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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Un film, un jour (ou presque) #330 : Mr. Right (2015)

Publié le 6 Juin 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Romance, Comédie, Drame, Action, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Mr. Right :

Récemment trompée par son compagnon, Martha (Anna Kendrick), une jeune femme hyperactive et excentrique, se réfugie dans l'alcool, jusqu'à ce qu'elle rencontre "Mr. Right" (Sam Rockwell), l'homme parfait pour elle. C'est aussitôt le coup de foudre entre ces deux personnalités extravagantes, mais les choses se compliquent lorsque la véritable profession de Mr. Right le rattrape : tueur à gages repenti, il est traqué par son ancien mentor (Tim Roth) et est engagé par un mafieux voulant éliminer son frère aîné...

Une comédie romantique et d'action assez dérivative dans son concept (on pense notamment beaucoup a des films comme Grosse Pointe Blank, Kiss and Kill, etc) et qui est écrite par Max Landis, avec ce que ça comporte de qualités et de défauts intrinsèques, qui s'équilibrent à peu près.

Ainsi, toute la première moitié du métrage (orientée "comédie romantique") est à l'image de Max Landis dans ce qu'il a de pire : c'est forcé, artificiel, bruyant, surexicté, et imbuvable, tant ça tente d'être décalé, original et ironique ("Oh, il tue en dansant et en portant un nez de clown ! Oh, elle porte des oreilles de chats, c'est trop décalé !").

Résultat : le "meet cute" de mise dans les comédies romantiques ne fonctionne tout simplement pas ici, tant le métrage semble être décidé à en faire trop. La faute en revient au script de Landis (on reconnaît clairement sa voix et son style dans la bouche de tous ses personnages), à la réalisation pas toujours inspirée, à l'illustration musicale vraiment évidente et pataude, mais aussi et surtout (et ça me peine de le dire, car j'aime beaucoup cette actrice) à l'interprétation d'Anna Kendrick (ou bien à la manière dont elle a été dirigée, je ne sais pas trop), qui semble persuadée qu'interpréter une fille excentrique et hyperactive, cela veut dire jouer comme si elle était perpétuellement ivre et/ou sous l'influence de substances-illicites-qui-font-rire.

Un choix d'interprétation qui participe grandement à l'impression de forcé qui se dégage de toute cette partie du film, d'autant que tous les autres personnages restent assez peu mémorables, victime d'un semblant de caractérisation un peu trop sommaire et expédiée : Roth en est réduit à faire des accents minables, Rockwell (s'il est efficace dans ses scènes d'action) fait son numéro habituel, Mos Def n'est pas désagréable (sans plus), et les méchants sont quasi-interchangeables et transparents, réduits à une caractéristique basique : la brute, le black, le coléreux, le couard, etc...

Heureusement que dès que les choses s'emballent un peu, dans la seconde moitié du film, ça commence à respirer un minimum, avec un rythme suffisant pour éclipser un peu les défauts évidents de l'écriture. Dommage cependant que Kendrick continue à jouer son personnage de la même manière jusqu'à la fin du film, cela affaiblit considérablement la sincérité et la crédibilité de ce qu'il y a à l'écran, et de ce couple au capital-sympathie pourtant assez important.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #329 : An Open Secret (2015)

Publié le 3 Juin 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

An Open Secret :

Documentaire américain sur le problème de la pédophilie et des abus sexuels subis par les jeunes acteurs, mannequins et chanteurs dans le milieu du show-business américain.

Réalisé par Amy Berg (réalisatrice de West of Memphis et de Deliver Us From Evil, deux documentaires chocs), ce métrage s'avère à double-tranchant.

D'un côté, il donne la parole à de nombreuses ex-victimes, dont les témoignages concordent, et soulignent la dépravité et les actes immondes pratiqués par tout un réseau de pédophiles connus, condamnés, mais qui par divers jeux d'influence et d'argent (ils gravitent pour la plupart dans les mêmes cercles que Bryan Singer, dont l'ombre et le nom planent largement sur les témoignages), continuent tous à travailler dans l'industrie, au contact d'enfants, voire même directement sur des chaînes pour enfants, comme Nickelodeon (pas de surprise sur ce plan-là, bon nombre de rumeurs circulent à ce sujet depuis très longtemps).

Cet aspect du film est assez glaçant, bien que pas totalement surprenant pour qui a un peu de recul sur l'industrie.

Et de l'autre, malheureusement, le documentaire est un peu desservi par sa forme.

Berg tente de jouer la carte du sensationnalisme sans en avoir l'air, et emploie donc plusieurs techniques narratives douteuses : elle retrace ainsi la vie d'un couple, dont le fils a été abusé sexuellement par l'un des pédophiles présentés, est devenu alcoolique, et a eu un accident très grave en tentant de se sevrer seul. Ces segments sont étendus, sombres, larmoyants, tout est fait pour que l'on pense que le fils est mort... et puis non, à la toute fin du documentaire, après 95 minutes de déprime et de larmes, retournement de situation : le fils est "seulement" en fauteuil roulant, partiellement handicapé. Cette structure tentant de créer du suspens et une happy end est assez douteuse à mon goût.

Autre manipulation bien voyante, l'interview du fondateur du syndicat des jeunes acteurs, désormais manager et agent, un homme vieillissant au physique et au comportement qui, dès sa première intervention, déclenchent quelques alarmes chez le spectateur attentif ; pendant tout le métrage, Berg le fait intervenir comme tout autre témoin, le laisse expliquer que la pratique est condamnable, que ce n'est pas bien, mais que c'est comme ça que cela fonctionne, et que les parents et les enfants sont aussi à blâmer, etc.... il ne faut donc pas être un génie pour, très rapidement, se dire que le bonhomme est louche, et que sa défense sonne faux.

Et donc la réalisatrice attend la toute fin du film pour monter une scène dramatique, dans laquelle un ancien acteur victime d'actes pédophiles l'appelle au téléphone, et l'amène à reconnaître que lui aussi est un pédophile qui lui a fait des avances. Certes, l'hypocrisie du manager est frappante, puisqu'ensuite, face caméra, il ne se souvient de rien... mais le film frôle alors un peu l'exploitation dans sa mise en scène, ce qui m'a un peu agacé.

Passons aussi sur l'acharnement de la réalisatrice à accuser Bryan Singer sans oser le faire directement : il est constamment associé, que ce soit visuellement ou par des témoignages, aux pédophiles accusés, mais Berg semble vouloir éviter le procès ou le blacklisting (et elle a probablement raison, vu que le documentaire, fini en 2014, n'a toujours pas de distributeur), et finit par prendre trop de précautions, ne s'attaquant qu'aux pédophiles déjà identifiés comme tels.

