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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Un film, un jour (ou presque) #272 : Seul sur Mars (2015)

Publié le 16 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Seul sur Mars (The Martian) :

Séparé du reste de son équipage lors d'une tempête, Mark Watney (Matt Damon) se retrouve seul, abandonné sur Mars, alors que ses coéquipiers font route vers la Terre. Isolé de tout et de tous, le botaniste ne peut compter que sur ses connaissances et son savoir-faire technique pour survivre pendant des mois, en attendant l'arrivée d'hypothétiques secours. Sur Terre, cependant, la NASA finit par apprendre la survie de Watney, et décide de tout faire pour ramener ce dernier à la maison sain et sauf...

Après avoir vu ce long-métrage de Ridley Scott adapté d'un roman, soudain, je comprends mieux pourquoi il a été nommé dans la catégorie "comédie" aux Golden Globes. Non pas que ce soit une comédie, ou que ce film soit particulièrement drôle, mais le ton général de ce métrage est volontairement léger, nonchalant et désinvolte, optant régulièrement pour des moments plus ou moins comiques, au détriment de la moindre tension dramatique ou du moins suspens.

C'est bien là le problème du film : le réalisateur & son équipe ont clairement décidé que les spectateurs s'attendant à ce que Matt Damon survive jusqu'à la fin du film ; par conséquent, pour eux, il était apparemment inutile de laisser le moindre doute quand à cette survie. Matt Damon parvient ainsi à réaliser tout ce qu'il entreprend, sans grande difficulté, le sérieux des accidents qui surviennent étant désamorcé par une petit blagounette, ou par l'illustration musicale.

Bref, c'est presque une promenade de santé à laquelle on a l'impression d'assister, pas vraiment aidée par le rythme casanier du récit (2h20, tout de même), et par la réalisation très classique et posée de Scott.

Pour autant, malgré ces défauts, malgré l'écriture pas très finaude (avec tous ses personnages-fonctions qui débitent de l'exposition et des explications scientifiques à la seule destination du spectateur, façon "l'espace pour les nuls"), malgré l'irruption de Chinois héroïques et généreux clairement là pour augmenter les ventes de billets en Asie, malgré ses ellipses temporelles pas très bien gérées (le physique de Damon "change" au fil du temps, heureusement, mais en ce qui concerne ses coéquipiers et les Terriens, il n'y a pas un cheveu qui pousse !) et malgré un déroulement global très prévisible, le tout se regarde.

Heureusement, d'ailleurs, que la photographie et les effets spéciaux sont convaincants, car c'est le strict minimum dans un film de ce genre.

Reste qu'il est tout de même assez étonnant (et frustrant) qu'avec un tel sujet, on n'ait pas un seul instant le sentiment d'isolation, de solitude, de danger, ou d'éloignement que le premier tiers du dernier Riddick, par exemple, parvenait pourtant à imposer sans effort.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #271 : Informers (2008)

Publié le 15 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Informers (The Informers) :

Dans le Los Angeles du début des années 80, alors que commence à planer l'ombre du SIDA, le portrait croisé de personnages plus ou moins liés, d'un grand producteur (Billy Bob Thornton) qui trompe sa femme (Kim Basinger) avec une présentatrice tv (Winona Ryder), à son fils oisif (Jon Foster) qui profite de la fortune familiale, entre sexe, drogue et fêtes en compagnie de sa petite-amie volage (Amber Heard), en passant par un ancien détenu (Mickey Rourke) qui entreprend de kidnapper un enfant en échange d'une somme conséquente...

Initialement un livre de Bret Easton Ellis, qui avait commencé à adapter son ouvrage en compagnie du réalisateur initial du film, The Informers a totalement changé de direction lorsque ce dernier a été remplacé.

D'une satire corrosive et drôle du LA des années 80, on se retrouve donc désormais avec un long-métrage sombre et glauque, qui racole beaucoup avec une nudité plutôt copieuse (notamment d'Amber, ce qui n'est jamais désagréable), et enchaîne les hits des années 80s comme un juke-box en pilotage automatique.

Adieu l'humour, tout est ici au premier degré ; adieu l'intrigue parallèle sur les vampires, dont il ne reste ici qu'un embryon de personnage en quête d'enfant à consommer ; et adieu le soutien des acteurs et des scénaristes, qui ont tous renié le film depuis son tournage.

En l'état, s'il se laisse regarder, le film finit par rapidement tourner à vide dans sa description d'une époque "dorée" sur le point de virer au cauchemar et, pour rester dans l'ambiance sexuelle du produit fini, on va dire que ce métrage est assez flasque, et manque clairement d'endurance en regard de ses promesses et de ce qu'il exhibe initialement.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #270 : Zoolander 2 (2016)

Publié le 14 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Zoolander 2 :

Exilé depuis un drame ayant coûté la vie à son épouse, le super-mannequin Derek Zoolander (Ben Stiller) doit reprendre du service lorsque des pop-stars internationales sont assassinées les unes après les autres, le Blue Steel figé sur le visage. En chemin, il doit se réconcilier avec Hansel (Owen Wilson), son ami et rival, renouer avec son fils Derek Jr. (Cyrus Arnold), et affronter le maléfique Mugatu (Will Ferrell) avec l'aide de la belle Valentina (Penelope Cruz).

À sa sortie, en 2001, Zoolander n'avait reçu qu'un accueil critique et publique assez tiède : les USA sortaient du 11 Septembre, l'ambiance n'était pas à la gaudriole, et il avait fallu attendre la sortie en DVD pour que le film devienne plus ou moins culte.

Mais en soi, cette comédie n'était pas pour autant un chef d'oeuvre : assez inégal, ce Crime dans la tête version fashion ressemblait parfois à un enchaînement de vignettes parodiques et satiriques sur le milieu de la mode (pas surprenant, puisque le personnage de Zoolander a été créé pour des sketches de quelques minutes diffusés sur la chaîne VH1), vaguement reliées entre elles par une intrigue pas forcément totalement aboutie.

Néanmoins, l'illustration musicale, les caméos décalés (mais pertinents et inattendus), et certaines scènes particulièrement fortes et mémorables permettaient au film de 83 minutes de rester drôle, attachant, rythmé, et de ne pas succomber à ses points faibles (4.25/6).

15 ans après, Zoolander 2 est presque à l'opposé de son modèle : ici, il y a quelques idées amusantes, quelques caméos réussis (Cumberbatch, notamment), mais l'ensemble du film est tellement prévisible (le script prend systématiquement le contre-pied des gags du premier, donc forcément, on voit tout venir), tellement répétitif (gags, répliques, scènes entières reprises de l'original), et tellement mal rythmé (malgré sa durée similaire à celle du film de 2001) que le tout tombe affreusement à plat.

