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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Critiques éclair - The Gifted, épisode 1x01 (premières impressions)

Publié le 8 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Action, Fantastique, Thriller, Drame, Marvel, Fox

Alors même que du côté d'ABC, on continue de tenter d'adapter les personnages et comics Marvel sans y mettre les moyens ou le talent (cf les Inhumans), sur la Fox, on exploite jusqu'à la dernière goutte la franchise des X-men, et tout ce pan de l'univers Marvel dont le studio possède les droits exclusifs.

Et pour ce faire, on confie The Gifted à Matt Nix (Burn Notice, Bailey et Stark), le showrunner, et on sort le chéquier, pour obtenir de Bryan Singer (et toute son équipe habituelle) et de Len Wiseman qu'ils réalisent les premiers épisodes de la série...

The Gifted, 1x01 :

Après des années de vie normale, la vie des Strucker est bouleversée quand Andy (Percy Hynes White), le fils de la famille, révèle des pouvoirs mutants lors d'un passage à tabac par des brutes du lycée. Rapidement, ses parents (Amy Acker et Stephen Moyer) découvrent que leur fille Lauren (Natalie Alyn Lind) est elle-aussi une mutante, et, confrontés à l'hostilité du gouvernement, les Strucker sont contraints de prendre la fuite, et de se tourner vers la Résistance Mutante (Jamie Chung, Blair Redford, Sean Teale, Emma Dumont...) pour espérer survivre.

J'ai vraiment du mal à m'enthousiasmer pour l'univers X-men tel que supervisé par Singer et compagnie. À trop vouloir faire dans le "réalisme", dans la métaphore, dans le sérieux, etc, on en perd en fantaisie, et lorsque Singer se mesure justement aux concepts les plus extravagants de l'univers mutant, on se retrouve avec un X-Men : Apocalypse kitschouille et très décevant.

Ici, sans surprise, on retombe dans l'univers mutant de Singer tel qu'il était initialement conçu : contemporain, sobre, sombre, etc, sans costumes ni mutants trop identifiables.

En fait, l'univers de The Gifted, supposé ne pas appartenir de manière stricte aux continuités déjà mises en place au cinéma, ressemble pourtant fortement aux prémices du futur de X-men : Days of Future Past, avec des mutants traqués et exterminés, des Sentinelles (ici au format araignées mécaniques), aucun des grands noms des X-men... et donc, on est en terrain ultra-balisé, pour le meilleur et pour le pire.

Et si ce n'est pas particulièrement mauvais (c'est même relativement regardable, et 20 km. au dessus des Inhumans), c'est aussi assez quelconque et terne, avec une Amy Acker (blonde... mouais) sous-exploitée en mère de famille éplorée (j'espère qu'ils ont quelque chose de plus intéressant pour elle en stock, parce que là, bof), des résistants mutants assez quelconques et insipides, et une ambiance générale assez peu engageante, du moins, en ce qui me concerne.

Les critiques sont globalement positives (bien que relativement mitigées tout de même), donc ça plaira probablement nettement plus à d'autres spectateurs (d'autant que les touches de fanservice et le namedropping m'ont laissé de marbre), mais vu que je suis vraiment las des mutants à la sauce Singer, je ne pense pas continuer à suivre le show au fil de sa diffusion.

Peut-être en rattrapage, à la fin de la saison...

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Critiques éclair - Marvel's Inhumans 1x01-03 (premières impressions)

Publié le 8 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Action, Fantastique, Marvel, Drame, ABC, Science-Fiction

Marvel's Inhumans, c'est le bébé d'Ike Perlmutter, l'un des pontes de Marvel (et désormais conseiller de Trump), qui a toujours vu dans ces Inhumains une poule aux oeufs d'or inexploitée, et une alternative bon marché aux mutants des X-men.

Et pour cause : alors que les X-men sont exploités, au cinéma, par la Fox, et ne rapportent pas beaucoup d'argent à Marvel (qui ne peut pas les utiliser au cinéma ou à la télévision), les Inhumains sont totalement sous l'égide de la Maison des Idées, et peuvent être résumés à "une peuplade d'êtres aux pouvoirs surhumains, martyrisés et traqués par les humains, et qui doivent vivre dans l'ombre".

Ça tombe bien, c'est comme ça que les X-men sont vendus au grand public depuis des décennies, et Perlmutter espérait, par un tour de passe-passe, minimiser l'importance des mutants au sein de sa firme, et accroître celle des Inhumains, pour en faire les nouveaux porte-étendards de Marvel.

Dans les faits, cela s'est traduit par une mise en avant très prononcée de ces personnages dans les comics, par une intégration du concept des Inhumains dans Marvel's Agents of SHIELD, et par un projet de long-métrage Inhumans, imposé par Perlmutter à la branche cinéma de Marvel.

Seul problème... les Inhumains n'intéressent pas grand monde, et certainement pas Kevin Feige, le patron de Marvel Studios qui, dès le rachat de Marvel par Disney, a court-circuité Perlmutter, et a obtenu l'indépendance de sa branche.

Le projet de film a aussitôt été annulé, et Marvel's Inhumans a été refourgué à la branche tv de Marvel, toujours sous contrôle de Perlmutter. Une branche au succès très inégal avec ses projets, sans le budget nécessaire pour réaliser quelque chose ayant l'ampleur nécessaire au succès de l'adaptation des Inhumains, et qui a confié le tout à Scott Buck, responsable des plantages Dexter et Iron Fist.

Et pour couronner le tout, la production de ce Marvel's Inhumans a été lancée de manière précipitée, avec des délais intenables, car Perlmutter ne voulait pas s'avouer vaincu, et tenait à voir les Inhumains en salle : les deux premiers épisodes de la série ont donc été produits précipitamment pour pouvoir être diffusés dans les salles IMAX, une expérience qui s'est soldée par un échec financier, et, à en juger par le produit fini, qui ne devait pas franchement valoir le prix des billets.

Marvel's Inhumans 1x01-03 :

Sur la Lune vivent les Inhumains, dotés de pouvoirs surhumains, et réunis en une société monarchique hautement stratifiée. En bas de l'échelle, les sans-pouvoirs, contraints de travailler dans les mines. Au sommet, la famille royale de Black Bolt (Anson Mount) et Medusa (Serinda Swan). Jusqu'au jour où le frère de Black Bolt, Maximus (Iwan Rheon), dépourvu de pouvoirs, décide de se rebeller contre l'ordre établi, et de monter un coup d'état : la famille royale a tout juste le temps de s'échapper, et de se réfugier sur Terre, à Hawaï, où ils sont séparés...

On peut se demander pourquoi j'ai passé autant de temps à faire ce récapitulatif historique de la genèse de la série... ? Et bien tout simplement parce que je n'ai pas grand chose à dire sur les premiers épisodes.

C'est mauvais, tout simplement. En fait, c'est bien simple, si on enlève les paysages naturels d'Hawaï, et le capital-sympathie de Lockjaw, l'énorme chien téléporteur en images de synthèse, il ne reste absolument rien de valable.

Certainement pas la direction artistique, entre les costumes dignes d'un cosplay basique, les couleurs beiges, kakies et ternes d'Attilan, l'illustration médiocre des pouvoirs de chacun, les effets numériques inégaux, la réalisation plate, la musique hors-sujet, le carton-titre bâclé, les scènes d'action miteuses, et l'apparence de tous les personnages, avec des maquillages simplistes et basiques...

Certainement pas non plus l'écriture, ultra-laborieuse et bancale, notamment dans les dialogues... ou dans le fait que le script s'attende à ce que le spectateur se range instinctivement du côté d'une famille royale qui traite clairement certains de ses sujets comme des citoyens de seconde zone, en accord avec les traditions injustes et éculées d'une société ségrégationniste, et qui prend autrui de haut, comme si elle était supérieure à tous les êtres humains.

Et l'interprétation n'aide pas vraiment. Rheon est, comme toujours, plutôt bon, mais les autres sont très inégaux, ce qui donne lieu à des personnages souvent peu convaincants - mention spéciale à Karnak, qui est 1) mal casté, 2) mis en image comme Cassandra dans The Librarians/Flynn Carson (mâtiné de Sherlock Downey Jr. et de Docteur Strange), et 3) n'a absolument pas une once du charisme, du mordant ou de l'ambiguïté du personnage de comics... bref, il est hors-sujet.

(et je ne parle même pas de Nicola Peltz, qui se fait tuer au bout de deux lignes de dialogue, en ouverture de pilote)

Bref, ça ne ressemble à rien, c'est bavard et bancal, ça tente de faire dans la tragédie épique sans jamais dépasser le stade du "laborieux fauché façon Mutant X", ça met en scène des personnages antipathiques, et c'est bel et bien l'échec auquel tout le monde s'attendait. Je m'arrête là.

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Un film, un jour (ou presque) #607 : Ghost Rider - L'Esprit de Vengeance (2012)

Publié le 8 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Cinéma, Action, Fantastique, Marvel

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ghost Rider - L'Esprit de Vengeance (Ghost Rider - Spirit of Vengeance) :

Huit ans après sa confrontation avec Mephistopheles (Ciarán Hinds) et son fils Blackheart, Johnny Blaze (Nicolas Cage), le Ghost Rider, se cache en Europe de l'Est. Là, il est contacté par Moreau (Idris Elba), un prêtre français, qui lui demande de protéger le petit Danny (Fergus Riordan) et sa mère (Violante Placido), en fuite. Car le Diable a des vues sur l'enfant, et il a lancé ses sbires à ses trousses.

Le premier terme qui m'était venu à l'esprit, la première fois que j'avais vu ce Ghost Rider 2, c'était "pourrigolo". Forcément, la combinaison d'un script de David Goyer, d'une production d'Avi Arad, d'une interprétation d'un Nicolas Cage cocaïné, et des deux réalisateurs des Crank/Hyper Tension ne pouvait pas donner un chef d'oeuvre, surtout en partant d'un premier opus déjà particulièrement raté, et avec un budget coupé en deux par rapport à ce dernier.

On se retrouve donc avec ce qui se rapproche d'un DTV fauché, tourné pour pas cher dans les pays de l'Est, avec des figurants locaux, et tout ce que la production a pu trouver d'acteurs européens bon marché, et partants pour quelques jours de tournage en Roumanie : Christophe Lambert, Idris Elba, Violante Placido, Ciarán Hinds, Anthony Head...

Bien évidemment, qui dit Neveldine & Taylor (les réalisateurs), dit aussi cabotinage à tous les étages : Hinds est calamiteux en remplaçant de Peter Fonda, Elba risible en moine français alcoolique bagarreur, et Cage, lui, a sombré dans la drogue, apparemment, puisqu'il ne joue plus ici son personnage, mais bien sa propre caricature, qui lui vaut encore de tourner quelques téléfilms fauchés de ci de là, et de payer ses impôts.

Et d'ailleurs, tout le film est à l'identique : on est dans une déclinaison sarcastique et bordélique du premier opus, qui au moins ressemblait à un film digne de ce nom. Ici, tout est vulgaire, cheap, la réalisation se fait encore plus approximative et improvisée, le rythme est moins bien géré (malgré la demi-heure en moins), le montage est cache-misère (avec ses inserts animés qui remplacent ce qui était trop cher à tourner), bref, c'est pire que l'original sur tous les plans... ou presque.

Car étrangement, le Rider est plus réussi. Non seulement visuellement (le crâne noirci est vraiment plus crédible), mais aussi dans ses mouvements, clairement interprétés pas un Cage en surjeu. Résultat : non seulement on retrouve bien les mimiques et les choix de jeu improbables de Cage, mais en prime, ça donne une certaine aura d'étrangeté au Rider. Du moins, quand il ne pisse pas des jets de flammes.

Et à l'identique, quand le film s'énerve un peu - la poursuite finale - le rendu visuel est plutôt agréable : il y a des angles de caméra inattendus, des renversements surprenants, des changements de formats, d'objectif, etc, qui servent des effets numériques globalement convaincants.

Malheureusement, tout le reste est raté, et il se dégage tout simplement de ce Ghost Rider 2 une impression d'amateurisme vraiment désagréable. 

1/6

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Les bilans de Sygbab - Tru Calling : Compte à Rebours, saisons 1 & 2 (2003-2005)

Publié le 7 Octobre 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Fantastique, Drame, Fox

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Tru Calling - Saisons 1 & 2, Bilan Général :

Si vous avez entendu du bien de la série, ce n'est pas pour rien : elle est plutôt sympathique, grâce à une mythologie bien développée et des personnages intéressants. Elle comporte également quelques noms connus au sein de sa production, parmi lesquels Jane Espenson (Buffy, Battlestar Galactica, Star Trek : Deep Space Nine, ...) et Richard Hatem (Miracles). Pourtant, cela débute de manière assez moyenne, avec une succession d'épisodes dont le schéma rigide laisse penser que le show sera vite limité : un mort demande de l'aide à Tru, la journée recommence, et elle mène sa petite enquête en courant (beaucoup) dans toute la ville pour sauver des gens.

