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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1443 : Les Mitchell contre les machines (2021)

Publié le 20 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Netflix, Review, Science-Fiction, USA, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Mitchell contre les machines (The Mitchells vs the Machines - 2021) :

Lorsque l'intelligence artificielle d'une grande marque de téléphone décide de se rebeller et de dominer la planète, seule une famille parvient à échapper à ses hordes robotiques : les Mitchell. Katie (Abbi Jacobson), passionnée de films et de réalisation, doit désormais apprendre à composer avec son père Rick (Danny McBride), qui ne la comprend pas, sous le regard de Linda (Maya Rudolph), sa mère optimiste, d'Aaron (Mike Rianda), son petit-frère passionné de dinosaures, et de Monchi, leur pug idiot... tout ceci, s'ils veulent parvenir à sauver l'humanité avant qu'il ne soit trop tard.

Je suis assez mitigé sur ce film d'animation Netflix produit par Lord et Miller (Spider-man : New Generation), un métrage qui, sur la base de ces producteurs et de la réputation qui les entoure, a été particulièrement bien accueilli par la critique américaine.

D'un côté, je comprends cet enthousiasme : le film est ludique, inventif (visuellement, on a de l'animation 2D crayonnée qui se superpose à la 3D pour lui rajouter des gags méta), part dans des directions inattendues dans son dernier tiers, il tente vraiment de parler à une génération ayant grandi avec YouTube, et il y a une vraie énergie qui, si elle ne parvient pas à durer tout le film, permet au tout d'être très divertissant en s'approchant de sa conclusion.

Et de l'autre... le fond est quand même hyper classique. Les 25 minutes de mise en place, la relation père/fille, la structure globale du récit, les tenants et aboutissants émotionnels et thématiques de l'intrigue, etc, c'est du vu et revu, qui s'ajoute à un doublage américain un peu inégal (beaucoup - trop - de membres du SNL) au mixage parfois bizarre, et, occasionnellement, à des moments inutilement frénétiques et surchargés visuellement (un peu comme dans le Into the Spider-verse de Lord et Miller, tiens).

Dans l'ensemble, je mentirais en disant que je me suis ennuyé, ou que le film ne m'a pas plu : c'est clairement le haut du panier de ce que Netflix peut proposer dans le genre (sans surprise, puisque The Michells vs... était initialement prévu au cinéma avant la COVID, et que Netflix s'est contenté d'en récupérer les droits), et c'est très bien produit... mais ça ne m'a pas non plus particulièrement emporté.

Mitigé positif, donc.

3.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1442 : Greenland - Le dernier refuge (2020)

Publié le 19 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Thriller, Science-Fiction, Cinéma, Review, Amazon, Critiques éclair, USA, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Greenland - Le dernier refuge (2020) :

Lorsqu'une comète et ses débris menacent de s'écraser sur Terre, John Garrity (Gerard Butler) fait tout son possible pour mettre son fils diabétique (Roger Dale Floyd) et son épouse (Morena Baccarin) à l'abri tandis que la civilisation vire au chaos...

J'avoue que j'ai du mal à comprendre l'engouement critique et public ayant entouré, à sa sortie, ce film catastrophe tout ce qu'il y a de plus banal.

Peut-être est-ce l'effet pandémie, qui a trouvé un écho dans la conclusion pleine d'espoir du film (SPOILER - une fin forcément heureuse, qui voit les survivants de l'humanité sortir, dépenaillés et fatigués, après 9 mois de confinement dans un bunker, et qui retrouvent alors la liberté dans un monde ravagé, mais dans lequel la nature a su trouver un chemin)... mais honnêtement, ce Greenland n'est qu'un énième film à la Roland Emmerich, une sorte de version économique de 2012 saupoudrée du point de vue familial/à hauteur d'homme de la Guerre des Mondes de Spielberg.

Alors comme d'habitude, on a un couple dans la tourmente qui se ressoude dans un crise, un enfant malade dont les médicaments deviennent un problème, des citoyens lambda qui deviennent méchants, égocentriques et paniquent dès le début de la crise, des militaires implacables mais pas trop, et une catastrophe qui donne l'impression de toucher principalement l'Amérique (même si quelques scènes mentionnent d'autres pays), avec une comète qui se fracture en tellement de morceaux qu'on a l'impression qu'elle est de la taille de la Lune.

De toute façon, d'un point de vue scientifique, le film ne tient que vaguement la route (à nouveau, comme dans les films d'Emmerich), et le récit, s'il se regarde, traîne aussi en longueur (comme les films d'Emmerich), avec près de deux heures au compteur.

Bref, j'ai vraiment du mal à comprendre l'accueil positif qui a entouré ce métrage (3/4 de critiques positives sur Rottentomatoes, tout de même) : ce n'est pas mauvais en soi, c'est simplement extrêmement générique et basique.

2.75 ou 3/6, en étant indulgent.

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Un film, un jour (ou presque) #1441 : Kedi - Des chats et des hommes (2016)

Publié le 18 Mai 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Review, Turquie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Kedi - Des chats et des hommes (2016) :

Un très joli documentaire animalier et sociétal, qui s'intéresse aux habitants d'Istanbul... les chats, et la relation très particulière, parfois quasi-philosophique, que les Turcs ont avec ces derniers.

Une relation fusionnelle, spirituelle et historique, qui voit les rues et les ports d'Istanbul pulluler de félins semi-domestiqués, qui entrent et sortent des habitations et des magasins comme bon leur semble, et qui peuvent compter sur leurs voisins humains pour s'occuper d'eux, les soigner et les nourrir.

Le métrage, assez contemplatif, s'intéresse ainsi à plusieurs chats et à leurs histoires respectives, à mesure que la caméra les rencontre, les suit et les apprivoise : de quoi satisfaire les amateurs d'animaux, qui auront à l'écran d'innombrables matous de toutes races et de toutes origines, agréablement filmés par la caméra de la réalisatrice.

Un portrait charmant d'une ville et de ses habitants, dont l'âme est indubitablement composée, en grande partie, d'ADN félin, et qui tente de se réinventer alors qu'elle se modernise et que la nature perd peu à peu sa place entre les immeubles et les quartiers flambants neufs.

5/6

(on pourra regretter, cependant, qu'Istanbul et ses habitants ne semblent pas forcément très portés sur la stérilisation des félins de la ville, mais peut-être que la réalisatrice a tout simplement fait le choix de laisser cet élément moins feel-good de côté)

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Un film, un jour (ou presque) #1440 : Max Cloud (2020)

Publié le 17 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Science-Fiction, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Max Cloud (2020) :

Passionnés de jeux vidéos, Sarah (Isabelle Allen) et Cowboy (Franz Drameh) sont deux adolescents typiques du début des années 90, qui passent leur temps à jouer à Max Cloud, un beat'em all à la mode. Jusqu'à ce que Sarah soit aspirée dans le jeu, et se retrouve dans le corps de Jake (Elliot James Langridge), le cuisinier de bord du vaisseau de Max Cloud (Scott Adkins), actuellement écrasé sur une planète-prison. Bien vite, avec l'aide de Cowboy (aux manettes du jeu), Sarah/Jake va devoir aider l'équipage à survivre aux assauts des troupes de Revengor (John Hannah), non sans prendre conscience des nombreux défauts de Cloud, héros vantard, bourrin et superficiel...

