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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Halloween Oktorrorfest 2016 - 89 - Hellmouth (2014)

Publié le 22 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Canada

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Hellmouth :

Gardien de cimetière atteint d'une maladie incurable ne lui laissant que deux ans à vivre, et pressé de partir les passer en Floride dès son départ en retraite imminent, Charlie (Stephen McHattie) est contraint d'aller remplacer un collègue disparu, dans un autre cimetière à la sinistre réputation. En approchant du cimetière, cependant, il rencontre Faye (Siobhan Murphy), une auto-stoppeuse mystérieuse dont il s'éprend aussitôt... mais bien vite, lorsqu'elle disparaît, Charlie réalise que son nouveau lieu de travail est à deux doigts de se faire engloutir par l'Enfer, et que s'il veut sauver Faye, il doit la retrouver dans l'au-delà, et confronter celui qui l'y retient en otage...

En voilà une surprise agréable.

Film indépendant canadien, financé en partie via indiegogo, et réalisé/écrit par les responsables de The Hexecutioners (et de Pontypool), ce métrage entièrement tourné sur fonds verts pourrait être résumé à une sorte de Sin City/Captain Sky macabre et horrifique, qui commence comme un film des années 50 en noir et blanc, évolue comme un Dellamorte Dellamore, et bascule progressivement dans une fresque épique façon Orphée aux Enfers, avec carte parcheminée, talisman, démons, monstres, montagnes sinistres, passeur du Styx, choeurs religieux, et langages inventés.

Un métrage expérimental et surprenant, donc, très bien interprété par Stephen McHattie, mais qui divisera très certainement de par la force de ses partis-pris visuels et narratifs : si l'on n'accroche pas au tout CGI, il est probable qu'on s'ennuie parfois à mourir, et qu'on se demande comment un tel OFNI a pu être produit.

Par contre, si l'on adhère à l'esthétique particulière du film, ainsi qu'à sa narration, alors c'est, comme je le disais, une bonne surprise (parfois un peu brouillonne dans ses enjeux et ses objectifs, mais bon).

4.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 88 - The Spider Labyrinth (1988)

Publié le 22 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Italie

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

The Spider Labyrinth (Il Nido Del Ragno) :

Jeune archéologue, Alan Whitmore (Roland Wybenga) est envoyé à Budapest pour enquêter sur le silence étrange du Professeur Roth, un collègue qui, comme plusieurs autres membres d'un projet international, travaillait à l'étude de manuscrits et inscriptions anciennes. Mais une fois arrivé sur place, Whitmore découvre rapidement que la situation est plus complexe qu'il n'y paraît, et que Roth est devenu la victime d'un culte religieux ancien, bien décidé à garder secrète l'existence de sa déité, une araignée aux pouvoirs surnaturels...

Un film italien de la fin des années 80, et qui affiche clairement ses influences, empruntant çà et là au giallo, à Lovecraft, et au cinéma de genre de l'époque (coucou, Argento), avec ce que ça a de qualités (esthétique, ambiance, inventivité) et de défauts (acteurs mal redoublés en studio, interprétation inégale, et rendu très très daté, notamment dans certains effets).

Néanmoins, quelque chose fonctionne indubitablement dans l'enquête surnaturelle de ce héros un peu distant et cassant, au sein d'une petite communauté de personnages étranges, tous cultistes, et qui observent fixement le moindre de ses mouvements...

Rien de révolutionnaire, ou d'exceptionnel, mais c'est loin d'être une perte de temps.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 87 - ABCs of Death 2.5 (2016)

Publié le 21 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Anthologie, USA

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

ABCs of Death 2.5 :

Une sorte de bonus spécial pour patienter jusqu'à la sortie d'un éventuel ABCs of Death 3, et qui réunit 26 des courts-métrages finalistes d'une compétition organisée pour figurer dans les ABCs of Death 2, à la lettre M... 26 finalistes qui, donc, n'ont pas été sélectionnés.

Traduction :  le travail de ces 26 candidats n'était pas assez bon pour apparaître dans ABCs 2, une anthologie qui, je le rappelle, était très moyenne (3/6 - ce qui était toujours mieux que le premier opus2/6). Et comme le court-métrage gagnant (M is for Masticate) était en soi des plus médiocres et décevants (2.75/6), autant dire que ça laisse augurer du pire pour ce métrage-ci...

M is for Magnetic Tape : un nanard façon Troma, sur un responsable de vidéo-club qui se transforme en super-guerrier en armure VHS pour lutter contre des braqueurs. Très très con, fauché, mal sonorisé, mais assez amusant. Sauf que ça n'appartient pas vraiment au genre de l'horreur ou du gore. 3/6, mais limite hors-sujet pour cette anthologie.

M is for Maieusiophobia : de la stop-motion sur une alcoolique qui boit pour oublier qu'elle est enceinte, et qui finit par se faire une césarienne improvisée. Assez repoussant, visuellement parlant, ce qui fonctionne plus ou moins vu le sujet, mais est un peu trop vague et brouillon pour convaincre. 2.5/6

M is for Mailbox : un métrage en langue espagnole, sur une petite vampirette qui frappe à une porte le soir d'Halloween, bien décidée à massacrer la famille qui vit là. Plutôt sympathique et direct, j'ai bien aimé. 3.5/6

M is for Make Believe : des fillettes déguisées en fées découvrent un homme agonisant dans les bois, lui-même déguisé en fée, et elles tentent de le soigner avec les moyens du bord. Très moyen et superficiel. 2.25/6

M is for Malnutrition : la survie impossible d'une femme seule en quête de nourriture durant une apocalypse zombie. Assez réussi, bien filmé, de bons maquillages. 4/6

M is for Manure : le fils d'un redneck meurtrier utilise des morceaux de cadavres et du fumier pour fabriquer un golem vengeur. Pas très bien filmé ni interprété, un bon gros bof. 1.5/6

M is for Marauder : un gang de bikers post-apocalyptiques s'en prend à une femme seule sur la route. Amusant, puisque le gang et la victime sont en tricycles, et que le tout est une grosse parodie rigolarde. 3.75/6

M is for Mariachi : un concert de Death Metal est interrompu par l'irruption de Mariachis vengeurs et meurtriers. Assez basique, mais pas désagréable, sans plus. Un très petit 2.5/6.

M is for Marriage : un thérapeute et sa patiente tentent d'extraire les pensées négatives de cette dernière, qui se manifestent sous forme de tumeurs hideuses. Visuellement assez réussi, bien interprété, mais par contre, je ne sais si j'ai aimé ou non la fin. 3.5/6

M is for Martyr : choisi pour être le martyr d'une communauté, un homme apparemment immortel est ligoté et, chaque jour, blessé et tué d'une manière toujours plus horrible. Intrigant et maîtrisé. 3.5/6

M is for Matador : un matador psychopathe organise des simulacres de corrida afin de mettre à mort de jeunes captives portant une tête de taureau. Mwé. Pas exceptionnel, et beaucoup trop de hors-champ. 2.75/6

M is for Meat : à nouveau de la stop-motion, sur un homme fait de viande, qui sert de repas à une cuisse de poulet carnivore. Étrange, mais techniquement réussi. 3.5/6

M is for Mermaid : un duo de pêcheurs capture une sirène, et décide de l'épargner. Amusant, sans plus, car trop prévisible. 3/6

M is for Merry Christmas : Krampus déprime, las de son quotidien et de sa mission, et il décide d'apporter joie et bonheur aux enfants, avec l'aide de l'un de ses esclaves. Très amateur, se limite à deux acteurs qui discutent avec un accent anglais, et c'est à peu près tout. 1.75/6

M is for Mess : un homme rondouillard a un problème : il défèque par le nombril. Un court brésilien très axé scato, et donc assez peu à mon goût. 1/6

M is for Messiah : un culte primitif tente de sacrifier une vierge, mais celle-ci se rebelle, avec des conséquences inattendues. Assez basique, mais la fin est sympathique. 3/6

M is for Mind Meld : dans un laboratoire, un cobaye s'auto-mutile de nombreuses manières différentes... mais ne ressent aucune douleur. Pas désagréable, même si le titre téléphone beaucoup la révélation finale. 3/6

M is for Miracle : sur le point de se suicider, un homme reçoit une boîte en carton étiquetée Miracle Box, et sa vie change alors du tout au tout. Pas très clair ni intéressant. 2.25/6

