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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Halloween Oktorrorfest 2017 - 18 - Ça (2017)

Publié le 28 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Drame, Oktorrorfest, Thriller

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Ça (It) :

À Derry, dans le Maine, une bande de sept jeunes mis à l'écart (Jaeden Lieberher, Wyatt Oleff, Jeremy Ray Taylor, Sophia Lillis, Finn Wolfhard, Jack Dylan Grazer, Chosen Jacobs) sont confrontés, le temps d'un été, à une créature maléfique qui, tous les 27 ans, sort des égoûts de la ville pour s'en prendre à ses habitants. Et cette fois-ci, c'est après la petite bande qu'il en a, sous l'apparence terrifiante de Pennywise le clown (Bill Skarsgård)...

Je préfère prévenir tout de suite : sans pour autant détester, je ne suis pas très grand fan de Stephen King en tant qu'auteur. Je n'ai en effet jamais rien ressenti de particulier en lisant ses ouvrages, si ce n'est un semblant d'agacement devant la répétition de ses thèmes, de ses personnages, de ses ressorts dramatiques, etc.

À l'identique, je suis loin d'être fan de Stephen King en tant que scénariste ou source d'adaptation, tant ses récits se prêtent mal à des films/téléfilms généralement exécutés par des faiseurs pas très doués (Mick Garris, si tu nous regardes !) ; quand un bon réalisateur de la trempe d'un Carpenter ou d'un Kubrick s'attaque à du King, c'est déjà autre chose... mais ce sont des exceptions plutôt que la règle.

Et, pour finir, je n'ai jamais trouvé la mini-série "Il" est revenu particulièrement réussie, malgré sa place désormais très spéciale dans le cœur des trentenaires nostalgiques qui semblent peupler le web : elle est assez ratée, notamment dans sa partie adulte, et comprend beaucoup trop de passages ayant trop mal vieilli pour rester efficaces aujourd'hui... si tant est qu'elle l'ait déjà été sur quiconque ayant été âgé de plus 15 ans à l'époque de sa diffusion.

(mais j'aime beaucoup Pennywise-Curry)

Ah, et j'ai failli oublier : je n'ai jamais eu peur des clowns. :p

Bref, j'étais assez indifférent à l'idée de ce remake... tout en reconnaissant qu'il y avait là une grosse opportunité de produire une adaptation nettement moins fauchée et télévisuelle.

Mais l'idée de diviser en deux films le récit de King, de le confier au réalisateur de l'anecdotique Mamá (2013 - film fantastique espagnol produit par Guillermo Del Toro, et dont je ne garde absolument aucun souvenir), et de déplacer le récit dans les années 80 (ce qui rapproche d'autant l'ambiance globale de celle de Stranger Things, qui partage déjà un acteur avec ce Ça), pouvait laisser dubitatif.

Surtout que l'accueil dithyrambique reçu par le métrage outre-Atlantique (à rapprocher de l'accueil reçu là-bas par Wonder Woman) incitait à la méfiance...

Mais en fait, non : Ça 2017 est un film sympathique, une adaptation de King plutôt réussie, et un moment plutôt agréable à passer en salles.

Bon, soyons tout de suite très clairs : ce n'est pas le chef d’œuvre du cinéma d'horreur que le web applaudit à tout va (en même temps, une dose de fanservice 80s, ça suffit pour que le web s'emballe, donc...), et c'est très loin d'être parfait (la structure assez répétitive du récit de King - un enfant, une manifestation de Pennywise, etc, etc - est ici encore plus visible privée des renvois à l'époque adulte, les scènes d'exposition sont assez maladroites, la réalisation abuse un peu des effets faciles de caméra penchée, et le métrage connaît en plus un petit coup de mou au moment d'entamer sa dernière ligne droite), mais c'est néanmoins tout à fait honorable.

Et une grande part du succès du film, il le doit à son excellente distribution : les enfants sont tous impeccables, attachants et justes (on regrettera que Mike soit à ce point sous-développé et sous-utilisé) ; et cette incarnation de Pennywise parvient à être mémorable, malgré une petite overdose d'effets numériques et une certaine surexposition du personnage.

On pourrait aussi reprocher au film sa longueur inutile (20/25 minutes de moins auraient permis de dynamiser un peu tout ça), sa bande originale peu mémorable, et son incapacité à faire peur (malgré toutes les grosses ficelles techniques des films d'horreur modernes, les déformations numériques, etc, Pennywise ne fait pas particulièrement peur... surtout pas lorsque ses yeux partent dans des directions opposées, ce qui lui donne un aspect plus comique qu'autre chose). Ou encore regretter que la maison où se terre Pennywise semble à ce point trancher avec le reste de la direction artistique, et faire vraiment décor de cinéma (ou maison hantée de parc d'attraction).

Mais ce n'est pas bien grave, au final. Compte tenu de l'histoire peu glorieuse des adaptations de King au cinéma et à la télévision, on est obligé de reconnaître que cette version de Ça est une assez bonne surprise, thématiquement plutôt pertinente et bien emballée.

Maintenant, le plus dur reste à faire : réussir le casting des versions adultes de ces personnages, et parvenir à rendre intéressant le Chapitre 2 de Ça, qui n'aura pas la béquille de la nostalgie années 80 pour l'aider.

3.75/6 (une note qui sera probablement revue à la hausse ou à la baisse en fonction de sa suite)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 17 - Invaluable : The True Story of an Epic Artist (2014)

Publié le 28 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Documentaire

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Invaluable : The True Story of an Epic Artist :

Un documentaire rigolard, assez fauché, et globalement anecdotique sur Tom Sullivan, spécialiste en effets spéciaux ayant officié sur les deux premiers Evil Dead de Sam Raimi (dont il a créé le Necronomicon), et partiellement sur le troisième.

C'est tourné sans le moindre budget, les interviews sont faites sur un coin de canapé ou entre deux dédicaces en convention, tout le monde est interviewé sauf Tapert et Raimi, et dans l'ensemble, ça sert pas mal la soupe (non sans raisons) à Sullivan, puisque c'est lui-même, en compagnie du réalisateur du documentaire, qui mène bon nombre de ces interviews.

Plutôt à réserver aux passionnés de la saga, et aux fanatiques d'effets spéciaux, et ce même si ça s'attarde probablement un peu trop sur la vie et les problèmes de Sullivan pour vraiment totalement satisfaire ces derniers.

3.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 16 - Under The Shadow (2016)

Publié le 27 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, UK, Jordanie, Qatar, Fantastique, Horreur, Netflix

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Under The Shadow :

À Teheran, au milieu des années 80, alors que la Guerre Iran/Irak fait rage, Shideh (Narges Rashidi), ancienne étudiante en médecine désormais contrainte de jouer les mères au foyer, se retrouve seule avec sa fille Dorsa (Avin Manshadi) lorsque son époux est mobilisé. Mais lorsqu'une bombe irakienne s'abat sur son immeuble, une entité étrange semble commencer à se manifester, invisible de tous, sauf de Dorsa. Un à un, les voisins de Shideh quittent le bâtiment pour se mettre à l'abri, mais celle-ci reste, alors même que les phénomènes paranormaux se multiplient...

Un film d'épouvante indépendant, réalisé/écrit par un Iranien et tourné en persan, qui fait un buzz pas possible sur le web et chez les critiques internationaux : ça parle de film de l'année, de meilleur film d'horreur de ces dix dernières années, etc.

Et quelque part, ce n'est pas surprenant, tant le cadre et les thématiques historiques, sociales et religieuses sont pile le coeur de cible de bon nombre de critiques, entre l'oppression de la femme dans les sociétés musulmanes, le manque de représentation des acteurs d'origine moyen-orientale au cinéma, le manque de femmes dans des rôles principaux forts et non-sexualisés dans le cinéma d'horreur, les thématiques de la maternité, etc, etc.

Autant de sujet que la critique adore voir traiter au cinéma, et qui donne à ce film d'épouvante une épaisseur, un sous-texte qui plaît forcément. Malheureusement (et les critiques sont les premiers à faire la comparaison), Under The Shadow rappelle énormément Mister Babadook, sans même parler de tout un pan du cinéma d'horreur japonais. Et au jeu des comparaisons, Under The Shadow n'en sort pas forcément gagnant...

On est en effet en terrain ultra-balisé, même au niveau des métaphores, et en ce qui concerne l'horreur et l'épouvante, il s'agit ici plus d'une atmosphère (un peu) étouffante, renforcée par un grondement constant en arrière plan, plutôt que d'un film terrifiant et angoissant.

En fait, malgré sa distribution plutôt bonne, sa technique compétente, et une mise en place efficace, Under The Shadow se noie étrangement dans tout ce qui a fait son succès critique : trop de métaphores, trop de symbolique, trop de sous-texte... et pas assez d'horreur ou de tension.

(d'autant que, pour ne rien arranger, la menace, lorsqu'elle prend forme physique, s'avère assez peu impressionnante)

C'est loin d'être mauvais, mais ça ne restera certainement pas dans ma mémoire.

Un petit 3/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 15 - Baba Yaga (2017)

Publié le 27 Septembre 2017 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, UK

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Baba Yaga (Don't Knock Twice) :

Accusée d'être une sorcière ayant enlevé des enfants, Mary Aminoc (Ania Marson) est devenue le sujet d'une légende urbaine locale : frapper une fois à la porte de sa demeure réveille la sorcière, et une seconde fois la ramène à vie, et vous condamne à une mort affreuse. Malheureusement pour elle, Chloe (Lucy Boynton) a frappé à cette porte, et la sorcière est à ses trousses ; elle se réfugie chez sa mère, Jess (Katee Sackhoff), une sculpteuse ancienne droguée avec laquelle elle n'a aucun contact depuis des années, et qui va pourtant devoir tout faire pour protéger cette fille qu'elle ne connaît pas bien... 

Film d'horreur anglais qui semble un peu avoir 10-15 ans de retard, tant il rappelle toute la vague des Nuits de Terreur, Le Peuple des Ténèbres, et compagnie...

