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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #found footage catégorie

Halloween Oktorrorfest 2019 - 53 - Deadtectives (2019)

Publié le 24 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Fantastique, Found Footage, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, Shudder

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Deadtectives (2019) :

En perte de vitesse depuis des saisons, l'émission de télé-réalité DeadTectives est sur le point d'être annulée. Contraints par la chaîne à partir au Mexique, sous la supervision d'Abril (Martha Higareda), leur nouvelle productrice arriviste, Sam (Chris Geere), sa petite amie Kate (Tina Ivlev), Javier (José Maria de Tavira) et Lloyd (David Newman), le frère crédule de Sam, décident, avec l'aide de Bob (Mark Riley), spécialiste en effets spéciaux, de transformer une maison hantée locale en spectacle macabre totalement bidonné. Mais les véritables esprits qui hantent les lieux ne comptent pas se laisser faire...

Une comédie horrifique parodiant les Ghost Hunters et compagnie, et distribuée par Shudder, mais qui, malheureusement, souffre très clairement d'un problème de taille : c'est gueulard, hystérique, et donc hautement antipathique et épuisant.

C'est bien simple, pendant une bonne heure, il n'y a pas une vanne, pas une réplique, pas une explication qui ne soit déclamée en criant par les acteurs, et, très rapidement, ça devient assez insupportable.

Ce qui est dommage, puisque le métrage est relativement bien produit, que les effets sont sympathiques, que la distribution n'est pas forcément mauvaise, que le tout est à moitié tourné en espagnol (ce qui est suffisamment rare pour être noté), et que la bande originale place même un morceau d'Aurelio Voltaire (ce qui fait toujours plaisir).

Et dans le dernier tiers du film, un semblant d'équilibre parvient même à se créer entre la comédie et le fantastique, et le tout devient un peu moins criard... mais pour y arriver, il faut subir une heure d'un film au rythme et à l'humour peu maîtrisés, qui épuise les tympans, et lorgne fréquemment sur Fantômes contre Fantômes de Peter Jackson (sans même parler de la fin clin d’œil à Ghostbusters).

2.75/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 51 - Man Vs. (2015)

Publié le 24 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Found Footage, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Man Vs. (2015) :

Animateur d'une série de survie façon Seul face à la Nature, Doug Woods (Chris Diamantopoulos) part tourner la nouvelle saison de son émission dans les forêts canadiennes, équipé de ses caméras. Mais bien vite, il s'aperçoit qu'il n'est pas seul dans les bois, et qu'une créature étrange le traque...

Semi-found footage inspiré des émissions de survie de Bear Grylls et compagnie, ce Man Vs. est, une fois sa mise en place de 10-15 minutes effectuée, un one-man show reposant entièrement sur les épaules de Diamantopoulos, très bon comme à son habitude. Du début à la fin du film, l'acteur est seul devant les caméras, et permet au film de fonctionner sans trop de souci, ainsi qu'à la tension de monter lentement, mais sûrement.

Le seul problème en fait, c'est que le dispositif du found footage, la forme du film, tout ça, manquent un peu trop de rigueur : le film semble refuser d'être un véritable found footage (il y a fréquemment des plans larges, extérieurs au dispositif, etc), et il perd ainsi en force et en efficacité.

Et puis il y a la créature.

(SPOILERS)

Soyons francs : il ne faut pas longtemps au spectateur avisé pour se douter de sa nature réelle, et lorsqu'il apparaît à l'écran, dans toute sa laideur numérique, le métrage perd beaucoup en intérêt. Non seulement un cascadeur en costume aurait probablement été plus efficace (probablement plus cher et compliqué à rendre crédible, cela dit), mais en plus, son apparence ne fait que renforcer l'impression de sous-Predator qui prend progressivement le dessus sur le reste du film.

Après, la conclusion du métrage est assez agréable : le sous-Predator en question n'est que l'un des multiples soldats d'une vague d'invasion extra-terrestre qui a attaqué la Terre pendant que Doug était dans les bois, et l'espèce humaine est au bord de l'extinction.

Dommage que le film soit aussi... moyen.

3/6 (pour Diamantopoulos - par contre, l'affiche est hors-sujet)

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2018 : Inside No. 9 - Live Halloween Special (2018)

Publié le 8 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Télévision, Review, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Fantastique, Halloween, Comédie, UK, Anthologie, Sitcom, BBC, Documentaire, Found Footage

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, du 1er octobre à début novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Live Halloween Special - Dead Line (2018) :

Un épisode exclusif de l'équipe d'Inside No.9, tourné en direct, et diffusé à l'occasion d'Halloween 2018.

Ou presque.

La bande d'Inside No. 9 a encore frappé, avec un épisode d'une demi-heure qui, une nouvelle fois, et un peu comme lors de l'épisode spécial de Noël à base de Krampus, joue avec (et déconstruit allègrement) les codes du genre, et le format de la série télévisée.

En dire beaucoup plus serait trahir totalement les rebondissements de l'épisode ; contentons-nous de mentionner en vrac Most Haunted, les studios Granada hantés, la voix off de la BBC, des pannes techniques, Twitter, des apparitions subtiles mais très intelligemment mises à l'image, des vidéos d'archive, Ghostwatch, A Quiet Night In, du found footage et bien d'autres moments mémorables, qui font de ce Dead Line une réussite à part entière, bien rythmée, divertissante et gentiment glauque.

À ne pas rater, pour peu que l'on adhère à l'horreur et au macabre britannique, à la fois drôle et glaçant.

 

(retrouvez aussi la critique des saisons 1 et 2 en cliquant ici, et celle des saisons 3 et 4 en cliquant ...)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de toutes les séries passées en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 72 - Office Uprising (2018) & The Monster Project (2017)

Publié le 4 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Télévision, Crackle, Comédie, Documentaire, Found Footage

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

Office Uprising (2018) :

Lorsque la distribution de canettes d'une boisson énergétique frelatée contamine tous les employés du building d'un fabricant d'armes, ces derniers deviennent incontrôlables, et en proie à des poussées de violence débridée. Desmond (Brenton Thwaites), un glandeur du département comptabilité, Samantha (Jane Levy), sa meilleure amie en partie contaminée, et Mourad (Karan Soni), leur compère, doivent alors réussir à survivre au beau milieu de ce chaos indescriptible, et à échapper à la fureur d'Adam Nusbaum (Zachary Levi), le responsable du département comptabilité...

Une comédie horrifique de bureau disponible en streaming sur la plate-forme Crackle de Sony (avec fondus au noir pour coupures publicitaires, tous les quarts d'heure), ce métrage lorgne fortement sur des films comme The Belko Experiment, Mayhem : Légitime Vengeance, et autres satires du genre sur la vie de bureau, mais adopte un ton nettement plus déconneur et ouvertement caricatural pour en faire un film d'enragés plutôt agréable à regarder.

C'est notamment dû en grande partie au capital-sympathie de la distribution, avec bon nombre de premiers et seconds rôles plutôt sympathiques : Thwaites (Pirates des Caraïbes 5, Gods of Egypt), Jane Levy (Suburgatory et Evil Dead 2013), Zachary Levi (Chuck, qui ici cabotine affreusement en über bad guy tyrannique), Kran Soni (Dopinder de Deadpool 1 et 2), Kurt Fuller, Gregg Henry, etc...