La seule variation apportée se situe au niveau des circonstances qui l'amènent à se trouver en présence de cadavres, sachant que c'est le plus souvent à la morgue que cela se produit. Dans la mesure où c'est son lieu de travail, c'est plutôt commode et ça offre une certaine originalité à un concept usé jusqu'à la corde qui voit le personnage principal tenter de modifier le futur car il connaît déjà ce qu'il réserve. Cela n'aboutit pas à des scripts exceptionnels, mais il y a toujours un petit quelque chose qui rend le tout agréable à regarder. Ce n'est pas forcément par rapport à l'empathie que Tru ressent pour les personnes qu'elle tente d'aider (le traitement est d'ailleurs assez maladroit), mais plutôt parce que les personnages sont attachants et vivent bien ensemble à l'écran.

Cette assertion n'est évidemment pas valable pour Meredith, qui est caractérisée de manière assez grossière et ne parvient jamais à exister. On comprend alors aisément pourquoi les scénaristes s'en sont vite passés tant elle n'apportait rien. À l'inverse, les trois hommes qui gravitent autour de Tru sont dignes d'intérêt, même si Luke n'est pas aussi bien exploité qu'il aurait pu l'être. Le couple qu'il forme avec Tru est cependant assez touchant et les deux acteurs ont une bonne alchimie ; cela permet d'oublier que cette relation a pour but principal d'illustrer les sacrifices de l'héroïne, qui met de côté vies sentimentale et scolaire pour mener à bien sa mission.

Harrison, quant à lui, détonne avec son côté insouciant associé à son statut de petit voyou combinard au grand coeur. Il est dans la confidence assez rapidement et sa réaction est à l'opposé de ce que l'on pourrait attendre puisqu'il voit aussitôt le côté pratique de la situation. Enfin, Davis, l'excentrique un peu geek sur les bords et connaissant des difficultés sur le plan social, est un atout majeur. Son aide et son soutien sont inestimables, et il fait souvent parler la voix de la sagesse. Il distille régulièrement des informations sur le pouvoir de Tru et de sa mère : ces revélations participent de la mythologie mise en place et sont gérées avec parcimonie, ce qui permet d'entretenir un certain mystère.

C'est à partir de la mi-saison que les scénaristes commencent à s'amuser avec leur concept, en proposant notamment un épisode type "journée sans fin" quasiment incontournable dans toute série fantastique qui se respecte, et qui a tout à fait sa place ici. Les situations évoluent également, pendant que Tru prend conscience qu'elle ne peut pas sauver tout le monde et que parfois la personne qu'elle doit aider n'est pas celle qu'elle croit. C'est ensuite l'arrivée de Jason Priestley qui change la donne, déjà parce qu'il est excellent, et surtout parce que le personnage qu'il incarne intrigue rapidement.

Les insinuations constantes de Jack incitent à penser qu'il en sait plus qu'il ne le dit, et on le soupçonne rapidement d'être une sorte de nemesis. C'est le cas, mais d'une manière inattendue puisque l'idée d'une balance cosmique fait surface : les morts que Tru évite doivent être compensées. Deux points de vue s'entrechoquent : d'un côté la possibilité de sauver des gens qui n'auraient pas dû mourir, de l'autre la volonté de laisser les choses en l'état car cela entraîne des conséquences fâcheuses sur l'univers lui-même. Ce qui n'est rien d'autre que le premier dialogue dans la crypte entre Tru et Jack : il y avait là un sacré effet d'annonce.

Cela apporte un regain d'intérêt à la série à plusieurs niveaux. Elle évite ainsi le manichéisme et propose une réflexion sur la meilleure manière de procéder en bousculant l'ordre établi. Finalement, qui de Tru ou de Jack a raison ? En devant accepter que les morts le restent, ce dernier n'a-t-il pas une mission bien plus dure que celle de Tru, qui se montre parfois arrogante ?

Elle décide notamment de sauver Jensen qui n'a rien demandé, alors que Jack est déchiré lorsqu'il lâche la main de Megan, qui lui a demandé son aide et dont il est tombé amoureux (dans ce qui est sans conteste le meilleur épisode de la série). Le ton est différent, et leur confrontation offre beaucoup plus de possibilités qu'auparavant.

En revanche, le personnage de Jack perd des points à cause de son association avec le père de Tru - assez antipathique au demeurant, puisqu'il a fait tuer sa femme - et de leurs manigances pour infiltrer le réseau de connaissances de sa fille afin de saper son travail. Pour autant, l'importance de préserver de l'ordre dans l'univers apparaît petit à petit primordiale ; le pétage de plombs progressif de Jensen soutient cette thèse. Malheureusement, il n'y aura jamais de réponse, alors que l'avancée mythologique était conséquente, notamment avec l'inversion des rôles entre Tru et Jack qui permet d'apprendre que ce dernier voit la dernière journée de la personne décédée, ce qui explique qu'il en sache autant.

Mais toute série n'est pas parfaite, et celle-ci comporte bel et bien des défauts. En premier lieu, le fait que les proches de Tru meurent tous est redondant et souligne beaucoup trop (voire même surligne) la difficulté de sa mission et les conséquences qu'elle peut avoir sur ceux auxquels elle tient. On peut aussi regretter l'abandon de l'enquête de la journaliste, alors que Tru venait de lui dire la vérité et que, ne la croyant pas, elle promettait de tout faire pour découvrir son secret.

Cela aurait pu rendre les choses plus compliquées pour Tru, qui aurait dû se battre sur plusieurs fronts à la fois. Enfin, l'idée de replacer Tru dans un contexte étudiant au début de la saison 2 n'est pas mauvaise en soi, mais ses camarades sont totalement transparents donc ça ne fonctionne absolument pas. Toutefois, au regard de la façon intelligente dont le show a évolué, cela ne gâche en rien le visionnage.

Encore une série qui fait partie du cimetière de la FOX, annulée bien trop vite et qui mérite le détour.

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x03 & The Orville 1x04

Publié le 7 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Comédie, Drame, Action, Aventure, CBS, Netflix, Fox, Orville

Gros prologue de 90 minutes, arbitrairement coupé en deux par CBS, les deux premiers épisodes de Star Trek Discovery ne m'avaient pas convaincu, ne proposant pas grand chose de pertinent ou d'intéressant, hormis un budget conséquent, une héroïne antipathique, et un ton grimdark faussement adulte et mature.

​Star Trek Discovery 1x03 :

Six mois après sa mutinerie, alors qu'elle est transportée en compagnie d'autres prisonniers, Michael est secourue par le Discovery, un navire scientifique commandé par le mystérieux Capitaine Lorca (Jason Isaacs)...

Je crois que là, on a une meilleure idée de ce que sera cette série, à savoir Star Trek : Section 31.

Entre son héroïne torturée mais exceptionnelle, l'équipage du Discovery et ses expériences top-secrètes, Lorca le capitaine clairement dérangé et prêt à tout pour vaincre ses ennemis, le ton général de la série, l'immatriculation du Discovery, etc, on est clairement dans quelque chose qui va opposer Michael et son éthique aux méthodes peu orthodoxes du Discovery, et de son officier supérieur.

Et pourquoi pas, dans l'absolu... si c'était écrit avec plus de subtilité. Si l'héroïne n'était pas aussi antipathique. Si sa colocataire n'était pas un cliché ambulant. Si le passage à la Alien était mieux découpé et filmé, et pas autant plongé dans le noir. Si les uniformes n'étaient pas à ce point génériques et interchangeables entre les différents départements du navire. Si l'on n'avait pas l'impression constante que la noirceur du show n'était là que pour justifier l'appartenance de la série au genre des séries de prestige à destination d'un public sérieux et adulte.

Ou encore, de manière plus basique, si cet épisode était mieux structuré, et pas seulement un épisode de transition lançant quelques pistes, et présentant le vaisseau.

Bref. Je ne suis toujours pas convaincu, loin de là, même si dans l'absolu, ça reste regardable et bien produit. Le seul problème, en fait, c'est qu'à aucun moment je n'ai l'impression de regarder du Star Trek (quelle que soit l'incarnation de référence), et ça, ça me dérange vraiment.

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Applaudi par les critiques pour son aspect progressif, et pour son message, le troisième épisode de The Orville n'était pourtant guère plus qu'une relecture de The Measure of a Man (épisode de Star Trek The Next Generation) à la sauce pseudo-féministe, qui n'apportait pas vraiment quoi que ce soit de frais ou d'inédit au format. Mais bon, au moins, c'était un pas dans la bonne direction...

The Orville 1x04 - If the Stars Should Appear :

L'équipage de l'Orville rencontre un immense vaisseau spatial à la dérive, contenant un monde clos sous la coupe d'un dictateur cruel (Robert Knepper) imposant la vénération d'une entité mystérieuse, et maintenant son peuple dans l'ignorance de leur voyage interstellaire. Mais la présence de l'Orville va changer bien des choses...

Et allez, MacFarlane & co continuent de reprendre littéralement les grandes lignes de ce qui a déjà été fait par Star Trek (Au Bout de l'Infini, TOS 3x08, inspiré de Robert Heinlein), d'y rajouter quelques gags graveleux et lourds (totalement dispensables), une référence à Friends qui fait tache, un caméo final parfaitement gratuit, et d'enrober le tout d'une couche d'effets spéciaux modernes, pour vendre ça comme quelque chose de nouveau, et un "hommage" à la franchise Trek.

Je veux bien, mais franchement, plus le temps passe, et plus la série s'éloigne de l'hommage et du pastiche, pour se rapprocher du plagiat fainéant et creux. Et les audiences, elles, continuent de chuter...

(et puis honnêtement, la civilisation extra-terrestre à l'architecture terrienne, aux voitures et camionnettes terriennes,et aux seringues en plastique terrienne, c'est assez limite)

(par contre, les compositeurs se font plaisir)

 

(Critiques de Orville 1x01-02, STD 1x01, STD 1x02/Orville 1x03)

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Les bilans de Lurdo : Halloween Oktorrorfest 2017 - Young Dracula, saison 5 (2014)

Publié le 7 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Jeunesse, Halloween, Horreur, Fantastique, CBBC, UK, Comédie, Drame

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, de mi-Septembre à début Novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Après deux premières saisons sympathiques, et une troisième plus mitigée, mon visionnage de la saison 4 de Young Dracula, il y a deux semaines, n'a fait que confirmer mes craintes : la série a eu les yeux plus gros que le ventre, et n'a pas su concilier ses ambitions de "drame shakespearien vampirique" avec sa véritable nature, ou son budget.

Résultat, une saison 4 bâtarde, jamais convaincante dans la comédie ou dans le teen drama, et qui a littéralement massacré la caractérisation de la plupart des personnages, par simple manque de temps, de savoir-faire, et de volonté. Un vrai gâchis, et je m'attends donc au pire pour cette cinquième et ultime saison de ce programme jeunesse anglais...

Young Dracula, saison 5 (2014) :

Une saison 5 qui, d'office, apparaît comme une mauvaise idée. Car plutôt que de s'inscrire dans la continuité de la saison précédente, quitte à tenter d'en sauver les meubles, la série part, pour cette nouvelle et ultime année, dans une grande entreprise de rétrocontinuité, et de réécriture de son passé.

Très tôt dans la saison, on s'aperçoit en effet que la production a fait table rase du passé : depuis la saison 4, l'école est fermée, tous les étudiants et le personnel (ainsi que Miss McCauley) ont disparu de la série (ils coûtaient probablement trop cher), les Dracula tentent de faire du bâtiment un hôtel à thématique vampirique (... mouais) et l'on remarque que le show n'a plus que trois personnages principaux - Dracula, Ingrid et Renfield (Wolfie, inutile au possible, a été évacué entre les deux saisons, tout comme tous les Chasseurs de vampires, qui ne reparaissent plus).

Et puis Vlad revient de voyage : un Vlad plus âgé, mieux coiffé... et plus zen. Oui, il a trouvé la spiritualité orientale (ainsi qu'une petite amie, Talitha - Eleanor Gecks - qui arrive à mi-saison, et qui tient grosso modo le même rôle qu'Erin en saison 4)... et peu de temps après son retour, il découvre qu'il n'est pas un vampire, mais un dhampire : Papa Dracula a fauté avec une humaine lors d'un festival gothique, puis il a attendu que cette dernière accouche pour adopter l'enfant en secret...

Forcément, là, le spectateur un tant soit peu exigeant commence à grincer des dents. Surtout quand Vlad et ses nouvelles origines forment l'une des intrigues principales de la saison : ce n'est pas vraiment cohérent avec les quatre saisons précédentes, c'est particulièrement capillotracté, et si ça donne l'occasion à Vlad et à son père d'avoir quelques jolies scènes plus sérieuses et dramatiques, ça apporte aussi deux nouveaux personnages à la série, Sally (Laura Howard), la mère, et Georgina (Bella Band), la jeune demi-soeur de Vlad.

