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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1071 : SEMAINE HELLBOY - Hellboy II : Les Légions d'Or Maudites (2008)

Publié le 26 Septembre 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Review, Romance, Thriller

L'Halloween Oktorrorfest 2019 est presque là sur le blog des Téléphages Anonymes, et pour se mettre en douceur dans une ambiance sinistre et fantastique, rien de tel qu'une semaine consacrée au plus célèbre des démons chasseurs de monstres : ce bon vieux Hellboy... ​​

Hellboy II - Les Légions d'Or Maudites (Hellboy II : The Golden Army - 2008) :

Alors que sa relation avec Liz (Selma Blair) se complique, Hellboy (Ron Perlman) et Abe (Doug Jones) sont confrontés aux ambitions du Prince Nuada (Luke Goss), héritier du royaume de faerie, bien décidé à réveiller les Légions d'Or, et à détruire l'humanité. Mais les agents du BPRD peuvent compter sur Nuala, la soeur jumelle de Nuada, et sur Johann Krauss, leur nouveau supérieur, pour lui mettre des bâtons dans les roues...

Une suite là encore signée Guillermo Del Toro, qui corrige quelques-uns des points faibles du premier opus - budget plus confortable, personnages et univers ne nécessitant plus de présentation "à la MIB", un Agent Myers dont l'absence est expliquée d'une vague ligne de dialogue, flammes de Liz redevenues rouges - en amplifiant encore certains de ses points forts, comme sa direction artistique somptueuse.

À nouveau, Hellboy II est un vrai régal visuel : c'est chatoyant, chargé, inventif, le bestiaire est excentrique et omniprésent, les créatures étranges se succèdent... quitte à parfois frôler un peu l'overdose. C'est probablement là le vrai problème du film : tout juste sorti du Labyrinthe de Pan et de ses Oscars, GDT a visiblement eu carte blanche pour faire ce qu'il voulait, et ça se sent.

Del Toro met ainsi l'accent sur l'humour et la romance, deux orientations qui ne plairont pas à tout le monde, notamment parce que GDT n'est pas forcément le réalisateur et le scénariste le plus subtil à ce niveau : plus que jamais, la relation Liz/Hellboy est cruciale au déroulement du scénario, pour le meilleur (la scène de l'oracle fonctionne bien) et pour le pire (certains moments vraiment immatures et puérils, et les thématiques sur la paternité sont un peu maladroites) ; la relation de Abe et de la princesse Nuala est plus réussie, mais reste assez basique ; et l'accent est mis sur le slapstick à la Bud Spencer, les bruitages façon cartoon (à un ou deux moments vraiment WTF), et les répliques plus ou moins drôles (Seth MacFarlane se charge de la voix de Johann Krauss, et ça fonctionne donc plus ou moins bien).

Sans oublier Danny Elfman, qui remplace Marco Beltrami à la musique, et produit une bande-originale totalement insipide et générique, en pilotage automatique.

Hellboy II alterne ainsi le chaud et le froid. Plus décontracté et à l'aise, GDT se fait souvent plaisir, avec une créature somptueuse, une scène d'action mémorable, ou des décors superbes, mais cela se fait parfois au détriment de la cohérence/fluidité narrative (l'arrivée en Irlande, et son gobelin sous-développé) ; l'interprétation est inégale, notamment du côté des femmes ; les quelques bribes de morceaux pop-rock donnent l'impression d'avoir été rajoutés au dernier moment par un cadre du studio pour vendre des compilations ; Hellboy reste égal à lui-même, mais passe le plus clair de son temps en t-shirt moulant, ce qui lui donne une silhouette étrangement fluette (surtout en comparaison de sa carrure massive lorsqu'il porte son trench-coat) ; la post-synchronisation des créatures est parfois moyenne...

Et pourtant, malgré tout ces défauts, et malgré le fait que ce Hellboy II soit clairement à 80% du GDT, et à 20% du Mike Mignola, le film reste divertissant et sympathique, notamment pour ses visuels superbes.

Malheureusement, plus de dix ans après leur sortie en salles, je m'aperçois que j'apprécie nettement moins les Hellboy de GDT qu'à l'époque. Probablement que les innombrables adaptations de comic-books sorties depuis lors ont remis un peu ces deux métrages en perspective, tout comme l'ont fait les longs-métrages de Del Toro sortis en salles (et souvent applaudis plus que de mesure).

Hellboy II reste agréable à suivre, mais je me demande si je ne préfère pas le premier.

3.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1070 : SEMAINE HELLBOY - Hellboy : De Sang et de Fer (2007) & The Troll Witch (2018)

Publié le 25 Septembre 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Critiques éclair, Cinéma, Fantastique, Horreur, Review, Science-Fiction

L'Halloween Oktorrorfest 2019 est presque là sur le blog des Téléphages Anonymes, et pour se mettre en douceur dans une ambiance sinistre et fantastique, rien de tel qu'une semaine consacrée au plus célèbre des démons chasseurs de monstres : ce bon vieux Hellboy... ​​

Hellboy : De Sang et de Fer (Hellboy Animated : Blood & Iron - 2007) :

De nos jours, alors que Hellboy, Liz, Abe et les agents du BPRD passent une nuit dans un manoir hanté, Broom (lui aussi présent) se remémore un combat sanglant qu'il avait mené, en 1934, contre la Comtesse Ondrushko, une vampire...

On continue avec la même équipe, et dans la droite lignée des deux productions précédentes, pour ici quelque chose de plus agréable à regarder, car très gothique, mais aussi très inspiré, à certains moments, du style Mignola (ombres très prononcées, couleurs unies, etc).

Cela élève un peu cette histoire de maison hantée somme toute assez classique, et pas très bien structurée (les flashbacks sur Broom vs la Comtesse semblent parfois placés un peu n'importe comment dans le récit, sans queue ni tête) : c'est dommage que l'écriture ne soit pas plus assurée, car le tout reste très agréable à regarder, et le duel final entre Hellboy et la déesse Hécate est plutôt réussi.

On a même droit à une séance de torture d'Abe aux mains des harpies d'Hécate, ce qui reste assez surprenant dans une production animée de ce type.

Une chose est sûre : même si ça n'atteint pas forcément des sommets, j'ai tout de même préféré ce Blood & Iron au premier Hellboy Animated.

3.5/6

Hellboy - The Troll Witch (2018) :

Hellboy se rend en Norvège, pour s'entretenir avec une sorcière qui détient les secrets de toute une série de meurtres sanglants...

Court-métrage d'animation 2D, produit par des fans de manière tout à fait professionnelle, visible sur YouTube, et qui ne dépasse pas les quelques minutes dans son adaptation du récit de Mignola.

À nouveau, difficile de critiquer un tel projet, surtout à la durée si limitée, mais dans l'ensemble, c'est très stylisé, et plutôt maîtrisé, même si le doublage est plutôt inégal (surtout Hellboy, en fait, qui fait toujours un choc lorsque l'on est habitué à entendre Ron Perlman).

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Un film, un jour (ou presque) #1069 : SEMAINE HELLBOY - Hellboy : Le Sabre des Tempêtes (2006) & Les Chaussures de Fer (2007)

Publié le 24 Septembre 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Review, Science-Fiction

L'Halloween Oktorrorfest 2019 est presque là sur le blog des Téléphages Anonymes, et pour se mettre en douceur dans une ambiance sinistre et fantastique, rien de tel qu'une semaine consacrée au plus célèbre des démons chasseurs de monstres : ce bon vieux Hellboy... ​​

Hellboy : Le Sabre des Tempêtes (Hellboy Animated : Sword of Storms - 2006) :

Lorsqu'un universitaire est possédé par deux démons, Foudre et Tonnerre, autrefois enfermés dans un katana de légende, Hellboy (Ron Perlman) et Kate Corrigan (Peri Gilpin) partent pour le Japon afin de mener l'enquête. Rapidement, cependant, Hellboy est séparé de ses collègues du BPRD, et se retrouve, armé du katana, dans une dimension surnaturelle où les mythes du Soleil Levant prennent vie...

