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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Les bilans de Lurdo - Reba, saison 6 (2006-2007)

Publié le 7 Février 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, CW, Musique

Reba s6 :

Une ultime saison de 13 épisodes pour cette sitcom, annulée par la CW malgré des audiences records ("on n'est pas une chaîne à sitcoms familiales, notre public-cible, ce sont les adolescentes."), et qui commence par un épisode spécial prise/perte de poids, dont je ne sais encore s'il était génial, ou juste déplacé.

On y voit en effet le retour de la fille cadette squelettique (l'actrice anorexique ayant disparu pendant un an la saison précédente), salué d'un "- Où tu étais ? - Partie chercher à manger./ - Où tu vas ? - Chercher à manger. - Okay, à dans un an !", une Reba dans un costume d'obèse, un Van avec 10 kilos de trop, et une Barbara Jean post-accouchement et régime, maigre comme un clou (résultat, son perso passe de grande blonde un peu ronde et envahissante mais marrante, à bobblehead gesticulant dans tous les sens sans le capital sympathie de son physique. Dommage.)

Ces changements mis à part, la saison est assez faiblarde, le show préférant donner encore plus dans le mélodrame (divorce de BJ/Brock, incendie de la nouvelle maison, etc) et dans les vannes meta (sur l'anorexie et le régime, le network, l'annulation du show, les coffrets DVD, la carrière de Reba, les références à American Idol dans l'épisode avec je-ne-sais-plus-quelle-chanteuse en guest) plutôt que dans la comédie qui fonctionnait bien en saison 3.

Idem, Van est en roue libre, quasiment la seule caution comique du show, à côté d'une Reba qui s'aigrise, d'un Brock déprimé, et d'une BJ qui mouline des bras.

Assez décevante, donc, que cette lente glissade vers la médiocrité d'une série qui pourtant avait su trouver à mi-parcours un équilibre satisfaisant entre sitcom familiale gentiment déjantée et moments plus sérieux. M'enfin c'est ça la magie de la WB/CW...

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Les bilans de Lurdo - Reba, saison 4 et 5 (2004-2006)

Publié le 1 Février 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, WB, Musique

Reba s4 :

Autant la saison 3 était excellente dans son dosage trois quarts sitcom/un quart drama, autant là, j'ignore ce qui leur est passé par la tête, mais on est dans la proportion inverse : ça se prend affreusement au sérieux (en particulier dans son premier tiers), ça déclame de grandes tirades se voulant émouvantes, ça en rajoute trois tonnes dans le pathos (entre la blessure de Van qui met un terme à sa carrière, la séparation de Brock/BJ, les problèmes financiers de tout le monde, et l'alcoolisme de la fille, hop, triple salto au-dessus du requin...), et ça confie tout le comique de situation aux deux rôles de Van & BJ, quitte à ce qu'ils surcompensent régulièrement.

Alors ça reste sympathique dans ses côtés légers, mais le reste, bof. 

Reba s5 :

Et donc la série continue sur la pente glissante qu'elle avait abordée avec la fin de saison 4, et la révélation de l'alcoolisme du perso de JoAnna Garcia.

En vrac, cette saison, on a : un alcoolisme rapidement évacué et quasiment oublié (ce qui n'est pas forcément un mal) ; une kelleyrisation forcée de Kyra, causée par l'anorexie de l'actrice ; une quasi-kelleyrisation des deux enfants, qui plus est remplacés par d'autres acteurs lors de leurs apparitions-éclair ; une grossesse imprévue pour l'actrice qui joue BJ (et un épisode assez marrant sur le régime, en réaction à cela - d'ailleurs, c'est amusant, mais la prise de poids semblait générale, dans le cast, même si ça allait beaucoup mieux à certains - Cheyenne, dont les formes se sont joliment accentuées - qu'à d'autres - Van, dont le ventre a triplé de taille depuis la saison précédente) ; un retour très clair à des valeurs morales traditionnelles texanes, avec notamment un épisode bien gonflant sur la religion (tout le monde va à l'église, et est horrifié lorsque Van refuse, en affirmant qu'il ne croit pas en Dieu ; aurait-on enfin un perso athée/agnostique dans un show américain ? Non, il fait seulement un caprice parce que ses prières ne sont pas exaucées...), deux-trois références lourdingues à la Bible (alors même qu'à ses débuts, le show se moquait ouvertement du côté born again de BJ), un épisode douteux sur une famille de la Nouvelle-Orléans (accueillie par pure charité chrétienne par Reba & co, et forcément afro-américaine, bruyante, et nombreuse), un clip-show tout naze, des personnages de plus en plus caricaturaux et simplistes (BJ franchit allègrement, cette année, la limite entre écervelée agaçante-mais-amusante et boulet-insupportable-qui-se-croit-tout-permis), et des malheurs qui s'abattent de manière toujours plus improbable sur la famille Hart (en l'occurrence, le gamin intenable, les thérapies familiales, les redressements fiscaux, la banqueroute, et sur la fin, histoire de conclure en beauté, l'hypertension/les problèmes de coeur de Reba, et le mariage en difficulté de Van/Cheyenne).

Bref, on sent que le show touche à sa fin (la séquence "résumé de 5 saisons" du final est assez claire là-dessus), que ce soit contractuellement ou créativement. Et même si je mentirais en disant ne pas être attaché à la distribution, qui est clairement extrêmement sympathique, j'ai un peu peur des ultimes 13 épisodes de la série, une saison 6 conçue à la va-vite après le passage de la WB à la CW. On verra bien.

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Les bilans de Lurdo - Reba, saison 1 à saison 3 (2001-2004)

Publié le 26 Janvier 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, WB, Musique

Reba s1:

Alors dans l'absolu, en soi, rien de bien passionnant dans la série : c'est du show familial typique, formaté sitcom tous publics, à large diffusion, qui plus est politiquement correct (CW oblige). D'ailleurs, à vrai dire, je me demande franchement pourquoi ça n'a jamais connu de diffusion française, tant ça s'inscrirait parfaitement dans la case horaire 20h de M6.

Cela dit, Reba est tout de même un cas d'école assez fascinant pour qui s'intéresse un peu à la psychologie américaine.

Rappelons le pitch: Reba (interprétée par Reba McEntire, chanteuse country connue aux States) est une quadragénaire texane, mère de famille aux répliques mordantes, fraîchement séparée d'un mari adultère, Brock (Christopher Rich), qui l'a trompée avec son assistante dentaire envahissante, la bien nommée BJ, depuis enceinte de lui. À Reba de gérer son divorce, ainsi que ses trois enfants, le tout petit Jake, la cynique Kira, et la cheerleader Cheyenne (Joanna Garcia)... qui est enceinte de son boyfriend Van, un footballeur un peu idiot. Et tout ce petit monde de cohabiter plus ou moins dans le même voisinage, voire la même maison, tant bien que mal.

Alors pourquoi est-ce que j'ai trouvé ça passionnant d'un point de vue sociologique ? Parce que le show est tout simplement tiraillé entre les deux facettes de l'Amérique. D'un côté, on a le sujet du show, intrinsèquement polémique : la grossesse d'une fille de 17 ans dans le Sud des USA (et donc ce que ça peut entraîner de discours sur la sexualité, la religion, etc). Et de l'autre, les obligations politiquement correctes d'une série diffusé sur un network conservateur et familial, dont le grand succès de l'époque était 7th heaven, série cul-béni s'il en est.

Et alors que cette combinaison de facteurs aurait pu donner naissance à un pur produit de propagande républicaine, façon Secret Life of The American Teenager, en fait, on s'aperçoit que la production de Reba essaie tant bien que mal de marcher sur le fil du rasoir, et de conjuguer deux points de vue à priori contradictoires.

D'un côté, le conservatisme à la texane, pour qui la grossesse d'une femme est obligatoirement menée à son terme, et donc accompagnée d'un mariage. Ainsi, Cheyenne et Van sont encore au lycée, et ne sont pas ensemble depuis très longtemps, mais qu'à cela ne tienne : le mariage est la seule solution envisagée dans le pilote, et personne n'y songe plus à deux fois. Idem pour Brock et son assistante - dont on apprend pourtant ensuite qu'elle couchait plus ou moins avec tous les docteurs de la ville - : mariage direct, boum.

Il y a forcément de quoi grincer un peu des dents pour un spectateur européen, surtout lorsque BJ insiste lourdement en précisant que ces grossesses sont la volonté de Dieu. À l'identique, on a le droit, dans un épisode, à un couple de lycéens amis de Van & Cheyenne, et qui veulent se marier... pour pouvoir enfin coucher ensemble sans risquer de concevoir un enfant hors mariage.

Et lorsque Reba (pourtant présentée dans la série comme une mère cool, décontractée, et assez "libérale") leur explique que ce n'est pas la solution, ce n'est pas pour parler contraception, ou sexe prémarital, mais bien pour les inciter à s'abstenir jusqu'à ce qu'ils soient sûrs d'être faits l'un pour l'autre. unsure.gif

Mais paradoxalement, la série s'efforce de contrebalancer tout ça de manière étrangement insidieuse pour un show de ce type. Si ça ne parle jamais ouvertement de sexe ou de contraception (alors qu'à côté ça ne se prive pas pour donner de grandes leçons sur l'amitié, l'amour, les responsabilités, la famille, bref, les sujets habituels de ce genre de sitcom), ça se permet par moments des blagues assez amusantes sur ces sujets, dans lesquelles les sous-entendus sont pléthore, et où Reba fait clairement comprendre que les deux ados ont été des abrutis de ne pas avoir utilisé de capotes ou de pilule (du genre Van potentiellement signé par l'équipe des Trojans, Cheyenne, enceinte jusqu'aux yeux, qui demande "mais au fait, qu'est ce que c'est qu'un trojan ?", et Reba de répliquer "si seulement tu t'étais posée la question plus tôt, peut-être que tu ne serais pas en train de peser 10 kilos de trop").

Idem, il est clairement sous-entendu que la petite soeur de Cheyenne a, à 13 ans, été briefée en long, en large et en travers (mais hors-champ) sur les tenants et aboutissants d'une sexualité active par sa mère ; Reba, justement, qui fait preuve, dans la majorité des épisodes, de très peu de patience envers les esprits obtus choqués par la situation de sa fille, et qui n'hésite pas une seule seconde à se moquer ouvertement de toutes les remarques bondieusardes de BJ.

D'ailleurs, le perso de BJ, seule croyante de tout le groupe, est clairement présentée comme naïve, un peu stupide et archaïque, bref, la blonde pas très finaude du sud profond des USA... et elle est donc constamment tournée en ridicule par les autres. Tout comme le sont les comportements et traditions texanes archaïques qui entourent Reba & co.

D'où une dichotomie assez amusante entre un show obligé de coller à certains principes bien-pensants (pour des raisons démographiques, publicitaires, et autres), mais qui tente constamment de faire passer quelques milligrammes de subversion au détour d'une réplique ou d'une scène, probablement trop discrètes pour soulever la colère des associations puritaines.

