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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Halloween Oktorrorfest 2020 - 51 - Get Duked ! (2020)

Publié le 27 Octobre 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Jeunesse, Thriller, UK, Écosse

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Get Duked ! (aka Boyz in the Wood - 2020) :

En excursion scolaire au fin fond des Highlands écossais, quatre adolescents citadins pas très doués (Viraj Juneja, Lewis Gribben, Samuel Bottomley, Rian Gordon) deviennent la proie d'un chasseur menaçant et masqué (Eddie Izzard) qui les a pris pour cible...

Une comédie distribuée par Amazon Studios, et qui, pour être résumée, ressemble un peu à un croisement entre la série comique The Inbetweeners, Délivrance et Le plus dangereux des gibiers : une chasse à l'homme dans laquelle le gibier est plus bête que ses pieds, sous l'influence de produits stupéfiants, le chasseur est typiquement aristocratique, et la lutte des classes s'inscrit constamment en filigrane, avec en prime une escouade de policiers ruraux très peu efficaces et persuadés d'avoir affaire à un gang de pédophiles terroristes rappeurs satanistes (rien que ça).

Bref, un métrage gentiment décalé, qui ne se prend jamais au sérieux, et qui, première réalisation de son scénariste clippeur, se permet des fantaisies plutôt agréables à l'écran, entre un montage dynamique, des effets visuels comiques, et une illustration musicale efficace.

Efficace, c'est d'ailleurs le mot qui vient à l'esprit pour qualifier l'ensemble du métrage : ça ne révolutionne rien, mais le mélange humour/thriller prend bien, avec de jolis moments absurdes, notamment grâce à ces forces de police totalement incapables (le toutéliage final avec le voleur de pain est franchement amusant).

Rien d'exceptionnel, mais un métrage amusant et sympathique.

4/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 50 - The Deep Ones (2020)

Publié le 27 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Religion, Review, Science-Fiction, Thriller, USA

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The Deep Ones (2020) :

Alex (Gina La Piana) et Petri (Johann Urb) louent une résidence balnéaire, et découvrent bien vite que la communauté locale, un peu étrange et très accueillante, a des croyances des plus archaïques et sinistres...

Un long-métrage à l'inspiration lovecraftienne revendiquée, mais d'une facture très... amateure, qui finit par priver le film de son intérêt.

Distribution très inégale et collagénée, direction d'acteurs approximative, écriture et prise de son très faiblardes, nudité racoleuse, bande originale synthétique de Richard Band, on est dans une relecture tentaculaire de Rosemary's Baby, et tout s'écroule complètement sur la fin, quand les cultistes invoquent Dagon, et qu'un pauvre mec en costume en caoutchouc, façon L'Étrange créature du lac noir (mais en plus cheap) sort de l'eau en agitant les bras.

1/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 49 - #Alive (2020)

Publié le 27 Octobre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, Corée

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#Alive (#Saraitda - 2020) :

Alors qu'une épidémie mystérieuse ravage la Corée du sud et transforme ses habitants en êtres enragés, assoiffés de sang, Oh Joon-woo (Yoo Ah-in), un jeune homme cloîtré chez lui, doit faire face à la solitude et à des stocks de nourriture s'amenuisant de jour en jour. Jusqu'à ce qu'il repère une survivante (Kim Yoo-bin) dans le bloc d'immeubles lui faisant face...

Un film de zombies coréen pas désagréable du tout, mais qui ne parvient pas à maintenir suffisamment de tension ou d'originalité pour reste intéressant sur la durée.

Pendant les 40 premières minutes, alors que le protagoniste est seul face à l'isolement, la solitude, la mort potentielle de ses parents, l'ennui, voire le suicide, ça fonctionne plutôt bien. Ça évoque un peu le film français La Nuit a Dévoré le Monde (2018) dans son traitement de la folie et de l'isolation, mais ça fait illusion, notamment grâce à l'intensité du jeu de l'acteur principal.

Et puis, à la barre des 40 minutes, la voisine arrive dans le récit. Une voisine forcément charmante, forcément débrouillarde, forcément mieux préparée que le héros, et qui finit par paraître assez clichée... d'autant qu'à partir de la moitié du film, le métrage les accumule, ces clichés : tentative de traversée, voisin malfaisant, poursuite de dernière minute, et face à face sur les toits, avec ultime rebondissement télégraphié - tout est sur des rails, bien mené mais trop prévisible pour son propre bien.

Ce n'est pas mauvais, en soi, et ce n'est pas désagréable à suivre (j'ai préféré sans problème à Peninsula), mais ça ne casse pas pour autant trois pattes à un canard unijambiste.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 48 - Ghosts of War (2020)

Publié le 26 Octobre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, UK, Guerre

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Ghosts of War (2020) :

En pleine Seconde Guerre Mondiale, un commando allié (Brendon Thwaites, Theo Rossi, Skylar Astin, Kyle Gallner, Alan Ritchson) reçoit pour ordre d'occuper un château français afin d'éviter que les Nazis ne s'y établissent. Mais rapidement, des phénomènes étranges se produisent entre les murs de ce bâtiment abandonné...

Un film de guerre du scénariste de Destination Finale 2, 4, de la série Kyle XY et de l'Effet Papillon, et qui se démarque du tout venant des films de guerre surnaturels (comme il y en a tant avec des zombies) par une distribution principale plutôt sympathique et convaincante : Brenton Thwaites (Titans, Gods of Egypt), Theo Rossi (Luke Cage), Skylar Astin (les Pitch Perfect et plein de séries), Kyle Gallner (Veronica Mars) et Alan Ritchson (Titans, Smallville, etc).

Rajoutez à cela un caméo de Billy Zane (qui pose problème, mais j'y reviendrai) et un déroulement classique, mais efficace dans le genre escouade de soldats vs une menace surnaturelle, et le tout se regarde plutôt tranquillement... ou presque.

Parce qu'en lieu et place d'un crescendo aboutissant sur un grand final résolvant tous les éléments paranormaux, comme dans tout film de fantômes qui se respecte, Ghosts of war préfère se la jouer petit malin.

Pas forcément surprenant, compte tenu du passif du scénariste, mais tout de même (attention, spoilers) : alors que le grand face à face final entre les soldats et les forces surnaturelles a enfin lieu, Chris est arraché au chateau pour se réveiller dans un lit d'hôpital, branché à une simulation virtuelle. Tout le film n'était ainsi qu'une simulation pour soldats traumatisés sur le champ de bataille, simulation dirigée par Billy Zane (et là, souci : forcément, quand avant cela, il n'apparaît que 25 secondes dans tout le film, sans dire plus de deux phrases, on se doute qu'il va revenir à un moment ou un autre, pour un rebondissement final plus développé)... et simulation hantée par une malédiction lancée en Afghanistan sur Chris et les autres.

Une sorte de double effet kiss cool sur la fin du métrage, qui agace plus qu'elle ne convainc, et qui laisse un sentiment de frustration et d'inabouti. Dommage, parce qu'une histoire de fantômes basique et directe aurait probablement été plus efficace, même avec ces effets numériques faiblards.

3.75 - 0.75 pour cette fin = 3/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 47 - Aux Frontières de l'Aube (1987)

Publié le 26 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Romance, USA

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Aux Frontières de l'Aube (Near Dark - 1987) :

Dans une petite ville désertique, Caleb (Adrian Pasdar) s'éprend un soir de la mystérieuse Mae (Jenny Wright). Juste avant l'aube, celle-ci le mord et boit son sang : transformé en vampire, Caleb est contraint de rejoindre le groupe de Mae, constitué de Jesse Hooker (Lance Henriksen), le leader, de Diamondback (Jenette Goldstein), sa compagne, de Severen (Bill Paxton), le chien fou, de Homer (Joshua John Miller), un jeune garçon, et de Mae. Mais alors qu'il tente de se faire accepter par le groupe, il découvre les penchants de ses membres pour la violence et la destruction de l'espèce humaine...

Signée Kathleen Bigelow et Eric Red, une approche plutôt intéressante du mythe vampirique, très poisseuse, poussiéreuse, et sale, qui donne lieu à un métrage à l'ambiance semi-western gentiment étouffante, et ramène un sens du danger et de la violence trop souvent absent des films de vampires.

La contrepartie de cette atmosphère très particulière, c'est qu'elle est polarisante : on accroche ou pas à cette histoire de jeune cow-boy amoureux, d'autant que Jenny Wright est assez inégale dans son jeu, notamment au début du film. En ce qui me concerne, je n'ai pas totalement adhéré à cette proposition, tout en reconnaissant ses qualités.

À l'identique, j'aurais bien quelques réserves à émettre sur le montage trop nerveux de certaines scènes de dialogues en champ/contre-champ, dans le premier tiers du film, et sur certains problèmes de continuité à l'écran (le van, notamment, est un festival de fenêtres brisées/intactes/brisées/intactes, selon les plans), mais bon.