D'autant que l'on sent clairement que le tout est réalisé par un ancien cascadeur (réalisateur de télévision, et de Braven, avec Jason Momoa) : il y a pas mal de scènes d'action, qui sont dynamiques, et dont les acteurs principaux du film semblent s'amuser à faire eux-mêmes les cascades.

Après, c'est loin d'être parfait. On a beau être dans le registre de la comédie décomplexée, ça a tendance à surjouer beaucoup, et la réalisation/les effets/la post-synchronisation parfois approximatifs ont tendance à trahir un budget que l'on imagine limité.

Mais le tout reste agréable à suivre, le trio de tête a une bonne alchimie, et c'est suffisamment enjoué et sympathique pour que l'on ne s'ennuie pas.

3.5/6

The Monster Project (2017) :

Un groupe d'apprentis-réalisateurs (Toby Hemingway, Justin Bruening, Murielle Zuker, Jamal Quezaire) décide de créer le buzz en tournant un documentaire consacré aux monstres : pour cela, ils interviewent, dans un manoir abandonné, une jeune femme se prétendant vampire (Yvonne Zima), un natif-américain affirmant être un skinwalker (Steven Flores), et une asiatique supposément possédée par un démon (Shiori Ideta). Mais rapidement, les choses se compliquent lorsque les monstres s'en prennent à eux...

Un found footage au postulat pas forcément inintéressant, mais au traitement globalement bien trop inégal pour convaincre, avec une première heure de mise en place et de présentation des personnages (et de leurs relations) des plus insipides et molles.

Ensuite, ça s'active un peu, et ça s'énerve même assez sérieusement dans les dernières vingt cinq minutes, mais malheureusement, il est un peu trop tard pour vraiment sauver le tout, d'autant que le tout repose sur un rebondissement final assez forcé, et que certaines "créatures" sont vraiment sous-exploitées.

Cela dit, ce métrage est suffisamment inventif pour se démarquer du tout-venant du genre, et on saluera le travail apporté aux effets numériques : à l'opposé, on regrettera les voix trafiquées au vocodeur, assez fauchées, ainsi que les personnages antipathiques, et l'interprétation parfois forcée de ces derniers (je pense notamment au black de service™, qui joue assez mal) ; sans oublier la justification du dispositif found footage, qui ne tient pas la route une seule seconde, et qui demande à ce que l'on éteigne assez rapidement son cerveau plutôt que de se demander qui filme, pourquoi, et qui a monté les images à un moment T.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 64 - Phoenix Forgotten (2017) & Aliens : Zone of Silence (2017)

Publié le 2 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Fantastique, Found Footage, Science-Fiction, Thriller

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Phoenix Forgotten :

À l'occasion du 20ème anniversaire de la disparition mystérieuse de son frère aîné, Josh (Luke Spencer Roberts), Sophie (Florence Hartigan) décide de rouvrir l'enquête en interrogeant, caméra au point, leurs proches, et tous les témoins et participants de l'époque. Mais rapidement, en retrouvant des bandes vidéo filmées par Josh et ses deux amis, Mark & Ashley (Justin Matthews & Chelsea Lopez), Sophie comprend que la disparition inexpliquée du trio est liée à de mystérieuses lueurs aperçues dans le ciel quelques jours plus tôt...

Un found footage co-écrit par le scénariste de la saga des Labyrinthe et de Pacific Rim 2, et qui se sert du phénomène des Lumières de Phoenix pour marcher dans les pas du bien meilleur Lake Mungo : au programme, une mise en scène façon documentaire, avec une jeune femme qui enquête sur la disparition de ses proches, et montre le tout sous forme d'interviews avec la famille, les amis, les responsables des recherches, etc, agrémentées d'image d'archive (réelles - toute la controverse autour des Lumières - et fictives) et des fameuses bandes retrouvées du trio de disparus.

Une première moitié de métrage relativement classique mais efficace, avec des protagonistes crédibles, une mise en images assez équilibrée, bref : ça ne fonctionne pas trop mal.

Mais quand le film passe dans sa seconde moitié, déclenchée par le visionnage hors-champ des bandes retrouvées, soudain, ça commence à retomber dans les clichés habituels du found footage (tournage nocturne, acteurs en roue libre, manque de péripéties, tremblotte aiguë), et par perdre progressivement tout son intérêt (malgré une toute fin plus spectaculaire).

2.25/6

Aliens - Zone of Silence :

Quatre mois après la disparition de son frère et de son meilleur ami (Peter Gesswein & Jed Maheu), apprentis chasseurs d'ovnis, dans le désert mexicain, Morgan (Sarah Hester) décide de le retrouver, et part pour la Zone du Silence, où ils se trouvaient. Équipée de nombreuses caméras directement reliées aux ordinateurs de Goose (Vince Tula), un ami, Morgan découvre alors la sinistre vérité...

Un found footage tout simplement calamiteux, porté par une actrice jamais vraiment crédible ou convaincante, qui narre son expédition comme si elle récitait le contenu d'un tuto maquillage YouTube, et dont les réactions passent de l'hystérie au calme le plus serein en trois secondes chrono.

Ajoutez à cela un dispositif technique jamais crédible - non seulement la demoiselle porte sur le dos plus de 50 kilos de matériel, à vu de nez, mais en plus elle est reliée en temps réel, image et son, à son technicien, à l'autre bout des USA, sans qu'il y ait jamais le moindre décalage des images ou du son -, une prise de son parfois exécrable (certaines des répliques de Goose, ou des vidéos qu'il regarde chez lui, sont incompréhensibles) et le fait qu'en fin de compte, il ne se passe absolument rien de tout le film (trente dernières secondes exceptées), et on se retrouve avec un métrage sans le moindre intérêt.

À la limite, j'aurais préféré que le film suive les deux bros chasseurs d'ovnis, ça aurait été plus amusant.

0.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #439 : Operation Avalanche (2016)

Publié le 30 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Documentaire, Found Footage, Comédie, Drame, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Operation Avalanche :

En 1967, Matt Johnson et Owen Williams, deux agents de la CIA, découvrent que, contrairement à ce qu'affirme le Président Kennedy, les USA ne sont pas prêts à se poser sur la Lune dans les délais impartis. Désireux d'impressionner leurs supérieurs et de sauver l'honneur de la nation, les deux hommes décident alors de proposer l'Opération Avalanche, qui vise à simuler en studio l'alunissage des Américains, et à diffuser ces images en direct pour tromper le reste de la planète...

Un mockumentaire qui m'a laissé des plus mitigés.

Déjà, à cause de la manière dont il a été tourné : en mentant à la NASA, en prétendant tourner un vrai documentaire avec reconstitutions, et en filmant des scènes à l'arrache, avec détournement d'interviews, etc. Un procédé assez discutable, qui risque bien de rendre la NASA nettement moins favorable à d'autres tournages, et n'était de toute façon pas du tout utile.

Ensuite, si le mockumentaire est assez réussi, techniquement parlant (la reconstitution de l'époque, tant visuelle qu'au niveau des costumes et de la technologie, est globalement un succès ; au niveau des dialogues et des comportements, un peu moins), il souffre de beaucoup de problèmes d'écriture : les personnages sont insipides et sous-développés, le film tourne rapidement à vide, et bien que quelques moments fonctionnent sur le front du drame et de la tension, vers la fin (la poursuite est très réussie), on se retrouve néanmoins à regarder ce documenteur mollasson de manière très passive.