Long-métrage d'animation d'un peu plus de 70 minutes, chapeauté par Guillermo Del Toro et Mike Mignola, et qui reprend la même distribution que le premier film de GTD (Ron Perlman, Selma Blair, John Hurt, Doug Jones), sous la direction de Tad Stones, vétéran de l'animation notamment responsable de la série Darkwing Duck.

Dans l'absolu, c'est très loin d'être désagréable, malgré une animation un peu inégale : le doublage est très bon (je préfère même Selma Blair ici que devant la caméra de GDT), la direction artistique plutôt agréable (loin du travail de Mignola, et rappelant ponctuellement le dessin animé Jackie Chan Adventures), et dans l'ensemble, c'est somme toute assez bien produit.

Après, pour être totalement franc, je n'ai pas été vraiment passionné par ce film. Non seulement parce que l'univers japonais, ses légendes, tout ça, ça n'a jamais vraiment été ma tasse de thé (sans mauvais jeu de mots), mais en plus, il faut bien avouer que la structure du métrage est assez peu satisfaisante : les mésaventures de Hellboy dans l'au-delà sont trop épisodiques pour vraiment fonctionner (et les ennemis de Hellboy sont étrangement un peu trop pathétiques pour être des antagonistes totalement convaincants), et la sous-intrigue de Liz et d'Abe est tout simplement peu intéressante (malgré un développement intéressant de leur relation).

Un bilan mitigé positif, donc, mais tout de même une jolie version animée des aventures de Big Red.

3.25/6

Hellboy : Les Chaussures de Fer (Hellboy Animated : The Iron Shoes - 2007) :

Hellboy s'approche d'une tour en ruines, occupée par un esprit malfaisant porteur de chaussures en fer...

Très court-métrage de moins de deux minutes, consistant principalement en une scène d'action rapide, et c'est tout.

Pas grand chose à en dire, donc, et difficile d'y mettre une note.

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Un film, un jour (ou presque) #1068 : SEMAINE HELLBOY - Hellboy (2004)

Publié le 23 Septembre 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Horreur, Review, Romance, Science-Fiction

L'Halloween Oktorrorfest 2019 est presque là sur le blog des Téléphages Anonymes, et pour se mettre en douceur dans une ambiance sinistre et fantastique, rien de tel qu'une semaine consacrée au plus célèbre des démons chasseurs de monstres : ce bon vieux Hellboy... ​​

Hellboy :

À la fin de la Seconde Guerre Mondiale, désespérés, les Nazis - menés par Raspoutine (Karel Roden) et son homme de main Kroenen (Ladislav Beran) - tentent d'ouvrir un portail vers un autre monde, pour en faire venir des créatures de cauchemar. Interrompus par les alliés, ils ne peuvent cependant invoquer qu'un bébé démoniaque, qui deviendra Hellboy (Ron Perlman), et finira par grandir au sein du BPRD, un bureau de défense contre les menaces paranormales. Là, aux côtés d'Abe Sapien (Doug Jones), et de Liz Sherman (Selma Blair), tous deux dotés de pouvoirs étranges, et sous la supervision de son père d'adoption (John Hurt), Hellboy protège l'Amérique contre le Mal... jusqu'à ce que Raspoutine refasse surface et menace à nouveau la Terre.

Amusant comme le temps peut altérer notre perception d'un film : je n'avais pas vu Hellboy depuis une petite dizaine d'années, et j'en gardais le souvenir d'un métrage dynamique, excentrique et très réussi, mêlant super-héroïsme et horreur lovecraftienne, et où l'on retrouvait les obsessions habituelles de Guillermo Del Toro pour les rouages, les horloges, etc.

Et en fait, ce n'est que partiellement vrai, puisque je dois bien dire que Hellboy a un peu vieilli, et ne s'est pas forcément amélioré avec le temps.

Les bons points indubitables, tout d'abord : la direction artistique, comme toujours excellente chez Del Toro. Les créatures sont superbes, les maquillages convaincants, les décors somptueux, etc, etc, etc. Ron Perlman fait ainsi un très bon Hellboy, et Abe Sapien est formidable.

La musique, ensuite : le score de Marco Beltrami est excellent, ses thèmes mémorables (le thème de Broom est à pleurer lors de son enterrement), et tout au plus pourra-t-on regretter qu'ils ne soient pas totalement exploités à leur juste valeur ; le thème héroïque d'Hellboy, que l'on devine par bribes durant le film, et qui explose durant le générique de fin, aurait ainsi mérité d'être plus mis en avant.

Et le tout est clairement inventif, ludique, et agréable à suivre, là n'est pas la question. Le problème du film, en réalité, c'est qu'il est plein de petits défauts insignifiants, mais qui s'accumulent pour tirer le résultat final vers le bas.

À commencer par les effets spéciaux, qui trahissent fréquemment le budget limité du film : les sauts, tous câblés, sont affreusement artificiels ; la main droite de Hellboy est soit trop rigide et factice lorsqu'elle est animatronique, soit mal finalisée lorsqu'elle est numérique ; idem pour Samael, qui selon les plans alterne créature en CGI ultra-mobile, et homme en costume aux déplacements patauds ; etc... Les effets du film restent tout à fait honorables (surtout vu le budget), mais ponctuellement, on tombe sur une scène qui coince, et qui ne convainc pas.

Ajoutez à cela un rythme un peu bancal (les 2h15 de la version longue sortie directement chez nous n'aident pas vraiment), une post-synchronisation assez inégale (encore un problème de budget, ou bien de direction d'acteurs ?), une résolution précipitée manquant un peu d'ampleur, et surtout une approche du monde de Hellboy qui peut frustrer.

Guillermo choisit en effet d'approcher le monde du BRPD au travers des yeux d'un débutant, qui arrive au Bureau et découvre ses excentricités. Problème : Men In Black est passé par là, et se rappelle fréquemment au spectateur, mais en plus, le débutant en question a le charisme d'un poulpe mort, et n'est guère intéressant (il est sous-développé, comme le sont les méchants du film, d'ailleurs).

Ce débutant, Myers, n'est en fait là que pour servir dans un pseudo-triangle amoureux assez quelconque, avec Liz et Hellboy... malheureusement, Del Toro a toujours été un peu maladroit dans son écriture des relations/émotions humaines et sentimentales : il fait de son Hellboy un amoureux transi un peu niais, un adolescent attardé jaloux, bref, un personnage souvent plus comique qu'héroïque.

Et comme en face, on a une Selma Blair qui ne m'a jamais vraiment convaincu au cinéma, notamment en love interest, tout ça se combine pour donner lieu à une sous-intrigue amoureuse pas très probante, qui a eu nettement plus de mal à passer durant ce visionnage qu'à l'époque.

Malgré tout, et compte tenu du fait que ce Hellboy était un projet qui tenait cher au cœur de GDT, tourné avec moins de 70M de $ (une broutille !), le résultat est tout à fait honorable et divertissant. Ce n'est pas le classique instantané que l'on pouvait couvrir de louanges à l'époque, mais c'est un métrage d'aventure solide et amusant, qui a le mérite de donner vie à un héros atypique, et de le faire affronter des créatures toujours plus étranges.

C'est généreux, et c'est toujours ça de pris.

