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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Halloween Oktorrorfest 2018 - 15 - Dead Shack (2017)

Publié le 10 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Canada, Comédie, Action

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Dead Shack :

Décidé à passer un peu de temps avec sa nouvelle compagne, Lisa (Valeria Tian), Roger (Donavon Stinson) emmène ses enfants Summer (Lizzie Boys) et Colin (Gabriel LaBelle) - accompagnés de Jason (Matthew Nelson-Mahood), leur ami -  passer quelque temps dans un chalet tranquille, au milieu des bois. Rapidement, cependant, les trois adolescents assistent au massacre de deux jeunes aux mains de la voisine (Lauren Holly), qui livre alors les cadavres à ses enfants "cannibales"...

Une comédie horrifique canadienne financée via Kickstarter et qui, en théorie, pouvait être sympathique, mais dans les faits, plombe son potentiel par une mise en images et en musique tout simplement soporifiques.

C'est bien simple, les choix faits par le réalisateur/scénariste plongent le métrage dans une ambiance cotonneuse, qui s'appuie sur des filtres colorés appliqués à l'image, sur un rythme particulièrement nonchalant, et sur une musique rétro-synthétique assez éthérée.

Résultat, le film souffre d'un manque cruel de tension et d'énergie, mettant plus de 25 minutes pour démarrer (jusque là, on a droit à des adolescents qui se vannent en marchant dans les bois), et échouant constamment à combiner humour, horreur et suspense.

L'intérêt remonte un peu lorsque l'on comprend qu'on a droit à des zombies (et pas à des cannibales), mais le film ne décolle jamais vraiment, et n'est ni jamais vraiment drôle, ni tendu : c'est bien dommage, car l'interprétation est plutôt bonne, et les effets plutôt corrects.

2.25/6 (j'aurais probablement préféré le métrage s'il avait conservé ses acteurs plus jeunes, comme dans sa preuve de concept Kickstarter)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 14 - Zombiology (2017)

Publié le 9 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Action, Chine, Drame, Romance

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Zombiology : Enjoy Yourself Tonight (Gam man da song si) :

Lung (Michael Ning) et Chi-Yeung (Louis Cheung) sont deux glandeurs vivant à Hong-Kong, où ils aiment s'imaginer être des héros en devenir. Mais lorsque des zombies commencent à envahir les rues de la ville, le duo de fainéants découvre bien vite qu'il va devoir se battre s'il veut survivre, et espérer remporter ce combat...

Une comédie zombiesque hong-kongaise qui s'avère le premier long-métrage de son réalisateur, un métrage adapté d'un roman et d'un court-métrage réalisé par ses soins.

Et franchement... c'est un gros bordel.

C'est décousu, déjanté, pleins de moments improbables et d'autres qui tombent totalement à plat, et dans l'ensemble, c'est particulièrement approximatif et inégal : en effet, le film tente à la fois de mélanger film de zombie ; comédie débile à base de cheerleaders décérébrés, de poulet-géant-maléfique responsable de l'épidémie et lançant des œufs explosifs, et de personnages idiots ; moments d'émotion patauds, larmoyants et très appuyés ; mélodrame relationnel familial ; romance ; et bien sûr tout un côté action décomplexé sur fond de métal bourrin, combiné à un animé ouvrant et concluant le film, ainsi qu'à un côté métaphore introspective bancale.

Ça fait beaucoup, en 105 minutes de film.

D'autant que la menace zombie, elle, n'est jamais vraiment inquiétante (elle n'arrive qu'au bout d'une demi-heure de métrage), et est de toute façon éclipsée par la présence du poulet géant, et par le ton global du métrage, jamais suffisamment sérieux pour instaurer de la tension.

En somme, une fois le film terminé, on reste sur sa faim : il y a du bon et de l'amusant, dans ce métrage, mais c'est un tel foutoir qu'on finit forcément frustré et déçu.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 13 - Zombillénium (2018)

Publié le 9 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse, Animation, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, France, Belgique

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Zombillénium :

Situé dans le nord de la France, le parc d'attractions Zombillénium abrite zombies et monstres en tous genres, qui travaillent là pour le compte du Diable, propriétaire des lieux. Mais lorsque Hector (Emmanuel Curtil) décide de faire fermer le parc en imposant des normes de sécurité, le voilà mordu par le directeur des lieux (un vampire), et par le chef de la sécurité (un loup-garou). Désormais mort, mais ni totalement garou ni vampire, Hector doit s'habituer à sa nouvelle condition d'employé du parc, et oublier sa fille, restée parmi les humains...

Une excellente surprise, en ce qui me concerne, et une surprise franco-belge, qui plus est, puisque le métrage est adapté d'une série de bandes-dessinées bien de chez nous, et qu'il prend place dans le Nord (avec de multiples références aux corons, aux terrils, à la désindustrialisation, etc).

Ayant abordé ce film sans rien savoir de son histoire (depuis, j'ai rattrapé mon retard et lu les trois tomes publiés), je suis vraiment tombé sous le charme de ces personnages, de cet univers, et de cette direction artistique cell-shadée.

C'est dynamique, ludique, bien mené, avec un numéro musical qui change de la norme, et le tout donne un beau métrage d'Halloween, à destination des petits et des grands.

... mais tout de même un peu plus pour les jeunes, en comparaison de la bande-dessinée originale : en adaptant leur propre récit, les auteurs de la bd ont en effet simplifié le tout, pour le rendre plus accessible et plus grand public. Pour le meilleur et pour le pire.

Hector, ainsi, a été totalement modifié, et j'avoue que, même avant d'avoir lu les bds, j'étais déjà moyennement convaincu par le personnage, par son évolution, et par sa caractérisation : c'est moins abouti que le reste, c'est un peu trop précipité, et Emmanuel Curtil manque un peu de retenue dans son jeu (ce qui n'est pas forcément surprenant).

À l'identique, on pourra trouvé la critique en filigrane de l'univers de Twilight et des vampires romantiques un peu datée, ce qui la rend moins pertinente que les vampires corporate de la version papier (une métaphore toujours d'actualité).

Néanmoins, dans l'ensemble, le tout reste très sympathique, et la preuve que chez nous aussi, on peut avoir de bons films d'animation originaux et décalés.

4.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 12 - Jeepers Creepers 3 (2017)

Publié le 8 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique

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Jeepers Creepers 3 :

Alors que le Creeper (Jonathan Breck) massacre ses proies à tour de bras, le Sergent Tubbs (Brandon Smith) accepte de faire équipe avec le Shérif Tashtego (Stan Shaw) et une équipe de chasseurs pour traquer la bête. Mais en parallèle, Gaylen Brandon (Meg Foster), une mère éplorée, déterre une main tranchée ayant autrefois appartenu au Creeper, et détenant des secrets improbables quant à ses origines...

Cela fait un bon moment que je n'ai pas revu les deux premiers Jeepers Creepers, donc je n'ai plus vraiment de points de comparaison à l'aune desquels évaluer ce troisième opus. Néanmoins, une chose est sûre : Jeepers 3 est particulièrement médiocre.

Passe encore que les personnages soient inintéressants ; que les acteurs soient en surjeu (le duo policier/shérif, notamment) ; que les effets numériques soient relativement laids ; et que le script semble n'avoir jamais été terminé faute de budget (le film prétend nous révéler les origines du Creeper, il y a même l'emplacement idéal, dans le récit, pour insérer un flashback sur ces origines... et non, rien. Idem pour la fin, qui est bâclée, histoire de rattacher approximativement le film à JC2, dont c'est la préquelle).

Non, le vrai problème, c'est le Creeper.

Un Creeper en retrait, qui porte désormais un t-shirt (pourquoi ?), qui sifflote tranquillement en retournant à sa camionnette, et qui s'énerve sans raison lorsque les humains lui expliquent qu'ils savent ce qu'il est (pas de chance, on n'en saura jamais plus sur ce point précis, passé à la trappe).