Des personnages humains qui n'amènent pas grand chose à l'univers, qui servent le plus souvent de spectateurs passifs, et de remplissage narratif.

Toute la saison repose donc sur la dualité de Vlad : privé de ses pouvoirs (le personnage était trop puissant, ça tombe bien pour les scénaristes), il a désormais le choix entre attendre ses 18 ans, et devenir le vampire le plus puissant de tous les temps, ou renoncer à son vampirisme pour vivre avec sa mère et sa sœur.

En théorie, un dilemme intéressant. En pratique, il n'y a jamais vraiment le moindre doute sur le choix de Vlad, surtout compte tenu de tout ce qui se déroule autour de lui.

La première moitié de la saison est donc centrée sur les rapports Vlad/Dracula, et sur cette famille humaine qui vient un temps vivre au château. Puis, progressivement, le show bascule vers les premiers antagonistes de la saison : les fils de Ramanga, Asan et Shango.

Le premier, Asan (Quinton Nyirenda), présenté comme étant un très jeune réfugié d'une tribu vampirique africaine, arrive en compagnie de Malik, qui fait là son grand retour ; comme tous les autres personnages, Malik amène son lot de rétrocontinuité : il découvre qu'il n'est pas le fils de Dracula (ce qui rend caduque toute la saison précédente), et il explique qu'Erin a été tuée par les créatures qui les poursuivent, lui et Asan (des ninjas-samourais-vampiriques-téléporteurs fauchés au possible).

Asan, lui, s'avère donc être le fils de Ramanga (mort hors-champ, entre les deux saisons), et a échafaudé un plan improbable avec son frère pour tenter d'infiltrer le clan Dracula en lui demandant asile, pour mieux le détruire de l'intérieur. Seul problème, le plan en question est bâclé par les scénaristes, les Ramanga passent soudain à l'attaque aux 2/3 de la saison, Ramanga lui-même revient d'entre les morts (un grand moment de surjeu improbable), et le tout est bouclé en dix minutes d'épisode, par un triomphe des Dracula sur leurs ennemis (ainsi qu'une mise à mort de Malik et de Ramanga, au passage). Soit. 

Il ne reste alors que trois épisodes pour boucler toutes les ébauches d'intrigues parallèles laissées jusque là en suspens : le premier épisode est de la comédie centrée sur Renfield qui, las de garder le secret sur une boîte mystérieuse et remuante dérobée par Dracula au Conseil des Vampires, parvient à convaincre le Comte de faire de lui un vampire en échange de son silence.

Une évolution du personnage qui ne débouche sur rien du tout, et n'est là que pour remettre la boîte mystérieuse sur le devant de la scène : elle contient en effet le fruit de la connaissance vampirique, une sorte de plante gigantesque enfin libérée dans le final.

Ce series finale réunit ainsi tous les antagonistes de la série encore disponibles, dans une sorte de "toutéliage" qui, étrangement, semble fonctionner... sur le papier : le Conseil des Vampires tente d'éliminer Vlad avant qu'il ne devienne invincible, les Ramanga tentent de venger leur père, le Fruit de la Connaissance se réveille, l'anniversaire de Vlad arrive... mais malheureusement, tout ça est bouclé en trois minutes chrono, de manière particulièrement décevante.

Au final, Vlad choisit (bien entendu) de rester un vampire, il efface les souvenirs de sa mère et de sa demi-sœur, et il repart en voyage avec sa petite amie, pendant que Dracula, lui, part se mettre "au soleil" en Australie : une fin pas forcément inappropriée, mais étrangement frustrante.

En effet, il est clair que la production savait bien à l'avance que cette saison 5 serait la dernière saison de la série, et les scénaristes ont donc tenté d'apporter des conclusions à tous les personnages... mais ces conclusions sonnent souvent faux.

Ingrid, par exemple : égale à elle-même pendant le plus gros de cette saison, elle passe alors tout son temps à comploter et à manipuler autrui pour obtenir un siège au Conseil, elle va même jusqu'à tenter de tuer Vlad... mais à la fin de la saison, elle ne fait rien de ce pouvoir politique qu'elle finit par obtenir : en effet, après s'être étrangement transformée en demoiselle en détresse apeurée en se perdant dans les souterrains du château (!?), elle est désormais trop occupée à roucouler dans les bras d'un informaticien humain, et à gérer le château-hôtel en sa compagnie.

On est bien loin de la protagoniste féministe et ambitieuse, prête à tout pour triompher de la misogynie de la société vampirique, et pour changer le monde !

Autre exemple symptomatique : pendant tout ce temps, ce bon vieux Dracula... n'aura servi à rien de la saison, sorti de son rôle de père indigne. Toujours plus peureux, toujours plus magouilleur, toujours plus prétentieux, et donc, toujours plus inefficace, malgré l'interprétation mémorable de Keith-Lee Castle.

En résumé, malgré quelques efforts de structure et de concept, cette ultime saison ne fonctionne pas vraiment, constamment le postérieur entre deux chaises, tiraillée entre un désir de conclure le tout sur une note satisfaisante, et celui d'oublier un peu les erreurs du passé en réécrivant ce dernier de manière peu convaincante.

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C'est regrettable, mais c'est ainsi : l'adolescence est un âge ingrat. Et à l'instar de son personnage principal, et du public de la CBBC, la série s'est elle aussi transformée aux yeux de tous, passant d'un enfant attachant et amusant à un adolescent gothique pseudo-torturé, puis à un jeune adulte décidé à passer à autre chose.

Le résultat final est peu probant : les scénaristes n'ont clairement pas su/pas pu gérer les aléas de la production et les changements de la distribution, et le résultat final est une série particulièrement inégale, alternant les styles et les attitudes, et enchaînant deux premières saisons légères avec une saison de transition inégale, succombant au syndrome de "l'Élu", et deux dernières saisons beaucoup plus (trop) sérieuses pour leur propre bien.

Et pourtant, la série a toujours une place privilégiée dans le cœur des jeunes qui ont grandi avec elle, et qui réclament encore, à ce jour, une sixième saison... une chose est sûre : si elle a jamais lieu (ce qui est peu probable), je ne répondrai probablement pas à l'appel de ces vampires anglais, aux débuts pourtant si attachants...

 

(retrouvez les bilans de la saison 1 de Young Dracula ici et ; s.2 ici et ; s.3 ici et )

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 30 - Anthologies UK 70s (3/5) - Asylum (1972) & Le Caveau de la Terreur (1973)

Publié le 6 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Thriller, Fantastique, UK, Anthologie, Amicus

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

Asylum (1972) :

Cinquième anthologie horrifique Amicus, avec un Robert Bloch de retour pour adapter ses propres nouvelles... et ramener avec lui, malheureusement, son style assez bavard et lourd en exposition.

# Le Dr. Martin (Robert Powell), arrive dans un asile d'aliénés, où il rencontre le Dr. Rutherford (Patrick Magee), le directeur, et Max Reynolds (Geoffrey Bayldon), un infirmier. Il apprend alors que le précédent directeur fait partie des internés actuels, et que s'il veut un poste dans l'asile, Martin va devoir l'identifier parmi une série de patients.

Un fil conducteur qui est directement relié au quatrième segment, et qui ne fonctionne pas vraiment en tant que tel. Notamment parce que c'est gentiment surjoué (surtout à la toute fin), et que ça n'a pas grande épaisseur. 2/6

# Porté sur l'alcool, Walter (Richard Todd) décide de tuer sa femme (Sylvia Syms) pour vivre heureux avec sa maîtresse (Barbara Parkins). Il découpe ainsi son épouse en morceaux au sous-sol, et l'enferme dans son congélateur flambant neuf. Mais tandis qu'il attend l'arrivée de son amante, sa femme semble revenir à la vie, bien décidée à se venger...

On reconnaît bien là la plume de Bloch, toujours très bavarde et (parfois inutilement) chargée en exposition. Ici, après une première partie maladroite, heureusement, l'accent est mis sur l'ambiance et le suspense, aidé par une bande originale efficace. Rien d'exceptionnel, ça dure un peu trop longtemps, et la chute finale (dans l'asile) est un peu trop prévisible, mais ce n'est pas désagréable pour autant, notamment parce qu'il y a quelque chose d'involontairement comique dans ces morceaux coupés qui tous s'animent un à un. 3.5/6 

# Bruno (Barry Morse), un tailleur endetté, reçoit la visite de "Mr Smith" (Peter Cushing), un homme mystérieux proposant au tailleur un marché étrange : en échange d'une somme considérable, le tailleur doit confectionner pour le fils de Smith un costume à des heures précises de la nuit, à partir d'un tissu bizarre et lumineux...

Plutôt intéressant, comme segment, même si à nouveau, on se doute du déroulement de l'histoire des kilomètres avant que le récit n'y arrive. Dommage, parce qu'il y avait là un certain potentiel. Cela dit, le rebondissement final fonctionne plus ou moins. 3.25/6

# De retour d'un séjour à l'asile, Barbara (Charlotte Rampling) s'installe chez son frère (James Villiers), qui la place sous la surveillance d'une infirmière, Miss Higgins (Megs Jenkins). Mais rapidement, Lucy (Britt Ekland), une amie de Barbara, vient lui rendre visite en secret, et l'incite à s'enfuir avec elle...

Un bon gros ratage agaçant tant il est bavard et éventé dès les premières secondes, et que le spectateur devine alors le rebondissement final. C'est bien interprété, notamment par Rampling, mais qu'est-ce que c'est creux et inutile. 1/6

# Interné, le Dr. Byron (Herbert Lom) travaille, dans sa cellule, à transférer sa conscience dans une réplique miniature et robotique de sa personne...

Et il n'y a rien d'autre à dire sur ce segment, qui ne consiste qu'en une brève présentation de Byron, pour mettre en place la conclusion du film. Bien peu inspiré, tout ça. 0.5/6

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Honnêtement assez décevant, cet Asylum, pourtant loué comme un excellent exemple du genre par le web et les critiques outre-manche.

Malheureusement, outre les problèmes habituels de Bloch (trop de blabla, pas assez de surprises), et les problèmes techniques (la bande originale du film est en grande partie composée de morceaux classiques, dont la Nuit sur le Mont Chauve, et ces morceaux trop familiers semblent régulièrement déplacés, envahissants, et trop grandiloquents pour ce qu'il y a à l'écran ; l'intérieur de l'asile semble souvent sous-éclairé), on a surtout un peu l'impression que le métrage a été particulièrement chargé dans sa première moitié, et qu'il perd tout simplement toute son énergie dès la fin du segment de Cushing.

Vraiment frustrant, et je commence à croire qu'aucune anthologie Amicus ne va parvenir à tenir la distance...

2/6

Le Caveau de la Terreur (The Vault of Horror - 1973) :

Avant-dernière anthologie Amicus, écrite par le même scénariste qu'Histoires d'Outre-Tombe, et qui, à nouveau, adapté de récits tirés des EC Comics. Par conséquent, on se retrouve une nouvelle fois avec des histoires plus moralisatrices, à tendance humour noir, et nettement moins bavardes que sous la plume de Robert Bloch...

# Dans un immeuble, cinq hommes (Daniel Massey, Terry-Thomas, Curd Jürgens, Michael Craig & Tom Baker) prennent l'ascenseur pour redescendre au rez-de-chaussée. Mais la cabine continue son chemin jusqu'à un sous-sol étrange aux allures de club privé, où les passagers sont seuls, et décident de se raconter leurs pires cauchemars autour d'un bon verre...

Un fil conducteur assez faiblard et éventé, qui rappelle fortement d'autres fils conducteurs des anthologies préalables, et qui en plus, n'est jamais vraiment inquiétant : l'ouverture sur une vue panoramique de Londres, pendant que l'orchestre symphonique reprend Dies Irae, n'a pas grand chose d'inquiétant, et tout le reste des scénettes reste étrangement décontracté, et sous-exploité. 2/6

# Bien décidé à mettre la main sur l'héritage familial, Harold Rogers (Daniel Massey) retrouve sa soeur (Anna Massey) dans un village reculé, où tout ferme au crépuscule, car "ils sortent à la tombée de la nuit". Et après avoir mis fin aux jours de sa soeur, Harold découvre soudain qui se cache derrière ce "Ils" mystérieux...

Un segment à l'ambiance intéressante, et qui vire à la comédie dans ses dernières minutes, avec ce restaurant très particulier, empli de clients aux crocs en plastiques assez risibles. L'idée est amusante, mais le segment abat ses cartes un peu trop tôt. 3.5/6

# Arthur Critchit (Terry-Thomas), particulièrement à cheval sur l'ordre et la propreté, décide d'épouser Eleanor (Glynis Johns), une femme assez désordonnée et maladroite, qui chamboule son intérieur. Et il ne faut pas très longtemps pour que le caractère maniaque du gentleman lui coûte très cher...

