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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #allemagne catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1639 - SEMAINE FANTASY RÉTRO : L'Histoire sans fin 3 : Retour à Fantasia (1994)

Publié le 8 Mai 2022 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, USA, Allemagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus

L'Histoire sans fin 3 : Retour à Fantasia (The NeverEnding Story III : Escape From Fantasia - 1994) :

Parce que l'Histoire sans fin est tombée entre les mains d'un gang de bullies mené par Slip (Jack Black), Bastian (Jason James Richter) doit sauver Fantasia des transformations imposées par ceux-ci... quitte à ramener dans le monde réel un groupe d'habitants de Fantasia, mettant par là-même en péril sa nouvelle famille recomposée

Contrairement aux deux films précédents de la franchise, dont je ne gardais aucun souvenir, j'avais en tête une image bien précise de cette Histoire sans fin 3, précise et assez pitoyable : celle du Rockbiter en train de faire de la moto en beuglant une reprise de Born to be Wild.

Et effectivement, en revoyant ce troisième volet... c'est bel et bien déplorable.

Entre le ton nettement plus comique et caricatural, pour ne pas dire puéril, du film ; sa tendance à rester dans la réalité où sévit un gang de high school bullies pseudo-punks menés par Jack Black (et où un groupe de créatures de Fantasia se retrouve coincé) ; son personnage principal assez peu sympathique à la famille encore moins intéressante (la demi-sœur rebelle) ; ses nombreuses créatures made in Jim Henson, pas honteuses, mais qui sont tirées vers le bas par le doublage outré, la post-synchro bancale, et par certaines décisions douteuses, comme le relooking de Falkor ; sa bande originale bourrée de chansons à la mode ; son rythme bordélique ; et son humour pas très éloigné du Au Temps de la Guerre des Étoiles de 1978 (la famille de Rockbiter, déjà pas très inspirée dans le deuxième film, empire considérablement)... C'est mauvais. Très mauvais.

1/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1638 - SEMAINE FANTASY RÉTRO : L'Histoire sans fin 2 - Un nouveau chapitre (1990)

Publié le 7 Mai 2022 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, USA, Allemagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus

L'Histoire sans fin 2 - Un nouveau chapitre (The NeverEnding Story II : The Next Chapter - 1990) :

Parce qu'il estime manquer de courage, et n'ose pas sauter du plongeoir à la piscine, Bastian (Jonathan Brandis) retourne voir Mr. Coreander, et lui emprunte à nouveau l'Histoire sans fin. Rapidement, il se retrouve transporté dans l'univers magique de Fantasia, cette fois-ci en proie au Vide, que la maléfique sorcière Xayide (Clarissa Burt) utilise pour prendre le pouvoir : Bastian doit apprendre à conquérir ses peurs, pour sauver Fantasia aux côtés d'Atreyu (Kenny Morrisson) et de tous leurs alliés...

On prend les mêmes, et on recommence... ou plutôt non. Parce que cette suite ne conserve, du premier volet, que l'interprète du libraire, quelques créatures, et la chanson-titre devenue un tube : tout le reste change, des acteurs au réalisateur, en passant par la scénariste.

Parfois pour le meilleur, parfois pour le pire, ce qui fait que cette suite, si elle n'est pas aussi désastreuse que ce à quoi je m'attendais, reste tout de même un bon cran en dessous du premier volet.

Au rayon des points positifs, on peut citer le nouveau casting, bien souvent plus attachant et compétent (pas convaincu par la nouvelle Impératrice, par contre), ou la finition globale du tout, sans vrai problème de post-synchronisation, d'interprétation, de rythme ou de structure ; à l'inverse, les effets spéciaux sont un peu plus approximatifs que dans le premier film (les arrière-plans, notamment), le bestiaire moins probant, et il y a un côté kitsch dans la direction artistique qui n'aide pas (la méchante avec sa robe en lamé rouge, les danseurs vénitiens de la Silver City, la ville en elle-même façon papier alu).

Et puis le film perd totalement cette sensibilité européenne/allemande qui faisait du premier quelque chose d'un peu mélancolique, et donnait le sentiment d'un monde partant en morceaux. À la place, on a droit à une histoire de souhaits assez casse-gueule, dont les enjeux auraient pu être résolus en trois secondes avec un protagoniste plus débrouillard.

Dans l'ensemble, donc, une expérience très mitigée, nettement plus que le premier volet, mais pas non plus aussi désastreuse que les critiques voulaient bien l'entendre.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1635 - SEMAINE FANTASY RÉTRO : L'Histoire sans fin (1984)

Publié le 4 Mai 2022 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Fantastique, Jeunesse, Review, USA, Allemagne

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L'Histoire sans fin (The NeverEnding Story - 1984) :

Orphelin de mère et harcelé à l'école, Bastian Bux (Brrett Oliver) se réfugie dans une vieille librairie, où il dérobe un livre étrange que lisait Mr. Coreander (Thomas Hill), le propriétaire des lieux. Bastian se cache alors dans le grenier de l'école pour y lire cette Histoire sans fin, une Histoire racontant les aventures d'Atreyu (Noah Hathaway), un jeune guerrier à cheval, qui doit sauver le pays magique de Fantasia du Néant l'envahissant progressivement...

Production germano-américaine de 1984 signée Wolfgang Petersen, l'Histoire sans Fin a marqué toute une génération de jeunes spectateurs, avec son message sur le pouvoir de l'imagination et de la lecture, son bestiaire improbable et sa chanson-titre mémorable. Malgré tout cela, j'avoue n'en garder quasiment aucun souvenir, à l'exception de quelques vagues images, des grandes lignes de l'intrigue, des noms et des créatures ; ce revisionnage est donc pour moi une expérience intrigante : est-ce que, détaché de toute nostalgie réelle, l'Histoire sans fin tient toujours la route, et est un film cohérent ?

La réponse est mitigée. Si le bestiaire est toujours remarquable et inventif, les effets spéciaux intéressants, et qu'il se dégage clairement du métrage une certaine poésie et dépression mélancolie très européenne (pour ne pas dire allemande), il faut bien reconnaître aussi que, d'un point de vue filmique, le film est un peu brouillon.

La post-synchro semble souvent approximative, le rythme est étrangement épisodique, le jeu des allers-retours Fantasia/réalité est sympathique mais un peu sous-utilisé, l'interprétation est inégale (même si la jeune Impératrice est un bon niveau au-dessus des autres enfants) et il y a une certaine précipitation dans le tout, comme dans la conclusion du film et dans la mort d'Artax (qui a traumatisé d'innombrables enfants, mais arrive un peu comme un cheveu sur la soupe).

Revoir ce film aujourd'hui est donc un peu frustrant, puisqu'il est vraiment symptomatique d'un certain cinéma fantastique des années 80, bourré d'idées, d'ambitions, mais pas forcément des moyens ou du savoir-faire pour les concrétiser. Ça reste très imaginatif et intéressant à analyser, cela dit, et les enfants n'auront probablement que faire du côté technique du film ; en tant qu'adulte, je suis toutefois curieux de voir si les deux suites, dans mes souvenirs déjà un bon cran en dessous de l'original, ont mieux vieilli.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1623 : SPÉCIAL PÂQUES - Max et Emmy : Mission Pâques (2022)

Publié le 18 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Allemagne

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Max et Emmy : Mission Pâques (Die Häschenschule 2 - Der große Eierklau - 2022) :

Alors que Max revient à l'École des lapins pour tenter de devenir un Maître Lapin, une manigance des renards et d'un gang de lapins menace de mettre un terme à la fête de Pâques, et de priver l'Oeuf doré de tous ses pouvoirs...

Suite de l'École des lapins, un métrage finalement assez anecdotique et manichéen, ce Max et Emmy (qui à vrai dire devrait plutôt s'intituler Max et Ferdinand, tant Emmy tient un rôle particulièrement anémique) m'a agréablement surpris, en cela qu'il délaisse le côté gentils très gentils et méchants très méchants simpliste et quasi-spéciste du premier film, pour apporter de la nuance des deux côtés de la barrière.

Ici, c'est en ajoutant un lapin rebelle et pseudo-punk qui prend en héros en grippe et veut ruiner Pâques pour faire des vues sur le web, et en faisant de l'un des renards (Ferdinand, donc), un apprenti "renard de Pâques", qui doit faire ses preuves auprès de la communauté des lapins, et se faire pardonner de sa famille qu'il "trahit".

Tout de suite, c'est plus sympathique, plus équilibré et plus dynamique. Après, ce n'est pas parfait, avec notamment des passages chantés toujours peu probants, notamment doublés, et un style graphique qui m'a paru un peu différent, moins cell shadé et plus anonyme, façon animation 3d classique.

Reste que le tout a bon fond, que l'écriture semble plus maîtrisée, et que j'ai plus apprécié le tout.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1621 : SPÉCIAL PÂQUES - L'école des lapins (2017)

Publié le 16 Avril 2022 par Lurdo dans Aventure, Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Allemagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

L'école des lapins (Die Häschenschule – Jagd nach dem Goldenen Ei - 2017) :

Jeune lapin des villes moderne et cool, Max se retrouve accidentellement perdu au milieu de la forêt, où il découvre la mythique École des lapins, qui apprend aux jeunes lapins de la forêt à créer et distribuer les œufs de Pâques. Mais les renards, qui vivent non loin de l'École, sont jaloux des lapins, et vont tout faire pour mettre un terme à cette tradition...

Un film d'animation allemand librement inspiré d'un livre pour enfants populaire outre-Rhin, et qui a pour qualité principale son animation numérique semi-cell shadée, plutôt réussie et assez agréable à l'œil.

Le scénario, lui, est plus inégal dans sa structure et dans son rythme, un peu dérivatif (les leçons de maître zen/Yoda de la professeure sur fond de musique asiatique, le rival arrogant de l'école, le vieux proviseur gâteux, Ma Dalton et de ses fils incapables Maman Renard et ses fils incapables) et peine à donner de la consistance à ces méchants un peu en carton (ce qui n'aide pas, c'est que j'aime beaucoup les renards IRL, et que cette caractérisation sommaire de "race de rednecks stupides et criminels" est bien trop simpliste pour me convaincre).

