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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #allemagne catégorie

Halloween Oktorrorfest 2021 - 18 - Blood Red Sky (2021)

Publié le 20 Octobre 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, Netflix, Allemagne

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Blood Red Sky (2021) :

Jeune veuve allemande souffrant d'une maladie sanguine chronique, Nadja (Peri Baumeister) prévoit d'embarquer à bord d'un vol transatlantique pour rejoindre les USA et se faire soigner. Elle monte donc à bord d'un avion avec son fils Elias (Carl Anton Koch), mais rapidement, il apparaît que le vol est détourné par un groupe de terroristes menés par Berg (Dominic Purcell) : incapable de se contrôler, Nadja n'a alors d'autre choix que de révéler sa véritable nature...

Un long-métrage allemand produit pour Netflix, probablement sur la base d'un pitch façon "Vampires on a plane", et qui, du moins sur le plan des suceurs de sang, fonctionne plutôt bien, avec des acteurs motivés qui donnent corps à des vampires sanguinaires et sauvages.

Après... le métrage est un film Netflix, avec ce que ça comporte souvent de rythme bancal et de durée abusive (deux heures de film). Résultat, on a droit à un rythme en dents de scie, a des flashbacks pas forcément utiles, à une narration in media res, et a des flottements çà et là - rien de forcément dramatique, en soi, mais combiné à une gestion de l'espace et à des scènes d'action assez approximatives, à une caractérisation assez simpliste, ainsi qu'à un petit garçon à l'interprétation là aussi fluctuante, on se retrouve avec un long-métrage regardable... sans plus.

Les bonnes idées sont là, Purcell ne s'éternise pas, et c'est assez bien produit, mais le tout est trop inégal pour vraiment mériter plus que la moyenne.

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 09 - Sky Sharks (2020)

Publié le 7 Octobre 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Review, Science-Fiction, Thriller, Allemagne, Guerre, Horreur, Halloween, Oktorrorfest

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Sky Sharks (2020) :

Ancien nazi passé à l'ennemi, le Dr Klaus Richter (Thomas Morris), à l'existence prolongée artificiellement par un sérum mystérieux, doit aujourd'hui reprendre du service, aux côtés de ses filles Angelique (Barbara Nedeljakova) et Diabla (Eva Habermann), pour aider l'humanité à se défendre contre des forces nazies zombifiées, réveillées de leur tombe polaire, et qui ont décidé de reconquérir la Terre sur le dos de requins volants immortels...

Film allemand tourné en 2016-2017 et sorti en plein confinement, ce Sky Sharks est clairement ce que l'on pourrait appeler un films pour festivaliers : un long-métrage approximatif, bourré de sang, d'effets médiocres, de bimbos siliconées et botoxées qui se déshabillent, le tout dans un gros gloubiboulga bordélique et idiot, qui prend l'eau de partout et est totalement mal rythmé, clairement conçu pour être visionné entre potes, dans une ambiance de déconne et de vannes, et si possible sous influence de substances pas forcément très licites.

Pas de chance : mes films, j'ai tendance à les regarder en solo et à jeun... Autant dire que ce Sky Sharks, qui tente très clairement d'être "so bad it's good" et de devenir semi-culte façon Sharknado, s'est avéré un calvaire pour moi, tant TOUT y est incompétent, inepte et débile.

Déjà que la combo nazis + zombies commençait à avoir du plomb dans l'aile, mais là, c'est le coup de grâce : j'ai détesté. Au point que je n'ai pas envie de développer plus que ça : c'est raté sur tous les plans et, peut-être plus gênant pour une série Z de ce type, ce n'est même pas fun à regarder.

1/6 (pour les rares moments tellement débiles qu'ils fonctionnent, et les quelques caméos)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #1531 : Bloody Milkshake (2021)

Publié le 17 Septembre 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Review, Thriller, USA, France, Allemagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Bloody Milkshake (Gunpowder Milkshake - 2021) :

Abandonnée par sa mère Scarlet (Lena Headey) lorsqu'elle était enfant, Sam (Karen Gillan) est devenue, comme elle, une tueuse à gages froide et distante. Jusqu'à ce qu'une mission tourne mal, et l'oblige à prendre sous son aile une fillette de 8 ans, Emily (Chloe Coleman), fille de l'une de ses cibles décédées... un geste qui va déclencher la furie de la Firme, qui fournit à Sam ses missions et décide de terminer son contrat.

Un film d'action made in Netflix qui semble constamment lorgner sur le cinéma de Rodriguez, de Tarantino, sur les John Wick ou encore sur les films de Guttierez (le casting globalement féminin, et la présence de Carla Gugino dans l'un des rôles principaux n'y sont pas étrangers), avec un girl-power bien basique, un univers décalé et improbable à la lisière du comic-book, de la violence sanglante et décomplexée, et une vraie tendance à privilégier les effets de style et l'esbrouffe poseuse au fond et au scénario.

Style over substance, donc, pour un résultat globalement assez creux, pas aidé par une Karen Gillan qui ne m'a jamais vraiment convaincu en tueuse blasée et impassible (ce qui se traduit par une actrice mono-expressive et raide comme un piquet) - après, derrière cette réalisation pleine d'effets en tous sens, ces visuels très stylisés, et ce féminisme ultra-violent (coucou, Snyder et son Sucker Punch), on trouve quelques scènes d'action réussies et sympathiques (merci les doublures cascades et le montage), et la distribution reste intéressante (Gillan, Headey, Gugino, Michelle Yeoh, Angela Bassett, Paul Giamatti)...

Mais bon, dans l'ensemble, ce Gunpowder Milkshake se contente de piocher à droite et à gauche dans de nombreuses sources d'inspiration, pour en faire un gros mélange divertissant, mais assez creux/superficiel et peu convaincant. Pas surprenant de voir que c'est une production Studio Canal, à la base... même si ça aurait aussi bien pu être une production Europa Corp.

2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1379 : Les Elfkins - Opération pâtisserie (2020)

Publié le 24 Février 2021 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Allemagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Elfkins : Opération pâtisserie (Die Heinzels : Rückkehr der Heinzelmännchen - 2020) :

Les Elfkins sont de petits lutins malicieux qui, à Cologne, aidaient autrefois les humains dans leurs tâches les plus pénibles. Jusqu'à ce que ces gnomes, vexés d'être mal considérés par notre race, décident de se replier sous terre, et oublient leur vocation première : aider autrui. Deux siècles plus tard, Helvi (Jella Haase), une Elfkin rebelle et optimiste, décide d'aider Theo (Detlef Bierstedt), un pâtissier déprimé aux prises avec son frère arriviste : avec la coopération de Butz (Leon Seidel) et Kipp (Louis Hoffmann), elle va alors faire fi des mœurs actuelles de son peuple, pour renouer avec leurs traditions...

Un film d'animation allemand plutôt mignon et gentillet, avec des personnages sympathiques, un doublage efficace, un rendu technique tout à fait honorable, et une histoire agréable à suivre, sans être exceptionnelle pour autant.

On devine en effet très vite où tout cela se dirige, comment on va parvenir à la happy end obligatoire, et on lève un peu les yeux au ciel lors des quelques moments "prout" visant à faire rire les plus jeunes, mais dans l'ensemble, ça reste plutôt dynamique et convaincant, avec des thèmes comme le poids de la tradition, la tolérance, le pardon, etc.

Et puis ça m'a rappelé un peu David le Gnome, donc ça fait toujours plaisir.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1340 : La grande cavale (2019)

Publié le 27 Janvier 2021 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, Thriller, Allemagne, Belgique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La grande cavale (Spy Cat / Marnie's World / Marnie's Welt - 2019) :

Marnie, une petite chatte casanière et naïve, ne connaît le monde extérieur que par le biais de la télévision et de ses programmes préférés : lorsqu'elle est chassée de chez elle par un criminel, juste après avoir assisté à un cambriolage, elle s'associe à Elvis, un chien de garde trouillard, Anton, un âne prétendant être une vedette du monde du cirque, et à Eggbert, un coq amateur de méditation, pour enquêter sur ces cambrioleurs et prouver leur propre innocence.

Un dessin animé belge/allemand reprenant vaguement les grandes lignes des Musiciens de Brème, opposant un quatuor d'animaux atypiques à des voleurs balbutiants... et c'est à peu près tout ce qu'il y a à dire de ce métrage assez longuet et mollasson, à l'humour parfois bas de plafond (ça rote et ça pète), et qui peine à intéresser plus d'une demi-heure.

C'est dommage, parce que toutes proportions gardées, le tout n'est pas désastreux, notamment techniquement - mais c'est largement insuffisant pour occuper quiconque autre que les plus jeunes... et encore.

1.5/6

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Christmas Yulefest 2020 - 19 - Deathcember (2020)

Publié le 9 Décembre 2020 par Lurdo dans Anthologie, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Noël, Review, Thriller, Yulefest, Allemagne, Animation

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Deathcember (2020) :

Un long-métrage anthologique festif réunissant 26 courts horrifiques, de 2 à 5 minutes, dirigés par 26 réalisateurs plus ou moins connus, et présentés, lors d'une introduction joliment animée, sous la forme d'un calendrier de l'avent sinistre et menaçant, pour une durée totale de près de 2h30.

- 01 - A Door Too Far : le 1er décembre, un ado goinfre ne peut s'empêcher d'ouvrir toutes les fenêtres de son calendrier de l'avent... puis de celui de sa sœur, puis de tous ceux qu'il trouve sur son chemin, jusqu'à ce qu'une malédiction le frappe de plein fouet.

Un segment en allemand, pas exceptionnel, et à la chute un peu téléphonée.

- 02 - All Sales Fatal : après Noël, une cliente difficile tente de rendre un produit à une boutique sans en avoir le ticket de caisse, et la situation dégénère bien vite en bagarre générale des plus sanglantes.

Amusant mais très caricatural (et assez flamboyant, je dois dire).

- 03 - Aurora : en 2389, sur une planète lointaine, une contamination de l'air respirable déclenche une crise inattendue...

Un court d'anticipation stylisé et assez ambitieux visuellement, bien que très abstrait et sans grand rapport avec Noël.

- 04 - X-mas on Fire : déguisés en Pères Noël, cinq criminels tentent de braquer une bijouterie en pleine nuit...

Une parodie de film tarentinesque plutôt bien menée et décalée, avec caméo de Steve E. de Souza (scénariste réputé de films d'action des années 80), et action qui dégénère en fusillade générale.

- 05 - Villancicos : le cœur d'un petit garçon à l'agonie se remet soudain à battre dès qu'il entend des chants de Noël - ce qui ne laisse pas d'autre choix à sa famille que de chanter non-stop pour espérer garder l'enfant en vie, et ce même en pleine apocalypse.

Un sens de l'humour très mexicain, assez absurde (le passage des décennies ^^), malheureusement filmé en fish-eye assez désagréable.

- 06 - Joy to the Girls : invité à une fête de Noël dans un grand hôtel, un homme y tombe sur trois femmes séduisantes et assoiffées...

Assez bof et prévisible, celui-là.

- 07 - The Hunchback of Burg Hayn : condamné au bûcher, un bossu est gracié in extremis à l'occasion des fêtes de Noël...

Un segment comique façon film muet en noir et blanc, avec carton titre, musique au piano, etc, malheureusement trop prévisible pour son propre bien.

- 08 - Family Matters : pour Noël, un homme rend visite, avec sa compagne, aux parents de celle-ci... des parents aux mœurs très étranges.

Un court minimaliste aux relents lovecraftiens, pas désagréable du tout.

- 09 - Crappy Christmas - Operation Christmas Child : à Noël, un petit garçon est enlevé et violé, encore et encore, par des hommes d'église, jusqu'à ce que Krampus vienne lui apporter un présent...

Ouhlà, un segment de très très mauvais goût, à l'humour très noir et transgressif, qui ne passe à peu près que parce que le tout est en stop-motion absurde et techniquement impeccable.

- 10 - Five Deaths in Blood Red : la famille d'une riche excentrique malade se réunit pour les fêtes, et le sang commence à couler...

Un côté délibérément slasher rétro à tendance giallo italien, avec la présence de Barbara Magnolfi en mère de famille, de la nudité gratuite, et une intrigue assez creuse. Mwébof.

- 11 - Kill Santa : dans un magasin de bricolage, une jeune fille et sa petite sœur, traumatisées, décident de tuer le Père Noël...

Une segment peu convaincant, avec des personnages aux réactions que l'on devine motivées par des abus sexuels (ou quelque chose du genre - ce n'est jamais explicité) et qui se termine de manière fauchée. Bof.

- 12 - Bad Santa : un garçon dissipé et sa petite sœur reçoivent la visite de Krampus, mais ne sont pas décidés à se laisser faire par le démon.

Encore une exploitation du personnage de Krampus par des anglo-saxons, et un segment au déroulement très prévisible. Mouais.

- 13 - Santa is Coming : la fille d'un passionné d'horreur devient incontrôlable...

Un segment difficile à résumer, car cette réalisation coréenne est assez absconse, au point d'être difficilement compréhensible.

- 14 - A Christmas Miracle : une jeune mère éplorée suite à la mort de son bébé reçoit la visite d'une apparition mystérieuse lui offrant une chance de le retrouver...

Plutôt maîtrisé visuellement, un court qui utilise Barbara Crampton dans le rôle de l'entité mystérieuse, et qui développe une atmosphère assez jolie et efficace.

