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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #australie catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1435 : La méthode Menkoff (2016)

Publié le 10 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, Thriller, Australie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La méthode Menkoff (The Menkoff Method - 2016) :

Passionné de manga, David Cork (Lachlan Woods) travaille à un poste administratif d'une entreprise de traitement de données où il ne rêve que d'une chose : devenir dessinateur de mangas. Jusqu'au jour où Max Menkoff (Noah Taylor), un pseudo-expert russe en ressources humaines, arrive avec son équipe pour y restructurer l'entreprise. Une restructuration aux méthodes soviétiques, qui transforme tous les employés en êtres drogués et serviles, mais qui cache en réalité le passé criminel de Menkoff, et les véritables raisons de sa présence. Avec l'aide de la belle Ruby Jackson (Jessica Clarke), David va alors tenter de lutter contre ce manipulateur venu du froid...

Une comédie australienne réalisée et interprétée par Noah Taylor, et qui, sur le papier, ouvrait la porte à quelque chose d'excentrique, de décalé et d'amusant.

Dans les faits, cependant, tout est trop forcé et outré pour vraiment emporter l'adhésion : rien que le personnage principal, véritable otaku névrosé et tremblotant que l'on imagine facilement avoir le nez qui saigne dès qu'une fille le regarde, a tendance à agacer, dépourvu du moindre charisme ou de la moindre caractéristique attachante (son "talent", notamment, est très limité, malgré ce qu'en disent tous les autres personnages).

Et puis il y a tous ces employés drogués, qui jouent leur rôle comme des figurants dans un film de zombies ; les Russes ultra-caricaturaux ; les innombrables plans à la caméra débullée ; les moments de thriller ou d'action qui n'ont pas de tension ou d'énergie ; etc, etc, etc...

On le comprend très vite, je n'ai pas du tout accroché à ce métrage au sens de l'humour très particulier (très australien ?) et à la facture technique semi-approximative. Un énorme bof, en somme.

2/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Christmas Yulefest 2020 - 41 - L'Apprenti Père Noël (2010)

Publié le 20 Décembre 2020 par Lurdo dans Animation, Noël, Christmas, Yulefest, France, Review, Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Fantastique, Jeunesse, Aventure, Australie, Irlande

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusqu'à mi-janvier...

L'Apprenti Père Noël (2010) :

L'heure de la retraite approche pour le Père Noël (Benoît Allemane), mais celui-ci n'a guère envie de passer la main. Il doit cependant se résoudre à prendre sous son aile le petit Nicolas (Nathan Simony), un jeune orphelin souffrant de vertige, afin de le former au dur métier de distributeur nocturne de cadeaux...

Un petit film d'animation français (coproduit avec l'Irlande et l'Australie) assez mignon, servant de préquelle à la série du même nom, et qui bénéficie vraiment de son trait classique mais efficace, et de son ambiance assez douce et poétique.

Alors certes, ça ne révolutionnera rien sur le fond : le script est assez convenu, parfois assez manichéen ou épisodique, et l'arrestation du Père Noël, à moins de 10 minutes de la fin, semble un peu bâclée ; et le doublage, s'il bénéficie de la présence de noms connus (Line Renaud, Isabelle Mergault, Lorant Deutsch, Pef, Benoît Allemane, Bruno Salomone, Julie Gayet et même Jean-Pierre Marielle), reste parfois inégal.

Mais dans l'ensemble, ce métrage animé s'avère un bon divertissement familial, notamment pour les plus jeunes.

4/6

(film déjà passé en revue en ces pages de manière plus superficielle en 2013)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Un film, un jour (ou presque) #1310 : Sang d'Acier (2017)

Publié le 4 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Science-Fiction, Thriller, Australie, Chine

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Sang d'Acier (Bleeding Steel - 2017) :

Des années après leur premier affrontement sanglant, Lin (Jackie Chan), inspecteur de police à Hong-Kong, traque toujours le maléfique André (Callan Mulvey), un cyborg décidé à se venger de Lin, et qui cherche un moyen de se régénérer complètement. Pour y parvenir, André compte sur une dangereuse femme en noir (Tess Haubrich) et sur ses sbires, pour retrouver Nancy (Nana Ouyang), la fille cachée de Lin, ramenée à la vie grâce à la même technologie qui anime André, et ultime porteuse des secrets du Dr. James (Kym Gyngell).

Un techno-thriller australo-chinois assez improbable et bancal (rien que les deux génériques de début donnent le ton très approximatif du tout), qui flirte fréquemment avec les GI Joe (la tenue des méchants, leur vaisseau, le côté cybernétique du pauvre...) ou avec les productions EuropaCorp (le travestissement, l'image assez moche, la manière dont l'Australie est représentée) et part dans tous les sens, tentant de concilier l'action (grosse cascade sur les toits de l'Opéra de Sydney), l'émotion (le traumatisme familial de Jackie) à la comédie chinoise pas drôle (Jackie et son sidekick maladroit), le tout avec des sensibilités asiatiques et australiennes qui se marient relativement mal.

Par moments, ça fonctionne (la fusillade du début est assez spectaculaire)... mais la plupart du temps, les rouages du film grincent laborieusement, la faute à un script peu convaincant et clair, et à un métrage qui ressemble presque à une parodie, sans totalement assumer ce grand n'importe quoi.

Ce n'est pas forcément désagréable à regarder, mais c'est faiblard à de nombreux niveaux, surtout à ceux où l'on attend un Jackie Chan (action, humour...), même vieillissant.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 45 - Relic (2020)

Publié le 23 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Review, USA, Australie

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Relic (2020) :

Lorsqu'Edna (Robyn Nevin) disparaît subitement de chez elle, sa fille Kay (Emily Mortimer) et sa petite-fille Sam (Bella Heathcote) rendent visite à la demeure familiale qu'elle occupe habituellement, aujourd'hui en piteux état. Là, elles réalisent bien vite que la sénilité s'empare peu à peu d'Edna... à moins que ce soit une force surnaturelle inexplicable.

Un film d'horreur produit par Jake Gyllenhaal et les frères Russo, premier film de sa réalisatrice, qui a reçu avec ce métrage un accueil critique particulièrement enthousiaste. Il faut dire que ce Relic fait partie de cette génération de métrages horrifiques "à sens", où le surnaturel est principalement utilisé comme une métaphore, ou comme les atours de ce qui s'avère un drame centré sur un problème bien réel, que ce soit une maladie, la folie, un enfant difficile, les violences conjugales, etc.

Le sujet de Relic est donc la sénilité et la maladie (Alzheimer, tout ça), et la moindre manifestation étrange peut être lue comme une métaphore (souvent assez évidente - la moisissure qui se retrouve tant sur les murs de la maison que sur le corps d'Edna, symbole de la maladie qui progresse et des souvenirs qui disparaissent ; les couloirs sans fin dans lesquels tout le monde se perd, parsemés de cartons d'objets en tous genres, représentatifs de l'esprit confus d'Edna ; Edna qui prend une apparence de plus en plus monstrueuse à mesure que la maladie progresse, et que ses proches la reconnaissent de moins en moins ; l'ultime scène, qui symbolise l'hérédité de la maladie, etc)... une métaphore probablement très pertinente pour qui a vécu un tel drame, mais une métaphore qui, sur la durée, n'est pas forcément totalement probante.

Il faut dire que l'essentiel du métrage (une bonne heure globalement très lente) consiste en quelques grincements et bruits sourds, ainsi que des plans sinistres sur la maison familiale... et guère plus. Certes, ça reste très bien interprété, et ça décolle dans la dernière ligne droite, mais toujours de cette manière métaphorique et symbolique qui, une fois assimilée par le spectateur, finit par être transparente.

Un film qui parlera probablement à certain(e)s, mais qui, sur la longueur, m'a globalement lassé, car un peu trop cousu de fil blanc, et pas forcément très glaçant.

3/6 

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 13 - Two Heads Creek (2020)

Publié le 6 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, UK, Australie

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Two Heads Creek (2020) :

Deux Anglais, Norman (Jordan Waller), un boucher timide, et sa sœur Anna (Kathryn Wilder), actrice exubérante et moqueuse, découvrent que leur mère biologique est en réalité australienne, et qu'elle vit à Two Heads Creek, une bourgade perdue du Queensland. Le duo s'y rend aussitôt, mais découvre là une communauté étrange, aux penchants sanguinaires...

Un métrage écrit par son interprète principal, et qui marche un peu dans les traces des premiers métrages de Peter Jackson, en cela que c'est de la comédie horrifique sanguinolente et totalement décomplexée, qui n'a pas peur de faire dans le mauvais goût et de couvrir ses interprètes de tripes et d'hémoglobine.

Après... je dois avouer que je suis un peu mitigé sur le résultat final. Oui, c'est déjanté, oui, c'est une grosse farce se moquant autant des Anglais (présentés comme des connards arrogants et racistes) que des Australiens (présentés comme des bouseux cannibales et racistes), mais le tout est assez déséquilibré (il faut une bonne heure pour que le tout dégénère enfin et que le gore arrive, notamment au travers d'un festin cannibale sur fond de karaoké), parfois approximatif (la dernière partie, ainsi que tout le message en filigrane sur l'immigration) et le personnage d'Anna, constamment moqueur, sarcastique et bitchy, est rapidement fatigant et agaçant.

Bilan plutôt mitigé, pour moi, donc, et c'est dommage, car la bonne humeur et la bonne volonté de tout le monde auraient pu valoir au film un bon 4/6. En l'état, cependant, c'est la moyenne, à peine.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1307 : The Very Excellent Mr Dundee (2020)

Publié le 25 Septembre 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Australie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Very Excellent Mr Dundee (2020) :

À Hollywood, le quotidien de l'australien Paul Hogan, ex-acteur vedette de la franchise Crocodile Dundee, qui tente de se remettre en piste à l'âge de 80 ans, au grand dam de ses proches...

J'ai de la sympathie pour Paul Hogan, comédien australien qui a décroché le gros lot avec les Crocodile Dundee, mais s'est rapidement trouvé enfermé dans ce rôle iconique.

Ici, "Dundee" et son équipe ont clairement pris, pour inspiration, le Curb Your Enthusiasm de Larry David : on y retrouve ce concept d'un vieillard ronchon admiré de tous, qui vit au beau milieu d'une société hollywoodien creuse et superficielle (pour être plus exact, le film a été tourné en Australie, mais se déroule théoriquement à Los Angeles), et qui ne peut s'empêcher de gaffer encore et encore tant il n'a absolument rien à faire du politiquement correct.