M is for Mobile : un homme de main torture un otage sur les ordres de son commanditaire, avec qui il échange par texto. Décevant, car on voit venir la chute à des kilomètres, et que le gore n'est que suggéré. 1.5/6

M is for Mom : dans un monde post-apocalyptique, un petit garçon zombie aperçoit une fillette humaine, et en tombe amoureux. Plutôt mignon, même si encore une fois, le titre téléphone la chute. 4/6

M is for Moonstruck : de l'animation cartonnée, plutôt réussie, sur un homme qui vient se recueillir sur la tombe de sa femme. Ça manque peut-être un peu de clarté pour totalement fonctionner, mais c'est honorable. 3.5/6

M is for Mormon Missionaries : deux missionnaires mormons qui font du porte à porte décident d'imposer leur religion par la force. Techniquement assez compétent, et le twist final fonctionne à peu près. 3.5/6

M is for Mother : deux jeunes femmes sont confrontées à une araignée géante. Un court très réussi visuellement... mais qui se résume à son pitch, et ne propose rien d'autre, en une minute et quelques. 3/6

M is for Muff : dans un motel, un grand-père reçoit la visite d'une call-girl obèse, qui a un accident malencontreux. De l'humour assez bas de plafond, et un segment qui dure un peu trop longtemps. 2/6

M is for Munging : deux hommes déterrent un cadavre, et s'essaient au munging. Inutile et creux. 1/6

M is for Mutant : en Australie, une infection virale transforme les humains en mutants ailés carnivores. Un court filmé en pseudo plan séquence, avec des bestioles en latex assez laides... et malheureusement, un segment qui ne va nulle part. 2/6

Une anthologie qui se finit donc avec une note moyenne de 2.75/6, soit juste en dessous de l'épisode 2. Néanmoins, il faut bien avouer que bon nombre des courts proposés ici sont nettement meilleurs que celui qui a remporté le concours, et qui a été intégré à la version finale de l'anthologie.

En effet, rappelons nous que M is for Masticate (visible sur YouTube, au besoin), reposait entièrement sur son aspect visuel, et sur l'humour qui se dégageait supposément de son gros psychopathe poilu et en slip qui courait dans une rue, berserk, et s'attaquait vaguement à quelques passants. Le tout avec un rendu visuel de clip musical, car filmé en ultra-ralenti HD.

Mais visiblement, les gros poilus au ventre qui tremblote, ça semble parler aux votants du concours....

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 86 - The Fear Of Darkness (2014)

Publié le 21 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Thriller, Australie, Horreur, Fantastique, Halloween

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

The Fear of Darkness :

Sarah Faithfull (Maeve Dermody), une psychologue, reçoit pour mission de gérer le cas de Skye Williams (Penelope Mitchell), une jeune femme accusée du meurtre de son compagnon suite à l'ingestion d'une drogue psychotrope. Mais Skye affirme qu'elle est innocente, et que depuis qu'elle a pris cette drogue, elle est hantée par une présence maléfique qu'elle est la seule à voir, qui a tué son petit-ami, et qui vit dans les ténèbres. Dubitative, Sarah finit cependant par changer d'avis à mesure que les expériences étranges se produisent autour d'elle...

Un thriller horrifique australien pas très convaincant, pour de multiples raisons : le rythme, assez mollasson ; le script, plutôt bavard, et qui ne s'embarrasse pas de vraisemblance (le moment où Skye fait un arrêt cardiaque en pleine séance de régression hypnotique, et où Sarah décide de la réanimer... en lui parlant et en la sortant de sa transe, mérite tous les facepalms du monde) ; l'interprétation, très inégale ; la photographie, qui ressemble fortement à de la DV HD, occasionnellement assez moche ; et tout ça, sans oublier le retournement final, qui se prend les pieds dans le tapis en tentant de nous faire une combinaison de Identity et de Normal Again (de Buffy), sans jamais vraiment apporter de réponse quand à la réalité du phénomène surnaturel.

Bref, ça ne marche pas vraiment, ça n'exploite pas vraiment son sujet (la nyctophobie), mais au moins les Aussies tentent des choses...

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 85 - Green Room (2015)

Publié le 21 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Thriller

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Green Room :

Un jeune groupe de punk rock indépendant (Anton Yelchin, Alia Shawkat, Joe Cole, Callum Turner) est amené à donner un concert dans une salle occupée par un groupuscule de skinheads. Mais alors qu'ils remballent leurs instruments, ils assistent, bien malgré eux, à un meurtre. Retranchés dans la pièce où le crime a eu lieu, en compagnie d'Amber (Imogen Poots), témoin du meurtre, le groupe est alors assiégé par Darcy Banker (Patrick Stewart), le propriétaire du club, et par ses sbires, bien décidés à ne pas laisser de survivants...

Un survival/semi-film de siège bénéficiant d'une réputation élogieuse, notamment en festival, et qui pourrait presque être résumé à punks vs skinheads. Et je peux comprendre pourquoi le film plaît : la violence est âpre et sans concession, le cast est bon et compétent, l'ambiance est pesante et crédible, bref, ça a de quoi séduire.

Sauf que, malheureusement, ce film possède aussi des personnages principaux particulièrement antipathiques, le genre de personnages à trouver que de chanter Nazi Punks Fuck Off des Dead Kennedys en ouverture d'un concert payé donné dans une salle de néo-nazis, c'est trop drôle et trop rebelle, mais que faire sa promo sur les réseaux sociaux, c'est contraire à l'esprit de la musique qui doit rester pur et vivant.

Alors je sais que ça participe à l'esprit punk, que c'est cohérent avec les personnages et leur musique, etc... mais je n'y peux rien, instantanément, ça m'a fait lever les yeux au ciel, et j'ai pris les protagonistes en grippe (ce qui n'aide pas à s'inquiéter pour leur sort, et à se sentir concerné par ce qui leur arrive).

À partir de là, ce sont principalement les défauts du film qui m'ont sauté aux yeux : les réactions assez bizarres et autres décisions étranges des personnages, qu'ils soient héros ou antagonistes ; le rythme particulièrement inégal qui fait qu'il y a un manque cruel de tension dans bon nombre de scènes ; la caractérisation assez légère de part et d'autre, qui, cumulée à un nombre de personnages secondaires élevé, fait qu'on finit par confondre un peu ces derniers ; la fin du film assez peu satisfaisante et cathartique ; des skinheads trop maladroits et balbutiants pour vraiment présenter un danger totalement crédible ; ou encore le fait que, finalement, malgré des tentatives de détournement des codes du genre, le script est ultra-balisé, avec des morts qui se produisent exactement dans l'ordre auquel on pouvait s'attendre, et des survivants finaux qui sont exactement ceux que l'on pouvait prévoir.

Bref, j'ai eu un ressenti totalement opposé à celui de la majorité des critiques, et je ne peux pas dire que j'aie vraiment apprécié le tout.

Rien de mauvais, mais trop de moments où je me suis dit "bizarre, comme choix créatif, et pas forcément optimal".

Un tout petit 3/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 84 - My Boyfriend's Back (1993)

Publié le 20 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

My Boyfriend's Back :

Bien décidé à séduire l'élue de son coeur, Missy (Traci Lind), le jeune Johnny Dingle (Andrew Lowery) fait preuve d'un peu trop de courage, et est abattu durant le braquage d'une épicerie. Mais à sa grande surprise, voilà que Johnny revient à la vie peu de temps après son enterrement, et reprend le cours normal de son existence, comme si de rien n'était : Missy se jette à son coup, et tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes... si Dingle ne se décomposait pas : pour survir, il risque bien de devoir dévorer de la chair humaine...

J'avais trouvé Parents (déjà de Bob Balaban) assez indigeste, et je n'avais pas du tout accroché à son ambiance bizarre et étrangement caricaturale.

Malheureusement pour moi, ce My Boyfriend's Back est exactement dans sa continuité : même atmosphère, même ton, même décalage ironique improbable (ici, tout le monde trouve qu'un zombie, c'est normal, et tout le film repose sur ce décalage), même style de réalisation et d'interprétation outrancières, bref, un ensemble qui ressemble plus à une grosse farce surnaturelle (ou au détournement par Balaban d'un script basique de teen comedy de l'époque) qu'à autre chose.

