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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Christmas Yulefest 2016 - 18 - Un Petit Souhait pour Noël (2016)

Publié le 9 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Christmas, Noël, Hallmark, Review, Télévision, Comédie, Romance, Fantastique

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Un Petit Souhait pour Noël (A Wish for Christmas) :

Sara Shaw (Lacey Chabert), une designer web timide et réservée, en a assez de se faire marcher sur les pieds par ses collègues : le soir de la fête de Noël de son entreprise, elle croise alors le chemin d'un Père Noël étrange, aux pouvoirs magiques, qui exauce l'un de ses voeux, la dotant soudain de courage et de volonté. Aussitôt, la vie de Sara change, alors qu'elle est embarquée par son patron grincheux, Peter Williams (Paul Greene), en déplacement professionnel, pour tenter de sauver leur entreprise d'une faillite inattendue...

L'un des deux films de Noël annuels de Lacey Chabert (voir aussi Mon Beau Sapin, Un Noël de Princesse, Une Famille pour Noël et A Christmas Melody) qui, en 2016, a dû se limiter à un seul métrage festif, car elle a eu un bébé... et était donc enceinte jusqu'aux yeux pendant le tournage de ce A Wish Pour Christmas.

On a donc droit, ici, pour le meilleur et pour le pire, au grand jeu du "tentons de cacher cette grossesse en filmant tout en plans serrés et/ou en donnant à l'actrice des objets encombrants à tenir devant son abdomen". Ce qui peut s'avérer amusant pour le spectateur attentif, mais a aussi tendance à casser l'immersion, notamment quand ça devient beaucoup trop évident (comme sur l'affiche, par exemple).

Après, Chabert reste égale à elle-même, sympathique et naturelle, et Greene fait un protagoniste masculin convenable, comme dans A Christmas Detour ; ça, plus le fait que les films de Noël façon "voeu exaucé par Santa" ont tendance à être assez agréables à suivre, ça aurait dû donner un Wish for Christmas plutôt réussi.

Malheureusement, après un premier tiers plutôt dynamique et maîtrisé, ce téléfilm freine des quatre fers en approchant de sa moitié, lorsqu'il tente de faire dans l'émotion, dans le drame familial, et dans les problèmes relationnels père-fils : d'autant plus agaçant que ces problèmes père-fils sont expédiés et résolus hors-caméra vers la fin du film, histoire d'arriver en temps et en heure à un happy-end pour tout le monde.

En fin de compte, A Wish for Christmas s'avère probablement le plus regardable des quelques téléfilms Hallmark critiqués jusqu'à présent. Ce n'est pas particulièrement bon, mais la distribution sauve le tout, le couple principal fonctionne bien, et l'atmosphère festive est présente.

Un petit 3/6

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Christmas Yulefest 2016 - 17 - Mission : Noël - Les Aventures de la famille Noël (2011)

Publié le 9 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Noël, Christmas, Review, Animation, Aventure, Jeunesse

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Mission : Noël - Les Aventures de la famille Noël (Arthur Christmas) : 

La nuit de Noël, Malcolm Claus (Jim Broadbent), le Père Noël en place, termine sa tournée à bord du S-1, le traîneau/vaisseau spatial ultra-moderne de son fils Steven (Hugh Laurie), qui se prépare depuis des décennies à remplacer son père. Arthur (James McAvoy), l'autre fils de Malcolm, est un incapable maladroit et rêveur, mais qui a grand coeur : lorsque la tournée de son père se termine, mais qu'une fillette n'a pas reçu de cadeau, Arthur décide de voler le traîneau antique de son grand-père (Bill Nighy), et avec l'aide de ce dernier, d'un renne décati, et d'une elfette dynamique (Ashley Jensen), Arthur va livre l'ultime cadeau de cette nuit de Noël... ou du moins, il va essayer.

Pour être tout à fait franc, la première fois que j'avais vu cette coproduction Sony/Aardman (le studio de Wallace et Gromit), je ne l'avais pas vraiment appréciée : vu en VF (qui n'était pas forcément mauvaise, mais manquait de personnalité), le métrage m'avait semblé sans charme, et ne consister qu'en une suite de poursuite effrénées assez saoulantes. La technique était tout de même irréprochable, mais ça s'arrêtait là, et je ne lui avais mis que 3/6.

Là, après un revisionnage en VO, au calme, chez moi, je revois le métrage largement à la hausse : l'humour anglais fait mouche, le doublage (de nombreux noms anglais réputés, et quelques noms américains) est impeccable (et la variété des accents est amusante), et dans l'ensemble, le message du film passe nettement mieux dans ces conditions.

Bon, le film n'est toujours pas parfait, l'impression de poursuite non-stop reste présente, et la musique de Harry Gregson-Williams est toujours anecdotique au possible, mais en fin de compte, j'ai passé là un bon moment, ce qui fait plaisir.

4.5/6

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Christmas Yulefest 2016 - 16 - À la Recherche de l'Esprit de Noël (2016)

Publié le 8 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Christmas, Noël, Hallmark, Review, Télévision, Comédie, Romance

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

À la Recherche de l'Esprit de Noël (Every Christmas Has A Story) :

Peu portée sur les fêtes de fin d'année, Kate Harper (Lori Loughlin), une présentatrice tv, commet un impair devant les caméras, en avouant qu'elle n'aime pas Noël. Aussitôt, son public s'indigne, et Kate est envoyée par sa patronne à Hollyvale, une petite bourgade enneigée réputée pour être la "Ville la plus festive des USA". Là, en compagnie de Jack Brewster (Colin Ferguson), son producteur et ancien petit-ami, Kate doit désormais réaliser toute une série de reportages supposés lui rendre l'esprit de Noël. Mais Hollyvale cache un secret inattendu, que Kate va finir par découvrir un peu malgré elle...

Un téléfilm Hallmark assez frustrant, car il commence plutôt bien, et bénéficie d'un duo de têtes d'affiche particulièrement sympathique : Loughlin et Ferguson sont des vétérans du petit écran, et ils ont une alchimie très naturelle et crédible.

Le premier tiers du métrage s'avère ainsi plutôt dynamique et léger, ne se prenant jamais trop au sérieux, et, plus important, la romance est quasiment inexistante durant cette partie, qui se concentre plus sur les réactions de l'héroïne face à son environnement, à sa nouvelle mission, son arrivée à Hollyvale, et les débuts de son enquête, avec une distribution secondaire plutôt sympathique (notamment Bruce Harwood, ce cher Lone Gunman ; par contre, la jeune Bella Giannulli, qui joue la réceptionniste de l'hôtel, est assez mauvaise).

Le problème étant que l'enquête en question (et le mystère, dans son ensemble) sont particulièrement insipides et quelconques. Ce qui fait que le métrage perd progressivement de son intérêt dans le second tiers, alors qu'il passe lentement de "comédie de Noël légère et amusante" à "conspiration mystérieuse et capillotractée à résoudre", et qu'il vire, dans son dernier tiers, à du mélodrame un peu trop larmoyant, qui n'apporte pas grand chose aux personnages (si l'héroïne n'aime pas Noël, c'est que, ô surprise, elle a été traumatisée dans le passé, et a des problèmes avec son père, blablabla), et dont la résolution est un peu trop facile.

Et c'est assez agaçant, à vrai dire, car en lieu et place d'un téléfilm sympathique et plein d'autodérision, on finit par avoir un métrage bâtard, qui devient trop sérieux pour son propre bien dans son désir de rendre l'esprit de Noël à son héroïne. Dommage.

Ça commence comme du 4/6, ça finit comme du 2/6, donc un petit 3/6

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Christmas Yulefest 2016 - 15 - Bad Santa (2003)

Publié le 8 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Review, Comédie

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Bad Santa : 

Willie (Billy Bob Thornton) est un criminel à la petite semaine qui, chaque année, se déguise en Père Noël et, avec son partenaire (Tony Cox), se fait embaucher comme Père Noël de grand magasin, pour repérer les lieux, et les dévaliser après leur fermeture. Mais Willie, dépressif, alcoolique et erratique, est de moins en moins fiable, et cette année, pour son nouveau casse, il s'installe chez un jeune garçon pas très vif d'esprit (Brett Kelly), qui vit seul avec sa grand-mère (Cloris Leachman)...

Treize ans après sa sortie en salles, et alors que sa suite sort outre-Atlantique (et se fait gentiment démolir par la critique), j'ai cru bon de m'intéresser de nouveau à ce qui est devenu, chez nos amis anglosaxons, un classique du cinéma de Noël.

Un statut de film culte qui ne m'a jamais vraiment parlé, tant lorsque de mon premier (et unique) visionnage de ce métrage, il y a de cela bien des années, j'étais resté de marbre devant ce qui me semblait une comédie noire assez bancale et gratuite dans sa provocation, et surtout beaucoup trop cynique pour moi (ce n'est pas surprenant, d'ailleurs, de voir que toute une génération a adopté ce film comme film culte de Noël, tout en rejetant tout le reste du genre, trop sentimental et sincère à son goût).