Et comme dans Curb, on a droit à un défilé de guest stars dans leur propre rôle, avec par exemple Chevy Chase, un Hemsworth, Olivia Newton-John, Wayne Knight, Reginald VelJohnson ou encore John Cleese (qui, ruiné par son divorce, s'est apparemment reconverti en chauffeur Uber et pilote de course, à en croire ce film ^^).

Malheureusement, si le métrage se regarde tranquillement (il dure à peine 85 minutes), le tout reste beaucoup trop gentil et convenu, surtout lorsqu'on le compare au travail de Larry David : la critique de Los Angeles et du milieu des acteurs est générique (et un peu redondante avec Crocodile Dundee 3), la musique constamment primesautière (façon 30 Rock) finit par fatiguer, et le tout se finit mollement, sans vraiment raconter grand chose d'autre qu'une suite de quiproquos et d'incidents qui s'accumulent.

Seul moment mémorable : le passage Crocodile Dundee : The Musical, plutôt rigolo.

3/6 (en étant gentil, et principalement pour le capital-sympathie du bonhomme)

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Un film, un jour (ou presque) #1136 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Top End Wedding (2019)

Publié le 13 Février 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, Australie

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Top End Wedding (2019) :

Jeune avocate prometteuse, Lauren (Miranda Tapsell) vient de décrocher une promotion lorsque son compagnon, Ned (Gwilym Lee) décide simultanément de quitter son emploi et de demander Lauren en mariage, avec une condition : que la cérémonie se fasse rapidement et sans chichis. Lauren accepte, mais impose elle aussi une condition en retour : que le mariage se tienne dans sa famille aborigène, à l'autre bout du pays. Plus facile à dire qu'à faire, notamment lorsque Lauren et Ned arrivent chez le père éploré (Huw Higginson) de la jeune femme : la mère de Lauren (Ursula Yovich) vient de le quitter, et a disparu dans le bush. Sans hésiter, Ned et Lauren partent alors à sa recherche...

Comédie romantique australienne co-écrite par son interprète principale, ce Top End Wedding n'est pas tant une comédie romantique orientée mariage qu'un road trip dans le bush australien mêlant romance, poids des traditions, couples mixtes, préjugés raciaux et nature sauvage.

Un mélange plutôt intéressant, notamment de par la place importante qu'il laisse à la population aborigène, et par les thématiques qu'il soulève çà et là : il est donc dommage que la structure du scénario et son rythme ne soient pas plus maîtrisés.

En effet, pendant une grosse heure, le métrage tente de concilier la structure épisodique de son road trip avec de la comédie gentiment excentrique (façon La pire semaine de ma vie), des personnages secondaires assez caricaturaux (toutes les copines, le père dépressif, la patronne, l'oncle flamboyant, la belle-mère rigide, stricte et quasi-raciste...) et un fond plus émouvant, qui se trouve longtemps relégué en filigrane.

La mayonnaise ne prend que alors que très moyennement, le film manquant régulièrement d'énergie et de dynamisme, et ayant recours à de grosses ficelles et autres coïncidences assez pataudes. Et puis, dans son dernier tiers, alors que l'héroïne revient seule dans les îles Tiwi, le métrage décolle enfin, s'éloignant de sa comédie bancale pour évoluer vers quelque chose de plus touchant, de plus sincère : l'émotion repasse sur le devant de la scène, et c'est tout l'exotisme, la bonne humeur et les traditions aborigènes qui dominent alors le film, assurant un dépaysement certain pour le spectateur européen.

Le film n'évite cependant pas quelques clichés de rom-com, comme la dispute, le changement d'avis in extremis dans un aéroport, etc, mais dans l'ensemble, il s'en affranchit assez bien, pour produire quelque chose de différent et d'intéressant.

Certes, c'est assez décousu, et plutôt inégal ; il reste cependant quelque chose de sincère dans tout ça, un retour aux sources touchant et bien interprété, ponctué de moments amusants.

3.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 32 - Little Monsters (2019)

Publié le 15 Octobre 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, Australie, Hulu

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Little Monsters (2019) :

Lorsqu'il découvre que son neveu doit partir en excursion scolaire avec son institutrice, la belle Miss Caroline (Lupita Nyong'o), Dave (Alexander England), un musicien raté, glandeur, et fainéant, se propose pour accompagner la sortie. Mais cette dernière tourne au cauchemar lorsqu'une épidémie zombie se déclenche dans une base militaire voisine, et se propage au parc animalier où les enfants se trouvent...

Une zom-com australienne globalement inégale, mais finalement assez distrayante. Le problème, en fait, c'est cette mise en place avec un humour très australien : pendant 20-25 bonnes minutes (jusqu'à l'apparition des zombies, en fait), on a droit à de la slacker comedy assez bas-de-plafond, graveleuse et lourde, centrée sur le protagoniste, guitariste raté et loser fini.

Un protagoniste irresponsable et guère sympathique, au parcours rédemptif cousu de fil blanc, et qui se voit confronté à un Josh Gad en roue libre, imbuvable, en animateur pour enfants façon Pee-Wee Herman, qui gueule, qui jure, qui boit, etc, etc, etc...

Tout ce côté humour bourrin et assez gueulard fatigue rapidement, même s'il est, heureusement, contrebalancé par une Lupita Nyong'o excellente, à la fois douce, intelligente et dure à cuire, et par des enfants (quasiment) tous sympathiques. Heureusement aussi, plus le film avance, et plus un équilibre précaire se crée entre comédie criarde et lourde, et moments plus tendres et sincères.

Alors certes, l'écriture reste toujours un peu pataude, et le film manque vraiment de capital sympathie au niveau de son interprète principal (avec quelqu'un comme Zachary Knighton dans ce rôle, ce serait nettement mieux passé), mais dans l'ensemble, ça se regarde, et surtout, ça s'améliore à mesure que le film avance.

Rien d'exceptionnel dans le genre, mais c'est honorable.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1045 : MOIS AVENTURE - Crocodile Dundee III (2001)

Publié le 25 Août 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, Australie

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Crocodile Dundee III (Crocodile Dundee in Los Angeles - 2001) :

Lorsque son père lui demande de prendre temporairement la tête de la rédaction de son journal de Los Angeles, Sue (Linda Kozlowski) accepte, et la famille Dundee s'installe alors dans la Cité des Anges. Mais alors que Mick (Paul Hogan) et son fils Mikey (Serge Cockburn) explorent la ville, Sue réalise qu'Arnan Rothman (Jere Burns), patron d'un petit studio hollywoodien, semble être de mèche avec Miloš Drubnik (Jonathan Banks), homme d'affaires yougoslave des plus louches...

Retour à une durée plus correcte de 95 minutes pour ce troisième et dernier opus de la franchise Crocodile Dundee, un opus plus orienté comédie familiale et qui, bizarrement, m'a semblé plus agréable à regarder que le précédent (malgré des critiques plus assassines que jamais).

Le fait que le film soit nettement mieux rythmé que le précédent a certainement dû jouer, ainsi que le capital sympathie du jeune Serge Cockburn (qui fait un Dundee Jr. très naturel), mais aussi et surtout, ce côté "Paul Hogan règle ses comptes avec Hollywood" très amusant, qui semble plus prononcé que dans les deux films précédents.

Je ne serais pas surpris d'apprendre que bon nombre des répliques des "gens du milieu du cinéma" soient directement inspirées de ce que Hogan a pu entendre au fil des ans dans l'industrie : le film sent le vécu, notamment dans la vacuité et la fatuité des nombreux parasites qui constituent l'essentiel du milieu.

Ajoutez à cela de multiples visages familiers - Jere Burns, Jonathan Banks, Mike Tyson, John Billingsley - et cela donne un métrage toujours aussi nonchalant que les deux premiers films, mais tout de même mieux rythmé, plus dynamique, et attachant.

Après, il faut bien admettre que le côté trafiquants d'art/pseudo-thriller qui s'invite mollement à partir de 70 minutes est sous-développé, et pas totalement convaincant. Mais bon, ce n'est pas aussi honteux qu'on a bien voulu le dire à l'époque.

3/6 (notamment pour la fin amusante)

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Un film, un jour (ou presque) #1044 : MOIS AVENTURE - Crocodile Dundee II (1988)

Publié le 24 Août 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, Australie

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Crocodile Dundee II (1988) :

Alors qu'il s'adapte tant bien que mal à la vie new-yorkaise, Crocodile Dundee (Paul Hogan) découvre que sa femme Sue (Linda Kozlowski) a été kidnappée par un traficant de drogues sud-américain (Hechter Ubarry), qui la croit en possession de preuves de ses activités illégales. Sans hésiter, il part la libérer, mais comprend bien vite qu'ils vont devoir partir se cacher en Australie pour échapper aux criminels...

On prend les mêmes, on inverse la structure du premier film (ici, première moitié à New York, deuxième moitié dans le bush australien), et on rallonge la sauce jusqu'à frôler les deux heures, ce qui est honnêtement bien trop.

Le vrai problème, en fait, c'est que, dénué de la romance du premier opus, le film souffre d'un manque total de tension narrative : c'est bien simple, alors que le couple principal (à l'alchimie et à la complicité toujours attachantes) est traqué par de dangereux narco-trafiquants jusqu'en Australie... il n'y a pas le moindre suspense, pas la moindre énergie.

Pire, lorsque arrive la fin de la première moitié, le rythme du film est tel qu'on se dit que le métrage est temriné, qu'il s'est écoulé au moins 90 minutes, que la happy end est là, et que tout est réglé - mais bien entendu, ça repart pour une heure complète.

Bref, tout ça est nettement en deçà du premier épisode (qui était déjà presque trop nonchalant et décontracté), malgré des caméos amusants de quelques visages familiers, comme une toute jeune Tatyana Ali, Luis Guzman, ou encore Stephen Root...

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1043 : MOIS AVENTURE - Crocodile Dundee (1986)

Publié le 23 Août 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, Australie

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Crocodile Dundee (1986) :

Lorsqu'elle arrive en Australie pour interviewer Mick "Crocodile" Dundee (Paul Hogan), un chasseur de crocodiles ayant récemment survécu à une attaque, Sue Charlton (Linda Kozlowski), journaliste new-yorkaise, découvre la faune, la flore et les autochtones locaux. S'attachant à Dundee, elle décide alors de lui faire découvrir les États-Unis, mais le choc des cultures s'avère plus important que prévu...