Un Creeper dont tout l'équipement fait toc et plastique, et dont la camionnette (à la peinture vraiment ratée) est désormais dotée d'une vie propre, d'une herse en guise de crocs, et de harpons autoguidés. Franchement pas une bonne idée du tout, et cela ressemble fortement à une manière de minimiser la présence du Creeper, et d'optimiser le budget que l'on devine microscopique.

Un Creeper qui, tout simplement, perd ici énormément de son aura et de sa menace.

D'autant plus dommage qu'au niveau de la réalisation, j'ai trouvé que Victor Salva composait de très jolis plans, principalement dans la première moitié du film. On est loin d'un faiseur de DTV lambda, qui se contenterait de tourner son film le plus vite possible sans y réfléchir plus de dix secondes.

Mais malheureusement, c'est bien ce qu'est ce Jeepers Creepers 3 : un téléfilm glorifié digne d'une production SyFy lambda, et qui n'a pour lui que la mythologie d'origine de sa créature, et le talent de son réalisateur.

C'est peu.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 11 - Happy Birthdead (2017)

Publié le 8 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Fantastique, Comédie, Romance, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Happy Birthdead (Happy Death Day) :

Lorsqu'elle se réveille, le jour de son anniversaire, dans la chambre d'un étudiant inconnu (Israel Broussard), Theresa (Jessica Rothe) panique : en effet, elle vient de se faire tuer par un psychopathe masqué, après avoir déjà vécu cette journée fatidique. Et la boucle se répète, encore et encore, se terminant à chaque fois par la mort de Theresa... qui décide de mener l'enquête, afin de briser cette malédiction.

Une comédie d'horreur (de l'auteur de comics Scott Lobdell, et du réalisateur de Manuel de Survie à l'Apocalypse Zombie) qui se résume à Un Jour Sans Fin + slasher, et qui ressemble fortement à ce qui se faisait dans le genre de l'horreur durant les années 90 : c'est propre, la violence est hors-champ, c'est limite insipide, et ça fonctionne d'autant plus sur un public qui ne connaît pas forcément ses classiques, et n'aura donc pas déjà vu la même structure narrative, les mêmes rebondissements, le même type d'histoire déclinés à toutes les sauces depuis 1993.

Cela dit, à ma grande surprise, le film ne fonctionne pas trop mal.

Certes, c'est affreusement balisé, l'intrigue est cousue de fil blanc et la première demi-heure est des plus laborieuses, avec sa mise en place et ses personnages en carton-pâte tous plus antipathiques les uns que les autres. Mais au bout d'un moment, le film se décoince un peu, son héroïne (une sorte de succédané de Fiona Gubelmann ou de Jordana Spiro) aussi, et l'énergie du tout parvient à susciter l'adhésion, faisant oublier l'abandon regrettable de quelques concepts pourtant intéressants (les blessures qui s'accumulent, idée totalement oubliée au bout de cinq minutes).

Vraiment pas indispensable, mais distrayant (et le titre français est paradoxalement plus mémorable et malin que le titre original)

3/6

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2018 - Le Club Des Gentlemen : épisodes anniversaires (2017)

Publié le 7 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Fantastique, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Comédie, UK

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, du 1er octobre à début novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

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15 années après la dernière saison de la série, et 12 ans après le long-métrage adapté de celle-ci, Steve Pemberton, Royce Shearsmith, Mark Gatiss (et leur collègue de l'ombre, Jeremy Dyson) retournent dans la petite bourgade de Royston Vasey, pour célébrer les 20 ans d'existence de ces personnages, qui ont fait leurs débuts à la radio en 1997.

The League of Gentlemen - Anniversary Specials (2017) :

Après une première saison centrée sur la menace de la construction d'une départementale au beau milieu de Royston Vasey, une seconde saison s'intéressant au mystère des saignements de nez touchant les habitants de la bourgade, et un épisode spécial Noël durant lequel la Vicaire retombait aux mains de Papa Lazarou, la troisième saison du Club des Gentlemen s'était montrée plus sombre, plus complexe et plus ambitieuse, pour le meilleur et pour le pire.

Quinze ans plus tard, retour à Royston Vasey, pour y retrouver cette galerie de personnages tous plus grotesques les uns que les autres...

01 - Return to Royston Vasey : 

De retour à Royston Vasey à l'occasion des funérailles de son oncle, Benjamin (Shearsmith) découvre que la ville est en ruines : la bourgade est en effet sur le point d'être éliminée de la carte régionale, et intégrée à une plus grande agglomération. Mais au cours de son enquête à ce sujet, la journaliste Ellie Johnson (Lyndsey Marshall) tombe nez à nez avec un vieux couple : Tubbs (Pemberton) et Edward (Shearsmith)...

Une reprise aussi glauque et étrange que ce à quoi l'on pouvait s'attendre, et qui nous replonge immédiatement dans le bain de cette communauté bizarre et improbable, en faisant une sorte de bilan de la situation de ses habitants.

Et quand bien même on n'aurait pas vu les anciens épisodes depuis dix ans, on reconnaît immédiatement les incontournables de Royston Vasey, on apprécie de nouveau les petits détails absurdes et les gags visuels qui se cachent ici ou là, et on est intrigué par ce mystérieux photomaton qui enlève les gens (Lazarou ?).

Ah, et bien sûr, le clin d’œil final à Inside N°9 fait toujours plaisir...

02 - Save Royston Vasey :

Les autorités et la mairie s'intéressent aux otages pris par Edward et Tubbs, pendant que Benjamin est retenu prisonnier par sa tante et ses cousines pour leur servir de victime au cours d'une séance de magie noire, que Geoff tente d’assassiner la femme de Mike, et que Grandpop, le père d'Al, s'installe au sein de la famille de ce dernier, au grand dam de son épouse et de ses filles...

De plus en plus étrange et glauque, avec des sous-intrigues qui partent dans tous les sens (et c'est tant mieux), et des conclusions très appropriées pour certains des personnages. Cela dit, je regrette quand même de ne pas avoir revu les saisons précédentes juste avant, car régulièrement, je me retrouve à me demander qui est qui, ou encore si tel ou tel personnage est inédit à Royston Vasey.

Malgré cela, cependant, les épisodes fonctionnent sans problème, ce qui est bien la preuve du talent d'écriture et d'interprétation de la petite bande (par exemple, dans celui-ci, mention spéciale au vieil homme de la salle de bingo, interprété par Gatiss, et à son histoire de tourisme sexuel comique, triste et glauque à la fois).

03 - Royston Vasey Mon Amour :

Grâce à l'intervention d'un négociateur (David Morrissey), Edward et Tubbs deviennent brièvement des célébrités nationales ; Les McQueen renoue avec le succès ; Grandpop traque son autre fils, pour des retrouvailles des plus sanglantes...

Un conclusion appropriée à cette mini-saison, avec du sang, du surnaturel, de l'improbable, et le retour de Lazarou, pour une seule punchline, qui fait son effet. Sans oublier toutes les références cachées çà et là, qui donnent envie de se refaire l'intégrale de la série depuis le début.

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- Bilan -

Une saison anniversaire assez satisfaisante, dans l'ensemble, avec une utilisation pertinente d'une majorité de personnages de la série, et toujours cet humour noir et glauque qui fait la force du programme.

C'est absurde, c'est malsain, c'est anglais, bref, c'est bien, même si je déconseille le visionnage de cette saison sans avoir, au préalable, revu les saisons d'origine, ainsi que le Christmas Special de 2000.

(le long-métrage est, quant à lui, un bonus sympathique, mais il est loin d'être indispensable, puisqu'il ne s'inscrit pas vraiment dans la continuité de la série)

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 09 - The Cleanse (2016)

Publié le 5 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Comédie, Drame, Romance

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The Cleanse :

Déprimé et anxieux, Paul (Johnny Galecki) décide de prendre part à un stage de détoxification censé changer sa vie. Là, dans des chalets au milieu des bois, il fait la connaissance de Maggie (Anna Friel), d'Eric (Kyle Gallner), de Laurie (Diana Bang) et de Fredericks (Kevin J. O'Connor), quatre autres participants, ainsi que de Lily (Anjelica Huston), la responsable du stage en l'absence de Ken Roberts (Oliver Platt), son créateur. Mais rapidement, alors que Paul et ses amis endurent les purges du stage, il s'avère qu'ils donnent naissance à des créatures étrangement attachantes...