Ce qui est généralement une mauvaise nouvelle pour un film façon found footage, puisque le spectateur commence alors à se poser des questions sur la vraisemblance de ce qu'on lui montre. Et ici, entre l'écriture, le rythme, la technique, et le concept même du métrage - une conspiration idiote visant à simuler l'alunissage des Américains (qui à ce jour trouve toujours beaucoup d'adeptes aux USA) -, la suspension d'incrédulité est à l'agonie, et cela rebutera plus d'un spectateur (tandis que les complotistes seront ravis de voir tous leurs soupçons validés).

En somme, un film qui souffre de nombreux défauts (jamais vraiment drôle, et le côté dramatique pâtit des personnages inintéressants), et dont on ne peut s'empêcher de se dire qu'il souffre de son aspect "found footage" plus qu'il n'en bénéficie.

(Mais d'un autre côté, s'il avait été tourné sans cet artifice, ça aurait probablement donné quelque chose comme Moonwalkers, ce qui n'est pas forcément mieux)

À peine la moyenne, pour son aspect technique : 3/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 61 - Atrocious (2010)

Publié le 13 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Found Footage, Espagne

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Atrocious :

Cristian Quintanilla (Cristian Valencia) et sa petite soeur July (Clara Moraleda) accompagnent leurs parents et leur petit frère passer des vacances dans leur maison de vacances. Cristian et July, cependant, ont une autre idée en tête : tout près de la maison, en effet, se trouve un labyrinthe de verdure laissé à l'abandon, scène d'une légende urbaine fantômatique. Bien décidés à mener l'enquête, les deux adolescents s'y engagent caméras au poing...

Un found-footage espagnol tourné à l'économie, et particulièrement frustrant.

En effet, toute la mise en place est plutôt agréable, grâce à un environnement intéressant (le labyrinthe de verdure, la maison), à un aspect technique suffisamment basique pour être crédible, et à une famille relativement sympathique : les relations entre Cristian, July, leur petit frère et leur chien sonnent relativement juste, tout comme la manière de filmer des deux adolescents, leurs réactions, leurs disputes, etc. À partir de là, on s'attache un peu à eux, etc, donc sur ce plan-là, c'est réussi.

Malheureusement, sur le plan du found-footage, c'est une autre paire de manche. Non seulement Atrocious cumule quelques erreurs de débutant (le carton d'ouverture de la police, les retours en arrière, avances rapides, etc), non seulement le film n'est pas particulièrement effrayant ou tendu, mais en plus, il tente un twist radical (et pourtant hautement prévisible), qui change totalement le sujet et le ton du métrage, le faisant passer de film fantastique à slasher basique.

Et comme en plus les 25 dernières minutes (aux 3/4 en infra-rouge, notament dans les bois à tourner en rond) sont particulièrement redondantes, on se dit que la production manquait un peu d'expérience et/ou a voulu capitaliser sur un genre sans le maîtriser, et est passée à côté d'un petit found footage efficace, pour simplement se retrouver avec quelque chose de regardable, sans plus.

2.25/6 (ça vaut moins, honnêtement, mais la petite famille m'est étrangement sympathique)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 59 - Home Movie (2008)

Publié le 12 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Found Footage

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Home Movie :

David Poe (Adrian Pasdar), pasteur, et son épouse psychologue, Clare (Cady MCClain) s'installent à la campagne avec leurs deux enfants, Jack et Emily (Austin & Amber Joy Williams), des jumeaux, nés le 31 Octobre. Mais un soir d'Halloween, voilà que Jack et Emily commencent à se comporter bizarrement, une attitude qui ne fait qu'empirer au fil des semaines, et que leurs parents chroniquent au quotidien par le biais de leur caméra familiale.

Premier long-métrage de Christopher Denham (acteur dans Argo et Forgetting the Girl, entre autres, mais aussi co-scénariste du mauvais Area 51 d'Oren Peli, et scénariste/réalisateur du faiblard Preservation, en 2014), qui est ici à la fois réalisateur et scénariste de ce found footage façon vidéo de famille, au budget clairement limité.

Et malheureusement, Denham n'a pas le talent nécessaire pour compenser ce budget étriqué, puisque le rendu à l'écran est assez faiblard, à la fois trop proche d'une DV mal étalonnée/éclairée (mais bien cadrée) pour vraiment faire "home movie" (peut-être que si le film avait été déplacé dans les 80s/90s, et filmé avec les moyens de l'époque, ça aurait été plus intéressant), et pas assez professionnel pour vraiment rendre le visionnage agréable.

Bref. Un found footage sur des enfants maléfiques, auxquels est confronté Adrian Pasdar et sa femme, et qui, pour une raison que je ne m'explique pas, a reçu énormément de bonnes critiques, notamment de la part des sites spécialisés outre-atlantique.

Alors peut-être que je suis passé totalement à côté, mais j'ai trouvé le tout profondément médiocre, entre :

# Pasdar qui se force à jouer un père pasteur toujours hyperactif, immature, survolté, quasi-insupportable, qui filme tout, tout le temps, sans raison ni logique, se déguise constamment, fait le clown devant l'objectif, et apprend à ses enfants à faire des choses essentielles comme de crocheter des serrures et de faire des noeuds complexes (deux choses qui vont forcément e retourner contre lui plus tard dans le métrage).

# son épouse psychologue qui ne réagit jamais pendant tout le film, et accuse son mari de maltraiter les enfants quand ça commence à dégénérer.

# l'absence totale de réaction des deux parents face aux actes de leurs enfants : à mi-film, les enfants ont déjà tué et torturé toutes sortes d'animaux, et crucifié le chat... et pourtant, les parents ne semblent pas plus troublés que ça, et la vie de famille continue normalement, avec Pasdar qui fait l'idiot, et les parents qui ne réalisent pas que leurs enfants sont des monstres.

# les rebondissements un peu trop capillotractés et/ou prévisibles : les enfants sont retrouvés dans le même lit, couverts de morsures, mais plutôt que d'essayer de découvrir (ne serait-ce que visuellement) si ces morsures en question ont été faites par des enfants ou par un adulte, la mère accuse directement son mari, comme je l'ai mentionné plus haut, et ce sans raison particulière.

# les choix visuels assez discutables : le film est montré dans l'ordre chronologique, mais on n'échappe pas aux moments "omniscients", avec une caméra que personne n'est vraiment en train de tenir, qui n'a aucune raison d'être allumée ; il y a des jump cuts, des avances rapides, des rembobinages, des effets de montage inexpliqués...

# certains effets sont forcés, comme ces gamins qui se téléportent subitement dans une pièce, juste histoire de faire sursauter un personnage, et de laisser sous-entendre qu'ils ont des pouvoirs démoniaques (alors que pas franchement).

# et cette fin un peu bordélique et pas toujours très logique : les enfants sont supposés avoir drogué leurs parents en leur faisant manger de la soupe, mais jamais on ne voit ces derniers la manger, justement...

En résumé, j'avoue avoir regardé le tout sans grande passion, d'autant que les effets assez pauvres, le rythme mollasson malgré la durée très limitée, et les rebondissements prévisibles n'aident pas à s'immerger dans le tout. Mais encore une fois, peut-être que je suis passé à côté, et peut-être que toutes ces scènes anémiques auraient dû me terroriser ou m'angoisser...