C'est donc ultra-balisé et prévisible, l'interprétation est inégale (Sackhoff et Boynton sont compétentes - Sackhoff se donne vraiment à fond, à la limite du surjeu - les autres acteurs sont médiocres, notamment Nick Moran), la réalisation l'est tout autant (on oscille entre images et jeux d'ombres travaillées, et zooms/travelling avant et faces caméras assez laids), et l'ambiance sonore est un peu bordélique - parfois très bruitiste et déstabilisante, parfois ultra-générique au piano, et parfois encore synthétique façon Vangelis des années 80.

Bref, le film ressemble un peu à une compilation fourre-tout de ce qui s'est fait de mieux et de pire dans le genre, et les personnages, ainsi que les thématiques sous-jacentes du script, en pâtissent vraiment : il y a bien de bonnes idées, et un certain potentiel, mais tout est tellement bordélique, mal traité, et confus, voire bâclé, que ça tombe vraiment à plat.

2.25/6 (l'affiche est réussie, cela dit) 

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 14 - Lake Bodom (2016)

Publié le 26 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Thriller, Oktorrorfest, Finlande

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Lake Bodom (Bodom) :

Elias (Mikael Gabriel) et Atte (Santeri Helinheimo Mäntylä), deux lycéens, parviennent à convaincre deux amies, la timide Ida (Nelly Hirst-Gee) et Nora (Mimosa Willamo), plus volontaire, à les accompagner en week-end sur les rives du lac Bodom, où, en 1960, des campeurs ont été massacrés. Leur objectif : reconstituer les meurtres, et tenter d'en résoudre le mystère... mais bien vite, la situation dégénère, et le sang commence à couler.

Pendant sa première moitié (40-45 minutes environ), ce métrage finlandais s'avère un slasher tout ce qu'il y a de plus classique, avec beaucoup de mise en place (30 minutes assez timides et "nordiques"), et une mise en images tout ce qu'il y a d'honorable, qui n'a pas à rougir devant l'immense majorité des oeuvres du genre : c'est même assez bien filmé, photographié et éclairé, et les acteurs sont convaincants.

Malheureusement, c'est après que les choses se compliquent, lorsque le script décide de s'éloigner du genre du slasher pur et dur, pour rebondir dans une direction différente avec un twist (plus ou moins) inattendu, qui fait basculer le tout dans le thriller plus basique. Et puis le métrage n'en finit plus de rebondir en franchissant la barre de l'heure de métrage, revenant au slasher de manière malheureusement nettement plus prévisible et téléphonée, pour une conclusion attendue et austère.

Ce qui ne veut pas dire pour autant que ce soit mauvais, loin de là : le métrage reste bien réalisé de bout en bout (surtout quand on pense qu'il est l'oeuvre d'un réalisateur de comédie, équivalent finlandais de Todd Phillips), et on ne s'ennuie jamais... mais difficile de ne pas se dire que le script se pense plus malin qu'il ne l'est vraiment, et finit par s'empêtrer un peu dans les invraisemblances et le too much

3.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 13 - Spiders (2000)

Publié le 26 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Action

Chez les Téléphages Anonymes, l'Halloween Oktorrorfest - notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur - continue jusqu'à la fin de la semaine...

Spiders :

Alors qu'elle enquête sur un projet militaire top secret mêlant extra-terrestres, navette spatiale, et expériences génétiques sur des araignées, la journaliste Marci Eyre (Lana Parrilla) doit survivre à l'assaut d'araignées géantes mutantes, et tenter de protéger l'humanité d'un sort funeste...

Un film de monstres produit par Nu Image/Millenium Pictures, à peine digne d'une production Syfy (d'ailleurs, je suppose que le film a été diffusé et rediffusé sur la chaîne, depuis sa sortie), avec des stock-shots et autres images d'archive, un script en carton-pâte des effets numériques médiocres, un rythme anémique, et une interprétation assez mauvaise de tout le monde ou presque.

Presque, car Lana Parrilla (longtemps avant Once Upon A Time) est compétente, même dans les situations les plus ridicules.

Cela permet à ce Spiders de conserver un minimum d'intérêt, et ce bien que les 3/4 du film soient inintéressants au possible, dans les couloirs sombres d'une base sous-éclairée, qui cachent un peu trop les effets pratiques signés KNB.

Le dernier quart d'heure, cela dit, est plutôt fun, avec son araignée géante numérique qui dévaste un campus, puis grimpe au sommet d'un immeuble et se fait exploser par une Lana Parrilla suspendue par un câble sous un hélicoptère, et qui détruit le monstre en lui tirant dans la gueule avec un bazooka tenu d'une main.

C'est pourrigolo, mais au moins, le film finit sur une note amusante et "spectaculaire".

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 12 - La Galaxie de la Terreur (1981)

Publié le 25 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Science-Fiction

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

La Galaxie de la Terreur (Galaxy of Terror) :

Envoyé par le Maître Planétaire de Xerces, un équipage composé d'officiers assez névrosés (Zalman King, Edward Albert, Erin Moran, Taaffe O'Connell, Sid Haig, Jack Blessing, Bernard Behrens, Grace Zabriskie, Robert Englund, Ray Walston) arrive sur la planète Morganthus, afin de secourir un autre vaisseau spatial écrasé là. Mais sur place, l'équipage du Quest ne découvre que des cadavres, ainsi qu'une pyramide gigantesque et menaçante qui domine l'horizon. Tentant d'obtenir des réponses, les explorateurs décident d'explorer le monument, mais bien vite, un à un, ils sont décimés par leurs peurs les plus intimes...

En 1981, ce bon vieux Roger Corman décide de surfer lui-aussi, pour pas cher, sur le succès d'Alien, de Ridley Scott, sorti deux ans plus tôt. Il n'est pas le premier à le faire, ni le dernier, mais Corman a pour lui des méthodes de travail éprouvées, et une équipe technique regorgeant de talents - James Cameron en production designer et réalisateur de seconde équipe, Tony Randel, Alec Gillis, et les frères Skotak sur certains effets spéciaux, Bill Paxton à la construction des décors, et bon nombre de visages familiers à la distribution, de Robert Englund à Sid Haig, en passant par Erin Moran, Ray Walston, etc.

Ce qui, tout de suite, élève un peu cette Galaxie de la Terreur au dessus du lot. Cela ne veut pas forcément dire que c'est un bon film, loin de là : le rythme est médiocre, ce n'est pas très bien joué, le métrage peine à développer en 75 minutes (générique exclus) son intrigue, ainsi que la dizaine de protagonistes du film (qui passent généralement l'arme à gauche avant même que le spectateur ait retenu leurs noms), l'écriture est assez sommaire, et dans l'ensemble, on est dans le film d'exploitation racoleur (le viol par l'alien !) produit à l'arrache pour gagner un peu d'argent.

Et pourtant, avec ses visuels mémorables, ses matte paintings efficaces, et son concept de base, difficile de ne pas reconnaître dans cette Galaxie de la Terreur les embryons de nombreux films ultérieurs du genre, à commencer par Aliens, de Cameron, sorti en 1986, ou encore Event Horizon (1997) et Sphere (1998). Et certains éléments de l'imagerie de Galaxy of Terror (les pyramides, etc) ont eux-aussi été repris plus récemment (The Void).

Bref, un film qui, loin d'être captivant, repose entièrement sur le capital sympathie de son cast pour intéresser, et n'y parvient pas totalement, en plus de souffrir d'un final assez risible, à base de kung-fu spatial et de saltos avant... mais encore un fois, d'un point de vue visuel, et au niveau des idées conceptuelles, tout n'est pas à jeter, loin de là.

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 11 - XX (2017)

Publié le 25 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Anthologie, Halloween

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

XX :

Anthologie horrifique en 4x15/20 minutes, et qui a été principalement vendue (et applaudie par les critiques) sur le fait qu'elle est entièrement réalisée et écrite par des femmes. 

- Fil rouge narratif :

Une maison de poupées animée en stop-motion par Sofia Carrillo. Techniquement, c'est joli et lugubre, mais ça n'a absolument rien à voir avec le reste du film, et ça ne fait pas un bon lien narratif entre les segments. 3/6

- The Box, par Jovanka Vuckovic :

Lors d'une promenade en ville pour Noël, Danny (Peter DaCunha), le fils de Susan (Natalie Brown), parvient à jeter un coup d'oeil dans le paquet-cadeau mystérieux d'un inconnu (Michael Dyson). Aussitôt, il cesse de se nourrir, et progressivement, cette étrange habitude se transmet à sa soeur, puis au reste de la famille.

Un segment adapté d'un récit de Jack Ketchum, et qui aurait eu un potentiel certain, façon Quatrième Dimension, si l'interprétation générale n'était pas totalement à l'ouest : la mère de famille est totalement froide, distante et indifférente (que ce soit voulu ou non, ça empêche totalement de s'attacher au personnage), le père surjoue un peu, le timing global des scènes est bancal, et la chute est forcément frustrante puisqu'elle botte en touche. 3/6 (les effets d'amaigrissement ne sont pas mauvais)

- The Birthday Party, par Annie Clark :

Mary (Melanie Lynskey) tente d'organiser une fête d'anniversaire pour sa fille (Sanai Victoria), mais lorsqu'elle découvre le cadavre de son mari (Seth Duhame) dans son bureau, elle doit tout faire pour ne pas ruiner la petite fête des enfants.

De la comédie noire et absurde, qui est relativement amusante à regarder (les cartons-titres de conclusion sont bien trouvés), assez désagréable du point de vue sonore, et semble étrangement inaboutie, car elle n'ose pas passer la seconde, et tente d'être trop décalée pour son propre bien. 2.5/6

- Don't Fall, par Roxanne Benjamin :

Deux hommes et deux femmes partent faire du camping, et découvrent des pétroglyphes étranges à flanc de montagne ; à la nuit tombée, Gretchen (Breeda Wool), pourtant peureuse, s'aventure dans les ténèbres, et elle devient le nouvel avatar d'une créature sanguinaire.