Dans l'ensemble, ça se regarde (notamment si l'on fait partie d'un public jeune), mais ça ne décolle jamais vraiment plus que ça.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1618 : 100 % Loup (2020)

Publié le 13 Avril 2022 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Australie, Belgique, Pays-Bas, France, Allemagne

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100 % Loup (100% Wolf - 2020) :

Héritier d'une dynastie de loup-garous destiné à prendre la tête de son peuple, Freddy (Ilai Swindells) attend avec impatience le jour de sa transformation, lors de son 13e anniversaire. Mais à sa grande surprise, il se transforme en caniche ridicule, et se retrouve banni de son clan par son oncle qui a pris le pouvoir. Désormais sans toit et sous forme canine, Freddy croise le chemin de Batty (Samara Weaving), une chienne des rues, qui la prend sous son aile...

Une coproduction franco-germano-australo-belgo-néerlandaise animée pas forcément désagréable à suivre, mais pas mémorable pour autant, puisque lorgnant fortement sur d'autres œuvres du genre, le Roi Lion en tête, et consacrant un trop long moment à la séquence "Freddy le chien est à la fourrière, et doit s'en échapper avec ses nouveaux amis canins", vue et revue.

Ce qui n'aide pas, en prime, c'est que l'on sent très clairement que la nature de coproduction du métrage a donné lieu à diverses influences et instructions parfois contradictoires dans la direction artistique : outre le ton parfois fluctuant du film, on peut citer ces moments étranges où l'on voit par exemple les enfants mimer du hard rock en regardant une vidéo de hard rock, alors que le film utilise "Who let the dogs out" des Baha Men. Mouais.

Bref, un film d'animation qui m'a laissé mitigé, paraissant à la fois nonchalant (ça ronronne vite) et frénétique, et dont la distribution vocale (Jai Courtney, Jane Lynch, Rhys Darby) est finalement assez sous-exploitée.

Bof.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1615 : Emily et le voyage magique (2020)

Publié le 8 Avril 2022 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Cinéma, USA, Jeunesse, Fantastique, Aventure, Allemagne, Suède

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Emily et le voyage magique (Emily and the Magical Journey/Faunutland and the Lost Magic - 2020) :

Marquée par la mort de son père et par sa mère absente (Jenny Lampa), Emily (Tipper Seifert-Cleveland) est malheureuse. Un soir, elle brave l'interdit de sa mère et entre dans le bureau de son père, où elle découvre tous les dessins de celui-ci, qui ont inspiré sa mère à écrire des ouvrages pour enfants se déroulant à Faunutland, un monde féérique. Cette nuit-là, Emily est alors transportée à Faunutland où, avec l'aide de Nightinglar (Jenny Lampa), une fée privée de ses ailes, elle apprend qu'elle doit retrouver un cristal magique, pour rendre au royaume sa magie et sa joie de vivre...

Une coproduction américano-suédo-allemande qui lorgne beaucoup sur les films familiaux fantastiques des années 80, où le monde féérique est une métaphore des traumatismes du jeune personnage principal, et où les créatures semblent tout droit sorties des studios Jim Henson.

Une bonne dose de nostalgie au programme, donc, associé à une approche très nordique du genre, ce qui donne envie de se montrer indulgent avec un métrage très imparfait, notamment au niveau de l'écriture : c'est brouillon, pas très bien rythmé, avec de l'exposition assez maladroite, et on sent constamment les limites du budget, par exemple dans des fonds verts assez inégaux, ou dans la musique ultra-dérivative.

Mais bon, ça joue plutôt bien, le bestiaire est très chouette, et il y a ponctuellement un souffle de fantaisie et de magie très agréable qui fait regretter qu'il n'y ait pas eu un peu plus d'argent ou de maîtrise pour vraiment tirer le film vers le haut.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1593 : Moonfall (2022)

Publié le 11 Mars 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Thriller, USA, Allemagne, Chine

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Moonfall (2022) :

K.C. Houseman (John Bradley), un conspirationniste passionné d'espace, découvre un beau jour que la Lune a changé d'orbite, et va commencer à se rapprocher de la Terre, avec des conséquences funestes pour la planète. De son côté, Jo Fowler (Halle Berry), ancienne astronaute de la NASA, parvient aux mêmes conclusions, et organise une mission lunaire d'extrême urgence... mais seul Brian Harper (Patrick Wilson), son ex-compagnon et ancien astronaute déchu, peut l'aider à la mener à bien.

Ah, ce bon vieux Roland Emmerich, qui fait le buzz en se plaignant dans les médias qu'à cause des films de superhéros Marvel, il n'y a plus de créativité, d'originalité ou d'audace à Hollywood... tout en faisant sa promotion pour son trouzemillième film catastrophe générique et quelconque.

Moonfall est, sans surprise, un gros recyclage insipide du cinéma habituel de Emmerich, depuis les anciens extraterrestres de Stargate (ici, la Lune est creuse, habitée par une race extraterrestre qui a créé les Humains) jusqu'aux scènes de catastrophes de 2012, en passant par la science-fiction de ses débuts, le tout sans la moindre inspiration, la moindre plausibilité scientifique, le moindre rythme (toutes les scènes terrestres sur le fils de Harper et l'étudiante chinoise au pair de Fowler sont calamiteuses et cassent toute l'énergie des scènes spatiales), la moindre originalité (on va être très clairs : le lore de Moonfall, c'est Battlestar Galactica, ni plus ni moins) ou le moindre effort dans la mise en images, en musique ou dans l'écriture.

Cette coproduction avec la Chine est donc un film catastrophe fainéant, qui n'apporte absolument rien au genre, et qui ne mérite pas plus que le nombre de points de QI de son script.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1549 : Le Cristal magique (2019)

Publié le 24 Novembre 2021 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, Belgique, Allemagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Cristal magique (Latte Igel und der magische Wasserstein - 2019) :

Seule et vivant à l'écart de la société des animaux de la forêt, Latte décide d'entreprendre une grande aventure périlleuse avec son ami Tjum l'écureuil, afin de sauver les bois d'une sécheresse funeste. Leur objectif : un cristal magique détenu par le peuple des ours, seul capable de ramener l'eau à la forêt desséchée...

Un film d'animation belgo-allemand adapté d'un livre pour enfants et assez mignon, visuellement parlant (et puis le personnage principal est plutôt attachant, une hérissonne au caractère bien trempé), mais qui reste un peu inabouti, en cela que son rythme est en dents de scie, et que bon nombre de personnages secondaires sont sous-développés (un peu comme l'embryon de propos anti-racisme du récit, qui ne débouche sur rien).

Cela dit, ça reste un métrage sympathique à suivre, avec un doublage anglo-saxon réussi, quelques idées décalées et un rendu visuel agréable. Mais il ne faut pas en attendre une maîtrise totale ou un film qui restera particulièrement dans les mémoires.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 30 - Monster Family 2 (2021)

Publié le 29 Octobre 2021 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Oktorrorfest, Review, UK, Allemagne, Romance

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Monster Family 2 (Happy Family 2 - 2021) :

Un an après les événements improbables ayant bouleversé leur vie, les Wishbone sont retombés dans une routine frustrante : Max (Ethan Rouse) peine à s'intégrer à l'école, Fay (Jessica Brown Findlay) se cherche un talent, Emma (Emily Watson) est ignorée par ses enfants et Frank (Nick Frost) s'inquiète du malheur de sa famille. Mais lorsque Dracula (Jason Isaacs) est réveillé par Mila Starr (Emily Carey), la fille de deux inventeurs milliardaires, et qu'elle enlève Baba Yaga (Catherine Tate) et Renfield le jour de leur mariage, la famille Wishbone doit mettre de côté ses problèmes pour réveiller le côté monstrueux qui sommeille en elle, et sauver le monde...

Le premier Monster Family, une coproduction germano-anglaise, était une comédie familiale assez quelconque, plutôt bien animée et produite, mais à l'écriture particulièrement médiocre, qui tentait de se couler simultanément dans les moules Pixar, Dreamworks et Illumination, en mangeant à tous les râteliers, notamment les plus puérils et simplistes.

Cette suite partage pas mal des problèmes de l'opus précédents, entre le slapstick frénétique, les sidekicks façon Minions, les passages en chansons, une structure brouillonne et décousue, etc. À cela se rajoute des décisions artistiques un peu bancales inhérentes à une telle suite : la transformation des personnages en monstres n'a plus aucun rapport avec l'histoire principale et ne semble là que pour justifier l'appartenance du film à la franchise ; le film devient une suite en mode globe-trotting, comme trop souvent dans les films d'animation sans inspiration (Hotel Transylvania 3, Famille Addams 2) ; il y a une romance balbutiante entre Max et Mila, romance gérée comme une romance de teen movie (avec baisers, roulade enlacée dans la neige, flirt, etc), mais qui donne quelque chose de bizarre compte tenu du design "enfant de 10 ans" des deux personnages...

Heureusement, sur un plan technique, le film reste toujours très réussi, et n'a pas grand chose à envier aux productions Dreamworks, par exemple : c'est dynamique, coloré, maîtrisé, on sent la mocap effectuée sur les personnages, et le film continue de développer des thématiques probantes sur la famille, le désir de perfection, etc.

C'est probablement pour cela que, malgré ses défauts, j'ai préféré cette suite au premier film (je me suis même franchement esclaffé lors de la rencontre du yéti et de Frank, sur fond de "The Look of Love"). Ce n'est pas exceptionnel, ce n'est pas forcément très inspiré, ça reste dérivatif sur bien des points (la musique lorgne par moments beaucoup sur le Giacchino des Indestructibles), mais comparé à la majorité des productions animés ne sortant pas des grands studios, c'est plutôt agréable à suivre.