3.75 + 0.25 pour la musique = 4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1067 : Late Night (2019)

Publié le 20 Septembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Amazon, Télévision

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus... ​​

Late Night (2019) :

En perte de vitesse, Katherine Newbury (Emma Thompson), seule femme présentatrice de talk-show à la télévision américaine, est menacée d'être remplacée par un jeune comique à la mode. Accusée d'être froide et de détester les femmes, Newbury décide d'engager alors Molly (Mindy Kaling), une fan ouvrière sans la moindre expérience comique, mais qui remplit tous les quotas. Et contre toute attente, Molly va transformer la manière dont Newbury voit le monde...

Un long-métrage Amazon Studios écrit et interprété par Mindy Kaling, et particulièrement apprécié par les critiques américains en ces temps de #MeToo et de wokeness... malheureusement, je n'ai pas du tout aimé.

Probablement parce que l'intrigue, derrière ses oripeaux engagés et féministes, est tout simplement un Le Diable s'habille en Prada dans le monde de la tv et des talk-show... mais un Prada aux personnages principaux insipides et antipathiques. Nebury est froide, hostile, méprisante et élitiste. Écrite ainsi par Kaling, et dotée d'un humour générique, on peine à croire qu'elle est l'une des animatrices de talk-show les plus connues aux USA, et son arc de rédemption est forcé ; Molly est incompétente, donneuse de leçons, bizarrement irrésistible aux yeux des hommes (comme d'habitude, Mindy Kaling s'écrit un personnage au cou duquel les hommes caucasiens se jettent - malgré son physique "bricolé"), et dotée d'un sens de l'indignation et de sa valeur personnelle très "millenial".

D'autant plus problématique que le film n'est pas particulièrement drôle, y compris lors des extraits du talk show.

C'est assez paradoxal, en fait : sur le fond, on sent que Mindy Kaling veut prouver que la comédie peut surgir de toutes les classes de la société, que la discrimination positive et la diversité sont bénéfiques, que le machisme et le sexisme ne mènent à rien... sauf que le résultat final est contre-productif : oui, les apparences sont sauves, le talk show renoue théoriquement avec le succès grâce à Molly, et le film s'amuse du cliché du white savior, mais dans les faits, le postulat de départ est ultra-forcé, et surtout, Molly n'est pas drôle, ses vannes sont éventées, ses idées sont plates, et sa présence, sur un plan professionnel, est une aberration.

Le personnage de Molly, finalement, sert presque de magical negro, qui arrive dans un monde de blancs, et leur permet de s'ouvrir, d'évoluer et de changer de par sa sagesse de millenial woke.

En se moquant d'un cliché et en voulant dénoncer les travers d'une société masculine et sexiste (toute la sous-intrigue du slut-shaming = un bon gros soupir), Kaling ne fait en fait qu'exploiter un autre cliché, tout aussi éventé et épuisé, et aux ficelles tout aussi grosses. En voulant défendre le processus de discrimination positive, elle en vient presque à en montrer les failles, en privilégiant la forme au fond, l'apparence de la diversité à sa pertinence réelle... et ce n'était très clairement pas le but de l'opération.

Bref : un film donneur de leçons, pas aussi drôle ou pertinent qu'il pense l'être, et avec un personnage principal pas du tout attachant. Dommage, car la distribution secondaire est sympathique.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1066 : Le Choc des Générations (2013)

Publié le 19 Septembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Sport

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Le Choc des Générations (Parental Guidance - 2013) :

Alors qu'ils n'ont pas l'habitude de voir leurs petits-enfants très souvent, Artie (Billy Crystal), annonceur de baseball au chomage, et son épouse Diane (Bette Midler) sont invités par leur fille Alice (Marisa Tomei) à garder ses trois enfants, le temps d'un voyage professionnel du père de famille (Tom Everett Scott). Mais il y a un gouffre en l'éducation hyper-protectrice et politiquement correct de la nouvelle génération, et celle, plus décontractée, d'Artie et de Diane...

Une comédie familiale ultra-balisée et feel-good, à l'écriture et à l'interprétation volontairement assez caricaturales, et au propos gentiment basique et rétrograde sur "c'était mieux avant, et ces nouvelles générations sont vraiment trop protégées et choyées".

Vraiment pas grand chose à se mettre sous la dent au niveau du fond, donc, d'autant que le film manque sérieusement de punch ou de mordant durant la majeure partie de son récit.

L'émotion émerge un peu sur la toute fin, mais ça reste assez attendu et faible... cela dit, si le film parvient à avoir la moyenne, c'est sur la base de sa distribution, très sympathique, et bien entendu, compétente. Les enfants, notamment (Bailee Madison en tête), sont naturels et crédibles, et cela joue beaucoup dans le capital sympathie du film.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1065 : Les Faussaires de Manhattan (2018)

Publié le 18 Septembre 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review

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Les Faussaires de Manhattan (Can You Ever Forgive Me ?) :

Lee Israel (Melissa McCarthy), une biographe réputée, se trouve au point mort au début des années 90. Pour gagner un peu d'argent, elle entreprend alors de vendre de fausses lettres privées appartenant à des auteurs célèbres, lettres qu'elle fabrique elle-même dans son appartement new-yorkais...

Une comédie dramatique biographique racontant l'histoire vraie de cette biographe misanthrope et antipathique, interprétée ici par une Melissa McCarthy excellente (comme toujours dès qu'il s'agit pour elle de partir dans le drame et dans l'émotion).

Richard E. Grant est lui aussi très bon, cela dit, et dans l'ensemble, c'est bien mené, mais on peut tout de même se demander si un film était bien nécessaire pour raconter une telle histoire pouvant se résumer en quelques mots.

De plus, je dois bien avouer que l'illustration musicale façon free jazz m'a assez déplu, et que la réalisation est parfois trop peu subtile (le moment avec les médicaments du chat, largement télégraphié par la caméra en plan serré).

Bref, ça se regarde, sans plus.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1064 : Egg (2018)

Publié le 17 Septembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review

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Egg :

Autrefois étudiantes en art, Karen (Christina Hendricks) et Tina (Alysia Reiner) ont désormais des vies très différentes : la première est enceinte, et mène une vie financièrement très confortable avec son époux sarcastique (David Alan Basche), tandis que la seconde, artiste engagée et militante, vit dans un quartier peu fréquentable, avec Wayne (Gbenga Akinnagbe). Lorsqu'elles se retrouvent, cependant, et que Kiki (Anna Camp), la jeune femme qui sert de mère de substitution à Tina et Wayne, se joint à eux, ce sont deux visions de la vie, de l'amour, de la société et de la maternité qui s'affrontent, pour le meilleur et surtout pour le pire...

Une comédie dramatique et satirique indépendante qui tient énormément de la pièce de théâtre filmée, et qui est servie par des acteurs impeccables, lesquels campent cependant des personnages assez antipathiques et hypocrites, et ce sur tous les plans.

Alors certes, je ne pense pas vraiment être le public visé par ce genre de film intimiste et très théâtral, un peu nombriliste, où les personnages échangent des grandes tirades sur la société, ses normes, la féminité, le mariage, etc, mais je reconnais cependant que tant l'interprétation que l'humour, qui reste heureusement présent, font passer la pilule sans trop de problèmes.

3/6 (ça parlera probablement plus aux amateurs de ce type de cinéma et de pièces de théâtre)

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Un film, un jour (ou presque) #1063 : Drunk Parents (2019)

Publié le 16 Septembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review

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Drunk Parents :

Bourgeois ruinés, Frank et Nancy (Alex Baldwin et Salma Hayek) ont toujours caché la vérité sur leur situation à leur fille, mais maintenant que celle-ci est à l'université, rien ne va plus pour le couple. Sur le point d'être expulsé, le duo tente alors l'impossible pour se renflouer, quitte à errer du mauvais côté de la loi...

