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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Les bilans de Lurdo - Young Dracula, saison 2 : suite et fin

Publié le 19 Septembre 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, Fantastique, CBBC, UK, Jeunesse

Young Dracula, saison 2 (2007) - suite et fin :

Une demi-saison un peu bizarre, comme s'il manquait un épisode, et que la production avait été obligée d'avoir recours à quelques raccourcis assez peu élégants pour compenser (ça, et le fait est qu'il y ait un épisode en moins par rapport à la s1).

Reste que le final de la saison est joyeusement épique et grandiloquent pour une série pour enfants sans gros budget, ce qui forcément est toujours satisfaisant, malgré un cliffhanger final assez frustrant.

07 - Excellent épisode, qui frôle la qualité de certains épisodes oniriques made in Whedon : étonnamment dark et sérieux, dans lequel Vlad, en pleine crise de croissance, a des crises de narcolepsie, durant lesquelles il fait des rêves étranges préfigurant sa métamorphose ; là, dans le monde des rêves, il est poursuivi non stop par des Tueurs, guidé par un guide spirituel à l'apparence de Robin, qui tente de lui révéler sa destinée : être le leader du peuple opprimé des vampires.

En parallèle, on a Mina Van Helsing, une psychiatre, qui revient @ home pour être la conseillère à l'école (et le love interest de Dracu).

08 - Épisode fendard spécial St Valentin, entre Ingrid qui a un coup de foudre littéral pour le rebelle de l'école, Vlad & Robin qui s'affrontent pour les beaux yeux d'une nouvelle, et Dracu qui va draguer Mina VH au bal. Grand moment de poilade quand le philtre d'amour de Dracu se retourne contre Vlad et Robin, façon Xander dans Buffy.

09 - Suite à l'arrivée d'un artefact transylvanien au musée du coin, Dracula et VH se retrouvent à partager le corps du Tueur, l'occasion pour Drac de draguer Mina. (et pour l'acteur qui interprète VH de se lâcher totalement).  Sinon, Renfield parle français, , Ingrid commence à avoir des pouvoirs, et essaie de lutter contre l'envie de mordre son boyfriend humain.

10 - Ingrid a 16 ans... et son côté obscur se libère, pour semer mort et destruction autour d'elle : un double maléfique qui manque de tuer le boyfriend de Ingrid, et cette dernière qui finit par prendre le contrôle... mais une fin en cliffhanger assez sympathique. Pendant ce temps là, Magda revient au château pour se battre en duel avec Dracu ("tes crocs sont trop petits", insulte ultime ). Amusant.

11 - Une éclipse de soleil, l'occasion pour Ingrid et Dracu de se lâcher à cette occasion : Ingrid va au cinoche avec son bf, tandis que Dracu, sous couvert de danser la country, se rapproche de Mina VH. Un épisode assez décevant, jusqu'à la fin, qui décolle clairement, quand Ingrid finit par boire le sang de son boyfriend (qui ne trouve pas ça forcément désagréable), et que Dracu passe à l'attaque.

12 - L'impression qu'il manque un épisode au compteur se fait clairement ressentir ici, puisqu'on passe sous silence le double cliffhanger de l'épisode précédent, pour reprendre plus tard, le boyfriend d'Ingrid ayant entre deux été changé en goule, visiblement. Bref, le Vampire Suprême et son ninja-bourreau de service (ultra fauché) débarquent au château pour faire passer Dracu en jugement, pendant que VH a le droit lui aussi à un examen de tueur ; mais le vampire suprême se fait assassiner par quelqu'un, et l'épisode prend alors un tournant Cluedo, jusqu'au double twist final, sur le coupable, et sur le sort que Dracula a réservé à Mina. Ce qui met en branle la vengeance de VH.

13 - Final. Les vampires du monde se réunissent pour élire leur nouveau vampire suprême, façon Épée dans la pierre, mais en plus fatal pour ceux qui échouent. Dracula est choisi, mais refuse de porter la couronne, alors que Vlad voit le fantôme du Vampire Suprême lui expliquer qu'il est l'Élu. Et pendant ce temps, VH & Jr reçoivent l'aide d'un super commando de tueurs pour sauver Mina.

Un series finale assez sombre, avec une fin sur les chapeaux de roue, mettant en scène une bataille rangée entre tueurs et vampires, la mort de l'un des personnages, et Vlad qui se voit forcé de choisir entre sa famille et sa vie d'ado. Quand à la toute dernière scène, elle est encore plus tendue, et donne envie d'aller foutre des baffes aux mecs de la BBC qui ont annulé la série en 2007.

Bref, avec The Sarah Jane Adventures, encore une preuve qu'en matière de séries pour enfants, les anglais sont à des kilomètres au dessus de nous, et ne prennent pas leurs spectateurs pour des débiles attardés.

(à suivre...)

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Les bilans de Lurdo - Young Dracula, saison 2 : première partie

Publié le 15 Septembre 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Fantastique, Comédie, Sitcom, UK, CBBC

Young Dracula, saison 2 (2007) - première partie :

Début de seconde (et longtemps dernière) saison de la série, avec un budget effets spéciaux clairement revu à la hausse (Dracu passe son temps à se transformer en chauve-souris, le château devient vivant, on a droit à une résurrection façon Hellraiser, etc), une réalisation plus dynamique, l'accentuation du refus du jeune Vlad de devenir un vampire, la petite Chloe qui est moins présente, et un ton général un peu plus sérieux, ou du moins qui n'hésite pas à aller dans le sombre et le glauque, par moments.

Ce qui est plutôt sympathique, puisque ça permet de contrebalancer le caractère bouffon de Dracula, en lui conservant une certaine noirceur et un certain danger.

- 01 : Reprise tranquille, suite directe de la fin de saison précédente, avec des tensions qui séparent Vlad de ses amis, et l'obligent à confronter Van Helsing Jr, désormais tout acquis à la cause de son paternel. Pendant ce temps, Renfield fait des pièges foireux, et Dracu (sérieux et menaçant) terrorise & kidnappe VH jr pour attirer son père au château et le tuer. Pas de bol, Van Helsing a la même idée, et le tout se finit par une poursuite en bagnole plutôt amusante. Un épisode qui démarre lentement, mais finit par être assez fun.

- 02-03-04 : Triple épisode, ensuite, sur l'arrivée au château d'Ivan, le frangin de dracula vivant en Amerique, et de sa petite famille. Lui, végétarien bronzé en costard, sa fille (une sorte d'Ingrid miniature en uniforme scolaire), et le fils trouillard nerd complexé et asthmatique. Dans le premier épisode, un plan foireux de VH pour s'introduire dans le château échoue, comme d'hab ; dans le second épi, Ingrid et sa cousine entrent en compétition pour l'acte le plus abominable possible, et on découvre la VanHelsingCave. Dans le troisième, Boris le nerd connaît sa puberté vampirique, et se transforme en vampire badass maléfique, au grand dam de Vlad, qui doit alors l'empêcher de massacrer toute la famille. À noter une version "vieillards" de Dracu et Ivan, très Vieux du Muppet.

- 05 : Vlad ramène à la vie (séquence de résurrection joyeusement graphique) Renfield SR, le père alchimiste de Renfield, pour qu'il lui concocte une potion afin de devenir mortel... sauf que Renfield Sr est bien décidé à gagner l'immortalité autrefois promise par Dracu, et à détruire la famille. Encore des histoires père/fils, notamment VH qui essaie de raisonner son père sur les risques du métier de chasseur de vampires. Renfield squatte chez les humains. Ingrid perd la parole, lèvres collées, et passe tout l'épisode à marmonner, un cahier à la main pour s'exprimer. Amusant.

- 06 : Dracu se prend pour un chupacabra, et mord des moutons, l'occasion pour VH et Jr de se déguiser en brebis pour essayer de le prendre sur le fait  ; Magda (la mère des enfants Dracu) revient au château enceinte, sur le point d'accoucher, ce qui fait reculer Vlad au rang de middle child, avec ce que ça implique de mépris par ses parents. Plutôt fun, notamment lorsque Dracula découvre que le bébé est le fils de l'amant garou de son ex-femme, et qu'il passe cinq minutes à essayer de le tuer en coursant Vlad, qui l'a dans ses bras, dans les couloirs du château (Dracu rampe au plafond, tout ça...).

Bref, une demi-saison sympatoche comme tout, dans laquelle scénaristes comme acteurs s'amusent. Ça fait plaisir.

(à suivre...)

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Les bilans de Lurdo - Young Dracula, saison 1 : suite et fin

Publié le 11 Septembre 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, Jeunesse, Fantastique, CBBC

Young Dracula, saison 1 (2006) - suite et fin :

Fin de saison 1, dans la continuité directe de la première moitié.

- 08 : Attila & Krone Westenra, les beaux-parents de Dracu, débarquent au château... et c'est le branle-bas de combat. Entre Van Helsing qui transforme Zoltan en loup-empaillé-télécommandé-espion ("It's Aliiiiiiiiiiiiiiiiive !!!"), et le vieux vampire dont le cercueil est taillé pour accommoder son fauteuil roulant,
- 09 : La famille de Robin est obligée d'aller vivre au chateau pendant que Renfield gère l'invasion de cafards dans sa maison. Robin est ravi, Dracu impatient de goûter au sang de la mère de Robin (dont il s'entiche), Chloe donne un coup de main à Vlad pour empêcher leurs parents respectifs de trop se rapprocher, et Ingrid exploite les deux rugbymen pour faire ses tâches ménagères à sa place. Et en parallèle, on apprend que Van Helsing, qui est aux chasseurs de vampires ce que l'Inspecteur Clouseau est au SWAT, est fan de Docteur Who, et doit constamment être coaché par son fils, le véritable adulte de la famille.
- 10 : Vlad (entraîné par son père) veut rejoindre l'équipe de rugby, Ingrid fait passer des entretiens façon American Idol pour se trouver un mari, et VH tente à nouveau d'infiltrer le chateau en travesti (ce qui nous vaut des scènes fendardes avec un Renfield sous le charme qui veut l'embrasser); et le gimmick de Dracu qui explose toutes les portes à chaque entrée dramatique, avec Renfield qui passe son temps à passer derrière pour les réparer,
- 11 : Journée camping pour Vlad, Robin, et leurs pères, qui finissent par se battre. Chloe fait de Renfield un syndicaliste en grève et Van Helsing, qui astique son pieu nuit et jour, se cherche une copine :
"- Papa, pourquoi tu crois que toutes les femmes avec qui tu sors finissent par prétendre aller aux toilettes, mais ne reviennent jamais ?
- Une vague d'enlèvements vampiriques, voilà pourquoi... va me chercher l'arbalète, veux-tu ?"
- 12 : Halloween, un Van Helsing parano et paniqué, une malédiction égyptienne sur le château, Ingrid qui babysitte les deux rugbymen. Fun.
- 13 : Vlad doit passer ses exams de vampire, Robin est vexé et joue les mecs normaux, VH Jr se rebelle... bof.
- 14 : Season finale. Dracu veut une nouvelle femme, et il donne à cette occasion un grand bal des vampires... auquel VH, maître es déguisements, s'invite en se travestissant à nouveau en femme (sauf que cette fois-ci, c'est Dracu qui le drague). Une fin de saison qui étrangement arrive à prendre un virage assez sérieux et dramatique dans sa seconde partie, avec le retour de l'ex de Dracu, le face à face VH/Dracu, et le bal en lui-même, plutôt réussi pour un programme de cette ampleur.

Bref, c'était convaincant, ça fout comme d'hab à l'amende les programmes pour enfants que l'on peut avoir par chez nous, et il est plus que temps de passer à la saison 2 de la série.

(à suivre...)

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Les bilans de Lurdo - Young Dracula, saison 1 : première partie

Publié le 7 Septembre 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, Fantastique, Jeunesse, CBBC, UK

Young Dracula, saison 1 (2006) - première partie :

Une découverte youtubesque, pour cette série primée, made in CBBC (comme Sarah Jane Adventures), et qui adapte de manière officieuse et à la sauce anglaise Le Petit Vampire d'Angela Sommer-Bodenburg.

En somme, Dracula (presque aussi cabotin, poseur, et mélodramatique que dans Van Helsing, mais ici beaucoup plus couard, râleur et mal embouché) s'enfuit de sa Transylvanie natale pour échapper à une foule de paysans en colère (l'occasion pour lui d'avoir des flashbacks poilants façon "traumatisme du Vietnam", sur les visages grimaçants des paysans en question), ainsi que pour s'éloigner de sa compagne qui l'a plaqué pour un loup-garou ; il se réfugie dans un château bordant un village paumé d'Angleterre, où il espère bien établir son nouveau domaine. Avec lui, Renfield, le serviteur/chauffeur tordu et travesti, sa fille Ingrid (15/16 ans), rebelle qui déteste l'indifférence de son père à son égard, et son fils Vlad, 13 ans, chouchou de Dracula, qui lui par contre refuse sa condition de vampire en devenir, et fait tout pour être normal (malgré Zoltan son loup empaillé domestique qui parle).

Vlad sympathise donc immédiatement avec Robin, leur jeune voisin, obsédé par les vampires, et qui forcément flashe sur Ingrid, pendant que cette dernière profite de son physique particulièrement agréable pour mener les deux frangins rugbymen de Robin par le bout de leur nez.

Ajouté à cela : Van Helsing, prof à l'école d'Ingrid, Robin, et compagnie,un chasseur de vampires parano et absolument pitoyable (du genre à faire une planque dans les casiers de l'école avec des lunettes de soleil), qui essaie désespérément de former son fils à prendre sa suite. En vain. En fait, ce VH est un peu à la famille Dracu ce que le Coyote est à bip-bip, une sorte de croisement entre Robin Wood de Buffy pour le physique, et Wesley Windham-Pryce (à ses débuts) pour la maladresse et l'inutilité.

Bref, une galerie de personnages franchement attachants, que ce soit la petite soeur surdouée de Robin, ses parents totalement dans leur bulle (le père plombier, jeté hors-champ dans les douves du château par un Dracula affamé, et qui finit par ressurgir ventouse à la main, et "c'est bon, j'ai trouvé le problème, c'était un chat mort qui bouchait votre fosse septique !"), la mère de Vlad et Ingrid qui se tape l'incruste, etc... ils sont tous globalement bien interprétés (les adultes sont excellents, et même au niveau des gamins, les acteurs principaux sont très solides), ça ne se prend pas au sérieux, bref, une très bonne surprise, en cette période de pénurie vampirique.

(enfin, pour être exact, je devrais plutôt dire "pénurie de vampires intéressants")

Après, niveau scénario, il ne faut pas non plus s'attendre à des miracles, cela reste une série pour enfants, mais c'est dans la même lignée que Sarah-Jane (même format court de 20/25 minutes), et c'est donc parfaitement appréciable par les adultes. D'ailleurs, je soupçonne certaines répliques d'être volontairement écrites et/ou jouées à plusieurs degrés de lecture, comme lorsqu'après avoir passé un épisode à faire semblant d'être sa petite amie, Ingrid claque la porte au nez de Robin en lui criant que jamais, au grand jamais, même s'il était le dernier homme sur terre, elle ne lui sucerait... le cou.
Et comme dans Sarah Jane, on est parfois confronté à des moments d'émotion qui sonnent étonnamment juste, et qui arrivent à point nommé pour faire un bon équilibre avec le ton généralement déconneur du show.

Sinon, pour le moment, la première moitié de la saison 1, donc :

- 01 : Pilote assez classique et efficace dans son job de présentation.
- 02 : Arrivée du perso de Van Helsing, qui porte tout de suite de l'intérêt aux Draculas.
- 03 : Retour de l'ex-femme de Dracula, avec ce que ça implique de tentative de séduction, et de complot de celle-ci pour épouser enfin Dracu et le faire buter, dans la lignée, par VH, afin de récupérer le château, l'héritage et les enfants. Et Renfield. Très sympa.
- 04 : Dracula se découvre une passion pour les soaps anglais.
- 05 : Leçon d'hypnose, Dracu devient "normal", les parents de Robin se prennent pour des vampires, grand nawak amusant.
- 06 : Vlad a mal aux dents, il refuse de devenir un vampire adulte et d'abandonner ses amis à leur condition de mortels (j'aime bien l'amitié qui se crée entre Vlad et la petite soeur de Robin), et Dracu tente de se débarrasser de sa fille en la mariant à un vampire roumain amateur de chèvres.
- 07 : Réunion des parents d'élèves (barre de rire à l'arrivée de Dracu, façon rockstar toute en cuir, avec éclairs et shredding de guitare en fond sonore), et momie tueuse qui s'échappe du château pour se venger de Dracu... et quelle vengeance !! 

(à suivre...)

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Les bilans de Lurdo - R.L. Stine's The Haunting Hour, saison 2

Publié le 3 Septembre 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Anthologie, Fantastique, Horreur, Jeunesse, Comédie, Hub

Saison 2 de cette série de 2010, inspirée par l'anthologie Nightmare Hour de R.L. Stine, et par le téléfilm The Haunting Hour : Don't Think About It (2007). Au programme, comme dans Chair de Poule, des histoires au format 23 minutes, parfois regroupés en double-épisodes pas forcément pertinents.

