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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Un film, un jour (ou presque) #526 : Dudes & Dragons (2016)

Publié le 31 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Fantasy, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Dudes & Dragons (aka Dragon Warriors) :

Rejeté par la princesse Ennogard (Kaitlin Doubleday), le sorcier Tensley (James Marsters) décide de détruire le royaume, en ordonnant à son dragon de massacrer toute personne exprimant le moindre signe d'amour et d'affection. Ce qui n'arrange pas Camilan (Maclain Nelson), un guerrier arrogant bien décidé à épouser une elfe dont il est épris. Il décide alors d'aller affronter Tensley, et demande l'aide de son frère, Ramicus (Adam Johnson), un chasseur de primes qui n'a pas vraiment envie de risquer sa vie dans une telle quête...

Un film indépendant semi-parodique à microbudget, partiellement financé via plate-forme participative, et globalement tourné sur fond vert.

On peut louer les intentions de l'équipe, mais... malheureusement, le tout est un bon gros plantage. C'est fauché (mais ça, on pouvait s'y attendre), c'est interminable (pas loin de deux heures) et très mal rythmé, ce n'est pas drôle, c'est très moyennement interprété, et ça souffre constamment de la comparaison avec un Votre Majesté ou avec d'autres parodies de fantasy télévisuelle.

La séquence d'introduction avec Luke Perry en preux chevalier queutard est amusante, cela dit, bien qu'ultra-convenue.

1/6

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Un film, un jour (ou presque) #525 : Pirates des Caraïbes 4 - La Fontaine de Jouvence (2011)

Publié le 30 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Action, Aventure, Disney, Comédie, POTC, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Pirates des Caraïbes 4 - La Fontaine de Jouvence (Pirates of the Caribbean - On Stranger Tides) :

Lorsque Jack Sparrow (Johnny Depp) découvre qu'Angelica (Penelope Cruz), l'une de ses anciennes conquêtes, se fait passer pour lui, Sparrow tombe dans le piège de la jeune femme : elle l'oblige alors à rejoindre son équipage, sous la direction de son père, le terrible Barbe-Noire (Ian McShane), et de les aider à découvrir la mythique Fontaine de Jouvence. Mais Barbe-Noire n'est pas le seul à la chercher : Barbossa (Geoffrey Rush) est sur leur piste pour le compte de la couronne anglaise, et les espagnols sont aux aussi de la partie...

Alors que sort le cinquième épisode de la saga en salles, retour sur le quatrième épisode, un épisode qui, ce n'est pas peu dire, n'avait pas marqué les mémoires. Et pour cause : après un premier volet tout à fait regardable, et deux suites boursouflées et assez bordéliques (mais contenant néanmoins bon nombre de scènes spectaculaires et mémorables), ce quatrième volet perdait la majorité de sa distribution habituelle, ainsi que son réalisateur, et choisissait de s'inspirer très librement du roman Sur des Mers Plus Ignorées de Tim Powers.

Résultat, un succès mitigé au box-office (malgré plus d'un milliard de dollars de recettes, le film avait coûté tellement cher à produire qu'il n'a pas fait de gros bénéfices), pour un film moins confus et surchargé que les précédents, mais aussi nettement moins intéressant, moins inspiré et tout aussi bavard.

La première demi-heure fait à peu près illusion, malgré une bande-originale de Zimmer en pilotage automatique, qui se contente d'aligner les deux nouveaux thèmes du films (pas désagréables, d'ailleurs) avec tous les anciens thèmes des films précédents, sans logique ni cohérence (il en ira de même pendant les 2 heures 15 du métrage) ; dès que Barbe-Noire est présenté, cependant, et que la mission de tout ce petit monde est lancée, le film commence à perdre son énergie, petit à petit... et une fois l'attaque des sirènes passée, c'est l'encéphalogramme plat jusqu'à la fin.

Toute la deuxième heure du film est ainsi un gros ventre mou, qui laisse énormément de temps au spectateur pour s'apercevoir des approximations du script, de l'absence totale d'intérêt et de charisme de la relation du prêtre et de sa sirène, de l'inutilité absolue des pouvoirs vaudou sous-exploités de Barbe-Noire (vaguement hérités du roman), du manque de personnages secondaires attachants, de la relation générique et clichée de Sparrow et d'Angelica (ainsi que du manque d'alchimie de Depp et de Cruz), etc, etc, etc...

Bref, ça rame progressivement de plus en plus, jusqu'à ce grand final faiblard devant la Fontaine de Jouvence... une grotte brumeuse pouvant apparemment accueillir des dizaines et des dizaines de personnes, et au centre de laquelle trônent trois pauvres colonnes, un ruisseau, et le Gardien de l'Éternité de Star Trek.

Autant dire que la déception est effectivement au rendez-vous (d'autant plus au second visionnage) et que l'on finit assez frustré : la distribution était sympathique, le sujet avait du potentiel, le roman dont s'inspire le film est excellent, mais le tout est très fade, ne capitalise pas sur ses bons points, et Rob Marshall, à la réalisation, peine à dynamiser le tout, ou à présenter des idées totalement improbables, comme Gore Verbinski savait le faire de temps à autre.

2.5/6, parce que ça se laisse regarder, sans plus.  

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Un film, un jour (ou presque) #524 : Fist Fight (2017)

Publié le 29 Mai 2017 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Fist Fight :

Le dernier jour avant les vacances d'été, alors que le chaos règne dans son lycée, Andy Campbell (Charlie Day) est sur le point d'être victime de coupes budgétaires, lorsqu'il décide de sacrifier un collègue, Ron Strickland (Ice Cube), pour garder sa place. Aussitôt, ce dernier, menaçant et violent, défie Campbell en duel, un duel prévu à la fin de la journée, et qui devient rapidement le centre de l'attention de tout l'établissement...

Une comédie américaine très inspirée de 3 heures, l'heure du crime (1987), et qui repose à 90% sur les improvisations d'une grosse partie de la distribution, ainsi que sur les personnalités bien rodées de Charlie Day et d'Ice Cube : ces deux derniers font leurs numéros habituels, et si l'on est client de ces derniers, il est probable que l'on trouve là de quoi s'amuser.

Malheureusement, si l'on reste indifférent à l'impassibilité de Cube, et au débit vocal épuisant de Day, alors il ne reste pas grand chose à se mettre sous la dent : le film est plat, à peu près aussi médiocre dans sa réalisation que dans son script, et il faut attendre la toute fin - le combat à proprement parler, un combat un peu sur-chorégraphié, mais à la réalisation un peu plus travaillée - pour que quelque chose de valable se produise.

Dans l'intervalle, cependant, on ne peut que constater la sous-exploitation de nombreux visages sympathiques (Christina Hendricks, JoAnna Garcia, Tracy Morgan, etc), qui ne font guère plus que de la figuration dans ce film écrit par des compères de Seth Rogen, et qui tape trop souvent en dessous de la ceinture pour mériter plus que 

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #523 : What Goes Up (2009)

Publié le 26 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

What Goes Up :

Bouleversé par le suicide de sa compagne - principal sujet de ses articles mensongers -, Campbell (Steve Coogan), un reporter new-yorkais, est envoyé à Concord, dans le New Hampshire, pour y faire un reportage sur le culte voué par la bourgade à l'un des leurs, astronaute dans la navette Challenger, sur le point de décoller en ce mois de janvier 1986. Mais sur place, Campbell apprend la mort de l'un de ses vieux amis, instituteur adoré par ses élèves, et en particulier par un groupe hétéroclite d'élèves dysfonctionnels, parmi lesquels une jeune séductrice (Hilary Duff), un voyeur (Josh Peck), une adolescente violée et enceinte (Olivia Thirlby) et de nombreuses autres personnalités plus étranges les unes que les autres. Captivé par ce groupe, Campbell va finir par prendre la place de son ami dans le coeur des jeunes gens de Concord...