Ça ne fait pas de la grande télé, loin de là, mais c'est assez intrigant, et j'attends de voir si l'une ou l'autre tendance va l'emporter dans les saisons suivantes...

Reba s2 :

Finalement, ça s'enchaîne plutôt bien, c'est assez rythmé, BJ en fait trois tonnes (et est régulièrement marrante, tout comme le sont les vannes de Reba à son sujet), bref, c'est classique, mais pas honteux pour autant, comme sitcom familiale.

Reba s3:

Bah voilà, tout de suite, c'est nettement plus solide, maintenant que les acteurs se lâchent, que les scénaristes ont trouvé leur rythme, et qu'ils ont pris conscience de tout le potentiel comique de Van et BJ. Très sympathique, donc. Et en plus ça se permet d'être un peu plus sérieux par moments, ce qui est toujours appréciable.

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Humour, sitcom et... 8 - Parks & Rec, The Office 2.0 ?

Publié le 20 Janvier 2013 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, NBC, Romance

À l'origine, il y avait The Office UK, un bijou d'humour à la fois absurde et dépressif. Puis il y eut The Office US, un bijou d'humour de bureau, plus absurde et mainstream, mais tout aussi réussi... et puis, progressivement, The Office US s'est perdu en chemin, à mesure que le nombre de saisons augmentait, et que la distribution changeait. Et alors même que la série touche actuellement à sa fin, se traînant lamentablement jusqu'à sa ligne d'arrivée, l'heure est venue de se tourner vers la petite soeur de The Office, Parks & Recreation

P&R, qu'est-ce que c'est ? Et bien, de la même manière que The Office narrait le quotidien d'une entreprise de papeterie sous la direction de Michael Scott (Steve Carrell), un incapable un peu niais mais au bon fond, Parks & Rec narre le quotidien d'un département municipal (celui de l'aménagement public), sous la direction de Leslie Knope (Amy Poehler), une incapable un peu niaise mais au bon fond. 

Au sein de cette équipe, des personnages très familiers : outre Leslie, homologue évident de Michael Scott, on a droit à un assortiment d'archétypes très similaires aux protagonistes de The Office. La brave fille, normale et pleine de bons sentiments (Pam, devenue Ann dans P&R, et jouée par Rashida Jones, déjà dans The Office), embarquée dans une relation amoureuse sans avenir avec un grand con glandeur (Roy, qui devient Andy dans P&R, un Andy qui progressivement devient de plus en plus idiot, à la Kevin de The Office), et qui se rapproche du grand dadais du bureau (Jim, qui devient Mark dans P&R) ; le douchebag qui se croit séducteur branché, et qui enchaîne les remarques misogynes et ridicules (Ryan/Tom) ; l'afro-américaine rondouillarde au répondant affirmé, et à la vie sexuelle débridée (P&R's Donna, une fusion de Stanley et Meredith de The Office) ; le gros pas très doué et naïf (Jerry, une version moins stupide de Kevin de The Office) ; le libertaire excentrique, qui vit dans son monde sans se soucier des conventions de la société (Ron, qui est un peu le Dwight de P&R, en moins rural et en plus viril) ; et la fille sarcastique, April, qui n'a pas vraiment d'équivalent direct, mais joue bien souvent un rôle équivalent à celui de Dwight dans The Office, à savoir celui du personnage aux valeurs morales et aux réactions misanthropes en contraste avec ses semblables.

Bref, P&R, avec sa forme pseudo-documentaire, ses interviews face caméra, et sa distribution extrèmement balisée, c'est un show particulièrement familier et peu innovant, et il est difficile de ne pas penser à sa série soeur lorsque l'on regarde le show.

Du moins, dans sa première saison, très laborieuse.

Une première saison qui peine fortement à convaincre : à trois ou quatre reprises différentes, j'ai tenté de la dépasser, à plusieurs années d'intervalle, et à chaque fois, je suis resté à la porte de la série, sans grande envie de poursuivre en saison 2. Trop de ressemblances avec The Office, trop de personnages antipathiques, trop d'intrigues quelconques : la s1 de P&R, qui ne dure que six épisodes, est tout sauf un succès.

Et pourtant, dès la saison 2, le show trouve ses marques : les personnalités ont été recalibrées, les intrigues aussi, le ton se fait plus constant, et surtout, la série se trouve un coeur. Plus qu'une Michael Scott-bis, qui serait un peu idiote et incapable, Leslie Knope se mue en une indéboulonnable optimiste et idéaliste, dévouée à sa ville, et assez douée. Elle s'avère une mère poule pour ses collègues, et progressivement, se crée l'image d'une véritable famille : au sein des P&Rs, tout le monde s'apprécie à un degré ou un autre, et tout le monde a l'occasion de montrer son côté sensible, et les liens qui unissent tous les personnages.

Un coeur sincère et touchant, globalement absent de The Office, et qui fait ici toute la différence, au risque de parfois verser dans les bons sentiments. Mais ça fonctionne, notamment grâce à cet ours bourru de Ron Swanson, qui sous ses allures de misanthrope cache en fait un coeur gros comme ça, et tisse progressivement avec April et Andy des liens de père de substitution assez efficaces.

Ce qui ne veut pas dire pour autant que tout est rose : la série est très orientée shipping, ce qui peut s'avérer assez agaçant, en particulier lorsque l'on n'apprécie pas forcément certains personnages ou acteurs. Et les scénaristes n'hésitent par à exploiter certains filons (la bétise d'Andy) jusqu'à la moelle, au risque de lasser. Mais dans l'ensemble, le show a su rectifier sa direction, et n'en est que meilleur.

En saison 3, exit Mark, qui fait place au duo d'Adam Scott (le nouveau love interest de Leslie) et Rob Lowe, en health-freak assez amusant. Les liens April/Ron continuent de se tisser, pour le meilleur, mais les relations amoureuses continuent d'être au centre des attentions des scénaristes, pour le pire : Adam Scott/Poehler n'ont aucune alchimie, April/Andy est forcé, Tom est insupportable... la série continue de fonctionner assez solidement, mais le shipping menace parfois d'engloutir le tout.

Puis, en saison 4, la série est phagocytée par la course à la mairie de Leslie, qui plombe un peu le tout, avec un Paul Rudd un peu trop caricatural et idiot pour le bien de la série. Pire, le couple Ann/Tom ne fonctionne pas du tout, et donne l'impression que les scénaristes ne savent pas quoi faire des personnages.

En bref : désormais en saison 5, le show a clairement évolué depuis ses débuts faiblards. Néanmoins, sa positivité intrinsèque n'a pas changé, et permet au show de se démarquer clairement de son modèle. Ce qui n'est pas un mal, vu le niveau actuel de ce dernier...

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Humour, sitcom et... 7 - New Girl, adorkable ?

Publié le 14 Janvier 2013 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, Fox

Au terme d'un rattrapage de la saison 1, que dire ? Que la série a changé, depuis ses débuts. Un changement progressif, à mesure que les scénaristes comme les acteurs trouvaient leurs marques... et un changement qui, progressivement, a amené la série à ressembler de plus en plus à un How I Met your Mother hipster (ou, comme Vulture, l'un des sites références hipsters, le dit "un Friends2k", ce qu'était déja, à la base, HIMYM : tout se recoupe), tourné en caméra libre.

Le parallèle le plus évident étant dans le personnage de Schmidt, qui phagocyte rapidement la série, s'imposant immédiatement comme le Barney de cette New Girl. Un Barney qui prend de plus en plus de place, à mesure que le personnage devient populaire, et que les scénaristes capitalisent sur lui : on le met donc en couple avec Cece, la meilleure copine de Jess, une relation purement sexuelle qu'ils tentent tout d'abord de cacher aux autres, avant de leur avouer avec pertes et fracas. Autrement dit, on retrouve totalement le traitement du couple Barney/Robin de HIMYM, jusqu'aux réactions de dégoût du reste de la bande en apprenant l'existence de ce couple.

Les autres personnages, maintenant. Malgré le fait qu'elle ne soit pas en couple pendant les 3/4 de la saison, Zooey/Jesse fait un bon homologue à Lily d'HIMYM : égocentrique, neurotique, instable, fouineuse, son personnage oscille constamment entre le sympathique-mais-fatiguant et l'horripilant ; et quand elle se trouve un mec, ça ne s'arrange pas.

Dans le rôle du Ted Mosby de service, on a Nick. Le mec romantique, parfait pour entretenir la composante shipping de la série, mais aussi bourré de défauts et de névroses. Pas un personnage très intéressant en soi, et pas très attachant, dans un cas comme dans l'autre.

Reste alors à trouver un équivalent à Marshall. Un Marshall débarrassé de son épouse, donc, puisque l'archétype "Lily" est déjà pris, et qui se trouverait ainsi réduit à ses intrigues de travail peu passionnantes : ah, et bien Token Black remplit parfaitement ce rôle ! Il est inexistant dans la moitié des épisodes, à quelques intrigues professionnelles assez ternes, et n'est là que pour faire quelques vannes avec les autres mecs, de temps en temps.

Voilà, la carte de bingo est remplie (la comparaison peut sembler capillotractée, certes, mais c'est vraiment ainsi que je l'ai ressenti à mesure que je regardais les épisodes).

En bref : Est-ce que les acteurs ont une bonne alchimie, et une énergie certaine, qui font passer bien des gags (même les plus absurdes), et s'avèrent à la longue plutôt attachantes ? Oui, clairement. Est-ce que ça suffit à transcender l'écriture, à faire oublier les ressorts narratifs et les gags parfois éculés, les scènes au décalage et à l'excentricité forcés, et à faire fonctionner les occasionnels moments d'émotion ? Malheureusement pas assez.

À mes yeux, loin d'être ce nouveau classique instantané de la sitcom us que certains ont bien voulu y voir, la série est rapidement devenue une sorte de papier peint visuel et auditif, qui fait parfois sourire, mais qui, chez moi, a souvent suscité une indifférence polie, quand ce n'était pas de l'agacement devant les moments les plus hystériques du show.

Suffisamment, en tout cas, pour que je n'aie laissé qu'une poignée d'épisodes à la saison 2 (déjà bien entamée à l'heure de la publication de cette Critique Éclair) pour me convaincre de continuer... en vain.

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Humour, sitcom et... 6 - Mike & Molly, big big love

Publié le 8 Janvier 2013 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, CBS, Romance

Au programme, une critique éclair particulièrement rapide...parce que pour être franc, il n'y a pas grand chose à dire de Mike & Molly, qui a entamé sa troisième saison fin septembre.

Ou plutôt, si : parlons CBS.

De manière générale, et sans vouloir se montrer insultant ou méprisant, les sitcoms CBS sont généralement vues comme les plus "généralistes" du paysage télévisuel américain, pour ne pas dire les plus populaires.