Après, on ne peut nier que le film contraste (en bien) avec les Fright Night et Lost Boys sortis à la même période : plus sérieux, plus sec et brutal, il se prive des artifices habituels des films de vampires, pour un résultat efficace. Et puis la présence de trois membres de la distribution d'Aliens, dans des rôles bien différents, fait toujours plaisir.

3.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 46 - The Beach House (2020)

Publié le 26 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller, USA

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The Beach House (2020) :

Pendant quelques jours, Emily (Liana Liberato) et son petit ami Randall (Noah Le Gros) séjournent dans la maison de plage appartenant à la famille de ce dernier ; là, ils découvrent qu'ils doivent partager les lieux avec Jane et Mitch (Maryann Nagel, Jake Weber), un couple plus âgé, amis des parents de Randall. Cependant, une forme de vie étrange et microscopique semble se propager sur la côte et dans l'air : contaminés, les quatre vacanciers se transforment lentement...

Difficile, devant cette Beach House, de ne pas penser à une version balnéaire de la Couleur tombée du Ciel de Lovecraft, la folie en moins, et les zombies en plus.

Et effectivement, la dernière demi-heure apocalyptique est visuellement et narrativement très convaincante, surtout pour un premier film (et malgré une conclusion assez plate).

Le seul problème, en réalité, c'est toute la mise en place que le scénario fait dans sa première demi-heure. Une première demi-heure mollassonne, pas vraiment intéressante, avec des personnages quelconques, à la caractérisation inégale et aux dialogues pontifiants... de quoi bien s'ennuyer avant que la contamination ne commence (lentement).

Et ces problèmes de caractérisation se répercutent directement sur la suite du film : avec uniquement quatre personnages insipides au compteur, difficile de se passionner pour leur sort, et d'être impliqué émotionnellement par le récit.

C'est dommage, encore une fois, car une fois le basculement effectué dans l'horreur et dans le brouillard (jolis échos de The Fog), ça fonctionne. Il aurait simplement fallu un peu plus de maîtrise dans l'écriture de la mise en place.

En étant gentil, 3/6

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2020 - Monsterland, saison 1 (2020)

Publié le 25 Octobre 2020 par Lurdo dans Anthologie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Thriller, USA, Télévision, Hulu

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Monsterland, saison 1 (2020) :

Encore une de ces anthologies horrifiques (cette fois-ci pour Hulu et chapeautée par la scénariste de The Neon Demon et de la série Preacher, adaptant ici une série de nouvelles) qui tente de "transcender le genre" et d'en faire quelque chose d'engagé, de profond et de révélateur sur la nature humaine. Une approche très intellectuelle et arty de l'horreur, calibrée pour plaire aux critiques américaines (beaucoup de minorités et de femmes en vedette), et où le fantastique n'est qu'un prétexte, une métaphore sombre et déprimante utilisée pour aborder et dénoncer des problèmes sociétaux contemporains... au détriment de l'horreur et de l'efficacité de ses scripts.

- 1x01 - Port Fourchon, Lousiana : Serveuse et mère célibataire d'une fillette incontrôlable, Toni (Kaitlyn Dever) passe ses journées à rêver d'une vie meilleure et à remettre en question les choix de vie qui l'ont menée là. Jusqu'à ce qu'elle croise le chemin d'Alex (Jonathan Tucker), un homme étrange qui pourrait bien être un tueur en série...

Grosse dose de misérabilisme redneck au programme, pour un épisode "portrait" dont l'élément surnaturel est assez bref et peu convaincant, tant dans sa mise en images que dans la manière dont il est aussitôt mis de côté pour revenir sur ce qui intéresse vraiment la série : son élément humain, les failles de Toni, et ses choix de vie, déprimants, glauques et radicaux (l'avortement de fortune).

Pourquoi pas... mais honnêtement, autant le propos se marie bien avec les visuels délavés et ternes du programme, autant la fin d'épisode en queue de poisson et la manière dont l'argument fantastique semble finalement faire pièce rapportée (on pourrait écrire exactement le même épisode en évacuant totalement le fantastique et en changeant à peine le personnage d'Alex) frustrent beaucoup. Du drame humain ? Oui. De l'horreur ? Pas vraiment.

- 1x02 - Eugene, Oregon : Nick (Charlie Tahan), un jeune homme paumé vivant et s'occupant de sa mère malade, peine à joindre les deux bouts et sombre dans la dépression. Un jour, il remarque une ombre humanoïde dans sa chambre, et interroge le web à son sujet : rapidement, il entre en contact avec un groupe surnommé The Watch, qui traque ces ombres, explique à Nick qu'elles sont responsables de tous ses malheurs, et qu'il faut se préparer à une guerre contre ces ennemis invisibles...

Encore une dose de misérabilisme working class, encore une dose de dénonce (ici, le système de santé américain), et encore un épisode plus intéressé par le monstre "humain" que par un véritable phénomène surnaturel. En l'occurrence, tout l'épisode est une grosse métaphore très transparente sur la radicalisation en ligne, avec ce jeune homme perdu et en colère qui se défoule sur des FPS, qui rejoint un groupuscule conspirationniste et qui finit par blâmer cet ennemi mystérieux de tous ses problèmes.

Avec plus de subtilité dans l'écriture, ou avec une fin plus probante, ça aurait pu fonctionner. Là, en l'état, c'est balourd et maladroit, bien que bien interprété.

- 1x03 - New Orleans, Louisiana : Jeune épouse de Joe (Hamish Linklater), un pédiatre réputé de la Nouvelle-Orléans, Annie (Nicole Beharie) panique lorsque son fils disparaît lors du Carnaval. Elle le retrouve bien vite, traumatisé par une rencontre avec ce qu'il décrit comme un monstre aux yeux noirs, mais oublie alors progressivement l'incident... 14 ans plus tard, cependant, l'événement ressurgit dans leur vie.

On continue dans les métaphores pataudes et les scripts transparents, avec cette fois-ci, la pédophilie (ce n'est pas véritablement un spoiler, on le devine dès les premières minutes de l'épisode, pour peu qu'on ait compris le fonctionnement de cette anthologie), et un "monstre" trompettiste qui, comme d'habitude, apparaît quelques minutes et symbolise la culpabilité/le secret qu'Annie garde en elle, la rongeant au fil des ans.

Alors certes, comme les autres épisodes jusqu'à présent, c'est plutôt bien interprété (même si j'ai trouvé que la descente dans la folie d'Annie était un peu surjouée) et la production parvient à conférer une atmosphère très particulière (et assez réussie) à la Nouvelle-Orléans, mais entre le saut temporel de 14 ans (pas totalement convaincant), la fin ouverte (une fois de plus) et le refus du surnaturel autrement qu'en tant que métaphore, le tout reste particulièrement frustrant (et inabouti - le sombre secret de Joe est transparent au possible, et le pic à glace de Tchekov, notamment, est bien trop évident).

(ah, et la brève apparition de Kaitlyn Dever pour deux lignes de dialogue est totalement anecdotique)

- 1x04 - New York, New York : Stanley Price (Bill Camp), un riche patron new-yorkais, est à la tête d'une entreprise responsable d'un désastre écologique ; aussitôt, les pêchés de ce PDG remontent à la surface alors que Stanley, rongé de l'intérieur, se persuade, progressivement, qu'il est possédé par un démon... ou par Dieu.

Un gros bordel assez bancal, qui tente de concilier exorcisme, panique religieuse, critique des 1 % et tout et tout, mais finit par n'être que brouillon et inutilement excentrique. En fait, ça ressemble presque à un Conte de la Crypte, mais sans l'humour, et sans le rythme. Et avec encore une fin abrupte.

- 1x05 - Plainfield, Illinois : Amoureuses et mères d'une jeune fille brillante, Kate (Taylor Schilling) et Shawn (Roberta Colindrez) vivent ensemble depuis plus de 15 ans, et ont tout pour être un couple parfait... si ce n'est que Kate est bipolaire et parfois difficilement gérable. Tout bascule le jour où Kate se suicide dans sa baignoire, pour revenir aussitôt à la vie, inconsciente de son geste, et en lente décomposition.

Une utilisation de la figure du zombie en décomposition qui peut être interprétée de multiples manières (les ravages de la maladie sur le corps, sur le couple, sur la psyché, le refus de laisser le souvenir de son compagnon/sa compagne s'estomper, la culpabilité enfouie qui ressurgit, etc) et qui, comme d'habitude avec Monsterland, reçoit principalement un traitement dramatique, avec une structure en flashbacks qui revient en détails sur la vie du couple et ses épreuves, etc (d'ailleurs, on a encore droit à un "14 ans plus tard" pas vraiment convaincant, tant quasiment aucun effort n'est vraiment fait, visuellement, pour démarquer ces deux périodes).

Très bien interprété, comme toujours, même si cela reste clairement un épisode de cette anthologie, avec ce que ça comporte de métaphore, de fin ouverte, et d'horreur finalement assez peu horrifique.

- 1x06 - Palacios, Texas : Marin pécheur handicapé suite à un incident environnemental provoqué par une grande corporation, Sharko (Trieu Tran) est furieux de constater la pollution causée par le naufrage d'un pétrolier sur ses côtes. Mais lorsqu'il trouve sur la rive une sirène mazoutée (Adira Arjona), il la ramène chez lui et décide de prendre soin d'elle... quitte à tomber amoureux.