Un métrage qui tient plus de la comédie romantique que du film d'aventures, et qui a pris un petit coup de vieux (notamment dans tout ce qui est vannes raciales/transgenres, etc), mais qui reste néanmoins très attachant : la distribution est sympathique, le couple principal possède une alchimie très présente (forcément), Dundee n'est jamais vraiment la cible des clichés et des moqueries (ça aide que le New York des années 80 soit, en soi, déjà bien gratiné et naturellement caricatural), et le grand final dans le métro new-yorkais, à base de bouche à oreille, fonctionne toujours aussi bien.

Après, ça reste un métrage assez nonchalant et décontracté, à tous les niveaux, et c'est donc loin d'être palpitant, mais ça se regarde toujours très facilement, même plus de 30 ans après sa sortie.

3.5 + 0.25 pour la toute fin = 3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #935 : Sweet Seventies (2018)

Publié le 8 Avril 2019 par Lurdo dans Australie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Sweet Seventies (Swinging Safari - 2018) :

Le temps de l'été 1975, en Australie, les esprits et les hormones de trois familles voisines, les Hall (Guy Pearce, Kylie Minogue, etc), les Jones (Radha Mitchell, Julian McMahon, etc) et les Marsh (Asher Keddie, Jeremy Sims, etc) s'échauffent, alors même qu'une baleine s'échoue sur la plage voisine, et que les adultes décident de s'essayer à l'échangisme. Mais de son côté, deux de leurs enfants, Jeff Marsh (Atticus Robb), apprenti réalisateur, et Melly Jones (Darcey Wilson), timide et désabusée, contemplent toute cette agitation avec lassitude, prêts à un changement de cadre et de vie...

Une comédie australienne écrite et réalisée par Stephan Elliott, déjà à l'origine de Priscilla, folle du désert, et qui s'attaque au portrait corrosif de plusieurs familles déglinguées, dans les années 70.

Un petit côté Jean Shepherd dans la narration, des moments d'humour (gentiment) noir improbables (le flashback sur le parasol, le destin du chien, les cascades, le grand final), une réalisation inventive et ludique, bref, ça a beau ne pas être très bien rythmé (ou plutôt, c'est d'une nonchalance assez typique de l'Australie), ça finit tout de même par emporter l'adhésion grâce à sa décontraction et son côté décomplexé.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #885 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Rip Tide (2017) & How to Train Your Husband (2018)

Publié le 11 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Télévision, Netflix, Jeunesse, Sport, Australie, Disney, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Rip Tide (2017) :

Lasse de voir sa carrière de mannequin totalement dirigée par sa mère (Danielle Carter), et suite à un incident embarrassant devenu viral, Cora (Debby Ryan) fuit pour l'Australie, pour passer quelque temps chez sa tante Margot (Genevieve Hegney), qu'elle n'a pas revue depuis bien longtemps. Là, elle comprend que Margot ne s'est pas remise de la mort de son époux, elle sympathise avec l'excentrique Chicka (Naomi Sequeira), et elle tombe sous le charme de Tom (Andrew Creer), un surfeur qu'elle connaissait dans son enfance, et qui va l'inciter à prendre en main son destin...

Une comédie romantique australienne diffusée sur Netflix et distribuée par Marvista, avec une ex-Disney en tête d'affiche (et une autre dans un second rôle plus décalé). Et honnêtement, cela suffit à comprendre à quoi s'attendre avec ce métrage : une sorte de croisement entre un téléfilm romantique Marvista, et une comédie adolescente Disney Channel, le tout un peu mieux filmé que la moyenne, et avec de très jolies images aquatiques et de l'Australie (c'est lumineux, tout ça, peut-être même trop).

Au niveau de l'intérêt, ça s'arrête à peu près là, cependant, puisque le tout reste assez superficiel sur tous les plans, malgré un moment ou deux qui tentent d'être un peu plus subtils (la tante, hantée par le souvenir de son époux décédé ; la gestion des flashbacks, et leur symbolique), et une pudeur assez prononcée à tous les niveaux.

2.5/6 (parce que j'ai de la sympathie pour la moue boudeuse de Ryan, et parce que la copine excentrique m'a rappelé une jeune Danica McKellar, en plus agitée)

How to Train Your Puppy Husband (or How to Pick Your Second Husband First - 2018) :

Thérapeute réputée et auteur de best-sellers, Jillian (Julie Gonzalo) a pourtant des problèmes de couple assez conséquents, que ni la jeune femme ni son époux (Jonathan Chase) ne savent comment régler. À l'occasion d'un déplacement de son époux, cependant, Jillian accueille chez elle un jeune chiot, à l'initiative de sa meilleure amie Nicole (Karla Mosley) : elle découvre alors comment s'occuper d'autrui, et réalise qu'elle a peut-être trouvé là une solution aux problèmes de son mariage...

Une comédie romantique indépendante qui finira probablement sur ION, UpTV ou Lifetime (sans même parler des chaînes françaises), tant elle est calibrée, par sa maison de production (la même que celle qui a produit Fugue Sentimentale, entre autres), pour se couler dans le moule des romances télévisées façon Hallmark.

Le seul problème, en fait, c'est que le personnage de Julie Gonzalo n'est vraiment pas particulièrement engageant, notamment au début du métrage, lors des moments de tension au sein de son couple. C'est un problème d'écriture, mais aussi de visuel, puisque le tout est filmé de manière assez clinique, dans des environnements assez froids et stériles, ce qui n'aide pas vraiment à s'attacher à cette thérapeute finalement relativement mauvaise et immature.

Il faut attendre l'arrivée du chien (un adorable petit Beagle), au bout d'une demi-heure, pour que le tout se décoince un peu, et qu'on commence à s'attacher aux mésaventures de Julie Gonzalo. Mais là encore, c'est plus grâce au capital-sympathie du chien que grâce à l'écriture de la réalisatrice/scénariste, dont c'est là le second long-métrage. Et ensuite, avec le retour du mari dans la vie de Jillian, le film s'embourbe dans des mensonges, de la jalousie et des quiproquos quelconques...

Dans l'ensemble, une comédie romantique assez plate, qui manque vraiment de peps et d'énergie, et qui ronronne assez rapidement (ce qui est assez paradoxal, vu la thématique canine du tout).

2 + 0.25 pour le chien = 2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #884 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Three Summers (2017) & Que s'est-il passé cette nuit-là ? (2017)

Publié le 11 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Cinéma, Comédie, Romance, Thriller, Télévision, Lifetime, Australie, UK, Musique, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Three Summers (2017) :

Trois années de suite, durant le festival musical annuel Westival, en Australie, deux musiciens irlandais - Roland (Robert Sheehan), prétentieux et élitiste joueur de thérémine, et Keevy (Rebecca Breeds), une joueuse de violon folk terre-à-terre et enthousiaste - se croisent et se rapprochent, alors qu'autour d'eux s'animent diverses communautés et autres groupes musicaux toujours plus excentriques...

Une comédie romantique écrite et réalisé par Ben Elton, légende de la télévision comique anglaise (Mr. Bean, Mr. Fowler brigadier-chef, Blackadder, The Young Ones)... et qui, en regard des antécédents de son créateur, s'avère étrangement décevante et plate.

Le problème, c'est que, plutôt que de faire un métrage purement romantique, Elton a choisi de faire de ce film une comédie collective, avec bon nombre de personnages secondaires et de moments récurrents, au sein desquels Sheehan (parfait en musicien méprisant et hautain) et Breeds évoluent et se disputent, avant de se retrouver.

Résultat, entre moments de revendication politique aborigène, chansons vaguement décalées, seconds rôles excentriques, plaidoyer pour le vivre-ensemble, humour australo-britannique, etc, la romance évolue mollement, sans vraiment passionner, et ce bien que le couple principal soit agréable.

Ce n'est pas calamiteux, c'est simplement assez quelconque.

3/6

Que s'est-il passé cette nuit-là ? (The Wrong Bed : Naked Pursuit - 2017) :

Peu de temps après avoir été renvoyée d'une compagnie d'assurance, Stella (Jewel Staite) se réveille un beau matin dans une chambre d'hôtel, nue et menottée à un séduisant pompier, Owen (Corey Sevier). Ni Stella ni Owen ne se souviennent comment ils sont arrivés là, ni qui est l'autre, mais progressivement, alors qu'ils se rapprochent, ils comprennent qu'ils sont embarqués dans une histoire de conspiration pharmaceutique qui les dépasse, et qui les oblige à fuir constamment de l'avant..

Pas vraiment une comédie romantique, puisqu'on est ici dans un téléfilm Lifetime façon thriller miteux, mais dans lequel la romance joue tout de même un rôle important (car récit adapté d'un roman Harlequin).

Adapté à quatre mains, ce téléfilm s'avère ainsi un métrage assez bâtard, bourré de choix créatifs contre-productifs (dès que le récit s'éloigne du couple principal, ça patauge) qui semblent uniquement là pour remplir un peu les 85 minutes du programme.

Ce n'est donc pas très intéressant, malgré le capital sympathie du couple principal et les paysages canadiens enneigés, et sur la fin, ça vire même au ridicule, avec ce grand méchant surjoué, qui nous fait son monologue avant de tuer les héros.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 26 - Cargo (2017)

Publié le 16 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Drame, Thriller, Netflix, Australie

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Cargo :

Contaminé, avec 48 heures à peine à vivre avant de se transformer en zombie sanguinaire, Andy (Martin Freeman) traverse l'Australie à pied avec sa fille Rosie, pour espérer trouver un nouveau foyer à celle-ci, avant qu'il ne soit trop tard. En chemin, il croise une fillette aborigène (Simone Landers) lancée dans sa propre quête, afin de sauver son père contaminé...

Film d'infectés australien adapté d'un court-métrage, Cargo s'avère une semi-réussite, un poil longuette et languissante (le ralenti omniprésent sur les cinq dernières minutes, par exemple, était inutile), et souffrant de rebondissements assez télégraphiés et prévisibles... mais Martin Freeman porte littéralement le film (et sa "fille" adorable) sur ses épaules, et se démène pour faire fonctionner le tout.