Un film atypique dans la carrière de Scott Adkins, puisque tenant plus de la comédie parodique que du film d'action classique (même si Adkins se bat un peu dans une poignée de scènes) : ici, on est dans un simili-Jumanji à thématique années 80-90 (avec ce que ça comporte d'éclairages au néon, de musique synthétique, de chanson de Stan Bush, etc), vu au travers d'un prisme anglais, et donc ça ne se prend pas du tout au sérieux.

Cloud est une parodie d'action heroes mâtiné de Kirk, sa collègue Rexy (Sally Collett) est une jeune femme sarcastique qui ne le supporte pas, le maléfique Revengor s'appelle en fait Jeremy et passe son temps à faire du jazzercise pour s'occuper, la violence est débridée et très cartoony, et de manière globale, le film tout entier est à prendre au second degré, un second degré exacerbé par un certain côté fauché des intérieurs et des costumes, et par un cabotinage volontaire de tout le monde.

Max Cloud s'avère donc un moment agréable à passer, avec des running gags qui finissent par fonctionner à l'usure (le nom de la planète), et un propos intéressant en filigrane sur les clichés inhérents au monde très masculin du jeu vidéo.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1439 : Barb and Star go to Vista del Mar (2021)

Publié le 14 Mai 2021 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, Science-Fiction, Thriller, USA, SNL, Musique

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Barb and Star go to Vista del Mar (2021) :

Renvoyées de leur emploi et exclues de leur groupe d'amies, Barb (Annie Mumulo) et Star (Kristen Wiig), deux amies inséparables, décident de quitter le Nebraska pour partir en vacances, à Vista Del Mar. Là, elles croisent le chemin du séduisant Edgar (Jamie Dorman), et se trouvent embarquées dans le plan maléfique de Sharon (Kristen Wiig), qui prévoit de se venger de la bourgade de Floride en lâchant sur celle-ci une nuée de moustiques tueurs génétiquement modifiés...

J'avoue que je ne m'attendais pas du tout à cela de la part de Kristen Wiig et Annie Mumulo, BFF IRL et co-scénaristes du Mes meilleures amies de Paul Feig, un film que je n'avais pas du tout apprécié à l'époque. D'autant plus que l'affiche et les quelques images que j'avais pu voir de ce Barb & Star laissaient présager quelque chose de centré sur un duo de personnages typés SNL, très caricaturaux et épuisants.

Ce qui n'est pas faux, en soi : Barb et Star ont tendance à être fatigantes, et les deux actrices les jouent comme si elles étaient dans un sketch du Saturday Night Live... mais bizarrement, l'ensemble fonctionne plutôt bien.

Pour une simple et bonne raison : loin d'être un film de type "des personnages excentriques et surjoués façon SNL évoluant dans un univers plus normal et calme", ici, c'est tout l'univers du film qui se met au diapason, et ce dès son introduction en mode James Bond 60s ou Austin Powers.

Tout de suite, on comprend que le film va être totalement décomplexé, et qu'au delà de son duo de tête, c'est tout son univers qui part totalement en vrille.

Passée l'intro, il reste pourtant quelques craintes, alors que Wiig et Mumulo font leur numéro SNL avec leurs copines, sur leur lieu de travail, etc, mais dès l'arrivée en Floride, tout s'enchaîne : outre le double rôle de Wiig en Star et en méchante albinos, le film se paie une séquence comédie musicale, puis une seconde (une ballade façon Lonely Island interprétée par un Jamie Dorman qui a probablement trouvé sa vocation avec ce rôle de himbo épris de la grande méchante), on a un crabe qui parle avec la voix de Morgan Freeman, Richard Cheese qui passe son temps à chanter des chansons graveleuses, des personnages secondaires déjantés, Reba McEntire en sirène, Andy Garcia en Tommy Bahama, Damon Wayans Jr en agent incapable, un petit asiatique dans un sous-marin aux bruitages débiles, un orchestre de souris, et bien d'autres choses improbables.

En somme, ce Barb & Star se trouve au carrefour d'un sketch du SNL, d'un film ZAZ et de quelque chose de sincère sur le besoin de se réinventer et sur la solitude... et contre toute attente, ça fonctionne. C'est coloré, c'est déglingué, c'est amusant, bref, c'est une bonne surprise.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1437 : Sun Dogs (2017)

Publié le 12 Mai 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, USA

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Sun Dogs (2017) :

Depuis le 11 septembre 2001, Ned Chipley (Michael Angarano) n'a qu'un souhait : intégrer l'armée américaine et se battre pour son pays contre les terroristes. Mais son handicap mental l'oblige à vivre chez ses parents Rose (Allison Janney) et Bob Garrity (Ed O'Neill), et les recruteurs de l'armée le rejettent depuis plusieurs années... jusqu'au jour où, pour le calmer, le Sergent Jenkins (Xzibit) invente pour lui une unité secrète, les Sun Dogs, qui gardent supposément un œil sur les terroristes islamistes infiltrés aux USA. Aussitôt, Ned exige d'en faire partie, et commence à surveiller tous ceux qui l'entourent, avec l'aide de Tally (Melissa Benoist), une arnaqueuse paumée persuadée qu'il est un véritable soldat...

Premier long-métrage réalisé par Jennifer Morrison (qui y tient par ailleurs le petit rôle d'une réceptionniste d'un bureau de l'armée), cette comédie dramatique douce-amère parvient à conserver un ton bienveillant envers ses personnages, alors qu'il aurait été très facile de sombrer dans la comédie un peu moqueuse, surtout envers Ned et ses obsessions de vigilantisme forcené, qui se persuade que son patron musulman est un dangereux terroriste.

Ici, cependant, tout est en douceur, en nuance et en mesure, notamment ce qui concerne les problèmes des parents de Ned, et tout le propos sur le suicide et l'estime de soi, qui arrive par le biais du personnage de Melissa Benoist : plutôt bien joué de la part de JenMo, qui en prime parvient à diriger de manière très juste des acteurs efficaces, qui n'ont plus à faire leurs preuves.

Imparfait (toute la fin est un peu laborieuse, au niveau du rythme, et la transformation de Ned en Deer Hunter n'est pas vraiment réussie), mais assez attachant, je dois dire, pour ce que c'est.

3.75/6 (en plus, Xzibit est méconnaissable et plutôt bon)

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Un film, un jour (ou presque) #1436 : Cranston Academy - Monster School (2020)

Publié le 11 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, Mexique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Cranston Academy - Monster School (aka Scary Show - 2020) :

Jeune adolescent et inventeur génial, Danny (Jamie Bell) est un jour recruté par la Cranston Academy, une école pour petits génies. Mais sur place, Danny réalise qu'il est l'un des moins doués de l'établissement ; désobéissant aux instructions de l'un des responsables de l'école, le garçon active alors involontairement un portail dimensionnel, qui ouvre la porte à une armée de monstres. Avec l'aide de Liz (Ruby Rose), l'une de ses camarades de classe, et d'un professeur transformé en homme-mite, Danny doit tout faire pour sauver le monde...