Une première impression pas forcément injustifiée, tant Bad Santa a connu une gestation très compliquée : produit par Dimension & les Weinstein (réputés pour leur interventionnisme forcené) et par les frères Coen (responsable d'une refonte totale du script), réalisé par Terry Zwigoff, écrit et réécrit par plusieurs scénaristes non-crédités, Bad Santa, premier du nom, a connu trois montages différents. Le montage cinéma, de 91 minutes ; la version longue et unrated (de 98 minutes) ; et le director's cut, de 88 minutes... des versions qui souffrent toutes de problèmes divers et variés (le montage cinéma m'a toujours paru bancal, comme je l'ai dit, suite à l'interventionnisme du studio ; la version longue a été rallongée à l'arrache par Dimension pour la sortie d'un dvd, et ne fait que délayer inutilement le tout, avec des scènes pas très pertinentes ; et le director's cut saborde le film en éliminant de nombreux gags et moments drôles, pour s'apesantir fortement sur la noirceur et le cynisme du récit), et qui expliquent probablement pourquoi aucune version actuelle du film ne m'a jamais vraiment convaincu.

C'est difficile à expliquer, mais il se dégage vraiment du métrage une étrange impression d'inachevé, d'inabouti. Thornton se joue plus ou moins lui-même, donc il est bon, et l'enfant l'est tout autant, mais les autres personnages semblent tous survolés : Lauren Graham a un rôle très ingrat et quasi-inexistant, Bernie Mac n'apporte rien au film, Ritter est sous-utilisé, Leachman fait de la figuration, et Tony Cox... disons qu'il ne m'a jamais particulièrement convaincu comme acteur (c'est probablement pour cela que les Coen ne voulaient pas de lui dans le rôle).

Reste alors le ressort comique principal du film (un Santa libidineux, alcoolique et vulgaire), et son ressort dramatique (la relation Santa/enfant, qui mène à une semi-rédemption) : deux ressorts qui ne fonctionnent qu'à moitié, en partie à cause de la nonchalance de la réalisation, mais aussi parce que ces deux axes sont assez répétitifs, et balisés. Encore plus aujourd'hui, alors que Bad Santa a engendré d'innombrables clones dans tous les domaines (Bad Teacher/Grandpa/Dads/Moms etc, etc, etc), aux grosses ficelles toutes identiques, et qui s'affaiblissent mutuellement à mesure que le genre s'épuise et que la médiocrité s'installe.

Dans l'ensemble, Bad Santa reste distrayant, et son illustration musicale est plutôt amusante, mais quelle que soit la version, ça tourne beaucoup trop à vide pour moi.

Un petit 3/6

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Christmas Yulefest 2016 - 14 - Un Noël (presque) parfait (2016)

Publié le 7 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Noël, Yulefest, Hallmark, Review, Comédie

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Un Noël (presque) parfait (A Perfect Christmas) :

Steve (Dillon Casey) et Cynthia (Susie Abromeit), un couple de jeunes mariés, sont sur le point de fêter ensemble leur premier Noël, en compagnie de leurs deux familles. Mais Cynthia vient de découvrir qu'elle est enceinte, et Steve, lui, vient de se faire renvoyer de son poste d'avocat d'entreprise : pris dans la tourmente des fêtes de Noël, le couple doit réussir à concilier familles difficiles, organisation de dernière minute, et ces deux événements inattendus, qui pourraient bien bouleverser la vie de Steve et Cynthia...

Un téléfilm Hallmark liquidé en plein mois de juillet par la chaîne, et il n'est pas forcément difficile de comprendre pourquoi : contrairement aux autres films plus mis en avant par la chaîne, ici, aucun membre de la distribution n'est connu (il y a bien Erin Gray dans le rôle de la belle-mère, mais bon), personne n'est vraiment particulièrement charismatique, et surtout, il n'y a pas une once de romance dans ce A Perfect Christmas, ce qui est assez rédhibitoire pour les spectateurs de la chaîne ; le couple principal de ce métrage est déjà marié et amoureux, et le métrage ressemble alors plus à un Sapin a les boules qu'à une production Hallmark habituelle.

Ce qui, en théorie, est louable (un peu de changement est toujours le bienvenu), mais en pratique, ne fonctionne jamais vraiment plus que ça : comme les personnages sont assez quelconques, on ne s'intéresse pas vraiment à leurs mésaventures ; d'autant plus qu'il se dégage du tout un étrange sentiment d'artificialité, tant dans les réactions, que dans les rebondissements ou dans la mise en scène/les décors.

Tout paraît vraiment forcé, et clairement conçu pour donner une impression d'urgence et de chaos (comme dans le Sapin a les Boules) sans que cette urgence ne soit vraiment sincère ou convaincante.

Bref, pas de romance, mais une comédie festive assez factice, et qui finit par tourner à vide. 

2.25/6

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Christmas Yulefest 2016 - 13 - Un Nouveau Départ pour Noël (2014)

Publié le 7 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Review, Comédie

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Un Nouveau Départ pour Noël (An Evergreen Christmas, Aka Balsam Falls/Christmas in Balsam Falls - 2014) :

Star de sa petite ville de Balsam Falls, dans le Tennessee, Evie Lee (Charleene Closshey) est partie faire carrière dans le milieu de la musique, à Los Angeles. Mais sa carrière est au point mort, et la voilà contrainte de revenir chez elle lorsque son père décède subitement, alors qu'il se promenait dans la ferme à sapins familiale. Avec l'entreprise familiale en péril, et malgré l'insistance de son petit ami californien (Jake Sandvig), Evie Lee doit désormais choisir entre reprendre la ferme pour tenter de la sauver, et continuer sa vie malheureuse à L.A....

Moui. An Evergreen Christmas, film indépendant écrit et réalisé par la même personne, appartient à deux catégories de métrages qui ont tendance à m'agacer : 1) les films estampillés folk/country, faits par des personnes issues de cette culture, avec des personnes et une musique issues de cette culture, pour des personnes issues de cette culture, et qui ont tendance à mettre en avant la simplicité et le savoir-vivre "à l'ancienne", par opposition aux élites libérales et aux habitants des grandes-villes, forcément tous dégénérés ; et 2) les films de Noël qui n'ont de Noël que le titre, ou trois minutes de leur durée totale.

An Evergreen Christmas combine donc ces deux défauts : le métrage a beau se dérouler sur une ferme à sapins de Noël (des sapins qui, à l'écran... ne sont que des thuyas !), il ne se déroule qu'à 10% à Noël ; et, sans surprise, le script passe son temps à opposer le bon sens du sud des USA à la vulgarité et au manque de manière des grandes villes, ici illustrés par une parodie de pop-star imbécile, et par le petit-ami de l'héroïne, qui semble tout droit sorti d'une mauvaise sitcom.

Bref, on a droit à tous les clichés du genre : des personnages qui sont doués musicalement, mais qui n'ont pas eu une chance de briller sous le feu des projecteurs ; de la country/folk ; des bonnes vieilles valeurs de travail et de famille avant tout (tout ce qui manquait pour avoir la combo ultime, c'était une grosse dose de religion) ; une intrigue simpliste et basique, assez dérivative d'autres téléfilms de Noël ; une réalisation médiocre ; des personnages assez caricaturaux ; et à peu près aucun rapport avec Noël.

De plus, étrangement, l'héroïne paraît un peu trop âgée pour son personnage, que j'aurais plutôt vue âgée de 25-26 ans : la jeune musicienne qui a été découverte sur le web (17-18 ans), est partie à Los Angeles en espérant faire carrière (20-21 ans), mais a dû se contenter d'être assistante personnelle d'une pop-star et revient à la maison sans un sou quelques années plus tard (25-26 ans). Or là, l'actrice va sur ses 36 ans, et les fait clairement, ce qui contraste un peu brutalement avec l'écriture de son personnage, çà et là. 

Cela dit, l'actrice en question, malgré un maquillage et un look affreux, est plutôt efficace et dynamique, ce qui aide à faire passer la pilule ; on ne peut pas en dire autant des autres personnages, notamment de Booboo Stewart, embarqué dans une intrigue secondaire romantique improbable. Si le message de tolérance est alors louable (le père redneck de la jeune femme blonde qu'il fréquente ne veut pas qu'elle sorte avec un natif-américain), l'exécution est maladroite, comme une grande partie du film, et l'interprétation peu inspirée.

En résumé, un film country qui ne vaudrait probablement même pas la moyenne en temps normal, tant il est banal et insipide. Du 2.5/6 en somme. Mais comme c'est vendu comme un film de Noël, alors que pas du tout, et que ça, ça m'énerve, je divise la note par deux.