Vraiment pas convaincu par cette histoire de marin abimé par la vie et par les pollueurs (continuité avec l'épisode 04, et son pélican mazouté), et qui tombe sous le charme de la sirène sauvage qu'il a trouvée : c'est trop basique, classique, prévisible, ça ne dit pas grand chose sur la nature humaine (les thématiques et les métaphores de cet épisode sont largement sous-développées), et si l'élément fantastique est bien présent sur la durée, cela n'évite pas les clichés faciles (l'autre marin redneck violent, alcoolique, drogué, incestueux, etc).

Et puis une fin en suspens, à nouveau (même si là, c'est assez logique).

- 1x07 - Iron River, Michigan : Prise au piège d'une relation abusive avec Elena (Sarah Catherine Hook), sa meilleure amie privilégiée, Lauren (Kelly Marie Tran) profite de la disparition de celle-ci dans une forêt voisine, réputée hantée, pour se réinventer, laissant derrière elle sa mère alcoolique (Joy Osmanski) et remplaçant Elena dans le cœur et dans la vie de sa famille. Mais 10 ans plus tard, le jour de son mariage, Lauren est confrontée à son passé...

Un épisode qui m'a franchement déplu, non seulement à cause de sa structure en flashbacks qui fait durer artificiellement un suspense totalement creux et prévisible (on nous montre trois fois le même flashback, à chaque fois un peu différent) et pour ses 35 premières minutes guère plus passionnantes qu'un téléfilm Lifetime façon "jalouse, j'ai fait disparaître ma meilleure amie pour lui dérober sa vie", mais aussi et surtout pour son virage métaphorique final, très abrupt, qui tente de transformer cet épisode en conte de fées, tout en restant totalement prévisible et transparent.

Et puis il y a ces personnages, unanimement antipathiques ; ce saut temporel xxx années plus tard, un gimmick répétitif de la série ; ces thématiques évidentes ; cette interprétation inégale (Tran est très bien, Osmanski nettement moins, surtout sur la fin), ces "coupures pub" inutiles... non, décidément, je n'ai pas du tout apprécié.

- 1x08 - Newark, New Jersey : Plusieurs mois après que leur fille ait mystérieusement disparu, le couple formé par Brian (Mike Colter) et Amy (Adepero Oduye) bat de l'aile. Lui est dévoré par le chagrin, elle a une aventure extraconjugale... et autour d'eux, en ville, des anges privés d'ailes tombent du ciel, devenant la proie de criminels sans scrupules qui les exploitent pour leur sang aux propriétés psychotropes.

Plus intéressant, mais toujours aussi bourré de défauts, cette histoire d'un couple à la dérive, victime de regrets, de chagrins et de pulsions destructrices fonctionne nettement plus sur le front du drame dépressif (comme d'habitude depuis le début de la saison) que lorsqu'il s'essaie au fantastique et au surnaturel (les visions hallucinatoires sont quelconques, les mouvements de l'ange semblent parfois forcés - n'est pas Doug Jones qui veut).

Principalement parce que l'épisode fait le choix d'un grand final grotesque et improbable, avec un déluge de sang, et un couple qui se ressoude grâce à l'intervention d'un ange/extraterrestre bienveillant (snif, c'est beau, même si sur le fond, on n'est pas loin d'un film de Noël d'il y a 15 ans).

Un épisode qui ressemble franchement plus à un Outer Limits qu'à un chapitre d'une anthologie horrifique.

(et puis le caméo de Toni, la serveuse de l'épisode 01, semble un peu amené au forceps)

Bilan saisonnier :

Un bilan très mitigé pour cette anthologie qui n'a vraiment d'horrifique que le nom et la manière dont elle a été vendue. Ce qui n'est pas forcément un défaut, il faut bien l'avouer : l'objectif de ce programme était clairement de faire une anthologie montrant que le véritable monstre, c'est l'être humain, avec toutes ses failles, ses secrets et ses névroses.

Un objectif délibérément très artistique, très terre à terre, où l'horreur et le surnaturel sont souvent effleurés, au profit du mélodrame et de la misère de l'être humain. Je n'irai pas jusqu'à dire que c'est expérimental (ça manque de maîtrise pour cela), mais on sent une véritable volonté de proposer autre chose qu'une anthologie d'horreur basique, en associant métaphores récurrentes, interprétation solide et sujets inhabituels.

Malheureusement, le tout manque cruellement de subtilité ou d'originalité, même dans cette approche ; ce n'est pas aussi profond et pertinent que ça veut bien le penser, ça se répète beaucoup, et une fois que l'on a compris les mécanismes de cette anthologie, il devient difficile de rester passionné quand, épisode après épisode, les ressorts narratifs et thématiques se ressemblent, et tous les épisodes se terminent de manière abrupte et inachevée.

Ça plaira à certains, mais je ne peux pas dire que j'ai vraiment apprécié.

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2020 - Les Héritiers de la Nuit, saison 1 (2019)

Publié le 24 Octobre 2020 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Télévision, Fantastique, Horreur, Drame, Romance, Halloween, Oktorrorfest, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Aventure, Amazon, Norvège, Pays-Bas

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Cette année, en lieu et place de The Worst Witch (qui a apparemment décidé de changer son interprète principale par un tour de passe-passe scénaristique - ce qui m'offre une jolie porte de sortie pour quitter le programme), je me tourne vers une autre série fantastique jeunesse disponible sur les plateformes de VOD : les Héritiers de la Nuit, une coproduction néerlando-norvégienne adaptée d'un roman jeunesse, et dont la première saison compte 13 épisodes de 25 minutes.

Les Héritiers de la Nuit, saison 1 (Nattens Arvinger - 2019) :

Des 13 clans vampiriques ayant vaincu Dracula (Julian Bleach) et s'étant ensuite affrontés pour se partager ses pouvoirs, seule une poignée subsiste à ce jour. Menacés par les Masques Rouges, des chasseurs de vampires humains dont Calvina (Christina Chang) est la plus farouche combattante, les chefs de clan survivants décident de réunir leurs héritiers pour les initier aux secrets de leur race. Parmi ceux-ci, la jeune Alisa (Anastasia Martin), issue d'un clan inférieur, est secrètement en possession de l'Étincelle, une force qu'elle ne contrôle pas, et qui la lie directement à l'esprit de Dracula... un Dracula qui vient de se réveiller de son sommeil et crie vengeance.

Une série jeunesse dont je ne savais absolument rien avant de la commencer, et qui finalement, s'est avérée une bonne surprise, dans le genre.

Alors oui, d'office, évacuons les quelques points qui fâchent, à commencer par le plus visible : tout ça est fortement sous influence. Les principales étant clairement les Avengers (avec le grand méchant et les héros qui tentent de trouver au plus vite des pierres magiques conférant chacune un pouvoir différent à son porteur), mais aussi et surtout Harry Potter : l'héroïne qui possède le pouvoir "de l'amour" qui la rend unique, qui est porteuse d'un Horcrux de l'Étincelle - un morceau d'âme de Voldemort Dracula qui les lie par des visions partagées - et que personne ne croit lorsqu'elle tente d'avertir les adultes en charge de l'école surnaturelle où elle vit, avec sa meilleure amie rousse, son rival blond et nordique, etc...

Il faut être très clair : l'influence Potter est indubitable, et l'on sent que la production s'est bien inspirée de la franchise de JK Rowling pour concevoir ce projet... mais pourtant, cette influence ne gêne jamais, car rapidement, les codes de Potter sont cassés, et l'identité propre de la série parvient à s'établir.

Si le léger triangle amoureux entre Alisa, Lars (Ulrik William Græsli) et Nicu (Lance West), le fils de la chasseuse de vampires de service, n'est jamais totalement convaincant, ce n'est pas la faute des jeunes interprètes : Anastasia Martin est attachante, tout le monde joue plutôt juste (malgré les différentes nationalités et les lentilles de contact vampiriques peu confortables) et ce n'est que ponctuellement que l'on remarque un choix d'interprétation mal avisé ou forcé (la jeune Aisling Sharkey, notamment, est parfois trop enthousiaste).

Visuellement, à l'identique, le tout est plutôt efficace, que ce soit au niveau de la réalisation, de la direction artistique ou des effets spéciaux (la chauve-souris numérique est notamment impeccable, et son interprète humaine, Sallie Harmsen, parvient à donner à son personnage quelque chose de malsain et de bestial, très à propos) ; la série avance à un bon rythme, ne perd pas de temps à mettre en place ses éléments (ça aide d'avoir un roman sur lequel se baser), et dans l'ensemble, le tout fonctionne bien, avec des visions étranges, des rebondissements dynamiques, un contexte historique qui apporte une atmosphère particulière, et un Dracula plutôt menaçant (bien que la version Gary Oldman ne soit pas loin, par moments).

