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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Un film, un jour (ou presque) #788 : MOIS FRANÇAIS - L'Île aux Trésors (2007) & Benoît Brisefer : Les Taxis Rouges (2014)

Publié le 6 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Aventure, Histoire, Jeunesse, Action, Fantastique

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

L'Île aux Trésors (2007) :

Au 18ème siècle, des individus disparates (Gérard Jugnot, Alice Taglioni, Vincent Rottiers, Jean-Paul Rouve) s'associent pour mettre leur ressources en commun, et partir à la recherche du trésor du Capitaine Flint...

Une production franco-européenne tout simplement ratée, et qui, malgré son budget confortable, échoue à réinventer de manière intéressante ou dynamique L'Île au Trésor de Stevenson.

La faute à un script plat et quelconque, à une réalisation médiocre, toute en plans serrés et gros plans cache-misère, à une interprétation assez forcée, et à une distribution assez inégale - Alice Taglioni, notamment, est insipide au possible, alors que son rôle est crucial.

C'est mou, étrangement étriqué et terne malgré son budget conséquent, et même la bande originale symphonique de NIcholas Todd (au demeurant assez réussie et épique) finit par paraître hors-sujet, tant ce qu'il y a à l'écran n'est pas à la hauteur de ce que la musique tente de faire ressentir.

1/6

Benoît Brisefer - Les Taxis Rouges (2014) :

Benoît Brisefer (Léopold Huet), dix ans, est un petit garçon à la force surhumaine, qui ne perd ses pouvoirs que lorsqu'il est enrhumé. Lorsque le maléfique Poilonez (Jean Reno) arrive en ville à la tête de sa compagnie de taxis ultra-modernes, aux méthodes peu catholiques, Mr. Dussiflard (Gérard Jugnot), l'ami chauffeur de taxi de Benoît, en est la victime, et rapidement, lui et l'enfant sont envoyés à l'autre bout du monde par Poilonez, dont les plans machiavéliques ne peuvent s'embarrasser de fouineurs dans leur genre...

Un film adapté de l'oeuvre de Peyo par un réalisateur peu connu (et décédé en 2017) et par cinq scénaristes (!), ce Benoît Brisefer s'avère un métrage globalement assez fidèle à la bande dessinée d'origine, ce qui n'est pas forcément une bonne chose.

Le film s'avère en effet très vieillot et poussif dans sa forme et dans sa structure : il est mollasson (gros ventre mou à mi-parcours), les effets spéciaux sont relativement fauchés, et à peine dignes d'un film des années 90 (notamment lorsque l'enfant court devant un fond vert), la post-synchronisation est approximative, la réalisation peu inspirée, et l'interprétation est très inégale (certains acteurs étant en pilotage automatique, d'autres se démenant, comme Jugnot, et d'autres encore, comme Léopold Huet, atteignant rapidement leurs limites de jeu).

En résumé, ce long-métrage de moins de 73 minutes est particulièrement laborieux, à l'image de son générique d'ouverture de plusieurs minutes, basique, lent et sur fond noir, et qui donne bien le ton du reste du métrage. Un ratage.

2/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo : GLOW, saison 2 (2018)

Publié le 6 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Catch, Drame, Netflix, Cinéma, Action

La première saison de GLOW était une réussite, parvenant à combiner comédie, catch, sport et personnages instantanément attachants en 10 épisodes d'une petite demi-heure ; tout au plus pouvait-on lui reprocher d'esquiver légèrement certains problèmes de sexisme ainsi que de danger du catch professionnel, au profit du portrait de femmes mises à l'écart, qui finissaient par trouver dans GLOW une certaine unité, et une famille d'adoption.

Rien de bien méchant, cela dit, d'autant que tout le reste s'avérait d'un très bon niveau, et particulièrement sympathique.

GLOW, saison 2 :

Alors que l'émission connaît un succès d'estime croissant, et développe son public, les choses se compliquent pour les lutteuses de GLOW, rejointes par Yolanda (Shakira Barrera), la remplaçante de Cherry. En effet, la chaîne qui les diffuse commence à se montrer capricieuse, et à succomber aux pressions de lobbies : l'avenir de GLOW est en péril, et il se pourrait bien que tout se termine prématurément pour les apprenties-catcheuses...

Une seconde fournée toute aussi satisfaisante que la première année de la série, puisque cette dernière continue de bâtir son architecture autour de ses acquis, et semble avoir pleinement conscience de ses points forts.

L'année dernière, je finissais mon bilan en espérant que la série allait monter en puissance à tous les niveaux : blessures, conflits, progrès en catch, nouveaux personnages, succès croissant des lutteuses, paillettes, mauvais goût, couleurs fluos, caricatures, et misogynie de l'époque.

Et en 2018, tous mes vœux ont été exaucés.

Blessures ? Ruth se fracture la cheville (ou plutôt, on la lui fracture), ce qui amène toute l'équipe de GLOW à resserrer les rangs autour d'elle, de manière assez touchante ; conflits ? Ruth/Debbie continue de s'amplifier, pour le meilleur et pour le pire, Sam devient de plus en plus caractériel, etc ; progrès en catch ? Le match final (entre Debbie et Chavo Guerrero) est la preuve que les actrices (et les personnages ont fait d'énormes progrès ; nouveaux personnages ? Outre Yolanda (qui reprend le personnage de Cherry, et s'engage progressivement dans une romance avec Arthie), Cherry revient sous les traits d'une sorcière vaudoue, et les deux "vieilles" se réincarnent en punk-rockeuses post-apocalyptiques, avec tout ce que ça amène de paillettes, de couleurs, et tout et tout ; succès ? Les filles ont désormais des fans, et elles savourent avec plus ou moins de plaisir leur nouvelle renommée ; et misogynie, puisque #metoo est passé par là, et que Ruth est rapidement confrontée à la promotion canapé organisée par le président de la chaîne.

À tout cela, on peut ajouter encore une bonne dose de romance (Ruth/un caméraman), de rapprochements familiaux assez touchants (Sam et sa fille Justine), de drame (Bash qui apprend la mort de Florian, n'assume clairement pas son homosexualité, et se précipite dans les bras de Rhonda), de personnages secondaires bien développés (je pense notamment à Tammé/Awesome Kong, qui a droit à son moment de gloire, avec un épisode en grande partie consacré à ses rapports avec son fils, et à la manière dont elle n'assume pas vraiment son métier de catcheuse), de catch (forcément, tout mariage se doit de se conclure en battle royale) et de gros moments de rigolade (tout l'épisode 08 n'est qu'un épisode de GLOW tel que "filmé" et "diffusé" dans les années 80, et c'est hilarant de bout en bout).

Il y a donc de tout dans cette seconde saison de GLOW, et l'on en vient à regretter qu'elle ne dure que 10 épisodes : alors que la majorité des séries de Netflix se perd dans d'interminables saisons de plus de 13 heures, délayant leurs intrigues jusqu'à les rendre insipides, ici, 10x30 minutes, c'est bien trop court, et l'on aurait bien voulu trois épisodes supplémentaires, pour encore plus en profiter.

Une chose est sûre, la saison 3 de GLOW n'aura pas grand chose en commun avec les deux précédentes, puisque les catcheuses vont désormais se produire non plus devant les caméras de Sam, mais sur scène, à Vegas... Gros changement d'ambiance en perspective !

 

Retrouvez aussi sur ce blog la critique de la saison 1 de GLOW en cliquant ici !

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Un film, un jour (ou presque) #787 : MOIS FRANÇAIS - Les Seigneurs (2012) & L'Ascension (2017)

Publié le 5 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Sport, Romance, Aventure

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Les Seigneurs (2012) :

Footballeur has-been contraint de trouver un emploi stable dans le cadre de son divorce, Patrick Orbéra (José Garcia) accepte le poste d'entraîneur d'une petite équipe bretonne à la dérive. Il recrute ainsi ses anciens coéquipiers de l'équipe de France, tous aussi paumés que lui (Ramzy Bédia, Omar Sy, Joey Starr, Gad Elmaleh, Franck Dubosc)... mais rapidement, contre toute attente, cette équipe de bras-cassés commence à trouver son rythme et à enchaîner les victoires.

Une comédie sportive qui sent bon le déjà vu, tant sur le plan de son scénario que de son illustration musicale (qui reprend à un moment crucial le thème du Dernier des Mohicans/The Gael de Dougie Maclean), et qui peine à impliquer le spectateur dans le sort de cette équipe de bras cassés aux perruques improbables.

Forcément, vu le nombre de visages familiers à l'écran, le script se démène pour les laisser chacun faire leur numéro, et il ne reste plus grand chose, en fin de compte, pour justifier un investissement émotionnel quelconque.

Ce qui n'empêche pas Olivier Dahan, entre deux biopics mélodramatiques, de tenter une dernière demi-heure ultra-premier degré, avec match de foot blindé de ralentis, de clichés récurrents dans ce genre de film, de musique ultra-dramatique (Guillaume Roussel s'est démené, peut-être même trop), de moments décisifs pleins de pseudo-tension, etc.

Plus il s'approche de sa fin, plus le film se prend au sérieux, donc, et moins il fonctionne, puisqu'à la base, on n'est pas très concerné par ce qui se passe à l'écran. La baudruche vaguement sympathique de la première heure de métrage se dégonfle donc totalement sous le poids de ses grosses ficelles, et on finit assez déçu par ce qu'on vient de voir.

2.25/6

L'Ascension (2017) :

Pour prouver à Nadia (Alice Belaïdi) qu'il est prêt à tout pour elle, Samy (Ahmed Sylla) décide de partir pour l'Everest, et d'escalader cette montagne, alors qu'il n'a jamais quitté sa banlieue du 93. Contre toute attente, avec le soutien d'une radio parisienne, Samy devient alors un phénomène de société...

Supposément une comédie romantique et d'aventures avec un Ahmed Sylla plutôt sympathique, à la base, L'Ascension arrivait auréolée d'une réputation très flatteuse, et j'avais donc des attentes certaines en attaquant ce métrage.

Et la déception est d'autant plus grande. Ce n'est pas que c'est particulièrement mauvais, bien au contraire, c'est même un film assez honorable... mais niveau humour et comédie, c'est l'encéphalogramme plat.

Blagounettes et choc des cultures éventés, rythme vraiment pépère, déroulement très classique, je n'ai vraiment rien trouvé de particulièrement mémorable dans ce premier long-métrage de l'ex-assistant réalisateur de Kassovitz et Canet.

Encore une fois, ce n'est pas mauvais, c'est visuellement plutôt réussi, et la romance est plutôt jolie (et bien interprétée), mais ça s'arrête là, et ça m'a laissé globalement de marbre.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #786 : MOIS FRANÇAIS - Fonzy (2013) & La Colle (2017)

Publié le 5 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, France, Comédie, Fantastique, Romance, Drame

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Fonzy (2013) :

Plus jeune, Diego (José Garcia) a fait de nombreux dons de sperme, en échange d'une rémunération conséquente. Aujourd'hui, alors même qu'il a de nombreux problèmes d'argent et que sa compagne (Audrey Fleurot) lui annonce qu'elle est enceinte, il découvre que 533 de ces dons de sperme ont débouché sur une naissance, et que 142 d'entre elles veulent connaître son identité...

Version française de Starbuck, film canadien déjà adapté aux USA par son réalisateur sous le titre Delivery Man, et en Inde, ce Fonzy a pour principal défaut de ne rien apporter de vraiment pertinent au film original, ou à sa version américaine.

En soi, Fonzy n'est pas mauvais, c'est bien interprété (sauf par le jeune gothique en surjeu), Fleurot et Garcia font des protagonistes sympathiques, c'est parfois touchant, mais dans l'ensemble, ça manque un peu de rythme (10 minutes de moins, ça aurait peut-être été mieux), c'est trop timoré, et ça manque de punch.

Rien de dramatique, mais absolument rien de mémorable si l'on a déjà vu l'une ou l'autre des versions anglo-saxonnes.