(un peu à l'image du dîner en famille durant lequel les jumeaux se rebellent et jettent des couverts par terre : une scène plate, qui n'a pas grand intérêt intrinsèque... si ce n'est que j'ai adoré la réaction du chien familial, dans un coin de l'image, qui après avoir sursauté une fois ou deux, décide qu'il en a ras le bol de ces cons d'humains qui le dérangent pendant sa sieste, et quitte tout simplement le tournage en allant directement rendre visite à l'équipe derrière la caméra)

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 54 - Paranormal Activity 1.5 : Tokyo Night (2010)

Publié le 10 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Halloween, Fantastique, Japon, Found Footage

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Paranormal Activity 1.5 - Tokyo Night :

Lors d'un séjour à San Diego, aux USA, Haruka Yamano (Noriko Aoyama) est victime d'un accident de voiture qui lui vaut une fracture des deux jambes, et l'oblige à rentrer au plus vite chez elle, à Tokyo. Là, elle est aidée par son frère Koichi (Aoi Nakamura), mais bien vite, d'étranges phénomènes se produisent autour d'eux, et le jeune homme décide de tout filmer...

Ouhlà, j'avais oublié à quel point le premier Paranormal Activity était soporifique : 45 minutes sur une porte qui claque, ce n'est tout simplement pas possible. Et là, avec ce Tokyo Night, on se retrouve donc avec un décalque total du film original, sous la forme d'un pseudo-spin-off/remake/suite alternative qui postule que Katie (la possédée du premier film, au coeur des évènements de la saga) a été tuée dans un accident de voiture, et que son démon a été transféré à l'héroïne de ce film.

Une héroïne un peu trop hystérique et à la limite du surjeu dès que les évènements paranormaux se déclenchent, et qu'elle se met à piailler énormément ; et des évènements insipides, qui n'apportent absolument rien à l'original (hormis un semblant d'environnement japonais), et ne font que souligner à quel point la formule Paranormal Activity ne reposait initialement que sur du vide, sans le moindre intérêt intrinsèque.

1/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 53 - Russian Yeti : The Killer Lives (2014)

Publié le 10 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Télévision, Review, Discovery, Horreur, Halloween, Fantastique, Found Footage, Documentaire

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Russian Yeti - The Killer Lives :

Un mockumentaire Discovery Channel qui revient sur l'Incident de la Passe de Dyaltov, en Russie, durant lequel neuf étudiants russes ont mystérieusement trouvé la mort à flanc de montagne, en 1959.

Un peu à l'instar de leurs mockumentaires sur les sirènes, les mégalodons et autres cryptides en tous genres, ce métrage, présenté et diffusé comme étant un véritable documentaire "scientifique", affirme avoir découvert une explication surnaturelle à ce mystère : les étudiants auraient été victimes d'un yéti sanguinaire qui hanterait les étendues sauvages de Sibérie.

Bon, je ne vais pas revenir sur les innombrables problèmes éthiques posés par la diffusion d'une telle oeuvre de fiction (qui exploite par ailleurs de véritables photos de cadavres) dans le cadre d'une série de documentaires sérieux et éducatifs : beaucoup d'autres personnes l'ont fait mieux que moi en ligne, et ça participe vraiment à l'abêtissement de la population américaine (et, par exportation, mondiale), déjà bien alimenté par les shows de chasse au fantôme, de chasse au bigfoot, d'anciens astronautes, et autres émissions de révisionnisme historique et antique qui passent sur History Channel et sur le reste du cable US.

Je vais plutôt me concentrer sur le documentaire en lui-même, et là, c'est un peu un carnage.

Dès ses premières minutes, n'importe qui avec un minimum de jugeotte comprend qu'il va avoir droit à un gros canular pas très finaud ou plausible : reconstitutions bancales, interventions face caméra très mal jouées (la "journaliste russe", notamment, n'est jamais juste), quatre ou cinq caméras simultanées pour filmer la moindre interview (comme si les documentaires télévisuels en avaient le budget ^^), des scènes risibles (les deux reporters qui arrivent dans le village d'une tribu locale hostile, supposément isolée et coupée du monde contemporain... mais le village est un village aux chalets modernes, éclairés à l'électricité, avec un camion enneigé garé dans un coin, et une architecture flambante neuve), etc.

Et plus le temps passe, plus ça empire, avec une histoire de conspiration gouvernementale & militaire en carton pâte, des vidéos et photos jamais crédibles (malgré les efforts de la voix off, les "preuves" visuelles de l'existence du yéti ont tendance à encore plus décrédibiliser le documentaire, puisque le yéti en question ressemble à un figurant vaguement déguisé et flouté, qui ne tient pas un seul instant la comparaison avec le film Patterson-Gimlin, utilisé en exemple... déjà que le Patterson-Gimlin... mwé), une exploration de grottes où l'on ne voit rien malgré l'agitation des deux héros, et pour finir, une reconstitution stupide de l'incident par les protagonistes, qui décident d'aller dans la forêt en pleine nuit, et de tout faire pour énerver le supposé yéti, afin de provoquer une attaque... moui.

Même si l'on croit à 100% au reste du métrage, c'est quand même d'une stupidité confondante, cette idée.

Mais bon, comme dans tout found footage, ça se finit dans les bois, de nuit, avec des bruits bizarres et une image tremblotante qui fait qu'on ne voit rien (ce qui tombe bien, puisqu'il n'y a rien à montrer).

En résumé, ce Russian Yeti est assez mal conçu, assez mal écrit, assez mal interprété, assez stupide, et d'un point de vue éthique, c'est particulièrement horripilant.

0.75/6 (pour avoir fait l'effort de rendre une copie technique assez honorable, et visiblement suffisamment maîtrisée pour faire illusion auprès des esprits les plus crédules)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 48 - Shirome (2010)

Publié le 8 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Japon, Found Footage

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Shirome :

Les six membres du groupe d'idols japonaises Momoiro Clover Z ont la chance, pour une opération promotionnelle, de faire équipe avec Kōji Shiraishi ; celui-ci leur propose d'aller explorer, devant ses caméras, une école abandonnée, lieu de nombreux suicides, et repaire supposé d'une entité toute-puissante, capable d'exaucer les voeux des personnes au coeur pur, et de dévorer les individus emplis de mensonges...

Un ratage assez complet, dans lequel Shiraishi tente de combiner un long-métrage semi-promotionnel sur les MomoClo, une opération de caméra cachée/canular (bien qu'elles ne soient pas cachées, les caméras étaient là pour - en théorie - tourner un show de type Ghost Hunters avec les MomoClo qui pensaient - apparemment - que tout était réel, jusqu'à ce qu'on leur explique la supercherie), un found footage utilisant les mêmes ficelles que les autres mockumentaires du réalisateur, et, en prime, une touche de satire sur la surexploitation de ces idol girls (il faut les voir en train d'acquiescer obséquieusement à tout ce qu'on leur dit, y compris à la notion de vendre leurs âmes au diable pour réussir, ou encore à l'idée de faire un numéro musical avec chorégraphie devant l'autel dédié à l'entité).

Mais à trop tenter de cumuler les genres, rien ne fonctionne vraiment, et l'on ne croit jamais à ce que l'on a sous les yeux : ni à la sincérité du postulat de départ, ni aux effets très limités, ni aux réactions des chanteuses, ni à la supposée angoisse que le film voudrait générer.

