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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1022 : Life After Flash (2017)

Publié le 31 Juillet 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Documentaire, Critiques éclair, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Life After Flash :

Documentaire consacré à la vie de Sam J. Jones, interprète du fameux Flash Gordon dans le film culte de 1980, et sur la traversée du désert que l'acteur a connu après le tournage, une traversée du désert partiellement due à son immaturité, à ses conflits avec le producteur Dino De Laurentiis, et à divers problèmes de substances et de dépression.

En réalité, ce métrage est constitué de deux parties bien distinctes : la première tient plus du making-of nostalgique revenant sur le film de 1980, à grands renforts d'interviews et d'anecdotes de quasiment toute la distribution, images datant de l'époque, ou bien plus récentes.

Ce n'est pas désagréable, d'autant que bon nombre de visages familiers (Stan Lee, Brian May, Rbert Rodriguez, Mark Millar, etc) interviennent pour parler de leur appréciation de ce film kitsch et ambitieux ; on regrettera cependant quelques interventions se voulant humoristiques, et tombant plutôt à plat.

Puis le film s'intéresse vraiment à Sam J. Jones, et à son parcours. Un parcours en forme de "rise and fall", qui dépeint le portrait d'un acteur généreux mais impulsif, qui s'est auto-détruit avant de renaître par la religion. Tant mieux pour lui, je dois dire, mais personnellement, je grince toujours un peu des dents en entendant ce genre de témoignage qui attribue au bon Dieu, à ses Saints ou au petit Jésus un changement de vie ou, oserais-je le dire, la maturité qui vient naturellement avec l'âge...

Quoi qu'il en soit, Sam Jones a trouvé Dieu, il s'est recyclé dans le métier de garde du corps au Mexique (!!), et, à l'époque du tournage, il recommençait à peine à travailler à Hollywood, grâce notamment aux deux Ted de Seth MacFarlane (assez amusant de voir tous les amis et proches de Jones louer MacFarlane et Ted... sauf le fils de Sam Jones, qui a détesté, et le fait savoir).

Bref, un documentaire un peu bipolaire, qui semble parfois survoler un peu ses deux sujets principaux dans son désir de ménager la chèvre et le chou, mais qui reste plutôt sympathique et intéressant, surtout si l'on a de la nostalgie pour le film qui a lancé (et détruit) Sam J. Jones.

4/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1021 : Comme des Bêtes 2 (2019)

Publié le 30 Juillet 2019 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Illumination, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Comme des Bêtes 2 (The Secret Life of Pets 2 - 2019) :

Lorsque la maîtresse de Max se marie, tombe enceinte, et donne naissance à un petit garçon, le chien et son compère Duke doivent apprendre à protéger ce dernier, notamment lors de vacances à la campagne. Restés en ville, Gidget tente de récupérer la balle préférée de Max, tandis que Snowball, lui, est embarqué dans une aventure improbable, à la rescousse d'un tigre échappé d'un cirque...

Le premier Comme des Bêtes ne m'ayant pas laissé un souvenir impérissable (au point de voir sa note rabaissée à la seconde vision), je ne m'attendais pas à grand chose pour cette suite, une suite que personne ne demandait réellement.

Et dans les faits, cette suite s'inscrit exactement dans la continuité de l'original, tant dans ses défauts que dans ses qualités. Oui, les animaux sont toujours sympathiques, certains moments sont mignons, et les comportements animaliers sont bien croqués...

Mais ça s'arrête là. Plus que jamais, ce Comme des Bêtes 2 ressemble à une suite d'idées de courts-métrages sous-développées, et mises bout à bout de manière à former un vague récit : Max et Duke vs le bébé ; Max et Duke à la ferme ; Gidget chez les chats ; Snowball le super-héros et son tigre...

Autant d'idées pas forcément désagréables et bien animées, mais qui ne fonctionnent que séparément, et ne se marient jamais vraiment ensemble. Le film n'a pas d'axe central, il n'a pas de thématique ou de véritable sujet, il peine à former un tout homogène, bref, cela divertira les plus jeunes, mais lorsque le métrage se conclut, il ne reste pas grand chose en mémoire, à part peut-être la brève séquence 2D des aventures de Snowball.

Décidément, il manque vraiment quelque chose à cette franchise, qui ressemble souvent au premier jet d'un script, et qui peine à dépasser le stade d'aimable divertissement animalier très dispensable (en tout cas, on est loin, très loin de la charge émotionnelle que les Pixar peuvent atteindre).

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1020 : Lady Bloodfight (2016)

Publié le 29 Juillet 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Review, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Lady Bloodfight (2016) :

À la recherche de son père, disparu après avoir participé au Kumite, un tournoi secret d'arts martiaux, Jane (Amy Johnston), une américain , arrive à Honk Kong où, rapidement, elle devient l'apprentie de Shu (Muriel Hofmann), ancienne combattante sage et philosophe. De son côté, Wai (Kathy Wu), la rivale de Shu, recrute Ling (Jenny Wu), une voleuse des rues, pour la représenter au Kumite. Face à Jane et Ling, de nombreuses rivales originaires des quatre coins de la planète (Jet Tranter, Mayling Ng, etc), sous le regard du manipulateur Mr. Sang (Kurt Kishita)...

La définition même d'un film d'exploitation comme on n'en fait de moins en moins : un producteur-scénariste malin, qui reprend un "classique" du genre (en l'occurrence Bloodsport, puisque ce métrage s'appelait initialement Lady Bloodsport), pour en faire une suite/remake à la sauce girl power, avec une héroïne qui cherche son papounet ancien combattant du Kumite.

Alors sans surprise, ça ne vole jamais très haut, l'écriture est étrangement bancale (on a parfois l'impression que les dialogues sont en mauvais anglais), il y a des clichés bien honteux (la scène de vestiaire racoleuse, l'esprit du père de l'héroïne qui apparaît pour la motiver pendant le combat final.....), et la réalisation et le montage de Chris Nahon (Le Baiser Mortel du Dragon, Blood : le dernier vampire, Plus Belle la Vie) sont assez médiocres (les astuces de réalisation pour cacher les approximations de certains combats - ralentis, accélérés - ne convainquent pas vraiment). Sans compter un câblage assez inutile, et un sang au rendu plutôt fauché.

Mais bizarrement, c'est au niveau du casting que le film s'en sort bien. Les combattantes - protagonistes comme antagonistes - sont assez sympathiques et intéressantes, et même si tout le monde n'est pas au même niveau martial, ou au même niveau d'interprétation, le tout se suit sans problème, avec même une pointe d'humour çà et là.