Un long-métrage d'animation mexicain du studio Anima Estudios et de Leopoldo Aguilar, tous deux déjà à l'origine du très faiblard L'Île aux Monstres : pas de surprise, on se retrouve à nouveau devant un film assez quelconque, que j'avais initialement prévu pour l'Oktorrorfest 2020, mais qui finalement, n'a pas grand chose d'Halloween ou de lugubre, tant tout est bigarré, lumineux et léger.

En effet, le postulat initial de ce métrage de 85 minutes environ est une relecture high-tech et assez transparente d'Harry Potter (et des autres récits scolaires du même genre), avec le protagoniste choisi pour rejoindre une école spéciale, où il devient le souffre-douleur d'un professeur strict et hostile, blablabla. Mais un Harry Potter où le héros serait arrogant et gentiment tête-à-claques, ce qui, convenons-en, n'aide pas vraiment à s'attacher au bonhomme.

Après, ce Cranston Academy est ce qu'il est : le tout n'a pas grande identité visuelle (on dirait du sous-Pixar, voire du sous-Illumination), les doublages et les accents sont souvent approximatifs (Ruby Rose est très inégale... pour être gentil), le tout est assez bavard et très souvent dérivatif, et le rythme est plutôt faiblard.

Autrement dit, pas grand intérêt pour les plus de 10 ans, et ce quand bien même le niveau de la production de ces métrages mexicains s'améliore progressivement.

2.5/6 (dont 0.25 pour le combat de lucha libre et pour le hamster)

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Un film, un jour (ou presque) #1435 : La méthode Menkoff (2016)

Publié le 10 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, Thriller, Australie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La méthode Menkoff (The Menkoff Method - 2016) :

Passionné de manga, David Cork (Lachlan Woods) travaille à un poste administratif d'une entreprise de traitement de données où il ne rêve que d'une chose : devenir dessinateur de mangas. Jusqu'au jour où Max Menkoff (Noah Taylor), un pseudo-expert russe en ressources humaines, arrive avec son équipe pour y restructurer l'entreprise. Une restructuration aux méthodes soviétiques, qui transforme tous les employés en êtres drogués et serviles, mais qui cache en réalité le passé criminel de Menkoff, et les véritables raisons de sa présence. Avec l'aide de la belle Ruby Jackson (Jessica Clarke), David va alors tenter de lutter contre ce manipulateur venu du froid...

Une comédie australienne réalisée et interprétée par Noah Taylor, et qui, sur le papier, ouvrait la porte à quelque chose d'excentrique, de décalé et d'amusant.

Dans les faits, cependant, tout est trop forcé et outré pour vraiment emporter l'adhésion : rien que le personnage principal, véritable otaku névrosé et tremblotant que l'on imagine facilement avoir le nez qui saigne dès qu'une fille le regarde, a tendance à agacer, dépourvu du moindre charisme ou de la moindre caractéristique attachante (son "talent", notamment, est très limité, malgré ce qu'en disent tous les autres personnages).

Et puis il y a tous ces employés drogués, qui jouent leur rôle comme des figurants dans un film de zombies ; les Russes ultra-caricaturaux ; les innombrables plans à la caméra débullée ; les moments de thriller ou d'action qui n'ont pas de tension ou d'énergie ; etc, etc, etc...

On le comprend très vite, je n'ai pas du tout accroché à ce métrage au sens de l'humour très particulier (très australien ?) et à la facture technique semi-approximative. Un énorme bof, en somme.

2/6

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Les bilans de Sygbab : VR.5, saison 1 (1995)

Publié le 9 Mai 2021 par Sygbab dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Sygbab, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, Fox

Sygbab continue dans les séries de genre diffusées sur la Fox, avec un programme obscur du milieu des années 90, une période où le futur de l'informatique et de la réalité virtuelle menait à bien des interprétations improbables...

VR.5, saison 1 (1995) :

Lorsque Sydney Bloom (Lori Singer) découvre, au cours d'un visite de VR.5, une région obscure du cyberespace, qu'elle est capable d'y attirer d'autres utilisateurs et d'influencer alors leur esprit et leurs actions dans le monde réel, elle attire sur elle l'attention du Comité, une organisation mystérieuse. Bien vite, avec l'aide de son meilleur ami Duncan (Michael Easton) et sous la supervision d'Oliver Sampson (Anthony Stewart Head), du Comité, Sydney va alors découvrir que VR.5 est lié à un événement tragique qui a touché ses parents (Louise Fletcher, David McCallum)...

Diffusée sur la FOX en 1995 le vendredi soir en tant que série de mi-saison et en compagnie du poids lourd X-Files, la série avait déjà un handicap à cause de sa case horaire, réputée fatale sur cette chaîne.

Peinant à trouver son public alors que le coût des effets spéciaux était onéreux (le procédé utilisé pour le rendu des scènes se déroulant dans le monde virtuel n'était pas des plus simples, les couleurs étant ajoutées manuellement après avoir tourné en noir et blanc), l’annulation semblait donc assez logique, au point que 3 épisodes sur les 13 tournés n’ont même jamais été diffusés. Pourtant, construire son projet autour de la réalité virtuelle était audacieux, mais peut-être aussi suicidaire : le cyberpunk est un sous-genre de la science-fiction que l'on pourrait qualifier d'underground, qui nécessite d'être un tant soit peu initié.

Néanmoins, l'idée d'introduire une échelle pour mesurer le niveau d'implication sensorielle selon l'expérience virtuelle vécue est intéressante, le cinquième niveau n'étant accessible que par Sydney Bloom, principale protagoniste de la série. Travaillant dans une compagnie de télécommunications et passionnée par l’informatique, cette jeune femme (hantée par un terrible traumatisme après la mort de son père et de sa sœur Samantha dans un accident de voiture auquel elle a survécu) va découvrir qu'elle peut pénétrer le subconscient de personnes avec qui elle est en conversation téléphonique (à noter qu'il vaut mieux ne pas se poser de questions techniques sur la réalisation d'une telle prouesse avec l'utilisation d'un modem).

Bien évidemment, cette plongée dans la psyché humaine offre de multiples possibilités, puisque chaque individu fonctionne selon un code qui lui est propre. Les scénaristes jouent d'ailleurs là-dessus puisque Sydney doit souvent répéter ses incursions afin de comprendre les mécanismes de la personne dont elle partage l'esprit.

C'est en quelque sorte une enquête, au cours de laquelle elle doit rassembler des indices afin de trouver la vérité, réelle cette fois. Pour systématiser ce schéma narratif et justifier l’utilisation du VR.5, elle est embarquée dès le pilote dans une drôle d'histoire puisqu'elle doit travailler pour une mystérieuse organisation appelée le Comité, dont les desseins apparaîtront moins flous au fur et à mesure.

Son contact lui propose régulièrement le nom d'une personne qui les intéresse pour une raison ou pour une autre et elle est chargée de livrer les informations qu'elle peut recueillir. Si, sur le fond, la plupart des épisodes ne se révèlent pas passionnants (voire totalement inintéressants), d'autres sont plus surprenants car le "sujet" sur lequel on se focalise bénéficie d'une histoire puissante, comme dans le 1.08 Simon's Choice où un condamné à mort a trahi sa patrie par amour pour son fils.