Pendant près d'une heure, Zoolander 2 n'a pas d'antagoniste, et se contente donc d'enchaîner les caméos gratuits et hors-sujet de célébrités venues cachetonner (j'aime beaucoup Neil De Grasse Tyson, mais là...), les vannes à base de "Derek et Hansel sont trop vieux pour le milieu de la mode", les compositions de personnages creux par des comiques du SNL (Kyle Mooney, Fred Armisen, Kristen Wiig) et donc du recyclage du premier script, de manière mollassonne et sans intérêt. D'autant que toute le côté satirique de l'original est ici grandement absent, et remplacé par des effets spéciaux à gogo, qui tentent de faire illusion dans la dernière demi-heure.

Véritable déception, victime d'un script inabouti, d'une overdose de caméos inutiles, et de personnages et d'intrigues secondaires tous sous-exploités, ce Zoolander 2 n'était vraiment pas une bonne idée.

2/6

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 4 (suite - 2)

Publié le 13 Mars 2016 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 4 qui débute sous de bons auspices, avec l'arrivée de Seven of Nine !

4x07 - Scientific Method :

Un peu à l'identique du précédent : pas désagréable du tout, sans être exceptionnel. Principalement parce que c'est une grosse redite de l'épisode Schisms de Next Generation, avec ici l'équipage du Voyager victime de symptomes étranges, qui sont les conséquences d'expériences scientifiques faites par des aliens invisibles. Seven et le Doc sont les seuls à se rendre compte de la présence des envahisseurs, et tentent donc de résoudre le problème sans alerter les aliens.

Dérivatif, certes, mais efficace, et le show continue de faire évoluer la relation de Tom et B'el, de manière très sympathique et rafraichissante.

4x08/09 - Year of Hell :

Alors là, j'ai un problème de taille avec ce double épisode. En fait, j'ai un paquet de problèmes !

Rappelons le pitch : le Voyager doit traverser l'espace des Krenims, une race hostile et xénophobe dont l'un des membres commande un vaisseau temporel surpuissant, à bord duquel il change régulièrement le cours de l'histoire, afin de restaurer la grandeur perdue de son empire ; le Voyager est pris dans cette affaire, et passe une année éreintante à subir les assauts constants des Krenims.

Premier problème : le pitch de ce double épisode est clairement ce qu'aurait pu/dû être Voyager, à savoir la difficile survie d'un navire coupé de tout, en territoire inconnu et souvent ennemi. Un pitch qui a tout le potentiel du monde, qui a plus ou moins bien été exploité dans Galactica, mais qui chez Voyager, ne donne lieu qu'à un double épisode assez moyen.

Second problème : le pitch de ce double épisode est censé renvoyer à l'épisode Before and After, dans lequel Kes avait une vision de ce Year of Hell, apprenait beaucoup de choses sur les Krenims et sur la manière dont fonctionnent leurs armes, et prévenait Janeway & co lorsqu'elle revenait dans le présent. Sauf qu'ici, Janeway & co semblent avoir tout oublié et de toute façon, cette pseudo-continuité n'a plus aucun sens, puisque dans la vision de Kes, elle était à bord du Voyager, et qu'ici, non seulement elle est partie, mais en plus elle a fait gagner 10000 années lumières au Voyager : autrement dit, jamais le Voyager n'aurait dû rencontrer les Krenim, qui devraient être à 10000 a.l. derrière lui.

Troisième problème : Janeway. Insupportable de suffisance. Une tête brûlée qui n'écoute rien ni personne, et agit dans ce double épisode comme un petit général ne tolérant pas la moindre contradiction. Les scénaristes ont vraiment du mal à l'écrire de manière cohérente et satisfaisante, et ce depuis quatre saisons... ça ne s'arrange pas.

Et enfin, le problème le plus gênant : il est évident, dès les premières minutes du premier épisode, que tout cela va se régler à coup de gros reboot bien pataud (après tout, c'est Braga, à l'écriture). Par conséquent, il est difficile de se passionner pour toutes les épreuves et les souffrances endurées pendant 90 minutes par l'équipage du Voyager. C'est forcément un peu creux, et la tentative de faire un parallèle avec Jules Verne, Nemo, le Nautilus, etc (littéralement cité dans les dialogues) tombe un peu à plat, même si l'interprétation de Kurtwood Smith en bad guy (malheureusement nommé Anorax, ce qui prête à sourire ^^) est l'un des bons points du tout.

Bref. Au final, un épisode qui fait mumuse avec l'idée de guerre temporelle (c'est quasiment un brouillon de ce que les scénaristes recycleront avec tout aussi peu de succès dans Enterprise), et qui n'est pas trop mal mené du point de vue de la production, mais qui, au final ne change pas le status-quo, ni n'apporte quoi que ce soit de véritablement intéressant à la série. Bof.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 4 (suite)

Publié le 12 Mars 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Review, Critiques éclair, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 4 qui débute sous de bons auspices, avec l'arrivée de Seven of Nine !

4x04 - Nemesis :

Aka Chakotay a un accident de navette (encore un !) et refait Predator dans une jungle avec une escouade d'humanoïdes qui se battent à coup d'armes à feu (d'ailleurs totalement terriennes ^^) contre des aliens qui sont leur "nemesis".

Un propos sur la propagande guerrière, sur les horreurs de la guerre, sur l'endocrination, sur les apparences trompeuses, etc... typiquement Trek, mais reposant malheureusement sur des artifices de scénario assez téléphonés (les aliens sont en fait un peuple pacifique, les humanoïdes sont les vrais criminels de guerre qui lavent le cerveau de Chakotay pour en faire un soldat dans leur guéguerre, la jungle est une simulation d'entraînement...) et finalement trop convenus pour vraiment passionner.

C'est vraiment l'exemple type du problème "Star Trek" à la télévision : un script relativement intelligent et réfléchi (pour de la tv) mais qui souffre d'un rythme anémique (trop de gunfights mous dans une jungle nocturne peu intéressante visuellement), de dialogues fatigants (les humanoïdes parlent un dialecte métaphorique/synonymique censé montrer leur endoctrination - Chakotay commence à parler comme eux vers la fin de l'épisode - mais qui s'avère surtout assez agaçant à la longue, et passait probablement mieux sur papier.) et de ressorts dramatiques pas assez forts pour en faire une heure de programme captivante. Beltran est bon, cependant.

4x05 - Revulsion :

B'elanna & l'Holodoc vs un hologramme tueur sur un vaisseau à la dérive, pendant que l'uniforme moulant de Seven réveille la libido adolescente d'Harry Kim, à bord du Voyager.

D'un côté un thriller assez moyen, un peu surjoué par l'interprète du bad guy, mais sauvé par Picardo et Dawson (et par le contraste entre le psychopathe/le doc, et la discussion sur leur nature respective) ; de l'autre, de la comédie amusante, mais finalement très anecdotique, et qui n'apporte pas grand chose de plus qu'une distraction temporaire. Un épisode honorable, mais assez oubliable.

4x06 - The Raven :

Un épisode signé Bryan Fuller (et Levar Burton à la réalisation), et dans lequel les implants borgs de Seven se réveillent, alors qu'elle est victime d'hallucinations la guidant progressivement vers l'épave du vaisseau de ses parents.