Et c'est bien là le problème, puisque cette teen comedy tente tellement d'être décalée, elle traite son sujet de manière tellement désinvolte (et ce du début à la fin) que lorsqu'elle tente de donner un minimum de corps à ses enjeux (très superficiel : allez au bal de promo), on a du mal à les prendre au sérieux.

Mais contrairement à Parents, ici, le tout est un peu plus structuré et maîtrisé, avec des transitions façon comic book, un rythme honorable, des caméos amusants (Matthew Fox, Philip Seymour Hoffman, Matthew McConaughey, Mary Beth Hurt...) et une progression narrative qui fonctionne plus ou moins, à défaut d'être particulièrement originale.

Malheureusement, les problèmes du style Balaban font qu'il est peu probable d'accrocher totalement au film, si l'on est réfractaire à ce style semi-parodique, avec bruitages de cartoon, gags idiots, hallucinations débiles et réactions totalement absurdes de tous les protagonistes.

Bref, pour résumer, c'est plus efficace que Parents, mais ça reste toujours très (trop) particulier et excentrique, avec bien plus de scènes ratées que de moments qui fonctionnent.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 83 - Choose (2011)

Publié le 20 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Thriller

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Choose :

Étudiante en journalisme, Fiona Wagner (Katheryn Winnick) se remet péniblèment du suicide de sa mère, trois ans plus tôt, un sujet qu'elle n'aborde pas vraiment avec son père, Tom (Kevin Pollack), inspecteur de police. Bien vite, cependant, père et fille se retrouvent embarqués dans la traque d'un tueur en série particulièrement cruel, qui impose des choix cornéliens à ses victimes avant de décider de leur sort, et qui semble particulièrement intéressé par la belle Fiona...

Un thriller écrit par les scénaristes d'Apparitions (Dragonfly, avec Kevin Costner), d'une rom-com de Jennifer Aniston, et de la série John Doe, et réalisé par un réalisateur apparemment débutant (ou bien est un cousin d'Alan Smythee ?), ce Choose aurait, honnêtement, pu être diffusé quasiment tel quel sur la chaîne Lifetime, tant il est médiocre, mal filmé/cadré, inoffensif et instantanément oubliable.

Ce n'est pas la faute de Winnick, charismatique et charmante comme à son habitude, ou de Pollack, efficace, mais tout ce qui les entoure est tout simplement médiocre : la réalisation, donc, mais aussi la bande originale, pataude et envahissante ; l'écriture, maladroite et téléphonée ; la structure, mollassonne, dérivative et basique ; et tout simplement la résolution de toute cette affaire, qui se conclue par un affrontement baclé et plat, suivi par un twist de fin de trois secondes et demi, particulièrement forcé et inutile.

Et comme en prime le film - qui a probablement été vendu à ses investisseurs comme un Saw-bis, vu le concept sur lequel repose le tueur - refuse systématiquement de vraiment s'engager sur le terrain de l'ultra-violence et du sanglant, et abandonne son concept de choix dans le dernier tiers, c'est vraiment un gros ratage qui ne mérite vraiment rien d'autre que sa sortie DTV.

1.5/6 (pour Winnick)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 82 - Viral (2016)

Publié le 20 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Jeunesse

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Viral :

Emma (Sofia Black D'Elia) et sa soeur Stacey (Analeigh Tipton) sont des adolescentes américaines radicalement différentes, mais lorsqu'une épidémie parasitaire étrange commence à se propager dans le monde (puis dans leur bourgade), elles sont contraintes de se serrer les coudes, et de faire face à une menace toujours croissante.

Ouhlà, la bonne grosse bouse signée Blumhouse Productions, et réalisée par les co-réalisateurs des Paranormal Activity 3 et 4...

Je ne sais pas trop par où commencer, à vrai dire : en théorie, c'est supposé être un film d'épidémie et d'infectés, mais en réalité, c'est un film pour adolescents blindé de rebondissements téléphonés au possible (le foreshadowing, c'est sympa, mais quand systématiquement, on devine ce qui va se produire ultérieurement, c'est que l'écriture est mauvaise et transparente) ; ajoutez à cela un rythme et une tension tout simplement inexistants, des personnages clichés et têtes à claques (la petite soeur studieuse et timide, la grande soeur rebelle et sarcastique, le copain fumeur et glandeur, le nouveau voisin attirant et serviable), en plus d'être assez stupides (systématiquement, ils prennent les pires décisions du monde : que ce soit se rendre à une fête ouverte à tous alors que la ville est en quarantaine, cacher son infection, tenter d'extraire un parasite inconnu armé d'une pince à épiler et de vagues notions de SVT...), des enjeux assez vagues (les tenants et aboutissants de la maladie ne sont jamais clairement exposés, et sont totalement aléatoires : on passe d'un petit parasite inoffensif étudié à l'étranger, à des zombies agressifs qui vomissent du sang, qui semblent aveugles, ont un compteur geiger, sont reliés télépathiquement et ont des vers en CGI de deux mètres de long qui leur sortent des oreilles), et on se retrouve avec un gros navet plat comme ce n'est pas permis, qui marche un peu sur les plates-bandes de The Bay, mais qui n'ose jamais être vraiment un film d'infectés, ou faire peur.

Il faut en effet 30 minutes avant que le premier infecté n'apparaisse réellement, puis on en voit brièvement passer un deuxième au bout d'une heure, puis la soeur est malade (mais guère menaçante)... et enfin, dans les 5 dernières minutes, on voit enfin un "nid" d'infectés... prestement détruit par l'armée, au cours d'un final explosif, et pourtant totalement plat, et dénué de la moindre énergie visuelle ou narrative.

On sent qu'il y a là un semblant de fond et d'idées, notamment au niveau de la relation entre les deux soeurs, mais le tout semble avoir été tellement baclé (comme la fin, honteuse) qu'on ne peut que regretter d'avoir perdu 90 minutes devant un tel gâchis.

1/6 (pour les actrices qui assurent un minimum)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 81 - Parents (1989)

Publié le 19 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Parents :

Dans les années 50, la famille Laemle emménage dans une nouvelle maison, typique des banlieues de cette époque. Vue de l'extérieur, la famille semble idyllique : Nick (Randy Quaid) et Lily (Mary Beth Hurt), les parents, s'entendent parfaitement, et leur fils Michael (Brian Madorsky) et particulièrement sage. Trop, peut-être, puisque le garçon devient rapidement persuadé que ses parents sont de dangereux cannibales, et qu'il tente alors d'obtenir l'aide de sa conseillère d'orientation (Sandy Dennis)...

Une comédie très noire et très très étrange signée Bob Balaban, qui mise tout sur son atmosphère bizarre, très caricaturale et kitsch, encore renforcée par une mise en images et une interprétation volontairement très outrées.

Et c'est bien là que le bât blesse, parce qu'autant je comprends totalement qu'on puisse adhérer à 200% à cette approche, à ce style, etc, autant j'ai trouvé le tout trop décousu, trop forcé et trop... hum... creux pour pouvoir adhérer au métrage.

Et comme en plus l'aspect technique du film est parfois défaillant - non seulement le jeune héros est un autiste tête à claques qui murmure toutes ses lignes de dialogue sans la moindre expression, mais en plus la prise de son sur ce film est tout simplement calamiteuse, avec des dialogues étouffés, des sons parasites omniprésents, etc ; tout le sang du film ressemble à du mauvais ketchup trop clair ; le rythme et l'énergie du film sont assez faibles -, j'ai vraiment eu du mal avec cette oeuvre, au point de mettre plusieurs jours à terminer son visionnage (et ce malgré sa durée somme toute limitée).

Je crois que le vrai problème, c'est que le film ne sait jamais trop sur quel pied il veut danser, et qu'au final, il semble manquer de direction : ce n'est jamais suffisamment mordant pour être une bonne satire, jamais suffisamment drôle ou macabre pour être une bonne comédie noire, jamais assez sérieux ou travaillé, thématiquement parlant, pour servir de métaphore pertinente sur quoi que ce soit, et enfin, vraiment jamais assez sanglant, effrayant ou rebutant pour fonctionner en tant que film d'horreur... ou même en tant que pamphlet végétarien !

