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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #politique catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1529 : Dead Reckoning (2020)

Publié le 15 Septembre 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, Thriller, USA, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Dead Reckoning (2020) :

En bord de mer, dans le Massachusetts, Tillie (India Eisley), une jeune femme qui noie dans l'alcool les souvenirs de ses parents fraîchement décédés dans un accident d'avion, s'éprend de Niko (K.J. Apa), un chauffeur de taxi albanais, et le jeune couple passe alors un été de rêve. Mais lorsque Marco (Scott Adkins), le frère aîné de Niko, arrive aux USA, bien décidé à commettre un attentat pour venger leur père terroriste assassiné par le FBI, Niko doit choisir entre l'honneur de sa famille et la vie de centaines d'innocents...

Un thriller signé du réalisateur de Doom et de Street Fighter : la légende de Chun-Li, et qui se veut inspiré de l'attentat du Marathon de Boston, en 2013.

Pour être franc, on va dire que c'est très librement inspiré (et transposé au 4 juillet sur les plages du Kentucket), un peu de mauvais goût, en plus d'être un métrage assez raté : concilier film d'action, bluette adolescente et thriller avec un budget minimaliste, des dialogues creux au possible (à l'interprétation rarement naturelle) et la finesse d'un tractopelle (tous les habitants du coin sont des connards finis, les dialogues opposent constamment "mon Amérique" et "leur Amérique", James Remar insulte Adkins en lui disant qu'il n'aura pas les 72 vierges de son Jihad, etc), ça ne passe pas vraiment, je dois dire, même au format 90 minutes.

Entre India Eisley, bien trop pâle, anémique et squelettique pour son propre bien (et bénéficiant d'une doublure fesse - trop - pulpeuse dont le visage est numériquement flouté à l'occasion d'un bain de minuit), un KJ Apa insipide, un Adkins sous-exploité (ne pas s'attendre à le voir faire des pirouettes à la Boyka, ou même à jouer autre chose que la colère avec un vague accent d'Europe de l'Est), un James Remar qui botte des culs (en face à face, il démonte Scott Adkins... j'avoue, j'ai bien rigolé ; cela dit, niveau interprétation, c'est le plus impliqué de tout le film), et un John Shea qui fait de la figuration, le film peine à intéresser, se perdant dans une grosse demi-heure d'exposition plate au possible, et ne décollant ensuite jamais.

Énorme bof, donc.

1.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1334 : Rocky IV, le coup de poing américain (2014)

Publié le 19 Janvier 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, France, Histoire, Review, Télévision, USA, Arte, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Rocky IV, le coup de poing américain (2014) :

Un documentaire d'une petite heure co-produit par Arte, et qui pourrait presque se résumer à "le cinéma de Sylvester Stallone comme révélateur des bouleversements sociaux de l'Amérique des années 80" : un métrage qui ressemble fortement à un mémoire de fin d'études un peu développé (j'avais fait le même, à l'époque, mais avec les films d'invasion extraterrestre, reflet de l'Amérique des 50s) et mis en images, et qui souligne l'importance du personnage de Rocky (et de Rambo, Stallone oblige) dans la reconstruction psychique des Américains de l'ère Reagan, au sortir d'années 70 problématiques et de la défaite du Vietnam.

Pas inintéressant, même si certaines interventions font tache (le fondateur des Razzies et sa vendetta contre Stallone "et tous ses films de merde") et que certains passages ne sont pas indispensables (le fan-film finlandais parodique de l'époque) ; dans l'ensemble, cependant, malgré un côté un peu superficiel par moments, le film parvient à bien montrer la part importante du soft power américain de l'époque, des films hollywoodiens (dont ce Rocky IV et son choc des civilisations) et de l'american way of life dans l'effondrement du bloc communiste, et la réparation d'une Amérique meurtrie et endolorie sous ce "cher" Ronald Reagan (dont les moments "off", quand il raconte Rocky IV à une collaboratrice et est admiratif de tout ce qu'il voit à l'écran, sont assez amusants).

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1325 : Legacy of Lies (2020)

Publié le 25 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Thriller, USA, Ukraine, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Legacy of Lies (2020) :

Douze ans après l'échec d'une mission en Ukraine et la mort de sa compagne, Martin Baxter (Scott Adkins), du MI6, sert désormais de videur dans une boîte de nuit londonienne, et élève seul sa fille Lisa (Honor Kneafsey). Jusqu'à ce que Sacha (Yuliia Sobol), une journaliste dont le père a trouvé la mort lors de l'échec de Baxter, ressurgisse dans la vie de ce dernier : aussitôt, le duo devient la cible de multiples agences de renseignements, et lorsque Lisa est kidnappée par les Russes, Baxter doit reprendre du service...

Un thriller d'action politique co-produit par l'Ukraine, et qui dépeint la Russie comme les grands méchants manipulateurs de cette histoire, de manière assez actuelle, puisqu'on parle ici de Novichok, d'empoisonnements, de méthodes soviétiques, etc.

De quoi permettre à Scott Adkins de jouer un peu dans un autre registre, celui de l'ex-espion torturé, à la dérive, hanté par le souvenir fantomatique de sa compagne... mais bon, l'intérêt s'arrête plus ou moins là, en fait : le film est regardable sans être passionnant, il s'essouffle progressivement, manquant un peu d'arts martiaux et de dynamisme, et le tout joue trop la carte des manipulations de barbouzes pour vraiment rester intéressant.

La fin en suspens n'est pas désagréable, cela dit.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1308 : Borat - Nouvelle Mission (2020)

Publié le 2 Novembre 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Religion, Review, Politique, USA, Amazon

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Borat : Nouvelle Mission (Borat Subsequent Moviefilm : Delivery of Prodigious Bribe to American Regime for Make Benefit Once Glorious Nation of Kazakhstan - 2020) :

Suite aux événements du premier film, Borat (Sasha Baron Cohen) est devenu un paria dans son pays natal. Jusqu'au jour où son gouvernement décide de le renvoyer aux USA pour offrir un cadeau au vice-président Mike Pence... mais contre toute attente, Borat se retrouve sur place avec Tutar (Maria Bakalova) une fille dont il ignore tout.

Confession : je n'ai jamais été ultra-fan de tout ce qui est caméra cachée, et par conséquent, les films de Sasha Baron Cohen n'ont jamais particulièrement fonctionné sur moi - tout en reconnaissant sans problème leurs qualités, leur message, et l'intérêt de présenter un miroir semi-déformant au visage d'une Amérique trop satisfaite et hypocrite.

En 2020, à l'aube d'une élection décisive, Borat et ses pérégrinations politiquement incorrectes sont d'autant plus pertinentes, et il faut bien avouer qu'en regardant certaines des séquences du film (l'avortement, Rudy Giuliani...), on retrouve bien le mordant du premier film, et son désir de pousser le bouchon toujours plus loin, pour voir jusqu'où les Américains sont prêts à tolérer les dérives idéologiques d'autrui, tant qu'elles n'empiètent pas sur leur petite vie.