Un segment générique, cliché et inintéressant au possible, tellement basique que ça en devient agaçant. 2/6 (cela dit, visuellement parlant, c'est tout à fait honorable)

- Her Only Living Son, par Karyn Kusama :

Cora (Christina Kirk), une serveuse célibataire, se consacre totalement à son fils Andy (Kyle Allen). Mais à l'approche du 18ème anniversaire de celui-ci, Andy commence à devenir violent et incontrôlable... ce qui ne semble pas déranger la communauté qui l'entoure, et qui semble l'adorer.

Pas de véritable surprise au programme, ici, puisque dès la première scène, on devine qu'on est en plein dans La Malédiction - 18 ans après : ce n'est pas du tout original, donc, mais c'est bien exécuté, très bien interprété et c'est assez compétent, malgré un rythme un peu défaillant sur la durée. 3.5/6

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Aucune réelle unité thématique (à la limite, le concept de maternité joue vaguement un rôle dans trois des quatre segments, et dans le fil rouge, mais c'est tellement peu développé que ça s'arrête là), aucun segment réellement réussi ou original, bref, pas grand intérêt que cette anthologie 100% féminine. Ce n'est pas un désastre, mais dans l'ensemble, bof.

2.75/6

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Les bilans de Lurdo : Halloween Oktorrorfest 2017 - Young Dracula, saison 4 (2012)

Publié le 24 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, CBBC, UK, Comédie, Drame, Fantastique, Oktorrorfest, Halloween, Jeunesse

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, de mi-Septembre à début Novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

J'en avais parlé dans le bilan-rétrospective publié hier : les deux premières saisons de Young Dracula, critiquées sur ce blog, étaient une sitcom familiale anglaise, à destination des plus jeunes, mettant fortement l'accent sur la comédie et l'absurde.

La troisième saison, totalement repensée et diffusée près de trois ans après la seconde, sous la direction de nouveaux showrunners, faisait évoluer les personnages (à l'image de leurs acteurs) vers quelque chose de plus sérieux et d'adolescent. Les enjeux devenaient plus importants, la romance entrait en ligne de compte, le destin du jeune Vlad prenait plus de place, etc...

Pas forcément un choix très convaincant à mes yeux, puisque la série perdait en charme et en humour ce qu'elle gagnait en drame et en tension. Et en voyant que la saison 4 continuait dans cette direction, j'avais jeté l'éponge après quelques épisodes. Il est donc temps de revenir sur les deux dernières saisons de la série, afin de découvrir ce qu'il est advenu des personnages.

Young Dracula, saison 4 (2012) :

Et tout de suite, un constat s'impose : la série continue bien dans la direction du drame et du sérieux, sans avoir forcément les moyens financiers et artistiques de ses ambitions. C'est là le problème avec les programmes pour enfants de la CBBC - le budget est très limité. Et dès que l'on décide de se passer de l'humour et des personnages comiques, pour faire quelque chose de plus sérieux et de plus spectaculaire, ça coince.

Ici, la première moitié de ces 13 épisodes tombe tout simplement à plat. C'est principalement de la mise en place, avec un Vlad qui tente de faire régner la paix entre humains et vampires (avec l'aide d'Erin, de Bertrand et du jeune Van Helsing), et tout le monde qui tente de faire échouer ses plans, d'Ingrid (pour qui le look goth est de moins en moins flatteur) qui tente de comploter avec Ramanga pour obtenir une place au Conseil des vampires, à Dracula qui fait de même, en passant par Ramanga qui tente d'amener Vlad à épouser sa fille, sans oublier Malik, un vampire rebelle bien cliché, avec blouson en cuir, etc.

On a donc droit à 6 ou 7 épisodes un peu fauchés, qui tournent un peu en rond, qui jouent la carte Roméo & Juliette au pays des vampires et des tueurs, et qui tentent de faire planer le mystère sur Malik, apparemment guidé par une présence invisible et métamorphe qui manipule toute le monde.

Ça ne fonctionne alors que très ponctuellement, la faute à un Vlad qui est écrit comme Harry Potter dans l'Ordre du Phénix : en crise d'adolescence, caractériel, n'en faisant qu'à sa tête, etc. L'objectif de la saison est clairement de faire de Vlad un personnage ambigu, dépassé par son pouvoir et sa destinée, et qui commet des erreurs fatales en tentant de faire régner la paix, quel qu'en soit le prix.

Mais l'écriture ne suit pas, les limites de la série (le format, le budget, la direction artistique) font que l'effet est contre-productif, et Vlad devient finalement assez agaçant, voire antipathique. Les autres personnages ne sont pas forcément mieux lotis, car manquant de subtilité, et étant réduits à leur caractérisation de base : Ingrid perd toute nuance, et devient prête à tout pour arriver au pouvoir, Dracula est limité à son attirance pour Miss McCauley (ces scènes apportent cependant une bouffée d'oxygène au reste du show), et tout le monde est embourbé dans des complots en tous genres, dans de grands discours sur le destin, etc, etc, etc

Bref, la première moitié de saison est loin d'être passionnante, avec en prime une direction artistique et une production qui fait quelques choix assez peu avisés - les vampires rebelles, à ce titre, sont un beau ratage, plus risibles que menaçants.

Et puis, à mi-saison, la série semble entamer un virage créatif préparé en pointillés depuis un moment : on découvre les origines réelles de Malik, qui changent totalement la dynamique du personnage avec tous les membres de la famille Dracula ; la famille Ramanga est évacuée de la série (l'occasion pour Dracula de rappeler au spectateur qu'il a des pouvoirs démesurés) ; et surtout, Erin meurt, pour être transformée en vampire par Vlad.

Une mi-saison riche en potentiel et en rebondissements... qui ne débouchent malheureusement pas sur grand chose.

Erin, notamment, ne se remet pas de ce que les scénaristes lui font subir : elle bascule immédiatement dans le rôle caricatural de sbire d'Ingrid (pourquoi ? bonne question), s'habille désormais comme une fille de joie, fait quasiment de la figuration, passe son temps au bras de Malik, et semble avoir perdu tous ses points de QI en devenant une vampirette, puisqu'elle a à peine une phrase de dialogue ou deux par épisode.

Vlad touche lui-aussi le fond, se met à boire (du sang), joue les dictateurs torturés, et la série semble vouloir aller toujours plus loin dans le teen drama, sans se laisser le temps de respirer ou de donner du poids à ses rebondissements : la mort de Bertrand aux mains de Vlad, par exemple, n'a aucun impact sur la série, qui repart dans des digressions comiques (Dracula qui tente d'éliminer son rival amoureux, un professeur humain) vraiment trop déplacées en regard du ton sérieux et dramatique du reste.

Et histoire d'achever la bête, les derniers épisodes de la saison sont bordéliques au possible : Vlad découvre soudain l'existence d'Elizabeta, la mère de Malik, et entame sa traque (la série donne alors dans le slapstick et adopte brièvement un ton très similaire à celui des premières saisons, avec bruitages de cartoon, Dracula incapable, etc) ; Dracula est empoisonné ; et le dernier épisode, plein d'action, voit l'affrontement de Vlad et Elizabeta, alors que Dracula, de son côté, se meurt, et fait son mea-culpa auprès de tous ses proches (l'occasion de quelques moments touchants, çà et là, avec Ingrid).

L'espace d'un instant, on se dit que la saison va peut-être se finir de manière intéressante, avec une Ingrid revenue dans le camp de son frère, une Erin jouant potentiellement un double-jeu, une McCauley qui découvre l'existence des vampires, et un Dracula sauvé in extremis par Vlad, qui boit son sang pour le purger de son poison, et doit en subir les conséquences... de quoi faire un cliffhanger de fin de saison mémorable.

Mais non. Une ellipse de 15 secondes plus tard, tout est revenu à la normale, Vlad va bien, McCauley est amnésique, Erin est toujours une figurante devenue méchante en un claquement de doigt, et c'est retour à la routine habituelle. *soupir*

En résumé, une saison vraiment bâtarde, qui paradoxalement est adorée par les fans de la série (pas forcément surprenant, cela dit, vu leur âge à cette diffusion : la pseudo-noirceur sans enjeux ni conséquences, ça plaît aux ados). Mais cette quatrième année ne parvient jamais à jongler entre son héritage de sitcom pour enfants, et les airs ultra-dramatiques qu'elle se donne : le déséquilibre est constant, et le format 25 minutes ne laisse aucune place aux rebondissements dramatiques et au développement cohérent des personnages.

Résultat : tout paraît souvent bâclé, incohérent, précipité, et, au final, profondément insatisfaisant. 

 

(retrouvez les bilans de la saison 1 de Young Dracula ici et ; s.2 ici et ; s.3 ici et )

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Critiques éclair - The Orville 1x01 & 1x02 (premières impressions)

Publié le 24 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Fox, Comédie, Drame, Star Trek, Orville

Série de Seth MacFarlane, The Orville se veut un hommage semi-parodique à la franchise Star Trek, dont l'acteur/showrunner/scénariste/producteur est particulièrement fan. Pour cela, MacFarlane a repris toutes les codes de l'univers de Roddenberry, et s'est tourné vers de nombreuses personnes ayant directement travaillé sur diverses séries Star Trek, que ce soit devant (Jonathan Frakes, Robert Duncan McNeill, Penny Johnson Jerald) ou derrière (Brannon Braga, David A. Goodman)...

The Orville, 1x01 - Old Wounds :

Les aventures interstellaires de l'USS Orville, un vaisseau spatial d'exploration mené par le Capitaine Mercer (Seth MacFarlane), et par un équipage particulièrement dysfonctionnel...

Tout de suite, ce qui frappe le plus, c'est que la Fox avait vendu la série comme une parodie rythmée de Star Trek, une sorte de Galaxy Quest télévisé... ce que la série n'est pas du tout. On aurait pu s'en douter en remarquant que le format de 45 minutes laissait plutôt sous-entendre une série voulant se démarquer du format sitcom... mais bon.