En somme, c'est loin d'être bon... mais c'est aussi loin d'être désagréable à regarder.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1019 : See You Yesterday (2019)

Publié le 26 Juillet 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Review, Science-Fiction

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See You Yesterday (2019) :

Amis d'enfance et petits génies scientifiques, CJ (Eden Duncan-Smith) et Sebastian (Danté Crichlow) viennent d'inventer des sacs à dos leur permettant de remonter le temps. Mais lorsque Calvin (Brian Bradley), le frère aîné de CJ, est abattu par des policiers, le duo décide de tout tenter pour changer le cours de l'histoire...

De la science-fiction afro-américaine, produite par Spike Lee, avec des afro-américains devant et derrière la caméra, ainsi qu'à la musique, etc, ce qui, forcément, semble se traduire obligatoirement par un film "engagé", une sorte de The Hate U Give avec un argument temporel, prétexte pour dénoncer l'oppression policière subie par la communauté noire aux USA. #BlackLivesMatter.

Ce qui, forcément, plaît fortement aux critiques outre-atlantiques... mais moi, me laisse de marbre. Il faut dire que j'ignorais tout de ce métrage en le lançant, hormis la composante voyage temporel ; donc forcément, vu que See You Yesterday (adapté d'un court-métrage du même nom) est finalement assez creux et faiblard, techniquement parlant, que le technobabble ne veut absolument rien dire, et que sorti de son côté "woke", le film souffre de personnages qui ne sont guère attachants (l'héroïne, notamment, est impulsive, capricieuse, et assez énervante, en plus de passer son temps à prendre des décisions stupides alors qu'elle est supposée être géniale), difficile de se passionner pour le tout.

Sans compter qu'en jouant très fort la carte du fanservice, avec une apparition de Michael J Fox et un "Great Scott" moins de cinq minutes après le début du film, ce métrage Netflix m'a immédiatement mis dans une mauvaise humeur : difficile, ensuite, de me remettre dans le bain.

Bref, un film sous-développé (jolie fin en queue de poisson, façon "on n'avait que 10 minutes de matière, et on n'avait pas de fin"), au propos engagé simpliste et basique (le sermon militant en voix off), et qui est tellement pataud dans son approche de son sujet qu'il en devient agaçant.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1018 : Nature Calls (2012)

Publié le 25 Juillet 2019 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review

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Nature Calls :

Alors que sa troupe de scouts délaisse sa vocation, et préfère passer du temps devant la tv de son frère Kirk (Johnny Knoxville), Randy Stevens (Patton Oswalt), chef scout, décide un beau jour d'emmener tous ses scouts en pleine forêt, pour leur faire découvrir le grand air et l'aventure. Mais Kirk n'est pas très content d'avoir perdu ainsi les enfants de vue, et il recrute deux de ses employés (Rob Riggle et Patrice O'Neal) pour traquer les scouts dans la nature...

Une comédie indépendante ayant une distribution adulte sympathique (Knoxville, Oswalt, Riggle, O'Neal, Maura Tierney...) et des enfants naturels qui sont assez amusants à regarder.

Et ça s'arrête là, franchement, puisqu'il n'y a ici absolument rien de mémorable, de drôle, d'original ou de rythmé, et qu'il faut attendre les dernières 20-25 minutes pour percevoir un embryon de ce qui a pu attirer une telle distribution dans ce projet, avec quelques moments excentriques vraiment décalés.

Dans l'ensemble, cependant, gros bof (et quelques moments m'ont paru bizarrement cadrés, comme si le caméraman faisait 2 mètres et filmait toutes les scènes en légère plongée).

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1017 : Yéti & Compagnie (2018)

Publié le 24 Juillet 2019 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review

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Yéti & Compagnie (Smallfoot - 2018) :

Depuis des siècles, la communauté des yétis vit isolée du monde, protégés par une couche de brouillard impénétrable, et obéissant à des lois strictes dictées par Stonekeeper (Common), le gardien des pierres sacrées. Jusqu'au jour où Migo (Channing Tatum), un jeune yéti aventureux, découvre que les humains (les "Smallfoot") existent, lorsque Percy Patterson (James Corden), un journaliste en perte de vitesse, tente de ramener une preuve de l'existence des yétis pour relancer sa carrière...

Film d'animation Sony/Warner adapté d'un récit du créateur de la franchise Moi, Moche et Méchant, ce Smallfoot a bon fond, et un message assez positif (une critique de la religion organisée, des dogmes immuables, un éloge de la pensée critique, etc).

Le seul problème, c'est que tout ce qui entoure ce fond - la forme, mais aussi le script en lui-même - est cousu de fil blanc, générique au possible, voire même insipide. C'est ainsi le cas des chansons, de la soupe instantanément oubliable (sauf le morceau de Common), et du doublage, souvent professionnel et compétent (Zendaya, Tatum) mais parfois aussi agaçant (James Corden).

Bref, c'est bien produit, ce n'est pas vilain esthétiquement parlant, mais l'intérêt du métrage est assez limité, et ça ne m'a clairement pas passionné (en même temps, quand le summum de l'humour, c'est une chèvre qui hurle...)

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1016 : Batman - Hush (2019)

Publié le 23 Juillet 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, Romance, Thriller, DC, DCAMU

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Batman - Silence (Batman : Hush - 2019) :

Alors que Bruce (Jason O'Mara) se rapproche progressivement de Selina Kyle (Jennifer Morrison), Hush, un mystérieux criminel masqué, coordonne tous les adversaires de Batman dans une série de méfaits d'apparence indépendants... mais qui visent en réalité la personne même de Bruce Wayne.

Adaptation animée de l'arc narratif du même nom écrit par Jeph Loeb et illustrée par Jim Lee, cette version 2019 suit environ 80% de l'intrigue originale, mais met clairement plus l'accent sur la romance impossible entre Batman et Catwoman, une romance particulièrement d'actualité dans les comics publiés ces temps-ci.

Cette romance prend ainsi parfois le dessus sur l'intrigue de fond, pas toujours traitée aussi bien qu'elle l'aurait méritée, et amène des remplacements inutiles : pas de Croc ou de Huntress, mais Bane et une Batgirl qui fait de la figuration dans une scène et demi ; pas de Ra's al Ghul, de Harold, de Double-Face, de Jason Todd. À l'identique, les motivations de certains des protagonistes ont changé, et Thomas Elliot, justement, passe considérablement à la trappe...

Tout ça pour faire plus de place à Bat/Cat, au travers notamment d'un montage triomphant illustrant les exploits du couple dans son combat contre le crime : un peu hors-sujet, je dois dire. Et puis il y a cette réinvention du Riddler, qui tente d'en faire une sorte de super-combattant capable de tenir tête à Batman au corps à corps, et qui, physiquement, semble inspiré du Deadshot du film Daredevil. Mouais.

