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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 4 (suite - 4)

Publié le 26 Mars 2016 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 4 qui continue tranquillement son chemin, plus rythmée et dynamique qu'auparavant !

4x13 - Waking Moments :

L'équipage fait des cauchemars étranges (sauf Kim, qui rêve que Seven le désire plus que tout) liés à la présence d'un alien dans leurs songes.

Un épisode regardable, et même gentiment divertissant, mais totalement médiocre (au sens premier du terme) et oubliable : forcément, entre le recours plus que lassant et caricatural à la spiritualité indienne de Chakotay (pauvre Robert Beltran, je comprends qu'il ait été agacé par le développement inexistant de son personnage), et le concept très dérivatif, et donc prévisible de bout en bout, on ne retient que quelques germes d'idées jamais suffisamment développées, et quelques moments de vie quotidienne de B'elanna et Tom, assez sympathiques.

(ah, si, j'oubliais une implication involontaire de ce script : si tout le monde fait des cauchemars horribles, mais que le cauchemar de Kim, c'est un rêve érotique avec Seven... est-ce que ça veut dire que la libido de Kim est tellement puissante qu'elle court-circuite l'influence de l'alien... ou bien que Kim nous cache des choses sur sa sexualité ? :mrgreen: )

 

4x14 - Message in a Bottle :

Quand le Voyager parvient à communiquer avec l'Alpha Quadrant en y envoyant l'HoloDoc, ce dernier doit faire équipe avec Holo-Andy Dick dans un remake de Die Hard à bord du Prometheus, un prototype de Starfleet détourné par des Romuliens.

Un épisode plutôt sympathique, et qui change agréablement de la routine de Voyager, avec notamment des combats spatiaux dynamiques ; Dick & Picardo forment un bon duo (même si par moments, leur numéro est un peu fatigant), Torres & Seven apprennent à se supporter, et Kim/Paris tentent de mettre au point un holo-remplaçant au Doc, en vain (pas terrible, cette sous-intrigue de remplissage). Avec la première apparition d'un Hirogen, une race, qui, à ce jour, me laisse toujours très mitigé...

 

4x15 - Hunters :

Un épisode pudique et assez joli signé Jeri Taylor (forcément) dans lequel l'équipage reçoit des lettres en provenance de l'Alpha Quadrant, et tente de faire face à ce qui s'y trouve (morts, remariages, etc) ; une approche assez réussie de ce ce sujet, qui tease même (en vain) un rapprochement Chakotay/Janeway, et qui donne lieu à quelques moments touchants.

Dommage alors qu'à côté, on se retrouve avec une intrigue secondaire particulièrement ratée, qui voit Seven et Tuvok capturés par des Predators des Hirogens, dont le physique imposant est immédiatement sabordé par une caractérisation digne de Laurel et Hardy.  Autant oublier cette sous-intrigue, donc, uniquement là pour mettre de l'action dans un épisode qui n'en avait pourtant pas besoin.

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Un film, un jour (ou presque) #279 : Amour et Plaquages (2016)

Publié le 25 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Télévision, Hallmark

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Amour et Plaquages (Love on the Sidelines) :

Apprentie créatrice de mode au chômage, Laurel (Emily Kinney) a désespérément besoin d'un nouvel emploi, et, avec l'aide de sa nouvelle colocataire (Luisa D'Oliveira), une assistante personnelle, elle entre au service de Danny Holland (John Reardon), un footballeur blessé. Mais celui-ci aurait préféré un assistant masculin, d'autant que Laurel ne comprend absolument rien au football américain : une difficile cohabitation va alors se mettre en place, bon gré mal gré...

Comédie romantique footballistique difusée dans le cadre de la Winterfest 2016 de la chaîne Hallmark, ce téléfilm bénéficie de son postulat initial un peu différent des autres métrages de la chaîne, de sa distribution féminine sympathique (Kinney, Elise Gatien, Luisa D'Oliveira) et de son énergie.

Néanmoins, le script est un bon gros tas de stéréotypes mis bout à bout (les filles ne comprennent rien au foot et à la mécanique, les sportifs ne parlent qu'en métaphores sportives, blablabla), et le métrage souffre d'un couple principal à l'alchimie défaillante : lorsqu'il n'est pas volontairement désagréable, Reardon est transparent au possible, et Kinney, si elle est sympathique, paraît occasionnellement trop jeune, gauche et fragile pour totalement convaincre en héroïne romantique.

D'autant que paradoxalement, elle a plus d'alchimie avec Victor Zinck (le "meilleur ami" de Reardon) et avec tous les autres personnages féminins qu'avec son homologue masculin...

En somme, ça se regarde, mais c'est très anecdotique, prévisible et cliché.

2.25 + 0.25 pour le chien du footballeur = 2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #278 : Addicted to Fresno (2015)

Publié le 24 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Addicted to Fresno :

Martha (Natasha Lyonne) et sa soeur Shannon (Judy Greer) sont co-dépendantes. Martha, lesbienne célibataire travaillant comme femme de ménage dans un hôtel, est malheureuse en amour, et se sert constamment de sa soeur comme d'une excuse pour éviter de s'engager ; Shannon, nymphomane récemment sortie de cure de désintoxication, couche avec tout ce qui bouge - notamment son thérapeute (Ron Livingstone) - et passe son temps à lancer des remarques amères et sarcastiques. Malheureusement, lorsque Martha obtient de son patron que Shannon travaille à l'hôtel avec elle, cette dernière couche avec le premier venu... et le tue accidentellement. Les deux soeurs tentent alors de se débarrasser du corps, mais sont alors victime du chantage des propriétaires d'un centre de crémation pour animaux (Allison Tolman et Fred Armisen)...

Un film indépendant de la réalisatrice de But I'm a Cheerleader (un film culte dans certains cercles), qui bénéficie d'une distribution très sympathique (Greer, Lyonne, Armisen, Aubrey Plaza, Molly Shannon, Clea DuVall, etc), et adapte au cinéma un court-métrage avec Busy Philipps et Gillian Jacobs dans les rôles principaux.

Malheureusement, ce qui se veut être une comédie noire et grinçante finit par être trop plate, et pas assez comique, justement. Plutôt que d'être corrosive et osée, la négativité cynique du personnage de Greer finit par être lassante ; plutôt que d'être attachantes, les amours contrariées de Lyonne laissent indifférent.

Alors certes, certains moments plus sincères fonctionnent, mais dans l'ensemble, le script souffre d'un sérieux manque d'empathie envers ses personnages, dont la provocation constante et capillotractée finit par tirer à blanc, et par être contre-productive.

Pas sûr que le passage du court-métrage au long-métrage ait été très judicieux...

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #277 : Moonwalkers (2015)

Publié le 23 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Histoire, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Moonwalkers :

Alors que le gouvernement américain tente de remporter la course à la Lune, Kidman (Ron Perlman), un agent de la CIA implacable mais hanté par le souvenir du Vietnam, est envoyé à Londres pour y rencontrer Stanley Kubrick. Sa mission : offrir au réalisateur une somme colossale afin qu'il simule en studio les images de l'alunissage américain, en cas d'échec de la Mission Apollo. Mais sur place, il est trompé par Jonny (Rupert Grint), un manager de rock raté et endetté, qui se fait passer pour l'agent de Kubrick. Un engrenage improbable se met alors en place, alors que Kidman, Jonny et Leon (Robert Sheehan), un acteur drogué, finissent par décider de tourner eux-mêmes le film de l'alunissage, sans se douter que la pègre londonienne est bien décidée à récupérer les sommes qui leurs sont dûes...