Premier long-métrage de son réalisateur/scénariste, What Goes Up bénéficie vraiment d'une distribution impeccable et très attachante : que ce soit Coogan, Duff, Thirlby, Molly Shannon ou les autres seconds rôles, ils sont tous sympathiques et professionnels, ce qui fait plaisir à voir.

Dommage alors que tout le reste du métrage soit une telle déception : le script est décousu et confus, choisissant d'asséner son propos sur l'héroïsme ("tout le monde peut faire preuve d'héroïsme, mais tout le monde ne peut pas être un héros, et la chute - tant réelle que métaphorique - est souvent bien rude") de manière pataude et maladroite, plutôt que de le montrer dans les faits (rien que le choix de ne jamais justifier cette ferveur débridée que le groupe de jeunes ressentait envers le professeur mort a tendance à rendre tout le métrage creux et artificiel) ; les personnages sont improbables et caricaturaux, avec des destins sordides, et un traitement totalement inégal (sorti du trio de tête, les autres personnages ne sont que des esquisses) ; le rythme est globalement bancal ; l'atmosphère des années 80 ne semble jamais totalement fidèle ou crédible ; et la réalisation appliquée donne l'impression d'un film de fin d'études, qui se voudrait original, pertinent, décalé et drôle, mais resterait toujours inabouti sur tous ces plans.

M'enfin au moins c'est bien joué.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #522 : Sandy Wexler (2017)

Publié le 25 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Netflix, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Sandy Wexler :

Dans les années 90, Sandy Wexler (Adam Sandler) était un manager de Los Angeles, pas très doué ou efficace, mais possédant un coeur gros comme ça, une tendance à baratiner, et un éventail de clients des plus improbables et ringards. Jusqu'au jour où il a croisé le chemin de Courtney Clarke (Jennifer Hudson), une chanteuse au talent incroyable, dont il s'est épris, et qu'il a voulu mener sur les chemins de la gloire...

Adam Sandler, le réalisateur de Little Nicky, et Netflix s'associent pour produire le remake officieux de Broadway Danny Rose (1984), de Woody Allen, et ça donne un film bien intentionné, inspiré du manager de Sandler, et qui insiste sur l'importance de la fidélité, de l'honnêteté et de la loyauté dans le monde du show-business - ce qui explique probablement pourquoi, après tout ce temps, Sandler fait toujours des films avec toute sa bande de potes, qui sont ici vraiment tous présents (de la famille Sandler à Luis Guzman en passant par Terry Crews, Rob Schneider, Jane Seymour, Kevin James, Milo Ventimiglia, etc, etc, etc, et plus de caméos de célébrités que l'on ne peut en compter).

Le film en lui-même, malheureusement, est beaucoup trop long pour ce qu'il raconte, manque d'humour, et souffre d'un accent débile de Sandler®© comme il aime tant en faire... et c'est dommage, parce que le film aurait probablement nettement mieux fonctionné en allant un peu plus dans une direction douce-amère, sans le surjeu de Sandler.

Au final, probablement l'un des films de Sandler les moins graveleux et débiles depuis bien des années, mais toujours d'énormes problèmes de rythme et d'écriture qui font que ça n'est jamais assez efficace ou convaincant.

Si la seconde moitié du film avait été plus courte/mieux rythmée, je lui aurais mis la moyenne, voire peut-être légèrement au-dessus.

En l'état, 2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #521 : Broadway Idiot (2013)

Publié le 24 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Broadway Idiot :

Un documentaire centré sur l'album American Idiot de Green Day, et sur sa transformation en comédie musicale, faite avec l'accord et l'assistance de Billie Joe Armstrong, le meneur de la formation.

Un métrage à réserver aux fans du groupe et aux passionnés de Broadway, tant il alterne entre admiration pour Billie Joe et son talent, chansons détaillées avec paroles affichées à l'écran, et images de coulisses et de préparation de la comédie musicale.

Habituellement, je suis plutôt client de ce type de documentaire, et la musique de Green Day ne me rebute pas, mais ce film ne m'a pas particulièrement passionné, la faute à des ventres mous assez notables et évidents (qui ne gêneront cependant pas forcément les catégories de public sus-mentionnées).

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #520 : Fast & Furious 8 (2017)

Publié le 23 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Science-Fiction, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Fast & Furious 8 (The Fate of The Furious) :

En kidnappant Elena (Elsa Pataky), l'ex de Dom (Vin Diesel), et leur bébé, la dangereuse hackeuse Cipher (Charlize Theron) oblige Toretto à travailler pour elle, et à se retourner contre son équipe. Pour vaincre Dom et Cipher, Hobbs (Dwayne Johnson), Letty (Michelle Rodriguez) et les autres doivent alors compter sur les services de Mr. Nobody (Kurt Russell) ainsi que sur l'aide réticente de Deckard (Jason Statham), leur ennemi juré....

À un moment donné (après Tokyo Drift), la franchise Fast & Furious a basculé de saga un peu idiote pour amateur de tuning vers film d'action décomplexé et spectaculaire lorgnant sur un James Bond en équipe, n'ayant pour seul objectif que de satisfaire le spectateur avec un déluge d'effets spéciaux, et de satisfaire l'ego de Vin Diesel, en le mettant en vedette, en patriarche d'une famille étendue improbable, héros du peuple, ami des enfants, défenseur de la veuve et de l'orphelin, action hero invincible, sage philosophe et tombeur irrésistible.

Et puis, progressivement, de film en film, Fast & Furious s'est laissée prendre à son propre piège, celui du bigger, louder, et les films de la série sont devenus des boursouflures numériques de plus en plus longues, dans lesquelles les personnages sont tous des super-héros indestructibles, le message sur la famille est ultra-sérieux et pontifiant, et les enjeux à peine plus probants qu'un épisode de GI Joe. Ce qui n'en fait pas pour autant de mauvais blockbusters, pour peu qu'on sache à quoi s'attendre... mais voilà, la formule a ses limites, et je crois bien que Fate of the Furious (alias Fast & Furious 8, alias F8) les a atteintes pour moi.

Pourtant, en semblant faire basculer Baboulinet du côté obscur de la Force, et en l'opposant à son équipe, le film semblait bien parti... et effectivement, dès que Baboulinet n'est pas à l'écran, le film fonctionne plutôt bien : la dynamique de groupe fonctionne, The Rock dévore l'écran de son charisme (y compris en coach de football), Statham et lui forment un duo impeccable, Statham (à nouveau) est excellent durant la scène du bébé (très expressif, d'ailleurs, le petit), les divers caméos sont sympathiques (bien que totalement gratuits) et même Charlize Theron semble s'amuser.