1.25/6

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Christmas Yulefest 2016 - 12 - L'Héritage de Noël (2016)

Publié le 6 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Christmas, Noël, Hallmark, Review, Télévision, Comédie, Romance

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

L'Héritage de Noël (Christmas Cookies) :

Hannah (Jill Wagner), cadre dans une grande entreprise alimentaire, est envoyée dans la petite ville de Cookie Jar pour négocier le rachat d'une petite entreprise artisanale de cookies de Noël, réputée dans tout le pays. Sur place, elle rencontre Jake (Wes Brown), le séduisant propriétaire de l'entreprise, qui est bien décidé à ne pas délocaliser son usine, et mène la vie dure à Hannah...

Un téléfilm Hallmark qui peut se résumer en un mot : soporifique.

Contrairement à ce que ma note finale pourrait laisser entendre, ce n'est même pas mauvais (la réalisation et l'interprétation sont compétentes, le script n'est pas forcément mauvais, et Jill Wagner fait une protagoniste naturelle et sympathique), mais les enjeux sont tellement faibles et banals, le rythme tellement nonchalant, la photographie et les visuels tellement génériques, la distribution secondaire tellement quelconque, la romance tellement tiède... que rien ne ressort, rien n'est mémorable, et le tout n'est même pas terminé que l'on en a déjà oublié les trois quarts.

Insipide / 6 (2.25/6)

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Christmas Yulefest 2016 - 11 - Krampus Unleashed (2016)

Publié le 6 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Noël, Yulefest, Review, Horreur, Fantastique

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Krampus Unleashed : 

En Arizona, deux familles et des chasseurs de trésor sont confrontés au Krampus, un vieux démon germanique réveillé lorsqu'une pierre ancienne, dissimulée par un cow-boy à l'époque du Far-West, est retrouvée...

L'année dernière, le réalisateur de ce Krampus Unleashed avait tourné Krampus : The Reckoning, une histoire de fillette fantômatique contrôlant un démon vengeur en images de synthèse, particulièrement mauvais, racoleur, et sans grand rapport avec les fêtes de fin d'année.

Il remet ça, cette année, avec un métrage qui arrive à faire encore pire : encore plus racoleur, encore plus amateur (jusqu'à l'illustration musicale, cf le générique d'ouverture avec ses chanteurs qui chantent faux), et encore moins relié à Noël ou au Krampus, puisque ici, on pourrait tout aussi bien le remplacer par un garou ou un sasquatch, et le film resterait exactement le même, filmé en plein été en Arizona.

Une bonne grosse bouse bien fumante, très mal rythmée, et qui n'a de bon point que le fait d'avoir remplacé le Krampus numérique du premier film par un homme costumé.

0.5/6

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Christmas Yulefest 2016 - 10 - Une Demande en Mariage pour Noël (2016)

Publié le 5 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, UpTV, Review, Télévision, Comédie, Romance

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Une Demande en Mariage pour Noël (A Puppy For Christmas) :

Noelle (Cindy Busby), une journaliste, apprend à l'approche de Noël que son compagnon (Christopher Russell) ne veut plus d'elle, et la met à la porte. Seule avec son nouveau chiot Buster, Noelle trouve refuge chez Liam (Greyston Holt), un collègue grand reporter, qui l'invite à passer les fêtes dans la ferme familiale, en pleine nature... ce qui est plus simple à dire qu'à faire pour cette citadine assez douillette...

Le problème de ce Une Demande en Mariage pour Noël, diffusé aux USA sur UpTV, c'est qu'il est, faute d'un autre mot, bordélique.

Contrairement à son titre américain, le film n'a rien à voir avec Buster, le chien présent sur l'affiche : certes, l'animal est présent, et il est adorable (malgré son manteau ridicule), mais il n'a absolument aucune incidence sur le scénario et ses événements, et fait donc de la figuration ; quand au titre français, il n'a pas non plus grand chose à voir avec le script : ce n'est que parce qu'elle ne se produit pas au début du film que la "demande en mariage" en question est présente dans le film... et l'heure et demi qui suit n'a alors plus grand chose à voir avec cette demande.

Et ce manque de clarté et de pertinence se reflète dans tout le métrage : le scénario ne semble jamais vraiment savoir sur quel pied danser, ou quelle tonalité adopter.

D'un côté, on a les clichés habituels de la journaliste urbaine, soignée et précieuse, qui trouve l'amour et le sens de la simplicité en passant les fêtes dans une ferme, avec un collègue plus terre-à-terre ; de l'autre, on a toutes les scènes du chien, adorable mais anecdotique ; ensuite, on a tous les personnages secondaires, bien excentriques et caricaturaux : la cougar qui cherche l'amour, la lesbienne brute de décoffrage et assez lourde, qui passe son temps à faire des sous-entendus très clairs à l'héroïne (ça ne dépasse d'ailleurs jamais le stade du sous-entendu, tv américaine oblige), l'ex fourbe et manipulateur (mais aussi un peu stupide), le grand-père veuf et sage ; il y a aussi une histoire de ferme à sauver, et d'argent caché ; le love interest masculin passe tout le film à se lamenter en parlant de sa fiancée formidable qui n'arrive pas, sans que celle-ci n'apparaisse jamais à l'écran (alors que la maîtresse de l'ex de l'héroïne, inutile, a quant à elle deux lignes de dialogue)....

Bref, sans que ce Puppy for Christmas soit forcément mauvais (la production est compétente, on n'a pas le temps de s'ennuyer, ça fonctionne ponctuellement, et il y a suffisamment d'excentricité çà et là pour maintenir l'intérêt), on a constamment l'impression d'un premier jet de scénario, qui n'aurait pas été suffisamment travaillé ou élagué.

Et pour être franc, la distribution n'aide pas vraiment : le couple principal est peu marquant (sans toutefois être froid ou hors-sujet), les personnages secondaires sont interprétés de manière un peu outrée (surtout la lesbienne et l'ex), et l'héroïne ("Noëlle", le prénom le plus cliché et basique possible pour une héroïne de film de Noël, avec "Holly" et "Mary") est loin d'être attachante : outre son caractère urbain et précieux, elle est tour à tour colérique, capricieuse, impatiente, râleuse, fainéante, imprudente, critique, voire même un peu idiote, comme lorsqu'elle laisse instantanément tout tomber pour se remettre avec son ex, après que ce dernier se soit vaguement excusé de l'avoir mise à la porte quelques jours plus tôt.

Encore une fois, ce n'est pas forcément rédhibitoire, parce que l'actrice met du sien dans son personnage, et que le chiot agit comme une distraction qui permet de faire abstraction de ce caractère parfois antipathique, mais bon... entre ça, le script bancal, la romance peu convaincante, et le fait que le scénario mette un temps fou à se mettre en route, on est vraiment dans du téléfilm de Noël assez moyen.

Heureusement que le chien est attachant, et que les paysages et extérieurs enneigés de la ferme sont très agréables.

Un très petit 3/6 (pour le chien)

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Christmas Yulefest 2016 - 09 - The Night Before : Secret Party (2015)

Publié le 5 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Christmas, Noël, Review, Comédie

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

The Night Before : Secret Party (The Night Before) :

Ces dix dernières années, Ethan (Joseph Gordon-Levitt), Isaac (Seth Rogen) et Chris (Anthony Mackie) se retrouvent systématiquement le 24 Décembre au soir, pour passer le réveillon ensemble et faire la fête, avec l'espoir improbable de découvrir, un jour, où se déroule la fête new-yorkaise mythique du Nutcraka Ball. Mais cette année, les choses changent : si Ethan est paumé, et regrette toujours d'avoir rompu avec Diana (Lizzy Caplan), Isaac est sur le point de devenir papa, et Chris, lui, a recours aux produits dopants pour assurer son succès à la NFL ; cette année, donc, les trois amis mettent un terme à leur tradition... et accèdent enfin à la fête de leurs rêves.

Le mélange particulièrement bancal d'une comédie romantique banale et quelconque (les errances amoureuses d'un Joseph Gordon-Levitt un peu trop en retrait pour être mémorable), d'un film à la Capra (on a droit à un Michael Shannon en vendeur de marijuana doué d'ubiquité, et qui tient ici, de manière particulièrement transparente et prévisible, le rôle combiné d'ange à la Capra et des trois fantômes de Scrooge), et d'une stoner comedy typique de Seth Rogen, qui est ici en roue libre, et sous influence stupéfiante pendant 75% du métrage.

Et malheureusement, aucun de ces trois composants ne fonctionne vraiment, par manque de rigueur, de rythme, et tout simplement d'intérêt : le film finit par gâcher sa distribution pourtant sympathique (y compris au niveau des seconds rôles), les rebondissements et les guest stars sont téléphonés, et le tout finit par s'avérer complètement anecdotique et particulièrement balisé, malgré quelques scènes et gags qui fonctionnent, çà et là.