Et ça fonctionne globalement, d'autant que le tout est ancré par une ligne narrative, en filigrane, celle de Borat et de sa fille (excellente Maria Bakalova, qui vole la vedette à Cohen) : une histoire de paternité, de féminisme, d'acceptation et de tolérance toujours traitée à la sauce Borat, certes, mais qui donne une sorte de sincérité à ce récit plutôt absurde.

Après, il reste toujours le problème récurrent de ce type de films, qui effectue un travail d'équilibriste constant entre séquences scénarisées et caméras cachées, au point de brouiller parfois un peu trop les cartes...

Mais bon, dans l'ensemble, c'était tout de même plutôt amusant à suivre.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1300 : Man of the Year (2006)

Publié le 16 Septembre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, Thriller, Politique, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Man of the Year (2006) :

Lorsque Tom Dobbs (Robin Williams), animateur comique d'un talk show politique satirique, décide sur un coup de tête de se présenter en tant qu'indépendant aux élections présidentielles américaines, il n'imagine pas qu'il va être élu de manière écrasante. Ce succès inattendu est cependant le résultat d'un bug informatique dans le logiciel des machines de vote de Delacroy, une multinationale. Seule personne à être au courant, Eleanor (Laura Linney), une programmeuse de Delacroy, qui devient la victime d'un complot... mais Dobbs, une fois mis au courant, se range de son côté.

Un film étrangement bancal de Barry Levinson, qui tente de partir d'un postulat amusant (et si Jon Stewart se présentait aux élections ?) bien qu'improbable (encore que, l'accession au pouvoir de Trump prouve bien que ce n'est pas si invraisemblable), pour en faire un étrange hybride de satire politique, de comédie romantique et de thriller politique conspirationniste.

Le problème étant que ces différents angles se parasitent mutuellement, sans jamais vraiment convaincre. Robin Williams est bien trop en mode comédien de stand-up déconneur et imitateur pour que sa candidature fonctionne vraiment, la satire politique est trop précipitée et basique pour être efficace, la comédie romantique est trop cousue de fil blanc (avec ces dialogues constamment interrompus par des personnages extérieurs, à chaque fois qu'une révélation est sur le point d'être faite), et le thriller est pataud (avec notamment un Jeff Goldblum sous-exploité en spin-doctor de Delacroy).

Avec du recul, il y a quelque chose de pertinent dans le propos du métrage et de sa satire, surtout en ces temps de Trumpisme décérébré (il y a notamment tout un passage, vers la fin, où Lewis Black s'indigne de la manière dont les médias légitiment les paroles les plus extrêmes et minoritaires en les faisant débattre, à la télévision, face à des experts - ce qui, dans l'esprit du public non-informé, place les polémistes, les chroniqueurs tv, etc, sur un pied d'égalité avec les vrais spécialistes, et affaiblit d'autant la validité de la parole de ces derniers - qui est plus que jamais d'actualité), mais le tout est desservi par l'écriture de Levinson (l'artifice de la narration par Christopher Walken en ouverture et fermeture de film est totalement inutile), et par la durée du film (près de deux heures).

Dommage.

Un petit 3/6 (pour le cast), et encore...

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Un film, un jour (ou presque) #1298 : Feels Good Man (2020)

Publié le 14 Septembre 2020 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Review, USA, Politique, Biographie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Feels Good Man (2020) : 

Documentaire sur la création du personnage Pepe the Frog, récupéré par l'alt-right et la fachosphère après avoir été popularisé dans le comics indépendant underground Boys Club, un projet à l'humour stoner et post-universitaire assez représentatif de son créateur, Matt Furie.

On y suit donc ce dernier alors qu'il retrace la création du personnage, la popularisation de sa catchphrase ("Feels Good Man") sur les forums de bodybuilding, puis sur 4chan. À partir de là, tout commence à dégénérer, lorsque les channeurs, incels et social rejects assumés, en font le symbole de leurs sentiments et de leur trollage... un symbole qui s'est progressivement radicalisé, notamment en réponse à la récupération mainstream de Pepe par les internautes normaux (en particulier par de jeunes filles).

La suite, on la connaît : sur 4chan, Pepe est devenu un symbole de rébellion contre le système, un emblème de politiquement incorrect aussitôt coopté par l'alt-right et étroitement associé à Trump à l'occasion des élections de 2016.

Une récupération qui a accompagné le virage à droite de 4chan, qui voyait alors en Trump une sorte de bulldozer nihiliste capable de faire exploser le système - soit tout ce qu'un bon troll recherche.

Outre cet historique de la radicalisation d'un personnage de comics, le documentaire s'intéresse aussi aux réactions de Matt Furie, un artiste un peu déconnecté et bro, qui vit en colocation avec sa copine, leur fille et son meilleur copain, un stoner à cheveux longs.

Cet artiste naïf, qui a trop longtemps laissé les channeurs faire ce qu'ils voulaient de Pepe, a désormais décidé de se réapproprier le personnage, et l'on suit ainsi ses tentatives légales et créatives visant à empêcher des gens comme Alex Jones (ou d'autres individus aussi peu fréquentables) de se faire de l'argent en exploitant l'image d'un Pepe raciste et haineux. De manière assez ironique, c'est grâce à l'Asie, et de manière organique, que le blason de Pepe est redoré, lorsque ce dernier devient l’emblème des manifestants pro-démocratie à Hong-Kong...

Dans sa forme, ce documentaire est loin d'être inintéressant, associant la narration documentaire à des séquences d'animations signées Matt Furie ; le fond du métrage, lui, retrace de manière assez complète l'histoire de Pepe, une création détournée de ses origines par des internautes immatures qui n'avaient qu'un seul désir : troller la planète.

Reste qu'on ne peut s'empêcher de se dire qu'en intervenant plus tôt, à un niveau ou un autre, toute cette dérive aurait pu être (au moins partiellement) évitée... et qu'on se demande à quel point le témoignage d'un "occultiste" est vraiment pertinent, même pour analyser la "religion" que les channeurs ont construite autour de Pepe.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1286 : Fahrenheit 11/9 (2018)

Publié le 27 Août 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Review, USA, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Fahrenheit 11/9 (2018) :

Dernier documentaire de Michael Moore, qui nous retrace, en long, en large et en travers, la genèse de la présidence Trump, ses tenants, ses aboutissants, et ses conséquences.

Comme toujours chez Moore, c'est bien mené et percutant, mais c'est aussi très orienté - il est évident que Moore, plus que désabusé, se range du côté de Bernie Sanders, et par conséquent, il ne se prive pas pour tirer à vue sur les Républicains (forcément), mais aussi sur le camp démocrate, HIllary et Obama en tête.

Le message de ce Fahrenheit est d'ailleurs très clair : le système démocratique américain est pourri, il faut le faire exploser et repartir de zéro avec des idées très à gauche, quitte à ce que cela passe par une rébellion du peuple et une montée de l'extrême (gauche), portée par les nouvelles générations.