Et comme en plus les demoiselles (qui ont toutes entre 13 et 16 ans) piaillent vraiment énormément, le film devient rapidement pénible à suivre, et ne suscite que de bon gros soupirs d'agacement.

1/6 (pour la brève silhouette Cthulhuesque qui apparaît sur la fin du métrage, et qui avait du potentiel)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 45 - Noroi : The Curse (2005)

Publié le 7 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Found Footage

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Noroi :

Masafumi Kobayashi (Jin Muraki), un journaliste d'investigation, est spécialisé dans l'étude des phénomènes paranormaux inexpliqués ; un jour, il commence à remarquer des liens étranges entre plusieurs évènements bizarres et surnaturels qui font la une des médias sensationnalistes, et des quotidiens régionaux du Japon ; mais cette enquête va l'emmener au plus profond d'une tradition ancestrale et sinistre, et va finir par lui coûter très cher...

Premier found-footage/mockumentaire japonais de Kōji Shiraishi, dont j'ai chroniqué le Occult il y a quelques jours, un Occult qui était un film inégal, et dont on retrouve ici le format, la mise en scène, et quelques similarités thématiques, comme cette mention de vers ectoplasmiques, ou encore ce mélange de tradition japonaise et de terreur plus ancestrale, inexplicable et universelle, etc.

Un long métrage visuellement très crédible, qui prend son temps sans jamais être ennuyeux, et qui parvient à susciter une impression de menace diffuse par de simples jeux de suggestion, nettement plus efficaces et subtils que les images beaucoup plus démonstratives et grotesques d'Occult. Une réussite, dans le genre.

4.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 34 - Occult (2009)

Publié le 4 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Japon, Found Footage

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Occult (Okaruto) :

Quelques années après qu'un fou ait poignardé plusieurs inconnus en lisière d'une station balnéaire et touristique japonaise, une équipe de tournage menée par Kôji Shiraishi enquête sur l'incident, et sur un jeune trentenaire SDF (Shôhei Uno), qui a survécu au drame. Désormais marqué par des cicatrices aux motifs étranges, et persuadé que son attaquant lui a transmis un don surnaturel (et une mission divine) au moment de l'assaut, le vagabond prétend être quotidiennement témoin de phénomènes surnaturels, et accepte de les filmer pour le compte de Shiraishi. Mais bien vite, ce dernier comprend que la situation est bien plus complexe qu'il n'y paraît, et il se laisse embarquer dans les délires du SDF...

Je ne suis habituellement pas très client de j-horror, et comme je l'ai répété à maintes reprises, le genre found footage/mockumentaire m'agace plus qu'autre chose, désormais, tant il est surexploité et insipide.

Et pourtant, cet Occult a été pour moi une bouffée d'air frais.

Avec son rythme globalement mesuré et maîtrisé, sa réalisation appropriée et subtile, son interprétation compétente, son histoire intrigante et imprévisible, sa montée en tension réussie (aidée par une musique grinçante assez déstabilisante), et sa sensibilité tellement nipponne, ce mélange d'ovnis, de terrorisme/fanatisme et de tradition orientale, agrémenté de quelques touches d'horreur cosmique indicible, a totalement fonctionné sur moi.

En somme, je n'aurais pas hésité à lui mettre un bon 4/6 immédiat, voire même plus, si affinités... du moins, en théorie, car malheureusement, si j'ai réussi à ignorer, durant le cours du film, les quelques moments un peu ratés et fauchés (certaines images des entités, ou encore la tête en plastique dans la rue, après l'attentat), impossible de fermer les yeux sur le plan final absolument risible. 

Un plan final qui, en quelques secondes, fait totalement s'effondrer le château de cartes fragile que la suggestion et la menace avaient construit durant tout le reste du métrage, et qui annihile ainsi instantanément toute tension, tout malaise, et tout mystère.

On termine donc cet Occult sur une très mauvaise impression (voire en secouant tristement la tête et en se moquant de ce final), ce qui ne pardonne pas, et plombe d'office la note globale du tout.

3/6, en étant généreux.

(cela dit, je vais tout de suite m'intéresser aux autres films de Kôji Shiraishi, comme par exemple Noroi, car le potentiel est là)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 31 - The Devil Complex (2016)

Publié le 3 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Found Footage

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The Devil Complex (a.k.a. The Devil Within) :

Fin 2012, Rachel (Maria Simona Arsu) et deux techniciens se sont aventurés dans la forêt hantée de Baciu, en Transylvanie, pour y enquêter... et ils n'en sont jamais revenus. Leur caméra, cependant, a été retrouvée par leur maître de conférences qui, après avoir visionné les bandes, a finit par se suicider...

Je sais que je me plains beaucoup de l'influence néfaste du genre found footage sur le cinéma moderne, mais ce n'est pas sans raisons, et ce Devil Complex en est la parfaite illustration : désormais, le moindre apprenti-réalisateur peut décider de prendre une caméra et trois acteurs plus ou moins compétents, de partir dans la nature ou dans une vieille maison pour les laisser improviser, et de se contenter de filmer le tout en tremblotant et en rajoutant un bruit bizarre ou deux.

Ici, on a droit à un remake du Projet Blair Witch, filmé en Roumanie, et avec une forêt couverte de neige en lieu et place des bois génériques et transparents du film américain. Et quand je dis remake, c'est vraiment du copier-coller dans la structure... et dans l'intérêt, quasi-inexistant.

D'autant que, Roumanie oblige, les acteurs sont locaux, et leur interprétation très très inégale en anglais fait que bon nombre des dialogues sonnent faux et/ou rendent leurs interprètes antipathiques.

Résultat, quand tout le monde commence à s'énerver et à se disputer, on n'a qu'une envie : que tout le monde décède au plus vite dans d'affreuses souffrances...

En résumé, un found footage dérivatif, agaçant, prévisible, jamais particulièrement intéressant, qui n'apporte rien au genre, semble arriver 15 ans après la bataille, et qui n'a pour lui que des forêts enneigées assez jolies (et paradoxalement très peu angoissantes).

1/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 24 - They're Watching (2016)

Publié le 30 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Fantastique, Found Footage, Halloween, Horreur

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They're Watching :

Des mois après avoir trouvé pour Becky (Brigid Brannagh) une vieille chaumière quasi-abandonnée dans les bois de Moldavie, l'équipe d'une émission tv américaine de décoration/aménagement revient sur les lieux du tournage pour découvrir le résultat des rénovations. Mais rapidement, la rigide Kate (Carrie Genzel), le sarcastique Alex (Kris Lemche), le sensible et réservé Greg (David Alpay), et la séduisante Sarah (Mia Faith) découvrent que la population locale est étrangement hostile, toujours hantée par le souvenir d'une légende locale parlant d'une sorcière habitant ces lieux...

Un found-footage présenté comme étant une comédie d'horreur, et une satire de la tv réalité et du sous-genre horrifique des "Américains en vacances en Europe de l'Est" : de quoi m'intéresser, à la base.

Sauf qu'en fait le film se plante sur tous les fronts, sauf peut-être celui de l'interprétation (et encore, c'est débatable selon les interprètes).