- 15 - Casetta sperduta in campagna : une jeune femme revient dans sa famille, pour découvrir sa mère en pleine crise de nerfs...

Ruggero Deodato aux commandes d'un segment pas très marquant, qui utilise l'idée d'une blague ayant mal tourné pour se conclure platement, la faute à de jeunes acteurs mal dirigés.

- 16 - Milk and Cookies : parce qu'il vit avec son père divorcé qui le traite comme un moins que rien, le petit Jack demande chaque soir au Père Noël de l'aider à résoudre ce problème...

Un segment sympathique principalement centré sur le petit garçon et sur ses souhaits, qui trouvent une résolution dans une variation sur le thème de l'étranger dans la maison.

- 17 - Pig : un groupe de femmes se venge d'un violeur croisé dans un night-club.

Un court-métrage assez malsain dans son approche du rape and revenge, et qui n'a absolument rien à voir avec Noël.

- 18 - They once had horses : dans l'Ouest, deux cowboys sont réfugiés autour d'un feu de camp, après avoir été attaqués par une créature inconnue...

Lucky McKee pour un segment en noir et blanc qui, à nouveau, n'a de Noël que deux ou trois mentions. Un peu frustrant.

- 19 - December the 19th : deux cousines se rencontrent lors d'un repas de famille, et décident de s'esquiver pour aller faire du patinage ensemble...

Un segment qui commence comme une romance LGBTQ semi-incestueuse, et qui bascule rapidement, après un peu de nudité racoleuse, dans un déluge de slapstick gore un peu creux. Mwébof. 

- 20 - Getting away from it all : un homme tente d'échapper à Noël en se réfugiant dans une maison de location, mais ses hôtes ont tout préparé pour les fêtes...

Polyanna McIntosh a la réalisation d'un court-métrage qui vire au grotesque, mais le fait avec bonne humeur. Pas désagréable, sans plus.

- 21 - Family Feast : une jeune femme passe les fêtes de fin d'année avec sa famille, mais la soirée vire progressivement au cauchemar...

Un court québécois simple mais plutôt amusant.

- 22 - Before Sundown : un trio de jeunes juifs trainent dans les rues après le coucher du soleil et sont attaqués par une créature de légende...

Plutôt efficace, une simple histoire de tradition judaïque, assez bien menée.

- 23 - Cracker : alors que le repas de Noël touche à sa fin, le moment de faire éclater les crackers approche. Au grand dam de tout le monde...

Un segment ouvertement comique, avec couleurs très saturées, famille nucléaire façon 60s, un petit côté Fallout et un rebondissement final sanglant. Amusant.

- 24 - Operation Dolph : Santa arrive dans le Sud profond des USA, et il n'est pas content.

Très approximatif et médiocre.

- 25 - Christmas Corp.se : lors d'une fête de Noël dans une entreprise allemande, un suicide déclenche une réaction en chaîne inattendue...

Pas désagréable, à nouveau, mais un peu trop vague et oubliable.

- 26 - They Used to Laugh and Call Him Names : un père et son fils partent à la chasse, mais deviennent bien vite les proies d'une créature inconnue...

Gentiment amateur, pas très sérieux, et assez prévisible.

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Dans l'ensemble, une anthologie avec suffisamment de variété pour que l'on ne s'ennuie pas, mais sans véritable segment se démarquant nettement du reste.

Un petit 3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Les bilans de Lurdo : SEMAINE AVENTURE - Conan, saison 1 - troisième et dernière partie (1997)

Publié le 9 Août 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Histoire, Review, Romance, Télévision, USA, Allemagne, Mexique

Pendant une semaine, place à l'héroïsme, à la fantasy, aux mythes et à l'aventure sur le blog des Téléphages Anonymes... ​​

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Après deux premiers tiers à l'intérêt très inégal, suite et fin de l'unique saison de cette série internationale en 22 x 45-60 minutes adaptant de façon assez libre les aventures de Conan le barbare...

Conan, saison 1 (Conan The Adventurer, season 1 - 1997) - troisième et dernière partie :

Armé de son épée atlantéenne et épaulé par ses amis Otli (Danny Woodburn), Bayu (T.J. Storm) et Zzeban (Robert McRay), Conan continue d'arpenter le royaume à la recherche du maléfique Hissah Zuhl (Jeremy Kemp)...

1x17 - The Crystal Arrow : Lorsque Conan et ses amis croisent le chemin de Rykon Pol (Jack Gwillim), un vieil archer assiégé par les forces du sorcier Khartan (Pierre Du Lat), ils font leur possible pour l'aider, mais échouent. Ils héritent cependant d'une flèche de cristal aux pouvoirs magiques, seule capable d'ouvrir les Portes de brouillard menant au royaume de l'archer... un royaume qui pourrait bien être la terre natale de Karella, et d'une mystérieuse gitane aux pouvoirs magiques (Justina Vail).

Aïe. Un épisode approximatif à plein de niveaux, entre la post-synchro bancale et approximative, les costumes vraiment fauchés (que ce soit les costumes de la troupe gitane, façon cirque sans budget, ou ceux des sbires de Khartan, en tenues moulantes noires recouvertes de bandes d'adhésif blanc, pour les faire ressembler à des squelettes), ou même l'interprétation de Moeller, pas très motivé, et de Pierre du Lat (à l'accent prononcé).

Déjà que l'histoire en elle-même n'est pas très intéressante, malgré le fait qu'elle développe un peu le personnage de Karella... un bon gros bof, dans l'ensemble.

1x18 - Labyrinth : Piégés par des bandits menés par Barr (Scott Eberlein) et envoyés par Hissah Zhul, Conan et ses amis sont séparés, et Otli est capturé par les criminels, pour être sacrifié à une bête mystérieuse et sanguinaire qui rôde dans les collines. Mais avec l'aide d'un faux aveugle (Jack Donner) et de deux guerrières (Jolie Jackunas, Evelyn Iocolano) à la recherche d'un enfant enlevé dans des circonstances similaires, Conan va retrouver son ami, avant d'affronter la Bête.

Ah là là quel dommage. Ça partait plus ou moins bien, de la continuité, des méchants cabotins et têtes à claques, une bête mystérieuse, un script un peu plus fouillé que d'habitude, et puis patatras, ça s'effondre dans la dernière ligne droite, quand l'épisode enchaîne un combat de trente secondes chrono contre la Bête (un coup d'épée, et c'est fini), et un échange magique en face à face entre Conan et Zhul, discussion qui semble sortie d'un autre script, tant elle n'a pas sa place dans le déroulement de cet épisode.

Ah, et le labyrinthe du titre, je le cherche encore (par contre, les figurantes en bikini en peau de bête, ça, il y en a).

1x19 - The Cavern : Réfugiés dans une grotte pour échapper à des intempéries surnaturelles provoquées par Zhul, Conan et ses amis sont séparés par un éboulement qui précipite Conan dans une faille. Là, il est confronté à Kamikon (Joe Lara), soldat de Zhul, entraîné à tuer depuis son enfance, mais avec lequel Conan va devoir collaborer quand la montagne se révèle être un volcan en éruption...

Un bottle-episode s'il en est, puisque tout se passe dans des grottes de studio ornées de fonds verts, et que l'essentiel de l'épisode consiste en des échanges de dialogues entre les compères de Conan, qui creusent de leur côté en se désespérant de ne jamais revoir le héros, entre Conan et Kamikon (Joe Lara, interprète de Tarzan dans la série produite par la même équipe), et bien sûr, entre Zhul et son crâne démoniaque, qui passent tout l'épisode à commenter l'action et à faire des paris sur l'issue des événements.

De ces trois axes principaux, le premier est intéressant, le second parfois répétitif, et le troisième ressemble à du remplissage surjoué par Jeremy Kemp : dans l'ensemble, un épisode inégal, mais qui change un peu de la routine habituelle. 

1x20 - Antidote : Lorsque Conan est frappé d'une flèche empoisonnée, ses amis se rallient pour lui trouver un antidote - l'occasion pour eux de se remémorer leurs aventures auprès du barbare...

Aïe. Un clip-show médiocre au possible, comme on avait l'habitude d'en faire dans les années 90, qui meuble beaucoup à l'aide de passages au ralenti sur les personnages qui courent, chevauchent, regardent au loin ou se battent contre des anonymes qui se dressent sur leur chemin, et qui, en prime, se paie le luxe de faire un flash-forward involontaire en insérant des images du season finale.

Preuve d'une production bordélique, et d'une diffusion à l'identique... d'autant pour ne rien arranger, le tout se conclue sur un montage musical de plusieurs minutes de flashbacks illustrés par une chanson lamentable.

1x21 - Heir Apparent : Accompagné d'Otli, de Zzeban et de Vulkar, Conan arrive dans un village de bord de mer terrorisé par un monstre aquatique dévorant tout le poisson. Le petit groupe décide alors d'aider la Reine Veeta (Mariette Hartley), en exil dans une grotte suite aux manigances d'Hissah Zhul et d'Achtel, son représentant local...

Techniquement listé et diffusé outre atlantique comme le dernier épisode de la saison, tout s'explique lorsque l'on réalise que cet épisode est un reste du début de saison, avant l'arrivée de Bayu, alors que Vulkar était toujours là (et était effectivement totalement transparent et insipide).

Un épisode tourné à la plage, avec une prise de son affreuse, un monstre numérique informe, une écriture bancale, et beaucoup trop de personnages secondaires, entre la barmaid bimbo, Veeta, la fille de Veeta, Achtel, la femme d'Achtel (qui ne sert absolument à rien), Zhul, son crâne, etc, etc, etc.

Sans oublier les scènes d'action à la continuité pire que tout : entre le combat de la doublure de Conan qui tient une grosse épée tordue, entrecoupé de gros plans sur Moeller, coiffé différemment et avec l'épée d'Atlantis, les positions qui changent à chaque changement de caméra, le sang qui disparaît d'un plan à l'autre... c'est un gros bordel de production, et il n'est pas surprenant qu'ils aient préféré évacuer cet épisode à la fin de la saison.

(dommage, car dans l'absolu, le scénario n'était pas désagréable)

1x22 - Lethal Wizards : Lorsque trois rois-sorciers, Gero (Scott Ripley), Penor II (Michael Berryman) et Norbu (David Jean-Thomas), anciens alliés de Zhul, viennent à la rencontre de Conan pour lui proposer leurs services contre leur ancien maître, le barbare est dubitatif. Mais bientôt, l'ultime combat contre le Sorcier approche, et l'aide de magiciens pourrait bien s'avérer décisive...

Clairement un season finale à l'issue indiscutable, ce Lethal Wizards pas désagréable à suivre a pourtant été diffusé en avant-dernière position outre-atlantique, ce qui n'a aucune logique.

Peu importe, cela dit, il suffit de regarder les épisodes dans l'ordre le plus cohérent pour assister ici à la fin précipitée de Hissah Zhul, à un duel de sorcier durant lequel Jeremy Kemp fait clairement "pew pew" avec sa bouche lorsqu'il tire des boules de feu, et aux manigances pataudes des trois sorciers, qui tentent de convaincre les compagnons de Conan de se ranger à leurs côtés (l'un en promettant de rendre la parole à Zzeban, l'autre en promettant de faire grandir Otli, et le troisième en tentant de jouer sur la fibre militante noire de Bayu).

Pas totalement convaincant, mais le tout est suffisamment rythmé pour que l'on ne s'ennuie pas.

Bilan saisonnier :

Difficile de trouver grand chose de vraiment positif à dire sur cette seule et unique saison de Conan : c'est fauché, c'est approximatif dans la réalisation, dans l'interprétation, dans les combats, etc, les effets spéciaux sont assez mauvais et (c'est probablement le fait d'avoir revu dans l'intervalle quelques épisodes d'Hercules qui, en comparaison de Conan, semble trois niveaux au-dessus), c'est vraiment de la télévision low-cost, tournée au Mexique pour pas cher.

Reste la distribution, étrangement sympathique et efficace, et avec une bonne alchimie globale. C'est peu, mais vu que le projet plus récent de série Conan par Amazon est tombé à l'eau, il faudra se contenter du souvenir de Ralf Moeller, finalement assez honorable dans ce rôle musclé...

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Les bilans de Lurdo : SEMAINE AVENTURE - Conan, saison 1 - deuxième partie (1997)

Publié le 2 Août 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Télévision, USA, Allemagne, Mexique

Pendant une semaine, place à l'héroïsme, à la fantasy, aux mythes et à l'aventure sur le blog des Téléphages Anonymes... ​​

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Suite de la première saison de cette série internationale en 22 x 45 minutes adaptant de façon assez libre les aventures de Conan le barbare, après un premier tiers de saison très chaotique, et à l'intérêt plus que discutable...

Conan, saison 1 (Conan The Adventurer, season 1 - 1997) - deuxième partie :

Armé de son épée atlantéenne et épaulé par ses amis Otli (Danny Woodburn), Bayu (T.J. Storm) et Zzeban (Robert McRay), Conan continue d'arpenter le royaume à la recherche du maléfique Hissah Zuhl (Jeremy Kemp)...

1x09 - The Curse of Afka : Lorsqu'ils rencontrent Katrina (Lydie Denier), une belle danseuse gitane, Conan et ses compères sont dépouillés de leur argent, mais rapidement, ils se trouvent mêlés aux manigances du sorcier Zingara (Scott Ripley) et du Prince Shadizar (Anthony De Longis), rivaux à la recherche d'un artefact maudit...