Et puis, la réalisatrice n'est pas responsable de cela, mais son dossier à charge est malheureusement un peu affaibli depuis que l'un de ses témoins principaux, celui-là même qui est utilisé pour conclure le générique final d'un "Machintruc a récemment porté plainte contre Bryan Singer, Untel, Untel et Untel pour les nombreux abus sexuels dont il a été victime de telle date à telle date", s'est rétracté sur tous les fronts, a admis que ses accusations de viol ne tenaient matériellement et chronologiquement pas la route, et a lui-même été passé en justice pour fraude et accusations mensongères. Bon, d'accord, c'est loin d'exonérer ce que certains appellent la Gay Mafia d'Hollywood et les pédophiles qui profitent de ce système, mais tout de même, c'est malheureux.

Je suppose que si la production trouvait désormais un distributeur, elle changerait probablement un peu la fin du documentaire (à noter que la version que j'ai vue est la version complète du métrage, délibérément leakée sur le web après que des pressions légales aient forcé la production à couper certains aveux et certaines séquences avant la sortie confidentielle du film dans une dizaine de salles américaines, l'année dernière)

Reste que c'était une heure et demi assez intéressante dans son homogénéité et dans sa plausibilité : après tout, il n'y a pas de raison pour que la promotion canapé n'existe pas pour les deux sexes, et qu'elle ne touche que les personnes majeures et vaccinées...

On peut d'ailleurs regretter que le documentaire ne s'intéresse qu'à cette case démographique assez réduite des jeunes garçons de 10-15 ans, et ne replace pas le tout dans le contexte historique d'Hollywood, de la casting couch, des starlettes surexploitées, etc. Il y aurait certainement beaucoup à dire dessus, trop pour un seul documentaire, mais un peu de recul et de perspective sur les pratiques hollywoodiennes n'aurait pas fait de mal...

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #328 : Skellig (2009)

Publié le 2 Juin 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Jeunesse, Fantastique, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Skellig :

Alors qu'il vient d'emménager dans une nouvelle maison avec ses parents (John Simm et Kelly MacDonald), le jeune Michael (Bill Miner) découvre un homme étrange, cynique et affaibli (Tim Roth) qui vit dans une cabane au fond du jardin, et qui semble posséder des moignons d'ailes dans le dos. Pour tenter d'oublier les problèmes de santé de sa petite soeur qui vient de naître, et afin de faire face à ce quotidien stressant, Michael se jette alors corps et âme dans la résolution de ce mystère surnaturel, aidé en cela par Mina (Skye Bennett), sa nouvelle voisine.

Un film fantastique familial anglais, au réalisme sombre assez typique d'un certain cinéma britannique, et qui amène très lentement la nature réelle de Tim Roth dans le récit, paradoxalement en la télégraphiant très tôt (via la chanson "Angels" de Robbie Williams), avant de l'amener concrètement par petites touches discrètes.

Bien interprété et visuellement convaincant sans jamais être mièvre, cette adaptation d'un livre pour enfants primé n'est néanmoins pas pour autant une réussite totale, peinant à totalement captiver, d'autant que son déroulement est assez prévisible.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #327 : La Fête à la Maison, l'histoire interdite (2015)

Publié le 1 Juin 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, Lifetime

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

La Fête à la Maison, l'histoire interdite (The Unauthorized Full House Story) :

De ses débuts discrets en 1987, jusqu'à son succès international dans les années 90, l'histoire et les coulisses de la sitcom La Fête à la Maison...

Un téléfilm Lifetime plat et générique au possible, un peu comme son équivalent pour Sauvés par le Gong, mais en pire, puisque outre la reconstitution bancale (que ce soit au niveau de l'époque, des costumes, des coiffures, des événements, ou même de la distribution, tout est totalement à côté de la plaque), il ne se passe tout simplement rien d'intéressant dans ce métrage (en même temps, il n'y a absolument rien à raconter - du moins rien de politiquement correct et de diffusable sur Lifetime sans risquer un procès - sur les coulisses de Full House, donc le film ne raconte rien).

L'écriture est donc assez laborieuse et surexplicative, tentant de meubler un peu en intégrant des anecdotes et de l'exposition de manière tout à fait forcée dans les dialogues, et peinant à dépasser le postulat de départ "Bob Saget était un comédien vulgaire et provocant qui n'aimait pas l'humour niais de la sitcom... mais tout le monde s'entendait bien quand même".

Reste tout de même un Garrett Brawith qui tient assez bien l'imitation et la voix de Bob Saget (et la petite Dakota Guppy, qui fait, elle, un clone convaincant de Jodie Sweetin).

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #326 : Le Chasseur et la Reine des Glaces (2016)

Publié le 31 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Aventure, Fantastique, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Le Chasseur et la Reine des Glaces (The Huntsman - Winter's War ) :

Trahie par son amant, qui a tué leur enfant, Freya (Emily Blunt), la soeur de la Sorcière Ravenna (Charlize Theron), développe soudain des pouvoirs de glace et, le coeur brisé, elle quitte le chateau royal pour s'exiler loin au Nord. Là, elle crée son propre royaume, enlevant des enfants à leur famille pour les former à l'art de la guerre, et en faire ses Chasseurs, dépourvus de la moindre émotion. Eric (Chris Hemsworth) est ainsi le meilleur d'entre eux, et n'a d'égal que la farouche Sara (Jessica Chastain), dont il est épris. Contraint de fuir la colère de Freya, Eric croit sa bien aimée morte, et finit par aider Blanche-Neige à vaincre Ravenna... mais après tout ce temps, alors qu'Eric doit retrouver le miroir disparu de feue Ravenna pour la compte de Blanche-Neige, voilà que Sara ressurgit, et, non loin derrière elle, Freya, bien décidée à conquérir le royaume de sa soeur décédée...

Le premier film de cette (supposée) franchise Blanche Neige et le Chasseur (2012) était un joli livre d'images creux, mollasson, et souffrant d'un manque d'énergie chronique, à l'image de son interprète principale. Du 2.5/6, au mieux, en étant gentil.

Cette suite, par contre, ne mérite qu'une réaction : pourquoi ?

Pourquoi (récupération minable et transparente de la popularité de Frozen mise à part) mettre en chantier la suite d'un film qui a, au mieux, divisé les foules ?

Pourquoi en faire une semi-préquelle/semi-suite bancale qui passe son temps à tenter de se distancer du premier film à grands coups de rétrocontinuité hasardeuse (le frère de Ravenna effacé de l'histoire, par exemple) ?