La subtilité et la finesse d'esprit, on ne connaît pas vraiment, sur CBS, et l'humour y est souvent cliché, basique, et convenu. On a ainsi droit à Mon Oncle Charlie (très orienté mâle de 18-34 ans), 2 Broke Girls (avec ses clichés ethniques à la limite du racisme, et ses vannes sur le viol), The Big Bang Theory (et ses archétypes nerds tout droit sortis des années 80), Rules of Engagement (et son recyclage éhonté de tout ce qui existe dans le genre sitcom de couple) ou, encore plus récemment Partners (un recyclage d'un pilote Fox d'il y a 15 ans, remis au goût du jour en le "gayifiant" de manière pesante).

Autant de sitcoms de studio, avec rires enregistrés, blagues souvent éventées, et, plus bas dénominateur commun oblige, à l'assez beau succès public pour la majorité de ces programmes (encore une fois, éteindre son cerveau devant un programme tv n'est pas un crime... pour peu qu'on ait tout de même conscience de la qualité réelle de ce que l'on regarde). Longtemps, seule How I Met Your Mother a semblé faire de la résistance sur la grille de programmes de la chaîne, tant dans sa forme, plus inventive, que dans son écriture... mais même dans ce cas, la série a fini par lentement se désagréger, par devenir redondante, et par se "simplifier".

Bref, en voyant débarquer, en 2010, Mike & Molly, du créateur de Mon Oncle Charlie, on pouvait craindre le pire, une première impression qui ne faisait que s'amplifier à mesure que les premiers épisodes étaient diffusés : une sitcom sur un couple d'obèses, avec des blagues sur les gros, un meilleur pote black et flic, histoire de cumuler les clichés sur les noirs et les policiers, une soeur aîné nympho, et des mères acariatres... bref, le potentiel pour un beau désastre.

Et pourtant, la série évite au final de sombrer dans les pires clichés, en choisissant de se concentrer non pas sur le surpoids de ses personnages, mais sur leur romance : Mike & Molly, c'est une comédie romantique au format sitcom, entre deux personnages qui sont amoureux, et qui se trouvent être gros.

C'est bien là ce qui sauve le show, en réalité. Car si bon nombre de ses épisodes sont assez routiniers et basiques, les personnages secondaires étant là pour assurer le quota de vannes prévisibles et autres grosses ficelles, reste toujours un fond sentimental qui fonctionne bien, tant la relation entre Mike et Molly est traîtée avec une certaine justesse. Ce qui ne veut pas dire pour autant que c'est de la must-see TV, loin de là.

En bref : Mike & Molly est globalement très anecdotique, et finalement peu mémorable. Mais malgré les vannes obligatoires sur les gros, le coeur de la série bat plutôt bien, et empêche le programme de n'être qu'un show CBS de plus, le rendant au contraire un peu plus attachant que la moyenne.

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Humour, sitcom et... 5 - Community, l'anti Big Bang (ou presque)

Publié le 2 Janvier 2013 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, NBC

Community. Un groupe d'adultes de tous âges et de tous horizons, qui se retrouvent pour suivre des "cours du soir" dans une université publique.

Dit comme ça, rien de très palpitant. Voire même, ça paraît assez banal. À l'image de sa première demi-saison, très convenue et passable...

Et pourtant, derrière Community, se cache l'esprit malade et névrosé de Dan Harmon. Un cinéphile assidu, qui fait du personnage d'Abed (l'équivalent de Sheldon dans l'univers de Community) son porte-parole, et n'hésite pas à transformer sa série en laboratoire à idées, des plus loufoques aux plus sombres.

Car si The Big Bang Theory se veut une série sur les geeks (que ce soit pour les montrer dans leur milieu naturel, pour les caricaturer, pour s'en moquer, etc), Community est une série de geeks. Là où les références sont évidentes et ponctuelles dans TBBT, afin de toucher un public non-geek, Harmon préfère ne pas s'en soucier, et place dans Community des références particulièrement obscures, construisant par exemple un épisode autour du film My Dinner with André de Louis Malle, ou bien utilisant ces mêmes références afin d'approfondir la psyché de ses personnages (la plongée au coeur de la folie d'Abed, via les holodecks).

L'avantage ? Une série qui surprend constamment, imprévisible, intelligente, parfois absurde, et qui demande une attention de tous les instants. L'inconvénient ? Une certaine subtilité du traitement et de l'humour, et un refus de la vanne facile et clichée, qui laisse bon nombre de spectateurs à la porte. Car à force d'épisodes concepts, de citations pop et de références obscures, la série peut paraître difficile à aborder, voire brouillonne, pour quiconque n'est pas familier avec son ton bien particulier. Pire, si l'on n'est pas sur la même longueur d'onde que Dan Harmon, il est probable que l'on reste à la porte de la série, et que l'on ne la trouve pas drôle du tout.

En conséquence, Community n'a toujours eu qu'un public très limité, la série atteignant rapidement un statut de programme culte face au mastodonte TBBT. Et ce qui devait arriver arriva : constamment au bord de l'annulation, et avec le caractériel Dan Harmon ne cachant pas son hostilité pour un Chevy Chase comme toujours impossible, la branche sur laquelle Community reposait a fini par craquer au terme de la saison 3.

C'est donc à une saison 4 sans Dan Harmon, et au nombre d'épisodes limité (= comprendre "annulation imminente") que l'on a droit cette saison : regrettable, compte tenu du potentiel du programme, et du talent de son cast et de son showrunner...

En bref : intelligente, référentielle, schizophrène et parfois difficile d'accès, Community est une série exigeante. Probablement trop, puisque les audiences médiocres et le départ de son showrunner ont signé la fin d'une époque. Mais quelle époque !

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Humour, sitcom et... 4 - Modern Family, famille recomposée

Publié le 12 Décembre 2012 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Sitcom, Comédie, ABC

Soyons clair : Modern Family est une bonne sitcom.

La réalisation pseudo-documentaire est dynamique ; le rythme et l'écriture sont solides ; la distribution est éminemment attachante et talentueuse ; le sujet des familles recomposées est traité avec finesse et bonne humeur, au point de faire de la série une oeuvre populaire et dans le zeitgeist ; bref, pour faire simple, Modern Family est un show qui mérite un certain succès.

Est-ce pour autant vraiment ce nouveau classique instantané du genre, ce chef d'oeuvre encensé par les médias, et qui rafle toutes les récompenses de la profession ? Pas vraiment.

Car une grande partie du succès de Modern Family, c'est son caractère familier. Retirons en effet le gimmick de la famille "recomposée", et le vernis de la forme documentaire de la réalisation (qui n'est guère plus qu'un gimmick d'apparat), et l'on s'aperçoit bien vite que Modern Family n'a de "Modern" que le titre.

Les acteurs, tout excellents qu'ils soient, sont ainsi dans leur "comfort zone", et quiconque a un peu d'expérience dans le domaine des séries US aura du mal à se défaire d'une impression de déjà vu quand apparaissent les personnages à l'écran : Julie Bowen en névrosée coincée ? Boston Legal. Sofia Vergara en latina hystérique ? Knights of Prosperity. Ty Burrell en mec balbutiant et incapable ? Out of Practice. Jesse Tyler Ferguson en gay un peu coincé ? Do Not Disturb ou The Class. Même Ed O'Neill finit par évoquer parfois Ted Bundy (en nettement moins idiot, certes)...

Femmes au foyer, hommes au boulot ; gays flamboyants ; ado coincée plongée dans les bouquins ; ado idiote et superficielle ; garnement pas très finaud ; père balbutiant ; mère autoritaire ; différence d'âge dans le couple ; etc, etc, etc : tous les archétypes de la sitcom familiale américaine sont présents, et, finalement, on n'est pas très loin d'un Step by Step (Notre belle famille).

Seul change l'enrobage, à vrai dire, car les scénarii fonctionnent, eux aussi, sur des ficelles bien éprouvées, et pas forcément très originales. Et c'est là la force de la série : cette familiarité permet à tout le monde de s'y retrouver, ou d'y retrouver l'un  ou l'autre des membres de sa propre famille. En brassant très large tous les archétypes de la comédie télévisuelle familiale, MF touche ainsi des cases démographiques totalement opposées : d'un côté, les libéraux gays ravis de voir un couple homo adopter un enfant, et de l'autre (véridique), toutes les familles conservatrices républicaines, qui sont prêtes à fermer les yeux sur "les gays" tant que de bonnes valeurs familiales sont inculquées aux enfants Dunphy, et résumées en fin d'épisode par une petite morale en voix off.

De quoi faire du show un succès commercial indéniable. Maintenant, de là à crier au chef d'oeuvre ou au coup de génie, il y a un gouffre que je suis loin d'être prêt à franchir...

En bref : Malgré son nom, Modern Family, c'est très très classique, et ça n'a de vraiment moderne que sa forme. Mais en s'affranchissant des rires enregistrés et des décors de studio de mise dans le genre, la série a su se démarquer de la concurrence, et donner une impression de renouveau. Efficace ? Oui. Amusant ? Sans nul doute. Parfois même touchant ? Tout à fait. Original ? Déjà nettement moins, tant on est en terrain nettement rôdé et défriché par des décennies de shows similaires. MF, c'est bien, mais ce n'est pas exceptionnel.

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Humour, sitcom et... 3 - How I (never) Met Your Mother

Publié le 6 Décembre 2012 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, Romance, CBS

Il était une fois... une série fraiche et sympathique, au potentiel énorme. Avec son ton léger et décalé, sa narration originale à base de flashbacks et d'effets de style intéressants, sa distribution attachante, et son postulat de départ intriguant (un père raconte à ses enfants comment il a rencontré leur mère), How I Met Your Mother avait tout pour devenir la digne héritière de Friends, et pour rester dans les mémoires comme une série culte.

Seulement voilà : avec le succès populaire, les renouvellements et les extensions de contrat, l'équipe de production de HIMYM commence à perdre pied. Très rapidement, les premiers signes d'un épuisement créatif apparaissent : les personnages s'engagent lentement sur une pente savonneuse qui fait d'eux des caricatures ambulantes, Barney devient de plus en plus présent, et les scénaristes délaient de plus en plus l'introduction du personnage-titre, se perdant dans des détours toujours plus tortueux pour retarder son apparition.

Et puis, vers la fin de la saison 4, il est décidé de rapprocher Barney et Robin, pour les mettre en couple, dans ce qui ressemble bien au jump-the-shark de la série.

Car le couple, plein de potentiel, semble poser des problèmes de taille à la production, qui ne sait trop comment le traiter, au point de rebuter totalement les fans outre-atlantique. Aussitôt, la production panique, et fait volte-face : après les quelques premiers épisodes de la saison 5, le couple ne sera plus traité que hors-champ, et rapidement dissout, une manière pour les scénaristes de revenir le plus vite possible au status-quo habituel, et de ramener Barney à son rôle classique de play-boy improbable.