Sur la forme, c'est bien plus catastrophique : l'intention de rendre les scènes virtuelles oniriques peut se comprendre dans l'optique de confronter Sydney à un monde qu'elle ne comprend pas, mais visuellement c'est une horreur.

Il est ainsi assez difficile de prendre cela au sérieux quand l'impression d'assister à un délire psychédélique se fait ressentir. Le fait d'assimiler la réalité virtuelle à un rêve, tout du moins dans sa représentation, permet n'importe quelle digression, et ça ne rend pas service, au contraire : un univers se doit d'avoir des règles pour mieux en jouer.

Ce défaut flagrant n'est pourtant pas le plus gênant car les acteurs sont insipides. De Lori Singer à Michael Easton (bien meilleur dans Total Recall 2070) en passant par Will Patton, c'est le festival du casting raté tant leurs performances sont difficilement crédibles.

C'est aussi dû à des personnages mal écrits, notamment concernant les deux derniers : entre Duncan - le colocataire et ami d'enfance de Sydney - qui passe sans cesse pour un abruti congénital et le Docteur Frank Morgan qui ne donne pas du tout l'impression de travailler pour une organisation secrète tant il paraît naïf (si c'est pour cette raison qu'il apparaît tel quel dans l'épisode Parallel Lives, il faut féliciter les scénaristes pour cette preuve d'auto-dérision), il n'y a pas grand-chose d'intéressant à se mettre sous la dent.

La bonne idée, cependant, est de se débarrasser assez rapidement du scientifique pour introduire Oliver Sampson, interprété par Anthony Stewart Head. Ce dernier crédibilise complètement le rôle de sbire affilié au Comité tant il éclabousse la série par sa classe et son charisme, jouant parfaitement de l'ambivalence de son personnage et de ses tendances violentes du fait de son statut.

Il bénéficie d'un traitement de faveur puisque son développement permet de révéler son passé, souvent par le biais du VR.5, car il n'hésite pas à utiliser les capacités de Sydney pour satisfaire ses propres desseins. Il apporte en tout cas une nouvelle dynamique et tire tout le monde vers le haut, ce qui n'est pas négligeable (mais surtout pas vraiment difficile).

Quant à Sydney, elle va petit à petit se rendre compte que ses souvenirs ont été trafiqués, et il faut bien reconnaître que c'est amené de manière habile. Avant le final qui lui fait découvrir la vérité au sujet de sa famille, la scène de l'accident est vue et revue selon des angles différents mais avec chaque fois un élément qui diffère et qui remet en perspective ce qui était tenu pour acquis.

Cette intrigue se mêle à des révélations progressive sur les objectifs du Comité, qui semble vouloir contrôler les esprits des gens en passant par la réalité virtuelle, et dont son père faisait partie. Les derniers épisodes se centrent d'ailleurs sur ce fil rouge et n'abusent pas de la représentation onirique évoquée précédemment, se rapprochant de quelque chose de plus terre-à-terre (bizarrement, c'est en corrélation avec un regain d'intérêt).

Malheureusement, cela intervient au bout d'une dizaine d'épisodes, et c'est bien trop tardif pour convaincre qu'il ne s'agit pas d'un sursaut d'orgueil en voyant la fin s'approcher. Ça ne gomme pas non plus les gros défauts de la série, malgré des idées qui - bien exploitées - auraient pu aboutir à quelque chose de bien plus passionnant.

Quoique... Surfer sur la vague conspirationniste la même soirée que le mastodonte de Chris Carter, c'était de toute façon voué à l'échec.

Certaines séries de science-fiction ou baignant dans le fantastique n'ont jamais eu le succès qu'elles auraient mérité et se sont arrêtées trop tôt, dans le cas de celle-ci c'est l'inverse : il est facile de comprendre pourquoi elle est restée inaperçue.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Un film, un jour (ou presque) #1434 : Justice Society - World War II (2021)

Publié le 7 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, DC, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, USA

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Justice Society - World War II (2021) :

Alors qu'il tente d'aider Superman (Darren Criss) à vaincre Brainiac (Darin De Paul), Flash se retrouve projeté durant la Seconde Guerre Mondiale, où il rencontre Wonder Woman (Stana Katic), à la tête de la Justice Society. À leurs côtés, Barry Allen (Matt Bomer) va affronter les Nazis puis les Atlantes d'Aquaman (Liam McIntyre), contrôlés par un mystérieux antagoniste...

Un long-métrage d'animation DC assez décousu, et pour cause : une partie des idées de ce scénario provient d'une série d'animation Wonder Woman avortée, ce qui explique que l'on a fréquemment l'impression d'un récit épisodique aux chapitres collés bout à bout : une introduction sur Wonder Woman à la recherche d'artefacts nazis (qui ne seront plus mentionnés de tout le film), puis le présent (avec Barry et Iris, Superman, tout ça), puis retour en arrière pour l'intégration de Barry au sein de la Society, puis un passage en sous-marin à la recherche d'un signal étrange, puis l'Atlantide contrôlée par un méchant, puis une invasion terrestre par les Atlantes et leurs Kaijus, puis retour au présent pour la fin de Superman/Brainiac, etc, etc...

Alors certes, dans l'absolu, tous ces éléments restent liés avec plus ou moins de bonheur dans un tout qui se regarde facilement ; mais cela n'empêche pas une vrai impression de patchwork, comme si l'on avait assemblé plusieurs intrigues de films, un peu à l'arrache, en mettant fortement l'accent sur Wonder Woman, Aquaman et Flash, sur la simple base de leur popularité actuelle au box-office et à la télévision.

À l'identique, on s'aperçoit rapidement que certains choix créatifs découlent directement d'un format sériel, où les personnages auraient été naturellement plus développés, notamment au niveau de la Society : ainsi, le film insiste sur la romance Hawkman/Black Canary... avant de tuer Hawkman en cours de route, sans que le tout n'ait vraiment d'impact émotionnel. Plus embêtant, il fait ensuite à nouveau de même avec Steve Trevor/Diana, pour un rebondissement tragique affaibli par les événements préalables.

Il y a aussi cette affaire de Clark Kent, reporter de guerre individualiste qui cache ses pouvoirs et refuse de s'impliquer dans la guerre contre les Nazis... sauf à la toute fin du film, dans un Deus Ex Superman particulièrement télégraphié (qui n'est pas sans rappeler à la Justice League de Snyder/Whedon) : ça aurait pu fonctionner avec plus de développement, plus de place pour respirer (honnêtement, toute la sous-intrigue sur Aquaman est vraiment de trop, il aurait été aussi simple d'avoir un méchant Nazi qui réussit à réveiller un Kaiju ou quelque chose du genre, plutôt que ce que l'on a là) ou moins de personnages secondaires.

Ce qui est frustrant, en fait, c'est que malgré tous ces défauts structurels et narratifs, j'ai plutôt apprécié cette proposition : en fait de Justice Society, c'est plutôt une version alternative de la JLA, et le contexte historique donne lieu à un trait presque cell-shadé, à un générique délibérément rétro, et à un univers intrigant, pas loin de celui de DC Bombshells.