Pas désagréable sans être exceptionnel, notamment parce que le script recycle un peu (Seven en mode invulnérable qui arpente les couloirs du Voyager sans se préoccuper des équipes de la sécurité, ça rappelle fortement une scène équivalente avec Data - ou était-ce Lore ? - dans Next Generation.), parce  que les aliens-of-the-week ne sont vraiment qu'un prétexte là pour insérer du conflit au forceps, et parce que les origines de Seven posent des questions problématiques (on ne sait pas trop comment Seven et sa famille ont fait pour arriver là, à 50 ans de voyage de l'espace Fédéral).

À part ça, une navette perdue (encore une !), et une Jeri Ryan qui est excellente, une fois de plus (et semble plus à l'aise dans sa tenue marron, moins "renforcée" que la tenue argentée des premiers épisodes).

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Un film, un jour (ou presque) #269 : Steve Jobs (2015)

Publié le 11 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Biographie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Steve Jobs :

Le portrait de Steve Jobs (Michael Fassbender) et de ses relations personnelles et professionnelles avec ses proches et collègues, à quelques minutes des trois présentations les plus essentielles de sa carrière : en 1984, à la veille de la présentation du premier Macintosh ; en 1988, alors qu'il tente de lancer le premier ordinateur de sa nouvelle compagnie, NeXT ; et en 1998, lorsqu'après avoir rejoint Apple, Jobs s'apprête à révolutionner l'industrie avec son iMac.

En 1999, Les Pirates de la Silicon Valley adoptait une forme de quasi-mockumentaire pour narrer l'ascension de Microsoft et d'Apple, ainsi que la rivalité de leurs dirigeants respectifs. Malgré ses limites évidentes de téléfilm, et son rythme pépère, ce film restait assez intéressant, et bénéficiait de l'interprétation de Noah Wyle dans le rôle de Steve Jobs, qui n'hésitait pas à faire de son personnage un leader arrogant, égocentrique et tout simplement antipathique. Du 3.75/6.

En 2013, Jobs, avec Ashton Kutcher, tombait tout simplement à plat, trop lisse, basique et sans inspiration, pour finir par n'être qu'une quasi-hagiographie de Steve Jobs. Du 2/6 qui n'apportait rien au métrage de 1999.

Ici, on a Aaron Sorkin au scénario, et cela fait toute la différence.

Plutôt que de raconter la vie de Steve Jobs, Sorkin choisit de se concentrer sur trois moments de l'existence de ce dernier, comme trois mini-pièces de théâtre en huis-clos, durant lesquelles il dépeint - au travers de ses dialogues ultra-ciselés et pointus -  la personnalité complexe de Jobs - à la fois égocentrique et visionnaire, mégalomaniaque et manipulateur - sans le mettre sur un piédestal.

Pour faire bref : c'est très bien écrit, c'est intelligent, c'est très bien interprété (Fassbender, forcément, mais aussi Rogen et Winslet), ça parvient à concilier vie professionnelle et vie personnelle de manière à rendre Jobs un peu plus humain, et si le tout souffre de quelques longueurs ici et là, d'une réalisation un peu trop sobre pour son propre bien, ainsi que d'une fin un poil trop hollywoodienne, ça reste toujours captivant et passionnant.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #268 : Trouver l'amour à Charm (2015)

Publié le 10 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Drame, Romance, UpTV, Religion

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Trouver l'amour à Charm (Love Finds You in Charm) :

Emma Miller (Danielle Chuchran) est une jeune femme amish vivant une vie paisible dans sa communauté, et fiancé un peu à son insu au célibataire le plus populaire des alentours, Jacob. Néanmoins, la jeune femme rêve d'autre chose : passionnée par les livres de Jane Austin, elle veut découvrir le monde et voyager. Elle profite alors des vacances estivales pour aller aider sa cousine veuve, Lydia, qui vit à Charm, une ville touristique de l'Ohio. Là, Emma s'ouvre au monde moderne et rencontre la sympathique Kelly (Tiffany Dupont), une bibliothécaire qui lui fait découvrir la vie de jeune femme contemporaine ; sans oublier le séduisant Andy (Drew Fuller), un blogger foodie local qui tombe sous le charme de la cuisine d'Emma, et Noah (Trevor Donovan), un Amish sculptural qui partage les nombreuses passions de la jeune femme.

Un téléfilm romantique Up TV, apparemment adapté de l'un des ouvrages d'une série de livres, et que j'ai principalement regardé pour Danielle Chuchran, qui se fait décidément une petite carrière sympathique, et qui ira probablement assez loin... si elle évite les scripts de ce genre.

Parce qu'autant la plus grosse majorité de ce métrage est sympathique, et se suit tranquillement, à mesure que Emma s'ouvre au monde moderne, et découvre qu'il n'y a pas que la religion et les valeurs amishs dans la vie... autant les dernières vingt minutes sont tout simplement écoeurantes de conservatisme et de communautarisme.

Certes, le triangle amoureux mis en place était finalement assez classique et prévisible (l'amish blond aryen et athlétique, intelligent et sensible, toujours en blanc VS le blogger brun mal rasé, toujours en noir, et qui n'a rien en commun avec l'héroïne), mais la manière dont il est résolu, en faisant d'Andy, en une scène, un fils à papa cupide, violent, et inculte qui tente soudain de violer Emma, est vraiment le degré zéro de l'écriture, et est même insultant pour le spectateur.

Surtout qu'ensuite, forcément, Up TV oblige (Up TV, la chaîne des valeurs traditionnelles chrétiennes !), Emma range tous ses rêves au placard, et choisit de retourner à la communauté amish pour y épouser Noah, et avoir ses enfants. Whouhou ! Live the dream !

Bref. 3.5/6 jusqu'aux 20 dernières minutes, 0/6 pour ces vingt dernières minutes.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #267 : Jobs (2013)

Publié le 9 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Biographie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Jobs :

La carrière et le destin de Steve Jobs (Ashton Kutcher), fondateur d'Apple, et génie visionnaire de l'informatique...

Biopic mis en chantier à la mort de Steve Jobs, histoire de prendre de vitesse un éventuel métrage d'Aaron Sorkin (pas encore vu, mais sorti en 2015, et que j'espère meilleur), ce long-métrage est le seul et unique film de son scénariste, et il n'est pas forcément difficile de comprendre pourquoi, tant le script est basique, sans inspiration, et assez mal structuré.

On suit donc divers chapitres de la vie de Steve Jobs, séparés par des ellipses maladroites, et mis en musique de manière assez pataude par le pourtant professionnel John Debney...

Mais doit-on vraiment blâmer le compositeur lorsque l'on voit que tout le film est à l'identique : pataud et laborieux, sans vie, et peinant à insuffler la moindre énergie à un récit qui, pour des raisons étranges, préfère s'attarder sur les délires de hippie de Jobs et sur des montages musicaux plutôt que de montrer Microsoft et Bill Gates.