3.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 18 - Blood Red Sky (2021)

Publié le 20 Octobre 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, Netflix, Allemagne

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Blood Red Sky (2021) :

Jeune veuve allemande souffrant d'une maladie sanguine chronique, Nadja (Peri Baumeister) prévoit d'embarquer à bord d'un vol transatlantique pour rejoindre les USA et se faire soigner. Elle monte donc à bord d'un avion avec son fils Elias (Carl Anton Koch), mais rapidement, il apparaît que le vol est détourné par un groupe de terroristes menés par Berg (Dominic Purcell) : incapable de se contrôler, Nadja n'a alors d'autre choix que de révéler sa véritable nature...

Un long-métrage allemand produit pour Netflix, probablement sur la base d'un pitch façon "Vampires on a plane", et qui, du moins sur le plan des suceurs de sang, fonctionne plutôt bien, avec des acteurs motivés qui donnent corps à des vampires sanguinaires et sauvages.

Après... le métrage est un film Netflix, avec ce que ça comporte souvent de rythme bancal et de durée abusive (deux heures de film). Résultat, on a droit à un rythme en dents de scie, a des flashbacks pas forcément utiles, à une narration in media res, et a des flottements çà et là - rien de forcément dramatique, en soi, mais combiné à une gestion de l'espace et à des scènes d'action assez approximatives, à une caractérisation assez simpliste, ainsi qu'à un petit garçon à l'interprétation là aussi fluctuante, on se retrouve avec un long-métrage regardable... sans plus.

Les bonnes idées sont là, Purcell ne s'éternise pas, et c'est assez bien produit, mais le tout est trop inégal pour vraiment mériter plus que la moyenne.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 09 - Sky Sharks (2020)

Publié le 7 Octobre 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Review, Science-Fiction, Thriller, Allemagne, Guerre, Horreur, Halloween, Oktorrorfest

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Sky Sharks (2020) :

Ancien nazi passé à l'ennemi, le Dr Klaus Richter (Thomas Morris), à l'existence prolongée artificiellement par un sérum mystérieux, doit aujourd'hui reprendre du service, aux côtés de ses filles Angelique (Barbara Nedeljakova) et Diabla (Eva Habermann), pour aider l'humanité à se défendre contre des forces nazies zombifiées, réveillées de leur tombe polaire, et qui ont décidé de reconquérir la Terre sur le dos de requins volants immortels...

Film allemand tourné en 2016-2017 et sorti en plein confinement, ce Sky Sharks est clairement ce que l'on pourrait appeler un films pour festivaliers : un long-métrage approximatif, bourré de sang, d'effets médiocres, de bimbos siliconées et botoxées qui se déshabillent, le tout dans un gros gloubiboulga bordélique et idiot, qui prend l'eau de partout et est totalement mal rythmé, clairement conçu pour être visionné entre potes, dans une ambiance de déconne et de vannes, et si possible sous influence de substances pas forcément très licites.

Pas de chance : mes films, j'ai tendance à les regarder en solo et à jeun... Autant dire que ce Sky Sharks, qui tente très clairement d'être "so bad it's good" et de devenir semi-culte façon Sharknado, s'est avéré un calvaire pour moi, tant TOUT y est incompétent, inepte et débile.

Déjà que la combo nazis + zombies commençait à avoir du plomb dans l'aile, mais là, c'est le coup de grâce : j'ai détesté. Au point que je n'ai pas envie de développer plus que ça : c'est raté sur tous les plans et, peut-être plus gênant pour une série Z de ce type, ce n'est même pas fun à regarder.

1/6 (pour les rares moments tellement débiles qu'ils fonctionnent, et les quelques caméos)

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Un film, un jour (ou presque) #1531 : Bloody Milkshake (2021)

Publié le 17 Septembre 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Review, Thriller, USA, France, Allemagne

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Bloody Milkshake (Gunpowder Milkshake - 2021) :

Abandonnée par sa mère Scarlet (Lena Headey) lorsqu'elle était enfant, Sam (Karen Gillan) est devenue, comme elle, une tueuse à gages froide et distante. Jusqu'à ce qu'une mission tourne mal, et l'oblige à prendre sous son aile une fillette de 8 ans, Emily (Chloe Coleman), fille de l'une de ses cibles décédées... un geste qui va déclencher la furie de la Firme, qui fournit à Sam ses missions et décide de terminer son contrat.

Un film d'action made in Netflix qui semble constamment lorgner sur le cinéma de Rodriguez, de Tarantino, sur les John Wick ou encore sur les films de Guttierez (le casting globalement féminin, et la présence de Carla Gugino dans l'un des rôles principaux n'y sont pas étrangers), avec un girl-power bien basique, un univers décalé et improbable à la lisière du comic-book, de la violence sanglante et décomplexée, et une vraie tendance à privilégier les effets de style et l'esbrouffe poseuse au fond et au scénario.

Style over substance, donc, pour un résultat globalement assez creux, pas aidé par une Karen Gillan qui ne m'a jamais vraiment convaincu en tueuse blasée et impassible (ce qui se traduit par une actrice mono-expressive et raide comme un piquet) - après, derrière cette réalisation pleine d'effets en tous sens, ces visuels très stylisés, et ce féminisme ultra-violent (coucou, Snyder et son Sucker Punch), on trouve quelques scènes d'action réussies et sympathiques (merci les doublures cascades et le montage), et la distribution reste intéressante (Gillan, Headey, Gugino, Michelle Yeoh, Angela Bassett, Paul Giamatti)...

Mais bon, dans l'ensemble, ce Gunpowder Milkshake se contente de piocher à droite et à gauche dans de nombreuses sources d'inspiration, pour en faire un gros mélange divertissant, mais assez creux/superficiel et peu convaincant. Pas surprenant de voir que c'est une production Studio Canal, à la base... même si ça aurait aussi bien pu être une production Europa Corp.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1379 : Les Elfkins - Opération pâtisserie (2020)

Publié le 24 Février 2021 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Allemagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Elfkins : Opération pâtisserie (Die Heinzels : Rückkehr der Heinzelmännchen - 2020) :

Les Elfkins sont de petits lutins malicieux qui, à Cologne, aidaient autrefois les humains dans leurs tâches les plus pénibles. Jusqu'à ce que ces gnomes, vexés d'être mal considérés par notre race, décident de se replier sous terre, et oublient leur vocation première : aider autrui. Deux siècles plus tard, Helvi (Jella Haase), une Elfkin rebelle et optimiste, décide d'aider Theo (Detlef Bierstedt), un pâtissier déprimé aux prises avec son frère arriviste : avec la coopération de Butz (Leon Seidel) et Kipp (Louis Hoffmann), elle va alors faire fi des mœurs actuelles de son peuple, pour renouer avec leurs traditions...

Un film d'animation allemand plutôt mignon et gentillet, avec des personnages sympathiques, un doublage efficace, un rendu technique tout à fait honorable, et une histoire agréable à suivre, sans être exceptionnelle pour autant.

On devine en effet très vite où tout cela se dirige, comment on va parvenir à la happy end obligatoire, et on lève un peu les yeux au ciel lors des quelques moments "prout" visant à faire rire les plus jeunes, mais dans l'ensemble, ça reste plutôt dynamique et convaincant, avec des thèmes comme le poids de la tradition, la tolérance, le pardon, etc.

Et puis ça m'a rappelé un peu David le Gnome, donc ça fait toujours plaisir.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1340 : La grande cavale (2019)

Publié le 27 Janvier 2021 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, Thriller, Allemagne, Belgique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La grande cavale (Spy Cat / Marnie's World / Marnie's Welt - 2019) :

Marnie, une petite chatte casanière et naïve, ne connaît le monde extérieur que par le biais de la télévision et de ses programmes préférés : lorsqu'elle est chassée de chez elle par un criminel, juste après avoir assisté à un cambriolage, elle s'associe à Elvis, un chien de garde trouillard, Anton, un âne prétendant être une vedette du monde du cirque, et à Eggbert, un coq amateur de méditation, pour enquêter sur ces cambrioleurs et prouver leur propre innocence.

Un dessin animé belge/allemand reprenant vaguement les grandes lignes des Musiciens de Brème, opposant un quatuor d'animaux atypiques à des voleurs balbutiants... et c'est à peu près tout ce qu'il y a à dire de ce métrage assez longuet et mollasson, à l'humour parfois bas de plafond (ça rote et ça pète), et qui peine à intéresser plus d'une demi-heure.

C'est dommage, parce que toutes proportions gardées, le tout n'est pas désastreux, notamment techniquement - mais c'est largement insuffisant pour occuper quiconque autre que les plus jeunes... et encore.

1.5/6

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Christmas Yulefest 2020 - 19 - Deathcember (2020)

Publié le 9 Décembre 2020 par Lurdo dans Anthologie, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Noël, Review, Thriller, Yulefest, Allemagne, Animation

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Deathcember (2020) :

Un long-métrage anthologique festif réunissant 26 courts horrifiques, de 2 à 5 minutes, dirigés par 26 réalisateurs plus ou moins connus, et présentés, lors d'une introduction joliment animée, sous la forme d'un calendrier de l'avent sinistre et menaçant, pour une durée totale de près de 2h30.

- 01 - A Door Too Far : le 1er décembre, un ado goinfre ne peut s'empêcher d'ouvrir toutes les fenêtres de son calendrier de l'avent... puis de celui de sa sœur, puis de tous ceux qu'il trouve sur son chemin, jusqu'à ce qu'une malédiction le frappe de plein fouet.

Un segment en allemand, pas exceptionnel, et à la chute un peu téléphonée.

- 02 - All Sales Fatal : après Noël, une cliente difficile tente de rendre un produit à une boutique sans en avoir le ticket de caisse, et la situation dégénère bien vite en bagarre générale des plus sanglantes.

Amusant mais très caricatural (et assez flamboyant, je dois dire).

- 03 - Aurora : en 2389, sur une planète lointaine, une contamination de l'air respirable déclenche une crise inattendue...

Un court d'anticipation stylisé et assez ambitieux visuellement, bien que très abstrait et sans grand rapport avec Noël.

- 04 - X-mas on Fire : déguisés en Pères Noël, cinq criminels tentent de braquer une bijouterie en pleine nuit...

Une parodie de film tarentinesque plutôt bien menée et décalée, avec caméo de Steve E. de Souza (scénariste réputé de films d'action des années 80), et action qui dégénère en fusillade générale.