Je n'ai pas détesté pour autant, cela dit, même si comme d'habitude, il y a quelques moments d'animation assez moches. Mais la place prise par la romance Bat/Cat m'a rappelé pourquoi j'avais énormément de mal avec cette direction initiée par Tom King : c'est envahissant, c'est du fan-service, et ça se fait au détriment d'autres personnages.

Alors déjà que l'intrigue originale de Hush n'était pas des plus profondes et recherchées, si en plus on la simplifie pour faire de la place à du shipping...

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1015 : The Rise and Fall of Carolco (2015)

Publié le 22 Juillet 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

The Rise and Fall of Carolco (2015) :

Documentaire semi-amateur visible sur YouTube, d'une durée d'une heure (c'est la raison pour laquelle je le passe en revue ici - généralement, je m'abstiens de critiquer les documentaires ou métrages amateurs, surtout s'ils font moins d'un heure), et qui retrace le parcours du studio Carolco, depuis ses débuts discrets jusqu'à son succès démesuré avec des franchises comme Rambo, Terminator, les films de Verhoeven, etc, jusqu'à sa faillite, suite à toute une suite de projets hasardeux, de flops (Cutthroat Island...), et de dépenses inutiles.

Plus que le fond, qui ressemble beaucoup à un exposé Wikipedia en un peu plus détaillé (parfois trop : beaucoup de listes de noms, de films, de budgets, de chiffres, etc), c'est la forme du documentaire qui est problématique : on sent clairement que l'équipe de production derrière ce métrage veut produire quelque chose de carré et de professionnel (toutes proportions gardées) et visuellement, c'est tout à fait honorable ; mais la voix off forcée (on dirait plus un annonceur de stade sportif qu'un narrateur) et les réflexions sarcastiques/décalées fréquentes se moquant de tel ou tel film, de telle ou telle décision, trahissent un film de fanboys, à l'image de cette demi-douzaine de "logos de production" qui ouvrent et ferment le métrage, uniquement là "pour faire comme les grands".

Ce n'est pas forcément mauvais, en soi (le sujet est passionnant), mais la forme dessert clairement le fond.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1014 : SEMAINE FRANÇAISE - Nicky Larson et le Parfum de Cupidon (2019)

Publié le 21 Juillet 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, France, Policier, Review, Romance

Pendant une semaine, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Nicky Larson et le Parfum de Cupidon (2019) :

Lorsqu'un client (Didier Bourdon) demande à Nicky Larson (Philippe Lacheau) et à sa collègue Laura Marconi (Élodie Fontan) de retrouver pour lui une valise contenant un parfum aux effets aphrodisiaques, le garde-du-corps/détective débute son enquête, malgré les nombreuses distractions féminines qui se placent sur son chemin...

La bonne nouvelle, c'est que ce Nicky Larson n'est pas le désastre auquel on pouvait s'attendre à l'annonce du projet.

La mauvaise, c'est que le film est typique des films de la Bande à Fifi, comme les Babysitting, Alibi.com, ou Épouse-moi mon pote, tant dans leurs qualités que dans leurs défauts : je ne l'ai jamais caché, j'ai toujours eu du mal avec les films de Lacheau, à l'humour facile, jouant largement sur des clichés éventés et datés (notamment sur la gay panic), souvent assez mal interprétés (les dialogues sont souvent très laborieux), et fréquemment dérivatifs, reprenant des gags et des scènes à d'autres films, souvent sous couvert de clins d’œil.

Ce Nicky Larson, c'est exactement ça, c'est lourd, c'est récitatif, ça repompe à droite et à gauche, c'est très prévisible de bout en bout, et les deux compères de Lacheau (Boudali, Arruti) semblent insérés de force dans le récit, pas aidés par des postiches capillaires globalement médiocres.

Ajoutez à cela du fanservice Club Dorothée vraiment pénible, et qui provoque des soupirs de honte à chaque fois qu'une mauvaise vanne fait référence à un dessin animé, à une série AB, ou à Dorothée elle-même... et l'on se retrouve avec une comédie à la Lacheau, qui plaira aux fans de Lacheau, et qui tente de conquérir un public plus nostalgique avec un enrobage façon "doudou années 80" (un enrobage qui visiblement, a su flatter la génération Club Do' dans le sens du poil, à en juger par l'indulgence certaine dont bénéficie ce Nicky Larson dans certains cercles habituellement plus critiques).

Mais... il faut bien reconnaître que Lacheau (même s'il a toujours l'air peu convaincant en Nicky - costume trop grand, coloration capillaire trop artificielle) a fait un effort de réalisation et de mise en scène, notamment en ce qui concerne les scènes d'actions.

Ces dernières sont convaincantes, assez réussies (pour une adaptation française de manga/anime), et permettent de dynamiser le film dans son ensemble, là où des caméos inutiles et des moments "émotion" totalement artificiels et forcés ont tendance à ralentir le tout.

Le film est donc toujours bourré de problèmes, pour la plupart inhérents à l'équipe en charge du projet, mais grâce à son action, et à sa révérence très claire envers le matériau d'origine, ce Nicky Larson s'avère probablement le film le plus abouti de Lacheau. Ce qui, en soi, est une bonne surprise.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1013 : SEMAINE FRANÇAISE - Black Snake : La Légende du Serpent Noir (2019)

Publié le 20 Juillet 2019 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Critiques éclair, France, Review, Action, Afrique

Pendant une semaine, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Black Snake - La Légende du Serpent Noir (2019) :

Installé à Paris, Clotaire Sangala (Thomas N'Gijol), mythomane et bon à rien, revient dans son pays natal africain, pour rendre visite à son grand-père asiatique (Tapa Sudana). Mais lorsque celui-ci est assassiné par les hommes du maléfique dictateur Ézéchias (Michel Gohou), Sangala va devoir mettre de côté les femmes, la drogue et l'égoïsme pour devenir Black Snake, le Serpent noir, justicier masqué maîtrisant dans arts martiaux mystiques...

Un pastiche de films de super-héros écrit et produit par Thomas Ngijol, qui nous produit là un métrage à mi-chemin entre la blaxploitation, Le Crocodile du Botswanga, les OSS 117 et The Green Hornet : ce n'est pas forcément d'une originalité folle, mais comme dans Le Crocodile, on se trouve là devant une comédie à l'africaine, amusante et politiquement incorrecte, parfois bancale (le début et la fin du film semblent approximatifs) mais souvent très drôle.

Mention spéciale, notamment, à Édouard Baer, hilarant en représentant du gouvernement français auprès du dictateur local, et aux innombrables détails décalés, comme le Black Snake qui crie "Jackie Chan" dès qu'il fait une quasi-prise de karaté, la Snakemobile (une 4L ^^), le petit Mamadou, ou encore Bernard Menez en Président français.