Probablement pour ne pas marcher sur les plates-bandes de Les Pirates de la Silicon Valley... un Pirates qui, en nettement plus court, et malgré les limites d'un budget et d'une forme tv, parvient pourtant sans peine à s'imposer sur ce long-métrage, que ce soit au niveau des acteurs (Kutcher fait de son mieux, mais il est très limité), de son récit, ou de son parti-pris sur ses personnages (ici, tout est très lisse, à la limite de l'hagiographie d'un demi-dieu nommé Steve Jobs).

Ce Jobs n'apporte donc aucune valeur ajoutée au téléfilm de la chaîne TNT, et est donc tout sauf indispensable si l'on a déjà vu ce dernier.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #266 : Brooklyn (2015)

Publié le 8 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Romance, UK, Irlande, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Brooklyn :

Eilis (Saoirse Ronan), une jeune Irlandaise timide, quitte son pays natal pour rejoindre le New-York des années 50, où elle fait des études, s'émancipe, et s'éprend de Tony (Emory Cohen), un plombier italien qu'elle finit par épouser. Mais à la mort de sa soeur, Eilis est contrainte de retourner au pays, où elle trouve sa mère éplorée, un nouveau prétendant (Domhnall Gleeson), et un emploi garanti... Tiraillée entre ces deux vies différentes, Eilis doit faire un choix crucial.

Une romance assez basique et adapté d'un roman, qui bénéficie beaucoup de sa reconstitution historique, et de l'interprétation impeccable et lumineuse de Saoirse Ronan.

Malheureusement, je ne peux pas dire que j'aie été particulièrement captivé et fasciné par ce mélodrame qui, non seulement, souffre d'un symbolisme un peu lourd (l'héroïne s'appelle Eilis, qui ressemble beaucoup à Ellis, comme dans Ellis Island, l'immigration, tout ça), d'une narration à la temporalité un peu trop compressée et brouillonne (le récit se déroule dans les années 50, mais on a parfois l'impression d'assister au récit d'une immigrante trente ans plus tôt), et d'une distribution masculine trop terne pour convaincre : ni Emory Cohen ni Domhnall Gleeson n'ont suffisamment de charme ou de charisme pour rendre leurs personnages intéressants, ou leurs relations avec Saoirse crédibles et touchantes.

D'autant que, pour ne rien arranger, ce drame est filmé en numérique, principalement à la caméra portée, et avec une lumière et une photographie qui rappellent fortement les drames historiques télévisés anglais : on se retrouve ainsi avec des plans fixes qui tremblotent et tanguent tous un peu, ce qui finit par être assez agaçant sur la durée.

Dommage, car le reste de la distribution de cette co-production Angleterre/Irlande/Canada est assez sympathique, et que le tout est très professionnel... mais on ne peut se défaire de l'impression de regarder un téléfilm de la BBC, comme ils en produisent de nombreux chaque année.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #265 : Air (2015)

Publié le 7 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Air :

Dans un futur post-apocalyptique et irradié, les ultimes survivants de l'Humanité sont réfugiés, en stase, dans des arches souterraines scellées et étanches. Pour entretenir ces dernières, des techniciens se réveillent ponctuellement, soumis à un compte à rebours drastique. Dans l'une de ces arches souterraines, Bauer (Norman Reedus) et Cartwright (Djimon Hounsou) sont soudain confrontés à un problème technique qui met en péril la survie de l'un d'entre eux, et de toute l'opération : les deux hommes sont alors contraints de s'aventurer à l'extérieur de leur bulle, pour tenter de rejoindre une arche voisine, afin d'y demander des pièces de rechange....

Un thriller post-apo produit par Robert Kirkman, qui rappelle régulièrement d'autres oeuvres (parmi les références les plus évidentes, on peut citer Lost pour son compte à rebours mural qui conditionne le quotidien de techniciens enfermés dans un bunker souterrain ; Battlestar Galactica ou Farscape pour l'hallucination/mauvaise conscience qui hante l'un des protagonistes...), et qui parvient à imposer une atmosphère convaincante, portée par deux acteurs excellents et par un score aux quelques accents rétro-carpenteriens.

Malheureusement, le récit est assez prévisible, et au bout d'une heure, il commence à tourner à vide, pour (forcément) se transformer en face à face mortel entre les deux hommes, et se conclure de manière molle et plate par une semi-happy end douce amère.

Avec plus d'audace thématique ou narrative, plus d'originalité, et plus de rebondissements inattendus, ça aurait pu donner un petit film mémorable. En l'état, c'est un essai honorable, mais non transformé.

3/6

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 4 (première partie)

Publié le 6 Mars 2016 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 4 qui débute sous de bons auspices, avec l'arrivée de Seven of Nine !

Voyager s4 :

4x01 - Scorpion part 2 :

Conclusion de l'épisode précédent, efficace, mais un peu en dessous. La faute à quelques raccourcis génants (Kim et Janeway qui guérissent hors-champ en trois secondes chrono), quelques moment de jeu très moyens (Lien qui joue très très mal la terreur), et à une Janeway aux réactions caricaturales et forcées (de son point de vue, elle n'a jamais tort, même lorsqu'elle se plante joyeusement, ou met en place des plans assez risibles ; la manière agressive dont elle réagit aux décisions de Chakotay lorsqu'elle se réveille est WTF).

Cela dit pour une reprise, ça aurait pu être bien pire.

4x02 - The Gift :

La suite directe de l'adaptation de Seven à sa nouvelle vie, alors qu'en parallèle, Kes est sur le départ, parce qu'elle est en train de développer des super-pouvoirs façon Jean Grey.

Mwé. Autant Jeri Ryan se donne à fond dans son rôle et est excellente, autant j'ai toujours énormément de mal avec l'interprétation de Jennifer Lien, toujours assez limite. En plus, il faut bien avouer qu'elle n'est pas aidée par son personnage, insipide et jamais développé correctement, comme si les scénaristes n'avaient jamais su quoi en faire.

Ici, son départ laisse de marbre, et coûte une navette (encore une !) au Voyager, en plus de faire gagner quelques années de voyage au vaisseau, comme par magie : pourquoi pas, mais dans les faits, ça ne sert pas à grand chose. Du côté de Seven, cet épisode ne fait que confirmer mes impressions de l'époque : Janeway est vraiment antipathique et hypocrite dans bon nombre de ses décisions, elle est manipulatrice, et à un code moral à géométrie très variable, au sein même de cet épisode. Il suffit de comparer son approche du libre-arbitre face à Seven et face à Kes pour s'en convaincre.

4x03 - Day of Honor :

B'elanna questionne son héritage et les rituels associés à celui-ci, avant de finir coincée seule avec Tom, dans des combinaisons spatiales, au milieu de nulle part, lorsque leur navette explose (encore une !), Seven s'ennuie et tente de convaincre l'équipage de lui faire confiance, et des aliens roumains demandent la charité, et s'énervent quand le Voyager ne leur donnent pas toutes leurs réserves.

Un épisode très sympathique et réussi, signé Jeri Taylor, avec un beau travail de développement du personnage de B'elanna, notamment dans ses rapports avec Tom, qui franchissent ici un nouveau palier lors d'une scène assez touchante. Du côté de Seven, j'avais oublié à quel point ils avaient eu la main lourde dans le racolage, avec sa tenue argentée initiale et son Wonder-Mega-Ultra-Bra. Non pas que ça me dérange, hein, mais bon, on sent les producteurs qui tentent d'attirer le quadrant démographique 18-34 M...