3/6 (et puis la bande originale d'André Manoukian, bof)

La Colle (2017) :

Collé un samedi en compagnie d'autres élèves turbulents de son lycée de banlieue, Benjamin (Arthur Mazet) s'aperçoit rapidement qu'il est bloqué dans une boucle temporelle, et que s'il s'éloigne pendant plus de trois minutes de Leila (Karidja Touré), sa voisine de table dont il est épris, cette colle recommence, encore et encore...

Une relecture lycéenne d'Un Jour Sans Fin, mâtinée de Breakfast Club de banlieue, en forcément un peu plus puéril et graveleux, sans oublier caricatural et surjoué, mais finalement assez attachant.

Ce n'est pas original pour un sou, et quand vient le moment des grandes tirades finales, ça sonne un peu artificiel et forcé ; cependant, la réalisation et le montage assez dynamiques permettent d'assurer un rythme suffisant au tout, c'est globalement assez juste dans l'interprétation (ça surjoue, mais ce sont les personnages qui veulent ça, donc ça passe), et finalement, on passe un assez bon moment devant cette comédie sans prétention.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #785 : MOIS FRANÇAIS - Au Bistro du Coin (2011) & Sales Gosses (2017)

Publié le 4 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Musique

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Au Bistro du Coin (2011) :

Lorsqu'un SDF local décède, tous les habitants d'un quartier se mobilisent, pour monter un spectacle au profit des sans-abris : tout le monde défile ainsi au bistro du coin, tenu par Manu (Fred Testot), mais chacun a ses propres problèmes, ses propres motivations, et ses propres inimitiés...

Distribution sympathique pour cette comédie d'à peine 80 minutes (Testot, Guy Lecluyse, Eddy Mitchell, Bruno Solo, Vincent Desagnat, Frédérique Bel, Vincent Lacoste, Arsène Mosca, Éric & Ramzy, Nader Boussandel, Anne Girouard, Jérôme Commandeur, François Berléand, Arnaud Tsamere, Massot & Jouclat, Bruno Moynot, Majid Berhila, Issa Doumbia...) basée sur une idée de Testot, et qui malheureusement ne fonctionne pas vraiment.

La faute à un format particulièrement décousu, sorte de défilé de visages connus qui font tous leur numéro respectif, tour à tour, sans véritable contenu ni script particulièrement intéressant pour lier le tout ou lui donner du rythme.

Je ne serais pas surpris qu'une grosse partie du métrage ait été semi-improvisée sur place, en fonction des comiques disponibles au jour le jour... et même si ce n'est pas le cas, c'est l'impression que ça donne.

Pas très drôle, pas très rythmé, dommage.

2/6

Sales Gosses (2017) :

Bien décidé à profiter de son travail de moniteur de colonie de vacances pour rencontrer des filles, Alex (Thomas Solivérès) déchante rapidement en découvrant qu'il va devoir superviser des personnes âgées. Et lorsque ces dernières s'avèrent encore plus incontrôlables que de jeunes enfants, Alex se trouve rapidement dépassé...

Une comédie estivale de colonie de vacances particulièrement banale et générique, dans laquelle les enfants ont simplement été remplacés par des personnes âgées insupportables et intenables... et c'est à peu près tout.

C'est suffisamment rythmé, énergique et c'est globalement bien interprété (mention spéciale à Solivérès, plutôt sympathique), mais dans l'ensemble, c'est trop potache, balisé de bout en bout et anecdotique pour vraiment marquer les esprits, ou pour mériter autre chose qu'un visionnage tv en plein mois de juillet.

2.5 + 0.25 pour Issa Doumbia, qui a un role plus développé que d'habitude = 2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #784 : MOIS FRANÇAIS - Et ta soeur (2016) & Jour J (2017)

Publié le 4 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Drame, Romance

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Et Ta Soeur (2016) :

Déprimé suite à la mort de son frère, Pierrick (Grégoire Ludig) est invité par Tessa (Géraldine Nakache), sa meilleure amie, à passer une semaine seul dans la maison familiale, sur une île bretonne isolée. Mais à son arrivée sur place, Pierrick s'aperçoit que Marie (Virginie Efira), la demi-sœur de Tessa, occupe déjà les lieux...

Alors que le postulat de départ de ce métrage (adaptation du film américain Ma meilleure amie, sa sœur et moi - 2012) et sa distribution sympathique et drôle auraient pu donner quelque chose de léger et d'amusant, on se retrouve en fait avec une comédie dramatique typiquement française/bobo, un huis-clos transposé dans une luxueuse demeure bretonne, et qui se résume à un homme, deux femmes, des non-dits, des quiproquos, une illustration musicale pseudo-trendy, et 90 minutes de blabla et de conflits insipides filmés par une caméra portée tremblotante.

C'est gris, ça ne va nulle part, ça ne raconte pas grand chose, et malgré les efforts du trio de tête (qui n'est pas désagréable du tout), ça n'a qu'un intérêt limité.

1.5/6

Jour J (2017) :

Après avoir couché avec Mathias (Nicolas Duvauchelle) lors d'une soirée, Juliette (Reem Kherici), une wedding planneuse, découvre que ce dernier est fiancé à l'une de ses ennemies d'enfance (Julia Piaton), qui, par un malheureux concours de circonstances, décide d'engager Juliette pour organiser son mariage...

Une comédie romantique co-écrite par Kherici, Kazandjian, et Philippe Lacheau, et qui, comme pas mal de films de cette bande (Babysitting, Alibi.com, Épouse-moi mon pote) ne parvient pas à se défaire de ses influences (ici, Un Mariage trop parfait, entre autres).

Résultat : on a constamment une impression de déjà vu, pas aidée par des gags franchement téléphonés (un autre problème récurrent des scripts de Lacheau & co), par de nombreux seconds rôles sous-exploités (Sylvie Testud n'est là que pour s'entendre dire qu'elle est jeune et canon ; la mère alcoolique jouée par Chantal Lauby fait de la semi-figuration, et n'est là que pour permettre une scène mélodramatique peu convaincante ; François-Xavier Demaison se prend pour Seth Rogen ou Zach Galifianakis ) et par un Nicolas Duvauchelle bien terne, qui ressemble presque à une doublure lumière de Philippe Lacheau, dans son rôle (déjà que le personnage - infidèle et menteur - est tout sauf attachant...)

(d'ailleurs, amusant de voir que Kherici a casté ses deux ex, Lacheau et Stéphane Rousseau, dans les rôles d'un couple gay, et que son love-interest ressemble à ce point à Lacheau, notamment dans sa tenue)

Bref, une rom-com mollassonne qui finit par tourner à vide, et qui accumule les grosses ficelles et les coïncidences improbables, comme autant de rebondissements forcés qui ne convainquent pas.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #783 : MOIS FRANÇAIS - Madame Irma (2006) & L'Idéal (2016)

Publié le 3 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Romance

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Madame Irma (2006) :

Renvoyé de son poste de PDG, Francis Lenoir (Didier Bourdon) cache ce licenciement à sa famille, et, faute d'un autre poste similaire, il tente de trouver une alternative rémunératrice : se travestissant, il endosse alors l'apparence et l'identité de Madame Irma, une voyante roumaine, et il entreprend de profiter au maximum de la crédibilité de ses concitoyens...

Alors je ne sais pas trop si c'est le côté nostalgie pour les Inconnus qui a joué, ou quelque chose d'autre, mais j'ai trouvé le tout relativement sympathique (sans plus). Bourdon se donne à fond dans ce personnage double, c'est plutôt amusant, et ça fait toujours plaisir de voir Legitimus et Bourdon réunis à l'écran (même si Legitimus surjoue ponctuellement).

Après, on pourra regretter que le film tourne exclusivement autour du pognon, sans jamais prendre de recul là-dessus, et qu'il reste globalement à la surface de son sujet, ratant quelques opportunités de pousser le bouchon un peu plus loin.

Anecdotique, mais amusant.

3.25/6

L'Idéal (2016) :

Reconverti dans le recrutement de mannequins russes après sa carrière dans la publicité, Octave Parango (Gaspard Proust) est contacté par L'Idéal, une grande marque internationale de cosmétiques frappée par un scandale, et à la recherche d'une nouvelle égérie. Octave a désormais une semaine pour la trouver, tout en étant supervisé par Valentine Winfelt (Audrey Fleurot), directrice artistique autoritaire et hostile...

Contre toute attente, 99 Francs s'était avéré une bonne surprise, portée par un Dujardin impertinent, par l'écriture corrosive de Beigbeder, et par l'énergie de salle gosse de Jan Kounen, à la réalisation.

L'Idéal est, en quelque sorte, la suite de 99 Francs... mais sans Kounen et Dujardin. Beigbeder adapte ici lui-même son roman Au secours pardon, s'attaquant ici au monde de la mode, avec Gaspard Proust en lieu et place de Jean Dujardin...

... et c'est là que ça commence à coincer. Proust n'est pas mauvais, loin de là, mais il n'a pas forcément l'énergie, le timing et le charisme de Dujardin... et il se fait totalement éclipser à l'écran par Audrey Fleurot, excellente (et que j'aurais vraiment voulu voir face à Dujardin).

Ajoutez à cela une réalisation correcte, mais pas particulièrement inventive, de Beigbeder, et un propos un peu répétitif par rapport à 99 Francs, et tout de suite, on se rend compte qu'on y a perdu pas mal au change.

D'autant que le cynisme et la complaisance partielle de l'auteur vis à vis de ce milieu (ou du moins, dans sa représentation trashy au possible) ont tendance à fatiguer, sur la durée, et que l'intrigue de ce métrage est assez peu captivante, tentant un revirement sincère et plein d'émotion©®™ peu convaincant dans la dernière demi-heure.

Résultat nettement plus mitigé que 99 Francs, donc.

Cela dit, Jonathan Lambert en patronne transsexuelle de L'Idéal, bonne idée de casting, d'autant que le bonhomme le joue au premier degré, sans jamais tomber dans la caricature.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #782 : MOIS FRANÇAIS - Alibi.com (2017) & Épouse-moi mon pote (2017)

Publié le 2 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Romance

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Alibi.com (2017) :

Avec son compère Augustin (Julien Arruti) et leur nouvel employé Mehdi (Tarek Boudali), Greg (Philippe Lacheau) gère Alibi.com, une entreprise fournissant des alibis imparables à tous leurs clients, quelle qu'en soit la raison. Jusqu'au jour où Greg s'éprend de Flo (Élodie Fontan), qui déteste le mensonge, et qu'il découvre que le père d'Élodie, Gérard (Didier Bourdon) est l'un de ses clients...

Encore un carton absolu au box-office, signé de la bande à Fifi (mais cette fois-ci, Philippe Lacheau est en solo à la réalisation)... et encore un film qui me laisse globalement très mitigé.

Le problème, en fait, c'est qu'une fois les 20 premières minutes passées (les débuts de la romance sont sympathiques, on sent que le couple vedette est ensemble IRL), ce film (qui rappelle gentiment le postulat et le format de L'Arnacoeur, avec Romain Duris, film dans lequel Arruti, Boudali et Lacheau avaient de petits rôles) se transforme lentement en un vaudeville assez banal, à base de mensonges, de quiproquos, et de caméos de visages familiers, saupoudrés d'un moment graveleux ou deux ; un vaudeville qui ronronne rapidement, malgré quelques gags amusants parsemés ici et là.

Résultat, ça se traîne mollement, Arruti est toujours un comédien très inégal, Tarek Boudali ne sert absolument à rien, Nawell Madani surjoue la bimbo nabilesque, et les clins do'eil référentiels (Star Wars, Fast & Furious, Assassin's Creed, etc) arrivent un peu comme un cheveu sur la soupe : bref, malgré cette bande à Fifi sympathique, Alibi.com reste une comédie en demi-teinte, et au déroulement cousu de fil blanc.