2.5 + 0.5 pour le score sous-exploité de Beltrami = 3/6

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Christmas Yulefest 2016 - 08 - La Promesse de Noël (2016)

Publié le 4 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Noël, Yulefest, Hallmark, Review, Télévision, Comédie, Romance

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

La Promesse de Noël (The Mistletoe Promise) :

Lorsqu'ils se croisent dans un centre commercial, Elise (Jaime King) et Nicholas (Luke Macfarlane) découvrent qu'ils ont un point commun : ils détestent les fêtes de Noël, suite à de mauvaises expériences à cette période de l'année. Pour éviter la folie des Fêtes et l'insistance de leurs proches, Elise et Nicholas décident alors, sur un coup de tête, d'élaborer un contrat et de faire semblant d'être en couple, et ce jusqu'à Noël. Mais à mesure qu'ils apprennent à se connaître, les deux cadres se rapprochent, et redécouvrent les joies des fêtes de fin d'année.

Je l'ai déjà dit l'année dernière, je crois, mais le problème des téléfilms Hallmark, c'est qu'ils reposent en grande partie sur l'alchimie de leurs couples principaux. Si le couple ne fonctionne pas, c'est quasiment toujours rédhibitoire. Et ici, ça ne fonctionne pas.

Pas tant du côté de Luke Macfarlane, qui n'est pas désagréable dans son rôle, mais bien de celui de Jaime King, qui est ici totalement hors-sujet en tant qu'héroïne de comédie romantique festive : froide, distante, maigre, sur-maquillée, avec un chignon et des vêtements ultra-stricts, elle ne dégage aucune chaleur, aucune alchimie avec son partenaire de jeu, et aurait été nettement plus à sa place dans un rôle d'antagoniste et de rivale, que dans celui de l'héroïne. D'autant qu'en prime, elle ne joue pas forcément très bien, çà et là.

Et comme en plus le récit (apparemment adapté très librement d'un roman) est balisé au possible, régulièrement bâclé, et tout sauf mémorable (en plus d'être un peu cheap dans sa mise en images - la fausse neige calamiteuse, l'éclairage de certaines scènes, la post-synchro et son mixage audio, etc)...

1.5/6

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Christmas Yulefest 2016 - 07 - Il Faut Sauver le Père Noël (2011)

Publié le 4 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Noël, Yulefest, Review, Jeunesse, Comédie

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Il Faut Sauver le Père Noël (Als der Weihnachtsmann vom Himmel fiel) :

Niklas Yulbukk (Alexander Scheer) est le dernier des Pères Noël encore en liberté : le maléfique Waldemar Wichteltod (Volker Lechtenbrink) a pris le contrôle de Noël, et est bien décidé à faire de cette fête une opération très rentable, aidé en cela de ses sbires et de ses Casse-Noisettes géants. En fuite, et accompagné de deux lutins, de deux anges de Noël, et d'un renne, Niklas s'écrase ainsi dans une petite ville, où il obtient l'aide de deux enfants, Ben (Noah Kraus) et Charlotte (Mercedes Jadea Diaz)...

Un film pour enfants adapté d'un roman de Cornelia Funke (auteur de la série de romans Coeur D'Encre), et qui s'avère... hmm... typiquement allemand.

Comprendre en cela que les décors naturels sont très beaux (la Bavière, forcément...), mais que tout le reste est digne d'un téléfilm au budget assez limité : acteurs improbables (Niklas ressemble à un étrange croisement entre le Doctor Who, un chanteur de pop anglaise, et Mackenzie Crook ; le méchant est anti-charismatique ; les anges sont risibles), rythme ultra-bancal, script décousu et assez fourre-tout, chansons pop intrusives, réalisation insuffisante (des zooms immondes, ici ou là) et effets spéciaux médiocres au possible, qui font que les 100 et quelques minutes de ce film en paraissent parfois le double.

Après, ça a tout de même bon fond, mais ça s'arrête là : Il Faut Sauver le Père Noël est particulièrement quelconque, instantanément oubliable, et parfois même assez mauvais (surtout en version doublée). Généralement, je me montre un peu plus indulgent envers les films pour enfants, mais là... 

2/6

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Christmas Yulefest 2016 - 06 - Un Mari Avant Noël (2016)

Publié le 3 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, UpTV, Review, Télévision, Comédie, Romance

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Un Mari avant Noël (Married By Christmas) : 

Totalement dévouée à l'entreprise familiale dans laquelle elle prend toutes les décisions, Carrie (Jes MaCallan) découvre, lors d'un Thanksgiving en compagnie de sa famille, que sa grand-mère, propriétaire de l'entreprise, a inclus une clause particulièrement rétrograde et injuste dans son testament : la compagnie familiale sera transmise à l'époux de celle de ses deux petites-filles - Carrie et Katie (April Bowlby) - qui se mariera en premier. Or Katie a prévu de se marier à Noël, à un certain Ethan (Adam Senn), un néo-hippie bohème et insouciant. Désespérée, Carrie décide alors de tout faire pour prendre sa soeur de vitesse, et pour se trouver un époux avant qu'il ne soit trop tard.

Une sacrée surprise que ce Un Mari Avant Noël, ou comment deux scénaristes débutantes parviennent à écrire pour UpTV une comédie de Noël fraîche, drôle et pétillante.

Je n'en attendais absolument rien, surtout avec un postulat aussi classique... et pourtant, dès le début, on trouve un rythme et un second degré inattendus dans les dialogues, un naturel indubitable dans l'interprétation de tous les personnages, et une interprète principale surprenante et dynamique (je ne la connaissais pas du tout, et maintenant, je suis fan).

Un peu comme avec Une mission pour Noël, l'année dernière, ici, tout fonctionne, les personnages secondaires sont attachants, et même si dans l'absolu, on devine facilement comment tout ça va se terminer, on ne s'ennuie jamais, notamment parce que le script n'hésite pas à multiplier les moments vraiment rafraîchissants (le coming out totalement assumé et naturel, le taux d'alcoolémie très élevé de l'héroïne à certains moments), qui tranchent avec le formatage habituel Hallmark (ça tranche tellement, en fait, que ça a valu une levée de boucliers d'une certaine tranche du public américain, pour qui l'alcool et l'homosexualité n'ont rien à faire dans un téléfilm de Noël). 

Au registre des défauts, on pourra tout de même souligner le fait qu'un Noël en Californie, avec les palmiers et le soleil, ça reste toujours assez peu intéressant, visuellement parlant, et on pourra aussi regretter que la toute fin paraisse un peu bâclée : l'héroïne prend une décision surprenante, qui aurait pu passer sans problèmes avec cinq ou six minutes de plus pour bien la développer et l'expliquer ; en l'état, elle semble précipitée, moyennement justifiée, et elle peut laisser dubitatif.

Néanmoins, comme l'année dernière, mon téléfilm préféré de la saison risque bien d'avoir été, une fois de plus, diffusé par une autre chaîne que Hallmark, ce qui en dit long sur la chute qualitative des programmes de cette dernière, et sur le formatage abusif de ceux-ci.

4.25/6

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Christmas Yulefest 2016 - 05 - Noël chez les Cooper (2015)

Publié le 3 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Noël, Christmas, Review, Comédie, Drame

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Noël chez les Cooper (Love The Coopers) :

C'est Noël, et Sam Cooper (John Goodman) et sa femme Charlotte (Diane Keaton) s'apprêtent à accueillir quatre générations de leur famille, du grand-père Bucky (Alan Arkin), au petit dernier, en passant par tout le reste du clan, qu'ils soient de la famille ou des amis (Ed Helms, Olivia Wilde, Marisa Tomei, Amanda Seyfried, Alex Borstein, Juen Squibb, Jake Lacy, etc). Mais comme à chaque réunion de famille, les vieilles rancoeurs et les tensions inattendues refont surface...

Un exemple typique de ce genre de films collégiaux (généralement américains) qui profitent d'une fête ou d'un événement familial (mariage, enterrement, etc) pour présenter tous les membres d'une famille forcément dysfonctionnelle, qui vont régler leurs comptes et s'avouer leurs quatre vérités à l'occasion de cette réunion.

Des films qui ont donc, la plupart du temps, une distribution nombreuse et assez prestigieuse, et qui ont tendance à se structurer d'une manière toujours assez similaire, croisant et entre-croisant des sous-intrigues disparates, qui finissent toujours par entrer en collision dans le dernier acte du métrage.

Love The Coopers voyage donc sur un chemin des plus balisés, et c'est peut-être là son plus gros problème : il n'y a là rien de vraiment intéressant ou innovant, que ce soit au niveau de la description des problèmes de chacun, de l'écriture des personnages, ou même de la mise en image de cette histoire. Tout est posé, lent, laborieux, jamais très drôle ou très dramatique, et en fin de compte, le script sous-exploite grandement ses acteurs, pourtant très sympathiques : il y a trop de personnages, trop de sous-intrigues, pas assez de cohésion, de rythme et de sincérité, et la seule sous-intrigue qui finit par survivre à tout ce bazar, c'est celle d'Olivia Wilde et de Jake Lacy, alias la Démocrate paumée mais prétentieuse et critique, et le Républicain militaire humble et discret.