Seul vrai bémol de l'épisode, l'alien mendiant, assez agaçant dans son interprétation, et qui aurait tout à fait eu sa place dans le métro aux heures de pointe.

"Sivouplé madaaaame, un peu de dilithium pour mon vaisseau, j'ai 87 membres d'équipage à nourrir... sivouplé..."

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 3 (fin)

Publié le 5 Mars 2016 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 3 qui commence à peine à prendre de la vitesse, avec l'arrivée des Borgs !

3x25 - Worst Case Scenario :

Un épisode sympathique, bien qu'inégal, sur l'équipage du Voyager qui se passionne pour une simulation holographique anonyme récemment redécouverte dans les archives du vaisseau, et mettant en scène la mutinerie du Maquis à bord.

Pendant les deux premiers tiers de l'épisode, le tout est agréable, assez léger, centré sur Paris et Torres, et le récit avance à un rythme soutenu et efficace ; aux 2/3, cependant, on retombe dans les clichés habituels de l'épisode holo-centrique, avec une méchante holographique (ici, en l'occurrence, Seska) qui prend le contrôle de la simulation et menace la vie des officiers. Rien d'exceptionnel, au final, mais un tout assez agréable à suivre, et bien mené.

3x26 - Scorpion, part 1 :

Enfin l'arrivée tonitruante des Borgs... qui se font démolir en cinq secondes dès le pré-générique par l'espèce 8472. Difficile de faire plus efficace, et d'ailleurs, l'épisode tout entier est plutôt bien mené, profitant du format double pour développer un peu plus ses autres personnages (Janeway/Chakotay) et pour se ménager des moments de calme bienvenus (bon, cinq minutes d'ouverture sur Janeway/Leonardo Da Vinci, c'était peut-être un peu trop).

Cela dit, malgré l'efficacité de l'épisode et de son cliffhanger, force est de reconnaître que l'espèce 4872 est assez datée dans son imagerie numérique, que le plan de Janeway (négocier un traité de paix avec les Borgs en échange d'un moyen d'assimiler les 4872) est très très mal avisé (offrir aux Borgs un moyen d'assimiler une technologie surpuissante... je ne vois pas comment ça ne pourrait pas ne pas mal tourner), et que c'est la première étape dans l'affaiblissement malheureusement systématique des Borgs dans Voyager, qui passent ainsi de menace ultime de l'univers Trek à race vaguement méchante que l'on peut repousser et avec laquelle on peut négocier.

Bilan :

Je vais me contenter d'un bilan de mi-saison, puisque la première moitié de la saison 3 est beaucoup trop vague dans mon esprit... et donc, une seconde moitié de saison 3 très inégale. Pendant un bon moment, les épisodes sont (au mieux) anecdotiques, jusqu'à ce que, pour une raison ou une autre, la production retrouve du poil de la bête, à peu près au moment où ils décident d'utiliser les Borgs, dans la dernière ligne droite de la saison.

En parallèle, alors que la majorité de l'équipage reste inexistante et transparente, soudain, B'elanna et Tom Paris prennent de l'importance, deviennent attachants, et existent en tant que personnages à part entière (et plus seulement en tant qu'archétypes-fonctions). Probablement parce que Roxann Dawson est l'interprète la plus solide du cast féminin de la série (en face, c'est clairement Picardo), et que les scénaristes n'hésitent plus à se reposer lourdement sur elle, quitte à faire passer Kate Mulgrew au second plan.

Bref, une saison 3 qui ne m'a pas marqué (c'est le moins que l'on puisse dire, vu que je m'ennuyais tellement que j'ai fais un break de deux ans et demi), mais qui se termine de manière intéressante et intrigante, avec l'arrivée des Borgs, et le passage du Voyager en territoire ennemi. Place à la s4, et à l'uniforme argenté de Seven trois tailles trop petit.

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Un film, un jour (ou presque) #264 : Les Pirates de la Silicon Valley (1999)

Publié le 4 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Drame, Biographie, TNT

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Les Pirates de la Silicon Valley (Pirates of Silicon Valley) :

Dans les années 70, Steve Jobs (Noah Wyle), un génie créatif mais caractériel, fonde Apple, et devient ainsi l'initiateur d'une révolution informatique aux ramifications incroyables. Face à lui, Bill Gates (Anthony Michael Hall), qui fonde Microsoft, est prêt à tout pour ne pas se laisser dépasser dans cette course au progrès...

Un téléfilm TNT adapté d'un livre retraçant les débuts de Microsoft et d'Apple, ce métrage adopte une forme de mockumentaire, avec interventions face caméra de divers protagonistes, de manière parfois même (mais trop rarement) originale.

Ça se regarde très bien, ça évite l'hagiographie de Steve Jobs (ici montré sous un jour assez antipathique, malgré le capital sympathie de Noah Wyle), et si la forme n'est pas exceptionnelle (c'est du téléfilm parfois assez plat), ça reste intéressant jusqu'au bout.

À voir en complément de Triumph of the Nerds (disponible sur youtube), dont ce Pirates of Silicon Valley est presque la dramatisation indirecte.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #263 : True Story (2015)

Publié le 3 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Biographie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

True Story :

Après avoir menti durant la rédaction d'un article pour le New York Times, Michael Finkel (Jonah Hill) est à la dérive et au chômage, lorsqu'il apprend que Christian Longo (James Franco), un prisonnier accusé d'avoir tué toute sa famille de manière horrible, s'est fait passer pour Finkel pendant toute sa cavale. Curieux, et voyant là un moyen de revenir sur le devant de la scène, Finkel prend contact avec Longo, et décide de raconter son histoire.

Une histoire "vraie" qui, dans cette forme cinématographique, n'est ni aussi subtile, ni aussi captivante, ni aussi maîtrisée qu'elle semble penser l'être.

La faute à une mise en forme trop mélodramatique et froide, voire même dépressive ; la faute à un script qui surligne ses enjeux, ses thématiques et ses rebondissements à de multiples reprises, jusqu'à ce qu'ils soient tellement évidents qu'ils paraissent patauds ; la faute à Franco et Hill, et leur interprétation perpétuellement en demi-mesure, qui confond subtilité avec stoïcité ; la faute à une Felicity Jones sous-utilisée ; la faute à une tendance à dédouaner Finkel (le film est adapté de son livre) de tout vrai blâme, et à le placer en victime de circonstances qui le dépassent...