2.25/6

Épouse-moi mon pote (2017) :

Marocain installé à Paris pour y étudier l'architecture, Yassine (Tarek Boudali) y rate ses examens suite à une soirée trop arrosée. En situation irrégulière, il n'a d'autre choix que de travailler au noir sur des chantiers, tout en mentant à ses proches, restés au pays... jusqu'au jour où il décide d'épouser son meilleur ami Fred (Philippe Lacheau) pour régulariser enfin sa situation. Mais Mr. Dussart (Philippe Duquesne), un inspecteur de la préfecture, semble bien décidé à prouver que ce mariage blanc est une imposture...

Encore une comédie de la Bande à Fifi (réalisée et écrite par Tarek Boudali), et encore un bon gros recyclage, ici de Quand Chuck rencontre Larry (avec Sandler et Kevin James) dont le film reprend même l'affiche (en inversant simplement l'expression des personnages y figurant), le tout mâtiné d'une dose de Green Card (avec McDowell et Depardieu) - ou même de Paris à tout prix, de leur copine Reem Kherici, et de quelques gags repiqués ici ou là (sans même mentionner la Youtubeuse Andy Raconte qui nous refait Gwyneth Paltrow dans L'Amour Extra Large).

À l'identique, comme dans bon nombre des œuvres de la Bande, on est en plein dans les stéréotypes et les clichés à gogo, ainsi que dans les gags et rebondissements toujours très téléphonés.

Heureusement, si tout ce qui a trait à la communauté homosexuelle est clairement traité de manière caricaturale et outrancière (le numéro de danse final, au secours), cela ne semble jamais vraiment fait avec méchanceté, et ça souligne plus la bêtise et les préjugés des deux personnages principaux (le personnage de Lacheau, notamment, est très très bête) qu'une véritable volonté de se moquer des gays.

Je comprends qu'on puisse y voir de l'homophobie, et le film est clairement hétéronormé, mais je ne pense pas que ce soit nécessairement si problématique que ça, notamment au vu de la conclusion de la sous-intrigue de Lacheau et Doudou Masta.

Le seul vrai problème, en fait, c'est que le film, dans son ensemble, s'éparpille beaucoup trop, entre son postulat de départ, les multiples histoires et personnages secondaires, la romance de Boudali avec une Andy Raconte bien terne, etc.

Ça manque donc d'énergie et de rythme, malgré sa durée somme toute assez limitée, et c'est probablement pour cela qu'on finit par ne plus remarquer que ces gros poncifs sur la communauté gay, tant le reste est anecdotique et manque de punch.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #781 : MOIS FRANÇAIS - Boule & Bill (2013) & Boule & Bill 2 (2017)

Publié le 1 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, France, Comédie, Jeunesse, Histoire

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Boule & Bill (2013) :

Dans les années 1970, le quotidien et les mésaventures de Boule (Charles Crombez), un petit garçon roux, de Bill (Manu Payet), son cocker roux, de Caroline (Sara Giraudeau), sa tortue, et de Pierre (Franck Dubosc) et Carine (Marina Foïs), ses parents...

Adaptation assez fidèle de la bande dessinée de Roba par les scénaristes de RTT, de Bienvenue chez les Ch'tis et d'Astérix aux Jeux Olympiques, cette comédie extrêmement courte (à peine 70 minutes génériques exclus) allie une certaine nostalgie inutile pour les 70s (c'est un film pour vieux, il faut bien le dire) à une distribution assez moyenne (vraiment pas fan du couple Foïs/Dubosc, même s'ils sont heureusement en mode mineur ; l'enfant est oubliable ; et le doublage des animaux, s'il n'est pas mauvais, est assez inégal dans son intérêt et sa pertinence) et à un manque étrange de rythme et de contenu (et ce n'est pas le dernier quart d'heure assez forcé qui sauve le tout).

C'est court, mais c'est assez vide et creux, et en fin de compte, assez inoffensif et insipide. Le chien est mignon, cela dit, et j'ai bien aimé le travail de Sara Giraudeau au doublage de Caroline la tortue.

2.5/6

Boule & Bill 2 (2017) :

Malgré son existence parfaite en compagnie de son épouse Carine (Mathilde Seigner), de son fils Boule (Charlie Langendries) et de leur chien Bill (Manu Payet), Pierre Roba (Franck Dubosc) est en crise : son éditrice (Nora Hamzawi) lui demande de produire des bandes dessinées plus sombres et dramatiques. De son côté, Boule tente de conquérir le coeur d'une fille de sa classe, malgré la rivalité d'un jeune nouveau voisin...

Ouhlà, un bon gros ratage du réalisateur de Le Mac et de Mes Trésors : c'est laborieux, plat, surjoué (ou mal joué) par tout le monde, et plus gênant, ça passe d'un récit parlant de Boule & Bill à quelque chose de centré sur Franck Dubosc en roue libre, sur Mathilde Seigner sarcastique, et sur leurs (non) conflits de couple.

Boule, lui, est embourbé dans du mauvais sous-Petit Spirou ou Petit Nicolas, tandis que Bill, lui, est réduit à jouer les faire-valoir absents, uniquement utilisé pour ponctuer une scène ou une autre d'une vanne qui tombe à plat.

Bref, c'est mou, c'est nettement plus outrancier et caricatural, et si ça se débarrasse du côté "film pour vieux nostalgiques des 70s" du premier, ça devient un film pour enfants raté empli de slapstick débile sans le moindre intérêt pour les plus de 10 ans.

2 - 0.25 pour la voix de Caroline, remplacée elle aussi, et nettement plus insipide = 1.75/6

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Blog Update ! - Juillet 2018 (seconde quinzaine) & Mois Français (première partie)

Publié le 31 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Les bilans de Lurdo, Update, France, Télévision

Le mois consacré à la comédie française bat son plein sur le blog des Téléphages Anonymes, malgré la chaleur écrasante qui écrase l'Hexagone...

MOIS FRANÇAIS - première partie :

#757 : Fatal (2010) & Coursier (2010) 4.25/6 & 3.5/6

#758 : Vive la France (2013) & Tout Schuss (2015) 2/6 & 1.75/6

#759 : Comme un Chef (2012) & Les Têtes de l'Emploi (2016) 3/6 & 1.75/6

#760 : Eyjafjallojökull (2013) & Raid Dingue (2016) 3/6 & 1.5/6

#761 : Halal, Police d'État (2010) & Beur sur la Ville (2011) 3.25/6 & 3.25/6

#762 : Un Ticket pour l'Espace (2005) & RTT (2009) 3/6 & 2.25/6

#763 : Les Kaïra (2012) & Pattaya (2016) 3.5/6 & 3.5/6

#764 : Robin des Bois : la véritable Histoire (2015) & Les Nouvelles Aventures de Cendrillon (2017) 1.25/6 & 1.5/6

#765 : Bis (2015) & Les Visiteurs 3 - La Révolution (2016) 3.25/6 & 0.25/6

#766 : Un Homme à la Hauteur (2016) & Brice 3 (2016) 2.5/6 & 3/6

#767 : BELGIQUE - Les Barons (2009), Il était une fois, une fois (2012) & Good Luck Algeria (2015) 3.25/6, 3/6 & 3.25/6

#768 : Case Départ (2011) & Le Crocodile du Botswanga (2014) 3/6 & 4/6

#769 : Fastlife (2014) & Coexister (2017) 2/6 & 3/6

#770 : Il Reste du Jambon ? (2010) & De l'Huile sur le Feu (2011) 3.5/6 & 3/6

#771 : Mohamed Dubois (2013) & Problemos (2017) 2.5/6 & 4/6

#772 : OSS 117 : Rio ne répond plus (2009) & Les Aventures de Philibert, Capitaine Puceau (2011) 4.5/6 & 2.75/6

#773 : L'École pour Tous (2006) & Débarquement Immédiat ! (2016) 2.5/6 & 2.5/6

#774 : Le Mac (2010) & À Fond (2016) 3/6 & 3.5/6

#775 : Hibou (2016) & Si j'étais un homme (2017) 2.5/6 & 2.25/6

#776 : Astérix et Obélix : Au service de Sa Majesté (2012) & Pop Redemption (2013) 2/6 & 3.5/6

#777 : Babysitting 1 (2014) & Babysitting 2 (2015) 2/6 & 2.5/6

#778 : L'Oncle Charles (2012) & Le Grand Partage (2015) 2/6 & 1.5/6

#779 : Safari (2009) & On a marché sur Bangkok (2014) 3.5/6 & 2/6

#780 : Paris à Tout Prix (2013) & Mes Trésors (2017) 2.75/6 & 2/6

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# Grand écran :

La première chose qui me frappe vraiment, en voyant cette liste de films comiques français, c'est l'improbable médiocrité de ce genre cinématographique : les films s'élevant au dessus du 3.5/6 (qui, je le rappelle, signifie pour moi que le film est regardable, mais franchement moyen, et avec presque autant de défauts que de qualités) sont rarissimes, et lorsqu'ils y parviennent, c'est grâce à la personnalité de leurs interprètes et/ou de celui qui a écrit/réalisé le métrage.

La comédie française semble vraiment être un genre gangréné par le copinage, et par le casting de personnalités à la mode en lieu et place de véritables acteurs comiques éprouvés, souvent relégués à des seconds rôles. Des personnalités choisies avant même que le script ne soit écrit, et autour duquel on brode un peu, avec des idées dérivatives et répétitives qui échouent à convaincre, faute de prises de risques et de choix non-consensuels, pas assez commerciaux.

Et même lorsque les films en question échappent un peu aux clichés de la comédie "à la française", et qu'ils sont plus originaux, ethniques ou décalés, ils restent profondément inégaux et bourrés de problèmes d'écriture, de rythme ou d'interprétation.

Plus ce mois français progresse, plus je me dis qu'il existe un véritable problème de contrôle qualité au sein du monde du cinéma français, et ce dès la mise en chantier et l'écriture des projets, quels qu'ils soient (bon nombre des scénarios tournés de cette liste auraient mérité au moins une réécriture ou deux pour élaguer tout ce qui n'y fonctionnait pas...)

Mais peut-être que les deux prochaines semaines vont me faire changer d'avis à ce sujet...

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- Film de la quinzaine :

Pas de grande surprise, en ce qui me concerne, pour Fatal (que je connaissais et que j'appréciais déjà, et qui reste une parodie certes dérivative, mais très aboutie et délirante, du monde de la musique) et pour OSS 117 : Rio ne répond plus, à la hauteur du premier métrage.

Découvertes agréables, cependant, pour Le Crocodile du Botswanga (que je préfère au reste des autres films du duo/trio Éboué, N'Gijol et Steketee), et pour Problemos, avec Éric Judor, une satire très pertinente et mordante d'un certain milieu, et de notre société dans son ensemble.

- Flop de la quinzaine :

Aucune surprise : les Visiteurs 3 est une daube improbable, et le chant du cygne de personnages, d'acteurs et d'un réalisateur en bout de course.

Autre ratage, Raid Dingue, dans lequel Dany Boon semble persuadé d'avoir trouvé la nouvelle star féminine du monde de la comédie française, mais ne parvient qu'à la rendre instantanément antipathique et en surjeu constant.

Et, plus anecdotique, Babysitting, présenté à sa sortie comme le renouveau de la comédie française, mais qui n'a pour lui que son énergie, tant tout le reste est dérivatif, inégal et téléphoné.

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# Petit écran :

Trois séries seulement au programme : les trois premières saisons de Bajillion Dollar Propertie$, une parodie amusante de la télé réalité immobilière, la saison 2 de Luke Cage, toujours aussi inégale et parsemée de défauts, et la première saison de Brockmire, une comédie de la chaîne IFC qui m'a laissé assez indifférent.

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# À venir :

Le mois de la comédie française continue chez les Téléphages Anonymes, et ce jusqu'au 19 août, avec notamment les derniers films de la "Bande à Fifi", plusieurs séries d'adaptation (Boule & Bill, Ducobu, Benoit Brisefer, Les Profs, Le Petit Spirou, Le Petit Nicolas), et quelques autres gros succès populaires récents...