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 80 - Restoration (2016)

Publié le 19 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Restoration :

Todd Jordan (Adrian Gaeta) et son épouse, Rebecca (Emily Roya O’Brien), s'installent dans une nouvelle maison, où ils découvrent un ours en peluche caché dans un mur, avec en son sein, le journal intime d'une fillette disparue. Rapidement, Todd et Rebecca s'aperçoivent alors qu'une force surnaturelle hante leur demeure, et tente de les amener à résoudre le mystère de ce journal intime...

Film d'horreur indépendant signé Zack Ward, qui tient par ailleurs ici le rôle du voisin un peu collant, ce Restoration n'est pas forcément désagréable à regarder : l'interprétation est solide, et la réalisation est assez compétente, avec quelques plans assez réussis... du moins jusqu'à la dernière partie du film, où tout se délite notablement.

Le script, tout d'abord, a tendance à abattre un peu trop tôt ses cartes, et par conséquent, le spectateur attentif aura vite fait de deviner, à mi-film, les tenants et aboutissants du récit : difficile, dans ce cas, de rester particulièrement passionné ou surpris par ses rebondissements.

D'autant que sur la fin, Zack Ward se laisse un peu aller à tout et n'importe quoi, au niveau réalisation, avec notamment une mini-scène de bagarre gratuite et risible : le film perd ainsi pas mal de son énergie et de son intérêt à mesure qu'il approche de sa fin, une fin qui, pour ne rien arranger, est plutôt prévisible (cf La Porte des Secrets).

Un essai qui n'est pas transformé, en somme, et un petit

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 79 - Les Ailes de la Nuit (1997)

Publié le 19 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Les Ailes de la Nuit (The Night Flyer) :

Journaliste de tabloïd hargneux et amer, Richard Dees (Miguel Ferrer) n'apprécie guère que son patron le mette en concurrence avec Katherine Blair (Julie Entwisle), une jeune reporter naïve et débutante, sur une affaire des plus sanglantes : un pilote privé, qui ne vole que la nuit, laisse derrière lui une traînée de cadavres exsangues, marqués de tous les signes du vampirisme. À bord de son avion personnel, Richard fait alors tout son possible pour traquer le tueur, qu'il a baptisé le Night Flyer...

Adaptation de Stephen King particulièrement marquée années 90s dans son style, sa réalisation et ses effets, ce métrage vaut principalement pour l'interprétation et le charisme de Ferrer, qui parvient à intéresser le spectateur malgré un personnage assez antipathique, et une intrigue globalement assez peu palpitante ou rythmée.

Ajoutez à cela des effets assez inégaux, un dernier quart qui tire franchement à la ligne (voire même frôle le ridicule dans sa dernière séquence à la mise en images ultra-mélodramatique, qui pourtant arrive après une scène de vision hallucinatoire très réussie) et une interprétation à l'identique (Entwisle est très moyenne), et on se retrouve avec un long métrage pas désagréable, mais plutôt anecdotique.

Heureusement que la créature est assez réussie, visuellement, dans la scène où elle se dévoile.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 78 - Nina Forever (2015)

Publié le 18 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, UK

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Nina Forever :

Après la mort de sa petite-amie Nina (Fiona O'Shaughnessy) dans un accident de voiture, Rob (Cian Barry), suicidaire et un peu dépressif, finit par retrouver goût à la vie dans les bras d'une collègue, Holly (Abigail Hardingham), jeune femme de 19 ans qui se cherche, aime le danger, et possède une part d'ombre qu'elle n'assume pas vraiment. Mais alors que Rob et Holly passe à l'acte, Nina revient d'entre les morts, sarcastique, démembrée et ensanglantée, pour les hanter et se moquer d'eux dès qu'elle en a l'occasion...

Une comédie noire anglaise très bien accueillie par la critique, et qui ressemble un peu à une version plus sombre, malsaine et sexuelle du Burying the Ex de Joe Dante, avec en prime une touche de réalisme populaire typiquement anglais.

Nina Forever s'avère un métrage relativement intéressant, surtout pour un premier film, mais le tout donne tout de même une impression d'inabouti : la faute à un propos fondamental - la métaphore au coeur même du film et de son concept, et qui fait de Nina la manifestation physique de la culpabilité, des insécurités, et des problèmes psychologiques des protagonistes - pertinent, mais bien trop délayé, et un peu répétitif au final, avec un schéma un peu trop basique dans sa narration.

À l'identique, les effets de style et de montage prennent parfois le pied sur la limpidité et l'efficacité du récit, et ce dernier en perd alors notablement en puissance et en intérêt, malgré des interprètes particulièrement motivés.

Un film imparfait, donc, mais, pour un premier film, encore une fois, c'est tout à fait honorable, et ça augure du meilleur pour la suite de la carrière des frères Blaine.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 77 - Night of the Living Deb (2015)

Publié le 18 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie

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Night of the Living Deb :

À l'occasion du 4 Juillet, Deb (Maria Thayer), une camérawoman pour une chaîne de tv locale, se réveille dans l'appartement de Ryan (Michael Cassidy), un séduisant inconnu avec qui elle a passé la nuit. Mais lorsque vient le moment de s'éclipser discrètement pour rentrer chez elle, Deb découvre que la ville est désormais envahie par des zombies, et qu'elle va devoir assumer son aventure d'un soir pour survivre aux côtés de Ryan, et de sa famille assez particulière...

Une rom-zom-com à très petit budget, puisque financée via Kickstarter... et ça se voit tout de suite : le métrage fait en effet assez cheap, avec bon nombre de figurants clairement pas professionnels, des zombies et des effets assez fauchés, l'utilisation de témoignages vidéos de fans (clairement des donneurs), et dans l'ensemble, un métrage qui, sur un plan technique, aurait bénéficié d'un plus gros budget (pour faire des prises supplémentaires, pour arranger un peu l'aspect visuel, pour retravailler un peu le scénario, etc).

Ce n'est pas pour autant amateur et honteux, mais ça aurait mérité un peu plus de travail. Parce qu'au final, ce genre de films - si on retire les zombies, on se retrouve avec une énième variante de Two Night Stand ou de #Stuck - repose fortement sur sa distribution, et sur son écriture.

Autrement dit, ici, sur Maria Thayer (sympathique, mais un peu saoulante, et donnant ici directement, par moments, l'impression de marcher dans les pas de la Kimmy Schmidt d'Ellie Kemper) et Michael Cassidy (pas désagréable, mais pas totalement juste, et manquant un peu de personnalité), et sur un script un peu pataud, qui tente d'être à moitié parodique, et à moitié sérieux, mais ne finit que par fonctionner à moitié, à l'image de sa fin, presque baclée et plate.

Pas forcément désagréable à regarder, mais pas non plus particulièrement mémorable ou original, une comédie zombiesque qui sera tout aussi vite oubliée qu'elle a été regardée.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 76 - The Conjuring 2 (2016)

Publié le 18 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Halloween, Fantastique

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The Conjuring 2 :

En 1977, alors qu'ils se remettent tout juste d'une affaire éprouvante à Amityville, le couple d'enquêteurs du paranormal formé par Ed et Lorraine Warren (Patrick Wilson et Vera Farmiga) sont mis au courant d'une affaire toute aussi étrange : à Enfield, en Angleterre, la famille Hodgson est victime de phénomènes surnaturels, centrés autour de la plus jeune des enfants...

Je crois que c'est sans appel : j'ai vraiment énormément de mal avec le cinéma de James Wan.

Insidious et The Conjuring, premiers opus de leurs séries respectives, m'avaient laissé plutôt de marbre à un moment ou deux près (mais l'exorcisme braillard du premier Conjuring m'avait bien agacé), et ce tout en leur reconnaissant une forme particulièrement travaillée et intéressante.

Ce Conjuring 2, lui, m'a mis sur la piste d'une explication.

Une explication à mon rejet du style de Wan, au fait que je ne ressente rien devant ses films, bref, pourquoi est-ce que, malgré son évident sens du cadre et de l'image efficace, les films de Wan finissent par me laisser à leur porte : c'est peut-être bien parce qu'il souffre du syndrôme Michael Bay.