Malheureusement, dès que Diesel réapparaît, avec sa mine sérieuse et concernée et ses enjeux dramatiques, le film ronronne. Et pourtant, Vin fait tout son possible : il exprime plus d'émotions que d'habitude, semble en meilleure forme physique qu'avant... mais non, dans sa propre franchise, il se fait totalement bouffer, à l'écran, par la décontraction et le naturel de Statham et de Dwayne Johnson.

D'autant qu'il n'est pas aidé par le scénario (toutéliage abusif, etc) et par les scènes d'action, il faut bien l'avouer. C'est bien là mon problème principal avec le film, en réalité :  comme mentionné plus haut, plus la franchise vieillit, plus elle a recours à des cascades toujours plus improbables, et toujours plus numériques... et là, F8 a donc franchi un palier qui me fait totalement décrocher.

Entre sa poursuite initiale, avec Baboulinet qui remporte une course urbaine en marche arrière avec une épave en flammes boostée au NOS avant de s'en tirer d'une simple roulade ; l'évasion de prison de Rock & Statham à grands renforts de sauts câblés ; la scène d'action new-yorkaise tout simplement immonde, à base de dizaines de voitures numériques qu'on dirait sorties d'une démo technique d'il y a 15 ans, et qui vire au grand n'importe quoi impossible ; et bien sûr le grand final en Russie, qui enchaîne tellement de moments de pure science-fiction improbable que les facepalms s'enchaînent, la franchise Fast & Furious est vraiment arrivée à un niveau d'action tellement WTF que ses effets numériques (et pratiques) très approximatifs ne suivent plus, et moi non plus.

Quand on passe plus de temps à ce dire "mais... ce n'est pas comme ça que les lois de la physique fonctionnent !!!?" et à regretter qu'on ne soit pas devant un xXx 3 qu'à s'amuser devant un film, c'est qu'il y a un problème. Et je veux bien débrancher mon cerveau avant de regarder un F&F, mais même ça, ça a ses limites.

Bref, on ne s'ennuie pas forcément devant ce F8, mais c'est pour moi la goutte d'eau qui fait déborder le vase du grand n'importe quoi qu'est devenue la franchise, et il est probable que je ne remette pas le couvert pour la (les ?) suite(s), tant plus rien n'est crédible, ou même plausible à l'écran. 

3/6 (sur l'échelle de Fast & Furious) - 0.5 pour les effets souvent dégueulasses et qui transforment le film en poursuite de Hot Wheels numériques = 2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #519 : Auto Focus (2002)

Publié le 22 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Biographie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Auto Focus :

Star de la télévision des années 60 dans la série Papa Schultz, Bob Crane (Greg Kinnear) fait la connaissance de John Carpenter (Willem Dafoe), un installateur vidéo à la pointe de la technologie. Partageant avec lui un même amour de la photographie, et devenant rapidement son ami, il découvre vite tout un univers de luxure et de sexualité débridée, alors que Carpenter l'emmène dans les endroits les plus dépravés de la Californie. Et progressivement, Bob Crane est pris dans une spirale infernale qu'il ne peut contrôler, et dont l'issue lui sera fatale.

Un biopic signé Paul Schrader et acclamé par la critique, mais qui, paradoxalement, m'a paru bien flasque et inerte.

Avec cette distribution talentueuse et ce sujet intéressant (le documentaire Murder in Scottsdale, disponible sur YouTube, est à ce titre à recommander en complément de ce métrage), on aurait pu s'attendre à quelque chose de plus marquant, troublant, ou captivant.

Mais en l'état, le film est assez plat, son protagoniste principal n'est qu'une esquisse de personnage, il est mal défini et manque de profondeur, et de manière générale, le film n'est qu'un traité simpliste sur comment la célébrité et le sexe corrompent un bon chrétien bien sous tous rapports...

... un portrait caricatural largement contesté par la famille de Crane pour ses très nombreuses approximations et libertés prises avec les évènements réels, et pas aidé par une réalisation peu inspirée (surtout vers la fin), par des perruques et des visuels parfois fauchés, par une narration en voix off paresseuse, et par un film qui a facilement quinze minutes de trop.

C'est un peu creux, c'est assez inoffensif, ça manque de mordant, bref : bof.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #518 : D'amour et d'orchidée (2016)

Publié le 19 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, PixL

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

D'amour et d'orchidée (Late Bloomer) :

Ancienne nerd autrefois martyrisée par la peste du lycée, Jenny (Italia Ricci) est désormais une botaniste émérite. Elle revient néanmoins dans sa ville natale pour y aider sa mère (Beth Broderick) à vendre la demeure où elle l'a élevée, et fait là la connaissance de Frankie (Madison Pettis), une jeune lycéenne dans la même situation qu'elle ; elle retrouve aussi Shane (Nathan Parsons), l'ancienne coqueluche du lycée qui avait brisé son coeur, et qui tente alors de faire amende honorable...

Une rom-com PixL qui a pour principal intérêt la mise en parallèle de multiples sous-intrigues régulièrement développées, et touchant toutes les générations : la mère, la fille, les adolescents.

La distribution, d'ailleurs, est assez sympathique et attachante (notamment Ricci, vue dans Supergirl et dans Designated Survivor ; Parsons, lui, est nettement plus transparent, et la frangine Thorne est trop vieille pour être crédible en lycéenne), ce qui permet au spectateur de ne pas trop s'ennuyer pendant que le script déroule ses rebondissements prévisibles.

Un script qui, d'ailleurs, ne fait jamais vraiment dans la subtilité, en exposant clairement toute sa thématique, et en téléphonant tout son déroulement, dès ses cinq premières minutes.

Néanmoins, Ricci se donne à fond, et encore une fois, c'est une rom-com plus fraîche et divertissante que bon nombre de productions Hallmark récentes.

3.25/6, sur la force de la distribution.

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Un film, un jour (ou presque) #517 : Les Gardiens de la Galaxie - vol. 2 (2017)

Publié le 18 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Science-Fiction, Action, Aventure, Marvel, Fantastique, MCU

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Gardiens de la Galaxie - vol. 2 (Guardians of the Galaxy vol. 2) :

Au terme d'une mission chez les Souverains, une race extraterrestre menée par Ayesha (Elizabeth Debicki), les Gardiens de la Galaxie (Chris Pratt, Zoe Saldana, Dave Bautista, Vin Diesel, Bradley Cooper) mettent la main sur Nebula (Karen Gillan) et repartent avec une source d'énergie rarissime dérobée par Rocket. Bien vite, les voilà traqués par les troupes souveraines, et par les Ravageurs de Yondu (Michael Rooker), mais ils croisent alors le chemin de Mantis (Pom Klementieff) et de son maître Ego (Kurt Russell), qui affirme être le père biologique de Peter... 

Malgré sa réputation désormais démesurée sur le web et dans les médias, le premier Gardiens était une comédie de science-fiction très sympathique, mais pas dénué de défauts, au nombre desquels un rythme discutable, une gestion parfois maladroite de l'émotion, et une romance assez moyenne avec une Saldana pas forcément suffisamment charismatique (quand je pense qu'Olivia Wilde a failli être Gamora...). Mais l'énergie, l'impertinence, le décalage, la distribution hétéroclite, et la musique suffisaient alors à emporter l'adhésion.