Ouhlà, ça cabotine pas mal, on est dans une farce tout sauf inquiétante et menaçante, avec une musique à deux doigts du mickey-mousing, et des personnages caricaturaux qui rendent le tout vaguement amusant, mais aussi particulièrement cartoonesque. 2.5/6

# L'arrogant illusionniste Sebastian (Curd Jürgens) et son épouse Inez (Dawn Addams) sont en Inde, à la recherche d'un tour inédit. Lorsqu'ils aperçoivent une femme (Jasmina Hilton) en train d'exécuter le tour de la corde en lévitation, ils décident de le lui voler, et la tuent après l'avoir invitée dans leur chambre d'hôtel... mais lorsqu'ils tentent de reproduire le tour, les conséquences leur sont fatales.

Généralement, j'aime assez ce genre de récit portant sur le monde de l'illusion, et ici, la disparition d'Inez dans un cri terrible et le spectacle du plafond couvert de sang sont assez mémorables et réussis, comme la toute fin du segment, mais dans l'ensemble, le tout est un peu trop mollasson et longuet pour convaincre. 3/6

# Afin de procéder à une arnaque à l'assurance, Maitland (Michael Craig) et son ami Alex (Edward Judd) décident de simuler la mort de Maitland en l'enterrant vivant. Mais la situation dégénère très rapidement dès que Tom (Robin Nedwell) et Jerry (Geoffrey Davies), deux apprentis-médecins incapables à la recherche d'un cadavre frais, se mêlent à l'affaire.

De la comédie ratée, avec du slapstick et des gags médiocres (les deux médecins qui ont les cheveux qui se dressent littéralement sur la tête), qui font que ce segment traîne en longueur et ne débouche pas sur grand chose. 2.5/6

# Lorsqu'il découvre que ses tableaux sont vendus à Londres à son insu, et qu'il n'en profite pas le moins du monde, Moore (Tom Baker), un peintre vivant à Haïti, décide de se tourner vers le vaudou pour se venger de ceux qui l'ont trompé. Il obtient alors le pouvoir de faire du mal aux sujets qu'il peint en détruisant ses oeuvres ; le seul problème étant qu'il vient d'achever son auto-portrait, et que la toile possède les mêmes pouvoirs risqués que ses autres tableaux...

Le segment le plus satisfaisant du lot, bien développé et pas désagréable du tout, avec un Tom Baker très impliqué, et des mises à mort inventives. Ça aurait mérité un peu plus d'énergie et de rythme, cela dit. 4/6

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On se retrouve donc cette fois-ci avec une anthologie nettement axée comédie qu'horreur ou suspense... ce qui aurait pu fonctionner si la comédie était particulièrement drôle. Malheureusement, ce n'est pas vraiment le cas, et s'il n'y a pas vraiment de segment calamiteux (d'autant que techniquement, c'est mieux produit que certains des opus précédents), il n'y a pas non plus grand chose de mémorable : l'humour tombe à plat, l'horreur est rarement percutante, et le passage de la bande dessinée au grand écran semble rendre bon nombre de ces récits assez inoffensifs...

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 29 - Incarnate (2016)

Publié le 6 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Action

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

Incarnate :

Lorsque son fils Cameron (David Mazouz) est possédé par une entité démoniaque capable de passer de corps en corps, Lindsay Sparrow (Carice Van Houten) se tourne ver le Dr. Seth Ember (Aaron Eckhart), un exorciste spécialiste, capable de pénétrer l'esprit des possédés, pour rendre à ceux-ci le contrôle de leur corps et en expulser les démons. Mais cette fois-ci, il a affaire à un démon très particulier, surnommé Maggie, qui le traque, et lui a valu de finir en fauteuil roulant...

Un ratage (forcément) co-produit par WWE Films et Blumhouse Prods, et qui tente de mettre en place un univers pulp (personnages aux noms clichés, pouvoirs improbables, iconographie pataude, récit simpliste, dialogues basiques) mangeant à tous les râteliers, de Matrix à Inception en passant par Insidious, l'Exorciste et consorts.

En fait, la seule chose vraiment intéressante, dans ce métrage d'action-horreur, c'est le casting de Carice Van Houten (qui, paradoxalement, ne sert absolument à rien dans le film) et d'Eckhart (qui se donne à fond dans un rôle caricatural au possible).

Le reste est en roue libre, brouillon et générique, avec une réalisation quelconque (Brad Peyton, réalisateur de San Andreas, Comme Chiens et Chats 2, et Voyage au Centre de la Terre 2, n'est pas réputé pour sa maîtrise du genre horrifique), une musique tour à tour insipide et grandiloquente, un rythme bancal malgré ses 80 minutes, et un récit qui ne décolle jamais tant il est balisé, y compris vers la fin, quand le film tente des twists tellement éculés qu'on ne peut que soupirer.

C'est un peu triste pour Eckhart, qui aime clairement le cinéma de genre, mais bon, encore un de ses projets qui tombe totalement à plat, car trop dérivatif et inabouti.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 28 - Anthologies UK 70s (2/5) - La Maison qui Tue (1971) & Histoires d'Outre-Tombe (1972)

Publié le 5 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, UK, Anthologie, Amicus, Fantastique, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

La Maison qui Tue (The House That Dripped Blood - 1971) :

Troisième anthologie horrifique Amicus, toujours écrite par Robert Bloch, et centrée autour d'une vieille maison.

# AJ Stoker (John Bryans), un agent immobilier responsable de la mise en vente d'un cottage isolé, explique à un agent de Scotland Yard (John Bennett) la sinistre histoire du bâtiment et de ses occupants successifs.

Un fil conducteur prétexte, sous-développé, et qui souffre d'être directement lié au dernier segment, le plus faible. 2.5/6

# Charles Hillyer (Denholm Elliott), écrivain spécialisé dans le crime et l'horreur, s'installe dans le cottage en compagnie de son épouse (Joanna Dunham), pour travailler sur son nouvel ouvrage, narrant les crimes de Dominic l'étrangleur. Mais bien vite, Charles semble se persuader que Dominic est bien réel, et qu'il rôde dans les parages...

Plutôt bien réalisé, et agréable à regarder, bien que méga-téléphoné, et bien que la musique parfois grandiloquente soit un peu trop présente, çà et là. On est vraiment dans ce qui deviendra ultérieurement le style Contes de la Crypte, par contre. 3.5/6

# Hanté par le souvenir d'une femme dont il garde une photo, Phillip Grayson (Peter Cushing) s'installe dans le cottage, et découvre bien vite, une statue de cire ressemblant étrangement à l'objet de son obsession... jusqu'à l'arrivée de Neville (Joss Ackland), l'un des amis de Phillip, qui va déclencher l'impensable.

Un segment beaucoup plus atmosphérique, et qui se finit en slasher, mais qui pâtit d'une interprétation assez moyenne de Wolfe Morris, et d'une explication finale plutôt laborieuse. Bof. 3/6

# Ann Norton (Nyree Dawn Porter), une ancienne institutrice, décroche le poste de tutrice privée pour la petite Jane (Chloe Franks), une fillette vivant seule dans le cottage avec son père, le glacial John Reid (Christopher Lee). Jusqu'à ce que la tutrice découvre que les apparences sont trompeuses...

Une petite Chloe Franks adorable, un Christopher Lee assez classique, pour une histoire pas forcément désagréable, mais qui met un temps fou à arriver à une conclusion dont le spectateur se doute très très tôt, dès les premières minutes du segment. 3/6 

# Paul Henderson (Jon Pertwee), une star capricieuse de films d'horreur, s'installe dans le cottage, le temps d'un tournage de film de vampires avec sa collègue Carla (Ingrid Pitt). Mais lorsqu'il achète une cape à un vendeur étrange (Geoffrey Bayldon), il découvre que cette dernière a des pouvoirs inexplicables...

Une farce grotesque dans laquelle tout le monde surjoue clairement, et qui n'est jamais très sérieuse ni convaincante, puisque Pertwee en fait trois tonnes, et rappelle souvent Leslie Nielsen dans Dracula, Mort et Heureux de l'être. Malgré la superbe Ingrid Pitt, ça tranche trop radicalement avec le sérieux de tout le reste pour être ici à sa place. 2/6

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Dans l'ensemble, une anthologie plus homogène (notamment si l'on omet le dernier segment, avec Pertwee), et qui est globalement mieux produite que les deux précédentes. Ici, hormis la façade du cottage, un peu factice, la direction artistique et l'éclairage sont honorables, la réalisation compétente, et dans l'ensemble, il y a une ambiance sympathiquement gothique et pesante, bien aidée par sa bande originale efficace (à défaut d'être subtile).

Malgré tout, cependant, le film n'atteint pas pour autant des sommets, et Bloch a toujours des difficultés à faire dans la concision et dans les rebondissements finaux originaux.

Et puis Pertwee, franchement... *soupir*

3/6

Histoires d'Outre-Tombe (Tales From The Crypt - 1972) :

Quatrième anthologie Amicus, cette fois-ci adaptée de récits extraits des bande-dessinées Contes de la Crypte d'EC Comics, ce qui confère à ces histoires un fond nettement plus moralisateur, avec des protagonistes toujours punis pour leur comportement.

# Alors qu'ils visitent des catacombes, cinq touristes (Joan Collins, Ian Hendry, Robin Phillips, Richard Greene & Nigel Patrick) se perdent et finissent dans une salle étrange, où ils sont confrontés au Gardien de la Crypte (Ralph Richardson). Mystérieux, celui-ci leur montre alors le sombre destin qui les attend...

Un fil conducteur assez oubliable, puisque, outre l'ouverture sur la Toccata de Bach illustrant une vue d'un cimetière (malheureusement en pleine journée), les catacombes en question ne sont pas très impressionnantes (des grottes pas particulièrement crédibles). Cela dit, c'est assez bien interprété, même si le rebondissement final est assez classique. 3/6

# Le soir de Noël, Joanne Clayton (Joan Collins) assassine son mari, pour toucher la prime de son assurance-vie. Mais tandis qu'elle tente de cacher le corps à leur fille, qui dort à l'étage, elle apprend qu'un tueur en série déguisé en Père Noël rode dans les parages...

Un excellent segment quasi-muet, puisque principalement illustré par les cantiques de Noël diffusé à la radio de Joan Collins. Ce qui donne un mini-slasher efficace, à la conclusion téléphonée et au sang un peu trop artificiel, mais au déroulement et à l'interprétation globalement très honorables, ainsi qu'à l'ambiance très particulière. 4.5/6 (avec en prime une apparition de Chloe Franks, déjà dans l'anthologie précédente)

# Carl Maitland (Ian Hendry) décide de quitter sa femme et ses enfants, pour rejoindre pour de bon sa maîtresse (Angela Grant). Mais alors que les deux amants s'enfuient ensemble, ils ont un accident de voiture, dont Carl se sort in extremis... ou du moins, c'est ce qu'il pense.

Un segment peu populaire parmi les critiques, mais que j'ai néanmoins apprécié pour son utilisation de la vue subjective, et pour son économie de paroles. À nouveau, le rebondissement final a beau être prévisible, il fonctionne. 3.5/6

# James (Robin Phillips), un jeune homme snob vivant dans une banlieue huppée, déteste cordialement Mr Grimsdyke (Peter Cushing), un vieillard doux et paisible qu'il considère comme indigne de vivre dans le quartier. Il entreprend alors de rendre la vie de ce dernier invivable, jusqu'à ce qu'il se suicide...

Là, c'est l'inverse : tout le monde adore ce segment, notamment pour l'interprétation intéressante de Cushing, mais je l'ai trouvé un peu mollasson, manquant de punch, et avec un maquillage final, pour Cushing, assez raté. 3/6

# Ruiné, Ralph Jason (Richard Greene) et sa femme découvrent une figurine chinoise qui leur accorde trois voeux. Mais sans surprise, ces voeux se retournent contre eux...

Une variation de la Patte de Singe (qui est ici citée à plusieurs reprises) qui tente d'en détourner le concept. D'un côté, c'est assez amusant, et le final est plutôt gore, pour l'époque, mais de l'autre, la logique ne répond pas toujours présent. Bilan mitigé, donc. 3.5/6

# Le Major William Rogers (Nigel Patrick) est le nouveau directeur cruel et indifférent d'un hospice pour aveugles. Mais lorsque sa gestion incapable de l'établissement coûte la vie à l'un des pensionnaires, les autres, menés par George Carter (Patrick Magee) décident de se venger.

À nouveau, un segment qui semble diviser. Les quelques derniers instants, cruels (mais guère surprenants), de cette histoire sont mémorables... malheureusement, l'ensemble prend énormément son temps, et s'avère très peu passionnant. 3/6

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En conclusion, une anthologie un peu au-dessus des trois volets précédents : en s'affranchissant de Robert Bloch, les segments ont regagné en concision et en efficacité, et n'hésitent plus à jouer sur l'ambiance plus que sur les dialogues. On se retrouve néanmoins avec quelque chose de plus moralisateur, ce qui n'est pas encore trop gênant, mais pourrait le devenir dans les anthologies suivantes, selon les récits.