Une comédie fantastique gentillette, au rythme nonchalant, et à la distribution plutôt sympathique (voire même prestigieuse, compte tenu du réalisateur et de l'absence d'ampleur du projet), mais qui a un problème principal : la métaphore et la symbolique sur laquelle repose tout le métrage sont assez transparentes, le spectateur comprend très tôt ce qui va se passer, comment ça va se passer, comment les personnages vont finir par réagir, et le tout finit donc par tourner un peu en rond, le temps que le récit rattrape les spectateurs.

Pas forcément rédhibitoire pour peu qu'on se laisse porter, d'autant que les extérieurs naturels sont assez joliment filmés, et que les créatures (mélange d'animatroniques et de numérique), sont plutôt réussies et attachantes, rappelant un peu les bons vieux Boglins de notre enfance.

Pas désagréable, donc, et louable dans ses intentions et dans son exécution (surtout pour un premier film), mais pas exceptionnel pour autant.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 10 - Le Rituel (2018)

Publié le 5 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Drame, Netflix, UK, Fantastique

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Le Rituel (The Ritual) :

Pour rendre hommage à leur meilleur ami Robert (Paul Reid), victime d'un braquage ayant mal tourné, quatre compères anglais (Sam Troughton, Rafe Spall, Arsher Ali, Robert James-Collier) se retrouvent six mois plus tard pour une randonnée dans la forêt suédoise. Mais rapidement, lorsqu'une blessure les oblige à couper à travers bois, ils s'abritent des intempéries dans un vieux chalet abandonné, où il découvrent un autel dédié à une entité maléfique... une entité qui, rapidement, commence à les traquer.

Mouais.

David Bruckner, réalisateur de segments de The Signal, V/H/S et Southbound, décide ici de livrer un pendant masculin à The Descent (mâtiné de Blair Witch) pour une adaptation de roman d'horreur, filmée en Roumanie (en lieu et place de la Suède), et qui oppose quatre Anglais à une créature étrange, au fin fond d'une forêt perdue.

En soi, rien de honteux, et c'est d'ailleurs globalement plutôt bien filmé : la nature est superbe, la photographie travaillée, et les transitions rêves/réalité fonctionnent très bien.

Malheureusement, il n'y a ici rien de très original, puisqu'on nous ressert l'idée de l'horreur comme catharsis personnelle d'un héros traumatisé, qui va se confronter à une force surnaturelle pour en ressortir grandi et purgé de sa névrose.

Un arc narratif particulièrement balisé, donc, qui fait qu'un seul personnage (le héros) se trouve vraiment développé, alors que ses compères ne sont là que pour servir de chair à canon.

Par conséquent, il est difficile de s'attacher aux personnages sur la longueur, et le fait que le script soit à ce point cousu de fil blanc fait que l'on a un peu tendance à penser à autre chose à mi-métrage.

Et puis la dernière demi-heure du film a le bon goût de sortir un peu le film de la forêt, en envoyant les survivants dans (attention spoilers) un village de cultistes gentiment clichés (qui semblent tout droit sortis de The VVitch) : on y a droit à des paysans caricaturaux, à quelques idées sous-exploitées - la congrégation de cultistes "momifiés" - et quelques moments quasi-comiques - le coup de poing à la grand-mère, le coup de fusil qui part tout seul - et à une confrontation rapide entre le protagoniste, et la bête.

Une bête vraiment réussie, conceptuellement, et dont l'apparence dérangeante fonctionne très bien. C'est d'ailleurs l'une des qualités premières du film, avec sa réalisation, et son score musical grinçant, qui parvient à imposer ponctuellement une certaine tension (ce qui est pratique lorsque le reste du film n'y parvient pas).

Mais dans l'ensemble, le script n'est pas vraiment à la hauteur : c'est dommage, ça aurait pu être nettement plus nerveux et intéressant.

3.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 08 - Flatliners : L'Expérience Interdite (2017)

Publié le 4 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Drame, Thriller, Religion, Fantastique, Science-Fiction

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Flatliners - L'Expérience Interdite :

À l'initiative de Courtney Holmes (Ellen Page), l'une d'entre eux, cinq étudiants en médecine (Diego Luna, Nina Dobrev, James Norton, Kiersey Clemons) décident de découvrir ce qui se passe après la mort, et se lancent dans une série d'expériences de mort imminente toujours plus dangereuses. Mais le processus n'est pas sans conséquences, puisque non seulement les internes reviennent de l'au-delà dotés de capacités inattendues, mais ils sont désormais hantés par leurs plus sombres souvenirs, et par des phénomènes de plus en plus étranges...

Remake inutile de l'original de 1990, ce Flatliners (du réalisateur danois du Millennium original, et du scénariste de La Mutante 3 et 4, ainsi que de Source Code) gaspille totalement une distribution plutôt sympathique en lui donnant des personnages génériques, incapables et assez antipathiques, plongés dans une intrigue cousue de fil blanc.

Une intrigue qui recycle celle de l'original (un film déjà très moyen) en la dépeçant de ses éclairages aux néons multicolores, de son propos en filigrane sur la religion, et de toute subtilité dans son approche : ici, on est en plein dans le film de fantômes/entités maléfiques et de hantise (de mémoire, l'original conservait un semblant de doute sur la réalité de ce que les protagonistes enduraient, mais ici, le spectateur assiste aux apparitions même lorsque les personnages leur tournent le dos), avec des visions et un au-delà numériques, des jump scares, des clichés à gogo, et une mise en images insipide au possible.

Ajoutez à cela un caméo gratuit (et inutile) de Kiefer Sutherland, et un film qui décide soudain, après une bonne heure de métrage, de se concentrer en grande partie sur Nina Dobrev pour tenter d'en faire sa vedette, et voilà, un véritable néant filmique, sans aucun intérêt intrinsèque, et qui lorgne même ponctuellement beaucoup trop sur un sous-Destination Finale (mâtiné des Griffes de la Nuit) pour son propre bien.

1.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 07 - Hammer Horror : The Warner Bros Years (2018)

Publié le 4 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Histoire, Documentaire

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Hammer Horror - The Warner Bros Years :

Documentaire indépendant en partie financé via Kickstarter, et qui narre l'évolution et la chute de la Hammer, de son alliance avec la Warner américaine (1968) à la fin de son règne sur le cinéma anglais, en 1974.

On y découvre comment cette injection de fonds américains a contribué à la transformation de la compagnie et de ses films, pour le meilleur et pour le pire, et comment l'évolution des mœurs a permis à la Hammer de briser des tabous en matière de sexe, de nudité, de violence et de drogues.

Ce qui, dans les faits, s'est traduit par une déclinaison du personnage de Dracula dans des aventures toujours plus improbables, jusqu'à dévaluer le personnage et frustrer son interprète, et par des métrages toujours plus expérimentaux et racoleurs.

Et puis, dans les années 70, l'Amérique a retrouvé le goût de l'horreur, avec L'Exorciste et autres films de ce genre, de grosses productions aux budgets de plusieurs millions de dollars, face auxquelles les métrages britanniques paraissaient bien fauchés, désuets et ringards. Ce qui a sonné la fin du règne anglais sur le monde de l'horreur, et avec cela, la fin d'une époque.

Bien mené, bourré d'anecdotes et d'intervenants divers et variés, revenant en détail sur certains des plus gros films de l'époque, ce métrage est un documentaire sympathique, à conseiller aux amateurs du genre, mais aussi aux novices, qui devraient trouver là un aperçu global de la Hammer plutôt pratique pour se faire une idée de quels films regarder, et quels films ignorer.

Par contre, il faut apprécier l'époque et le genre du cinéma gothique, sinon, ce n'est même pas la peine de s'attarder ici.