Épisodes :

2x01-02 :
Emmené malgré lui à une beach party par son meilleur ami et la copine ultra-populaire de ce dernier, un geek cinéphile se retrouve dans un drive-in sorti de nulle part, et parvient à entrer dans l'un de ses films d'horreur préférés. Mais lorsque ses amis l'en arrachent, il commence à muter en homme-termite. Un double épisode pas très réussi, autrement que visuellement, et assez convenu, une ou deux références aux vieilles séries Z exceptées.

2x03 :
Un jeune adolescent martyrisé et passionné d'insectes découvre qu'il parvient à les télécommander par télépathie, et entreprend de se venger de ceux qui l'ennuient. Mais bien évidemment, il prend la grosse tête, et les insectes se retournent contre lui. Plein de gros plans sur des insectes, et un scénario très très classique pour ce genre de série... trop classique.

2x04 :
Épisode intéressant, sur un enfant qui prend l'avion seul, et se retrouve assis aux côtés d'un fantôme qui refuse de passer dans l'au-delà, au grand dam de la Faucheuse, assise trois sièges plus loin. Ça évite astucieusement le twist final "ils sont tous morts", et c'est en fin de compte assez réussi.

2x05 :
Young Shawn de Psych dans l'histoire de trois gamins qui cherchent une citrouille pour Halloween, et en volent plusieurs à un fermier voisin, fermier qui cultive les enfants kidnappés pour les transformer en hommes-citrouilles. Mouais. Quelques moments visuellement réussis mais ça s'arrête là.

2x06 :
Un adolescent rencontre son artiste de comics préféré ("Alan Miller", huhuhu) à la Comic-Con, et lorsque celui-ci part en courant, il laisse derrière lui ses pinceaux fétiches. Des pinceaux môôôôôôdits qui inspirent le garçon, et qui donnent corps à tout ce que peint ce dernier, à savoir un mystérieux stalker qui commence à se manifester. Pas désagréable, mais la conclusion est trop prévisible pour convaincre. Chanelle Peloso est intéressante, cela dit, dans un style Jena Malone-light.

2x07 :
Julia "Masters of Horror's Right to Die + SGU" Benson dans le rôle très bref de la mère de famille d'un enfant malade, laissé seul à la maison avec de la fièvre. Rapidement, le garçon s'aperçoit alors qu'il est enfermé avec une créature étrange, et que la maison est placée en quarantaine par le CDC... très très bof, notamment le double twist de fin, prévisible au possible, même si le jeune acteur (Garrett Ryan), sur lequel repose tout l'épisode, s'en sort très honorablement.

2x08 :
Un duo d'adolescents décident de remplacer la mascotte miteuse et muppetesque de leur lycée par un nouvel animal... mais personne n'a jamais vu le visage de la mascotte actuelle, qui décide de ne pas se laisser faire... Gentiment ridicule, à vrai dire.

2x09 :
Épisode à dominante asiatique, sur une histoire de Feng Shui qui tourne mal. Gros bof.

2x10 :
Un adolescent et sa frangine s'installent dans une nouvelle maison qui paraît bien vite hantée par une entité grondante, vivant dans un trou dans le jardin. Pas grand chose à retenir, à vrai dire, bien au contraire, puisque le tout n'est qu'une histoire banale de père-de-famille-fantôme agressif. Reste que ça fait plaisir de revoir Allison Hossack.

2x11 :
Bailee Madison, à nouveau, dans un épisode sur un épouvantail maléfique qui chasse les oiseaux, puis tous les animaux, puis tous les habitants d'une petite ville... assez mollasson au début, ça finit par dégager une atmosphère assez Kingienne pas désagréable du tout. À noter que l'épisode a eu droit à un Director's Cut à la fin un peu différente... qui ne change toutefois pas grand chose au schmilblick.

2x12 :
Une histoire de boogeyman à la Krueger, qui ressemble à un croisement entre une araignée et un Ghost of Mars, le tout dans un camp de vacances. Bof.

2x13-14 :
Double épisode médiéval-fantastique avec Jodelle Ferland, qui a bien grandi, dans l'histoire des deux jeunes apprentis d'un sorcier râleur et autoritaire (Michael Ironside), qui décident de trahir leur maître et de s'enfoncer dans la forêt maléfique locale pour aller trouver l'ennemie jurée du sorcier, la sorcière Griselda (Gina Holden). Sans réel intérêt ni inspiration, ça se déroule particulièrement mollement et de manière totalement convenue.

2x15 :
Britt McKillip (la petite soeur de Dead Like Me... qui a bien grandi (bis)), parmi l'atelier théâtre d'un lycée, qui tente de mettre en scène Hansel & Gretel, malgré une production infestée de problèmes en tous genres. Sans oublier la réalisatrice du spectacle, qui étrangement passe son temps à nourrir les chanteurs et danseurs de sucreries. Pas inintéressant dans l'idée, malgré un script affreusement prévisible, y compris au niveau du retournement final (avec la Morticia de The New Addams Family en maychante sorcière).

2x16 :
Zachary Gordon (Diary of a Wimpy Kid), dans une histoire de visite au musée, où une momie revient à la vie, pour hanter un jeune adolescent passionné d'égyptologie, et qui a une destinée mystérieuse. Mouais... assez peu convaincant.

2x17 :
Un remake de Dorian Gray, avec Ariel "Modern Family" Winter dans le rôle (pas forcément toujours crédible vue sa bouille encore rondouillarde) d'une serveuse qui devient une superstar de la mode adolescente après une rencontre fortuite avec une photographe démoniaque : le prix de sa célébrité, une photo numérique qui semble se corrompre en même temps qu'elle. Mouais.

2x18 :
Retour de la poupée maléfique du tout premier épisode de la saison 1. Malheureusement, l'actrice principale n'est pas aussi convaincante que Bailee Madison, et ça ne fait que redite inutile, au final.

Bilan de la saison 2 :
La série trouve ses marques, continue d'affirmer sa production léchée, et son visuel professionnel. Malheureusement, les scénarios sont toujours le point faible du show. Que ce soit par manque d'inspiration, par redondance, par manque de rythme, ou plus simplement par manque d'originalité, la plupart des scripts sont plats, et empêchent que The Haunting Hour ne convainque un public adulte. À réserver à un public plus jeune, pas encore rôdé aux ficelles narratives ici employées. Dommage (bis).

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Les bilans de Sygbab - American Gothic, saison 1 (1995-1996)

Publié le 30 Août 2012 par Sygbab dans Les bilans de Sygbab, Télévision, Horreur, Fantastique, Critiques éclair, Review, Thriller, Drame

Masochisme : Attitude d'une personne qui recherche la souffrance, l'humiliation ou qui s'y complaît.

Cette définition pourrait fort bien s'appliquer à votre serviteur, celui-ci ayant eu la formidable idée de se lancer pour la cinquième fois dans le visionnage de cette seule et unique saison d'American Gothic, les quatre premières ayant été infructueuses et n'ayant pas dépassé le stade des cinq ou six premiers épisodes. Plus que de l'abnégation ou de la persévérance, il s'agit ici d'une volonté perverse de juger sur pièces une série désignée comme culte. Et, chose étonnante, j'ai réussi à survivre - difficilement, il faut bien l'avouer - à ce qui est considéré comme une perle du fantastique.

Souvent désignée comme étant à part dans les productions de Renaissance Pictures, American Gothic l'est très certainement puisque les thèmes traités sont bien loin d'être aussi joyeux que dans Hercules ou Xena, même si cette dernière possède deux dernières saisons bien plus sérieuses (et largement moins maîtrisées que les précédentes). C'est évidemment beaucoup plus sombre puisqu'il est ici question de lutte entre le Bien et le Mal, mais surtout d'une sorte d'essai sur l'emprise psychologique du Mal sur une communauté.

Canal de forces mystiques et démoniaques, le shérif Lucas Buck imprime sa marque sur la petite bourgade de Trinity avec une volonté et une poigne de fer. Ne se laissant jamais guider par une quelconque conscience qui serait de toute façon encombrante, il apporte son aide à ses ouailles mais en ayant toujours son propre intérêt à l'esprit. Malgré ses crimes, son absence flagrante de morale et tout ce qui fait de lui un être détestable, les gens sont sous sa coupe. Et si beaucoup le haïssent sans être capables de réagir, d'autres en viennent à l'aimer ou faire preuve d'une déférence soumise envers lui. Il faut dire qu'il a un certain charisme...

Interprété par un impeccable Gary Cole, ce personnage est en fait l'atout principal de la série. Et presque le seul, d'ailleurs. A côté de lui, ce ne sont pas les acteurs qui font pâle figure (le cast est somme toute homogène au niveau des prestations, si ce n'est une insupportable Sarah Paulson), mais bien les personnages. Ceux-ci sont développés de manière trop chaotique pour donner vraiment l'impression d'exister, à l'exception de Ben, son adjoint, et de Caleb, le gamin qui tient lieu de personnage central et qui attire toute l'attention du shérif. Ils apparaissent et disparaissent au gré des envies des scénaristes, et le travail effectué est trop inconsistant pour que cela ait un réel impact quand ils sont confrontés à des évènements d'envergure censés surprendre le téléspectateur.

Un simple exemple serait celui de Gail, qui est présentée dès le pilote comme une journaliste, et dont les motivations principales pour revenir à Trinity sont d'une part de découvrir les raisons mystérieuses entourant la mort de ses parents dans le bâtiment qui leur servait de journal, et d'autre part de soustraire Caleb à l'influence de Lucas. Au final, son statut de journaliste est utilisé à trois reprises à peine, elle découvre très tôt la vérité à propos de ses parents, n'est quasiment pas en contact avec Caleb (en tout cas pas suffisamment pour le protéger), et se retrouve du jour au lendemain la petite amie du shérif sans que cela soit amené finement.

Ce type de manquements dans l'écriture se retrouve également dans la description de la relation père-fils entre Lucas et Caleb. Certes, dans la vie quotidienne, les jours ne se ressemblent pas, et il arrive que la veille soit synonyme de dispute et de noms d'oiseaux distillés quand le lendemain est synonyme de réconciliation. De là à constater d'un épisode sur l'autre (et ce même dans un ordre de visionnage à peu près correct, celui de diffusion étant bordélique au possible) que Caleb hait Lucas Buck et est ensuite son meilleur pote, non.

En plus d'être déstabilisant parce que cela donne l'impression qu'il n'y a pas de continuité (ou vaguement), cela fait preuve d'hésitations coupables et d'une intrigue loin d'être maîtrisée. Et c'est bien dommage puisque les scénaristes se focalisent sur ces deux personnages en oubliant parfois d'approfondir ceux qui gravitent autour d'eux, comme évoqué précédemment. C'est le cas pour Merlyn, qui va et vient dans un rôle de guide spirituel/ange-gardien/fantôme/être de lumière/force du Bien (choisir la mention qui convient le mieux puisque l'équipe en place n'a pas su le déterminer) : sa situation aurait eu bien plus de poids si les forces en présence avaient été mieux exposées.

Car rien n'est expliqué à propos de la mythologie de la série, si ce n'est que Caleb est le fils de Lucas Buck et qu'il est au centre de ce qui semble être une lutte de pouvoir entre le Bien et le Mal. Malheureusement, les enjeux sont très mal mis en place et la série est handicapée par le manque d'ampleur qui leur est conféré. C'est très facilement compréhensible, puisque les scénaristes ont privilégié un Caleb tiraillé par ses sentiments envers son père et sa soeur avant de faire un choix sur sa destinée, plutôt que de développer la mythologie en expliquant certains phénomènes fantastiques. C'était peut-être louable dans l'esprit, mais cela pose quelques problèmes.

Ce manque de règles établies donne aux scénaristes la possibilité de faire un peu tout et n'importe quoi, et Merlyn passe son temps entre être immatériel et personne de chair et de sang. Une fois en prenant possession d'un esprit (mais quid du corps ?), une fois en prenant son apparence sans que personne la reconnaisse (n'oublions pas qu'elle a fait la Une de la presse lors de son meurtre dans le pilote...), une fois en ayant l'apparence que chacun veut bien lui donner... Tout cela manque de crédibilité, et ce n'est pas arrangé par le fait que le personnage est très mal écrit.

Il est donc primordial de se poser la question suivante : mais pourquoi cette série est considérée comme culte et bénéficie d'une si bonne réputation ? La réponse pourrait être la suivante : son ambiance parfois lancinante, mystique et fascinante. Mais encore faut-il supporter l'accent sudiste si particulier, qui peut être soit charmant, soit horripilant selon les sensibilités de chacun. Encore faut-il s'intéresser à la vie d'une petite bourgade dont la vie dans la chaleur moite de la Californie semble arrêtée. Encore faut-il que l'impression de voir vivre une communauté se fasse sentir. Loin d'un Twin Peaks ou d'un Gilmore Girls peuplés de personnages variés et hauts en couleur, le téléspectateur se heurte ici à une petite ville dont on ne voit quasiment jamais les habitants. Dans ces conditions, difficile de ressentir la supériorité psychologique du shérif sur l'ensemble, même s'il est convaincant lors de ses entrevues en tête-à-tête.

Certes, ce sont des choix scénaristiques sûrement volontaires afin de privilégier un traitement sans doute plus intimiste, en conservant un côté dérangeant. Ce que confirme la musique de Joseph LoDuca, pour peu qu'on ne la trouve pas lourde et redondante au lieu d'être riche. En effet, la subtilité n'est parfois pas au rendez-vous, comme ces surimpositions d'images foireuses pour évoquer les forces maléfiques à l'oeuvre quand Lucas Buck prépare un mauvais coup.

Ce n'est donc pas l'ambiance ou le ton de la série qui la sauvent de ces multiples erreurs, et ils ne cachent certainement pas une écriture qui manque d'une certaine rigueur. Au moins le final est-il intéressant de par ce qu'il propose avec une entrevue du véritable potentiel de Caleb - bien flippante au demeurant -, mais il est bien trop tard pour redonner un intérêt quelconque à ce qui se déroule sous nos yeux tant l'intrigue a traîné en route.

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Les bilans de Lurdo - Gilmore Girls, saison 7 (2006-2007)

Publié le 26 Août 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Gilmore Girls, Télévision, Comédie, Romance, Critiques éclair, Review, CW

Gilmore Girls saison 7 - l'année de la frustration :

Difficile de faire plus frustrant que cette ultime saison de la série, seule année du programme a avoir été écrite sans les showrunners/créateurs de la série, qui ont claqué la porte avant le season premiere.

Et pourtant, malgré un nouveau showrunner au passif douteux, les empreintes digitales des Palladino sont partout. Si je devais parier, je dirais que les grandes lignes de la saison étaient déjà posées par les Palladino avant leur départ : Lorelai qui rompt brusquement avec Luke, rebondit dans les bras de Christopher, s'aperçoit que Chris et elle ça ne fonctionne pas, et se réconcilie progressivement avec Luke ; Rory face au monde du travail, et à Logan qui s'effondre... Toutes ces grandes lignes sont cohérentes avec les saisons précédentes, et la continuité est globalement assurée.

Le problème, à vrai dire, c'est que si les grandes lignes sont assurées, et que l'écriture des dialogues et des scènes reste globalement dans la continuité, il y a un vrai problème de logique interne et d'intérêt. Régulièrement, dans cette saison, on se pose la question "j'ai raté un épisode, ou quoi ?", tant les relations entre les personnages semblent parfois faire table rase des saisons précédentes (un an et quelques plus tôt, Rory refusait de voir son père, et le prévenait de ne plus se mêler de la vie de sa mère, parce qu'à chaque fois qu'il revenait, ça ruinait l'existence de Lorelai : là, non seulement elle accueille sans broncher le mariage soudain de Lorelai et Christopher, mais en plus elle est en d'excellents termes avec son paternel, etc, malgré le fait que précisément, l'irruption de Christopher est responsable de la fin de Lorelai/Luke).

On passe donc un bon moment à enchaîner les O_O devant les réactions sorties de nulle part de certains personnages (le mariage de Lorelai/Christopher, donc ; le combat Luke/Christopher dans le square désert ; la relation de Lorelai/Luke), à se demander quel intérêt il peut bien y avoir dans certaines des intrigues secondaires (Lane qui devient mère au foyer... euh, okay, mais ça ne débouche sur rien), et à se dire que le cahier des charges de la saison, c'était "réunir les Girls, et essayer de revenir le plus possible à la dynamique de la saison 1, quitte à rebooter certains persos".

Et là, nouveau problème : cette optique (ainsi que les coupes budgétaires) est franchement trop flagrante. Paul Anka le chien ? Lulu ? Taylor ? Réduits à une apparition tous les cinq épisodes. Emily/Richard ? Sans grande utilité pendant la saison. Sookie ? Encore enceinte... et c'est tout. April ? Kelleyrisée après une vague intrigue de procès pour sa garde.