On pense un peu à These Final Hours, un peu à du Peter Weir pour tout ce qui est en rapport avec la spiritualité et le peuple aborigène, et dans l'ensemble, l'atmosphère mélancolique, les paysages australiens et l'interprétation excellente de Freeman font que ça se regarde sans problème, mais sans toutefois vraiment dépasser ce statut de "sympa sans plus".

3.5/6

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Les bilans de Lurdo : Picnic at Hanging Rock (2018)

Publié le 20 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Fantastique, Drame, Australie, Amazon, Showcase

Classique de la littérature australienne, Pique-nique à Hanging Rock est devenu une œuvre culte lorsqu'elle a été adaptée au cinéma par Peter Weir, en 1975. Narrant l'histoire "vraie" de la disparition inexpliquée de plusieurs jeunes filles et de leur enseignante, le jour de la Saint Valentin 1900, au fin fond du bush australien, le métrage, onirique, étrange, éthéré et mystérieux a profondément marqué les mémoires de par son étrangeté et son ambiance si particulière.

Et donc, forcément, en cette époque d'adaptations, de reboots et de remakes à tout va, la décision a été prise d'adapter à nouveau cet ouvrage, sous forme d'une mini-série de 6 épisodes d'une heure, diffusés sur Showcase en Australie, sur la BBC en Angleterre, Amazon aux USA, et Canal + chez nous...

Pique-Nique à Hanging Rock (Picnic at Hanging Rock - 2018) :

Le jour de la Saint Valentin 1900, à l'occasion d'un pique-nique au milieu de la forêt australienne, trois des jeunes pensionnaires (Madeline Madden, Lily Sullivan, Samara Weaving) de l'Appleyard College, une école privée pour filles, disparaissent sans laisser de traces, en compagnie de l'une de leurs enseignantes, Miss McGraw (Anna McGahan). Aussitôt, cette disparition provoque le chaos dans l'établissement, et révèle les nombreux secrets des habitants de la région, parmi lesquels la mystérieuse Hester Appleyard (Natalie Dormer), directrice de l'école...

Franchement, je ne sais pas par où commencer.

J'ai abordé cette adaptation télévisée du roman original avec une certaine curiosité positive : si j'adore le film de Peter Weir, je n'en attendais pas une copie, et j'espérais que la série allait parvenir à retrouver un sens similaire de l'étrange et de l'inexpliqué, tout en se forgeant une identité propre. Et c'est le cas : la série a sa propre identité, on ne peut le nier.

Quel dommage cependant que ce soit une identité ayant provoqué chez moi un rejet quasi-physique, tant quasiment rien ne fonctionne à mes yeux dans cette mini-série.

Et pourtant, il y avait là un certain potentiel : avec sa réalisation et son écriture confiées à des femmes, la série avait de quoi aborder ce récit sous un angle différent, en se concentrant sur la féminité de ses protagonistes, sur leur sexualité naissante, sur les pressions diverses et variées de la société et des hommes, etc. De quoi rajouter encore des couches supplémentaires au mystère Hanging Rock, et à ses motivations.

C'est ce que les scénaristes tentent de faire, d'ailleurs, en développant en long, en large et en travers, par le biais de flashbacks, d'une narration déstructurée, etc, la personnalité des enseignantes, des élèves, de leur entourage, de la directrice... on devine même, ici ou là, des idées pertinentes, qui auraient pu donner quelque chose d'intéressant.

Malheureusement, premier gros défaut de la série : l'écriture n'a aucune finesse. Tout est surligné, tout est appuyé, les relations des personnages sont forcées (avec une bonne dose de relations homosexuelles inassouvies, d'inceste/de mauvais traitements, de romances superflues), et tous les mystères autour de Natalie Dormer tombent à plat, inutiles, principalement là pour justifier la présence de l'actrice et lui donner quelque chose à faire.

Le problème, en fait, c'est que tous ces développements éclipsent totalement le mystère au cœur du récit : le pique-nique, et la disparition. D'ailleurs, pendant plusieurs épisodes, ces deux éléments passent à la trappe, tant la série est plus intéressée par les réactions de Sara, la petite orpheline punie par la directrice, par les hallucinations de Dormer, ou par la romance impossible de deux hommes de la région.

Plus intéressée par tous les personnages qu'elle a à traiter, donc, la série se trouve ainsi dépourvue, pendant les 2/3 de sa durée, du moindre mystère relatif au Hanging Rock, et il faut attendre le dernier épisode pour retrouver le pique-nique, et un peu d'inexplicable.

Si l'écriture était le seul problème de la série, cependant, ce ne serait pas forcément rédhibitoire. Malheureusement, il en va autrement, puisque c'est toute la réalisation et la direction artistique qui sont en roue libre, et rendent la série imbuvable.

Entre son esthétique et ses effets de style risibles, dignes d'une sous-Sofia Coppola ou d'un mauvais vidéo-clip (ralentis inutiles, zooms, caméra constamment penchée, angles étranges, flous, etc, etc, etc), son illustration musicale moderne abusant des rythmiques électro-pop, et des carillons pour signifier le mystère, ses costumes et ses visuels saturés et clinquants, on se retrouve avec quelque chose de mauvais goût, de maniéré et d'assez laid, et qui, pour ne rien arranger, rend son scénario déjà assez brouillon encore plus flou, grâce à un montage qui joue de manière assez décousue avec la narration et la chronologie du tout.

Et puis, bien entendu, l'interprétation. Si elle n'est pas mauvaise en soi, elle est au diapason de la direction artistique et de l'écriture : sans la moindre finesse. Les personnages secondaires sont des clichés ambulants (la grenouille de bénitier) souvent surjoués (notamment du côté des autres élèves), et si les personnages principaux sont un peu plus mesurés, ça ne suffit jamais à les rendre attachants ou particulièrement intéressants (tous les personnages masculins, notamment, ont l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette).

Ce qui s'avère problématique, puisque l'on nous demande de nous intéresser au sort de ces trois adolescentes disparues, qui s'avèrent finalement assez antipathiques et creuses.

En résumé, un vrai ratage, qui sacrifie tout le mystère et l'atmosphère du film de Weir sur l'autel d'un féminisme moderne mal maîtrisé, mal écrit, à la symbolique lourde, et visuellement assez laid et pataud.

La réalité rejoint ainsi la fiction : à l'instar de la formation rocheuse du récit, les six épisodes de ce Picnic at Hanging Rock 2018 donnent envie de dormir à ses spectateurs, tant ils se traînent, errent et se perdent en route, finissant par ne jamais refaire surface... un peu comme ses héroïnes ; mais je ne suis pas sûr que cela ait vraiment été l'intention de départ.

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Un film, un jour (ou presque) #711 : Pierre Lapin (2018)

Publié le 11 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Jeunesse, Comédie, Sony, USA, Australie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Pierre Lapin (Peter Rabbit) :

Lorsque Joe McGregor (Sam Neill), leur voisin acariâtre, décède d'une crise cardiaque, Peter Rabbit (James Corden), ses trois soeurs (Daisy Ridley, Margot Robbie & Elizabeth Debicki) et leur cousin (Colin Moody) se réjouissent d'avoir son jardin et sa propriété pour eux-seuls. Jusqu'à l'arrivée de Thomas (Domhnall Gleeson), le neveu de Joe, qui s'installe là, et décide de mener la vie dure aux lapins. Heureusement, ces derniers peuvent compter sur l'aide de Bea (Rose Byrne), une artiste peintre habitant la maison d'à côté...

Adaptation des ouvrages de Beatrix Potter, mêlant prises de vue réelles et animaux de synthèse, ce Peter Rabbit ne fonctionne qu'à moitié. Au nombre des bons points, les effets spéciaux sont très réussis, et la réalisation à hauteur de lapin s'avère des plus dynamiques et efficaces.

La première moitié du film se déroule ainsi tranquillement, et se regarde même assez sympathiquement, malgré un léger abus de chansons modernes, et de coups de coude appuyés au spectateur, comme dans bon nombre de films d'animation actuels.

Et puis progressivement, une fois Domhnall Gleeson bien installé dans sa nouvelle demeure, le film a tendance à succomber aux travers habituels des films du genre Alvin & les Chipmunks : beaucoup de poursuites hystériques, beaucoup de violence absurde et de slapstick, de l'émotion forcée, et un déroulement particulièrement linéaire.

Dommage, parce qu'encore une fois, les animaux sont très réussis, et du côté humain, Gleeson et Byrne ont une assez bonne alchimie, très british. Quant aux doubleurs, disons qu'on se demande un peu ce que certains, comme Corden ou Robbie, apportent vraiment à leurs personnages respectifs, mais bon... ça aide d'être à la mode, je suppose.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2017 - 26 - Better Watch Out (2016)

Publié le 11 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Yulefest, Noël, Christmas, Comédie, Horreur, Jeunesse, Thriller, Australie, USA

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Better Watch Out :

Âgé de douze ans, Luke (Levi Miller) n'a qu'une envie : séduire sa babysitter, Ashley (Olivia DeJonge), nettement plus vieille que lui. Mais alors que Noël approche, et qu'Ashley passe une dernière soirée à surveiller le jeune garçon devant un film d'horreur, des événements étranges se multiplient autour d'eux, et menacent leur vie...

Une comédie horrifique australo-américaine, au postulat de départ à mi-chemin entre le slasher et le film d'invasion domestique, le tout saupoudré d'une ambiance festive, et d'une certaine décontraction pas désagréable.

Mais c'est aussi là la limite du métrage, qui ne parvient jamais vraiment à se dégager de ses influences évidentes : Better Watch Out, c'est une fusion improbable (et inaboutie) entre Scream (la première demi-heure, et le rebondissement qui la conclut), Funny Games (la demi-heure qui suit), et Maman, j'ai raté l'avion (la fin, et certaines scènes et idées bien précises que je ne détaillerai pas pour ne pas spoiler).

Et le problème, outre le fait que le deuxième tiers du film ronronne sérieusement, c'est que le métrage n'est jamais suffisamment drôle, tendu, inquiétant, violent, sanglant, méchant ou malin pour que son concept hybride fonctionne pleinement.

Pour peu que le spectateur comprenne rapidement ce à quoi il a affaire, l'effet de surprise disparaît très tôt, et le film commence alors à trainer la patte, sans avoir nécessairement le punch nécessaire pour totalement convaincre.