Et au niveau séries, la saison 2 de GLOW, une sitcom déjantée (Hit The Road), et le rattrapage de l'ultime saison de Dexter...

 

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Un film, un jour (ou presque) #780 : MOIS FRANÇAIS - Paris à Tout Prix (2013) & Mes Trésors (2017)

Publié le 31 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Thriller, Policier, Romance

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Paris à Tout Prix (2013) :

Marocaine vivant à Paris depuis près de vingt ans, Maya (Reem Kherici) est styliste pour une grande maison de couture... jusqu'au jour où, suite à une conduite en état d'ivresse et à un permis de séjour périmé, Maya est renvoyée au Maroc, où elle retrouve une famille qu'elle a trop longtemps négligé, et un mode de vie bien loin du luxe auquel elle est habituée.

Premier film de Reem Kherici, écrit en collaboration avec Philippe Lacheau (interprétant ici le rôle d'un ami de l'héroïne), et avec de nombreux seconds rôles familiers - des autres membres de la bande à Fifi en passant par Stéphane Rousseau, Pom Klementieff, Frédéric Chau, Florence Foresti, Lionnel Astier, François-Xavier Demaison, Shirley Bousquet, Pascal Demolon...

On se retrouve avec une comédie assez banale sur le retour aux sources de son personnage principal (ça rappelle Né Quelque Part, avec Jamel Debbouze, sorti à la même période), entrecoupé de scénettes ponctuelles (et pas indispensables) sur le couple de Lacheau et ses pannes sexuelles, d'une confrontation mélodramatique un peu forcé avec le père de l'héroïne, d'une romance faiblarde au pays, et de moments peu inspirés (le montage couture du derniers tiers) : dans l'ensemble, ça se regarde assez passivement, le tout manquant de rythme ou de percutant.

On a envie de mettre la moyenne, pour un premier film, mais bon, la happy end larmoyante qui se traîne limite le tout à un

2.75/6

Mes Trésors (2017) :

Lorsqu'elles découvrent qu'elles sont demi-soeurs, Carole (Camille Chamoux), une informaticienne complexée, et Caroline (Reem Kherici), une arnaqueuse séduisante écumant la Côte d'Azur, doivent se partager l'héritage de Patrick (Jean Reno), le père qu'elles n'ont jamais connu... mais bien vite, il apparaît que Patrick est encore en vie, et qu'il a besoin de ses deux filles pour dérober un Stradivarius hors de prix.

Sur un postulat de départ façon Les Trois Frères au féminin et en mode polar, le réalisateur de Le Mac livre ici une comédie policière plutôt routinière, avec un Jean Reno en pilotage semi-automatique sous des déguisements improbables, une Camille Chamoux qui force beaucoup le trait en nerd, une Reem Kherici qui flirte, et des seconds rôles assez oubliables et inégaux.

Le problème, en plus de l'évolution assez moyenne des rapports entre le trio principal, c'est que pour un film de casse, ça ronronne très rapidement, malgré une durée réduite de moins de 90 minutes, et qu'il ne se passe pas grand chose (y compris au moment du casse à proprement parler).

En somme, c'est anémique, quelconque, et instantanément oubliable.

2 + 0.5 pour le score symphonique signé Sinclair, façon film d'espionnage - 0.5 pour la scène finale, avec yellowface piteux des deux actrices = 2/6

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Un film, un jour (ou presque) #779 : MOIS FRANÇAIS - Safari (2009) & On a marché sur Bangkok (2014)

Publié le 30 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Romance, Aventure, Science-Fiction, Action

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Safari (2009) :

En Afrique du Sud, Richard Dacier (Kad Merad) est un organisateur de safari assez incapable : pas très intelligent, il a peur des animaux, et n'est jamais sorti de chez lui. Pourtant, lorsqu'il s'attire des ennuis avec la pègre locale, il doit emmener cinq touristes français (Lionel Abelanski, Valérie Benguigui, Frédérique Bel, David Saracino, Guy Lecluse) dans la savane, emmenant avec eux Becker (Frederic Proust), un criminel à la sinistre mission...

Une comédie d'aventures made in Kad & Olivier, et qui s'est faite démolir par la critique et le public à sa sortie, notamment à cause de son budget conséquent de 16 millions d'euros.

Et il est vrai que cette comédie absurde, typique de Kad et O, est assez inégale (comme beaucoup des œuvres du duo) : sa première partie, notamment, semble se chercher un peu, avec des personnages secondaires un peu antipathiques, et il faut attendre l'entrée en scène de Yannick Noah et, un peu plus tard, d'Omar Sy (et de son militaire africain à l'accent québécois) pour que ça décolle vraiment ; néanmoins, une fois ce palier franchi, le film semble trouver une direction et un ton bien définis, et s'avère même, par moments, plutôt hilarant.

Il faut dire que le scénario n'hésite pas à partir dans des situations toujours plus non-sensiques et absurdes : l'activation du missile, les pingouins qui chantent Hakuna Matata, le gorille, la musique triomphante qui dure encore et encore tandis que Kad se traîne à l'écran, les péripéties improbables aux ruptures de ton et de cadre, les échanges typiques de l'écriture de Kad & O...

Autant de moments particulièrement amusants, qui souffrent néanmoins d'un rythme et d'une cadence en dent de scie. C'est probablement ce qui pêche le plus dans ce Safari, et l'empêche d'être un vrai bon film : l'absence d'une structure plus solide et rigoureuse.

Cela dit, sur un plan technique, il faut saluer la photographie, la réalisation d'Olivier Baroux, et la musique de Martin Rappeneau (même si cette dernière vire parfois un peu trop vers des sonorités inutilement orientales) : tout est au diapason, et donne à cette comédie une apparence et un accompagnement musical dignes de ce nom, amples et spectaculaires.

Dans l'ensemble, une expérience mitigée, mais de bons moments à passer tout de même dans cette aventure déglinguée au fin fond de la brousse.
 
3.5/6

On a marché sur Bangkok (2014) :

Mis au placard à la présentation de la météo de 23h, Serge (Kad Merad), journaliste d'investigation raté toujours à la recherche du scoop ultime, reçoit de son partenaire décédé (Gérard Jugnot) un ultime tuyau improbable : la vérité sur l'alunissage des Américains, en 1969. Mais pour l'obtenir, Serge va devoir partir pour Bangkok, en compagnie de Natacha (Alice Taglioni), elle aussi en possession de ces informations capitales, et avec la CIA aux trousses...

Alors autant j'avais trouvé Safari plutôt amusant, car suffisamment absurde dans le genre "comédie d'aventures qui est en fait une occasion pour la distribution de prendre des vacances à l'autre bout du monde" pour faire oublier ses points faibles, autant là, c'est un ratage.

À nouveau un film de Kad & O, On a Marché sur Bangkok se prend malheureusement beaucoup trop au sérieux pour convaincre ne serait-ce qu'un minimum : Kad est en pilotage automatique, Alice Taglioni n'a pas grand charisme ou grande présence, le scénario est décousu et ultra-prévisible, et le rythme est tout simplement trop nonchalant pour ce qui est conçu comme une grosse course-poursuite rappelant un peu RTT.

Même l'adorable petite fille ne semble servir que de bouche-trou à un scénario qui n'a pas grand chose à raconter ou à montrer d'autre que les décors naturels thaïlandais.

Et quand arrive la scène finale (enfin un peu absurde), il est bien trop tard pour redonner de l'intérêt au tout. Dommage, il y avait là de quoi faire quelque chose de plus déjanté et d'improbable...

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #778 : MOIS FRANÇAIS - L'Oncle Charles (2012) & Le Grand Partage (2015)

Publié le 29 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Drame, Politique

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

L'Oncle Charles (2012) :

Riche homme d'affaires français vivant en Nouvelle-Zélande, Charles Doumeng (Eddy Mitchell) est gravement malade, et veut retrouver sa soeur, perdue de vue 50 ans plus tôt en Loire-Atlantique. Rapidement, il est alors contacté par Corinne (Valérie Bonneton), clerc de notaire, qui lui affirme avoir retrouvé la fille de sa soeur (Alexandra Lamy) et sa famille (Arnaud Ducret, Sophie de Fürst, Thomas Solivéres & Cléo/Madeleine Revel). Ravi, Charles apprend en plus qu'il n'est pas vraiment malade, et, pour fêter cela, il débarque en France pour rencontrer cette famille qu'il n'avait jamais connue... une famille totalement factice, uniquement composée pour lui dérober son héritage.

Un ratage signé Étienne Chatiliez, qui tente de donner vie, ici, à une nouvelle opposition de classe, entre ces pauvres malhonnêtes et menteurs, et cet Oncle richissime qui n'est pas non plus totalement innocent.

Malheureusement, ici, tout sonne faux, à commencer par les dialogues et l'interprétation de bon nombre de personnages : tout est trop récitatif, forcé, et le script ne propose rien de vraiment valable, entre son exposition laborieuse et mollassonne, son script cousu de fil blanc, et sa conclusion en queue de poisson, bâclée et sans le moindre impact.

Énorme bof, malgré l'énergie que tente d'y insuffler sa distribution principale, pourtant sympathique.

2/6

Le Grand Partage (2015) :

Lorsque le gouvernement français déclare des mesures de crise pour faire face au grand froid, chaque foyer se trouve contraint de partager son domicile avec d'autres personnes, proportionnellement à la surface de vie dont ses occupants disposent. Ainsi, à Paris, dans un beau quartier, les Dubreuil (Karin Viard, Didier Bourdon, Pauline Vaubaillon), de droite, les Bretzel (Valérie Bonneton, Michel Vuillermoz), de gauche, et tous les autres habitants d'un immeuble doivent accueillir des inconnus, pour le meilleur et pour le pire...

Comédie sociale typiquement franchouillarde, débordant de poncifs parisiens en tout genre (un bourge coincé, sa femme sexuellement frustrée, leur fille rebelle, une bonne bienveillante, des bobos gauchistes hypocrites, une concierge ultra-facho, un couple de vieux juifs râleurs et pingres, etc), et ressemblant fortement à une pièce de théâtre, puisque tout le métrage se déroule entre quatre murs, dans ces appartements cossus.

Des personnages antipathiques, une réalisation qui se fait bancale pour illustrer le moment où tout bascule et où le décret passe, un accompagnement musical de Phillipe Rombi qui n'est pas désagréable (mais paraît ultra-forcé compte tenu de ce qu'il y a à l'écran), des clichés poussés à l'extrême, et dans l'ensemble, un rythme et un humour aux abonnés absents : bref, je n'ai pas franchement apprécié tout ça, tant ça m'a semblé être ultra-nombriliste, et totalement inintéressant malgré sa distribution.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #777 : MOIS FRANÇAIS - Babysitting 1 (2014) & Babysitting 2 (2015)

Publié le 29 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, France, Comédie, Jeunesse, Romance, Aventure

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Babysitting (2014) :

Recruté, un peu malgré lui, par son patron (Gérard Jugnot) pour servir de baby-sitter à son fils, Franck (Philippe Lacheau) est frustré, car il devait fêter ce soir-là son 30ème anniversaire avec ses amis. Et lorsque ces derniers débarquent à l'improviste, une nuit de folie débute alors pour Franck, Sam (Tarek Boudali), Alex (Julien Arruti), Sonia (Alice David) et l'enfant...

Supposément le renouveau de la comédie française, un film hilarant de bout, un succès public incontestable... et en fait, ce métrage semi-found footage du réalisateur de De l'Huile sur le Feu, mettant en scène la "bande à Fifi" m'a plus agacé que convaincu.