Le spectateur, pendant ce temps, doit se farcir des arcs narratifs mollassons (Lorelai/Chris, envahissant, improbable, et qui en plus oblige le spectateur à subir un voyage à Paris douloureux de clichés archaïques ; Rory/Logan, qui se traîne gentiment pendant une bonne moitié de saison, malgré le bref retour de Marty pour meubler un peu), des développements qui ont lieu hors-champ, à Offscreenville, une redite de la saison avec l'épisode à l'hôpital... etc.

Sans compter un problème de plus en plus évident avec la série, hérité de l'époque Palladino : de femmes indépendantes et accomplies, les Girls se sont lentement tranformées en femmes dépendantes de l'argent des autres, que ce soit l'argent des parents, l'argent de Luke, l'argent de Christopher, l'argent de Logan, etc. Et quand ce n'est pas l'argent de quelqu'un d'autre, ce sont les faveurs de quelqu'un d'autre qui leur permettent d'obtenir ce qu'elles veulent : sa carrière, Rory la doit en très grande partie à l'argent d'autrui, et aux contacts de Logan et des Gilmore. Pour une ado surdouée dont le but était de décrocher une carrière exceptionnelle à la simple force de sa plume, on a connu mieux.

Quant au Series finale... il est satisfaisant. Pas exceptionnel, mais satisfaisant, dans le genre retour aux sources écrit pour satisfaire tout le monde : on voit tout Stars Hollow, Rory s'en va pour travailler, Luke et Lorelai sont réconciliés, et Lorelai a enfin le respect de ses parents. Mais on ne peut s'empêcher d'être un peu déçu et de regretter qu'Amy Sherman-Palladino n'ait pas été réembauchée pour écrire un final digne de ce nom.

Cela dit, je suis prêt à parier que les quatre derniers mots de son script auraient été "Mom, I am pregnant", histoire de boucler la boucle...

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Les bilans de Lurdo - Gilmore Girls, saison 6 (2005-2006)

Publié le 22 Août 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Comédie, Romance, Gilmore Girls, Télévision, Critiques éclair, Review, WB

Gilmore Girls saison 6 - le début de la fin :

Après plusieurs années de réticences provoquées par les retours assez négatifs de personnes dignes de confiance, j'ai donc fini par découvrir cette avant-dernière saison du show, une saison assez inégale, durant laquelle on sent bien les tensions croissantes entre les Palladino et la CW.

C'est ainsi que la première moitié de saison est tout à fait honorable, et dans la directe continuité des saisons précédentes : certes, Rory est toujours agaçante d'égocentrisme naïf et de privilège, mais ça reste voulu, à défaut d'être totalement maîtrisé.

Et le retour de Jess, qui semble avoir remis de l'ordre dans sa vie, sert donc d'électrochoc logique à Rory, qui prend alors conscience des erreurs qu'elle a commises. On assiste donc à une résurrection de l'ancienne Rory à la mi-saison, et un retour de la dynamique originale des Gilmore Girls, ce qui fait éminemment plaisir (un plaisir qui n'aurait probablement pas été aussi prononcé sans la séparation prolongée des deux personnages).

À l'identique, Luke/Lorelai fonctionnent assez bien ensemble en début de saison, malgré leur incapacité chronique à communiquer ; l'addition de Paul Anka, le chien psychologiquement instable, est plutôt fun ; Rory/Logan deviennent presque intéressant lorsqu'ils travaillent de concert à la rédac ; et c'est avec un certain succès que la prod profite de la séparation des deux Gilmore pour se concentrer un peu plus sur les persos secondaires : Paris, Lane, etc...

Reste ensuite l'arrivée du personnage d'April, qui sent très fortement l'intervention du network, façon "Rory est trop âgée, maintenant, il faut une nouvelle ado pour toucher le coeur de cible de la chaîne. Et si vous inventiez une fille cachée à Luke ?". En temps normal, ce serait un joli saut de requin, pour toute série normalement constituée qui ne s'appelle pas Buffy. Cependant, là, dans GG, ça fonctionne assez bien, à ma grande surprise... principalement parce que j'ai eu l'impression que les Palladino avaient contourné le problème en faisant tout son développement hors-champ : il n'y a que peu d'épisodes durant lesquels April (d'ailleurs finalement assez sympathique) est vraiment présente, et son intrigue contribue à l'éloignement entre Lorelai et Luke.

Malheureusement, cette stratégie a ses limites, qui deviennent vite apparentes : le manque de communication entre L&L devient progressivement insupportable et too much pendant la seconde partie de la saison. Une seconde moitié de saison qui dégénère progressivement, avec pas mal d'épisodes qui font du surplace (l'anniversaire d'April était amusant, mais arrivait un peu trop tard : ce genre de scène entre Lorelai/April/Luke aurait dû arriver bien plus tôt), du placement produit flagrant network-imposed (le Sidekick), du meublage (l'épisode d'Emily à moitié aveugle, qui ne sert à rien à 90%), TJ/la soeur de Luke toujours aussi agaçants, une Rory parfois out-of-character (lorsqu'elle décide de tout savoir sur April et sa mère, et qu'elle part les espionner malgré l'interdiction de sa mère), et bien sûr le pétage de cable de Lorelai au mariage de Lane, logique, mais un peu overzetaupe dans la manière dont il est amené.

Et le final... hum... en soi, l'épisode est l'aboutissement logique des intrigues de la saison, avec une séparation L/L inévitable (à défaut d'être très réjouissante, ou bien amenée par l'écriture parfois chaotique de la saison), mais la forme du finale est gentiment agaçante, avec un défilé d'artistes indépendants (Mary-Lynn Rajskub !) dans les rues de Stars Hollow, pour trente secondes/une minute de chanson à chaque fois.

Ça sent le gros meublage inutile, et la scène finale est tout sauf enthousiasmante : Christopher, depuis le début du show, n'est qu'un prétexte scénaristique ressorti de son placard de manière ponctuelle, et si c'est relativement logique que Lorelai se tourne vers lui lorsqu'elle touche le fond, je n'ai pas particulièrement envie de voir plus que cela le personnage. Et malheureusement, sans avoir regardé la saison 7, je subodore que Christopher va y être omniprésent... :S

En d'autres termes, une saison dont la réputation controversée chez les fans ne me surprend pas du tout. Non seulement la prod a opté pour une approche Whedonienne à la "write what the fans need, not what the fans want", en séparant les Girls, et en rajoutant des obstacles constants à la progression de Luke/Lorelai, mais en plus, cette approche est parasitée par les désidératas du network, et par des tensions avec les Palladino.

Résultat : alors que le récit en lui-même aurait pu globalement fonctionner en temps normal, il apparaît là un peu brouillon, échappant parfois au contrôle de ses créateurs, et est par conséquent bien moins efficace et convaincant.

(à suivre...)

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Les bilans de Lurdo - Gilmore Girls, saison 5 (2004-2005)

Publié le 18 Août 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Gilmore Girls, Romance, Comédie, Critiques éclair, Review, WB

Gilmore Girls saison 5 - la saison des décolletés de Lorelai :

Une saison avec laquelle j'ai quelques problèmes... provoqués par le début d'une intervention plus prononcée du network, ou bien une écriture un peu plus brouillonne, je ne sais pas trop, reste que certains éléments de la saison sont assez agaçants.

J'évacue de suite des personnages peu passionnants comme la soeur de Luke et son compagnon, plus caricaturaux qu'utiles, ou encore Logan, dont les débuts en saison 4 le faisaient ressembler à un Tristan 2.0, mais qui s'en démarque au fur et à mesure...

Logan, cependant, est symptomatique de la dégénérescence du personnage de Rory dans cette saison. Je comprends très bien que ce soit voulu par les showrunners : Rory s'éloigne de sa mère et de Stars Hollow, et sa vie commence à partir en vrille alors qu'elle essaie de s'émanciper, et qu'elle fait une crise de post-adolescence tardive.

Certes. C'est l'aboutissement logique du personnage, et de ses intrigues depuis quelques saisons... le problème, c'est que ça a beau être logique, c'est aussi extrêmement agaçant dans sa représentation à l'écran : systématiquement, Rory fait toujours les pires choix possibles, systématiquement, elle tombe amoureuse des hommes les plus horripilants possibles (plus les saisons passent, et plus je me dis que Amy Sherman Palladino doit être bourrée de problèmes relationnels, IRL ^^), et systématiquement, elle refuse d'écouter les conseils des autres, pour n'en faire qu'à sa tête. Elle qui, auparavant, faisait des listes de Pour et de Contre pour tout, s'est transformée en gamine impulsive...

Alors comme je le disais, d'un côté, ce côté nunuche rebelle permet d'amener du drame, et des rebondissements (et puis le stage à la rédaction du journal m'a rappelé de mauvaises expériences personnelles !), donc c'est efficace, narrativement parlant, mais ça donne aussi très régulièrement envie de baffer Rory, ce qui est un peu contre-productif.

À part ça, c'est surtout sur la fin de saison que l'écriture m'a semblé un peu plus défaillante... un peu comme si la production avait manqué de temps ou d'un épisode ou deux, et que par conséquent, la progression de certaines intrigues s'était faite de manière précipitée, à contrario de l'évolution plus organique de rigueur.

Là, en vrac, on a Lorelai ramenée dans les Friday Night Dinners de manière totalement artificielle, Jackson vasectomisé en trois secondes chrono, Lorelai qui songe soudain à vendre l'Inn, la pregnancy scare de Lorelai bouclée en 10 minutes d'épisode, et jamais mentionnée par la suite, Lane et son groupe qui songent soudain à se séparer (même si la résolution à base de Mama Kim est très sympa, l'intrigue est plutôt subite, après plusieurs épisodes sans Lane), Luke qui se débarrasse de sa maison sur un coup de tête, Rory qui abandonne Yale sur un coup de tête... tous les rebondissements qui surgissent (en gros) dans le dernier (ou les deux derniers) épisode(s), semblent un peu forcés, peu naturels, et uniquement là pour donner un coup de fouet au season finale...

Cela dit, rendons à César ce qu'il a volé aux peuples conquis, il reste plein de bonnes choses, le cliffhanger de fin de saison est très efficace, et le show a un élan non négligeable à la fin de l'année.

Maintenant, toute la confiance des acteurs en ASP pendant les featurettes des DVDs est assez triste à voir, avec le recul, compte tenu des conflits engendrés par la saison 6, et de la saison 7 sans les Palladino, mais bon, c'est la magie de la tv américaine... Allez, zou, j'attaque les deux dernières saisons, totalement inédites pour moi...

(à suivre...)

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Les bilans de Lurdo - Gilmore Girls, saisons 1 à 4 (2000-2004)

Publié le 14 Août 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Comédie, Romance, Télévision, Gilmore Girls, Critiques éclair, Review, WB

Fin 2011, après plusieurs années d'hésitation, et malgré des critiques unanimement sévères, j'ai enfin pris mon courage à deux mains, et je me suis tourné vers mes étagères, sur lesquelles trônaient depuis très longtemps les coffrets de l'intégrale de Gilmore Girls.

Mon objectif : conclure enfin la série, excellente pendant ses cinq premières années, mais réputée pour être désastreuse sur ses deux dernières saisons, alors que la chaîne et les showrunners faisaient leur possible pour se saborder mutuellement.

Pour ceux qui ne connaissent pas, les Gilmore Girls, ce sont Lorelai (Lauren Graham), mère jeune trentenaire à l'immense regard cristallin, et Rory (Alexis Bledel), sa fille de 16 ans, toute aussi adorable, et au regard encore plus magnétique. Ensemble, elles forment un duo irrésistible au débit vocal impressionnant, et vivent de manière indépendante dans la petite bourgade de Stars Hollow, où Lorelai s'occupe de la réception d'une auberge locale.

Là, elles y cotoient des personnages tous très hauts en couleur et excentriques, au rang desquels Luke (Scott Patterson), le vieux garçon ronchon mais charismatique qui tient le diner où les Girls viennent alimenter leur addiction caféinomane. En parallèle, les Girls entretiennent des rapports tendus avec les parents bourgeois de Lorelai, Richard et Emily Gilmore (Edward Herrmann et Kelly Bishop), qui, après avoir rejeté leur fille lorsqu'elle est tombée enceinte, seize ans plus tôt, sont bien décidés à reprendre le contact, et à faire de leur petite-fille la Gilmore digne, respectueuse et bourgeoise que Lorelai n'a jamais été.

Bref, Gilmore Girls, créée par le couple Amy Sherman-Palladino et son époux Daniel, c'est une comédie dramatique familiale, diffusée entre 2000 et 2007 sur la WB/CW. Mais ce qui différencie radicalement la série des autres drames familiaux lambdas du petit écran américain, c'est son ton. Ici, tout va à 100 à l'heure : les dialogues fusent en tous sens, les acteurs ne perdent pas une seconde, et la série ressemble souvent aux vieux films américains en noir-et-blanc, façon screwball comedy, où l'attention du spectateur est constamment sollicitée par les dialogues.

À l'identique, en effet, ceux-ci regorgent de références à la pop culture de ces cinquante dernières années : une vraie mine d'or pour qui parvient à toutes les identifier, et une plus-value certaine apportée à une écriture déjà particulièrement drôle et enlevée. Plus intéressant encore, la série ne perd pas son temps à expliquer ces références, et compte sur l'intelligence du spectateur pour les identifier : un fait suffisamment rare pour être souligné.

Enfin, Gilmore Girls, c'est avant tout une ambiance. Une atmosphère. Lorsque l'on rentre dans Stars Hollow, on retrouve un monde, un ton, une communauté que l'on aimerait réelle. Stars Hollow, c'est un peu la petite ville excentrique où tout le monde voudrait vivre, avec des voisins attachants, et une solidarité bien réelle... qui pourtant ne tombe jamais dans le mièvre ou le dégoulinant de bons sentiments.

Bref, Gilmore Girls, c'est bien, la relation mère-fille entre Lorelai et Rory est un bijou d'écriture... et avant d'attaquer les deux dernières saisons du show, je ne pouvais pas faire l'impasse sur un revisionnage des cinq années précédentes.

Passons sur les saisons 1 et 2, plus ou moins résumées dans les paragraphes ci-dessus : revoir les premières années de Gilmore Girls est toujours un vrai plaisir, surtout en ces temps de pénurie sérielle. La série est intelligente, bien écrite, extrêmement bien interprétée, et référentielle-sans-tomber-dans-le-fan-service-facile : bref, c'est très bon, et à moins d'être radicalement réfractaire au style du show, ou à sa distribution, c'est le coup de foudre immédiat.

Avec la saison 3, le personnage de Jess (neveu de Luke, interprété par Milo "Peter Petrelli" Ventimiglia) prend de l'importance, tant dans la vie de Rory, qu'à l'écran. Et malheureusement, il est parfois très agaçant : l'archétype du rebelle au grand coeur, intelligent mais qui préfère foutre sa vie en l'air plutôt que de rentrer dans le rang... ça va cinq minutes, et on a régulièrement l'envie de lui coller une bonne paire de baffes à travers l'écran. Rien de bien grave cependant, ou de rédhibitoire.

Cependant, la saison est clairement en deux parties : il y a un gros coup de mou dans la première moitié de saison, qui fait un peu du surplace, et s'embourbe dans une répétition d'intrigues pas forcément intéressantes (d'autant moins intéressantes si on a du mal, comme moi, avec le personnage de Jess). À mi-saison ça se décoince heureusement, et ça avance progressivement sur tous les fronts, pour une seconde moitié de saison bien plus intéressante et prenante. Petit bémol sur le côté backdoor pilot de Jess en Californie (le truc méga-passionnant, dont l'échec en tant que pilote ne surprendra personne), mais bon, passons.

La saison 4, quant à elle, est la saison de l'évolution, une saison de mutation et d'évolution, qui change notablement la donne, avec les Girls séparées pendant le plus clair de l'année, par Rory qui s'installe à Yale, et par Lorelai qui sort avec le collègue de son père.

Une année plutôt sympathique, à vrai dire, même si finalement, la relation de Lorelai avec Jason n'est pas la plus convaincante ou passionnante (on se dit parfois qu'elle n'est là que pour retarder d'autant le rapprochement Lorelai/Luke), ou que Rory reste coincée dans son triangle amoureux impossible.

Heureusement, le toutéliage organique de fin de saison avec les parents Gilmore fonctionne très bien, le rapprochement L/L est bien amené, et tous les autres personnages (Lane, Kirk, Dean, etc) sont développés et évoluent en parallèle, ce qui donne un liant appréciable au tout. 

(à suivre...)

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Les bilans de Lurdo - The Collector : le messager des ténèbres (saison 3)

Publié le 10 Août 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Drame, Fantastique, Religion, Canada

Le Messager des Ténèbres (The Collector) Saison 3 :

Suite et fin du visionnage de ce mélange canadien entre Brimstone et les Anges du Bonheur, sur Morgan Pym (Chris Kramer), un collecteur d'âmes au service du Diable, ancien moine du 14è siècle ayant vendu son âme en échange de la survie de sa bien aimée. Un collecteur qui, de nos jours, décide de changer de vocation, et dispose désormais des dernières 48 heures de la vie de ses "cibles" pour tenter de les sauver de l'enfer.