Un Barney tellement érigé comme icône de la série, qu'il en devient une béquille évidente, poussé dans ses retranchements, et simplifié au maximum à ses composantes de base : il drague et il couche, point (un syndrome aussi connu sous le nom de Syndrome Joey - du nom du personnage dans Friends, et pas du spin-off qui, au contraire, développait joliment le caractère de Tribbiani - et qui veut que plus une sitcom dure dans le temps, et plus ses personnages deviennent des caricatures d'eux-mêmes).

Lily, de son côté, devient progressivement une mégère autoritaire et envahissante, peu aidée par une Alyson Hannigan dont le jeu devient de plus en plus outrancier au fil des ans ; Marshall prend du poids, et perd en intérêt, avalé par son couple et son mariage avec Lily ; Robin devient quasi-invisible, s'amourachant hors champ d'un autre homme, puis partant au loin pour revenir aussitôt ; et Ted... ah, Ted... de jeune premier romantique à la recherche de l'amouuuuur, il se transforme lentement en Barney-bis : un queutard égocentrique, un man-whore qui enchaîne les conquêtes d'un soir, qu'il jette sans pitié à la moindre imperfection, un moralisateur donneur de leçons... qui reste malgré tout présenté par la série comme un mec bien et un grand romantique. À n'y rien comprendre.

À l'approche de la saison 6, le show stagne, s'embourbe, refuse de faire avancer ses personnages et sa situation globale, les guests se multiplient, les épisodes indépendants aussi, plus ou moins inspirés... bref, la série patauge. Pour sa sixième année, Lily et Marshall tentent alors de concevoir un bébé, tandis que la production décide de rajouter une couche de mystère dès le season premiere, en mettant en scène un mariage sans nous donner l'identité des deux fiancés. Et zou, ça repart pour une année de meublage, durant laquelle la production joue la carte de l'émotion : Marshall est confronté à la mort de son père, alors que lui-même tente de concevoir avec Lily, Barney découvre ses véritables origines, Ted s'amourache de Jennifer Morrison, une activiste mariée, et Robin... ne sert à rien.

Malgré cette tentative de mêler comédie et pathos à la Scrubs, la saison 6 confirme ainsi le statut de caricatures ambulantes de ses personnages : les scénaristes peinent à meubler l'intrigue principale avec des épisodes peu originaux, luttent à maîtriser leur propre continuité, et l'approche originale de la narration s'est muée en accumulation de gimmicks aux ficelles voyantes, et en gros clichés de la sitcom en studio.

Dans cette année creuse, la série fait du surplace, une situation qui se confirme en saison 7. Pire, c'est l'occasion pour les scénaristes de faire un pas en arrière, de se retourner vers le passé, et de revisiter (sans grande inspiration) les premières saisons. En vrac, on se retrouve ainsi confronté au retour de l'adorable Victoria, pour une poignée d'épisodes ; à la résolution décevante de certains mystères des premiers épisodes (le slutty pumpkin) ; et à un bref rapprochement entre Ted et Robin.

Le reste des personnages continue son petit bonhomme de chemin, sans grand intérêt ni réelle évolution, fiançailles de Barney à une strip-teaseuse terne, et arrivée du bébé de Lily et Marshall mises à part (de quoi augurer du pire pour la saison 8).

Sans oublier un nouvel acte honteux de Ted, en fin de saison, lorsqu'il fait subir à un pauvre hère ce que lui-même avait connu aux mains de Stella : en volant Victoria à l'autel le jour de son mariage, il ne fait que prouver une fois de plus à quel point le personnage est devenu détestable et égocentrique. Et pourtant, comme toujours, l'acte est présenté comme romantique et spontané... 

En bref : une sitcom aux débuts particulièrement enthousiasmants, qui laissaient augurer du meilleur. Mais malheureusement, au fil des saisons, la lente déliquescence de l'écriture, conjuguée à un refus de prendre des risques, a sonné le glas d'un show en très nette perte de vitesse créative. Les audiences, cependant, continuent d'être stables et fortes, ce qui, sur une chaîne comme CBS, laisse peut-être présager de la survie de HIMYM pendant plusieurs années encore...

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Humour, sitcom et... 2 - The Big Bang Theory, ou la béquille Sheldon

Publié le 30 Novembre 2012 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, CBS

Je ne m'en suis jamais caché : je n'aime pas The Big Bang Theory. Ou plutôt : je n'aime pas la première saison de The Big Bang Theory, et cette sorte d'engouement populaire aveugle qui l'a accueillie.

Parce qu'avec sa représentation caricaturale des geeks, toute droit sortie des nanards des années 80/90s (Steve Urkel aurait très bien s'intégrer au cast), et ses références datées, les premiers mois de The Big Bang Theory n'étaient pas bons.

Pas forcément surprenant si l'on tient compte de qui est derrière la série : Chuck Lorre, pas réputé pour faire dans la finesse et la subtilité. Et par conséquent, la première année de TBBT est ainsi un festival de clichés éculés, de personnages en carton-pâte, de blagues éventées, et d'un duo de personnages centraux (Sheldon et Leonard) qui apparaissent plus souvent comme un vieux couple gay plutôt que comme deux geeks asociaux (assez paradoxal compte tenu de l'asexualité relative de Sheldon, mais logique compte tenu de la vie privée de Parsons ; ce n'était pas voulu, mais you can't turn a gaydar off...)

Face à Sheldon, Leonard, Raj et Howard, un autre cliché ambulant : Penny, la blondasse au QI de poulpe mort échoué par marée basse. Là aussi, on a alors longtemps droit à toutes les vannes blondes possibles et imaginables, le personnage ayant l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarettes.

Alors comment expliquer le succès fulgurant d'un show qui, dès ses premiers épisodes, reçoit les louanges tant du grand public, que de la "communauté" geek, alors même que l'écriture prend bien souvent le parti de rire de ses personnages (ie : de se moquer des geeks), et pas avec eux ?

On tient là le paradoxe du geek, entité improbable qui se définissait originellement par son existence "en dehors des normes et des étiquettes", mais qui désormais, depuis une bonne grosse décennie, ne cherche plus qu'à s'organiser en communauté, à porter fièrement l'étiquette geek, et à être reconnu/devenir respectable aux yeux du grand public. Autrement dit : comme tout le monde, le geek (quoi que cela puisse bien vouloir dire aujourd'hui) veut qu'on l'aime, et qu'on parle de lui.

D'où TBBT. Pour le grand public, pas de problèmes, voilà un show qui le conforte dans ses préjugés (innocents) sur les geeks/nerds (et les blondes ^^), tels qu'ils apparaissent dans la culture nord-américaine depuis des décennies. Pour les geeks ? On parle d'eux, on parle de leurs shows favoris (enfin, de ceux qui sont connus du grand public), et on se moque un peu d'eux au travers de caricatures outrancières : "c'est toujours mieux que rien, au moins, on existe".

Heureusement, cependant, TBBT a évolué, au cours du temps. La grève des scénaristes de 2008, notamment, qui a interrompu la première saison du show, a permis aux scénaristes de revoir un peu leur copie. Rien de bien radical, mais suffisamment pour étoffer un peu Penny, et son sens de la répartir. Et puis, progressivement, au fil des saisons, l'écriture s'est affinée, et faite plus pertinente ; les guests se sont multipliés ; les acteurs, au demeurant globalement très solides, ont donné de l'épaisseur à leurs personnages...

Et surtout, Sheldon Cooper est devenu la béquille narrative de la série. Star incontestée de TBBT, Sheldon est, grace au jeu inspiré de Parsons, devenu l'incontournable de la série, au point de totalement éclipser Johnny Galecki, peu aidé par un personnage qui n'a jamais vraiment décollé. Un Sheldon qui a su, au fil du temps, s'imposer comme l'emblème du show, ce qui malheureusement l'expose d'autant plus à une certaine fatigue du spectateur : combien de temps TBBT pourra encore se reposer autant sur Sheldon, sans que cela ne se ressente de manière trop flagrante à l'écran ?

Sur les dernières saisons diffusées, la production a tenté de contrer un peu cet effet Sheldon, en développant notablement la distribution féminine du show. Sheldon a une petite-amie aussi bizarre que lui, Leonard continue d'enchaîner les conquêtes improbables (et de fréquenter occasionnellement Penny), et Howard est marié à une jolie scientifique blonde à forte poitrine.

Un choix d'écriture qui tranche radicalement avec le postulat initial du show (quatre nerds scientifiques incapables d'approcher une femme), mais qui, s'il peut être rationnalisé comme une preuve de son évolution, montre aussi que les scénaristes sont conscients de leur tendance à tout centrer sur Sheldon. Reste à voir si, à l'avenir, la série parviendra à trouver un nouvel équilibre...

En bref : des débuts particulièrements laborieux, un humour souvent assez facile et convenu, à base de références compréhensibles par tous, mais une série à la distribution attachante, et qui finit par s'avérer tout à fait honorable, à défaut d'être réellement le chef d'oeuvre du genre que beaucoup veulent y voir.

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Humour, sitcom et subjectivité... 1 - Introduction

Publié le 26 Novembre 2012 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom

"L'humour est subjectif". 

Voilà, c'est dit, et c'est avec cette banalité peu inspirée que l'on peut justifier chaque année la pléthore de sitcoms qui sont diffusées sur le petit écran. 

Une banalité qui n'en est pas pour autant fausse : si l'on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde, alors chacun peut trouver chaussure à son pied dans le petit monde des comédies tvs, et pour chaque série qui est présentée comme le nouveau classique du genre, il n'est pas rare de trouver, très logiquement, tout autant de détracteurs, pour qui chacune des blagues de ce "nouveau classique" tombent à plat.

Doit-on pour autant en conclure qu'il est impossible de juger objectivement une sitcom, pour en délivrer une critique juste et équilibrée ? Pas forcément. Car si une critique (qu'elle soit positive ou négative) est forcément subjective, à un degré ou un autre, et que son auteur peut très bien rester totalement de marbre face à un programme à la mode, cela ne l'empêche pas nécessairement d'apporter un avis éclairé et argumenté sur la production d'une sitcom ; sur son écriture et son originalité ; sur sa distribution et le jeu des acteurs ; sur son évolution au fil du temps, etc. 

Autant de composantes d'un show qui sont totalement indépendantes du sens de l'humour qui est, à priori, son moteur. 

Et pourtant "les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas" reste une formule magique constamment brandie par les fans de telle ou telle série pour contrer les critiques, et clore instantanément le débat (c'est vrai pour toute forme d'art, mais encore plus pour le genre de la comédie). De quoi, bien souvent, inciter à la médiocrité (au sens premier du terme), en l'imposant comme nouveau standard du genre, et en rejetant la possibilité du moindre défaut de son oeuvre favorite (ou parfois, plus radicalement, en affirmant simplement que "c'est une sitcom, c'est sensé vider l'esprit, alors du moment que ça me fait rire, je ne veux pas chercher plus loin"). 