Mais toute cette histoire de "Barry retourne dans le passé qui n'est pas le passé mais un univers parallèle et y découvre qu'ensemble, on est plus fort que tout seul, juste à temps pour retourner fonder la JLA dans son univers d'origine" fait honnêtement pièce rapportée, un dispositif narratif alourdissant malheureusement un film qui aurait pu être quelque chose de similaire à Justice League : The New Frontier, à une époque différente.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1433 : Mr. Magoo (1997)

Publié le 6 Mai 2021 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Jeunesse, Review, USA, ZAZ, NotZAZ

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Mr. Magoo (1997) :

Riche industriel à la vue défaillante, Mr. Magoo (Leslie Nielsen) est un homme des plus maladroits, et lorsqu'il se retrouve involontairement pris au beau milieu d'un cambriolage dans un musée, il finit en possession d'une gemme hors-de-prix, convoitée par de multiples criminels (Kelly Lynch, Malcolm McDowell, Miguel Ferrer). Et pour ne rien arranger, deux agents fédéraux incapables (Stephen Tobolowsky, Ernie Hudson) sont à ses trousses..

Une production Disney qui prend un peu l'eau de partout en adaptant le personnage de Mr. Magoo, myope comme une taupe, sous la caméra de Stanley Tong, et sous la plume de Pat Proft, qui retrouve là son compère Leslie Nielsen de l'époque ZAZ.

Sauf que problème : non seulement Nielsen ne ressemble pas du tout au Magoo animé que l'on voit en ouverture et fermeture de film (ce qui oblige Nielsen à arborer un postiche capillaire assez ridicule et fauché), mais en plus, ce film pour enfants semble régulièrement tenter de se couler dans le moule des parodies ZAZ, avec un slapstick outrancier et cartoonesque, et quelques dialogues à base de jeux de mots forcés (notamment sur le Brésil et le Pérou - puisque l'un des méchants s'appelle Peru, et habite au Brésil).

Mais, limité par le cadre familial et tous publics du métrage, ce Magoo ne décolle jamais, entre son rythme pépère, ses gags pas très inspirés, sa Jennifer Garner qui fait de la figuration dans un second rôle, ses flics incapables, et son babouin immonde, clairement un cascadeur dans un costume approximatif.

Quelques moments fonctionnent - Nielsen est comme toujours efficace et sympathique, son chien est très expressif, et le grand final spectaculaire aux chutes du Niagara, tout hors-sujet qu'il soit, n'est pas désagréable - mais dans l'ensemble, le film est plutôt laborieux malgré les efforts de tout le monde.

2.5/6

#PasZAZ #NotZAZ

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Un film, un jour (ou presque) #1432 : Archenemy (2020)

Publié le 5 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review, Science-Fiction, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Archenemy (2020) :

Super-héros en provenance de la planète Chromium, Max Fist (Joe Manganiello) a été expulsé de sa dimension natale lors d'un combat avec son ennemie jurée (Amy Seimetz), et il a atterri sur Terre, privé de ses pouvoirs. Du moins, c'est ce que Max, un clochard drogué et alcoolique, raconte à qui veut l'entendre, et notamment à Hamster (Skylan Brooks), un adolescent qui se rêve journaliste, dont la sœur (Zolee Griggs) est impliquée dans un trafic de drogues...

Un long-métrage indépendant pseudo-super-héroïque, qui utilise la question maintenant assez classique "est-il un vrai super-héros, ou simplement un clochard délirant et dépressif ?" (Defendor et autres films du même genre ne sont pas loin) pour donner naissance à ce qui ressemble fortement à un récit très "inspiré" par le comic-book The Maxx, mais sans budget.

Pour pallier ce manque, le réalisateur/scénariste insère fréquemment des passages animés (plus proches du motion comic que de l'animation pure et dure) souvent abstraits et psychédéliques, qui lui permettent de narrer, par le biais de la voix off de Manganiello, les aventures théoriques de son héros sur la planète Chromium.

Soit. Le problème, c'est que je n'ai pas du tout accroché à ce métrage à la réalité urbaine et crasseuse, aux deux personnages principaux peu sympathiques (la dealeuse de drogue et son frangin apprenti journaliste de rue), à son Manganiello grommelant, à Paul Scheer en mode dealer déglingué, à cette bande originale agressive et bruyante, ou encore à cette narration et à ce récit assez brouillons et décousus.

Et puis difficile de vraiment s'intéresser au tout lorsqu'un rebondissement de toute dernière minute (l'irruption de la nemesis du héros) relance trop tardivement la machine, avec une conclusion prévisible qui donne l'impression d'un pilote de série plus que d'autre chose.

Mwébof.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1431 : Flora et Ulysse (2021)

Publié le 4 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Flora et Ulysse (Flora & Ulysses - 2021) :

Fille d'un père créateur de comic-book en panne d'inspiration (Ben Schwartz), séparé de son épouse romancière guère plus inspirée (Alyson Hannigan), Flora (Matilda Lawler) est particulièrement cynique pour son jeune âge. Jusqu'à ce qu'elle trouve un écureuil blessé, Ulysse, qui s'avère posséder des super-pouvoirs incroyables...

Un joli petit film Disney diffusé sur Disney + et adapté d'un livre pour enfants avec un sens de l'humour et de l'autodérision des plus agréables, perceptible dès l'annonce de sa distribution : Alyson Hannigan, Ben Schwartz, Danny Pudi, Kate Micucci, Bobby Moynihan, Janeane Garofalo... autant de noms qui n'ont plus à faire leurs preuves, et qui semblent parfois sous-exploités dans un tel film jeunesse.

Et pourtant, ils apportent une touche de folie au métrage, qui fonctionne plutôt pas mal, conservant un certain recul amusé sur l'histoire improbable que le film raconte, et jamais à l'abri de gags décalés (notamment autour du petit voisin britannique supposément aveugle, et qui se prend pour un Daredevil en herbe).

Il faut probablement y voir là l'influence du scénariste, un ancien d'Arrested Development, mais aussi de la réalisatrice, déjà à l'origine du film The Tiger Hunter (avec Pudi) ; quoi qu'il en soit, le métrage s'avère plutôt attachant, par moments assez sincère et touchant, et cette histoire d'écureuil aux super-pouvoirs, capable de réunir une famille brisée, et de redonner de l'inspiration à chacun, a quelque chose de poétique, à l'image des quasi-haikus tapé par Ulysse sur la machine à écrire familiale pour communiquer avec sa famille humaine.

3.75 + 0.25 pour la petite Matilda Lawler, impeccable = 4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1430 : Banana Split (2018)

Publié le 3 Mai 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Banana Split (2018) :

Quelques semaines après avoir passé son bac, April (Hannah Marks) rencontre Clara (Liana Liberato), la petite-amie actuelle de son ex Nick (Dylan Sprouse), dont elle est toujours éperdument amoureuse. Mais contre toute attente, alors qu'elle s'attendait à la haïr, elle découvre en Clara une âme sœur dont elle se rapproche immédiatement, et les deux jeunes femmes deviennent inséparables...