Seul regret, plusieurs de ces segments, indépendamment de leur qualité ou de leur interprétation, souffrent d'intérieurs trop éclairés, qui fleurent un peu trop le décor de studio. Rien de bien méchant, mais ça se remarque néanmoins.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 27 - What We Become (2015)

Publié le 5 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Danemark

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

What We Become (Sorgenfri) :

Dans la petite bourgade danoise de Sorgenfri, les quatre membres d'une famille se trouvent soudain placés en quarantaine, comme le reste de la communauté, lorsqu'un étrange virus commence à se répandre, et à transformer ses porteurs en créatures violentes et agressives.

80 minutes à peine pour ce film de zombies/infectés danois, qui pourrait très bien se résumer à "The Walking Dead/Fear The Walking Dead en version danoise".

Car si le tout est en effet plutôt bien joué, réalisé et produit, c'est aussi ultra-dérivatif et générique au possible, au point qu'on s'ennuie très rapidement devant ce récit manquant cruellement de rythme et d'originalité.

Ce n'est pas mauvais, mais ce n'est pas non plus très intéressant (le passage du temps est assez mal géré, le budget est très limité), et ce ne sont pas les quelques notes de synthétiseur carpenterien qui surgissent une fois toutes les 30 ou 40 minutes qui parviennent à raccrocher le spectateur à un métrage particulièrement convenu.

Un petit 2.5/6 (ça perd un demi-point pour avoir placé le plus gros du récit en flashback, ce qui désamorce énormément de tension)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 26 - Tale of Vampires (2006)

Publié le 4 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Comédie, Suède

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

Tale of Vampires (Frostbiten) :

Annika (Petra Nielsen), médecin, et Saga (Grete Havnesköld), sa fille adolescente, s'installent dans une petite ville au nord de la Suède, où règne actuellement la nuit polaire. Là, tandis que Saga se fait des amis de son âge, et est invitée à une petite fête, Annika rencontre, sur leur lieu de travail, son idole, le généticien Gerhard Beckert (Carl-Åke Eriksson). Mais bien vite, alors qu'un concours de circonstances répand une épidémie de vampirisme parmi la jeunesse de la ville, le sombre passé de Beckert se révèle à Annika...

Un long-métrage suédois présenté comme étant une comédie horrifique, mais qui, en réalité, a tellement le postérieur entre deux (si ce n'est trois ou quatre) sièges qu'elle échoue à convaincre dans le moindre domaine.

D'un côté, on a un film vampirique tout à fait sérieux, avec des Nazis, un flashback historique, des créatures assez réussies compte tenu du budget, des expériences scientifiques, une tentative de créer du suspense, etc.

De l'autre, une teen comedy bourrée de clichés, de personnages caricaturaux et creux, et d'humour bas de plafond (des chiens qui parlent).

Ensuite, occasionnellement, on a un niveau d'humour plus subtil et très nordique dans son flegme et son stoïcisme.

Ailleurs, du slapstick à base de nains de jardin, de repas de famille problématique ou de vampire qui s'en prend plein la tête.

Et puis, çà et là, surnagent des idées intéressantes, jamais vraiment exploitées (la nuit polaire, par exemple, ou encore la drogue vampirique).

Résultat, tout ça se mélange dans un tout jamais très structuré ou rythmé, assez décousu et inabouti, qui part dans tous les sens sans jamais prendre le temps de développer suffisamment quoi que ce soit, et illustré par une bande originale symphonique un peu trop présente et grandiloquente pour son propre bien.

En somme, un bon gros bordel assez fauché, et qui ne convainc jamais. Dommage.

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 25 - Bunny the Killer Thing (2015)

Publié le 4 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Comédie, Finlande

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

Bunny the Killer Thing :

Au fin fond des forêts de Finlande, une créature sanguinaire rôde : un lapin géant à la libido surdéveloppée, produit des expériences improbables de criminels obsédés. Et lorsqu'un groupe d'amis s'installe dans un chalet pour y passer un week-end entre amis, ils finissent rapidement par devenir les nouvelles proies de ce lagomorphe libidineux...

Pour la seconde fois en deux jours, je me retrouve devant un film qui, très probablement, devrait être nettement plus plaisant et amusant pour un spectateur sous l'influence de substances stupéfiantes.

Ici, on est en effet dans un bon vieux monster movie fauché, adapté d'un court-métrage finlandais, et développé pour atteindre les 90 minutes environ : dans cette grande tradition qui regroupe ainsi les films Troma, par exemple, on a ici un film mal rythmé, à l'interprétation en anglais très aléatoire, qui est racoleur, vulgaire, graveleux, stupide, gore, etc, etc, etc... c'est objectivement fait avec les moyens du bord, la créature est risible (un mec en costume de lapin mal ajusté, et qui passe son temps à faire tournoyer le godemichet qui est censé être son pénis, en hurlant "PUSSY" !), et le film tourne très vite à vide, plombé par des digressions sur des personnages secondaires et autres petites frappes sans intérêt.

Et paradoxalement... par moments, ça fonctionne.

Je ne sais pas si c'est le nawak et la débilité assumés du tout, les extérieurs naturels enneigés splendides, la musique ultra-grandiloquente, la volonté de développer des personnages idiots pour leur donner un semblant d'épaisseur, ou la réalisation bizarrement très compétente... mais par moments, ça fonctionne, avec un certain degré d'absurdité parfaitement déconcertant.

Ce n'est pas bon, mais... ce n'est pas inintéressant pour autant. Et donc, pour la deuxième fois en deux jours, je mets la note de...

?/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 24 - From a House on Willow Street (2016)

Publié le 3 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Thriller, Afrique du Sud

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

From a House on Willow Street :

Hazel (Sharni Vinson), Ade (Steven John Ward), Mark (Zino Ventura) et James (Gustav Gerderner), quatre criminels, décident d'enlever Katherine (Carlyn Burchell), pour demander une rançon au père de cette dernière, un riche bijoutier. Mais rapidement, les malfrats s'aperçoivent que leur captive n'est pas aussi innocente qu'il y paraît, et ils deviennent alors la proie de forces démoniaques qui les dépassent...

Un film sud-africain (à l'action située aux USA) pas trop mal filmé, mais visuellement assez laid et limité (le plus gros du métrage se déroule dans un entrepôt en ruines, et le reste dans une maison dévastée), qui ne fait pas grand chose de son idée de base (le coup du kidnapping et/ou cambriolage qui tourne mal parce que la victime n'est pas ce qu'on pensait, c'est désormais du vu et revu), peine à instaurer autre chose que de l'ennui (ses jump-scares sont répétitifs au possible, le script est mollasson, et les personnages/interprètes sont tout sauf intéressants), et finit par agacer avec tous ses clichés.

Et pourtant, sur la fin, des maquillages assez réussis et les quelques effets numériques du dernier quart d'heure font tout leur possible pour justifier les 70 minutes perdues devant le reste du film... mais ce n'est pas assez.

1.5/6 + 0.25 pour l'affiche assez chouette = 1.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 23 - Helen Keller vs Nightwolves (2015)

Publié le 3 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Comédie, Oktorrorfest, Biographie

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

Helen Keller vs Nightwolves :

Au début du siècle, dans un petit village américain, des loups nocturnes sèment la terreur, tuant et mutilant de nombreux innocents, au nombre desquels Helen Keller (Jessie Wiseman), qui finit sourde et aveugle. Heureusement pour elle, elle peut compter sur l'aide de son amie Anne Sullivan (Alanna Ubach), de son frère homosexuel William (Jesse Merlin), et de son mentor, Jonathan (Barry Bostwick), qui va aider Helen à se transformer en véritable machine à tuer les lupins.

Un métrage signé St. James St. James, alias habituel de Ross Patterson, un réalisateur/scénariste/comédien/comique spécialisé dans les parodies pas très fines, façon humour Adult Swim, et qui s'intéresse (dans la veine du Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires sorti en 2012, date de mise en chantier de ce film-ci) à un personnage historique - Helen Keller, institution aux USA, conférencière, militante sourde et aveugle, et première personne handicapée à avoir décroché un diplôme universitaire - en revisitant sa vie à la sauce grindhouse-action-horreur.

Ici, comme à son habitude, St. James St. James présente, depuis sa bibliothèque, cette nouvelle addition à son catalogue de productions gonzo, façon exploitation grindhouse fauchée, cheapissime, débordant de problèmes de son, d'image, d'interprétation bancale, de re-doublage raté, de problèmes de script, de vannes foireuses, de stock shots, et d'anachronismes.

Tout ça, c'est bien entendu voulu par le réalisateur, et ça fonctionne même ponctuellement, quand bien même le film n'aurait finalement pas grand chose d'horrifique ou de comique : car si une "parodie débile et non-sensique" à la Adult Swim fonctionne parfaitement en format 20-25 minutes, dès que ça commence à s'allonger, ça tire à la ligne.

Comme on dit, les blagues les plus courtes sont les meilleures, et ici, avec 70+ minutes, on a tendance à se lasser de l'ensemble, et ce malgré sa distribution plutôt  intéressante pour un budget aussi inexistant : on sent que ce métrage rigolard, partiellement financé en plusieurs fois par Kickstarter + Indiegogo, a été tourné entre potes, et n'a aucune ambition.

Ça tombe bien, parce qu'il est peu probable que ce Helen Keller vs Nightwolves reste dans les mémoires.

?/6 (objectivement, du 2/6, mais bon, pour peu qu'on soit dans en festival ou en soirée, et déjà bien imbibé, je suppose que ça peut passer pour un bon délire entre amis)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 22 - The Void (2016)

Publié le 2 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

The Void :

Lorsque Daniel Carter (Aaron Poole), officier de police, découvre James (Evan Stern), couvert de sang, en lisière d'un bois, il s'empresse de l'amener à l'hôpital le plus proche, au personnel malheureusement minimal (Ellen Wong, Kenneth Welsh, Stephanie Belding, Kathleen Munroe). Rapidement, cependant, deux hommes armés (Mik Byskov, Daniel Fathers) arrivent, traquant James, l'hôpital se trouve entouré de cultistes menaçants, et, l'un après l'autre, les patients et le personnel se trouvent pris au piège de cet établissement. Un établissement dont les sous-sols recèlent bien des sombres secrets immémoriaux et tentaculaires...

Que se passe-t-il lorsque deux fans de genre, respectivement directeur artistique et responsable en effets spéciaux sur de gros projets, membres d'un collectif au sens de l'humour prononcé et à la nostalgie des années 80, décident de monter un film sérieux et angoissant, partiellement financé par le web ?

Et bien on se retrouve avec ce The Void, un film-hommage canadien qui lorgne énormément (et volontairement) sur le cinéma de John Carpenter, que ce soit dans son fond (le script est tout simplement un bon gros mélange de plusieurs métrages de Big John), dans sa forme (énormément de créatures tentaculaires, difformes et mutantes, faites en latex et en effets physiques, qui rappellent directement La Chose ou L'Antre de la Folie), et dans son approche de l'horreur cosmique et lovecraftienne, particulièrement bien illustrée lors de ces visions improbables de paysages crépusculaires et monolithiques.

Autrement dit, on se retrouve ici avec un vrai film d'horreur old-school, façon années 80, dans ce que ça a de bon et de moins bon (le rythme est un peu inégal, le script repose sur quelques grosses coïncidences abusives, les personnages ne sont pas très développés) : reste que c'est très compétent, ça fait vraiment plaisir à voir si l'on apprécie le genre, et ça s'avère très très sympathique, bien que parfois un peu trop sous influence (outre Big John, on pense aussi à Barker, à Fulci, à Yuzna, à la Galaxie de la Terreur, etc).

4.25/6 (c'est du fanservice, oui, mais du fanservice bien fait)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 21 - Sun Choke (2016)

Publié le 2 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Thriller, Horreur

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

Sun Choke :

Instable et fragile, Janie (Sarah Hagan) se remet à peine d'une crise psychotique récente, et subit, plus ou moins captive, les soins inhabituels que sa stricte gouvernante, Irma (Barbara Crampton), lui prodigue au quotidien en usant de méthodes peu conventionnelles. Jusqu'au jour où, lors de l'une de ses rares sorties, Janie commence à s'intéresser à Savannah (Sara Malakul Lane), une jeune femme à laquelle elle s'identifie étrangement : obsédée par Savannah, Janie va vite s'avérer prête à tout pour se rapprocher encore plus d'elle...

Un film indépendant américain mettant en vedette Sarah Hagan (Millie dans Freaks & Geeks, et Amanda dans Buffy contre les Vampires), dans un rôle particulièrement éprouvant et courageux, auquel l'actrice pourtant généralement discrète se donne littéralement corps et âme.