Et si l'on rejette cette forme de médiocrité, en demandant mieux ? Alors l'on se voit taxé d'élitiste, de pisse-froid, ou d'autres termes guère plus réjouissants. 

Au risque de paraître prétentieux, je l'affirme : exiger d'une sitcom qu'elle soit de qualité, ne pas se contenter d'une production médiocre, qui oblige à l'indulgence, ce n'est pas un défaut. Et si en plus la série est drôle, alors là c'est la cerise sur le gâteau.

Et maintenant, histoire de m'auto-contredire : ce n'est pas pour autant que l'on doit se sentir coupable d'apprécier une sitcom que l'on sait objectivement faiblarde. Les acteurs sont peut-être mauvais, ou bien les décors fauchés, ou encore les rires envahissants, mais l'on rit ; les blagues peuvent être éculées, les épisodes mal rythmés, mais les acteurs nous sont sympathiques... 

Autant d'exemples qui montrent bien qu'il est tout à fait possible d'aimer un programme pour peu que l'on y trouve son compte d'une manière ou d'une autre. Encore faut-il alors avoir l'honnêteté intellectuelle de reconnaître les défauts de l'oeuvre en question, et de ne pas se réfugier dans un fanboyisme aveugle qui coupe court à toute discussion. 

Maintenant : pourquoi cette introduction un peu pompeuse et vaine ? Parce qu'au cours des semaines à venir, je vais poster quelques critiques éclair de sitcoms américaines, dont je suis un gros consommateur. Des sitcoms récentes, plus ou moins connues, de The Middle à The Big Bang Theory, en passant par Cougar Town et autres Modern Family et How I Met Your Mother, que je suis parfois au rythme de la diffusion américaine (Happy Endings, The Office, Suburgatory, Community), mais plus souvent, que j'ai rattrapées en bloc cet été. 

Et sur ces sitcoms, mon avis va parfois à l'encontre du consensus des médias, ce qui a suscité des débats intéressants ici ou là, avec des amis ou sur des forums. Des débats entre fans et détracteurs, et qui parfois tournaient autour de la subjectivité de l'humour ; de quoi alimenter quelques posts que j'espère constructifs et argumentés... mais je ne garantis rien. :p

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Oktorrorfest 2012 Hangover - 07 : The Theatre Bizarre, The Bay & The Lost Episode

Publié le 22 Novembre 2012 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Anthologie, France, UK, Lovecraft, Science-Fiction, Found Footage

The Theatre Bizarre : 

Un film à sketches franco-anglo-saxon, axé autour d'un segment intitulé Theatre Guignol, dans lequel Udo Kier, pantin désarticulé qui redevient lentement vivant, narre les autres segments sur la scène d'un théâtre macabre. Un Kier en roue libre, face à une jeune femme apeurée mimi tout plein, dans un tout sans queue ni tête, paradoxalement très prévisible. 3/6

- The Mother of Toads : des touristes ricains découvrent les bizarreries traditionnelles françaises, toutéliées à Lovecraft et au Necronomicon. La musique n'est pas désagréable, c'est assez joli visuellement, mais ça s'arrête là, et il reste un rendu visuel bizarre, comme si le segment avait été tourné à un autre format que le 2:35.1. De plus, c'est assez convenu et surjoué. 2/6

- I Love You : un homme se réveille couvert de sang pour assister à la destruction de son couple. Bien interprété, et réalisé avec une sobriété glaciale et efficace, mais trop prévisible. 3/6

- Wet Dreams : De et avec Tom Savini, sur un mec qui fait des cauchemars perturbants, et tente de prendre le contrôle de ses songes. Gros bof, ça ne mène nulle part, et ce n'est qu'un prétexte à un peu de gore gentillet. 1.75/6

- The Accident : atmosphère pesante pour la discussion d'une fillette et de sa mère sur un accident de moto dont elles ont été témoins. Et puis c'est tout. Bien filmé, mais on s'attend sans cesse à une chute, à quelque chose... et puis rien. 2.25/6

- Vision Stains : un segment particulièrement lent, saoulant et pontifiant, qui se prend pour Requiem for a Dream, et narré tout en voix off, sur une droguée qui s'injecte les souvenirs d'autrui dans les yeux, pour coucher sur papier leur vie. Affreusement vain. 0.5/6

- Sweets : rupture d'un couple excentrique et grotesque, dont la relation malsaine est particulièrement liée à la nourriture et aux bonbons. Esthétique volontairement outrancière, jeu à l'identique, et fin qu'on voit venir à vingt kilomètres. 2/6

Pas une anthologie très convaincante, donc, qui souffre d'une affreuse prévisibilité, et qui plafonne à 2/6

The Bay :

Barry Levinson s'essaie au genre du Found footage, avec l'histoire de la contamination d'un baie et des habitants de la côte par un mal mystérieux.

Il y a un problème de taille avec un found footage qui choisit délibérément de se présenter comme un documentaire narré en voix off (via Skype ! ^^) par une journaliste survivante... journaliste qui s'avère aussi le seul personnage un tant soit peu développé du métrage. Forcément, donc, les enjeux du film sont alors réduits à néant, tandis qu'il multiplie les points de vue et les personnages secondaires à l'épaisseur de papier à cigarette, dont on nous annonce tous le décès moins de trente secondes après leur apparition à l'écran (mention spéciale à Jacqueline la scientifique dont le seul élément de caractérisation est son accent "français" digne de Pépé le Putois).

Privé du moindre personnage auquel s'intéresser, le spectateur finit donc par regarder Levinson dérouler son récit et enchaîner les grosses ficelles sans que ça ne débouche jamais vraiment sur rien : oui, la contamination progressive de la petite ville a une ampleur crédible, que n'ont pas les autres found footages au budget plus limité et à la distribution plus amateure, mais paradoxalement, ça enlève encore plus de la vraisemblance des images, alors que le spectateur averti reconnaît ici ou là un second rôle familier, au rang desquels Kristen "Cabin in the Woods" Connolly.

Et à l'identique, autre paradoxe, Levinson semble longtemps tenter de jouer la carte de la subtilité, point de vue horreur (comprendre : il traite le tout comme une épidémie réelle, sans s'attarder sur le gore, ou sur de gros effets visuels) pour finir par jeter l'éponge sans raison dès qu'il s'agit de créer un peu de tension, avec shaky-cam, montage et musique dramatique au programme (les deux ados qui se baignent et se font attaquer, caméra à la main = gros cliché en carton ; la scène des flics qui rentrent dans la baraque avec le son "boosté numériquement", et Cynoque qui beugle dans tous les sens = rigolade ; les compilations de plans avec zooms dramatiques sur wikipédia et "flashbacks" sur des scènes vues plus tôt = facepalm). Résultat, ces moments (forcés) exceptés, le métrage succombe à une narration finalement assez plate, qui demande au spectateur de ne pas trop réfléchir aux facilités du scénario, et au nombre ahurissant de vidéos et d'enregistrements tant on que off qui sont bien pratiques pour étoffer des scènes creuses, d'autant qu'elles ont presque toujours un son impeccable.

M'enfin pourquoi trop réfléchir quand le film préfère finir par botter en touche, avec une fin précipitée, et un "on ne sait pas pourquoi certains ne sont pas morts, et on ne le saura probablement jamais, merci, au revoir". Avoir les frères Strause (AVPR et Skyline) à la prod, ça ne pardonne pas.

2/6, malgré des idées, et des moments presque efficaces (j'ai bien aimé la scène de la journaliste tentant de faire son speech face caméra à la tombée de la nuit, avec les seuls cris des locaux agonisants en fond sonore)

The Lost Episode :

Un film d'horreur (d'inspiration found footage, sans toutefois en être) daubesque réalisé et interprété par Michael Rooker, avec Beverley "7th Heaven" Mitchell et la frangine de Hilary Duff (et ses implants) dans des petits rôles, et un script calamiteux et bordélique basé sur un énième asile psychiatrique abandonné dans lequel s'introduisent des jeunes, et où a disparu une équipe tv. 

Ça part dans tous les sens sans aller nulle part, ça mélange les points de vue et les intrigues façon poupée gigogne sans jamais se construire efficacement, c'est souvent surjoué, la prise de son est calamiteuse, il y a quelques riffs inutiles de métal/indus ici ou là, il n'y a pas un poil de tension ou d'horreur, bref, ce n'est pas bon du tout.

0.5/6 

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Oktorrorfest 2012 Hangover - 06 : Doomsday Prophecy, Mothman, & Bigfoot : The Lost Coast Tapes

Publié le 18 Novembre 2012 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Télévision, SyFy, Science-Fiction, Thriller, Found Footage

Doomsday Prophecy : 

Un téléfilm Syfy typique, avec un scénario apocalyptique en carton-pâte, et des acteurs tv/ciné recyclés (dont Jewel Staite) dans des rôles pas particulièrement bien écrits... bref, un prétexte à des sfx de destruction massive, pendant qu'une archéologue et un éditeur de livres font équipe pour sauver le monde grâce à aux visions d'un bâton prophétique hérité d'un auteur excentrique et paranoïaque, et à l'assistance d'un vieil indien sage et avisé, tandis que le gouvernement les poursuit.

Et là, je crois que tout est dit : ça ne vaut pas grand chose de plus que ce résumé, malgré les efforts de tout le monde.

1.5/6 

Mothman :

Un tvfilm Syfy qui reprend la légende du Mothman et s'en sert comme prétexte pour raconter une histoire marchant dans les pas de Souviens toi l'été dernier, avec Jewel Staite (forcément) en héroïne, sur un groupe d'amis qui tuent accidentellement l'un des leurs, et qui dix ans plus tard, se font décimer un à un par un être surnaturel.

Rien de vraiment bon ou mauvais, visuellement, ça tient la route (effets spéciaux exceptés), et Jewel en débardeur léger dans la moiteur du sud, ça fait toujours plaisir à regarder, mais bon...

2.25/6 

Bigfoot : The Lost Coast Tapes :

Un found footage sur une équipe documentaire partie à la chasse au Bigfoot. Problème : l'équipe est affreusement peu intéressante ou sympathique.

Ce n'est pas la faute des acteurs, qui sont plutôt bons (du moins, en ce qui concerne les acteurs principaux), mais bien de l'écriture, qui les transforme en caricatures ambulantes.

Dommage, parce que la chasse au sasquatch se transforme en quelque chose de potentiellement intéressant sur la fin lorsque le métrage donne des motivations amusantes au monstre... mais entre les personnages, et le tout qui souffre des défauts inhérents au genre, ça ne vole pas bien haut.