Pourquoi confier l'écriture du film au scénariste de Scary Movie 3 & 4, de Very Bad trip 2 & 3, et au scénariste d'Hercules (avec The Rock) et d'un paquet de suites animées DTVs Disney parmi les moins inspirées ?

Pourquoi avoir confié le film au responsable des effets spéciaux de l'original, qui rend ici une copie plate, terne, amorphe, et sans le moindre style (à la limite, l'affrontement final n'est pas désagréable à regarder, mais c'est peu) ?

Pourquoi avoir validé ce script dérivatif au possible, qui est cousu de fil blanc, recopie bon nombre de scènes d'autres films de fantasy sans rien leur apporter, et dans lequel le summum de l'originalité, c'est de faire des gobelins des gorilles ?

Pourquoi conclure le film par une chanson qui parle d'appareils photos qui crépitent ?

Et enfin, pourquoi avoir choisi ces acteurs précis, si c'est pour les affubler de looks improbables, et les forcer à débiter des dialogues clichés et patauds avec des accents aléatoires, qui les empêchent de développer la moindre alchimie ?

Vraiment... pourquoi ?

POURQUOI ??? /6 

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Un film, un jour (ou presque) #325 : Now Add Honey (2015)

Publié le 30 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Australie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Now Add Honey :

La vie de Caroline Morgan (Robyn Butler) est en équilibré précaire : ses deux filles ne s'entendent pas très bien, son mari est aux abonnés absents, et son travail l'épuise... pire encore, Beth (Portia Rossi), sa soeur alcoolique et sous anti-dépresseurs, débarque bientôt en ville, accompagnée de sa fille Honey (Lucy Fry), une pop-star adolescente ultra-populaire qui, sous la supervision de son agent (sa mère), peine à réussir sa transition vers une carrière adulte. Sans oublier les paparazzis, un grand chef séduisant, l'autre soeur de Caroline, son compagnon, et la maîtresse du mari de Caroline, qui tous s'invitent soudain dans le quotidien de la mère de famille, et le font basculer dans un chaos improbable.

Une comédie australienne plutôt sympathique, décalée et amusante, sans être pour autant révolutionnaire.

Assez regardable, dans l'absolu, malgré un équilibre comédie/drame parfois inégal.

Amusant en tout cas d'assister à la réunion de Lucy Fry et de Philippa Coulthard, après Lightning Point/Alien Surf Girls...

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #324 : Cinquante Nuances de Black (2016)

Publié le 27 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Cinquante Nuances de Black (Fifty Shades of Black) :

Dans le cadre d'une interview réalisée pour le compte de sa colocataire étudiante en journalisme, Hannah Steale (Kali Hawk), une jeune femme timide, vierge et complexée, rencontre Christian Black (Marlon Wayans), un entrepreneur à succès, et tombe sous son charme. Rapidement, le couple entre alors dans une relation sado-masochiste, qui échappe bien vite à tout contrôle...

Le problème de faire une parodie d'un film aussi naze et involontairement drôle que Cinquante Nuances de Grey, c'est que la parodie se doit d'être implacable et hilarante pour mériter son existence... et malheureusement, les parodies made in Wayans sont toujours bordéliques, très très inégales, et généralement trop graveleuses pour vraiment fonctionner.

Ici, c'est encore le cas, avec un script qui colle d'assez près au film original, mais qui ne lui rajoute pas assez de gags ou de rythme pour donner un semblant d'intérêt au métrage. Un métrage qui, en fin de compte, finit par n'être qu'une excuse pour que Marlon Wayans recycle des gags éculés, et se mette à poil, afin de montrer qu'il passe son temps en salle de musculation... pourquoi pas, hein, mais niveau intérêt cinématographique... mwé.

1/6

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Un film, un jour (ou presque) #323 : Les Muppets, le retour (2011) & Opération Muppets (2014)

Publié le 26 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Les Muppets, le retour (The Muppets) :

Walter, le plus grand fan des Muppets au monde, profite de vacances à Los Angeles en compagnie de son frère Gary (Jason Segel) et de Mary (Amy Adams), la petite amie de ce dernier, pour visiter le studio des Muppets, laissé à l'abandon. Là, ils découvrent le plan machiavélique de Tex Richman (Chris Cooper) un magnat du pétrole bien décidé à mettre la main sur le studio et sur les droits des Muppets, pour les enterrer à jamais, et forer sous le bâtiment. À Walter, Gary et Mary de réunir Kermit et sa troupe au plus vite, pour tenter de monter un ultime spectacle, et de rassembler suffisamment de fonds pour sauver les Muppets...

Dans le domaine de la fan-fiction, la "self-insertion" décrit des récits dans lesquels l'auteur se représente le plus souvent sous les traits favorables d'un personnage exceptionnel (soit directement, soit déguisé en un personnage surnommé Marty Stu ou Mary Sue, selon son sexe), et s'intègre au coeur de son univers favori, qu'il va généralement changer et sauver de par son génie et son talent.

Les fanfics self-insert sont généralement très mal vues, car particulièrement creuses et complaisantes, et très peu satisfaisantes, créativement parlant.

Mais visiblement, lorsque l'auteur est un comédien populaire (Jason Segel), et que la fanfic est un blockbuster à 45 millions de dollars, tout est pardonné.

Car c'est bien là le problème principal que j'ai avec ce relaunch des Muppets : c'est une énorme fanfic écrite par Jason Segel, qui se met en scène dans la peau de Gary, l'humain immature qui refuse de s'engager, et de Walter, la marionnette über-fan des Muppets, dont le rêve est d'intégrer la troupe, de travailler avec les Muppets, et qui finit par sauver la franchise en la relançant et en la ramenant dans l'inconscient collectif.

Alors, oui, c'est une grosse fanfic particulièrement métadiscursive, avec de l'humour absurde, des caméos plutôt amusants, et beaucoup de sincérité... mais cette lettre d'amour aux Muppets a ses limites, notamment pour quelqu'un qui, comme moi, n'a pas d'attachement particulier pour Kermit et compagnie.

Le déroulement du métrage, ainsi, est absolument téléphoné de bout en bout, et même si le script en joue un peu, le tout finit par s'avérer un peu longuet pour son propre bien. Sans oublier ces chansons, très inégales.

M'enfin dans le genre relaunch, cela reste tout à fait honorable.