C'est un peu brouillon, ce n'est pas aussi maîtrisé, à mes yeux, que Le Crocodile, mais c'est au-dessus de Fastlife, le précédent métrage solo de Ngijol.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1012 : SEMAINE FRANÇAISE - Budapest (2018)

Publié le 19 Juillet 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review

Pendant une semaine, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Budapest :

Malheureux dans leur vie professionnelle, Vincent (Manu Payet) et Arnaud (Jonathan Cohen) décident, sur un coup de tête, de créer leur propre entreprise d'enterrements de vie de garçon à Budapest, avec l'aide de Georgio (Monsieur Poulpe), un Français vivant sur place. Plus facile à dire qu'à faire, surtout quand vient le moment d'expliquer la situation à leurs compagnes, Cécile (Alice Belaïdi) et Audrey (Alix Poisson)...

Une comédie française pas drôle (pléonasme), (un peu) graveleuse, réalisée par Xavier Gens et qui se veut inspirée d'une histoire vraie, mais se contente en fait d'enquiller les pires clichés sur la Hongrie, et les péripéties déjantées lorgnant fortement sur du sous-Very Bad Trip, les scènes relationnelles mollassonnes et trop sérieuses (ça n'aide pas que les personnages masculins soient tous des débiles immatures - et les personnages féminins ne sont pas mieux lotis, dans un autre genre), et les moments d'improvisation inutile...

Bref, c'est longuet, c'est assez plat, pas très drôle, et pour une raison ou une autre, ça m'a rappelé Pattaya, sans le capital sympathie de ce dernier et de sa distribution.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1011 : SEMAINE FRANÇAISE - Alad'2 (2018)

Publié le 18 Juillet 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, France, Review, 1001 Nuits

Pendant une semaine, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Alad'2 :

Lorsque le maléfique Shah Zaman (Jamel Debbouze) envahit le royaume, Aladin (Kev Adams) s'enfuit, laissant sa princesse (Vanessa Guide) aux mains du cruel envahisseur. Mais Aladin ne s'avoue pas vaincu, et part à la recherche de son génie (Eric Judor), pour tenter de reprendre sa place sur le trône...

Alad'2, ou "on prend le premier, on refait la même chose, mais avec encore plus de références pop modernes, encore plus de caméos, et encore moins d'idées". C'est creux, c'est fainéant, c'est laborieux au possible, les effets spéciaux sont quelconques, les digressions innombrables, insipides et forcées (Depardieu, la Reine des Neiges, Akinator...) et le tout se finit le plus platement possible, avec un passage comédie romantique qui sonne faux, et une chanson calamiteuse avec Tal.

Alors ponctuellement, le temps d'une scène ou d'un gag, ça fonctionne, principalement grâce à l'énergie des personnes impliquées (comme Jamel), mais dans l'ensemble, c'est toujours la même chose, et toujours ce fléau français de la diction récitative de certains acteurs qui ne s'approprient pas les dialogues, et les débitent en articulant et en surénonciant la moindre syllabe.

1.5/6 

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Un film, un jour (ou presque) #1010 : SEMAINE FRANÇAISE - Le Doudou (2018)

Publié le 17 Juillet 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review

Pendant une semaine, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Le Doudou (2018) :

Lorsque Michel (Kad Merad) perd le doudou de sa fille à l'aéroport de Roissy, il décide d'offrir une récompense à celui qui le retrouve. Sofiane (Malik Bentalha), employé de l'aéroport et magouilleur, décide de prétendre avoir retrouvé la peluche, mais son plan ne fonctionne pas, et ensemble, Sofiane et Michel tentent de remettre la main sur l'objet...

Une sorte de Course au Jouet à la française, écrite et réalisée par deux anciens des Guignols de l'Info et des Tuches, et qui s'avère assez inégale, mais pas désagréable pour autant.

En fait, le problème, c'est que la première moitié du film s'avère très (trop) conventionnelle et sage, avec une illustration musicale vraiment générique ; heureusement, à partir de la maison de retraite, et de sa mamie sympathisante nazie qui montre sa ******, le film se lâche un peu plus, et devient bien plus excentrique, avec des caméos d'Olivier Baroux, de sa fille, d'Elie Seymoun, de Guy Marchand, etc.

Le tout s'avère alors très plaisant, même si, sur la toute fin, on retombe dans les beaux sentiments et l'émotion facile, qui semblent un peu forcé. Un film gentillet (et au jeu heureusement naturel et convaincant) et honorable, à défaut d'être très mémorable.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1009 : SEMAINE FRANÇAISE - L'école est finie (2018)

Publié le 16 Juillet 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review

Pendant une semaine, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

L'école est finie :

Fraichement titularisée, Agathe Langlois (Bérengère Krief) est mutée au fin fond de la Picardie, pour enseigner l'anglais dans un collège perdu et difficile. Mais rapidement, sur place, logée chez un couple excentrique (Patrick Chesnais, Catherine Hosmalin), elle apprend à aimer cette mission improbable et complexe...

Une comédie scolaire adaptée d'un livre/d'une histoire vraie par Anne Depétrini, et qui fonctionne à peu près, principalement sur l'énergie et le capital sympathie de sa distribution : dans l'ensemble, en effet, tout est tellement classique et cousu de fil blanc que ça n'apporte rien de vraiment original au genre et que ça se regarde passivement, sans jamais vraiment captiver le spectateur.

Un minuscule 3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1008 : SEMAINE FRANÇAISE - Ma Reum (2018)

Publié le 15 Juillet 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Jeunesse, Review

Pendant une semaine, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Ma Reum (2018) :

Ultra-protectrice, Fanny (Audrey Lamy) couve son fils Arthur (Charlie Lagendries), sous le regard résigné de son époux Stéphane (Florent Peyre). Mais lorsque Arthur est harcelé par trois autres garçons, Fanny décide de prendre les choses en main... et la situation dégénère rapidement.

Une comédie du réalisateur et scénariste de Sales Gosses, une comédie de vacances bien trop potache et anecdotique pour marquer les esprits.

Ici, le sujet du harcèlement scolaire est abordé sous l'angle du quasi-cartoon, pour ce qui ressemble fortement à un téléfilm pour enfants du genre Nickelodeon : tout le monde surjoue affreusement (Lamy, notamment, en fait trois caisses), c'est caricatural, l'humour est du niveau cour de récré, et les actions de cette mère de famille psychotique cessent rapidement d'être amusantes, à mesure qu'elles évoluent dans une direction pipi/caca/prout/morve de plus en plus extrème... et puis arrive cette fin (assez prévisible) durant laquelle le film décide de jouer la carte de l'émotion : ça ne fonctionne pas vraiment, victime du contraste trop important avec le trait vraiment forcé du reste du métrage.