Non pas qu'il mette des explosions partout, mais bien qu'il ne pose jamais sa caméra. La caméra bouge quasi-constamment, d'un plan à l'autre, d'une scène à l'autre, elle virevolte, elle tourne, se met de biais, se redresse, pivote vers un autre personnage, se rapproche, s'éloigne, avance, recule, etc. Ce qui ne se remarque pas forcément trop dans un film d'action made in Bay, tant le rythme fait que ces mouvements participent à l'énergie du tout... mais dans un film d'horreur, il en va autrement, puisque ces mouvements permanents, s'ils peuvent occasionnellement aider à instaurer une certaine tension, ou à "attirer" le spectateur dans l'image, peuvent malheureusement aussi finir par le distraire, la lenteur du rythme et des plans faisant que le spectateur a plus de temps pour les remarquer. Et une fois qu'on remarque cette tendance, on ne voit plus que ça...

Quoiqu'il en soit, même sans ce problème de réalisation, reste que ce Conjuring 2 arrive un peu trop tard, puisqu'en 2015, le cas Enfield avait été traité sous forme de mini-série par la chaîne anglaise SkyTv ; une mini-série assez moyenne et oubliable, qui préférait faire passer le côté surnaturel de son récit au second plan, derrière les problèmes de ses personnages, en particulier ceux de Maurice Grosse, l'un des enquêteurs, véritable protagoniste principal du programme.

Entre cette mini-série et les documentaires concernant le cas Enfield, donc, l'histoire commence à être connue par coeur, déjà qu'à la base, elle n'est pas particulièrement originale ou palpitante.

Ici, Wan choisit en prime de la lier aux deux Warren, et de rajouter, en prime, toute une histoire secondaire de nonne démoniaque qui hante Lorraine, et qui est liée à Amityville. Le film tente donc d'en faire beaucoup trop, sans parvenir à instaurer de vraie tension ou de vraie terreur : la première heure consiste ainsi entièrement en une alternance des deux intrigues principales (les Warren et le cas Enfield), des intrigues qui prennent beaucoup trop leur temps, d'autant qu'elles abattent rapidement leurs cartes respectives : le cas Enfield en montrant son fantôme (celui d'un vieux pépé ronchon qui veut regarder la tv en paix, et qu'on cesse de l'importuner : pas vraiment de quoi trembler) et les Warren en faisant de même, avec la nonne maléfique bien moins effrante qu'il n'y paraît, surtout lorsqu'elle court, un peu ridicule, en tenant un cadre de portrait en guise de visage.

La tension ne règne donc pas vraiment, malgré les efforts tourbillonnants de James Wan. À partir de l'heure de métrage, les deux intrigues commencent enfin à se rencontrer, mais le tout ne fonctionne que très ponctuellement : en effet, le script commence très rapidement à ronronner, et on commence à sentir les 120+ minutes du film.

Pire, certains effets sont tellement téléphonés qu'ils tombent à plat, ou ne fonctionnent tout simplement pas : l'apparition du Crooked Man avait du potentiel, par exemple, mais le recours à la transformation numérique et l'effet de ralenti ont tendance à tuer la tension et la frayeur de cette première apparition (la seconde fonctionne un peu mieux).

Reste alors l'affrontement final, et la conclusion de toute cette affaire... mwé. Là aussi, le fait que le démon travesti en nonne ne fasse pas peur du tout (en même temps, les habits de nonne, c'est quitte ou double : soit on a peur, soit on rit), et son exorcisme en trois minutes chrono font que la fin ne convainc pas non plus totalement.

Mais le tout reste néanmoins relativement bien filmé, bien joué (même si Farmiga est comme toujours à la limite du surjeu caricatural... mais bon, c'est son style), et je suppose que c'est efficace, pour peu que l'on accroche aux techniques de Wan.

Même ressenti que le premier = même note.

2.5/6, mais la note serait probablement plus élevée si je n'étais pas tant gêné par le style Wan.

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 75 - Si Près du Danger (2016)

Publié le 17 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, Lifetime, Comédie, Drame, Horreur, Halloween, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Si Près du Danger / Amour, Danger (Mother, May I Sleep With Danger) :

Leah (Leila George), une étudiante, tombe amoureuse de Pearl (Emily Meade), une apprentie-photographe, et entre les deux jeunes femmes, c'est le grand amour, au grand dam de Julie (Tori Spelling), la mère de Leah, et de Bob (Nick Eversman), un ami de cette dernière, épris d'elle. Mais si Julie et Bob se méfient, c'est parce qu'ils ont découvert que Pearl est une Nightwalker, une vampire à la recherche du grand amour. D'autant que les trois consoeurs de Pearl (Amber Coney, Zoe Sidel & Gabrielle Haugh), assoiffées de sang, tournent aussi autour de Leah...

En 1996, dans Si Près du Danger (alias Amour, Danger), un téléfilm de la chaîne NBC (depuis diffusé régulièrement sur Lifetime), Tori Spelling interprétait (mal) Laurel, une adolescente éprise d'un beau brun ténébreux (Ivan Sergei), en réalité un dangereux psychopathe dont seule la mère de Laurel (Lisa Banes) avait conscience du secret.

Aujourd'hui, Lifetime étant désespérée à l'idée de créer un buzz ironique à la Sharknado (cf Joyeux Noël, Grumpy Cat, ou encore le téléfilm récent avec Will Ferrell et Kristen Wiig, Grossesse Sous Surveillance), elle a donc décidé de fêter les 20 ans de ce téléfilm médiocre et insipide en mettant en chantier un remake, et en demandant à James Franco de le réinventer.

Ce qui, dans l'esprit de James Franco, se résume à une phrase : "en faire un film d'exploitation avec des lesbiennes vampires". Et pour coucher sur papier cette idée de génie (parce que Franco est clairement trop occupé pour ça), rien de tel que d'avoir recours à l'une de ses copines du moment, qui en prime récolte ainsi un petit rôle, en tant que l'une des trois vampirettes antagonistes pseudo-goths à forte poitrine. À la réalisation ? Une autre amie de Franco, actuellement en charge de l'adaptation de l'un de ses livres.

Mais qui dit Lifetime, dit aussi respect des bonnes moeurs : ce téléfilm sera donc un porno soft lesbien, aux scènes de nudité toutes amputées, mais qui pourtant en garde tous les clichés et les défauts. Sans compter que, malgré l'intelligence supposée de Franco, le propos même du film est d'un pataud incroyable, choisissant de faire du vampirisme une métaphore (déjà bien éprouvée et éculée) de l'homosexualité, puis de le répéter encore et encore dans les dialogues d'un enseignant de l'université (Ivan Sergei dans un rôle microscopique), qui fait un cours étrangement obsédé par les vampires et les gays (et qui prône Twilight comme exemple de bonne adaptation vampirique !).

Autant dire que le niveau du discours est digne d'un tumblr superficiel pseudo-engagé, et qu'il vire parfois au féminisme peu assumé et contradictoire, en montrant des vampirettes qui s'en prennent principalement aux hommes brutaux, violeurs, etc.

Mais pas d'inquiétude : le peu d'ambition du film est vite recadré par l'interprétation affreusement figée et botoxée de Tori Spelling, par des passages musicaux déplacés à la limite du softcore (sous les yeux d'un James Franco goguenard, dans le rôle anecdotique du directeur d'une pièce de théâtre), par une distribution inégale (Leila George est la fille de Greta Scacchi, et ressemble nettement plus à sa mère qu'à Spelling), par une réalisation aux effets forcés et artificiels très 90s, bref, si le tout fait illusion pour un téléfilm Lifetime diffusé au mois de Juin, on est quand même à deux doigts de l'équivalent lesbien d'un film de David DeCoteau.

Restent tout de même un cast qui, Spelling exceptée, fait des efforts, ainsi qu'une histoire d'amour lesbienne, du surnaturel et une tendance au gore gratuit, trois points en particulier qui détonnent nettement sur une chaîne aussi carrée et conservatrice que Lifetime.

Au premier degré, c'est médiocre, au mieux ; au second degré, c'est kitsch au possible. En conclusion, c'est du

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 74 - Wyvern (2009)

Publié le 17 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, SyFy, Fantastique, Halloween, Horreur

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Wyvern :

Dans la petite ville de Beaver Mills, en Alaska, on se prépare à célébrer le Solstice d'Été dans la joie et l'allégresse ; mais lorsque le réchauffement planétaire libère une Wyverne des glaces anciennes dans lesquelles elle hibernait, les habitants excentriques de Beaver Mills sont en danger. À Claire (Erin Karpluk), serveuse de restaurant, Jake (Nick Chinlund), un routier blessé de passage en ville, et à Travis (Don S. Davis), un Colonel à la retraite, d'aider leurs concitoyens à vaincre la bête...