3.75/6
 

Opération Muppets (Muppets : Most Wanted) : 

Le nouveau manager des Muppets, Dominic Badguy (Ricky Gervais) - alias le Lémurien, un bandit international - parvient à convaincre la troupe de partir en tournée autour du monde ; l'occasion pour le maléfique Constantine, un sosie parfait de Kermit, de prendre la place de ce dernier, afin de tenter de voler les Joyaux de la Couronne Britannique.

Et là, tout de suite, mon manque d'attachement pour les Muppets revient à la charge, puisque dénué de la présence et de l'écriture décalée de Segel, on retombe tout de suite ici dans un film Muppets classique, blindé de caméos en tous genres (ça va de Hayek à Trejo en passant par Tucci, Langella, Hiddleston, Lady Gaga, Celine Dion, Mackenzie Crook, P-Diddy, Ty Burrell, Tina Fey, etc)... mais cousu de fil blanc, et particulièrement inintéressant pour moi.

D'autant que, privé de la tension narrative et des enjeux du premier film, ce métrage manque cruellement de rythme et d'énergie. À vrai dire, j'ai même failli arrêter en cours de route, tant je ne parvenais pas à m'intéresser au récit.

Les fans apprécieront probablement, et c'est techniquement compétent, mais... sans moi.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #322 : Hollywoodland (2006)

Publié le 25 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Biographie, Histoire, Policier, Drame, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Hollywoodland :

En 1959, un détective (Adrien Brody) enquête sur la mort mystérieuse de George Reeves (Ben Affleck), célèbre interprète de Superman, retrouvé "suicidé" dans des circonstances très étranges, peut-être liées à la liaison de Reeves avec Toni Mannix (Diane Lane), épouse d'un directeur de studio caractériel (Bob Hoskins).

Un film noir pas dénué de qualités, et particulièrement apprécié par la critique et les Oscars, mais qui m'a laissé mitigé.

Autant sa structure passé/présent, qui alterne l'enquête de Brody, aux visuels ternes, et des flashbacks sur la vie de Reeves, aux couleurs plus vibrantes, est assez efficace, et permet au film de garder une certaine dynamique, autant la partie enquête est, malheureusement, la moins intéressante du métrage. La faute à de trop grandes digressions sur la vie de famille de l'enquêteur (un personnage assez cliché et basique, je dois dire), qui empêchent cette partie d'être percutante ou captivante.

D'autant plus dommage que c'était justement ce qui m'intriguait à la base... mais les mésaventures de Brody m'ont si peu intéressé que j'ai fini par préférer voir la vie de Reeves se dérouler, comme un mini-biopic dans lequel Ben Affleck (globalement bon, mais parfois inégal) serait entouré de nombreux visages familiers et bien choisis.

J'apprécie néanmoins que la toute fin du film laisse planer le doute sur la vérité de cette affaire, après nous avoir présenté plusieurs explications potentielles...

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #321 : Citizen Koch (2013)

Publié le 24 Mai 2016 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Documentaire, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Un documentaire américain relatant la montée en puissance du Tea Party, et les soutiens financiers de celui-ci, en particulier l'influence démesurée et manipulatrice des frères Koch, deux magnats ultra-conservateurs de l'industrie et du pétrole.

Comme souvent avec la politique américaine, le spectateur se partage entre frissons d'effroi, et facepalms massifs face à un système dysfonctionnel, corrompu et sous influence mais qui, pourtant, dirige plus ou moins l'avenir du monde.

Le documentaire en lui-même, cela dit, est assez brouillon dans sa forme, qui enchaîne extraits, témoignages, archives, etc, de manière un peu anarchique et forcément partisane, mais comme, malheureusement, la réalité est très proche de cet angle "partisan", on ne peut qu'admettre que la politique US est vraiment des plus atterrantes.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #320 : Gatsby le Magnifique (2013)

Publié le 23 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Musique, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Gatsby le Magnifique (The Great Gatsby) :

Lorsqu'il arrive à New York en 1922, Nick Carraway (Tobey Maguire), un apprenti-auteur, s'installe sur les rives d'une baie, dans le voisinage de sa cousine Daisy (Carey Mulligan), mariée à Tom (Joel Edgerton), infidèle. Bientôt, cependant, il fait la connaissance du mystérieux Gatsby (Leonardo DiCaprio), un millionnaire mystérieux et fantasque, autrefois épris de Daisy, et prêt à tout pour la reconquérir...

Pour une raison que je ne m'explique pas, je n'avais pas réalisé, avant de regarder ce Gatsby, que ce métrage était signé Baz Luhrmann. Je n'ai habituellement rien contre Luhrmann, et j'ai même une certaine affection pour Moulin Rouge, l'une des rares comédies musicales cinématographiques modernes que j'apprécie... mais là... hum. On va dire que je suis resté à la porte de cette grande fête improbable, clinquante et tapageuse jusqu'à l'écoeurement.

En fait, ce Gatsby m'a fait l'effet d'un Moulin Rouge sous amphétamines, à la limite de l'auto-parodie, avec plus de romance tragique, plus de visuels exubérants et too much, plus d'effets de caméra numériques, plus de jeu théâtral et forcé, plus de tout, jusqu'à l'overdose.

Et paradoxalement, le film a aussi nettement moins de charme - les musiques modernes r'n'b & hip-hop font tache, la distribution est particulièrement inégale (et se fait largement dominer par un DiCaprio excellent comme toujours), les effets visuels sont si nombreux que les moins réussis se remarquent tout de suite en se détachant du lot - et nettement moins de rythme, le récit se perdant en digressions pas toujours utiles, et le mystère Gatsby ne suffisant pas à porter ces 2h20 de métrage.

C'est clairement un film qui a demandé beaucoup de travail technique et créatif... mais rien dans ce film n'a malheureusement réussi à me transporter ou même à susciter chez moi autre chose qu'un intérêt poli. Une jolie coquille un peu creuse.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #319 : Top Five (2014)

Publié le 20 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Top Five :

Après ses débuts sur scène, en tant que comédien de stand-up, Andre Allen (Chris Rock) est devenu une superstar grâce à son doublage d'un ours parlant dans une série de films d'actions comiques et peu raffinés. Las de cette carrière qu'il n'a pas choisi, et désormais sobre de toute drogue et tout alcool, il s'est lancé dans une fresque historique sur la révolte des esclaves en Haïti, qui sort enfin en salles : l'occasion pour lui d'échapper un instant à ses fiançailles avec une actrice de tv-réalité (Gabrielle Union), et de passer une journée entière à être interviewé par la charmante Chelsea (Rosario Dawson), qui va l'aider à renouer avec ses racines comiques.