Plus intéressant, on sent que les scénaristes connaissent leurs classiques, et sont fans du genre vampirique. Ce qui permet au programme d'avoir un certain capital sympathie, et en retour, au spectateur de se montrer indulgent envers certaines facilités scénaristiques, çà et là, des facilités nécessaires pour faire avancer un tel récit pour adolescents dans le cadre des 13 épisodes impartis.

En somme, une série teen qui, sans être exceptionnelle et parfaite sous tous rapports, s'avère plutôt solide et intéressante, rappelant par certains aspects le Young Dracula de la BBC, en nettement moins léger, mais en tout aussi pertinent pour l'approche des thématiques liant l'adolescence au vampirisme.

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 45 - Relic (2020)

Publié le 23 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Review, USA, Australie

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Relic (2020) :

Lorsqu'Edna (Robyn Nevin) disparaît subitement de chez elle, sa fille Kay (Emily Mortimer) et sa petite-fille Sam (Bella Heathcote) rendent visite à la demeure familiale qu'elle occupe habituellement, aujourd'hui en piteux état. Là, elles réalisent bien vite que la sénilité s'empare peu à peu d'Edna... à moins que ce soit une force surnaturelle inexplicable.

Un film d'horreur produit par Jake Gyllenhaal et les frères Russo, premier film de sa réalisatrice, qui a reçu avec ce métrage un accueil critique particulièrement enthousiaste. Il faut dire que ce Relic fait partie de cette génération de métrages horrifiques "à sens", où le surnaturel est principalement utilisé comme une métaphore, ou comme les atours de ce qui s'avère un drame centré sur un problème bien réel, que ce soit une maladie, la folie, un enfant difficile, les violences conjugales, etc.

Le sujet de Relic est donc la sénilité et la maladie (Alzheimer, tout ça), et la moindre manifestation étrange peut être lue comme une métaphore (souvent assez évidente - la moisissure qui se retrouve tant sur les murs de la maison que sur le corps d'Edna, symbole de la maladie qui progresse et des souvenirs qui disparaissent ; les couloirs sans fin dans lesquels tout le monde se perd, parsemés de cartons d'objets en tous genres, représentatifs de l'esprit confus d'Edna ; Edna qui prend une apparence de plus en plus monstrueuse à mesure que la maladie progresse, et que ses proches la reconnaissent de moins en moins ; l'ultime scène, qui symbolise l'hérédité de la maladie, etc)... une métaphore probablement très pertinente pour qui a vécu un tel drame, mais une métaphore qui, sur la durée, n'est pas forcément totalement probante.

Il faut dire que l'essentiel du métrage (une bonne heure globalement très lente) consiste en quelques grincements et bruits sourds, ainsi que des plans sinistres sur la maison familiale... et guère plus. Certes, ça reste très bien interprété, et ça décolle dans la dernière ligne droite, mais toujours de cette manière métaphorique et symbolique qui, une fois assimilée par le spectateur, finit par être transparente.

Un film qui parlera probablement à certain(e)s, mais qui, sur la longueur, m'a globalement lassé, car un peu trop cousu de fil blanc, et pas forcément très glaçant.

3/6 

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 44 - Yummy (2019)

Publié le 23 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Belgique

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Yummy (2019) :

À leur arrivée dans la clinique d'Europe de l'Est où Alison (Maaike Neuville) a choisi de subir une réduction mammaire, la jeune femme belge et son mari Michael (Bart Hollanders) découvrent une installation miteuse qui n'inspire pas confiance. Et lorsque, par erreur, Michael libère de ses liens une femme au visage en décomposition, résultat d'expériences étranges, celle-ci commence à semer la terreur dans la clinique, alors qu'un virus zombie se propage de patient en patient...

Une comédie horrifique qui nous vient de Belgique (le film est à moitié en néerlandais et en anglais - avec quelques mots de français) et qui décide de jouer la carte de l'humour graveleux pour justifier l'existence d'un énième film de zombies de ce genre... ce qui ne fonctionne qu'à moitié.

Malgré de nombreuses critiques enthousiastes sur le web, je dois dire que j'ai trouvé le tout assez inégal, tapant trop souvent en dessous de la ceinture pour convaincre, jamais particulièrement drôle en dehors de son côté outrancier, et finalement assez creux.

En fait, c'est typiquement le genre de comédie de zombie sanglante et déconneuse, à prendre au second degré, qui fonctionne bien en festival, devant un public acquis à la cause et (parfois) imbibé... mais qui, une fois visionné en solo (et sobre), a tendance à perdre beaucoup de son énergie et de son côté amusant, victime d'un rythme bancal et d'éclairages fluo fatigants, façon Le Couvent de Mike Mendez (ou du Joel Schumacher, au choix).

Reste alors une illustration musicale décalée, ainsi que peut-être, une bestiole bizarre, plus pokemonesque qu'effrayante, et quelques scènes efficaces.

Mwébof.

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 43 - Amulet (2020)

Publié le 23 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Religion, Review, Romance, Thriller

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Amulet (2020) :

Ancien soldat en Europe de l'Est, Tomaz (Alec Secareanu) est désormais sans domicile, à Londres, lorsqu'une nonne (Imelda Staunton) lui propose de vivre chez Magda (Carla Juri), une femme solitaire qui s'occupe de sa mère malade, et dont la demeure a besoin de réparations. Rapidement, cependant, Tomaz découvre que quelque chose ne tourne pas rond chez la mère de Magda, enfermée à l'étage, et que la jeune femme lui est étrangement dévouée...

Premier film de sa réalisatrice, Amulet risque de diviser par ses choix artistiques, sa structure décousue (beaucoup de flashbacks/rêves renvoyant au passé militaire de Tomaz et à sa relation avec une réfugiée), et ses parti-pris souvent plus axés sur l'artistique et le mystique que sur la clarté narrative.

La bonne nouvelle, c'est que tout ça donne naissance à une atmosphère oppressante et glauque, assez malsaine, et dont les thématiques féminines/féministes, en filigrane, apportent de multiples degrés de lecture à cette œuvre unique.

La mauvaise nouvelle, c'est que le rythme très lent et contemplatif du tout, ainsi que sa volonté de brouiller (parfois inutilement) les pistes, risque de frustrer plus d'un spectateur. À l'identique, la relation étrange qui se noue entre Tomaz (traumatisé par un acte assez prévisible) et Magda (presque écrite et interprétée comme atteinte de trouble du développement, voire d'autisme) ne convainc pas forcément, tant cette dernière apparaît comme étrange et suspecte...

Cela dit, pour un premier film, c'est plus qu'honorable, et c'est par ailleurs très ambitieux dans sa description d'une spiritualité plus ancienne, d'une dualité bien/mal qui ne soit pas judéo-chrétienne, etc, ainsi que dans certaines idées visuelles surprenantes (les créatures sont plutôt réussies, je dois dire) et radicales.

Un film intéressant, mais paradoxalement assez frustrant et déplaisant à regarder.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 42 - Des Vampires dans le Bronx (2020)

Publié le 22 Octobre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Netflix, Oktorrorfest, Review, USA

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Des Vampires dans le Bronx (Vampires vs. The Bronx - 2020) :

Li'l Mayor, Luis et Bobby (Jaden Michael, Gregory Diaz IV, Gerald W. Jones III), trois adolescents du Bronx, s'inquiètent de voir leur quartier progressivement racheté par des caucasiens, qui ferment un à un les commerces du secteur. Et cette inquiétude ne fait que croître lorsqu'ils réalisent que ces blancs sont tous des vampires, qui cherchent un endroit où établir un nouveau nid...

Que se passe-t-il lorsque Netflix prend un peu de Attack the Block, y rajoute une bonne dose de Génération Perdue, et confie le tout à un réalisateur de sitcoms, de comédies plates et du SNL ?

On se retrouve avec un film familial très dérivatif et générique, manquant cruellement d'énergie et d'originalité, et dont le côté ultra-référentiel finit par ressembler à un cache-misère pour un script insipide au possible. Il y avait pourtant du potentiel dans un film de vampires "pour afro-américains" (comme il existe, aux USA, une industrie de comédies pour et par des afro-américains, de drames pour et par des afro-américains, etc) ; voire même, la métaphore blancs qui envahissent un quartier pour le gentrifier = vampires aurait pu donner quelque chose de pertinent et d'amusant.

Mais le film est tellement coincé entre ses coups de coude constants aux fans du genre (les noms des personnages, des entreprises, les références à Blade, etc) et son déroulement basique et mollasson au possible qu'il finit par lasser, malgré sa durée limitée.

L'écriture est trop faible, le trio de tête pas assez mémorable, les effets spéciaux trop basiques (les vampires qui ressemblent à ceux de Buffy, c'est bon, on a assez donné), la photographie trop sombre et terne, l'humour trop plat, etc, pour que ce Vampires vs. The Bronx ne laisse le moindre souvenir.