Ici, avec Gardiens vol.2, on est à tous les niveaux dans le bigger louder de rigueur pour les suites de blockbusters. Comprendre : on prend les mêmes, et on recommence, en doublant systématiquement la dose. Plus de paysages chatoyants, plus de trognes improbables, plus de musique nostalgique, plus de Bébé Groot qui danse, plus de romance, plus d'humour, plus de clins d'oeil et de références obscures, plus d'émotion, plus d'effets spéciaux, etc, etc, etc, pour le meilleur et pour le pire.

Car c'est bien là à la fois la plus grande force et la plus grande faiblesse de ce Gardiens 2 : si on s'amuse toujours beaucoup, et que les qualités du film sont nombreuses (le générique d'ouverture du film, centré sur les pas de danse de Bébé Groot, est en soi déjà des plus spectaculaires et mémorables), les défauts du film original sont toujours présents, et souvent même renforcés par cette optique bigger louder.

Commençons par le plus anecdotique : la romance Peter/Gamora ;  ils se tournent toujours autour, Saldana reste égale à elle-même (mouais), et il faut attendre la fin du film pour espérer une évolution. Soit...

Le rythme du film, lui, est plus problématique, avec plus de 2h10 au compteur : comme dans le premier métrage, il y a quelques coups de mou, et James Gunn peine un peu à bien équilibrer l'action et l'émotion. On verse donc occasionnellement dans des scènes de dialogues un peu forcés, surlignés par une mise en image appuyée (le ralenti sur Peter et Ego qui jouent à la balle, par exemple), qui affaiblissent certaines scènes se voulant émouvantes, plus qu'ils ne les renforcent.

À l'identique, le constant recours à la vanne pour désamorcer le moindre moment sérieux peut parfois agacer (et desservir certains personnages qui ne servent alors plus que de faire-valoir comiques - Drax), tout comme l'omniprésence des chansons vintage, qui passent ici d'illustration musicale logique et pertinente à gimmick commercial forcé et systématique, ce qui étouffe totalement le moindre début de score orchestral (quasiment limité au thème principal).

En résumé, j'ai trouvé ce Gardiens 2 très sympathique... mais frôlant trop souvent l'overdose. Il ne faut pas abuser des bonnes choses (Bébé Groot, par exemple), et maintenant que James Gunn a carte blanche pour ce pan de l'univers Marvel, il se lâche, alors qu'il bénéficierait peut-être d'un peu plus de mesure. 

En fait, j'ai bien aimé, mais j'aurais aimé plus l'apprécier encore.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #516 : Nounou malgré elle (2015)

Publié le 17 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Jeunesse, PixL

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Nounou malgré elle (The Reluctant Nanny) :

Programmatrice de jeu vidéo à la recherche d'un emploi, Libby (Jessy Schram) croise, par le fruit du hasard, le chemin de Dan (Aaron Hill), un officier de police célibataire, qui s'occupe actuellement de deux enfants orphelins, et qui aurait bien besoin d'une nounou pour les surveiller pendant son absence. Sans argent ni toit au-dessus de sa tête, Libby finit par accepter et, progressivement, se rapproche des enfants et de Dan...

Comédie romantico-familiale (plus familiale que romantique, en fait) de la chaîne PixL, nettement plus classique et dans le moule des productions Hallmark (voire même ABC Family) que certaines de ses productions récentes, mais bénéficiant d'une distribution et de personnages attachants (rien que la profession de l'héroïne évite le cliché sur pattes), qui contribuent beaucoup au charme tranquille du métrage.

3.5/6 (par contre, l'affiche, ce n'est vraiment pas possible)

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Un film, un jour (ou presque) #515 : Colossal (2017)

Publié le 16 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Science-Fiction, Comédie, Drame, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Colossal :

Fêtarde alcoolique et au chômage, Gloria (Anne Hathaway) est mise à la porte par son compagnon (Dan Stevens), et contrainte de retourner dans sa ville natale. Là, elle croise le chemin d'Oscar (Jason Sudeikis), un ami d'enfance qui la prend sous son aile, et lui offre un emploi de serveuse dans son bar. Mais rapidement, Gloria réalise qu'à chaque fois qu'elle se tient, à une heure bien précise, dans un parc pour enfants de la ville, un monstre gigantesque apparaît à Séoul, en Corée, et ravage la cité, copiant le moindre de ses mouvements...

Un film surprenant (du réalisateur de Timecrimes) qui n'est absolument pas un film de kaijus, comme certains pourraient le croire, et qui risque donc de fortement décevoir ceux qui s'attendent à ça.

En fait (spoilers), Colossal est un drame relationnel sur la responsabilité, sur les relations abusives, sur le mensonge, l'addiction, et la violence... un drame relationnel dont l'élément fantastique sert de catalyseur, et qui met en scène des personnages unanimement bourrés de défauts, qui en d'autres mains que Hathaway et Sudeikis auraient pu être particulièrement détestables : Hathaway est alcoolique, refuse la moindre responsabilité, et fuit à la moindre difficulté ; Sudeikis est manipulateur et violent ; ses compères sont drogués et/ou des pleutres ; le petit ami est jaloux, etc...

Bref, que des personnages théoriquement antipathiques, rendus plus ou moins sympathiques par l'interprétation (excellente) de ses acteurs principaux, et embarqués dans un récit improbable et métaphorique, pas forcément dénué de trous/facilités (notamment sur la fin) ou de défauts formels (la bande originale de Bear McCreary m'a parue vraiment envahissante), mais qui mélange les genres de manière intéressante et originale, qui fait assez plaisir à voir.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #514 : Voisins du Troisième Type (2012)

Publié le 15 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Science-Fiction, Fantastique, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Voisins du Troisième Type (The Watch) :

Suite à la mort de l'un de ses collègues, Evan (Ben Stiller), le manager d'un Costco, décide de mener l'enquête, et de former un comité de surveillance dans la petite ville de Glenview, Ohio. Avec Bob (Vince Vaughn), Franklin (Jonah Hill) et Jamarcus (Richard Ayoade), Evan découvre alors que des extraterrestres sont infiltrés parmi eux, et que le comité est l'ultime ligne de défense dont dispose la planète Terre...

Une comédie au potentiel certain ("Ghostbusters, mais avec des aliens"), qui ne décolle cependant jamais, et s'avère tout simplement peu inspirée, de bout en bout.

En même temps, quand une comédie de ce type met plus de 50 minutes avant de montrer la moindre créature extraterrestre, c'est qu'il y a forcément un problème de rythme et de script.

Et tout est à l'identique, jamais particulièrement drôle, jamais particulièrement dynamique, jamais particulièrement subtil, jusqu'à se finir en déluge de coups de feu et en explosions... Et puis bon, le placement produit Costco, bof.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #513 : Ghost in the Shell (2017)

Publié le 12 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, USA, Japon, Science-Fiction, Action, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ghost in the Shell :

Dans un futur proche, au Japon, le Major Mira Killian (Scarlett Johansson) est un être unique : un cerveau humain transplanté dans un corps cybernétique doué de capacités incroyables, que le Major exploite au sein de la Section 9, une unité anti-terroriste composé de Batou (Pilou Asbæk), de Togusa (Chin Han), et de leur supérieur, Aramaki (Takeshi Kitano). Mais lorsque Kuze (Michael Carmen Pitt), un terroriste capable de pirater les esprits d'autrui, apparaît en ville, le Major découvre bien vite qu'elle est probablement liée à lui, et qu'il détient le secret de ses origines... 