Ce n'est pas la faute de la distribution du film - Patrick Warburton et Virginia Madsen sont amusants dans leurs quelques scènes en parents déjantés, les deux jeunes acteurs de The Visit s'en sortent bien, ici aussi, et si le Pan de Joe Wright n'est pas totalement convaincant dans ses réactions initiales, cela finit par être logique dans le cadre du récit et de ses rebondissements. 

Better Watch Out n'est pas calamiteux, mais dans l'ensemble, la mayonnaise ne prend pas totalement, et le film frustre. Dommage, car le potentiel était là, et aurait mérité un script se dégageant plus de l'influence de ses aînés, pour mieux surprendre.

3/6

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Les bilans de Sygbab - Farscape : saison 4 (2002-2003)

Publié le 12 Août 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Comédie, Action, Aventure, Science-Fiction, USA, Australie, Farscape, Drame

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Farscape, saison 4 :

Après une fin de saison 3 qui voyait Moya absorbée par un vortex, abandonnant Crichton et son module seuls dans l'espace, le temps de la reconstruction est arrivé. Pas seulement pour les personnages, mais également pour les scénaristes, qui repartent sur de nouvelles bases en réunissant petit à petit les membres de l'équipage non sans quelques surprises.

Stark n'est plus là, Jool est débarquée peu de temps après le début de saison ; Moya se repeuple donc avec deux nouveaux arrivants (sans compter Noranti qui est présente depuis le 3.22) : Sikozu, et Scorpius.

La première, dotée d'une grande intelligence et d'une connaissance étendue des Leviathans - mais uniquement théorique -, ne réussit pas à s'intégrer à cause d'opinions bien tranchées et d'un entêtement sans limite. Et comme elle considère Pilot inexpérimenté et son équipage trop naïf, cela n'aide pas sa cause.

Mais elle peut compter sur le soutien de Scorpius (leur duo est vraiment excellent), dont la présence à bord est une très bonne idée : cela crée une nouvelle dynamique et ses confrontations régulières avec John sont un pur régal puisqu'on doute constamment de sa sincérité.

Ces bouleversements entraînent une première partie de saison parfois laborieuse, le temps de s'adapter à de nouvelles interactions. Quelques épisodes retombent dans les travers des deux premières saisons en jouant un peu trop sur l'aspect "créatures bizarroïdes" et sur l'humour pipi-caca, qui ont certes toujours été présents mais qui ne sont drôles qu'à petites doses.

Mais il y a des perles, dont John Quixote - écrit par Ben Browder lui-même - fait partie : le concept de jeu vidéo grandeur nature couplé à une multitude de références (Max Headroom ou Monty Python and the Holy Grail pour ne citer qu'elles) réserve de bons moments.

La seconde partie de la saison remet en revanche la série sur les rails de l'excellence atteinte la saison précédente, à commencer par Unrealized Reality. Un épisode atypique, puisque l'action fait ici place à des explications de texte sur les vortex, qui offrent des possibilités infinies puisqu'ils permettent de naviguer à la fois dans l'espace et dans le temps. Une entrée ne correspond pas à une sortie unique : il en existe un nombre incalculables.

Mais comme l'indique Einstein (une entité appartenant à une race dont les Anciens sont issus, sachant que ces derniers ont été génétiquement modifiés afin de pouvoir vivre dans l'environnement d'autres espèces), le problème n'est pas d'aller d'un point A à un point B, mais de revenir au point A après l'avoir quitté chronologiquement parlant.

Si un voyageur imprudent le rejoint avant, il crée alors une réalité non réalisée, et les multiples voyages d'un John ignorant en la matière en ont engendré une pléthore. Mais si les événements de cette réalité sont assez proches de ceux qui se sont déroulés dans la réalité précédente, le temps se rectifiera de lui-même. Cette notion est bien entendu familière, puisqu'elle avait déjà été énoncée par Harvey dans Different Destinations.

Cet épisode donne aussi l'opportunité à Kemper - auteur de l'épisode - de créer une réalité non réalisée complètement loufoque dans laquelle les personnages sont dans la peau des autres. Ce n'est d'ailleurs pas totalement innocent : Sikozu/Stark se révèle être la clé pour trouver Katratzi, une base militaire où l'Empereur des Scarrans a ses quartiers.

Ces derniers sont plus que jamais intéressés par les connaissances de John, et sont prêts à tout pour s'en emparer avec comme but ultime le contrôle de l'univers. Ils profitent alors d'une rencontre fortuite avec l'équipage de Moya lors de négociations secrètes entre Grayza - toujours décidée elle aussi à mettre la main sur l'astronaute - et la ministre Ahkna pour capturer Aeryn et lui soutirer des informations, notamment pour savoir si John est bien le père biologique de son foetus fécondé.

C'est à partir de ce moment que les priorités de Crichton se font réellement jour : à ses yeux, sauver l'univers n'est rien comparé à l'idée de la perdre, raison pour laquelle il propose un marché à Scorpius pour lancer une opération de sauvetage.

Cet arc débouche sur une révélation à propos de Sikozu : génétiquement modifiée par la résistance Kalishe afin de produire des rayonnements radioactifs fatals pour les Scarrans, elle est en fait une bioloide. Cela ne vient pas de nulle part, car certains indices ont été disséminés ça et là : Taalika n'absorbe pas son énergie dans Twice Shy, elle ne veut pas passer aux rayons X dans Terra Firma...

Elle lève le voile sur le mystère l'entourant dans un champ de Crysthérium (une plante que mangent les Scarrans et qui leur apporte leurs capacités intellectuelles). Le téléspectateur se prend alors une nouvelle claque : ces fleurs sont la raison de la torture infligée par Scorpius à Stark, car ce dernier vivait auparavant à Katratzi. Ce qui explique que Sikozu/Stark connaissaient également l'emplacement de la base.

Cette volonté de ne rien laisser au hasard est présente à tous les niveaux. Après être enfin retourné sur Terre - dans deux timelines différentes, ce qui lui a donné l'occasion d'appliquer la théorie d'Einstein et Harvey pour les corriger -, John comprend qu'il n'y a plus vraiment sa place à cause de ce qu'il a vécu et du danger encouru par sa planète. Il est également définitivement convaincu que les humains ne sont pas prêts à accueillir des aliens, et encore moins à se défendre contre eux. C'est le sujet central de A Constellation of Doubt.

Sous la forme d'un reportage réutilisant les vidéos tournées par le neveu de Crichton lors du séjour de ses compagnons sur Terre, l'épisode reprend dans les grandes largeurs les thèmes abordés dans A Human Reaction, en mettant en avant l'introspection à laquelle l'humanité devrait se livrer.

C'est ce qui va pousser Crichton à détruire le vortex menant à sa planète avant que les Scarrans ne puissent l'annihiler (cette manoeuvre est périlleuse, et il demande pour cela l'aide de Pilot que l'on voit exceptionnellement hors de Moya), en laissant derrière lui sa famille et une chance de les revoir. La scène d'adieu avec son père au téléphone, quand il est sur la Lune, est d'ailleurs très émouvante.

Force est de constater que cette dernière partie de saison est très dense, et la façon dont les pièces du puzzle s'emboîtent naturellement montre que cette saison était très bien planifiée. Vu qu'elle a été écrite dans l'optique d'une saison 5, ce n'est pas surprenant, et il y a par conséquent une énorme frustration lors du cliffangher final. Certains éléments restent inexpliqués, comme le fait que les Eidolons, les Sébacéens et les Humains soient liés d'une certaine manière, comme cela est suggéré dans What Was Lost.

Ce diptyque est celui qui voit Jool se séparer de ses amis en restant sur Arnessk, puisque le fait de réactiver les sondes de Darnaz a libéré les Eidolons d'une stase qui a duré 12000 cycles. C'est aussi la première fois que sa capacité à faire fondre le métal en criant est utilisée à bon escient, dans une scène jouissive où elle est entourée de Chiana et de Sikozu pour se battre; et qui rappelle le côté sexy que le show possède depuis le début (que la présence de Grayza et son décolleté plus que plongeant n'infirme en rien). Les scénaristes en ont conscience et ont toujours joué dessus, surtout dans cette saison 4 où la libido de la Nébari est plus que jamais mise en avant (au détriment de son don de prescience).

Concernant les autres personnages, Rygel reste fidèle à lui-même et sert souvent de ressort comique, tout comme Noranti qui passe son temps à faire des potions bizarres. Il faut croire que Moya attire les fous car elle est souvent à côté de la plaque, mais dans ses moments de lucidité elle sait apporter sa contribution. Elle cuisine, elle guérit, et ses herbes peuvent parfois se montrer utiles même si elle a la fâcheuse tendance à les utiliser sans prévenir.

Elle est à l'origine de ce que prend Crichton pour oublier ses sentiments envers Aeryn pendant une bonne partie de la saison, car leur relation est bien compliquée lors de son retour sur Moya avec Scorpius. Évidemment, cela ne sert qu'à retarder l'échéance avant qu'ils ne se remettent ensemble.

C'est également avec un certain plaisir que l'on assiste en fin de saison au rapprochement entre Chiana et D'Argo, qui est enfin libéré d'un poids depuis qu'il a rencontré Macton dans Mental As Anything et qu'il a enfin pu assouvir sa vengeance d'une manière bien plus perverse qu'en le tuant simplement. Cela ne fut pas sans heurts, ayant à un moment douté de son innocence car il aurait très bien pu tuer Lo'Laan dans un accès d'hyper rage.

Un seul regret le concernant : son capitanat à bord de Moya n'a pas de réel impact sur le fonctionnement de l'équipage, ce qui enlève du poids à ce qui était pourtant une bonne idée pour montrer qu'il a gagné le respect de ses compagnons d'infortune.

Malgré un départ assez lent, une fois que les événements s'accélèrent on retrouve le rythme et les idées de folie de la saison 3, avec des enjeux bien plus importants qui sont bien amenés et bien exploités. La continuité thématique et le toutéliage mythologique sont impeccables, et on a encore le droit à quelques moments épiques.

Les personnages ont tous connu une évolution cohérente dans l'ensemble, et leur solidarité acquise de haute lutte dans l'adversité fait plaisir à voir. Si ce n'est pas la totale réussite de la saison précédente, ça s'en rapproche sur bien des points, et l'investissement du téléspectateur est récompensé.