Un long-métrage de et avec Chris Rock, qui se met en scène dans un rôle partiellement auto-biographique, et utilise au passage tout ce que l'Amérique peut compter de comédiens et de comiques afro-américains, dans d'innombrables seconds rôles, quitte à faire ressembler son fils à une version black d'Entourage.

Et c'est là l'un des problèmes de ce métrage pourtant encensé par la critique : si les intentions sont louables (une dissertation sur la célébrité, le star-system, la comédie, d'Hollywood, etc), le film en lui-même lorgne beaucoup sur de nombreuses oeuvres pré-existantes, au point de ressembler régulièrement à un patchwork un peu décousu et complaisant.

En vrac, on pense à du Judd Apatow (principalement à Funny People), à Stardust Memories de Woody Allen, à Entourage (innombrables caméos de célébrités sans grand intérêt), à des rom-coms basiques (le schéma est vraiment le même, obstacle des vingt dernières minutes y compris), à des comédies lourdes et vulgaire à la Sandler, etc... et last but not least, aux spectacles de Chris Rock, dont on a régulièrement l'impression d'entendre des monologues, ici placés dans la bouche de divers personnages.

Nul doute que certains spectateurs adoreront ce film schizophrène, jamais totalement drôle, jamais totalement profond, jamais totalement touchant ou surprenant, mais au final, tout est tellement attendu et balisé qu'on ressort de ces deux heures avec un haussement d'épaules et un "tout ça pour ça ?" assez rédhibitoire. J'en attendais vraiment mieux.

Un 2.5 ou 3/6, au mieux.

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Un film, un jour (ou presque) #318 : Bandidas (2006)

Publié le 19 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Aventure, Action, Western, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Bandidas :

Au 19ème siècle, au Mexique, deux femmes (Pénélope Cruz et Salma Hayek) issues de milieux très différents vont s'associer pour contrer les plans d'un Américain machiavélique (Dwight Yoakam) bien décidé à s'accaparer les terres de nombreux paysans. S'improvisant braqueuses de banques, les Bandidas sont rejointes, en cours de route, par un inspecteur new-yorkais (Steve Zahn) initialement dépéché sur place pour arrêter les deux femmes, mais qui finit par rejoindre leur cause...

Un western/buddy movie féminin co-écrit par Luc Besson, et qui met en vedette Salma Hayek et sa meilleure copine Pénélope Cruz, pour qui le projet a été taillé sur mesure.

Et ça se sent d'ailleurs, puisque les deux actrices ont l'air de bien s'amuser pendant tout ce métrage... dommage cependant que le spectateur ne partage pas vraiment cet enthousiasme, ou du moins, pas totalement : malgré les efforts de Groluc (la scène du concours de baiser aurait tout aussi bien pu être le début d'un porno, vue la teneur des dialogues), le film est trop sage (paradoxalement, c'est bien moins sexy que ce que Groluc avait probablement en tête lorsqu'il s'est dit "Salma + Penelope, bingo !"), trop quelconque, trop pépère pour vraiment convaincre, d'autant que tout le début du récit est assez laborieux à se mettre en place.

Ça divertit vaguement pendant une heure et demi, mais c'est aussitôt vu, aussitôt oublié.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #317 : La Chute de Londres (2016)

Publié le 18 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

La Chute de Londres (London Has Fallen) :

Réunis à Londres pour rendre hommage au Premier Ministre anglais récemment décédé, les chefs d'état de tous les principaux pays occidentaux sont victimes d'une série d'attentats meurtriers concertés et simultanés. Tous, sauf le Président des USA, Benjamin Asher (Aaron Eckhart), protégé par l'agent des services secrets Mike Banning (Gerard Butler), et dont l'hélicoptère s'écrase au beau milieu de la capitale britannique ; alors que Londres est en état de siège, Mike et Asher doivent désormais trouver un moyen de survivre dans la ville abandonnée et grouillante de terroristes...

Le premier opus de cette série, La Chute de la Maison Blanche (Olympus Has Fallen), était signé Antoine Fuqua, et était arrivé en concurrence directe avec le nettement plus friqué White House Down de Roland Emmerich ; pourtant, là où le Emmerich était poussif et insipide, Olympus avait surpris : sympathique, régressif, et à prendre comme un bon vieux film d'action des années 80/90, Olympus était très efficace pour ce que c'était, à savoir une série B aux limites évidentes, qui lorgnait sur un Die Hard à la Maison Blanche, et qui bénéficiait franchement d'un assaut initial très spectaculaire sur la dite Maison Blanche, ainsi que d'un Butler crédible et amusant en héros sarcastique.

Ici, on reprend le même cast, mais on change le réalisateur, et on opte plutôt pour une sorte de Escape from London malheureusement moins percutant et convaincant que le premier opus. La faute à une réalisation nettement moins efficace (le faux plan séquence, vers la fin, est toutefois assez réussi) et rythmée, à des effets spéciaux vraiment moches (toute la séquence des hélicoptères est visuellement ratée), et à un script plutôt médiocre, au postulat de départ encore moins crédible que l'original (avec des hordes de terroristes innombrables qui hantent Londres, des forces armées impuissantes et inexistantes, des attentats à l'échelle implausible...) et au discours politique très très discutable.

Donc du 3.5/6 de l'original, on passe ici à un Jack Bauer contre les méchants arabes assez décevant, et souffrant de défauts trop voyants pour être un plaisir coupable comme le premier.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #316 : Miracle en Alaska (2012)

Publié le 17 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Biographie, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Miracle en Alaska (Big Miracle) :

Dans les années 80, Adam Carlson (John Krasinski), un reporter basé en Alaska, aimerait bien décrocher un job plus prestigieux, mais est contraint de rester au milieu de nulle part pour couvrir des événements inintéressants. Jusqu'au jour où trois baleines sont retrouvées dans les parages, prises au piège par les glaces. Rapidement, grâce à la couverture médiatique lancée par Carlson, cette situation de crise capture l'imagination de tout un pays, et le monde s'unit pour tenter de sauver ces animaux majestueux...

Une adaptation d'un livre relatant des faits réels ayant fait sensation en Amérique, cette comédie dramatique bénéficie d'une distribution sympathique comme tout : Krasinski, mais aussi Drew Barrymore, Kristen Bell, Vinessa Shaw, Stephen Root, Ted Danson, Rob Riggle, etc... quel dommage alors que le film passe autant à côté de son sujet, que ce soit esthétiquement (la comparaison, dans le générique de fin, entre la réalité et la fiction souligne très clairement que le film ne fait pas assez années 80), ou scénaristiquement (on est dans un mélodrame familial aux grosses ficelles sirupeuses évidentes comme tout).