Pourquoi pas, dans l'absolu (après tout, la situation ne pourra pas être pire que maintenant), mais Moore semble avoir du mal à concilier cet appel au soulèvement populaire et à la mobilisation avec l'élection de Trump, qui s'est faite sur ces mêmes bases, avec une mobilisation de l'électorat républicain et populaire pour "purger le marais" de Washington et renverser le système.

Le cas Trump est ainsi présenté comme le plus grand des maux, sans cesse comparé à Hitler, aux Nazis, à l'incendie du Reichstag, etc, souvent de manière balourde et biaisée ; l'équivalent d'une telle accession au pouvoir, mené par Bernie Sanders, serait donc, selon Moore, la panacée absolue, et la solution aux maux de l'Amérique.

Le changement radical et populiste, c'est bien... mais seulement lorsque l'on est du bon côté de la barrière politique ?

Peu importe : outre ce côté deux poids/deux mesures, le documentaire semble trop fréquemment s'éparpiller, passant de l'ascension de Trump au problème de Flint, dans le Michigan (domaine républicain d'où provient Michael Moore, et dont la gestion des eaux potables a fait scandale), aux erreurs d'Obama, puis revenant sur le nazisme et sa prise de pouvoir... tout ça pour conclure à la mort de la démocratie américaine, avec à peine une note d'espoir liée aux mobilisations de Parkland.

Un documentaire qui, honnêtement, enfonce des portes ouvertes et n'apporte pas grand chose de neuf à la discussion, et se contente prêcher les convaincus, résumant tout ce que les médias répètent depuis des années sur Trump sans jamais parvenir à convaincre le camp adverse.

Et à l'identique, pas sûr qu'au final, ce documentaire aura eu le moindre impact sur les consciences populaires...

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1266 : Irrésistible (2020)

Publié le 31 Juillet 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, USA, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Irrésistible (2020) :

Le duel politique entre Gary Zimmer (Steve Carell), conseiller politique démocrate, et Faith Brewster (Rose Byrne), spin doctor républicaine, autour des élections municipales d'une petite ville du Wisconsin, et du personnage de Jack Hastings (Chris Cooper), figure médiatique locale ayant fait le buzz sur les réseaux sociaux...

Une vraie grosse déception que cette satire politique périmée signée Jon Stewart, pourtant à la pointe de l'actualité et du paysage médiatique de son pays pendant plus d'une décennie à la tête du Daily Show, avant qu'il ne prenne sa retraite pour devenir réalisateur de cinéma.

Déception, car le film n'a aucune énergie, aucun rythme et semble trop souvent inerte. Déception, car l'humour rate fréquemment sa cible, à cause de problèmes de timing, ou tout simplement d'inspiration. Déception, car le format d'image choisi (1.66:1), inhabituel, et la direction artistique donnent lieu à un aspect visuel générique et terne. Déception, car on a constamment l'impression d'un film qui marmonne, en cela que les dialogues, les personnages et les thématiques finissent par être redondants et génériques, et par être un bruit de fond peu passionnant.

Déception, car le message global du métrage (les élites politiques sont totalement déconnectées du monde réel, l'argent a corrompu tout le système, le système est pourri de l'intérieur, et les braves américains moyens sont bien moins bêtes que les médias ne le pensent) est vraiment cousu de fil blanc, et globalement le même depuis le Daily Show.

Et enfin déception, parce que le retournement de situation final est étrangement téléphoné par le script, et par l'impression d'avoir déjà vu un même postulat ailleurs (où ça, exactement, mystère...).

En fait, c'est simple : Irrésistible se retrouve un peu le postérieur entre plusieurs chaises, jamais suffisamment mordant, original, frais, drôle, sincère ou marquant pour laisser la moindre impression. Jon Stewart est clairement en colère contre le système politique américain et ses excès... mais what else is new ?

2.5/6 pour la distribution.

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Un film, un jour (ou presque) #1227 : Vice (2018)

Publié le 12 Juin 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, Thriller, USA, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Vice (2018) :

La vie et le parcours de Dick Cheney (Christian Bale), éminence grise du pouvoir républicain qui a tiré les ficelles du gouvernement américain pendant des décennies...

Un biopic signé Adam McKay, et très inspiré par son The Big Short : le casse du siècle de 2015 : même approche satirique et goguenarde, mi-documentaire mi-fiction, de son sujet, même recours à des artifices de réalisation, de montage, et à des excentricités visuelles en tous genres pour dynamiser le tout, et même distribution prestigieuse.

Et en théorie, ça aurait dû me plaire. Alors certes, quiconque a un peu suivi la vie politique américaine de ces 50 dernières années, que ce soit par les infos ou de manière plus approfondie, n'apprendra rien de vraiment nouveau, surtout dans un métrage aussi ouvertement partisan : oui, aux yeux de McKay, les Républicains sont des ordures finies et cyniques responsables de tous les maux actuels de l'Amérique, oui, les grandes figures du parti n'ont que faire du peuple américain et ne sont là que pour s'enrichir et satisfaire leur désir de pouvoir, oui, Dick Cheney est un personnage arriviste sans foi ni loi, oui, il a manipulé, triché, menti et tué (indirectement) pour parvenir à ses fins... what else is new ?

Pendant une grosse moitié de film, malgré des défauts parfois visibles (le film fait l'impasse sur le passage de Dick Cheney du statut d'étudiant raté et alcoolique à aide républicain maîtrisé et sobre, ou encore sur son travail de Secrétaire à la Défense durant la première Guerre du Golfe, le montage déstructuré n'est pas toujours pertinent, l'artifice du narrateur se résume finalement à un "tout ça pour ça"), j'étais plutôt amusé par ce métrage qui brosse ses spectateurs démocrates dans le sens du poil, mais qui le fait de manière dynamique, et est porté par une prestation impeccable de Christian Bale et d'Amy Adams.

Et puis progressivement, à partir du gag du faux générique de fin, j'ai commencé à perdre patience. Il faut dire qu'avec sa durée de 2h15, le film prend son temps développant notamment en long, en large et en travers l'après 11 septembre, et la manière dont Cheney a pris les rênes du pouvoir face à un W. Bush incompétent et idiot (Sam Rockwell) digne du SNL.

Le film tombe ainsi progressivement dans une routine frôlant parfois le résumé wikipedia des exactions de Cheney, une succession de vignettes parfois caricaturales, alternée avec des effets de style gratuits et complaisants dont l'accumulation m'a lassé : séquence écrite à la manière de Shakespeare, musique dissonante, montage mettant en parallèle le sort tragique des USA et l'opération cardiaque de Cheney, gimmick du narrateur (Jesse Plemmons), dîner métaphorique des Républicains dans un restaurant servant de la chair humaine, monologue de fin face caméra (bien moins efficace qu'il ne pense l'être), générique de fin sur du West Side Story, post-générique sur les spectateurs de la projection test du film, etc, etc, etc...