 

 

 

(bilan saison 12, et 3 par Sygbab ; bilan saison 4, et PK Wars, publiés dans ces pages par Lurdo en 2012)

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Les bilans de Sygbab - Farscape : saison 3 (2001-2002)

Publié le 5 Août 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Action, Aventure, Comédie, Drame, USA, Australie, Farscape, Science-Fiction

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Farscape, saison 3 :

Cette troisième saison se démarque des deux précédentes en étant plus feuilletonnante, tout en donnant un coup de fouet aux loners puisque le dédoublement de Crichton est exploité à fond : l'équipage est scindé en deux groupes afin de constituer un équipage pour Moya et Talyn, et l'alternance des épisodes permet de suivre les aventures des uns et des autres.

Bien entendu, ils sont composés de telle sorte que leurs interactions provoquent des frictions, afin d'épicer un peu le tout. Sur le plan pratique, c'est également plus simple de gérer cinq personnages plutôt que dix... L'objectif de ce parti pris n'est pas uniquement d'apporter un côté ludique à la série puisque les scénaristes utilisent ce format pour approfondir la psyché de John ainsi que se relation avec Aeryn.

Mais avant que le groupe ne soit éclaté, il est encore au complet dans un premier tiers de saison déjà bien riche en évènements. Faisant directement suite à la fin de saison 2, le season premiere se déroule dans l'antre de Grunchlk. Outre l'étau qui se resserre autour de Crichton avec la présence d'un Scarran et surtout un Scorpius qui possède désormais la puce qui contient des informations sur la technologie des vortex, le plus marquant reste le sacrifice de Zhaan qui se condamne elle-même dans un futur proche, en faisant revenir Aeryn d'entre les morts.

Ce qui aurait pu passer pour un subterfuge la place en tant que protectrice de la vie de ses compagnons, et c'est sa condition qui va l'amener à les sauver une fois de plus dans le dyptique Self Inflicted Wounds.

Le niveau de spiritualité qu'elle a atteint lui permet d'effacer ses erreurs passées et la noirceur qui jadis l'a habitée, ainsi elle part en paix avec elle-même. La série perd alors un personnage aimant, et ce n'est pas sans conséquence sur le comportement de Stark, alors qu'il n'était déjà pas très stable lui qui n'était déjà pas très stable à force d'absorber une partie de l'âme et de la mémoire des personnes qu'il aide à passer dans l'au-delà.

Il finit par se mettre tout le monde à dos sur Talyn, et disparaît une fois de plus (cette fois-ci, les scénaristes pensent à l'expliquer...). Même si son traitement est chaotique, ce n'est pas forcément un mal : son âme tourmentée le rend attachant dans les scènes où il fait usage de son talent particulier, mais il peut vite être irritant quand il pète les plombs.

Il n'arrive cependant pas à la cheville de Jool, qui passe son temps à casser les pieds - et surtout les oreilles - de tout le monde. Mais comment lui en vouloir, elle qui se réveille plus de 22 ans après avoir été cryogénisée, loin de son monde et sur un vaisseau où personne ne lui facilite la tâche pour s'intégrer. Surtout pas Chiana, qui ne fait que la rabaisser.

Cette dernière a d'ailleurs couché avec Jothee pour s'éloigner de D'Argo, obligeant le fils du Luxan à quitter le vaisseau pour en apprendre plus sur les valeurs d'un peuple guerrier dont le courage, l'honneur et la loyauté sont des fondements... Ce qui laisse D'Argo esseulé, préférant passer la majeure partie de son temps à étudier le vaisseau qu'il a récupéré dans Suns and Lovers.

Les personnages de Farscape sont donc loin d'être parfaits, et font passer leurs intérêts avant celui des autres assez régulièrement (la preuve vivante de cet état de fait établi dès la première saison n'est autre que Rygel, peu avares en coups bas). Les rivalités ou divergences d'opinion qui peuvent exister donnent l'occasion aux scénaristes d'en jouer pour proposer de nouvelles situations.

Par exemple, les chamailleries incessantes de D'Argo et Crichton sont décryptées à la loupe et amènent les deux "épisodes concept" totalement délirants que sont Scratch N' Sniff - avec sa narration complètement éclatée et une réalisation qui donnent l'impression d'halluciner - et Revenging Angel, qui revisite les cartoons en étant truffé de détails hilarants.

Sur Talyn, c'est l'alliance forcée de Crichton et Crais qui est savoureuse, d'autant qu'elle permet de faire le point sur l'évolution des deux hommes. Dans le cas de l'ex-capitaine, il faut bien se rendre à l'évidence : c'est un homme désespéré, déchu d'une position importante, et qui trouve en Talyn un moyen d'expier ses péchés puisqu'il protège les Pacificateurs d'un des projets dont il était en charge et qui était censé avoir des répercussions militaires bénéfiques.

Leur lien de circonstance connaît son apogée dans le final, lorsqu'ils se sacrifient ensemble pour détruire le vaisseau de Scorpius. Cela règle définitivement les problèmes comportementaux de Talyn, qui n'aura jamais réussi à concilier les velléités guerrières de son ADN Pacificateur et le pacifisme de son ADN Leviathan. Si les personnages ne sont pas parfaits, il savent en tout cas être héroïques... Et Crichton, en a-t-il l'étoffe ?

Le diptyque Infinite Possibilities nous prouve que cela peut être le cas, mais quand les conditions sont réunies. Le Crichton de Moya est plus prudent car il ne risque pas sa vie inutilement et tente de saboter les recherches de Scorpius de l'intérieur. L'idée est de montrer que ce qui nous forge, ce sont avant tout les évènements que l'on vit, mais également les gens que l'on rencontre.

La comparaison de l'évolution des deux Crichton est assez parlante à cet égard : celui de Talyn est plus apaisé car il a trouvé de la stabilité auprès d'Aeryn (la pauvre n'est pas épargnée : poursuivie par sa mère qui finira par mourir, elle perd également l'homme de sa vie dans ses bras et doit ensuite endurer le calvaire de revoir son visage chaque jour lorsqu'elle retrouve son alter ego). De fait, il gère peut-être mieux Harvey.

Le clone de Scorpius est resté dans l'esprit de l'astronaute même après le retrait de la puce et a le don d'apparaître dans les endroits les plus incongrus de la mémoire de John, mais il se révèle être un atout en certaines occasions, notamment dans Different Destinations. Il y fait part d'une donnée intéressante : à partir du moment où des évènements passés sont assez proches de leur déroulement initial, l'intrusion de quelques personnes venues du futur n'aura que peu d'incidence car le temps se rectifiera de lui-même.

Farscape s'écarte le plus souvent de la science-fiction conventionnelle, mais quand la série s'y attarde c'est souvent intéressant et les fondamentaux du genre sont légion : voyage dans le temps, dimensions parallèles dans A Bug's Life, portail sur une autre dimension dans My Three Crichtons...

Cet élément s'ajoute à d'autres informations distillées au long de la saison, comme dans Self Inflicted Wounds. Moya entre en collision avec un vaisseau scientifique dans la zone turbulente d'un vortex - la région qui en sépare l'intérieur de l'espace normal - et l'un de ses membres apprend à John que chaque vortex comporte une faille qui se présente de manière périodique et que celle-ci permet de déboucher sur une multitude de mondes.

La Terre n'est d'ailleurs pas si loin... Une autre surprise - désagréable - l'attend : les vortex sont infestés de serpents qui ne sont visibles que lorsqu'il y a des changements de phase. Cela fait le pont avec les recherches de Scorpius, qui tente de mettre au point un appareil afin de conserver son intégrité physique lorsque ce phénomène se produit.

Crichton, quant à lui, est sur le point de solutionner les équations que les Anciens lui avaient fournies, avec l'aide de son alter ego décédé. En effet, ce savoir a été débloqué dans Infinite Possibilites, dans lequel Furlow réapparaît. Il empêche Scorpy de posséder cette technologie, mais ce n'est pas lui le véritable ennemi.

Comme le montre si bien le formidable épisode Incubus, l'hybride a des origines douloureuses et son éducation ne s'est pas faite dans la douceur ; la seule chose qui l'intéresse n'est pas de contrôler l'univers mais de prendre sa revanche sur les Scarrans.

John réalise alors qu'après avoir été chassé par Crais puis par Scorpius, il est devenu le centre d'intérêt d'une race violente qui ne reculera devant rien pour assouvir sa soif de domination grâce aux vortex. Et s'ils s'intéressent à lui, ils ne tarderont pas à trouver la Terre... Alors que ses compagnons vont retourner chez eux (Chiana souhaiterait rejoindre la résistance Nébari menée par son frère, Rygel se voit déjà reprendre possession du trône de Dominar, D'Argo est déterminé à partir à la recherche de Macton), l'étau se resserre une fois de plus sur lui. Seulement, la Terre ne sera pas forcément le seul élément dans la balance, car Aeryn ést enceinte. Aura-t-il les épaules assez solides pour supporter cette pression ?

Que ce soit au niveau du développement des personnages ou de la mythologie, de la construction de la saison ou même de l'intérêt de chaque épisode, cette saison surpasse largement les deux premières. La série est définitivement lancée, et le potentiel est exploité à son maximum pour donner à la série une dimension épique.

Et les éléments mis en place laissent penser que la suite peut être encore plus grandiose... Une des meilleures saisons toutes séries confondues, qui récompense amplement le téléspectateur qui aura su s'investir malgré deux premières saisons inégales.

 

 

(bilan saison 1 et 2, par Sygbab ; et bilan saison 3, publié dans ces pages par Lurdo en 2012)

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Les bilans de Sygbab - Farscape : saison 2 (2000-2001)

Publié le 29 Juillet 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Science-Fiction, Farscape, Aventure, USA, Australie, Action, Comédie, Drame

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Farscape, saison 2 :

Dès le season premiere, un constat s'impose : afin de régler les problèmes de rythme de la première saison, le format des épisodes passe de 50 à 45 minutes. Une décision nécessaire, qui nécessite cependant certains ajustements dans l'écriture, et qui ne porte pas ses fruits immédiatement dans la mesure où l'interêt des épisodes est très variable. Certains sont même dispensables, comme Taking The Stone ou Home on The Remains, dont le point commun est d'être centrés sur Chiana (autant dire que pour le moment, le développement de son personnage est pour le moins raté).