- 05 - Villancicos : le cœur d'un petit garçon à l'agonie se remet soudain à battre dès qu'il entend des chants de Noël - ce qui ne laisse pas d'autre choix à sa famille que de chanter non-stop pour espérer garder l'enfant en vie, et ce même en pleine apocalypse.

Un sens de l'humour très mexicain, assez absurde (le passage des décennies ^^), malheureusement filmé en fish-eye assez désagréable.

- 06 - Joy to the Girls : invité à une fête de Noël dans un grand hôtel, un homme y tombe sur trois femmes séduisantes et assoiffées...

Assez bof et prévisible, celui-là.

- 07 - The Hunchback of Burg Hayn : condamné au bûcher, un bossu est gracié in extremis à l'occasion des fêtes de Noël...

Un segment comique façon film muet en noir et blanc, avec carton titre, musique au piano, etc, malheureusement trop prévisible pour son propre bien.

- 08 - Family Matters : pour Noël, un homme rend visite, avec sa compagne, aux parents de celle-ci... des parents aux mœurs très étranges.

Un court minimaliste aux relents lovecraftiens, pas désagréable du tout.

- 09 - Crappy Christmas - Operation Christmas Child : à Noël, un petit garçon est enlevé et violé, encore et encore, par des hommes d'église, jusqu'à ce que Krampus vienne lui apporter un présent...

Ouhlà, un segment de très très mauvais goût, à l'humour très noir et transgressif, qui ne passe à peu près que parce que le tout est en stop-motion absurde et techniquement impeccable.

- 10 - Five Deaths in Blood Red : la famille d'une riche excentrique malade se réunit pour les fêtes, et le sang commence à couler...

Un côté délibérément slasher rétro à tendance giallo italien, avec la présence de Barbara Magnolfi en mère de famille, de la nudité gratuite, et une intrigue assez creuse. Mwébof.

- 11 - Kill Santa : dans un magasin de bricolage, une jeune fille et sa petite sœur, traumatisées, décident de tuer le Père Noël...

Une segment peu convaincant, avec des personnages aux réactions que l'on devine motivées par des abus sexuels (ou quelque chose du genre - ce n'est jamais explicité) et qui se termine de manière fauchée. Bof.

- 12 - Bad Santa : un garçon dissipé et sa petite sœur reçoivent la visite de Krampus, mais ne sont pas décidés à se laisser faire par le démon.

Encore une exploitation du personnage de Krampus par des anglo-saxons, et un segment au déroulement très prévisible. Mouais.

- 13 - Santa is Coming : la fille d'un passionné d'horreur devient incontrôlable...

Un segment difficile à résumer, car cette réalisation coréenne est assez absconse, au point d'être difficilement compréhensible.

- 14 - A Christmas Miracle : une jeune mère éplorée suite à la mort de son bébé reçoit la visite d'une apparition mystérieuse lui offrant une chance de le retrouver...

Plutôt maîtrisé visuellement, un court qui utilise Barbara Crampton dans le rôle de l'entité mystérieuse, et qui développe une atmosphère assez jolie et efficace.

- 15 - Casetta sperduta in campagna : une jeune femme revient dans sa famille, pour découvrir sa mère en pleine crise de nerfs...

Ruggero Deodato aux commandes d'un segment pas très marquant, qui utilise l'idée d'une blague ayant mal tourné pour se conclure platement, la faute à de jeunes acteurs mal dirigés.

- 16 - Milk and Cookies : parce qu'il vit avec son père divorcé qui le traite comme un moins que rien, le petit Jack demande chaque soir au Père Noël de l'aider à résoudre ce problème...

Un segment sympathique principalement centré sur le petit garçon et sur ses souhaits, qui trouvent une résolution dans une variation sur le thème de l'étranger dans la maison.

- 17 - Pig : un groupe de femmes se venge d'un violeur croisé dans un night-club.

Un court-métrage assez malsain dans son approche du rape and revenge, et qui n'a absolument rien à voir avec Noël.

- 18 - They once had horses : dans l'Ouest, deux cowboys sont réfugiés autour d'un feu de camp, après avoir été attaqués par une créature inconnue...

Lucky McKee pour un segment en noir et blanc qui, à nouveau, n'a de Noël que deux ou trois mentions. Un peu frustrant.

- 19 - December the 19th : deux cousines se rencontrent lors d'un repas de famille, et décident de s'esquiver pour aller faire du patinage ensemble...

Un segment qui commence comme une romance LGBTQ semi-incestueuse, et qui bascule rapidement, après un peu de nudité racoleuse, dans un déluge de slapstick gore un peu creux. Mwébof. 

- 20 - Getting away from it all : un homme tente d'échapper à Noël en se réfugiant dans une maison de location, mais ses hôtes ont tout préparé pour les fêtes...

Polyanna McIntosh a la réalisation d'un court-métrage qui vire au grotesque, mais le fait avec bonne humeur. Pas désagréable, sans plus.

- 21 - Family Feast : une jeune femme passe les fêtes de fin d'année avec sa famille, mais la soirée vire progressivement au cauchemar...

Un court québécois simple mais plutôt amusant.

- 22 - Before Sundown : un trio de jeunes juifs trainent dans les rues après le coucher du soleil et sont attaqués par une créature de légende...

Plutôt efficace, une simple histoire de tradition judaïque, assez bien menée.

- 23 - Cracker : alors que le repas de Noël touche à sa fin, le moment de faire éclater les crackers approche. Au grand dam de tout le monde...

Un segment ouvertement comique, avec couleurs très saturées, famille nucléaire façon 60s, un petit côté Fallout et un rebondissement final sanglant. Amusant.

- 24 - Operation Dolph : Santa arrive dans le Sud profond des USA, et il n'est pas content.

Très approximatif et médiocre.

- 25 - Christmas Corp.se : lors d'une fête de Noël dans une entreprise allemande, un suicide déclenche une réaction en chaîne inattendue...

Pas désagréable, à nouveau, mais un peu trop vague et oubliable.

- 26 - They Used to Laugh and Call Him Names : un père et son fils partent à la chasse, mais deviennent bien vite les proies d'une créature inconnue...

Gentiment amateur, pas très sérieux, et assez prévisible.

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Dans l'ensemble, une anthologie avec suffisamment de variété pour que l'on ne s'ennuie pas, mais sans véritable segment se démarquant nettement du reste.

Un petit 3/6

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Les bilans de Lurdo : SEMAINE AVENTURE - Conan, saison 1 - troisième et dernière partie (1997)

Publié le 9 Août 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Histoire, Review, Romance, Télévision, USA, Allemagne, Mexique

Pendant une semaine, place à l'héroïsme, à la fantasy, aux mythes et à l'aventure sur le blog des Téléphages Anonymes... ​​

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Après deux premiers tiers à l'intérêt très inégal, suite et fin de l'unique saison de cette série internationale en 22 x 45-60 minutes adaptant de façon assez libre les aventures de Conan le barbare...

Conan, saison 1 (Conan The Adventurer, season 1 - 1997) - troisième et dernière partie :

Armé de son épée atlantéenne et épaulé par ses amis Otli (Danny Woodburn), Bayu (T.J. Storm) et Zzeban (Robert McRay), Conan continue d'arpenter le royaume à la recherche du maléfique Hissah Zuhl (Jeremy Kemp)...

1x17 - The Crystal Arrow : Lorsque Conan et ses amis croisent le chemin de Rykon Pol (Jack Gwillim), un vieil archer assiégé par les forces du sorcier Khartan (Pierre Du Lat), ils font leur possible pour l'aider, mais échouent. Ils héritent cependant d'une flèche de cristal aux pouvoirs magiques, seule capable d'ouvrir les Portes de brouillard menant au royaume de l'archer... un royaume qui pourrait bien être la terre natale de Karella, et d'une mystérieuse gitane aux pouvoirs magiques (Justina Vail).

Aïe. Un épisode approximatif à plein de niveaux, entre la post-synchro bancale et approximative, les costumes vraiment fauchés (que ce soit les costumes de la troupe gitane, façon cirque sans budget, ou ceux des sbires de Khartan, en tenues moulantes noires recouvertes de bandes d'adhésif blanc, pour les faire ressembler à des squelettes), ou même l'interprétation de Moeller, pas très motivé, et de Pierre du Lat (à l'accent prononcé).

Déjà que l'histoire en elle-même n'est pas très intéressante, malgré le fait qu'elle développe un peu le personnage de Karella... un bon gros bof, dans l'ensemble.

1x18 - Labyrinth : Piégés par des bandits menés par Barr (Scott Eberlein) et envoyés par Hissah Zhul, Conan et ses amis sont séparés, et Otli est capturé par les criminels, pour être sacrifié à une bête mystérieuse et sanguinaire qui rôde dans les collines. Mais avec l'aide d'un faux aveugle (Jack Donner) et de deux guerrières (Jolie Jackunas, Evelyn Iocolano) à la recherche d'un enfant enlevé dans des circonstances similaires, Conan va retrouver son ami, avant d'affronter la Bête.

Ah là là quel dommage. Ça partait plus ou moins bien, de la continuité, des méchants cabotins et têtes à claques, une bête mystérieuse, un script un peu plus fouillé que d'habitude, et puis patatras, ça s'effondre dans la dernière ligne droite, quand l'épisode enchaîne un combat de trente secondes chrono contre la Bête (un coup d'épée, et c'est fini), et un échange magique en face à face entre Conan et Zhul, discussion qui semble sortie d'un autre script, tant elle n'a pas sa place dans le déroulement de cet épisode.

Ah, et le labyrinthe du titre, je le cherche encore (par contre, les figurantes en bikini en peau de bête, ça, il y en a).

1x19 - The Cavern : Réfugiés dans une grotte pour échapper à des intempéries surnaturelles provoquées par Zhul, Conan et ses amis sont séparés par un éboulement qui précipite Conan dans une faille. Là, il est confronté à Kamikon (Joe Lara), soldat de Zhul, entraîné à tuer depuis son enfance, mais avec lequel Conan va devoir collaborer quand la montagne se révèle être un volcan en éruption...