Pire encore, le film réussit le tour de force de rendre Drew Barrymore tout simplement insupportable dans ce personnage de militante Greenpeace qui n'en fait qu'à sa tête, se plaint constamment et donne des leçons à tout le monde.

Bref, elle mérite des baffes, et la majorité des autres personnages n'étant pas forcément mieux logée - tous les personnages sont des archétypes sans la moindre épaisseur -, on se retrouve à ne plus adhérer au combat de ceux-ci pour sauver des baleines presque plus développées que les protagonistes.

En résumé, ce film n'est pas assez sérieux pour fonctionner en tant que drame, pas assez drôle pour fonctionner en tant que comédie, et il n'a vraiment comme seul intérêt que de mettre en avant les inuits et leur spiritualité. À défaut d'être subtil ou bien écrit, c'est toujours ça de pris.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #315 : The Seven Five (2015)

Publié le 16 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Policier, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Seven Five :

Dans les années 80, à New York, Michael Dowd était policier dans l'un des quartiers les plus dangereux de la ville. En parallèle, cependant, il était à la tête d'un réseau criminel de flics corrompus, qui trafiquaient de la drogue, volaient, brutalisaient, et exécutaient les basses oeuvres de la pègre locale. Jusqu'au jour où la vérité a éclaté au grand jour, et où la police de New York a été secouée par le plus grand scandale de corruption de son histoire...

Un documentaire dynamique, intéressant et assez captivant sur les officiers de police au coeur de ce scandale, qui tous répondent à l'appel et se confient devant les caméras du réalisateur.

L'occasion pour certains (Michael Dowd en tête) de montrer leur étrange conception de la vie et de leur métier, une corporation soudée dont la loyauté interne est plus importante que tout, notamment plus importante que la Loi et l'Ordre.

Les larmes (réelles ?) des interviewés lorsqu'ils racontent qu'indirectement, par leurs trafics et leurs actions, ils ont probablement coûté la vie à l'un de leurs collègues en civil, sont à ce titre assez troublantes.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #314 : William Shatner presents Chaos on the Bridge (2015)

Publié le 13 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Science-Fiction, Star Trek, Review, Documentaire, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

William Shatner presents : Chaos on the Bridge :

Les débuts difficiles de Star Trek : The Next Generation, tels que vécus par les scénaristes et acteurs de la série...

Un documentaire d'une heure réalisé, écrit et présenté par Bill Shatner, et qui a pour objectif principal de démythifier Gene Roddenberry, au travers des témoignages quasi-unanimes de la majorité des scénaristes de STTNG, ainsi que de certains acteurs.

On nous y présente ainsi un Gene caractériel, qui avait mal supporté la traversée du désert séparant TOS du premier film, en gardait une certaine amertume, un certain égo surgonflé, et qui s'adonnait régulièrement à la drogue et l'alcool en quantités importantes lorsque CBS/Paramount ont voulu lancer Next Gen.

Une bonne grosse cure de désintox plus tard, et voici le Gene de retour (un peu à son insu) aux commandes la franchise, à se prendre la tête avec le président de la chaîne et les exécutifs, à remettre en question la moindre décision qui n'était pas de lui, et de manière générale, à faire un carnage dans la salle d'écriture de la série, virant les scénaristes à la pelle, et réécrivant des morceaux de scripts au dernier moment juste pour pouvoir apposer son nom sur ceux-ci (et toucher une partie des royalties ^^).

Pour ne rien faciliter, avec son état de santé déclinant, Roddenberry avait délégué beaucoup de  pouvoirs à son avocat, une fouine haïe par tout le monde, qui écoutait aux portes, revenait la nuit pour lire les scripts et s'introduire sur les ordinateurs des scénaristes, espionnait ces derniers, et faisait ses propres corrections sur les scripts, corrections qu'il faisait passer pour celles de Gene.

Bref, ceci est un portrait très corrosif du personnage que Gene Roddenberry s'était créé : dans les années 60, de son propre aveu, il s'imaginait bien comme Kirk, dragueur et héroïque ; dans les années 80, son image de lui-même avait évolué, et il se voulait à mi-chemin entre Picard et Q, une sorte d'entité supérieure capable de mener l'humanité dans une direction meilleure ; comme le rappelent certains intervenants, Roddenberry connaissait bien L. Ron Hubbard, et lui aurait dit un jour que s'il l'avait voulu, il aurait pu faire de Star Trek sa propre Scientologie.

Au nombre des intervenants, on notera deux personnes qui prennent la défense de Gene plus que les autres : Richard Arnold, très proche de Gene de son vivant, placé par ce dernier à la tête des produits dérivés littéraires de Star Trek, et dont le surnom parmi la fanbase est celui de l'un des officiers nazis dans un vieil épisode de TOS (^^), et Maurice Hurley, le showrunner choisi personnellement par Gene, qui est persuadé que la meilleure chose arrivée à Star Trek, c'est son arrivée sur la franchise, ainsi que la manière dont il a su largement améliorer la vision utopique de Gene (jusqu'à dépasser le maître !), et qui est parti juste avant la s3, pour de nombreuses raisons, notamment la réaction toujours hostile des fans, avec leur "STTNG, ce n'est pas du Star Trek, Star Trek, ce n'est pas ça du tout, aux chiottes les scénaristes".

Heureusement qu'il est parti, et que Piller, que tout le monde adore dans le documentaire, est arrivé juste après.

Un documentaire qui est donc intéressant, bien que forcément un peu biaisé en l'absence inévitable de son sujet ; au niveau de la forme, on alterne entre interviews et reconstitutions animées assez amusantes, mais à la fin du documentaire, j'ai tout de même eu l'impression qu'il manquait 20 bonnes minutes pour bien couvrir tout ce qu'il y avait à dire sur le Grand Oiseau de la Galaxie. M'enfin bon.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #313 : Special Correspondants (2016)

Publié le 12 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Special Correspondants :

Frank Bonneville (Eric Bana), un arrogant radio-journaliste américain, est envoyé en Equateur avec son ingénieur du son, Ian Finch (Ricky Gervais), pour y couvrir un conflit, mais avant de quitter les USA, Ian perd leurs passeports. Ils décident alors de se terrer dans un grenier, de l'autre côté de la rue où se trouve leur rédaction, afin de faire croire à tous qu'ils sont à l'étranger, et qu'on les a pris en otage.

Un remake anglo-saxon d'Envoyés Très Spéciaux, comédie française avec Jugnot et Lanvin dans les rôles principaux, remake écrit, réalisé et interprété par Ricky Gervais pour Netflix.