Bref, à trop multiplier les effets de manche humoristiques et les gimmicks de réalisation ou de montage, à trop forcer le trait, le film m'a semblé se déliter progressivement, et, dépourvu d'une véritable structure ou d'un fil narratif autre que "le déroulement chronologique de la vie de Cheney", il n'a pas su conserver mon intérêt.

D'autant que finalement, le message peu subtil et irrévérencieux du film reste toujours le même, manquant d'un certain recul ou d'une maîtrise à la Oliver Stone pour vraiment fonctionner (ou paraître sincère), et paraissant parfois étrangement évasif sur ce qui fait vraiment la personnalité de Cheney.

3/6 (pour l'interprétation)

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Un film, un jour (ou presque) #1212 : Superman - Red Son (2020)

Publié le 22 Mai 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Cinéma, Critiques éclair, DC, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, USA, Politique

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Superman - Red Son (2020) :

Depuis que son vaisseau s'est écrasé en Russie, dans les années 30, le jeune Superman (Jason Isaacs) est devenu l'emblème de l'Union Soviétique, un héros puissant et idéaliste qui porte l'étendard du communisme partout dans le monde. Les USA, eux, placent tous leurs espoirs dans le génie de Lex Luthor (Diedrich Bader), marié à Lois Lane (Amy Acker), et qui sont bien décidés à promouvoir la démocratie à l'américaine dans un monde en pleine tourmente...

Une adaptation assez décevante de la mini-série en trois numéros de Mark Millar, ce Red Son en est pourtant une transposition plutôt fidèle, dans ses grandes lignes. Le problème, en fait, c'est que le tout est nettement plus manichéen, nettement plus pataud et nettement moins intéressant que le récit original, qui s'efforçait délibérément de ne pas tomber dans les clichés habituels de l'américanisme triomphant et des soviétiques malfaisants.

Pour faire simple, là où la bande dessinée restait assez mesurée, et parvenait à donner une véritable personnalité à ce Superman soviétique idéaliste, convaincu par l'idéologie de son pays, contraint de prendre le pouvoir à la mort de Staline, ici, on se retrouve avec un Superman meurtrier, outré de découvrir (après que Lois lui ait transmis des dossiers secrets américains) les goulags et la réalité meurtrière du communisme de Staline, et qui décide de le tuer pour prendre sa place.

Ajoutez à cela une dose de féminisme pataud (Wonder Woman n'a jamais la même relation avec Superman que dans la bd : ici, elle est lesbienne, et plutôt que de se libérer de son lasso pour aider Supes dont elle partage la vision du monde, ici, elle se libère lorsqu'elle prend conscience que tous les hommes sont bons à jeter, et que les femmes leur sont supérieures), une dose de diversité un peu forcée (Jimmy Olsen est ici un agent gouvernemental haut placé... afro-américain), et un grand final qui oublie totalement le rebondissement final du comic-book (pourtant particulièrement mémorable et pertinent) pour se conclure par un discours triomphant du Président Luthor sur l'importance et la valeur de la démocratie à l'Américaine, blablabla... et voilà, un récit qui fait ponctuellement lever les yeux au ciel, de par ces changements inutiles et mal amenés.

Et puis, d'un point de vue technique, c'est inégal : l'animation varie beaucoup en qualité, tout comme les accents pseudo-russes adoptés par les doubleurs (pourtant très compétents).

Après, ça se regarde, mais le manichéisme plus prononcé du tout est honnêtement assez frustrant, et tire vers le bas le récit initial, pourtant de qualité.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1156 : La Chute du Président (2019)

Publié le 5 Mars 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Thriller, Politique, USA

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La Chute du Président (Angel has Fallen - 2019) :

Sur le point de devenir le Directeur des Services Secrets du Président Trumbull (Morgan Freeman), Mike Banning (Gerard Butler) songe à refuser cette promotion, rattrapé par son âge, par la fatigue et par les commotions cérébrales. Mais lorsqu'une tentative d'assassinat élimine tout le Service de sécurité du Président, et laisse ce dernier dans le coma, Mike est accusé. Victime d'un complot et pointé du doigt comme étant un traître à son pays, Banning s'enfuit, bien décidé à trouver le vrai responsable et à venger son honneur...

Je le mentionnais dans ma critique de l'opus précédent : là où La Chute de la Maison Blanche était un film bas de plafond mais joyeusement bourrin et efficace, La Chute de Londres s'avérait un bon cran en-dessous, plus caricatural et moins pêchu.

Ici, on est probablement dans quelque chose d'encore moins nerveux dans l'action, âge oblige : Butler a vieilli, son personnage est fatigué, etc, et tout cela se retrouve dans le film, un film qui a la bonne idée d'avoir, en filigrane, tout un propos sur l'âge, la retraite, le stress post-traumatique, et les conséquences d'une vie de service sur le corps et le mental humains (notamment au travers du personnage du père de Banning, interprété par Nick Nolte).

Une idée qui est probablement la seule bonne idée du métrage, puisque tout le reste du récit s'avère particulièrement téléphoné et générique, au point d'en devenir agaçant : les mystérieux méchants sont évidents dès leur première apparition à l'écran, leurs motivations sont transparentes, les rebondissements du récit sont cousus de fil blanc, tout comme les feintes du scénario (le cliché du montage alterné entre les protagonistes réfugiés dans une pièce sans autre issue qu'une porte, et les méchants qui s'en rapprochent de plus en plus, pour finir par débouler dans une autre pièce qui est vide, il faut arrêter, maintenant), et ce n'est pas la mise en images qui sauvera le film de ces faiblesses.

La réalisation est en effet fonctionnelle, mais décevante (un peu trop de plans serrés, et les poursuites en pleine nuit sont peu lisibles), et les fonds verts approximatifs se multiplient un peu trop dans la dernière partie pour vraiment convaincre.

Dans l'ensemble, donc, si les défauts du film sont un peu différents de ceux de son prédécesseur, le résultat final n'est guère meilleur. C'est spectaculaire, oui, c'est bas du front, oui, c'est bourrin, oui, mais c'est aussi bien trop banal et générique pour mériter une meilleure note (et ce malgré une distribution efficace).

2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1114 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Séduis-moi si tu peux ! (2019)

Publié le 3 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Review, Romance, Politique, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Séduis-moi si tu peux ! (Long Shot - 2019) :

Journaliste d'investigation rebelle et indépendant, Fred (Seth Rogen) décide de démissionner lorsque son employeur est racheté par Parker Wembley (Andy Serkis), mogul des médias de droite. Il croise alors le chemin de Charlotte Field (Charlize Theron), secrétaire d'état de l'actuel Président des USA (Bob Odenkirk), et son ancienne babysitter, pour laquelle il a toujours eu un faible. Et tandis que Charlotte se prépare à entrer dans la course à la présidence, elle choisit Fred pour écrire ses discours, et l'accompagner en déplacement. Contre toute attente, Fred et Charlotte se rapprochent alors, pour le meilleur et pour le pire...