3x01 : Nouvelle saison, nouveau générique. Pas vilain (ils ont viré l'enfer numérique, et visiblement augmenté le budget effets spéciaux), mais musicalement raté, sans aucun thème. La SOTW, un jockey responsable de la mort de son frère, et ayant échangé son âme contre le talent de son frère décédé. Rien de passionnant, et, en plus, certains développements sont plutôt ratés, comme l'amitié Maya/la Tante du gamin autiste (ils essaient désespérément de les relier, ça en devient risible), ou la vision de Maya lorsqu'elle touche le gamin... la seule chose notable, c'est le retour de la mère de l'autiste, mais cette fois ci dans le rôle du Devil-of-the-week.

3x02 : Pas non plus super passionnant, ce grand chef qui a vendu son âme contre des recettes inédites... et qui s'avère être Vatel ayant viré cannibale. Ça avance à petits pas entre Pym et Maya (ça n'aide pas que les acteurs n'aient aucune alchimie), l'intrigue de l'autiste est inintéressante, bref, gros bof.

3x03 : La SOTW envoie Pym dans un univers parallèle, où il couche avec Maya, où il ne travaille pas pour Satan, et où l'autiste retrouve ses parents bien en vie. Plutôt sympa, même si encore une fois, Maya fait tache, ne sert à rien, et est limite antipathique tant elle n'a pas une once d'alchimie avec le reste du cast.

3x04 : Dans la série "idées à la con", je voudrais une goth ayant vendu son âme au diable pour devenir un vrai vampire. Épisode pas du tout passionnant, avec cette vampirette qui a transformé sa meilleure amie pour lui sauver la vie, blablabla... et Maya qui rechute à nouveau dans la drogue, et qui nous fatigue à nouveau... pfff.... (la soeur/clone de la gamine de Poltergeist, la série, s'en sort assez bien, cela dit, tout comme la tante de l'autiste)

3x05 : Tricia Helfer en présentatrice tv mtv-style a qui tout réussit, traumatisée dans son enfance par ses parents satanistes (rolleyes.gif), schizophrène, et qui a échangé son âme contre la matérialisation autour d'elle de ses voix intérieures. Et après Poltergeist, c'est autour de la fille de Frank Black dans MillenniuM d'apparaître dans le show. On ne peut pas dire qu'elle ait très bien vieilli, mais en même temps, elle n'est pas gâtée, car les appareils dentaires nord-américains, c'est le mal. Tricia n'est pas mauvaise, l'histoire n'est pas inintéressante (la fin est assez chouette, notamment), mais bon, Maya, son sponsor, et sa désintox, ça prend la moitié de l'épisode, et c'est soporifique.

3x06 : Un épisode ch*antissime, sur un fermier dont le pacte a provoqué la ruine d'une famille, et l'établissement d'une usine toxique à proximité. Rien à sauver, que ce soit sur le front de Pym qui se prend pour Lorenzo Lamas et fait du kung-fu en débardeur, ou sur celui de Maya qui babysitte l'autiste. Même le diable prenant l'apparence de l'ex médiévale de Pym, mais enceinte, ne sert à rien, et ne va nulle part. 45 minutes de vide. 

3x07 : Pas génial non plus. La sponsor de Maya s'avère être elle aussi une âme damnée, blablabla, et elle essaie de refaire plonger Maya, pendant que le frangin de cette dernière drague la tante de l'autiste. Rien d'intéressant, juste des droguées qui pleurent, etc... et un Satan drag-queen qui chante.^^

3x08 : Grosse surprise que cet épisode excellent, dans lequel Methos tient le rôle d'un horloger prodige qui a échangé son âme contre une montre le plaçant hors du temps. Il saute donc d'époque en époque, trichant sur les 10 années allouées par Satan, et embarque Pym dans son voyage. Une fin douce amère, une histoire cohérente, bref, heureux de voir que les scénaristes du show savent encore parfois faire de bonnes histoires, quasiment pas plombées par les déboires de droguée de Maya.

3x09 : 10 premières minutes laborieuses au possible, avec des combats ridicules, jusqu'à ce que Maya tombe nez à nez avec un damné emmené aux enfers sous ses yeux. Et à partir de là, tout s'enchaîne, elle découvre la vérité au sujet de Pym, au sujet de sa "résurrection/guérison" (à noter des références constantes, musicales & visuelles, au pilote de la série, ce qui est assez sympathique), le diable vient les manipuler pour les enfoncer un peu plus, et champagne ! Maya accepte de se sacrifier et de partir aux enfers en lieu et place d'une gamine ! M'enfin, c'est du To Be Continued, donc je sens qu'ils vont revenir là dessus....

3x10 : Suite directe de l'épisode précédent... et comme prévu, Maya est sauvée in extremis... pfff... et sur la lancée, paf, tout reprend comme avant, avec une SOTW qui est celle d'un CEO d'un Fox News bis ayant échangé son âme contre le succès de sa chaîne (Rupert Murdoch inside). Aucun vrai intérêt, malgré le retour d'une SOTW précédente (le photographe sauvé par Pym en saison 1) et du diable médiéval en aveugle démoniaque, qui avoue sa solitude et son désespoir à Maya. Impressionnant comment ça peut passer d'un épi mythologique passionnant à un épi routinier sans intérêt.

3x11 : Tout naze. Morgan Pym envoyé à Budapest pour tenter de sauver une espionne Alias-style. Un gros prétexte pour caser de la musique à la Bourne, puis à la MillenniuM, des acteurs aux accents foireux, de la torture, et des scènes de combat pour Pym... Mauvais au possible. À la limite, on peut sauver Martin Cummins qui cachetonne (et encore, il ne se fatigue pas) et la fin, qui tente d'amener un nouveau personnage récurrent, mais à 2 épisodes de la fin de série, ce n'est pas franchement utile.

3x12 : 1666, un épisode en costumes. Guère de surprises dans cette histoire d'alchimiste cherchant l'élixir de vie éternelle... Pym a une perruque ridicule et drague la gueuse, ça avance à un rythme d'escargot, ça délaie au maximum le postulat de départ de l'épisode, bref, c'est raté.

3x13 : Series finale... enfin, uniquement d'un point de vue théorique, puisque dans les faits, ce n'est qu'un épisode comme les autres, sans conclusion aucune. Là, c'est l'Exorciste à la sauce The Collector, avec Pym et Maya qui voyagent à Vienne pour sauver l'âme d'un prêtre exorciste... l'acteur qui joue l'un des possédés/démons en fait trois tonnes, l'histoire en elle-même n'est pas du tout passionnante, mais développe un peu la mythologie de l'enfer... ça aurait pu être pire, mais surtout bien mieux.

 

Bon, conclusion et bilan : cette série commençait très bien, la saison 1 était sympathique et cohérente (pour une production canadienne), à défaut d'être excellente, mais dès que le casting a commencé à changer, avec la saison 2, et que les créateurs du show ont commencé à prendre un peu de recul, ça s'est cassé la gueule, recourant aux pires artifices de scénario pour meubler, et tombant dans une routine des plus désagréables.

Il y a bien eu un sursaut ou deux, généralement lorsque la mythologie générale du show était concernée, mais ça s'est arrêté là. Un gros gâchis, donc. Et quitte à choisir, je n'échange pas mes 13 épisodes de Brimstone contre ces 3 saisons.

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Les bilans de Lurdo - The Collector : le messager des ténèbres (saison 2)

Publié le 6 Août 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Fantastique, Drame, Canada, Religion

Le Messager des Ténèbres (The Collector) Saison 2 :

Suite du visionnage de ce mélange canadien entre Brimstone et les Anges du Bonheur, sur Morgan Pym (Chris Kramer), un collecteur d'âmes au service du Diable, ancien moine du 14è siècle ayant vendu son âme en échange de la survie de sa bien aimée. Un collecteur qui, de nos jours, décide de changer de vocation, et dispose désormais des dernières 48 heures de la vie de ses "cibles" pour tenter de les sauver de l'enfer.

2x01 : Arg. Premier faux-pas potentiel pour cette série, avec un changement de taille au casting : Carly Pope quitte la série, pour être remplacée par une blondasse assez quelconque (Sonya Salomaa). Qui garde le même rôle, par un transfert d'âme Dr Who-esque. Déjà, je sens que je vais avoir du mal à raccrocher au personnage, après ce changement.

Ensuite, l'épisode en lui-même était assez barré, peut-être même trop : Pym se voit assigner un client spécial, qui a échangé son âme contre 10 années en tant que shérif au far-west... Ambiance frontierland, donc, avec Pym qui remonte le temps, et a des flashbacks assez peu convaincants à base de paradoxe temporel, etc... bof, en somme. J'attends de voir comment la situation évolue, mais je suis dubitatif. Et en plus ils n'ont toujours pas changé le générique un peu naze.

2x02 : Mouais. Comme prévu, la Maya blonde ne fonctionne pas du tout, et elle surjoue. Surtout que pour l'instant, il n'y a qu'elle qui soit très vaguement consciente du changement, puisqu'ils sont partis sur le postulat que le Diable - ici en bimbo blonde - a réécrit tout son passé avec l'apparence blonde de Maya, façon Dawn dans Buffy. Donc, pour simplifier, tout le monde fait comme s'il n'y avait pas eu de changement au casting... ce qui est d'ailleurs particulièrement idiot, puisque Carly Pope est toujours là, et joue les reflets dans les miroirs. Donc je ne sais pas où ils vont, comme ça, mais ils y vont joyeusement... et ce n'est pas génial.

Bon, sinon, l'âme de la semaine, c'est celle d'un ufologue, qui a échangé son âme (enfin, qui a fait un deal avec un "alien") contre la promesse d'enfin avoir une preuve de la vie extraterrestre. Et le diable de justifier son marché en avouant qu'il ne s'occupe pas que de la Terre, mais aussi de toutes les formes de vie de l'univers, et que donc, quand il arrivera en Enfer, l'ufologue verra des âmes damnées extraterrestres, marché respecté. icon_mrgreen.gif Pym semble un peu en pilotage automatique, ces deux derniers épisodes, ce qui est dommage, parce que la scène où il se fait passer pour un alien pour convaincre l'ufologue que le Diable existe est amusante. Le pétage de plomb de l'ufologue est plus étrange, quand il capture Pym pour le soumettre à pleins de tests peu ragoûtants... et que Pym ne lui en tient pas rigueur... mouais.

2x03 : Tiens, le vieil indien dragueur de Wolf Lake en père de la SOTW, une fille qui a vendu son âme en échange de la disparition de cauchemars affreux... dans lesquels un monstre la pourchassait et attaquait la communauté. 10 ans après, le monstre devient réel. Et on se coltine un épisode plein de mythes indiens... comme d'habitude dans toutes les séries tournées dans le coin. Encore une fois, Pym est en retrait, comme si l'acteur s'ennuyait et était en pilotage automatique, et le scénario se concentre sur l'âme de la semaine, pas passionnante, sur le gamin de la journaliste, idem, et surtout sur les rêves drogués de la nouvelle Maya, qui sont limite horripilants et un beau gâchis, alors que le Diable la harcèle. Lorsqu'elle dort, elle ne sert à rien, et lorsqu'elle est éveillée, elle est agaçante, envahissante, et omniprésente. Au secours. Une vraie déception que ce début de saison, qui fait passer une série solide au stade de programme faible et sans intérêt. dry.gif

2x04 : Tout de suite, bien meilleur. Intéressant parallèle entre le destin de Pym, et celui de sa cliente de la semaine, une pharmacienne qui a vendu son âme en échange du remède au cancer qui la rongeait, et qui désormais est tiraillée entre le rendre public, au risque d'aller en enfer, ou le garder secret, et continuer à vivre. Et ça se complique lorsqu'elle découvre que le diable ne l'a pas guérie, mais a rendu son cancer transmissible... On se recentre sur Pym, et c'est tant mieux ; Maya passe au second plan, même si ce qui lui arrive est glauque (Satan la viole... avant de la shooter à l'héroïne); et le gamin autiste est de plus en plus présenté comme un nouveau Christ/envoyé de dieu... Bon épisode, donc.

2x05 : Morgan Pym n'est pas content : le diable s'amuse à lui changer sa sonnerie de portable à chaque appel. Trop dur. La storyline de Maya et son frangin est inintéressante au possible (whouhou, elle est alcoolique, maintenant, génial. Si elle pouvait y rester pour de bon...), et la soul of the week, c'est celle d'un tatoueur amnésique, qui retrouve la mémoire à mesure qu'il achève les tatouages de ceux qu'il connaissait avant son amnésie, et qui découvre qu'il est un braqueur de banques meurtrier et violent. Une intrigue au dénouement plus que glauque, et pas inintéressante, ce qui n'est guère étonnant, vu que ce sont les showrunners qui ont écrit cet épi. Ah, et le gamin reçoit la visite de son père décédé, qui tente de le convaincre que Dieu n'existe pas, et que tout n'est que mensonge.

2x06 : Pas mauvais non plus, cette histoire de comique tellement méchant qu'il fait le travail du diable à sa place sans le savoir. Et la storyline de la journaliste avance, lorsque son fils sort de son autisme pour rire devant les sketches du mec, et qu'elle prend conscience que Pym était à proximité de lui lorsqu'il est mort. Ça peut amener des trucs intéressants...

2x07 : La SOTW, c'est celle d'une spin doctor à la golden touch... et à 48 h de l'élection de son client, le futur premier ministre canadien, sa chance tourne. Bof... et en plus, le personnage de Maya a fait un 180° degrés par rapport aux épisodes précédents, et pouf, elle tombe amoureuse du futur premier ministre. Autrement dit, elle ne sert à rien, sauf à amener Pym à sa mission de la semaine, et elle est toujours tête à claques.

2x08 : Tiens, la voix-off du générique de début a dégagé... ce n'est pas plus mal. Bon sinon, l'histoire de cette mère ancienne droguée ayant vendu son âme en échange du retour à la vie de son fils qu'elle venait de tuer par accident, ce n'est pas terrible. Et comme en plus, on fait quasiment l'impasse, désormais, sur l'approfondissement du personnage de Pym, pour se concentrer sur le très prévisible background de la journaliste, dont on apprend - sans grande surprise - que le mari, père de l'autiste, avait probablement fait un pacte avec Satan, et que Pym était dans les parages au moment de sa mort... 

Franchement prévisible, et amené trop tardivement. C'était tellement transparent dès la première saison, qu'attendre une saison complète pour le révéler avec grand fracas, ça fait un peu pétard mouillé... et le toutéliage est trop forcé pour être vraiment convaincant. Je m'attendais presque à ce qu'il y ait encore une révélation en saison 3, puisqu'ils nous répètent depuis trois plombes que "ça fait 9 ans qu'il est mort, et que le gamin est né !"... sauf que voilà, les trois dernières minutes sauvent un peu le truc, avec la journaliste qui meurt de manière totalement inattendue. Donc un épisode très quelconque, ne valant que pour sa fin, qui remet toute la dynamique du show en question.

2x09 : C'était bien la peine de bouleverser la dynamique du show dans l'épisode précédent, si c'était pour reprendre exactement de la même manière, en remplaçant la journaliste par sa soeur ! Le cas de la semaine n'est pas franchement passionnant, encore une fois, puisque c'est une femme ayant échangé son âme contre une chance d'identifier son assassin, bien qu'elle soit pour cela enfermée dans une sorte d'enfer personnel, sur les lieux de son meurtre. Il faut 11 minutes à Pym pour comprendre le problème d'identité - alors que le spectateur comprend tout de suite - c'est écrit comme un cliffhanger de coupure publicitaire, qui tombe donc à plat... et la nouvelle tête, c'est l'horripilante Keegan Connor Tracy.

Sans oublier la toute aussi énervante Maya, qui rejoint les Narcotiques anonymes, se cherche un sponsor... et une réalisation qui soudain se croit dans 24 heures chrono, avec des split-screens dès que ça parle au téléphone. L'enquête en elle-même est stupéfiante de banalité et de classicisme (comme toujours dans les whodunits tv, quand il n'y a que deux guests stars, dont l'une est la victime, il ne faut pas chercher bien loin pour deviner l'identité de l'assassin...), et n'est que l'occasion d'un chouette plan sur un Pym décapité... c'est peu.

2x10 : Un jeune journaliste échange son âme en échange des pouvoirs de Superman, mais chacun de ses sauvetages et de ses interventions tourne systématiquement mal... il se renferme sur lui-même, jusqu'à ce que Pym découvre, 10 ans plus tard, que le diable a faussé la donne à chaque fois... Chouette épisode, avec une musique super-héroique très appropriée, et un damné ma foi très sympathique. Seul bémol, le passage avec Maya et sa copine droguée, qui plombe l'épisode...