Bof, en somme.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1007 : SEMAINE FRANÇAISE - Neuilly sa Mère ! (2009) & Neuilly sa Mère, sa Mère ! (2018)

Publié le 14 Juillet 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Jeunesse, Romance, Review

Pendant une semaine, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Neuilly sa mère ! (2009) :

Jeune garçon originaire de banlieue, Sami Ben Boudaoud (Samy Seghir) est contraint de s'installer chez sa tante (Rachida Brakni), à Neuilly, lorsque sa mère (Farida Khelfa) accepte un emploi temporaire à bord d'un paquebot. Là, parmi les enfants de bonne famille, le petit arabe va tenter de s'intégrer, malgré l'hostilité de certains de ses camarades et de son cousin, Charles (Jérémy Denisty), apprenti-politicien en devenir...

Une comédie des scénaristes de Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ?, des deux Ducobu, et des Seigneurs, façon choc des cultures du point de vue d'un jeune garçon de banlieue.

Ultra-caricatural et convenu, le tout est un peu décousu, et très inégal sur de nombreux plans, mais parvient à s'en sortir grâce aux très (trop) nombreux caméos de visages familiers (de Eric et Ramzy à Eli Semoun, en passant par Josiane Balasko, Pierre Ménès, Denis Podalydès, Armelle, Olivier Baroux, Julien Courbey, François-Xavier Demaison, Booder, Frédéric Chau, Michelle Galabru, Valérie Lemercier, Pascal Elbé, etc), et à l'interprétation du jeune Samy Seghir, convaincant (on ne peut pas en dire autant de tous les autres personnages, y compris certains des personnages principaux).

Ça ne vole pas très haut, ça manque de finesse, et c'est assez typique de l'époque Sarkozy, mais ça se regarde, sans plus.

Un petit 3/6

Neuilly sa Mère, sa Mère ! (2018) :

Dix ans après avoir découvert Neuilly et la famille De Chazelle, Sami  termine désormais des études de sciences politiques, alors même que les De Chazelle sont au fond du gouffre, ruinés et embarqués dans un scandale médiatique. Charles, notamment, tente désespérément de se lancer en politique, quitte à, pour cela, changer radicalement d'orientation...

Une suite "dix ans après" qui reprend l'essentiel de la distribution originale, pour axer le récit, cette fois-ci, autant sur les problèmes de coeur de Sami, que sur la carrière politique de Charles... et ce, avec la même subtilité que dans le premier film.

Outre un Sami transformé en loser complet, on a ainsi droit à un Denis Podalydès en roue libre, à une présence plus prononcée de Booder et de sa bande, à des vannes sur l'homosexualité en banlieue, et bien entendu, à un paysage politique dépeint avec des traits énormes, entre ses socialistes paumés, ses fachos vénérant un arabe maquillé en Trump, sa droite pulvérisée, et ses macronistes aux dents longues parlant franglais.

On perd beaucoup du capital sympathie du film original en se consacrant ainsi sur l'ascension politique d'un Charles toujours aussi tête à claques (mais mieux interprété), et le tout s'avère peut-être même encore plus décousu que le film de 2009, avec un rythme encore plus inégal.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1006 : John Wick 3 - Parabellum (2019)

Publié le 12 Juillet 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

John Wick 3 : Parabellum (John Wick : Chapter 3 - Parabellum - 2019) :

Excommunié par la Table, John Wick est traqué par tous ses pairs, et contraint de fuir New York pour Casablanca. Mais la situation se complique lorsque, de leur côté, tous ceux qui l'on aidé dans sa fuite sont eux aussi punis par les autorités de la communauté des assassins, menées par Zero (Mark Dacascos)...

Suite directe du John Wick précédent, ce troisième volet continue dans le bigger louder, en démarrant sur les chapeaux de roue pendant une bonne demi-heure, et en finissant par plus de 40 minutes épuisantes d'action intense et nerveuse.

Entre deux, le métrage se déroule comme on en a maintenant l'habitude, avec des scènes d'action remarquables - mais qui durent toujours un peu trop longtemps pour leur propre bien - et un léger ventre mou une fois à Casablanca. Sans oublier ce passage un peu wtf dans le désert, qui évoque un peu trop Assassin's Creed et ses traditions pour vraiment fonctionner - surtout lorsque le vieux sage du désert est interprété par Said Taghmaoui.

Heureusement, tout le reste est toujours très agréable, dynamique et pêchu, avec toujours plus de world-building, et un Mark Dacascos au personnage somme toute assez amusant, passant de cuisinier asiatique à assassin impitoyable, puis bro décontracté, etc.

Au final, un troisième épisode dans la droite lignée des deux précédents, et à un niveau équivalent : sans son passage dans le désert, pas franchement utile, cela aurait probablement été le meilleur des trois films.

En l'état, j'ai tout de même préféré le deuxième volet.

3.75/6 (en attendant le 4)

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Un film, un jour (ou presque) #1005 : John Wick 2 (2017)

Publié le 11 Juillet 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

John Wick 2 (John Wick : Chapter 2 - 2017) :

Alors qu'il vient tout juste de récupérer sa voiture, et qu'il s'apprête à repartir à la retraite, John Wick (Keanu Reeves) reçoit la visite d'un ancien associé, Santino D'Antonio (Riccardo Scamarcio), bien décidé à ce que Wick paie sa dette envers lui en tuant Gianna (Claudia Gerini), sa sœur et rivale. Contraint d'honorer cet engagement, John part pour Rome, mais rapidement, il devient lui-même la cible d'un contrat considérable...

On prend les mêmes et on recommence, en bigger, louder, et plus efficace. Ici, les moyens semblent plus importants, le casting est encore plus international, les scènes d'action sont toujours plus longues et tendues, et le world-building est décuplé, pour le plus grand bonheur du spectateur qui s'intéresse à cet aspect de la franchise.

Une suite avec, à nouveau, un défilé de visages familiers - ici, Common, Laurence Fishburne, Franco Nero, Peter Stormare -, un John Wick indestructible (tout en étant relativement vulnérable, ce qui évite le syndrome Terminator - on est plus près de John McClane que de Robert Patrick), une esthétique très particulière et "néon", et des affrontements moins "artificiels" que dans le premier opus (même s'il faut bien l'admettre, la vraisemblance de ce qu'il y a à l'écran lors des scènes d'action est très faible).

Ah, et un chien sympathique.

Bref, malgré une certaine appréhension initiale compte tenu de la durée du film (plus de deux heures), le résultat est convaincant, et la montée en puissance finale est des plus efficaces. Allez, la suite !

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1004 : John Wick (2014)

Publié le 10 Juillet 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Thriller

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John Wick (2014) :

Tueur à gages de légende désormais à la retraite, John Wick (Keanu Reeves) peine à se remettre de la mort de sa femme, qui lui a laissé en ultime cadeau un petit chiot. Mais lorsqu'une rencontre de fortune avec Iosef Tarasov (Alfie Allen), le fils d'un mafieux russe, coûte à Wick sa voiture et la vie de son chiot, John décide de reprendre du service et se venger de ses agresseurs. Le père de Iosef (Michael Nyqvist) place alors une prime sur la tête de Wick...