Alors avant toute chose, un disclaimer : avant de voir cette adaptation américaine, je ne connaissais quasiment rien de la franchise Ghost in the Shell, je n'en avais jamais rien lu ou vu, et à vrai dire, je n'en ai jamais eu la moindre envie, car je suis, de nature, peu attiré par le cyberpunk, et par tout ce qui est animation japonaise.

Tout ça pour dire que j'ai abordé cette version 2017 sans aucun à priori, si ce n'est celui de bandes-annonces plutôt intéressantes, et du capital sympathie de Scarlett.

Malheureusement, j'aurais dû me renseigner avant sur les personnes à l'oeuvre derrière la caméra : à la réalisation, Rupert Sanders (Blanche-Neige et le Chasseur, visuellement réussi et stylisé, mais particulièrement soporifique, mal rythmé, et avec une distribution mal dirigée) ; à la production, Avi Arad (un producteur sans la moindre vision, responsable d'énormément de bouses avant que Kevin Feige ne prenne le contrôle de Marvel) ; au scénario, Ehren Kruger (les Transformers, La Porte des Secrets) et deux scénaristes sans grande expérience ; aux effets numériques, MPC, oscarisés pour L'Odyssée de Pi et Le Livre de la Jungle - ils sont doués en animaux - mais ayant à leur actif d'innombrables blockbusters aux effets des plus inégaux).

Parce que forcément, tous ces noms, ça n'augurait pas forcément d'un chef d'oeuvre du Septième Art (sans même parler d'une adaptation digne de ce nom des oeuvres originales).

Sans surprise, donc, si le résultat final n'est pas forcément vilain, esthétiquement parlant, et a même par moment un certain style, dans l'ensemble, le film ne fonctionne pas vraiment.

Entre son script vraiment didactique et explicite (tout y est surligné), parfois plus proche d'un sous-Robocop féminin que d'autre chose ; sa musique synthétique parfois réminiscente d'un Tron : Legacy ; ses effets très inégaux (les doublures numériques sont assez ratées, surtout celle de ScarJo, dont la silhouette, les proportions et la carrure changent allègrement selon les plans et les tenues qu'elle porte) ; et son rythme global très étrange (on a parfois plus l'impression d'assister à une suite de vignettes et de belles images, comme autant de passages obligés, à peine liées par un scénario en pilotage automatique), il se dégage vraiment du tout une sensation de travail sans âme, assez faux et artificiel (et paradoxalement relativement étriqué, malgré le décor de mégalopole).

Sensation que l'on retrouve dans la direction artistique des personnages principaux, qui font souvent cosplay un peu fauché, et, ça me peine de le dire, dans l'interprétation de Scarlett, dont les choix de jeu et de langage corporel n'ont pas du tout fonctionné pour moi (pas aidés par ses proportions polymorphes, certes).

Bref, pas vraiment convaincu par ce Ghost in the Shell, qui a pour lui l'avantage d'être cependant relativement court (moins d'1h50, pour un blockbuster, c'est rare), et d'avoir un Batou plutôt sympathique.

(Kitano, par contre, semble n'en avoir absolument rien à faire de ce film ou de son rôle)

2.5/6 (j'imagine qu'un fan des GitS originaux sera probablement encore plus sévère)

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Un film, un jour (ou presque) #512 : Parce que c'était toi (2015)

Publié le 11 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, PixL

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Parce que c'était toi (It Had To Be You) :

Contrainte d'intégrer l'agence publicitaire de son père (Corbin Bernsen) après que sa propre agence ait connu des difficultés financières, Darby (Torrey DeVitto) se trouve alors en compétition avec le Directeur Artistique de l'agence, Derrick (Michael Rady), dont la rivalité n'est pas que professionnelle...

Une rom-com de la chaîne PixL, qui prend place dans le milieu des publicitaires (absolument rien d'original ou de frais, donc), et qui est par conséquent assez basique et classique, mais dont l'intérêt réside, pour moi, dans le cahier des charges PixL TV qu'elle laisse deviner ; contrairement à Hallmark où tous les personnages principaux sont blancs, ont une meilleure copine ethnique (une, pas deux), et sont les seuls à avoir une intrigue et une évolution dans le récit, ici, comme dans Twist of Fate, on retrouve des choix créatifs qui ne peuvent pas être des coïncidences : une protagoniste principale métissée, une romance mixte, les meilleurs amis des deux héros qui sont tous deux de couleur, et finissent ensemble après une intrigue secondaire tout aussi développée que l'intrigue principale, et de manière générale, une tendance à donner plus d'épaisseur aux personnages que dans les rom-coms de la compétition.

J'ignore si cette tendance peut se généraliser à tous les téléfilms PixL, mais une chose est sûre, une alternative plus pluri-ethnique et ouverte d'esprit aux téléfilms Hallmark est toujours la bienvenue.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #511 : Le Monde de Corman - Exploits d’un rebelle hollywoodien (2011)

Publié le 10 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Biographie, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Corman's World - Exploits of a Hollywood Rebel :

Chouette documentaire retraçant la carrière et l'influence considérable de Roger Corman, expert en séries B et en films d'exploitation au budget microscopique (mais pas que...).

Énormément d'images d'archive et d'extraits, et beaucoup d'interviews et de témoignages de noms très connus (Jack Nicholson, Ron Howard, Tarantino, Scorsese, DeNiro, etc), ainsi que des innombrables acteurs, producteurs, scénaristes, réalisateurs, etc, qui ont travaillé avec Corman au fil des ans.

Très intéressant à voir pour tout cinéphile... et d'utilité publique, pour rappeler que l'ont peut faire du cinéma intéressant et original, sans dépenser des millions de dollars.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #510 : Kong - Skull Island (2017)

Publié le 9 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Kong - Skull Island : 

En 1973, alors que les USA sont sur le point de quitter précipitamment le Pacifique, une équipe de scientifiques (John Goodman, Jing Tian, Corey Hawkins...), une photographe (Brie Larson), un aventurier (Tom Hiddleston), et tout un escadron de soldats (Samuel L. Jackson, Toby Kebbell, Jason Mitchell, Shea Wigram, Thomas Mann...) partent explorer la Skull Island, récemment découverte grâce à un satellite ; une île inexplorée, où ils découvrent un bestiaire improbable, un ex-pilote écrasé (John C. Reilly), une peuplade indigène, et Kong, un primate gigantesque, qui règne sur ce territoire et le protège contre les assauts d'une race de monstres souterrains...

Un film de monstres (au sens le plus strict du terme), supposé établir un univers partagé avec le Godzilla de Gareth Edwards, mais qui, heureusement, prend quasiment une direction totalement opposée à celui-ci : là où le Godzilla ne montrait quasiment jamais son monstre, préférant tout filmer du point de vue des humains (parmi les plus insipides et sous-développés au monde), et réservant Godzilla à son affrontement urbain final, ici, tout est dans des environnements naturels chatoyants et exotiques, et le bestiaire de Kong est exposé en long, en large et en travers passée la première demi-heure de film (avec plus ou moins de succès, d'ailleurs).

