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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo, un internaute passionné de séries tv et de cinéma, et qui cherchait un endroit où conserver ses avis (hautement?) éclairés...

Halloween Oktorrorfest 2016 - 19 - Pas un Bruit (2016)

Publié le 28 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Pas un Bruit (Hush) :

Maddi (Kate Siegel), une jeune femme sourde-muette, vit seule dans une maison en pleine forêt, où elle travaille à l'écriture de son prochain roman ; un soir, cependant, elle devient la cible d'un psychopathe masqué armé d'une arbalète, qui décide de s'occuper d'elle après avoir éliminé sa voisine et meilleure amie...

Moi qui ne suis pas trop fan du genre slasher, j'ai été agréablement surpris par celui-ci.

D'autant plus surpris, en fait, que même si j'ai de la sympathie pour le réalisateur Mike Flanagan depuis Absentia, son Oculus était déjà un peu plus mitigé et brouillon, et que les retours que j'avais eus de ce Hush étaient encore plus mitigés.

Mais en fin de compte, le tout fonctionne bien, reste assez tendu et prenant tout du long, et s'avère suffisamment brutal pour convaincre, d'autant que c'est globalement bien filmé et interprété (principalement par l'épouse du réalisateur).

Personnellement, j'aurais peut-être conservé un peu plus longtemps le masque sur le visage du tueur (car ce masque est franchement assez efficace, dans le genre), mais ce n'est que du pinaillage de ma part.

Un slasher qui ne révolutionnera pas le genre, mais qui est suffisamment bien mené pour emporter l'adhésion.

4/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 18 - Orgueil et Préjugés et Zombies (2015)

Publié le 27 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Orgueil et Préjugés et Zombies (Pride and Prejudice and Zombies) :

Dans un 19è siècle alternatif, une épidémie étrange et inexpliquée transforme les morts en zombies contagieux, et oblige toute la population à prendre les armes, et à apprendre à se battre. Ainsi, Elizabeth (Lily James), l'une des filles de la famille Bennet et une combattante fière et aguerrie, croise le chemin du ténébreux et arrogant Mr. Darcy (Sam Riley) : elle ne lui est pas insensible, mais son comportement l'horripile... jusqu'à ce que le duo soit embarqué côte à côte dans un combat sans merci contre l'armée des morts, qui menace de conquérir tout le pays...

À la base, le problème d'un pastiche tel que Pride & Prejudice & Zombies, c'est que le succès littéraire de l'oeuvre était principalement dû au caractère particulièrement passionné du fandom de Jane Austen, et à la mode des zombies, deux univers radicalement différents, mais qui partageaient un point commun : les fans d'Austen, comme ceux des zombies, sont prêts à acheter tout et n'importe quoi qui appartienne à leur domaine de prédilection.

La combinaison était donc irrésistible, avec les fans de Jane Austen qui achetaient le livre, puis le prêtaient à leurs compagnons ou à leurs amis masculins (avec le prétexte du "il y a des zombies"), ou vice-versa avec les fans de zombies, et leurs proches de sexe féminin, plus portées sur le côté "drame romantique en costume".

Malheureusement, au cinéma, tout n'est pas aussi simple, et le concept y souffre d'un problème très prévisible : si l'on n'est pas du tout familier de (et intéressé par) l'oeuvre de Jane Austen, on s'y ennuie cordialement. Car malgré un ton relativement léger, et l'insertion des zombies dans cet univers, force est d'avouer que c'est clairement le livre d'Austen qui se taille la part du lion.

Ce qui impose des handicaps certains au métrage : non seulement les zombies sont absolument anecdotiques (ils ne sont jamais menaçants, effrayants, ou dangereux, puisqu'ils se font tuer par paquets de douze par des héros nonchalants et surentraînés), mais en plus, le récit ne prend jamais la peine de développer ses personnages, comptant sur la familiarité du spectateur avec l'oeuvre originale pour combler les trous.

Résultat, hormis les deux ou trois personnages principaux (et les personnages ouvertement comiques, pour lesquels ce sont leurs interprètes - Sally Phillips et Matt Smith - qui font tout le travail), tous les autres protagonistes sont des personnages-fonctions totalement transparents (les soeurs Bennet, notamment, sont quasiment interchangeables) pas aidés par un casting peu inspiré, surtout du côté masculin (où c'est comme si tout le monde, de Darcy à sa nemesis, faisait un concours d'insipidité).