2x11 : L'âme de la semaine... Jack l'éventreur. Et oui : un épisode entièrement dans le Londres de 1883, sans rédemption, mais avec l'hypothèse über-bancale que Jack l'éventreur = Walter Sickert (on ne remercie pas Patricia Cornwell et son livre moisi...) ; heureusement, ils nous rajoutent un twist sympathique, qui fait de l'épisode un Jack The Ripper façon Dr Jekyll & Mrs Hyde féministe, pas inintéressant. (Mais die Cornwell Die quand même.)

2x12 : Et encore un épisode à flashbacks, avec Pym envoyé chez les nazis, en officier supérieur, chargé de collecter l'âme d'une professeur d'histoire ayant vendu son âme pour avoir la preuve que son père a bien été prisonnier des camps, et pas un garde nazi, comme le prétendaient deux autres rescapés. Le diable, très joueur, l'ayant renvoyée passer 10 ans dans les camps... j'ai beaucoup aimé la tournure que prend l'épisode au fur et à mesure que ça avance : entre Pym qui se sacrifie l'espace d'une "douche" pour éviter que la prof n'y passe, et la diable qui refuse d'endosser le blâme de l'holocauste sur ses épaules, c'est agréablement non-manichéen. En même temps, c'est écrit par les créateurs du show, et comme d'habitude, ils arrivent à chaque fois à faire quelque chose d'intéressant. Et de très sombre.

2x13 : Season finale, qui se concentre sur les premiers temps du service de Pym en tant que Collecteur, son entraînement, etc. Donc encore en flashbacks, avec le Diable médiéval qui refait son apparition, excellent comme toujours, le frère de la bien-aimée de Pym qui blâme la peste sur le dos des juifs, etc... N'empêche, ils sont bizarres, dans ce show, a faire des season finales qui ne sont jamais reliés aux intrigues générales de la série, mais toujours des flashbacks centrés sur Pym.

Ce n'est pas forcément un mal, mais c'est étrange. Surtout qu'au bout d'un moment, ça devient fatiguant, de revoir les mêmes scènes encore et encore en flashback...

 

Bon, en conclusion, une seconde saison assez mauvaise, remplie de loners inintéressants, et de changements de casting peu judicieux, mais qui dans sa dernière ligne droite (les 4 derniers épisodes, en fait) retrouve un peu du souffle qui lui faisait défaut jusque là, avec des épisodes très sympathiques, à bases de flashbacks à la Highlander... Néanmoins, le contraste avec la saison 1 est assez brutal, et je crains tout de même le pire pour la troisième et dernière saison.

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Les bilans de Lurdo - The Collector : le messager des ténèbres (saison 1)

Publié le 2 Août 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Drame, Fantastique, Religion, Canada

Le Messager des Ténèbres (The Collector) Saison 1 :

Un mélange canadien entre Brimstone et les Anges du Bonheur, sur Morgan Pym (Chris Kramer), un collecteur d'âmes au service du Diable, ancien moine du 14è siècle ayant vendu son âme en échange de la survie de sa bien aimée. 

1x01-02 : Pym, donc, qui, de nos jours, toujours traumatisé par la mort de sa chère et tendre, en a assez de son emploi de collecteur, et fait un nouveau pacte avec le diable : il a les 48 dernières heures de la vie des futurs damnés pour sauver leurs âmes et les envoyer au paradis. Dont acte, avec un rappeur et un avocat, dans ces deux épisodes.

Bon, c'est loin de Brimstone, qualitativement, et pour l'instant, le côté rédemption est assez moyen, mais ça tient plutôt la route, pour ce que c'est (un show au budget très limité). Les personnages sont assez clichés, cependant (la prostituée recueillie par Pym, jouée par Carly Pope, et le gamin autiste en contact avec des forces qui le dépassent), et j'espère que le schéma "âme à sauver de la semaine" ne va pas être trop lourd et manichéen, mais je doute.

Cela dit, Jodelle Ferland en Satan, ça fonctionne bien. Avec un joli parallèle entre la manière d'agir de l'avocat et Satan, qui plus est.

1x03 : Pym doit sauver une top-model insupportable, à qui il arrive plein de crasses durant ses dernières 48 heures, dans un épisode assez drôle. La journaliste est assez horripilante, cela dit... mais elle est sur les traces de Pym, donc c'est un mal nécessaire, je suppose, pour avoir un peu de drame. La relation Pym/Diable est très sympathique, et clairement photocopiée sur la relation Zeke Stone/Diable de Brimstone. Par contre, l'effet de l'âme qui part en enfer est assez fauché... mais c'est assez amusant de voir que sur 3 épisodes, Pym a échoué à sauver ses clients deux fois sur trois... et que le troisième est mort. icon_mrgreen.gif

1x04 : Pym doit sauver l'âme d'une patineuse de 16 ans, dont le père/entraîneur a passé un pacte avec le diable, 10 ans auparavant... le diable livreur de pizza est assez amusant, et surtout très retors. Suffisamment, en tout cas, pour que Pym échoue encore partiellement à sa tâche. Et puis le gamin autiste qui peut voir Satan, ça peut déboucher sur quelque chose de sympathique.  

1x05 : la SOTW (soul of the week), c'est celle d'un photographe de guerre qui a vendu son âme pour toujours être au bon endroit, au bout moment, et ne plus rater d'événements comme la mort de sa femme. J'ai décidément beaucoup de mal avec la journaliste Jeri (Ellen Dubin), qui est très tête à claques... par contre, le diable en bimbo blonde écervelée, c'est assez drôle. Et l'épisode en lui-même n'était pas mauvais.

1x06 : la SOTW, un comptable surexcité poursuivi par la mafia, et ayant vendu son âme en échange du pouvoir de prédire la date exacte de la mort des gens. Et pendant ce temps, Pym a des problèmes avec Maya, qui pique sa crise de jalousie. Mouais, sans plus. 

1x07 : Maya tente de se remettre sur pied en devenant serveuse, le diable - un rital à l'accent british - assigne une scientifique en robotique à Pym, et la journaliste devient gênante. Un épisode qui frise le Outer Limits, à la conclusion plus que réussie, et qui joue avec les conventions du show d'une assez jolie manière.

1x08 : Tiens, Teryl Rothery en SOTW, medium ayant vendu son âme en l'échange de ses pouvoirs, mais incapable de communiquer avec son fils mort. Un épisode surprenant, car il fait évoluer de manière très intéressante la mythologie du show : entre Maya, perpétuellement surveillée par le diable, le gamin autiste, dont on découvre que le père est en enfer, et est mort le jour de sa naissance (ça sent le pacte avec le diable, ça), les enfers qui s'ouvrent, et qui en veulent à Pym, la destinée possible de sa bien-aimée, et surtout l'impuissance du diable-skateur, frustré par son incapacité à convaincre Pym, tout ça donne un tout cohérent, et agréablement non prosélyte. Sans oublier qu'il y a quelque chose d'Highlander dans ce personnage immortel et mélancolique.

1x09 : Bof, un vieux beau qui a vendu son âme pour rester séduisant encore dix ans. Rien de vraiment passionnant. Maya renoue difficilement avec sa famille (d'ailleurs, elle est assez mimi, Carly Pope, une fois rendue présentable), et le gamin autiste qui s'avère une énigme pour le Diable, c'était déjà mieux.

1x10 : Et heureusement un excellent épisode pour enchaîner, peut-être le meilleur du show jusqu'ici. Pym qui a des visions de son passé, assez glauques ; la SOTW est un auteur de livres pour enfants à priori inoffensif... mais qui s'avère être un tueur en série sanguinaire que Pym doit tout de même sauver... car c'est un Dexter en puissance. Le dilemme est plutôt intéressant, et ça gagne encore en intérêt lorsque c'est Maya qui devient la prochaine victime du tueur, que l'on découvre que c'est l'autiste (dans le coma depuis l'épisode précédent) qui provoque les visions, et que Satan lui-même a peur du gamin. Sans oublier une fin des plus amères, qui rappelle bien que Pym n'est qu'un pion... définitivement très bon.

1x11 : Mouarf, Flash Gordon qui fait une petite apparition... et qui a l'air toujours aussi niais. Bon, sinon, encore un postulat intéressant, puisque l'âme à collecter/sauver est celle d'un yogi hindou, avec ce que ça implique de croyances et de dieux différents... Un contraste plutôt judicieux entre les deux types de Foi, avec un Satan électricien qui se moque de Shiva et compagnie, qui raille la réincarnation, et qui menace l'enfant autiste.

1x12 : Ouhlà que cet épisode était bizarre. La SOTW, c'est un amateur de maisons de poupées, à qui le diable a donné le pouvoir d'avoir des poupées vivantes... et lorsque Pym arrive, il découvre non seulement que le village est en partie à l'image de son vieux monastère, mais qu'en plus l'une des "poupées vivantes" est la reproduction miniature de sa bien-aimée, et que la peste rôde. Vraiment très étrange, mais excellent, avec ce vieux monsieur qui se prend pour Dieu, et l'occasion pour Pym de revivre son passé de manière indirecte, d'enfin avouer son amour pour Maya, et de révéler l'un de ses plus grands secrets...
(Sans compter que ça n'hésite pas à partir dans des directions assez glauques, avec le père pédophile de Maya, que l'on voit incité à passer à l'acte par le diable, dans un flashback)

1x13 : Épisode sympathique dans lequel Pym se retrouve confronté à une Collecteuse française, qui s'intéresse au même cas que lui. Parallèlement, Maya sombre à nouveau dans l'alcool et la drogue, et le gamin autiste se révèle clairement comme l'instrument de Dieu. Et Erica Durance en babysitter.

1x14 : Season Finale. Assez décevant, puisque intégralement en flashback, relatant tout le processus de damnation de Pym. Grosso modo, on a déjà vu la moitié de ces flashbacks durant le reste de la saison, et les nouvelles scènes ne sont pas forcément suffisantes pour valoir un épisode à elles seules. M'enfin ça donne plus de scènes à l'acteur du diable médiéval, ce qui est très bien, et ça sert de point de départ pour les nouveaux spectateurs...

 

Bon, bilan de saison 1 : agréable surprise que cette série. Je ne m'attendais pas à ce que ce soit d'une qualité équivalente aux shows américains, que ce soit au niveau écriture ou réalisation. Mais c'est en plus joyeusement non-manichéen, pas prosélyte, assez sombre, et donc assez réussi. Passons à la suite...

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Les bilans de Lurdo - La Treizième Dimension (The Twilight Zone 2002) - dernière partie

Publié le 29 Juillet 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Fantastique, Horreur, Thriller, Comédie, Science-Fiction, Drame, Anthologie, UPN

Suite et fin du passage en revue de la seule et unique saison de The Twilight Zone 2002, remake/relaunch de la mythique série de Rod Serling :

1x34 : Scénario très bête : une tv-réalité Carte aux Trésors, pour une mère dont le fils sert d'enjeu à l'émission. Dénouement hyper convenu, réalisation & écriture très quelconques, et morale anti-tv réalité très peu finaude.

1x35 : Jeffrey Combs, libraire hypocondriaque, qui a le pouvoir incontrôlable de matérialiser sa plus grande peur, à savoir une maladie extraterrestre tirée d'un bouquin de sf. Excellent épisode, au twist très amusant.

1x36 : Identity on Ice, avec Sean Patrick Flanery et Ian McShane, pour cette histoire de savant psychotique dans une station arctique... Mouais... pas trop mal écrit, mais pas passionnant pour autant, puisque la durée de l'épisode casse toute l'efficacité des deux twists successifs. 

1x37 : Épisode façon Le Prestige, avec un magicien à la David Blaine désirant connaître à tout prix le secret d'un tour mythique, effectué une seule fois par génération, et se transmettant de légende de l'illusionisme à future légende. Il va donc tout faire pour convaincre son actuel détenteur de le lui céder. Pas inintéressant, avec Lindy Booth dans un petit rôle, mais c'est plombé par des trous dans le scénario, et par un twist très éventé. Dommage.

1x38 : Ugh. Jessica Simpson en babysitter étudiante en psychologie (lol) qui débarque chez une gamine solitaire à la collection de poupées barbie étrangement agressives. On devine la fin dès les premières 90 secondes de l'épisode, et ensuite, ça se déroule sans rythme et sans surprise. Cela dit, Simpson transformée en poupée Barbie, ça a quelque chose d'adéquat.

1x39 : Remake raté d'un épisode classique dans lequel une femme tente de se faire opérer pour être belle... jusqu'à ce qu'on s'aperçoive à la fin qu'elle est naturellement splendide, mais que la beauté dans son univers, c'est être difforme. La réalisation enlève tout intérêt à l'épisode par son manque de finesse, et à part un caméo de The Collector, rien à sauver.

1x40 : Robin Tunney en veuve éplorée qui se met à la photo, et découvre sur ses clichés l'image fantomatique de son mari, qui lui montre la maison de leurs rêves. Tunney est attachante, mais l'histoire, si elle est jolie, est trop classique et lente pour emporter l'adhésion. Le montage musical, d'ailleurs, est assez raté.

1x41 : Jeremy Sisto en présumé condamné à mort, avec Alicia Witt comme avocate. Et il échappe par 4 fois à la mort, aidé par une présence fantomatique... bien interprété, mais on devine assez rapidement où ça veut en venir; d'ailleurs, la fin, si elle est amusante, ne surprend guère.

1x42 : Gil Bellows en soldat disparu en Irak, et qui réapparaît soudain chez lui, pour devenir un père exemplaire. 10 longues minutes pour arriver à la conclusion spectrale qui s'imposait depuis le début, et 10 autres de tergiversations soporifiques débouchant sur du vide...

1x43 : Une bande d'étudiants en vacances en Terre Aztèque, et jouant à une course au trésor via le web, découvrent un antique coffre, contenant une urne remplie de sang. Lorsqu'ils la renversent, le soleil disparaît, et une ère glaciaire s'abat sur Terre. Un seul moyen de l'empêcher : un sacrifice humain. Le pitch est sympathique, les acteurs aussi... mais voilà, c'est écrit par un abruti fini, qui laisse des trous de la taille d'un jumbo jet dans le scénar. Déjà, il annonce le twist final avec de gros néons, en filant au groupe une radio. Peu importe qu'ils soient au fin fond d'une grotte, au coeur d'une montagne, en plein pays aztèque, ils arrivent quand même à capter une radio nationale américaine avec un simple petit récepteur FM à piles... dry.gif Et juste après, on nous explique que l'oxygène va se raréfier, et ils commencent tous à avoir du mal à respirer, moins de 18 heures après la disparition du soleil... wallbash.gif
N'importe quoi... En plus, ils tuent Sarah Carter... bande de chiens galeux...

1x44 : Jason Bateman en propriétaire agoraphobe d'un immeuble auquel il fait mettre le feu, tuant involontairement deux enfants... qui viennent le hanter chez lui. Voilà, c'est tout. pas de twist, juste une hantise banale, bien interprétée, mais creuse et inutile.

 

Bilan final :

Donc, ces 44 épisodes...? Et bien ils sont particulièrement dispensables. Outre Whitaker qui cachetonne sans motivation aucune, il y a souvent un très clair problème de format : en 20 minutes, faire une histoire à twist qui ne soit pas prévisible ou qui soit originale, ça requiert d'excellents scénaristes, ou du moins suffisamment de talent pour brouiller les pistes. Ce que cette incarnation de la série échoue systématiquement à faire.

En même temps, comment brouiller les pistes quand ils n'ont que 4 figurants par épisode, au maximum, que la réalisation est quasi-systématiquement immonde, et que le peu d'ambiance instaurée est systématiquement brisée par un Whitaker hilare sur fond bleu qui vient dire une phrase creuse avant de repartir...?

Restent alors quelques bons épisodes qui généralement sont soit le fruit d'un scénariste compétent (adaptation d'un vieil épisode, ou bien des scénaristes confirmés, comme Behr, ou Crocken, de Star Trek DS9), ou bien sont portés à bout de bras par l'acteur principal, comme dans le cas de l'épisode avec Piven, ou celui avec Linda Cardellini.

C'est mieux que rien, à vrai dire, et je suppose que si l'on n'a jamais vu la série originale, ou si l'on n'est pas familier du fonctionnement de telles anthologies à twist, ce relaunch peut être intéressant, ne serait-ce que pour assister à un défilé de têtes familières... mais bon... 

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Les bilans de Lurdo - La Treizième Dimension (The Twilight Zone 2002) - troisième partie

Publié le 25 Juillet 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Horreur, Fantastique, Science-Fiction, Drame, Comédie, Thriller, Anthologie, UPN

Suite du passage en revue de la seule et unique saison de The Twilight Zone 2002, remake/relaunch de la mythique série de Rod Serling :

1x23 : Un livreur malchanceux (Christopher Titus) découvre après un accident que tous ses problèmes sont provoqués par un homme en combinaison orange, employé d'une énorme bureaucratie du destin. Pas vraiment de chute ou de fin digne de ce nom, dommage, c'était sympathique.