Un mélange de comédie romantique et de satire politique pas désagréable, du réalisateur de Tous les Garçons aiment Mandy Lane, Warm Bodies, Larguées, The Night Before - Secret Party et du scénariste de L'interview qui tue !.

Sans surprise, on retrouve le ton de ce dernier film, mélange de comédie graveleuse, de satire politique (ici, on est dans une satire transparente de la présidence Trump, de l'empire Fox News, et du traitement des femmes politiques par les médias) et de moments plus sérieux et tendus, avec en prime, ici, une bonne grosse dose de romance improbable.

Et si cette comédie romantico-politique n'est pas désagréable, c'est principalement grâce à sa distribution très sympathique, de Charlize Theron à Rogen, en passant par June Diane Raphael, Bob Odenkirk, Andy Serkis, Randall Park, Alexander Skarsgard, etc.

Tous ces personnages sont amusants, et permettent de faire passer la pilule de la durée abusive du métrage (plus de deux heures), de ses moments les plus graveleux, et de son propos politique pas forcément très subtil.

Après, la plausibilité de la romance Rogen/Theron sera laissée à l'appréciation de chacun...

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1098 : Hot Air (2019)

Publié le 16 Janvier 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Politique, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus... ​​

Hot Air (2019) :

Commentateur radio conservateur, Lionel Macomb (Steve Coogan) est depuis 20 ans le roi incontesté de son segment, alimentant les républicains américains en propagande, en pseudo-indignation et en mauvaise foi gueularde. Mais alors que cet homme détestable est en perte de vitesse dans les audiences, voilà que sa nièce afro-américaine, Tess (Taylor Russell), s'invite dans sa vie, laissée à la rue par sa mère droguée. Progressivement, la jeune fille, aux antipodes politiques et sociales de son oncle, va alors commencer à lui faire voir la vie sous un autre angle...

Une comédie dramatique assez peu intéressante, qui profite du climat politiquement délétère outre-Atlantique pour tenter une histoire de famille basique au possible, tentant bizarrement de prouver que "les éditorialistes républicains à grande gueule, comme Rush Limbaugh, ont eux aussi un cœur et des sentiments, et leurs adversaires politiques peuvent se montrer aussi cruels et manipulateurs qu'eux".

Un postulat qui laisse dubitatif, d'autant qu'il est traité de manière ultra-balisée et prévisible par Frank Coraci, un habitué des comédies d'Adam Sandler : aucune surprise dans le script, l'humour est peu prononcé, les histoires de famille sont basiques, et si c'est bien interprété (Taylor Russell, de Lost In Space, est excellente ; Coogan est efficace, malgré son accent inégal), le tout s'avère assez creux, et ne donnera du grain à moudre qu'aux personnes se sentant concernées par un bord politique ou par l'autre.

2.5/6

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Christmas Yulefest 2019 - 10 - À Noël, Mon Prince Viendra 2 (2019)

Publié le 5 Décembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Christmas, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest, UpTV, Politique

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

À Noël, Mon Prince Viendra 2 : Becoming Royal (Christmas with a Prince 2 : Becoming Royal - 2019) :

Un an après leur rencontre, Tasha (Kaitlyn Lebb) part passer les vacances de Noël à San Saverre, avec son compagnon, le Prince Alec (Nick Hounslow), mais elle réalise rapidement que Miranda (Anastasia Marinina), sa rivale, est prête à tout pour provoquer la rupture du couple princier.

Produit par Brain Power Studio, cette maison de production canadienne à petit budget qui tente de devenir un concurrent aux producteurs habituels de films de Noël et de romances de Lifetime, Hallmark et compagnie, le premier Christmas with a Prince s'était avéré, l'année dernière, une bonne surprise relative.

Bien que ne bénéficiant pas du même budget que la compétition, ce téléfilm proposait une variation agréable sur le thème de la romance  princière de Noël, avec un Prince jet-setteur, une héroïne pédiatre et volontaire, des personnages secondaires décalés, etc. Certes, le métrage finissait par retomber dans le schéma habituel de la romance, du bal, etc, dans sa dernière ligne droite, mais au moins, le postulat de départ était différent, et assez rafraîchissant.

Pour cette suite, à nouveau, on ne pourra pas dire que le scénariste et la production jouent la carte du formatage et du convenu... en effet, ce second opus, façon "mariage royal", passe en fait le plus clair de son temps à s'intéresser aux manigances de Miranda, la rivale de l'héroïne : une rivale manipulatrice, qui n'hésite pas à faire arrêter Tasha, à faire chanter la famille royale, à mentir ouvertement, à détourner des ressources humanitaires, etc, de la manière la plus transparente et assumée possible, et à grands renforts de regards foudroyants et d'accent russe à couper au couteau.

Le métrage adopte donc un ton beaucoup plus dramatique et qui repose beaucoup plus sur son intrigue que les romances basiques d'Hallmark et compagnie. Ce qui ne veut pas dire pour autant que c'est une réussite totale : à trop se reposer sur son intrigue, CwaP 2 trahit rapidement ses points faibles, à savoir son manque de budget, sa direction d'acteurs parfois inégale (certains personnages secondaires en font trois tonnes), son écriture parfois maladroite...

Alors certes, c'est décomplexé, c'est plus ambitieux que la norme, mais c'est aussi assez décousu, et peu captivant sur la longueur : on est parfois assez proche d'un soap, une impression pas aidée par un Nick Hounslow toujours plus botoxé et manscapé, et par conséquent, on se trouve un bon niveau en dessous du précédent (notamment parce que le personnage du frère est mis en retrait, au profit de Charles Shaughnessy, qui est nettement plus présent dans le récit).

Dommage.

2.5/6 (par contre, pour caster Jack Foley dans le rôle d'un Santa Claus façon Grant Morrisson, c'est quand ils veulent)

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Christmas Yulefest 2019 - 06 - Un Noël 5 Étoiles (2018)

Publié le 3 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Netflix, Review, Romance, Yulefest, Italie, Politique, Noël

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Un Noël 5 Étoiles (Natale A 5 Stelle - 2018) :

Franco Rispoli (Massimo Ghini), Président du Conseil italien, décide de profiter d'un voyage diplomatique à Budapest, à l'occasion des fêtes de Noël, pour passer quelques nuits avec sa maîtresse, la Sénatrice Giulia Rossi (Martina Stella), de l'opposition. Pour cela, il compte sur la discrétion de Walter Bianchini (Ricky Memphis), son secrétaire personnel dévoué... mais lorsqu'un paparazzi est retrouvé mort à la fenêtre de la chambre des deux amants, la situation se complique rapidement.

Adaptation italienne de la pièce de théâtre Out of Order de l'Anglais Ray Cooney (pièce plus connue chez nous pour sa version théâtrale, Panique au Plazza, avec Clavier), ce Noël 5 étoiles est naturellement une grosse farce de boulevard, un vaudeville où les portes claquent et où les "Ciel, mon mari !" se succèdent.