Et ce n'est pas tant le fait que j'aie trouvé le tout particulièrement plat et peu drôle qui m'a gêné, mais surtout le fait que le tout soit à ce point balisé et dérivatif : ça reprend joyeusement les grandes lignes de Very Bad Trip et Projet X (sans même parler de toutes les comédies américaines à base de baby-sitting qui dégénère, et des influences plus françaises, comme Rémi Gaillard), sans rien leur apporter de particulièrement original, et surtout, le spectateur a constamment 5 à 10 minutes d'avance sur tout le film - rebondissements, gags, vannes, répliques, tout est constamment téléphoné et prévisible, au point d'en devenir lassant.

Ajoutez à cela une interprétation assez inégale (il n'y a que Tarek Boudali qui s'en tire relativement indemne parmi le trio de tête ; Desagnat, lui, semble jouer dans un film nettement plus caricatural et outrancier), et l'on se retrouve devant un film qui n'a pour lui que son énergie. C'est peu.

2/6

Babysitting 2 (2015) :

Parce que Sonia veut présenter Franck à son père (Christian Clavier), la petite bande part pour le Brésil pour passer des vacances dans l'hôtel de ce dernier. Mais à l'occasion d'une excursion dans la jungle, la situation se complique...

Pour cette suite opportuniste, clairement mise en chantier précipitamment après le succès commercial du premier épisode, on reprend exactement les mêmes (on leur rajoute Clavier, Jérôme Commandeur, Valérie Karsenti, et une Valériane de Villeneuve sous un maquillage de grand-mère très moche) et on recommence... en profitant probablement du box office confortable du premier pour envoyer tout le monde en vacances au Brésil (histoire de ne pas trop ressembler à Very Bad Trip 2, qui se déroulait en Thaïlande) pour y faire du tourisme et des sports extrêmes.

Et ça s'arrête à peu près là. C'est donc la même chose que le premier (aussi prévisible, même absence de mise en scène, même format found footage), mais en plus décousu, en plus brouillon, en plus hystérique, en plus forcé, en plus graveleux, et en plus stupide (Alex a ainsi perdu 100 points de QI entre les deux films). Sans même parler des clichés en tout genre qui surgisse en même temps que les autochtones brésiliens...

Néanmoins, ça compense un peu ces défauts accrus par un rythme plus nerveux, un ton global plus décomplexé, une interprétation plus naturelle et par un côté aventure exotique pas forcément désagréable. C'est toujours ça de pris.

2.25 + 0.25 pour le paresseux amusant = 2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #776 : MOIS FRANÇAIS - Astérix et Obélix : Au service de Sa Majesté (2012) & Pop Redemption (2013)

Publié le 28 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, France, Comédie, Histoire, Fantastique, Action, Aventure, Jeunesse, Musique

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Astérix et Obélix - Au service de Sa Majesté (2012) :

Vers 50 avant Jésus Christ, César (Fabrice Luchini) décide d'envahir la Bretagne, mais Cordelia (Catherine Deneuve), la Reine des Bretons, ne l'entend pas de cette oreille, et envoie l'un de ses hommes, Jolitorax (Guillaume Gallienne), demander l'aide des Gaulois qui résistent encore et toujours à l'envahisseur, Astérix (Édouard Baer) et Obélix (Gérard Depardieu). Ceux-ci se mettent alors en route en compagnie d'un tonneau de potion magique, et de Goudurix (Vincent Lacoste), un jeune Gaulois rebelle... sans se douter qu'au même moment, César tente d'approcher des Normands sans peur pour obtenir leur assistance.

Le premier Astérix était médiocre, mais honorable pour un coup d'essai ; Mission Cléopatre était excellent et décalé ; Astérix aux Jeux Olympiques était une baudruche anémique tentant de reproduire la formule du film précédent sans comprendre les raisons de son succès ; et donc, ce quatrième opus de la franchise Astérix, rebaptisée Astérix & Obélix (probablement pour flatter l'égo de Depardieu), Au service de Sa Majesté, a été produit avec un troisième interprète dans le rôle titre, en l'occurrence Edouard Baer (clairement pas le premier nom qui vient à l'esprit quand on pense à Astérix).

Un film supposé rebooter la franchise, et combiner deux albums ("Astérix et les Normands", et  "Astérix chez les Bretons"), mais qui finit par ressembler à un hybride du premier film et du troisième, avec un défilé d'acteurs français qui font tous leur numéro (Baer fait du Baer moustachu, Luchini du Luchini en armure) en français ou avec des accents anglais calamiteux, dans une intrigue fusionnée reflétant assez bien le monde de la bande dessinée (probablement même un peu trop), tout en étant malheureusement particulièrement banale et plate.

Ça ronronne très rapidement, les scènes et les gags durent trop longtemps pour leur propre bien, c'est mou, c'est plat, le rendu des effets spéciaux et postiches/costumes est toujours très inégal, le score de Klaus Badelt est hors-sujet, l'utilisation des Normands est inutile, bref, c'est assez laborieux de bout en bout, et ce pendant près de deux heures.

Sans oublier des vannes récurrentes sur l'homosexualité supposée d'Astérix et d'Obélix, assez pataudes, et bien sûr, le plus mémorable : le blackface d'Atmen Kalif (français d'origine algérienne) peint en marron très foncé pour interpréter un Indien, qui en plus parle avec un accent à la limite de l'asiatique caricatural.

Splendide.

2/6 (ce qui est toujours mieux que l'épisode précédent)

Pop Redemption (2013) :

Alors que ses membres sont en route pour se produire au Hellfest, le groupe de black metal Dead Makabés (Julien Doré, Jonathan Cohen, Grégory Gadebois, Yacine Belhousse) se trouve victime d'un quiproquo qui les rend responsable d'un homicide involontaire. En fuite et poursuivis par les autorités (Alexandre Astier, Audrey Fleurot), les Makabés sont contraints de se déguiser en groupe de flower pop, les All You Need Is Love, qui sont programmés dans un autre festival, à 400 kilomètres de là...

Une comédie métalleuse qui a bénéficié du travail de script doctor d'Alexandre Astier (qui ne tient qu'un tout petit rôle dans le film, et y fait du Astier), et qui s'avère amusante, sans plus.

En fait, quand on comprend que le résumé ci-dessus couvre près de 70 minutes de ce film (sur à peine plus de 90) sans qu'il ne se produise quoi que ce soit de plus que ce qui est raconté là (ça meuble énormément à base de disputes, et d'un passage façon wikipédia du métal, lorsque la fille de Fleurot lui explique les différents courants du genre), on réalise qu'il manque un bon paquet de péripéties pour rendre le tout vraiment bien rythmé et captivant, et éviter le ventre mou.

C'est dommage, parce que le tout est plutôt bien interprété, musicalement convaincant, respectueux du genre, et finalement attachant... mais ça s'arrête là.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #775 : MOIS FRANÇAIS - Hibou (2016) & Si j'étais un homme (2017)

Publié le 28 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Fantastique, Romance

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Hibou (2016) :

Las d'être totalement ignoré par tout le monde, Rocky (Ramzy Bédia), employé serviable d'un laboratoire pharmaceutique, découvre un jour un grand-duc dans son salon. Un grand-duc qui lui est indifférent, mais qui a une portée symbolique que Rocky ne s'explique pas. Sur un coup de tête, Rocky enfile alors un costume de hibou, mais il ne parvient pas plus à attirer l'attention d'autrui... jusqu'au jour où il croise le chemin d'une jeune femme déguisée en panda (Élodie Bouchez), de laquelle il tombe aussitôt amoureux...

Première réalisation et scénario de Ramzy en solo, qui choisit de se lancer dans une comédie poétique assez courte, tournée au Canada (90% de la distribution parle avec un accent québécois), et qui rappelle fortement le cinéma de Gondry ou de Dupieux.

Au programme, un métrage au décalage et à la naïveté enfantine, à l'illustration musicale inégale, pour une romance étrange, et un script tellement absurde, décalé et conceptuel, qu'il en est presque abscons, et trop nonchalant pour son propre bien.

C'est notamment sur le plan de la symbolique et des métaphores que le scénario peine beaucoup, puisqu'on ne perçoit jamais vraiment ce que le film tente de transmettre : quelque chose sur les apparences dans notre société, sur le rapport au père ("le grand-duc" était le surnom du père de Ramzy IRL, et l'est dans le film), sur l'isolement, l'oubli, sur le manque, sur plein de choses... et sur rien à la fois, car le tout est trop vague et brouillon pour vraiment fonctionner.

Bref, pour un premier essai, c'est une fable gentillette, mais globalement inaboutie, et à la fin un peu frustrante.

2.5/6 (avec néanmoins une grosse envie de lui mettre la moyenne pour l'effort et l'originalité)

Si j'étais un homme (2017) :

Névrosée, complexée et fraîchement divorcée, Jeanne (Audrey Dana) est à bout, humiliée tant dans sa vie privée que dans sa vie professionnelle. Jusqu'au jour où, en se levant, elle découvre qu'un pénis lui a poussé durant la nuit : de quoi la faire paniquer, mais aussi, après un certain temps d'adaptation, de quoi lui faire découvrir la vie sous un angle différent, et lui redonner confiance en elle...

Une comédie se revendiquant féministe, écrite, réalisée et interprétée par Audrey Dana, et qui prend un postulat de départ sympathique, une distribution secondaire amusante (Alice Balaïda est attachante, comme toujours, Christian Clavier est à peu près sobre, Eric Elmosnino parvient à être touchant), et une actrice principale qui (forcément) se donne à fond dans son rôle (et adopte des mimiques et une gestuelle clairement réfléchies en amont)...

... pour en faire une comédie malheureusement pas très mémorable, à la métaphore principale assez transparente, et au traitement un peu trop caricatural et superficiel.

Ajoutez à cela un déroulement trop prévisible, et une fin à la nudité assez gratuite (qui permet d'esquiver le problème de la romance à composante trans), et l'on se retrouve avec une comédie fantastique décalée, mais peu satisfaisante.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #774 : MOIS FRANÇAIS - Le Mac (2010) & À Fond (2016)

Publié le 27 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Sport, Thriller, Policier, Action

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Le Mac (2010) :

Lorsque Ace (José Garcia), un proxénète marseillais réputé, simule son suicide pour échapper à la police et à ses complices, les autorités profitent de l'arrestation de son frère jumeau, Gilbert Chapelle, banquier bien sous tout rapport, pour l'obliger à remplacer Ace au sein de la pègre, et tenter de faire tomber son boss, Tiago Mendès (Gilbert Melki)...

Une comédie policière plus sérieuse que ce à quoi je m'attendais (on a même droit à une impasse mexicaine sérieuse, vers la fin), avec un José Garcia musclé, plutôt juste (et relativement sobre) dans son double rôle, et qui se met au service de l'histoire.

Le tout est gentiment racoleur (pas mal de filles topless), pas particulièrement bien rythmé (sur la durée, c'est très inégal), et tant l'illustration musicale que la réalisation sont par moments un peu trop appuyées pour leur propre bien, mais dans l'ensemble, ça se laisse regarder, tout en ayant un peu le postérieur entre deux chaises, puisque ça se veut à la fois une comédie et un thriller, sans oser l'être pleinement.

3/6 (mention spéciale aux deux sbires incapables, Arsène Mosca & Jo Prestia)

À Fond (2016) :

Lorsque Tom (José Garcia) embarque de bon matin dans son monospace flambant neuf, en compagnie de sa famille (André Dussollier, Caroline Vigneaux, Stylane Lecaille, Josephine Callies) - et d'une auto-stoppeuse (Charlotte Gabris) - , il est prêt à partir en vacances. Mais lorsque le régulateur de vitesse se bloque sur 160 km/h, sur l'autoroute, les choses se compliquent et dégénèrent vite à bord du véhicule...

Assez bonne surprise que cette comédie française nerveuse du réalisateur des deux Babysitting et De l'Huile sur le Feu qui rappelle des films comme Speed ou À toute allure : alors certes, ce n'est pas méga-subtil dans l'écriture des personnages, ça surjoue gentiment (notamment Dussollier, et surtout Florence Foresti, calamiteuse par la faute d'un rôle hors-sujet), Caroline Vigneaux est parfois un peu inégale, ça part beaucoup trop vite dans l'hystérie et les gueulantes, et ça tombe occasionnellement dans le cartoon trop appuyé et forcé, mais...