Une sous-intrigue qui semble tout droit sortie d'une comédie romantique basique (littéralement, d'ailleurs : voir par exemple Hitched for the Holidays/Le Pacte de Noël, qui repose sur le même concept de base), et qui fonctionne parce que les deux acteurs ont une bonne alchimie (il ne faut pas compter sur l'écriture, en effet, car celle-ci a tendance à en faire un peu trop, et à rendre Olivia Wilde trop hautaine pour son propre bien).

Tout le reste du film est, au mieux, déjà vu (beaucoup de clichés), et au pire, assez bancal (la relation bizarre de Arkin et Seyfried, qui ne fonctionne jamais vraiment), pas aidé par une réalisation qui privilégie les effets de manche (innombrables flashbacks fugaces qui n'apportent rien, split-screens, montages musicaux, etc) à la substance d'un script bien écrit. 

Bref, on finit par s'ennuyer ferme, et par avoir l'impression que le film dure plus de deux heures ; et pour ne rien arranger, on doit subir une narration en voix off signée Steve Martin, omniprésent, qui débite des platitudes, et surtout, participe au spectaculaire et inattendu twist final du film : Steve Martin est le chien de la famille Cooper, qui narre donc le film depuis le début, comme un observateur impartial.

Whouhou, c'est super. Ou plutôt, comme le dit Martin pour conclure : Wouf.

2/6 (ça ne fonctionne que trop rarement pour mériter plus)

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Christmas Yulefest 2016 - 04 - Cher Père Noël... (2016)

Publié le 2 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Hallmark, Review, Télévision, Drame, Romance

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Cher Père Noël... (Love Always, Santa) :

Attristée par la solitude de sa mère Celia (Marguerite Moreau), veuve depuis plusieurs années, la petite Lilly (Isadora Swann) écrit une lettre au Père Noël, lui demandant de rendre le sourire à sa mère. Elle ignore cependant qu'à l'autre bout de la chaîne postale se trouve Jake (Mike Faiola), un auteur de livres pour enfants à succès, qui répond bénévolement aux lettres adressées à Santa. Rapidement, une romance épistolaire s'engage entre Celia et Jake, et ce dernier finit par tenter de retrouver Lilly et sa mère, pour peut-être enfin rencontrer celle qui l'a charmée par sa plume...

Ce téléfilm me pose un problème : outre-Atlantique, il a globalement été très bien reçu, mieux que beaucoup d'autres de cette même saison, et est considéré comme le haut du panier de la production 2016... mais en ce qui me concerne, je le résumerais à un seul et unique mot : BANCAL. Bancal, à l'image de cette fin qui (spoilers) voit le trio à bord d'une calèche, en train de chanter Jingle Bells, tandis que l'illustration musicale et orchestrale part dans une mélodie radicalement différente, qui se mélange et s'oppose au chat des personnages jusqu'à donner lieu à une cacophonie des plus médiocres.

C'est un peu l'histoire de ce téléfilm, en fait. Un téléfilm qui souffre d'une double personnalité inhérente à sa chaîne de diffusion : Hallmark Movies & Mysteries, une chaîne secondaire de Hallmark, supposément consacrée aux films plus "dramatiques". Ce qui se traduit, ici, par des personnages divorcés, veufs ou malheureux en couple, qui larmoient beaucoup ; par une photographie "réaliste" (comprendre que les images sont ternes, désaturées, et les décors minimalistes et sous-éclairés) ; par un rythme volontairement pesant ; et par une illustration musicale omniprésente, très souvent dramatique et mélancolique, au piano.

Mais comme ce téléfilm est censé être un téléfilm de Noël (son postulat de départ est ultra-classique, dans ce domaine), la production tente d'en faire rentrer certains éléments par la force : les personnages secondaires semblent sortis d'une rom-com basique (les deux grands-mères qui surjouent, la soeur amère et râleuse, le prétendant redneck avec son canon à pommes de terre, l'agent/BFF qui se plaint de sa femme) et paraissent trop caricaturaux pour s'intégrer dans le drame réaliste du film ; la fillette, par ailleurs attachante, est écrite comme une adulte de 35 ans dans tous ses dialogues, et écope elle-même d'une "romance" forcée avec l'un de ses petits camarades (une sous-intrigue clairement censée être charmante, mais qui ne semble jamais organique et naturelle) ; et puis, comme le premier tiers du film consiste en de nombreuses scènes montrant les personnages principaux en train d'écrire ou de lire des lettres d'un air concerné, tandis qu'une voix off en lit le contenu, la production tente parfois de donner artificiellement du rythme au tout avec une illustration musicale maladroite, aux transitions en fondus enchaînés très amateures.

Le film apparaît donc trop gris et sérieux pour son propre bien, malgré une distribution principale pas désagréable (Marguerite Moreau n'a plus à faire ses preuves, sa "fille" est sympathique, et Mike Faiola est compétent, en plus d'avoir de l'alchimie avec Moreau) : le premier tiers est bien trop dramatique et terne pour fonctionner en tant que comédie de Noël, le second redresse un peu la barre, et le troisième conclut le tout de manière assez quelconque, tentant d'injecter au dernier moment un peu d'esprit de Noël au récit... mais c'est trop tard.

Un film bancal, donc, qui ne sait pas s'il veut être une comédie romantique de Noël ou un drame larmoyant, et qui se retrouve donc le postérieur entre deux chaises...

2.25/6

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Christmas Yulefest 2016 - 03 - Search Engines (2016)

Publié le 2 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Review, Comédie, Drame

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Search Engines :

À l'occasion de Thanksgiving, Judy (Joely Fisher) accueille toute sa famille pour le grand repas annuel. Mais lorsque tout le secteur est subitement privé de réseau téléphonique, l'attention de chacun se reporte sur les autres membres de la famille, et sur leurs problèmes respectifs...

Une comédie indépendante américaine, avec quelques visages connus (Joely Fisher, Natasha Gregson Warne, Jonathan Slavin, Daphne Zuniga, Barry Watson), et qui repose entièrement sur sa distribution pour espérer tenir la distance de ses 100 minutes.

Malheureusement, c'est plus qu'insuffisant, puisque le film manque cruellement d'énergie, et finit par se résumer à 1h40 de dialogues incessants et bavards, de manipulations, de disputes et autres échanges répétitifs entre des personnages typiquement californiens et égocentriques.

En résumé, ce n'est pas particulièrement drôle ni rythmé, pas particulièrement pertinent, pas particulièrement profond, pas particulièrement dramatique, touchant, ou subtil, bref, pas particulièrement intéressant.

1.75/6 + 0.25 pour Slavin, qui est très bon, comme toujours = 2/6

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Christmas Yulefest 2016 - 02 - Karen Kingsbury's The Bridge : La Passerelle pt. 1 & 2 (2015/2016)

Publié le 1 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Noël, Christmas, Hallmark, Review, Télévision, Comédie, Romance

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Karen Kingsbury's The Bridge - La Passerelle (pt. 1 & 2) :

Lorsqu'ils se rencontrent durant leur première journée à la fac, Molly (Katie Findlay), héritière du président d'une grande compagnie, et Ryan (Wyatt Nash), apprenti musicien et enseignant, s'entendent aussitôt très bien, et, à force de fréquenter The Bridge - un book/coffee shop communautaire tenu par Charlie (Ted McGinley) et Donna (Faith Ford) -, ils se rapprochent progressivement, malgré leurs chemins radicalement différents. Sept ans plus tard, lorsqu'ils se retrouvent à l'annonce de la fermeture imminente du Bridge, Molly et Ryan sont contraints de faire le point sur leurs vies et sur leur relation laissée en suspens...

Adaptation en deux parties d'un roman de Karen Kingsbury, dont la première partie a été diffusée à Noël 2015 et la seconde partie, sous la pression des spectateurs, en mars 2016 en lieu et place de Noël 2016 - parce qu'apparemment, le "cliffhanger" de la fin de la première partie était tellement "tendu" que les spectateurs ne pouvaient pas attendre un an... ça, ou bien la plupart des spectateurs actuels sont tellement habitués à tout avoir, tout de suite, qu'ils sont prêts à faire des caprices d'enfants gâtés s'ils ne sont pas immédiatement satisfaits.

Bref. De toute façon, pour être franc, la première chose qui saute aux yeux en regardant ces deux téléfilms, c'est l'inutilité totale de cette coupure en deux parties, tant elle n'apporte rien au récit : The Bridge, c'est un script de rom-com basique Hallmark, délayé au possible en multipliant les sous-intrigues insipides, les problèmes de communication capillotractés, et les personnages/rebondissements caricaturaux, le tout avec une écriture assez médiocre (toute la mise en place, la présentation du Bridge, le meet-cute, les manipulations du père, etc, sont assez forcés).

On se retrouve donc avec une première partie regardable, bien qu'ultra-balisée, et se finissant en queue de poisson, de manière totalement artificielle ; la seconde partie, elle, vire au mélodrame larmoyant et improbable (le couple qui tient le Bridge a des problèmes financiers, peine à entretenir l'établissement endommagé par une inondation, a un accident de voiture, sombre dans le coma, etc), nous rajoute une dose de religion, un peu de country, et finit par n'être qu'un ersatz de plus du cliché "la communauté se réunit à l'initiative du protagoniste pour sauver un établissement qui a des problèmes financiers".