(surtout visionné ainsi, en fin d'Oktorrorfest, alors que j'ai revu les Lost Boys il n'y a pas si longtemps)

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 41 - Génération Perdue 3 : l'Origine du Mal (2010)

Publié le 22 Octobre 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, USA

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Génération Perdue 3 : l'Origine du Mal (Lost Boys : The Thirst - 2010) :

Lorsqu'Edgar Frog (Corey Feldman) reçoit la visite de Gwen Lieber (Tanit Phoenix), auteur de bit-lit à succès qui cherche son frère Peter (Felix Mosse), enlevé par des vampires menés par le DJ X, le chasseur de vampires n'est pas très enthousiaste à l'idée de remettre le couvert. Mais le besoin d'argent et la possibilité de mettre un terme à la menace vampire en éliminant leur alpha l'amènent à faire équipe avec Zoe (Casey B. Dolan), une amie libraire, et Lars (Stephen Van Niekerk), star de tv réalité accompagnée de son caméraman, pour tenter d'interrompre l'immense rave party au cours de laquelle X et ses sbires vont distribuer une drogue constituée de sang vampirique...

Une chose est sûre, on ne pourra pas reprocher à ce Génération Perdue 3 d'être, comme le deuxième volet, une resucée du premier film signé Schumacher : ici, pour cet épisode DTV conçu avec la collaboration de Feldman, on est plus dans de la chasse aux vampires décomplexée et rigolarde, avec un Feldman qui en fait trois tonnes (mais moins que dans le 2), des personnages secondaires mal foutus (et à l'interprétation parfois assez mauvaise - Tanit Phoenix est loin d'être convaincante), des rebondissements un peu cons, de l'action approximative (il faut voir Feldman tenter de se battre à l'épée), et une Californie tournée en Afrique du Sud.

Et pourtant, bien que ce métrage ne soit pas franchement bon, je dois dire qu'en comparaison de l'épisode précédent, qui se prenait affreusement au sérieux, ici, on s'amuse nettement plus, que ce soit en tant que spectateur, ou devant la caméra.

Si le script est gentiment bordélique, il garde toujours un certain recul sur lui-même, et Feldman est même, par moments, assez juste ! Comme en prime, on a droit à de la continuité qui tente de remplir les zones d'ombre de la franchise, et que le tout est principalement à destination des fans, je dois bien avouer que j'ai envie de faire preuve d'une certaine indulgence : j'ai trouvé le tout sympathique, pour peu qu'on entre dans le délire comic-book du métrage.

Ce n'est pas bon, mais c'est sympathique.

2.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 40 - The Room (2020)

Publié le 22 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Science-Fiction, Review, Thriller, USA, France

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The Room (2020) :

Lorsqu'ils s'installent dans leur nouvelle demeure, Matt (Kevin Janssens) et Kate (Olga Kurylenko), un jeune couple sans enfant, découvrent une pièce murée, reliée à un étrange générateur au sous-sol. une pièce qui, lorsque l'on y émet un souhait, voit celui-ci se réaliser. Mais impossible de quitter la maison avec le fruit de ces souhaits, qui se réduit aussitôt en poussière - pas vraiment un problème, jusqu'à ce que Kate demande un enfant à la pièce, et qu'elle reçoive le petit Shane en réponse...

Un long-métrage réalisé par un Français, Christian Volckman, déjà à l'œuvre sur Renaissance, et dont le postulat lorgne fortement sur la Twilight Zone (ou sur The Box de Richard Kelly, par exemple)... mais en nettement plus amateur, et avec une dernière ligne droite brouillonne en mode slasher.

Le problème, en fait, c'est que les deux personnages principaux sont rapidement agaçants, pour ne pas dire à baffer : non seulement leur couple se montre très rapidement impulsif et dysfonctionnel, avec des rapports étrangement abrasifs et des réactions peu naturelles (est-ce l'écriture ou l'interprétation inégales qui en sont responsables, mystère) mais dès qu'ils découvrent la pièce, ils abusent ouvertement de ses pouvoirs, demandant argent, alcool, fringues, tableaux de maîtres, drogue, et j'en passe, dans un montage de débauche gentiment racoleuse.

Et puis progressivement, alors que l'élément "bébé" arrive, les personnages continuent d'avoir des échanges artificiels, et des interactions forcées, uniquement là pour créer des rebondissements dramatiques. Plutôt que de dialoguer comme des êtres humains normaux, ils montent immédiatement sur leurs grands chevaux, se cachent des choses, etc, jusqu'à ce que le scénario se lâche totalement, en faisant passer Shane à l'âge adulte.

À partir de ce point, c'est le bordel, le film tente des délires à base de pièce dans la pièce dans la pièce (façon holodeck ou Matrice), il y a du viol incestueux de Kate par son fils, un double maléfique... et une fin attendue mais peu probante, fausse d'attachement aux personnages.

Bref, l'idée de départ était intéressante, mais sa mise en application est trop plate, et ses dialogues trop laborieux (au point de ressembler parfois à des dialogues écrits en français avant d'être traduits) pour convaincre.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 39 - The Lighthouse (2019)

Publié le 21 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Thriller, USA

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The Lighthouse (2019) :

À la fin du 19e siècle, deux gardiens de phare, Ephraim Winslow (Robert Pattinson) et Thomas Wake (Willem Dafoe), se retrouvent coincés sur leur lieu de travail par une forte tempête, et perdent toute notion du temps, de l'espace et de la santé mentale...

Deuxième film du réalisateur de The VVitch, et, sans surprise, je n'ai pas vraiment plus accroché à cette proposition qui ressemble plus à un projet purement artistique façon "tiens, si je racontais l'histoire de deux hommes sombrant dans la folie et l'alcool, en isolation, avec image au format 4/3 et en noir et blanc, vieux parler, et acteurs en huis-clos, le tout sur fond de sous-texte homo-érotique et de dissonance musicale", plus préoccupé par son style que par sa substance, qu'à un film d'horreur à proprement parler.

Du moins, c'est un peu l'impression que j'ai eue devant ce métrage : un film à l'écriture très ampoulée, mais dont le style et le projet artistique m'ont fréquemment sorti du récit. Oui, l'atmosphère est pesante et certaines séquences de tension ou de visions tentaculaires fonctionnent, mais dans l'absolu, le récit à la temporalité délibérément décousue, les scènes où les acteurs sont en roue libre, ou encore les accents et phrasés improbables des personnages qui frôlent parfois la parodie (malgré tous les efforts des deux acteurs) ont fait que j'ai trouvé le temps long... comme pour The VVItch.

Comme pour The VVItch, donc (et globalement pour les mêmes raisons), je n'ai pas adhéré à cette proposition artistique, tout en reconnaissant qu'elle est très travaillée.

?/6 (... comme pour The VVitch - et puis, honnêtement, le fait que j'aie déjà vu la même histoire, en un peu moins arty, dans le The Lighthouse anglais de 2016, n'a pas aidé)

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 38 - Génération Perdue 2 (2008)

Publié le 21 Octobre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Oktorrorfest, Review, Thriller, USA

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Génération Perdue 2 (Lost Boys : The Tribe - 2008) :

Lorsqu'ils s'installent à Luna Bay, Chris Emerson (Tad Hilgenbrink), ancien surfeur professionnel, et sa sœur Nicole (Autumn Reeser) ignorent qu'ils viennent d'arriver dans une bourgade où prospèrent les vampires. Chris intègre ainsi un groupe de surfeurs étranges, menés par Shane Powers (Angus Sutherland), mais quand Nicole est mordue par celui-ci et commence sa transformation, il ne reste plus qu'une solution : éliminer Shane. Et pour y parvenir, Chris ne peut compter que sur le fameux Edgar Frog (Corey Feldman)...

Que se passe-t-il lorsque l'on prend un script faisandé sur une tribu de surfeurs loup-garous (comme l'indique le titre Luna Bay et le nom du métrage) et que, faute de trouver preneur, on y change quelques noms, on transforme les garous en vampires, on y rajoute quelques clins d'œil méta (un saxophoniste bedonnant et torse nu, une VHS des Goonies, une chanson familière), et on décide de rattacher le tout à la franchise Génération Perdue ?

Une suite DTV bien miteuse, qui s'inscrit typiquement dans le genre "horreur des années 90 avec casting de jeunes premiers" avec près de vingt ans de retard, et se contente de décalquer les grandes lignes de l'original, en lui rajoutant cette fois-ci des vampires surfeurs bros idiots menés par Angus Sutherland (qui n'a ni le charisme ni le talent des autres membres de sa famille), de la nudité gratuite et répétitive, un Feldman qui cabotine toujours autant, un Hikgenbrik transparent au possible, et une Autumn Reeser compétente... mais écrite comme une valley girl superficielle, et bien trop âgée pour son personnage de 17 ans.