On se trouve ici devant un film éthéré et vaporeux, à la structure volontairement fragmentée et mystérieuse, bref, un film typiquement indépendant (pour ne pas dire auteurisant), qui aborde notamment la thématique de l'identité, mais aussi du contrôle et de la domination : le contrôle de Janie sur sa vie et ses pulsions, sur l'existence d'autrui, le contrôle d'Irma sur Janie, etc.

Des thèmes intéressants, un traitement original, et une interprétation habitée... mais malheureusement, un film un peu trop prévisible dans son déroulement : impossible, pour qui est familier des films de genre, de ne pas se méfier, dès le début, du personnage de Janie. Combien de métrages de ce type commencent en effet en établissant un rapport de forces injuste et cruel, avant de révéler à mi-parcours que la pauvre victime est en réalité dangereuse au possible ?

Et ici, c'est pareil : une fois que Janie a le droit de sortir, on comprend tout de suite qu'elle est profondément malade et dangereuse (on s'en doutait dès le début, en fait), et tandis que le film passe du thriller psychologique fragmenté, au torture (soft) porn basique, dans son dernier tiers, l'intérêt retombe.

C'est dommage, parce que dans l'ensemble, le film est techniquement maîtrisé, et Hagan est excellente... mais ce portrait perd en efficacité à mesure qu'il devient plus frontal, et que, paradoxalement, son côté malsain et intrigant s'affaiblit.

3.5/6

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Blog Update ! - Septembre 2017 (fin) & Halloween Oktorrorfest (premier bilan)

Publié le 2 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Fantastique, Update, Les bilans de Lurdo

Le mois de septembre est terminé, et avant d'attaquer la grande ligne droite d'octobre menant à Halloween, le moment est venu de faire un bref retour sur la première partie de l'Halloween Oktorrofest 2017....

01 - The Monster 2/6

02 - Pet 2.25/6

03 - La Chambre des Oubliés 0.5/6

04 - The Jane Doe Identity 4.5/6

05 - Beyond the Gates 2/6

06 - SiREN 2.75/6

07 - Morgane 2.5/6

08 - Ouija : Les Origines 3.5/6

09 - Underworld : Blood Wars 1/6

10 - Vamps 3/6

11 - XX 2.75/6

12 - La Galaxie de la Terreur 2.25/6

13 - Spiders 1.5/6

14 - Lake Bodom 3.25/6

15 - Baba Yaga 2.25/6

16 - Under The Shadow 3/6

17 - Invaluable : The True Story of an Epic Artist 3.75/6

18 - Ça 3.75/6

19 - Eloise 1.5/6

20 - Anthologies UK 70s (1/5) - Le Train des Épouvantes & Le Jardin des Tortures 3/6 & 2/6

 

Pas grand chose à signaler de valable, durant cette deuxième quinzaine de septembre. Hormis les deux films du mois, mentionnés ci-dessous, saluons le professionnalisme constant de Mike Flanagan, avec OuiJa : Les Origines, et remarquons que les films les "mieux" notés de cette quinzaine sont souvent le produit de cinéastes étrangers (Lake Bodom, Under The Shadow...)

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Film(s) du mois : Une très bonne surprise - The Jane Doe Identity - à l'ambiance pesante et macabre, et une adaptation tout à fait honorable de King, avec Ça.

Flop(s) du mois : Ce n'était clairement pas le mois de Kate Beckinsale, puisque le dernier Underworld et La Chambre des Oubliés sont deux plantages assez spectaculaires, vraiment indignes d'une sortie en salle.

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L'Halloween Oktorrorfest 2017 continue dès aujourd'hui sur le blog des Téléphages Anonymes, et n'oubliez pas que vous pouvez retrouver, à tout moment, la liste complète des films déjà passés en revue dans le cadre des Oktorrorfests présentes et passées en suivant ce lien, ou en cliquant directement sur Index dans le menu de haut de page.

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Les bilans de Lurdo : Halloween Oktorrorfest 2017 - Scooby-Doo et la Carte au Trésor (2013) & Scooby-Doo : Aventures en Transylvanie (2014)

Publié le 1 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Animation, Jeunesse, Fantastique, Thriller, Halloween, Oktorrorfest

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, de mi-Septembre à début Novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Scooby-Doo et la Carte au Trésor (Scooby-Doo ! Adventures - The Mystery Map) :

Alors qu'ils passent un peu de temps à se détendre dans leur cabane sylvestre, Fred (Frank Welker), Shaggy (Matthew Lillard), Velma (Stephanie D'Abruzzo), Daphne (Grey DeLisle Griffin) et Scooby (Frank Welker) découvrent une carte au trésor dans le carton d'une pizza qu'ils se font livrer. Rapidement, le Gang se met en quête du trésor perdu de Gnarlybeard le pirate, mais ils trouvent, sur leur chemin, le Maléfique Perroquet Fantôme (Dee Bradley Baker), et Gnarlybeard (John Rhys-Davies) en personne...

Un moyen-métrage de 43 minutes, qui se divise en deux parties de 20 minutes (en réalité des mini-épisodes liés par l'histoire de la carte au trésor), adaptant au format prises de vue réelles avec marionnettes les personnages et le ton de la série Scooby-Doo : Agence Toutou Risques (1988-1991).

Autrement dit : le tout est assez enfantin, à l'image de ses personnages rajeunis et de la série de l'époque, et ce n'est pas forcément captivant pour un adulte ; néanmoins, c'est globalement bien produit (cela dit, j'aurais pu me passer des montages musicaux recyclant des chansons issues d'autres métrages Scooby-Doo), et assez intéressant d'un point de vue technique (j'ai notamment vraiment apprécié Gnarlybeard le pirate, et son apparence visiblement inspirée par un certain personnage des Muppets).

Scooby-Doo : Aventures en Transylvanie (Scooby-Doo ! Frankencreepy) :

Velma découvre un beau jour qu'elle a hérité d'un château maudit situé en Transylvanie Pennsylvanienne : de quoi paniquer la jeune femme, qui cache apparemment depuis des années un sombre secret quant à ses origines. Une fois sur place, le Scooby Gang est alors confronté à ses pires phobies, au cours d'un séjour des plus éprouvants pour Velma, Fred, Shaggy, Daphne et Scooby...

Un long-métrage Scooby Doo de 73 minutes, au générique de début intéressant et travaillé, et au rendu visuel et à l'animation plutôt réussis, mais qui au final m'a laissé particulièrement mitigé.

Le problème, en fait, c'est que le tout n'est pas forcément mauvais, mais que la production essaie de paraître cool et moderne, et les scénaristes d'être des petits malins : on a ainsi énormément d'ironie et d'autodérision (au point de faire ressembler le récit et ses personnages à de la parodie caricaturale), une tendance qui culmine, dans le générique de fin, par un nerd qui critique tous les problèmes de continuité du film sur un ton goguenard.

Et c'est bien là le souci : les vannes métadiscursives et référentielles, pourquoi pas, mais Frankencreepy en use et abuse, et très rapidement, le tout devient ultra-répétitif et lassant, à l'image de tous ces plans sur Fred traumatisé par la destruction de la Mystery Machine (avec flashbacks de son explosion à la clef, systématiques), ou de ses innombrables fast cuts façon Edgar Wright, qui se produisent toutes les deux minutes environ.

Entre ça, le rythme gentiment pépère (à base de remplissage sur un postulat de départ pas forcément très original), et la manière assez peu finaude dont les phobies des membres du Scooby Gang sont mises en images (Daphne qui s'imagine faire une taille 40, et la production qui la dessine comme un bibendum souffrant d'obésité morbide), Frankencreepy finit par frustrer aussi souvent qu'il n'amuse. Dommage.

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x02 & The Orville 1x03

Publié le 1 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Comédie, Drame, Action, Aventure, CBS, Netflix, Fox, Orville

​Après le pilote de Star Trek Discovery, diffusé sur CBS aux USA, la série continue... exclusivement sur la plate-forme de VOD de la chaîne... pour la seconde moitié du pilote... une seconde moitié qui fait à peine 35 minutes une fois dépouillée de ses génériques.

​Star Trek Discovery 1x02 :

Confronté à toute une flotte composée des 24 Maisons de l'Empire Klingon, le Shenzhou et son équipage sont dans une situation périlleuse... aggravée par la trahison de Michael Burnham.

Sans surprise, on a donc là affaire à une seconde moitié de pilote, une moitié tellement courte qu'on ne peut qu'en déduire que CBS a arbitrairement découpé le pilote original pour en optimiser la rentabilité, et inciter les fans à s'abonner à leur service de VOD...

Et sans surprise, toujours, les défauts et qualités du pilote sont toujours présentes : c'est spectaculaire, mais c'est inutilement bavard ; les caméras sont toujours penchées sans raison ; les ficelles narratives sont toujours un peu trop grosses pour leur propre bien (Georgiou qui part seule avec Michael - pourtant suspendue et indigne de confiance - se téléporter sur le vaisseau ennemi pour tenter de placer un Klingon en état d'arrestation.... mouais), les Klingons sont toujours problématiques et caoutchouteux (et, plus ennuyeux, ils sont dépourvus du moindre sens de l'honneur), et Michael Burnham ne me convainc toujours pas, trop émotive, trop tête brûlée, et ne correspondant pas vraiment à l'image qu'en donnent les dialogues et les flashbacks.

(ah, et j'ai un peu de mal avec cette version de Sarek, qui manque un peu du charisme et de la présence de Mark Lenard)

Pour couronner le tout, ce pilote semble ne servir que de gros prologue au reste de la série, une introduction détachée du reste, qui devrait voir Burnham sortie de prison et assignée au Discovery, comme un certain Tom Paris en son temps. Pourquoi pas... mais l'on peut se poser la question de la pertinence d'une telle technique pour vendre la série : on propose au spectateur un pilote coupé en deux, présentant des personnages, un vaisseau et une situation qui ne sont pas vraiment représentatifs de ce que sera la série ensuite, et on espère que cela suffira à convaincre le fan de payer pour voir la suite..

Mouais. Pour l'instant, Star Trek Discovery n'est pas un désastre, mais j'espère tout de même que ça proposera à l'avenir quelque chose de plus.substantiel que des Klingons qui débattent entre eux, et une héroïne qui pourrait en remontrer à Janeway au rayon décisions improbables...

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The Orville, elle, continue son bonhomme de chemin, après deux premiers épisodes particulièrement laborieux et mitigés, peinant à conjuguer humour bas de plafond et pastiche de Star Trek : The Next Generation...

The Orville 1x03 - About a Girl :

Bortus et son époux viennent d'avoir une fille, ce qui va à l'encontre des traditions de leur peuple, et ils décident de l'opérer pour qu'elle devienne un mâle ; l'équipage de l'Orville s'oppose à eux.

Troisième épisode de The Orville, un épisode qui a fait dire à de nombreux critiques et spectateurs que la série était soudain devenue une digne héritière de la franchise Star Trek, et un programme à ne pas rater...

Pourtant, MacFarlane ne fait que continuer à y reprendre à la lettre la formule Next Generation, en la pastichant fidèlement, avec cette semaine, le classique débat philosophique et sociétal qui se finit devant un tribunal, façon La Mesure d'un Homme. Et si l'intention est louable (et que le tout est clairement un pas dans la bonne direction), il faut reconnaître que l'exécution est vraiment trop simpliste pour être à ce point applaudie.

Non seulement les arguments apportés par l'équipage de l'Orville sont particulièrement faibles, mais tout le déroulement de l'intrigue manque de profondeur et de pertinence : en somme, ça ne fait pas vraiment avancer le débat, ça n'est pas particulièrement intelligent ou original, et ça fleure franchement de déjà vu, notamment du côté de chez Trek ou de Babylon 5.

Et comme en plus, il y a toujours cette couche d'humour pas très fin qui enrobe le tout (le blob qui tente de séduire le Docteur en lui montrant l'un de ses gros pseudopodes), et que Halston Sage bénéficie toujours d'un temps de présence indu par rapport à son utilité et à son intérêt (m'enfin bon, ça paie de sortir avec MacFarlane... demandez donc à Palicki), l'ensemble paraît toujours assez moyen, et surtout bien trop simpliste et basique.

Même si, encore une fois, ça avance - très lentement - dans la bonne direction.

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Un film, un jour (ou presque) #606 : Ghost Rider (2007)

Publié le 1 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Action, Marvel

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ghost Rider :

Lorsqu'il était plus jeune, Johnny Blaze (Nicolas Cage), cascadeur à moto, a vendu son âme au diable en échange de la guérison de son père cancéreux. Désormais, il est le Ghost Rider, chasseur de primes squelettique et implacable au service de l'Enfer. Et lorsque Blackheart (Wes Bentley), le fils du Diable (Peter Fonda) arrive sur Terre pour détruire le monde, son père charge le Rider de mettre un terme à cette rébellion...

Pas revu depuis la sortie cinéma, assez traumatisante, et en cette période de quasi-Halloween, je me suis dit que j'allais retenter le coup, et que, peut-être, j'allais trouver cela meilleur que dans mes souvenirs.