1.25/6

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Oktorrorfest 2012 Hangover - 05 : Mad Monster Party, Paranormal Activity 4 & Dark Shadows

Publié le 14 Novembre 2012 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Animation, Jeunesse

Mad Monster Party :

Avant de partir à la retraite, le Baron Frankenstein invite tous les monstres classiques (et son neveu nerd incapable) sur une île "des Caraïbes" pour leur faire une démonstration de sa dernière invention destructrice.

De la stop-motion made in Rankin-Bass, de 1967, avec ce que ça comporte de visuels particulièrement réussis, de chansons déplacées et assez ternes, et de score musical typiquement de son époque, qui transforme malheureusement ce qui aurait pu être un Halloween Special sympatoche en pantalonnade ultra-datée qui tente désespérément de faire rire, en vain.

Néanmoins, difficile de ne pas reconnaître le travail impressionnant fait par la production, ou l'influence que le métrage a pu avoir sur quelqu'un comme Burton. Et puis la dernière partie est sympathique...

3/6   

Paranormal Activity 4 : 

Le 1 était une arnaque, mais avait l'attrait de la nouveauté ; le 2 n'était pas mieux, mais avait une distribution sympathique, et des bikinis ; le 3 était ridicule, et tentait de donner de la profondeur et de l'épaisseur au mythe, en y rajoutant une histoire de sorcières en carton pâte ; et pour ce quatrième opus, le prétexte scénaristique est encore plus mince et capillotracté, avec un film axé sur une famille de voisins qui recueille un gamin bizarre lié à Katie & co, et qui est filmée via webcams et camescopes.

Un postulat de départ pas du tout crédible (les batteries magiques et éternelles des laptops, c'est beau), un placement produit Kinect piteux, un cast sympathique (dont un ancien de Nickelodeon + un gamin efficace), des ficelles usées jusqu'à la corde ; pas désagréable pendant toute la mise en place, avec les deux ados.

Ensuite, une fois que les caméras sont placées, c'est assez soporifique et dénué d'intérêt ou de frissons. D'autant qu'il reste toujours le problème de "qui est-ce qui fait le montage à posteriori de tout ce found foutage... ?"

1.5/6

Dark Shadows :

Victime d'Angelique, une sorcière jalouse (Eva Green), Barnabas Collins (Johnny Depp), l'héritier d'une riche famille bourgeoise ayant fondé la ville de Collinsport, dans le Maine, est transformé en vampire immortel par Angelique, et enfermé dans un cercueil pendant 2 siècles. Lorsqu'il parvient enfin à sortir de sa prison, en 1972, sa famille (Michelle Pfeiffer, Chloë Grace Moretz, Johnny Lee Miller, Gulliver McGrath) est ruinée, et le manoir Collins tombe en ruines : une conséquence des manigances d'Angelique, toujours vivante et rancunière...

Un film très frustrant, car alternant séquences particulièrement réussies, tant visuellement que dans l'atmosphère, moments de comédie un peu lourdingues qui semblent importés par Depp des Visiteurs, montages redondants sur une musique des 70s, et humour décalé référençant directement le soap original, tant dans son surjeu que dans son grand n'importe quoi.

Bref, au final, c'est très inégal, comme la plupart des scripts de Seth Grahame-Smith (Orgueil et Préjugés et Zombies, Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires...) et lorsque ça parvient occasionnellement à trouver un souffle sombre et épique, ça le perd généralement très rapidement, victime d'un produit fini qui ressemble énormément à une collection de vignettes éparses et contrastées, comme une synthèse bancale de plusieurs années d'intrigues et de personnages.

Dommage.

3/6

(critique revue et corrigée en 10/2016)

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Oktorrorfest 2012 Hangover - 04 : Hotel Transylvania, Silent House & Dixie et la Maison Hantée

Publié le 10 Novembre 2012 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Animation, Jeunesse, Thriller, Espagne

Hôtel Transylvania : 

L'association entre Genndy Tartakovsky et la bande de potes d'Adam Sandler, qui se chargent quasiment tous des voix des différents monstres ici réunis dans l'Hôtel Transylvania, tenu par Dracula et sa fille aînée qui rêve d'indépendance.

Pas désagréable, surtout en ces temps d'Halloween, et assez sympathique vocalement et visuellement (le bestiaire est vraiment complet), mais malheureusement c'est assez gentiment creux, avec un ventre mou certain passé l'arrivée de l'humain à l'hôtel, alors que le film s'éternise dans des courses-poursuites et du slapstick assez lassant à la longue.

Ça a bon fond, comme souvent dans les projets auxquels s'attache Sandler, mais l'écriture ne suit pas (et je ne suis pas vraiment surpris de découvrir que les deux scénaristes responsables du script viennent du SNL et d'Arthur Christmas, ce qui explique le manque de cohésion et les problèmes de rythme du métrage). Et puis les fins en chanson, ça me gonfle.

Un tout petit 3/6

Silent House :

Un thriller des réalisateurs d'Open Water, remake d'un film uruguayien, sur Elizabeth Olsen seule dans une maison vide et isolée, et confrontée à une présence inconnue qui la harcèle.

Intéressant sur la forme (de longs plans-séquences d'une dizaine de minutes, sans coupes visibles, et une Elizabeth Olsen convaincante) plus que sur le fond, assez classique, et qui souffre du même problème qu'Open Water : il ne se passe pas grand chose, ça traîne, et comme en plus on écope d'un twist de fin qu'on envisageait dès les premières minutes, voire même dès la lecture du pitch du film, sans penser qu'ils oseraient tomber si bas... on se rend compte qu'on a perdu 80 minutes de sa vie.

1.5/6 pour Liz Olsen et son décolleté.

Dixie et la Maison Hantée (Daddy, I'm a Zombie) :

Un film d'animation 3d espagnol, sur la fille d'un entrepreneur de pompes funèbres divorcé, adolescente goth rebelle très clichée, et qui, pendant une fugue dans les bois, perd connaissance, et se réveille zombifiée au pays des morts. Là, elle y rencontre d'autres zombies, et doit reprendre goût à la vie, redécouvrir le sens de l'amitié et de l'amour, tout en affrontant une maychante sorcière.

Et là, tout est plus ou moins dit : spectateurs de sexe masculin, et/ou âgés de plus de 13 ans s'abstenir, tant tout le contenu de ce métrage vise la tween à tendance apprentie goth, mais pour qui ses copines et les garçons, c'est plus important que tout.

Visuellement, c'est très inégal malgré une direction artistique clairement inspirée par Burton, l'animation est assez moyenne, et le doublage médiocre, donc on passe.

2.25/6

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Oktorrorfest 2012 Hangover - 03 : Sorority Row, Simon Says & Rites of Spring

Publié le 6 Novembre 2012 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller

Sorority Row :

Remake de 2009 d'un slasher des 80s, fait avec toute la subtilité des trouzemille slashers foireux des 90s : une sororité camoufle la mort accidentelle de l'une de ses membres, mais est progressivement décimée par un tueur ayant assisté au décès.

Ça ne commence pas trop mal, ça fait brièvement illusion, et puis ça s'enlise rapidement dans un ersatz de Souviens-toi l'été dernier, sans grand intérêt ou surprise.

Margo Harshman + le premier quart d'heure pas désagréable + quelques meurtres potables =

1.5/6

Simon Says :

Un slasher de 2006 digne des 80s, avec sa bande de jeunes (idiots, amoureux, défoncés ou vierges, faites votre choix) qui partent camper dans les bois, son tueur dégénéré (Crispin Glover), ses morts" dégoûtantes", ses pièges à la con, et ses histoires de jumeaux.

Toute la famille Lively joue là-dedans dans de petits rôles, le père de Crispin Glover aussi, et c'est plein de trucs ratés et ridicules, tant dans l'interprétation que dans le scénario (les scènes de meurtre sans aucun rapport avec le reste du film O_o) ou la mise en scène, Glover est en surjeu total, mais...

Margo Harshman en bikini/6

Rites Of Spring :

Un film particulièrement bâtard, qui mélange torture-porn basique (avec deux filles qui se font enlever par un vieux qui les enferme dans une grange, dans le but apparent de les sacrifier à une obscure déité du maïs, comme tous les ans à l'approche du printemps), à un enlèvement façon Une Nuit en Enfer, avec des braqueurs qui croisent le chemin de l'une des deux filles kidnappées. Et pour finir, une créature démoniaque - enfin, un mec avec des bandages et une hache - qui traque tout ce beau petit monde, comme dans tout bon slasher...

Le concept de mêler ces genres est intéressant, mais une grosse partie du film dépend de l'actrice principale, qui joue assez médiocrement par moments, et dont les réactions sont assez aberrantes (elle découvre le cadavre sans tête de sa meilleure copine... et elle s'excuse, d'un ton anodin O_o).

D'où un problème de taille, pas aidé par une réalisation basique (pour ne pas dire parfois mauvaise, avec dutch angles et handheld inutiles), et par un scénario qui multiplie les twists à la con, et finit par se prendre les pieds dans le tapis, à force de cumuler toutes ces approches radicalement différentes et peu maîtrisées.

Mais l'effort d'originalité est louable.

2.25/6

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Oktorrorfest 2012 Hangover - 02 : Eerie Indiana & Mockingbird Lane

Publié le 4 Novembre 2012 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Review, Télévision, Fantastique, Jeunesse, Comédie, Anthologie, NBC

Eerie Indiana :

Une série très sympathique du tout début des années 90, créée par Jose Rivera et Karl Schaefer, et supervisée par le mythique Joe Dante.

Deux garçons, Marshall Teller (Omri Katz) et Simon Holmes (Justin Shenkarow) explorent la ville étrange de Eerie, Indiana, une banlieue paisible qui cache néanmoins d'innombrables secrets bizarres et surnaturels.

Avec ses épisodes courts (24 minutes) et unitaires, la série rappelle très fortement les anthologies horrifiques comme Fais Moi Peur ou Chair de Poule, avec l'avantage certain, néanmoins, de protagonistes récurrents particulièrement attachants.

Bien sûr, les épisodes restent parfois assez inégaux, en fonction des histoires, et des acteurs invités (on reconnaîtra un jeune Tobey Maguire, Rene Auberjonois, Steven Root, Danielle Harris, Vincent Schiavelli, John Astin...), mais il se construit progressivement un univers très sympathique, aidé en cela par de nombreux clins d'oeil aux classiques du cinéma fantastique, et à un semblant d'intrigue récurrente, plus ou moins menée par Dash X (Jason Marsden), un jeune garçon étrange aux cheveux gris, venu d'un autre monde.

Bref, Eerie Indiana, avec ses 19 épisodes, s'avère une bonne série fantastique pour enfants et jeunes ados, un show qui reste par ailleurs tout à fait regardable par des adultes. On ne peut pas vraiment en dire autant de son spin-off canadien de 1998, Eerie Indiana : The Other Dimension, qui peine à retrouver le charme et l'efficacité de son aînée, et se voit trop influencée par les anthologies fantastiques pour enfants de la même période.