En résumé, un film qui n'exploite jamais vraiment son potentiel, et qui s'avère assez décevant, dans le genre.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #262 : Le Voyage d'Arlo (2015)

Publié le 2 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Disney, Pixar, Aventure, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Le Voyage d'Arlo (The Good Dinosaur) :

Dans un monde où les dinosaures sont l'espèce dominante, et vivent une paisible existence de fermiers et d'éleveurs, Arlo, un jeune apatosaure peureux, tente de se montrer à la hauteur de ses parents, de son frère et de sa soeur. Malheureusement pour lui, une tempête coûte la vie à son père, et emmène Arlo loin de chez lui. Seul, mais bien décidé à retrouver sa famille, Arlo finit par faire équipe avec Spot, un petit homme des cavernes, pour traverser le pays, et faire face aux dangers de cette époque hostile.

Second Pixar de 2015, avec Vice-Versa, et malheureusement, c'est clairement ce Good Dinosaur qui a le plus souffert de ce calendrier ambitieux.

En effet, le film a connu un développement créatif très mouvementé, ce qui se ressent dans le produit fini : les ruptures tonales sont nombreuses (il y a quelques moments assez noirs et sombres, mais le film ne semble jamais vraiment les assumer, et ils apparaissent donc comme des anomalies étranges), le rythme est inégal (l'heure et demi semble plus longue), et le script très basique (façon "un garçon et son chien") est beaucoup trop influencé par le Roi Lion pour convaincre.

D'autant que la musique des frères Danna, ainsi que plusieurs scènes (les T-rexs cowboys, le coin du feu, les grandes plaines, le ranch, etc) semblent indiquer qu'à une certaine époque de sa gestation, le film avait pour intention de faire de cette aventure une fresque aux accents de western... mais là aussi, ça n'est jamais totalement homogène dans tout le métrage, et ça finit par paraître créativement inabouti et brouillon.

Malgré tout cela, il faut néanmoins souligner la beauté visuelle, quasi photo-réaliste, des décors et des environnements du film ; une beauté qui, au début, peut contraster un peu trop violemment avec l'approche graphique des personnages, très caricaturale, mais qui finit par s'y mêler pour donner un tout très esthétique.

Ce film est superbe, visuellement ; quel dommage, donc, que le scénario ne suive pas vraiment, et sente autant le déjà vu...

3.25/6 (parce que malgré tout, la séparation finale fait son petit effet)

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Un film, un jour (ou presque) #261 : Girls Only (2014)

Publié le 1 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Girls Only (Laggies) :

Quasi-trentenaire pas vraiment mature pour son âge, Megan (Keira Knightley) réalise, à l'occasion des dix ans de sa promotion de lycée, qu'elle ne va nulle part dans la vie. Et lorsque son petit-ami lui fait soudain sa demande en mariage, Megan panique, et s'enfuit. Rapidement, elle rencontre une adolescente, Annika (Chloë Grace Moretz), avec qui elle sympathise, et chez qui elle finit par s'installer pour quelques jours. Là, Megan prend alors involontairement la place de la mère absente d'Annika, et fait la connaissance de Craig (Sam Rockwell), le père de cette dernière, auquel elle n'est étrangement pas insensible...

Une comédie dramatique sur le passage (tardif) à l'âge adulte d'une Keira Knightley très à l'aise avec un accent américain impeccable, et sur toute une galerie de personnages secondaires intéressants, interprétés par des acteurs attachants (Rockwell, Ellie Kemper, Kaitlyn Dever, etc).

Le film en lui-même n'est pas désagréable à suivre, mais finalement assez anecdotique, et prévisible dans son déroulement.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #260 : Ex Machina (2015)

Publié le 29 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Ex Machina :

Informaticien talentueux travaillant pour le géant mondial de la recherche sur internet, Caleb (Domhnall Gleeson) est invité à passer une semaine dans le chalet de Nathan (Oscar Isaac), le patron de son entreprise et un véritable génie de l'informatique. Sa mission : pendant sept jours, Caleb va devoir interagir avec Ava (Alicia Vikander), une ginoïde séduisante créée par Nathan, afin de déterminer si oui ou non elle constitue la première forme d'intelligence artificielle au monde...

Un long-métrage de science-fiction auréolé d'une réputation exceptionnelle, mais qui, je dois bien l'avouer, m'a un peu déçu.

Non pas que ce quasi-huis clos intimiste au rythme assez lent et à l'ambiance pesante soit mauvais, mais au final, il ne sort jamais des sentiers battus du genre, ni n'aborde ses thématiques sous un angle particulièrement frais ou original.

À vrai dire, le film enchaîne même tellement les rebondissements convenus et prévisibles que ça l'affaiblit probablement un peu trop, d'autant que les personnages ne suscitent jamais le moindre attachement ou la moindre empathie : son héros n'est qu'un bouc émissaire manipulé par tout le monde de manière évidente, et ce depuis le début, sa "romance" avec Ava ne fonctionne jamais vraiment, tant Ava n'est pas particulièrement attirante, innocente ou troublante, et Nathan est tellement écrit, dès le début, comme un génie arrogant et détestable qu'aucune de ses actions ultérieures (les sexbots, etc) n'ajoute réellement à son personnage ni ne le renforce dans son archétype déjà très prononcé.

Bref, comme Moon en son temps, très classique, très prévisible, relativement maîtrisé mais trop encensé pour son propre bien.

3.75/6

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 3 (suite - 4)

Publié le 28 Février 2016 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Star Trek, Science-Fiction

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 3 qui commence à peine à prendre de la vitesse, avec l'arrivée des Borgs !

3x22 - Real Life :

Pendant que le Doc fait l'expérience holographique d'une vie de famille, le Voyager est confronté à un phénomène mystérieux et destructeur ressemblant étrangement à une tornade spatiale. Un épisode assez inégal et peu homogène, avec d'un côté une intrigue prévisible et quelconque (l'anomalie spatiale), et de l'autre, quelque chose de plus réussi (le doc holographique qui découvre ce que c'est que la vie de parent), et qui prend même un tournant nettement plus sombre et déprimant sur la toute fin.

Reste que le contraste est un peu trop important entre cette partie sérieuse et dramatique, et le reste de ce qui se passe en dehors de l'holodeck (et ce même si Paris qui flirte avec B'elanna et la taquine sur ses lectures de romans Harlequin klingons, c'est plutôt amusant).

3x23 - Distant Origin :

Le scénariste de The Chase (avec ses Ancient Aliens qui ont répandu leur ADN dans toute la galaxie, et les scientifiques de toutes les races qui tentent de retrouver cette race première) remet le couvert, avec ici des extraterrestres sauriens descendants des dinosaures terrestres, qui auraient évolué sur Terre jusqu'à créer des vaisseaux spatiaux, et partir dans le quadrant Delta à la fin de l'âge des dinos, et qui tentent de retrouver leur planète d'origine en étudiant l'ADN de leur race, etc.

Alors bon, il faut fermer les yeux sur ce postulat scientifiquement très très improbable (pour être gentil), qui utilise encore à tort et à travers le terme de "théorie", et se base encore sur une conception assez discutable de l'évolution et de l'adn (Braga est coscénariste sur celui-ci, et on sait à quel point lui et l'évolution, ça fait deux). Néanmoins, malgré ces bases vacillantes, cet épisode s'avère plutôt bon, ouvrant sur 15-20 minutes exclusivement du point de vue de deux scientifiques extraterrestres qui suivent la piste archéologique du Voyager en étudiant les traces laissées durant les épisodes et saisons précédents ; puis les deux espèces se rencontrent, et c'est là encore bien mené ; et enfin le tout se finit par un procès très inspiré par celui de Galilée, durant lequel Robert Beltran se livre à une chouette plaidoirie bien interprétée et écrite.