Bref, ce n'est pas bon du tout, et hormis le fanservice évident (notamment de la scène de mi-générique), ainsi qu'un caméo sanglant de Tom Savini en ouverture de métrage, il n'y a vraiment pas grand chose à se mettre sous la dent... sans mauvais jeu de mots.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 37 - Gretel et Hansel (2020)

Publié le 21 Octobre 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Halloween, Horreur, Review, Thriller, USA

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Gretel et Hansel (Gretel & Hansel - 2020) :

Chassés de leur domicile par leur mère, Gretel (Sophia Lillis) et son petit frère Hansel (Sammy Leakey) errent dans les bois, à la recherche d'un abri, lorsqu'ils découvrent la demeure de Holda (Alice Krige), une vieille femme étrange. Rapidement, il apparaît alors que Holda possède des pouvoirs mystérieux, et qu'elle est particulièrement intriguée par Gretel, qui semble avoir un potentiel occulte inexploré...

Premier long-métrage d'Oz Perkins à avoir droit à une sortie en salles, ce Gretel et Hansel semble être sa réponse au The VVitch de Robert Eggers : même ambiance pesante et mystique, même rythme lancinant, même recours à une reconstitution "historique", même vieux parler, mêmes thématiques et métaphores sous-tendant le récit... et mêmes partis-pris stylistiques très polarisants, qui en laisseront plus d'un à la porte du film.

Je ne peux pas dire que j'ai vraiment "aimé" ce film, même s'il est bourré de qualités au niveau graphique et visuel : son rythme est trop nonchalant et contemplatif pour vraiment me séduire - un souci que j'ai avec tous les films de Perkins, généralement très artistiques et réussis formellement, mais souffrant d'un côté maniéré et d'un rythme glacial.

Mais il se dégage néanmoins de cette relecture de Hansel et Gretel quelque chose de fascinant et d'envoûtant (gros travail de direction artistique), qui parvient à faire revivre, l'espace d'une centaine de minutes, le mélange d'ambiance lugubre et d'innocence enfantine des contes de Grimm. C'est peut-être plus accessible que ses films précédents, plus maîtrisé, aussi - mais ça reste un film de genre très stylisé, qui repoussera probablement plus de spectateurs qu'il ne saura en séduire.

4 - 0.25 pour la voix off un peu trop explicative = 3.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 36 - Antebellum (2020)

Publié le 20 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Histoire, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, USA

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Antebellum (2020) :

Eden (Janelle Monae) est une esclave, sur une plantation sudiste, en pleine Guerre Civile. Veronica (Janelle Monae), auteur activiste, défend la cause afro-américaine à notre époque, entre passages télévisés et tournée promotionnelle. Par un coup du sort, le destin de ces deux femmes ne va plus faire qu'un...

Un long-métrage chapeauté par les producteurs de Get Out, et qui surfe clairement sur la vague de popularité des films de Jordan Peele : au programme, un film de "dénonce", une charge afro-américaine contre les blancs racistes, un métrage sans la moindre subtilité, qui se cache (à peine) derrière un récit aux vagues atours fantastico-horrifiques.

Mais soyons francs : Antebellum n'est ni un film d'horreur (ou alors, Twelve Years a Slave et La Couleur Pourpre sont des films d'horreur), ni un film fantastique - c'est un métrage insipide, reposant sur le même twist qu'un certain film de Shyamalan, un twist d'ailleurs éventé dès la première minute du film, par une citation de Faulkner qui trahit le scénario de manière transparente.

SPOILERS

Oui, cet Antebellum n'est qu'une relecture du Village de Shyamalan, une relecture qui déstructure volontairement son récit pour brouiller (en vain) les pistes, commençant par 40 minutes de film d'esclavage brutal, où les protagonistes subissent les pires sévices (mais pas trop non plus, on n'est pas dans La Passion du Christ)... puis on passe au "présent", avec une grosse demi-heure de Veronica et ses copines qui font la fête (dont une Gabourey Sidibe insupportable), jusqu'à ce que le twist soit révélé (longtemps après que le spectateur, même le plus aveugle, ait compris les tenants et aboutissants du récit) : Eden est le nom d'esclave de Veronica, captive d'un parc de reconstitution historique moderne consacré à la Guerre Civile, où des afro-américains kidnappés sont réduits en esclavage et humiliés au quotidien par des LARPers racistes.

Rebondissement stupide et éventé, symbolisme et propos patauds, mise en images grandiloquente (à base de ralentis et de musique pompeuse), rythme bancal, interprétation particulièrement inégale (tout le monde a tendance à surjouer affreusement), personnages sous-développés... ce n'est vraiment pas bon.  

1/6 parce qu'il y a tout de même quelques belles images.

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 35 - La Baby-sitter 2 : Killer Queen (2020)

Publié le 20 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, USA, Netflix

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The Babysitter - Killer Queen (2020) :

Toujours hanté par le massacre qu'il a traversé deux ans plus tôt, Cole (Judah Lewis) se laisse convaincre par Melanie (Emily Alyn Lind), sa meilleure amie, d'accompagner le groupe d'amis de cette dernière pour faire la fête au bord d'un lac. Mais sur place, un nouveau groupe de cultistes se manifeste, et lorsque Allison (Bella Thorne), Max (Robbie Amell), Sonya (Hana Mae Lee) et John (Andrew Bachelor) ressurgissent à leur tour, Cole est replongé dans son cauchemar. Cette fois-ci, cependant, il peut compter sur l'aide de Phoebe (Jenna Ortega), nouvelle arrivante dans sa classe...

Le premier The Babysitter, signé McG, ne m'avait pas forcément convaincu : ressemblant souvent à un film de Joseph Kahn bourré d'effets de style et de coolitude un peu forcée, il m'avait semblé, dans l'ensemble, un peu trop creux pour son propre bien, avec une caractérisation aux traits un peu trop gros. C'était néanmoins regardable, notamment grâce à l'énergie du tout, à la distribution enthousiaste et au charisme de Samara Weaving.

Pour cette suite, on prend les mêmes (ou presque) et on recommence deux ans après. Tout le monde a grandi et vieilli, mais l'approche reste identique : même ton décomplexé plus que de mesure, même gags récurrents ("Pussy !", la piqûre), mêmes gimmicks de réalisation (l'arrière-plan au ralenti pendant une scène, les exclamations type WTF qui s'affichent à l'écran), même structure globale, mêmes morts sanglantes (voire même encore plus sanglantes que dans l'original, avec des seaux entiers d'hémoglobine jetés au visage des personnages), même tentative de rebondissement (supposément) imprévisible (SPOILER_________ ici, c'est Melanie qui est à la tête du groupe de cultistes), même romance...

C'est bien simple, si l'on excepte l'environnement global (le film troque le huis-clos de la maison de banlieue de Cole pour la nature lacustre, filmée de nuit - bof), on a presque l'impression de revoir le premier film, une impression encore amplifiée par l'absence quasi-totale de caractérisation des nouveaux cultistes, éclipsés par le retour des anciens.

Plus embêtant, en se passant du scénariste du premier film (remplacé par McG et trois sbires), le métrage écope d'un rythme anémique (les trente premières minutes sont molles, mais molles !) et devient clairement un film de quadras nostalgiques, étrangement daté, que ce soit par les références cinématographiques que les personnages utilisent, par l'illustration musicale du tout, par certains délires totalement aléatoires (le combat à la Street Fighter, la scène 80s dansante pour illustrer le baiser)...

Et puis l'absence de Samara Weaving fait beaucoup de mal au métrage : seule cultiste à ne pas être morte dans le premier film, elle n'apparaît ici que lors de micro-flashbacks insérés à la truelle, avec une ligne de dialogue, pour montrer comment les personnages de son groupe ont été recrutés. Ça ne sert à rien, ce n'est pas particulièrement drôle, et surtout, ça n'est clairement qu'un moyen, pour McG et compagnie, de garder Weaving à l'esprit des spectateurs, avant son grand retour dans les dernières minutes du métrage.

Un grand retour un peu forcé et artificiel, et surtout ultra-prévisible, comme toute la fin du film.

Cette Baby-sitter 2 est donc un métrage qui semble sans idées : un bigger louder dumber qui n'apporte rien à l'histoire du premier film et se contente de la singer, en pilotage automatique. Alors déjà que le premier opus était très moyen, là, on est un bon cran en dessous.

2/6 (dont 0.25 pour Jenna Ortega, sympathique et efficace)

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 34 - The Invisible Man (2020)

Publié le 20 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Review, Science-Fiction, Thriller, USA

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The Invisible Man (2020) :

Peu de temps s'être enfuie du domicile d'Adrian Griffin (Oliver Jackson-Cohen), son compagnon, un chercheur génial mais violent et manipulateur, Cecilia (Elisabeth Moss) apprend qu'Adrian s'est suicidé, et qu'elle hérite d'une partie de sa fortune. Mais bien vite, des événements incompréhensibles se produisent autour d'elle : Cecilia se persuade alors qu'Adrian a simulé sa mort et utilise le fruit de ses recherches sur l'invisibilité pour la harceler...

Une production Blumhouse confiée au réalisateur/scénariste de Upgrade, qui était ma foi plutôt sympathique : on retrouve ici sa patte derrière la caméra, avec des mouvements menaçants et dynamiques, une mise en scène maîtrisé, et des scènes "d'action" convaincantes.

À l'identique, la distribution est excellente, et le film est porté par Elizabeth Moss, qui parvient à rendre l'invisible inquiétant et stressant d'un regard et d'une simple expression.