Un bottle-episode s'il en est, puisque tout se passe dans des grottes de studio ornées de fonds verts, et que l'essentiel de l'épisode consiste en des échanges de dialogues entre les compères de Conan, qui creusent de leur côté en se désespérant de ne jamais revoir le héros, entre Conan et Kamikon (Joe Lara, interprète de Tarzan dans la série produite par la même équipe), et bien sûr, entre Zhul et son crâne démoniaque, qui passent tout l'épisode à commenter l'action et à faire des paris sur l'issue des événements.

De ces trois axes principaux, le premier est intéressant, le second parfois répétitif, et le troisième ressemble à du remplissage surjoué par Jeremy Kemp : dans l'ensemble, un épisode inégal, mais qui change un peu de la routine habituelle. 

1x20 - Antidote : Lorsque Conan est frappé d'une flèche empoisonnée, ses amis se rallient pour lui trouver un antidote - l'occasion pour eux de se remémorer leurs aventures auprès du barbare...

Aïe. Un clip-show médiocre au possible, comme on avait l'habitude d'en faire dans les années 90, qui meuble beaucoup à l'aide de passages au ralenti sur les personnages qui courent, chevauchent, regardent au loin ou se battent contre des anonymes qui se dressent sur leur chemin, et qui, en prime, se paie le luxe de faire un flash-forward involontaire en insérant des images du season finale.

Preuve d'une production bordélique, et d'une diffusion à l'identique... d'autant pour ne rien arranger, le tout se conclue sur un montage musical de plusieurs minutes de flashbacks illustrés par une chanson lamentable.

1x21 - Heir Apparent : Accompagné d'Otli, de Zzeban et de Vulkar, Conan arrive dans un village de bord de mer terrorisé par un monstre aquatique dévorant tout le poisson. Le petit groupe décide alors d'aider la Reine Veeta (Mariette Hartley), en exil dans une grotte suite aux manigances d'Hissah Zhul et d'Achtel, son représentant local...

Techniquement listé et diffusé outre atlantique comme le dernier épisode de la saison, tout s'explique lorsque l'on réalise que cet épisode est un reste du début de saison, avant l'arrivée de Bayu, alors que Vulkar était toujours là (et était effectivement totalement transparent et insipide).

Un épisode tourné à la plage, avec une prise de son affreuse, un monstre numérique informe, une écriture bancale, et beaucoup trop de personnages secondaires, entre la barmaid bimbo, Veeta, la fille de Veeta, Achtel, la femme d'Achtel (qui ne sert absolument à rien), Zhul, son crâne, etc, etc, etc.

Sans oublier les scènes d'action à la continuité pire que tout : entre le combat de la doublure de Conan qui tient une grosse épée tordue, entrecoupé de gros plans sur Moeller, coiffé différemment et avec l'épée d'Atlantis, les positions qui changent à chaque changement de caméra, le sang qui disparaît d'un plan à l'autre... c'est un gros bordel de production, et il n'est pas surprenant qu'ils aient préféré évacuer cet épisode à la fin de la saison.

(dommage, car dans l'absolu, le scénario n'était pas désagréable)

1x22 - Lethal Wizards : Lorsque trois rois-sorciers, Gero (Scott Ripley), Penor II (Michael Berryman) et Norbu (David Jean-Thomas), anciens alliés de Zhul, viennent à la rencontre de Conan pour lui proposer leurs services contre leur ancien maître, le barbare est dubitatif. Mais bientôt, l'ultime combat contre le Sorcier approche, et l'aide de magiciens pourrait bien s'avérer décisive...

Clairement un season finale à l'issue indiscutable, ce Lethal Wizards pas désagréable à suivre a pourtant été diffusé en avant-dernière position outre-atlantique, ce qui n'a aucune logique.

Peu importe, cela dit, il suffit de regarder les épisodes dans l'ordre le plus cohérent pour assister ici à la fin précipitée de Hissah Zhul, à un duel de sorcier durant lequel Jeremy Kemp fait clairement "pew pew" avec sa bouche lorsqu'il tire des boules de feu, et aux manigances pataudes des trois sorciers, qui tentent de convaincre les compagnons de Conan de se ranger à leurs côtés (l'un en promettant de rendre la parole à Zzeban, l'autre en promettant de faire grandir Otli, et le troisième en tentant de jouer sur la fibre militante noire de Bayu).

Pas totalement convaincant, mais le tout est suffisamment rythmé pour que l'on ne s'ennuie pas.

Bilan saisonnier :

Difficile de trouver grand chose de vraiment positif à dire sur cette seule et unique saison de Conan : c'est fauché, c'est approximatif dans la réalisation, dans l'interprétation, dans les combats, etc, les effets spéciaux sont assez mauvais et (c'est probablement le fait d'avoir revu dans l'intervalle quelques épisodes d'Hercules qui, en comparaison de Conan, semble trois niveaux au-dessus), c'est vraiment de la télévision low-cost, tournée au Mexique pour pas cher.

Reste la distribution, étrangement sympathique et efficace, et avec une bonne alchimie globale. C'est peu, mais vu que le projet plus récent de série Conan par Amazon est tombé à l'eau, il faudra se contenter du souvenir de Ralf Moeller, finalement assez honorable dans ce rôle musclé...

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Les bilans de Lurdo : SEMAINE AVENTURE - Conan, saison 1 - deuxième partie (1997)

Publié le 2 Août 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Télévision, USA, Allemagne, Mexique

Pendant une semaine, place à l'héroïsme, à la fantasy, aux mythes et à l'aventure sur le blog des Téléphages Anonymes... ​​

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Suite de la première saison de cette série internationale en 22 x 45 minutes adaptant de façon assez libre les aventures de Conan le barbare, après un premier tiers de saison très chaotique, et à l'intérêt plus que discutable...

Conan, saison 1 (Conan The Adventurer, season 1 - 1997) - deuxième partie :

Armé de son épée atlantéenne et épaulé par ses amis Otli (Danny Woodburn), Bayu (T.J. Storm) et Zzeban (Robert McRay), Conan continue d'arpenter le royaume à la recherche du maléfique Hissah Zuhl (Jeremy Kemp)...

1x09 - The Curse of Afka : Lorsqu'ils rencontrent Katrina (Lydie Denier), une belle danseuse gitane, Conan et ses compères sont dépouillés de leur argent, mais rapidement, ils se trouvent mêlés aux manigances du sorcier Zingara (Scott Ripley) et du Prince Shadizar (Anthony De Longis), rivaux à la recherche d'un artefact maudit...

Une grosse escort quest de 45 minutes, avec des gitans menteurs, une Lydie Denier habituée des séries de la maison de production à l'origine de Conan (et à l'accent assez calamiteux), une roulotte à double fond, un Otli amoureux, un Sorcier maniéré, un Prince interprété par la doublure fouet de Harrison Ford (et le Blade des Maîtres de l'Univers), et une visite de Karella, toujours dans les bons coups.

Pas forcément désagréable, ni mémorable, mais la nonchalance de Conan est assez amusante, dans l'ensemble, et le groupe conserve une bonne alchimie, y compris avec Karella.

1x10 - Impostor : Le sorcier Evad (Joseph Rye), aux ordres de Zhul, crée un double maléfique de Conan qui sème le chaos sur son passage et dans le pays... jusqu'à ce que le véritable Conan soit mis au courant de la situation, et décide de réparer sa réputation. Mais Evad a d'autres plans, et prévoie de trahir son maître...

Un épisode gentiment je-m'en-foutiste, avec une pseudo-intrigue du doppelgänger maléfique qui est évacuée en 15-20 minutes, pour laisser toujours plus de place à Dave Evad le sorcier efféminé (comme la plupart des sorciers de cette série !) et à sa compagne/apprentie/souffre-douleur, Ega (Renee Graham), une écervelée un peu idiote et pas très bonne actrice, avec laquelle il passe son temps à se disputer, comme un Luthor avec Miss Tessmacher (mais en plus débiles).

Ajoutez à cela un Zhul qui improvise des incantations en babillant comme s'il était un nourrisson, un golem métallique qui tire des lasers (et fait très Power Rangers), et un Bayu qui, jusqu'à présent, se battait comme une panthère (avec bruitages félins dignes de Manimal à la clef), mais qui désormais, décide de se battre comme un singe, sans raison... et voilà, un épisode étrangement décomplexé et fait de bric et de broc.

1x11 - Amazon Woman : Conan et compagnie croisent le chemin d'Aura (Jacqueline Collen), une amazone protégeant un bébé, et tentant de protéger le fils de Prada (Brian Cousins). Mais Zorga (Brian Cousins), le frère jumeau de Prada, est prêt à tout pour le tuer, sur les ordres de Zhul...

Pas terrible, cet épisode. Ça commence comme une variation sur Conan and the Amazon, une nouvelle publiée un an ou deux avant l'épisode, et mettant en scène une amazone et des jumeaux, ça continue comme une variation sur le Prince et le Pauvre, et ça se finir en relecture de la mort de Valeria, avec Conan qui pleure sa belle au pied d'un bûcher funéraire.

C'est décousu, l'amazone n'est pas très convaincante (en plus d'être clairement doublée par un homme lorsqu'elle se bat, après s'être transformée dans une armure intégrale cachant son visage), sa relation avec Conan est quelconque, les guests ne sont pas non plus très probants... bof, en somme.

1x12 - Homecoming : Bayu, Otli et Zzeban arrivent dans le village natal de Bayu, où ce dernier reçoit un accueil des plus hostiles : il y retrouve Surette (Mari Morrow), son ancienne petite-amie, désormais en couple avec Drakk (Michael Worth), son rival de toujours, et qui élève Keeta (Kiami Davael), une fillette ressemblant étrangement à Bayu. Et pour ne rien arranger, Lukar (Fawn Reed), la sœur de Bayu, a accepté d'épouser le maléfique Lord Senn (David Amos), pour que ce dernier épargne le village...