Et effectivement, c'est ce que l'on a : un programme d'une heure tentant de singer Star Trek : The Next Generation dans toutes ses grandes lignes, avec un scénario globalement très premier degré (on comprend mieux pourquoi MacFarlane a recruté des scénaristes de Star Trek), sur lequel le showrunner a saupoudré des disputes de couple, des vannes graveleuses, et des gags surlignés au stabylo (par exemple, le gag du chien se léchant l'arrière-train, en arrière plan d'un dialogue, était justement drôle parce qu'aucun des personnages de s'en apercevait... jusqu'à ce que les deux membres d'équipage le pointent du doigt en disant "hey, t'as vu le chien qui se léchait les couilles, en arrière-plan ? - Ouaip, trop drôle !").

Pas grande surprise sur ces derniers points, c'est la marque de fabrique de MacFarlane : on accroche ou pas à son style d'humour, que ce soit à la télévision (Family Guy), ou au cinéma (Les Ted ou Albert à l'Ouest). Et, toujours sans surprise pour qui a vu Albert à l'Ouest, The Orville ressemble souvent à de la fanfiction self-insert, où MacFarlane se serait imaginé en héros de son univers préféré.

Reste qu'il est tout de même étrange de remarquer à quel point la mayonnaise ne prend pas entre les deux facettes principales de la série : son sérieux et son humour.

Tout, de la production à l'écriture, en passant par le rythme et par la musique (Debney ! McNeely ! Broughton !), renvoie directement aux premières heures de la Next Generation, pour le meilleur et pour le pire (les personnages sont creux, les scènes d'exposition ultra-laborieuses) au point que l'on a parfois l'impression de regarder un bootleg de la série des années 90.

Et en face, on a l'humour de MacFarlane... des vannes pas assez nombreuses et percutantes (et quasiment toutes dans la bande-annonce principale de la série) pour que le show soit vraiment une comédie, et trop lourdes et peu inspirées pour se marier harmonieusement au contexte plus sérieux de la série.

The Orville se retrouve donc le postérieur entre deux chaises, jamais suffisamment intéressant ou original pour captiver, et jamais assez drôle ou rythmé pour faire pardonner le fait que c'est une simple copie de STTNG, voire un fanfilm assez friqué dans lequel MacFarlane vit ses fantasmes de jeunesse.

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1x02 - Command Performance : Mercer et Grayson sont capturés par des extraterrestres qui les placent dans un zoo intergalactique ; Kitan se retrouve aux commandes du navire ; Bortus couve un œuf...

Je vais être franc, je me suis endormi devant l'épisode, et j'ai donc dû m'y reprendre à deux fois pour le terminer : toujours la même impression de regarder un best-of de Star Trek (le générique qui photocopie celui de Star Trek Voyager) mâtiné de fan fiction, avec des intrigues faisandées, méga-sérieuses et dérivatives, des disputes de couple épuisantes, des vannes qui tombent à plat, et des références insistantes à la pop culture du 20è siècle (Les Kardashians, Kermit, Dora l'Exploratrice, Obi-Wan) qui font joliment tache.

Quelque part, au vu des nombreux commentaires indulgents sur le web qui trouvent le show tout à fait fréquentable et agréable, et même assez réussi "faute de véritable Star Trek", je me dis que la nostalgie du médiocre a encore frappé, et que les 'member berries de South Park ont encore de beaux jours devant elles.

Personnellement, si le troisième épisode nous ressort encore des vannes à base d'anus extraterrestre, de problèmes intestinaux ou de pot brownies, je zappe.

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Sur la base du pilote et de l'épisode qui a suivi, c'est donc un bon gros bof. Avec un peu de chance, le tout s'améliorera au fil du temps, et compte tenu de l'image de marque dont jouit MacFarlane auprès de la Fox, il a peu de chance que la série soit sauvagement annulée (malgré son budget que l'on imagine conséquent).

Mais bon... il y avait mieux à faire dans le genre.

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Un film, un jour (ou presque) #605 : Alien - Covenant (2017)

Publié le 24 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Fantastique, Science-Fiction, Drame, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Alien - Covenant :

Suite à un incident technique, l'équipage du Covenant, un vaisseau colonie (Katherine Waterston, Billy Crudup, Danny McBride, Michael Fassbender) capte un appel à l'aide, lancé par Elizabeth Shaw, du Prometheus. En le suivant, ils arrivent sur une planète habitable où ils ne trouvent que David (Michael Fassbender), l'androïde de bord du Prometheus et son ultime survivant. Mais celui-ci s'avère menaçant, et ses expériences ont donné naissance à une forme de vie des plus meurtrières...

Alors faisons simple : pendant près de la moitié de ce Alien Covenant, Ridley Scott nous refait Prometheus (et Alien).

Même mise en place longuette, même équipage de bras cassés au charisme inexistant, et aux décisions improbables (première exploration d'une planète inconnue où il pleut ? On ne se protège pas, on patauge allègrement dans l'eau, on mange des plantes inconnues, etc ; un oeuf alien étrange et vivant ? Tiens, si on se foutait la tête dedans pour voir ce que ça fait ?), même schéma narratif, etc... mais sans l'intérêt, la fraîcheur, ou la direction artistique intéressante, puisque ici, tout est générique, basique et très "terrien".

Seule bonne nouvelle de cette première heure : James Franco qui ne passe pas les premières 10 minutes du métrage !

Et puis, à mesure que l'on approche de l'heure du métrage, ça commence à s'énerver un peu, pour le meilleur, et surtout pour le pire : un peu de gore lors de la naissance de l'alien albinos (assez laid et quelconque, et pas aidé par le fait qu'il est intégralement en CGI, et que ça se voit immédiatement dans ses mouvements, ce qui enlève beaucoup du réalisme et de la plausibilité du monstre), un peu plus encore lors de quelques mises à mort numériques, et beaucoup de David, l'androïde qui se prend pour Dieu, et qui crée des hybrides à gogo.

Soit. C'est clairement ce personnage qui intéresse Scott, son rapport à la création, à la divinité, etc... plus que l'alien, qui fait de la figuration au sein de sa propre franchise. Et c'est bien dommage, puisque cela donne lieu à des astuces de scénario pitoyables (l'échange David/Walter), et à énormément de remplissage et de palabres ronflantes et prétentieuses.

Zéro tension durant le plus gros du métrage, donc, et un personnage de David qui finit par ressembler à un mélange du Dr Moreau et du Colonel Kurtz, sans forcément en avoir l'intérêt.

On a droit à un combat d'androïdes qui font du kung-fu, à une grosse scène d'action débridée avec le transporteur pris d'assaut en plein décollage par un alien numérique moche (et, comble des combles, filmé en plein jour), à une scène de sexe sous la douche digne d'un mauvais slasher, à quelques moments en vue subjective de l'alien, à des incohérences de script, à des thématiques survolées, et à un affrontement final pas forcément laid, visuellement, mais totalement plat et insipide.

Combo perdante pour l'un des plus mauvais films de la franchise Alien, un métrage qui cumule tous les défauts de Prometheus, sans en avoir les qualités.

1.5/6

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Les bilans de Lurdo : Halloween Oktorrorfest 2017 - Rétrospective TV

Publié le 23 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Horreur, Fantastique, Comédie, Jeunesse

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, de mi-Septembre à début Novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Avant de me lancer de plein pied dans des bilans hebdomadaires de séries horrifico-fantastiques, j'ai cru bon de revenir un peu sur les divers programmes déjà traités sur ce blog.

Du moins, sur certains programmes, notamment les plus anciens, car, comme je l'ai déjà mentionné dans une Update précédente, j'ai eu l'occasion de redonner un coup de balai sur les plus vieux bilans publiés dans ces pages, afin de les rendre un peu plus présentables.

Autant profiter de l'occasion, donc, pour publier, dans ce bilan d'ouverture, une petite rétrospective sélective des séries les plus anciennes passées en revue par mes soins, et qui feraient, pour les spectateurs curieux, de bons programmes à binge-watcher pendant ce sombre mois d'Octobre...

ANTHOLOGIES : 

L'horreur et le fantastique sont des genres qui se prêtent très bien aux anthologies télévisuelles, pour le meilleur et souvent pour le pire.

Pour les adultes, il y a bien sûr Stephen King, les Masters of Horror, et sa déclinaison non-câblée, Fear Itself : rien de vraiment indispensable, et on leur préférera les Contes de la Crypte, qu'il faudra que je passe en revue un jour.

Les bilans de Lurdo : Stephen King's Nightmares & Dreamscapes

Les bilans de Lurdo : Masters of Horror, saison 1 (2005)

Les bilans de Lurdo : Masters of Horror, saison 2 (2006)

Les bilans de Lurdo : Fear Itself (2008)

Quand aux plus jeunes, ils ont l'embarras du choix, entre des Fais-moi Peur inventifs qui ont plutôt bien vieilli, un Deadtime Stories assez quelconque, et toute la production télévisée de R.L. Stine, de Chair de Poule à The Haunting Hour, des anthologies nettement plus inégales, qualitativement parlant. Sans oublier Eerie Indiana, une quasi-anthologie plutôt sympathique.

Les bilans de Lurdo : Fais-Moi Peur, saisons 1 à 3

Les bilans de Lurdo : Fais-Moi Peur, saisons 4 et 5

Les bilans de Lurdo : Fais-Moi Peur, saisons 6 et 7

Les bilans de Lurdo : Chair de Poule, saison 1

Les bilans de Lurdo : Chair de Poule, saisons 2 à 4

Les bilans de Lurdo : R.L. Stine's The Haunting Hour, saison 1

Les bilans de Lurdo - R.L. Stine's The Haunting Hour, saison 2

Les bilans de Lurdo - R.L. Stine's The Haunting Hour, saison 3

Les bilans de Lurdo - R.L. Stine's The Haunting Hour, saison 4

Les bilans de Lurdo - Deadtime Stories, saison 1

Oktorrorfest 2012 Hangover - 02 : Eerie Indiana

SÉRIES FANTASTIQUES :

Ici aussi, à boire et à manger pour les amateurs de frissons télévisuels : Poltergeist et The Collector sont deux séries canadiennes assez inégales, qui contiennent de bons épisodes, mais ont aussi une tendance à perdre rapidement leur chemin, et à frustrer plus qu'à satisfaire.

