Un épisode qui n'est pas parfait (le look des extra-terrestres de la semaine n'est pas franchement une réussite, et ils sont assez basiques), mais qui bénéficie d'une interprétation exemplaire de Jeri Ryan, crédible dans tous les mini-rôles qu'elle incarne, à mesure que Seven est confronté à son passé et au retour des personnalités de toutes ses victimes.

En plus, la réapparition de Naomi Wildman apporte une petite continuité franchement bienvenue, et sa relation naissante avec Seven crée un contraste (tant visuel que thématique) frappant et efficace.

 

5x08 - Nothing Human :

Le Voyager sauve une bestiole de l'espace, qui se colle sur B'elanna pour survivre, mais menace de la tuer par la même occasion ; seule solution pour la sauver : utiliser l'hologramme d'un médecin criminel de guerre cardassien spécialiste en exobiologie.

Alors là, malgré le fait que ce soit du Jeri Taylor, et que dans la forme, ce soit assez maîtrisé et dynamique (avec notamment un Cardassien très sympathique et très bien joué), j'ai eu énormément de mal avec le fond de l'épisode, et le faux débat éthique qu'il essaie de poser.

Parce que cette idée de "je refuse de laisser le savoir scientifique acquis par un criminel de guerre me sauver la vie, parce que j'aurais l'impression d'avoir ses victimes sur la conscience et de profiter de la souffrance d'autrui", dans l'absolu, pourquoi pas. Mais quand on prend en compte la situation particulière du Voyager, et le nombre de fois où les connaissances de Seven of Nine ont sauvé la vie de tout l'équipage sans que personne ne bronche, tout le postulat de l'épisode s'écroule.

En quoi un criminel de guerre comme ce Cardie, qui a fait des expériences sur des milliers de prisonniers de guerre pour faire avancer ses recherches, est-il pire qu'une Borg qui a assimilé, massacré, et réduit à néant des civilisations entières pour acquérir leurs connaissances et leurs technologie ? Qu'est-ce qui permet au Bajoran de service et à B'elanna de s'indigner, et d'en vouloir à Janeway de ses décisions, quand la technologie Borg les a sauvés des dizaines de fois depuis la saison 4 ?

Voilà bien le problème : d'un point de vue éthique et idéologique, l'épisode prend l'eau de toutes parts, et ce personnage de Cardie holographique apparaît comme un homme de paille créé artificiellement par la scénariste pour justifier un débat totalement forcé. D'autant plus que la création de cet hologramme est affreusement risible, avec un Kim qui crée un médecin holographique complet et aussi réaliste et interactif que l'HoloDoc en trente secondes chrono, en donnant simplement quelques instructions basiques à l'ordinateur.

Vraiment eu beaucoup de mal avec l'hypocrisie du script, donc, qui tire tout l'épisode vers le bas. Dommage, parce que comme toujours, Jeri Taylor est la première à utiliser de la continuité pour faire vivre ses personnages (ici, B'el & Tom, puisque contrairement au début de saison, Tom est ici furieux et particulièrement agité à l'idée de perdre B'elanna, et il reste constamment à son chevet).

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Un film, un jour (ou presque) #319 : Top Five (2014)

Publié le 20 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Top Five :

Après ses débuts sur scène, en tant que comédien de stand-up, Andre Allen (Chris Rock) est devenu une superstar grâce à son doublage d'un ours parlant dans une série de films d'actions comiques et peu raffinés. Las de cette carrière qu'il n'a pas choisi, et désormais sobre de toute drogue et tout alcool, il s'est lancé dans une fresque historique sur la révolte des esclaves en Haïti, qui sort enfin en salles : l'occasion pour lui d'échapper un instant à ses fiançailles avec une actrice de tv-réalité (Gabrielle Union), et de passer une journée entière à être interviewé par la charmante Chelsea (Rosario Dawson), qui va l'aider à renouer avec ses racines comiques.

Un long-métrage de et avec Chris Rock, qui se met en scène dans un rôle partiellement auto-biographique, et utilise au passage tout ce que l'Amérique peut compter de comédiens et de comiques afro-américains, dans d'innombrables seconds rôles, quitte à faire ressembler son fils à une version black d'Entourage.

Et c'est là l'un des problèmes de ce métrage pourtant encensé par la critique : si les intentions sont louables (une dissertation sur la célébrité, le star-system, la comédie, d'Hollywood, etc), le film en lui-même lorgne beaucoup sur de nombreuses oeuvres pré-existantes, au point de ressembler régulièrement à un patchwork un peu décousu et complaisant.