Il y a cependant quelques réussites, comme The Way We Weren't qui approfondit la relation particulière entre Aeryn et Pilot - qui partagent désormais une partie du même ADN - en revenant sur leur trouble passé et qui jette un nouvel éclairage sur le bouclier protégeant la fécondation de Moya, détruit par D'Argo dans la première saison. D'autres épisodes prennent une tournure un peu plus déjantée, comme Out of Their Minds qui est une variation sur le thème de l'échange de corps puisque cela concerne l'intégralité de l'équipage de Moya (ce qui donne des situations hilarantes) ou encore Crackers Don't Matter, qui introduit sous ses airs de comédie le début de la folie de Crichton (avec un Scorpius sorti tout droit de son esprit).

Cette capacité à rebondir avec brio sur des éléments laissés en suspens et ce goût prononcé pour le délire se rejoignent avec bonheur dans Won't Get Fooled Again, qui revisite de manière intelligente l'épisode de la première saison A Human Reaction. Les Scarrans, qui ont enfin fait leur apparition peu de temps auparavant dans la trilogie Look At The Princess, s'intéressent à Crichton depuis qu'ils sont au courant que corpius le poursuit, et veulent lui soutirer des informations en créant des illusions comme l'avaient fait les Anciens. John est alors sauvé par le clone mental de Scorpius, souvenir des nombreuses séances de torture subies sur l'Aurora Chair.

Les visions de Crichton prennent ainsi tout leur sens, et ne sont pas qu'une simple folie de l'astronaute dûe à une trop longue période d'exposition dans l'espace. C'est le début d'une relation complexe entre les deux individus - qui va mettre Crichton au bord de la crise de nerfs à de nombreuses reprises - et un véritable tournant puisque Scorpius prend de l'envergure et s'installe comme un ennemi plus complexe qu'à première vue de par son statut d'hybride, qui lui confère autant de forces que de faiblesses (son côté Scarran cherche la chaleur mais son côté Sébacéen la fuit, tout un paradoxe).

La série se démarque également en maltraitant son personnage principal, bien loin d'un héros affrontant toutes ses peurs avec courage. Que dire de ce cliffangher, qui laisse John allongé sur une table, incapable de parler car une partie de son cerveau vient de lui être enlevée pour retirer une puce... Cela conclue sur une bonne note un final pourtant peu inspiré, dans lequel le mort d'Aeryn n'est pas crédible une seule seconde (de ce fait, la scène des funérailles ne fonctionne pas).

Ce dernier épisode suit directement la trilogie Liars, Guns and Money, qui demande une également une sacrée suspension d'incrédulité. Pour l'occasion, chaque membre de l'équipage est chargé d'enrôler comme mercenaire des ennemis rencontrés lors de la première saison, alors que ceux-ci sont éparpillés et que Moya n'a même plus de Starbust. Difficile d'imaginer qu'ils puissent être retrouvés si facilement... C'est d'autant plus dommage que ces personnages sont utilisés de manière purement fonctionnelle, sans autre but que de faire rebondir l'intrigue.

Il s'agit en fait de sauver Jothee, suite à des informations donnés par Stark, qui revient comme un cheveu sur la soupe dans The Locket après avoir été oublié pendant 17 épisodes. Celui-ci ferait partie d'une population d'esclaves Baniik, le peuple de Stark massacré par Scorpius (mais ce sujet est évoqué de manière très succinte). Une ficelle scénaristique assez grossière pour intégrer les deux personnages à l'équipage, ce qui n'est pas sans conséquences.

Si ce n'est Zhaan, personne ne fait confiance à Stark, et la relation entre D'Argo et son fils reprend dans un contexte difficile, ce qui rejaillit sur le couple qu'il forme avec Chiana. Ce n'est pas réellement une surprise, puisqu'à part une compatibilité sexuelle indéniable, ils ont souvent des difficultés à communiquer. C'est aussi le cas pour Crichton et Aeryn, qui combat ses émotions car elle est effrayée par ce qu'elle ressent.

Ici se trouve donc l'une des forces de la série : les personnages, et les relations qu'ils entretiennent. Zhaan et Stark ont un lien fort depuis qu'ils ont partagé leurs esprits, Chiana et Rygel sont de connivence sur les questions matérielles, la Nébari est toujours attachée à John car il lui a sauvé la vie... Chaque interaction a ses particularités. Celui qui attire le plus d'antipathie aux yeux de presque tous reste Crais, surtout depuis qu'il est à bord de Talyn.

Les deux ne sont pas très présents dans cette saison car Talyn a clairement affiché la volonté de suivre son propre chemin avec l'aide du capitaine Pacificateur réformé. Cela permet d'attendre avec impatience la présence plus récurrente du Leviathan guerrier, en espérant qu'elle soit exploitée comme il se doit. Crais prend ainsi une envergure différente, et dépasse enfin la vengance aveugle qui aurait fini par le rendre fade. Sa relation avec Aeryn devient plus complexe, dans le sens où il juge qu'elle est nécessaire à l'éducation de Talyn puisque ce dernier lui fait confiance. A plusieurs reprises il cherche à s'assurer ses services, mais n'y est pas encore parvenu.

Par petites touches, la série s'enrichit, et distille quantité d'éléments qui laissent penser que le résultat peut être exceptionnel. Il est simplement dommage que cette saison, comme la précédente, ressemble plus à de la mise en place qu'autre chose.

 

 

(bilan saison 1, par Sygbab ; et bilan saison 2, publié dans ces pages par Lurdo en 2012)

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Les bilans de Sygbab - Farscape : saison 1 (1999-2000)

Publié le 22 Juillet 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Science-Fiction, Farscape, Aventure, USA, Australie, Action, Comédie, Drame

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, et quand il revient de vacances, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Farscape, saison 1 :

Le point de départ de la série est simple, et le pilote ne perd pas de temps à tout mettre en place : en testant une théorie consistant à profiter de la friction de l'atmosphère terrestre pour permettre à une navette de gagner de la vitesse, l'astronaute John Crichton s'engouffre dans un vortex qui s'ouvre juste devant lui et se retrouve propulsé à l'autre bout de la galaxie. Il percute alors un astronef qui se crashe et se retrouve dans un vaisseau vivant qui transporte des prisonniers aliens en pleine tentative d'évasion, qui finit par réussir. Mais Crichton ayant par accident tué le frère du capitaine Crais, ce dernier se met à leur poursuite et jure qu'il se vengera. Tout cela est parfaitement résumé dans le générique.

C'est un bon prétexte pour justifier les aventures de Moya dans les territoires inconnus de cette galaxie (The Uncharted Territories), avec un équipage disparate à son bord. Comme leur fuite perpétuelle les oblige à ne jamais rester longtemps sur une même planète, cela explique également qu'une bonne moitié des épisodes se déroulent dans le vaisseau plutôt qu'en l'extérieur - ce qui permet, entre autres, d'économiser sur les décors (attention cependant à ne pas être claustrophobe, car on voit très souvent les coursives de Moya).

La menace de Crais n'étant pas vraiment omniprésente - c'est même tout le contraire vu le peu d'épisodes où il apparaît -, il en découle une longue succession de loners pas toujours inspirés, et surtout interminables à cause d'un format de 50 minutes pas du tout adapté, que les scénaristes ne réussissent jamais à maîtriser tant cela plombe le rythme des épisodes. C'est d'ailleurs le plus grand défaut de cette première saison, avant même certains décors un peu cheap et quelques costumes et maquillages qui ne sont pas du plus bel effet. Et même s'il y a toujours un côté décalé propre à la série, certains épisodes peinent à être véritablement intéressants.

Il faut également s'habituer à une écriture qui peut déstabiliser au départ, puisque les ellipses sont très souvent utilisées. Mais ne soyons pas mauvaise langue : d'autres épisodes sont très bons (même s'ils souffrent également de ces 6-7 minutes en trop) et les fondations de la mythologie sont construites peu à peu, en distillant quelques informations ça et là avant de les relier lors de grandes avancées.

A Human Reaction est véritablement le premier épisode à laisser entrevoir le potentiel de celle-ci. En créant accidentellement un vortex, Crichton a attiré l'attention des Anciens, en charge de leur surveillance. Outre la justesse du traitement du thème "que feraient les humains si des aliens débarquaient ?" (réponse : ils auraient plutôt tendance à penser qu'ils les envahissent et ne croiraient pas un seul instant qu'ils aient des intentions pacifiques de cohabitation), l'élément le plus important concerne le cadeau que ces derniers font à Crichton : la connaissance inconsciente de la technologie des vortex.

Ils se sont en effet rendus compte qu'il a les capacités pour découvrir comment les créer, puisqu'il réédite la performance dans Till the Blood Runs Clear, même si le vortex est alors instable. Mais ils ne veulent pas lui donner les solutions, car ils considèrent que s'il n'est pas assez intelligent pour en comprendre le fonctionnement, alors il ne saura pas les utiliser à bon escient. Le fait qu'ils puissent constituer une arme est d'ailleurs confirmé ensuite par les recherches de Scorpius à ce sujet, qui n'hésitera pas à fouiller les moindres recoins de l'esprit de l'astronaute afin de lui soutirer les informations qu'il désire. Cela démontre que les enjeux dépassent le cadre de l'envie de Crichton de rentrer chez lui.

On apprend également que Scorpius est un croisement entre Sébacéens et Scarrans. Sa force physique laisse penser que les Scarrans sont bien plus effrayants que les Pacificateurs, alors même que depuis le début de la série ces derniers sont décrits comme les maîtres du secteur, imposant leur volonté à tous les peuples. Leur soif de conquête les amène à tenter de créer un Leviathan hybride doté d'armes, et ces manipulations génétiques donnent naissance à Talyn, qui n'est autre que la progéniture de Moya. Une idée intéressante qui explique rétroactivement pourquoi des particules avaient été libérées dans They've Got a Secret, qui évoquait le concept pour la première fois.

Cet épisode marque un tournant, en levant le voile sur les raisons de l'incarcération de D'Argo : celui-ci était marié à une Sébacéenne et ont eu un fils, Jothee, mais son beau-frère a tué sa femme et le Luxan s'est retrouvé accusé du crime. Quelques épisodes plus tard, dans Rhapsody In Blue, le mystère entourant Zhaan est également évacué : elle a tué son amant lors d'une fusion spirituelle car ce dernier, assoiffé de pouvoir, avait demandé l'aide des Pacificateurs pour réprimer son peuple. Cela remet en perspective le personnage, qui représentait juisqu'alors la tendresse, la sagesse et la gentillesse incarnées : la constante quête spirituelle des Delviens peut les amener à trouver en deux la noirceur de leur âme, ce qui peut les conduire à la folie. Ce côté plus sombre avait déjà été entrevu dans That Old Black Magic.