Une comédie anglaise assez médiocre, inspirée des théories conspirationnistes lunaires, et qui se retrouve le cul entre deux chaises, à moitié film de gangsters à la Guy Ritchie (les deux fusillages du film sont sanglantes, gratuites, et - pas très bien - stylisées), et à moitié stoner comedy, avec hallucinations en images de synthèse, et humour pas drôle du tout si l'on est sobre.

Ajoutez à cela un rythme assez bancal, des idées inexploitées (les hallucinations vietnamiennes disparaissent subitement après le premier tiers du film), des postiches et barbes parfois assez fauchés (qui renforcent un certain sentiment d'artificialité dans la reconstitution), et on se retrouve avec un métrage au concept de base intéressant, bien interprété, mais à l'exécution malheureusement trop faiblarde pour convaincre.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #276 : Teen Beach 2 (2015)

Publié le 22 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Télévision, Musique, Romance, Disney

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Teen Beach 2 :

Après leur aventure dans leur film préféré, le "beach party movie" Wet Side Story, Mack (Maia Mitchell) et Brady (Ross Lynch) ont repris le lycée... mais les aléas du quotidien ont un impact imprévu sur le couple. Heureusement, l'arrivée inattendue, dans leur monde moderne, de Lela (Grace Phipps) et de Tanner (Garrett Clayton), les deux protagonistes principaux du film, va les aider à retrouver le véritable sens des priorités.

Le premier Teen Beach Movie (2013), une DCOM initialement vendue comme un clone de High School Musical, s'était avérée un hommage sympathique et dynamique aux vieux beach party movies des années 60, avec une lead très attachante, une ambiance dynamique et légère, et un cast globalement très sympathique.

Pour cette suite, changement de scénaristes, et un script qui inverse le postulat du premier, envoyant ici un couple de personnages des 60s dans notre monde moderne, pour en extirper pataudement un propos sur la condition féminine, et un paradoxe temporel improbable.

Les problèmes se succèdent donc à tous les niveaux, puisque le film finit par n'avoir ni le charme ou la bonne humeur du premier, ni ses numéros musicaux sympathiquement rétros (le dernier numéro de ce métrage partait pourtant dans la bonne direction), ni le rythme (le tout se traîne très mollement pendant la majorité de ses 100+ minutes), ni les interprètes (puisque les 3/4 des personnages de Wet Side Story y restent coincés pour des scènes plates, génériques et anecdotiques pendant 95% de leur temps de présence à l'écran, déjà bien faible).

Sans parler de déception (parce que pour qu'il y ait déception, il faut qu'il y ait attente), un échec assez flagrant, qui prouve que de mettre précipitamment en chantier la suite d'un succès inattendu n'apporte jamais rien de bon.

Un film qui est au premier opus ce que Grease 2 est à Grease.

Un minuscule 2/6 (pour Maia & Grace, et pour Tanner le flamboyant)

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Un film, un jour (ou presque) #275 : Paul Blart, super vigile 2 (2015)

Publié le 21 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Policier, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Paul Blart, Super Vigile 2 (Paul Blart, Mall Cop 2) :

Six ans après avoir sauvé le centre commercial où il travaillait, Paul Blart (Kevin James) remporte un prix, qui doit lui être décerné lors d'une convention de vigiles se tenant à Las Vegas. Il y prend donc des vacances en compagnie de sa fille Maya (Raini Rodriguez), et tombe, sans le vouloir, sur un groupe de criminels qui ont pour projet de dérober les tableaux de maître du centre hôtelier où ils séjournent.

Le premier Paul Blart était une variation gentillette et anecdotique de Piège de Cristal, agrémentée de blagues sur le surpoids de son héros, un héros qui parvenait à dépasser sa condition, et à prouver à tout le monde qu'il valait quelque chose.

Ici, le ton est donné dès les premières minutes : tous les personnages génants du premier opus sont évacués en deux lignes de dialogues acerbes et amères, et on repart sur des bases plus économiques, et nettement plus aigries.

Le personnage de Blart lui-même est plus aigri, agressif, et franchement nettement moins sympathique, ce qui pose un problème de taille, puisque le métrage en fait un punching bag, de manière assez méprisante et froide.

Autrement dit, le film est assez médiocre et peu attachant pendant ses deux premiers tiers, pour ne commencer à décoller un peu que lorsque l'action arrive (la scène de combat très Jackie Chanesque entre les agents de sécurité et les méchants est à ce titre assez amusante).

Mais dans l'ensemble, ce Paul Blart 2 perd le bon fond du premier métrage, ce qui en fait une suite nettement moins supportable, et encore plus dispensable.

1.5/6

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Les bilans de Lurdo : La Fête à la Maison - 20 ans après, saison 1 (2016)

Publié le 20 Mars 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Sitcom, Netflix, Review, Critiques éclair

Fuller House : La Fête à la maison : 20 ans après - saison 1 :

Le reboot/revival/remake/suite de La Fête à la Maison par Netflix, avec tout le monde qui rempile de manière plus ou moins régulière (les adultes du show original ne font ici que des caméos, de temps en temps), pour treize épisodes... sauf les soeurs Olsen (ce qui leur vaut plein de vannes et de remarques méta à leur dépens).

Sans surprise, ce Fuller House est exactement comme la série originale, ni meilleur, ni pire, et avec les mêmes qualités et défauts. Ce qui rend les critiques assassines, outre-atlantique, assez "amusantes", tant elles donnent l'impression d'avoir été écrites par des personnes n'ayant jamais regardé la série mère, et/ou choisissant d'adopter une posture cynique et sarcastique du genre "ha, comment c'était trop de la daube, les séries des années 80, heureusement qu'aujourd'hui on a The Big Bang Theory et Modern Family, ça c'est de la sitcom de qualité sans clichés et sans vannes pourries."...

Cela dit, avis personnel, mais bien que le tout reste effectivement typiquement kitschouille 80s, ça passe nettement mieux sans Dave Coulier (et ses imitations médiocres) et sans les Olsen (et leur personnage tête à claques et envahissant), au point que le tout soit (presque) agréable à regarder. Ou du moins, pas désagréable, pour peu qu'on sache dans quoi on s'embarque.

(bémol, DJ Tanner manque un peu trop de charisme ou d'alchimie avec ses enfants, ce qui fait qu'elle se fait clairement éclipser à l'écran par sa frangine et par l'autre cinglée)

Je m'attendais à avoir envie de zapper après 15 minutes du premier épisode, et en fait, je pense que je reviendrai probablement en seconde saison, pour voir si ça continue sur cette lancée.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 4 (suite - 3)

Publié le 19 Mars 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 4 qui débute sous de bons auspices, avec l'arrivée de Seven of Nine !