Pas forcément désagréable à regarder, d'autant que les acteurs sont efficaces, et que les références au paysage politique contemporain (de Macron à Trump en passant par la politique italienne) sont nombreuses et amusantes... mais dans l'absolu, ce Natale A 5 Stelle reste très anecdotique.

Probablement parce qu'il est toujours difficile d'adapter une telle pièce en parvenant à en conserver l'énergie, et sans que visuellement, à l'écran, cela ressemble un peu à du théâtre filmé : ici, c'est parfois le cas, la réalisation manquant de la folie ou du dynamisme nécessaires pour empêcher le spectateur de remarquer la pauvreté et l'artificialité relative des décors (pas aidés par des bruitages ponctuellement fauchés), et le rythme global du métrage connaissant des hauts et des bas regrettables.

C'est donc assez générique dans le genre, malgré la bonne volonté de tout le monde, et la conclusion même du film tombe gentiment à plat, mais difficile de se montrer méchant avec un tel métrage, surtout lorsqu'il suscite à ce point des réactions indignées outre-atlantique, chez ces critiques pour qui l'approche italienne de l'infidélité, du mariage, de la séduction, du sexy, etc, est inconcevable en cette ère post-#MeToo.

Rien que ça, ça donne envie d'être indulgent avec le métrage.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #962 : The Gilligan Manifesto (2018)

Publié le 15 Mai 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Documentaire, Histoire, Review, Sitcom, Télévision, USA, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

The Gilligan Manifesto :

Tournée un an après la crise des missiles cubains, la sitcom Gilligan's Island racontait les mésaventures d'un groupe de naufragés sur une île déserte, contraints de rebâtir une société loin de tout et de toute règle. Une société qui, à en croire la thèse de Cevin Soling, ferait en réalité l'apologie du communisme soviétique, dissimulé derrière un vernis de comédie destiné à brouiller les pistes...

Un documentaire basé sur un article publié dans un magazine d'études culturelles, et qui, pour faire simple, évoque très fortement Room 237 : en effet, en assimilant Gilligan's Island à une apologie cachée d'un mode de vie communiste et marxiste, le réalisateur/scénariste de ce métrage (Cevin Soling, auteur de l'article en question) développe une thèse improbable, et passe près de 85 minutes dessus.

Le problème étant que ce qui peut passer en vidéo de 15-20 minutes sur YouTube (Game/FilmTheory en sont deux bons exemples) devient rapidement soûlant et montre clairement ses limites plus le métrage s'éternise.

Pour remplir son documentaire vraiment peu convaincant, Soling s'appuie en effet sur d'interminables montages d'images d'archive et de films de l'époque (censés illustrer la peur de la menace atomique), sur des extraits d'interviews subtilement génériques, et sur des scènes entières de Gilligan's Island, prises hors contexte. Le tout narré par ses soins, avec une voix off monotone vraiment peu captivante.

Autrement dit, comme pour Room 237, le produit fini ressemble à la thèse conspirationniste d'un esprit obsédé par son sujet, impossible à prendre au sérieux, ou à une thèse approximative et capillotractée d'un étudiant en communication, qui présenterait quelques idées intéressantes, noyées dans un manque de preuves, et dans des raccourcis problématiques assignant un sens précis et délibéré à des thématiques générales alors dans l'air du temps.

Faible tant de par sa forme, que par son fond.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #957 : Mayor Cupcake (2011)

Publié le 8 Mai 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Mayor Cupcake (2011) :

Sans éducation formelle, Mary Maroni (Lea Thompson), une pâtissière assez populaire, est inscrite par sa fille (Zoey Deutch) sur les listes électorales de sa petite ville, et se retrouve catapultée à la mairie. Armée de son seul bon sens, elle doit alors parvenir à naviguer les eaux compliquées de la politique locale...

Une comédie indépendante qui vaut principalement pour la présence à la distribution de Lea Thompson et de ses deux filles, Zoey et  Madelyn Deutch, ainsi que de Judd Nelson (de quoi placer un clin d'oeil à Breakfast Club avec une certaine chanson entonnée par la fille Deutch la plus douée musicalement).

Le reste, un éloge du bon sens à l'américaine opposé à ces politiciens tous pourris, est trop simpliste, trop caricatural (entre le rival politique obèse, à la fille obèse, qui passent leur temps à s'empiffrer ; et la résolution à base de politicien manipulateur pris au piège par des enregistrements diffusés lors d'une réunion municipale), trop mollasson, et trop basique pour convaincre.

Cela dit, il n'est guère surprenant de voir qu'une présentatrice de Fox News, certainement séduite par le message du film, et par ses similitudes avec le parcours de Sarah Palin, s'est empressée de faire un caméo dans le film, et que la production l'a bien mise en valeur. Mouais.
 
2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #955 : The Front Runner (2018)

Publié le 6 Mai 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

The Front Runner :

En 1988, Gary Hart (Hugh Jackman) est le candidat démocrate favori aux élections présidentielles américaines. Jusqu'à ce qu'un scandale sentimental jette sur lui toute la presse américaine, et le contraigne à remettre en questions son avenir politique...

Un long-métrage biographique retraçant l'élection de 1988, et un scandale entourant le principal candidat démocrate, long-métrage signé Jason Reitman, et qui, comme bon nombre des films de ce dernier, s'avère compétent mais très peu mémorable.

Le problème, en fait, c'est que tout est rapidement évident et dit, dans ce métrage, un métrage qui a un propos faisant étrangement le jeu d'une certaine droite américaine : en présentant son homme politique comme une figure providentielle harcelée par une presse sans foi ni loi, Reitman (qui adapte ici un ouvrage retraçant la campagne en question) semble vouloir mettre en avant les dérives d'un système mettant sur un pied d'égalité devoir, professionnalisme, morale, vie privée et vie publique... sauf qu'en ces temps de Trump & co qui, pour couvrir leurs arrières, accusent quotidiennement la presse de fake news et d'acharnement médiatique, le métrage finit par leur donner raison sans le vouloir.

Après, c'est correctement filmé, c'est bien interprété, et il y a beaucoup de visages familiers (Kevin Pollak, Mike Judge, Bill Burr, Ari Graynor, Steve Coulter, Sara Paxton, JK Simmons, Vara Farmiga, Alfred Molina, et le duo Molly Ephraim/Kaitlyn Dever de Last Man Standing), mais dans l'ensemble, bof.