1x24 : Un malade au stade terminal a un accident au cours de son ultime course à la Fast & Furious, dont il sort guéri, au prix de la vie de son meilleur ami, qui pilotait. Jacob's Ladder, ze riteurn, donc pas grand intérêt.  

1x25 : Method Man en voyant, Linda Cardellini en journaliste qui se tourne vers la voyance pour décider de son avenir, et en devient accro. Le Satan de The Collector en gay flamboyant est icon_mrgreen.gif, le reste est assez quelconque, mais Cardellini porte tout l'épisode sur ses épaules.

1x26 : Une fleuriste harcelée par un homme bizarre qui lui annonce qu'il veut la tuer... mais quand elle vérifie, il s'avère que le mec en question n'a jamais bougé de la boutique où il travaille. Assez bof, niveau intérêt. Pas de rythme.

1x27 : Un rappeur millionnaire a des flashbacks d'une vie dans laquelle il est en prison et assassin... et évidemment, on devine bientôt que tout le twist de l'épisode repose là dessus, et que sa vraie vie n'est pas celle qu'il pense... téléphoné au possible.

1x28 : Voilà enfin un épisode très réussi ! Eddie Kaye Thomas et Marisa blush.gif Coughlan entrent en possession d'un magnétophone permettant de remonter 5 minutes dans le passé... dont acte, pour tricher au casino... Très chouette, et signé d'un scénariste de Deep Space 9. icon_mrgreen.gif

1x29 : Un taggeur tue un peintre de rue pour pouvoir entrer dans un gang, et il a des remords lorsque le meurtre apparaît en peinture sur un des murs de la ville. Franchement ? Ras-le-bol des histoires de criminels et de gangs afro-américains... pas passionnant, en plus.

1x30 : Une institutrice commence soudain à voir des lueurs annonçant la mort de certains de ses élèves. Elle tente alors d'empêcher un nouveau Columbine. Pas mauvais, bien qu'un peu classique et prévisible.

1x31 : Une suite directe d'un des épisodes de la série classique, celui avec le gamin omnipotent et colérique qui martyrise une petite ville. Bill Mumy (Lennier !) reprend son rôle de quand il était petit, et sa fille joue le rôle de sa fille (elle est mimi tout plein, la petite Mumy), qui a des pouvoirs plus puissants que son père. Un très bon épisode sans morale ou twist particulier, écrit par Behr, de DS9 icon_mrgreen.gif

1x32 : Second remake d'un épisode classique, Les Monstres de Maple Street. L'original était excellent dans sa description de la Red Scare, celui-ci joue plus sur la paranoïa post-11/09, la peur du terrorisme, et le climat de haine que ça provoque. Pas mauvais, mais l'adaptation contemporaine, les effets de réalisation ratés, et le changement de twist final, qui perd énormément de sa force, le rendent beaucoup moins efficace que l'original. Andrew McCarthy est excellent.

1x33 : Épisode écrit, réalisé et interprété par Eriq LaSalle, sur un malade au stade terminal, qui, après un accident, se retrouve à Memphis, la veille de l'assassinat de Martin Luther King, et doit choisir entre venir en aide à King, ou aider la famille qui l'a recueilli. Plutôt réussi.

(à suivre...)

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Les bilans de Lurdo - La Treizième Dimension (The Twilight Zone 2002) - seconde partie

Publié le 21 Juillet 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Fantastique, Horreur, Thriller, Drame, Comédie, Anthologie, UPN

Suite du passage en revue de la seule et unique saison de The Twilight Zone 2002, remake/relaunch de la mythique série de Rod Serling :

1x13 : Une guitare maudite qui donne du talent à son possesseur, mais qui est jalouse : classique, mais efficace, avec en plus Jim Byrnes en guest.

1x14 : Une mère voit les membres de sa famille être remplacés un à un par d'autres personnes, après qu'elle ait fait le voeu "j'aimerais une autre famille". Basique, et pas terrible, surtout que le twist "Sims-like" est foireux au possible. La gamine de la série Poltergeist a bien grandi, par contre.

1x15 : Usher en flic qui tue un pimp pour protéger une prostituée, mais le pimp revient le hanter. Sans intérêt.

1x16 : Jake Busey en paumé au fond du trou, qui se voit offrir une nouvelle vie par des prédicateurs étranges, alors qu'autour de lui tout son entourage se laisse un à un convaincre par ces hommes bizarres, et qu'une crise internationale est provoquée par plusieurs satellites tombant en panne. Plutôt amusant, mais même problème que le 1x02 de MoSF : à trop essayer de nous convaincre que ce sont des aliens, on se doute bien que c'est l'autre hypothèse la bonne.

1x17 : Greg German teste un jeu vidéo érotique (Jaime Pressly), lequel dépasse sa programmation, et tombe amoureux de lui, jusqu'à en devenir jaloux. Le twist de fin façon provoc' se voit venir, mais German porte l'épisode à lui tout seul, donc c'est fun.

1x18 : Dans un futur ultrapacifié, une créature monstrueuse, violente et barbare, qu'on croyait éteinte, rôde. Et Scott Barstow part en mission avec son commando pour la buter. Un survival médiocre, et oui, le monstre est effectivement ce à quoi on pense tout de suite : un humain du 21è siècle.

1x19 : Un employé de bureau reçoit de son patron insupportable un bobblehead parlant qui décide de prendre la destinée de son propriétaire en main. Plutôt drôle et sans prétention.

1x20 : Une métaphore du Jardin D'Eden, et du Serpent tentateur, pas finaude pour un sou, avec Rob Estes et Elizabeth Berkley... "le téléphone portable, c'est Satan"...

1x21 : Un père de famille échange, via une société spécialisée, sa vie contre celle d'un milliardaire... et forcément, ça tourne mal. Pas génial, parce que ça aurait été plus à sa place dans un Contes de la Crypte.

1x22 : Une histoire de deuxième chance sans grand intérêt, avec Brian Austin Green qui découvre que des objets de son passé refont surface, remontant à une époque où un choix effectué a changé toute sa vie, et l'a rendu ultra-riche...

(à suivre...)

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Les bilans de Lurdo - La Treizième Dimension (The Twilight Zone 2002) - première partie

Publié le 17 Juillet 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Anthologie, Science-Fiction, Fantastique, Comédie, Drame, Thriller, UPN, Horreur

En 2002, un groupe de producteurs décide de relancer la Quatrième Dimension de Rod Serling, en la remettant au goût du jour. Le résultat ? The Twilight Zone 2002 : 44 épisodes de 20 minutes, diffusés sur la chaîne UPN, aujourd'hui défunte.

Une série ambitieuse, aux guests innombrables, mais qui a très rapidement les yeux plus gros que le ventre. À vrai dire, dès les premières images, l'on comprend que quelque chose ne fonctionne pas : en lieu et place de Rod Serling dans le rôle du narrateur, le spectateur est confronté à Forest Whitaker.

Un Forest Whitaker qui a dû enregistrer toutes ses présentations (15 secondes par épisode) en une après-midi devant un fond bleu, et en vidant quelques bouteilles, tant il a tendance à être soit hyper sérieux, soit totalement rigolard, généralement lorsque les épisodes ne s'y prêtent pas du tout.

D'ailleurs, les photos promo de la série sont très parlantes, avec un Forest qui semble s'ennuyer à mourir, ou se demander ce qu'il fait là...

N'est-ce pas...?

Bref... rapide passage en revue des 12 premiers épisodes de la série, dont on s'aperçoit rapidement que le format court n'est pas vraiment maîtrisé par les scénaristes :

1x01 : Très mauvais épisode sur une communauté qui transforme ses gamins turbulents en compost.

1x02 : Assez sympathique, avec la Mort (Jason Alexander de Seinfeld) qui décide de se suicider parce qu'elle en a marre de son taf... ce qui provoque un chaos pas possible dans l'hopital où elle est amenée.

1x03 : Un épisode made in Ira Steven Behr, sur un homme (Ventresca, l'acteur de la série Invisible Man) qui fuit en assistant au passage à tabac d'un afro-américain (qu'il a refusé d'aider) dans la rue, et qui se réveille le lendemain avec les blessures de l'homme en question en question, avant de lentement prendre son apparence. Un postulat anti-racisme téléphoné au possible (on devine la fin dès qu'il commence à changer), mais au moins c'est dans le ton du show original.

1x04 : Adrian Pasdar en artiste de comic-book confronté à la page blanche, et dont l'une de ses créations (Shannon Elizabeth) prend vie pour le motiver, façon AHA/Take on me. Ça cite Alan Moore de travers, on reconnaît des dessins de Tim Sale, mais là encore, le twist est éventé au bout de 5-10 minutes, lorsque Pasdar commence à faire une crise de jalousie, et que l'on comprend que Le Sixième Sens n'est pas loin.

1x05 : Katherine Heigl remonte le temps pour tuer Hitler dans son berceau. Avec James Remar en Papa Adolf über-caricatural, une réalisation bancale, et surtout, dès la deuxième minute de l'épisode, on devine comment l'épisode va se finir. Encore une fois.

1x06 : Pour changer, encore un épisode où le spectateur à l'impression d'avoir lui-même écrit l'histoire... Ce coup-ci, c'est un photocopillage intégral de Carnival of Souls, donc qui a vu le film devine tout le déroulement de l'histoire... et ce n'est pas en citant l'Échelle de Jacob, ou en tentant un twist supplémentaire raté avec le bus, à la toute fin, que ça sauve quoi que ce soit... puisque même le twist supplémentaire est recopié de je-ne-sais-plus-où, et donc ultra- téléphoné. Dylan Walsh ne sert à rien, en plus.

1x07 : Un blessé top secret arrive dans un hôpital, dans le coma, et pouf, un des infirmiers fait des bonds dans le futur proche, et se retrouve à l'autre bout du pays, visiblement sur le point d'assassiner la fille du Président. Assez vain, et guère original.

1x08 : Portia de Rossi, en veuve éplorée qui assiste aux derniers instants de la vie de son défunt mari lorsqu'elle chausse les lunettes de celui-ci. Kristin Lohmann en guest, dans le rôle de la meilleure amie. Forcément, un scénar de whodunit traité en 20 minutes, avec 3 acteurs, c'est transparent, et l'on voit tout venir (sans mauvais jeu de mots) avec 10 minutes d'avance. Sans compter que Portia est constamment filmée en gros plans hideux, et qu'elle est en surjeu total.

1x09 : Lou Diamond Phillips en poolboy colocataire du Doakes de Dexter, qui rêve de son assassinat, pour découvrir à son réveil qu'il porte la blessure de son rêve, etc, en boucle. Pas de bol, c'est exactement le même postulat/twist de fin que le premier épisode de Masters Of Sci-fi...

1x10 : Un épisode qui n'est pas à sa place dans cette anthologie, et qui aurait été mieux dans Amazing Stories... là, on a le jeune frère Culkin en rôliste, dont la statuette de Azoth le barbare disparaît, laissant à sa place Patrick Warburton en Azoth grandeur nature, qui va aider le gamin à se débarrasser de l'emprise tyrannique de son père alcoolique. Dommage que ce soit hyper mal écrit et réalisé.

1x11-12 : Un double épisode dans lequel Jeremy Piven (impérial, comme d'habitude, puisqu'il fait son show) gagne le pouvoir de télépathie après s'être fait frapper par la foudre. Dirigé par Jonathan Frakes, avec Olivia D'abo en guest, sous de la pluie numérique. Pas super bien écrit, à nouveau, avec les limitations de budget qui se font sentir, et un twist de fin qui n'apporte rien au récit.

(à suivre...)

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Les bilans de Lurdo - Wolf Lake (2001-2002)

Publié le 13 Juillet 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Thriller, Fantastique, Romance, Horreur, CBS, UPN

Bilan Wolf Lake, l'intégrale :

Après Kindred : The Embraced, voilà encore une série annulée au pitch plein de potentiel : un policier (Lou Diamond Phillips) assiste impuissant à l'agression de sa fiancée (Mia Kirshner), qui disparaît en laissant derrière elle la main tranchée de son agresseur. Pour en savoir plus, le policier se rend alors dans la ville natale de sa compagne, et y découvre qu'une meute de garou y vit, intégrée à la communauté...

Créé par John Kindred Leekley, avec Daniel Carnivale Knauf à la production & aux scénarios, et des anciens de X-files à l'écriture, on a donc ici affaire à un show à l'ambiance lourde et mystique (on sent clairement que Leekley a tenté la même chose ici qu'avec Kindred), et au casting très sympathique.

Bon, d'accord, LDP est un peu faiblard niveau charisme, mais niveau féminin, c'est compensé par Mary Elizabeth Winstead, Mia Kirshner, et Sharon Lawrence, et le reste du cast masculin est plutôt solide (Bruce McGill, Scott Harsh Realm Bairstow, un vieux sage indien assez fun).

Après, il y a des petits détails plutôt marrants, comme la propension des femmes de Wolf Lake à donner naissance à de véritables portées de 3, 4, ou 5 gamins.... Au final, tout ça donne un pilote plutôt bon, qui en tout cas donne plus qu'envie de voir la suite, notamment pour le côté visuel du tout : par exemple, le face à face entre LDP et la louve blanche est esthétiquement splendide (et métaphoriquement très joli aussi, avec le piège, tout ça). 

1x02 : Une adolescente de la ville arrive à sa puberté, et commence à changer... amusant comme l'association loup-garou/puberté revient régulièrement. Là, le show part du postulat qu'à leur puberté, les enfants de garous changent subitement... et que ce changement peut bien se passer, ou alors entraîner la mort de l'ado ayant affreusement et incomplètement muté.

J'ai bien aimé comment le sujet était ici traité, avec MEW qui, à cause de ses origines mixtes, ne sait pas si elle va changer ou non. Et à côté, une dimension politique très Kindredienne est introduite, avec le Maire qui équilibre/fait régner l'ordre entre les deux camps qui cohabitent, et dont la succession risque d'être chaotique. On commence à apercevoir des effets et du maquillage, ce qui est très bien.... Toujours content de revoir Sarah Carter, aussi blush.gif ... Par contre, très léger bémol, l'illustration musicale du show, assez étrange. Pas forcément désagréable, mais déstabilisante, à l'image du générique. 

1x03 : LDP se fait droguer à l'insu de son plein gré par de la chicken soup frelatée apportée par le vieil indien pour guérir un rhume, et il commence à avoir des hallucinations, dans lesquelles il revoit Ruby ; les jeunes garous rebelles provoquent un accident de semi-remorque en faisant les cons, et la communauté garoue tente de faire disparaître les preuves, mais le shérif/garou repenti enquête ; ça magouille dans tous les sens, ça shipperise avec MEW, etc...

Un épisode assez bizarre au niveau des hallucinations du héros, des hallucinations à la fois sexy, amusantes, glauques, et troublantes... et Bairstow est décidément excellent en Luthor-bis dans son face à face avec le shérif. J'aime aussi beaucoup les petites touches d'humour qui resurgissent toujours au moment où on les attend le moins.

1x04 : La réunion des Garous Anonymes au bar, présidée par le shérif... :D Sinon, le Maire est dans un état critique, et l'une des Garoutes Anonymes s'avère être une boulimique ancienne tueuse en série, une combinaison assez délétère pour un garou, surtout lorsqu'elle fait une rechute... et s'en prend à une Winstead toute mimi avec ses lunettes. blush.gif

Une crise qui permet d'approfondir les personnages du shérif, et ses relations avec ses semblables, dont il refuse l'aide pour retrouver sa fille. Idem niveau relations pour la femme du maire, le boyfriend de Winstead, les raisons de la fuite de Ruby, etc... la réalisation made in Rachel Talalay est loin d'être géniale, mais bon, ça reste intéressant... cela dit, je comprend pourquoi ça n'a pas forcément plu au grand public, tant ça a un rythme et un ton très particulier. 

1x05 : Miranda, la droguée/alcoolique/chanteuse du bar de la ville se fait agresser et violer en rentrant chez elle, peu après avoir repoussé les avances de Harsh Realm-dude. Les soupçons du shérif et de LDP se portent naturellement sur lui... mais parallèlement, sa fille commence à montrer les premiers signes de l'Appel de la Nature... et lorsque le frère du Maire s'avère être le responsable, la situation se complique.

Bon épisode, avec un cliffhanger efficace, et des personnages qui évoluent tous dans des directions intéressantes. 

1x06 : Le Maire n'est plus, et c'est la guerre pour sa succession. Le shérif se fait tuer, le vieil indien mystérieux séduit deux serveuses, et les ramène dans son sauna (icon_mrgreen.gif), et surtout, pour une fois, on ne nous fait pas le coup du "ouh, cette image de caméra de surveillance est toute floue, mais j'ai un super programme de reconstruction digitale qui va nous faire un méga zoom de la mort dessus". Ça fait plaisir.

Très bon épisode, qui développe bien le perso du shérif, et qui se paye un cliffhanger encore une fois très ninja.gif .