Sur le plan du found footage, c'est un format qui ne fonctionne pas, puisqu'on a droit à de la (mauvaise) musique de suspense et de tension, à des angles impossibles, et à des caméras qui sont omniprésentes sans raison ; du coté de la satire, pas mieux, puisque les personnages sont tellement creux et caricaturaux que ça tire constamment à blanc, et que le tout est assez vide ; niveau humour, c'est l'encéphalogramme plat, avec à peine quelques remarques sarcastiques, ici ou là, trop détachées pour faire mouche ; et sur le front de l'horreur, c'est encore pire, puisqu'il faut attendre une bonne heure avant qu'il ne commence enfin à se produire quelque chose.

Mais pire encore, après un twist éculé au possible (Brannagh, l'actrice à la carrière la plus importante de la distribution, est quasi-invisible durant tout le film, et se comporte bizarrement dans la majorité de ses scènes... je me demande bien pourquoi, ouhlàlà, quel mystère...), le métrage bascule dans un déluge d'effets spéciaux numériques particulièrement fauchés qui transforment le film en ersatz de Charmed, mal éclairé et gentiment risible, alors que la sorcière se débarrasse des paysans locaux à grand coups de pouvoirs magiques, de boules de feu, et autres effets ratés.

Bref, c'est assez médiocre sur tous les plans, notamment l'écriture, et c'est assez agaçant, parce que j'étais vraiment enthousiaste en commençant le visionnage.

1.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 12 - Paranormal Activity 5 : Ghost Dimension (2015)

Publié le 24 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Found Footage, Fantastique

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Paranormal Activity 5 : Ghost Dimension (PA - The Ghost Dimension) :

Alors qu'ils se préparent à fêter Noël dans leur nouvelle demeure, Ryan (Chris J. Murray), son épouse Emily (Brit Shaw) et leur fillette Leila (Ivy George) font l'expérience de phénomènes paranormaux, déclenchés par la découverte d'une caméra mystérieuse dans la maison. Rapidement, alors que le comportement de Leila commence à changer, Ryan découvre que la caméra permet de filmer les forces surnaturelles à l'oeuvre dans leur demeure...

Bon, on va faire simple. PA 1 et 2 n'étaient pas terribles, mais ils se valaient à peu près, pour des raisons différentes (du 3/6 très relatif, noté en comparaison des suites, et qui serait nettement plus bas en notation absolue) : PA 3 tentait d'épaissir la mythologie de la saga, sans parvenir à être convaincant ou réussi (2/6) ; PA 4, lui, continuait sur la pente descendante de la saga, toujours plus faible et soporifique (1.5/6) : PA 4.5 (The Marked Ones) était une déclinaison latino qui continuait toujours sur la même lancée (1.25/6) ; et donc, ce PA 5, l'ultime épisode de la saga, qui se veut une conclusion définitive à la franchise, en apportant des réponses aux questions que les fans se posaient.

Pour être franc, ces réponses, je n'y ai pas prêté attention tant ce sous-Poltergeist échoue à créer le moindre suspense, à donner lieu à la moindre jump scare un tant soit peu efficace et surprenante, ou à intéresser le spectateur à son histoire ou à ses personnages.

Débarrassé de son gimmick 3D, le film est un vide intersidéral au rythme haché, qui repose vaguement sur les images numériques d'un démon ressemblant à Venom/au symbiote de Spider-man, et l'on se dit qu'il était plus que temps d'enterrer cette franchise bien faisandée, qui a fait, de par son influence, beaucoup de mal au genre.

1/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 09 - JeruZalem (2015)

Publié le 23 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Found Footage

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JeruZalem :

En vacances en Israel et armées d'une paire de Google Glass, Sarah (Danielle Jadelyn) et son amie Rachel (Yael Grobglas), deux jeunes américaines, croisent le chemin de Kevin (Yon Tumarkin), un specialiste en histoire antique, qui ne laisse pas Sarah indifférente. Elles l'accompagnent jusqu'à Jesuralem, alors même que Yom Kippur approche, et qu'une menace surnaturelle plane sur la ville...

Un found-footage assez typique du genre, tant dans sa forme que dans son intérêt, mais qui bénéficie clairement de son thème original, et de tout l'environnement (Jerusalem, les conflits de religion, etc) qui l'accompagne.

Ici, pas de zombies, mais des Nephilims gigantesques (brièvement aperçus, à la Cloverfield) et des démons ailés contagieux, aux silhouettes menaçantes et plus intéressantes que de simples morts-vivants basiques ; à l'identique, l'utilisation des Google Glass en guise de caméra omniprésente est bien justifié par le récit, et plutôt bien employé à l'écran.

Le film est donc assez agréable et intrigant à regarder, malgré une mise en place assez longue (mais là encore, Jerusalem fait une toile de fond qui reste intéressante), une héroïne un peu agaçante (j'ai préfèré sa copine fêtarde, nettement plus décomplexée) et un final caverneux un peu trop sombre et agité pour son propre bien.

3.5/6 (dont 0.5 rien que pour le plan de fin, qui a de la gueule)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 04 - Pandemic (2016)

Publié le 20 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Found Footage, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Pandemic :

Dans un futur très proche, alors qu'un virus dévastateur a ravagé l'humanité, transformant ses victimes en créatures agressives et sanguinaires, des chercheurs tentent désespérément de trouver un remède à cette maladie. Lauren (Rachel Nichols) est l'une de ces spécialistes, et après avoir assisté à la destruction de New York, elle rejoint Los Angeles où, au sein d'une équipe composée de personnalités disparates, elle va tenter de secourir un maximum de survivants... parmi lesquels, peut-être, sa fille.

Un film de zombies qui n'a, pour seule originalité, que de tenter de battre Hardcore Henry à son propre jeu, en se présentant comme étant filmé à 80-90% en vue subjective, à partir des caméras portées par ses protagonistes.

Malheureusement, le gimmick lasse très rapidement, d'autant qu'il n'est jamais totalement assumé, et est souvent entrecoupé de plans d'ensemble, de vidéos de surveillance, et de points de vue omniscients, qui ne sont justement pas filmés par l'équipe.

Autre problème, le budget minimaliste (tout l'argent est passé dans le salaire des acteurs, très inégaux - Nichols et Missi Pyle sont très bien, même si NIchols fait un peu trop jeune pour être mère d'une adolescente de cet âge ; Alfie Allen et Mekhi Phifer sont nettement moins convaincants) fait que tout est particulièrement cheap : les effets visuels, les décors, le maquillage des figurants (qui d'ailleurs sont en nombre ultra-limités), le bus aux vitres opaques dans lequel les personnages passent le premier tiers du film, leurs combinaisons, le sang numérique...

Bref, entre le gimmick first person survival horror limité, le budget inexistant, le suspense anémique, l'interprétation inégale, et l'écriture particulièrement générique, prévisible et quelconque, pas grand chose à se mettre sous la dent avec ce DTV à la limite du téléfilm SyFy, dont le pitch aurait pourtant pu donner quelque chose d'intéressant, de déjanté, ou de tendu, avec quelqu'un de plus compétent derrière la caméra.