Et non. Vraiment pas. Pour faire simple, Ghost Rider est un métrage qui se vautre lamentablement à tous les niveaux, y compris les plus élémentaires.

Le ton global ? À demi-déconneur, avec des répliques et des détails débiles, qui cassent la moindre atmosphère, et l'aura du héros. Une approche assez typique des adaptations Marvel produites par Avi Arad, à l'époque...

La réalisation de Mark Steven Johnson (Daredevil) ? Souvent forcée, risible et artificielle, jamais subtile, montée avec les pieds (la première transformation en Rider, avec caméra tournoyante autour de Cage qui cabotine et plans de coupe sur des explosions numériques... aïe), avec des zooms, des rétroprojections bancales, etc.

La direction artistique ? Bipolaire : autant le travail effectué sur le Rider et sur certains décors est très sympathique, autant les méchants ont un look ridicule, digne de Charmed, que ce soit au niveau de la garde-robe ou du maquillage (Bernadette Chirac en Satan, c'est intéressant, comme choix de casting :p).

Les effets visuels ? Le Rider qui chevauche en ville est assez réussi, bien que manquant de poids et souffrant de proportions aléatoires, et les effets de transformations ne sont pas désagréables, mais tout le reste va du médiocre au calamiteux, notamment le Regard d'expiation, le générique d'ouverture, ou encore les effets des démons.

L'interprétation ? Cage fait du Cage, tour à tour en surjeu ou en sous-jeu, tous les seconds rôles sont mauvais (notamment Bentley), et à part les deux vétérans (Sam Elliott et Fonda), c'est globalement des plus médiocres.

Et enfin, le scénario ? Ça regorge de raccourcis improbables et de scènes débiles (Elliott qui se transforme en Rider pour une ultime chevauchée... et repart aussitôt !), d'affrontements bâclés et de moments inutiles, bref, c'est assez naze.

Au final, hormis un ou deux moments qui fonctionnent grâce aux équipes des effets spéciaux, le capital sympathie d'Eva Mendes, et les dix premières minutes de flashbacks, à peu près sobres et potables, il n'y a vraiment qu'une chose à sauver de ce naufrage : la bande originale de Christopher Young, qui a composé sa partition comme s'il avait sous les yeux un bon film épique et sombre.

Malheureusement, dans le produit fini... sa musique n'est pas du tout mise en valeur. Oups.

1.5/6 (j'ai hâte de revoir la suite : ça ne pourra pas être pire...?)

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Catch Review : WWE Mae Young Classic 2017 - Finale

Publié le 30 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Catch, WWE, MYC, Action

Le Mae Young Classic, qui oppose 32 catcheuses des quatre coins de la planète, touche à sa fin sur le WWE Network...

WWE Mae Young Classic 2017 - Finale :

- Shayna Baszler vs Kairi Sane. Pas de grande surprise : Sane joue les babyfaces en péril, Baszler les tanks indestructibles à la Brock, qui tente de soumettre son adversaire... et le match finit par ne pas être désagréable, mais reste assez prévisible.

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Un tournoi appréciable, dans l'ensemble, mais qui a souffert de la manière dont il a été produit : les commentaires étaient assez moyens, le public de Full Sail manquait vraiment lors de la finale (je n'aurais jamais cru le dire), la conclusion du tournoi était un peu bâclée, coincée entre SD Live et 205 Live, et malheureusement, le booking global du tournoi était trop clairement orienté pour promouvoir Baszler et l'équipe de Ronda Rousey, ainsi que la storyline à venir entre ces dernières et les 4 Horsewomen de la WWE.

Mais bon, ça aurait pu être bien pire, et ça restait assez sympathique de voir toutes ces catcheuses indépendantes se produire devant des publics plus conséquents (et Sara Del Rey pour la remise des récompenses).

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x01 (premières impressions)

Publié le 30 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Action, Aventure, Drame, CBS, Netflix

On ne va pas revenir en détails sur la gestation particulièrement difficile de Star Trek Discovery, qui, au fil des décisions improbables de CBS, a perdu son showrunner (Bryan Fuller), est passé à mi-parcours d'une anthologie annuelle "1 saison = 1 époque, du passé au futur de Star Trek", à une énième préquelle vendue sur son fanservice et ses références à des personnages établis, a failli avoir Edgar Wright à la réalisation (trop excentrique et original pour CBS), a perdu beaucoup de ce qui faisait l'intérêt du projet, à l'origine, et a été maintes fois retardé sous des prétextes toujours plus transparents.

On passera aussi sur le flou savamment entretenu par CBS quant à l'univers dans lequel la série prend place (ils affirment que c'est la continuité traditionnelle, alors que tout à l'écran évoque l'univers des reboots de JJ Abrams), sur l'embargo imposé aux critiques, ou sur le fait que, sur papier, l'héroïne de la série avait tout du cliché ambulant : ethnicité exotique, coupe de cheveux inhabituelle, nom étrange ("Michael"), origines dramatiques (orpheline adoptée par des Vulcains) qui la lient directement à des personnages principaux du canon Trek (c'est la demi-soeur adoptive de Spock, et donc la fille adoptive de Sarek), talents exceptionnels (c'est la seule humaine à sortir de l'Académie vulcaine), destin hors-du-commun...

... soit la définition exacte de ce que le web (et tvtropes) appelle une Mary Sue, alias le degré zéro de l'écriture.

Et n'oublions pas le problème CBS Access (qui nous touche peu, nous autres Européens), avec une chaîne qui place STD comme un produit d'appel pour sa plate-forme de VOD avec publicités, et a choisi de ne diffuser que le pilote sur sa chaîne principale, pour tenter d'attirer le chaland sur CBS Access pour voir la suite : de quoi se mettre à dos beaucoup de spectateurs potentiels, payant déjà un accès Netflix, si ce n'est plus.

Autant dire que la série ne partait pas forcément avec un buzz particulièrement positif... mais qu'en est-il, dans les faits ?

Star Trek Discovery 1x01 :

Au cours d'une mission de routine pour enquêter sur la panne d'un relais de communication, l'équipage de l'USS Shenzhou, mené par le Capitaine Georgiou (Michelle Yeoh) et son premier officier Michael Burnham (Sonequa Martin-Green) tombent nez à nez avec des Klingons belliqueux...

Et en fait... il n'y a pas grand chose à dire de ce pilote, puisqu'il ne s'y passe pas énormément de choses. Principalement parce que ce n'est qu'un demi-pilote s'arrêtant sur un cliffhanger, qui ne sera résolu que dans l'épisode 02 exclusif à CBS Access : c'est malin de la part de CBS, mais ça a aussi clairement frustré bon nombre de spectateurs, qui attendaient un pilote complet et structuré comme tel, pour se décider si oui ou non ils voulaient investir 10$ par mois pour voir la suite.

Techniquement, le pilote est assez réussi : le budget est clairement là, les effets spéciaux sont nombreux et de qualité, c'est moderne, c'est sérialisé, et on se plonge sans trop de difficultés dans ce pilote.

L'univers présenté, par contre, est difficile à concilier avec celui des Kirk & compagnie originaux, qui se déroulent pourtant dix ans plus tard ; même en mettant de côté l'aspect visuel des uniformes, la technologie, et les Klingons relookés, il existe quelques problèmes chronologiques (les Klingons capables de se camoufler, alors qu'ils n'obtiennent cette technologie des Romuliens que 13 ans plus tard) qui font que l'hypothèse d'une série prenant place dans l'univers nuTrek est toujours des plus plausibles.

Le visuel du show, d'ailleurs, est assez polarisant : c'est moderne, comme je l'ai mentionné, mais c'est aussi assez sombre, et régulièrement surchargé. Je pense notamment à tout ce qui est Klingon, des costumes aux vaisseaux, en passant par leur maquillage caoutchouteux : peu lisible à l'écran, un peu trop uniforme et interchangeable, et vraiment peu inspiré. Et je ne parle même pas de la réalisation, qui passe son temps à enchaîner les plans penchés, encore et encore, à longueur de dialogues, que la scène le nécessite ou non.

Passons au contenu : les personnages fédéraux sont assez peu attachants, dans l'ensemble... et c'est normal, puisque l'on ne nous en montre que trois (et demi, avec le médecin). Georgiou semble destinée, depuis l'annonce du projet, à être le Ned Stark de Discovery : difficile de s'attacher à elle quant on s'attend à ce qu'elle y passe d'une minute à l'autre ; Saru (Doug Jones) est sympathique, mais son personnage d'alien un peu couard n'est pas forcément très captivant ; et Burnham pose problème.

Pas forcément à cause de ses caractéristiques de Mary Sue, finalement assez peu présentes (ou du moins problématiques) dans ce pilote. Mais plutôt parce qu'il y a un gouffre entre le personnage tel qu'il semble écrit sur le papier (une humaine élevée parmi les Vulcains, et qui s'efforce constamment d'être la plus vulcaine possible), et la manière dont SMG l'interprète (un officier impulsif, aux émotions à fleur de peau et aux décisions spontanées et illogiques).

Ce qui n'aide pas, ce sont ces dialogues et cette exposition assez maladroits, à l'écriture laborieuse : non seulement ça rend toute l'introduction de l'épisode assez pataude, mais ça alourdit considérablement les scènes klingonnes, déjà peu intéressantes en tant que tel pour qui a déjà eu droit à des années de développement de cette race extraterrestre.

Dans l'ensemble, donc, bilan mitigé pour ce (demi) pilote de Star Trek Discovery.

On sent que les intentions étaient clairement de manger à tous les râteliers : une préquelle pour rassurer le grand public en lui assurant qu'il n'a pas besoin de connaître l'univers pour regarder, du fanservice pour s'assurer la sympathie des fans, de l'ultra-sérieux dark & gritty pour s'inscrire dans la tendance des prestige dramas du câble, et de l'action et un visuel ultra-chatoyant pour rassurer ceux qui ont découvert Star Trek avec les films de JJ Abrams.

Malheureusement, pour l'instant, il manque plein de chose à ce pilote pour convaincre : de l'inédit, de l'exploration, de la camaraderie, de l'humour, de la musique, de l'optimisme...

On verra bien si ça s'améliore à l'avenir, mais personnellement, comme de nombreux spectateurs, je ne paierais pas 10$/mois sur la seule base de ce pilote.

(demain, la suite)

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Les bilans de Lurdo : Halloween Oktorrorfest 2017 - Castlevania, saison 1 (2017) & Hôtel Transylvanie - la Série, saison 1 (2017)

Publié le 30 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Halloween, Horreur, Fantastique, Animation, Disney, Netflix, Oktorrorfest, Comédie, Action, Jeu Vidéo

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, de mi-Septembre à début Novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Castlevania - la série (saison 1) :

Un an après la mort de son épouse, brûlée pour sorcellerie par un clergé local intolérant et fanatique, Dracula (Graham McTavish) revient à la tête d'une horde démoniaque pour ravager le pays et tuer tous ses habitants. Seul capable de l'arrêter, Trevor Belmont (Richard Armitage), héritier de la dynastie excommuniée des chasseurs de vampires Belmont, et alcoolique notoire. Mais il aura besoin de l'aide de Sypha (Alejandra Reynoso), prêtresse capable de manipuler les forces élémentaires, et d'Alucard (James Callis), fils de Dracula, pour espérer sauver le monde et vaincre les forces du mal...

Honnêtement assez déçu par cette série d'animation "prestige" produite par Netflix, écrite par le célèbre Warren Ellis, et qui s'inspire directement du jeu Castlevania III pour nous narrer le combat de Trevor contre les hordes de Dracula.

Déçu, car on se trouve ici, ni plus ni moins, devant un long-métrage de 80-90 minutes découpé artificiellement en quatre épisodes, dont les 3/4 sont tout simplement inutiles. Cette première saison de Castlevania, en réalité, n'est qu'une sorte de gros prologue aux événements de Castlevania III, et par conséquent, c'est principalement de la mise en place, à base de longs tunnels de dialogues soporifiques et superflus.

Sans surprise, les rares scènes d'action (et encore, pas toutes) sont ce que l'on retient le plus de ces épisodes, principalement l'ultime scène (les dix dernières minutes de la saison, à partir de la découverte du cercueil d'Alucard). Hormis quelques massacres gratuitement sanglants et brutaux, et le tout début sur Dracula et sa femme (une approche intéressante et originale, façon obscurantisme opposé à la science, qui donnerait envie de s'attarder sur ces personnages), le reste des épisodes est bien souvent aussi vite oublié que vu.

Il faut dire que la technique n'aide pas vraiment : Castlevania est joli... en images fixes. Il faut bien admettre que certains décors, certaines scènes ont visuellement beaucoup de qualités... mais dès que l'animation, très inégale et parfois saccadée, entre en jeu, on déchante.