Malheureusement, si tous les acteurs sont bons, le problème de ce remake est simple : il n'est jamais drôle. Les personnages sont des clichés ambulants sans la moindre caractérisation (America Ferrara est "la latina idiote", Kelly Macdonald est "la bonne copine/love interest de Gervais", Vera Farmiga est "l'épouse manipulatrice", et ça s'arrête là), c'est plat, c'est insipide, ça évite soigneusement toute critique un peu poussée des médias, et c'est un bon gros flop, même sans avoir jamais vu l'original.

Ah, et toute l'action de ce dernier, justement, tournait apparemment autour de l'Irak, et d'un groupe terroriste arabe... là, non, c'est l'Amérique du Sud, les locaux sont des clowns plus qu'autre chose, et on a droit à un mini-film d'action sur la fin, avec Gervais qui tire dans tous les sens. Mwé.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #312 : Don Verdean (2015)

Publié le 11 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Don Verdean :

Don Verdean (Sam Rockwell), un pseudo-archéologue biblique, vivote de son métier, assisté de la fidèle Carol (Amy Ryan), jusqu'au jour où il est contacté par Tony Lazarus (Danny McBride), un pasteur désireux de financer ses expéditions. Aussitôt, Don part à la recherche du crâne de Goliath, quelque part dans le désert autour de Jérusalem... mais lorsqu'il échoue, il décide de déterrer le crâne de Johnny Jerusalem, un catcheur israélien atteint de gigantisme, et, avec la complicité de Boaz (Jermaine Clement), son spécialiste israélien, il s'engage alors dans une cascade de mensonges aux enjeux toujours plus improbables...

Satire mollassonne et faiblarde du monde des extrémistes/conspirationnistes religieux chrétiens, de la fringe history biblique, etc, par le couple à l'origine de Napoléon Dynamite et de Nacho Libre, deux films partageant avec celui-ci un même rythme, un même sens de l'humour très particulier... et un même sentiment d'inabouti.

En fait, on a ici trop souvent l'impression de se trouver devant un sketch du SNL, mais un sketch qui durerait plus de 90 minutes au lieu de quatre ou cinq, tout en gardant le même nombre total de gags : autrement dit, les acteurs ont beau être talentueux (et Amy Ryan a beau être toujours aussi attachante), il n'y a que quelques moments qui font vraiment mouche et qui sont amusants (notamment lorsqu'ils refont Indiana Jones et la Dernière Croisade, sur la toute fin, pour les beaux yeux d'un Chinois milliardaire), et le reste s'avère beaucoup trop quelconque et inoffensif pour fonctionner.

Bof.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #311 : The Runner (2015)

Publié le 10 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Runner :

À la suite de la marée noire de 2010, Colin Price (Nicolas cage), un politicien idéaliste et engagé dans la lutte contre BP voit sa carrière s'effondrer lorsqu'il est pris dans un scandale sexuel avec une femme mariée.

Un portrait de politicien cynique et assez convenu, avec un Nicolas Cage en mode mineur, assez convaincant, mais qui ne parvient pas à tirer ce film plat et générique vers le haut, pas aidé par des dialogues et une écriture assez peu subtils.

Dommage.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #310 : The Descendants (2011)

Publié le 9 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Descendants :

Héritier d'une dynastie royale hawaiienne, le développeur immobilier Matt King (George Clooney) est en pleine négociation d'une vente de terrain considérable lorsque sa femme a un tragique accident de bateau. Laissé seul avec ses deux filles turbulentes (Amara Miller et Shailene Woodley), Matt doit renouer avec ces dernières, tout en gérant les pressions professionnelles qui l'entourent : une tâche particulièrement difficile, alors même qu'il découvre que sa femme le trompait avec un agent immobilier (Matthew Lillard) qui avait des intérêts dans la transaction qu'il négocie.

Un drame à Oscars adapté d'un premier roman, et filmé par un réalisateur apprécié des critiques, avec un Clooney en tête d'affiche : sans surprise, ce film calibré pour plaire aux journalistes a connu un grand succès, et a reçu bon nombre de récompenses à sa sortie.

Quatre ans après, qu'en reste-t-il ? Un drame relativement convaincant, qui a l'intelligence (à contrario de Aloha, par exemple, avec son exotisme magique de carte postale), de mettre en contraste la beauté des paysages naturels de Hawaii avec la misère qui y règne, une misère aussi bien tangible (le début du film) qu'émotionnelle (tout ce que vit King durant le film montre bien que non, la misère n'est pas moins pénible au soleil, même beignée d'une musique hawaïenne perpétuelle).

D'ailleurs, autre différence avec Aloha : ici, si la distribution est à nouveau principalement caucasienne, c'est justifié par le statut privilégié des personnages, qui le mentionnent (et le critiquent) même dans les dialogues du film (les personnages ont beau avoir du sang royal dans les veines, ils se sont tous américanisés au possible, et sont un peu la bourgeoisie coloniale d'autrefois, décidant du destin des autochtones et de leurs terres).

Niveau interprétation, le film est néanmoins assez inégal, puisque si la distribution principale (Clooney, Willard, Woodley, Miller, et sans oublier Judy Greer, qui est excellente dans ses quelques scènes) est impeccable, les seconds rôles locaux sont moins à l'aise et naturels.

Enfin, au niveau du rythme, on regrettera que le film ne soit pas plus court et concis. Pendant deux heures, il évolue en effet en suivant trois axes principaux : le contrat territorial, Matt qui renoue avec ses filles et fait face à la mort imminente de sa femme, et Matt qui part à la recherche de l'amant de sa femme. Les trois parties ont un intérêt narratif inégal, et le spectateur ne peut se défaire de l'impression qu'en élaguant un peu le tout, le métrage aurait fini par être plus homogène et percutant.

En l'état, reste un film à Oscars calibré et probablement surcôté, mais qui n'est pas forcément mauvais pour autant, et qui a la bonne idée de partir de personnages caricaturaux (la femme trompée, le boyfriend idiot, l'amant, etc), pour les faire lentement évoluer vers quelque chose de plus touchant.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #309 : Captain America - Civil War (2016)

Publié le 6 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Marvel, Fantastique, Aventure, MCU, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Captain America - Civil War :

Alors qu'une mission tourne mal pour Captain America (Chris Evans), les Avengers se trouvent au coeur d'une tourmente politique aux enjeux de taille : les Nations Unies exigent que l'équipe se place sous leur autorité, sous peine d'emprisonnement. Les Avengers sont divisés : d'un côté, Iron Man (Robert Downey Jr) et ses partisans, qui se sentent responsables des pertes collatérales entraînées par leurs missions, et de l'autre Captain America et ses proches, prêts à tout pour ne pas placer leur force de frappe aux mains d'une autorité sur laquelle ils n'auraient pas leur mot à dire. Divisés, et manipulés par le machiavélique Zemo (Daniel Brühl) qui utilise le Soldat de l'Hiver (Sebastian Stan) pour exécuter ses basses besognes, les Avengers sont contraints d'en venir aux mains, les uns avec les autres...