Kingdom Hospital est un remake totalement inutile de l'incontournable Kingdom de Lars Von Trier (qui lui, pour le coup, mérite d'être revu encore et encore). Carnivale est une série assez inégale, avec une première saison mal rythmée, et une absence de conclusion frustrante : néanmoins, elle vaut le coup d'oeil.

Enfin, Kindred et Wolf Lake sont deux OFNIS, à la durée de vie particulièrement courte, et qui ont le mérite d'avoir tenté des choses inédites à l'écran, que ce soit dans l'approche ou dans la mise en images...

Les bilans de Lurdo : Poltergeist : The Legacy, saison 1

Les bilans de Lurdo : Poltergeist : The Legacy, saison 2

Les bilans de Lurdo : Poltergeist : The Legacy, saison 3

Les bilans de Lurdo : Poltergeist : The Legacy, saison 4

Les bilans de Lurdo - The Collector : le messager des ténèbres (saison 1)

Les bilans de Lurdo - The Collector : le messager des ténèbres (saison 2)

Les bilans de Lurdo - The Collector : le messager des ténèbres (saison 3)

Les bilans de Lurdo : Stephen King's Kingdom Hospital

Les bilans de Lurdo - Carnivale, la Caravane de l'Étrange, saison 1

Les bilans de Lurdo - Carnivale, la Caravane de l'Étrange, saison 2

Les bilans de Lurdo - Kindred : the Embraced

Les bilans de Lurdo - Wolf Lake

Sans oublier quelques séries plus récentes, mais pas forcément toutes plus mémorables ou de qualité, comme The Walking Dead, Une Nuit en Enfer, et bien sûr, Stranger Things, toutes traitées au cours des précédentes Oktorrorfest.

Oktorrorfest 2012 - 01 : The Walking Dead, saison 1

Oktorrorfest 2012 - 04 : The Walking Dead, saison 2

Oktorrorfest 2015 - 118 - Une Nuit En Enfer, la série - Saison 1 (2014)

Oktorrorfest 2016 - 113 - Stranger Things, saison 1 (2016)

JEUNESSE ANGLAISE :

Nos amis les Anglais aiment bien le genre fantastique, et ils l'adaptent souvent au format télévisé, notamment pour les plus jeunes : la CBBC a ainsi toute une tradition de séries fantastiques pour enfants et pré-ados, des séries qui, bien souvent, grandissent et évoluent avec leur public, se transformant en séries pour adolescents souvent assez sympathiques et bien écrites.

Young Dracula, notamment, a bien évolué depuis ses débuts : initialement une sitcom familiale pour enfants à la distribution très attachante, elle s'est transformée en séries pour ados au fil des ans, du succès de Twilight et de sa production chaotique (plusieurs années de pause entre certaines saisons). Une métamorphose qui ne m'avait pas vraiment convaincue à sa diffusion : j'avais ainsi arrêté de regarder la série au début de la saison 4, mais je compte bien reprendre cette saison et la saison 5 à l'occasion de cette Oktorrorfest, pour boucler l'intégrale de la série.

Les bilans de Lurdo - Young Dracula, saison 1 : première partie

Les bilans de Lurdo - Young Dracula, saison 1 : suite et fin

Les bilans de Lurdo - Young Dracula, saison 2 : première partie

Les bilans de Lurdo - Young Dracula, saison 2 : suite et fin

Les bilans de Lurdo - Young Dracula, saison 3 : première partie

Les bilans de Lurdo - Young Dracula, saison 3 : suite et fin

Il en va de même pour Wolfblood : la série était très attachante en première saison, mais j'ai plus ou moins tout laissé tomber en seconde année, lorsque la distribution a changé du tout au tout. Je ne compte cependant pas rattraper plus d'une saison sur les quatre nouvelles qui ont été diffusées depuis mon bilan de la saison 1 : l'héroïne des deux premières saisons quitte le show après la saison 2, et avec elle, c'est mon envie de continuer qui s'en va.

Les bilans de Lurdo : Wolfblood, saison 1

Enfin, last but not least, Amandine Malabul, Sorcière Maladroite, alias The Worst Witch. Un personnage qui est l'un de mes plaisirs pas si coupables depuis le téléfilm des années 80 avec Fairuza Balk et Tim Curry, et depuis ma lecture, lorsque j'étais enfant, des aventures de la jeune sorcière (clairement source d'inspiration de JK Rowling, même si elle refuse de l'admettre).

Bref. Outre le téléfilm de 1986, The Worst Witch a été adapté en plusieurs séries co-produites par l'Angleterre et le Canada : une première adaptation de trois saisons, puis son spin-off envoyant l'héroïne à la fac magique, et enfin un quasi-spin-off remplaçant Amandine par sa cousine, et revenant aux bases du concept.

En 2017, la CBBC a diffusé une nouvelle adaptation de la série, adaptation que j'ai ainsi prévu de regarder dans les semaines à venir...

Les bilans de Lurdo : The Worst Witch, saison 1

Les bilans de Lurdo : The Worst Witch, saison 2 & 3

Les bilans de Lurdo : Weirdsister College (The Worst Witch, saison 4)

Les bilans de Lurdo : The New Worst Witch, saisons 1 & 2

SCOOBY-DOO :

Lorsque l'on parle de fantastique et d'horreur pour les enfants, difficile d'échapper à Scooby-Doo. Et lorsqu'on parle de Scooby-Doo, difficile d'échapper à Scooby-Doo : Mystères Associés, probablement LA meilleure série animée Scooby-Doo depuis la création des personnages, à la fois un show drôle, rythmé et dynamique, et un programme bourré de références et de clins d'oeil plus sophistiqués, à destination des parents. À ne pas manquer.

Le reste ? Plus anecdotique.

Les bilans de Lurdo : Scooby-Doo, Mystery Incorporated - Saison 1

Les bilans de Lurdo : Scooby-Doo, Mystery Incorporated - Saison 2 (1/2)

Les bilans de Lurdo : Scooby-Doo, Mystery Incorporated - Saison 2 (2/2)

Les bilans de Lurdo : Combo spéciale Scooby-Doo

Critique éclair : Scooby Doo - Camp Scare

Et maintenant que cette rétrospective est terminée, place aux nouveaux bilans tv horrifico-fantastiques, chaque week-end jusqu'à la fin de l'Halloween Oktorrorfest 2017...

 

 

(et je rappelle au passage que l'intégralité des séries critiquées par mes soins est listée ici et ici ; quant à Sygbab, son travail se trouve )

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Critiques éclair - Ghosted 1x01 (premières impressions)

Publié le 23 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Fantastique, Fox, Sitcom

Sitcom surnaturelle showrunnée et créée par Tom Gormican (qui n'a à son actif qu'une comédie romantique "pour mecs", Célibataires... ou presque - 2014), Ghosted devrait commencer sa diffusion le 1er Octobre sur la Fox, mais dans l'intervalle, la chaîne a décidé de diffuser le pilote sur Twitter pendant quelques jours, histoire de tenter de créer un buzz totalement inexistant jusqu'à présent...

Ghosted 1x01 :

Ancien professeur traumatisé par l'enlèvement de sa femme par des extra-terrestres, Max (Adam Scott) croit au surnaturel. Ex-flic désormais agent de sécurité dans un centre commercial, Leroy (Craig Robinson) est un sceptique. Un jour, ils sont recrutés de force par le Bureau Underground, une organisation secrète dirigée par le Capitain Ava Lafrey (Ally Walker), et qui enquête sur des phénomènes paranormaux en tous genres...

Que se passe-t-il lorsque l'on prend Fringe et X-files, et que l'on décide d'en faire une sitcom de 25 minutes au budget sfx confortable, avec un enrobage musical 80s, et deux acteurs principaux qui ont fortement tendance à jouer toujours les mêmes personnages sous des noms différents ?

Et bien on se retrouve avec Ghosted, une série qui n'a rien à voir avec les fantômes de son titre (ça parle d'extra-terrestres et de dimensions parallèles), et qui cache derrière son rythme frénétique et ses effets numériques un manque cruel de substance et d'humour.

Ce n'est pas forcément mauvais, c'est simplement très brouillon, dérivatif et bordélique, et si on sourit vaguement à certains moments, ça reste dans l'ensemble étonnamment plat vu tout ce que ça tente de mettre en place, et vu le potentiel de son sujet.

Alors certes, ce n'est qu'un pilote, mais je vois mal la série tenir le rythme sur la distance, et une fois que le rythme cache-misère ne sera plus là, les scénaristes vont être contraints de se secouer un peu... car pour l'instant, ça ressemble plus à un sketch semi-raté de Funny or Die featuring Adam Scott et Craig Robinson dans leurs propres rôles, qu'à un véritable pilote de série.

Content de revoir Ashleigh de Greek, cela dit.

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Catch Review : WWE Mae Young Classic 2017 - Quarts de Finale & Demi-finales

Publié le 23 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Catch, WWE, MYC, Action

Le Mae Young Classic, qui oppose 32 catcheuses des quatre coins de la planète, continue sur le WWE Network...

WWE Mae Young Classic 2017 - Quarts de Finale :

- Abbey Laith vs. Mercedes Martinez. Un match compétitif, entre deux pros qui savent comment construire leurs matches. Relativement efficace sans être exceptionnel, même si j'aurais probablement préféré voir Abbey passer en demi-finale.

- Candice LaRae vs. Shayna Baszler. Brockette est trop confiante, Candice place quelques contres, Brockette finit par la démolir au bout de 3 minutes. Bof. D'autant plus problématique que dans ce tournoi, son finisher (rear naked choke sur un contre) se produit systématiquement dans un coin du ring, avec l'adversaire qui est contraint de ne pas voir que les cordes se trouvent à trois centimètres de ses mains pour que ça fonctionne.