Un téléfilm Syfy assez banal et mollasson, dans la lignée des autres productions du genre et de la chaîne, mais qui tire un peu son épingle du genre grâce à ses personnages assez sympathiques (que ce soit pour des raisons de casting, très divers et pluri-ethnique, d'écriture, ou tout simplement d'humour - l'adjointe neurasthénique et amorphe du shérif, par exemple), à sa créature plutôt réussie visuellement, et à ses décors naturels très agréables.

Ça n'en fait pas un chef d'oeuvre, loin de là, mais ça me donne envie d'être indulgent.

3/6 sur l'échelle des téléfilms de monstres.

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 73 - Carny (2009)

Publié le 17 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, Halloween, Horreur, Fantastique, SyFy

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Carny (Carnage) :

Dans la petite ville de Reliance, dans l'état de New York, le Shérif (Lou Diamond Phillips) découvre la fête foraine fraîchement installée par Cap (Alan C. Peterson), ainsi que son attraction principale, le Diable de Jersey, une créature démoniaque maintenue en cage. Mais le Shérif a d'autres problèmes : une camionnette abandonnée sur le bord de la route, un cadavre retrouvé en morceaux dans les bois, et le Pasteur Owens (Vlasta Vrana), un extrémiste opposé à la venue de la fête foraine en ville... et pour ne rien arranger, voilà que le Diable s'échappe, et commence à massacrer les habitants de la région...

Un téléfilm Syfy qui exploite le mythe du Jersey Devil... et n'en fait pas grand chose, en fait, puisque la bestiole est presque un personnage anecdotique dans cette histoire : on l'aperçoit une fraction de seconde au début, puis on la voit un peu mieux aux alentours de la première demi-heure (avant qu'elle ne disparaisse dans les bois), puis durant quelques meurtres toujours cadrés de manière à économiser au maximum le budget effets spéciaux... et enfin, à la fin, où le Diable est plus visible, fait globalement illusion, et est rapidement évacué.

Car ce qui semble intéresser le scénariste, c'est plus le développement de ses personnages, et l'enquête du Shérif sur Cap, que tout le reste. Et comme, SyFy oblige, les effets pratiques sont assez ratés (les membres arrachés et globes oculaires énuclés font vraiment toc), et l'interprétation est très très inégale (voire même par moments risible), ça n'aide pas vraiment à s'intéresser au récit.

Reste au moins une créature plutôt intéressante visuellement, un Lou Diamond Phillips en mode nonchalant, et quelques idées et trognes sympathiques. C'est peu.

2/6

(paradoxalement, certains détails et comportements - le pasteur fanatique, les rednecks qui incendient la fête foraine - semblent tellement à la limite de l'anachronisme qu'en transposant exactement ce même scénario à une période plus éloignée - 1800/1900, dans l'Ouest - on aurait probablement pu tirer de cette histoire quelque chose de nettement plus pittoresque et intéressant)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 72 - P.O.V. : A Cursed Film (2012)

Publié le 16 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Japon

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P.O.V. - A Cursed Film (P.O.V. - Norowareta Film) :

Mirai Shida et Haruna Kawaguchi, deux jeunes actrices japonaises, présentent une émission spéciale consacrée aux phénomènes paranormaux, dans laquelle elles passent en revue des vidéos envoyées par des spectateurs. Mais rapidement, il s'avère que les vidéos du jour montrent toutes l'école d'Haruna, supposément hantée par l'esprit d'une institutrice suicidée. Incapable d'arrêter ces vidéos, l'équipe de production décide de débarrasser l'école de cet esprit maléfique, sous l'oeil de leurs caméras et des deux jeunes filles...

Un found footage japonais réalisé par Norio Tsuruta (responsable d'un segment de Masters of Horror), et qui suit globalement les conventions du genre, sans jamais s'avérer particulièrement effrayant ou convaincant.

Le problème principal du métrage, c'est qu'il est structuré en trois grandes parties : la première (la mise en place) se déroule principalement dans des studios où se filme l'émission. Ça ne casse pas trois pattes à un canard unijambiste, mais ça se regarde tranquillement.

La seconde partie, malheureusement, plombe tout le film : dès que l'on arrive dans l'école, et que l'enquête (très peu palpitante) commence, tout le monde commence à surjouer (ou à mal jouer, tout simplement), la caméra tremble dans tous les sens, et les effets sont tellement peu crédibles que ce P.O.V. perd tout son intérêt, et agace presque.

Et puis, 15-20 minutes avant la fin du film, arrive le générique de fin, après une scène plate au possible.

Le récit reprend pourtant après ce générique, pour tenter de jouer la carte du méta, en montrant les deux héroïnes, dans une salle de cinéma vide, en train de découvrir le film que nous venons de voir : à l'initiative de leurs producteurs, elles revivent ainsi l'expérience, tout en étant à nouveau filmées, et on regarde donc des images retrouvées de personnes regardant des images retrouvées qui, à un moment, montrent des personnes regardant des images retrouvées.

Une mise en abîme pas forcément inintéressante (en tout cas plus intéressante que l'histoire en elle-même), mais qui finit par, à nouveau, tomber un peu à plat.

Tout ça pour ça, en somme.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 71 - Detention (2011)

Publié le 16 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Jeunesse

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Detention :

Dans la ville étrange de Grizzly Lake, une lycéenne rebelle (Shanley Caswell), son meilleur ami (Josh Hutcherson) et d'autres élèves doivent réussir à échapper à un tueur en série qui s'en prend à eux...

Un objet filmique non identifié signé Joseph Kahn (Torque) et qui aurait pu s'appeler "Teen Movie" tant c'est littéralement ce qu'il est : un film adolescent, en cela qu'il a le langage d'un ado, l'humour sarcastique d'un ado, l'énergie d'un ado, le déficit d'attention d'un ado, bref... Detention, c'est un peu comme être dans la tête d'un adolescent pendant 90 minutes.

Et c'est probablement pour cela que, lors de mon premier visionnage, j'avais jeté l'éponge au bout de 45 minutes, tant c'est un film qui fait dans la surenchère perpétuelle, qui mange à tous les râteliers, et qui tente de faire des références à tout ce qui s'est fait dans le genre teen movie, mais aussi en matière de slashers, de films d'action, de films fantastiques, etc. Parfois, c'est uniquement un code visuel qui est repris, parfois, c'est une intrigue, parfois, le film référencé est directement cité par les personnages... bref, ça déborde de références, jusqu'au trop plein, et jusqu'à l'overdose.

Cette fois-ci, néanmoins, j'ai décidé de tenir jusqu'au bout de ce métrage bordélique, plus préoccupé par son style que par son intrigue patchwork. Pas de surprise, la seconde moitié du film est à l'image de sa première moitié, voire même peut-être pire, puisque le prétexte du slasher est tout simplement abandonné pendant le plus gros du film, pour laisser place à des digressions assez improbables ("la mouche"), qui ne servent à rien, si ce n'est probablement à placer là une idée totalement aléatoire donc les scénaristes ne savaient que faire ailleurs.

L'appréciation de ce film se fera donc probablement en fonction de la tolérance du spectateur pour le cinéma très très flashy, et pour les intrigues décousues et surréalistes ; reste un certain paradoxe inhérent à ce métrage, qui ne semble pas avoir de public lui correspondant vraiment : c'est un film qui se veut "jeune", ironique et superficiel dans sa forme, de quoi rebuter les vieux cons comme moi, mais qui est aussi bourré de références de trentenaires cinéphiles, qui passeront très certainement au dessus de la tête des "ados" ciblés.

En ce qui me concerne, je reconnais l'originalité du tout, et le temps et l'énergie investis par Kahn dans ce projet ; mais à mes yeux, pour bien réussir un script aussi chaotique et déjanté, le plus important est d'avoir énormément de rigueur, au risque de produire un gloubiboulga brouillon et rapidement écoeurant.

Ici, Kahn a privilégié le fun, le n'importe quoi et les effets de manche à la rigueur, et ça se voit clairement.