Une grosse escort quest de 45 minutes, avec des gitans menteurs, une Lydie Denier habituée des séries de la maison de production à l'origine de Conan (et à l'accent assez calamiteux), une roulotte à double fond, un Otli amoureux, un Sorcier maniéré, un Prince interprété par la doublure fouet de Harrison Ford (et le Blade des Maîtres de l'Univers), et une visite de Karella, toujours dans les bons coups.

Pas forcément désagréable, ni mémorable, mais la nonchalance de Conan est assez amusante, dans l'ensemble, et le groupe conserve une bonne alchimie, y compris avec Karella.

1x10 - Impostor : Le sorcier Evad (Joseph Rye), aux ordres de Zhul, crée un double maléfique de Conan qui sème le chaos sur son passage et dans le pays... jusqu'à ce que le véritable Conan soit mis au courant de la situation, et décide de réparer sa réputation. Mais Evad a d'autres plans, et prévoie de trahir son maître...

Un épisode gentiment je-m'en-foutiste, avec une pseudo-intrigue du doppelgänger maléfique qui est évacuée en 15-20 minutes, pour laisser toujours plus de place à Dave Evad le sorcier efféminé (comme la plupart des sorciers de cette série !) et à sa compagne/apprentie/souffre-douleur, Ega (Renee Graham), une écervelée un peu idiote et pas très bonne actrice, avec laquelle il passe son temps à se disputer, comme un Luthor avec Miss Tessmacher (mais en plus débiles).

Ajoutez à cela un Zhul qui improvise des incantations en babillant comme s'il était un nourrisson, un golem métallique qui tire des lasers (et fait très Power Rangers), et un Bayu qui, jusqu'à présent, se battait comme une panthère (avec bruitages félins dignes de Manimal à la clef), mais qui désormais, décide de se battre comme un singe, sans raison... et voilà, un épisode étrangement décomplexé et fait de bric et de broc.

1x11 - Amazon Woman : Conan et compagnie croisent le chemin d'Aura (Jacqueline Collen), une amazone protégeant un bébé, et tentant de protéger le fils de Prada (Brian Cousins). Mais Zorga (Brian Cousins), le frère jumeau de Prada, est prêt à tout pour le tuer, sur les ordres de Zhul...

Pas terrible, cet épisode. Ça commence comme une variation sur Conan and the Amazon, une nouvelle publiée un an ou deux avant l'épisode, et mettant en scène une amazone et des jumeaux, ça continue comme une variation sur le Prince et le Pauvre, et ça se finir en relecture de la mort de Valeria, avec Conan qui pleure sa belle au pied d'un bûcher funéraire.

C'est décousu, l'amazone n'est pas très convaincante (en plus d'être clairement doublée par un homme lorsqu'elle se bat, après s'être transformée dans une armure intégrale cachant son visage), sa relation avec Conan est quelconque, les guests ne sont pas non plus très probants... bof, en somme.

1x12 - Homecoming : Bayu, Otli et Zzeban arrivent dans le village natal de Bayu, où ce dernier reçoit un accueil des plus hostiles : il y retrouve Surette (Mari Morrow), son ancienne petite-amie, désormais en couple avec Drakk (Michael Worth), son rival de toujours, et qui élève Keeta (Kiami Davael), une fillette ressemblant étrangement à Bayu. Et pour ne rien arranger, Lukar (Fawn Reed), la sœur de Bayu, a accepté d'épouser le maléfique Lord Senn (David Amos), pour que ce dernier épargne le village...

Un autre épisode "économie de budget", avec un Conan absent de 95 % de l'épisode (et qui débite ses dialogues sans grande conviction), et un récit centré sur Bayu, sa famille, etc. Et étrangement, ça fonctionne à peu près sur tous les plans, permettant de donner un peu d'épaisseur à un personnage jusque là limité à ses arts martiaux et à son mauvais caractère. On regrettera seulement que la tragédie finale soit un peu redondante avec celle éprouvée par Conan dans l'épisode précédent.

1x13 - The Taming : Redevable du Roi Orad, qui lui a autrefois sauvé la vie, Conan et ses amis secourent sa fille, la Princesse Hana (Julie St. Claire), capturée par un sorcier. Seul problème : non seulement la princesse est une mijaurée insupportable, promise au musculeux Prince Tamul (Xavier Declie), mais en plus, elle est la cible de Lizor (Patrick Lambke), meneur d'un bataillon d'hommes-serpents implacables...

Un épisode plutôt léger et amusant, principalement centré sur les réactions de la bande face à la princesse mégère (ce n'est pas sans raison que le titre anglais renvoie directement à la Mégère apprivoisée de Shakespeare), et sur les combats entre la troupe de Conan et des hommes-serpents.

Le premier point, s'il est rapidement répétitif, fonctionne à peu près, malgré un Conan semi-absent, et un Xavier Declie à l'accent français à couper au couteau. Le second point, lui, est plus inégal, principalement parce que les hommes-serpents sont assez risibles (des cascadeurs encapuchonnés avec un masque de lézard acheté dans un magasin de déguisement), mais aussi parce que Conan, soudain, se prend pour Musclor, brandissant son épée vers le ciel et demandant la toute-puissance de Crom, dans un déluge d'éclairs.

M'enfin dans l'ensemble, ça restait assez distrayant (et il y a un véritable effort de chorégraphie des combats de la part de Robert McRay, ça fait plaisir).

1x14 - Red Sonja : Lorsqu'ils tentent d'aider une caravane en difficulté, Conan et ses amis ignorent qu'elle est envoyée par le vieux Roi Vog (Robert Culp), désireux d'obtenir la vie éternelle grâce aux pouvoirs du jeune sorcier Lutai (Billy Parrish), transporté en captivité. Rapidement, ils croisent alors le chemin de Sonja la rousse (Angelica Bridges), guerrière implacable voulant libérer Lutai, et persuadée que Conan et ses compères ne lui seront d'aucune aide...

Un épisode mollasson et pas très intéressant, avec une Red Sonja bimbo pas très bien interprétée (et à l'origine réinventée), une Baru (Kiki Shepard) qui ne sert à rien en sbire des méchants, un Robert Culp à la fausse barbe risible, et beaucoup de sous-péripéties quelconques.

Tout au plus retiendrai-je le caméo d'Amy Buchwald (l'épouse de Danny Woodburn IRL) en guerrière sauvage qui s'éprend d'Otli pendant quelques scènes. Dommage qu'elle ait été aussi vite évacuée, cela aurait été amusant de la voir apparaître de manière récurrente dans d'autres épisodes.

1x15 - Shadows of Death : Poursuivie par le général Morgot (Jose Escondon), sbire de Zhul, Karella est secourue par Conan et ses amis, qui, désormais traqués par les troupes de Sergeas (Kevin P. Stillwell), sont alors contraints de se réfugier sur l'île voisine de Vilayet, surnommée l'Île des Ombres.

Un épisode adaptant librement la nouvelle Shadows of the Moonlight de Robert Howard, en en conservant les grandes lignes (la malédiction, les statues, les rêves, etc), en se débarrassant des points les plus problématiques à adapter sans argent (à savoir le singe géant, remplacé par l'esprit d'un bodybuilder vengeur qui se téléporte comme dans Star Trek), et en rajoutant une bonne dose de torture des compères de Conan aux mains de Sergeas.

Pas désagréable à suivre, principalement parce que le tout a un peu de structure, et que la relation Karella/Conan est toujours sympathique, mais les ajouts scénaristiques sont régulièrement un peu maladroits, à l'image des cinq dernières minutes de l'épisode, interminables de remplissage.

1x16 - The Child : Ayant à peine échappé à de dangereux cannibales, Conan et sa troupe tombent sur une caravane en flammes, attaquée par des inconnus, et ils y trouvent Mirimane (Mickey Cottrell), une femme mortellement blessée, mais en plein labeur. Car l'enfant qui va naître est le futur Messie d'un Dieu unique à venir, et Hissah Zuhl a ordonné à ses troupes, menées par Sinjin (Deron McBee), de le tuer dès que possible...

Un épisode assez étrange, qui mélange beaucoup de comédie façon Quatre hommes et un couffin à une approche étrangement judéo-chrétienne de la religion, avec ce futur Messie, ce Dieu unique appelé à remplacer Crom et tous les autres Dieux), et Hissah Zuhl qui tente de le tuer dès sa naissance (d'ailleurs, je m'étais fait la remarque plus tôt dans la saison, mais c'est désormais une évidence : Zuhl est monté sur roulettes, et se déplace en glissant dans toutes ses scènes, comme sur un Segway, ce qui est assez involontairement amusant, je dois dire...).

Ajoutez à cela un certain nombre de scènes clairement filmées sur fond vert (probablement pour éviter d'exposer le bébé aux éléments du "désert") et des scènes d'action encore moins convaincantes que d'habitude (Deron McBee donne des coups qui passent systématiquement à trente centimètres de leur cible), et voilà, un épisode bizarre qui conclue de manière bancale ce deuxième tiers de saison.

Suite et fin de la saison, dimanche prochain...

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Les bilans de Lurdo : SEMAINE AVENTURE - Conan, saison 1 - première partie (1997)

Publié le 1 Août 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Télévision, USA, Allemagne, Mexique

Pendant une semaine, place à l'héroïsme, à la fantasy, aux mythes et à l'aventure sur le blog des Téléphages Anonymes... ​​

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Série américano-germano-mexicaine en 22 x 45 minutes adaptant de façon assez libre les aventures de ce cher Conan le barbare à la façon décontractée d'Hercule, Conan the Adventurer remplace ce bon vieil Arnold, dans le rôle-titre, par Ralph Moeller, ex-champion allemand de bodybuilding et montagne de muscles de près de 2 mètres de haut.

Pas forcément totalement fidèle à l'image du Conan des romans, mais un successeur tout à fait honorable au physique de Schwarzie... et à son interprétation.

Conan, saison 1 (Conan The Adventurer, season 1 - 1997) - première partie :

Le royaume de Cimmérie est tombé sous le joug du maléfique Hissah Zuhl (Jeremy Kemp), un sorcier malfaisant ; Conan (Ralph Moeller), barbare dont les parents ont été tués par Zuhl, est alors choisi par le dieu Crom (Richard Burton) pour mener la résistance contre Zuhl, avec l'aide de ses compères Otli (Danny Woodburn), Bayu (T.J. Storm), Zzeban (Robert McRay), Vulkar (Andrew Craig), et de la voleuse Karella (Aly Dunne)...

Difficile de prendre trop au sérieux cette adaptation de Conan, tant elle lorgne ouvertement sur la formule de la fantasy télévisée façon Hercule : budget limité, tournage dans un lieu à la nature un peu exotique (ici, le Mexique), direction artistique et réalisation limitées, un réalisateur connu à la production (ici, Brian Yuzna), un acteur mythique dans le rôle d'un dieu (ici, un double numérique du visage de Richard Burton, animé avec les pieds, dans le rôle de Crom), des effets spéciaux fauchés, des actrices typiquement américaines en guise de figurantes siliconées sexy, et un héros costaud et décontracté.

À la formule Hercule, Conan rajoute quelques kilos de muscles en plus à son héros, et des acolytes variés - un nain magicien, un gladiateur muet et son collègue en surpoids, un noir qui fait des arts martiaux : pas de quoi vraiment changer la donne, comme on va le voir assez rapidement...

1x01-02 - Heart of the Elephant : Peu de temps après l'arrivée de Conan dans le village de la belle Tamira (Kimberly Kelley), les troupes du roi-sorcier Hissah Zuhl ravagent les lieux, massacrent l'Ancien (Mickey Rooney), et capturent Conan et Tamira. Désormais gladiateur dans l'arène de Zuhl, Conan doit s'échapper avec l'aide de ses adversaires, puis retrouver le Cœur de l'éléphant, une pierre précieuse magique, afin que Yara (Steven Mattila), le sorcier de Zuhl, l'aide à secourir Tamira...

Un épisode pilote qui pose bien les bases de la série, et annonce ce à quoi il faut s'attendre : une série cheap, à la direction artistique et à la photographie italiennes, à la réalisation très... européenne (un réalisateur français, qui a travaillé sur les séries Highlander, Tarzan, Robin des Bois, Largo Winch), à l'interprétation très inégale (Moeller s'en sort bien, Kemp cabotine au possible) à l'écriture bancale, aux décors en carton-pâte, à l'action très approximative, à la musique insipide et à l'adaptation assez libre du récit original (la nature de la créature de la tour n'est plus la même, et c'est bien dommage).

Sinon, on peut noter un Andrew Divoff en général très méchant, une romance impossible qui ne fonctionne jamais vraiment et une redite de la découverte, par Conan, de son épée dans une tombe, gardée par un squelette étrange et clairement monstrueux (qui malheureusement est rapidement ridicule dès qu'il s'anime).

1x03 - Lair of the Beastmen : Alors qu'ils approchent de la montagne d'Aesgaard, Conan et ses compères tombent dans le piège tendu par des Hommes-Bêtes sanguinaires, aidés par Arali (Jodi Russell). Capturé, Conan est réduit en esclavage par le cruel Gha-Kree (Michael Bailey Smith), mais il finit par monter une rébellion avec l'aide des autres esclaves, dont Kiord (Brad Greenquist)...