Une teen comedy sentimentale participant de cette tendance girl power où les filles et l'amitié féminine sont replacées au centre du récit, comme par exemple dans Booksmart : ici, on est presque dans un film romantique LGBTQ tant la relation entre April et Clara est fusionnelle, et filmée avec tous les codes habituels des romances hétéros estivales : montages musicaux, rendez-vous secrets, intimité, tendresse, etc (sans oublier le fait que Nick, le garçon au cœur de ce triangle amoureux, est finalement assez peu sympathique et intéressant, ce qui fait qu'on s'attache d'autant plus vite aux deux filles et à leur relation).

Mais finalement, il s'agit bien d'une amitié intense et platonique, qui se développe progressivement dans ce métrage plutôt agréable, bien mené (même si, honnêtement, l'illustration musicale très film indépendant trendy peut fatiguer un peu, même quand du Lio se fait entendre pour donner au film son titre) et co-écrit par Hannah Marks (déjà aperçue dans Dirk Gently).

Ce n'est pas le film du siècle, c'est parfois un peu balisé, mais dans le genre, c'est plutôt sympathique, et le casting est réussi.

3.75/6

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Blog Update ! - Avril 2021

Publié le 1 Mai 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Update

Un mois d'avril assez bien rempli, à commencer par la semaine ZAZ à l'occasion du premier avril, et qui a ensuite enchaîné avec un mélange de nouveautés, de films plus anciens et de séries toutes fraîches...

#1402 : SEMAINE ZAZ - Hamburger Film Sandwich (1977) - 4.25/6

#1403 : SEMAINE ZAZ - Y a-t-il un pilote dans l'avion ? (1980) - 4.5/6

#1404 : SEMAINE ZAZ - Top Secret ! (1984) - 4/6

#1405 : SEMAINE ZAZ - Y a-t-il quelqu'un pour tuer ma femme ? (1986) - 3/6

#1406 : SEMAINE ZAZ - Y a-t-il un flic pour sauver la Reine ? (1988) - 4.5/6

#1407 : SEMAINE ZAZ - Y a-t-il un flic pour sauver le Président ? (1991) - 4.5/6

#1408 : SEMAINE ZAZ - Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood ? (1994) - 3.75/6

#1409 : SEMAINE ZAZ - Le Prince de Sicile (1998) - 2.75/6

#1410 : Monster Hunter (2020) - 2.25/6

#1411 : Adam Sandler - Funny Guy (2020) - 2/6

#1412 : Y a-t-il (enfin) un pilote dans l'avion ? 2 (1982) - 3.5/6

#1413 : Godzilla vs Kong (2021) - 1.5/6

#1414 : Dark Crystal (1982) - 4/6

#1415 : The Crystal Calls - Making the Dark Crystal : Age of Res. (2019) - 4/6

#1416 : Brain Donors (1992) - 4/6

#1417 : Capone (2020) - 3/6

#1418 : Monsieur Link (2019) - 4/6

#1419 : Thunder Force (2021) - 2/6

#1420 : Prof et rebelle (1996) - 2/6

#1421 : Mort ou vif (1995) - 3.75/6

#1422 : Meet the Patels (2014) - 4/6

#1423 : Mulan (2020) - 2/6

#1424 : Kid 90 (2021) - 3.75/6

#1425 : Le Détonateur (1998) - 3/6

#1426 : Mortal Kombat (2021) - 2/6

#1427 : Way Down (2021) - 2.5/6

#1428 : Wrestlove - L'amore combattuto (2019) - 3/6

#1429 : Watchmen - Les Gardiens (2009) - 3/6

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# Bilan :

Comme je le disais plus haut, ce mois-ci, de la variété au programme, avec de la comédie, de l'action, du documentaire, des super-héros, du braquage, de l'animation, un biopic, ou encore un remake de Disney par Disney.

Qualitativement, cela dit, le tout reste assez moyen. Si l'on excepte la semaine ZAZ aux résultats plus qu'attendus (les classiques le sont bien, les autres films de la bande sont anecdotiques), on s'aperçoit vite que tout le reste des films critiqués ce mois-ci oscille entre 2 et 3/6, avec une exception çà ou là.

Difficile de vraiment s'enthousiasmer pour un tel programme, donc, même si des métrages comme Monsieur Link ou ce bon vieux Dark Crystal font toujours plaisir à voir.

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# Film(s) du mois :

Pas vraiment de métrage se détachant vraiment du lot, ce mois-ci : comme mentionné juste au dessus, les meilleures notes mensuelles vont à une poignée de films des ZAZ (Airplane, les deux premiers Naked Gun), suivis de Dark Crystal, de Monsieur Link, et d'une autre fournée de ZAZ.

Mention spéciale à Brain Donors, une réinvention improbable et déjantée des films des Marx Brothers par Proft et les Zucker.

 

# Flop(s) du mois :

Là, par contre, il y a le choix. Un Mortal Kombat raté, un Monster Hunter insipide, un Mulan à côté de la plaque, un Thunder Force incompétent... non, c'est bien Godzilla vs Kong qui décroche la palme, avec un film moche, narrativement charcuté, et particulièrement décevant, alors même que j'avais apprécié le précédent de la série.

Pas forcément un choix évident (le film a beaucoup d'amateurs sur le web), mais j'ai détesté.

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# Petit écran :

Pas de Sygbab, ce mois-ci, et j'ai donc mis les bouchées doubles, avec d'un côté, des super-héros (l'ambitieux mais prévisible Watchmen de Lindelof, et l'inégal Falcon et le Winter Soldier de Marvel, impacté par le coronavirus).

En parallèle, un peu de comédie, avec Police Squad, des ZAZ, toujours efficaces, mais dont l'humour a tendance à se faire un peu répétitif sur le petit écran ; un peu de science-fiction, avec la saison 2 de Solar Opposites, pas forcément aussi intéressante que la première, et avec Resident Alien, un programme SyFy fonctionnant principalement sur le capital sympathie d'Alan Tudyk ; et enfin, de la fantasy nostalgique, avec The Dark Crystal - Le Temps de la résistance, un projet ambitieux, louable et techniquement maîtrisé mais qui, il faut bien l'avouer, n'avait aucune chance de plaire à un très large public tant c'était un concept de niche.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

En mai, fais ce qu'il te plaît, ou presque, puisque, pour des raisons techniques et de référencement, le blog va devoir passer en https, un processus dont j'ignore encore s'il va impacter ou non la publication quotidienne de nos critiques, ou pour combien de temps.

Le programme du mois à venir reste donc assez flou, et se fera en fonction de l'actualité et de l'état du blog : reste que, jusqu'à preuve du contraire, les critiques quotidiennes continueront comme à l'accoutumée, avec en prime le retour de Sygbab pour quelques bilans, et, pour ma part, du côté télévisuel, des critiques d'Invincible, de Ted Lasso, de Mythic Quest et possiblement de Jupiter's Legacy et de Rutherford Falls, si je trouve le temps...

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Lurdo : Watchmen, saison 1 (2019)

Publié le 1 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Policier, Review, Romance, Science-Fiction, Thriller, Télévision, USA

Après une relecture du comic-book, et un revisionnage du film de Snyder, passage obligé par la case HBO, avec cette seule et unique saison de Watchmen, la série chapeautée par Damon Lindelof, de Lost et des Leftovers. Une saison ambitieuse, suite distante du récit de Moore et Gibbons, et qui a été louée par les critiques et les spectateurs pour sa profondeur et son engagement social...