Force est de constater qu'il y a une énergie indubitable dans ce métrage, qu'on ne voit pas le temps passer, et que le film est très réussi sur un plan technique. C'est rythmé, tendu, ça privilégie les cascades et les effets réels (merci l'équipe Julienne), et c'est globalement très bien produit.

Ah, et alors que le personnage de Desagnat aurait pu être totalement caricatural et ridicule, comme Foresti, il s'avère plutôt mesuré et professionnel, ce qui fait plaisir à voir.

Pas un chef d'oeuvre, mais comme je le disais, une assez bonne surprise.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #773 : MOIS FRANÇAIS - L'École pour Tous (2006) & Débarquement Immédiat ! (2016)

Publié le 26 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Romance, Jeunesse, Policier, Aventure

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

L'École pour Tous (2006) :

Petit délinquant de banlieue, Jahwad (Arié Elmaleh) croise le chemin d'un enseignant dépressif, avec lequel il a un accident de voiture. Et tandis que ce dernier finit à l'hôpital, dans le coma, Jahwad voit là une occasion en or de se ranger un moment : adoptant l'identité de Jean-Christophe Despalin, le blessé, il débarque au collège, et se prétend enseignant...

Une comédie scolaire vraiment très basique, au script assez superficiel, et qui ne tient debout que par l'énergie et la bonne volonté du frère Elmaleh.

Tout le reste semble vraiment en pilotage automatique, et fait même par moments très télévisuel, alourdi par des personnages secondaires sous-développés (dommage, puisqu'on y trouve des interprètes sympathiques comme Vincent Desagnat ou Valérie Bonneton), et par une romance qui ne fonctionne pas vraiment.

D'ailleurs, on a régulièrement l'impression que des bouts de script ont été coupés au montage, ou n'ont pas bien été pensés et conçus en amont, comme toute la sous-intrigue sur le compère de Jahwad - Nader Boussandel -  ou sur la jeune femme que Jahwad séduit dans un café, et qui ensuite ne sert plus à rien.

Bref, le fond n'est pas désagréable, Elmaleh non plus, les enfants sont naturels et crédibles, mais le tout semble avoir une bonne décennie de retard dans son style et dans son propos, et est trop bancal, dans l'ensemble, pour être convaincant.

2.5/6

Débarquement Immédiat ! (2016) :

Chargé par ses supérieurs de reconduire Karzaoui (Medi Sadoun), un Afghan, dans son pays d'origine, José Fernandez (Ary Abittan) et son collègue Guy Berthier (Cyril Lecomte) l'accompagnent en avion jusqu'à bon port. Mais Karzaoui affirme être algérien et victime d'une erreur judiciaire, et lorsque l'avion fait escale à Malte, il fait tout son possible pour échapper à ses geôliers...

Une comédie sur l'immigration illégale réalisé et écrit par Philippe De Chauveron, réalisateur de Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ?, avec deux des acteurs de ce dernier film (dont Sadoun, l'une des Kaïra).

Ce n'est pas particulièrement bon ou mauvais, et c'est bien là le problème : malgré son semblant de propos (pourtant pertinent et d'actualité), et sa distribution sympathique (à noter Reem Kherici, qui hérite d'un rôle très peu flatteur), ça ronronne très rapidement, ça tourne à vide, et ça ressemble presque à un film tourné uniquement pour payer des vacances à Malte à son équipe.

Ce n'est pas forcément antipathique, mais c'est assez plat et convenu.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #772 : MOIS FRANÇAIS - OSS 117 : Rio ne répond plus (2009) & Les Aventures de Philibert, Capitaine Puceau (2011)

Publié le 25 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Fantastique, Histoire, Thriller, Action, Aventure, Romance, Catch

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

OSS 117 : Rio ne répond plus (2009) :

Douze ans après la mission du Caire, OSS 117 (Jean Dujardin) est envoyé à Rio pour y retrouver un micro-film révélant les noms des collaborateurs français sous l'occupation. Sur place, il y rencontre Dolorès Koulechov (Louise Monot) du Mossad, des Nazis, et des Chinois particulièrement rancuniers...

Après un premier OSS 117 à 4.75/6 (un excellent pastiche de film d'espionnage des 50s, avec un Dujardin formidable en agent idiot, chauvin et paternaliste, une musique mémorable, et un script bien plus malin et subtil qu'il n'y paraît), la suite, sortie 3 ans plus tard : on prend les mêmes, et on recommence, mais dans les années 60, et en Amérique du Sud.

Si l'effet de surprise n'est plus forcément là, on retrouve sans problème tout ce qui faisait le charme du premier OSS, mais un charme un peu différent, cette fois-ci. Rio ne répond plus change en effet légèrement son fusil d'épaule, insistant de manière un peu plus appuyée sur la bêtise de son héros, totalement dépassé par un monde en pleine mutation.

À l'instar de l'époque qu'il aborde, Rio... est ainsi plus décousu et libéré, affranchi du cadre rigide du premier opus et des années 50 : cela donne lieu à une première demi-heure en demi-teinte, manquant un peu du punch et de la mécanique implacable de l'original, mais ensuite, progressivement, le film monte en puissance et en absurde dès que les Nazis entrent en jeu.

On finit par passer un moment tout aussi agréable qu'avec le film précédent, même si, il faut bien l'avouer, il manque peut-être d'un moment instantanément culte et mémorable, comme pouvait l'être Bambino en 2006.

4.5/6

Les Aventures de Philibert, Capitaine Puceau (2011) :

Au XVIème siècle, en Bretagne, Philibert (Jérémie Renier) découvre à la mort de son père cultivateur qu'il est en réalité l'héritier d'un riche noble assassiné par le machiavélique Comte d'Artois (Alexandre Astier). Accompagné de Martin (Manu Payet), son nouvel écuyer, Philibert part en quête de vengeance, bien décidé à protéger au passage sa virginité et sa Foi, et à conquérir le cœur de la belle Inès (Élodie Navarre)...

Le co-scénariste des OSS 117 remet le couvert, mais appliqué cette fois-ci aux films de cape et d'épée des années 50-60, et sans Michel Hazanavicius à la réalisation, confiée ici à un réalisateur de sketches de Canal +, dont c'est là le premier long-métrage.

Le résultat : un pastiche très réussi visuellement, mais laborieux au possible, et qui peine à convaincre sur la durée, car cruellement dépourvu de punch et d'énergie. Pourtant, on sent que la production a abattu là un sacré travail, et que les acteurs font tout leur possible (même si Astier, envahissant, semble un peu refaire sa partition habituelle, et si la diction très particulière sied plus ou moins bien à chacun).

Mais c'est insuffisant : dans l'ensemble, ça se regarde gentiment, sans jamais vraiment arriver à la cheville des OSS, ni particulièrement passionner, tant tout ça manque du rythme des deux films de Dujardin, et de leur mordant.

J'ai envie de mettre la moyenne pour l'effort de reconstitution, et pour certains gags, mais en fait, j'ai commencé à regarder ma montre avant même l'heure de métrage, ce qui n'est vraiment pas bon signe...

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #771 : MOIS FRANÇAIS - Mohamed Dubois (2013) & Problemos (2017)

Publié le 24 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Science-Fiction, Fantastique, Romance

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Mohamed Dubois (2013) :

Parce qu'il n'a pas vraiment la tête de l'emploi, Arnaud Dubois (Éric Judor) est persuadé que son père lui cache de véritables origines maghrébines. Après une dispute, il quitte le domicile familial, et son poste de banquier, pour s'installer chez Mustafa (Youssef Hadji), dont il a croisé le chemin. Rapidement, sous le pseudonyme de Mohamed, Arnaud s'intègre alors à la communauté, et finit par s'éprendre de Sabrina (Sabrina Ouazani), la soeur policière de Mustafa...

Une sorte de variation de La Vérité si je mens en banlieue, avec de bonnes intentions (dénonciation du communautarisme, etc) malheureusement mises en image de manière clichée, pataude, et rarement vraiment drôle.

Le tout finit donc par tourner rapidement à vide, et par être presque mécanique, en tombant occasionnellement dans ces mêmes stéréotypes que le film semblait vouloir dénoncer, et en se finissant par une romance télégraphiée au possible.

Reste Éric Judor, ainsi que quelques seconds rôles sur lesquels on peut toujours compter, mais ça ne suffit pas à sauver ce film cousu de fil blanc. 

2.5/6

Problemos (2017) :

Afin de rendre visite à un ami de son épouse Jeanne (Célia Rosich), Victor (Eric Judor), sa femme et sa fille passent quelques jours dans une communauté alter-mondialiste militante occupant une ZAD. Mais au terme de leur séjour, ils découvrent que le monde, à l'extérieur de la ZAD, vient d'être frappé par une pandémie meurtrière, qui fait des membres de la communauté les derniers êtres humains encore vivants. À eux de reconstruire le monde et la race humaine...

Une comédie post-apocalyptique surprenante réalisée et interprétée par Eric Judor, qui profite de l'occasion pour livrer une satire corrosive des milieux écologistes et baba-cools.

Le postulat de départ évoque forcément un peu Seuls Two (où Eric était accompagné de Ramzy) mâtiné de la dernière partie de Downsizing, qui partage avec ce Problemos un certain refus de l'utopie hippie-écolo.

Contrairement à Downsizing, cependant, où le protagoniste finissait par refuser l'écologie à grande échelle pour se concentrer sur l'entre-aide et l'activisme du quotidien, ici, Victor finit par s'intégrer à la communauté, et même par en devenir le meneur.

Le message de Problemos est nettement plus désenchanté, en fin de compte, soulignant toutes les contradictions et hypocrisies des militants écolos en tous genres, et concluant sur une note cynique sans appel : même avec les meilleures intentions au monde (ou du moins, les plus idéalistes), la nature humaine reprend le dessus, et avec elle, ses penchants les plus basiques - sexe, nourriture et violence.

Alors on a bien, parfois, l'impression d'une succession de scénettes (renforcée par une structure en "Actes") ; on a bien, fréquemment, l'envie de donner des baffes à tout le monde (mais c'est normal, c'est voulu) ; et la fin paraît bien un peu abrupte.

Mais dans l'ensemble, cette comédie fonctionne bien, est joliment interprétée, et s'avère plus efficace que bon nombre de grosses comédies françaises pataudes et surjouées, comme il y en a tant.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #770 : MOIS FRANÇAIS - Il Reste du Jambon ? (2010) & De l'Huile sur le Feu (2011)

Publié le 23 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, France, Comédie, Romance, Action, Religion

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​ 

Il Reste du Jambon ? (2010) :

Envoyée aux urgences suite à une allergie alimentaire, Justine (Anne Marivin), une journaliste, y est soignée par Djalil (Ramzy Bédia), dont elle s'éprend aussitôt. Mais cette relation idyllique est rapidement compliquée par les différences culturelles et religieuses entre leurs deux familles...

Une comédie romantique signée Anne Depétrini, qui s'est ainsi inspirée de sa vie aux côtés de son conjoint, Ramzy, pour nourrir son film d'anecdotes et de moments véridiques. Malheureusement, ça n'a pas suffi à convaincre la critique ou les spectateurs, puisque le métrage s'est fait démolir par ces deux groupes, le fait que Ramzy joue un personnage romantique et relativement sérieux s'étant montré rédhibitoire pour beaucoup.

Et pourtant, j'ai trouvé le tout assez amusante et rafraîchissant, notamment parce que la présence évidente de Ramzy à la co-écriture apporte une touche de fantaisie et d'absurde assez typique du bonhomme, et parce que son couple avec Anne Marivin fonctionne très bien, et a une vraie alchimie.