2/6 (pour quelques scènes, et pour les efforts des actrices)

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 189 - The Visit (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Found Footage, Halloween, Comédie

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

The Visit :

Tyler (Ed Oxenbould) et sa soeur aînée Becca (Olivia DeJonge) sont envoyés par leur mère chez leurs grands-parents, qu'ils n'ont jamais connus, pour y passer une semaine. Là, les deux adolescents font donc la connaissance de Nana (Deanna Dunagan) et de Pop pop (Peter McRobbie), qui les accueillent à bras ouverts, mais qui, progressivement, paraissent de plus en plus bizarres. Heureusement, Becca est une apprentie réalisatrice, et avec l'aide de son frère, elle va filmer sa famille pour tenter de percer à jour le secret de ses hôtes...

Nouveau film de Shyamalan, qui a permis à ce dernier de retrouver des critiques à peu près bonnes (sans être extatiques pour autant)... mais à vrai dire, c'est toujours aussi médiocre, et ce pour de multiples raisons.

Tout d'abord, parlons du postulat de départ : pour faire simple, si le résumé ci-dessus ressemble à celui de multiples épisodes de Fais-moi peur ou de Chair de Poule ("Comment tuer un monstre", par exemple), c'est parce que c'est exactement ça. The Visit est une histoire basique, filmée du point de vue des enfants, et avec un twist après 65 minutes de film, histoire d'apporter une caution Shyamalanesque au tout... malheureusement, c'est aussi le plus gros problème de cette oeuvre.

Car un épisode de Chair de Poule fonctionne principalement parce que le jeune spectateur s'identifie immédiatement au(x) protagoniste(s) : or ici, The Visit vise un public adulte. Et il faut bien admettre que la jeune Becca - qui passe le premier tiers du film à débiter des généralités agaçantes d'étudiant en cinéma aux prétentions de réalisateur de documentaire - et son frère - le pseudo rappeur jamais drôle - sont tout sauf attachants.

Un problème d'autant plus évident que le gimmick du found footage impose une distance encore plus grande avec les évènements et les personnages : lorsque Shyamalan tente l'émotion en face caméra, ça semble forcé ; lorsqu'il joue la carte du suspense, ça tombe à plat ; et lorsqu'il tente de nous montrer à quel point les grands-parents sont bizarres, tout ce que l'on voit, ce sont deux personnes âgées à la lisière de la sénilité et/ou de la dépression.

La majeure partie des problèmes du film provient en effet de son écriture, puisque pendant une bonne heure, le film n'est jamais suffisamment drôle, jamais suffisamment inquiétant, jamais suffisamment mystérieux, jamais suffisamment subtil (les phobies des personnages, amenées de manière pataude, et uniquement là pour que les personnages en triomphent dans le climax), bref, jamais suffisamment intéressant (sans même parler de toutes ces fausses pistes que Shyamalan insère dans le script, comme pour se moquer de son propre style cinématographique).

Puis arrive le "retournement de situation" (qui manque pas mal de punch dans sa mise en images, puisque la réaction initiale de la mère semble étrangement faiblarde), et là, le film commence enfin à décoller un peu, dans ses 20 dernières minutes.

Mais il est probablement trop tard, d'autant que le métrage se termine sur un monologue bien pataud typique de Shyamalan, et sur un autre rap du gamin... autant dire que l'impression finale n'est pas particulièrement bonne.

Et d'un point de vue purement technique ? L'interprétation est convaincante, la perruque de grand-mère pas terrible, et le format found-footage n'apporte rien, ou aurait pu au moins être partiellement remplacé par un format plus traditionnel et omniscient : les plans sont tous parfaitement éclairés, les angles de caméra tous bien choisis, la caméra ne manque aucun moment important, et le tout est tellement professionnel et carré que ça détruit gentiment le postulat d'un "documentaire" filmé par deux amateurs paniqués (un problème récurrent de ce format, et rendu encore plus évident par la maîtrise technique habituelle de Manoj).

En résumé, on a un réalisateur réputé pour ses talents de réalisation et de mise en scène, qui les met de côté pour tourner un found footage plat et générique, au scénario digne d'un épisode de Chair de Poule, en moins rocambolesque et drôle. Oui, c'est mieux que ses derniers films récents, mais bon...

2/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 188 - Invoked (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Found Footage

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Invoked :

Un groupe de cinq jeunes irlandais (Patrick Murphy, Ciara Rose Burke, Lynn Larkin, Craig Grainger et Aaron Gibson) décide de partir en week-end, pour Halloween, sur une petite île irlandaise, où se trouve une vieille auberge de jeunesse abandonnée. Mais peu de temps après leur arrivée, ils découvrent que de nombreux cadavres de criminels ont été enterrés sur l'île. Curieux et imbibés, les touristes tentent alors d'entrer en contact avec les esprits de ces derniers, ce qui se termine mal pour eux...

Un found-footage supposément tourné en 4 jours pour 2000€, selon le réalisateur (un réalisateur brésilien de courts-métrages et d'épisodes tv, et qui ici est à tous les postes de la production, ou presque) qui fait le tour des critiques négatives du web pour défendre son film et lui faire de la publicité.

Et honnêtement, je veux bien le croire, tant ce métrage est un navet insupportable, à la qualité d'image et au cadrage médiocres au possible, et dont les 30 premières minutes sont entièrement meublées par ces jeunes qui discutent et font les cons, sans qu'il ne se produise la moindre chose un tant soit peu intéressante.

Il faut alors attendre la barre des 53 minutes pour qu'il commence à se produire quelque chose (et ce quelque chose consiste, jusqu'à la fin du film, moins de trente minutes plus tard, en des "fantômes" qui se précipitent en courant vers la caméra pendant une fraction de seconde, et en des effets spéciaux After Effects miteux).

Bref, c'est plat, c'est générique, c'est insipide, c'est inutile, et surtout, c'est particulièrement énervant.

0.25/6 (parce que les acteurs font de leur mieux)

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 132 - The Gallows (2015)

Publié le 7 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Fantastique, Found Footage, Halloween, Horreur, Jeunesse

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

The Gallows :

Vingt ans après qu'un tragique accident ait coûté la vie à Charlie (Jesse Cross), un jeune acteur, sur la scène d'un lycée du Nebraska, le département théâtral de l'établissement a décidé de remonter cette même pièce, avec une toute nouvelle distribution. Bientôt, cependant, Reese (Reese Mishler), l'acteur principal, commence à avoir le trac, et son meilleur ami Ryan (Ryan Shoos) le convainc de s'introduire dans l'amphithéâtre en pleine nuit pour saboter le décor, et empêcher la représentation. Mais l'esprit de Charlie rôde...

Au crédit de ce The Gallows, on peut tout de même citer son thème (le département théâtral d'un lycée, et les coulisses de son spectacle annuel) : c'est le genre de sujet trop peu fréquemment traité au cinéma, alors qu'une hantise dans les coulisses d'une pièce de théâtre, façon Fantôme de l'Opéra, c'est pourtant un sujet au potentiel certain.

Malheureusement, The Gallows est un found footage, un de plus, avec ses plans au camescope et en vision nocturne, majoritairement commentés en voix-off par le personnage de Ryan, un connard sarcastique et tête à claques qui s'avère très rapidement insupportable.

Non pas que les trois autres personnages principaux soient plus attachants et sympathiques, loin de là.

Et comme en plus tout le film prend place dans un lycée affreusement cliché, avec ses cliques, ses nerds à lunettes, ses jocks débiles, ses cheerleaders bimbos, ses théâtreux complexés, etc... et que le métrage ne fait tout simplement jamais peur (en partie parce qu'il est téléphoné et prévisible au possible), on se retrouve donc devant un flop mollasson qui n'apporte rien au genre, et s'avère une perte de temps pure et simple.