En prime, l'épisode évite la happy end, et se termine de manière douce amère ce qui est toujours intéressant.

3x24 - Displaced :

Les membres d'équipage du Voyager disparaissent un à un, remplacés par des extraterrestres humanoïdes apparemment pacifiques, et ne comprenant apparemment pas ce qu'ils font là... Encore un épisode assez générique et prévisible, dont le seul intérêt réside dans le développement des membres d'équipage du vaisseau. Ou plutôt, devrais-je dire, dans les scénettes permettant le développement de B'elanna et Tom, puisque ce sont les seuls personnages à y avoir droit de manière régulière et compétente (Janeway, notamment, fait presque de la figuration depuis une demi-saison).

Le reste (la seconde moitié de l'épisode, une fois le mystère éventé, et l'équipage en captivité chez les aliens) est assez basique, et se regarde donc distraitement, et Robert Beltran s'en sort assez bien dans le rôle de l'ultime humain à bord, mais pour être honnête, c'est vite vu, vite oublié. (ah, et puis j'adore le dialogue "Mon dieu, ils sont dans un environnement où les températures descendent jusqu'à -20°c, ils ne vont pas tenir plus que quelques minutes, vite !" typiquement californien)

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Critique éclair : Donald Trump - The Art of the Deal : The Movie (2016)

Publié le 27 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Télévision, Review, Comédie, Politique

Donald Trump : The Art of the Deal, The Movie :

Un mockumentaire de 50 minutes produit par Funny or die, sorti en pleine campagne présidentielle américaine, et introduit par Ron Howard comme étant une adaptation télévisée jamais diffusée du best seller de Trump, The Art of the Deal.

Avec Johnny Depp méconnaissable dans le rôle principal, et pléthore de visages connus de la comédie américaine, on aurait pu s'attendre à quelque chose de drôle, mais malheureusement, si l'ambiance années 80 et le maquillage de Depp sont très bons, le tout sent la précipitation et le bâclage : au final, ce moyen-métrage est trop inégal pour convaincre, et son manque de punch chronique fait qu'il reste amusant, sans plus.

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Un film, un jour (ou presque) #259 : The Ridiculous 6 (2015)

Publié le 26 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Western, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Ridiculous 6 :

Après avoir assisté au meurtre de sa mère, Tommy (Adam Sandler) est recueilli par une tribu indienne, qui l'élève comme l'un des leurs, et le rebaptise White Knife. Bien des années plus tard, fiancé à la belle Smoking Fox (Julia Jones), Tommy apprend que son père (Nick Nolte), un célèbre bandit, risque de mourir aux mains de ses anciens hommes de main (menés par Danny Trejo) s'il ne réunit pas la somme de 50000$. Tommy entreprend alors de pister le gang de son père, tout en réunissant la somme demandée : pour cela, il va avoir besoin de l'aide de tous les autres fils de son père, des demi-frères (Rob Schneider, Terry Crews, Jorge Garcia, Taylor Lautner, Luke Wilson) qu'il ne connaissait pas, et qui vont l'aider à dérober de l'argent aux pires criminels du Far-West...

Long métrage écrit, produit et interprété par Adam Sandler et toute sa clique (tout le monde est là, y compris Rob Schneider, qui fait enfin son grand retour dans les films de Sandler !), pour Netflix où, malgré un accueil critique absolument exécrable (0% sur rottentomatoes), et toute une controverse sur le racisme supposé du film, le métrage a battu tous les records de visionnages du service de VOD.

Et ce n'est pas forcément surprenant, puisque Sandler est désormais la tête de turc de la critique, et que ce film est du Sandler typique : c'est gras, c'est vulgaire, c'est assez bas de plafond, c'est caricatural, c'est de la parodie de western assez moyenne, et c'est une bande de potes qui s'amusent.

Du Sandler non-romantique typique, donc, qui souffre d'un rythme longuet (2h de film, alors qu'une heure 40 aurait amplement suffi), et qui ne vole jamais très haut, mais qui reste gentiment distrayant.

La musique de Gregson-Williams (non, pas HGW, l'autre) est appropriée, l'environnement est crédible, la réalisation est efficace, les nombreux caméos sont sympathiques, et Taylor Lautner trouve là ce qui restera peut-être le vrai rôle de sa vie.

Quant à la controverse générée durant le tournage par certains natifs-américains employés dans le film, elle est bien creuse, puisque non seulement presque toutes les ethnies en prennent pour leur grade à un moment ou un autre du film, mais en plus la tribu indienne n'est jamais vraiment moquée, ou l'objet de blagues douteuses (au pire, Sandler fait deux ou trois vannes sur les noms indiens, l'objet de l'une d'entre elles étant interprété par sa femme). Beaucoup de bruit pour rien, donc.

2.75/6 (plus court, ça aurait eu la moyenne, voire un peu plus)

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Un film, un jour (ou presque) #258 : Batman - Assaut sur Arkham (2014)

Publié le 25 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Action, DC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Batman - Assaut sur Arkham (Batman : Assault on Arkham) : 

Lorsqu'Amanda Waller capture un groupe de super-criminels, elle leur implante un explosif dans le crâne, et les force à former sa Suicide Squad, une équipe de mercenaires sans foi ni loi. Leur mission : infiltrer l'asile d'Arkham, pour y retrouver la canne du Riddler, et récupérer une clé USB qui y est dissimulée. Mais Batman est sur les traces de la Suicide Squad, et le Joker, lui non plus, n'est pas loin...

Un long-métrage animé prenant place dans l'univers du jeu vidéo Arkham Asylum et de ses suites, ce film aurait plutôt dû s'appeler Suicide Squad, le film, puisque Batman n'y fait que de la figuration, et qu'Arkham n'est qu'un décor sans grande importance, dans lequel on peut s'introduire sans le moindre problème (cela dit, pour un joueur d'Arkham Asylum, ça fait toujours plaisir de reconnaître les décors et les designs du jeu, çà et là).

On se retrouve donc avec une sorte d'hybride des Douze Salopards et d'un polar/film de casse à la Guy Ritchie, avec un problème de taille : tout cela se veut "adulte" et "mature", mais en réalité, c'est de la maturité telle que l'imagine un ado de 13 ans.

Le film enchaîne ainsi fusillades, bagarres, nudité, sexe, violence, gore, explosions, etc, le tout dans une ambiance décontractée/vanneuse, à l'écriture assez forcée et prévisible.