Je vais faire simple : écrite et réalisée par un membre de la bande d'Adam Sandler ayant réalisé Super Blonde et Joe la Crasse 2, et co-écrit les deux Copains pour toujours, cette comédie indépendante est une bouse, tout simplement.

Totalement décousue (à croire qu'il n'y avait pas de script), sans rythme, constamment surjouée et hystérique (notamment Salma Hayek, particulièrement mauvaise), avec des personnages détestables, bref, il n'y a absolument rien à sauver de ce film, et j'ai eu énormément de mal à arriver au bout de ses 96 minutes.

1/6 pour les quelques visages familiers, comme Manganiello et Gaffigan (amusant en voisin sex offender).

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Un film, un jour (ou presque) #1062 : Lego DC Batman - Family Matters (2019)

Publié le 13 Septembre 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, DC, Lego

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Lego DC Batman - Family Matters (2019) :

Alors que Batman songe à se débarrasser de Wayne Enterprises pour se concentrer sur sa vie de justicier, il reçoit une invitation mystérieuse, de la part d'un inconnu. Bien vite, Batgirl, Robin, Nightwing et Batwoman reçoivent des invitations similaires, et la Bat-famille découvre que le maléfique Red Hood, expéditeur de ces invitations, est à leurs trousses...

Une relecture pas très motivante de l'arc Red Hood, à la sauce Lego, et étrangement sérieuse et premier degré en comparaison des autres films Lego DC.

Il faut probablement y voir là le résultat d'un changement de scénariste, Jeremy Adams étant ici en solo pour la première fois : le résultat, c'est que le film n'est tout simplement pas très intéressant, déroulant un arc scénaristique cousu de fil blanc (et un peu surexposé) à un rythme basique, avec un Bruce Wayne/Batman un peu out-of-character, et un ton global suffisamment différent des précédents films pour que cela paraisse troublant.

Sans oublier la sous-intrigue sur Billy Batson, intégrée au forceps et clairement uniquement là pour le côté synergie d'entreprise avec la division live-action de Warner : un peu comme ces nombreuses références aux master-builders et à la buildology (parfois envahissantes, et renvoyant directement aux deux films La Grande Aventure Lego), c'est maladroit, pas franchement utile, et on se dit que les grands patrons de la Warner ont dû intervenir à un moment ou à un autre pour insister sur de tels ajouts.

Et pour ne rien arranger, d'un point de vue scénaristique, la dernière partie du métrage ne fonctionne pas vraiment : une fois le mystère Red Hood résolu, le film bascule sur un "Bat-famille vs Omac" assez sous-développé et générique, qui ne convainc pas vraiment.

Attention : ce n'est pas pour autant désastreux ou indigne de la marque Lego DC... c'est très compétent, techniquement parlant (malgré une bande originale insipide), mais je n'ai pas vraiment accroché au tout.

Un petit 3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1061 : Fuck You All - The Uwe Boll Story (2018)

Publié le 12 Septembre 2019 par Lurdo dans Biographie, Critiques éclair, Documentaire, Review, Cinéma

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Fuck You All - The Uwe Boll Story (2018) :

Documentaire de 97 minutes revenant sur la carrière d'Uwe Boll, qui arrive exactement alors que la carrière de Boll est au plus bas (le bonhomme est "à la retraite"), pour tenter de dépeindre le réalisateur allemand comme un électron libre, un artiste iconoclaste refusant toute convention, un anarchiste méprisant le système, etc, etc, etc.

Ce qui a du mal à passer lorsque l'on connaît un peu les sommes faramineuses que l'homme a engrangées en pondant à la chaîne des adaptations miteuses de jeux vidéo, pour pas cher, en bénéficiant de subventions de l'état allemand, et en créant le buzz autour de sa personne.

Le documentaire se partage ainsi entre interviews avec Boll (effectuées à différentes périodes de sa carrière) et avec ses défenseurs (collègues et acteurs qui sont tous fans du bonhomme) et détracteurs, même si ces derniers finissent par admettre une certaine admiration pour le bonhomme et son œuvre.

Il en ressort l'image d'un homme sympathique et sans filtre, un bon père de famille incapable de contrôler son impulsivité, et surtout, un passionné de cinéma capable de parler des heures des qualités et des défauts des films des autres, mais (de l'aveu même de l'un de ses collaborateurs de longue date) totalement incapable d'appliquer ces connaissances à son propre travail.

Le vrai problème, si l'on en croit tous les intervenants, c'est que si Uwe est un excellent producteur et bateleur, capable de réunir de l'argent sur une promesse ou sur son bagout, il est un piètre réalisateur, car le côté technique du métier ne l'intéresse guère.

D'où d'innombrables tournages sans script, sans préparation, sans intérêt de sa part, uniquement là pour engranger un maximum d'argent avec des films qui créent le bad buzz. D'autant que Boll, particulièrement caractériel et contradicteur, n'est ni plus ni moins qu'un gros troll, qui avait bien compris que plus on parlait de lui, plus ses films étaient vus, et plus il gagnait de l'argent (même si sa réputation était démolie au passage).

Et il n'est guère surprenant de constater qu'au moment même où ces subventions ont disparu, où le monde du DTV a perdu en vitesse au profit de la VOD, Boll a totalement disparu des écrans radars, pour se recycler en restaurateur à Vancouver.

Malgré cela, tous les intervenants du film l'apprécient : ses amis acteurs, parfois poussés à bout, ne lui en veulent pas ; ses critiques le regardent d'un œil amusé ; ses collègues font une liste exhaustive de tous ses défauts... mais ils ne regrettent aucun de leurs films tournés ensemble.

Sans être vraiment une entreprise de réhabilitation du personnage Uwe Boll (car c'est ce qu'il est devenu au fil des ans : un personnage en représentation constante), le documentaire semble tenter de nuancer le portrait au vitriol qui a souvent été fait de Boll.

Sans y parvenir totalement, car Uwe reste un provocateur puéril et pseudo-rebelle, qui a tout fait pour attirer l'attention, avec un sens de la révolte et de l'humour digne d'un gamin en pleine crise d'adolescence. Impossible d'oublier cela quand certains des compères de Boll parlent de lui comme d'un visionnaire, ou nous ressortent la bonne vieille excuse de "tous les critiques n'ont pas de légitimité tant qu'ils n'ont pas eux-mêmes tourné de film".

Cela dit, au moins, les proches et amis de Boll semblent tous d'accord : si Uwe a pris sa retraite dans la restauration, ce n'est clairement pas définitif, et il reviendra au cinéma le jour où il aura trouvé un moyen de refaire de l'argent.

On a hâte. Ou pas.

3.75/6 (malgré son côté très orienté, c'est agréable à suivre)

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Un film, un jour (ou presque) #1060 : Terra Formars (2016)

Publié le 11 Septembre 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Japon

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Terra Formars (2016) :

Au 21è siècle, les Terriens décident de coloniser Mars, en terraformant la planète rouge à l'aide de lichens et de cafards supposés faciliter la propagation de la végétation. Mais 500 ans plus tard, les cafards ont évolué en humanoïdes puissants et dangereux, et la mission Bugs 2, composée d'une quinzaine de personnes choisies pour leur statut d'outsiders, est envoyée sur place par le machiavélique Honda (Shun Oguri) pour éradiquer la menace. Pour ce faire, leur ADN est mélangé à de l'ADN d'insecte, ce qui leur donne accès, après injection d'un catalyseur, à des pouvoirs incroyables...

Réalisé par Takashi Miike, et adapté du manga (et de l'anime) du même nom, Terra Formars est un film... hmm... typiquement "manga japonais".