Un autre épisode "économie de budget", avec un Conan absent de 95 % de l'épisode (et qui débite ses dialogues sans grande conviction), et un récit centré sur Bayu, sa famille, etc. Et étrangement, ça fonctionne à peu près sur tous les plans, permettant de donner un peu d'épaisseur à un personnage jusque là limité à ses arts martiaux et à son mauvais caractère. On regrettera seulement que la tragédie finale soit un peu redondante avec celle éprouvée par Conan dans l'épisode précédent.

1x13 - The Taming : Redevable du Roi Orad, qui lui a autrefois sauvé la vie, Conan et ses amis secourent sa fille, la Princesse Hana (Julie St. Claire), capturée par un sorcier. Seul problème : non seulement la princesse est une mijaurée insupportable, promise au musculeux Prince Tamul (Xavier Declie), mais en plus, elle est la cible de Lizor (Patrick Lambke), meneur d'un bataillon d'hommes-serpents implacables...

Un épisode plutôt léger et amusant, principalement centré sur les réactions de la bande face à la princesse mégère (ce n'est pas sans raison que le titre anglais renvoie directement à la Mégère apprivoisée de Shakespeare), et sur les combats entre la troupe de Conan et des hommes-serpents.

Le premier point, s'il est rapidement répétitif, fonctionne à peu près, malgré un Conan semi-absent, et un Xavier Declie à l'accent français à couper au couteau. Le second point, lui, est plus inégal, principalement parce que les hommes-serpents sont assez risibles (des cascadeurs encapuchonnés avec un masque de lézard acheté dans un magasin de déguisement), mais aussi parce que Conan, soudain, se prend pour Musclor, brandissant son épée vers le ciel et demandant la toute-puissance de Crom, dans un déluge d'éclairs.

M'enfin dans l'ensemble, ça restait assez distrayant (et il y a un véritable effort de chorégraphie des combats de la part de Robert McRay, ça fait plaisir).

1x14 - Red Sonja : Lorsqu'ils tentent d'aider une caravane en difficulté, Conan et ses amis ignorent qu'elle est envoyée par le vieux Roi Vog (Robert Culp), désireux d'obtenir la vie éternelle grâce aux pouvoirs du jeune sorcier Lutai (Billy Parrish), transporté en captivité. Rapidement, ils croisent alors le chemin de Sonja la rousse (Angelica Bridges), guerrière implacable voulant libérer Lutai, et persuadée que Conan et ses compères ne lui seront d'aucune aide...

Un épisode mollasson et pas très intéressant, avec une Red Sonja bimbo pas très bien interprétée (et à l'origine réinventée), une Baru (Kiki Shepard) qui ne sert à rien en sbire des méchants, un Robert Culp à la fausse barbe risible, et beaucoup de sous-péripéties quelconques.

Tout au plus retiendrai-je le caméo d'Amy Buchwald (l'épouse de Danny Woodburn IRL) en guerrière sauvage qui s'éprend d'Otli pendant quelques scènes. Dommage qu'elle ait été aussi vite évacuée, cela aurait été amusant de la voir apparaître de manière récurrente dans d'autres épisodes.

1x15 - Shadows of Death : Poursuivie par le général Morgot (Jose Escondon), sbire de Zhul, Karella est secourue par Conan et ses amis, qui, désormais traqués par les troupes de Sergeas (Kevin P. Stillwell), sont alors contraints de se réfugier sur l'île voisine de Vilayet, surnommée l'Île des Ombres.

Un épisode adaptant librement la nouvelle Shadows of the Moonlight de Robert Howard, en en conservant les grandes lignes (la malédiction, les statues, les rêves, etc), en se débarrassant des points les plus problématiques à adapter sans argent (à savoir le singe géant, remplacé par l'esprit d'un bodybuilder vengeur qui se téléporte comme dans Star Trek), et en rajoutant une bonne dose de torture des compères de Conan aux mains de Sergeas.

Pas désagréable à suivre, principalement parce que le tout a un peu de structure, et que la relation Karella/Conan est toujours sympathique, mais les ajouts scénaristiques sont régulièrement un peu maladroits, à l'image des cinq dernières minutes de l'épisode, interminables de remplissage.

1x16 - The Child : Ayant à peine échappé à de dangereux cannibales, Conan et sa troupe tombent sur une caravane en flammes, attaquée par des inconnus, et ils y trouvent Mirimane (Mickey Cottrell), une femme mortellement blessée, mais en plein labeur. Car l'enfant qui va naître est le futur Messie d'un Dieu unique à venir, et Hissah Zuhl a ordonné à ses troupes, menées par Sinjin (Deron McBee), de le tuer dès que possible...

Un épisode assez étrange, qui mélange beaucoup de comédie façon Quatre hommes et un couffin à une approche étrangement judéo-chrétienne de la religion, avec ce futur Messie, ce Dieu unique appelé à remplacer Crom et tous les autres Dieux), et Hissah Zuhl qui tente de le tuer dès sa naissance (d'ailleurs, je m'étais fait la remarque plus tôt dans la saison, mais c'est désormais une évidence : Zuhl est monté sur roulettes, et se déplace en glissant dans toutes ses scènes, comme sur un Segway, ce qui est assez involontairement amusant, je dois dire...).

Ajoutez à cela un certain nombre de scènes clairement filmées sur fond vert (probablement pour éviter d'exposer le bébé aux éléments du "désert") et des scènes d'action encore moins convaincantes que d'habitude (Deron McBee donne des coups qui passent systématiquement à trente centimètres de leur cible), et voilà, un épisode bizarre qui conclue de manière bancale ce deuxième tiers de saison.

Suite et fin de la saison, dimanche prochain...

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Les bilans de Lurdo : SEMAINE AVENTURE - Conan, saison 1 - première partie (1997)

Publié le 1 Août 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Télévision, USA, Allemagne, Mexique

Pendant une semaine, place à l'héroïsme, à la fantasy, aux mythes et à l'aventure sur le blog des Téléphages Anonymes... ​​

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Série américano-germano-mexicaine en 22 x 45 minutes adaptant de façon assez libre les aventures de ce cher Conan le barbare à la façon décontractée d'Hercule, Conan the Adventurer remplace ce bon vieil Arnold, dans le rôle-titre, par Ralph Moeller, ex-champion allemand de bodybuilding et montagne de muscles de près de 2 mètres de haut.

Pas forcément totalement fidèle à l'image du Conan des romans, mais un successeur tout à fait honorable au physique de Schwarzie... et à son interprétation.

Conan, saison 1 (Conan The Adventurer, season 1 - 1997) - première partie :

Le royaume de Cimmérie est tombé sous le joug du maléfique Hissah Zuhl (Jeremy Kemp), un sorcier malfaisant ; Conan (Ralph Moeller), barbare dont les parents ont été tués par Zuhl, est alors choisi par le dieu Crom (Richard Burton) pour mener la résistance contre Zuhl, avec l'aide de ses compères Otli (Danny Woodburn), Bayu (T.J. Storm), Zzeban (Robert McRay), Vulkar (Andrew Craig), et de la voleuse Karella (Aly Dunne)...

Difficile de prendre trop au sérieux cette adaptation de Conan, tant elle lorgne ouvertement sur la formule de la fantasy télévisée façon Hercule : budget limité, tournage dans un lieu à la nature un peu exotique (ici, le Mexique), direction artistique et réalisation limitées, un réalisateur connu à la production (ici, Brian Yuzna), un acteur mythique dans le rôle d'un dieu (ici, un double numérique du visage de Richard Burton, animé avec les pieds, dans le rôle de Crom), des effets spéciaux fauchés, des actrices typiquement américaines en guise de figurantes siliconées sexy, et un héros costaud et décontracté.

À la formule Hercule, Conan rajoute quelques kilos de muscles en plus à son héros, et des acolytes variés - un nain magicien, un gladiateur muet et son collègue en surpoids, un noir qui fait des arts martiaux : pas de quoi vraiment changer la donne, comme on va le voir assez rapidement...

1x01-02 - Heart of the Elephant : Peu de temps après l'arrivée de Conan dans le village de la belle Tamira (Kimberly Kelley), les troupes du roi-sorcier Hissah Zuhl ravagent les lieux, massacrent l'Ancien (Mickey Rooney), et capturent Conan et Tamira. Désormais gladiateur dans l'arène de Zuhl, Conan doit s'échapper avec l'aide de ses adversaires, puis retrouver le Cœur de l'éléphant, une pierre précieuse magique, afin que Yara (Steven Mattila), le sorcier de Zuhl, l'aide à secourir Tamira...

Un épisode pilote qui pose bien les bases de la série, et annonce ce à quoi il faut s'attendre : une série cheap, à la direction artistique et à la photographie italiennes, à la réalisation très... européenne (un réalisateur français, qui a travaillé sur les séries Highlander, Tarzan, Robin des Bois, Largo Winch), à l'interprétation très inégale (Moeller s'en sort bien, Kemp cabotine au possible) à l'écriture bancale, aux décors en carton-pâte, à l'action très approximative, à la musique insipide et à l'adaptation assez libre du récit original (la nature de la créature de la tour n'est plus la même, et c'est bien dommage).

Sinon, on peut noter un Andrew Divoff en général très méchant, une romance impossible qui ne fonctionne jamais vraiment et une redite de la découverte, par Conan, de son épée dans une tombe, gardée par un squelette étrange et clairement monstrueux (qui malheureusement est rapidement ridicule dès qu'il s'anime).

1x03 - Lair of the Beastmen : Alors qu'ils approchent de la montagne d'Aesgaard, Conan et ses compères tombent dans le piège tendu par des Hommes-Bêtes sanguinaires, aidés par Arali (Jodi Russell). Capturé, Conan est réduit en esclavage par le cruel Gha-Kree (Michael Bailey Smith), mais il finit par monter une rébellion avec l'aide des autres esclaves, dont Kiord (Brad Greenquist)...

Une adaptation assez fidèle du Lair of the Beast-Men ! de Smith/Thomas, publié par Marvel en 1970 (par contre, je ne me souviens plus si c'était adapté d'une nouvelle de Howard ou non), avec un Conan qui, une fois de plus, est capturé et réduit en esclavage, avant de se battre contre un gros monstre à demi-numérique et à demi-caoutchouteux. Otli apporte un peu de comic relief, les maquillages des hommes-bêtes sont calamiteux, mais en tant que récit indépendant, ça fonctionne. À peu près.