Cependant, il reste là un problème certain et évident de caractérisation des personnages humains : pour faire simple, dès lors que les monstres ne sont pas à l'écran, on se moque royalement de ces caricatures ambulantes, dont la vie ou la mort nous indiffère totalement.

Ce qui manque de s'avérer totalement rédhibitoire, d'autant que le métrage, dans son ensemble, semble ne jamais vraiment savoir sur quel pied danser ; souvent cliché, engoncé dans son pastiche des films de guerre des 70s façon Apocalypse Now, le film use et abuse souvent de gimmicks assez répétitifs : ralentis dans l'action façon Zack Snyder, standards musicaux de l'époque enchaînés façon juke-box, montage nerveux et angles de caméra à la limite du style Guy Ritchie/Matthew Vaughn, ton pas forcément très sérieux qui évoque le comic-book, etc... et puis à d'autres moments, le métrage tente des plans iconiques et dramatiques (souvent sur Kong, et d'ailleurs assez réussis), et essaie de susciter de l'émotion et de la tension (Samuel L. Jackson, ultra-premier degré).

On se retrouve donc avec un film très inégal : inintéressant tant qu'il tourne autour de ses personnages (25 minutes avant d'arriver sur l'île, sans que ces 25 minutes n'apportent quoi que ce soit qui n'ait pas été résumé en 30 secondes dans la bande-annonce, ou n'aurait pas pu être résumé par quelques dialogues), et ce malgré sa distribution sympathique mais sous-exploitée (mention spéciale à l'asiatique de service, qui a deux lignes de dialogue et n'est là que pour le marché chinois) ; mais assez divertissant lorsque les monstres sont à l'écran et se battent.

Malheureusement, même sur ce front, ça a tendance à être un peu deux poids, deux mesures : outre le fait que bon nombre de ces créatures n'ont qu'une minute de présence à peine à l'écran, niveau technique, elles n'ont pas toutes le même niveau de finition, et certaines scènes sentent beaucoup trop le numérique inabouti. C'est le problème de toutes les productions hollywoodiennes qui délèguent leurs effets à plusieurs maisons d'effets spéciaux : le résultat est toujours inégal, surtout quand l'une de ces maisons employées est ILM, la Rolls-Royce du secteur, face à laquelle la concurrence semble toujours un niveau en dessous.

On pourra aussi regretter que ce nouveau Kong, à contrario de celui de Jackson, soit à ce point humanoïde, avec des proportions qui varient un peu selon les plans et les besoins des scènes : il est globalement bien animé, et souvent très réussi, mais régulièrement, ses attitudes et ses mouvements rappellent que le duo Toby Kebbel/Terry Notary est loin de remplacer Andy Serkis, notamment au niveau de l'émotion et de l'interprétation physique, et que la bestiole à l'écran n'est qu'une création numérique un peu froide et distante (alors que chez Jackson, on pouvait presque croire, par moments à un véritable primate géant assez touchant).

Reste enfin la bande originale de Henry Jackman, insipide au possible (que ce soit dans Pixels, ici, ou dans Captain America, Jackman réutilise les mêmes sonorités et motifs dès qu'il s'agit d'évoquer l'armée et le patriotisme), et la scène post-générique, façon Marvel, avec l'annonce d'une confrontation de Kong avec Godzilla, Mothra, et toute leur clique... pourquoi pas, mais il faudra faire mieux qu'un film bancal, et réussir enfin à donner de l'intérêt à la composante humaine de cet univers.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #509 : Un Été à New York (2016)

Publié le 8 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Hallmark

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Un Été à New York (Summer in the City) :

Taylor (Julianna Guill) gère une boutique de prêt à porter dans une petite-ville de l'Ohio, où son sens du style fait merveille : à un point tel qu'elle impressionne Alyssa Shaw (Vivica A. Fox), propriétaire d'une boutique similaire au coeur de New-York. Shaw engage aussitôt Taylor pour gérer son entreprise, une tâche plus facile à dire qu'à faire, d'autant que Taylor doit gérer les impératifs commerciaux de sa patronne excentrique, la jalousie de ses collègues (Marla Sokoloff, Christie Burke), et les attentions du séduisant Philip (Mark Bendavid)...

Rom-com Hallmark assez classique, qui met plus l'accent sur la comédie et sur les tracas professionnels de l'attachante Julianna Guill que sur son histoire d'amour... ce qui n'est pas désagréable du tout.

Et comme la distribution est plutôt sympathique et ne se prend pas au sérieux (avec un caméo de Natasha Henstridge en prime), le tout se regarde assez bien.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #508 : Le Destin au Bout du Fil (2016)

Publié le 5 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Romance, Comédie, PixL, Télévision

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Destin au Bout du Fil (Twist of Fate) :

Lors d'un accident de voiture, Kelly (Cassie Steele) contacte son service d'assistance, et tombe sur Jeff (Ryan Kennedy), un ancien publicitaire charmant et veuf, qui débute tout juste dans le métier. Les deux célibataires ont aussitôt le coup de foudre l'un pour l'autre, mais une fois l'appel terminé, ils réalisent qu'ils ne connaissent pas l'identité de leur interlocuteur. Et pour ne rien arranger, le destin s'en mêle, alors que Kelly et Jeff passent leur temps à se manquer de peu, malgré les efforts des meilleurs amis respectifs du couple potentiel.

Une rom-com de la chaîne PixL, qui tente de concurrencer Hallmark sur ce créneau, en s'adressant aux mêmes compagnies de production, pour produire un métrage finalement assez sympathique et agréable à suivre, bien que très dérivatif et convenu.

Le capital-sympathie des deux interprètes principaux emporte cependant la donne, ainsi que la place non-négligeable laissée aux personnages secondaires, tout aussi attachants.

3.5/6 (avec en prime Paul McGillion dans un petit rôle)

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Un film, un jour (ou presque) #507 : Being Evel (2015)

Publié le 4 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, USA, Biographie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Being Evel :

Le réalisateur Daniel Junge et son producteur Johnny Knoxville reviennent sur la vie d'Evel Knievel, le célèbre cascadeur motard qui, dans les années 60 et 70, est devenu aux USA une véritable légende, tant pour ses cascades improbables que pour sa personnalité flamboyante, et pour ses innombrables accidents...

Un documentaire qui prend le parti de faire un portrait sans concession de Knievel dans tous ses excès : son égo, ses abus, sa folie, ses arnaques, son tempérament violent, ses démêlées avec la loi, ses infidélités, ses origines difficiles, son conflit avec les Hell's Angels, etc...

Ce n'est pas inintéressant, et l'ajout des images d'archive est un vrai plus qui permet de se rendre compte de l'ampleur du phénomène et de la folie du bonhomme (le contraste entre le Evel Knievel des premières cascades, flambeur et charmeur, et celui de la fin de sa carrière, agressif, hésitant, totalement rongé par son instabilité mentale, par son ambition et son égo, et dépassé par le personnage qu'il s'est créé toutes ces années auparavant, est assez frappant et glaçant), mais je dois avouer qu'au final, je suis resté un peu sur ma faim.

Pas forcément par la faute du documentaire, assez rythmé, dynamique et complet, mais plutôt parce qu'Evel Knievel et son aura exceptionnelle sont quelque chose de typiquement américain, qu'il faut avoir vécu pour le comprendre vraiment.