Je n'ai donc pas du tout accroché à cette version racoleuse du DCU (avec son Joker surpuissant, et sa Harley idiote et débile) qui n'hésite pas à tuer les seconds couteaux les moins connus histoire de faire semblant d'avoir des enjeux importants.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #257 : Un Couple Parfait (2015)

Publié le 24 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Télévision, Hallmark

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Un Couple Parfait (Perfect Match / A Perfect Wedding) :

Lorsqu'un couple (Elise Gatien & Anthony Konechny) ne parvient pas à s'entendre sur les préparatifs de son mariage, la mère du fiancé (Linda Gray) engage Jessica (Danica McKellar), une organisatrice de mariage ; mais son fils, lui, a recours aux services d'Adam (Paul Greene), un ami organisateur d'événements privés. Radicalement différents, tant dans leur caractère que dans leurs méthodes, Jessica et Adam vont pourtant devoir collaborer et, peut-être trouver plus qu'une satisfaction purement professionnelle dans cette relation imprévue...

Rom-com basique made in Hallmark, mais comme la dernière rom-com avec Danica McKellar visionnée par mes soins (Rendez-vous à Noël) était une bonne surprise, pourquoi pas... et à en juger par ce métrage, je me dis que McKellar doit se montrer un peu plus exigeante que d'autres sur les scripts qu'elle choisit.

En effet, si ce film n'est pas aussi réussi que celui de Noël, il s'avère assez agréable à regarder, esquive quelques-uns des clichés habituels du genre (pas de meilleure amie caution ethnique, pas de rivalité amoureuse), et développe suffisamment la personnalité de ses personnages pour éviter que les clichés "elle est ordonnée, il est chaotique, elle est coincée, il est décomplexé" ne soient trop envahissants.

Rien d'exceptionnel, mais j'ai vu nettement pire.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #256 : Broadway Therapy (2014)

Publié le 23 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Broadway Therapy (She's Funny That Way) :

À Broadway, l'équipe d'une pièce de théâtre se trouve prise dans une tourmente de quiproquos amoureux lorsque le metteur en scène (Owen Wilson) engage une call-girl/actrice (Imogen Poots) dans sa pièce, au grand dam de son épouse (Kathryn Hahn), et à la grande satisfaction de l'ex-amant de cette dernière (Rhys Ifans), par ailleurs star de la pièce.

Une comédie de Peter Bogdanovich qui tente clairement d'évoquer un âge d'or du cinéma et de la screwball comedy à la Lubitsch, mais qui ne parvient étrangement qu'à rappeler du Woody Allen (la forme, le style, la distribution - Lucy Punch incluse), en moins rythmé et moins inspiré.

J'avoue être resté totalement de marbre devant ce métrage qui ne trouve jamais sa vitesse de croisière, qui enchaîne les personnages et les situations inutiles, qui n'est pas particulièrement drôle (un comble, vu le titre), et dont j'ai déjà tout oublié (hormis le personnage de Hahn, agaçant, et l'accent amusant de Poots, qui porte le film sur ses épaules ravissantes).

1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #255 : A Gift of Miracles (2015)

Publié le 22 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Hallmark, Fantastique, Drame, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

A Gift of Miracles :

Darcy (Rachel Boston), une scientifique sceptique et rationnelle, est contrainte de faire équipe avec un professeur de littérature fantaisiste (Jesse Moss) afin d'améliorer le contenu et la présentation de son doctorat. Mais ce faisant, la jeune femme va progressivement découvrir la vérité au sujet de sa mère décédée, et va apprendre à croire en la magie du destin...

Un téléfilm Hallmark absolument générique et inintéressant au possible, avec une écriture caricaturale qui fait de la scientifique une cynique sans coeur, et du littéraire un esprit naïf et ouvert d'esprit jusqu'à la crédulité.

Sans compter que toute cette histoire de destin et de toutéliage ne fonctionne pas franchement, tant elle est convenue et téléphonée. M'enfin bon, le cast n'est pas désagréable.

1.25/6

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 3 (suite - 3)

Publié le 21 Février 2016 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 3 qui commence à peine à prendre de la vitesse, avec l'arrivée des Borgs !

3x19 - Rise :

Encore un script de Braga plein de trous (comme d'habitude, Braga sacrifie la continuité et la technologie établie de l'univers Trek sur l'autel des raccourcis et autres rebondissements faciles) et de recyclage (ici, c'est très inspiré par Le Vol du Phoenix, où l'on aurait remplacé l'avion par la cabine de l'ascenseur orbital), encore une histoire de crash de navette sur une planète à l'environnement hostile, encore un épisode reposant sur le contraste Neelix/Tuvok... mais à la limite, toute ce concept de planète bombardée par des météorites artificielles aurait pu être regardable et intéressant, s'il avait été bien casté et bien réalisé.

Malheureusement, le tout est particulièrement mou, soporifique, et globalement assez médiocrement interprété par les seconds rôles. Il reste bien quelques moments intéressants entre Neelix et Tuvok, mais c'est peu.

3x20 - Favorite Son :

Ouch, l'enchaînement de ces trois derniers épisodes est assez douloureux, je dois dire, puisqu'après un Kes-centric et un Neelix-centric, on se retrouve avec un Kim-centric, un Kim qui a des souvenirs et des symptômes étranges, et qui découvre alors (après avoir mis la vie de l'équipage en danger) qu'il pourrait bien être, en fait, un extra-terrestre appartenant, comme par hasard, à une race fraîchement rencontrée par le vaisseau (et au sein de laquelle les femmes sont apparemment très peu farouches, à en juger par la demi-douzaine de bimbos qui se jette immédiatement au cou de Kim "parce que la population de cette race est à 90% composée de femmes"). On y croit à fond.

Et c'est bien là tout le problème de l'épisode : on ne croit jamais au postulat de départ, et Kim est un personnage qui n'a jamais eu la profondeur ou le développement suffisants pour être intéressant, surtout dans le cadre de ce récit qui se résume à "Kim se fait tripoter par des figurantes pendant 35 minutes, et doit résister au charme de ces sirènes" (un parallèle maladroit avec Ulysse est même fait dans les dialogues de conclusion).

Et toute aussi problématique est la réaction de tout le reste de l'équipage, qui, confrontée à une race extraterrestre féminine supposément capable de traverser la galaxie pour inséminer des humaines sur Terre, ne se pose pas la moindre question, ni ne se demande si ces aliens ne pourraient pas aider Voyager à rentrer à la maison... Avec Patricia Tallman dans un petit rôle anonyme.

3x21 - Before and After :

Oh, un épisode réussi. Je n'y croyais plus ! Bon, dans l'absolu, cet épisode (qui narre les sauts temporels de Kes, qui remonte le temps et rajeunit un peu plus à chaque saut, parvenant progressivement à comprendre pourquoi cela se produit, et comment y remédier) n'a rien de révolutionnaire, ou même de fondamentalement original. mais il est très bien exécuté, il reste constamment intéressant, et est bien interprété.

Et puis le tease du Year of Hell qui arrivera en saison 4 est vraiment sympathique (même si on peut se demander si le Year of Hell était vraiment prévu depuis tout ce temps, ou si les scénaristes ont décidé à postériori de coller à cette vision de Kes. Bref, un Kes-centric qui n'est pas insipide ou mauvais, ça se fête !

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