- Toni Storm vs. Piper Niven. Un affrontement plus sérieux et méthodique que les matches précédents de Toni Storm, pour ne pas dire un match plus "anglais", avec beaucoup de technique, de maîtrise, et une Piper qui est éliminée, mais n'a pas à rougir de sa performance.

- Interview backstage de la clique de Ronda, et face à face risible avec trois des Horsewomen de la WWE.

- Dakota Kai vs Kairi Sane. Affrontement de deux très petits gabarits aux styles similaires, et un match équilibré, très vif, et plutôt intelligent.

 

Forcément, plus on s'approche de la finale, plus le niveau monte, et plus les lutteuses se lâchent (surtout celles qui savent qu'elles ne vont pas en demi-finale et/ou en finale. Un épisode plutôt satisfaisant, même si le booking de Brockette Baszler est particulièrement frustrant.

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WWE Mae Young Classic 2017 - Demi Finales :

- Mercedes Martinez vs. Shayna Baszler. Mentor vs élève, Mercedes vs Brockette, un match particulièrement sec et brutal, avec une Mercedes qui domine, jusqu'à une victoire in extremis de Brockette.

- Toni Storm vs Kairi Sane. Aïe. Kairi qui saute de la troisième corde à l'extérieur du ring, Storm qui la rattrape à moitié, et Kairi qui s'écrase la tête contre la rampe en métal, avec incrustation visible de la rampe sur sa pommette, et commotion cérébrale à la clef, ça fait toujours grimacer un peu. Le match n'était pas mauvais, sinon, même si la petite Japonaise ne pouvait que passer en finale.

- Face à face final entre Sane et Baszler assez forcé, comme d'habitude.

 

Deux bons matches pour ces demi-finales, des affrontement compétitifs et percutants. Je ne peux pas dire que la finale Sane/Baszler m'enthousiasme particulièrement, mais bon...

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 10 - Vamps (2012)

Publié le 22 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Oktorrorfest, Horreur, Fantastique, Halloween

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Vamps :

Goody (Alicia Silverstone) et Stacy (Krysten Ritter) sont deux vampires new-yorkaises, fêtardes invétérées et superficielles, engendrées par la capricieuse Ciccerus (Sigourney Weaver). Lorsqu'elles ne font pas la fête, les deux copines travaillent en tant que femmes de ménage et se nourrissent exclusivement de rongeurs. Tout semble aller pour le mieux... mais Stacy rencontre alors Joey Van Helsing (Dan Stevens), le fils du célèbre chasseur de vampires (Wallace Shawn), et s'éprend de lui, alors même que de son côté, Goody croise le chemin d'un ancien amour (Richard Lewis)...

Alicia Silverstone renoue avec Amy Heckerling, sa réalisatrice/scénarisatrice de Clueless, pour une comédie fantastique et vampirique un peu kitschouille et facile, qui n'apporte pas grand chose au genre, mais se regarde tranquillement.

Le problème, en fait, c'est que le film est très superficiel, inabouti et éparpillé : certes, il est bourré de références et de clins d'oeil plus ou moins pointus au genre vampirique, et certes, sur la toute fin, quelques moments parviennent à être touchants (bien que mal dosés), mais dans l'ensemble, le film effleure de nombreuses idées, sans avoir beaucoup de substance ou d'histoire pour les lier ou leur donner de la consistance.

Sur le front du vampirisme, c'est du réchauffé, et les effets numériques sont particulièrement fauchés ; sur le front de la comédie, c'est très inégal, frôlant parfois la parodie ouverte façon ZAZ (avec des gags visuels absurdes et un peu idiots), et à d'autres moments, préférant une satire inoffensive et déjà vue, filmée comme une sitcom ; les actrices font leur numéro habituel (mention spéciale à Sigourney, qui cabotine, à Malcolm McDowell en Dracula à la retraite qui fait du tricot, à Justin Kirk en vampire roumain obsédé, et à Wallace Shawn en Van Helsing - il est parlant que ces personnages soient les plus réussis... et ne soient pourtant que des personnages secondaires, voire encore moins que cela) ; et dans l'ensemble, le tout manque tellement de structure et de forme que, pour reprendre une formule facile qui a probablement été utilisée encore et encore par les critiques pour parler de ce film, ça manque de mordant.

Et c'est dommage, parce qu'on sent que la réalisatrice a une certaine tendresse pour cet univers, et qu'elle a quelque chose à dire sur le sujet du temps qui passe, etc... mais ici, ça ne marche pas vraiment.

3/6 (encore une fois, ça se regarde, sans plus)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 09 - Underworld : Blood Wars (2016)

Publié le 22 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Fantastique, Action

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Underworld 5 - Blood Wars : 

Traquée par les Lycans et par les Vampires, dont la guerre se radicalise, Selene (Kate Beckinsale) est en fuite, séparée de Michael (Scott Speedman/Trent Garrett) et de sa fille Eve (India Eisley), qui pourrait être la clef d'une paix durable entre les deux races. Lorsque Thomas (Charles Dance) et Semira (Lara Pulver), deux vampires, décident d'offrir une seconde chance à Selene, celle-ci finit par accepter d'entraîner une nouvelle génération de combattants... mais c'est un piège, et, accompagnée par David (Theo James), elle se réfugie dans le Nord, ses ennemis à ses trousses, pour y mener son ultime bataille.

La franchise Underworld est un peu une franchise magique : à chaque nouvel épisode, je m'aperçois que je n'ai quasiment aucun souvenir du scénario de l'opus précédent ; à chaque nouvel épisode, je m'aperçois que je trouve ça encore plus mauvais, encore plus fauché, et encore plus générique que l'épisode précédent ; à chaque nouvel épisode, je reste admiratif devant ce casting masculin toujours plus insipide, tout droit sorti d'une agence de casting de mannequins pour pub de parfum ; et à chaque nouvel épisode, je remets pourtant le couvert, motivé par une certain nostalgie de mes années passées dans le Monde des Ténèbres de White Wolf, et par le capital-sympathie de Kate Beckinsale, qui s'amenuise cependant au fil des épisodes.

Ce volet ne déroge pas à la règle : confié à une illustre inconnue, tourné pour pas cher, avec des effets numériques et un câblage approximatifs, sans se préoccuper de ramener deux personnages principaux des volets précédents (Speedman et Eisley n'apparaissent que via des flashbacks, ou des doublures ; le personnage de Michael est liquidé hors-champ), il se contente, en guise de scènes d'action, d'affrontements généralement mal filmés et montés, et de fusillades creuses qui ne convainquent jamais.

Il ne reste donc que Kate (qui est en retrait pendant tout le film, botoxée, et cachée derrière ses cheveux), Lara Pulver (en pilotage semi-automatique dans son rôle de méchante glaciale et manipulatrice), et la fille d'Anthony Stewart Head (qui aurait pu être un personnage plus intéressant dans un film mieux tenu) pour conserver un minimum d'intérêt.

C'est peu... et c'est totalement insuffisant.

1/6 (tout ce qui à trait aux vampires nordiques albinos-téléporteurs-médiévaux-vêtus de blanc, et à Selene 2.0, bonjour le ridicule ultra-cheap)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 08 - Ouija : Les Origines (2016)

Publié le 21 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Ouija - Les Origines (Ouija - Origin of Evil) :

En 1965, à Los Angeles, une veuve (Elizabeth Reaser) et ses deux filles (Annalise Basso & Lulu Wilson) tiennent chez elle un cabinet de voyance dans lequel elles simulent des séances, et mentent à leurs clients crédules. Jusqu'au jour où le trio ajoute une planche de OuiJa à leur numéro : aussitôt, Doris, la plus jeune, semble devenir capable d'entrer en contact avec de véritables esprits, des esprits qui ne sont pas forcément des plus paisibles et bénéfiques...

Le premier OuiJa, sorti en 2015, était un navet préformaté au possible, un film d'horreur pour ados générique, calibré, et sans le moindre intérêt intrinsèque.

Ce OuiJa - Les Origines, est, sous des apparences ténues de préquelle, un film de Mike Flanagan, qui a choisi d'en faire un drame surnaturel se passant dans les années 60, centré sur une famille, avec un rythme volontairement lent et progressif (qui culmine dans la dernière demi-heure), et une réalisation clairement (et délibérément) rétro, avec "brûlures de cigarettes" à chaque changement de bobine, angles et mouvements de caméras old-school, plans à la composition surannée, etc.

On le voit, on est ici très loin du film original, et on entre dans quelque chose de nettement plus ambitieux et travaillé, pas forcément très éloigné des Conjuring de James Wan (sauf que là où James Wan fait dans l'esbroufe et dans la caméra perpétuellement en mouvement sans raison, Flanagan est plus posé... et plus concis, ce OuiJa ne dépassant pas les 100 minutes).

Ce qui a ses avantages, et ses inconvénients, et pour chaque spectateur accrochant à cette ambiance, à ce rythme, à ce style particulier, je suis sûr qu'il y en aura un qui détestera, et restera à la porte d'un film sans rapport avec son aîné.

D'autant que, dans l'absolu, OuiJa - Les Origines ne révolutionnera clairement pas le monde de l'horreur, puisque ça reste assez classique dans son fond, voire même un peu maladroit dans sa structure/progression, et handicapé par un PG-13 qui limite les débordements horrifiques.

Néanmoins, la distribution féminine est très sympathique et solide (on retrouve notamment la soeur Basso, déjà dans Oculus), et pour peu qu'on adhère à la proposition de Mike Flanagan (qui continue son petit bonhomme de chemin dans le monde de l'horreur, sans véritable faux-pas, et qui va ensuite s'attaquer à du Stephen King), c'est un film de commande tout à fait honorable, et nettement supérieur à l'original.

3.5/6, soit une note dans la droite lignée des films précédents de Flanagan : Absentia (4.25/6), Oculus (3.75/6), Pas un Bruit (4/6), et Before I Wake (3.5/6).