Un métrage qui jouit d'une grosse réputation auprès des amateurs d'action et de genre, réputation qui n'est pas forcément déméritée. Alors certes, ça reste une grosse série B, au rendu visuel assez moche (étalonnage numérique permanent), au script ultra-basique, et qui privilégie la forme au fond... mais cette simplification maximale de l'intrigue confère aussi au film un côté sec et direct, qui le rend d'autant plus efficace.

Le vrai point fort, cependant, ce sont ses scènes d'action : co-réalisé par deux anciens cascadeurs (dont le réalisateur d'Atomic Blonde, et de Deadpool 2), le film bénéficie de scènes d'action dynamiques et globalement bien filmées, parfois un peu trop chorégraphiées, stylisées (et numériques, au niveau des armes à feu et de leur impact) pour leur propre bien, mais très efficaces néanmoins.

Bon point, aussi, un certain sens de l'humour noir qui imprègne le film, pas désagréable du tout, une construction en filigrane de l'univers des tueurs à gage, avec leurs codes, etc, et des visages familiers à tous les niveaux (Kevin Nash, Adrianne Palicki, Alfie Allen, Bridget Moynahan, Ian McShane, John Leguizamo, Willem Dafoe, Daniel Bernhardt).

Rien de révolutionnaire ou d'exceptionnel, dans ce John Wick, mais pour peu qu'on apprécie le genre et que l'on aborde le tout avec des attentes appropriées, il y a là de quoi passer un moment agréable.

3.5/6, pour ce que c'est.

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Un film, un jour (ou presque) #1003 : Spider-Man - Far From Home (2019)

Publié le 9 Juillet 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, MCU, Marvel, Review, Romance, Science-Fiction

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Spider-Man - Far From Home (2019) :

Après la mort de Tony Stark, Peter Parker (Tom Holland) n'aspire qu'à une chose : partir avec sa classe en excursion, en Europe, et profiter de l'occasion pour avouer ses sentiments à MJ (Zendaya). Mais des créatures élémentaires s'en prennent soudain aux principales villes du monde, et Nick Fury réclame l'aide de Spider-man pour aider Mysterio (Jack Gyllenhaal), un nouveau venu aux pouvoirs surnaturels, à lutter contre ces monstres issus d'une dimension parallèle...

Une suite très sympathique à Spider-Man Homecoming, et aux événements tragiques d'Avengers Endgame : ce nouveau film du MCU s'inscrit par conséquent dans la droite lignée thématique de ses prédécesseurs, tout en conservant le même ton léger et adolescent que Homecoming.

Du côté de l'héritage MCU, on a donc droit à tout un travail et une réflexion de Parker sur l'héritage Stark, et sur la position de Spidey dans le MCU : une réflexion qui débouche sur une conclusion logiquement à l'opposé de celle du premier Iron Man... malgré la première scène de post-générique.

À l'identique, une fois de plus, comme dans Homecoming, et comme dans  bon nombre de films du MCU, les actes de Stark reviennent hanter les héros de cet univers Marvel, avec des conséquences improbables (ici, la coalition de multiples anciens employés, avec caméos d'anciens acteurs à la clef). La motivation même de l'antagoniste principal du film est directement liée à Stark, et à ce qui s'est déroulé dans le MCU durant Endgame.

De quoi assurer le quota de moments sérieux et pensifs... heureusement largement contrebalancés par les scènes d'action spectaculaires, par les effets spéciaux très réussis (les scènes d'illusion), et par la comédie dynamique et adolescente du reste du film.

Et c'est là que le casting de ce Spider-man version Marvel s'avère un véritable atout : alors que le Spidey de Raimi était visuellement inspiré, sa romance était insipide et niaise (surtout quand écrite par les scénaristes de Smallville) ; les deux autres Spidey avec Garfield, eux, souffraient de personnages antipathiques et souvent écrits n'importe comment : ici, tous les jeunes sont attachants, amusants, drôles, et le duo de tête Parker/MJ s'avère même assez touchant dans sa maladresse chronique.

À côté d'eux, on retrouve Nick Fury et Maria Hill, deux personnages désormais bien éprouvés, mais qui révèlent ici quelques surprises, notamment dans l'ultime scène finale (après le bouclier, l'épée ?). Et bien sûr, Gyllenhaal en Mysterio. Un Mysterio qui ne surprendra pas les amateurs de comics, mais qui est ici très efficace dans son rôle, servant un propos sur les fake news malheureusement un peu timide.

Bref, malgré toutes ses qualités, Far From Home n'est pas un chef d’œuvre du genre : sa première demi-heure et son format épisodique, inhérent au côté road movie du tout, rendent sa première partie moins efficace et plus décousue que Homecoming, mais le film se rattrape bien ensuite, reste toujours éminemment agréable à suivre et livre quelques moments visuellement mémorables, qui n'ont rien à envier aux délires kaléidoscopiques de Docteur Strange.

Et puis ses scènes post-générique... hmm. Ça laisse augurer du meilleur.

4/6 + 0.25 pour son score impeccable de Giacchino = 4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1002 : The Hustle - Le Coup du Siècle (2019)

Publié le 8 Juillet 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review

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The Hustle - Le Coup du Siècle (2019) :

Arnaqueuse séduisante à l'accent anglais distingué, Josephine Chesterfield (Anne Hathaway), sévit un peu partout dans la jet-set depuis de nombreuses années. Jusqu'au jour où Penny Rust (Rebel Wilson), arnaqueuse australienne vulgaire, bruyante et épuisante, commence à empiéter sur son terrain. Pour régler leurs différents, les deux femmes décident alors de s'affronter en duel autour d'un jeune milliardaire de la tech (Alex Sharp) qu'elles entendent bien dépouiller de sa fortune...

Remake féminin du Plus Escroc des Deux (1988) de Frank Oz, lui même un remake du film Les Séducteurs (1954), avec Brando, ce Hustle s'avère malheureusement un film faiblard et peu mémorable.

En théorie, l'opposition de style entre Anne Hathaway, l'arnaqueuse distinguée, et Rebel Wilson, qui fait du Rebel Wilson, devrait fonctionner, et donner lieu à quelque chose de dynamique et d'amusant.

Mais dans les faits, le film peine à emporter l'adhésion du spectateur, et finit par ronronner de plus en plus mollement à mesure qu'il se rapproche de la fin de ses 95 minutes.

Ce n'est pas la faute des actrices, qui font tout leur possible (Rebel Wilson a même droit à une dose de romance et d'émotion, pour montrer qu'elle ne sait pas faire que du Rebel Wilson), mais du script, qui n'a jamais l'énergie, le punch ou la folie nécessaire pour faire décoller le film plus de quelques minutes à la fois.