4/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 06 - Mom and Dad (2018)

Publié le 3 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Comédie, Thriller

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Mom and Dad :

Sans raison, tous les parents habitant une petite banlieue paisible deviennent ultra-violents, et s'en prennent à leurs enfants. Carly (Anne Winters) et son petit frère Josh (Zackary Arthur) doivent ainsi trouver un moyen d'échapper à leurs géniteurs Brent (Nicolas Cage) et Kendall (Selma Blair), avant que ces derniers ne les punissent... pour de bon.

Nicolas Cage en roue libre dans un rôle de psychopathe cherchant à tuer ses enfants, dans une sorte de Cooties inversé et plus ciblé, le tout sous la direction de Brian Taylor (Hyper Tension 1 & 2, Ghost Rider 2, Gamer), ça laissait augurer de quelque chose de déjanté, d'implcabale et de brutal... et en fait, pas tant que ça.

En effet, de par sa structure (une bonne moitié de mise en place, une bonne moitié de huis clos), sa mise en images (la caméra portée et tremblotante est omniprésente), son illustration musicale (quelques moments décalés fonctionnent, mais le plus clair du temps, c'est du sound design bruitiste et agaçant) et son rythme artificiel (imposé par le montage), le film paraît étrangement bâclé, ou du moins, relativement décousu.

Alors certes, quand Cage s'énerve un peu, c'est amusant, et certains moments fonctionnent à peu près dans le dernier quart d'heure (même si les conséquences de l'arrivée des grands-parents sont téléphonées au possible), mais dans l'ensemble, le film ne fait jamais vraiment peur, il n'est jamais vraiment stressant, et à l'opposé, il ne pousse jamais vraiment le bouchon suffisamment loin pour virer ouvertement et durablement à la comédie noire.

On finit donc par se retrouver devant un film assez quelconque et étrangement timide (le plus gros des actes de violence est hors-champ), qui déçoit forcément au final (surtout avec cette conclusion en queue de poisson), et n'exploite jamais complètement son postulat de départ pourtant percutant, préférant se perdre dans des flashbacks inutiles cherchant à humaniser les personnages adultes - comprendre : à donner à Cage et à Blair une raison d'accepter ces rôles et une occasion de jouer autre chose que des psychopathes décérébrés le temps d'une scène ou deux.

2 + 0.5 pour Olivia Crocicchia (aperçue dans L'amour par accident, Men, Women & Children, At The Devil's Door, et Teacher of the Year), Lance Henriksen et Grant Morrison (?!) dans de petits rôles =

2.5/6 

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 05 - Daphne & Velma (2018)

Publié le 3 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Jeunesse, Fantastique, Comédie, Halloween, Horreur, Oktorrorfest

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Daphne & Velma :

Daphne (Sarah Jeffery) et sa meilleure amie Velma (Sarah Gilman) ne se connaissent que par le web. Daphne, cependant, finit par s'installer avec ses parents à Ridge Valley, et l'adolescente découvre aussitôt l'école ultra-moderne où Velma fait ses études. Mais cette dernière semble l'ignorer délibérément, et certains des lycéens les plus brillants disparaissent mystérieusement, pour réapparaître un peu plus tard en semblant totalement lobotomisés. Daphne décide alors de mener l'enquête...

Depuis ses deux longs-métrages cinématographiques et ses deux suites télévisuelles au budget nettement réduit, la franchise Scooby-Doo peine à retrouver ses marques. Sans surprise, voici une nouvelle version succombant aux sirènes du girl power, et produite par Ashley Tisdale (^^) : au programme, encore un Scooby Doo Begins, mais cette fois-ci, on élimine Scooby et compagnie, pour se concentrer exclusivement sur les personnages féminins du Gang : Velma et Daphne.

Pourquoi pas, sur le papier. Malheureusement, dans les faits, ce téléfilm tient plus du Daphne show que d'un métrage équilibré. Daphne (le personnage le moins intéressant du Gang) en est en effet l'héroïne, on suit l'histoire depuis son point de vue, elle est intelligente, courageuse, indépendante, elle suscite l'inspiration, elle est perspicace, et elle a l'esprit ouvert, puisqu'elle croit à la possibilité du surnaturel ; tout ça, par opposition à Velma, montrée ici comme pleutre, refusant d'utiliser son intelligence et de se faire remarquer, cynique et sarcastique, et fermée d'esprit.

D'office, la caractérisation pose un peu problème, d'autant que tout tourne vraiment autour de Daphne : sa famille est directement impliquée dans l'affaire qui les occupe ici, son père est ultra-protecteur et collant, etc.

Et ce, sans même parler du casting : non seulement Velma et Daphne semblent faire un mauvais cosplay de leurs personnages, mais en plus, en choisissant une actrice à l'ethnicité mixte, on se retrouve avec une Daphne paraissant latina ou métissée afro-américaine (la mère de Daphne est ici afro-américaine, son père caucasien), avec sur la tête une immonde perruque rousse qui n'est jamais convaincante.

Une Daphne au style encore plus ringard que celui de Velma, et au physique passe-partout (alors que le contraste entre les deux personnages - la petite brune engoncée dans son pull et la grande rousse mince et séduisante - est l'un des fondamentaux du groupe, ne serait-ce que pour une question de variété des silhouettes à l'écran).

À se demander si toutes les jeunes actrices rousses d'Hollywood sont aux abonnés absents... (que fait Annalise Basso ?)

Bref : casting raté (malgré le fait que les deux actrices soient tout à fait compétentes et y mettent du leur), pour une intrigue cousue de fil blanc, avec l'accent mis sur la nouvelle technologie et les réseaux sociaux.

Mais là, autre problème, l'intrigue est un gros prétexte, en fait, le méchant est évident dès ses premières scènes, et le film préfère se concentrer sur les rapports entre Daphne et Velma, qui passent ainsi leur temps à se disputer, à se réconcilier, à se soutenir moralement, blablabla...

Ajoutez à cela des effets spéciaux calamiteux, et on se retrouve avec un téléfilm fauché, qui ne surnage que grâce à son sens de l'autodérision (ça ne se prend heureusement jamais trop au sérieux), et à ses actrices compétentes (les deux actrices principales, mais aussi Vanessa Marano, en clone d'Alison Brie, et Arden Myrin, en proviseur déjantée), et qui ressemble fortement au pilote d'une série qui ne verra probablement jamais le jour.

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 04 - The Cloverfield Paradox (2018)

Publié le 2 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Netflix, Science-Fiction, Fantastique, Drame

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

The Cloverfield Paradox :

En 2028, la Terre est victime d'une crise énergétique, et au bord d'une nouvelle guerre mondiale. Ultime espoir : la Station Cloverfield et son équipage international (Gugu Mbatha-Raw, David Oyelowo, Daniel Brühl, John Ortiz, Chris O'Dowd, Aksel Hennie, Zhang Ziyi), qui tentent de faire fonctionner un accélérateur à particules censé produire une énergie gratuite et infinie. Mais lorsqu'ils y parviennent, l'accélérateur ouvre en fait une brèche entre deux réalités, qui commencent à fusionner, et à menacer le passé, le présent et le futur...

Un long-métrage de science-fiction qui lorgne très forcément sur Life, Event Horizon, et un bon paquet d'autres films du genre, et qui a été très clairement bricolé pour intégrer l'univers Cloverfield : au visionnage du produit fini, on devine très clairement que toutes les scènes terrestres mettant en scène le mari de l'héroïne ont été rajoutées pour créer du liant, tout comme les inserts vidéo çà et là (avec quelques caméos en prime, principalement vocaux : Donald Logue, Greg Grunberg, Simon Pegg...)

Et tout le reste du film est à l'image de ces rajouts : un peu décousu, un peu boiteux, rapiécé de toutes parts, et ne sachant jamais vraiment ce qu'il veut être. Un film d'horreur ? Il y a bien un peu de sang, de scènes de tension, de mises à mort inventives. Une comédie ? On peut se le demander, avec le personnage de Chris O'Dowd et son bras intelligent (!?). Un drame ? Vu tout le temps passé sur Gugu Mbatha-Raw, sa famille, son traumatisme, et les pseudo-tensions internes du groupe, c'est possible. Un film de science-fiction pure et dure ? Ça y ressemble.