Après, avec plus de deux heures au compteur (qui passent rapidement, cela dit), toutes les parties du film ne fonctionnent pas aussi bien les unes que les autres, parfois parce qu'elles paraissent un peu forcées (la scène du restaurant, la toute fin), parfois parce qu'elles sont téléphonées (la grossesse, le démasquage du tueur), et parfois parce que la production veut trop bien faire (les scènes d'action durant lesquelles le tueur massacre des cascadeurs à tour de bras, tel un Scott Adkins invisible).

Soit autant de petites scories et d'éléments frustrants qui empêchent le métrage d'être vraiment excellent, et de dépasser son pitch commercial de "l'Homme invisible pour l'ère post-#MeToo" avec son propos sur le contrôle, la masculinité toxique, etc (ce qui, d'ailleurs, vaut au film une conclusion qui peut agacer).

The Invisible Man reste cependant un métrage efficace et nerveux, ce qui, compte tenu des échecs préalables d'Universal avec ses monstres (Dracula, la Momie...), est une bonne surprise.

4/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 33 - Uncle Peckerhead (2020)

Publié le 19 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Musique, Oktorrorfest, Review, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Uncle Peckerhead (2020) :

Parce qu'ils ont besoin d'un van pour partir en tournée, Judy (Chet Siegel), Max (Jeff Riddle) et Mel (Ruby McCollister), les trois membres du groupe punk amateur Duh, acceptent l'offre de Peckerhead (David Littleton), qui leur propose de les accompagner sur la route. Mais dès leur premier concert, Judy découvre que Peck se transforme à minuit en une créature dévoreuse d'humains - mais une créature qui possède un van, veut bien les les emmener de concert en concert, et s'avère un compagnon de tournée plein de ressources, prêts à éliminer les obstacles se dressant sur le chemin du groupe : partagés entre dégoût, panique, besoin d'argent et désir de faire carrière, le trio ne sait plus à quel saint se vouer...

Une comédie horrifique aux accents punks pas désagréable, d'autant que le récit, dans son ensemble, est léger, déconneur, caricatural et ne se prend jamais au sérieux.

Entre son trio principal - Judy, ambitieuse et évoquant un peu la Linda Cardellini de Freaks & Geeks, Max, bête comme ses pieds, et Mel, cynique et désabusée façon imitation de Natasha Lyonne -, son "démon" coopératif, et ses divers antagonistes improbables, le film se regarde de manière plutôt sympathique, divertissant et offrant par la même occasion une variation sur le thème du "pacte avec le diable pour connaître le succès".

Il y a des déluges de sang (et d'autres choses), tout le monde est compétent, et si l'on pourra regretter quelques pertes de rythme au fil de ce road-trip, ainsi qu'une conclusion un peu abrupte, le tout reste plutôt agréable.

Un petit 4/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 32 - Fright Night (2011)

Publié le 19 Octobre 2020 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Fantastique, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Action, Thriller, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Fright Night (2011) :

Alors que des disparitions mystérieuses se multiplient dans le voisinage, Charley Brewster (Anton Yelchin) réalise que son nouveau voisin, Jerry (Colin Farrell), est un vampire. Bien décidé à protéger sa mère (Toni Collette) et sa petite-amie Amy (Imogen Poots), Charley se tourne alors vers Peter Vincent (David Tennant), superstar de la magie à Las Vegas, et réputé pour être un expert en surnaturel...

Amusant de (re)visionner ce remake juste après avoir revu les deux métrages originaux (chroniqués ici et ), tant cela permet de voir que le script de cette version 2011 - signé Marti Noxon, de Buffy - est, sur le papier, une relecture maîtrisée et intéressante du film de Tom Holland.

Une relecture qui tente de corriger les manques du métrage de 1985 - en ajoutant un peu de peps aux dialogues, en développant les personnages secondaires comme Amy, Evil Ed (Christopher Mintz-Plasse) et la mère de Charley, en supprimant les personnages inutiles (le sbire de Jerry), et en remettant au goût du jour celui de Peter Vincent (excellent Tennant, qui s'amuse vraiment).

Le problème, en fait, c'est que le produit fini n'est pas à la hauteur de ces ambitions. Ça ne commençait pas trop mal, pourtant, avec une relecture intéressante des personnages et des situations, mais rapidement, on a l'impression de coupes étranges dans le script (ou au montage), qui font que les situations évoluent de manière un peu précipitée ou artificielle.

Résultat : le rythme global du film n'est pas forcément bien plus probant que celui de l'original, et n'est pas aidé par une mise en image assez plate, tant visuellement qu'au niveau des effets spéciaux numériques.

Ce cruel manque de style visuel s'avère ainsi l'un des gros points faibles du métrage, un point faible encore plus souligné par les effets pensés pour la 3D, au rendu approximatif. Alors certes, le grand final a plus d'ampleur que dans l'original, mais ses monstres numériques finissent par desservir le film, et par le rendre affreusement générique.

Pas forcément bien pire que l'original, mais un peu en dessous tout de même, tant tous les points positifs de ce remake sont sabotés par des défauts absents du film de 1985 (d'ailleurs, Colin Farrell semble parfois un peu en pilotage automatique, ce qui n'aide pas).

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 31 - Lego Scooby-Doo : Mystère sur la plage ! (2017)

Publié le 19 Octobre 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Oktorrorfest, Review, USA, Lego

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Lego Scooby-Doo : Mystère sur la plage ! (LEGO Scooby-Doo! Blowout Beach Bash  - 2017) :

Accusés d'être rabat-joies, Fred et Velma décident d'emmener le Scooby Gang à Blowout Beach, pour s'y lâcher totalement, et devenir le Roi et la Reine de la grande fête de la ville. Mais sur place, ils trouvent un site déserté, et apprennent bien vite que les fantômes de deux pirates hantent les lieux...

Un Scooby-doo Lego qui m'a particulièrement frustré, à la fois par son environnement constamment ensoleillé, lumineux, coloré festif, que par son côté étrangement ringard. Sorti en 2017, ce Lego Scooby a donc été conçu un an/un an et demi plus tôt, ce qui nous amène en 2015-2016 ; et c'est précisément à cette période que Disney Channel, de son côté, a sorti Teen Beach 2, la suite de Teen Beach Party, comédie musicale adolescente dans la lignée de High School Musical.

Des succès d'audience rendant hommage aux films de plage des années 60 et qui, visiblement, ont incité les producteurs de ce Lego Scooby à faire de même. Résultat : ce Blowout Beach Bash a des séquences musicales, de la danse rétro façon 60s, des protagonistes au QI étrangement bas (y compris Fred et Velma, qui semblent avoir régressé au niveau adolescent des années 60 pendant le plus clair du film), des antagonistes caricaturaux (les deux enfants des hôteliers sont des clones de Sharpay et Ryan, de High School Musical), et une menace surnaturelle qui est tout simplement absente de la première demi-heure du métrage.

Coincé par son hommage à un cinéma dont aucun de ses jeunes spectateurs n'aura les codes, ce Blowout Beach Bash s'avère ainsi particulièrement insipide et générique, se trainant mollement tout au long de son récit, jusqu'à une (double) conclusion bien trop éventée pour son propre bien.

Alors, oui, visuellement et techniquement, c'est abouti, mais l'aspect créatif du film est son vrai point faible, à mon avis, et ce qui a fait que je me suis profondément ennuyé.

2/6

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2020 - Castlevania, saison 2 (2018) et 3 (2020)

Publié le 18 Octobre 2020 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Les bilans de Lurdo, Animation, Action, Aventure, Comédie, Fantastique, Halloween, Horreur, Netflix, Oktorrorfest, Romance, Religion, Télévision, USA, UK

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Contrairement à la majorité des critiques, je n'avais pas été forcément très convaincu par les débuts de Castlevania (critique ici), série d'animation Netflix dont la première saison de quatre épisodes à peine ressemblait à un prologue conçu dans la précipitation, mal rythmé et structuré, bavard et à l'esthétique qui ne m'avait pas séduit.

Depuis, deux saisons de la série ont été diffusées sur la plateforme de VOD, deux saisons qui ont reçu un accueil critique nettement plus tiède... ce qui n'augure pas forcément du meilleur pour mon visionnage.

Castlevania, saison 2 (2018) :

Alors que Trevor, Alucard et Sypha se préparent à affronter Dracula, ce dernier, désintéressé, supervise vaguement sa campagne de destruction de l'humanité, alors même que les manigances et les tensions se multiplient dans ses rangs entre ses lieutenants vampires (dont Carmilla) et ses fidèles assistants humains, Hector et Isaac...

Huit épisodes pour cette seconde année, des accents revus à la baisse (c'est flagrant pour le personnage de Sypha) et un bond qualitatif intéressant, qui m'a assez surpris. Plus que jamais, la saison 1 ressemble, à postériori, à une proof of concept, un brouillon inabouti, qu'il aurait mieux valu intégrer directement à cette saison 2.