4x10 - Random Thoughts :

Alors que l'équipage visite une planète idyllique et pacifique, où le crime n'existe pas, Wesley Crusher commet un impair, et est condammné à un sort funeste par les autorités loc-- oups, mauvaise série. Désolé. Je reprends. Alors que l'équipage visite une planète idyllique et pacifique, où le crime n'existe pas, B'elanna Torres commet un impair, et est condamnée à un sort funeste par les autorités locales. Heureusement pour elle, Tuvok mène l'enquête, et il va infiltrer un réseau de télépathes/trafiquants d'images violentes copyrightées par la Paramount.

Pas grand chose à dire sur cet épisode très dérivatif, si ce n'est qu'il est nettement moins fauché et kitsch que Justice, de STTNG, et qu'il fonctionne mieux, même si au final, il reste assez peu marquant.

Deux choses à retenir : le nouveau brushing risible de Janeway, qui lui rajoute au moins dix centimètres de hauteur dans certaines scènes ; et la scène finale entre Seven et Janeway, qui a clairement été tournée/écrite pour un autre épisode et rattachée à l'arrache (le brushing de Janeway trahit cet état de fait), et dans laquelle Seven pose une question intéressante : Janeway ne devrait-elle pas plutôt tenter de ramener son équipage sain et sauf, et le plus vite possible, sur Terre, plutôt que de mettre en danger ses membres d'équipage de manière répétée en s'arrêtant sur toutes les planètes croisées par le Voyager, et en tentant d'intéragir avec tous les aliens rencontrés. Réponse de Janeway : lolnon, ce ne serait pas aussi amusant. Soit.

4x11 - Concerning Flight :

Le Voyager est attaqué par des contrebandiers qui lui volent du matériel fédéral grâce à leurs téléporteurs, et repartent avec l'ordinateur de bord, l'hologramme de Leonardo de Vinci, et l'holoémetteur du Doc ; le tout se combine (forcément) sur une planète locale, où Janeway et Leonardo de Vinci vont devoir affronter les maychants contrebandiers.

Je vais faire simple : je me suis vraiment particulièrement ennuyé avec cet épisode. Mais vraiment. Outre d'éventuelles scènes sur l'holodeck, d'une durée d'une minute ou deux, je n'ai aucune envie ni intérêt de voir Janeway vivre son fantasme de cotoyer Da Vinci, et d'être sa géniale apprentie. Et ce malgré John-Rhys Davies, excellent en Da Vinci. Alors sur 45 minutes, avec un script soporifique et bavard, des décors et des aliens génériques au possible, j'ai rapidement décroché. Un premier vrai flop pour cette saison 4 jusqu'à présent globalement sympathique et fréquentable.

4x12 - Mortal Coil :

Neelix est tué dans un accident, avant d'être ramené à la vie par Seven et sa technologie borg, ce qui le plonge dans une dépression mémorable, et le force à réaliser que la religion de son peuple n'est qu'un mensonge, et qu'il n'y a qu'une seule solution : le suicide.

Un épisode particulièrement sombre et mesuré, signé Bryan Fuller, qui va à cette occasion dans des directions plutôt audacieuses pour de la tv mainstream. En prime, une jolie interprétation de Jeri Ryan et de Ethan Phillips, et un caméo de Naomi Wildman et de sa mère. Seul bémol, pour moi, la spiritualité indienne de Chakotay, qui donne toujours l'impression d'être un gimmick jamais vraiment travaillé ou sérieux. Mais dans l'ensemble, c'était assez bien, et ça confirme l'espoir que Fuller fera un bon showrunner sur la prochaine série.

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Un film, un jour (ou presque) #274 : Creed - L'héritage de Rocky Balboa (2015)

Publié le 18 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Sport, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Creed - L'héritage de Rocky Balboa (Creed) :

Fils illégitime du célèbre Apollo Creed, Adonis Johnson (Michael B. Jordan) n'a jamais connu son père. Néanmoins passionné de boxe, et bien décidé à prouver au monde qu'il mérite de porter le nom de Creed, Adonis quitte Hollywood pour rejoindre Philadelphie, et demander à Rocky Balboa (Sylvester Stallone) de l'entraîner. Malgré les réticences de ce dernier, des liens profonds commencent alors à se tisser entre le jeune homme et l'ancien champion, et Adonis commence ainsi son ascension dans le milieu de la boxe...

Au premier abord, une autre requelle à la Star Wars ou à la Jurassic World, qui reprend les grandes lignes d'une franchise préexistante, pour la relancer avec de nouveaux héros... mais ici ça fonctionne.

Ça fonctionne même très bien, puisque la carte nostalgie est jouée avec suffisamment de subtilité pour que l'on oublie ces points communs entre le premier Rocky et ce Creed.

Alors certes, le tout reste assez balisé, et l'originalité n'est pas forcément au rendez-vous, mais c'est ce qui fait la force de ce récit : c'est direct, sans trop de fioritures, ça sait se montrer touchant (voire même émouvant - tout ce qui a trait à Rocky et à sa maladie, ou encore la scène finale, sur les marches de Philadelphie), et ça reste efficace de bout en bout, d'une manière humble qui n'est pas sans rappeler le Rocky Balboa de Stallone.

Seul bémol, le combat final, beaucoup trop bourrin et improbable pour être totalement crédible, d'autant que les prothèses utilisées sur le visage de Jordan sont un peu trop caoutchouteuses pour paraître réalistes.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #273 : Kill Me Three Times (2014)

Publié le 17 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Thriller, Australie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Kill Me Three Times :

À Eagles Nest, en Australie, le tueur à gages Charlie Wolfe (Simon Pegg) est engagé pour tuer Alice (Alice Braga) par Jack (Callan Mulvey), le mari de cette dernière, un propriétaire de motel aisé et violent. Mais lorsqu'il est sur le point de passer à l'action, il s'aperçoit que Lucy (Teresa Palmer) et son mari Nathan (Sullivan Stapleton) ont la même idée en tête. Mais de son côté, Alice a une aventure avec Dylan (Luke Hemsworth), un mécanicien local, avec lequel elle prévoit de disparaître...

Un polar/film de gangsters australien très dérivatif (on pense souvent à du sous-sous-sous-Tarantino) qui commet le crime capital d'embaucher Simon Pegg dans un rôle à contre-emploi... et de ne rien en faire pendant plus de la moitié de son temps de présence à l'écran.

Pire : pour un métrage construit en flashbacks, en points de vue opposés et parallèles, en révélations et en motivations cachées, le tout manque affreusement d'énergie et de punch, avec des personnages assez quelconques, qui évoluent dans un récit finalement pépère et immédiatement oubliable.

Très décevant.

1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #272 : Seul sur Mars (2015)

Publié le 16 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Seul sur Mars (The Martian) :

Séparé du reste de son équipage lors d'une tempête, Mark Watney (Matt Damon) se retrouve seul, abandonné sur Mars, alors que ses coéquipiers font route vers la Terre. Isolé de tout et de tous, le botaniste ne peut compter que sur ses connaissances et son savoir-faire technique pour survivre pendant des mois, en attendant l'arrivée d'hypothétiques secours. Sur Terre, cependant, la NASA finit par apprendre la survie de Watney, et décide de tout faire pour ramener ce dernier à la maison sain et sauf...