Watchmen, saison 1 (2019) :

Dans une Amérique où le Président Robert Redford a permis à la population afro-américaine de retrouver un semblant d'égalité sociale, et où les justiciers et autres super-héros indépendants sont interdits, les tensions règnent. Et alors qu'un groupuscule terroriste et nationaliste, la 7e Kavalerie, menace de ramener le chaos à Tulsa, dans l'Oklahoma, l'Inspectrice Angela Abar (Regina King), alias Sister Night, tente de faire respecter l'ordre par la violence... tout en mettant à jour un complot lié aux exactions, 34 ans plus tôt, d'Ozymandias et du Dr. Manhattan.

Une mini-série de neuf épisodes d'une heure, à l'ambition certaine, et qui se veut ouvertement une réflexion sur l'Amérique d'aujourd'hui, sur son rapport à la race, à la brutalité policière, aux traumatismes du passé hérité par les Américains d'aujourd'hui, bref, une relecture et une réinvention de l'univers Watchmen à l'aune de Black Lives Matter et de la justice sociale contemporaine.

Un projet d'envergure, renforcé par son statut (rétroactif) de mini-série, et qui se plie en quatre pour ne pas céder aux sirènes de l'adaptation basique et studieuse (à la Snyder) ou du fanservice simpliste : Lindelof et son équipe sont clairement de grands fans de l'œuvre d'origine, qu'ils ont assimilée, retravaillée, malaxée, soupesée et évaluée sous tous les angles avant d'en créer cette suite.

Et c'est d'ailleurs là toute la différence entre ce Watchmen et Lovecraft Country, deux séries HBO aux thématiques et aux intentions similaires (l'oppression des Afro-américains et des minorités sexuelles et ethniques par la Société américaine tout au long de l'histoire, le racisme systémique, etc)... mais ici, Lindelof est à la barre. Lindelof, un scénariste et showrunner éprouvé qui, malgré ses défauts (une tendance au "mystère mystérieux" héritée de l'époque Lost, notamment), sait mener sa barque, et a de l'expérience.

C'est ce qui fait toute la différence entre un gloubiboulga indigeste et bordélique comme Lovecraft Country, qui se laisse dévorer par son propos woke et ne maîtrise jamais sa narration ou son format, et ce Watchmen, particulièrement travaillé et maîtrisé dans son fond et dans sa forme.

Et pourtant, malgré tout cela, je dois bien avouer que j'ai été (un peu) déçu par ce spin-off de la franchise Watchmen. C'est plutôt bien écrit, plutôt bien produit, ça conserve ce côté à la fois dangereux, pathétique et ringard des vigilantes de l'univers Watchmen, et ça parvient à créer une suite plausible au récit d'origine, sans ressembler pour autant à une pâle copie de celui-ci.

En créant un monde où les tensions raciales, toujours présentes, sont néanmoins bouleversées par les réparations gouvernementales reçues par les Afro-américains (des réparations qui ont permis à ces derniers de mieux s'intégrer à toutes les strates de la société, et notamment au sein des forces de police), Lindelof et son équipe offrent un miroir déformant à l'Amérique d'aujourd'hui, un prisme différent aux multiples degrés de lecture... et qui succombe malheureusement un peu trop aux grosses ficelles du scénariste roublard qu'est Lindelof.  

C'est probablement mon plus gros problème avec la série : durant tout son déroulement, Lindelof tente de brouiller les pistes et les liens avec le récit d'origine, et il ménage de nombreux "mini-mystères" - l'identité de Hooded Justice, le sort et l'identité de Jeremy Irons, ceux du Dr. Manhattan, l'identité de Trieu, ainsi que nombre de rebondissements et de mystères plus secondaires - le Senateur Keene, le chef de la police, le clonage, le transfert des pouvoirs de Manhattan, la statue d'Ozymandias, etc, etc, etc.

Le souci étant qu'aucun de ces rebondissements de la série ne parvient à surprendre le spectateur attentif : Lindelof & co tentent de rester constamment sur le fil du rasoir, fournissant des indices comme autant de "fusils de Tchekhov" préfigurant ces diverses révélations à venir, mais le procédé devient vite systématique et le spectateur curieux remarque rapidement que le moindre élément incongru des dialogues, de la mise en scène ou de l'écriture est en fait uniquement là pour mettre en place un rebondissement important ou une révélation ultérieure.

Dès lors, il ne faut pas forcément être très perspicace pour commencer à démonter tous les rouages scénaristiques de la série, et avoir vingt longueurs d'avance sur le programme (peut-être l'effet d'un visionnage en mode binge-watching, mais j'ai du mal à imaginer que les forums ne fourmillaient pas déjà de théories et de déductions entre chaque diffusion). Le seul élément n'ayant pas vraiment trouvé de réponse (du moins, à l'écran, parce qu'elle a été donnée sur le site web de la série), c'est le pourquoi et l'identité de Lube Guy, que l'héroïne poursuit brièvement dans une rue.

Toute la réinvention/retcon de l'identité de Hooded Justice, notamment, est ainsi totalement télégraphiée, les six premiers épisodes de la saison tentant d'entretenir un mystère à la résolution pourtant évidente ; tout ça pour aboutir à un épisode 06 formellement excellent (en mode plongée dans les souvenirs de Hooded Justice), mais qui finalement traîne un peu en longueur.

Le concept n'est pas inintéressant (faire du premier vigilante de l'univers Watchmen une double minorité en colère se rebellant contre le système est pertinent), mais la manière dont c'est amené ne m'a pas forcément surpris ou convaincu.

Idem pour toute la sous-intrigue consacrée à Ozymandias, finalement pas très utile dans son ensemble (si ce n'est pour, à nouveau, revenir sur les thématiques de l'héritage, et des traumatismes du passé, à la fois celui d'Ozymandias et de l'Amérique), et pour, dans les derniers épisodes de la saison, le retour de Dr. Manhattan.

C'est là que la série a vraiment commencé à me perdre, en passant d'une intrigue globale et sociétale intéressante dont Sister Night était l'un des rouages, pour se recentrer sur Manhattan et toutélier ce personnage à l'héroïne de manière gentiment forcée et laborieuse.

D'ailleurs c'est assez paradoxal : en versant dans un fanservice plus appuyé, en faisant revenir sur le devant de la scène les personnages de Gibbons et Moore, en cédant à l'envie de mettre à l'écran Manhattan et compagnie, Lindelof perd ce qui faisait l'intérêt de la série.

Ce n'est pas faute d'essayer de jouer avec la chronologie des événements, et de se plier en quatre pour retranscrire (presque avec succès) la temporalité étrange du personnage de Manhattan. Mais entre ses rebondissements télégraphiés (dont la toute dernière scène de la série), sa mise en images inégale (pas forcément convaincu par ce Manhattan ou par la manière dont toute la relation Manhattan/Angela est filmée en plans serrés pour plus d'émotion émouvante), son développement limité de certains personnages (difficile de s'intéresser à Angela tant elle est peu développée en dehors de son métier et de son héritage) et ses choix d'interprétation polarisants (je ne suis pas particulièrement fan de Cal), cette dernière ligne droite de la série a peiné à me convaincre, tant on y sent les rouages scénaristiques grincer pour arriver à une conclusion cousue de fil blanc.