Autre chose qui saute aux yeux : une diffusion à Noël, à Pâques ou en plein été n'aurait fait aucune différence, tant les fêtes de fin d'année n'ont aucune incidence sur le récit, et ne sont qu'une vague toile de fond à celui-ci, sans rien lui apporter de particulier.

En somme, un double téléfilm très générique, de près de trois heures, qui aurait très bien pu être condensé en 90 minutes, et qui n'a d'intérêt que pour le couple principal, qui a une bonne alchimie (Wyatt Nash reste un peu terne, çà et là, mais Katie Findlay se donne à fond à son personnage, et continue d'être très attachante et naturelle)

2/6 (dont 0.75 pour Findlay, qui porte le tout sur ses épaules)

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Christmas Yulefest 2016 - 01 - Krampus (2015)

Publié le 1 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Noël, Christmas, Review, Fantastique, Comédie, Horreur

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Krampus :

Alors que leurs proches envahissants s'invitent chez eux pour fêter le 24 décembre, la famille Engel (Adam Scott, Toni Collette, Stephania Owen, Emjay Anthony) perd rapidement l'esprit de Noël : il n'en faut pas plus pour que Krampus, le Père Fouettard de la tradition germanique, s'abatte sur leur quartier, et commence à massacrer tout ce qui bouge. Les Engel n'ont alors d'autre choix que de se cloîtrer chez eux, et de tenter de résister aux assauts du démon et de ses sbires...

Michael Dougherty, le réalisateur et scénariste de l'excellent Trick'r'Treat (best Halloween movie ever) remet le couvert en s'attaquant à Noël et au Krampus (et en lançant d'ailleurs involontairement la mode actuelle de ce personnage, à en juger par les nombreux projets capitalisant sur le personnage depuis l'annonce de ce Krampus), en appliquant la formule Trick'r'Treat à cette autre fête : de l'humour noir, un mélange d'horreur et de comédie, un ton hybride, une musique excellente de Douglas Pipes, un rendu visuel impeccable, une photographie somptueuse, des références nombreuses mais bien digérées, des effets très réussis, et une distribution éprouvée - tout le monde est ici sympathique, de Tony Collette à Adam Scott, en passant par David Koechner, Stephania Owen (et sa soeur), etc...

La seule différence, ici, est vraiment le format global. Trick'r'Treat était au format anthologique, ici, c'est plus direct et "simple" : ça commence comme un hommage évident au Sapin a les Boules (les cousins sont presque un décalque de la famille du Cousin Eddie !), puis le métrage prend un virage plus sinistre, et on se retrouve bien vite dans une comédie fantastique/horrifique qui se trouve un peu au croisement de Very Bad Santa (le film avec Goldberg en Père Noël satanique qui massacre tout le monde et qui, comme ici, avait un passage en pseudo-stop motion pour raconter les origines du méchant) et de Gremlins.

Une comédie horrifique qui n'est pas parfaite (il y a un petit coup de mou, à un moment), mais qui emporte tout de même l'adhésion de par sa facture globale, de par son bestiaire, et de par sa fin volontairement ambiguë.

4.5/6

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Blog Update ! - Novembre 2016 / Bilan des sorties de l'année

Publié le 30 Novembre 2016 par Lurdo dans Update, Cinéma, Critiques éclair, Yulefest, Oktorrorfest

Dès demain, c'est le début de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme, chaque jour, plusieurs films de Noël critiqués par mes soins, et ce jusqu'à l'Épiphanie, en janvier.

 

Mais en attendant...

Néanmoins, avant de passer aux films de ce cher Papa Noël, je pense qu'il est bon de faire un petit bilan cinématographique des principales sorties 2016, telles que chroniquées au fil des mois sur ce blog.

Je rappelle que si vous voulez avoir une liste exhaustive des nombreux films chroniqués en 2016 dans la rubrique "Un film, un jour... ou presque !", il suffit de vous rendre ici, ou de cliquer sur l'onglet Pages / Index Cinéma du menu de haut de page.

56 films passés en revue sur ce blog en ce qui concerne la cuvée 2016, et des tendances très nettes qui se dégagent : 

- beaucoup de gloires sur le retour, qui échouent clairement à capitaliser sur la nostalgie ou qui sont tout simplement en panne d'inspiration : Jackie Chan (Skiptrace), Adam Sandler (The Do-Over), Ben Stiller (Zoolander 2), Nicolas Cage (Army of One), Will Ferrell (Very Bad Dads), Kevin Smith (Yoga Hosers)...

- beaucoup de comédies à la limite du bâclage, soit parce que ce sont des suites produites à l'arrache, qu'elles reposent entièrement sur de la vulgarité graveleuse, ou sur le concept du "vous improvisez des vannes et des gags, on filme, et on arrangera tout ça au montage" : Dirty Papy, Mise à l'épreuve 2, The Boss, Grimsby, Nos Pires Voisins 2, The Bronze, Hors Contrôle, Bad Moms...

- deux exemples d'une conversion tv -> cinéma difficile, en matière de comédie : Keanu et Popstar, qui voient Key & Peele et Andy Samberg peiner à transposer leur humour sur grand écran. 

- une très bonne année pour Marvel et ses films : si Xmen Apocalypse a déçu, Deadpool, Captain America - Civil War et Doctor Strange permettent à la Maison des Idées de ranger 2016 dans la colonne des succès.

- un flop créatif intégral pour Warner/DC comics : oui, Batman vs Superman et Suicide Squad ont rapporté de l'argent  (beaucoup d'argent, même, grâce aux DC Fanboys qui se sont sentis obligés de s'inventer une guerre DC/Marvel pour justifier d'aller revoir ces deux métrages 25 fois en salles : "c'est pour contrer la hype négative créée par tous les critiques payés par Marvel, et par tous les fans de Marvel qui sont prêts à tout pour faire couler DC"... :facepalm:), mais ce sont des plantages spectaculaires, que ce soit en version salles, ou en version rallongée pour la sortie dvd/br.

- Disney/Pixar domine toujours qualitativement le marché du film d'animation.

- Et l'année 2016 s'est avérée particulièrement médiocre en matière de blockbusters hollywoodiens : des Tortues Ninja 2 à Star Trek (quel gâchis), en passant par Tarzan, Independance Day 2, Alice 2, Le Chasseur et la Reine des Glaces, ou encore le plantage Warcraft, pas un film n'obtient plus de la moyenne. Pas un, sauf... Gods of Egypt, étrangement, un film clairement polarisant, mais qui s'avère finalement très fréquentable, pour peu que l'on parvienne à passer outre son esthétique clinquante (pourtant assez péplum old-school).

- Ah, et bien sûr, la surprise Le Livre de la Jungle, dont je n'attendais absolument rien, et qui pourtant a su me charmer ; et Creed, qui, comme tant d'autres films actuels, a appliqué à la lettre le concept de la requel (reboot-remake-sequel) à la franchise Rocky, mais a su le faire avec talent, émotion, et énergie.

 

Sans oublier...

Sans oublier le cinéma d'horreur, bien évidemment passé en revue dans le cadre de l'Halloween Oktorrorfest 2016 :

Oktorrorfest 2016 - 04 - Pandemic (2/6)

Oktorrorfest 2016 - 07 - The Boy (2.25/6)

Oktorrorfest 2016 - 09 - JeruZalem (3.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 11 - The Forest (1.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 16 - Cabin Fever (1/6)

Oktorrorfest 2016 - 18 - Orgueil et Préjugés et Zombies (3/6)

Oktorrorfest 2016 - 23 - The Witch : A New England Folktale (?/6)

Oktorrorfest 2016 - 41 - Régression (1.25/6)

Oktorrorfest 2016 - 47 - The Darkness (1/6)

Oktorrorfest 2016 - 49 - The Curse of Sleeping Beauty (2.75/6)

Oktorrorfest 2016 - 50 - Before I Wake (3.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 52 - 10 Cloverfield Lane (3.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 58 - Cellulaire (1.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 76 - The Conjuring 2 (2.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 82 - Viral (1./6)

Oktorrorfest 2016 - 85 - Green Room (3/6)

Oktorrorfest 2016 - 91 - S.O.S. Fantômes (2.25/6)

Oktorrorfest 2016 - 103 - Miss Peregrine et les Enfants Particuliers (3.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 129 - Ghost Team (1.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 130 - Friend Request (2/6) & Instinct de Survie (2/6)

Oktorrorfest 2016 - 131 - Fear Inc. (1.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 132 - Dernier Train pour Busan (4.25/6) & I Am Not A Serial Killer (4/6)

Oktorrorfest 2016 - 133 - Tell Me How I Die (2/6)

Oktorrorfest 2016 - 135 - American Nightmare 3 (2/6), 31 (1/6) & Blair Witch (1/6)

Oktorrorfest 2016 - 136 - Dans le Noir (2.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 137 - Don't Breathe : La Maison des Ténèbres (3.5/6)

Je ne vais pas forcément m'attarder trop en profondeur sur les films de l'Halloween Oktorrorfest 2016, je l'ai déjà fait en long, en large et en travers dans le bilan de début novembre, mais je vais rapidement revenir sur les tendances de cette année : 

- Une année affreusement médiocre en termes de sorties : sur les 30 films de la cuvée 2016 chroniqués par mes soins seuls 9 atteignent la moyenne, et 2 à peine atteignent le 4/6 et plus.