C'est une bonne chose que ces révélations n'aient pas trop tardé, et on peut s'apercevoir que la situation de chacun est complètement différente : D'Argo est innocent et a perdu sa famille, Zhaan est coupable et a dû lutter pour se contrôler. Mais le but est le même pour tous : rentrer chez soi, retrouver sa liberté. Tous, sauf Aeryn, qui ne pourra pas réintégrer sa société en l'état actuel des choses car elle est considérée comme une traîtresse. Cette motivation commune amène un drôle de paradoxe : c'est ce qui les unit et leur permet de se serrer les coudes dans l'adversité, mais c'est aussi ce qui les amène à des actes égoïstes ou radicaux comme l'amputation du bras de Pilot dans DNA Mad Scientist (qui introduit un élément intéressant, puisqu'Aeryn sert de cobaye à des expérimentations génétiques et conserve quelques traces de l'ADN de Pilot après cela), ou la trahison ratée de Rygel dans le final.

Au regard de la saison, la dualité de leurs sentiments est assez présente, car les moments de camaraderie alternent avec des conflits répétés qui n'arrangent pas l'ambiance sur Moya. Celui qui en souffre le plus, c'est bien entendu Crichton, qui se retrouve dans une situation peu enviable : l'alien, c'est lui, et rien ne lui est pardonné, pas même le fait qu'il lui faille un temps d'adaptation afin de comprendre comment les choses fonctionnent dans cet univers qui lui est totalement étranger. Ceci étant, il s'attire souvent les foudres de ses compagnons à cause d'une propension assez incroyable à imaginer des plans qui échouent toujours lamentablement...

Les relations sont surtout tendues avec D'Argo qui a aussi des problèmes avec Rygel, l'élement perturbateur. Il rote, il pète, il vomit, il pisse (et des fois ça explose), il sue, il est pervers et vicieux, sa déchéance après avoir été Dominar ne l'empêche pas d'être abominablement prétentieux : pour résumer il n'a vraiment rien qui puisse donner envie de voyager avec lui. Et c'est plutôt bien vu de la part des scénaristes, car la plupart du temps, le téléspectateur aime bien avoir un personnage à détester, et c'est peut-être ce qui le rend crédible alors que c'était une vraie gageure de faire en sorte qu'une marionnette soit un membre à part entière de l'équipage.

Dans l'ensemble, les personnages sont bien écrits. Mais il manque un élément : la romance. Celle qui naît petit à petit entre Aeryn et Crichton est toute en sous-entendus, en non-dits, en regards, et elle est fort bien évoquée. Elle amène cependant à un gros ratage... Le doublé Nerve - The Hidden Memory revient sur le baiser échangé entre Crichton et Gilina, ce qui motive cette dernière à sauver l'homme qu'elle aime. Comprenant qu'il n'a d'yeux que pour Aeryn, elle décide de ne pas s'échapper de la base Gammak avant de changer d'avis mais elle se fait tirer dessus par Scorpius.

Le problème ne se situe pas au niveau de ses hésitations, qui sont compréhensibles, mais c'est surtout le traitement de sa mort qui laisse franchement à désirer : elle demande un dernier baiser à Crichton, et... c'est tout. Il n'est fait aucune mention d'elle dans les deux derniers épisodes de la saison. Que tout le monde soit occupé à autre chose parce que Scorpius et Crais les poursuivent, ça se tient ; que les ellipses soient un procédé récurrent, d'accord ; mais de là à ne pas évoquer le personnage, c'est un sacré oubli. Ce n'est pas le seul : mais où est passé Stark ? Heureusement, Crais opère un revirement lors de ce double épisode et passe au-delà de son statut d'homme aveuglé par la vengeance. Sa fuite avec Talyn promet de beaux développements.

Si cela n'était pas suffisamment clair, cette première saison souffre de bon nombre de défauts mais il est indéniable que des qualités s'en dégagent. Il faut parfois s'armer d'un peu de courage et de patience pour venir à bout de certains épisodes, mais ça reste plaisant dans l'ensemble.

 

(retrouvez aussi le bilan - nettement plus sommaire et décousu - de cette même saison 1, publié dans ces pages par Lurdo en 2012)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 109 - Observance (2015)

Publié le 29 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Thriller, Fantastique, Horreur, Halloween, Australie

Halloween approche à grands pas, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Observance :

Hanté par la mort de son fils, par l'échec de son mariage, et par ses problèmes d'argent, Parker, un détective privé (Lindsay Farris) accepte une affaire inhabituelle : s'installer dans un immeuble abandonné, pour y surveiller pendant quelques jours une inconnue (Stephanie King) vivant de l'autre côté de la rue. Mais progressivement, il s'avère que l'employeur de Parker lui cache bien des choses, et lorsque des phénomènes inexplicables commencent à se produire autour du détective, il commence à suspecter la présence d'une force  étrange autour de lui... une force qui l'affaiblit et commence à le métamorphoser.

Un film indépendant australien tourné avec des accents américains et un budget très modéré, mais qui s'avère pourtant prenant de bout en bout, réussi dans sa construction (ici, la subtilité est de mise, puisque la première moitié du film peut quasiment être interprétée de manière rationnelle, tant le surnaturel n'arrive qu'à très petites doses) et dans son interprétation, et qui sait imposer une ambiance pesante, à grands renforts de visions oniriques, illustrant bien la lente descente lovecraftienne du protagoniste dans la folie et le délabrement physique.

Comme je viens de le mentionner, le script est "subtil", et cela risque cependant bien de frustrer bon nombre de spectateurs, puisqu'il n'explique quasiment rien de son intrigue, révélée en filigrane çà et là, mais jamais exposée clairement au public.

Néanmoins, le titre seul suffit à mettre le spectateur sur la piste pour peu qu'il comprenne l'anglais : "observance" a des connotations religieuses et traditionnelles évidentes, qui rendent très clairs les quelques indices dispensés par le récit. Il suffit alors d'assembler les pièces du puzzle, et le script devient bien vite assez limpide, voire même assez basique et par moments prévisible.

Ce qui ne serait pas forcément problématique... si le film parvenait à convaincre totalement, grâce à une conclusion efficace. Mais comme je l'ai dit, ici, pas de résolution explicative, et tous les compliments que j'ai faits au film sont valables... jusqu'au dernier quart d'heure du métrage.

Là, un changement de point de vue s'opère (par le biais d'un coup de téléphone bien amené), et le film bascule du point de vue de la jeune femme surveillée : aussitôt, toute la tension et l'oppression accumulées au fil du film s'évaporent, et le métrage se finit mollement, sans le moindre punch, pour ne pas dire en queue de poisson.

On se retrouve donc avec trois-quart d'un bon film (4.5/6, pas plus, car un peu trop de digressions oniriques stylisées), et un dernier quart médiocre et décevant, voire même agaçant, qui finit par affaiblir rétroactivement tout le reste du métrage (1.25/6).

Soit un film total à 3.5/6. Dommage.

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 86 - The Fear Of Darkness (2014)

Publié le 21 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Thriller, Australie, Horreur, Fantastique, Halloween

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

The Fear of Darkness :

Sarah Faithfull (Maeve Dermody), une psychologue, reçoit pour mission de gérer le cas de Skye Williams (Penelope Mitchell), une jeune femme accusée du meurtre de son compagnon suite à l'ingestion d'une drogue psychotrope. Mais Skye affirme qu'elle est innocente, et que depuis qu'elle a pris cette drogue, elle est hantée par une présence maléfique qu'elle est la seule à voir, qui a tué son petit-ami, et qui vit dans les ténèbres. Dubitative, Sarah finit cependant par changer d'avis à mesure que les expériences étranges se produisent autour d'elle...

Un thriller horrifique australien pas très convaincant, pour de multiples raisons : le rythme, assez mollasson ; le script, plutôt bavard, et qui ne s'embarrasse pas de vraisemblance (le moment où Skye fait un arrêt cardiaque en pleine séance de régression hypnotique, et où Sarah décide de la réanimer... en lui parlant et en la sortant de sa transe, mérite tous les facepalms du monde) ; l'interprétation, très inégale ; la photographie, qui ressemble fortement à de la DV HD, occasionnellement assez moche ; et tout ça, sans oublier le retournement final, qui se prend les pieds dans le tapis en tentant de nous faire une combinaison de Identity et de Normal Again (de Buffy), sans jamais vraiment apporter de réponse quand à la réalité du phénomène surnaturel.

Bref, ça ne marche pas vraiment, ça n'exploite pas vraiment son sujet (la nyctophobie), mais au moins les Aussies tentent des choses...

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #379 : These Final Hours (2013)

Publié le 10 Août 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Science-Fiction, Fantastique, Australie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

These Final Hours :

Alors qu'un phénomène cataclysmique ravage la Terre pays après pays, en Australie, James (Nathan Phillips) quitte sa maîtresse enceinte (Jessica De Gouw), pour rejoindre sa petite-amie officielle (Kathryn Beck) à la fête organisée par le frère de celle-ci, dans son immense villa. Mais en chemin, il sauve la petite Rose (Angourie Rice) de deux violeurs et, bon gré mal gré, il la prend sous son aile, et va tenter de la ramener chez ses parents avant que le monde ne touche à sa fin...

Une sorte de The Last of Us sans infectés, et avec des accents australiens en plus, ce These Final Hours s'avère une excellente surprise, imparfaite, mais néanmoins tour à tour amusante, touchante et fascinante.

La relation qui se tisse entre James et Rose se reflète dans l'attachement que l'on éprouve rapidement pour ce duo improbable, et si le déroulement de l'histoire est somme toute assez prévisible (quand le postulat de départ, c'est "la Terre n'a plus que 12 heures à vivre", on se doute de comment ça va se terminer), le métrage reste suffisamment rythmé et maîtrisé pour emporter l'adhésion.

Sans compter l'interprétation impeccable de la grande majorité des acteurs, Nathan Phillips et Angourie Rice en tête. Décidément, entre ce film et The Nice Guys, cette petite devrait aller loin dans le métier...

4.5/6

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