Après avoir vu ce long-métrage de Ridley Scott adapté d'un roman, soudain, je comprends mieux pourquoi il a été nommé dans la catégorie "comédie" aux Golden Globes. Non pas que ce soit une comédie, ou que ce film soit particulièrement drôle, mais le ton général de ce métrage est volontairement léger, nonchalant et désinvolte, optant régulièrement pour des moments plus ou moins comiques, au détriment de la moindre tension dramatique ou du moins suspens.

C'est bien là le problème du film : le réalisateur & son équipe ont clairement décidé que les spectateurs s'attendant à ce que Matt Damon survive jusqu'à la fin du film ; par conséquent, pour eux, il était apparemment inutile de laisser le moindre doute quand à cette survie. Matt Damon parvient ainsi à réaliser tout ce qu'il entreprend, sans grande difficulté, le sérieux des accidents qui surviennent étant désamorcé par une petit blagounette, ou par l'illustration musicale.

Bref, c'est presque une promenade de santé à laquelle on a l'impression d'assister, pas vraiment aidée par le rythme casanier du récit (2h20, tout de même), et par la réalisation très classique et posée de Scott.

Pour autant, malgré ces défauts, malgré l'écriture pas très finaude (avec tous ses personnages-fonctions qui débitent de l'exposition et des explications scientifiques à la seule destination du spectateur, façon "l'espace pour les nuls"), malgré l'irruption de Chinois héroïques et généreux clairement là pour augmenter les ventes de billets en Asie, malgré ses ellipses temporelles pas très bien gérées (le physique de Damon "change" au fil du temps, heureusement, mais en ce qui concerne ses coéquipiers et les Terriens, il n'y a pas un cheveu qui pousse !) et malgré un déroulement global très prévisible, le tout se regarde.

Heureusement, d'ailleurs, que la photographie et les effets spéciaux sont convaincants, car c'est le strict minimum dans un film de ce genre.

Reste qu'il est tout de même assez étonnant (et frustrant) qu'avec un tel sujet, on n'ait pas un seul instant le sentiment d'isolation, de solitude, de danger, ou d'éloignement que le premier tiers du dernier Riddick, par exemple, parvenait pourtant à imposer sans effort.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #271 : Informers (2008)

Publié le 15 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Informers (The Informers) :

Dans le Los Angeles du début des années 80, alors que commence à planer l'ombre du SIDA, le portrait croisé de personnages plus ou moins liés, d'un grand producteur (Billy Bob Thornton) qui trompe sa femme (Kim Basinger) avec une présentatrice tv (Winona Ryder), à son fils oisif (Jon Foster) qui profite de la fortune familiale, entre sexe, drogue et fêtes en compagnie de sa petite-amie volage (Amber Heard), en passant par un ancien détenu (Mickey Rourke) qui entreprend de kidnapper un enfant en échange d'une somme conséquente...

Initialement un livre de Bret Easton Ellis, qui avait commencé à adapter son ouvrage en compagnie du réalisateur initial du film, The Informers a totalement changé de direction lorsque ce dernier a été remplacé.

D'une satire corrosive et drôle du LA des années 80, on se retrouve donc désormais avec un long-métrage sombre et glauque, qui racole beaucoup avec une nudité plutôt copieuse (notamment d'Amber, ce qui n'est jamais désagréable), et enchaîne les hits des années 80s comme un juke-box en pilotage automatique.

Adieu l'humour, tout est ici au premier degré ; adieu l'intrigue parallèle sur les vampires, dont il ne reste ici qu'un embryon de personnage en quête d'enfant à consommer ; et adieu le soutien des acteurs et des scénaristes, qui ont tous renié le film depuis son tournage.

En l'état, s'il se laisse regarder, le film finit par rapidement tourner à vide dans sa description d'une époque "dorée" sur le point de virer au cauchemar et, pour rester dans l'ambiance sexuelle du produit fini, on va dire que ce métrage est assez flasque, et manque clairement d'endurance en regard de ses promesses et de ce qu'il exhibe initialement.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #270 : Zoolander 2 (2016)

Publié le 14 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Zoolander 2 :

Exilé depuis un drame ayant coûté la vie à son épouse, le super-mannequin Derek Zoolander (Ben Stiller) doit reprendre du service lorsque des pop-stars internationales sont assassinées les unes après les autres, le Blue Steel figé sur le visage. En chemin, il doit se réconcilier avec Hansel (Owen Wilson), son ami et rival, renouer avec son fils Derek Jr. (Cyrus Arnold), et affronter le maléfique Mugatu (Will Ferrell) avec l'aide de la belle Valentina (Penelope Cruz).

À sa sortie, en 2001, Zoolander n'avait reçu qu'un accueil critique et publique assez tiède : les USA sortaient du 11 Septembre, l'ambiance n'était pas à la gaudriole, et il avait fallu attendre la sortie en DVD pour que le film devienne plus ou moins culte.

Mais en soi, cette comédie n'était pas pour autant un chef d'oeuvre : assez inégal, ce Crime dans la tête version fashion ressemblait parfois à un enchaînement de vignettes parodiques et satiriques sur le milieu de la mode (pas surprenant, puisque le personnage de Zoolander a été créé pour des sketches de quelques minutes diffusés sur la chaîne VH1), vaguement reliées entre elles par une intrigue pas forcément totalement aboutie.

Néanmoins, l'illustration musicale, les caméos décalés (mais pertinents et inattendus), et certaines scènes particulièrement fortes et mémorables permettaient au film de 83 minutes de rester drôle, attachant, rythmé, et de ne pas succomber à ses points faibles (4.25/6).

15 ans après, Zoolander 2 est presque à l'opposé de son modèle : ici, il y a quelques idées amusantes, quelques caméos réussis (Cumberbatch, notamment), mais l'ensemble du film est tellement prévisible (le script prend systématiquement le contre-pied des gags du premier, donc forcément, on voit tout venir), tellement répétitif (gags, répliques, scènes entières reprises de l'original), et tellement mal rythmé (malgré sa durée similaire à celle du film de 2001) que le tout tombe affreusement à plat.

Pendant près d'une heure, Zoolander 2 n'a pas d'antagoniste, et se contente donc d'enchaîner les caméos gratuits et hors-sujet de célébrités venues cachetonner (j'aime beaucoup Neil De Grasse Tyson, mais là...), les vannes à base de "Derek et Hansel sont trop vieux pour le milieu de la mode", les compositions de personnages creux par des comiques du SNL (Kyle Mooney, Fred Armisen, Kristen Wiig) et donc du recyclage du premier script, de manière mollassonne et sans intérêt. D'autant que toute le côté satirique de l'original est ici grandement absent, et remplacé par des effets spéciaux à gogo, qui tentent de faire illusion dans la dernière demi-heure.

Véritable déception, victime d'un script inabouti, d'une overdose de caméos inutiles, et de personnages et d'intrigues secondaires tous sous-exploités, ce Zoolander 2 n'était vraiment pas une bonne idée.

2/6

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 4 (suite - 2)

Publié le 13 Mars 2016 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 4 qui débute sous de bons auspices, avec l'arrivée de Seven of Nine !

4x07 - Scientific Method :

Un peu à l'identique du précédent : pas désagréable du tout, sans être exceptionnel. Principalement parce que c'est une grosse redite de l'épisode Schisms de Next Generation, avec ici l'équipage du Voyager victime de symptomes étranges, qui sont les conséquences d'expériences scientifiques faites par des aliens invisibles. Seven et le Doc sont les seuls à se rendre compte de la présence des envahisseurs, et tentent donc de résoudre le problème sans alerter les aliens.