Une adaptation assez fidèle du Lair of the Beast-Men ! de Smith/Thomas, publié par Marvel en 1970 (par contre, je ne me souviens plus si c'était adapté d'une nouvelle de Howard ou non), avec un Conan qui, une fois de plus, est capturé et réduit en esclavage, avant de se battre contre un gros monstre à demi-numérique et à demi-caoutchouteux. Otli apporte un peu de comic relief, les maquillages des hommes-bêtes sont calamiteux, mais en tant que récit indépendant, ça fonctionne. À peu près.

1x04 - The Siege of Ahl Son Bar : Conan et ses amis arrivent à Ahl Sohn-Bar, où ils sont confrontés à deux menaces : un blob tentaculaire vivant dans les eaux bordant le village, et les troupes de Zuhl, qui assiègent ce dernier. Pour ne rien arranger, Conan s'éprend de Rah-Sheen (Dawn Radenbaugh), une jeune femme somptueuse et amnésique, sauvée des eaux...

Un épisode très statique (c'est presque un bottle épisode filmé en extérieur) et étrangement nonchalant, à la prise de son parfois catastrophique, et qui nous offre une belle kelleyrisation de Vulkar, évacué d'une phrase de dialogue (et remplacé par TJ Storm, dans le rôle cliché du black toujours en colère) au cours de ces monologues d'ouverture insipides que nous fait Danny Woodburn. Vraiment rien de mémorable, et certainement pas ces effets visuels calamiteux, ni la potiche de la semaine avec ses cheveux blonds platine et son lipstick doré.

1x05 - A Friend in Need : Conan et ses amis croisent le chemin de Savann (Matthias Hues), un barbare que Conan connaît bien et qui cherche à venger la mort de sa bien-aimée. Mais Savann travaille en réalité pour Zuhl, et a pour mission de gagner la confiance de Conan afin de le faire tomber dans un piège...

Un épisode qui n'est pas désagréable du tout, et qui bénéficie de la présence de Matthias Hues, le Dark Angel du film avec Dolph Lundgren, en vieux compagnon de guerre de Conan. J'ai eu un peu peur, au début, en voyant ce village au shaman à l'interprétation calamiteuse, et, ensuite, en découvrant ces méchants peints en bleu, mais en fait, la suite de l'épisode adopte un déroulement assez honorable, avec l'équipe de Conan qui se méfie du BFF du barbare, et ce dernier qui les manipule...

Rien d'exceptionnel, mais ça se regarde, si l'on fait exception de ce duel final très approximatif à l'épée (une constante de la série, jusqu'à présent).

1x06 - The Ruby Fruit Forest : Conan et ses amis arrivent dans une forêt étrange, où des mines de rubis alimentent les invocations de Zhul, et où une rivière emporte Otli. Lorsque ses amis le retrouvent, Otli est vénéré comme une déité par une tribu indigène vivant dans les bois, que Conan et compagnie décident de défendre contre les troupes du général Knorr (Sam Jones)...

Un épisode assez bancal, avec pas mal de remplissage, une réalisation tremblotante, et une tribu locale aux peintures de guerre enfantines sur le visage. Forcément, Conan défend la veuve, l'orphelin, et la jolie autochtone (Ali Landry), et forcément, le tout se finit de manière assez prévisible et déjà formulaïque.

Cela dit, je trouve que les interactions des personnages (Zhul et son crâne, Otli et Bayu) sont plutôt sympathiques, et Robert McCray est étonnamment bon dans un rôle ingrat qui aurait pu virer au Bernardo-bis (en plus musculeux).

1x07 - The Three Virgins : À la recherche de leurs chevaux volés par Karella, Conan et ses compères arrachent trois vierges (Brooke Burns, Christa Sauls, Yvonna Kopacz Wright), prêtresses de Xanata (Suzanne Hunt), aux griffes de Mog (Lou Ferrigno), un vendeur d'esclaves. Mais les trois vestales les convainquent de les aider à retrouver un talisman sacré dérobé par Badai (Jimmie Skaggs), un sorcier rival de Zhul...

Conan et Zzeban à la merci de trois bimbos capricieuses, manipulés par leur copine voleuse, et confrontés à un Lou Ferrigno au look improbablement kitschouille, ainsi qu'à un sorcier maquillé façon black-metal norvégien, pour récupérer une énième pierre précieuse magique : dans un premier temps, pas désagréable à suivre, malgré un serpent numérique très laid et un monstre boueux plutôt approximatif (le frère maudit de Zhul)... mais rapidement, ça finit par tourner en rond, avec des personnages secondaires inutiles, des sous-quêtes quelconques, des femmes tous éprises de Conan, et cinq bonnes minutes de remplissage à la fin.

Et puis quand on voit ainsi un épisode où deux membres principaux de la distribution sont absents du récit, on ne peut que se dire que le show commence déjà à faire des économies pour caser ses guest stars.

1x08 - Ransom : Malgré tous ses efforts, Conan et ses amis se retrouvent recrutés par Lord Ursath (John DeMita) pour qu'ils aillent secourir sa fiancée, la princesse Adraina (Jeanne Chinn), enlevée peu de temps avant son mariage par Garth (Eric Steinberg) et ses hommes...

Un épisode globalement très nonchalant, depuis l'enlèvement de la princesse, particulièrement risible tant personne n'y croit, jusqu'au sauvetage de celle-ci (avec ce duel miteux de Conan contre un vieil asiatique qui fait un quart de son poids), en passant par les cascades toujours ultra-amateures (on sent qu'ils ont rarement fait plus d'une prise, et qu'ils n'ont pas beaucoup répété), et par les pérégrinations des compères de Conan, qui vont, viennent, qui tournent clairement en rond à cheval entre deux mêmes bosquets et deux mêmes prairies, et qui se retrouvent avec une princesse réticente sur les bras.

Cela dit, j'ai apprécié le fait que Conan ait toujours deux longueurs d'avance sur tout le monde, et qu'il ne soit pas un barbare stupide et bas-de-plafond. Par contre, la sorcière caquetante, elle, était calamiteuse...

 

(la suite, dès demain...)

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Un film, un jour (ou presque) #1238 : Iron Sky 2 (2019)

Publié le 29 Juin 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Review, Romance, Science-Fiction, Finlande, Allemagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Iron Sky 2 (Iron Sky : The Coming Race - 2019) :

En 2047, près de trente ans après la destruction nucléaire de la surface de la Terre lors du conflit entre les Nazis lunaires et les humains, des survivants arrivent sur la base lunaire désormais occupée par les rescapés humains. Avec eux, Wolfgang Kortzfleisch (Udo Kier), que tout le monde pensait mort, mais qui révèle à Obi (Lara Rossi), fille de James Washington et de Renate Richter, qu'une race de reptiliens, les Vrils, vit au centre de la Terre, d'où ils tirent les ficelles de l'humanité en secret, et exploitent le Vrilia, une source d'énergie incommensurable...

Après un premier volet assez médiocre, qui valait principalement pour ses effets spéciaux et pas du tout pour son humour défaillant et daté, difficile d'attendre grand-chose de cette suite. Et pourtant, Iron Sky est devenu, dans l'intervalle, une franchise à part entière, avec un jeu vidéo, un jeu de plateau, des comics, et tout et tout.

Ici, malheureusement, pas de surprise : on est dans la droite lignée du précédent opus, avec des effets spéciaux toujours plus spectaculaires et réussis... plombés par des personnages caricaturaux et par un sens de l'humour un peu faiblard et une satire affreusement périmés. On peut ainsi citer le red-shirt immortel, le passage éclair d'un Poutine reptilien qui danse torse nu, la religion stupide axée autour d'Apple et de Steve Jobs (uniquement là pour faire une parodie de la fameuse publicité Apple 1984), le mécanicien russe...

Un second volet qui se prend bizarrement plus au sérieux que le premier, avec une narration en voix off assez inutile et insipide, et un déluge d'effets numériques parfois assez creux.

Ce n'est pas forcément bien pire que le premier, mais c'est de plus en plus frustrant, une débauche de moyens qui, en d'autres mains, pourrait donner quelque chose de vraiment intéressant... mais qui en l'état, est, au mieux, anecdotique, et au pire, totalement raté.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1234 : Iron Sky (2012)

Publié le 23 Juin 2020 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Fantastique, Drame, Action, Science-Fiction, Histoire, Finlande, Allemagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Iron Sky (2012) :

À la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les Nazis se sont enfuis pour la face cachée de la Lune, où depuis plus de 70 ans, ils préparent leur retour et la conquête de la Terre. Lorsque James Washington (Christopher Kirby), un astronaute afro-américain, met le pied sur l'astre lunaire, il est fait prisonnier, et devient l'objet des attentions de Renate Richter (Julia Dietze), idéaliste fascinée par cet homme étrange. Mais les Nazis ont décidé que le moment de passer à l'action était arrivé, et Klaus Adler (Götz Otto) prend ainsi le commandement d'un premier vaisseau, pour aller rencontrer la Présidente des USA...

Je me souviens, en 2012 ou 2013, avoir regardé cet Iron Sky dans sa version longue lui rajoutant 20 minutes, et m'être royalement ennuyé. Au point d'avoir tout oublié du film, quelques mois plus tard.

Aujourd'hui, donc, je jette de nouveau un coup d'œil à la version cinéma du métrage (90 minutes environ, ce qui est déjà nettement plus comestible), un métrage produit par l'équipe finlandaise de Star Wreck : In the Pirkinning, parodie combinant Star Trek et Babylon 5 dans un fan-film à l'humour médiocre et indigeste, mais aux effets spéciaux remarquables.

Sans surprise, il en va plus ou moins de même pour cet Iron Sky, au postulat très Wolfenstein (Nazis ! In Space !), qui bénéficie de visuels très réussis, mais dont l'écriture est assez calamiteuse, et l'humour particulièrement éventé (la présidente façon Sarah Palin, le côté blaxploitation du pilote américain, la satire bancale...).

Si ces 90 minutes se regardent sans trop de problème, grâce à l'inventivité de la direction artistique (en même temps, j'ai toujours apprécié ce style rétro-futuriste, comme dans Sky Captain), et à la musique de Laibach (parfois totalement incongrue, mais toujours intéressante),  ça ne fait pas pour autant de cet Iron Sky un bon film, loin de là.

Ça divertit, mais ça s'arrête là. Je reste cependant curieux de voir si les créateurs d'Iron Sky ont appris de leurs erreurs entre ce premier métrage et sa suite...

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1215 : La Légende de Viy (2014)

Publié le 27 Mai 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Horreur, Review, Romance, Religion, Thriller, Russie, Chine, Allemagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Légende de Viy (Viy 3D, aka The Forbidden Kingdom, aka Forbidden Empire - 2014) :

Cartographe ambitieux aux techniques révolutionnaires, Jonathan Green (Jason Flemyng) est contraint de partir explorer la Russie aux commandes de sa calèche ultra-moderne, et arrive dans un petit village reculé, au cœur d'une sinistre forêt. Là, il découvre qu'une jeune femme (Olga Zaytseva) a récemment été retrouvée morte, et que les autochtones superstitieux, menés par le prêtre de la paroisse, sont persuadés qu'elle est désormais l'instrument de Viy, une force maléfique, primitive et cornue qui hantent la forêt...

Un film sino-german-russe adaptant très librement une nouvelle de Nikolai Gogol, ayant connu un development hell de presque dix ans, et naviguant aux carrefours du conte de fée, du film d'horreur, de la comédie fantastique, de l'intrigue politico-religieuse, etc, au travers d'une narration un peu bancale, à la fois épistolaire, et plus directe.

Et très honnêtement, esthétiquement, j'ai plutôt été séduit par ce métrage étrange, ce blockbuster russe en 3D qui évolue constamment à la frontière du grotesque, entre ses décors gothiques et embrumés, ses autochtones aux trognes improbables (crânes demi-rasés, crêtes, cheveux et moustaches de bikers), sa calèche à la limite du steampunk, et surtout ses créatures difformes, plutôt réussies techniquement, et donnant lieu à quelques scènes des plus mémorables.

Le vrai problème, c'est la narration globale du métrage, qui dure plus de deux heures : entre le côté épistolaire qui n'apporte absolument rien (si ce n'est placer Charles Dance dans un petit rôle), la structure bancale du tout, son rythme claudiquant, et sa conclusion semi-rationnelle un peu laborieuse, le tout peine à captiver, et j'ai même été contraint de regarder le film en deux fois.

C'est bien dommage, parce que çà et là, certaines séquences s'avèrent très réussies : tout ce qui tourne autour des trois nuits passées dans l'église avec le cadavre de la défunte frôle la j-horror (et m'a personnellement évoqué de bons souvenirs d'Histoires de Fantômes Chinois !), et les manifestations horrifiques ont un petit côté grandiloquent et caricatural qui n'est pas sans rappeler Sam Raimi.

Après, ça reste très inabouti, bien que ponctuellement assez amusant à suivre. Reste à voir la suite, se déroulant en Chine, avec des caméos de Jackie Chan et d'Arnold Schwarzenegger...

Un généreux 3/6 (pour le capital sympathie du tout et son bestiaire)

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 73 - Our House (2018) & Bad Samaritan (2018)

Publié le 5 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Canada, Allemagne, Drame, USA, Thriller, UK

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

Our House (2018) :

Lorsque ses parents trouvent la mort dans un accident de voiture, alors même qu'il passait la nuit au laboratoire à travailler sur un projet révolutionnaire, Ethan (Thomas Mann) se sent responsable, et abandonne études et petite amie (Nicola Peltz), pour s'occuper désormais de sa petite soeur (Kate Moyer) et de son frère adolescent (Percy Hynes White). Mais rapidement, ses expériences - menées dans son garage - ont des conséquences surnaturelles sur la maisonnée, où une porte semble s'être ouverte vers l'au-delà...