Personnages caricaturaux aux looks/coupes de cheveux improbables et aux backgrounds torturés, histoire capillotractée aux retournements de situations évidents, transformations de sentai, combats épiques et violents, méchants flamboyants et surjoués, récit à la structure laborieuse en flashbacks, musique métal se voulant badass, mélange bancal des genres, idées déjantées pas très bien exploitées, effets spéciaux très inégaux... disons que tout ça se regarde d'un œil amusé, mais que c'est dans l'ensemble plutôt approximatif, assez mal rythmé, et souvent gentiment décousu et fauché.

Ce qui n'aide vraiment pas à prendre le tout au sérieux, ou à adhérer au postulat de ses cafards-humanoïdes pratiquant les arts martiaux et se battant contre des rebuts de la société dopés aux gênes d'insectes...

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1059 : Half Magic (2018)

Publié le 10 Septembre 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Cinéma, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Half Magic :

Apprentie-scénariste frustrée, Honey (Heather Graham) fréquente Peter Brock (Chris D'Elia), une superstar de films d'action misogyne et arrogante. Eva (Angela Kinsey), elle, regrette son ex-mari (Thomas Lennon), qui l'a quittée pour une étudiante, la laissant criblée de doutes quant à son pouvoir de séduction. Candy (Stephanie Beatriz), enfin, très portée sur la spiritualité et le mysticisme, doit faire face à un compagnon refusant formellement de s'engager. À l'occasion d'une réunion d'émancipation féminine, ces trois femmes mécontentes de leur vie et des hommes vont se rencontrer, sympathiser, et décider de se prendre en main, pour changer radicalement le cours de leur existence...

Une comédie s'affichant comme ouvertement féministe et engagée, écrite, réalisée et interprétée par Heather Graham, qui semble clairement décidée à s'amuser tout en faisant passer un message pro-sexualité et affirmation de soi.

Il en va de même pour Angela Kinsey et Stephanie Beatriz, qui en profitent pour sortir de leurs rôles habituels (Beatriz est méconnaissable pour qui est habitué à son rôle de Brooklyn 99, et Kinsey, exubérante, se met figurativement et littéralement à nu).

Après, cette comédie gentiment décomplexée et légère ne décolle jamais vraiment, paraissant assez superficielle et décousue, comme tout premier film maladroit et très inabouti.

Ça a donc tendance à s'éparpiller, les personnages secondaires sont un peu sous-développés (cela dit, même avec tout le développement du monde, Chris D'Elia ne sera jamais crédible en action star), mais les quelques caméos sont sympathiques (Johnny Knoxville :p ), et le tout a de bonnes intentions.

Un petit effort de rythme et de structure, un peu plus de subtilité et on aurait peut-être atteint la moyenne.

Un tout petit 2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1058 : Les Sextuplés (2019)

Publié le 9 Septembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Les Sextuplés (Sextuplets - 2019) :

Sur le point de devenir papa, Alan (Marlon Wayans) décide d'entamer des recherches sur ses origines, et découvre qu'il est l'un de six sextuplés, tous plus différents les uns que les autres : Dawn, Russell, Ethan, Baby Pete, et Jaspar...

Après Naked et 50 Nuances de Black, Marlon Wayans décide de faire son Eddie Murphy pour Netflix, et d'interpréter les sept membres d'une même famille, comme autant de personnages de sketch sous-développés, et assez basiques.

D'autant que le script assez laborieux semble avoir subi des coupes franches à un moment ou à un autre : certains personnages ont droit à un temps de présence très développé, tandis que d'autres déboulent dans le récit, vaguement présentés d'une phrase, et traités comme si les autres personnages les connaissaient déjà.

Ajoutez à cela une réalisation parfois assez laide, avec certains choix de cadrages peu probants, un humour globalement aux abonnés absents, et un rythme défaillant (on sent qu'ils se sont contentés de laisser Wayans improviser et faire son numéro devant les caméras), et voilà, une comédie Netflix insipide, sans le moindre moment mémorable, dans laquelle Molly Shannon et Michael Ian Black cachetonnent, et qui ne vaut, à la limite, que pour le personnage de la sœur délinquante de Wayans, parfois amusante, et visuellement assez réussie.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1057 : Stan et Ollie (2018)

Publié le 6 Septembre 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, BBC, UK, USA, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Stan et Ollie (2018) :

Plus d'une décennie après leur âge d'or, Laurel (Steve Coogan) et Hardy (John C. Reilly) tentent de renouer avec le succès en faisant la tournée des salles de spectacle de Grande-Bretagne. Mais malgré le soutien de leurs épouses (Shirley Henderson, Nina Arianda), les vieux démons enfouis refont bien vite surface, et les conséquences d'une carrière vécue à 200 à l'heure finissent par peser lourd sur la santé de Hardy, et sur la relation des deux hommes...

Un biopic touchant et mélancolique relatant la fin de carrière de Laurel et Hardy, interprétés avec maestria par un Steve Coogan et un John C. Reilly impériaux (surtout Reilly), qui prouvent une fois de plus que les acteurs comiques font aussi de grands acteurs dramatiques.

Malgré une structure assez convenue, et une main un peu lourde sur les gros violons mélodramatiques, notamment lors de la prestation finale, les deux acteurs - ainsi que leurs deux pendants féminins, Shirley Henderson et Nina Arianda, aussi drôles que leurs "maris" - parviennent à maintenir l'intérêt, aidés par un film qui a la bonne idée de ne pas pousser jusqu'aux deux heures, et par des maquillages impeccables.

En résumé, un joli métrage sur une période méconnue du cinéma et de la carrière des deux hommes.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1056 : Back To School (2018)

Publié le 5 Septembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Back To School (Night School - 2018) :

Vendeur au bagout imparable, Teddy Walker (Kevin Hart) est un jour contraint de prendre des cours du soir, et d'obtenir son GED, s'il veut pouvoir décrocher un nouveau poste. Là, sous la direction de l'autoritaire Carrie (Tiffany Haddish), Teddy étudie aux côtés de plusieurs adultes excentriques (Rob Riggle, Romany Malco, Al Madrigal, Mary Lynn Rajskub, Anne Winters, Fat Joe), dans un établissement dirigé par Stewart (Taran Killam), ancien rival de Teddy...

Une comédie américaine produite et interprétée par Kevin Hart, qui fait ici son numéro habituel, avec face à lui une Tiffany Haddich (nouvelle chouchoute du cinéma comique afro-américain) qui lui rend la pareille. Et d'ailleurs, la joute verbale entre ces deux comédiens, sur laquelle le film est plus ou moins vendu, promettait de faire des étincelles... si elle avait vraiment eu lieu.

Le problème étant que, sur son pitch de sitcom (Night School, c'est Community sur près de deux heures), ce métrage ne construit rien d'autre qu'une suite de sous-intrigues pas très concluantes, dans lesquelles la distribution, pourtant excellente, enchaîne des péripéties assez basiques, et s'avère victime d'une post-synchro assez approximative, et d'un récit sans réelle énergie.

Haddich a bien quelques moments verbaux plus énergiques, mais dans l'ensemble, elle est réduite à un rôle très premier degré et sérieux d'enseignante, et progressivement, le film s'essoufle, perdant en intérêt et en rythme à mesure qu'il s'approche de sa conclusion.

Bref, ça a beau avoir cartonné outre-atlantique sur la base de ses deux stars, ça ne vole pas haut, et on finit par s'ennuyer sur la fin.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1055 : Fast & Furious - Hobbs & Shaw (2019)

Publié le 4 Septembre 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Fast & Furious - Hobbs & Shaw (2019) :

Lorsqu'un dangereux virus est dérobé par Hattie Shaw (Vanessa Kirby), la soeur du mercenaire Deckard Shaw (Jason Statham), ce dernier est mandaté par le gouvernement pour la retrouver avant qu'il ne soit trop tard. Pour l'aider, Hobbs (Dwayne Johnson), un ancien rival avec lequel il doit collaborer, afin d'éviter que le maléfique Brixton (Idris Elba), ancien espion aux capacités cybernétiques surhumaines, ne mette ses plans à exécution et ne libère le virus sur Terre...