1/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 131 - Area 51 (2015)

Publié le 6 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Found Footage, Science-Fiction

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Area 51 :

Après avoir été enlevé, une nuit de fête, par une force qu'il ne comprend pas, Reid (Reid Warner) se prend de passion pour le phénomène extraterrestre, et décide de s'introduire dans la fameuse Zone 51. Pour cela, il réquisitionne l'aide de ses deux meilleurs amis, Darrin (Darrin Bragg) et Ethan (Ben Rovner), et grâce aux informations fournies par Jelena (Jelena Nik), la fille d'un ancien employé de la base, et aux cartes d'accès d'un homme de ménage, il se lance à l'assaut de Groom Lake, sans jamais cesser de filmer cette mission suicide.

Oren Peli - réalisateur et scénariste du médiocre Paranormal Activity, scénariste de ses médiocres suites, de la médiocre série tv The River, du médiocre Chroniques de Tchernobyl, et producteur des très très inégaux Insidious - remet ici le couvert derrière la caméra et au scénario (co-écrit avec l'acteur Christopher Denham) en mettant le genre found-footage à la sauce extraterrestre.

Et c'est un splendide navet qu'il nous sert ici, un navet qui passe près de la moitié de sa durée à filmer (sans véritable justification, d'ailleurs) la préparation de la mission de ces protagonistes dude-bros, insipides et jamais vraiment convaincants ; un navet plat, générique, sans la moindre inspiration, qui rajoute au film une visite dans un strip-club qui n'a d'autre intérêt que de montrer pendant quelques instants des fesses et des seins en vue subjective, et qui, lorsque vient le moment d'investir la Zone 51, se dégonfle comme une belle baudruche faute de tension ou d'idées originales (et ce ne sont pas les quelques effets spéciaux fauchés qui changent quoi que ce soit au bilan) ; un navet qui a été tourné en 2009, et qui ne sort qu'aujourd'hui, pour des raisons on-ne-peut-plus évidentes, parmi lesquelles de nombreux problèmes de logique interne (la combinaison isotherme magiquement à la taille et aux formes de la demoiselle qui s'invite pourtant sans prévenir, par exemple) et de structure (le film finit par séparer le groupe en deux unités une fois dans la Zone 51, et par passer de l'une à l'autre, ce qui empêche la moindre montée en tension et en puissance du récit).

Même dans un genre pourtant largement nivelé par le bas, et avec une barre à franchir qui est à ras de terre, ce métrage est une belle perte de temps assez agaçante. À éviter.

1/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 119 - Infernal (2015)

Publié le 2 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Found Footage, Religion

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Infernal :

Nathan (Andy Ostroff) et Sophia (Heather Adair) se marient en apprenant qu'ils attendent une petite fille. Quelques années plus tard, cependant, il apparaît qu'Imogene (Alyssa Koerner) n'est pas une enfant normale, et qu'elle a un comportement frôlant l'autisme. Pire encore, une entité insaisissable semble hanter la fillette, et met en danger la famille...

J'ai essayé.

Vraiment, j'ai fait de mon mieux.

J'ai fait de mon mieux pour ne pas me laisser décourager par cette introduction ridicule, avec ce couple qui décide de se fiancer lorsqu'ils apprennent qu'ils attendent un bébé. Je me suis efforcé de faire abstraction de ce cadrage pourri et injustifié, de cette prise de son amateure (les dialogues sont clairement enregistrés en studio), de ces bruitages de cartoon (les criquets omniprésents, au secours !), et de ce crucifix mural ridicule qui se met à tourner au ralenti en arrière-plan pendant que des grésillements effrayants retentissent, avant que le réalisateur ne secoue la caméra pour faire croire à un tremblement de terre.

J'ai même fermé les yeux sur les dix minutes suivantes de vidéo de mariage mal cadrée, dans laquelle des invités émêchés parlent pour ne rien dire.

Et j'ai volontairement fait abstraction de ces séances insipides chez le psychiatre, toutes aussi mal cadrées et jamais justifiées par le récit.

Mais voilà. Ce mélange de found footage et de devil child (deux sous-genres avariés et surexploités du cinéma d'horreur) dure 1h40.

Et semble clairement plus intéressé par les problèmes du couple principal (jamais attachant), plutôt que par la nature horrifique de son postulat de départ.

Résultat, le film devient rapidement insupportable et soporifique, et les quelques scènes intéressantes (celles où l'on aperçoit une silhouette démoniaque gollumesque qui évolue dans la pénombre, et s'approche des membres de la famille) sont noyées dans un océan de choix techniques incompétents (le montage décousu... :facepalm:) et de scènes sans le moindre intérêt.

M'enfin j'aurais essayé, au moins.

1/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 109 - Sanatorium (2013)

Publié le 31 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Found Footage

Aujourd'hui, c'est Halloween, et pour fêter ça, l'Oktorrorfest met les bouchées doubles, avec la publication d'une nouvelle critique ciné toutes les heures, et ce jusqu'à minuit ce soir !

Sanatorium :

Afin de fêter le centième épisode de leur show tv, un groupe d'enquêteurs en paranormal décide de s'aventurer dans le Sanatorium de Hillcrest, un lieu hanté où, en 1955, un psychopathe a profité des célébrations du Nouvel An pour massacrer plusieurs enfants malades laissés sans surveillance. 55 ans plus tard, la présence de l'équipe de tv réveille les esprits du bâtiment...

Un found footage ultra-générique produit pour le compte d'After Dark, avec ses personnages génériques (pas trop mal interprétés, cela dit), son sanatorium générique, son crime générique, ses effets génériques, son déroulement générique, sa mise en scène générique, ses plans infrarouges génériques, etc... sans grand intérêt.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 104 - Extinction (2014)

Publié le 31 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Aventure, Found Footage, UK

Aujourd'hui, c'est Halloween, et pour fêter ça, l'Oktorrorfest met les bouchées doubles, avec la publication d'une nouvelle critique ciné toutes les heures, et ce jusqu'à minuit ce soir !

Extinction (aka The Expedition) :

Une journaliste et son caméraman accompagnent la troupe d'un aventurier (Ben Loyd-Holmes) dans la forêt tropicale, à la recherche d'espèces inconnues... mais le groupe tombe alors sur des dinosaures bien décidés à les dévorer.

Found-footage anglais insipide et fauché, clairement tourné dans une forêt européenne, agrémentée de stock-shots d'animaux exotiques et/ou de bestioles provenant de l'animalerie la plus proche, et commenté pendant toute sa durée (1h40 et quelques) par la voix off agaçante d'un caméraman incapable, lourd et jamais drôle.

Et comme en plus, devant la caméra, les autres acteurs ne sont guère plus crédibles dans leurs rôles respectifs (l'aventurier avec son chapeau bancal, *soupir*, la journaliste en débardeur trempé semi-transparent, qui est incapable de se taire un instant), et que le mini-dinosaure (enfin, la tête en plastique à la gueule quasi-inamovible montée sur un cascadeur gardé dans l'ombre) n'apparaît qu'au bout d'une heure, autant dire qu'il n'y a pas grand chose à retenir de ce film... si ce n'est qu'il est naze.

1/6

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