Mockingbird Lane :

Parfois, NBC a de bonnes idées.

Comme de confier à Bryan Fuller (génie trop méconnu du petit écran, responsable de Dead Like Me, Wonderfalls, et Pushing Daisies) et à Bryan Singer (X-men, Usual Suspects, Superman Returns) un budget de 10M de dollars pour réinventer The Munsters, sitcom culte des 60s et concurrente directe de la Famille Addams, sous la forme d'une dramédie de 45 minutes.

Mais malheureusement, NBC est dirigé par des incompétents. Comme le prouve la décision de ne pas donner suite au pilote de la série, jugé trop sombre et bizarre par la chaîne... un avis d'autant plus improbable que Fuller s'est précisément fait un nom avec des séries au ton décalé et bizarre.

Le pilote de Mockingbird Lane (alias Munsters 2.0) s'est donc vu catapulté à l'antenne quelques jours avant Halloween, déjà condamné à ne rester qu'un one-shot sans suite, à moins d'un carton absolu d'audience (carton qui n'a pas eu lieu, bien évidemment). Et pourtant, dirigé par Singer, le pilote a tout pour plaire : distribution intéressante (on pourra toujours débattre du choix de la glaciale Portia de Rossi dans le rôle de la vamp Lily Munster, ou d'autres choix surprenants, mais tout le monde incarne bien son personnage), effets spéciaux et production léchés, atmosphère réussie, et écriture à l'identique.

Certes, le rythme peut parfois sembler un peu inégal, probablement le résultat du remontage du pilote originel, pour coller au format "Halloween special de 40 minutes" imposé par la chaîne... mais en tant que pilote sensé poser un univers et donner envie d'en voir plus, c'est un succès indubitable.

Mockingbird Lane est donc une réussite, ce qui ne surprendra pas grand monde parmi les spectateurs avertis. Mais une telle réussite artistique a-t'elle sa place sur NBC ? Si des séries commes Grimm, Smash, ou encore Revolution peuvent y survivre malgré des audiences aléatoires (certaines médiocres, d'autres injustement élevées), oui, Mockingbird Lane aurait eu sa place sur la grille de programmation du network. La bêtise des exécutifs en aura décidé autrement...

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Oktorrorfest 2012 Hangover - 01 : Girl vs Monster, The Pact & The Devil's Carnival

Publié le 2 Novembre 2012 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Disney, Musique, Jeunesse

Skylar Lewis : Chasseur de Monstres (Girl vs Monster) :

Une DCOM d'Halloween sur une ado blonde qui apprend qu'elle est l'héritière d'une dynastie de chasseurs de monstres, et qu'elle doit sauver le monde d'une maléfique sorcière et de son armée, qu'elle a accidentellement libérés...

Ouaip, c'est tout sauf original, et ce n'est pas aidé par un cast composé des acteurs les moins charismatiques et intéressants de tout le roster Disney. Autrement dit, c'est affreusement peu mémorable... et gentiment parasité par de trop nombreux passages chantés gentiment agaçants. D'autant plus frustrant, tout ça, que visuellement, ça fonctionne à peu près (ça reste fauché, cela dit), et que les personnages adultes sont sympathiques.

1.75/6

The Pact : 

Version longue d'un court métrage (alors avec Jewel Staite), Caity Lotz emménage ici dans la demeure de sa mère décédée, pour essayer de résoudre le mystère de la disparition de sa soeur et de sa cousine, aux mains d'un esprit maléfique.

Un film ultra-pépère et convenu dans sa mise en images, au point d'en être assez peu intéressant et plutôt agaçant (jump scares et tics de réalisateur débutant au programme), et qui tente de sauver les meubles avec des rebondissements obscurs, sans vraiment y parvenir, ou être vraiment totalement cohérent.

M'enfin le cast n'est pas désagréable, et Caity porte bien le débardeur.

2/6

The Devil's Carnival :

Depuis les Saw, Darren Lynn Bousman peine à trouver sa voie (et sa voix) : son épisode de Fear Itself était tout sauf convaincant ; Repo ! une bouse sans nom qui se voulait un Rocky Horror nouvelle génération, sans en arriver à l'orteil ; son remake de Mother's Day très discutable ; 11-11-11 une idiotie millénariste façon The Omen du pauvre ; et The Barrens un Shining dans les bois très con.

C'est donc sans surprise aucune (et sans aucune attente) que l'on aborde ce moyen métrage musical de moins d'une heure... et que l'on y retrouve des défauts très similaires à Repo ! : musique insipide, interprétation très moyenne, esthétique indus-burlesque-gothico-pouf, et récit prétentieux mais défaillant.

Bref, ce n'est pas bien. Du tout. Et forcément, ça s'est d'ores et déjà trouvé un public de fans hardcores et enragés, sincères ou non, pour qui cet univers forain digne d'un Rob Zombie du pauvre est le fin du fin, et une oeuvre déjà culte. *soupir*

0.5/6

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Oktorrorfest 2012 - 11 : The Barrens & Case 39

Publié le 31 Octobre 2012 par Lurdo dans Oktorrorfest, Review, Cinéma, Halloween, Horreur, Fantastique, Religion

The Barrens :

Bousman tente de faire son Shining dans les bois, mais comme c'est Bousman, et qu'il ne peut pas s'en empêcher, il nous colle un twist final foireux au possible au terme de 80 minutes de Stephen Moyer (à l'accent aléatoire) qui sombre dans la folie.

Franchement sans grand intérêt, donc, puisque sur ces 80 minutes, on a le schéma balade dans la forêt/découverte d'un cadavre/balade dans la forêt/Moyer hallucine répété pendant plus d'une heure et quart.

Et donc après avoir vaguement utilisé la légende (en carton-pâte) du Jersey Devil pendant ces 75 minutes interminables (il nous refait même le coup du cougar de 24h chrono pour meubler), arrive la toute fin, kitsch, ratée, visuellement pas du tout crédible...

1/6 

Case 39 :

Un The Omen-like avec une gamine nommée Lilith (Jodelle Ferland, qui assure comme toujours) dont les parents cachent un secret, et sur laquelle enquête une assistante sociale (Renée Zellweger, qui fait du Zellweger...).

Absolument rien d'original, de particulièrement prenant, ou même d'intéressant dans ce métrage banal qui n'apporte rien au genre. Si on rajoute à ça un montage gentiment défaillant, et de l'action outrancière dans sa mise en images, ça n'est pas vraiment convaincant.

2/6 pour certains effets et pour Jodelle.

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Oktorrorfest 2012 - 10 : The Tribe & The Lost Tribe

Publié le 29 Octobre 2012 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Canada

The Tribe (aka After Dusk They Come, aka The Forgotten Ones) :

Un petit revisionnage de ce film d'horreur un peu bancal, dans lequel Jewel Staite se bat pour survivre contre les autochtones primitifs aux allures d'Uruk-Hais-panthères vivant sur une île déserte où elle s'est échouée avec ses amis.

Bancal devant la caméra, avec une Jewel qui fait de son mieux pour rendre crédible un scénario basique au possible, et une production de DTV minimaliste, à la prise de son très moyenne, et à la musique tribale lorgnant sur Predator (comme tout le reste du métrage, à vrai dire) ; et bancal à cause sa production chaotique, durant laquelle les producteurs et Jewel se sont brouillés, menant au retournage complet du métrage avec une distribution différente, à l'ajout de bruitages ridicules et mesquins à certains moments du film (quand le personnage de Jewel s'accroupit pour se soulager, ou lorsqu'elle se retourne pour s'enfuir, soudain, c'est La Soupe aux Choux... WTF), et à la sortie des deux versions du scénario en dvd.

Bref, ça ne vaut pas grand chose, mais Jewel porte la dernière demi-heure, sans dialogues, sur ses épaules.

2/6

The Lost Tribe :

Le même, avec un réalisateur différent, un lieu de tournage un peu différent, avec Lance Henriksen dans deux scènes et avec Emily Foxler en lieu et place de Jewel. Les scénaristes ont juste rajouté un chien, et une vague histoire de conspiration religieuse particulièrement stupide pour enrober le tout...

Sinon, c'est globalement en dessous de l'autre version, notamment parce que c'est plus lent encore, que les Uruk-Hais discutent dans les buissons, et que l'héroïne est particulièrement transparente en comparaison de Jewel, mais certaines scènes des bestioles en train de bondir de branches en branches sont réussies, et la musique est moins Predatoresque, donc au final, ça se vaut presque. Presque.

1.5/6

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Oktorrorfest 2012 - 09 : Storage 24 & The Revenant

Publié le 26 Octobre 2012 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Thriller, Science-Fiction, Comédie, UK, Halloween, Horreur, Fantastique

Storage 24 :

Film de SF/horreur britannique, écrit par Noel Clarke (le Mickey de Doctor Who) sur quatre jeunes adultes coincés dans un hangar à containers alors qu'un avion militaire répand sur Londres sa cargaison venue d'un autre monde, qui s'en prend à tout ce qui bouge.

Pour faire bref, c'est du gros pompage de la saga Alien, sans le talent nécessaire pour y parvenir, ni les personnages bien écrits, et par conséquent ce n'est ni effrayant, ni drôle, ni intéressant.

1/6

The Revenant :

Un soldat décédé en Irak revient à la vie en zombie-vampire, buveur de sang, mort la journée et vivant la nuit, et fait équipe avec son meilleur ami pour lutter contre le crime.

Pas désagréable (ça rappelle un peu Flic ou Zombie, par moments), mais un peu longuet pour ce que ça raconte, et l'écriture n'est pas toujours exceptionnelle (certains personnages ont des réactions assez étranges, par moments, et on voit venir la fin très très rapidement).

Le moment de la tête décapitée et du vibromasseur est assez drôle, par contre.

3.25/6

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Oktorrorfest 2012 - 08 : Grabbers & Abraham Lincoln Vampire Hunter

Publié le 24 Octobre 2012 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, UK, Histoire, Action

Grabbers :

Des aliens tentaculaires s'attaquent à une île irlandaise, et le seul moyen de leur résister est de boire, car les créatures ne supportent pas l'alcool.

Visuellement très joli (les paysages, forcément, mais aussi les bestioles, aux sfx réussis), avec Richard Coyle dans le role d'un flic bourré, Russell Tovey en légiste, et Ruth Bradley en fliquette qui vient d'arriver dans les parages.

La première demi-heure est assez décevante, car particulièrement sérieuse et premier degré ; et puis progressivement, à mesure que le degré d'alcool augmente dans les veines des protagonistes, et que les monstres se font plus présents, le film se décoince sympathiquement, et devient plutôt amusant (la version plus vulgaire d'une certaine réplique culte d'Aliens est assez fun).

3.75/6

Abraham Lincoln Vampire Hunter :

C'était sympa ce DTV.