Fast & Furious 8 s'était avéré, à mes yeux, la goutte faisant déborder le vase de la franchise F&F, avec un trop plein de "famille", de cascades improbables défiant les lois de la physique, d'effets numériques ratés, et de Baboulinet se faisant dévorer par le charisme de Statham et de The Rock.

Ici, sans Vin Diesel et tous les seconds rôles de la franchise, avec le réalisateur de Deadpool 2 aux commandes, et avec une optique "buddy movie déconneur" plus assumée, il y avait de quoi espérer quelque chose de plus amusant, de plus bourrin, et de moins fatigant.

Malheureusement, si le film est spectaculaire, façon "concours de b*tes" amusant, avec un trio principal efficace et un antagoniste charismatique... le métrage reste bien trop long et boursouflé.

C'est bien simple : on a constamment l'impression de regarder une version longue/édition spéciale du film sortie en dvd, avec toutes les scènes coupées réintégrées dans le film en dépit de leur inutilité, redondance ou durée abusive (tous les moments de Ryan Reynolds, tout ce qui tourne autour de Kevin Hart, le passage chez les voleuses russes...).

Résultat : le film a facilement une bonne demi-heure de trop, une demi-heure qui alourdit clairement le tout, et qui affaiblit d'autant certains passages (à la plausibilité physique ou narrative déjà assez limitée).

Dommage, car il y avait là de quoi donner un film sympathique d'une centaine de minutes : mais au format 2h15, ça tire à la ligne, et ça devient épuisant.

Cela dit, j'ai tout de même préféré à F&F 8, et ça reste divertissant.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1054 : At The Heart of Gold (2019)

Publié le 3 Septembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Documentaire, Critiques éclair, Biographie, Drame, Review, Sport, Télévision, HBO

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At The Heart of Gold - Inside The USA Gymnastics Scandal (2019) :

Documentaire indépendant, diffusé en mai dernier sur HBO, et qui revient sur l'affaire Larry Nassar, osthéopathe de l'équipe olympique américaine de gymnastique, un homme sympathique, maladroit, heureux en mariage, respecté par ses pairs et ses collègues... et qui pendant des années, a abusé sexuellement de centaines de jeunes athlètes sous le prétexte de les examiner "en profondeur".

Une enquête assez pesante à suivre, d'autant plus qu'elle est appuyée d'innombrables témoignages de jeunes filles et femmes ayant souffert aux mains du médecin, y compris en présence de leurs parents qui ne se doutaient de rien.

On y découvre de jeunes femmes traumatisées, souffrant même parfois d'un semblant de syndrome de Stockholm (au sein de cette discipline assez stricte et tyrannique, Nassar était leur seul ami, leur seul confident, et certaines victimes ont encore du mal à admettre qu'elles ont été victimes d'un prédateur sexuel), et l'on ne peut s'empêcher de penser à Happy Valley, autre documentaire sur un cas similaire (mais dans le milieu du football américain universitaire).

Dans les deux cas, on retrouve en effet un milieu gangréné de l'intérieur, un univers clos, où l'on préfère fermer les yeux sur les agissements de tel ou tel individu tant que celui-ci assure des résultats sportifs, ou la gloire de l'organisation concernée.

Et le moment le plus fort du documentaire est probablement ce procès, durant lequel, victime après victime, les jeunes femmes passent à la barre pour témoigner et apostropher directement Nassar ; puis c'est le tour d'un père de victime, qui tente de bondir à la gorge de l'accusé, et n'est retenu que de justesse par des forces de l'ordre pourtant compatissantes...

Sans oublier la juge, impitoyable, qui le condamne à 170 ans de prison sur la base d'une lettre que Nassar lui a adressée en cours de procès, et dans laquelle il clamait bien fort être la vraie victime de ce procès, mécompris pour ses thérapies révolutionnaires, et cible d'un complot #metoo.

Un vrai moment de tension, qui reste en mémoire au terme de ce métrage édifiant, mais peut-être un peu trop long pour son propre bien.  

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1053 : Le Parc des Merveilles (2019)

Publié le 2 Septembre 2019 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Nickelodeon

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Le Parc des Merveilles (Wonder Park - 2019) :

Débordante d'imagination et très proche de sa mère (Jennifer Garner), avec qui elle a créé le Parc des Merveilles, un parc d'attractions imaginaire dirigé par des animaux magiques, June (Brianna Denski) perd toute créativité et toute envie le jour au sa mère tombe malade, et doit quitter le domicile familial. La fillette finit par fuguer, mais au beau milieu des bois, elle tombe sur son Parc, laissé à l'abandon, et menacé par les ténèbres. Avec l'aide des animaux du Parc (Ken Hudson Campbell, Kenan Thompson, Ken Jeong, Mila Kunis, John Oliver, Norbert Leo Butz), June va alors devoir sauver l'établissement de la destruction complète...

Un long-métrage d'animation Nickelodeon qui a connu une genèse difficile (plusieurs réalisateurs, etc), et qui semble donc un peu brouillon, tant sur la forme que sur le fond.

On sent bien que les scénaristes ont tenté de se rapprocher de la formule Pixar, avec une grosse métaphore évidente sur le pouvoir de l'imagination, et une tentative de virage émotionnel à la Là-Haut, mais le tout est malheureusement bien trop téléphoné pour fonctionner.

C'est d'ailleurs le problème du film : dépourvu d'une vraie vision d'ensemble, le métrage est un peu décousu, empli de moments superflus (le bus mathématique, tout ça), et il a la main bien trop lourde sur l'émotion et sur son message pour que ces derniers paraissent naturels et intégrés au reste du film.

Et c'est dommage, puisque ce dernier a bon fond, et que niveau production, direction artistique et animation, Wonder Park est loin d'être médiocre ; le doublage, notamment, est plutôt bon, entre la fillette qui incarne l'héroïne, et John Oliver, qui fait son grand numéro.

Mais dans l'ensemble, ça ne décolle jamais vraiment, et ça manque de subtilité pour vraiment réussir à susciter l'émotion recherchée.

3/6 

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Blog Update ! - Août 2019

Publié le 1 Septembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Update

Un mois d'août consacré, sur le blog des Téléphages Anonymes, aux films d'Aventure en tous genres...