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 07 - Morgane (2016)

Publié le 21 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Science-Fiction

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Morgane (Morgan) :

Lorsque Morgane (Anya Taylor-Joy), hybride d'être humain et de machine élevée dans un laboratoire, et dotée de pouvoirs inexpliqués, s'en prend soudainement à l'une des scientifiques qui l'entourent (Jennifer Jason Leigh), l'entreprise dépêche Lee Weathers (Kate Mara), une spécialiste froide, calculatrice et impassible, pour évaluer la situation. Là, aux côtés des chercheurs (Michelle Yeoh, Toby Jones, Rose Leslie, etc), Lee découvre le caractère particulier de Morgane, et lorsque celle-ci agresse un psychiatre (Paul Giamatti) et tente de s'échapper, Lee prend la décision de mettre un terme à cette expérience...

Je ne sais pas trop pourquoi j'avais cette impression, mais je m'attendais à quelque chose de plus horrifique ou de surnaturel, avec ce Morgan.

En fait, ce métrage réalisé par le fils de Ridley Scott (et produit par Papa) est dans la droite lignée d'Ex-Machina (qui m'avait déjà laissé assez mitigé) et de Splice, si ces films faisaient un détour par la case film d'action creux et bourrin dans leur dernier tiers.

Autant dire que le tout est assez frustrant, et pas particulièrement convaincant : oui, la distribution est prestigieuse (mais totalement sous exploitée), et oui, les notions abordées ne sont pas inintéressantes, mais dans l'ensemble, on a l'impression d'un script ayant subi de nombreuses coupes pour arriver à 91 minutes (générique compris), et s'effondrant sous le poids de sa direction insuffisante : les scènes d'action sont médiocres (le montage, notamment), l'interprétation de Kate Mara manque cruellement de subtilité (mais je blâme plus l'écriture et la direction d'acteurs que l'actrice, là) et téléphone un rebondissement tardif, le tout est assez terne et froid, visuellement, et il y a des ruptures de ton assez bizarres (le passage en mode action, l'intervention étrangement agressive et rentre-dedans de Paul Giamatti, l'ébauche d'une relation différente entre Morgane et le personnage de Rose Leslie...) qui trahissent un certain problème de développement des personnages et de maîtrise du script par le réalisateur.

En résumé, un film pas vraiment convaincant ni satisfaisant, qui ne tient jamais ses promesses thématiques et qui donne l'impression d'être inabouti et incomplet.

2.5/6 

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 06 - SiREN (2016)

Publié le 20 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review

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SiREN :

Pour fêter le mariage imminent de Jonah (Chase Williamson), son frère et ses amis (Michael Aaron Milligan, Hayes Mercure & Randy McDowell) lui offrent un enterrement de vie de garçon mémorable dans un établissement très privé et très exclusif, dirigé par Nyx (Justin Welborn) et empli de clients tous plus étranges les uns que les autres. Mais lorsque Jonah tombe sur Lily (Hannah Fierman), une jeune femme innocente à la voix magique, prisonnière de Nyx, il décide de la libérer, sans savoir que Lily est une dangereuse prédatrice à la recherche d'un partenaire...

Un monster movie dérivé du segment "Amateur Night" de l'anthologie V/H/S, dont le réalisateur a très vaguement repris le postulat de départ (une victime innocente s'avère une prédatrice meurtrière et monstrueuse) et l'héroïne pour en faire quelque chose qui n'aurait pas dépareillé au catalogue de Full Moon Pictures, ou parmi les innombrables films de genre sortis directement en vidéo dans les années 80/90 : même calibre d'acteurs, mêmes effets spéciaux gentiment fauchés, même réalisation basique et un peu laborieuse, même meublage évident à partir d'une idée de base insuffisante pour tenir 90 minutes, même racolage et nudité gratuite, etc...

Ici, c'est peut-être même plus gênant, puisque le film tire une grosse partie de ses cartouches avant d'atteindre la moitié de sa durée : malgré des personnages antipathiques (même problème que dans le segment de V/H/S), la mise en place est intrigante, et frôle même, par moment, du Clive Barker, avec cet établissement étrange peuplé de personnages tous très bizarres et monstrueux, et ce sadomasochisme évident sur scène.

Mais le script se refuse étrangement à assumer ses bizarreries, et à aller jusqu'au bout de son univers glauque et tordu ; une fois la créature libérée, le métrage bascule en effet en mode poursuite tout ce qu'il y a de plus basique... et de plus quelconque.

Même le "viol" du héros par Lily semble dérivatif, puisque ce genre de scène et de relation n'est pas vraiment nouveau (j'ai pensé à Splice ou à La Mutante, entre autres).

Et d'ailleurs, c'est dans cette seconde moitié de film que le métrage peine à trouver son rythme, ou sa structure, et tourne donc assez rapidement à vide, avec pas mal de digressions qui n'apportent rien.

Pas assez malsain, pas assez original, pas assez sérieux ou tendu, mais paradoxalement pas non plus assez déjanté ou décalé, et probablement un peu trop fauché pour son propre bien, bref, ça partait de manière intéressante, mais ça finit en pétard mouillé.

2.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 05 - Beyond the Gates (2016)

Publié le 20 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Review

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Beyond The Gates :

Suite à la disparition mystérieuse de leur père, John (Chase Williamson), bon à rien irresponsable, et son frère Gordon (Graham Skipper), plus sérieux, se retrouvent après des années de froid, pour explorer le vidéo-club que leur géniteur possédait. Là, ils découvrent un vieux jeu de société VHS, Beyond The Gates, et lorsqu'ils insèrent la vidéo dans un magnétoscope pour faire une partie avec la compagne de Gordon, Margot (Brea Grant), ils ignorent qu'ils entament un match surnaturel avec Evelyn (Barbara Crampton), la maîtresse du jeu...

Déception très claire que ce film indépendant au postulat de départ dérivatif (Jumanji + Hellraiser, entre autres, à la sauce Atmosfear) mais sympathique ; un postulat qui semble régulièrement être celui d'un court-métrage, étiré jusqu'à l'écoeurement, avec énormément de meublage inutile, histoire de remplir les 82 minutes du film.

Alors certes, on ne pourra pas reprocher au film d'avoir un développement insuffisant des personnages, puisqu'il y a plus d'une demi-heure de mise en place sans rien de surnaturel, et que dans l'ensemble, les problèmes relationnels/le trauma paternel/etc occupent facilement les deux tiers du métrage.

Mais trop de blabla générique tue rapidement l'intérêt de Beyond The Gates, d'autant qu'en plus d'avoir un script de court-métrage, le film semble en avoir le budget : le grand final est un face à face fauché dans un sous-sol rempli de brouillard et d'un néon violacé, et de manière générale, hormis la musique rétro/80s et deux effets un peu sanglants (et volontairement rétro, là aussi), ce premier film de son réalisateur n'a pour lui que son interprétation tout à fait honorable.

Le reste est, au mieux, quelconque, plombé par son mélodrame familial, et par une horreur finalement très absente. Dommage, car avec un peu plus de budget, d'humour et d'inventivité, on aurait pu avoir une petite comédie horrifique assez amusante.

2/6 (par contre, j'avoue avoir bien ri - involontairement - en entendant tous les personnages complimenter Evelyn/Barbara Crompton à plusieurs reprises sur son physique : on sent que l'actrice était productrice exécutive sur le film, et qu'il fallait la brosser dans le sens du poil...)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 04 - The Jane Doe Identity (2016)

Publié le 19 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Review

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The Jane Doe Identity (The Autopsy of Jane Doe) :

Austin (Emile Hirsch) et son père Tommy (Brian Cox) sont médecins légistes de père en fils, et en ce soir de tempête, un corps assez étrange leur arrive : celui d'une jeune femme nue et inconnue (Olwen Catherine Kelly), retrouvée enfouie dans le sol de la demeure d'une famille brutalement assassinée. Mais alors que les deux légistes procèdent à son autopsie, ils découvrent que le cadavre a des particularités vraiment étranges, et qu'autour d'eux, des phénomènes inexplicables commencent à se produire...

Vraiment une excellente surprise que ce premier métrage en langue anglaise du réalisateur/producteur de Trollhunter : pendant une bonne heure, le métrage est très glauque, assez réaliste, pesant... c'est un huis-clos qui fonctionne très bien, porté par un duo d'acteurs excellents (et mention spéciale pour la pauvre actrice qui joue le cadavre) et par des effets simples, mais efficaces et peu ragoûtants.

Je n'ai donc pas vu le temps passer durant toute cette partie, pendant laquelle le mystère ne fait que s'épaissir ; la dernière demi-heure, en comparaison, est plus classique, puisqu'elle donne dans le paranormal et les effets moins surprenants.

Néanmoins, dans l'ensemble, ce métrage a une approche et un point de vue sur l'horreur assez rafraîchissant en ces temps de Blumhouse pictures à gogo, et c'est d'autant plus surprenant qu'il a été co-écrit par un scénariste de la série Once Upon a Time (!).

Un film inattendu, et qui a le bon goût de ne pas s'éterniser au delà des 90 minutes.

4.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 03 - La Chambre des Oubliés (2016)

Publié le 19 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Review

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

La Chambre des Oubliés (The Disappointments Room) :  

Dana (Kate Beckinsale), architecte encore traumatisée par la mort de son nourrisson, emménage dans un splendide manoir à rénover avec son époux David (Mel Raido) et leur fils Lucas (Duncan Joiner). Mais bien vite, au grenier, le couple découvre une pièce vide n'apparaissant sur aucun plan, et plus Dana se plonge dans l'histoire de leur nouvelle bâtisse, et plus les phénomènes étranges se produisent autour d'elle...

Un navet de compétition, signé DJ Caruso et Wentworth Miller (oui, oui, l'acteur de Prison Break), et qui enquille tous les clichés de films de maison hantée de manière lente, insipide, dérivative, et particulièrement inintéressante, afin de tenter de nous feinter, avec ce qui se résume à Kate Beckinsale (botoxée, et avec une vilaine perruque blonde dans un plan sur trois) dépressive et inquiète, qui s'imagine des choses dans sa tête.