Ah, non, c'est sorti en salles ? Hum, okay, pourquoi pas.

Il faut quand même en vouloir pour dépenser 10€ pour aller voir ça, que ce soit en 2D ou en 3D, tant c'est du Timur typique : généreux et regardable, mais creux, pas très finaud, avec des ralentis à gogos, des CGI très inégaux et souvent moches, et un paquet de trucs inutiles.

Sans oublier un protagoniste assez terne et transparent (heureusement, MEW parvient à donner de la consistance à son rôle, sinon, ça aurait été un beau doublé perdant).

3/6 (sur l'échelle des blockbusters décérébrés de Timur)

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Oktorrorfest 2012 - 07 : V/H/S & Vampire Dog

Publié le 22 Octobre 2012 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Anthologie, Jeunesse, Found Footage, Canada

V/H/S :

Une bande de jeunes vandales/casseurs sont engagés pour s'introduire dans une maison, et voler une VHS bien particulière. Ils s'exécutent donc, et en profitent pour découvrir la collection de vidéos bien particulières à laquelle appartient leur cible.

Six segments (cinq vidéos, plus l'exposition tout autour) réalisés par des auteurs différents, et donc particulièrement inégaux :

- Tape 56 (Adam Wingard) : le segment qui fait le lien avec tout le reste, et qui suit la bande de casseurs qui disparaissent un à un à mesure qu'ils regardent les vidéos. Personnages antipathiques, rendu visuel honorable sans plus, c'est néanmoins un segment parfaitement inutile, et qui ne fait que rallonger un film déjà longuet. 

- Amateur Night (David Bruckner) : une bande de fratboys va se bourrer la gueule en boîte, et finit par ramener une fille bizarre chez eux pour une nuit de débauche. Rapidement fatiguant d'un point de vue visuel, d'autant que les personnages sont à baffer. Le récit, quant à lui, est relativement prévisible et basique, donc, rien de bien marquant.

- Second Honeymoon (Ty West) : un couple en vacances se filme, et reçoit la visite nocturne d'un caméraman inconnu. Je n'aime pas Ty West, qui me donne l'impression d'un réalisateur hipster cherchant à s'approprier le visuel et le style des films d'horreur old-school des 70s, sans en maîtriser l'essence et le rythme. Résultat : ses long-métrages sont généralement visuellement intéressants, mais incroyablement creux et lents. Ici, en format court, ce n'est guère mieux... le réalisateur te donne la solution de son segment dès les premières minutes, et le reste se déroule mollement et sans grand intérêt, d'autant que le couple principal est assez peu attachant. 

- Tuesday the 17th (Glenn McQuaid) : quatre jeunes glandeurs stéréotypés vont se promener en forêt, où ils sont confrontés à un tueur mystérieux qui n'apparaît pas sur les vidéos. Décidément, il faudra m'expliquer l'intérêt d'utiliser des persos toujours plus débiles et antipathiques dans ces histoires. Sinon, malgré une idée de base pas désagréable, au final, c'est assez faisandé et mal foutu, notamment dans la mise en images des meurtres. 

- The Sick Thing That Happened to Emily When She Was Younger (Joe Swanberg) : un couple discute via webcam de la hantise qui occupe l'appartement de la jeune femme. Qui garde ses vidéos de chat webcam en mémoire ? Qui les garde en PiP ? Qui les monte pour créer un tout narratif ? Qui les transfère sur VHS ? Qui les transfère en 16/9 ? Autant de questions qui ne trouvent aucune réponse dans ce film qui ne vaut que pour son twist amusant, mais visuellement un peu raté. 

- 10/31/98 (Radio Silence) : une bande d'adultes trick-or-treaters un peu cons s'invitent dans une maison abandonnée le soir d'Halloween à la recherche d'une fête, mais ils n'y sont pas seuls, et tombent en plein exorcisme. La fin blindée de numérique est amusante, sans plus. 

Bref, une anthologie tout sauf convaincante. On se retrouve à suivre le tout d'un oeil distrait, sans jamais avoir peur ou s'intéresser plus que ça à ce qu'on voit à l'écran. Cela dit, le format anthologie a l'avantage d'éviter la lassitude qui s'empare habituellement du spectateur devant la majorité des found footages à rallonge, donc c'est toujours ça de pris.

2/6

Vampire Dog :

Un chien vampire qui ne boit que de la gelée rouge (de la gelatine, en fait) et qui parle, débarque dans la vie d'un jeune ado musicien nouveau en ville.

Un film indépendant canadien pour enfants, assez amateur dans son jeu et sa réalisation, mais bon, pour ce que c'est, ce n'est pas non plus méga-honteux.

2.5/6 sur l'échelle des films pour enfants sans budget.

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Oktorrorfest 2012 - 06 : Apartment 143 & Rabid Grannies

Publié le 20 Octobre 2012 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Comédie, Fantastique, Found Footage, Troma, Belgique

Apartment 143 :

Écrit par le réal/scénariste/producteur/etc de Buried et de Red Lights, un found footage qui reprend plus ou moins les mêmes thématiques que ce dernier film : une équipe de chercheurs en paranormal menés par un scientifique assez sceptique enquêtent sur les événements mystérieux qui se produisent dans un appartement où vit un veuf et ses enfants (un garçonnet et une adolescente rebelle).

Dans les faits, ça se traduit par un Paranormal Activity-like, avec caméras fixes et plans de camescope en mouvements, et qui - exactement comme Red Lights - se contente d'enchaîner toutes les figures imposées du genre, bien apprises par coeur, enrobées d'un pseudo propos à base d'explications scientifiques démontées par un twist de fin en carton.

Et comme en plus le cast est très inégal (le mec de Reaper est sympa, le gamin est adorable, mais les autres vont de honorables à mauvais), ça donne un métrage particulièrement mou (comme les PAs), dans lequel il y a de longues plages d'exposition entre les quelques manifestations, jusqu'à ce que ça s'énerve un peu sur la fin.

Donc en bref, les habitués des poulets démoniaques invisibles n'auront aucune difficulté à tout voir venir dix minutes à l'avance, et soupireront probablement devant [spoiler]la tournure improbable que prend le film au bout d'une heure, avec la "confession" interminable du père, les explications foireuses du scientifique, et le twist final du métrage.[/spoiler]

1/6

Rabid Grannies :

Un Troma-movie belge joué et redoublé dans un anglais approximatif, et qui voit deux grand-mères bourgeoises donner une fête d'anniversaire dans leur château, l'occasion pour toute la famille de courir après l'héritage... et de se faire courser par les mamies possédées par le démon.

Impossible de juger un Troma sur la même échelle que d'autres films plus mainstream. Après tout, un Troma, c'est un Troma, ça se veut fauché, con, gore et surjoué... donc celui-ci ne déroge pas à la règle, avec en prime la post-synchro anglaise assez hilarante.

Tout cela a au final un certain charme, qui se transforme en franche rigolade lorsque les mamies commencent à s'en prendre à leur famille. :p

?/6

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Oktorrorfest 2012 - 05 : Excision & Red Lights

Publié le 18 Octobre 2012 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Thriller, Critiques éclair

Excision :

Une dramédie horrifico-macabro-pseudo-décalée sur Annalynne McCord enlaidie jusqu'à la caricature, en lycéenne future étudiante en médecine coincée, rebelle, asociale et bourrée d'obsessions, fascinée par le sang, et qui tente désespérément d'obtenir l'approbation de sa mère stricte et exigeante (Tracy Lords).

Avec entre autres, Ariel Winter dans le rôle de sa petite soeur malade, Malcolm McDowell en prof de maths, et John Waters dans celui du psy de l'héroïne.

Rien de vraiment convaincant ou mémorable, et les séquences de visions dans lesquelles McCord retrouve son apparence habituelle et fait des choses peu avouables avec des cadavres et/ou du sang font vraiment pièces rapportées faussement provocs.

1.5/6 pour le cast sympathique, qui fait de son mieux.

Red Lights :

Bon... il n'y a aucun doute sur le fait que la distribution soit convaincante, et que ça se regarde plutôt bien, mais... franchement, c'est un peu toujours la même histoire : des scientifiques très sceptiques qui ont perdu la foi suite à une tragédie et qui debunkent à tour de bras des pseudo-voyants et autres phénomènes supposément paranormaux (l'occasion de 45 bonnes minutes de mise en place qui t'expliquent le b-a-ba du scepticisme, le rasoir d'Ockham, les techniques des arnaqueurs, blablabla : le réal semble avoir bien appris par coeur "le scepticisme pour les nuls", vu qu'il nous ressort texto tous les cas d'écoles et autres démonstrations didactiques) jusqu'à ce qu'ils tombent enfin sur quelqu'un qui semble avoir des pouvoirs réels, et qui parvient à bouleverser leurs convictions... mais attention au twist Chienmaladesque !

Bref, un terrain clairement balisé et familier, qui enlève une grosse partie de l'intérêt du film à mesure qu'il se déroule... d'autant plus que la réal est assez grossière, que la musique est pataude et outrancière, que l'univers du film n'est pas très réaliste (la vision du monde universitaire et de la recherche est assez... risible ; l'importance médiatique du personnage de De Niro guère plus crédible) et que le métrage n'a pas peur d'utiliser de grosses ficelles pour avancer.

Mais encore une fois, ça se regarde. Jusqu'au twist, bien entendu, durant lequel tout s'écroule joyeusement. Un double twist, en fait, que je vais me faire un plaisir de révéler ici, histoire d'éviter deux heures de film à d'éventuels curieux...Premier twist (über prévisible) : [spoiler]DeNiro, le voyant télépathe mentaliste magicien aveugle qui parvient à passer tous les tests scientifiques imaginables par la seule force de ses pouvoirs mentaux... n'est pas aveugle, et est un imposteur. Tan tan taaaaan. En quoi ça explique les 350 tests qu'il a passés haut la main, et qui ne font pas intervenir sa vision, ce n'est jamais expliqué, mais ce n'est pas grave, parce que de toute façon, c'est presque aussitôt passé à la trappe, pour faire place au...[/spoiler]Second twist (un peu moins prévisible, mais tout de même) : [spoiler]Cillian Murphy le sceptique acharné est en fait un vrai voyant-télépathe-mentaliste-magicien-x-man, aux pouvoirs insoupçonnables, qu'il réprimait jusqu'alors. Supaire. Ça n'apporte rien au métrage, si ce n'est expliquer toutes les scènes pataudes de manifestations surnaturelles, et faire basculer le propos du métrage dans le "ces cons de sceptiques et de scientifiques, ils sont tous persuadés que le surnaturel n'existe pas, mais en fait si, et ils le savent au plus profond d'eux mêmes"[/spoiler]

Bref, des personnages qui ne servent à rien (Elizabeth Olsen fait de la figuration), beaucoup de bla-bla didactique pour les nuls, et une fin à se facepalmer =

un minuscule 1.75/6

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