Dérivatif, certes, mais efficace, et le show continue de faire évoluer la relation de Tom et B'el, de manière très sympathique et rafraichissante.

4x08/09 - Year of Hell :

Alors là, j'ai un problème de taille avec ce double épisode. En fait, j'ai un paquet de problèmes !

Rappelons le pitch : le Voyager doit traverser l'espace des Krenims, une race hostile et xénophobe dont l'un des membres commande un vaisseau temporel surpuissant, à bord duquel il change régulièrement le cours de l'histoire, afin de restaurer la grandeur perdue de son empire ; le Voyager est pris dans cette affaire, et passe une année éreintante à subir les assauts constants des Krenims.

Premier problème : le pitch de ce double épisode est clairement ce qu'aurait pu/dû être Voyager, à savoir la difficile survie d'un navire coupé de tout, en territoire inconnu et souvent ennemi. Un pitch qui a tout le potentiel du monde, qui a plus ou moins bien été exploité dans Galactica, mais qui chez Voyager, ne donne lieu qu'à un double épisode assez moyen.

Second problème : le pitch de ce double épisode est censé renvoyer à l'épisode Before and After, dans lequel Kes avait une vision de ce Year of Hell, apprenait beaucoup de choses sur les Krenims et sur la manière dont fonctionnent leurs armes, et prévenait Janeway & co lorsqu'elle revenait dans le présent. Sauf qu'ici, Janeway & co semblent avoir tout oublié et de toute façon, cette pseudo-continuité n'a plus aucun sens, puisque dans la vision de Kes, elle était à bord du Voyager, et qu'ici, non seulement elle est partie, mais en plus elle a fait gagner 10000 années lumières au Voyager : autrement dit, jamais le Voyager n'aurait dû rencontrer les Krenim, qui devraient être à 10000 a.l. derrière lui.

Troisième problème : Janeway. Insupportable de suffisance. Une tête brûlée qui n'écoute rien ni personne, et agit dans ce double épisode comme un petit général ne tolérant pas la moindre contradiction. Les scénaristes ont vraiment du mal à l'écrire de manière cohérente et satisfaisante, et ce depuis quatre saisons... ça ne s'arrange pas.

Et enfin, le problème le plus gênant : il est évident, dès les premières minutes du premier épisode, que tout cela va se régler à coup de gros reboot bien pataud (après tout, c'est Braga, à l'écriture). Par conséquent, il est difficile de se passionner pour toutes les épreuves et les souffrances endurées pendant 90 minutes par l'équipage du Voyager. C'est forcément un peu creux, et la tentative de faire un parallèle avec Jules Verne, Nemo, le Nautilus, etc (littéralement cité dans les dialogues) tombe un peu à plat, même si l'interprétation de Kurtwood Smith en bad guy (malheureusement nommé Anorax, ce qui prête à sourire ^^) est l'un des bons points du tout.

Bref. Au final, un épisode qui fait mumuse avec l'idée de guerre temporelle (c'est quasiment un brouillon de ce que les scénaristes recycleront avec tout aussi peu de succès dans Enterprise), et qui n'est pas trop mal mené du point de vue de la production, mais qui, au final ne change pas le status-quo, ni n'apporte quoi que ce soit de véritablement intéressant à la série. Bof.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 4 (suite)

Publié le 12 Mars 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Review, Critiques éclair, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 4 qui débute sous de bons auspices, avec l'arrivée de Seven of Nine !

4x04 - Nemesis :

Aka Chakotay a un accident de navette (encore un !) et refait Predator dans une jungle avec une escouade d'humanoïdes qui se battent à coup d'armes à feu (d'ailleurs totalement terriennes ^^) contre des aliens qui sont leur "nemesis".

Un propos sur la propagande guerrière, sur les horreurs de la guerre, sur l'endocrination, sur les apparences trompeuses, etc... typiquement Trek, mais reposant malheureusement sur des artifices de scénario assez téléphonés (les aliens sont en fait un peuple pacifique, les humanoïdes sont les vrais criminels de guerre qui lavent le cerveau de Chakotay pour en faire un soldat dans leur guéguerre, la jungle est une simulation d'entraînement...) et finalement trop convenus pour vraiment passionner.

C'est vraiment l'exemple type du problème "Star Trek" à la télévision : un script relativement intelligent et réfléchi (pour de la tv) mais qui souffre d'un rythme anémique (trop de gunfights mous dans une jungle nocturne peu intéressante visuellement), de dialogues fatigants (les humanoïdes parlent un dialecte métaphorique/synonymique censé montrer leur endoctrination - Chakotay commence à parler comme eux vers la fin de l'épisode - mais qui s'avère surtout assez agaçant à la longue, et passait probablement mieux sur papier.) et de ressorts dramatiques pas assez forts pour en faire une heure de programme captivante. Beltran est bon, cependant.

4x05 - Revulsion :

B'elanna & l'Holodoc vs un hologramme tueur sur un vaisseau à la dérive, pendant que l'uniforme moulant de Seven réveille la libido adolescente d'Harry Kim, à bord du Voyager.

D'un côté un thriller assez moyen, un peu surjoué par l'interprète du bad guy, mais sauvé par Picardo et Dawson (et par le contraste entre le psychopathe/le doc, et la discussion sur leur nature respective) ; de l'autre, de la comédie amusante, mais finalement très anecdotique, et qui n'apporte pas grand chose de plus qu'une distraction temporaire. Un épisode honorable, mais assez oubliable.

4x06 - The Raven :

Un épisode signé Bryan Fuller (et Levar Burton à la réalisation), et dans lequel les implants borgs de Seven se réveillent, alors qu'elle est victime d'hallucinations la guidant progressivement vers l'épave du vaisseau de ses parents.

Pas désagréable sans être exceptionnel, notamment parce que le script recycle un peu (Seven en mode invulnérable qui arpente les couloirs du Voyager sans se préoccuper des équipes de la sécurité, ça rappelle fortement une scène équivalente avec Data - ou était-ce Lore ? - dans Next Generation.), parce  que les aliens-of-the-week ne sont vraiment qu'un prétexte là pour insérer du conflit au forceps, et parce que les origines de Seven posent des questions problématiques (on ne sait pas trop comment Seven et sa famille ont fait pour arriver là, à 50 ans de voyage de l'espace Fédéral).

À part ça, une navette perdue (encore une !), et une Jeri Ryan qui est excellente, une fois de plus (et semble plus à l'aise dans sa tenue marron, moins "renforcée" que la tenue argentée des premiers épisodes).

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Un film, un jour (ou presque) #269 : Steve Jobs (2015)

Publié le 11 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Biographie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Steve Jobs :

Le portrait de Steve Jobs (Michael Fassbender) et de ses relations personnelles et professionnelles avec ses proches et collègues, à quelques minutes des trois présentations les plus essentielles de sa carrière : en 1984, à la veille de la présentation du premier Macintosh ; en 1988, alors qu'il tente de lancer le premier ordinateur de sa nouvelle compagnie, NeXT ; et en 1998, lorsqu'après avoir rejoint Apple, Jobs s'apprête à révolutionner l'industrie avec son iMac.