Par conséquent, la nostalgie du documentaire m'est un peu passée au-dessus de la tête, et comme c'est un métrage qui joue quand même pas mal sur cette nostalgie et cette admiration pour le bonhomme...

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #506 : Les Soeurs Anderson (2014)

Publié le 3 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Thriller, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Soeurs Anderson (Perfect Sisters) :

Filles d'une mère alcoolique (Mira Sorvino), Sandra (Abigail Breslin) et Beth (Georgie Henley) Andersen ont une relation fusionnelle et imaginative, qui leur permet de faire face à leur quotidien assez médiocre. Jusqu'au jour où, tout en refusant de se soigner, leur mère se trouve un nouveau compagnon, violent et pervers, qui menace les deux adolescentes. Celles-ci décident alors de passer aux choses sérieuses,  et de se débarrasser de leur mère en planifiant son meurtre, afin de toucher son assurance-vie, et d'être confiées à la garde de leur tante...

Thriller canadien adaptant une histoire vraie, forcément très romancée, et qui présente ses deux protagonistes principales sous un jour un peu trop favorable compte tenu de leurs actes, avec narration en voix off de leur point de vue, antoagonistes caricaturaux, etc.

En fait, le tout pourrait très bien passer tel quel sur la chaîne Lifetime, tant ce métrage en a l'originalité, la qualité, le budget, la tendance à placer ses personnages féminins en victimes de la société et des hommes, et le rendu visuel.

On pense occasionnellement à Créatures Célestes (notamment dans les "visions"), mais sans le talent ou l'inspiration, et avec un étrange sens de l'humour assez déplacé dans certaines scènes (comme lorsque les deux soeurs imaginent toutes les manières dont elles pourraient tuer leur mère).

Bref, un film pas très intéressant ni original dans son approche, à la plus-value inexistante, et qui ne vaut vraiment que pour l'interprétation de Breslin et de Henley.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #505 : Monster Cars (2016)

Publié le 2 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Fantastique, Aventure, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Monster Cars (Monster Trucks) :

Tripp (Lucas Till), un lycéen dans une petite ville tranquille, rêve d'aventure et de posséder sa propre camionnette, pour pouvoir quitter cet environnement soporifique. Jusqu'au jour où les forages pétroliers de l'entreprise du machiavélique Reece Tenneson (Rob Lowe) révèlent l'existence d'une race de créatures souterraines tentaculaires, amicales, et qui se nourrissent de pétrole brut. Bien décidé à se débarrasser de ces parasites, Tenneson tente d'étouffer l'affaire, mais l'une de ces créatures s'échappe, et se réfugie dans le truck de Tripp. Rapidement, le jeune homme comprend qu'il va devoir aider la bête (surnommée Creech) à retrouver sa famille, tout en empêchant Tenneson de commettre un génocide sur l'espèce souterraine. Heureusement pour Tripp, il peut compter sur l'aide de Meredith (Jane Levy), et du Dr. Dowd (Thomas Lennon), qui n'apprécie guère les agissements de son patron...

Un film fantastique pour enfants, produit par Nickelodeon/Paramount, et conçu à partir des idées du fils de quatre ans de l'ancien président du studio... un film réalisé par le réalisateur de l'Âge de Glace, de Robots, et de Epic, et qui, avant même sa sortie, était annoncé (par le studio et les milieux informés) comme un four total, à cause d'un budget improbable de 125 millions de dollars... un film qui s'inscrit totalement dans le moule des  métrages "un garçon et son chien/extraterrestre/robot/monstre/épaulard/etc" comme on en faisait à la pelle dans les années 80-90, notamment chez Amblin (d'ailleurs, le poster à la Drew Struzan est assez clair là-dessus), mais qui semble étrangement ne pas avoir été très bien pensé, que ce soit dans sa distribution (Amy Ryan, Rob Lowe et Danny Glover font de la figuration, Jane Levy n'a guère plus à faire, en plus de paraître trop vieille pour son rôle ; idem pour Lucas Till ; quant à Lennon, il est le faire-valoir comique de service, ce qui fonctionne plus ou moins), dans son message (un message écolo... avec à son centre des monstres qui boivent du pétrole comme du petit lait, et des monster trucks qui démolissent tout sur leur passage), ou dans sa production (régulièrement, on sent les coupes au montage, et le score musical symphonique a l'air étrangement déplacé)...

Bref, c'est pataud, c'est sous-développé, ça déborde de clichés... et pourtant, j'ai trouvé ça sympathique.

Non seulement parce que tout le budget semble passé dans l'intégration et l'animation de la créature (on sent que le réalisateur est animateur de formation), très réussie et attachante, façon otarie bourrée tentaculaire, mais aussi et surtout parce que le film a une certaine naïveté, et une totale sincérité dans son propos et son traitement (les acteurs s'investissent totalement), qui font qu'il est impossible de détester le métrage, ou de le taxer de cynisme.

3.25/6

(si je l'avais découvert enfant, malgré ma totale indifférence envers les monster trucks, j'aurais probablement passé un excellent moment, et je m'en souviendrais aujourd'hui avec beaucoup de nostalgie)

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Un film, un jour (ou presque) #504 : Guardians (2017)

Publié le 1 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Science-Fiction, Russie, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Guardians (Zashchitniki) : 

Pendant la Guerre Froide, en Union Soviétique, l'organisation secrète Patriot a sélectionné quelques individus uniques, pour leur conférer des pouvoirs surnaturels incroyables. Mais lorsque August Kuratov (Stanislav Shirin), scientifique mégalomane, acquiert la capacité de contrôler toute technologie à distance et menace de détruire la planète, le Major Elena Larina (Valeriya Shkirando) est alors contrainte de réactiver certains des héros de Patriot : Ler (Sebestien Sisak), un moine arménien en mesure de déplacer la roche par la pensée ; Khan (Sanzhar Madiyev), un Kazakh capable de se déplacer et de se battre plus vite que le vent ; Ursus (Anton Pampushnyy), originaire de Sibérie, et capable de se métamorphoser totalement ou partiellement en ours ; et Xenia (Alina Lanina), artiste de cirque moscovite capable de se rendre invisible au contact de l'eau et de maîtriser cet élément...

Que se passe-t-il lorsque la Russie décide de copier Marvel, et de profiter de la sortie imminente des Gardiens de la Galaxie 2, pour sortir un métrage de super-héros tourné pour 5 millions de dollars ? Et bien on se retrouve devant Guardians, un film bourré de paradoxes, à la fois super fauché et pourtant méga ambitieux, avec des bonnes idées, qui sont le plus souvent mal exploitées, et qui est à la fois ultra dérivatif, et pourtant assez original.

Pour commencer, faisons simple, c'est bourré de défauts : le script est la plus grande faiblesse du métrage, un métrage qui ne dure que 90 minutes, et qui est donc contraint de tout bâcler, limitant le développement de ses héros à une scène par personne (en tête à tête avec le Major, façon monologue sur fond de musique triste), et le reste à un enchaînement de péripéties précipitées et assez moyennes.

Ça repompe joyeusement tout ce qui se fait chez Marvel (musique, apparence de certains personnages, dynamique d'équipe, équivalent de Nick Fury/du Shield, etc), et niveau visuel, c'est tellement inégal qu'on passe son temps à se dire "quel dommage".