Un splendide plantage, avec des personnages secondaires inexistants, et pas un poil de tension : une grosse perte de temps.

0.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 02 - Pet (2016)

Publié le 18 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Horreur, Oktorrorfest, Halloween, Thriller, Review

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Pet :

Seth (Dominic Monaghan), employé timide et maladroit d'un refuge animalier, est épris de Holly (Ksenia Solo), une serveuse qu'il connaît depuis le lycée. Mais Holly refuse de répondre positivement à ses avances, et Seth finit par céder à ses pulsions : il enlève la jeune femme, et l'enferme dans une cage, au sous-sol du refuge animalier. Rapidement, cependant, il apparaît que Holly cache bien des secrets, et un jeu de manipulation s'instaure entre le geôlier et sa captive...

Un thriller aux accents de torture porn horrifique, écrit par le scénariste des 4 Fantastiques et de The Lazarus Effect, ça n'augurait rien de bon... et effectivement, c'est très très moyen, tout ça.

La faute à un script gentiment bancal, qui tente de jouer avec les conventions du genre en les désamorçant maladroitement, et à des personnages assez antipathiques, qui se combinent pour former un tout assez désagréable à regarder, et à la structure qui laisse dubitatif.

Assez rapidement, en effet, le film commence à abattre ses cartes, les unes après les autres (ATTENTION SPOILERS DANS LE RESTE DE CETTE CRITIQUE) : ça commence comme un torture porn assez classique, avec Monaghan en stalker déséquilibré qui décide de forcer l'objet de ses désirs à l'aimer, en la traitant littéralement comme une chienne ; puis rapidement, on nous montre que Holly est elle aussi bien barrée, et s'imagine parler à sa meilleure amie (Jennette McCurdy) ; on devine alors qu'elle l'a tuée, et effectivement, on nous l'explique bien vite (McCurdy disparaît aussitôt du film), ainsi que le caractère psychopathe de la captive, qui tue des hommes dans les rues pour se libérer de ses pulsions agressives.

Et donc voilà, on est environ à mi-film, et on a deux personnages plus antipathiques l'un que l'autre : d'un côté, Monaghan, déséquilibré, en position de force théorique, mais impuissant, faible et amoureux, et en face, Holly, psychopathe emprisonnée, qui a clairement l'ascendant sur lui. Et c'est à peu près tout ce sur quoi repose le reste du métrage : Seth qui se fait manipuler, Seth qui croit contrôler la situation, Seth qui est incapable, et Holly qui télécommande tous ses gestes depuis sa cage.

L'équilibre des forces n'évolue jamais vraiment dans un sens ou dans l'autre, la relation non plus, et toute la suite du script est affreusement balisée et prévisible (quand il ne part pas dans des digressions comiques improbables, comme lorsque Seth tente de poignarder le garde obèse avec la minuscule paire de ciseaux d'un couteau suisse).

Résultat : on regarde tout ça ultra-passivement, on trouve les deux personnages repoussants, on remarque la post-synchronisation médiocre, les grosses ficelles de l'écriture, et on lève les yeux au ciel lorsque le film tente du gore gratuit et inutile, histoire de choquer un spectateur qui serait éventuellement encore captivé par le récit.

Mais bon, quand deux psychopathes détestables se torturent et se blessent mutuellement, il est difficile d'éprouver une quelconque empathie pour l'un ou pour l'autre.

En résumé, l'inversion des rôles et la véritable nature des personnages de ce script arrivent beaucoup trop tôt dans le film, qui ensuite tourne largement à vide, faute de laisser suffisamment de doute sur le dénouement, ou sur les intentions réelles des protagonistes.

2.25/6 (dommage, parce que c'est plutôt bien interprété, sinon)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 01 - The Monster (2016)

Publié le 18 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Review

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

The Monster :

Mère indigne et alcoolique, Kathy (Zoe Kazan) prend sa voiture de nuit avec sa fille Lizzy (Ella Ballentine), pour l'emmener chez le père de celle-ci (Scott Speedman). Mais en chemin, une crevaison et une collision avec un loup les isolent en pleine forêt, sous une pluie torrentielle... et bien vite, une créature sanguinaire et difforme décide de faire des deux accidentées ses proies, et de les traquer sans merci.

Ce n'est pas nouveau, j'ai énormément de sympathie pour Zoe Kazan (et j'ai déjà passé en revue pas mal de ses films sur ce blog), et la voir dans un tel film d'horreur avait de quoi m'intriguer.

Malheureusement, The Monster - anciennement There Are Monsters - (du réalisateur de The Strangers) participe de cette vague de films d'horreur indépendants "à sens profond/à métaphore", dans lequel le monstre est un symbole des tourments psychologiques de tel ou tel protagoniste.

Et pour être même plus précis, ici, on est (à peu de choses près) dans l'un de ces films où le monstre est un moyen pour l'héroïne de renouer avec sa maternité, et de passer outre ses traumatismes psychologiques pour renforcer ses liens avec son enfant, etc.

Parfois, ça marche, comme dans Mister Babadook, et parfois, ça tombe totalement à plat, comme ici.

Probablement parce que la mise en place est à la fois interminable (45 minutes avant que le monstre ne se manifeste vraiment), pataude (un paquet de flashbacks sur la vie troublée de la famille interviennent régulièrement pour casser toute ambiance ou toute tension) et assez antipathique (Zoe Kazan est une caricature de mère indigne, la gamine est geignarde au possible) ; et parce qu'une fois que tout se déclenche, on tombe dans des clichés éculés et assez plats, qui reposent entièrement sur un monstre façon mec-en-costume sans la moindre originalité au niveau conceptuel, et trop souvent dans l'obscurité.

Bref, on s'ennuie beaucoup, l'horreur de ce survival ne fonctionne pas vraiment, le drame relationnel non plus et les métaphores encore moins.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #604 : A Cure for Life (2017)

Publié le 17 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Horreur, Thriller, USA, Allemagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

A Cure For Life (A Cure For Wellness) :

Envoyé par ses patrons à la recherche du PDG de la compagnie, enfermé dans un sanitarium mystérieux, dans les Alpes suisses, Lockhart (Dane DeHaan) comprend, dès son arrivée sur place, que quelque chose ne tourne pas très rond. Et plus il se rapproche de la jeune Hannah (Mia Goth), la seule patiente à avoir moins de 20 ans, plus l'étau se resserre autour de lui, et plus les étranges rites surnaturels du Dr. Heinreich Volmer (Jason Isaacs) et de ses employés font basculer son esprit dans la folie...

On ne peut pas nier que Gore Verbinski, quel que soit le film qu'il tourne, d'un Pirates des Caraïbes à un Lone Ranger, en passant par un Rango, soit désormais suffisamment dégagé des contraintes des studios pour pouvoir se permettre toutes les audaces visuelles, et les idées improbables. En ce sens, il correspond bien à la définition de "réalisateur visionnaire" : il a une vision bien à lui, et elle est immédiatement identifiable lors de moments très particuliers, même au coeur des blockbusters les plus généralistes.

Malheureusement, qui dit "dégagé des contraintes des studios" dit aussi "libre de faire tout et n'importe quoi, et de se laisser déborder par ses envies". Et ce qui s'est produit pour Lone Ranger (ce qui aurait été un bon western original et décalé de 100/110 minutes en faisait malheureusement 150) se répète ici. 

Si je ne l'avais pas vu à sa sortie en vidéo, avant l'été, j'aurais probablement attendu Octobre pour le regarder et intégrer directement ce film à l'Oktorrorfest... car ce métrage ressemblant fortement, au premier abord, à un Shutter Island-bis (du thriller psychologique pas vraiment horrifique), s'avère en fait un grand hommage assumé de Gore Verbinski à tout un pan du cinéma et de la littérature d'horreur gothique, dans la lignée de Poe/Lovecraft, mâtiné d'influences transalpines évidentes.

Aidés par des décors naturels somptueux, Verbinski (et son scénariste de Lone Ranger) se lâchent, et produisent ici quelque chose d'ambitieux, de particulièrement travaillé visuellement, d'étrangement malsain, de cotonneux, d'intrigant, de non-sensique, qui se transforme en une oeuvre grandiloquente, glauque... et le problème, c'est que ça fait 2h30.

146 minutes qui prennent bien leur temps pour développer une histoire finalement très classique (cette affaire de comte, de villageois en colère, Hannah... rien de bien surprenant ou original) dont les révélations arrivent facilement 20-30 minutes après que le spectateur ait déjà tout compris.

Résultat : on se retrouve ainsi avec deux premières heures de film qui jouent tellement l'attente, le mystère et le suspense (frôlant même parfois l'imagerie abstraite et lynchienne) que le spectateur a tout le temps du monde d'assembler dans sa tête les pièces d'un puzzle que le script met bien en évidence.

Le film abat paradoxalement ses cartes à la fois bien trop tôt et bien trop tard, sans avoir suffisamment de subtilité pour totalement emporter l'adhésion : on finit frustré par le script, qui n'est jamais à la hauteur des images et des séquences (parfois tendues, cf. le dentiste) que Verbinski propose.

Et pourtant, la dernière demi-heure finit presque par réconcilier avec le film dans son ensemble, entre son bal sinistre, sa musique pompeuse (on sent bien le temp-tracking, çà et là, mais rien de grave), son méchant défiguré (Lon Chaney n'est pas loin), sa perversité, son incendie, et sa conclusion irréelle... c'est un peu de la Hammer ou du Bava, mais avec beaucoup plus de moyens.

En résumé, une expérience mitigée, dont la durée, la structure et les failles (énormément d'éléments du scénario ne servent absolument à rien, si ce n'est à meubler et à faire de jolies images mystérieuses) m'empêchent de lui mettre beaucoup plus que la moyenne.

Néanmoins, Verbinski confirme une nouvelle fois sa folie visuelle et son amour du cinéma, l'interprétation est excellente (Mia Goth, notamment), et le tout s'avère particulièrement surprenant... pour le meilleur et pour le pire.

3.5/6

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