En 1999, Les Pirates de la Silicon Valley adoptait une forme de quasi-mockumentaire pour narrer l'ascension de Microsoft et d'Apple, ainsi que la rivalité de leurs dirigeants respectifs. Malgré ses limites évidentes de téléfilm, et son rythme pépère, ce film restait assez intéressant, et bénéficiait de l'interprétation de Noah Wyle dans le rôle de Steve Jobs, qui n'hésitait pas à faire de son personnage un leader arrogant, égocentrique et tout simplement antipathique. Du 3.75/6.

En 2013, Jobs, avec Ashton Kutcher, tombait tout simplement à plat, trop lisse, basique et sans inspiration, pour finir par n'être qu'une quasi-hagiographie de Steve Jobs. Du 2/6 qui n'apportait rien au métrage de 1999.

Ici, on a Aaron Sorkin au scénario, et cela fait toute la différence.

Plutôt que de raconter la vie de Steve Jobs, Sorkin choisit de se concentrer sur trois moments de l'existence de ce dernier, comme trois mini-pièces de théâtre en huis-clos, durant lesquelles il dépeint - au travers de ses dialogues ultra-ciselés et pointus -  la personnalité complexe de Jobs - à la fois égocentrique et visionnaire, mégalomaniaque et manipulateur - sans le mettre sur un piédestal.

Pour faire bref : c'est très bien écrit, c'est intelligent, c'est très bien interprété (Fassbender, forcément, mais aussi Rogen et Winslet), ça parvient à concilier vie professionnelle et vie personnelle de manière à rendre Jobs un peu plus humain, et si le tout souffre de quelques longueurs ici et là, d'une réalisation un peu trop sobre pour son propre bien, ainsi que d'une fin un poil trop hollywoodienne, ça reste toujours captivant et passionnant.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #268 : Trouver l'amour à Charm (2015)

Publié le 10 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Drame, Romance, UpTV, Religion

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Trouver l'amour à Charm (Love Finds You in Charm) :

Emma Miller (Danielle Chuchran) est une jeune femme amish vivant une vie paisible dans sa communauté, et fiancé un peu à son insu au célibataire le plus populaire des alentours, Jacob. Néanmoins, la jeune femme rêve d'autre chose : passionnée par les livres de Jane Austin, elle veut découvrir le monde et voyager. Elle profite alors des vacances estivales pour aller aider sa cousine veuve, Lydia, qui vit à Charm, une ville touristique de l'Ohio. Là, Emma s'ouvre au monde moderne et rencontre la sympathique Kelly (Tiffany Dupont), une bibliothécaire qui lui fait découvrir la vie de jeune femme contemporaine ; sans oublier le séduisant Andy (Drew Fuller), un blogger foodie local qui tombe sous le charme de la cuisine d'Emma, et Noah (Trevor Donovan), un Amish sculptural qui partage les nombreuses passions de la jeune femme.

Un téléfilm romantique Up TV, apparemment adapté de l'un des ouvrages d'une série de livres, et que j'ai principalement regardé pour Danielle Chuchran, qui se fait décidément une petite carrière sympathique, et qui ira probablement assez loin... si elle évite les scripts de ce genre.

Parce qu'autant la plus grosse majorité de ce métrage est sympathique, et se suit tranquillement, à mesure que Emma s'ouvre au monde moderne, et découvre qu'il n'y a pas que la religion et les valeurs amishs dans la vie... autant les dernières vingt minutes sont tout simplement écoeurantes de conservatisme et de communautarisme.

Certes, le triangle amoureux mis en place était finalement assez classique et prévisible (l'amish blond aryen et athlétique, intelligent et sensible, toujours en blanc VS le blogger brun mal rasé, toujours en noir, et qui n'a rien en commun avec l'héroïne), mais la manière dont il est résolu, en faisant d'Andy, en une scène, un fils à papa cupide, violent, et inculte qui tente soudain de violer Emma, est vraiment le degré zéro de l'écriture, et est même insultant pour le spectateur.

Surtout qu'ensuite, forcément, Up TV oblige (Up TV, la chaîne des valeurs traditionnelles chrétiennes !), Emma range tous ses rêves au placard, et choisit de retourner à la communauté amish pour y épouser Noah, et avoir ses enfants. Whouhou ! Live the dream !

Bref. 3.5/6 jusqu'aux 20 dernières minutes, 0/6 pour ces vingt dernières minutes.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #267 : Jobs (2013)

Publié le 9 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Biographie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Jobs :

La carrière et le destin de Steve Jobs (Ashton Kutcher), fondateur d'Apple, et génie visionnaire de l'informatique...

Biopic mis en chantier à la mort de Steve Jobs, histoire de prendre de vitesse un éventuel métrage d'Aaron Sorkin (pas encore vu, mais sorti en 2015, et que j'espère meilleur), ce long-métrage est le seul et unique film de son scénariste, et il n'est pas forcément difficile de comprendre pourquoi, tant le script est basique, sans inspiration, et assez mal structuré.

On suit donc divers chapitres de la vie de Steve Jobs, séparés par des ellipses maladroites, et mis en musique de manière assez pataude par le pourtant professionnel John Debney...

Mais doit-on vraiment blâmer le compositeur lorsque l'on voit que tout le film est à l'identique : pataud et laborieux, sans vie, et peinant à insuffler la moindre énergie à un récit qui, pour des raisons étranges, préfère s'attarder sur les délires de hippie de Jobs et sur des montages musicaux plutôt que de montrer Microsoft et Bill Gates.

Probablement pour ne pas marcher sur les plates-bandes de Les Pirates de la Silicon Valley... un Pirates qui, en nettement plus court, et malgré les limites d'un budget et d'une forme tv, parvient pourtant sans peine à s'imposer sur ce long-métrage, que ce soit au niveau des acteurs (Kutcher fait de son mieux, mais il est très limité), de son récit, ou de son parti-pris sur ses personnages (ici, tout est très lisse, à la limite de l'hagiographie d'un demi-dieu nommé Steve Jobs).

Ce Jobs n'apporte donc aucune valeur ajoutée au téléfilm de la chaîne TNT, et est donc tout sauf indispensable si l'on a déjà vu ce dernier.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #266 : Brooklyn (2015)

Publié le 8 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Romance, UK, Irlande, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Brooklyn :

Eilis (Saoirse Ronan), une jeune Irlandaise timide, quitte son pays natal pour rejoindre le New-York des années 50, où elle fait des études, s'émancipe, et s'éprend de Tony (Emory Cohen), un plombier italien qu'elle finit par épouser. Mais à la mort de sa soeur, Eilis est contrainte de retourner au pays, où elle trouve sa mère éplorée, un nouveau prétendant (Domhnall Gleeson), et un emploi garanti... Tiraillée entre ces deux vies différentes, Eilis doit faire un choix crucial.

Une romance assez basique et adapté d'un roman, qui bénéficie beaucoup de sa reconstitution historique, et de l'interprétation impeccable et lumineuse de Saoirse Ronan.