- Des budgets importants jamais justifiés : les grosses sorties salles américaines (Peregrine, Ghostbusters, Cloverfield Lane, Orgueil et Préjugés...) finissent systématiquement par décevoir, et par être très moyennes, tant elles tentent de ménager tous les publics, et d'être les plus consensuelles possibles. Idem pour les films purement horrifiques sortis en salle, comme les Conjuring 2, The Forest, The Boy, Blair Witch, etc) qui sont tellement balisés et génériques qu'ils ne convainquent jamais.

- Pas grand chose à retenir dans le genre, en 2016, hormis The Witch qui, tout polarisant qu'il soit (j'ai détesté, d'autres parlent de chef d'oeuvre de l'horreur) a au moins le mérite d'être  un film instantanément mémorable, et de ne pas laisser indifférent. Ce qui est déjà énorme.

À noter que je suis, de nature, volontairement plus exigeant avec la facture technique des films d'horreur qu'avec d'autres genres cinématographiques, ou que d'autres critiques/spectateurs peuvent l'être. Probablement parce que je ne suis pas très susceptible à la peur au cinéma (l'horreur, comme la comédie, est l'un des genres les plus subjectifs), et que par conséquent, là où d'autres personnes auront été terrifiées par tel ou tel film (et en auront une impression ultra-positive, comme par exemple dans le cas des Paranormal Activity), j'aurai plutôt tendance à prendre du recul, et à regarder le film en tant qu'objet technique et cinématographique. On y gagne en appréciation technique ce qu'on y perd en ressenti, et ça influence clairement ma notation, mais c'est une autre approche, qui n'est pas forcément moins intéressante.

Et donc, dès demain...

Les habitués du blog ne seront pas surpris : à partir du premier Décembre, le site couvre principalement des films familiaux, et autres productions des chaînes câblées américaines comme Lifetime, Hallmark, etc.

Cyniques s'abstenir, donc, puisque à l'exception de quelques films d'horreur ou comédies généralistes à thématique festive (je pense notamment à Krampus ou à The Night Before), une grosse partie de ce mois de Yulefest dégoulinera de bons sentiments, de romance au coin du feu, de magie de Noël, de gnomes et autres lutins, et (on ne peut pas y couper avec les Américains), d'un peu de religion indissociable (mais heureusement généralement inoffensive) des fêtes de fin d'année outre-atlantique.

L'année dernière, j'avais chroniqué 126 métrages de Noël en tous genres, que j'avais détaillés dans le bilan correspondant, publié courant janvier. 

Cette année, cependant comme pour l'Halloween Oktorrorfest, je vais probablement lever un peu le pied, et diminuer le nombre de films passés en revue.

Quoiqu'il en soit, place à la neige et aux paquets cadeaux, avec dès demain, le premier chapitre de cette Yulefest 2016...

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Un film, un jour (ou presque) #423 : Very Bad Dads (2015)

Publié le 29 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Very Bad Dads (Daddy's Home) :

Cadre dans une radio locale, Brad (Will Ferrell) tente d'être le beau-père parfait pour les enfants de Sara (Linda Cardellini), qui ne l'apprécient guère. Mais alors que leurs relations commencent à s'arranger, voilà que débarque Dusty (Mark Wahlberg), le père des enfants et l'ex-mari de Sara : athlétique, rebelle et viril, mais totalement immature, Dusty est le complet opposé de Brad, fiable mais hésitant et maladroit. Entre les deux hommes, une guerre s'engage alors pour conquérir l'unique place de père de cette famille recomposée...

Une comédie particulièrement médiocre et banale, qui sent bon le déjà vu de bout en bout, avec un duo d'acteurs principaux (qui, au fil de la production, a changé à de multiples reprises, passant de Ed Helms/Will Ferrell à Will Ferrell/Vince Vaughn, puis à Will Ferrell/Mark Wahlberg) en pilotage automatique, et des gags génériques au possible.

Sans oublier du slapstick cartoonesque à base d'effets numériques qui cassent aussitôt toute plausibilité, et une fin en voix-off assez maladroite, heureusement sauvée par le caméo final de John Cena, gratuit, mais amusant.

2.5/6 dont 1 point pour Linda Cardellini, dont la présence sur grand écran est toujours la bienvenue.

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Un film, un jour (ou presque) #422 : Kill Your Friends (2015)

Publié le 28 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Thriller, Comédie, Musique, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Kill Your Friends :

À Londres, en 1997, l'industrie musicale est à son apogée, et Steven Stelfox (Nicholas Hoult), un jeune dénicheur de talents cynique et ambitieux, est prêt à tout pour gravir les échelons de son industrie. À tout, y compris au meurtre...

Une comédie noire anglaise, adapté d'un roman de l'écossais John Niven, et qui se veut une satire du milieu de la musique, marchant dans les traces d'un Loup de Wall Street, de Syrup, et surtout d'un American Psycho.

Le problème étant que ce Kill Your Friends lorgne tellement sur ce dernier métrage qu'il souffre énormément de la comparaison. Notamment parce qu'ici, la satire manque de mordant ou de punch, et que le tout est finalement très sérieux, manquant fortement d'humour, de rythme, de détachement, voire même d'intelligence : l'écriture - pourtant de Niven lui-même - est assez quelconque et maladroite (avec des flashbacks inutiles), l'illustration musicale est envahissante (tout ce qui se faisait de pire à l'époque) et le film semble se croire beaucoup plus transgressif et malin qu'il ne l'est vraiment.

Bien tenté, mais insuffisant.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #385 : Suicide Squad (version cinéma + version longue - 2016)

Publié le 27 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Fantastique, DC, DCU

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Suicide Squad :

Pour contrer l'émergence des métahumains et pallier la mort de Superman, Amanda Waller (Viola Davis), agent du gouvernement, décide de mettre sur pieds un commando de forces spéciales composée des pires criminels connus : Deadshot (Will Smith), Killer Croc (Adewale Akinnuoye-Agbaje), Harley Quinn (Margot Robbie), Captain Boomerang (Jay Courtney), et autres psychopathes aux capacités spéciales font ainsi équipe pour affronter l'une des leurs, l'Enchantresse (Cara Delevingne), alors même qu'en arrière plan plane l'ombre du maléfique Joker (Jared Leto)...

Récapitulons rapidement : Warner/DC Comics est à la traîne derrière Marvel, et tente d'établir son propre univers cinématographique de manière précipitée et baclée, en laissant Zack Snyder superviser le tout. Mais l'approche Snyder est très polarisante, et après un Man Of Steel destructeur, et un Batman v Superman bordélique, sa vision pluvieuse et bourrine de l'univers DC fait sérieusement débat.

Aussi, pour tenter de contrer cette désaffection croissante du grand public et des critiques (les films font de bons scores au box-office, mais n'atteignent jamais les cartons faramineux de la concurrence, et souffrent d'un bouche à oreille négatif), DC a décidé de faire comme Marvel, et de singer l'approche Guardians of The Galaxy : sur papier, un film d'équipe décalé, original, avec des seconds couteaux DC méconnus du grand public, un sens de l'humour, et une bande-son pop-rock légère et amusante.

Du moins, c'est ce que DC a vendu avec la bande-annonce de Suicide Squad. Seul problème : David Ayer, lui, tournait un film de bande façon Les Douze Mercenaires, pluvieux, sombre et bourrin. Et donc DC de paniquer, d'ordonner des reshoots visant à alléger l'ambiance du film, d'axer la promo sur le tournage excentrique et déjanté, et de commander un second montage parallèle au premier, qui ressemblerait plus au film vendu dans la bande-annonce.

Résultat : à l'écran, Suicide Squad est un bordel improbable, un hybride de ces deux directions créatives opposées, constamment tiraillées entre celles-ci, et ce sans jamais que l'une ou l'autre ne parvienne à s'imposer (et à imposer un ton cohérent au film).