Le souci, c'est qu'aucune de ces approches ne fonctionne vraiment. En matière de science-fiction, la science est bancale au possible, et la fiction dérivative ; l'humour arrive comme un cheveu sur la soupe, et paraît provenir d'un autre script ; les personnages sont sous-développés et inintéressants, et le drame ne fonctionne pas ; l'horreur, enfin, reste très basique, le film peinant à amener ces scènes naturellement, ou d'une manière cohérente.

Ajoutez à cela un rythme en dents de scie (un gros ventre mou), une grosse partie des dialogues en chinois (pour attirer les investisseurs locaux ?) et un film qui perd en cohérence à mesure qu'il s'approche de sa conclusion, et l'on comprend clairement que les coutures du film cèdent donc à tous les niveaux, malgré un score intéressant de Bear McCreary, des effets visuels plutôt convaincants, et une distribution pas désagréable (Mbatha-Raw se démène pendant tout le métrage, et dans l'ensemble, c'est honorable, même si j'ai eu un peu de mal avec l'interprétation d'Elizabeth Debicki).

Pas désastreux, mais bancal au possible.

2.5/6 pour les effets spéciaux et pour Gugu.

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 03 - The League of Gentlemen's Apocalypse (2005)

Publié le 2 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Halloween, Fantastique, Horreur, Oktorrorfest, Channel 4, UK, Irlande

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Le Club des Gentlemen : Apocalypse (The League of Gentlemen's Apocalypse) :

Après des siècles de vie "paisible", le village de Royston Vasey et ses habitants déglingués sont sur le point d'être détruits : leurs créateurs, Jeremy Dyson, Mark Gatiss, Steve Pemberton et Reece Shearsmith, ont en effet décidé de passer à autre chose - une fiction historique intitulée The King's Evil - et Royston est donc à l'agonie. Jusqu'à ce que certains des personnages découvrent un portail dimensionnel menant à la réalité des scénaristes et acteurs. Sans attendre, ils l'empruntent, bien décidés à sauver leur peau en convaincant le Club des Gentlemen d'écrire de nouveau pour eux...

Adaptation cinématographique de la série Le Club des Gentlemen, sortie 3 ans après la dernière saison du show (une saison plus sombre et dure que les précédentes), ce métrage a des allures de téléfilm de luxe (enfin, plutôt au budget un peu supérieur à la moyenne), et souffre de problèmes de rythme évidents : son découpage en trois parties ne lui fait pas de cadeaux, entre son premier tiers un peu maladroit, visant à ré-établir l'univers et ses personnages, et (trop) chargé en vannes graveleuses ; son second tiers se déroulant à 80% dans le monde fictif de King's Evil ; et son dernier tiers où tous les univers entrent en collision, concluant le tout dans un bain de sang.

Au niveau de l'articulation du script, c'est donc gentiment décousu et laborieux... et pourtant ça fonctionne plus ou moins bien, ou du moins, ça force la sympathie, puisque les personnages de Royston Vasey sont respectés dans ce qu'ils ont de tordu et d'improbable (pas assez de Papa Lazarou, cependant), que les interprètes sont toujours à fond dans leurs rôles respectifs, et que tout le côté métadiscursif s'avère plutôt amusant à suivre.

À part ça, comme dans Inside N°9, le trio de scénaristes-acteurs s'est par ailleurs amusé à placer quelques références bienvenues (Kubrick, Cocteau), le caméo de Simon Pegg est assez (dé)culotté, David Warner s'amuse vraiment en sorcier maléfique, et la présence de monstres en stop motion (du moins, il me semble que c'était de la stop motion) fait toujours plaisir à voir.

Bref, un portage cinématographique loin d'être parfait et totalement maîtrisé, mais qui s'avère néanmoins assez amusant, pour peu que l'on soit familier de cet univers, et que l'on n'ait pas peur d'un film somme toute assez inégal.

3.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 02 - Tremors 6 : A Cold Day In Hell (2018)

Publié le 1 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Halloween, Comédie, Action

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Tremors 6 - A Cold Day In Hell :

En difficultés financières, Burt Gummer (Michael Gross) et son fils Travis Welker (Jamie Kennedy) acceptent de partir pour le Canada, afin d'enquêter sur une recrudescence d'attaques de Graboïdes. Sur place, ils rencontrent Valerie McKee (Jamie-Lee Money), la fille d'anciennes connaissances, de nombreux autochtones, une équipe de scientifiques, ainsi qu'une mystérieuse organisation cherchant apparemment à transformer les Graboïdes en armes de destruction massive... et pour ne rien arranger, Burt découvre qu'il a été infecté par un parasite graboïde...

Mouais. Autant l'épisode précédent (du même scénariste et du même réalisateur) était amusant et tout à fait regardable, autant celui-ci est vraiment particulièrement insipide, et peu inspiré.

Déjà, premier souci : alors qu'il prend place au Canada et en Arctique, il a été tourné en Afrique du Sud, comme le précédent ; résultat, le script se plie en quatre pour expliquer l'absence de froid et de neige ("c'est l'hiver le plus chaud depuis des décennies"), l'Arctique est simulé par des scènes clairement tournées dans un désert de sable, puis passées au filtre coloré bleu glacial pour faire illusion... bref, c'est relativement peu crédible.

Et quand, après une exposition particulièrement longue et sans grand intérêt, et un second tiers empli d'action assez quelconque et cache-misère, on arrive à la moelle du script - Burt est infecté et pour le sauver, il faut extraire des anticorps graboïdes d'un ver vivant - cela amène le scénariste à aliter Burt pendant une bonne partie de la fin du métrage, tandis que les autres personnages font tout le travail.

Assez soporifique (on retrouve rapidement la configuration du premier métrage - en moins intéressant - avec les personnages assiégés par un ver, et quasiment plus aucune trace des Ass-Blasters au bout d'un moment - ce qui n'est pas forcément un mal, mais limite fortement ce qui peut se dérouler dans le film), et j'ai vraiment l'impression que la franchise est à bout de souffle...

2.5 - 0.25 pour Jamie Kennedy, de moins en moins sympathique ou intéressant dans son rôle = 2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 01 - Le Bouffon de l'Horreur (1994)

Publié le 1 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, UK

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Le Bouffon de l'Horreur (Funny Man) :

Lorsqu'il remporte le vieux manoir de Callum Chance (Christopher Lee) au cours d'une partie de poker, Max Taylor (Benny Young) n'en croit pas ses yeux, et y emménage aussitôt avec sa femme et ses deux enfants. Mais rapidement, alors même que le frère de Max, Johnny (Matthew Devitt), arrive en compagnie d'auto-stoppeurs, un être étrange aux allures de bouffon (Tim James) commence à tuer tous les membres de la famille Taylor, de manière toujours plus improbable...

Une comédie horrifique anglaise assez bizarre, qui semble vouloir lorgner sur les productions américaines de la même époque, façon Freddy, Leprechaun et compagnie, mais en appliquant à ce schéma du boogeyman vanneur et meurtrier un humour déjanté et un décalage des plus anglais.

Ici, rien n'est pris au sérieux, que ce soit les personnages (on a un clone de Velma de Scooby-Doo, une sorcière jamaïcaine droguée, et de manière générale, tous les personnages sont des caricatures ambulantes), l'intrigue, la musique, les bruitages ou même les mises à mort sanglantes et inventives effectuées par le Funny Man (un bouffon à l'apparence et à l'interprétation convaincantes, mais au sens de l'humour très... "particulier", et qui s'adresse fréquemment au spectateur pour balancer des punchlines bancales).

C'est rarement aussi drôle que ça pense l'être, c'est régulièrement très aléatoire, absurde et ridicule, c'est parfois assez fauché, moyennement joué, bref, ce n'est pas très bon, en soi, mais paradoxalement, ça donne à ce Bouffon de l'Horreur une atmosphère vraiment unique, non-sensique et étrangement sympathique.