Une co-production américaine, allemande et canadienne qui, sur la base d'un postulat assez basique (transcommunication, invention révolutionnaire aux conséquences inédites, esprits menteurs) parvient néanmoins à imposer une certaine patte, en traitant le tout sur un mode sérieux, sincère et tout en retenue.

Amateurs de jump-scares s'abstenir : ici, la production préfère s'attarder sur les personnages et sur le deuil de cette petite famille finalement assez sympathique et attachante, plutôt que sur la peur et le suspense.

Il faut ainsi attendre une bonne demi-heure pour qu'un embryon de surnaturel se manifeste ici, et une bonne heure pour que tout se concrétise vraiment. Dans un film d'horreur plus classique, comme Poltergeist ou White Noise (auxquels on pense forcément), cela aurait pu s'avérer problématique, mais ici, ça ne gêne pas trop, à vrai dire.

Le point fort du film étant sa distribution, crédible et juste (surtout les enfants), on apprécie de passer un moment en compagnie de cette famille endeuillée, et ce quand bien même Thomas Mann manquerait un peu de charisme.

Après, le souci, c'est que le tout est très, très balisé : on devine les rebondissements du récit bien à l'avance, on regarde le tout sans grande passion, ni sans angoisse, bref, au niveau de l'horreur et du fantastique, on reste sur sa faim malgré des créatures vaporeuses intéressantes.

Par conséquent, selon que le spectateur est réceptif ou non à la sincérité et à la mesure du film/de ses personnages, il appréciera plus ou moins ce métrage qui a tout d'un petit film indépendant : ce n'est pas exceptionnel, ça ne révolutionnera rien, mais c'est suffisamment bien filmé pour que l'on ne passe pas un moment désagréable.

3.5/6

Bad Samaritan (2018) :

Apprenti photographe et valet de parking profitant de sa position pour cambrioler les demeures de ses clients avec l'aide de son collègue (Carlito Olivero), Sean (Robert Sheehan) découvre un jour une jeune femme (Kate Hopgood) enchaînée dans le bureau de leur dernier "client", Cale Erendreich (David Tennant). Paniqué, il la laisse sur place, mais pris de remords, il tente alors de tout faire pour la libérer... quitte à attirer sur lui et ses proches la colère du sadique.

Un bon gros ratage signé Dean Devlin, qui filme ce thriller à tendance serial killer de manière plate et insipide, laisse David Tennant en roue libre, et qui demande à Joseph LoDuca de mettre le tout en musique comme s'il composait la bande originale d'un film d'action des années 90 (les sonorités triomphantes lorsque Sheehan démolit à coups de pelle un Tennant rampant à plat ventre, WTF), avec score musical poussé à fond sur le devant de la scène.

C'est donc assez mauvais, écrit avec les pieds, longtemps dépourvu de tension, bourré de grosses ficelles, ça finit par tourner en rond, et ça place un moment de nudité semi-gratuite dès les cinq premières minutes, histoire de dire.

À éviter.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 19 - Le Petit Vampire 3D (2017)

Publié le 12 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Animation, Jeunesse, Allemagne, Hollande, UK, Danemark

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Le Petit Vampire (The Little Vampire 3D) :

Le clan de Rudolph (Rasmus Hardiker), un petit vampire semblant avoir 13 ans, est menacé par un chasseur maléfique, Rookery (Jim Carter). Jusqu'à ce que Rudolph fasse la connaissance de Tony (Amy Saville), un garçon américain du même âge que lui, en vacances en Europe centrale, et qui est passionné par tout ce qui est macabre : aussitôt, les deux nouveaux amis décident de mettre leurs talents en commun pour sauver les proches de Rudolph, avant qu'il ne soit trop tard...

Une adaptation animée des romans d'Angela Sommer-Bodenburg, qui tient en fait beaucoup plus du remake du film de 2000 (on en retrouve les grandes lignes, la vache-vampire, et Jim Carter + Alice Krige au doublage) que d'une adaptation à proprement parler des livres d'origine.

Et malheureusement, on se trouve ici dans un film animé assez quelconque, et plutôt limité, techniquement parlant : si les décors sont assez réussis, les personnages sont particulièrement lisses, la direction artistique peu mémorable, et l'animation, dans son ensemble, assez inégale et limitée selon les personnages et leur importance.

Au niveau histoire, c'est un peu la même chose, avec un script qui passe beaucoup trop de temps sur Rookery, le méchant, et sur son acolyte, et qui néglige de développer les vampires, leurs personnalités diverses, etc.

Résultat, comme tout cela se combine à beaucoup de poursuites et de slapstick, on se retrouve devant un film d'animation un peu raide, un peu vide, et à réserver aux plus jeunes.

2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 17 - Happy Family (2017)

Publié le 11 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Animation, Jeunesse, Comédie, UK, Allemagne, Oktorrorfest

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Happy Family (Monster Family) :

Libraire, Emma Wishbone (Emily Watson) a du mal à maintenir la paix et l'harmonie dans sa famille : Frank, son époux flatulent (Nick Frost), se fait marcher sur les pieds au travail, l'adolescente Fay (Jessica Brown Findlay) se rebelle, et Max (Ethan Rouse) est harcelé à l'école. Mais lorsque Dracula (Jason Isaacs) s'éprend d'Emma, et qu'il envoie Baba Yaga (Catherine Tate) la transformer en vampire, le sort tourne mal, et c'est toute la famille Wishbone qui devient monstrueuse : Emma en vampire, Frank en créature de Frankenstein, Fay en momie et Max en loup-garou...

Un film d'animation anglo-allemand assez décousu et bancal, qui souffre de pas mal de problèmes d'écriture (ça part dans tous les sens, il y a bien trop de slapstick et de vannes puériles à base de pets, les trois chauve-souris sont des Minions à peine déguisés, Dracula ressemble à un croisement entre Magneto et un méchant de James Bond, la caractérisation est très fluctuante), d'une synchronisation labiale défectueuse (à se demander si certaines scènes n'ont pas été conçues sur la base du script allemand, puis redoublées), et de soucis de logique interne embêtants (la libraire qui n'a jamais entendu parler de Dracula ; les Wishbone, famille américaine doublée par des Anglais, et qui rencontre ultérieurement des Américains caricaturaux à l'accent prononcé).

Bref, tout ça plombe le métrage, qui pourtant est techniquement assez réussi : la direction artistique est convaincante, colorée, bourrée de textures et de détails, l'animation est très expressive et naturelle, bref, c'est agréable à regarder et à suivre.

Si seulement ce n'était pas aussi dérivatif et approximatif au niveau de l'écriture et du rythme...

2.75/6

(moins sensibles aux problèmes d'écriture, les plus jeunes apprécieront probablement plus ce métrage que les adultes)

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Un film, un jour (ou presque) #734 : Eddie The Eagle (2016)

Publié le 13 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Sport, UK, USA, Allemagne, Biographie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Eddie The Eagle :

Au cours des années 80, le destin improbable d'Eddie "The Eagle" Edwards (Taron Egerton), un anglais lambda bien décidé à participer aux Jeux Olympiques, et qui choisit, sans le moindre entraînement préalable, de s'essayer au saut à ski, avec l'aide de Bronson Peary (Hugh Jackman), un coach des plus atypiques...

Une bonne surprise produite par Matthew Vaughn, et réalisée par Dexter Fletcher : un biopic sportif sincère et amusant, avec un Taron Egerton qui s'investit totalement dans son personnage, un Hugh Jackman au diapason, une réalisation dynamique et inventive (je ne serais pas surpris que Vaughn ait mis la main à la pâte), des effets visuels convaincants, et une excellente bande originale rétro-synthétique de Matthew Margeson.

En résumé, on passe un bon moment, qui aurait toutefois peut-être gagné à être plus court de 10 minutes.

4/6

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Christmas Yulefest 2017 - 59 - Casse-Noisette et Le Roi des Souris (2015) & Le Prince Casse-Noisette (1990)

Publié le 25 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Christmas, Noël, Yulefest, Jeunesse, Allemagne, Animation, Fantastique

Noël est là, et chez les Téléphages Anonymes, la Christmas Yulefest continue avec son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Casse-Noisettes et le Roi des Souris (Nussknacker und Mausekönig) :

Comme chaque année, Maria (Mala Emde) et son petit frère Fritz (Leonard Seyd) attendent Noël avec impatience, pour découvrir le cadeau improbable et magique de leur oncle Drosselmeier (Anatole Taubman). Maria, notamment, tombe sous le charme du diorama mécanique animé qu'il leur offre, cette année, et elle se fascine pour un Casse-Noisettes sculpté à la main. D'autant que, lorsque la nuit tombe sur la demeure des Stahlbaum, un phénomène magique se produit, et la figurine prend vie, pour livrer un combat incroyable contre le maléfique Roi des Souris...

Téléfilm allemand diffusé sur Das Erste, cette version de Casse-Noisette s'avère plutôt réussie, visuellement parlant, car produite avec un budget confortable d'1.5 million d'euros. Résultat : niveau atmosphère et direction artistique, le tout est très convaincant, frôlant même parfois l'horreur (pour enfants, bien entendu), avec une atmosphère assez pesante et glauque (joli travail sur les éclairages et la mise en scène) qui capitalise de manière intéressante sur la musique familière de Tchaïkovski.

Après, c'est loin d'être parfait, puisque le tout reste assez confiné entre quatre murs, sans grande ampleur (le pays des friandises et des bonbons est un peu fauché, franchement), que la résolution est un peu expédiée (forcément, vu le format du programme) et que face au Roi des Souris cabotin, le Casse-Noisettes blond est particulièrement fade et transparent.

Néanmoins, dans l'ensemble, c'est encore la preuve que la télévision allemande (tout comme les télévisions nordiques et anglaises, d'ailleurs) investissent de l'argent dans des programmes pour enfants de qualité. On ne peut pas en dire autant de la France.

3.5/6

Le Prince Casse-Noisettes (The Nutcracker Prince) :

Dans l'Allemagne de 1850, Clara s'apprête à fêter Noël en famille, mais elle est jalouse de toute l'attention que sa soeur aînée Louise reçoit de son petit-ami. Heureusement, son oncle Drosselmeier arrive enfin, et avec lui, il apporte un cadeau des plus mémorables...

Un long-métrage d'animation canadien relativement fidèle au déroulement du récit de ETA Hoffmann, mais qui souffre malheureusement d'une direction artistique des plus inégales.

En effet, durant le plus clair du métrage, ce Casse-Noisette a un style très Disney/Bluth, avec des décors soignés et des personnages au design un peu plus polarisant, mais homogène ; et puis, le temps d'un long interlude relatant la légende de la Princesse, du Casse-Noisette et des Rats, le tout bascule dans du cartoon ultra-caricatural et outré, au doublage et aux visuels criards, et à l'humour bas-de-plafond.

Le choc est rude, et risque de perdre plus d'un spectateur.

Cela dit, non seulement il permet de bien démarquer le conte fantastique du reste du métrage et de son univers plus réaliste, mais il s'accompagne aussi d'une amélioration notable de l'animation, qui devient plus fluide et convaincante. On devine alors rapidement que certaines parties du métrage ont été nettement plus travaillées que d'autres, ce qui se remarque clairement.

La troisième partie du métrage (le retour à la réalité et l'affrontement Rats/soldats, ainsi que tout ce qui s'ensuit) mélange les deux styles de manière plutôt convaincante, visuellement parlant. À vrai dire, ce qui gêne le plus dans l'ensemble du métrage, c'est le doublage inégal d'un personnage à l'autre, entre accents inutiles et clichés, et Kiefer Sutherland en pilotage automatique dans le rôle du Casse-Noisettes.

La musique, elle, est reprise de Tchaïkovski, donc aucun problème sur ce plan-là... si ce n'est cette hideuse chanson finale, qui apparaît d'ailleurs brièvement en cours de film : une version d'une mélodie de Tchaïkovski, reprise façon pop années 80-90 à la Whitney Houston du pauvre, et qui donne vraiment envie de se crever les tympans pour arrêter le massacre.

Dans l'ensemble, cependant, ce dessin animé est tout à fait honorable. Rien d'exceptionnel, et on est très loin de la qualité des grands studios d'animation, mais ce n'est pas non plus un métrage fait à la va-vite, sans la moindre idée ou le moindre talent.

Imparfait, mais ça aurait pu être bien pire.

3.5/6

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Comme toujours, retrouvez la liste complète (et mise à jour avec les titres français) des films de Noël déjà passés en revue sur ce blog les années précédentes, en consultant notre Index Christmas Yulefest disponible ici...

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 60 - Therapy for a Vampire (2014)

Publié le 27 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Fantastique, Comédie, Allemagne, Autriche, Romance

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

Therapy for a Vampire (Der Vampir auf der Couch) :

À Vienne, en 1932, le Dr. Sigmund Freud (Karl Fischer) s'occupe d'un vampire dépressif, le Comte Geza Von Közsnöm (Tobias Moretti), hanté par le souvenir de son premier amour, et ne supportant plus sa femme Elsa (Jeanette Hain). Geza finit par tomber amoureux de Lucy (Cornelia Ivancan), sosie de son amour disparu, alors même que Elsa s'intéresse à Viktor (Dominic Oley), le compagnon de Lucy, un artiste capable de retranscrire la beauté d'Elsa sur une toile. Et tout se complique encore plus lorsque la jalousie et le mensonge s'interposent entre les deux couples...