En résumé, on regarde le tout de manière très très passive, en attendant vaguement les attaques de zombies pour retrouver un semblant d'intérêt, et en soupirant devant les quelques bonnes idées gâchées par des rebondissements prévisibles, ou par un script qui préfère les laisser en friche et inexploitées.

Et pourtant... je n'ai pas détesté. La bande originale est honorable, c'est globalement bien joué, les effets sont généralement réussis, et hormis quelques moments un peu trop forcés et poseurs dans la mise en images, le tout reste assez fonctionnel et regardable.

Je suppose que c'est déjà bien, compte tenu du concept de base (et ce n'est ni pire, ni meilleur que Abraham Lincoln, Chasseur de Vampires, adapté du même auteur, Seth Grahame-Smith).

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 17 - Dummie la Momie 2 : Dummie et le Sphinx de Shakaba (2015)

Publié le 27 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Dummie la Momie 2 - Dummie et le Sphinx de Shakaba (Dummie de Mummie en de Sfinx Van Shakaba) :

Habitant toujours chez Gus (Julian Ras), Dummie (Yahya Gaier) la momie égyptienne comprend un jour qu'il ne grandira jamais, et connaît alors une crise existentielle qui l'amène à se remettre en question. Dummie décide alors de devenir célèbre, quoi qu'il en coûte, et choisit de participer à un concours de peinture. Parallèlement, Dummie, Gus et leurs proches découvrent l'existence d'une statuette antique contenant une huile aux pouvoirs merveilleux, capable de guérir toutes les blessures, et de rendre son apparence humaine à Dummie : ils partent alors à sa recherche, espérant la retrouver à temps pour que Dummie devienne humain avant de devenir célèbre...

Suite directe du précédent Dummie the Mummy, chroniqué ici, et qui était un film fantastique néerlandais pour enfants gentillet, sur la momie d'un jeune égyptien qui, revenu à la vie par magie, finissait par s'installer dans la ferme d'un petit garçon, et par aller à l'école avec lui.

L'année dernière, lorsque j'ai regardé le premier épisode, c'était pour me laver le cerveau après une suite de navets horrifiques, dans le cadre de l'Oktorrorfest 2015. Je fais donc de même cette année, même si, je dois bien l'avouer, nous sommes encore assez tôt dans cette saison 2016 (ce qui n'augure pas forcément du meilleur pour les semaines à venir...).

Malheureusement, comme souvent lorsqu'une suite est mise en production de manière précipitée, moins d'un an après le film original, le résultat n'est pas à la hauteur du premier épisode.

Ici, on a beau reprendre les mêmes et recommencer, on se retrouve devant un film pour enfants assez décousu, qui ressemble à une suite de mésaventures et d'épisodes mis bout à bout de manière un peu anarchique, sans avoir le charme scolaire ou musical du premier opus.

Assez dommage, je dois dire, puisque le premier film avait un capital sympathie certain (sans être pour autant un chez d'oeuvre, loin de là), alors qu'ici, c'est simplement quelconque (à l'image des rêves animés des protagonistes, laids, simplistes, et nettement en dessous des flashbacks animés du premier opus).

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 16 - Cabin Fever (2016)

Publié le 26 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Cabin Fever :

Une bande d'étudiants arrive dans un chalet en pleine forêt, sans savoir que la région est contaminée par un virus nécrosant qui va bientôt les décimer un à un...

Le premier Cabin Fever ne s'était fait remarquer, en 2002, que pour sa nature bancale, à moitié film d'horreur gore au concept fort, et à moitié comédie noire et absurde, avec bon nombre de scènes qui n'avaient pas grand sens. Le problème étant, à l'époque, que le film n'était paradoxalement pas assez drôle, pas assez absurde, pas assez gore et pas assez effrayant/tendu pour convaincre, quelle que soit la catégorie.

Néanmoins, la recette très particulière du métrage, et le sens très prononcé du buzz d'Eli Roth, avaient fait que le film avait connu son petit succès, visiblement suffisant pour lancer un remake quatorze ans plus tard.