?/6

(impossible à noter, franchement, tant le tout semble avoir été écrit, filmé et interprété sous l'influence de psychotropes très puissants)

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Blog Update ! - Août 2018 (deuxième quinzaine) & Septembre 2018

Publié le 28 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Les bilans de Lurdo, Update, Télévision

Après un Mois Français des plus médiocres, la rentrée a été chargée sur le blog des Téléphages Anonymes, avec beaucoup de sorties au cinéma et en vidéo...

#806 : Tag (2018) - 3.5/6

#807 : Mariage à Long Island (2018) - 1.75/6

#808 : The Problem With Apu (2017) - 2.5/6

#809 : Forgetting the Girl (2012) - 3.5/6

#810 : Liberation Day (2016) - 4.25/6

#811 : Dernier été à Staten Island (2015) - 3.25/6

#812 : Ant-Man & La Guêpe (2018) - 4/6

#813 : Vinyl (2012) - 3/6

#814 : Mission Impossible 6 - Fallout (2018) - 3.75/6

#815 : Skyscraper (2018) - 2.5/6

#816 : Living on a Razor's Edge - The Scott Hall Story (2016) - 4.25/6

#817 : Intramural (aka Balls Out - 2014) - 1.5/6

#818 : Ma Mère et Moi (2015) - 3.25/6

#819 : Moi, Jennifer Strange, Dernière Tueuse de Dragons (2016) - 2.25/6

#820 : Our Brand is Crisis (2005) - 3/6

#821 : Que le Meilleur Gagne (2015) - 3.5/6

#822 : Sahara (2017) - 2.5/6

#823 : L'Espion qui m'a larguée (2018) - 2.5/6

#824 : Walk Like a Panther (2018) - 2/6

#825 : Solo - A Star Wars Story (2018) - 2.5/6

#826 : iBoy (2016) - 3/6

#827 : Pourquoi J'ai Pas Mangé mon Père (2015) - 2.5/6

#828 : The Big Show - A Giant's World & Signature Sounds - The Music of WWE - 4.25/6 & 2/6

#829 : Step Sisters (2018) - 3/6

#830 : Carnage chez les Puppets (2018) - 2.25/6

#831 : Bombshell - The Hedy Lamarr Story (2017) - 4/6

#832 : Little Bitches (2018) - 2/6

#833 : Teen Titans Go ! To The Movies (2018) - 4.25/6

#834 : Chasseuse de Géants (2017) - 2.5/6

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# Grand écran :

Ce mois-ci, pas de grandes variations au niveau des notes : pas de chef d’œuvre, pas de daube intégrale, mais une majorité de films se situant autour de la moyenne, soit par manque d'originalité, ou par manque d'inspiration.

Au niveau comédie, notamment, le bilan est très quelconque, et peu mémorable. Mais même des films encensés par la critique (comme le dernier Mission Impossible) sont en fait bourrés d'imperfections... des imperfections, heureusement, loin d'être rédhibitoires.

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- Film du mois :

Si l'on excepte les documentaires (très bonne surprise que le Liberation Day de Laibach), pas de film se démarquant vraiment de la moyenne, si ce n'est Ant-Man et la Guêpe, un Marvel mineur mais néanmoins sympathique, et le très amusant Teen Titans Go ! To The Movies, une sorte de Deadpool tous publics, décalé et dans la continuité directe de la série.

- Flop du mois :

L'un des films du mois est un Disney (-Marvel), et donc, très logiquement, le flop du mois est lui aussi un Disney (-Lucasfilm), à savoir Solo - A Star Wars Story.

Certes, dans l'absolu, j'ai vu pire, ce mois-ci, et certains films ont des notes plus faibles (notamment le dernier Sandler), mais en regard des attentes et du minimum syndical attendu d'un film estampillé Star Wars, Solo se vautre lamentablement et mérite le titre : c'est mou, c'est visuellement très terne et laid, et surtout, c'est totalement inutile. Un film que personne ne réclamait, et qui ne sert à rien...

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# Petit écran :

Une rentrée placée sous les signes de la comédie et des drames historiques, avec d'un côté plusieurs sitcoms déjantées, plus ou moins réussies (Ryan Hansen Solves Crimes on Tv, Let's Get Physical, Corporate, Wrecked, Trial and Error, Selfie, LA to Vegas), et de l'autre, des séries en costume, comme Picnic at Hanging Rock, Howard's End, ou encore Tutankhamun : trois mini-séries globalement peu convaincantes, principalement à cause de problèmes d'écriture et d'adaptation.

Sans oublier la saison 8 de Dexter, chroniquée ici très tardivement (en même temps, vu le niveau du programme...), et la saison 1 de Youth & Consequences, un teen-drama assez générique made in YouTube.

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# À venir :

Dès demain, comme tous les ans, l'Halloween Oktorrorfest 2018 commence sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme, chaque jour, plusieurs critiques de films d'horreur et de films fantastiques, très appropriés à la période de la Toussaint qui approche, et le week-end, des séries du même acabit.

Et, pour commencer ce marathon de l'horreur,  quelques séries anglaises (Inside N°9, The League of Gentlemen), quelques vers géants (Tremors 6 et la série télévisée), de la science-fiction horrifique bancale (Flatliners, The Cloverfield Paradox), et bien plus encore !

 

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Un film, un jour (ou presque) #834 : Chasseuse de Géants (2017)

Publié le 28 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Jeunesse, Drame, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Chasseuse de Géants (I Kill Giants) :

Alors que sa vie de famille est de plus en plus compliquée, Barbara Thorson (Madison Wolfe), 12 ans, prend de plus en plus de risques lorsqu'elle se lance dans un combat à mort contre des géants menaçants qui attaquent sa petite ville, et qu'elle est la seule à voir...

Le problème de ce métrage familial, produit par Chris Colombus et adapté d'une série d'ouvrages, c'est qu'il arrive bien après la bataille des autres films "métaphoriques", dans lesquels un enfant surmonte un traumatisme (familial ou autre) en s'imaginant un univers fantasmagoriques et improbables. On a eu Le Secret de Terabithia, Le Labyrinthe de Pan, Quelques Minutes après Minuit, ou encore (en forçant un peu la comparaison) Max et les Maximonstres.

Et donc, ce Chasseuse de Géants, vendu comme un film de fantasy pour enfants, s'inscrit encore dans cette tendance... ce qui sape forcément une grosse partie de son intérêt. Dès le début, on comprend que tout ceci se déroule dans la tête de cette fillette dépressive et sarcastique (ce qui, en plus, la rend peu sympathique), et on attend donc mollement que le film parvienne enfin à la même conclusion (ce qui lui prend 60-70 minutes, sur ses 100-110 minutes au total).

Alors dans l'absolu, c'est assez bien joué, et les créatures numériques ne sont pas désagréables, mais personnellement, j'ai trouvé le temps particulièrement long, et le tout assez inutilement larmoyant, basique, et cliché (la morale, notamment).

2.5/6 (mais j'aurais probablement mis une meilleure note si je n'avais pas déjà vu aussi souvent ce type de récit)

(ça faisait plaisir de revoir Imogen Poots dans un petit rôle, cela dit)

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Un film, un jour (ou presque) #833 : Teen Titans Go ! To The Movies (2018)

Publié le 27 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse, Animation, Action, Aventure, DC, Science-Fiction, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Teen Titans Go ! To The Movies :

Immatures et puérils, les Teen Titans - Robin (Scott Menville), Starfire (Hynden Walch), Raven (Tara Strong), Beast Boy (Greg Cipes) et Cyborg (Khary Payton) - sont la risée de la communauté des super-héros : aux yeux du monde, l'équipe n'est guère plus qu'une mauvaise blague, et par conséquent, ses aventures ne sont jamais portées au cinéma. Ce qui perturbe grandement Robin : bien décidé à être lui-aussi immortalisé sur grand écran, le jeune héros décide alors de prouver sa valeur, en se trouvant un adversaire à sa hauteur... Slade (Will Arnett).