Malheureusement, je ne peux pas dire que j'aie été particulièrement captivé et fasciné par ce mélodrame qui, non seulement, souffre d'un symbolisme un peu lourd (l'héroïne s'appelle Eilis, qui ressemble beaucoup à Ellis, comme dans Ellis Island, l'immigration, tout ça), d'une narration à la temporalité un peu trop compressée et brouillonne (le récit se déroule dans les années 50, mais on a parfois l'impression d'assister au récit d'une immigrante trente ans plus tôt), et d'une distribution masculine trop terne pour convaincre : ni Emory Cohen ni Domhnall Gleeson n'ont suffisamment de charme ou de charisme pour rendre leurs personnages intéressants, ou leurs relations avec Saoirse crédibles et touchantes.

D'autant que, pour ne rien arranger, ce drame est filmé en numérique, principalement à la caméra portée, et avec une lumière et une photographie qui rappellent fortement les drames historiques télévisés anglais : on se retrouve ainsi avec des plans fixes qui tremblotent et tanguent tous un peu, ce qui finit par être assez agaçant sur la durée.

Dommage, car le reste de la distribution de cette co-production Angleterre/Irlande/Canada est assez sympathique, et que le tout est très professionnel... mais on ne peut se défaire de l'impression de regarder un téléfilm de la BBC, comme ils en produisent de nombreux chaque année.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #265 : Air (2015)

Publié le 7 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Air :

Dans un futur post-apocalyptique et irradié, les ultimes survivants de l'Humanité sont réfugiés, en stase, dans des arches souterraines scellées et étanches. Pour entretenir ces dernières, des techniciens se réveillent ponctuellement, soumis à un compte à rebours drastique. Dans l'une de ces arches souterraines, Bauer (Norman Reedus) et Cartwright (Djimon Hounsou) sont soudain confrontés à un problème technique qui met en péril la survie de l'un d'entre eux, et de toute l'opération : les deux hommes sont alors contraints de s'aventurer à l'extérieur de leur bulle, pour tenter de rejoindre une arche voisine, afin d'y demander des pièces de rechange....

Un thriller post-apo produit par Robert Kirkman, qui rappelle régulièrement d'autres oeuvres (parmi les références les plus évidentes, on peut citer Lost pour son compte à rebours mural qui conditionne le quotidien de techniciens enfermés dans un bunker souterrain ; Battlestar Galactica ou Farscape pour l'hallucination/mauvaise conscience qui hante l'un des protagonistes...), et qui parvient à imposer une atmosphère convaincante, portée par deux acteurs excellents et par un score aux quelques accents rétro-carpenteriens.

Malheureusement, le récit est assez prévisible, et au bout d'une heure, il commence à tourner à vide, pour (forcément) se transformer en face à face mortel entre les deux hommes, et se conclure de manière molle et plate par une semi-happy end douce amère.

Avec plus d'audace thématique ou narrative, plus d'originalité, et plus de rebondissements inattendus, ça aurait pu donner un petit film mémorable. En l'état, c'est un essai honorable, mais non transformé.

3/6

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 4 (première partie)

Publié le 6 Mars 2016 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 4 qui débute sous de bons auspices, avec l'arrivée de Seven of Nine !

Voyager s4 :

4x01 - Scorpion part 2 :

Conclusion de l'épisode précédent, efficace, mais un peu en dessous. La faute à quelques raccourcis génants (Kim et Janeway qui guérissent hors-champ en trois secondes chrono), quelques moment de jeu très moyens (Lien qui joue très très mal la terreur), et à une Janeway aux réactions caricaturales et forcées (de son point de vue, elle n'a jamais tort, même lorsqu'elle se plante joyeusement, ou met en place des plans assez risibles ; la manière agressive dont elle réagit aux décisions de Chakotay lorsqu'elle se réveille est WTF).

Cela dit pour une reprise, ça aurait pu être bien pire.

4x02 - The Gift :

La suite directe de l'adaptation de Seven à sa nouvelle vie, alors qu'en parallèle, Kes est sur le départ, parce qu'elle est en train de développer des super-pouvoirs façon Jean Grey.

Mwé. Autant Jeri Ryan se donne à fond dans son rôle et est excellente, autant j'ai toujours énormément de mal avec l'interprétation de Jennifer Lien, toujours assez limite. En plus, il faut bien avouer qu'elle n'est pas aidée par son personnage, insipide et jamais développé correctement, comme si les scénaristes n'avaient jamais su quoi en faire.

Ici, son départ laisse de marbre, et coûte une navette (encore une !) au Voyager, en plus de faire gagner quelques années de voyage au vaisseau, comme par magie : pourquoi pas, mais dans les faits, ça ne sert pas à grand chose. Du côté de Seven, cet épisode ne fait que confirmer mes impressions de l'époque : Janeway est vraiment antipathique et hypocrite dans bon nombre de ses décisions, elle est manipulatrice, et à un code moral à géométrie très variable, au sein même de cet épisode. Il suffit de comparer son approche du libre-arbitre face à Seven et face à Kes pour s'en convaincre.

4x03 - Day of Honor :

B'elanna questionne son héritage et les rituels associés à celui-ci, avant de finir coincée seule avec Tom, dans des combinaisons spatiales, au milieu de nulle part, lorsque leur navette explose (encore une !), Seven s'ennuie et tente de convaincre l'équipage de lui faire confiance, et des aliens roumains demandent la charité, et s'énervent quand le Voyager ne leur donnent pas toutes leurs réserves.

Un épisode très sympathique et réussi, signé Jeri Taylor, avec un beau travail de développement du personnage de B'elanna, notamment dans ses rapports avec Tom, qui franchissent ici un nouveau palier lors d'une scène assez touchante. Du côté de Seven, j'avais oublié à quel point ils avaient eu la main lourde dans le racolage, avec sa tenue argentée initiale et son Wonder-Mega-Ultra-Bra. Non pas que ça me dérange, hein, mais bon, on sent les producteurs qui tentent d'attirer le quadrant démographique 18-34 M...

Seul vrai bémol de l'épisode, l'alien mendiant, assez agaçant dans son interprétation, et qui aurait tout à fait eu sa place dans le métro aux heures de pointe.

"Sivouplé madaaaame, un peu de dilithium pour mon vaisseau, j'ai 87 membres d'équipage à nourrir... sivouplé..."

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 3 (fin)

Publié le 5 Mars 2016 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 3 qui commence à peine à prendre de la vitesse, avec l'arrivée des Borgs !

3x25 - Worst Case Scenario :

Un épisode sympathique, bien qu'inégal, sur l'équipage du Voyager qui se passionne pour une simulation holographique anonyme récemment redécouverte dans les archives du vaisseau, et mettant en scène la mutinerie du Maquis à bord.

Pendant les deux premiers tiers de l'épisode, le tout est agréable, assez léger, centré sur Paris et Torres, et le récit avance à un rythme soutenu et efficace ; aux 2/3, cependant, on retombe dans les clichés habituels de l'épisode holo-centrique, avec une méchante holographique (ici, en l'occurrence, Seska) qui prend le contrôle de la simulation et menace la vie des officiers. Rien d'exceptionnel, au final, mais un tout assez agréable à suivre, et bien mené.

3x26 - Scorpion, part 1 :

Enfin l'arrivée tonitruante des Borgs... qui se font démolir en cinq secondes dès le pré-générique par l'espèce 8472. Difficile de faire plus efficace, et d'ailleurs, l'épisode tout entier est plutôt bien mené, profitant du format double pour développer un peu plus ses autres personnages (Janeway/Chakotay) et pour se ménager des moments de calme bienvenus (bon, cinq minutes d'ouverture sur Janeway/Leonardo Da Vinci, c'était peut-être un peu trop).