C'est un film qui se regarde, mais manque d'ambiguïté, de nuances et de profondeur, et ne fait pas grande impression.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #918 : Cher Dictateur (2018)

Publié le 14 Mars 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Politique, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Cher Dictateur (Dear Dictator) :

Lycéenne rebelle, Tatiana (Odeya Rush) déteste sa vie : son père n'est plus là, sa mère (Katie Holmes), tout sauf fiable, est obsédée par son amant du moment, Charles (Seth Green), un dentiste fétichiste des pieds, et lorsque l'un de ses enseignants (Jason Biggs) lui demande d'écrire une lettre à quelqu'un qui l'inspire, elle choisit le Général Anton Vincent (Michael Caine), un dictateur d'une nation caribéenne. Mais lorsque ce dernier est victime d'un coup d'état, il débarque soudain, incognito, chez Tatiana et sa mère, dont il devient le mentor, afin de remettre leurs vies dans le droit chemin...

Une teen comedy qui, d'un postulat de départ amusant et d'une distribution intéressante, ne tire pas grand chose, voire même rien du tout.

En faisant de ce dictateur meurtrier un bon vieux grand-père de substitution pour une mère paumée et pour une ado pseudo-rebelle clichée, le scénario n'exploite jamais la folie inhérente au concept, ou la violence et la cruauté du personnage (en fait, c'est un peu Un Élève Doué, passé au filtre Nickelodeon, sans avoir les qualités de l'un ou de l'autre).

Notamment parce que Michael Caine est un peu hors-sujet, en tant que dictateur d'une nation caribéenne, mais aussi parce que le film manque cruellement de mordant ou de méchanceté, préférant être nettement plus axé sur l'héroïne adolescente, ses histoires de lycée , etc, le tout avec un rythme mollasson, un humour inerte, et un intérêt très limité.

2/6 (dire que c'était l'un des scripts de la Black List)

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Un film, un jour (ou presque) #821 : Que le Meilleur Gagne (2015)

Publié le 11 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Politique

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Que le Meilleur Gagne (Our Brand is Crisis) :

En très mauvaise position dans les sondages, Pedro Castillo (Joaquim de Almeida), un candidat présidentiel bolivien, décide de recruter une équipe de gestion de campagne américaine, ainsi que Jane Bodine (Sandra Bullock), à la réputation sulfureuse. Malgré sa conscience coupable, ses névroses et sa semi-retraite, Bodine accepte alors cette mission lorsqu'elle apprend que Pat Candy (Billy Bob Thornton), son ennemi juré, s'occupe du candidat en tête de la course...

Une satire politique, dramatisation très libre du documentaire de 2005, réalisée par David Gordon Green (Délire Express, Votre Majesté, Baby-Sitter Malgré Lui), et avec une Sandra Bullock en tête d'affiche, une Bullock qui se prête volontiers au jeu, et n'a pas peur du ridicule.

Malheureusement, si ce métrage s'avère gentiment amusant, car sympathique et dynamique, son intérêt se limite aussi un peu à ça.

Non seulement j'ai parfois eu du mal à prendre Bullock au sérieux en spin doctor déglinguée, intraitable, manipulatrice et sans scrupules (ce n'est pas sa faute, c'est simplement que j'ai trop l'habitude de la voir dans des rôles plus légers) mais en plus, au bout d'un moment, le tout commence à ronronner, et à tourner un peu à vide, car reposant toujours sur des ficelles similaires. Des ficelles déjà employées, par exemple, dans Knife Fight.

Au final, ce n'est pas désagréable du tout (et la présence de Zoe Kazan fait toujours plaisir), mais avec près de 110 minutes, c'est un peu trop long et basique pour ce que ça raconte (surtout avec une conclusion aussi sirupeuse et prévisible, qui tente de donner une conscience à l'équivalent fictif d'idéologues sans scrupules).

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #820 : Our Brand is Crisis (2005)

Publié le 10 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Politique, USA

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Our Brand Is Crisis :

En 2003, à l'aube d'une nouvelle élection, Goni Sanchez, ancien président bolivien très impopulaire, recrute GCS, un cabinet américain de stratégie politique, pour changer le cours de sa campagne, en utilisant les techniques médiatiques ayant fait leurs preuves aux USA...

Un documentaire assez frustrant, en cela qu'il montre un groupe d'Américains idéologues débarquer en Bolivie, dans un pays qu'ils ne connaissent pas du tout, et auquel ils sont persuadés de pouvoir appliquer aveuglément les mêmes stratégies politiques et médiatiques utilisées ailleurs, tout ça dans le seul but "d'exporter la Démocratie capitaliste", qu'ils érigent comme l’alpha et l'oméga de toute forme de société et de gouvernement.

On les voit donc arriver, appliquer leurs techniques sans jamais considérer les Boliviens comme autre chose que des chiffres à manipuler, et, au terme du documentaire, ils parviennent (un peu surpris), à changer le cours des choses, et à faire réélire leur candidat.

Mais comme de vrais idéologues, la mise en pratique leur échappe totalement, et quelques mois après l'élection de leur candidat, le pays sombre dans le feu et le sang, lorsque ce dernier prend des mesures impopulaires, et que le cabinet part s'occuper d'autres campagnes...

C'est frustrant, car le documentaire hésite constamment entre un exposé des techniques politiques américaines, et de l'arrogance de ces représentants qui arrivent sans vraiment se renseigner dans un pays aux antécédents compliqués, et un portrait compatissant de ces spécialistes en stratégie politique qui sont dépassés par un pays en plein chaos, incontrôlable, avec un candidat qui n'en fait occasionnellement qu'à sa tête, etc.

Est-ce que la documentariste a même un point de vue sur tout ça, ou se contente-t-elle de filmer, dépassée elle-aussi par les événements ? Difficile à dire.

Difficile aussi de ne pas regarder le tout sans une certaine méfiance envers ces experts en communication cyniques et hypocrites, qui ont largement le temps de présenter leur cabinet et de faire leur promotion dans ce qui ressemble par moments à un film promotionnel gentiment complaisant...

D'autant qu'il ne fait nulle doute que, malgré les conséquences désastreuses de cette campagne, GCS la compte comme une victoire à son actif, lorsque vient le moment de démarcher d'autres clients...

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #810 : Liberation Day (2016)

Publié le 27 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Musique, Politique

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Liberation Day :

Surréaliste.

C'est vraiment le mot qui définit le plus ce documentaire retraçant la visite de Laibach, groupe slovène provocateur, connu pour sa satire très prononcée et son utilisation des codes des régimes totalitaires, ainsi que pour ses reprises militaristes de morceaux pop, en Corée du Nord, pour y tenir un concert à l'occasion du 70ème anniversaire de la "libération" du pays du joug japonais.

Surréaliste, depuis son ouverture reprenant la Mélodie du Bonheur, illustrant une juxtaposition d'images de propagande et de guerre, et d'innombrables images d'artistes occidentaux en concert, pour montrer les similitudes entre ces deux types d'adoration de masse.

Surréaliste, pour la volonté du groupe de rester en retrait, toujours in character, ce qui laisse Morten Traavik, réalisateur du tout, et organisateur de ce concert, sur le devant de la scène, à lutter contre la censure et les impératifs d'un régime dépassé (tant technologiquement qu'idéologiquement) par ce que propose le groupe.