Alors certes, ce n'est pas le summum de l'originalité dans son côté choc des cultures, c'est gentiment naïf, et ça enfonce parfois des portes ouvertes dans ses clichés, mais dans l'ensemble, j'ai trouvé que le tout avait un certain charme, et méritait bien mieux que cette hostilité ouverte qui a cueilli le métrage à sa sortie.

3.5/6

De l'Huile sur le Feu (2011) :

Entre le restaurant halal de la famille Chouffry, et le restaurant asiatique de la famille Zi, qui se partagent une même terrasse, la cohabitation est parfois difficile. Et la tension monte d'un cran après la disparition du chien des Chouffry, qui se combine bientôt à la mort de la propriétaire de ce coin de rue (Claude Gensac)...

Une comédie française à l'humour communautaire pas désagréable, premier long-métrage du réalisateur des deux Babysitting et de À Fond.

Ça reste très gentillet et inoffensif, forcément assez cliché et caricatural, ça ne vole pas forcément très haut, mais ça reste très regardable, principalement parce que le film passe à la vitesse supérieure dans sa deuxième moitié, et finit par totalement dégénérer en quelque chose de très improbable, à la limite du cartoon, à mesure que le conflit entre les voisins s'amplifie...

Et la relation naissante entre la fille Chouffry et le livreur déglingué interprété par Vincent Lacoste, qui avait tendance à alourdir la première partie du métrage, trouve enfin son sens, et sa raison d'être.

Bref, c'est potache, amusant, et pour un premier long-métrage, c'est assez honorable.

3/6

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Les bilans de Lurdo : Luke Cage, saison 2 (2018)

Publié le 23 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Netflix, Marvel, Action, Thriller, Fantastique, Les bilans de Lurdo

Malgré ses défauts évidents, la première saison de Luke Cage ne m'avait pas laissé un trop mauvais souvenir, notamment grâce à son identité forte, à son style assumé, et à ses personnages secondaires intéressants.

Et pourtant, ces défauts étaient multiples, et très perceptibles. Outre les problèmes inhérents aux séries Netflix (rythme, écriture), il y avait en saison 1 une rupture très franche à mi-parcours, à la mort de Cottonmouth, le mémorable antagoniste du héros. Un antagoniste qui faisait alors place à un méchant de seconde zone lié par le sang à Luke Cage (le thème de la famille était un incontournable de la saison 1), et à une montée en puissance des personnages de Black Mariah et de Shades...

C'est donc sans surprise que la saison 2 continue directement sur cette lancée, pour le meilleur et pour le pire...

Luke Cage, saison 2 :

Alors que Mariah Dillard (Alfre Woodard) règne sur Harlem aux côtés de Shades (Theo Rossi), une nouvelle menace place sur le quartier : Bushmaster (Mustafa Shakir), un Jamaïcain doté de capacités surhumaines et d'une brutalité sans nom, qui semble en vouloir personnellement à Mariah. Et tandis que Mariah et Bushmaster se font la guerre, Luke Cage (Mike Colter), lui, tente de trouver sa place sur ce champ de bataille, et de protéger les habitants de son quartier...

En théorie, la saison 2 de Luke Cage aborde de nombreuses thématiques, comme la famille, les péchés des ancêtres, la respectabilité, le succès afro-américain dans la société US, le pardon, etc. Luke Cage, lui, passe la saison à tenter de trouver sa place dans la société qui l'entoure : las de jouer les bons samaritains sans que cela ne débouche sur quoi que ce soit de positif, il est tenté de mettre de côté son code de l'honneur, qu'il suit constamment, pour ne plus prendre de pincettes avec le crime.

Une tentation d'autant plus grande que face à lui se trouve Bushmaster, un antagoniste qui est son double négatif : de grands pouvoirs, utilisés pour faire régner l'ordre et la paix de manière brutale et protéger sa communauté de ses ennemis. Un Bushmaster (au demeurant bien interprété et convaincant, après une première apparition assez moyenne) obsédé par le passé - comme Luke, dont le retour de son père prêcheur (Reg E. Cathey) dans sa vie ranime une colère enfouie - et qui laisse sa rage le guider, ce qui semble assez tentant au héros de Harlem; d'autant plus que Claire (Rosario Dawson, au personnage réduit ici au rôle de "petite amie inquiète et moralisatrice") le quitte rapidement, le laissant seul face à son questionnement.

En théorie, donc, il y a là de quoi développer de manière intéressante le personnage, pour le faire évoluer en parallèle de Bushmaster, mais aussi de Misty Knight (qui traverse une crise similaire suite à la perte de son bras, et qui est tentée de falsifier des preuves pour pouvoir arrêter un criminel, comme l'avait fait son mentor avant elle) et de Mariah & Shades.

Le seul problème, en fait, c'est que les scénaristes ont choisi de prendre le problème à l'envers. Plutôt que de placer Luke Cage au centre de tout, comme le point autour duquel gravitent tous les autres personnages, ils ont fait de Luke Cage un satellite en orbite de son propre show : la saison est ainsi très largement dominée par Mariah et Shades, par leurs états d'âme, leur romance, et leurs manigances... on apprend tout sur Mariah, sur sa jeunesse, sur sa fille cachée, Tilda (Gabrielle Dennis), etc ; on découvre que Shades et son meilleur ami avaient une relation fusionnelle, notamment en prison ; on comprend que les Stokes ont trahi la famille de Bushmaster ; on voit une Mariah tour à tour manipulatrice, triomphante, sans pitié, meurtrière, amoureuse, terrifiée, inquiète, sincère, menteuse, etc, etc, etc.

De quoi laisser le champ totalement libre à Alfre Woodard pour faire ce qu'elle veut de son personnage. Et elle ne s'en prive pas, ayant droit à de longs monologues, et ayant largement là de quoi se composer une bande démo pour de futurs rôles (bien qu'elle n'en ait pas besoin)... pour peu que l'on adhère au jeu parfois très particulier de Woodard (dont l'interprétation donne parfois l'impression que Mariah est ivre morte), il y a beaucoup de bonnes choses du côté de Mariah et Shades.

Le souci, c'est que ces choses se répètent, en boucle, de manière assez lassante, tout au long de ces 13 épisodes. Car à nouveau, 13 épisodes, c'est beaucoup trop. Surtout quand, lorsque l'on y regarde de plus près, on s'aperçoit qu'il n'y a guère plus que l'équivalent de 6 ou 7 épisodes de contenu dans cette saison.

Alors la production fait du remplissage : elle développe plus que de mesure les sous-intrigues de tous les personnages secondaires, elle rajoute des personnages inutiles (la fliquette rivale de Misty est à ce titre ridicule, un vrai personnage de mean girl façon lycéenne sans la moindre subtilité), elle place toujours plus de performances musicales, toujours plus de ralentis, elle télégraphie souvent ses rebondissements et ses révélations, elle passe son temps à isoler ses personnages pour qu'ils aient de longues discussions, etc, etc, etc

Sans oublier les connexions avec le reste de l'univers Marvel/Netflix : Luke Cage est probablement le show le plus relié à cet univers partagé, que ce soit par le biais de Foggy Nelson (Elden Henson), qui joue les avocats pour Luke le temps d'un épisode, de Colleen (Jessica Henwick), qui vient redonner un peu de peps à Misty, ou par cet épisode 10, qui voit Danny Rand (Finn Jones) s'inviter dans la série, pour la transformer en backdoor pilot pour un spin-off potentiel Heroes For Hire.

Première conséquence de tout ce remplissage : la saison est terminée à l'épisode 09. Bushmaster est vaincu, Mariah ruinée, Luke est réconcilié avec son père, tout va bien dans le meilleur des mondes. Mais comme il reste encore 4 épisodes à produire, les scénaristes rebootent tout ça de manière gentiment artificielle et peu convaincante, et ça repart pour un tour.

Seconde conséquence : comme je le disais plus haut, les scénaristes rajoutent tellement de sous-intrigues, de personnages, etc, que Luke Cage semble faire de la figuration dans son propre show. Toute la saison tourne autour de Mariah, donc (ce qui n'est pas forcément surprenant compte tenu de la manière dont la saison se termine), et Cage se retrouve en spectateur quasi-impuissant du conflit de celle-ci et de Bushmaster. Cage affronte brièvement ce dernier à deux reprises, perd, et retourne panser ses blessures en menant l'enquête dans son coin, pendant que l'avenir de Harlem se joue sans lui...

Quelque part, c'est très pertinent au vu de l'arc narratif de Luke, cette saison. S'il finit par prendre une décision qui n'est pas sans rappeler celle d'Angel à la fin de la saison 4/au début de la saison 5 du show de Joss Whedon, c'est pour ne plus être ainsi mis de côté. Thématiquement, cette mise à l'écart de Cage fonctionne... mais dans les faits, on a simplement l'impression que la série aurait dû s'intituler Black Mariah & Shades vs. the world, feat. Misty Knight (with special appearances by Luke Cage).

Troisième conséquence de cette saison à rallonge : l'écriture ne parvient pas toujours à suivre. Elle téléphone ses effets, donc (le baiser de l'araignée), elle étire ses intrigues principales jusqu'au point de rupture sans jamais leur apporter suffisamment de rebondissements pour surprendre le spectateur (Mariah/Comanche/Shades et ses conséquences, c'est cousu de fil blanc du début à la fin de saison), et elle impose parfois une caractérisation à géométrie variable, avec des personnages qui font un virage à 180° en l'espace d'un épisode, et une étrange impression, par moments, d'un manque de cohérence interne.

En résumé, on regrettera, encore une fois, que le format Netflix affaiblisse à ce point ses programmes : une saison à l'anglaise, de 8-10 épisodes, aurait amplement suffi pour développer les mêmes thèmes, les mêmes personnages, et pour arriver au même point (surtout avec des épisodes approchant ponctuellement les 70 minutes).

Là, en l'état, tout est trop dilué, répétitif, et redondant pour vraiment convaincre, malgré les efforts de la distribution, Woodard en tête.

Du point de vue production, on regrettera toujours une certaine mollesse dans les affrontements et dans leur mise en images : déjà que ces derniers sont assez rares et peu variés (Luke Cage passe le plus clair de son temps à donner des baffes à des petites frappes), mais en prime, le manque de langage corporel de Mike Colter transforme la nonchalance voulue de Luke Cage en sorte de maladresse involontaire. Ce n'est alors pas surprenant de voir que les combats les mieux réalisés et les plus dynamiques de la saison impliquent Bushmaster et Danny Rand, qui imposent un rythme et une énergie nécessaires à Colter.

Au niveau musical, j'ai été moins convaincu cette saison : le reggae se prête moyennement à l'instauration d'une tension à l'écran, et il y a un peu trop de morceaux dont les paroles sont censées illustrer les thématiques et l'action : au bout d'un moment, les montages musicaux lassent vraiment.

En fin de compte, cette saison 2 s'inscrit totalement dans la lignée de la saison 1, tant dans ses qualités (style, ambiance, point de vue, Misty) que dans ses défauts (Luke Cage de plus en plus mis de côté et au développement erratique/incohérent, Alfre Woodard au centre de tout, combats et action assez anecdotiques, thématiques envahissantes, rythme bancal, méchant charismatique évacué de manière faiblarde) ; la série évite heureusement le gouffre qualitatif à mi-parcours, mais tombe dans le piège de la répétition et oublie trop souvent que son personnage principal peut aussi être fun et divertissant.

C'est ainsi assez paradoxal que l'épisode le plus réussi et mémorable de la saison soit l'épisode Heroes For Hire, avec Danny Rand. Certes, c'est un épisode quasi-unitaire, durant lequel l'intrigue générale n'avance pas, et l'écriture reste faiblarde (les échanges Danny/Luke manquent de punch), mais la présence d'Iron Fist apporte une vraie bouffée d'air frais dans ce Black Mariah-show étouffant et répétitif, et rappelle qu'on se trouve aussi dans une série de super-héros.