Sans compter que, si l'on a déjà vu la version de 1988, il n'y a pas grand intérêt à visionner ce remake, qui en garde l'essentiel, la structure et les rebondissements, sans rien apporter de vraiment indispensable ou de nouveau.

Bref, une comédie d'arnaque laborieuse, à la bande originale façon jazz manouche, et dans laquelle les deux actrices principales semblent s'amuser bien plus que le spectateur.

2 + 0.25 pour Ingrid Oliver/Osgood en complice (sous-exploitée) d'Anne Hathaway = 2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1001 : Le Bout du Monde (2019)

Publié le 5 Juillet 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Review, Science-Fiction

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Le Bout du Monde (Rim of the World - 2019) :

Lorsqu'une invasion extraterrestre frappe la Terre alors même qu'ils se trouvent en camp de vacances, quatre enfants (Jack Gore, Miya Cech, Benjamin Flores Jr, Alessio Scalzotto) doivent quitter leur camp de vacances dévasté pour apporter une clé informatique à l'armée, clé pouvant potentiellement sauver la Terre de la menace alien...

Réalisée par McG (autrefois habitué à de gros blockbusters - les Charlie's Angels, Terminator Renaissance - depuis reconverti en producteur tv et réalisateur pour Netflix - La Babysitter), cette comédie fantastique signée de l'un des scénaristes de Thor et de X-Men : Le Commencement se revendique ouvertement de l'hommage : un hommage aux années 80 et aux films d'aventure Amblin pour enfants, façon Goonies. Le tout passé à la sauce Independance Day et/ou Attack the Block, avec des aliens très méchants qui attaquent tout ce qui bouge.

Le problème, c'est que sous couvert d'hommage, ce Rim of the World se contente de recycler tous les clichés des films dont il s'inspire, sans la moindre inspiration : les personnages, leurs failles, leurs interactions, leur parcours, les rebondissements du script, tout est ultra-balisé et éventé, et cela finit clairement par desservir le récit, déjà pas aidé par une photographie assez laide (les filtres et éclairages colorés pour illustrer l'apocalypse, mouais).

Le métrage est ainsi constamment tiré vers le bas par son script simpliste et générique, par son humour délibérément bas-de-plafond, et par l'interprétation, qui n'aide pas forcément : si ça passe dans l'ensemble, les jeunes acteurs sont parfois inégaux, et le fait qu'ils soient des archétypes ambulants n'aide pas vraiment (mention spéciale au mini-Kevin Hart, qui est bon, mais refuse de la fermer pendant tout le métrage,  ainsi qu'au pseudo-Chris Rock qui joue l'un des moniteurs du camp de vacances, au début).

Et puis, bien sûr, il y a ces références hors-sujet que les protagonistes balancent occasionnellement (le cinéma de Werner Herzog, des citations de Gladiator, ou The Revenant), totalement déplacées dans la bouche de protagonistes de 12-13 ans.

Bref, ça se regarde facilement (les effets spéciaux ne sont pas désagréables), mais ça donne trop souvent l'impression d'être dépourvu d'âme ou de sincérité (notamment dans le parcours de ses personnages, vraiment mécanique) pour mériter la moyenne.

2.5 + 0.25 pour la musique symphonique de Bear McCreary - 0.25 pour avoir laissé James Corden en vie après cette apocalypse extraterrestre = 2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1000 : Rien n'arrête la musique (1980)

Publié le 4 Juillet 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Musique, Review, Romance

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Rien n'arrête la musique (Can't Stop the Music - 1980) :

Compositeur new-yorkais peinant à trouver le succès, Jack Morell (Steve Guttenberg) cherche un groupe pour chanter ses chansons et trouver le succès. Avec l'aide de Samantha (Valerie Perrine), sa colocataire mannequin à la retraite, et de Ron (Bruce Jenner), un avocat, Jack forme alors un groupe de six chanteurs excentriques (Alex Briley, David Hodo, Glenn Hughes, Randy Jones, Felipe Rose, Ray Simpson) trouvés dans leur quartier de Greenwich Village... et le succès répond enfin présent.

Le blog fête le millième épisode de la rubrique Un film, un jour (ou presque) : c'est donc l'occasion de faire la fête, avec paillettes et boules à facettes, en passant en revue Can't Stop The Music, la pseudo-biographie (plus que romancée) du groupe Village People. Une comédie musicale à haute teneur en disco (forcément) qui, en fait de retracer la création assez commerciale et basique du groupe, part dans une histoire improbable et irréaliste, pas franchement maîtrisée ni bien construite, et se déroulant dans un Greenwich Village de fantaisie.

Difficile, donc, de juger ce métrage comme un véritable biopic, ou comme une véritable comédie musicale.

D'autant plus difficile que, hormis leurs numéros à la chorégraphie flamboyante et totalement (pas) virile (le numéro YMCA est un summum d'homo-érotisme finalement assez hilarant), les Village People sont des personnages très secondaires de leur film, jamais développés (en même temps, vu leur interprétation, ce n'est pas plus mal), et relégués au second plan d'un récit centré sur le personnage de Guttenberg (surjoué au possible, et avec "bouche bée et air idiot" comme expression par défaut), sur le couple formé par Valerie Perrine et Bruce Jenner (ça fait bizarre de voir dans le rôle de l'avocat/athlète irrésistible et séduisant, coincé et jaloux, mais après qui toutes les femmes courent, celui qui aujourd'hui est devenu Kaitlyn Jenner), et sur tous ceux qui les entourent, tous plus excentriques et cabotins les uns que les autres.

Résultat, on se retrouve ici avec une comédie musicale interminable (plus de deux heures), mal rythmée, à la post-synchronisation parfois très approximative, et à l'enthousiasme forcé omniprésent, qui (soyons francs), mérite le flop critique et public qu'elle a connu à l'époque.

Alors certes, il y a bien des moments WTF (le clip "produits laitiers" ^^) qui redonnent un coup de fouet au tout, et le film a le bon goût de toujours conserver un second degré déconneur (la mamie braqueuse), qui permet de faire passer la pilule, mais... allergiques au disco s'abstenir. Allergiques à une représentation parfois hypocrites des membres du groupe (toujours en costume, et en train de séduire de se frotter de très près aux femmes en boîte de nuit, sans que l'homosexualité ne soit jamais effleurée autrement qu'en allusion très vague), idem. Enfin, allergiques au kitsch et à une certaine révision de l'histoire, passez votre chemin.

Pour les autres, ceux qui apprécient l'époque, le style musical, le groupe, ou qui sont capables de regarder un film au second degré et sans cynisme, pour se laisser porter par la bonne humeur du tout, Can't Stop The Music reste regardable. Trop long, pas très bien interprété, et sombrant ponctuellement dans le grand n'importe quoi, mais regardable.