1x07 : Un très bon épisode un peu barré, dans lequel le vieil indien raconte comment le nouveau Maire/chef de meute à été élu... ça passe par des "louves" en chaleur, LDP qui se fait violer (ou pas), deux frangins gays incestueux cambrioleurs incapables, l'élection du nouveau leader, la veuve du Maire qui fait son show, son fils qui tente de s'enfuir, le sous-entendu que MEW et lui sont demi-frère et soeur, donc incestueux là encore, une fille en bikini, l'indien qui déconne, le shérif qui doit prendre une décision importante... etc, etc, etc. Et puis forcément, deux humains qui décident de braquer un banquet de garous, ça ne peut pas finir bien pour eux.

1x08 : LDP s'installe dans sa nouvelle maison (vendue à prix d'or par le vieil indien arnaqueur), qui abrite, cachée dans le sous-sol et les murs, la seule survivante, difforme & Sadakoesque, d'un massacre sanglant. Ruby s'échappe, pour mieux tomber dans un piège tendu par des inconnus ; et MEW assiste à sa première transformation, pour en ressortir toute traumatisée. De superbes visuels pour un épisode assez tendu, et au cliffhanger réussi.

1x09 : Dernier épisode produit pour ce (très bon et mésestimé) show. Et le boss de Wolfram & Hart en vendeur de masques à gaz ... chasseur de garous. Qui détient Ruby. Et se fait mener en bateau par le vieil indien et le shérif. Persuadé par ceux-ci que LDP est le chef des garous, il le transfuse avec du sang de Ruby... et pendant ce temps, MEW commence sa mutation.

Et là, paf, fin de série. Arg. D'autant que ce dernier épisode lance pleins de pistes : les visions que LDP a lors de la transfusion auraient pu mener, à terme, à le faire rejoindre les rangs des garous, et à prendre la place de l'alpha male, comme tout le laissait ici sous-entendre (la louve blanche femelle de l'alpha male, les voice patterns identiques, etc...)

Mais non. Pas assez d'audience. Imbéciles.

 

Tous comptes faits, que retenir de ce Wolf Lake ? Un mélange des genres improbable, avec un peu de soap, un peu de Kindred, un peu de Twin Peaks, et beaucoup de ruptures de tons qui, n'en doutons pas, ont clairement signé l'arrêt de mort de la série.

Le rythme et l'atmosphère de la série ne pouvaient pas plaire à tout le monde, ce qui est vraiment dommage, compte tenu de l'originalité du tout, et des talents réunis tant devant que derrière la caméra. Nul doute qu'aujourd'hui, ce programme trouverait sans problème sa place sur le câble américain...

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Les bilans de Lurdo - The H.P. Lovecraft Collection : vol. 1 à 3

Publié le 9 Juillet 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Horreur, Fantastique, Science-Fiction, BBC, Lovecraft

The HP Lovecraft Collection

#1 : Cool Air :

Premier volume d'une collection de cinq moyens-métrages au format 45 minutes, adaptant des nouvelles de Lovecraft et/ou lovecraftiennes, sur lesquelles je suis tombé en me baladant en Albanie (quel beau pays).

Du format Masters of Horror, donc.

Le premier volume, Cool Air, reprend donc la nouvelle du même nom, en lui appliquant un traitement noir et blanc/musique grandiloquente/cadrages horreur gothique. Pas désagréable du tout, bien qu'un peu bavard, budget ultra limité oblige, mais visuellement, c'est réussi, et les acteurs ne sont pas mauvais, loin de là, donc c'était plutôt sympathique.

Si les autres volumes sont de cet acabit, ça devrait s'avérer intéressant.


 

#2 : Rough Magik :

Un pilote BBC qui n'a pas connu de suite, dans lequel une branche du gouvernement enquête sur le sacrifice humain effectué par une mère de famille à une entité antédiluvienne (en gros, c'est Torchwood + Cthulhu + le RPG Delta Green).

Donc de suite, on se dit que ça va être beaucoup plus professionnel dans sa présentation, et que ça a du potentiel... mais ça reste malheureusement assez mal foutu, fauché, et le refus de la chaîne est finalement plutôt compréhensible : la narration en flashbacks est bordélique, la réalisation bancale et très années 70s, la bande originale est par moments une photocopie des nappes de synthétiseur des Griffes de la Nuit, et globalement, les acteurs sont en roue libre, pas aidés par des dialogues laborieux.

Dommage, il y avait de quoi faire avec un show de ce genre, façon Enquêteurs du Paranormal contre Cultistes fanatiques.


 

#3 : Out Of Mind:

Un postulat simple : Randolf Carter, un artiste contemporain, hérite de son oncle, d'un vieux grimoire poussiéreux, et lorsqu'il en lit quelques passages à voix haute, il commence à avoir des visions d'êtres innommables et indicibles, et des flashbacks de la vie de son oncle, en correspondance écrite avec Lovecraft.

Le tout narré en parallèle par un HP Lovecraft qui nous guide au travers de sa création du Mythe et des rêves.

Très bien interprété (bien qu'un peu bavard), une ambiance typiquement lovecraftienne, visuellement réussi (la bestiole entraperçue mise à part), bref, facilement le moyen métrage que je préfère des trois vus jusqu'à présent. Comme quoi, c'est faisable d'adapter Lovecraft sans trop en montrer.

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Les bilans de Lurdo - Kindred : the Embraced

Publié le 3 Juillet 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Fantastique, Horreur, Drame, Thriller, FOX

On connait l'histoire : dans les années 90, fort du succès de la gamme de jeux de rôles du Monde des Ténèbres, White Wolf (enfin, son fondateur, Mark Rein-Hagen) s'associe à Aaron Spelling et John Leekley pour créer une adaptation télévisée de son univers rôlistique, dans lequel des clans de vampires s'affrontent en secret. 

Malheureusement, alors que le show, annulé par la Fox au terme de huit épisodes (comme d'habitude !), était sur le point d'être repris par une autre chaîne, la mort, dans un accident de moto, de l'acteur principal de la série (Mark Frankel) signe la fin prématurée de la série, une série depuis devenue culte. Mais Kindred est-elle vraiment à la hauteur de sa réputation ? 

Pour faire simple, oui : c'est même une très bonne surprise. Déjà, alors que je m'attendais à une série de loners, saison 1 oblige, on se retrouve avec une véritable série feuilletonnante, où tout a des répercussions sur les épisodes suivants. On a franchement plus l'impression d'une mini-série que d'une saison 1 classique.

Bon, par contre, un problème, et ce dès le pilote, c'est C.T. Howell, qui joue le rôle du flic de service. Autant le personnage est amené de façon intéressante (càd qu'on ne nous fait pas vraiment découvrir le World of Darkness par ses yeux, comme dans tant d'autres fictions sur les vampires & co), autant Howell surjoue à mort, prenant des poses et une voix bien grave pour faire comprendre que la situation l'est tout autant...

Le reste du casting est plutôt bon, cela dit. Le Prince de la Ville, Julian Luna, a la classe Profitienne, Patrick Bauchau est comme toujours très bon en vampire sur la voie de la lumière, Stacy Haiduk fait une Primogen Toreador très blush.gif , Brian Thompson bourrine bien en Primogen Brujah, et le Nosferatu en chef est excellent.

Sinon, généralement, les intrigues du WOD sont plutôt bien rendues dans leur complexité (les Bloodhunts, les problèmes de clan, les tendances sauvages de certains), et j'ai été agréablement surpris de voir qu'au fil du temps, toutes les intrigues se voyaient régulièrement développées, comme par exemple l'histoire entre le Primogen Gangrel, et la Brujah. Une continuité bienvenue, donc.

Étonnamment, en fin de compte, c'est assez sombre, glauque et violent pour du Aaron Spelling. On est loin de Charmed, en tout cas.

01 : Présentation des personnages, dont le flic, qui couche avec une ex. de Luna. Forcément, comme il en veut à Luna, qu'il considère comme un chef mafieux, paf, conflit d'intérêts. Et pendant ce temps, le garde du corps Gangrel de Luna se fait tuer par le clan des arrivistes Brujah. Luna n'est pas content, et les deux storylines s'entremêlent.

02 : Julian doit gérer une journaliste fouineuse, tandis que le flic se voit tendre un piège par les Brujahs. Sympathique. Joli générique, merci Tim Bradstreet. Ah, et le commissaire de police surjoue presque autant que Howell.

03 : Un nouveau-né psychopathe décide de chasser de l'humain, et tout le monde se lance à ses trousses, y compris le flic et la journaliste. Pendant ce temps, le Nosfé se prend pour le Fantôme de l'Opéra, dans une intrigue assez triste.

04 : Romeo & Juliet, le titre est assez clair. On frôle la Guerre des Clans, notamment lorsque les Brujahs font de la nièce de Luna une des leurs : le face à face final des clans, avec l'arrivée subite des Nosfé, est assez jouissif. Et parallèlement, la journaliste et le flic enquêtent sur un pédiatre qui vide les enfants de leur sang chaque jour, assez glauque.

05 : Un Toreador rockstar se met à procréer à tors et à travers, jusqu'à ce que l'une de ses Infantes finisse par attirer l'attention des médias et de la police.

06 : Haiduk est jalouse de la relation Luna/journaliste, elle met un Détective privé sur le coup... tandis que les Brujahs envoient un Assamite (yesssss!) pour tuer Julian. Mais ça rate, normal, et pouf, adieu Brian Thompson. Dommage.

07 : Un Nosfé sanguinaire kidnappe un bébé pour le sacrifier, et acquérir un pouvoir primitif qui permettrait à son clan de dominer tous les autres. L'épée ancestrale m'a bien fait marrer, surtout pour le "Made with stainless steel" qu'on aperçoit sur la lame l'espace d'un instant... par contre, Julian en Full Battle Mode Vampire, c'est blink.gif

08 : Luna et la journaliste partent en amoureux dans une cabane hors de la ville, et les Brujahs en profitent pour faire un putsch. Jolie fin pour le perso de Bauchau, et une conclusion relativement honorable, compte tenu des conditions d'arrêt de la série.

 

Alors après avoir vu ces épisodes, la première chose qui m'est venue à l'esprit, c'est "Dommage que ça se soit arrêté là, parce qu'avec un peu de chance, on aurait pu tenir là la série télé de référence sur les vampires".

On va me rétorquer "Et True Blood, ou Vampire Diaries ?" De la paranormal romance décomplexée, rien de plus.

"Buffy et Angel, alors !?"... sauf que Buffy, ce n'est pas une série sur les vampires. Et en définitive, Angel non plus. C'est une série sur un vampire particulier (puis un second) mais pas tant que ça sur la communauté vampirique.

Donc voilà, Kindred, c'est bien, et c'est même mieux si on connaît l'univers du jeu de rôle avant.

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Les bilans de Lurdo - Charmed : saison 8

Publié le 29 Juin 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Romance, Drame, Fantastique, WB, Charmed

Bilan de visionnage - Charmed saison 8 :

Alias "ils ne peuvent plus descendre plus bas, là, quand même ? Ah, si...", ou encore "la saison des blondes".

Parce qu'après sept ans de nawak, HMC, Milano et RMG ont enfin suffisamment de pouvoir pour refuser les déguisements débiles et les tenues minimalistes. Résultat : la production décide de faire d'une pierre deux coups.

Au revoir les frangines représentant le summum de la chaîne de pouvoir, avec un Pouvoir des Trois indestructible, et bonjour Bimbo Billie, aka Kaley "Big Bang Theory" Cuoco, une sorcière encore étudiante, blonde, très conne, mais qui a elle seule est plus puissante que les soeurcières, et va chasser les démons dans une tenue de prostipouffe en latex et hauts-talons.

Bref, une version younger, blonder, sexier, et dumber des héroines de la série. Une bimbo qui joue encore moins bien que McGowan (qui s'est nettement calmée cette saison niveau tics et surexcitation, elle a dû arrêter la coke), qui ne se plaint pas, qui se tape l'incruste et emménage au manoir dès les premiers épisodes de la saison (sans aucune raison), et qui prend rapidement le devant de la scène dans un arc saisonnier confondant de connerie.

Parce que Bimbo a une soeur, enlevée de leur chambre lorsqu'elle était petite, douze ans plus tôt (en même temps que la frangine de Mulder, à priori tongue.gif), et qui a été élevée par la Triade (de maychants démons qui ont été atomisés il y a quelques saisons par les frangines et Cole, mais cépograve, on les ramène, et on n'a qu'à dire qu'ils sont plus puissants qu'avant).

Et donc, Bimbo passe toute la saison obsédée par sa soeur, à saoûler tout le monde pour la retrouver, battant les records d'égocentrisme et d'antipathie pourtant déjà colossaux de Phoebe.

Parce que bon, du côté des frangines, on retombe immédiatement dans la routine, après un reboot dans le season premiere : Piper râle et ne peut pas blairer Bimbo ; Phoebe veut un bébé, et couche avec tous les mecs qu'elle croise (l'occasion pour elle de faire un épisode calamiteux en voix off, façon Sex and the city), jusqu'à trouver l'amouuuur avec Cupidon (rofl) ; et Paige joue les êtres de lumière, tentant de former Bimbo, tout en se retrouvant fiancée et mariée en l'espace d'une poignée d'épisodes.

Tout le monde fait comme si la fin de saison dernière n'existait pas, ça recycle à gogo, ça se croit dans Smallville avec de la retrocontinuité à tous les étages, c'est monopolisé par les histoires de cul de Phoebe, bref, c'est un gros néant créatif.

Tellement gros, en fait, qu'il faut faire des économies budgétaires au plus vite: paf, on dégage la chanson titre, et on vire Leo. Brian Krause (qui étrangement semblait rajeunir d'épisode en épisode : probablement que la fin de la série approchant, il s'est senti pousser des ailes) est expulsé du show dans un épisode larmoyant, dans lequel HMC enterre tout le monde point de vue jeu (pas difficile, vu le niveau global, cela dit : Milano ne bouge même pas un sourcil, et RMG est en mode KHAAAAAAAAAAAAAAAN).

Et là, grosse poilade : Leo est entre la vie et la mort, en hibernation. Bimbo s'en contrefout, ce qui l'intéresse, c'est sa soeur perdue. Phoebe, heureusement, a un titre de Miss Égo à défendre, et plutôt que de soutenir sa frangine dévastée... annonce qu'elle déménage, parce qu'elle n'arrive pas trouver l'amouuur tant qu'elle vit avec ses frangines, et qu'elle a besoin d'avancer dans sa vie, comprenez, plutôt que de rester coincée à combattre des démons et à sauver le monde.

Et les économies effectuées sur le contrat de Brian Krause d'être dépensées sur un nouveau décor, l'appartement luxueux de Phoebe, qu'on verra trente secondes tous les 4 épisodes jusqu'à la fin du show.

Bref. Bimbo retrouve sa soeur, corrompue par les démons, mais elle est trop conne pour s'en apercevoir. Bimbo 2 manipule Bimbo, et ça se finit par un Soeurs vs Soeurs qui coûte temporairement la vie à Phoebe, Paige et Bimbo 2, fait à nouveau péter le manoir, et dans lequel une Bimbo déchirée doit choisir entre sa soeur et les soeurs Halliwell (grand moment d'acting).

Et forcément arrive alors le series finale, "Forever Charmed", avec voyages temporels nawak, reboots, happy end pour tout le monde, guimauve, Phoebe finalement enceinte, Leo, Adult Wyatt & Chris qui reviennent, blablablabla... whatever.

Un show finalement assez fascinant à regarder pour sa décomposition progressive, et sa chute dans les abysses qualitatives de la CW. D'une série assez quelconque, aux défauts déjà prononcés, mais somme toute assez regardable, ça a sombré plus bas que terre dès la saison 4 ou 5, et ensuite, ça ne s'en est jamais remis.

J'ai survécu à Charmed, mais non, je n'en ferai pas un t-shirt.

(et die Cuoco, die)

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Les bilans de Lurdo - Charmed : saison 7

Publié le 25 Juin 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Drame, Romance, Comédie, WB, CW, Fantastique, Charmed

Bilan de visionnage - Charmed saison 7 :

Alias "la saison du nawak et du je-m'en-foutisme".

Au rayon du nawak, 95% des loners de la saison.

- Dans le désordre, on a ainsi le droit à Piper transformée en Shakti, en mère de famille, en Faucheuse cynique (ripoff de Dead Like Me ?), en poupée dans une maison miniature ;

- un Leo sadique et vengeur, et qui se fait draguer par Charisma Carpenter (la nouvelle Voyante de la saison), Leo qui devient un Avatar, Leo amnésique qui doit retrouver le chemin de la maison, Leo qui devient humain, Leo qui devient directeur de l'école de magie ;

- Paige qui joue les directrices de l'école de magie pendant les trois quarts de la saison, Paige qui vieillit subitement, Paige qui doit s'occuper de protégés humains, Paige qui voyage dans le passé, Paige qui est catapultée dans un film noir ;

- Sans oublier Slutty Phoebe, une Phoebe en chaleur pour un chanteur de boysband guest star, une Phoebe à poil sur un cheval dans un épisode pseudo-féministe risible, une Phoebe qui séduit un démon repenti le temps de quelques épisodes, qui l'envoient au far-west, chez Robin Des Bois, etc, Phoebe qui a des problèmes à la fac, Phoebe qui se voit possédée par une sorcière hideuse "parce que c'est la plus belle, la plus célèbre, la plus géniale des trois soeurs"...