#1025 : AVENTURE - La Momie (1999) - 4.5/6

#1026 : AVENTURE - Le Retour de la Momie (2001) - 3.75/6

#1027 : AVENTURE - La Momie : La Tombe de l'Empereur Dragon (2008) - 2/6

#1028 : AVENTURE - Le Roi Scorpion (2002) - 4/6

#1029 : AVENTURE - Le Roi Scorpion 2 : Guerrier de Légende (2008) - 1.75/6

#1030 : AVENTURE - Le Roi Scorpion 3 : Combat pour la Rédemption (2012) - 2.5/6

#1031 : AVENTURE - Le Roi Scorpion 4 : La Quête du Pouvoir (2015) - 2.25/6

#1032 : AVENTURE - Le Roi Scorpion 5 : Le Livre des Âmes (2018) - 3/6

#1033 : AVENTURE - Atlantide, l'Empire Perdu (2001) - 2/6

#1034 : AVENTURE - Allan Quatermain et les Mines du Roi Salomon (1985) - 2/6

#1035 : AVENTURE - Allan Quatermain et la Cité de l'Or Perdu (1986) - 1.5/6

#1036 : AVENTURE - Allan Quatermain et la Pierre des Ancêtres (2004) - 3/6

#1037 : AVENTURE - À la Poursuite du Diamant Vert (1984) - 3/6

#1038 : AVENTURE - Le Diamant du Nil (1985) - 3.25/6

#1039 : AVENTURE - Lara Croft - Tomb Raider (2001) - 2.75/6

#1040 : AVENTURE - Lara Croft - Tomb Raider : Le Berceau de la Vie (2003) - 2/6

#1041 : AVENTURE - Benjamin Gates et le Trésor des Templiers (2004) - 2.5/6

#1042 : AVENTURE - Benjamin Gates et le Livre des Secrets (2007) - 2/6

#1043 : AVENTURE - Crocodile Dundee (1986) - 3.75/6

#1044 : AVENTURE - Crocodile Dundee II (1988) - 2.5/6

#1045 : AVENTURE - Crocodile Dundee III (2001) - 3/6

#1046 : AVENTURE - Le Monde (presque) perdu (2009) - 2/6

#1047 : AVENTURE - Voyage au Centre de la Terre 3D (2008) - 2.5/6

#1048 : AVENTURE - Voyage au Centre de la Terre 2 : L'Île Mystérieuse (2012) - 3.5/6

#1049 : AVENTURE - Tad L'Explorateur : À la Recherche de la Cité Perdue (2012) - 3.75/6

#1050 : AVENTURE - Tad et le Secret du Roi Midas (2017) - 3/6

#1051 : AVENTURE - The Lost City of Z (2017) - 2/6

#1052 : AVENTURE - La Recherche des Dieux (1975) - 2.5/6

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# Bilan :

 

Pas vraiment besoin de faire le bilan de ce mois consacré au cinéma d'aventure dans toutes ses formes : pas beaucoup de nouveautés dans la liste, ou de films très récents (suites du Roi Scorpion et Lost City of Z exceptés), et tout le monde sait déjà plus ou moins à quoi s'en tenir avec la plupart des métrages que j'ai passés en revue ces dernières semaines (c'est aussi pour cela que je n'ai pas revu les Indiana Jones dans le cadre de ce Mois Aventure).

Pas non plus besoin d'élire un film du mois, ou un flop, tant ce mois en question a fini par s'avérer assez homogène sur la durée : après un début au top, le mois s'est en effet confortablement installé dans une routine très moyenne, entre 2 et 3/6 ; autant de films anecdotiques, tout à fait regardables mais vraiment peu mémorables.

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# Petit écran :

Pas de séries, ce mois-ci, mais l'inauguration officielle, ce premier septembre, de la nouvelle version de l'index séries (cliquez ici), un index complet et alphabétique qui remplacera désormais les deux précédents index séries (par genre) déjà en place (ils resteront accessibles, mais ne seront plus mis à jour).

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# À venir :

En septembre, retour à le normale sur le blog des Téléphages Anonymes : Hobbs et Shaw, Laurel et Hardy, Guillermo et Ron, Kevin et Tiffany, Marlon, Marlon, Marlon, Marlon, Marlon et Marlon, ou encore Batman et Robin... et niveau séries, Jessica Jones, les Boys, les girls de GLOW, Corporate, Wu Assassins, etc...

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Un film, un jour (ou presque) #1051 : MOIS AVENTURE - The Lost City of Z (2017)

Publié le 31 Août 2019 par Lurdo dans Aventure, Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

The Lost City of Z (2017) :

En 1906, Percy Fawcett (Charlie Dunham), colonel de l'armée britannique, reçoit pour mission de cartographier les frontières séparant le Brésil de la Bolivie. Là, il découvre les traces de ce qu'il baptise la Cité Perdue de Z, potentiellement la preuve d'une civilisation locale très avancée. Malgré l'absence de preuves tangibles, et les réticences de l'establishment, Fawcett va alors consacrer sa vie à cette Cité Perdue, quitte à mettre en péril son fils (Tom Holland) et son aide de camp (Robert Pattinson)...

Explorateur raté et incompétent, théosophe illuminé, européen raciste et mal préparé, dépourvu du moindre tact ou de la moindre diplomatie, Percy Fawcett a disparu un beau jour, ruiné, alors qu'il explorait la jungle avec son fils, à la recherche d'une hypothétique cité disparue, Z. Au début des années 2000, David Grann, du New Yorker, s'est pris d'intérêt pour cette histoire (devenue entre temps une légende à part entière, déformée par le temps), et a publié un ouvrage revenant sur le destin de Fawcett, ouvrage semi-hagiographique acclamé par la critique pour son suspense et son sens de l'aventure, malgré de multiples exagérations romancées et erreurs critiquées par les spécialistes.

Et donc, en 2017, James Gray a adapté cet ouvrage sous la forme d'un film de 2h20, film romançant un peu plus encore l'histoire de Fawcett, et faisant de ce dernier un explorateur visionnaire, humaniste, défenseur des indigènes face à l'hégémonie de l'homme blanc esclavagiste, de la colonisation et de l'Église, bref, un véritable héros luttant seul contre tous, et bien décidé à prouver la grandeur des civilisations autochtones.

Une colossale réécriture de l'Histoire, donc, qui n'a plus en commun avec la réalité qu'une poignée de noms, de lieux et de dates, et un lissage politiquement correct qui fait de Fawcett un héros en quête de reconnaissance, et de son épouse, une femme moderne désireuse d'indépendance, prête à l'accompagner malgré les réticences de l'époque.

Certes. Cela pourrait passer comme une fiction pseudo-historique si le film avait conservé le sens de l'aventure et de l'exploration du livre qui l'inspire. Mais (sans surprise) ce n'est clairement pas l'orientation choisie par James Gray, qui préfère nous proposer un drame lent et pesant à la photographie sépia étalonnée numériquement, où l'aventure et le risque sont (la plupart du temps) absents, au profit du portrait d'un personnage tentant de ressouder sa famille et de renouer avec son fils, au cœur d'une époque en pleine mutation.

Et je dois dire que je n'ai pas du tout accroché. Il y a beaucoup de qualités formelles et techniques, mais entre le rythme en dents de scie (allers et retours fréquents entre la jungle et l'Angleterre, qui ne facilitent pas le sentiment de passage du temps), la présence de Charlie Dunham dans le rôle principal (un Dunham compétent, mais trop en demi-mesure pour convaincre), la photographie déplaisante, et la rupture totale avec tout semblant de réalité historique, je n'ai pas du tout aimé.

Un film clairement pas fait pour moi.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1050 : MOIS AVENTURE - Tad et le Secret du Roi Midas (2017)

Publié le 30 Août 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Romance, Espagne

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Tad et le Secret du Roi Midas (Tadeo Jones 2 : El secreto del Rey Midas - 2017) :

Deux ans après leur première aventure, Tad suit des études d'archéologie loin de Sara, devenue une star de son domaine. Mais il est toujours épris d'elle, et lorsqu'elle l'invite à Las Vegas pour une exposition ayant pour sujet le trésor du Roi Midas, Tad n'hésite pas. Il ne se doute cependant pas que le maléfique Jack Rackham a prévu de dérober une pièce maîtresse de l'exposition et d'enlever Sara, pour qu'elle lui révèle les secrets de Midas. Accompagné de son chien, de l'assistante et du perroquet de Sara, et de la Momie inca qui s'est incrustée dans sa vie, Tad part alors à la poursuite des ravisseurs...

Une suite directe du précédent volet, avec toujours beaucoup d'action, d'aventure et d'humour... mais dans l'ensemble, j'ai trouvé le tout un cran en dessous du premier opus.