Idem pour la bande originale insipide de Trevor Morris, parfois même totalement déplacée (les combats n'ont pas le moindre rythme, et il n'y a globalement quasiment pas d'ambiance), et pour le doublage anglo-saxon, pas particulièrement convaincant (certains accents font mal aux oreilles), malgré les acteurs renommés engagés pour ce travail.

Et pour finir, la direction artistique des personnages (et des monstres) est franchement quelconque. J'ai bien conscience que son côté anime est en grande partie hérité des jeux, mais ce n'est pas pour autant qu'elle est particulièrement inspirée (le pantalon taille basse d'Alucard...), et le héros, notamment, accumule tous les clichés du genre, agrémentés d'une caractérisation peu convaincante façon Madmartigan.

Bref, si cela avait été vendu comme un Prologue, à la limite, mais comme une saison 1, cela donne vraiment l'impression que Netflix n'avait aucune confiance dans ce projet, et a préféré limiter la casse en cours de production. Espérons que la saison 2 sera plus intéressante, et ne perdra pas les 2/3 de son temps à meubler avec des dialogues mollassons et au doublage caricatural.

Hôtel Transylvanie - la série :

Adaptation télévisée de la série de films Hôtel Transylvanie, cette série de 26 épisodes de 11 minutes prend place quatre ans avant le premier film, et met en scène Mavis et ses amis monstres adolescents, durant leurs mésaventures au sein de l'Hôtel Transylvanie.

Et là, premier problème : on est dans une préquelle télévisée qui, visiblement, utilise des personnages qui auront tous disparu dans les longs-métrages.

On a ainsi Wendy Blob, la fille du Blob ; Hank N Stein, la fille de Frank ; Pedro, une momie obèse ; plusieurs personnages secondaires récurrents (une famille d'humains normaux installée non loin du château) ; et, en lieu et place de Dracula - qui est ici absent pour une raison peu étayée -, la Tante Lydia, une vampiresse traditionaliste ressemblant comme deux gouttes d'eau à son frère, doublée par un homme, et ayant pour animal domestique une poule intelligente, Diane.

Aucun de ces personnages ne réapparaît donc dans les films, ce qui pose d'office un certain problème de continuité, et donne l'impression d'un univers parallèle à celui des longs-métrages, malgré quelques apparitions des adultes, de temps à autre. 

Autre problème : on est dans une sitcom animée Disney pour enfants de 11 minutes, et si le style 3D des films fonctionne assez bien adapté en 2D, les limites de la production sont rapidement visibles (et inhérentes au genre du programme).

C'est principalement frénétique, très orienté slapstick absurde gentiment macabre (mais pas trop) ; aucun des acteurs principaux des films ne revient au doublage, ce qui donne des voix assez inégales aux personnages ; il n'y a forcément aucune continuité intrinsèque entre les épisodes, ni aucun fil conducteur ; les personnages secondaires (comme les voisins humains) sont affreusement sous-exploités ; et l'intérêt intrinsèque des épisodes varie grandement selon le scénariste et l'idée de base, comme dans beaucoup de dessins animés jeunesse de ce format.

Cela dit, les personnages sont sympathiques, on a occasionnellement droit à quelques passages musicaux décalés (souvent le fruit des squelettes mariachis qui traînent dans le château, mais pas seulement) qui sont les bienvenus, et dans l'ensemble, le tout a bon fond, mais on est clairement loin de la série incontournable, ou même de quelque chose qui fonctionne aussi bien que les longs-métrages (malgré les réserves que je peux avoir sur ceux-ci).

En résumé, pas désagréable, gentillet, mais peut mieux faire.

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 20 - Anthologies UK 70s (1/5) - Le Train des Épouvantes (1965) & Le Jardin des Tortures (1967)

Publié le 29 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Anthologie, Amicus, UK, Fantastique, Thriller

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Le Train des Épouvantes (Dr. Terror's House of Horror - 1965) :

Première anthologie d'horreur/épouvante produite par Amicus, le studio anglais concurrent de la Hammer.

Cinq hommes - Jim Dawson (Neil McCallum), Bill Rogers (Alan Freeman), Biff Bailey (Roy Castle), Franklyn Marsh (Christopher Lee) et Bob Carroll (Donald Sutherland), tous issus d'horizons différents - se rencontrent dans le wagon d'un train londonien, où ils sont bientôt rejoints par le Dr. Schreck (Peter Cushing), qui décide alors de passer le temps en utilisant des cartes de tarot afin de lire l'avenir des cinq autres passagers...

Un fil conducteur pas désagréable, avec un Peter Cushing charismatique, et un rebondissement final efficace, sans être trop surprenant. On regrettera juste l'effet du crâne, un peu trop fauché. 3.5/6

# Jim Dawson, un architecte, retourne dans le manoir de sa famille, désormais possédé par Mrs Biddulph (Ursula Howells), pour y faire des rénovations. Mais rapidement, il découvre le sarcophage du Comte Valdemar, réputé pour être un loup-garou, caché dans un mur de la cave... et lorsque le cercueil s'ouvre, Dawson doit faire face à la bête.

Un premier segment à l'atmosphère particulièrement gothique et réussie, mais au déroulement mollasson, à l'interprétation figée et au rebondissement final télégraphié. Bof. 3/6

# Lorsqu'il rentre de vacances, Bill Rogers découvre une plante étrange, qui pousse depuis peu le long de la façade de sa maison. Une plante qui semble être dotée d'intelligence, et bien décidée à se défendre...

Un segment assez raté et peu intéressant, avec sa plante animée assez peu menaçante, et son script transparent. 2/6

# Lors d'un séjour aux Caraïbes, Biff Bailey, un jazzman, décide de s'inspirer d'une cérémonie vaudoue pour composer un morceau. Mais bien mal lui en prend.

À peine plus réussi que le segment précédent, puisque souffrant d'un remplissage musical abusif, et d'une conclusion plate au possible. 2/6

# Franklyn Marsh, critique d'art arrogant et prétentieux, est humilié en public par le peintre Eric Landor (Michael Gough). Pour se venger, il le renverse en voiture, ce qui mène à l'amputation de l'une des mains de l'artiste. Une main qui, contre toute attente, décide de faire payer Marsh...

Nettement meilleur, celui-là, malgré les effets un peu primitifs de la main en caoutchouc : Christopher Lee se donne à fond, et on se retrouve devant un Conte de la Crypte avant l'heure. 4/6

# Peu de temps après que le Dr. Bob Carroll soit rentré de lune de miel avec sa nouvelle épouse (Jennifer Jayne), une épidémie étrange semble indiquer la présence d'un vampire en ville. Avec l'aide de son collègue le Dr. Blake (Max Adrian), Bob cherche alors le - ou la - coupable.

Assez moyen, ce segment, et assez prévisible, mais globalement, rien de honteux. 3/6

---

Dans l'ensemble, une anthologie assez moyenne, et peu inspirée ; malgré sa durée limitée (à peine plus de 90 minutes), la première moitié est assez lente et quelconque, et seuls les deux derniers segments sauvent un peu les meubles.

Un petit 3/6

Le Jardin des Tortures (Torture Garden - 1967) :

Seconde anthologie Amicus, à thématique fête foraine, et scénarisée par Robert Bloch, qui est loin d'être un incapable.

Cinq personnes (Michael Bryant, Beverly Adams, Barbara Ewing, Jack Palance & Michael Ripper) visitent la fête foraine de l'étrange Dr. Diabolo (Burgess Meredith), qui leur propose, en échange d'une petite somme supplémentaire, de leur faire connaître la terreur, la vraie. Il les amène alors en coulisses, et leur montre une statue de cire de la déesse Atropos (Clytie Jessop), tenant des ciseaux, dont les lames révèlent la sombre destinée des visiteurs...

Un fil conducteur assez décevant : on a souvent l'impression de voire le Pingouin cabotiner, les décors sont assez pauvres et fauchés, et le maquillage de Clytie Jessop, supposée être en cire, est raté au possible (en plus de la voir respirer, bouger, etc). Quant à la conclusion, qui tient lieu de pseudo cinquième segment, elle tombe à plat, et est trop précipité pour convaincre. Énorme bof. 2/6

# Colin Williams (Michael Bryant) arrive chez son oncle malade (Maurice Denham), pour tenter de trouver l'origine de la fortune de ce dernier, et en profiter. Mais il s'avère bien vite que son oncle était sous l'emprise d'un chat maléfique, capable d'exaucer les souhaits en échange de sacrifices humains...

Un premier segment qui tente le gothique, le macabre, et qui se déroule en grande partie sans dialogues, avec une bande-son sinistre et grandiloquente. En théorie, pourquoi pas, malheureusement, le segment dure plus d'une demi-heure, et amène le film à la barre des 40 minutes : résultat, tout se traîne, il ne se passe rien, l'écriture est lourde et bavarde, c'est un peu surjoué (Denham et son maquillage raté), et quand arrive la fin, on se dit "tout ça pour ça". 2/6

# Carla Hayes (Beverly Adams), une ambitieuse starlette bien décidée à percer à Hollywood, découvre bientôt que bon nombre d'acteurs et de producteurs partagent un sombre secret...

Et encore un flop, qui dure là aussi près d'une demi-heure, et n'a rien d'autre à raconter qu'un vague thriller hollywoodien pas très bien joué, et dont le rebondissement fantastique arrive bien trop tard, sans réel impact. 1.5/6

# Lorsque Leo (John Standing), un pianiste, s'éprend d'une journaliste (Barbara Ewing) qui fait un article sur lui, il signe là l'arrêt de mort de cette dernière : car son piano, surnommé Euterpe, est très jaloux...

Bwahaha, un piano jaloux et tueur. Bon, pourquoi pas, après tout, Stephen King a bien écrit Christine... mais là, autant sous forme écrite, ça aurait pu fonctionner, autant à l'écran, il aurait fallu de la subtilité et de la maîtrise pour faire passer tout ça. Ce qui n'est pas le cas, la scène finale étant risible de bout en bout, avec son piano qui se déplace pour barrer la porte, et qui s'approche, menaçant, en vue subjective... j'en ris encore. 2/6

# Ronald Wyatt (Jack Palance) croise le chemin de Lancelot Canning (Peter Cushing), comme lui un grand collectionneur de l'oeuvre d'Edgar Allan Poe. Il découvre alors que son confrère est en possession de manuscrits inédits de Poe... des manuscrits étrangement récents, et qui sont liés à une porte que Canning maintient délibérément toujours close.

Ah, voilà, enfin un segment réussi. Le plus gros du budget est clairement passé ici dans les décors et dans la distribution, et le segment s'avère très sympathique, avec un joli jeu de ping-pong entre Cushing et un Jack Palance à l'interprétation étrange, fébrile et maniérée, mais qui fonctionne. La fin, néanmoins, est un peu moyenne. 4.25/6

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En résumé, une anthologie nettement en deçà de la précédente, pourtant déjà pas formidable en soi : ici, l'écriture de Bloch est lourde, déborde d'exposition inutile, et tout le film est plombé par ses deux premiers segments, qui, sans avoir grand intérêt intrinsèque, représentent  à eux seuls près des 2/3 du métrage. Décevant.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 19 - Eloise (2017)

Publié le 29 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Halloween, Oktorrorfest

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Eloise :

À la mort de son père, Jacob (Chace Crawford) apprend qu'un héritage substantiel l'attend s'il parvient à trouver le certificat de décès de sa tante, Genevieve (Nicole Forester). Mais celle-ci est décédée dans un hôpital psychiatrique surnommé Eloise, à la réputation sinistre suite aux exactions du brutal Dr. HH Greiss (Robert Patrick). Avec l'aide de Pia (Eliza Dushku), une habitante de la région, et de Scott (PJ Byrne), le frère attardé de celle-ci, passionné par l'hôpital, Jacob et son ami Dell (Brandon T. Jackson) s'aventurent dans l'hôpital sinistre, hanté par les souvenirs douloureux du passé...

Un film médiocre au possible, qui prend une bonne demi-heure avant de démarrer, et recycle alors tous les poncifs des films d'horreur se déroulant dans un asile abandonné (et il commence à y en avoir un bon paquet), avec des apparitions assez ratées, une tension absente, un éclairage stroboscopique constant et saoulant (pour simuler les éclairs, bien entendu), et des personnages creux et surjoués au possible (nan, mais entre le frangin attardé qui rit tout le temps, et le noir drogué criminel magouilleur qui débite des one-liners à la pelle, au secours)...

Et puis le film décide de laisser tomber l'asile hanté, pour plonger Dushku et Crawford dans un récit de déplacements temporels qui tente in extremis de donner du liant et de la profondeur à tout ce qu'on a vu jusque là. Seul problème : le film dans son intégralité est déjà, à la base, un récit en flashback sur une Dushku traumatisée interrogée par un policier, donc d'office, cela tue tout suspense quant à qui va survivre et qui va mourir.

Bref, ce n'est pas trop mal mis en images, mais c'est souvent involontairement drôle, les personnages sont idiots et sans intérêt, et tout le film manque cruellement de tension. On oublie.

1.5/6

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