En conclusion, il est plus que temps que Netflix et Marvel revoient leur copie : après une saison 2 de Jessica Jones qui a divisé ceux qui l'ont vue (ce n'est pas mon cas), une saison 2 de Daredevil qui n'a pas vraiment convaincu, et cette saison 2 de Luke Cage, répétitive au possible, il serait temps de se secouer un peu, avant que Punisher ne connaisse le même sort.

 

Retrouvez les autres séries de l'univers Marvel/Netflix passées en revue sur ce blog en cliquant ici...

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Un film, un jour (ou presque) #769 : MOIS FRANÇAIS - Fastlife (2014) & Coexister (2017)

Publié le 22 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Musique, Sport, Religion, Drame

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Fastlife (2014) :

Ancien coureur olympique du 100 mètres, Franklin Ébagé (Thomas N'Gijol) est désormais un raté sans le sou, flambeur prétentieux et parasite fini s'accrochant aux dernières miettes de sa gloire. Sans autre choix, décidé à remonter la pente, il accepte alors le sponsoring d'un grand producteur de volaille caractériel (Olivier Marchal), et finit par repartir en Afrique pour se ressourcer...

Première comédie solo de Thomas N'Gijol (à la réalisation, l'écriture et l'interprétation), qui s'essaie ici à un style de métrage à mi-chemin entre la cringe comedy/le pathétisme à l'anglaise, et les pantalonnades sportives façon Will Ferrell (la quête de rédemption d'une grande gueule arrogante ayant connu les sommets), en nettement plus sérieux, à la limite de la comédie dramatique.

Malheureusement, faute de jamais rendre son personnage attachant (ou au minimum suffisamment excentrique pour être intéressant), il est difficile de s'intéresser à ce métrage jamais particulièrement drôle ou rythmé, ou à ce protagoniste à la limite de l'enflure absolue.

Et je dois dire que la toute fin, en plus d'être prévisible, achève de donner envie de hausser les épaules, et de dire "tout ça pour ça".

2/6

    CoeXister (2017) :

    Producteur de musique à la recherche d'un hit instantané, Nicolas Lejeune (Fabrice Éboué) a l'idée de créer un groupe composé d'un imam, d'un rabbin et d'un prêtre catholique. Seul problème, Moncef (Ramzy Bédia) est un chanteur arabe tout sauf religieux, Samuel (Jonathan Cohen) est un juif paranoïaque et dépressif, et Benoit (Guillaume de Tonquédec), lui, n'est pas insensible au charme de Sabrina (Audrey Lamy), l'assistante de Nicolas...

    Dernière comédie en date écrite et réalisée par Fabrice Éboué (sans Thomas N'gijol, cela dit, ni Lionel Steketee, qui a préféré réaliser le mauvais Les Nouvelles Aventures de Cendrillon), dont on retrouve immédiatement le cynisme et l'humour, et ce dans la moindre des scènes de ce métrage.

    Un peu trop, d'ailleurs, puisqu'un peu comme dans Case Départ, le film tape (à raison) sur toutes les religions, toutes les ethnies, tous les préjugés et autres stéréotypes raciaux sous couvert de dénonciation, mais dès qu'il s'agit de l'homosexualité, les vannes se font purement gratuites et lourdes (le clip de rap gay, *soupir*).

    À part ça, le tout se regarde sans trop de problème, c'est assez bien interprété, mais comme Case Départ, ça finit par ronronner assez rapidement et par être globalement prévisible, en plus de perdre son mordant à mesure que le métrage prend les mésaventures et la carrière de ses protagonistes au sérieux.

    Gentillet et vaguement amusant, sans plus.

    2.75 ou 3/6, en étant gentil.

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    Un film, un jour (ou presque) #768 : MOIS FRANÇAIS - Case Départ (2011) & Le Crocodile du Botswanga (2014)

    Publié le 22 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Sport, Fantastique

    Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

    Case Départ (2011) :

    Régis (Fabrice Éboué), métis marié et conseiller municipal, est bien intégré, et n'a que peu de respect pour son héritage ; Joël (Thomas Ngijol), est un petit délinquant bon à rien, à l'insulte facile, et (supposément) converti à l'Islam. Ces demi-frères se retrouvent aux Antilles, à l'occasion de la mort de leur père... mais lorsqu'ils insultent l'héritage familial, un sort les renvoie en 1780, où ils découvrent la vie d'esclave, et doivent amener leurs ancêtres à se rencontrer...

    Comédie française de Fabrice Éboué, Thomas Ngijol, Jérôme L'Hotsky et Lionel Steketee, qui joue d'un humour très noir (sans mauvais jeu de mots) pour dénoncer la banalité du racisme ordinaire de l'époque, et de l'esclavage.

    Et à ma grande surprise, ça ne fonctionne pas trop mal : bon, d'accord, ça s'essouffle un peu sur la durée, le côté "profitons du racisme de l'époque pour pousser le bouchon encore plus loin" finit par lasser (d'autant que le métrage ne se prive pas d'avoir recours, lui, à un certain humour homophobe gratuit sans réellement lui apporter le même contexte ou désamorçage que pour le côté raciste), et certains moments sont très lourds, mais dans l'ensemble, ça se regarde tranquillement, et l'interprétation globale est assez naturelle (c'est souvent l'un de mes problèmes avec les comédies françaises, mais là, ça fonctionne).

    Rien d'exceptionnel, mais avec un sujet casse-gueule de ce genre, ça aurait pu être bien pire.

    3/6

    Le Crocodile du Botswanga (2014) :

    En visite dans le pays de ses ancêtres, le Botswanga, le jeune footballeur Leslie Konda (Ibrahim Koma) désire répandre les cendres de sa mère dans le village natal de celle-ci. Accompagné de Didier (Fabrice Éboué), son agent sans foi ni loi, il rencontre alors le dictateur Bobo Babimbi (Thomas N'gijol), un homme excentrique et imprévisible, qui est bien décidé à l'ajouter à l'effectif de l'équipe nationale des Crocodiles du Botswanga...

    Deuxième comédie du trio N'gijol-Éboué-Steketee, ce film part en Afrique, pour des aventures déjantées clairement dominées par N'gijol, impeccable en dictateur déjanté et dangereux, et portant le film sur ses épaules.

    Bon, ce n'est pas non plus de la plus grande originalité - remplacez l'Afrique par un autre pays, et vous aurez Le Dictateur de Chaplin, The Dictator de Sasha Baron Cohen, ou encore L'interview qui tue !, entre autres - et il y a quelques baisses de rythme, problèmes de structure et passages inutiles (toute la romance du footballeur avec la "fille" de Frank De Lapersonne) ou inutilement graveleux, mais dans l'ensemble, la bonne humeur générale de l'ensemble fait que le tout fonctionne plutôt bien, que ce soit au niveau de la critique sous-jacente (du colonialisme, des dictatures africaines, du racisme, du football, etc), que de l'univers dépeint.

    D'autant que sur la fin, le film sait redevenir un peu plus sérieux, et que cela lui permet de fonctionner d'autant mieux. Ajoutez à cela des caméos qui font plaisir (Claudia Tagbo, Issa Doumbia, etc), et on se retrouve avec mon film préféré de cette petite bande.

    3.75 ou 4/6, parce que c'est vraiment sympathique.

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    Un film, un jour (ou presque) #767 : BELGIQUE - Les Barons (2009), Il était une fois, une fois (2012) & Good Luck Algeria (2015)

    Publié le 21 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Belgique, Sport, France

    Pendant un mois Aujourd'hui, à l'occasion de la Fête Nationale belge, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française franco-belge... ​​

    Les Barons (2009) :

    Hassan (Nader Boussandel), Mounir (Mourade Zeguendi), Aziz (Mounir Ait Hamou) et Franck (Julien Courbey), quatre amis de la banlieue de Bruxelles, se font appeler les Barons : un moyen pour eux de se prétendre au-dessus du lot, et de justifier leur vie oisive et fainéante. Mais Hassan, apprenti comédien de stand-up, aimerait trouver sa voie, en dépit du carcan de sa vie de banlieue, et des stéréotypes qu'elle charrie. D'autant qu'il n'est pas insensible à Malika (Amelle Chahbi), la sœur de Mounir, et présentatrice d'une chaîne d'informations...

    Comédie semi-dramatique belge façon tranche de vie de banlieue, avec une distribution plutôt sympathique (que ce soit au niveau des premiers rôles que des caméos - Édouard Baer, Virginie Efira), et qui s'avère plutôt inventive et amusante, notamment dans sa mise en formes visuelle (artifices de montage, de transition, etc).

    Le problème, en fait, c'est que le film se retrouve un peu le postérieur entre deux chaises : d'un côté la comédie de banlieue, avec donc une réalisation dynamique, un personnage qui s'adresse directement au spectateur, brise le quatrième mur, etc, et de l'autre, des moments plus sérieux et dramatiques, qui sont alors formellement ultra-basiques et simples et semblent oublier toute la fantaisie et l'inventivité du reste du film.

    C'est dommage, d'autant qu'en prime, la photographie globale est assez terne et délavée, et que le métrage est probablement un peu longuet (plus d'1h45) : ce déséquilibre tire un peu le récit vers le bas, et empêche les moments les plus sérieux de totalement fonctionner.

    Une meilleure gestion de ces deux facettes aurait probablement permis de donner un peu plus d'énergie globale au film, et d'impact à la fin douce-amère, qui n'est pourtant pas désagréable en l'état.

    3.25/6

    Il était une fois, une fois (2012) :

    Lorsque sa candidature de concierge d'un grand hôtel parisien est refusée à cause de ses origines belges, Willy Vanderbrook (François-Xavier Demaison) décide de se venger en débarquant dans l'établissement avec tous ses amis, et en se faisant passer pour un Prince belge le temps d'une soirée. Mais le lendemain, à son réveil, il découvre qu'il a été victime d'une arnaqueuse professionnelle (Anne Marivin) qui, rapidement, décide de se joindre à eux, et les amène à répéter l'imposture, avec à la clef, une fortune en bijoux...

    Une comédie française produite par Dominique Farrugia, et qui voit tout un défilé d'acteurs et de visages belges mémorables, dans ce qui s'avère un film de casse décalé à la mode belge.

    Assez dynamique, ça se joue des clichés habituels sur les Belges avec une bonne humeur certaine, mais cela n'empêche pas ce film - du réalisateur des Portes de la Gloire, et des scénaristes de RTT - de ressembler régulièrement à un gros sketch un peu décousu, mettant en scène des caricatures très outrancières, aux mésaventures improbables.

    Amusant, sans plus, et se terminant un peu en queue de poisson.

    Un tout petit 3/6

    Good Luck Algeria (2015) :

    Stéphane Duval (Franck Gastambide) et son associé et ami Samir Zitouni (Sami Bouajila) fabriquent ensemble des skis de fond de compétition, mais lorsqu'un athlète réputé leur fait faux bond, ils se retrouvent au bord de la faillite. Seule solution : que Samir se remette au ski de fond, et se présente aux Jeux Olympiques d'Hiver sous la bannière algérienne, afin de créer un peu de buzz autour de leur marque...

    Métrage inspiré par une histoire vraie, et réalisé par le frère de l'athlète à l'origine de toute cette histoire, cette comédie dramatique sociale et sportive n'est pas désagréable du tout, malgré une réalisation réaliste, façon caméra à l'épaule, assez typique du genre, et malgré une Chiara Mastroianni qui m'a laissé assez indifférent.

    J'ai nettement préféré Gastambide dans un rôle plus sérieux que d'habitude, ainsi que l'interprétation de Sami Bouajila, sincère et convaincante ; quant au film en soi, il se regarde tranquillement, tout en étant assez balisé de bout en bout.

    L'interrogation sur les racines, le retour au pays et l'héritage des émigrés qui se greffe sur l'aspect sportif est plutôt bien vue et pertinente, mais ça ne suffit pas forcément à faire de ce film quelque chose d'exceptionnel ou de particulièrement mémorable.

    Ce n'est pas mauvais, c'est parfois touchant, mais c'est aussi... gentillet et inoffensif.

    3.25/6

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