Ainsi, pour un budget aussi minime, bon nombre des effets sont loin d'être honteux : Ler et ses rochers, Khan et ses déplacements, voire même Xenia (étonnamment convaincante physiquement et dans ses combats rapprochés, et dont l'invisibilité n'est pas plus mauvaise que celle de Sue Storm dans les Quatre Fantastiques) ; les affrontements et déplacements câblés sont assez réussis, et la destruction numérique fait généralement illusion.

Après, malheureusement, Ursus est bien souvent raté, avec une intégration et des métamorphoses dignes des garous dans Underworld. Et le méchant, enfoui sous sa combinaison de muscles en latex (pas forcément plus ratée que celle du Juggernaut dans X-men 3, cela dit) est tout simplement raté, tant au niveau de l'écriture que de l'expressivité.

Niveau casting, la Nick Fury de service est insipide et collagénée au possible, Khan est transparent, mais les trois autres Gardiens ne sont pas désagréables, ont un minimum de charisme, et dans un métrage plus maîtrisé, auraient pu faire illusion.

Mais Guardians n'est pas maîtrisé. Sinon, la thématique Gardiens élémentaires vs Scientifique technopathe aurait été développée, le sous-texte politique aurait été effleuré, les personnages auraient été mieux écrits (et auraient eu des motivations cohérentes), les séquences qui fonctionnent (recrutement, entraînement) auraient été mieux travaillées, le Kamehameha final aurait été logique et amené en amont, etc.

Là, c'est un divertissement anecdotique, du sous-Marvel fauché pas très loin des Krrish indiens, mais sans le second degré et les numéros de danse.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #503 : Tab Hunter Confidential (2015)

Publié le 28 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Histoire, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Tab Hunter Confidential :

Superstar de la musique et du cinéma dans les années 50, Tab Hunter était l'idole des jeunes, souvent associé (à la scène comme à la ville) avec des actrices comme Debbie Reynolds, Sophia Loren, ou Natalie Wood. Mais en privé, Tab était homosexuel, entretenant notamment une relation avec Anthony Perkins : une orientation qui lui a valu bien des problèmes dans sa carrière...

Un documentaire qui revient en détail sur toute la carrière de l'acteur, bourré de témoignages prestigieux, et qui n'hésite pas à aborder son sujet sans fards ni faux-semblants, mais avec un certain recul et sens de l'autodérision particulièrement rafraîchissant.

Intéressant, nostalgique, touchant, et très représentatif des us et coutumes d'un certain Âge d'Or d'Hollywood, toujours bien plus présents qu'on ne veut bien l'admettre aujourd'hui.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #502 : La Grande Muraille (2016)

Publié le 27 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique, Chine

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Grande Muraille (The Great Wall) :

Mercenaires européens à la recherche de poudre à canon, William Garin (Matt Damon) et Pero Tovar (Pedro Pascal) sont faits prisonniers par les troupes de l'Empereur Chinois (Karry Wang), qui gardent la Grande Muraille de Chine. Parmi ces soldats d'élite, la belle Lin Mae (Jing Tian), et Wang (Andy Lau), le stratège de la garnison, qui se trouvent aux prises avec des forces qui les dépassent : des créatures extraterrestres menées par une reine vorace, et qui sont bien décidées à ravager l'Empire Chinois. Un peu malgré eux, William et Pero vont donc devoir prêter main forte aux garnisons chinoises, et tenter de repousser les vagues de monstres qui se ruent, les unes après les autres, sur la Grande Muraille...

Un blockbuster américano-chinois qui, avant même sa sortie, avait fait scandale à cause de la présence de Matt Damon à l'affiche : comme souvent sur le web, les chevaliers blancs de la diversité et du politiquement correct se sont mobilisés en masse, et ont protesté, et comme souvent, ils étaient totalement à côté de la plaque.

Au final, en effet, The Great Wall est certes un blockbuster à l'américaine, écrit par six Américains, et bourré de clichés typiques du genre du film de siège, ce qui le rend hautement prévisible de bout en bout... mais les protestations en tous genres, qui ont vu d'innombrables personnes (généralement d'origine caucasienne, ou sino-américaine) s'indigner (au nom des Asiatiques du monde entier, bien entendu) de voir un Caucasien en tête d'affiche d'un film sur l'histoire de la Chine, et faire un scandale sur la simple base d'une affiche et d'une bande-annonce, s'avèrent (sans surprise) hors-sujet, puisque dans ce film, Damon est presque le faire-valoir de Jing Tian, et que les Européens sont sales, brutaux, souvent fourbes, uniquement bons à se battre, et qu'ils passent leur temps à admirer la puissance et l'organisation des armées chinoises multicolores et impeccables.

Ce film ne fait pas du tout dans la finesse et la subtilité, donc, et les clichés abondent, notamment au niveau de la caractérisation des personnages, qu'ils soit asiatiques (la guerrière belle et froide dont Damon s'éprend, son mentor qui ne fait pas long-feu, le sage, l'obséquieux émissaire de la cour, l'Empereur couard, le jeune soldat peureux qui se révèle au cours de l'aventure et se sacrifie, le chef de la garde arrogant) ou européens (le héros bandit au grand coeur, son acolyte qui le trahit, le magouilleur) : on est dans de l'archétype générique et basique, qui ne dévie jamais de sa route.

On a même droit à une romance bancale et jamais concrétisée entre Damon et l'actrice principale, romance qui ne fonctionne pas du tout, d'ailleurs, tant Jing Tian est terne, inexpressive et froide.

En bref, on se retrouve devant une sorte de Treizième Guerrier mâtiné d'Outlander, balisé du début à la fin, et noyé dans un déluge d'effets numériques inégaux, de thèmes musicaux répétitifs (après tout, c'est du Ramin Djawadi : un ou deux thèmes forts, répétés jusqu'à l'écoeurement, le tout entouré d'underscore oubliable) et de direction artistique kitschouille typiquement asiatique (les différents corps d'armée façon Power Rangers, le saut à l'élastique, toutes les stratégies de défense ridicules et contre-productives mais qui rendent bien à l'écran, etc).

Et pourtant, le fait que ce soit à ce point balisé et formaté est exactement la raison pour laquelle le tout n'est jamais ennuyeux à regarder.

Avec son montage d'1h45 (quelques coupes brutales laissent deviner un montage original plus long, mais je ne me suis pas renseigné), le film n'a pas le temps d'être boursouflé ou de devenir lassant, comme bon nombre de films "épiques" américains.

Et les moyens investis par la production chinoise font qu'il y a toujours quelque chose de sympathique à l'écran, pour faire passer la pilule d'une interprétation parfois bancale (l'accent de Damon, en VO, ouille), ou de créatures extraterrestres au design et au rendu assez quelconque, par exemple.

Par conséquent, alors que je n'attendais absolument rien du film, j'ai fini par passer un moment relativement agréable. Absolument rien de génial, de mémorable, ou de très bon au programme, mais un blockbuster asiatique court et divertissant, ce qui n'est déjà pas mal.

3.25/6 (dommage que le film quitte la Muraille pour se finir dans un gloubiboulga numérique dans la Cité Impériale)

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