1x04 - The Siege of Ahl Son Bar : Conan et ses amis arrivent à Ahl Sohn-Bar, où ils sont confrontés à deux menaces : un blob tentaculaire vivant dans les eaux bordant le village, et les troupes de Zuhl, qui assiègent ce dernier. Pour ne rien arranger, Conan s'éprend de Rah-Sheen (Dawn Radenbaugh), une jeune femme somptueuse et amnésique, sauvée des eaux...

Un épisode très statique (c'est presque un bottle épisode filmé en extérieur) et étrangement nonchalant, à la prise de son parfois catastrophique, et qui nous offre une belle kelleyrisation de Vulkar, évacué d'une phrase de dialogue (et remplacé par TJ Storm, dans le rôle cliché du black toujours en colère) au cours de ces monologues d'ouverture insipides que nous fait Danny Woodburn. Vraiment rien de mémorable, et certainement pas ces effets visuels calamiteux, ni la potiche de la semaine avec ses cheveux blonds platine et son lipstick doré.

1x05 - A Friend in Need : Conan et ses amis croisent le chemin de Savann (Matthias Hues), un barbare que Conan connaît bien et qui cherche à venger la mort de sa bien-aimée. Mais Savann travaille en réalité pour Zuhl, et a pour mission de gagner la confiance de Conan afin de le faire tomber dans un piège...

Un épisode qui n'est pas désagréable du tout, et qui bénéficie de la présence de Matthias Hues, le Dark Angel du film avec Dolph Lundgren, en vieux compagnon de guerre de Conan. J'ai eu un peu peur, au début, en voyant ce village au shaman à l'interprétation calamiteuse, et, ensuite, en découvrant ces méchants peints en bleu, mais en fait, la suite de l'épisode adopte un déroulement assez honorable, avec l'équipe de Conan qui se méfie du BFF du barbare, et ce dernier qui les manipule...

Rien d'exceptionnel, mais ça se regarde, si l'on fait exception de ce duel final très approximatif à l'épée (une constante de la série, jusqu'à présent).

1x06 - The Ruby Fruit Forest : Conan et ses amis arrivent dans une forêt étrange, où des mines de rubis alimentent les invocations de Zhul, et où une rivière emporte Otli. Lorsque ses amis le retrouvent, Otli est vénéré comme une déité par une tribu indigène vivant dans les bois, que Conan et compagnie décident de défendre contre les troupes du général Knorr (Sam Jones)...

Un épisode assez bancal, avec pas mal de remplissage, une réalisation tremblotante, et une tribu locale aux peintures de guerre enfantines sur le visage. Forcément, Conan défend la veuve, l'orphelin, et la jolie autochtone (Ali Landry), et forcément, le tout se finit de manière assez prévisible et déjà formulaïque.

Cela dit, je trouve que les interactions des personnages (Zhul et son crâne, Otli et Bayu) sont plutôt sympathiques, et Robert McCray est étonnamment bon dans un rôle ingrat qui aurait pu virer au Bernardo-bis (en plus musculeux).

1x07 - The Three Virgins : À la recherche de leurs chevaux volés par Karella, Conan et ses compères arrachent trois vierges (Brooke Burns, Christa Sauls, Yvonna Kopacz Wright), prêtresses de Xanata (Suzanne Hunt), aux griffes de Mog (Lou Ferrigno), un vendeur d'esclaves. Mais les trois vestales les convainquent de les aider à retrouver un talisman sacré dérobé par Badai (Jimmie Skaggs), un sorcier rival de Zhul...

Conan et Zzeban à la merci de trois bimbos capricieuses, manipulés par leur copine voleuse, et confrontés à un Lou Ferrigno au look improbablement kitschouille, ainsi qu'à un sorcier maquillé façon black-metal norvégien, pour récupérer une énième pierre précieuse magique : dans un premier temps, pas désagréable à suivre, malgré un serpent numérique très laid et un monstre boueux plutôt approximatif (le frère maudit de Zhul)... mais rapidement, ça finit par tourner en rond, avec des personnages secondaires inutiles, des sous-quêtes quelconques, des femmes tous éprises de Conan, et cinq bonnes minutes de remplissage à la fin.

Et puis quand on voit ainsi un épisode où deux membres principaux de la distribution sont absents du récit, on ne peut que se dire que le show commence déjà à faire des économies pour caser ses guest stars.

1x08 - Ransom : Malgré tous ses efforts, Conan et ses amis se retrouvent recrutés par Lord Ursath (John DeMita) pour qu'ils aillent secourir sa fiancée, la princesse Adraina (Jeanne Chinn), enlevée peu de temps avant son mariage par Garth (Eric Steinberg) et ses hommes...

Un épisode globalement très nonchalant, depuis l'enlèvement de la princesse, particulièrement risible tant personne n'y croit, jusqu'au sauvetage de celle-ci (avec ce duel miteux de Conan contre un vieil asiatique qui fait un quart de son poids), en passant par les cascades toujours ultra-amateures (on sent qu'ils ont rarement fait plus d'une prise, et qu'ils n'ont pas beaucoup répété), et par les pérégrinations des compères de Conan, qui vont, viennent, qui tournent clairement en rond à cheval entre deux mêmes bosquets et deux mêmes prairies, et qui se retrouvent avec une princesse réticente sur les bras.

Cela dit, j'ai apprécié le fait que Conan ait toujours deux longueurs d'avance sur tout le monde, et qu'il ne soit pas un barbare stupide et bas-de-plafond. Par contre, la sorcière caquetante, elle, était calamiteuse...

 

(la suite, dès demain...)

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Un film, un jour (ou presque) #1238 : Iron Sky 2 (2019)

Publié le 29 Juin 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Review, Romance, Science-Fiction, Finlande, Allemagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Iron Sky 2 (Iron Sky : The Coming Race - 2019) :

En 2047, près de trente ans après la destruction nucléaire de la surface de la Terre lors du conflit entre les Nazis lunaires et les humains, des survivants arrivent sur la base lunaire désormais occupée par les rescapés humains. Avec eux, Wolfgang Kortzfleisch (Udo Kier), que tout le monde pensait mort, mais qui révèle à Obi (Lara Rossi), fille de James Washington et de Renate Richter, qu'une race de reptiliens, les Vrils, vit au centre de la Terre, d'où ils tirent les ficelles de l'humanité en secret, et exploitent le Vrilia, une source d'énergie incommensurable...

Après un premier volet assez médiocre, qui valait principalement pour ses effets spéciaux et pas du tout pour son humour défaillant et daté, difficile d'attendre grand-chose de cette suite. Et pourtant, Iron Sky est devenu, dans l'intervalle, une franchise à part entière, avec un jeu vidéo, un jeu de plateau, des comics, et tout et tout.

Ici, malheureusement, pas de surprise : on est dans la droite lignée du précédent opus, avec des effets spéciaux toujours plus spectaculaires et réussis... plombés par des personnages caricaturaux et par un sens de l'humour un peu faiblard et une satire affreusement périmés. On peut ainsi citer le red-shirt immortel, le passage éclair d'un Poutine reptilien qui danse torse nu, la religion stupide axée autour d'Apple et de Steve Jobs (uniquement là pour faire une parodie de la fameuse publicité Apple 1984), le mécanicien russe...

Un second volet qui se prend bizarrement plus au sérieux que le premier, avec une narration en voix off assez inutile et insipide, et un déluge d'effets numériques parfois assez creux.

Ce n'est pas forcément bien pire que le premier, mais c'est de plus en plus frustrant, une débauche de moyens qui, en d'autres mains, pourrait donner quelque chose de vraiment intéressant... mais qui en l'état, est, au mieux, anecdotique, et au pire, totalement raté.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1234 : Iron Sky (2012)

Publié le 23 Juin 2020 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Fantastique, Drame, Action, Science-Fiction, Histoire, Finlande, Allemagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Iron Sky (2012) :

À la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les Nazis se sont enfuis pour la face cachée de la Lune, où depuis plus de 70 ans, ils préparent leur retour et la conquête de la Terre. Lorsque James Washington (Christopher Kirby), un astronaute afro-américain, met le pied sur l'astre lunaire, il est fait prisonnier, et devient l'objet des attentions de Renate Richter (Julia Dietze), idéaliste fascinée par cet homme étrange. Mais les Nazis ont décidé que le moment de passer à l'action était arrivé, et Klaus Adler (Götz Otto) prend ainsi le commandement d'un premier vaisseau, pour aller rencontrer la Présidente des USA...

Je me souviens, en 2012 ou 2013, avoir regardé cet Iron Sky dans sa version longue lui rajoutant 20 minutes, et m'être royalement ennuyé. Au point d'avoir tout oublié du film, quelques mois plus tard.

Aujourd'hui, donc, je jette de nouveau un coup d'œil à la version cinéma du métrage (90 minutes environ, ce qui est déjà nettement plus comestible), un métrage produit par l'équipe finlandaise de Star Wreck : In the Pirkinning, parodie combinant Star Trek et Babylon 5 dans un fan-film à l'humour médiocre et indigeste, mais aux effets spéciaux remarquables.

Sans surprise, il en va plus ou moins de même pour cet Iron Sky, au postulat très Wolfenstein (Nazis ! In Space !), qui bénéficie de visuels très réussis, mais dont l'écriture est assez calamiteuse, et l'humour particulièrement éventé (la présidente façon Sarah Palin, le côté blaxploitation du pilote américain, la satire bancale...).

Si ces 90 minutes se regardent sans trop de problème, grâce à l'inventivité de la direction artistique (en même temps, j'ai toujours apprécié ce style rétro-futuriste, comme dans Sky Captain), et à la musique de Laibach (parfois totalement incongrue, mais toujours intéressante),  ça ne fait pas pour autant de cet Iron Sky un bon film, loin de là.

Ça divertit, mais ça s'arrête là. Je reste cependant curieux de voir si les créateurs d'Iron Sky ont appris de leurs erreurs entre ce premier métrage et sa suite...