Comme inspiration principale, cette saison 2 continue de s'appuyer sur Castlevania 3, piochant par la même occasion du côté de Castlevania : Curse of Darkness pour ses personnages secondaires. De quoi recourir fréquemment au fan-service, et développer en long, en large et en travers les motivations de chacun, dans un style qui n'est pas sans rappeler les machinations de Game of Thrones.

Malheureusement, cela impose à la série un rythme particulièrement mollasson, qui fait fréquemment du surplace - un peu à l'image de Dracula, qui ne bouge quasiment pas du trône dans lequel il se morfond toute la saison. C'est le problème principal du programme, jusqu'à présent : il peine à équilibrer la réflexion et l'action, et à tendance à condenser cette dernière sur de brèves séquences, probablement pour économiser de l'argent.

Résultat : cette saison 2 souffre d'une torpeur généralisée (à l'image de Dracula, à nouveau, qui est en dépression profonde) qui, si elle n'est pas inintéressante en soi, met du temps à démarrer, et se transforme subitement, le temps d'un épisode (l'avant-dernier), en débauche d'action ultra-rythmée et nerveuse (et là, opinion impopulaire : je n'ai pas du tout aimé la réorchestration de Bloody Tears lors de l'affrontement au château, une réorchestration synthétique, accélérée, bancale et forcée).

Un épisode qui culmine en un duel Alucard/Dracula plutôt violent et étrangement touchant, empreint d'une mélancolie globale assez caractéristique de la saison. Malheureusement, arrive ensuite un ultime épisode de conclusion façon fins à répétition du Retour du Roi, épisode qui apparaît étrangement forcé et haché, comme si Warren Ellis et la production n'avaient jamais compté sur une saison 3, et voulaient tout conclure de manière détaillée.

Tous comptes faits, pourtant, et à ma grande surprise, j'ai plutôt apprécié cette seconde saison (en comparaison de la première, surtout), même si elle est loin d'être exempte de défauts (le rythme, l'animation inégale, la musique). Je me demande tout de même à quoi va ressembler la saison 3, maintenant que l'intrigue principale est bouclée.  

Castlevania, saison 3 (2020) :

Tandis que, dans la bourgade de Lindenfeld, Trevor et Sypha enquêtent sur un mystérieux ordre de moines, avec l'aide de Saint Germain, Alucard prend sous son aile un duo de jeune chasseurs de vampires japonais. Isaac, lui, arpente le pays avec son armée, et Hector devient le jouet des "sœurs" de Carmilla...

Aïe. Alors là, tout l'inverse de la saison précédente : privée d'un véritable antagoniste, cette saison 3 tourne en rond pendant le plus clair de sa durée, soit 8 épisodes sur 10.

Du surplace à la Game of Thrones, qui multiplie les personnages secondaires inutiles, les machinations transparentes, les dialogues pseudo-profonds et les digressions superflues, pour produire un tout donnant l'illusion de quelque chose de réfléchi et de travaillé.

Alors qu'en réalité, on se demande plutôt si les scénaristes n'ont pas été pris au dépourvu par cette nouvelle année, concoctant précipitamment une sorte de saison de transition semi-brouillonne servant de remplissage après la fin de l'arc Castlevania 3.

Pourtant, il y a du bon dans cette saison : Saint Germain est intéressant, et les deux derniers épisodes (quand tout démarre vraiment) sont plutôt impressionnants (tout le budget animation semble avoir été mis de côté pour ce grand final)... mais honnêtement, je me suis royalement ennuyé pendant tout le reste de ces dix épisodes, ce qui est assez problématique.

Parfois cheesy au possible (Alucard et ses protégés qui gloussent ensemble dans l'herbe ; le montage alterné des scènes de sexe et de bataille, dans les deux derniers épisodes), parfois soporifique (les sœurs de Carmilla et leurs discussions), parfois cliché (l'écriture de la relation Trevor/Sypha ; Hector manipulé par Lenore), parfois maladroit (le flashback récapitulatif quand Trevor et Sypha explorent la maison du Juge et découvrent ses exactions - par ailleurs prévisibles au possible) et souffrant toujours ponctuellement des défauts habituels de la série (direction artistique et animation inégales, doublage parfois neurasthénique, rythme bancal, musique inexistante), je n'ai donc pas du tout accroché à cette cuvée 2020.

Tant pis.

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2020 - Bloodride, saison 1 (2020)

Publié le 17 Octobre 2020 par Lurdo dans Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Netflix, Oktorrorfest, Review, Thriller, Télévision, Norvège

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Bloodride, saison 1 (Blodtur, saison 1 - 2020) :

Une anthologie norvégienne distribuée par Netflix, en 6 épisodes de 25/30 minutes, uniquement liés par leur ton plein d'humour noir, qui n'est pas sans rappeler les Contes de la Crypte, et par leur séquence d'ouverture, qui voit un sinistre conducteur de bus, au volant de son véhicule, emmenant tous les protagonistes de l'anthologie vers un sort funeste et mystérieux.

01 - Ultimate Sacrifice : mère de famille citadine, Molly (Ine Marie Wilmann) supporte peu son installation à la campagne, dans un petit village étrange où tout le monde semble vraiment attaché à son animal domestique. Jusqu'à ce qu'elle découvre que ses nouveaux voisins sacrifient ces animaux en échange d'une bonne fortune : Molly décide alors de faire de même...

Pas désagréable, un épisode qui évoque vraiment les Contes de la Crypte, mais qui se finit de manière trop prévisible pour son propre bien.

02 - Three Sick Brothers : fraîchement sorti d'un séjour de trois ans en hôpital psychiatrique, Erik (Erlend Rødal Vikhagen) accompagne ses deux frères (Benjamin Helstad, Harald Rosenstrøm) jusqu'au chalet familial pour y faire la fête, mais en chemin, ils croisent une auto-stoppeuse (Mette Spjelkavik Enoksen)...

Une bête histoire de personnalités multiples pas forcément surprenante, parfois surjouée, et qui se paie un flashback récapitulatif qui prend un peu le spectateur pour un idiot.

03 - Bad Writer : Olivia (Dagny Backer Johnsen), riche et privilégiée, prend part à des cours de fiction donnés par un auteur à succès (Synnøve Macody Lund) ; rapidement, cependant, elle s'aperçoit, au contact d'un autre élève (Henrik Rafaelsen) que la réalité de son univers commence à vaciller...

Un épisode qui m'a laissé ambivalent, à jouer la carte du méta dans le méta dans le méta, mais qui a quelques moments amusants, et une fin plutôt efficace.

04 - Lab Rats : lorsqu'il découvre qu'un prototype révolutionnaire a disparu à l'occasion d'un dîner donné chez lui, Edmund Bråthen (Stig R. Amdam), patron intraitable d'une grande entreprise pharmaceutique, décide d'humilier et d'emprisonner tous les autres participants de la soirée (Anna Bache-Wiig, Pia Borgli, Kingsford Siayor, Trond Teigen, Isabel Beth Toming), dont sa femme, jusqu'à ce que le voleur se dénonce.

Un quasi huis-clos pas désagréable, qui a cependant le souci de traîner un peu en longueur, et de se finir de manière un peu trop plate.

05 - The Old School : une jeune institutrice (Ellen Bendu) arrive dans une école de campagne fraîchement rénovée, et réalise bien vite qu'un sombre drame s'est joué là, 40 ans plus tôt - un drame qui se manifeste aujourd'hui à elle sous forme surnaturelle...

Une histoire de fantômes trop classique pour son propre bien, et dont on voit venir la conclusion à vingt kilomètres - cela dit, c'est relativement bien mené,  interprété, et ce n'est pas forcément plus mauvais qu'un film Blumhouse lambda.

06 - The Elephant in the Room : lors d'une soirée costumée sur leur nouveau lieu de travail, Paul (Karl Vidar Lende) et Kristin (Rebekka Jynge) se rencontrent puis apprennent bien vite qu'une mort suspecte a eu lieu au sein de l'entreprise, et que leur hiérarchie a probablement enterré cette affaire...

Pas terrible, ce dernier épisode, qui ressemble un peu à un Inside n°9  moins inspiré, avec une chute que l'on voit venir là aussi dix minutes avant qu'elle n'apparaisse à l'écran. Dommage.

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Dans l'ensemble, une anthologie assez peu mémorable, qui ressemble presque plus à un long film anthologique de deux heures coupée en segments de 20 minutes, qu'à une série ayant une unité de ton ou une direction créative. Là, les épisodes n'ont pas vraiment de thématique bien établie, et s'il n'y a rien de vraiment mauvais là-dedans, chaque épisode peine à se montrer à la hauteur de l'ambiance du pré-générique, et de son bus spectral.

Peut-être est-ce cela qui manque à cette anthologie : un véritable septième épisode consacré au bus, et qui développerait plus cette atmosphère abyssale et sinistre.

Mais bon : encore une fois, Bloodride se regarde sans problème, l'approche nordique change un peu du tout venant anglo-saxon qui domine le genre de l'anthologie, mais ça ne restera pas franchement dans les mémoires.

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