Une comédie vampirique austro-allemande, en langue allemande, et gentiment sympathique : on est en plein dans du vaudeville vampirique plutôt bien filmé, avec une direction artistique très réussie (par moments, Vienne ressemble à un tableau), et une illustration musicale toute en cordes et en violons... mais ça manque de rythme (et de mordant (!)), et c'est assez bavard, ce qui empêche le tout de vraiment décoller.

Cela dit, c'est relativement honorable, dans le genre.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #604 : A Cure for Life (2017)

Publié le 17 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Horreur, Thriller, USA, Allemagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

A Cure For Life (A Cure For Wellness) :

Envoyé par ses patrons à la recherche du PDG de la compagnie, enfermé dans un sanitarium mystérieux, dans les Alpes suisses, Lockhart (Dane DeHaan) comprend, dès son arrivée sur place, que quelque chose ne tourne pas très rond. Et plus il se rapproche de la jeune Hannah (Mia Goth), la seule patiente à avoir moins de 20 ans, plus l'étau se resserre autour de lui, et plus les étranges rites surnaturels du Dr. Heinreich Volmer (Jason Isaacs) et de ses employés font basculer son esprit dans la folie...

On ne peut pas nier que Gore Verbinski, quel que soit le film qu'il tourne, d'un Pirates des Caraïbes à un Lone Ranger, en passant par un Rango, soit désormais suffisamment dégagé des contraintes des studios pour pouvoir se permettre toutes les audaces visuelles, et les idées improbables. En ce sens, il correspond bien à la définition de "réalisateur visionnaire" : il a une vision bien à lui, et elle est immédiatement identifiable lors de moments très particuliers, même au coeur des blockbusters les plus généralistes.

Malheureusement, qui dit "dégagé des contraintes des studios" dit aussi "libre de faire tout et n'importe quoi, et de se laisser déborder par ses envies". Et ce qui s'est produit pour Lone Ranger (ce qui aurait été un bon western original et décalé de 100/110 minutes en faisait malheureusement 150) se répète ici. 

Si je ne l'avais pas vu à sa sortie en vidéo, avant l'été, j'aurais probablement attendu Octobre pour le regarder et intégrer directement ce film à l'Oktorrorfest... car ce métrage ressemblant fortement, au premier abord, à un Shutter Island-bis (du thriller psychologique pas vraiment horrifique), s'avère en fait un grand hommage assumé de Gore Verbinski à tout un pan du cinéma et de la littérature d'horreur gothique, dans la lignée de Poe/Lovecraft, mâtiné d'influences transalpines évidentes.

Aidés par des décors naturels somptueux, Verbinski (et son scénariste de Lone Ranger) se lâchent, et produisent ici quelque chose d'ambitieux, de particulièrement travaillé visuellement, d'étrangement malsain, de cotonneux, d'intrigant, de non-sensique, qui se transforme en une oeuvre grandiloquente, glauque... et le problème, c'est que ça fait 2h30.

146 minutes qui prennent bien leur temps pour développer une histoire finalement très classique (cette affaire de comte, de villageois en colère, Hannah... rien de bien surprenant ou original) dont les révélations arrivent facilement 20-30 minutes après que le spectateur ait déjà tout compris.

Résultat : on se retrouve ainsi avec deux premières heures de film qui jouent tellement l'attente, le mystère et le suspense (frôlant même parfois l'imagerie abstraite et lynchienne) que le spectateur a tout le temps du monde d'assembler dans sa tête les pièces d'un puzzle que le script met bien en évidence.

Le film abat paradoxalement ses cartes à la fois bien trop tôt et bien trop tard, sans avoir suffisamment de subtilité pour totalement emporter l'adhésion : on finit frustré par le script, qui n'est jamais à la hauteur des images et des séquences (parfois tendues, cf. le dentiste) que Verbinski propose.

Et pourtant, la dernière demi-heure finit presque par réconcilier avec le film dans son ensemble, entre son bal sinistre, sa musique pompeuse (on sent bien le temp-tracking, çà et là, mais rien de grave), son méchant défiguré (Lon Chaney n'est pas loin), sa perversité, son incendie, et sa conclusion irréelle... c'est un peu de la Hammer ou du Bava, mais avec beaucoup plus de moyens.

En résumé, une expérience mitigée, dont la durée, la structure et les failles (énormément d'éléments du scénario ne servent absolument à rien, si ce n'est à meubler et à faire de jolies images mystérieuses) m'empêchent de lui mettre beaucoup plus que la moyenne.

Néanmoins, Verbinski confirme une nouvelle fois sa folie visuelle et son amour du cinéma, l'interprétation est excellente (Mia Goth, notamment), et le tout s'avère particulièrement surprenant... pour le meilleur et pour le pire.

3.5/6

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Les bilans de Sygbab - LEXX : saison 4 (2001-2002)

Publié le 8 Juillet 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Science-Fiction, Allemagne, Canada

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Lexx - Saison 4 :

Dans la foulée du final de la troisième saison, l'équipage du Lexx se dirige vers la Terre pour que le vaisseau vivant puisse se sustenter : c'est l'origine des événements de la saison. En effet, toute la saison se déroule sur notre planète, et ce pour des raisons évidentes puisque le manque de budget est criant. Mais les scénaristes s'en accommodent et optent pour une satire quasi permanente de la société moderne, notamment celles des États-Unis qui en prend pour son grade. Le fait que le pays soit dirigé par l'abruti congénital qu'est Reginald G. Priest est suffisamment parlant, d'autant qu'il est manipulé par l'agence gouvernementale ATF (Alcohol, Tobacco and Fire Arms).

La Terre est au coeur de la Dark Zone, et le tableau est noir : oui, l'argent est le nerf de la guerre, et les trois commerces cités précédemment sont ceux qui en brassent le plus. Ce n'est pas pour rien que celui qui se trouve à la tête de l'ATF ne soit autre que Prince, dont l'essence vitale a migré après la destruction des planètes Fire et Water. La multiplication des agences américaines est aussi une source de moquerie dans cette saison, avec le détournement de la plus connue d'entre toutes : le FBI devient le Free Beef Industries...

Beaucoup d'éléments de la culture américaine sont passés au crible, du Texas à la télé-réalité (Xevivor est une parodie hilarante de Survivor) en passant par le monde du porno dans Fluff Daddy. Cet épisode est l'objet de multiples références à Star Trek, contre toute attente : le film X en tournage se nomme Deep Space 69 et le réalisateur dit à Stan - reconverti pour l'occasion en fluffer sans savoir de quoi il en retourne - qu'il faut aller "where no man has fluffed before". La liste est loin d'être exhaustive (Apocalypse Now est également revisité), ce qui permet d'affirmer que le ton de la saison 2 est de nouveau présent.

C'est avec bonheur que le téléspectateur retrouve cet esprit complètement déjanté, mais parfois il est tellement poussé à l'extrême qu'il faut faire un effort pour véritablement apprécier certains épisodes qui sont totalement absurdes. Dans toute autre série, ce serait tout simplement nul, mais il y a toujours une réserve à être aussi catégorique dans le cas de Lexx tant l'écriture est à des années-lumières de ce qu'on a l'habitude de voir. Mais de temps en temps, un épisode plus sérieux pointe le bout de son nez, et le changement de ton est plutôt bien géré.

La plus belle réussite reste The Game, dont le concept est absolument génial : Kai et Prince jouent une partie d'échecs - l'enjeu est primordial pour le Brunnen-G car son adversaire lui a promis de lui rendre la vie s'il l'emporte - avec des pièces représentées par les têtes des différents personnages de la série. Le déroulement de la partie est passionnant (si tant est qu'on ait un certain goût pour l'aspect tactique), mais elle est rendue encore plus intense avec les commentaires en direct des pièces-personnages sur l'échiquier, et son dénouement réserve un retournement de situation totalement improbable.

En réussissant à concilier le sérieux et le grand n'importe quoi généralisé, les scénaristes font preuve de maturité : ils ont appris de leurs erreurs - notamment celles de la saison 3 - et ont trouvé la manière de réunir les divers facettes de la série. On retrouve même l'ambiance particulière de la saison 1 le temps d'un épisode, dans Vlad. Kai y est confronté à un exécuteur divin, chargé du temps du règne de The Divine Shadow d'éliminer les... assassins divins. C'est une façon d'explorer le mythe des vampires, puisque ce personnage féminin se nomme Vlad et vit en Transylvanie. Ce n'est pas la seule incursion dans le monde fantastique, puisque le monde féérique est vu à travers le prisme de Lexx dans A Midsummer's Nightmare et le résultat est pour le moins original.

Toutes ces expérimentations peuvent facilement donner l'impression d'une saison qui n'a aucune direction précise (parfois, c'est tellement bordélique qu'on en est intimement convaincu), et pourtant il y a une réelle continuité, quasiment du début jusqu'à la fin. C'est encore une fois une conséquence directe de la saison 3 : cette dernière était tellement concentrée que les rebondissements de l'intrigue faisaient parfois office de remplissage. L'optique est ici différente : il y a plusieurs sous-intrigues, mais elles sont éparpillées.

Comme les enjeux et les ambitions ne sont pas aussi importants (ce ne sont pas des questions existentielles sur la nature du Bien et du Mal ou sur l'après-vie), elles sont plus diffuses mais elles donnent la possibilité d'alterner, de les recouper, de les utiliser comme ressort comique ou de les ressortir au moment opportun. À part les intrigues passagères (Vlad qui est l'ennemi numéro un de manière éphémère) ou les intrigues très secondaires (le Lexx qui doit absolument manger pour avoir enfin de quoi détruire la Terre), deux fils rouges se distinguent : les tentatives répétées de Prince pour prendre le contrôle du Lexx, et les sondes aliens en forme de carottes qui contrôlent leurs victimes en rentrant dans leur corps par l'anus (si si...).

Les deux sujets sont traités avec une grosse dose de second degré (c'était d'ailleurs clairement nécessaire pour le second). Les scénaristes s'amusent beaucoup avec la clé du Lexx, qui change de propriétaire régulièrement selon que ces derniers soient tués ou proches de l'extase sexuelle. Il est tout de même dommage que le concept ne soit pas totalement exploité car tout le monde la perd très vite alors que certains personnages seraient en position de faire bien plus de dégâts en possession de l'arme la plus puissante de l'univers.

En ce qui concerne les sondes carottes, leurs apparitions sont plus sporadiques, mais elles sont la clé de l'invasion d'une race de plante vivant sur un astéroïde qui progresse vers la Terre. Cela amène à une bataille finale contre l'équipage du Lexx, et la conclusion est tragique et définitive puisque Kai retrouve la vie pendant 5 minutes avant de la sacrifier  entonnant une dernière fois le Yo Way Yo, accompagné par Stan et Xev. Comme pour symboliser le comble de l'ironie, cet acte héroïque ne sauve même pas la Terre, qui finit détruite comme Stan l'a toujours souhaité.

Il faut dire que ce n'est pas la planète la plus accueillante dont ils ont croisé le chemin, et il est assez drôle de voir Stan et Xev dégoûtés des perversions de ses habitants alors qu'ils sont bien gratinés eux-mêmes, entre le vieil obsédé et la nymphomane chronique. Mais autant les Terriens sont stupides, autant la fameuse représentation d'aliens technologiquement et intellectuellement supérieurs débarquant sur Terre est mise à mal : l'équipage du Lexx a bien la technologie, mais n'a pas de cerveau.

Stan, par exemple, répète constamment les mêmes erreurs, et déballe sans arrêt les petits secrets du Lexx (et surtout celui de la clé) pour impressionner ses interlocuteurs. Ce n'est pas de la naïveté mais un complexe de supériorité malvenu puisque ça lui retombe toujours dessus. Xev n'est pas tellement mieux, Kai reste fidèle à lui-même, et 790 est définitivement une pourriture puisqu'il passe son temps à comploter pour éliminer Stan et Xev du paysage. Parfois, on se demande vraiment ce qui les sépare de Reginald G. Priest et de Bunny, ou même de Prince. Difficile de faire des personnages plus humains, puisqu'ils en ont tous les vices.

Excepté 790 qui est insupportable et dont les scénaristes n'ont plus su quoi faire dès la saison 3 (sa violence verbale était encore drôle dans les deux premières, mais dès que son obsession s'est reportée sur Kai, le résultat a été catastrophique), ils ne sont pourtant pas antipathiques et leurs aventures se suivent agréablement quand ce n'est pas trop tiré par les cheveux. Il est tout de même dommage que certains éléments développés dans la saison 3 aient été oubliés : le procès de Stan aurait dû lui mettre du plomb dans la tête mais il n'en a rien été, et le conditionnement de Xev pour être une femme modèle était intéressant mais a été utilisé pour justifier sa nymphomanie. Du trop sérieux, la bascule s'est effectuée d'un coup vers le peut-être trop déjanté.