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 70 - February (The Blackcoat's Daughter - 2015)

Publié le 16 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Thriller, Fantastique, Halloween, Horreur

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

The Blackcoat's Daughter (aka February) :

Dans un pensionnat pour jeunes filles perdu au milieu de la neige, Rose (Lucy Boynton) et Kat (Kiernan Shipka), deux adolescentes aux âges et aux préoccupations différentes se retrouvent seules à attendre leurs parents, alors que tout le monde part en congés de février. Bien vite, le comportement de Kat commence alors à prendre un tour menaçant et potentiellement surnaturel. Ailleurs, Joan (Emma Roberts), une jeune femme échappée d'un asile psychiatrique, est prise en auto-stop par un couple bienveillant (James Remar & Lauren Holly), qui va justement rendre hommage à la mémoire de leur fille décédée neuf ans plus tôt, dans un pensionnat très familier...

Un film d'horreur indépendant réalisé par le fils d'Anthony Perkins, et dont la mise en image glaciale, le rendu visuel froid et clinique, et le rythme délibérément très lent et posé en rebuteront clairement certains.

D'autant que la bande originale du film, toute en grincements, en bourdonnements et en dissonnances, finit par desservir le film en s'avérant épuisante et lassante, alors que dans ses premiers moments, elle contribuait joliment à cette tension permanente et ambiante.

Autre souci, si globalement l'interprétation est solide (je ne sais toujours pas si le jeu halluciné de Shipka fonctionne ou non, mais une chose est sûre, il participe à l'étrangeté de l'ensemble), le script n'est pas forcément totalement à la hauteur de ses ambitions et de son rythme lancinant, avec une structure fracturée qui sert à cacher un peu l'extrême simplicité du récit.

(attention spoilers)

Ainsi, dès que Remar parle de sa fille décédée, on comprend rapidement que Joan et Kat ne font qu'une (d'ailleurs, cette astuce de casting est assez discutable, improbable, et purement à l'intention du spectateur), qu'elle a perdu l'esprit (que ce soit pour des raisons sataniques ou psychiatriques, le résultat est le même, même si le film privilégie l'hypothèse démoniaque), et que la partie de l'intrigue "en flashback" va désormais se dérouler de manière prévisible et inéluctable.

Ce qui aurait pu lui conférer une tension incroyable, et aurait pu être l'occasion pour le réalisateur de passer à la vitesse supérieure, voire de surprendre... mais non. Le rythme reste alors le même jusqu'au bout, ce qui affaiblit notablement l'impact du tout, et fait un peu dire "tout ça pour ça ?".

Dommage, mais néanmoins suffisamment intéressant pour mériter le coup d'oeil.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 69 - La Cabane dans les Bois (2012)

Publié le 15 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

La Cabane dans les Bois (The Cabin in the Woods) :

Cinq étudiants (Kristen Connolly, Chris Hemsworth, Anna Hutchison, Fran Kranz, Jesse Williams) vont passer un week-end dans un chalet forestier, mais rapidement, ils sont attaqués par les cadavres réanimés des anciens occupants des lieux ; en parallèle, une étrange organisation scientifique surveille les jeunes gens, et semble contrôler tout ce qui leur arrive...

Un film signé Joss Whedon et Drew Goddard, et qui, à sa sortie, a reçu un accueil critique unanimement positif outre-atlantique, car perçu comme une déconstruction ironique du genre du slasher, par un créateur estampillé geek et en très claire odeur de sainteté (à l'époque, du moins, puisque Avengers était sur le point de sortir), mais qui n'a de cesse de diviser la communauté des amateurs de genre.

Et moi-même, je dois bien avouer qu'à chaque revisionnage, je reste toujours assez mitigé sur le produit fini. Que l'on soit (ou non) au courant de la nature réelle du récit (que de toute façon l'on devine assez facilement dès le générique de début, avec toutes ces illustrations de sacrifices religieux) ; que l'on remarque (ou pas) le degré de lecture métadiscursif du script (qui fait des scientifiques des réalisateurs de film d'horreur, et des spectateurs du film des dieux sanguinaires exigeant la souffrance des personnages pour apaiser leurs pulsions) ; que l'on reconnaisse (ou pas) les nombreux visages familiers des oeuvres de Whedon ; que l'on s'attache (ou non) à une héroïne (Kristen Connolly) pas désagréable du tout, assez jolie, touchante, et bonne actrice... et bien le tout reste tout de même assez plat.

La faute à un gros déficit d'empathie envers les jeunes étudiants, déficit imposé tant par l'idée de base du film (oui, ils sont supposés être des clichés ambulants, je sais), que par une incapacité du métrage à nous intéresser un tant soit peu à leur sort (pas forcément aidé en cela par l'interprétation des acteurs, parfois insipides, et parfois agaçants au possible - Kranz) ; mais la faute aussi des choix créatifs particulièrement discutables, qui ne font qu'affaiblir le concept fort au coeur du récit. Un film centré sur le quotidien des ingénieurs dans leur labo ? Ouaip, je serais partant. Un métrage sur une bande de jeunes plus intelligents que la moyenne, et qui parviendrait à repousser des vagues de créatures attaquant leur cabane, sans la moindre perte humaine ? Dans le cadre d'une parodie, pourquoi pas !

Mais le métrage tel qu'il est construit, alternant entre clichés d'horreur volontairement déroulés sans la moindre originalité, la moindre tension ou le moindre intérêt (franchement, difficile de faire moins intéressant visuellement et conceptuellement que la famille de zombies sadiques... même si c'est amusant de voir Thor asséner une corde-à-linge brutale à Jodelle Ferland, comme ça, en passant), rebondissements sans surprise et télégraphiés (le saut en moto, par exemple), et scènes de laboratoire qui cassent tout début de suspense avec des vannes et autres répliques décalées et ironiques ? Ça ne fonctionne pas totalement, tant sur le plan de l'humour que sur celui de l'horreur ou du métadiscursif.

Après, il faut bien avouer que le grand n'importe quoi des 20 dernières minutes est amusant (à défaut d'être très subtil - le gros bouton rouge - , original - on retrouve de nombreux concepts recyclés de l'univers de Buffy/Angel - ou bien écrit - la Directrice qui arrive à la fin pour bien tout expliquer pour les spectateurs idiots), et que le métrage dans son ensemble n'est pas forcément désagréable à suivre.

Mais il en reste néanmoins une étrange impression de fanservice, et un peu le sentiment que Whedon & co ont voulu, avec cette Cabane, avoir le beurre, l'argent du beurre, et le c*l de la crêmière, comme on dit, en utilisant la caution artistique de l'hommage au genre horrifique et du propos métadiscursif intelligent, pour camoufler le fait qu'en soi, une grosse moitié de Cabin in the Woods est un slasher basique et médiocre, recourant à tous les clichés racoleurs du film d'horreur (plan topless inclus) de manière assez hypocrite, et surtout, totalement inefficace (puisque c'est la comédie qui prime avant tout, et que l'horreur est inexistante).

Bref, avis mitigé, comme je le disais plus haut : c'est suffisamment sympathique et original pour avoir la moyenne... mais c'est aussi particulièrement frustrant, comme souvent chez Whedon.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 68 - Ominous (2015)

Publié le 15 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, SyFy, Halloween, Horreur, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Ominous :

Alors que leur couple bat de l'aile, Michael et Rachel (Barry Watson et Esmé Bianco) perdent leur fils (Gavin Lewis) dans un accident automobile. Mais bien vite, un homme étrange (Mark Lindsay Chapman) leur propose de leur ramener leur enfant, s'ils promettent de le protéger envers et contre tout. Sauf qu'à son retour, le garçon n'est plus que l'ombre maléfique de lui-même...

Un téléfilm SyFy produit, réalisé et écrit par Peter Sullivan, un faiseur de dizaines de téléfilms catastrophes, de métrages pour enfants, et autres téléfilms fauchés de Noël : un palmarès que l'on retrouve dans cette histoire ultra-dérivative, au couple principal issu de la tv, et qui tente de rythmer son récit en plaçant, à chaque coupure pub, une scène semi-spectaculaire.

Je dis "semi", car les personnages antipathiques, les péripéties improbables, et les effets spéciaux calamiteux font que ces scènes paraissent plus souvent risibles qu'autre chose : on a droit, dans le désordre, à des éclairs dignes des Power Rangers, à une torche humaine numérique visuellement très laide, à une mini-tornade virtuelle qui déclenche un massacre sur un terrain de jeu, à une crucifiction avec barbelés numériques, et enfin, à la pièce de résistance, une armée de corbeaux en images de synthèses, clonés les uns sur les autres par un stagiaire en effets spéciaux, et qui attaquent le groupe d'intervention de la police locale.