Cela dit, malgré l'efficacité de l'épisode et de son cliffhanger, force est de reconnaître que l'espèce 4872 est assez datée dans son imagerie numérique, que le plan de Janeway (négocier un traité de paix avec les Borgs en échange d'un moyen d'assimiler les 4872) est très très mal avisé (offrir aux Borgs un moyen d'assimiler une technologie surpuissante... je ne vois pas comment ça ne pourrait pas ne pas mal tourner), et que c'est la première étape dans l'affaiblissement malheureusement systématique des Borgs dans Voyager, qui passent ainsi de menace ultime de l'univers Trek à race vaguement méchante que l'on peut repousser et avec laquelle on peut négocier.

Bilan :

Je vais me contenter d'un bilan de mi-saison, puisque la première moitié de la saison 3 est beaucoup trop vague dans mon esprit... et donc, une seconde moitié de saison 3 très inégale. Pendant un bon moment, les épisodes sont (au mieux) anecdotiques, jusqu'à ce que, pour une raison ou une autre, la production retrouve du poil de la bête, à peu près au moment où ils décident d'utiliser les Borgs, dans la dernière ligne droite de la saison.

En parallèle, alors que la majorité de l'équipage reste inexistante et transparente, soudain, B'elanna et Tom Paris prennent de l'importance, deviennent attachants, et existent en tant que personnages à part entière (et plus seulement en tant qu'archétypes-fonctions). Probablement parce que Roxann Dawson est l'interprète la plus solide du cast féminin de la série (en face, c'est clairement Picardo), et que les scénaristes n'hésitent plus à se reposer lourdement sur elle, quitte à faire passer Kate Mulgrew au second plan.

Bref, une saison 3 qui ne m'a pas marqué (c'est le moins que l'on puisse dire, vu que je m'ennuyais tellement que j'ai fais un break de deux ans et demi), mais qui se termine de manière intéressante et intrigante, avec l'arrivée des Borgs, et le passage du Voyager en territoire ennemi. Place à la s4, et à l'uniforme argenté de Seven trois tailles trop petit.

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Un film, un jour (ou presque) #264 : Les Pirates de la Silicon Valley (1999)

Publié le 4 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Drame, Biographie, TNT

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Les Pirates de la Silicon Valley (Pirates of Silicon Valley) :

Dans les années 70, Steve Jobs (Noah Wyle), un génie créatif mais caractériel, fonde Apple, et devient ainsi l'initiateur d'une révolution informatique aux ramifications incroyables. Face à lui, Bill Gates (Anthony Michael Hall), qui fonde Microsoft, est prêt à tout pour ne pas se laisser dépasser dans cette course au progrès...

Un téléfilm TNT adapté d'un livre retraçant les débuts de Microsoft et d'Apple, ce métrage adopte une forme de mockumentaire, avec interventions face caméra de divers protagonistes, de manière parfois même (mais trop rarement) originale.

Ça se regarde très bien, ça évite l'hagiographie de Steve Jobs (ici montré sous un jour assez antipathique, malgré le capital sympathie de Noah Wyle), et si la forme n'est pas exceptionnelle (c'est du téléfilm parfois assez plat), ça reste intéressant jusqu'au bout.

À voir en complément de Triumph of the Nerds (disponible sur youtube), dont ce Pirates of Silicon Valley est presque la dramatisation indirecte.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #263 : True Story (2015)

Publié le 3 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Biographie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

True Story :

Après avoir menti durant la rédaction d'un article pour le New York Times, Michael Finkel (Jonah Hill) est à la dérive et au chômage, lorsqu'il apprend que Christian Longo (James Franco), un prisonnier accusé d'avoir tué toute sa famille de manière horrible, s'est fait passer pour Finkel pendant toute sa cavale. Curieux, et voyant là un moyen de revenir sur le devant de la scène, Finkel prend contact avec Longo, et décide de raconter son histoire.

Une histoire "vraie" qui, dans cette forme cinématographique, n'est ni aussi subtile, ni aussi captivante, ni aussi maîtrisée qu'elle semble penser l'être.

La faute à une mise en forme trop mélodramatique et froide, voire même dépressive ; la faute à un script qui surligne ses enjeux, ses thématiques et ses rebondissements à de multiples reprises, jusqu'à ce qu'ils soient tellement évidents qu'ils paraissent patauds ; la faute à Franco et Hill, et leur interprétation perpétuellement en demi-mesure, qui confond subtilité avec stoïcité ; la faute à une Felicity Jones sous-utilisée ; la faute à une tendance à dédouaner Finkel (le film est adapté de son livre) de tout vrai blâme, et à le placer en victime de circonstances qui le dépassent...

En résumé, un film qui n'exploite jamais vraiment son potentiel, et qui s'avère assez décevant, dans le genre.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #262 : Le Voyage d'Arlo (2015)

Publié le 2 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Disney, Pixar, Aventure, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Le Voyage d'Arlo (The Good Dinosaur) :

Dans un monde où les dinosaures sont l'espèce dominante, et vivent une paisible existence de fermiers et d'éleveurs, Arlo, un jeune apatosaure peureux, tente de se montrer à la hauteur de ses parents, de son frère et de sa soeur. Malheureusement pour lui, une tempête coûte la vie à son père, et emmène Arlo loin de chez lui. Seul, mais bien décidé à retrouver sa famille, Arlo finit par faire équipe avec Spot, un petit homme des cavernes, pour traverser le pays, et faire face aux dangers de cette époque hostile.

Second Pixar de 2015, avec Vice-Versa, et malheureusement, c'est clairement ce Good Dinosaur qui a le plus souffert de ce calendrier ambitieux.

En effet, le film a connu un développement créatif très mouvementé, ce qui se ressent dans le produit fini : les ruptures tonales sont nombreuses (il y a quelques moments assez noirs et sombres, mais le film ne semble jamais vraiment les assumer, et ils apparaissent donc comme des anomalies étranges), le rythme est inégal (l'heure et demi semble plus longue), et le script très basique (façon "un garçon et son chien") est beaucoup trop influencé par le Roi Lion pour convaincre.

D'autant que la musique des frères Danna, ainsi que plusieurs scènes (les T-rexs cowboys, le coin du feu, les grandes plaines, le ranch, etc) semblent indiquer qu'à une certaine époque de sa gestation, le film avait pour intention de faire de cette aventure une fresque aux accents de western... mais là aussi, ça n'est jamais totalement homogène dans tout le métrage, et ça finit par paraître créativement inabouti et brouillon.

Malgré tout cela, il faut néanmoins souligner la beauté visuelle, quasi photo-réaliste, des décors et des environnements du film ; une beauté qui, au début, peut contraster un peu trop violemment avec l'approche graphique des personnages, très caricaturale, mais qui finit par s'y mêler pour donner un tout très esthétique.

Ce film est superbe, visuellement ; quel dommage, donc, que le scénario ne suive pas vraiment, et sente autant le déjà vu...

3.25/6 (parce que malgré tout, la séparation finale fait son petit effet)

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