Cette critique-ci, je vais la faire brève : pas forcément le meilleur Captain America, pas forcément le meilleur Marvel Movie, quelques problèmes de rythme et de scènes superflues, mais un bon film, dense et maîtrisé, qui met en scène tous ses personnages sans en négliger aucun, construit son script et ses personnages sur les acquis du MCU, et se permet de présenter dans l'action plusieurs nouveaux personnages qui fonctionnent.

Spider-man est, à ce titre, une réussite (même s'il est perfectible dans ses effets numériques, ce qui un problème récurrent dans les productions de cette envergure), et la Black Panther apporte une approche différente de cet univers partagé, à la fois dans son environnement natal (la jungle du Wakanda) que dans son positionnement vis à vis des autres héros.

Il est d'ailleurs assez ironique qu'à défaut d'avoir le meilleur film Captain America ou Marvel, on a ici le meilleur film "crossover" de la décennie, qui met largement à l'amende le Batman vs Superman de Snyder, tant au point de vue de l'action que des enjeux idéologiques (la comparaison est gratuite et facile, oui, mais là où Snyder se veut donneur de leçons et pédant dans son traitement de ses personnages, les frères Russo parviennent à un résultat incomparablement meilleur sans perdre de vu le fun et l'humour).

Bref, un tour de force au niveau de la gestion de l'univers et de ses personnages, et un métrage qui s'inscrit totalement dans la continuité des deux premières phases de l'univers Marvel, et qui augure du meilleur pour le prochain Avengers.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #308 : No Way Jose (2015)

Publié le 5 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

No Way Jose :

Jose Stern (Adam Goldberg), un musicien raté approchant la quarantaine, est réduit à jouer avec son groupe dans les anniversaires d'enfants. Geignard, neurotique et immature, Stern révèle un jour à sa fiancée (Anna Belknap) qu'il est un délinquant sexuel, et qu'il lui ment à ce sujet depuis des années : aussitôt expulsé par sa compagne, il se réfugie chez un ami proche, lui-même en pleine crise de la quarantaine, et décide de renouer avec une ancienne petite-amie alcoolique (Gillian Jacobs).

Une pseudo-comédie indépendante réalisée et écrite par Goldberg, dont le personnage habituel de neurotique sarcastique, marmonneur et plaintif est ici à son nadir : insupportable, Goldberg passe tout le film à s'apitoyer sur lui-même, à se regarder le nombril, entouré de ses potes qui parlent musique rétro, qui regardent des laserdiscs, et autres activités de hipsters.

Formellement, le film n'a aucune énergie, il erre à droite et à gauche, au gré des envies de Goldberg, qui nous place des flashbacks peu inspirés sur sa relation avant la séparation, entre deux caméos d'une actrice ou d'une autre, dans un rôle secondaire (Gillian Jacobs, Emily Osment, etc).

Toutes ces scènes n'apportent pas grand chose au film, qui tourne rapidement à vide, semble à moitié improvisé, et n'est ni aussi drôle ni aussi malin ou original qu'il semble penser l'être.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #307 : Electric Slide (2014)

Publié le 4 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Biographie, Drame, Policier

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Electric Slide :

Dans le Los Angeles de 1983, l'histoire vraie d'Eddie Dodson (Jim Sturgess), un jeune playboy qui, pour faire face à ses dettes incroyables et éviter que la pègre ne s'en prenne à lui, décide de s'improviser braqueur de banques... un braqueur hors du commun, séducteur, vantard et vêtu sur son trente-et-un, qui en neuf mois va braquer plus d'une soixantaine d'établissements, laissant derrière lui toute une série de témoins tombés sous le charme, et refusant de le trahir. D'autant qu'en parallèle, Dodson est très occupé par l'énigmatique Pauline (Isabel Lucas), qui devient plus ou moins sa partenaire dans le crime...

Inspiré par un article sur la vie du vrai Dodson, voici un semi-biopic ultra-stylisé qui répond à la définition même de coquille creuse, puisque le réalisateur semble nettement plus occupé à composer des plans esthétiquement beaux et réussis, plutôt qu'à rendre ses personnages ou son récit un minimum intéressants.

Résultat, les acteurs prennent la pose, en font trois tonnes, l'atmosphère est éthérée et contemplative, le récit est nébuleux et brouillon, et le métrage dans son ensemble peine à convaincre, plat et anémique, pas aidé par un acteur principal qui semble faire du cosplay, et par sa belle maladive et maigrichonne, qui semble sous l'emprise de substances illicites, et qui n'a aucune alchimie avec Sturgess.

Heureusement qu'il reste tout de même une bande-son d'époque assez réussie, ça remonte un peu la note finale de ce biopic creux et dénué d'intérêt.

1.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #306 : Riftworld Chronicles (2015)

Publié le 3 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Télévision, Review, Comédie, Fantastique, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Riftworld Chronicles :

Lorsqu'il atterrit à Toronto, au 21è siècle, Alar (Tahmoh  Penikett), un sorcier aux pouvoirs extraordinaires issu d'un royaume médiéval au bord du chaos, rencontre Kim (Erin Karpluk), pigiste, et lui demande son aide afin de rentrer chez lui... mais un chasseur de primes menaçant est à ses trousses...

Un moyen-métrage/web-série canadien qui développe sur 45 minutes le pitch d'un court-métrage de 10 minutes intitulé The Portal (2014), de et avec la même équipe.

Malheureusement, cette première mini-saison préfère diluer tout ce qui faisait la force du récit original (c'était bref, percutant, amusant, et ça avait une conclusion qui fonctionnait bien) en meublant énormément, en partant dans d'autres directions, et en rajoutant des personnages secondaires (le frangin rôliste, les collègues), afin de faire de la mise en place pour une seconde saison éventuelle.

Résultat : si le tout reste sympathique, léger, et distrayant (ça repose beaucoup sur les épaules du duo principal, forcément attachant), il se termine alors même qu'il devrait commencer, et frustre énormément. Rien de plus à ajouter, pour être franc : c'est très regardable, mais ça ne restera pas forcément dans les mémoires.

3/6

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