Surréaliste, parce qu'on a droit, par moments, à de véritables interrogations de la part de certains membres de la délégation occidentale, qui se demandent si les gens qu'ils voient autour d'eux, tous souriants et polis, sont véritablement opprimés et lobotomisés par leur régime (la réponse est oui, clairement, mais ponctuellement, l'utopie nord-coréenne semble crédible).

Surréaliste, enfin, pour le bref aperçu que l'on a du concert (une seule chanson), et du gouffre existant entre ce groupe conceptuel et d'avant-garde, et un public policé et raide, qui ne comprend pas vraiment ce qu'il à sous les yeux, et qui ne sait pas comment réagir autrement que par des applaudissements polis et modérés.

On regrettera néanmoins que le film manque d'un petit quelque chose : pas assez de Laibach ou de musique, un peu trop de problèmes et d'incompréhensions techniques, pas assez de recul et de recontextualisation du tout, pour redonner un peu de sens à ce film de tournée...

Dans l'ensemble, cependant, c'est assez fascinant, intrigant, et on se demande encore comment diable tout ceci a bien pu s'organiser sans virer à l'incident diplomatique...

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #778 : MOIS FRANÇAIS - L'Oncle Charles (2012) & Le Grand Partage (2015)

Publié le 29 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Drame, Politique

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

L'Oncle Charles (2012) :

Riche homme d'affaires français vivant en Nouvelle-Zélande, Charles Doumeng (Eddy Mitchell) est gravement malade, et veut retrouver sa soeur, perdue de vue 50 ans plus tôt en Loire-Atlantique. Rapidement, il est alors contacté par Corinne (Valérie Bonneton), clerc de notaire, qui lui affirme avoir retrouvé la fille de sa soeur (Alexandra Lamy) et sa famille (Arnaud Ducret, Sophie de Fürst, Thomas Solivéres & Cléo/Madeleine Revel). Ravi, Charles apprend en plus qu'il n'est pas vraiment malade, et, pour fêter cela, il débarque en France pour rencontrer cette famille qu'il n'avait jamais connue... une famille totalement factice, uniquement composée pour lui dérober son héritage.

Un ratage signé Étienne Chatiliez, qui tente de donner vie, ici, à une nouvelle opposition de classe, entre ces pauvres malhonnêtes et menteurs, et cet Oncle richissime qui n'est pas non plus totalement innocent.

Malheureusement, ici, tout sonne faux, à commencer par les dialogues et l'interprétation de bon nombre de personnages : tout est trop récitatif, forcé, et le script ne propose rien de vraiment valable, entre son exposition laborieuse et mollassonne, son script cousu de fil blanc, et sa conclusion en queue de poisson, bâclée et sans le moindre impact.

Énorme bof, malgré l'énergie que tente d'y insuffler sa distribution principale, pourtant sympathique.

2/6

Le Grand Partage (2015) :

Lorsque le gouvernement français déclare des mesures de crise pour faire face au grand froid, chaque foyer se trouve contraint de partager son domicile avec d'autres personnes, proportionnellement à la surface de vie dont ses occupants disposent. Ainsi, à Paris, dans un beau quartier, les Dubreuil (Karin Viard, Didier Bourdon, Pauline Vaubaillon), de droite, les Bretzel (Valérie Bonneton, Michel Vuillermoz), de gauche, et tous les autres habitants d'un immeuble doivent accueillir des inconnus, pour le meilleur et pour le pire...

Comédie sociale typiquement franchouillarde, débordant de poncifs parisiens en tout genre (un bourge coincé, sa femme sexuellement frustrée, leur fille rebelle, une bonne bienveillante, des bobos gauchistes hypocrites, une concierge ultra-facho, un couple de vieux juifs râleurs et pingres, etc), et ressemblant fortement à une pièce de théâtre, puisque tout le métrage se déroule entre quatre murs, dans ces appartements cossus.

Des personnages antipathiques, une réalisation qui se fait bancale pour illustrer le moment où tout bascule et où le décret passe, un accompagnement musical de Phillipe Rombi qui n'est pas désagréable (mais paraît ultra-forcé compte tenu de ce qu'il y a à l'écran), des clichés poussés à l'extrême, et dans l'ensemble, un rythme et un humour aux abonnés absents : bref, je n'ai pas franchement apprécié tout ça, tant ça m'a semblé être ultra-nombriliste, et totalement inintéressant malgré sa distribution.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #738 : La Mort de Staline (2018)

Publié le 19 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Politique, Histoire, France, Belgique, UK, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

La Mort de Staline (The Death of Staline) :

En 1953, lorsque Joseph Stalin (Adrian McLoughlin) s'effondre, victime d'une hémorragie cérébrale, c'est la panique au sein du Conseil des Ministres de l'URSS, parmi lesquels Georgy Malenkov (Jeffrey Tambor), Nikita Khrushchev (Steve Buscemi), Vyacheslav Molotov (Michael Palin), Georgy Zhukov (Jason Isaacs) et Lavrenti Beria (Simon Russell Beale), qui commencent alors tous à comploter, pour parvenir à prendre la tête du gouvernement...

Une adaptation d'une bande dessinée française, qui adopte le ton de la satire décomplexée pour traiter des dernières heures de la vie de Staline, et le chaos politique qui a suivi.

La distribution est impeccable, et semble vraiment beaucoup s'amuser - d'autant que tout le monde joue avec son accent et son phrasé naturel, ce qui amène un décalage supplémentaire assez savoureux ; l'écriture est grinçante, tour à tour glaçante et improbable ; et ce n'est pas désagréable du tout à regarder, même si je dois dire que dans l'ensemble, j'ai trouvé que le tout ronronnait pas mal, et manquait de punch.

C'est loin d'être mauvais, mais ça aurait mérité un peu plus d'énergie, notamment dans le montage et dans la mise en images.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #736 : Is That A Gun In Your Pocket ? (2016)

Publié le 15 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Politique, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Is That A Gun In Your Pocket ? :

Dans une petite bourgade texane fascinée par les armes à feu, un incident dramatique amène toutes les femmes de la ville, menées par Jenna (Andrea Anders), à faire la grève du sexe... au grand dam, bien naturellement, de leurs compagnons.

Une comédie indépendante pas forcément très subtile ou originale (ce n'est qu'une énième version du travail d'Aristophane), mais qui se regarde gentiment, principalement grâce à l'énergie et la bonne volonté qu'y met Andrea Anders (accompagnée de quelques visages familiers, comme Cloris Leachman, John Michael Higgins, John Heard, David Denman, Lauren Bowles, voire même Katherine McNamara - qui arbore pour l'occasion une décoloration blonde assez laide #minutecapillaire).

À part ça, même si ça a bon fond, ça ne décolle jamais vraiment (ça se perd trop dans une redite basique des arguments pro et anti-armes à feu, tels qu'on les entend constamment dans les médias US), l'humour est très basique, le budget semble assez limité, et près de 100 minutes, c'est clairement 15-20 de trop.

2.75/6

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