Et là, on se demande vraiment "pourquoi ?", vu que ce remake est tourné à partir du même script, utilise bon nombre des mêmes angles de caméra et des mêmes scènes, et, pour faire simple, est une photocopie de l'original. Mais une photocopie délavée, avec une distribution encore plus insipide, un humour absurde encore moins présent, du gore à peine plus appuyé, une réalisation encore plus laborieuse, et un rythme encore plus médiocre.

C'est donc totalement redondant et superflu, et totalement dénué du moindre intérêt intrinsèque.

Quant à l'hommage à The Shining, en ouverture, il fait plus pitié qu'autre chose.

1/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 15 - Holidays (2016)

Publié le 26 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Holidays :

Anthologie d'horreur en huit segments, qui prennent tous place à une période festive de l'année, avec une musique d'ouverture rétro-Carpenterienne, et quelques visages familiers - entre autres, Seth Green, Clare Grant, la femme d'Eli Roth, le mec d'Epic Meal Time, et la fille de Kevin Smith, dont le papa réalise justement son segment.

# Valentine's Day (par Dennis Widmyer et Kevin Kölsch, réalisateurs de Starry Eyes)

Maxine (Madeleine Coghlan), une adolescente complexée et martyrisée, imagine que son professeur de natation (Rick Peters), malade du coeur, est amoureux d'elle, ce qui fait d'elle la risée de ses semblables. Lorsque le coach la prend en pitié et lui offre une carte de St Valentin, Maxine retrouve du courage, et décide alors de se venger de celles qui la tourmentent.

Un segment assez joliment filmé, avec des choix esthétiques affirmés qui sont assez intéressants. Le tout est un peu surjoué, cela dit, et la chute est beaucoup trop prévisible pour convaincre. 3/6

# St. Patrick's Day (par Gary Shore, réalisateur de Dracula Untold)

Désireuse d'avoir un enfant à tout prix, une institutrice (Ruth Bradley) attire l'attention de l'une de ses élèves (Isolt McCaffrey) qui, à l'approche de la Saint Patrick, use de sorcellerie pour exaucer le souhait de son enseignante. Mais celle-ci n'est pas forcément enceinte d'un petit bébé humain...

Un segment qui souffre particulièrement d'une forme aux effets de style ultra-nombreux (jump cuts, avances rapides, etc) qui finissent par donner une impression globale de décousu et de brouillon, voire même, sur la fin, de grand n'importe quoi kitchouille et risible. C'est dommage, parce que l'approche "rituels païens" à la Wicker Man avait du potentiel, et la scène de l'accouchement n'était pas désagréable (même si elle ne reposait que sur des effets de style, justement). À trop vouloir faire décalé et wtf, cependant, ça finit par être assez lassant et agaçant. 2/6 (nan, mais le serpent géant mi-CGI mi-caoutchouc, franchement...)

# Easter (par Nicholas McCarthy, réalisateur de The Pact, et de At The Devil's Door).

À la veille de Pâques, au moment de se coucher, une fillette s'interroge sur la signification de cette fête, et sur les rapports entre Jésus Christ, et le Lapin de Pâques.

Alors là, coup de coeur. C'est probablement le concept le plus simple du lot (une fillette surprend le Lapin de Pâques en pleine nuit, pendant sa tournée), mais ce Lapin-Jésus-Christ-Pinhead stigmatisé, qui pond des poussins par la paume de ses mains en sang, et fait de la fillette sa remplaçante, ce Lapin, donc, est une réussite, à la fois glauque, malsain, et fascinant. D'autant que le sort réservé à la fillette est intelligemment réservé à un jeu d'ombres d'autant plus efficace. Mon préféré de toute cette anthologie. 4.5/6

# Mother's Day (par Sarah Adina Smith, réalisatrice de... euh... pas grand chose)

Kate (Sophie Traub), une jeune femme ultra-fertile qui tombe enceinte après chaque rapport sexuel, même protégé, se rend chez un médecin pour subir un énième avortement, mais celle-ci la redirige dans le désert, au sein d'un culte féminin de fertilité, qui l'incite à mener sa grossesse à terme.