- les filles qui régressent mentalement jusqu'à leur petite enfance, les filles super cambrioleuses de musée, les filles qui ont leurs règles en même temps, ce qui les transforme en maychantes créatures tueuses/rats géants en cgi.

- une boîte de pandore à la fac, des anges gardiens, un rip-off ridicule de The Fog, avec des maychants pirates sortis du brouillard pour enlever des sorcières lesbiennes, l'ange de la mort au chômage, Q, Cole, des histoires de coeur saoulantes, une attaque de zombies, le retour des fées et autres bestioles nazes de la saison précédente...

Au rayon du je-m'en-foutisme, deux approches différentes d'une même attitude, celle du "cette-série-est-naze-je-voudrais-me-tirer".

D'un côté, Holly Marie Combs, qui a tout simplement décidé de faire la grève de l'acting, cette saison, même dans les moments sensés être les plus émouvants. De l'autre, Rose McGowan, qui au contraire semble avoir décidé de rendre son perso insupportable, et suit pour cela la Shatner School of Acting : elle en fait continuellement trois tonnes, au point qu'elle ne parvient plus à dire une réplique sans faire une grimace exagérée, un hochement ou une inclinaison de tête inutile, de grands gestes avec les bras, bref, sans qu'elle ne se transforme en moulin à vent caricatural même pas digne d'une pièce de boulevard.

Et au milieu de tout ça, la prod tente de faire exister une poignée de mini-arcs narratifs. Le premier, le plus intéressant, est celui des avatars, cette force supérieure au delà du bien et du mal, qui après avoir essayé de recruter Cole en vain dans les saisons précédentes, se rabat sur Leo, et passe plusieurs épisodes à convaincre les soeurs de passer à autre chose que la chasse aux démons, en les aidant à provoquer l'avènement de Utopia, un futur sans démons, ni bien ni mal.

Sauf que cet arc narratif, qui commençait bien (malgré le personnage agaçant d'un enquêteur/love interest de Paige), continuait relativement décemment (malgré une certaine lenteur dans son déroulement)... est bouclé en un épisode, quand Leo fait un 180° en l'espace de quelques minutes, et décide de laisser tomber les avatars. Le show passe alors à autre chose, avec pour seule conséquence le passage de Leo au stade d'humain en guise de punition. Youpi.

Second mini-arc : Billy Zane, démon repentant à la durée de vie limitée, qui rejoint le groupe pour une poignée d'épisodes, le temps de faire son show, de bouffer de son charisme le reste du cast, et de se taper Phoebe (forcément). Des épisodes sans grand intérêt, mais le personnage de Zane aurait mérité de décrocher un spin-off.

Enfin, le dernier arc, celui d'Oded Fehr, le big bad de la fin de saison, clairement construit comme étant sensé clôre la série toute entière sur un happy end. Le GIGN débarque, le manoir Halliwell explose (un peu), les soeurs feignent leur mort pour enfin pouvoir passer à autre chose, en paix avec elles-mêmes, et l'ultime épisode de la saison est bourré de répliques à double sens du genre "- le Pouvoir des trois nous libèrera, le pouvoir des Trois nous libèrera... - courage, dites vous que c'est la dernière fois qu'on prononce cette formule...".

Pas de chance, la CW a ensuite renouvelé le show pour une 8è saison. Oups. icon_arrow.gif

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Les bilans de Lurdo - Tween Wars XV : How To Rock

Publié le 21 Juin 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, Jeunesse, Tween, Musique, Nickelodeon

Les Chroniques de Lurdo, épisode XV : Recycle, it’s good for the environment…

Loi n°10 de la Tweencom (rappel) : Règle du sidekick : bien souvent, le/la lead de la tweencom est affublé(e) d’un(e) sidekick comique, faire valoir au physique moins conventionnel, à l’interprétation plus exagérée, et délibérément laissé en retrait. Et presque aussi souvent, c’est parce que le/la sidekick est bien plus talentueux(se), attachant(e), et tout simplement charismatique que le/la lead.
 


How to Rock (2012 - ? )
 

La biatch/éternelle sidekick, la biatch teubée, Raven 2.0, un nerd, Earl Jr., la meilleure copine badass, un nerd black…

Koicé ?
Kacey, la reine du lycée mégapopulaire, découvre le monde des nerds musiciens lorsqu’elle est contrainte de porter un appareil dentaire et des lunettes ; piquée par le virus de la musique, elle décide alors de former un groupe avec les non-populaires, au grand dam de ses anciennes copines prétentieuses.

Aveckicé ?
Cymphonique Miller (Kacey), la black à attitude clichée, un clone à peine dissimulé de Raven-Symoné ; Sam Boscarino (Molly), comme toujours abonnée aux seconds rôles de tweencom, ici la biatch ancienne meilleure amie de la lead ; Max Schneider, Christopher O’Neal et Noah Crawford (Young Earl de My Name Is Earl), les trois nerds musiciens qui nous refont les trois stooges, à base de slapstick et de gamelles ; Halston Sage, dans le rôle de la blondasse teubée de service ; et Lulu Anariksa, dans celui de Stevie, la fille garçon manqué, rebelle, etc.

Koiçavo ?
À peine six épisodes pour l’instant, mais déjà, une impression ressort : cette fois-ci, Nickelodeon a tout fait pour copier la formule Disney : de la musique, des personnages clichés, talentueux et ambitieux, de l’humour basique… on est clairement dans une redite de That’s So Raven, les pouvoirs psychiques en moins, et la quête du succès musical en plus.

Autrement dit… c’est affreusement plat, laborieux, caricatural, et surtout, très très peu attachant. Boscarino – qui a un potentiel comique certain – est gâchée dans ce rôle de biatch jalouse, et du reste du cast, seul Crawford se détache un peu… et ce uniquement parce qu’il en fait trois tonnes, et assume totalement la débilité de son perso.

Perte de Santé mentale :
Comme pas mal des nouvelles séries Nick et Disney centrées sur la musique (c’est là qu’on s’aperçoit que Dan Schneider s’en sort particulièrement bien sur Victorious, malgré les défauts du show), c’est insipide et soporifique, pour le moment. En espérant que le show finisse par trouver ses marques, et que la lead se calme un peu. Perte de santé mentale modérée, donc, et risque d’endormissement prononcé… 

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Critique éclair : The Almighty Johnsons, saison 2

Publié le 19 Juin 2012 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Drame, Fantastique, Nouvelle Zélande

Et c'est reparti pour une seconde saison de cette série fantastique néo-zélandaise, et son cortège de dieux nordiques improbables et assez comiques... au programme, maoris, nains, géants, et tueurs de dieux.

- 2x01 : Axl est le seul à se préoccuper encore de la quête de Frigg, avec son meilleur pote, tandis que tous les autres vaquent à leurs occupations, et que Agnetha/Freyja se rapproche progressivement du clan. Intro un peu malhabile niveau écriture, à l'image de tout l'épisode, en fait, qui est un peu bancal. Restent Ty/Eve et leur relation gothico-sado-maso, franchement fendarde, et Michael "Iolaus" Hurst en SDF/informateur/Huggy-les-bons-tuyaux-nordique qui court vite et balance des platitudes pseudo-philosophiques.

- 2x02 : La leçon d'économie de Loki, en costume trois pièces bordeaux, qui démolit les espoirs de tous les élèves en trente secondes chrono = :mrgreen: Sinon, Axl va chercher conseil auprès de Loki, ce qui se transforme rapidement en accusation de viol à son encontre. La structure en micro-flashbacks est parfois agaçante, et il y a une claire tendance à foutre les acteurs torse-nu dès que possible (True Blood style), mais tout ça débouche sur Loki vs Ullr dans un duel au sommet (malgré des flammes en CGI très moyennes), ce qui reste sympa.

- 2x03 : Gaïa est de retour, moins coincée qu'auparavant, son père la traque, et Axl doit jouer les intermédiaires ; Ty/Eva part de plus en plus en vrille, avec tentative de meurtre à la clef, intervention familiale (mini-golf !) et proposition de la mère de Ty ; et une mort (plus ou moins) inattendue pour conclure l'épisode.

- 2x04 : :mrgreen: :mrgreen: @ tous les flashbacks sur comment Freyja s'est débarrassée de sa victime. Sinon, un épisode particulièrement réussi, entre le cadavre à faire disparaître, les funérailles, les manigances et les conflits post-mortem entre les deux camps, le bûcher funéraire avec Loki et son lance-flammes...

- 2x05 : Les pouvoirs de métamorphe d'Odin se réveillent soudain chez Axl, qui se retrouve avec l'apparence d'une superbe blonde un matin au réveil (interprétation très fun de l'actrice qui replace Axl). Tous ses frangins le/la reluquent, il se fait chauffer par son meilleur pote surexcité, et il finit par trouver la solution à son problème dans les bras de Sjofn : une storyline qui assume totalement le côté cliché du gimmick (c'est même explicitement cité dans les dialogues), et à la résolution un peu frivole, mais c'était quand même plutôt fun ; en parallèle, les oracles s'incrustent chez Ty, tandis que ce dernier tente de gérer sa relation avec Dawn.

- 2x06 : Loki tente de buter Ty dans son sommeil, mais échoue, obligeant Odin à convoquer un tribunal des dieux, au résultat inattendu ; pendant ce temps, Sjofn tente de prouver sa valeur à Mike en arrangeant une histoire d'amour entre Stacey et Zeb (la scène de sesque, avec découverte par les deux autres colocs, et Stacey qui porte Zeb sur son épaule = :mrgreen:). Un épisode réussi.

- 2x07 : L'un des exs d'Ingrid, un arnaqueur, s'incruste au sein de la bande, pendant que Mike devient l'exécuteur testamentaire de la mère des Johnsons et que Ty tente de trouver un moyen de se débarrasser de sa nature divine pour enfin pouvoir être avec Dawn. Pas un épisode particulièrement passionnant, même si la conclusion de l'intrigue d'Ingrid était plutôt rigolote.

- 2x08 : Anders est enfin de retour, se fait mettre minable par ses frangins, échoue à séduire une douanière avec ses pouvoirs, et raconte enfin ses explorations norvégiennes (où il s'est tapé des géantes, a repoussé des attaques de nains alcooliques, et a découvert Yggdrasil) ; le reste de la bande des dieux découvre alors qu'Axl est malade, et que son état se répercute aussitôt sur tous les autres dieux... seul Ty en profite, débarrassé de son don glacial, pour sortir avec Dawn. Assez réussi, là aussi.

- 2x09 : Le père et l'ex de Gaia se pointent, pour à nouveau tenter d'emmener la demoiselle avant qu'un colosse ne défonce la porte pour l'enlever : la raison ? Le colosse est Egdir, le père est un géant (de petite taille), et l'ex est un nain (de grande taille), tous trois chasseurs de dieux, qui s'enfuient en découvrant la déité des Johnsons. Intéressante variante mythologique de Blanche Neige, avec une Gaia qui serait potentiellement Frigg (mais je m'attends à un rebondissement imprévu), et plein de scènes amusantes (Thor constipé qui rapplique au quart de tour pour se fritter avec un géant ^^).

- 2x10 : Thor avec son marteau de bricolage vs le géant miniature qui crie au génocide et au crime de guerre = :mrgreen: Egdir qui veut absolument un poulet en plus de son otage = ^^ Une confrontation très très fun au programme, et toute la séquence de flashbacks finaux, sur les conditions de la prise d'otage, était franchement marrante. Chouette cliffhanger, aussi.

- 2x11 : Gaia enlevée... par le panthéon des dieux maoris (rastas enfumés, teubés et écolos), qui sont persuadés que Gaia est leur déesse créatrice. La réunion au sommet est franchement :mrgreen:, tout comme la petite blonde qui fait du pole-dancing sur la branche d'Yggdrasil ^^.

- 2x12 : Axl et Gaia s'enfuient pour passer quelques jours dans une auberge étrange surnommée Brigadoon ; Anders sombre sous la coupe d'Idunn ; Mike et Olaf découvrent que Loki a implanté des micros et caméras partout dans le bar, sous la surveillance de "Iolaus" ; Ty décide de mourir ; Un épisode de semi-meublage, qui est principalement de la mise en place pour le final.

- 2x13 : Ty, désormais mortel, s'aperçoit qu'il a été effacé de la mémoire de tous ses semblables, y compris Dawn ; Odin et les maoris décident de créer un jeu vidéo sur les dieux nordiques vs dieux maoris ; Gaia se transforme en déesse.... mais lorsque la cliente norvégienne d'Anders, en réalité une fanatique chrétienne tueuse de dieux, abat Idunn, c'est l'essence divine de celle-ci qui prend possession du corps de Gaia. Un bon season finale, qui remet plein de choses en question, et lance de nombreuses pistes pour une éventuelle saison 3.

 

En fin de compte, une seconde saison très sympathique, qui développe ses personnages et leur univers, et inclue de manière très intéressante d'autres panthéons que le panthéon strictement nordique. Le tout avec humour, bonne humeur, et décalage, ce qui rend le programme très attachant. En espérant une saison 3...

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Les bilans de Lurdo - Charmed : saison 6

Publié le 17 Juin 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Romance, Drame, Fantastique, CW, Charmed

Bilan de visionnage - Charmed saison 6 :

Bizarrement presque plus supportable à regarder que la saison précédente. Probablement parce qu'après la s5 désastreuse et sans direction, cette fois-ci, ils ont un semblant d'arc et de continuité, en l'occurence le personnage de Chris (Drew Fuller), venu d'un futur dystopien, et qui tente d'empêcher celui ci de se concrétiser.

Bon, ça n'empêche pas l'arc en question de se développer très lentement, et le Chris de jouer comme un pied durant les deux premiers tiers de la saison, mais au moins, ça a le mérite d'exister, et de donner un semblant de consistance au show. Idem pour l'évolution de Leo en Elder, suite au massacre de tous ses supérieurs en début de saison : ça donne une certaine épaisseur au personnage, voire même des pouvoirs assez badass, et ce bien qu'il soit relégué à un rôle très secondaire pendant toute la saison.

Parce qu'à part ça, c'est toujours la même routine : Holly Marie Combs étant enceinte jusqu'aux yeux IRL, son personnage le devient aussi, et elle ne tourne plus qu'une scène ou deux par épisode quand approche la fin de la saison. L'occasion pour Alyssa Milano de continuer sa monopolisation de la série.

Cette saison, malgré un discours méta sur "ras-le-bol de tous ces stupides costumes qu'on nous oblige à porter" (une critique souvent faite par les actrices dans les coulisses de la prod), Milano retrouve bien évidemment ses déguisements débiles et vulgaires : en Valkyrie, dans le double épisode d'ouverture bien naze ; en bikini sans raison pendant une moitié d'épisode ; en Mata Hari strip-teaseuse de bazar, baragouinant un français approximatif ; en Génie, façon I Dream of Jeannie, avec désert arabique de studio ; en lycéenne punk-rockeuse, dans un crossover avec une émission de real tv de la CW ; en bimbo blonde en latex ; et en Evil Phoebe à crête, dans le double épisode final façon Univers Miroir.

Histoire de compléter le tout, son personnage récupère encore de nouveaux pouvoirs supplémentaires, au point de devoir en être privée lors d'un semi reboot très Heroes dans l'esprit (un clip show procédural visant à voir si les soeurs ont abusé de leurs pouvoirs : épisode totalement artificiel et déplacé, mais bien utile aux scénaristes pour faire comme si ils n'avaient pas trop boosté le perso - et l'égo - de Milano), et se lance ensuite dans une quête mégapassionnante pour trouver le père de son futur enfant.

Car c'est encore une grande tendance de la saison : on oublie un peu le côté sexy (sauf chez Phoebe), et on booste le côté girly/romantique de la série, avec des histoires de coeur au centre de la majorité des intrigues. Ça tombe bien, cela dit, ça permet d'économiser un peu de budget, la série en a besoin.

Surtout à cause de ce qui est par ailleurs le gros éclat de rire de la saison : le Poudlard de pacotille sorti de nulle part, accessible depuis une porte magique dans la maison des Halliwell, et dont le proviseur - limite s'il ne se tortille pas les moustaches à sa première apparition, tant son jeu est subtil - s'avère le grand méchant de la saison.

Une intrigue de fond totalement... nawak, qui renforce encore plus l'impression de parodie de la série (déjà que dans la saison, on a les Valkyries à la Xena, un dragon en CGI pourris, le Chris en Spiderman, un Sleepy Hollow du pauvre, Camelot & co, un voyage à la préhistoire, "trois soeurs et un bébé", etc...) et qui achève de la faire basculer dans le registre du gros bordel assumé, forcément un peu plus sympathique que lorsque le show tentait d'être dramatique et poignant avec Cole.

M'enfin bon. Chris is dead, c'est toujours ça de pris.

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