Lexx est finalement une série qui n'aura cessé d'expérimenter, et qui n'aura jamais proposé deux saisons identiques tant dans leur structure qu'au niveau des thèmes abordés. Il en résulte une série de science-fiction réellement atypique, à laquelle il faut savoir s'adapter pour l'apprécier car l'esprit qui y règne est très particulier. Ça peut être complètement décomplexé, gore, bourré de scènes suggestives, parfois génial, parfois à la limite du ridicule : le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est créatif. Elle n'est bien entendu pas exempte de défauts, que ses qualités ne compensent pas toujours, mais elle est intéressante à regarder.

 

(voir aussi : bilan saison 1 ; saison 2 ; saison 3)

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Les bilans de Sygbab - LEXX : saison 3 (2000)

Publié le 1 Juillet 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Science-Fiction, Canada, Allemagne

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Lexx - Saison 3 :

Après une première saison en forme de mini-série et une deuxième saison composée dans sa grande majorité de loners structurés autour d'un fil rouge, cette troisième saison s'oriente sur un format feuilletonnant. L'action se déroule essentiellement sur deux planètes jumelles dont Lexx croise le chemin après 4000 ans d'errance dans l'espace (l'équipage sort alors de la cryo-stase dans laquelle il était plongé). L'une est entièrement composée d'océans, l'autre est totalement désertique, et chacune possède des villes construites sur des tours.

L'intrigue amène Stan et ses compagnons à effectuer des allers et retours entre les deux planètes, et les scénaristes s'en donnent à coeur joie pour alterner les séparations et les retrouvailles afin de donner une nouvelle dynamique au groupe. Au fur et à mesure de leur découverte des deux mondes, ils rencontrent d'anciennes connaissances à priori décédées (Bunny, Fifi, Mantrid, Jigarata, pour ne citer qu'eux), qui ne connaissent pas le concept de la naissance.

Le voile est levé dans le final : les deux planètes sont des représentations du paradis et de l'enfer, peuplées par l'essence vitale des individus qui ont été jugés après leur mort. Un concept intéressant qui permet de faire le procès de Stan dans l'avant-dernier épisode  - alors que les scénaristes jouaient de son égoïsme exacerbé, il paie ici les conséquences de ses mauvais choix - et qui remet en perspective certains éléments disséminés au cours de la saison comme la différence marquée entre les souffrances endurées sur la planète Fire et les bonheurs de la planète Water - incongrus dans la Dark Zone.

C'est également en cohérence avec la thématique principale, à savoir la distinction entre le Bien et le Mal, ainsi que les choix moraux que doivent effectuer Stan et Xev. Celui qui les met face à leurs reponsabilités est sans doute l'atout principal de la saison : Prince. Il déjoue sans cesse la mort, peut apparaître où et quand il le veut quand il veut, possède la capacité de prendre l'apparence de n'importe qui (un don bien entendu exploité pour proposer des situations improbables, comme Xev qui aurait envie de coucher avec Stan), et veut détruire la planète Water par tous les moyens car il est le mal incarné. Tout cela fait de lui un personnage à la fois charismatique, fascinant et inconsistant. A l'évidence, le ton est plus sérieux, et même si l'humour noir est toujours là, sa portée est bien moindre qu'auparavant.

Cette nouvelle orientation engendre bien évidemment des adaptations dans l'écriture, qui n'est pas exempte de tout défaut. Il est toujours plus difficile de construire une saison autour d'un arc unique, et parfois les ficelles utilisées pour que l'intrigue rebondisse sont assez grossières. L'alternance des villes visitées a également ses limites car les épisodes ne sont pas toujours des plus passionnants (le concept est exploité jusqu'au bout : pas moins de quatre épisodes portent le nom de la ville que le téléspectateur va découvrir en même temps que les protagonistes). Enfin, le conflit perpétuel entre les deux planètes ne se ressent pas vraiment, à quelques exceptions près. Quoi qu'il en soit, il faut saluer cette prise de risque : l'équipe en place ne s'est pas contentée de dupliquer une recette qui avait déjà fonctionné en prenant le parti de tenter tout autre chose.

À côté de ça, il y a un véritable développement des personnages. Outre le cas de Stan qui a déjà été évoqué et 790 qui apparaît moins à l'écran après avoir opéré un revirement à 180° puisqu'il/elle a désormais les yeux roses transis d'amour pour Kai - ce qui n'est pas plus mal tant il est agaçant -, le Brunnen-G et Xev ne sont pas laissés de côté.

Quelques éléments nous sont fournis pour mieux comprendre l'état de mort-vivant du premier cité : il a été décarbonisé, et certaines parties de son corps sont mécaniques (comme son entrejambe, raison pour laquelle il ne peut pas goûter à certains plaisirs). Son statut est représenté de manière symbolique en fin de saison, lorsqu'il est en train de couler vers le centre de la planète Water et qu'il rencontre son essence vitale, coincée entre les deux mondes.

Concernant Xev, il faut signaler une nouveauté : son ADN de lézard sert enfin, et lui confère le même genre de pouvoirs que les reptiles (notamment le roulé-boulé qui leur permet de se déplacer à une allure fulgurante). C'est un élément qui n'avait pas vraiment été exploité jusqu'à présent et il est plaisant de constater qu'il sert enfin.

Son passé sur B3K est l'objet de flashbacks, afin de montrer dans quelles conditions elle a été élevée. Vivant dans une boîte - à la dure donc -, son éducation avait pour seul but de l'entraîner à être une femme parfaite, anticipant tous les désirs de son mari. Finalement, elle était presque prédestinée à être une esclave sexuelle, ce qui remet en perspective sa condamnation initiaie.. Mais elle a su passer au-delà et a réussi à se forger une personnalité forte.

Il est difficile d'évoquer des points de comparaison avec les saisons précédentes puisque le format, la structure et les ambitions sont bien différentes, mais le côté un peu trop sérieux par moments ne convient pas réellement à la série. C'est dommage car la ligne directrice est très intéressante, et en y mettant plus de folie cela aurait donné un traitement original à un thème très classique. Il faudrait que cet esprit déjanté règne dans la saison 4, puisque l'équipage se dirige vers la Terre qui était en orbite inversée avec les planètes jumelles, et sur laquelle devraient se trouver toutes les essences vitales libérées par leur destruction. Il y a de la suite dans les idées, et le potentiel pour faire quelque chose de bien.

 

(voir aussi : bilan saison 1 ; saison 2)

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Les bilans de Sygbab - LEXX : saison 2 (1998-1999)

Publié le 24 Juin 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Science-Fiction, Allemagne, Canada

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Lexx - Saison 2 : 

Comparée à la première saison, celle-ci se rapproche des standards connus aux États-Unis puisqu'elle est composée de 20 épisodes, dont le format de 45 minutes est beaucoup plus classique. Cela offre donc bien plus de liberté pour narrer les aventures de cet équipage loufoque, sous le prétexte que ceux-ci cherchent - une fois de plus - un nouveau lieu d'habitation. Le glauque, le gore et le sexy sont toujours présents, mais c'est surtout l'esprit déjanté qui se développe de plus en plus et qui est mis en avant avec bonheur.

Si l'humour noir existait auparavant, le deuxième épisode montre les premiers signes du recul pris par les scénaristes et donne lieu à une auto-dérision des plus savoureuses quand un docteur tente de séduire Zev en se comparant à ses compagnons qu'il décrit comme des personnages ridicules.

C'est globalement l'image qu'ils renvoient, et il n'est pas rare que les passagers de fortune du Lexx écarquillent les yeux en découvrant les occupants bizarroïdes de cet étrange vaisseau. C'est l'un des nombreux running-gags de la série, qui résultent la plupart du temps de situations complètement farfelues permettant de compenser le manque d'action - et aussi le manque de budget, tout se déroulant dans des espaces confinés.

Satire du monde de la télévision dont les audiences sont le seul critère de réussite, planète remplie de moines qui ne connaissent ni les femmes ni le concept d'homosexualité qu'ils pratiquent à l'envie, upgrade de 790 avec un cyborg pour créer 791, plante pouvant prendre forme humaine... Les idées délirantes sont légion, et sont exploitées à fond.

Le dernier cas cité est d'ailleurs un nouveau personnage, et ses caractéristiques sont plus qu'atypiques : Lyekka est à l'origine de la résurrection de Xev (Xenia Seeberg remplace Eva Habermann, dans un style plus vulgaire) et reste à bord du vaisseau alors qu'elle doit régulièrement se nourrir de personnes vivantes, ce qui en fait un danger pour l'équipage.

Heureusement, c'est aussi à ça que servent les fameux passagers éphémères déjà évoqués auparavant... Tous ces exemples montrent que cette série de science-fiction ne ressemble à aucune autre et qu'elle sort des sentiers battus.

D'ailleurs, parcourir l'espace n'y est pas synonyme de découverte de nouvelles planètes ou de nouvelles civilisations. Ici, il s'agit plutôt d'assouvir les désirs de luxure de Stan, qui devient fou en côtoyant Xev sans jamais avoir droit à un peu de réconfort, d'autant qu'il ne séduit jamais les filles de passage.

Loin d'un héros au grand coeur - il est plutôt un adepte forcené du nombrilisme -, il utilise constamment le Lexx à des fins personnelles, donc à très mauvais escient. Tel un gamin capricieux, il n'hésite pas à détruire des planètes pour impressionner les gens qui ne veulent pas les accepter parce qu'ils n'ont pas d'argent. Et comme le Lexx est d'une stupidité sans limite, il ne risque pas de se rebeller malgré le sillage de destruction qu'il laisse derrière lui...

Pourtant, Stan est souvent la voix de la raison (ou plutôt, sa couardise l'amène à choisir la solution la moins dangereuse pour son intégrité physique), mais la curiosité de Xev ainsi que son envie de vivre de nouvelles expériences les met dans le pétrin plus souvent qu'à leur tour.

Cela ne fait qu'encourager 790 à la soutenir - trop heureux de pouvoir déverser sa bile à l'égard de son capitaine -, tandis que Kai n'émet jamais une quelconque opinion. Stan n'a donc aucune autorité, et ne fait que suivre le mouvement quand il n'est pas décidé à certains muscles. C'est pathétique, mais les scénaristes prennent un malin plaisir à humilier leurs personnages (Kai, par exemple, se fait souvent découper et peut être contrôlé très facilement).

Il arrive toutefois que le sérieux rejoigne le délire, comme l'atteste Brigadoom. Dans un décor unique (une scène de théâtre) et avec des costumes bigarrés, le défi de l'épisode musical est relevé avec brio, en ayant une conscience aiguë du fait que c'est un exercice casse-gueule, comme le montrent les réactions de Xev et Stan. Ils représentent chacun un comportement possible chez le téléspectateur : la première est enthousiaste et se prend au jeu, le second hallucine et se demande ce qu'il est en train de regarder.

Au-delà de la forme qui peut diviser, l'univers de la série s'enrichit en reprenant des éléments déjà connus pour les approfondir : l'histoire des Brunnen-G est retracée de leur gloire jusqu'à leur chute, au moment de l'attaque de Kai contre The Divine Shadow 2000 ans auparavant.

Le développement du background de Kai n'est pas isolé puisque l'épisode Stan's Trial revient sur la supposée traîtrise de Stanley. Elle est expliquée de la manière suivante : alors qu'il avait pour mission de transporter l'ADN de l'arme ultime de The Divine Shadow aux forces armées des hérétiques, il a préféré se laisser capturer par des mercenaires plutôt que de mettre fin à ses jours ; ce qui a eu de fâcheuses conséquences : l'ADN a été utilisé pour créer le Lexx, et surtout les codes du système de défense des Planètes Réformées ont été extraits de l'une de ses dents, ce qui a abouti à leur destruction... Victime des circonstances, Il est considéré comme un criminel alors qu'il a simplement eu peur de mourir...

En tout cas, malgré ce qui ressemble souvent à un grand n'importe quoi généralisé, il y a de la cohérence, et même un fil rouge : Mantrid. Lors du premier épisode de la saison, Kai indique à ses compagnons que le seul moyen de refaire son stock de protoblood est d'en extraire d'un insecte, mais il est sans le savoir possédé par l'essence de The Divine Shadow qui veut être transférée dans un corps appartenant à son espèce. Ils font alors appel à Mantrid qui accepte de les aider car il pense pouvoir devenir immortel en récupérant l'organe qui lui permettrait de transférer son esprit dans un ordinateur.

Un plan alambiqué qui tourne mal, et qui aboutit à un programme informatique mi-humain mi-insecte suite à un enchaînement d'événements malencontreux. Contaminé par The Divine Shadow, Mantrid a alors pour seule ambition d'éliminer tous les humains, et dévore la matière de l'univers afin de construire une armée de drones, soit des bras flottants qui se déplacent en faisant un bruit inquiétant. Les enjeux ne peuvent pas être plus importants pour Stan et ses compagnons : il faut sauver l'univers ! Bien évidemment, série atypique oblige, ils vont lamentablement échouer : l'expansion de l'univers s'inverse, et ce dernier disparaît totalement.

Mantrid n'est pas vraiment présent tout au long de la saison, mais à de nombreuses reprises ses drones apparaissent en fin d'épisode pour dévorer la planète que le Lexx vient de quitter. C'est une manière intelligente de préparer la rencontre directe qui a lieu dans l'épisode Norb, un peu après la mi-saison, avant la conclusion de la saison. C'est un méchant original, qui ne trahit pas la cohérence de l'univers en place puisque sa création exploite divers éléments déjà connus auparavant.