TTG est la série mal-aimée de l'univers DC animé : arrivée sur les talons de l'annulation de Teen Titans et de Young Justice, elle a été vue, par de nombreux spectateurs alors jeunes et sensibles, comme une insulte à leur fandom, car trop puérile et immature (parce que les super-héros, ça se doit d'être sérieux et dramatique !). Il faut dire qu'avec son format court, et son approche volontairement humoristique et parodique, TTG contraste grandement avec ses aînées... et c'est tant mieux. Car TTG est une excellente petite série comique, qui sait jouer des codes de son industrie, tout en brisant régulièrement le quatrième mur de bien belle manière.

Sans surprise, il en est de même pour ce portage au cinéma, qui joue d'autant plus la carte métadiscursive que ce film arrive alors que les super-héros en tous genres cartonnent au box office... du moins, s'ils viennent de chez Marvel.

Et pour faire simple, TTGTTM peut se résumer ainsi : c'est le film Deadpool, débarrassé de son humour adulte. Même impertinence, mêmes références à l'industrie, aux concurrents, même caméo (hilarant) de Stan Lee, même tendance à casser les codes du genre, même commentaire sur les clichés de ce dernier, même refus de colorier entre les lignes, même impertinence, même références cinématographiques (ici, Retour vers le Futur), même idée de voyage temporel pour réécrire l'histoire, mêmes scènes d'actions décomplexées, et oui, même tendance à être occasionnellement bas de plafond.

Et comme en prime, on a droit à des caméos sympathiques (Nicolas Cage en Superman, Kristen Bell, Michael Bolton), et que les Challengers of the Unknown en prennent plein la tête (de manière totalement gratuite), on passe un très bon moment.

Certes, ça ressemble parfois à un triple ou quadruple épisode, qui aurait pu donner lieu à une saison complète en mode sérialisé, mais c'est drôle, c'est dynamique, ça a conscience de ses limites et ça les exploite bien, bref, c'est réussi.

4.25/6

(et le post-générique devrait faire plaisir à plus d'un spectateur ronchon et nostalgique)

 

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Un film, un jour (ou presque) #832 : Little Bitches (2018)

Publié le 26 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Little Bitches :

Jeunes lycéennes rebelles et turbulentes n'ayant pas leur langue dans leur poche, Annie (Jennette McCurdy), Marisa (Kiersey Clemons) et Kelly (Virginia Gardner) ont fait la promesse de toujours rester les meilleures amies du monde, et de n'ouvrir que simultanément leurs lettres d'acceptation à l'université, le moment venu. Mais lorsque ce moment arrive, plusieurs années plus tard, Kelly ne fréquente plus ses anciennes amies depuis un moment, et la vie n'est plus si rose ou simple pour Marisa et Annie. Ce qui ne les empêche pas de vouloir, une dernière fois, faire la fête avec tous les autres lycéens, avant de terminer l'année pour de bon...

Une teen comedy indépendante gentiment vulgaire et trashouille, avec un trio de personnages principaux qui passent leur temps à parler de sexe, à employer un vocabulaire graveleux et provoc', et à se comporter comme... des little bitches.

Ce qui peut amuser pendant quelques instants, mais lasse très très rapidement, à l'image de la conseillère d'éducation déglinguée interprétée par Kate Berlant, car le film n'a pas grand chose à proposer d'autre sorti de cette provocation facile.

Il y a bien quelques moments plus sincères et touchants, et le naturel des dialogues et de l'interprétation fonctionnent, mais dans l'ensemble, ces quelques moments peinent à surnager dans un océan de puérilité immature.

2/6 (principalement pour McCurdy, qui parvient à rester touchante, alors que Clemons est trop souvent abrasive et agaçante)

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Un film, un jour (ou presque) #831 : Bombshell - The Hedy Lamarr Story (2017)

Publié le 25 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Biographie, Histoire, Drame, Documentaire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Bombshell - The Hedy Lamarr Story :

Un documentaire biographique des plus intéressants (bien qu'un peu trop hagiographique), retraçant l'existence très animée et aventureuse d'Hedy Lamarr, immigrante ingénieuse et brillante, devenue superstar du Vieil Hollywood, avant de sombrer dans la dépression lorsqu'elle a été confinée dans cette case superficielle, et dans le rôle d'épouse faire-valoir.

Ce métrage alterne ainsi témoignages de personnes l'ayant connue (acteurs, réalisateurs, journalistes, ses proches et ses enfants), images d'archives de tous ses films (y compris les plus sulfureux, comme son tout premier métrage, Extase, tourné à peine majeure, et montrant des scènes de nudité et de sexualité suggérée), et récit de Lamarr elle-même, au travers d'une interview téléphonique enregistrée vers la fin de sa vie, lorsqu'elle avait retrouvé un peu de sa lucidité.

De quoi brosser le portait d'une femme intelligente et ambitieuse, au parcours compliqué, écartelée entre son succès en tant qu'actrice séduisante appartenant à un système injuste, son cerveau d'inventrice, son désir constant d'indépendance, et ses problèmes psychologiques : on y découvre qu'elle avait déposé plusieurs brevets d'inventions (dont un, notamment, est aujourd'hui intégré dans toutes les technologies de communication modernes, et vaudrait dans les 30 milliards), pour lesquels elle n'a jamais gagné un centime, car Lamarr a constamment été rejetée par les autorités masculines en place, à base de "sois belle et tais-toi".

Ce qui, forcément, après de nombreux mariages peu satisfaisants (Lamarr cherchait chez ses maris un substitut à son père décédé, et ne l'a jamais trouvé), ainsi qu'un recours aux médicaments et aux drogues pour contrer sa dépression, l'a rendue instable et malheureuse, l'incitant à se tourner vers la chirurgie esthétique pour tenter de retrouver sa gloire d'antan, puis à se cloîtrer chez elle, seule et isolée.

Un destin dramatique pour une femme de caractère, à la vie mémorable, et qui méritait bien mieux que le sort qu'elle a connu.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #830 : Carnage chez les Puppets (2018)

Publié le 24 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Policier, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Carnage chez les Puppets (The Happytime Murders) :

Dans un monde où les marionnettes sont bien vivantes, et ostracisées par les humains, Phil Philips (Bill Barretta), ancien flic devenu détective privé, peine à joindre les deux bouts, hanté par un incident qui a failli coûter la vie à sa partenaire humaine, Connie Edwards (Melissa McCarthy). Mais lorsque le frère de Phil, acteur, trouve la mort de manière suspecte, et qu'une séduisante cliente l'engage, Philips comprend que quelqu'un tente d'éliminer tous les acteurs d'une série mêlant humains et marionnettes...

Plus d'une décennie de development hell pour ce projet porté à bout de bras par le fils de Jim Henson, bien décidé à utiliser ses marionnettes pour raconter des histoires adultes : un projet qui a vu passer d'innombrables acteurs humains, de Cameron Diaz à Katherine Heigl, en passant par Jamie Foxx, avant de finalement se concrétiser avec Melissa McCarthy dans le rôle de la partenaire humaine du héros.

Et c'est là l'un des nombreux problèmes du film, qui en est bourré.

Parce que Melissa McCarthy nous fait là son numéro habituel (comme tous les autres acteurs humains du film, de Maya Rudolph à Joel McHale en passant par Elizabeth Banks), et n'apporte pas grand chose à un métrage déjà très dérivatif et convenu : les marionnettes trash et vulgaire, on connaît, que ce soit via Avenue Q, ou les Feebles de Peter Jackson.

Et ce Carnage chez les Puppets n'apporte vraiment rien au genre, se contentant d'aligner quelques maigres gags convenus, sur une trame rappelant fortement Qui veut la peau de Roger Rabbit ? et autres buddy cop movies sur fond de racisme (sans oublier l'épisode Smile Time de la série Angel !) : le ton est soit trop sérieux (toute l'enquête est traitée au premier degré), soit trop adolescent, l'humour est peu inspiré, le rythme mollasson, on ne rit pas souvent, bref, malgré un Bill Barretta convaincant dans le rôle principal, le film ne fonctionne pas, il s'avère plat et insipide, et l'on comprend mieux les dix années de production de ce projet.

2.25/6 pour le travail accompli sur les marionnettes.