En vrac, on pense à du Judd Apatow (principalement à Funny People), à Stardust Memories de Woody Allen, à Entourage (innombrables caméos de célébrités sans grand intérêt), à des rom-coms basiques (le schéma est vraiment le même, obstacle des vingt dernières minutes y compris), à des comédies lourdes et vulgaire à la Sandler, etc... et last but not least, aux spectacles de Chris Rock, dont on a régulièrement l'impression d'entendre des monologues, ici placés dans la bouche de divers personnages.

Nul doute que certains spectateurs adoreront ce film schizophrène, jamais totalement drôle, jamais totalement profond, jamais totalement touchant ou surprenant, mais au final, tout est tellement attendu et balisé qu'on ressort de ces deux heures avec un haussement d'épaules et un "tout ça pour ça ?" assez rédhibitoire. J'en attendais vraiment mieux.

Un 2.5 ou 3/6, au mieux.

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Un film, un jour (ou presque) #318 : Bandidas (2006)

Publié le 19 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Aventure, Action, Western, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Bandidas :

Au 19ème siècle, au Mexique, deux femmes (Pénélope Cruz et Salma Hayek) issues de milieux très différents vont s'associer pour contrer les plans d'un Américain machiavélique (Dwight Yoakam) bien décidé à s'accaparer les terres de nombreux paysans. S'improvisant braqueuses de banques, les Bandidas sont rejointes, en cours de route, par un inspecteur new-yorkais (Steve Zahn) initialement dépéché sur place pour arrêter les deux femmes, mais qui finit par rejoindre leur cause...

Un western/buddy movie féminin co-écrit par Luc Besson, et qui met en vedette Salma Hayek et sa meilleure copine Pénélope Cruz, pour qui le projet a été taillé sur mesure.

Et ça se sent d'ailleurs, puisque les deux actrices ont l'air de bien s'amuser pendant tout ce métrage... dommage cependant que le spectateur ne partage pas vraiment cet enthousiasme, ou du moins, pas totalement : malgré les efforts de Groluc (la scène du concours de baiser aurait tout aussi bien pu être le début d'un porno, vue la teneur des dialogues), le film est trop sage (paradoxalement, c'est bien moins sexy que ce que Groluc avait probablement en tête lorsqu'il s'est dit "Salma + Penelope, bingo !"), trop quelconque, trop pépère pour vraiment convaincre, d'autant que tout le début du récit est assez laborieux à se mettre en place.

Ça divertit vaguement pendant une heure et demi, mais c'est aussitôt vu, aussitôt oublié.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #317 : La Chute de Londres (2016)

Publié le 18 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

La Chute de Londres (London Has Fallen) :

Réunis à Londres pour rendre hommage au Premier Ministre anglais récemment décédé, les chefs d'état de tous les principaux pays occidentaux sont victimes d'une série d'attentats meurtriers concertés et simultanés. Tous, sauf le Président des USA, Benjamin Asher (Aaron Eckhart), protégé par l'agent des services secrets Mike Banning (Gerard Butler), et dont l'hélicoptère s'écrase au beau milieu de la capitale britannique ; alors que Londres est en état de siège, Mike et Asher doivent désormais trouver un moyen de survivre dans la ville abandonnée et grouillante de terroristes...

Le premier opus de cette série, La Chute de la Maison Blanche (Olympus Has Fallen), était signé Antoine Fuqua, et était arrivé en concurrence directe avec le nettement plus friqué White House Down de Roland Emmerich ; pourtant, là où le Emmerich était poussif et insipide, Olympus avait surpris : sympathique, régressif, et à prendre comme un bon vieux film d'action des années 80/90, Olympus était très efficace pour ce que c'était, à savoir une série B aux limites évidentes, qui lorgnait sur un Die Hard à la Maison Blanche, et qui bénéficiait franchement d'un assaut initial très spectaculaire sur la dite Maison Blanche, ainsi que d'un Butler crédible et amusant en héros sarcastique.

Ici, on reprend le même cast, mais on change le réalisateur, et on opte plutôt pour une sorte de Escape from London malheureusement moins percutant et convaincant que le premier opus. La faute à une réalisation nettement moins efficace (le faux plan séquence, vers la fin, est toutefois assez réussi) et rythmée, à des effets spéciaux vraiment moches (toute la séquence des hélicoptères est visuellement ratée), et à un script plutôt médiocre, au postulat de départ encore moins crédible que l'original (avec des hordes de terroristes innombrables qui hantent Londres, des forces armées impuissantes et inexistantes, des attentats à l'échelle implausible...) et au discours politique très très discutable.

Donc du 3.5/6 de l'original, on passe ici à un Jack Bauer contre les méchants arabes assez décevant, et souffrant de défauts trop voyants pour être un plaisir coupable comme le premier.

2.5/6

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