Autrement dit, Suicide Squad a constamment le postérieur entre deux chaises, sans jamais convaincre dans une catégorie ou dans l'autre : à la fois terne et forcé (les morceaux musicaux font vraiment datés et insérés de manière automatique par un monteur incapable), plein d'action insipide (des fusillades, et encore des fusillades), mal rythmé, totalement dominé par Will Smith et Margot Robbie (pas forcément surprenant, tant on pouvait très tôt deviner que tout le reste de la squad, au charisme de poulpe mort, ferait de la figuration se limitant même parfois à deux lignes de dialogues ; le Joker, pourtant omniprésent dans la promo, a quant à lui un temps de présence ultra-limité) et aux choix créatifs très discutables (la relation à sens unique Joker/Harley du comic-book et des dessins animés s'est ici changée en relation amoureuse réciproque), avec un antagoniste totalement décevant, oubliable et disproportionné (le film aurait mieux fonctionné avec le Joker comme big bad), et surtout, un "commando de méchants" qui n'ont absolument rien de méchants, et paraissent presque plus sensés, calmes et héroïques que les Batman et Superman de ce même univers...

Et n'oublions pas la réalisation (bourrée de gimmicks et de moments clichés), ou l'interprétation, affreusement inégale : si Robbie et Smith font leur truc de manière assurée, Cara Delevingne en fait trois tonnes, Kinnaman est, au mieux, médiocre, Jared Leto... disons que son Joker gangsta-bling-in-love n'apparaîtra jamais sur ma liste de méchants réussis au cinéma.... et les autres disparaissent sous leur maquillage (pauvre, pauvre Killer Croc).

Bref, on est dans un ratage indubitable (le troisième, créativement parlant, sur trois films de l'univers partagé DC comics : ça commence à faire beaucoup), un film bancal, sans une once de fun, et qui peine à intéresser le spectateur, ou à rester dans sa mémoire.

0.5 pour Harley + 0.5 pour Deadshot (même si Will Smith se contente de faire du Will Smith) + 0.5 pour Waller + 0.5 pour Boomerang (inutile et une vraie caricature ambulante, mais paradoxalement, Jai Courtney fait un bon comic relief dans ce film) = 2 - 0.5 pour le script qui ne raconte rien et tourne à vide une fois sa première moitié écoulée = 1.5/6

 

Initialement publié le 18/08/2016 ; Edit du 26/11/2016 :

Suicide Squad - Version longue :

Un petit quart d'heure supplémentaire pour cette version longue de cette seconde grosse sortie DC Comics de 2016... mais contrairement à Batman vs Superman, où les ajouts apportaient plus de clarté et de limpidité au script (tout en rallongeant le film d'autant, ce qui compensait malheureusement les bons points de ces ajouts), ici, ces minutes supplémentaires ne changent absolument rien au produit fini, déjà trop long pour son propre bien.

Certes, on a droit à un peu plus de Harley et de Deadshot, avec quelques moments pas désagréables, (ainsi qu'à un caméo du réalisateur...) mais dans l'ensemble, ce Suicide Squad est toujours un film profondément raté, au montage redondant et médiocre, à la narration bancale, au script plein de trous, au rythme défaillant, à la distribution globalement très fade, et à la méchante de service risible, à mi-chemin entre la Zuul de Ghostbusters et une publicité de parfum Thierry Mugler (et je ne mentionne même pas la manière pataude dont la production a, en VO, fait jouer l'Enchanteresse en anglais par Cara Delevingne, avant de la redoubler avec une grosse voix synthétique dans une langue fictive, et de sous-titrer le tout à l'écran en anglais ; déjà que son interprétation "ondulante" est plus que discutable...).

La note ne change pas.

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Un film, un jour (ou presque) #421 : Army of One (2016)

Publié le 25 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Biographie, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Army of One : 

Un jour, Gary Faulkner (Nicolas Cage), un américain excentrique, diabétique et déséquilibré, croit recevoir une mission de la part de Dieu (Russell Brand), qui lui apparaît, et lui demande d'aller tuer Osama bin Laden au Pakistan. Sans la moindre hésitation - ni la moindre préparation, Faulkner achète alors un katana par correspondance, réunit des fonds pour partir à l'étranger, et part à la chasse au terroriste...

Un film réalisé par Larry Charles (compère de longue date de Larry David sur Seinfeld et Curb Your Enthusiasm ; et de Sasha Baron Cohen sur Borat, Brüno, Le Dictateur), et inspiré d'une histoire vraie, qui utilise une voix off (très intermittente) façon Arrested Development pour narrer les mésaventures improbables d'un Nicolas Cage totalement en roue libre, et qui se donne à 200% dans la composition de son personnage débile et bruyant.

Et c'est bien là le problème : parce qu'autant Cage est sympathique dans son abnégation et sa dévotion totale à son personnage, autant ce dernier finit par rapidement être saoulant, car étant toujours à fond dans l'outrance et dans la jacasserie.

Sans compter que l'emballage (le script, la réalisation, le montage et la structure) font très "concept de sketch décliné en une succession de vignettes plus ou moins réussies" en pilotage automatique : on n'est pas loin de la structure narrative d'un Borat, sans en avoir son efficacité ou son énergie (paradoxal, vu les efforts de Cage).

C'est dommage, car il y avait là de quoi donner quelque chose de déjanté et d'amusant, surtout avec cette distribution (outre Cage et Russell Brand, il y a aussi Rainn Wilson, Ken Marino, Paul Scheer, Will Sasso, etc ; sans oublier, Wendi McLendon-Covey, excellente).

Mais en l'état, ça tombe très vite à plat, et ça finit par se résumer à "Nicolas Cage fait son show dans un film amorphe, sans structure ni direction". Ça a bon fond, ça ne se moque pas vraiment de son protagoniste, mais dans l'ensemble, on sourit très peu (et on rit encore moins).

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #420 : Les Racines de l'Amour (2016)

Publié le 24 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Hallmark

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Les Racines de l'Amour (Love on a Limb, aka Seeds of Love) :

Lorsque le maire d'une petite ville engage Kyle (Trevor Donovan), un spécialiste, pour couper le vieux chêne qui trône au milieu de la place du village, Aimie (Ashley Williams), une activiste qui est de toutes les causes, décide de se mobiliser, et de s'enchaîner à l'arbre. Mais lentement, Kyle et Aimie vont découvrir qu'ils ont beaucoup en commun...

Je l'ai déjà dit en ces pages, j'aime beaucoup Ashley Williams, qui possède une fraîcheur et un enthousiasme qui manquent à de nombreuses actrices de rom-com. Mais là, dans ce Love on a Limb (titre sans rapport avec le film, d'ailleurs ; le titre original, Seeds of Love, n'était guère meilleur), bof.

La faute au script, ultra-basique, et qui tente de faire en 90 minutes ce que bon nombre de séries télévisées ont fait en 25 ou 40 minutes (le concept de l'arbre à sauver, c'est un classique) ; la faute à l'écriture, qui trop régulièrement, fait de l'héroïne une donneuse de leçons arrogante, irritante et prétentieuse, persuadée que tout le monde partage forcément son opinion, et qu'elle doit l'imposer à tous ceux qui ne la comprennent pas... un personnage assez antipathique, que même le capital sympathie de l'actrice ne parvient pas à sauver ; et la faute à quelques sous-intrigues sans grande utilité (la romance de Marilu Henner, ses problèmes financiers...), et à des personnages secondaires peu mémorables, ce qui tire un peu plus ce téléfilm Hallmark vers le bas.

Non pas qu'il soit particulièrement mauvais, mais... c'est vraiment assez insipide, et parfois agaçant.

(et puis entre la pseudo explication psychologique expliquant l'attachement de l'héroïne à l'arbre, le cliché habituel du "bel homme qui a abandonné un métier urbain pour se consacrer à quelque chose de plus rural et physique, pour ne pas dire viril", et la solution trouvée pour tout régler, à la fin, au secours...)

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #419 : Un Hologramme pour le Roi (2016)

Publié le 23 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Un Hologramme pour le Roi (A Hologram For The King) :

Alan Clay (Tom Hanks), businessman divorcé et à la dérive, part pour l'Arabie Saoudite pour tenter de négocier un contrat salvateur avec le Roi du pays, et lui vendre un système de communication holographique révolutionnaire. Mais ce dernier est un homme très occupé, et Alan et son équipe n'ont rien à faire d'autre que d'attendre dans ce pays aux deux visages, partagé entre la rigueur d'une religion austère et omniprésente, et l'influence de l'argent et de l'Occident. Déprimé et malade, Alan croise alors le chemin d'un conducteur de taxi (Alexander Black), et d'un médecin (Sarita Choudhury) qui vont l'aider à remettre sa vie dans le droit chemin.

Une co-production internationale adaptée (par Tom Tykwer, le réalisateur du Parfum et de Cloud Atlas, entre autres) d'un roman façon "crise de la cinquantaine", et qui suit donc Tom Hanks plongé dans la démesure et la folie de l'Arabie Saoudite, un pays assez photogénique que le script aborde de manière heureusement peu manichéenne, soulignant à la fois les dessous sinistres de sa classe dominante, mais aussi la bonté des populations locales non-privilégiées.

Cela dit, le film n'est pas forcément captivant pour autant, puisqu'il est très contemplatif, et qu'il finit en comédie romantique assez basique et générique.

Pas désagréable, sans plus.

3/6

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