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1215 : La Légende de Viy (2014)

Publié le 27 Mai 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Horreur, Review, Romance, Religion, Thriller, Russie, Chine, Allemagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Légende de Viy (Viy 3D, aka The Forbidden Kingdom, aka Forbidden Empire - 2014) :

Cartographe ambitieux aux techniques révolutionnaires, Jonathan Green (Jason Flemyng) est contraint de partir explorer la Russie aux commandes de sa calèche ultra-moderne, et arrive dans un petit village reculé, au cœur d'une sinistre forêt. Là, il découvre qu'une jeune femme (Olga Zaytseva) a récemment été retrouvée morte, et que les autochtones superstitieux, menés par le prêtre de la paroisse, sont persuadés qu'elle est désormais l'instrument de Viy, une force maléfique, primitive et cornue qui hantent la forêt...

Un film sino-german-russe adaptant très librement une nouvelle de Nikolai Gogol, ayant connu un development hell de presque dix ans, et naviguant aux carrefours du conte de fée, du film d'horreur, de la comédie fantastique, de l'intrigue politico-religieuse, etc, au travers d'une narration un peu bancale, à la fois épistolaire, et plus directe.

Et très honnêtement, esthétiquement, j'ai plutôt été séduit par ce métrage étrange, ce blockbuster russe en 3D qui évolue constamment à la frontière du grotesque, entre ses décors gothiques et embrumés, ses autochtones aux trognes improbables (crânes demi-rasés, crêtes, cheveux et moustaches de bikers), sa calèche à la limite du steampunk, et surtout ses créatures difformes, plutôt réussies techniquement, et donnant lieu à quelques scènes des plus mémorables.

Le vrai problème, c'est la narration globale du métrage, qui dure plus de deux heures : entre le côté épistolaire qui n'apporte absolument rien (si ce n'est placer Charles Dance dans un petit rôle), la structure bancale du tout, son rythme claudiquant, et sa conclusion semi-rationnelle un peu laborieuse, le tout peine à captiver, et j'ai même été contraint de regarder le film en deux fois.

C'est bien dommage, parce que çà et là, certaines séquences s'avèrent très réussies : tout ce qui tourne autour des trois nuits passées dans l'église avec le cadavre de la défunte frôle la j-horror (et m'a personnellement évoqué de bons souvenirs d'Histoires de Fantômes Chinois !), et les manifestations horrifiques ont un petit côté grandiloquent et caricatural qui n'est pas sans rappeler Sam Raimi.

Après, ça reste très inabouti, bien que ponctuellement assez amusant à suivre. Reste à voir la suite, se déroulant en Chine, avec des caméos de Jackie Chan et d'Arnold Schwarzenegger...

Un généreux 3/6 (pour le capital sympathie du tout et son bestiaire)

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 73 - Our House (2018) & Bad Samaritan (2018)

Publié le 5 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Canada, Allemagne, Drame, USA, Thriller, UK

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

Our House (2018) :

Lorsque ses parents trouvent la mort dans un accident de voiture, alors même qu'il passait la nuit au laboratoire à travailler sur un projet révolutionnaire, Ethan (Thomas Mann) se sent responsable, et abandonne études et petite amie (Nicola Peltz), pour s'occuper désormais de sa petite soeur (Kate Moyer) et de son frère adolescent (Percy Hynes White). Mais rapidement, ses expériences - menées dans son garage - ont des conséquences surnaturelles sur la maisonnée, où une porte semble s'être ouverte vers l'au-delà...

Une co-production américaine, allemande et canadienne qui, sur la base d'un postulat assez basique (transcommunication, invention révolutionnaire aux conséquences inédites, esprits menteurs) parvient néanmoins à imposer une certaine patte, en traitant le tout sur un mode sérieux, sincère et tout en retenue.

Amateurs de jump-scares s'abstenir : ici, la production préfère s'attarder sur les personnages et sur le deuil de cette petite famille finalement assez sympathique et attachante, plutôt que sur la peur et le suspense.

Il faut ainsi attendre une bonne demi-heure pour qu'un embryon de surnaturel se manifeste ici, et une bonne heure pour que tout se concrétise vraiment. Dans un film d'horreur plus classique, comme Poltergeist ou White Noise (auxquels on pense forcément), cela aurait pu s'avérer problématique, mais ici, ça ne gêne pas trop, à vrai dire.

Le point fort du film étant sa distribution, crédible et juste (surtout les enfants), on apprécie de passer un moment en compagnie de cette famille endeuillée, et ce quand bien même Thomas Mann manquerait un peu de charisme.

Après, le souci, c'est que le tout est très, très balisé : on devine les rebondissements du récit bien à l'avance, on regarde le tout sans grande passion, ni sans angoisse, bref, au niveau de l'horreur et du fantastique, on reste sur sa faim malgré des créatures vaporeuses intéressantes.

Par conséquent, selon que le spectateur est réceptif ou non à la sincérité et à la mesure du film/de ses personnages, il appréciera plus ou moins ce métrage qui a tout d'un petit film indépendant : ce n'est pas exceptionnel, ça ne révolutionnera rien, mais c'est suffisamment bien filmé pour que l'on ne passe pas un moment désagréable.

3.5/6

Bad Samaritan (2018) :

Apprenti photographe et valet de parking profitant de sa position pour cambrioler les demeures de ses clients avec l'aide de son collègue (Carlito Olivero), Sean (Robert Sheehan) découvre un jour une jeune femme (Kate Hopgood) enchaînée dans le bureau de leur dernier "client", Cale Erendreich (David Tennant). Paniqué, il la laisse sur place, mais pris de remords, il tente alors de tout faire pour la libérer... quitte à attirer sur lui et ses proches la colère du sadique.

Un bon gros ratage signé Dean Devlin, qui filme ce thriller à tendance serial killer de manière plate et insipide, laisse David Tennant en roue libre, et qui demande à Joseph LoDuca de mettre le tout en musique comme s'il composait la bande originale d'un film d'action des années 90 (les sonorités triomphantes lorsque Sheehan démolit à coups de pelle un Tennant rampant à plat ventre, WTF), avec score musical poussé à fond sur le devant de la scène.

C'est donc assez mauvais, écrit avec les pieds, longtemps dépourvu de tension, bourré de grosses ficelles, ça finit par tourner en rond, et ça place un moment de nudité semi-gratuite dès les cinq premières minutes, histoire de dire.

À éviter.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 19 - Le Petit Vampire 3D (2017)

Publié le 12 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Animation, Jeunesse, Allemagne, Hollande, UK, Danemark

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Le Petit Vampire (The Little Vampire 3D) :

Le clan de Rudolph (Rasmus Hardiker), un petit vampire semblant avoir 13 ans, est menacé par un chasseur maléfique, Rookery (Jim Carter). Jusqu'à ce que Rudolph fasse la connaissance de Tony (Amy Saville), un garçon américain du même âge que lui, en vacances en Europe centrale, et qui est passionné par tout ce qui est macabre : aussitôt, les deux nouveaux amis décident de mettre leurs talents en commun pour sauver les proches de Rudolph, avant qu'il ne soit trop tard...

Une adaptation animée des romans d'Angela Sommer-Bodenburg, qui tient en fait beaucoup plus du remake du film de 2000 (on en retrouve les grandes lignes, la vache-vampire, et Jim Carter + Alice Krige au doublage) que d'une adaptation à proprement parler des livres d'origine.

Et malheureusement, on se trouve ici dans un film animé assez quelconque, et plutôt limité, techniquement parlant : si les décors sont assez réussis, les personnages sont particulièrement lisses, la direction artistique peu mémorable, et l'animation, dans son ensemble, assez inégale et limitée selon les personnages et leur importance.

Au niveau histoire, c'est un peu la même chose, avec un script qui passe beaucoup trop de temps sur Rookery, le méchant, et sur son acolyte, et qui néglige de développer les vampires, leurs personnalités diverses, etc.

Résultat, comme tout cela se combine à beaucoup de poursuites et de slapstick, on se retrouve devant un film d'animation un peu raide, un peu vide, et à réserver aux plus jeunes.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 17 - Happy Family (2017)

Publié le 11 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Animation, Jeunesse, Comédie, UK, Allemagne, Oktorrorfest

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Happy Family (Monster Family) :

Libraire, Emma Wishbone (Emily Watson) a du mal à maintenir la paix et l'harmonie dans sa famille : Frank, son époux flatulent (Nick Frost), se fait marcher sur les pieds au travail, l'adolescente Fay (Jessica Brown Findlay) se rebelle, et Max (Ethan Rouse) est harcelé à l'école. Mais lorsque Dracula (Jason Isaacs) s'éprend d'Emma, et qu'il envoie Baba Yaga (Catherine Tate) la transformer en vampire, le sort tourne mal, et c'est toute la famille Wishbone qui devient monstrueuse : Emma en vampire, Frank en créature de Frankenstein, Fay en momie et Max en loup-garou...

Un film d'animation anglo-allemand assez décousu et bancal, qui souffre de pas mal de problèmes d'écriture (ça part dans tous les sens, il y a bien trop de slapstick et de vannes puériles à base de pets, les trois chauve-souris sont des Minions à peine déguisés, Dracula ressemble à un croisement entre Magneto et un méchant de James Bond, la caractérisation est très fluctuante), d'une synchronisation labiale défectueuse (à se demander si certaines scènes n'ont pas été conçues sur la base du script allemand, puis redoublées), et de soucis de logique interne embêtants (la libraire qui n'a jamais entendu parler de Dracula ; les Wishbone, famille américaine doublée par des Anglais, et qui rencontre ultérieurement des Américains caricaturaux à l'accent prononcé).

Bref, tout ça plombe le métrage, qui pourtant est techniquement assez réussi : la direction artistique est convaincante, colorée, bourrée de textures et de détails, l'animation est très expressive et naturelle, bref, c'est agréable à regarder et à suivre.

Si seulement ce n'était pas aussi dérivatif et approximatif au niveau de l'écriture et du rythme...

2.75/6

(moins sensibles aux problèmes d'écriture, les plus jeunes apprécieront probablement plus ce métrage que les adultes)

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