Ah, et j'ai failli oublier le garçon possédé, qui pour le grand final, se transforme soudain en adulte musculeux aux cheveux numériques et au visage de Deadite.

Pas grand intérêt réel, tout ça, mais au moins, on ne retirera pas au réalisateur son ambition ; il voulait faire un film d'enfant satanique photocopié sur les grands classiques, et lui rajouter une dose de spectaculaire bon marché : bingo, c'est exactement ça... et ça a, malheureusement pour lui, un niveau qualitatif proche du néant.

2/6, tout de même, pour la mise en images de certaines idées, et pour les efforts d'Esmé Bianco.

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 67 - Evidence (2013)

Publié le 15 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Thriller

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Evidence :

Dans une station service abandonnée du Nevada, à quelques kilomètres de Las Vegas, un groupe de touristes (Caitlin Stasey, Torrey DeVitto, Svetlana Metkina, Dale Dickey, Nolan Gerard Funk et Albert Kuo) et le conducteur de leur bus (Harry Lennix) accidenté ont été massacrés par un tueur anonyme, laissant derrière eux plusieurs caméras aux bandes partiellement utilisables. Des spécialistes des forces de l'ordre (Radha Mitchell, Stephen Moyer) passent alors ces images au crible, pour tenter de mieux comprendre ce qui s'est produit...

Moui. Après la journée d'hier, et ses films particulièrement mauvais, j'espérais quelque chose de plus intéressant pour aujourd'hui, et malheureusement... ce n'est pas aussi simple.

Parce qu'ici, le réalisateur de Phénomènes Paranormaux (un semi-found footage déjà assez médiocre, sur des extraterrestres, avec Milla Jovovich) a décidé de jouer la carte du métadiscursif, pour s'attaquer plus frontalement au genre du found footage. Soit. On a donc droit, ici, à des officiers de police (au jargon pseudo-technologique digne d'un mauvais épisode des Experts) qui étudient des bandes retrouvées : on regarde donc des personnes qui regardent littéralement du found footage, mise en abîme, tout ça....

Et ça marche... un temps.

(attention, spoilers)

Après l'introduction du film (une ouverture totalement gratuite en plan tournoyant et en image figée numérique, sans aucune raison pratique ou intrinsèque, mais qui a au moins le mérite d'attirer l'attention), on a droit à la présentation des personnages pendant la première demi-heure, et à une tentative de les rendre sympathiques et attachants. Ça ne fonctionne pas véritablement, mais passons, ça reste un minimum intéressant, parce qu'on se surprend à scruter les moindres détails de chaque image, pour tenter de deviner vers quoi se dirige le film.

Puis, à partir de l'arrivée dans la station service abandonnée, le film bascule dans un slasher basique filmé en found footage tremblotant, et là, ça commence à se gâter. Car si le réalisateur parvient à injecter un peu de tension (principalement à base de jump scares faciles provoquées par des parasites numériques et des gros bruits qui font sursauter), le tout finit par être une autre grosse demi-heure d'actrices qui crient constamment, d'images en pseudo-vision nocturne assez immonde, et autres morts en vue subjective. De quoi assez rapidement agacer, d'autant que le spectateur est plus intéressé par le whodunit du tout : mais là, problème, le script tente d'aiguiller les soupçons du spectateur de manière un peu trop évidente.

En effet, tout spectateur normalement constitué soupçonnera immédiatement, avant même l'arrivée dans la station service, le petit ami frustré, et le conducteur de bus, tous deux très louches. Des soupçons qui se renforcent puisqu'on ne les voit pas mourir à l'écran... et puis on se dit rapidement, alors que le film semble de plus en plus pencher vers l'hypothèse du conducteur, que tout ça est trop gros. Et qu'à l'identique, l'absence totale du petit ami depuis vingt minutes est trop évidente pour être la bonne réponse au mystère.

Pourtant, il n'y a pas d'autre hypothèse plausible, compte tenu du sexe du tueur, à la carrure, à la force, à la silhouette, et aux mouvements clairement masculins... et puis soudain, le scénario nous montre que l'une des héroïnes a survécu, et un frisson glacial parcourt l'échine du spectateur : ils n'auraient pas osé, tout de même ?

Tenter un twist aussi bancal que "c'est l'actrice ambitieuse présentée comme l'héroïne, et qui fait 45 kilos toute mouillée, qui a tué et dépecé toutes les autres victimes !" alors que pendant tout le métrage, c'était clairement un homme d'un mètre 85/85 kilos sous le masque du tueur... ?

Et bien si.

Et là, on finit par se demander si c'est du génie, ou du gros foutage de gueule (pour parler franchement), puisque la plausibilité de ce twist et de la manière dont il est révélé (avec publication virale des vidéos, montage, etc) ne tient pas la route dès que l'on commence à y réfléchir un peu, que les motivations des protagonistes sont, au mieux, discutables, que la chronologie de tout le métrage est très improbable...

Bref, on réalise, à la toute fin, que le script n'est qu'un empilage d'artifices narratif forcés, qui n'a qu'un seul objectif : tromper le spectateur et paraître malin, quitte à ce que pour cela, l'échafaudage scénaristique soit aussi solide qu'un château de cartes en pleine tornade.

Mais malgré tout... je ne me suis pas ennuyé. Et je dois dire que j'admire le réalisateur d'avoir eu les bollocks de proposer un twist aussi pourrigolo.

Allez... un généreux 2.5/6 pour l'ensemble.

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 66 - Bad Building (2015)

Publié le 14 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, UK

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Bad Building :

Johnny Craig (Jimmy Breau), animateur d'une émission télévisée de chasse aux fantômes en perte de vitesse, décide de s'aventurer, avec son équipe, dans le Desmond, un immeuble à la réputation particulièrement sinistre et menaçante...

Un navet canadien qui pue l'amateurisme à plein nez, et ce dès ses cartons-titres d'ouverture, interminables, et qui semblent avoir été écrits par un adolescent persuadé qu'en utilisant des lettres capitales, il aura plus d'impact sur le spectateur.

Et puis à partir de là, c'est un festival, entre les fantômes qui sont des acteurs filmés sur fond noir et surimposés en transparence sur l'image, l'interprétation médiocre, les personnages interchangeables, trop nombreux, et jamais développés, la tension inexistante, les morts ridicules, et l'environnement sous-éclairé, pour cacher la misère.

Je vais être franc : je m'ennuyais tellement que j'ai fini par passer 25 bonnes minutes du métrage en avance-rapide... et je n'ai absolument rien manqué.

0.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 65 - Bon Ménage (2014)

Publié le 14 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Thriller

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Bon Ménage (A Good Marriage) :

Un soir, alors que son époux Bob (Anthony LaPaglia) est en déplacement professionnel, Darcy (Joan Allen) découvre que celui-ci est en réalité un tueur en série sanguinaire aux nombreuses victimes. Après plus de vingt ans de mariage, Darcy doit alors prendre une décision radicale lorsque Bob rentre à la maison, conscient de la découverte de sa femme : continuer une vie de couple hantée par ce secret, ou tout faire pour que la justice triomphe enfin...

Adaptation scénarisée par Stephen King de l'une de ses nouvelles, ce Bon Ménage possède une distribution intéressante - LaPaglia, Kristen Connolly, Stephen Lang, Joan Allen - mais c'est bien à cela que se limite son intérêt.

En effet, le métrage ne vaut guère plus qu'un téléfilm Lifetime dans sa forme et dans son déroulement, avec cette héroïne qui découvre toutes les preuves matérielles des crimes de son époux en l'absence de celui-ci... et n'en fait rien, préférant attendre qu'il rentre gentiment à la maison. Soit.

Pour ne rien arranger, King a recours à de multiples reprises au gimmick des hallucinations de l'héroïne, qui s'imagine alors être directement accusée par un présentateur tv, ou assaillie par son époux, ou bien en train de découvrir un cadavre ; autant dire que cette grosse ficelle récurrente agace plus qu'elle ne fonctionne réellement (d'autant que le script finit tout simplement par cesser de l'utiliser sans qu'elle ne débouche sur rien de particulier), et se combine à la passivité incroyable de Darcy pour achever de rendre tout ce petit monde diablement inintéressant et énervant.

Pas la moindre subtilité, pas la moindre tension, et zou : pas le moindre intérêt.

1/6

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