Quand une série sait se moquer d'elle-même sans se renier, c'est plutôt bon signe. Et quand une saison récompense le téléspectateur qui s'est investi, c'est encore mieux. Grâce à cette saison 2, Lexx marque sa différence avec une ambiance et un ton vraiment bizarres mais un fond solide qui reste intéressant. Reste à savoir si le fait que l'équipage se retrouve maintenant bloqué dans le seul univers qui reste, la Dark Zone, sera exploité de belle manière.

Yo Way Yo, Home Va-Ray,

Yo Ay-Rah, Jerhume Brunnen-G

Yo Way Yo, Home Va-Ray,

Yo Ay-Rah, Jerhume Brunnen-G

Yo Ay-Rah, Jerhume Brunnen-G

 

(voir aussi : bilan saison 1)

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Les bilans de Sygbab - LEXX : saison 1 (1997)

Publié le 17 Juin 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Science-Fiction, Allemagne, Canada

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

LEXX - Saison 1 :

S'il n'y avait pas eu de suite, on aurait pu considérer Lexx comme une mini-série. Cette saison est en effet composée de quatre téléfilms d'une heure et demie, et aurait très bien pu se suffire à elle-même puisque la conclusion boucle l'intrigue principale lancée dans le pilote. Elle dépeint un monde particulier, puisqu'il existe deux univers parallèles : celui de la Lumière (The Light Universe) et celui des Ténèbres (The Dark Zone).

Pourtant, le premier est sous le joug d'une entité composée de l'essence du dernier insecte vivant et surnommée The Divine Shadow. Son objectif est simple : asservir l'humanité et l'éradiquer, afin de se venger de l'extermination de son espèce lors de la grande guerre des insectes.

Ce pitch assez hallucinant donne tout de suite le ton : ce programme sort de l'ordinaire. Et ce n'est pas la présentation du système en place sur les divers mondes d'une alliance qui comporte 20000 planètes qui fera penser le contraire : procès formatés avec des avocats et procureurs holographiques dont le déroulement aboutit toujours à la culpabilité de l'accusé, décapitations, récupération des organes et de la chair des désignés coupables, transformation des femmes indignes en esclaves sexuelles, condamnés jetés en pâture dans une arène remplie de vers géants... Une touche de gore bien soulignée par une musique aux sons perturbants, qui s'ajoute à une atmosphère déjà bien oppressante.

C'est dans ce contexte que sont donc présentés les principaux protagonistes de l'histoire. Stanley Tweedle - garde du niveau le plus bas dans la hiérarchie - devient fugitif contre son gré, ainsi que la seule personne capable de diriger le Lexx, vaisseau vivant en forme d'insecte et accessoirement l'arme la plus puissante des deux univers réunis.

Qu'il soit entre les mains d'un loser patenté considéré comme un traître car il a provoqué la destruction d'une centaines de planètes est ironique, et laisse déjà entrevoir l'autre facette de la série : son humour noir et déjanté. Un point qui la démarque de Farscape, l'autre série mettant en scène une bande de fugitifs à bord d'un vaisseau vivant.

La composition de l'équipage ne dément pas cette impression : Zev a subi la transformation en esclave sexuelle seulement physiquement (avec en prime de l'ADN de lézard) car son conditionnement psychologique a été transféré sur la tête d'un robot de modèle 790 qui devient transi amoureux de la belle. Kai, lui, est un ex-assassin à la solde de The Divine Shadow, mort depuis plus de 2000 ans et dernier des Brunnen-G, portant sur ses épaules le poids d'une prophétie dans laquelle il est censé détruire son ancien maître ainsi que son ordre.

Leur fuite les amène à s'infiltrer dans la Dark Zone, afin de rechercher un nouveau lieu d'habitation, Mais les planètes qu'ils visitent ne sont pas très accueillantes... Les deux téléfilms intermédiaires sont consacrés à ces aventures, pas forcément passionnantes car le format entraîne un manque de rythme criant.

L'intérêt se situe au niveau des interactions entre les personnages, clairement portées sur le sexe. Jugez plutôt : Stan est bien entendu attiré par la bombe sexuelle qu'est devenue Zev (et on ne s'embarrasse pas avec Eva Habermann : elle est nue dès le deuxième épisode), dont la libido est désormais insatiable. Mais celle-ci a des sentiments pour Kai, sans que cela puisse être réciproque. Quant à 790, il ne cesse de déclarer sa flamme à Zev et d'humilier Stan. L'ambiance est au beau fixe.

Cette façon de traiter leurs relations est tellement atypique qu'elle fascine, tout comme les horreurs auxquelles ils sont confrontés et qui sont parfois bien déstabilisantes, au point de pousser le téléspectateur à se demander ce qu'i est en train de remarquer. L'exemple le plus marquant concerne Kai : les scénaristes jouent de son statut de mort-vivant avec un plaisir presque pervers : il se fait souvent décapiter et se fait couper en deux sur toute la longueur du corps, entre autres joyeusetés. Rarement un personnage important aura été malmené de la sorte.

Cette liberté de ton est appréciable mais nécessite un temps d'adaptation car l'écriture n'est pas habituelle. Il faut réussir à rentrer dans les délires des scénaristes, afin de tirer le meilleur partie du côté déjanté de cette saison, jusqu'aux éléments qui composent l'intrigue principale.

Il serait facile de rejeter l'idée d'une guerre entre les insectes et les humains, mais à partir du moment où cette donnée est intégrée le reste se tient plutôt bien, de l'exposition du contexte jusqu'à la réalisation de la prophétie.

Il faut aussi passer outre certains décors intérieurs qui font assez cheap (ou certains look, comme la choucroute sur la tête de Kai), mais à l'inverse certains effets spéciaux (dont le Lexx lui-même) sont plutôt bien réussis. En conclusion, il est indispensable d'avoir l'esprit ouvert pour aborder cette série. Si c'est le cas, il est tout à fait possible de passer un bon moment.

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 57 - Bunker of the Dead (2015)

Publié le 11 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Allemagne

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Bunker of the Dead (CERUSIT) :

Dans une petite ville de Bavière, deux compères, Markus (Patrick Jahns) et Thomas (Aciel Martinez Pol) sont bien décidés à mettre la main sur l'or de guerre des Nazis, qu'ils pensent dissimulé dans une base souterraine abandonnée, baptisée CERUSIT. Équipé d'une combinaison à caméra embarquée, et relié en permanence à Thomas, Markus s'aventure dans le dédale souterrain... un dédale où il va trouver militaires américains, extraterrestres, ovnis, et zombies nazis.

Une bouse totale made in Germany, qui dès sa première minute, façon in media res, laisse vraiment augurer du pire : zombies nazis mollassons, au maquillage basique, Hitler zombifié et stéroïdé, voix-off agaçante... et très rapidement, on s'aperçoit qu'il en est de même durant tout le reste du métrage.

Un métrage supposément conçu comme un found-footage (comme l'indique son carton titre pourri en ouverture), mais qui finit par n'être qu'un Wolfenstein 3D en prises de vue réelles, fauché au possible, avec musique de suspense, héros qui balance des punchlines à tout va, ennemis qui arrivent les uns après les autres, et combat de boss final, à mains nues contre un Hitler de pacotille.

Ce qui aurait pu être distrayant, si tout ne semblait pas écrit par un ado de 13-14 ans, dont le protagoniste principal semble être l'incarnation : c'est un pseudo-rebelle qui ne se tait jamais, fait constamment des remarques (supposément) sarcastiques et drôles (mais en fait très lourdes, et du niveau d'un collégien), est instantanément une bête de guerre sans avoir jamais touché à une arme de sa vie, et l'on n'a qu'une envie, qu'il se taise ou qu'il se fasse tuer au plus vite.

Malheureusement, ce n'est pas le cas, on le subit du début à la fin du film,  qui est un véritable calvaire, jamais drôle, jamais tendu, jamais bien écrit ni réalisé, avec des costumes ridicules (l'alien... j'en ris encore), bref, un gros bordel qui part dans tous les sens, et devant lequel on passe plus de temps à se prendre la tête dans les mains qu'à être attentif.

D'un autre côté, un tel plantage n'est pas forcément très surprenant, quand on s'aperçoit que le réalisateur/scénariste est crédité sous deux pseudonymes différents au générique, sans raison, et que la page Imdb a clairement été remplie par l'équipe du film, qui s'excuse presque du bordel général dans un anglais approximatif, en expliquant que "nous voulions tourner un mockumentaire avec sous-titres, mais au montage, le distributeur en a fait un first person shooter avec des doublages, on n'est pas responsables".

Ce qui n'est pas du tout crédible vu l'écriture des personnages, et la manière dont le gros de l'action a été filmé. Mais bon, je suppose qu'on sauve les meubles comme on peut.

1/6

(pour une scène ou deux, amusantes, et parce que si on coupe le son, qu'on réécrit totalement les dialogues et qu'on refait le doublage, ça pourrait donner quelque chose de vaguement regardable)

(vaguement)

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Christmas Yulefest 2015 - 110 - Or, Myrrhe, Encens, etc... (2)

Publié le 6 Janvier 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Christmas, Noël, Comédie, Romance, Télévision, ION, Drame, Allemagne

Le 6 Janvier est là, et les Rois Mages sont enfin arrivés à destination. Il en va de même pour la Christmas Yulefest 2015, qui touche enfin à sa fin sur le blog des Téléphages Anonymes. Pour conclure en beauté, place à l'or, à la myrrhe et à l'encens : les ultimes "trésors" de Noël, critiqués en vrac, et sans ordre particulier...

Un Duo d'Enfer pour Noël (A Christmas Reunion - 2015) :

Amy (Denise Richards), une publicitaire new-yorkaise, apprend qu'elle vient de recevoir en héritage la moitié de la propriété d'une boulangerie-pâtisserie traditionnelle autrefois tenue par sa tante (Catherine Hicks), dans sa petite ville natale. Seul problème : c'est son ancien ami d'enfance - et ex-petit ami - Jack (Patrick Muldoon), qui en détient l'autre moitié. Les deux ex-compagnons en froid tentent alors de mettre leurs différences de côté pour gérer la boutique, à l'approche du concours annuel de pâtisserie de Noël...

On va faire simple et direct. Ceci est un cas d'école ION TV/Hybrid Prod., avec des acteurs plutôt has-beens qui font venir leurs potes pour cachetonner (ici, on a ainsi une mini-réunion de Starship Troopers), un budget minimaliste, des interprètes assez médiocres (Muldoon, comme toujours), et un intérêt proche du néant tant tout est à ce point mou et insipide.

On oublie très vite tout ça, donc, et on regrette que le même script n'ait pas fini sur la table d'Hallmark, qui en aurait peut-être fait quelque chose de sympa.

1/6 (un bon somnifère)

Christmas for a Dollar (2013) :

En pleine dépression américaine, la famille Klamp peine à joindre les deux bouts, encore secouée par le décès traumatisant de la mère de famille. William (Brian Krause) tente ainsi de maintenir un cap droit et vertueux pour toute son clan : Norman (Jacob Buster), le petit atteint de polio, et qui rêve de monter à cheval, Verna (Danielle Chuchran), qui veut devenir infirmière, Ruthie (Ruby Jones), Warren (James Gaisford), et Russell (Ethan Hunt). À l'approche de Noël, William réunit ainsi suffisamment de monnaie pour faire 1 dollar, et le distribue à ses enfants, avec pour consigne de faire chacun un cadeau à l'un des autres membres de la famille...

Le revers de la médaille Up Tv/Ion, avec ici un long-métrage indépendant bien produit, crédible, mais aussi particulièrement bien-pensant et à tendance religieuse, avec une mise en avant de la prière, des bonnes actions, et de toutes les valeurs chrétiennes habituelles.

Adapté d'un livre populaire parmi les bloggeurs et critiques appartenant à la droite américaine, et le fruit d'une collaboration entre des maisons de production catholiques et mormones, ce métrage est exactement ce à quoi on pouvait s'attendre en apprenant ces détails : ça n'a pas forcément un mauvais fond (les valeurs sont assez honorables), c'est compétent (l'interprétation des enfants est un peu inégale) mais ça ne fait pas forcément dans la subtilité, et tout ça manque un peu d'enjeux.

2.25/6

Bataille à la Crèche (Der Weihnachtskrieg - 2013) :

Désespérés à l'idée de décrocher un place à la crèche pour leur dernier enfant respectif, les Achenbach (Christoph Grunert, Suzan Anbeh et Conrad Risch) - une famille aisée et dépensière -  et les Wieland (Sonsee Neu, Janekt Rieke et Nathalie Lucia Hahnen) - plus modeste et peinant à joindre les deux bouts sous le regard méprisant de leurs voisins fortunés - décident de se plier en quatre pour séduire Johannes Herder (Oliver Pocher), le nouveau directeur de la crèche locale. Les deux familles vont alors se livrer une compétition improbable qui va bien vite dégénérer...

Téléfilm allemand de 2013 mettant en vedette Oliver Pocher, un animateur/comique populaire outre-Rhin, lequel s'avère ici assez peu attachant et intéressant. Ce qui plombe considérablement tout le film, qui finit par s'avérer mollasson, caricatural, et occasionnellement surjoué (pas aidé par un doublage français en demi-teinte).

Bref, on se lasse rapidement de ce script téléphoné et générique, qui manque d'interprètes charismatiques, et finit simplement par être instantanément oubliable.

2/6

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