Grosse moustache de biker/6

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Un film, un jour (ou presque) #999 : Murder Mystery (2019)

Publié le 3 Juillet 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Policier, Review

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Murder Mystery (2019) :

Invités par Charles Cavendish (Luke Evans), riche héritier rencontré à bord d'un avion alors qu'ils partaient fêter leur anniversaire de mariage, Audrey (Jennifer Aniston) et Nick Spitz (Adam Sandler) séjournent à bord du yacht familial, où sont réunis tout un groupe de personnages excentriques venus assister aux fiançailles de Malcolm Quince (Terence Stamp) : Suzi (Shiori Kutsuna), la jeune compagne de Quince ; l'actrice Grace Ballard (Gemma Arterton) ; Tobias (David Walliams), le fils homosexuel de Quince ; le Maharajah Vikram Govindan (Adeel Akhtar) ; le Colonel Ulenga (John Kani) et son garde du corps Sergei (Ólafur Darri Ólafsson) ; et Juan Carlos Rivera (Luis Gerardo Mendez), un pilote de course. Mais lorsque Quince est assassiné, et qu'un à un, les invités trouvent la mort, les Spitz deviennent les suspects de l'Inspecteur Delacroix (Dany Boon), et doivent tout faire pour prouver leur innocence en identifiant le coupable...

La comédie Netflix/Sandler annuelle, dite "de vacances", au cours de laquelle Adam Sandler emmène sa famille et des amis en vacances dans un pays lointain, sous prétexte d'y tourner un film : on a l'habitude, la formule est la même depuis des années, mais cette fois-ci, on a droit à un métrage plus homogène, moins déconneur et moins "bande de potes qui font du tourisme".

Comme son nom l'indique, Murder Mystery est une comédie policière légère (dans tous les sens du terme) à la Agatha Christie, avec meurtre mystérieux à bord d'un yacht, policier français incapable (Dany Boon, pas trop caricatural), suspects tous excentriques, enquête approximative des deux protagonistes... et ça fonctionne à peu près.

Il n'y a rien d'exceptionnel, et le film manque cruellement de rythme, d'énergie et de style dans sa première heure, mais il se réveille sur son dernier tiers, et garde un certain sens de l'humour jamais lourd ou graveleux, qui rend le tout assez regardable.

Pas forcément un film qui restera dans les mémoires, mais c'est sympathique à regarder, et ça a le bon goût de ne pas dépasser 1h40.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #998 : Godzilla II - Roi des Monstres (2019)

Publié le 2 Juillet 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review, Science-Fiction, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Godzilla II : Roi des Monstres (Godzilla : King of the Monsters - 2019) :

Des années après le réveil de Godzilla, l'organisation Monarch continue d'étudier les nombreux Titans endormis aux quatre coins de la planète. Mais lorsqu'un groupe écoterroriste décide de kidnapper Emma Russell et sa fille Madison (Vera Farmiga, Millie Bobby Brown), pour obtenir d'Emma le contrôle d'une technologie permettant d'interagir avec les Titans, la situation se complique, avec le réveil de Ghidorah, un immense dragon destructeur à trois têtes. Et tandis que tous les Titans se réveillent, un à un, pour prêter allégeance à Ghidorah et exterminer l'humanité, les êtres humains ne peuvent plus compter que sur Godzilla pour vaincre le dragon et restaurer la paix...

Le premier Godzilla, signé Gareth Edwards, m'avait vraiment laissé de marbre : trop de personnages humains insipides, pas assez de Godzilla, des antagonistes monstrueux quelconques, un rythme insuffisant, bref, je ne suis pas fan, même avec du recul.

Kong : Skull Island, le second film de cet univers partagé, m'avait un peu plus satisfait, tout en souffrant toujours des mêmes problèmes : incapable de rendre ses personnages humains intéressants (malgré une distribution de qualité), Jordan Vogt-Roberts se rabattait sur une forme plus décontractée, évoquant Apocalypse Now, mais victime tout de même d'effets spéciaux inégaux (notamment un Kong aux proportions assez variables).

Ici, avec Michael Dougherty (Krampus, Trick'r'Treat) aux commandes du script et de la réalisation, on pouvait s'attendre à des images mémorables, mais pas forcément à un script beaucoup plus détaillé.

Et sans surprise, c'est le cas, puisque si je voulais résumer ce Godzilla KOTM à une simple phrase de notation, ce serait 5/6 pour les monstres, leurs affrontements, leur capital sympathie, leur caractérisation... et 1/6 pour l'écriture et les personnages humains trop souvent sous-développés, aux interprètes sympathiques, mais aux motivations absconses, et à la présence agaçante (toute la dernière partie du film frustre, à constamment revenir sur ces personnages-fonctions indestructibles, qui tentent de survivre au milieu d'un combat de titans).

Et c'est vraiment le problème du film : il est beau, il est lisible, tout ce concerne les Titans et le world-building (tout le générique de fin développe notamment joliment les liens entre Kong, les Titans, et le monde transformé qui est désormais celui des humains de cet univers partagé) est intéressant... mais tout ce qui concerne les humains est globalement insipide, voire même énervant, en particulier à partir d'un certain retournement de situation, en Antarctique, et de son explication, façon Thanos du pauvre. Sans oublier Charles Dance, en méchant cliché uniquement là pour (à en croire le générique de fin) mettre en place une suite.

Heureusement que ponctuellement, Dougherty parvient à créer des moments de grâce avec ses monstres, que ce soit Ghidorah au sommet du volcan, Ghidorah et son électricité, tout ce qui tourne autour de Mothra, ou encore Godzilla et Ghidorah qui s'envolent... autant de moments visuellement mémorables malheureusement entrecoupés de passages laborieux sur ces protagonistes humains (trop souvent) insignifiants.

Bref, je comprends sans problème la flopée de critiques négatives que ce film a reçu ces dernières semaines... mais je les trouve néanmoins complètement disproportionnées. Pris dans son ensemble, le film est bancal, certes, mais j'ai envie de dire que tout dépend vraiment des attentes du spectateur : j'ai abordé le métrage en voulant voir de belles images de monstres s'affrontant dans des combats épiques et destructeurs, et en me moquant complètement de l'élément humain du film. J'ai donc été satisfait sur ce front, malgré la présence humaine (en grande partie) insipide.

Et donc, comme je le disais plus haut, niveau notation, (5/6 + 1/6)/2 = 3/6 + 0.5 pour le score musical de Bear McCreary = 3.5/6 (soit la même note que Skull Island).

(par contre, je ne sais pas trop comment Kong va pouvoir rivaliser avec Godzilla dans le prochain film, ne serait-ce qu'au niveau de sa taille...)

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