Absolument aucun intérêt que ce segment assez redondant avec St Patrick's Day, et qui consiste uniquement à des femmes pseudo-hippies qui dansent nues, se baignent ensemble, communient, et se disputent... franchement, il suffit de rajouter une ou deux célébrités, un ou deux groupes à la mode, et voilà, c'est Burning Man ou Coachella. 0/6

# Father's Day (par Anthony Scott Burns, un illustre inconnu)

Carol (Jocelyn Donahue), une enseignante, reçoit le jour de la Fête des Pères une boîte contenant un magnétophone et une cassette audio, sur laquelle la voix de son père décédé se fait entendre. Suivant les instructions de celle-ci, Carol part dans un jeu de piste étrange, pour retrouver son géniteur qu'elle croyait disparu.

Un segment très atmosphérique, sobre et formellement plutôt réussi, avec une très jolie montée en tension passant uniquement par le son... mais dont la résolution est malheureusement particulièrement éventée et prévisible, ce qui affaiblit considérablement le tout. Dommage. 3.5/6

# Halloween (par Kevin Smith, qu'on ne présente plus)

Un groupe de cam-girls (dont Harley Quinn Smith) vit et travaille sous la coupe de Ian (Harley Morenstein), un manager violent, agressif et qui les exploite sans broncher. Le soir d'Halloween, cependant, elles décident de se venger.

Pas de surprise, on est devant du Kevin Smith, c'est très bavard, ça commence dans une superette, c'est gentiment vulgaire et graveleux... et c'est aussitôt totalement raté.

Pas forcément à cause de l'interprétation (Harley Quinn Smith n'est pas exceptionnelle, mais ça passe ; Morenstein surprend car il est excellent), mais plutôt à cause du concept en lui-même : les filles se vengent en assommant Ian, en le mettant en slip devant une webcam, avec un vibromasseur dans le fondement (fondement scellé avec de la super-glue, et vibromasseur branché, via une rallonge, sur une batterie de voiture et une télécommande), et elles l'obligent - via le chat de la web-cam - à se castrer en direct avec un couteau, ou à subir des vibrations insupportables dans l'arrière-train.

Soit. On voit là tout le niveau de ce segment, mais à la limite, pourquoi pas... sauf que tout ce segment s'effondre à partir du moment où l'on réalise qu'avec un couteau en main, Ian n'a qu'à couper la rallonge du vibromasseur pour mettre un terme à toute cette histoire. *soupir* 0/6

# Christmas (par Scott Stewart, réalisateur de Dark Skies, de Priest et de Legion)

Bien décidé à offrir un casque de réalité virtuelle révolutionnaire à son fils pour Noël, Pete Gunderson (Seth Green) est prêt à tout pour l'obtenir, même à l'arracher aux mains d'un homme agonisant. Mais rapidement, ce casque s'avère peser lourd sur la conscience de Pete, et lorsqu'il le met, ses instincts les plus sombres se révèlent à lui. Jusqu'à ce que sa femme Sara mette à son tour le casque...

Un petit segment très anecdotique et plat, qui manque cruellement de punch, et avec une fin que l'on voit venir à vingt kilomètres. Pas très drôle, pas très sanglant, pas très effrayant, pas très stylisé, vraiment très médiocre. 1.5/6

# New Year's Eve (par Adam Egypt Mortimer, réalisateur de Some Kind of Hate)

Lors du Nouvel An, un tueur en série (Andrew Bowen) habitué à massacrer toutes ses ex-compagnes, rencontre une nouvelle victime potentielle (Lorenza Izzo) grâce à un site de rencontres, et finit la nuit chez elle. Mais elle s'avère plus surprenante que prévu...

Un segment à l'interprétation assez juste, mais visuellement très quelconque, et qui ne va nulle part. L'espace d'un instant, on se dit que l'on assiste peut-être à un Mr et Mrs Smith en mode serial-killer, et qu'ils vont finir en sang, mais heureux ensemble... et non, c'est juste trente secondes d'affrontement entre psychopathes, avant une fin de segment précipitée et sans intérêt. Bof. 2/6

Alors voilà. Encore une nouvelle saison de l'horreur, encore une nouvelle anthologie horrifique, encore une nouvelle déception, avec ce Holidays qui échoue quasi-systématiquement dans son entreprise, Easter excepté. Vraiment décevant, tout ça...

2/6

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