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Un film, un jour (ou presque) #829 : Step Sisters (2018)

Publié le 21 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Musique, Sport, Jeunesse, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Step Sisters :

Étudiante afro-américaine brillante et ambitieuse, prête à tout pour intégrer Harvard, Jamilah (Megalyn Echikunwoke) est placée au pied du mur : si elle veut recevoir la recommandation du Doyen de l'université (Robert Curtis Brown), elle va devoir prendre sous son aile une sororité de fêtardes caucasiennes (Eden Sher, Gage Golightly, Lyndon Smith, Alessandra Torresani, Nia Jervier...), et les faire rentrer dans le droit chemin en leur faisant gagner une compétition de step dance particulièrement prisée...

Une comédie du scénariste de Dear White People, de la productrice de Master of None, et du réalisateur de Beat Battle/Drumline, qui s'inscrit dans la veine d'American Girls et de Pitch Perfect, forcément agrémentée d'une bonne dose d'humour afro-américain et de commentaires "wokes", inévitables compte tenu des personnes impliquées derrière la caméra.

Et histoire de couronner le tout, on a forcément droit à une couche de second-degré et de distanciation typiquement millenial, qui se moque allègrement des clichés et des stéréotypes du genre tout en les utilisant, mais "avec ironie".

Pour être franc, je n'ai regardé ce film que parce que Netflix a lancé la bande-annonce après un autre métrage, et parce que j'ai alors vu qu'Eden Sher (pour qui j'ai une certaine sympathie dans le registre comique) était au casting. Mais en l'état, c'est une comédie assez générique et passe-partout, qui insiste lourdement sur les problèmes identitaires des afro-américains, sur l'environnement sororitaire, etc.

Quiconque a déjà vu un Bring It On sera en terrain ultra-balisé, les personnages sont un peu trop caricaturaux pour leur propre bien (et les actrices en font trois tonnes), le message et les rebondissements sont gentiment clichés (notamment la fin), et il y a facilement un bon quart d'heure de trop.

En somme, bien que ce ne soit pas particulièrement mauvais ou même irregardable, c'est vraiment très très moyen dans le genre.

Un minuscule 3/6 (principalement parce que j'admets ne pas être le public visé)

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Un film, un jour (ou presque) #828 : The Big Show - A Giant's World (2011) & Signature Sounds - The Music of WWE (2014)

Publié le 20 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, WWE, Catch, Biographie, Musique, Documentaire, Action

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The Big Show : A Giant's World (2011) :

Un mini-documentaire attachant d'une heure à peine, et qui retrace la vie et le parcours de Paul Wight, dit le Big Show, depuis son enfance rurale et sportive jusqu'à sa carrière de catcheur.

Au travers de nombreux témoignages de ses proches, et de photos d'époque, on y découvre (enfin, on le savait déjà) un Paul Wight drôle, sympathique, qui explique comment, après une adolescence sportive consacrée au basket, il a découvert son acromégalie en arrivant à la fac, une période de grands bouleversements pour lui.

En l'espace de quelques mois, il a ainsi perdu son père, sa sœur aînée a quitté la région, et Wight, fraîchement opéré pour son acromégalie, a alors pris énormément de poids et déprimé : une situation qui s'est rapidement améliorée grâce au monde du catch, qui a pris le jeune homme sous son aile, et en a fait le Géant.

Grâce à de nombreux témoignages, le documentaire retrace ainsi les difficultés quotidiennes inhérentes à sa taille, l'ascension fulgurante de Wight à la WCW, puis son arrivée, plus difficile, à la WWE, où il a fini par pouvoir faire preuve de personnalité, et par montrer les différentes facettes de son personnage.

S'ensuivent le succès, des problèmes de poids et d'attitude, une punition sous forme d'un séjour à l'OVW, un retour triomphant, et une suite de carrière plus axée sur les matches médiatiques (Mayweather, Akebono) ainsi que sur le métier d'acteur.

Un mini-documentaire plutôt intéressant, bien mené, et qui mériterait une version remise à jour et plus étoffée revenant plus en détails sur certaines périodes de sa vie.

4.25/6

Signature Sounds : The Music of WWE (2014) :

Mini-documentaire WWE d'une heure qui s'intéresse au travail de Jim Johnston (et Jimmy Hart) pour la compagnie, et qui passe ainsi en revue 25 des thèmes composés pour divers catcheurs & catcheuses, en retraçant la genèse de ces morceaux :

- Batista - I Walk Alone
- Fandango - Chachalala
- Sunny - I Know You Want Me
- Primetime Players - Making Moves
- Goldust - Gold-Lust
- Brodus Clay - Somebody Call My Momma
- Ultimate Warrior - Unstable
- Mankind - Ode to Freud
- The Brood - Blood
- Randy Orton - Voices
- Dusty Rhodes - Common Man Boogie
- Shane McMahon - Here Comes the Money
- RVD - One of a Kind
- Mr Perfect - Perfection
- Vince McMahon - No Chance In Hell
- Trish Stratus - Time to Rock'n'Roll
- Rey Mysterio - 619
- Stone Cold Steve Austin - I Won't Do What You Tell Me
- The Rock - Electrifying
- Shawn Michaels - Sexy Boy
- Undertaker - Rest in Peace
- Triple H - The Game
- John Cena - My Time is Now
- Chris Jericho - Break the Walls Down
- D-X - Are You Ready ?

On se retrouve donc devant une succession de vignettes vides au possible, de deux ou trois minutes au maximum, et remplies d'anecdotes globalement creuses et sans intérêt, de passages en mode karaoké, et d'un Jim Johnston qui évite clairement de citer ses inspirations, quel que soit le morceau.

Vraiment décevant et superficiel, en plus de mettre en avant une liste de morceaux qui peut laisser perplexe (Sunny !?).

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #827 : Pourquoi J'ai Pas Mangé mon Père (2015)

Publié le 19 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, France, Comédie, Aventure, Italie, Chine, Belgique, Histoire

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Pourquoi J'ai Pas Mangé mon Père :

Fils aîné du roi des simiens, Édouard (Jamel Debbouze) est chétif et handicapé, mais déborde d'imagination et de bienveillance. Aux côtés de Ian (Arié Elmaleh), son meilleur ami simplet, Édouard grandit ainsi à l'écart des siens, et découvre le feu, la marche bipède, la savane, les animaux sauvages, et trouve même l'amour auprès de Lucy (Mélissa Theuriau)...

Film d'animation français co-écrit et réalisé par Jamel Debbouze, tourné en performance capture, vaguement inspiré d'un roman et ayant demandé des années de gestation et plus d'une demi-douzaine de scénaristes, pour plusieurs dizaines de millions d'euros de budget... et un résultat très mitigé.

Visuellement assez discutable (non seulement au niveau de la direction artistique, mais aussi parce que les limites de l'animation française sont rapidement évidentes, même avec l'apport limité de la performance capture), avec un doublage très inégal (bon nombre de personnages secondaires sont vraiment mal doublés), un bestiaire qui n'est pas loin de rappeler les animaux de RRRrrrr ! (tous basés sur des variations du machin-mouth) et l'intégration d'un clone numérique de De Funès à l'imitation médiocre et forcée, le film paraît rapidement bruyant et surchargé... à l'image de Debbouze, en fait.

Mais paradoxalement, c'est quand Debbouze entre en jeu à l'âge adulte, que le film se concentre sur lui, et qu'il fait tout simplement son numéro habituel, que le tout décolle un peu. Pour faire simple, le film repose entièrement sur les épaules de Jamel et sur son jeu agité, pour le meilleur et pour le pire.

Si on supporte le comédien, son jeu, et son vocabulaire moderne, ça se regarde assez facilement, et ça a bon fond, malgré des défauts évidents. Si l'on a du mal avec Debbouze, sa gestuelle et ses expressions, par contre, ce sera plus difficile.

3 - 0.25 pour l'inévitable (et superflu) numéro musical/dansé sur de la musique moderne, et pour l'illustration musicale dans son ensemble, très oubliable - 0.25 pour les 20 dernières minutes brouillonnes et fatigantes (notamment à cause des nombreux personnages secondaires médiocres) = 2.5/6

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