Il faut cependant reconnaître que le film a gagné en finesse graphique, en maîtrise et en détails visuels : c'est appréciable, le design des personnages s'est affiné, et ça reste dynamique et joliment animé.

Mais au niveau de l'écriture, c'est moins probant : en se centrant autant sur la Momie, devenue un comic relief envahissant et assez soûlant à la longue, ainsi que sur la relation sentimentale de Tad et Sara (à grands coups de pseudo-triangles amoureux, de déclarations avortées, etc), le métrage s'alourdit inutilement, et perd son rythme et son énergie.

C'est dommage, car dans l'ensemble, il n'y a rien de honteux... mais l'exercice de la suite est toujours quelque chose de compliqué : il faut savoir rester dans la continuité sans se répéter, garder le même équilibre tout en étant plus spectaculaire, etc.

Plus facile à dire qu'à faire, et Tadeo Jones 2 ne m'a pas vraiment convaincu, sur ce plan.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1049 : MOIS AVENTURE - Tad L'Explorateur : À la Recherche de la Cité Perdue (2012)

Publié le 29 Août 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Romance, Espagne

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Tad L'Explorateur : À la Recherche de la Cité Perdue (Las aventuras de Tadeo Jones - 2012) :

Tad (Éric Judor), un ouvrier passionné d'archéologie, se retrouve embarqué dans une quête improbable, à la recherche de la Cité perdue de Paititi, au Pérou. Avec lui, son chien, la belle Sara, le guide Freddy, et un perroquet muet... et à leurs trousses, les hommes du maléfique Kopponen.

Long-métrage d'animation espagnol, adapté de deux courts-métrages amusants (visibles sur YouTube) et se voulant un pastiche décomplexé des films d'aventure façon Indiana Jones.

Et honnêtement, ça fonctionne plus ou moins : l'animation est très dynamique, les personnages sympathiques (l'un des méchants ressemble à Rick O'Connell, le perroquet est amusant, la Momie est excentrique, etc), la direction artistique est efficace, il y a de petits clins d’œil musicaux à John Williams, les scènes d'action sont virevoltantes, les quelques séquences en 2d sont très réussies...

Bref, c'est un divertissement tout à fait honnête, compte tenu de ses origines européennes, et si ce n'est parfait (ni particulièrement mémorable, ça décolle néanmoins suffisamment dans son dernier tiers pour rester intéressant.

On regrettera seulement un rythme un peu inégal, des chansons pop insipides, et le doublage français d'Éric Judor (il n'est pas mauvais, loin de là, mais il est difficile de se représenter quelqu'un d'autre qu'Éric Judor lorsque l'on entend sa voix).

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1048 : MOIS AVENTURE - Voyage au Centre de la Terre 2 : L'Île Mystérieuse (2012)

Publié le 28 Août 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Romance, Science-Fiction

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Voyage au Centre de la Terre 2 : L'Île Mystérieuse (Journey 2 : The Mysterious Island - 2012) :

Désormais âgé de 17 ans, Sean (Josh Hutcherson) est persuadé que son grand-père (Michael Caine), Vernien disparu à la recherche de l'Île Mystérieuse, est encore en vie. Bien décidé à le retrouver, il embarque pour l'Océan Pacifique avec son beau-père (Dwayne Johnson), et monte à bord d'un petit avion piloté par Gabato (Luis Guzmán) et sa fille Kailani (Vanessa Hudgens). Bien vite, l'avion est pris dans une tempête surnaturelle, et s'écrase sur une île ressemblant fortement aux descriptions qu'en fait Jules Verne...

Une suite qui fait table rase du passé (adieu Brendan Fraser, même pas mentionné ; Kristin Davis remplace la mère de Sean apparaissant dans le premier épisode) pour repartir sur des bases plus solides, sous la plume des frères de James Gunn, et devant la caméra de Brad Payton.

Et honnêtement, malgré ses grosses ficelles narratives, ce Journey 2 fonctionne nettement mieux que le premier, notamment grâce à ses effets spéciaux, à sa direction artistique et à sa 3D nettement plus aboutis que ceux du film de Brendan Fraser.

Qui plus est, les personnages sont aussi beaucoup plus attachants : sans surprise, The Rock a une excellente alchimie avec tous ses compagnons (avec en prime un caméo de Branscombe Richmond, clin d’œil au Roi Scorpion ?) ; Hutcherson assure son rôle ; Guzman en fait trois tonnes, mais est amusant ; Hudgens est charmante, bien qu'un peu sous-écrite ; et Michael Caine fait du Michael Caine.

Il est cependant dommage qu'après la première demi-heure (ce qui correspond environ à l'arrivée de Michael Caine dans le film), le métrage commence à perdre un peu en rythme et en énergie, la faute à des échanges moqueurs entre Caine et Rock qui ne fonctionnent pas totalement, et à un petit ventre mou qui, heureusement, ne dure pas trop longtemps.

Pour résumer, sans être particulièrement exceptionnel, ce Journey 2 est un cran au-dessus du premier épisode, et il est simplement regrettable que la scène finale (qui s'y prêtait pourtant parfaitement) n'ait pas été l'occasion, pour la production, de ramener Brendan Fraser pour une brève apparition menant à un potentiel Journey 3.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1047 : MOIS AVENTURE - Voyage au Centre de la Terre 3D (2008)

Publié le 27 Août 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Romance, Science-Fiction

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Voyage au Centre de la Terre 3D (Journey to the Center of the Earth - 2008) :

Sur le point de perdre sa carrière scientifique, Trevor Anderson (Brendan Fraser), décide de partir pour l'Islande avec son neveu, Sean (Josh Hutcherson), pour tenter de retrouver le père de ce dernier, géologue disparu alors qu'il cherchait un moyen de rejoindre le centre de la Terre. Avec l'aide d'Hannah (Anita Briem), une guide islandaise, le duo se retrouve alors plongé dans l'inconnu, avec pour seul fil directeur les pages du livre de Jules Verne, et leurs annotations...

Un film d'aventures réalisé par un spécialiste en effets spéciaux/réalisateur de seconde équipe dont c'est là le premier long-métrage, écrit par des scénaristes de tv, de films pour enfants et de DTV, et principalement axé sur le gadget de la 3D, omniprésente et totalement gratuite... forcément, ça ne pouvait pas donner un chef d’œuvre.

Et la faute en revient principalement aux effets spéciaux du film, particulièrement laids et fauchés : les créatures sont uniquement pensées pour la 3D, elles sont mal finalisées, l'étalonnage et la colorimétrie ne font que renforcer l'impression d'un tout numérique, les choix artistiques sont mal avisés, les décors font studio, et les incrustations des acteurs devant des fonds verts sont plus voyantes que jamais : c'est bien simple, c'est tout simplement hallucinant que près de 25 ans après Indiana Jones et le Temple Maudit, on puisse mettre à l'écran une course de chariots de mine encore moins crédible et moins réussie visuellement.

Niveau écriture, ce n'est guère meilleur, cela dit : si Brendan Fraser se donne à fond (comme toujours), et parvient à faire exister son personnage, ses deux compagnons ont moins de succès. Hutcherson fait ce qu'il peut avec son ado rebelle en quête de père, et Anita Briem, elle, non contente de se battre avec son accent, est tout simplement assez générique et transparente (la romance forcée que les scénaristes tentent de créer entre elle et Fraser ne fonctionne pas).

Bref : ce n'est pas désagréable à regarder, mais le passage de la 3D à une diffusion normale enlève tout l'intérêt du film, qui se retrouve à n'être, en vidéo, qu'un film d'aventures pour enfants à l'intérêt très limité, et au rendu techniquement largement dépassé.

2.25 + 0.25 pour le score de Lockington, répétitif mais efficace, et qui a le mérite d'exister = 2.5/6

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