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Malgré un début de saison intrigant, nettement meilleur que ce à quoi on pouvait s'attendre d'un tel projet casse-gueule, Watchmen n'a pas forcément su, à mon humble avis, tenir la route jusqu'au bout. En faisant passer progressivement son récit d'un commentaire social s'inscrivant dans le même univers que celui de la bande dessinée, à un blockbuster explosif réutilisant les personnages principaux de celle-ci et les pliant en quatre pour parvenir à ses fins (Ozymandias devient presque un bouffon parodique), Lindelof a été rattrapé par l'héritage de Watchmen, qui a fini par peser trop lourd sur ses épaules.

Finalement assez approprié pour une mini-série en grande partie consacrée à cette thématique...

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Un film, un jour (ou presque) #1429 : Watchmen - Les Gardiens (2009)

Publié le 30 Avril 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Review, Romance, Science-Fiction, Policier, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Watchmen : les gardiens - Édition ultime (Watchmen : The Ultimate Cut - 2009) :

Lorsque le Comédien (Jeffrey Dean Morgan), ancien super-héros ultra-violent, est retrouvé mort, jeté du haut d'un immeuble, Rorschach (Jackie Earl Healey), justicier paranoïaque et ancien collègue du Comédien, en conclut que quelqu'un en a après les Watchmen, groupe de super-héros désormais démantelé. Il tente alors d'en avertir les autres membres, le Hibou (Patrick Wilson), le Spectre Soyeux (Malin Akerman), Ozymandias (Matthew Goode) et le Docteur Manhattan (Billy Crudup), alors même que le monde est au bord de l'apocalypse nucléaire...

On ne présente plus Watchmen - les Gardiens, adaptation par Zack Snyder et David Hayter du comic-book incontournable de Gibbons et Moore, une œuvre multi-récompensée à l'influence écrasante, réputée inadaptable, et portée à bout de bras par un Snyder fasciné depuis toujours par cette bande dessinée.

Un film fleuve, revisionné ici dans sa version la plus longue (près de 3h30), intégrant une petit demi-heure animée racontant les Contes du vaisseau noir, un interlude façon récit horrifique (narré par Gerard Butler), autrefois intégré tout au long du comic-book, et ici intercalé çà et là de manière assez artificielle.

Et ce qui saute tout de suite aux yeux, en revoyant ce métrage juste après avoir relu l'œuvre originale, c'est l'immense fidélité de l'adaptation au récit de Moore et Gibbons : ce Watchmen cinématographique est très fidèle, visuellement et scénaristiquement. Probablement trop, d'ailleurs.

En fait, Watchmen de Snyder, c'est un peu une grosse photocopie formelle de la bande dessinée originale, une photocopie appliquée, reprenant littéralement certaines des cases de Gibbons... mais passées au filtre "cool et edgy" de Snyder.

Et c'est là que les limites du projet se font vraiment ressentir : chez Snyder, impossible d'avoir de l'action sans qu'elle soit ultra-stylisée, avec des ralentis dans tous les sens, des plans majestueux, et des protagonistes surhumains, qui démolissent tout sans broncher.

Ce qui va totalement à l'encontre du propos original, celui d'un Moore particulièrement méfiant vis à vis du concept de super-héros, et qui insistait sur le fait que tous ses "héros" étaient des humains bourrés de défauts et de contradictions, pas forcément plus éclairés ou justifiés dans leur démarche super-héroïques que le quidam lambda, malgré ce qu'ils voulaient bien en dire.

Ici, les Watchmen sont badass et impressionnants, visuellement modernes et épiques, et c'est un peu passer à côté de la moelle de la bd ; Rorschach, notamment, était, sous la plume de Moore, une incarnation des principes objectivistes poussés dans leurs retranchements, un être extrême, psychopathe, paranoïaque et jusqu’au-boutiste. Sous la caméra de Snyder, lui-même fan avoué d'Ayn Rand, Rorschach est dépouillé de toute ambiguïté, pour être présenté comme un vigilante surhumain détenant la vérité ultime, le seul à avoir raison depuis le début, et quasiment le seul héros du récit.

Le message de Watchmen est ainsi détourné et affadi petit à petit, que ce soit par les choix créatifs de l'adaptation, ou par l'approche de Snyder privilégiant la "coolitude" visuelle au fond.

Pas forcément rédhibitoire - ça reste un blockbuster bien produit et bien mené, même si la version extra-longue tire à la ligne - mais problématique, tout autant que certains choix de casting : si l'immense majorité de la distribution s'en sort très bien, Crudup est éclipsé par des effets numériques qui ont assez mal vieilli (l'animation labiale, principalement), Malin Akerman peine à faire la moindre impression, et, plus embêtant, Matthew Goode manque de présence et de charisme en Ozymandias, en plus de paraître éminemment suspect dès sa première apparition à l'écran.

Dans l'ensemble, cette adaptation de Watchmen est clairement le fruit du travail de quelqu'un de passionné par le matériau d'origine. Malheureusement, c'est aussi une adaptation relativement superficielle, et qui ne semble avoir vraiment saisi qu'une partie des subtilités et des thématiques du récit original, la partie la plus spectaculaire et edgy. Mais après tout, venant de Snyder, et compte tenu de ce qu'il a fait de l'univers DC... ce n'est guère surprenant.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1428 : Wrestlove - L'amore combattuto (2019)

Publié le 29 Avril 2021 par Lurdo dans Action, Biographie, Catch, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Review, Sport, Italie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Wrestlove - L'amore combattuto (2019) :

Un documentaire italien façon tranche de vie, qui suit le quotidien d'un couple de catcheurs italiens, Monica Passeri et Karim Brigante, qui partagent leur vie entre l'Italie et les USA, où ils tentent de marcher dans les traces de leur idole, Bruno Sammartino.

Pas forcément désagréable à suivre, dans l'absolu, même si n'ai pas totalement accroché à la forme du métrage : un documentaire sans réelle structure ni arc narratif, qui tente à la fois d'être "vrai", pris sur le vif et qui est paradoxalement un peu trop artificiel dans sa mise en scène (voix off récitative, scènes reconstituées, etc) pour convaincre...

Autrement dit, pendant 70 minutes, on regarde le tout distraitement, sans vraiment se passionner pour ce couple (à la personnalité peu marquante et à l'anglais très inégal) ni pour leur parcours somme toute assez classique pour des lutteurs étrangers voulant percer aux États-Unis.

3/6, sans plus.

(mention spéciale au texte final expliquant que Monica est entrée dans l'histoire en étant la première Italienne à catcher pour la WWE depuis Sammartino... alors qu'en fait, elle a jobbé face à Nia Jax dans un épisode de Raw en 2016)

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Un film, un jour (ou presque) #1427 : Way Down (2021)

Publié le 28 Avril 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Thriller, Espagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Way Down/The Vault (2021) :

Jeune ingénieur de génie, Thom (Freddie Highmore) est contacté par une bande de criminels menés par Walter (Liam Cunnigham), un chasseur de trésor voulant remettre la main sur un coffre découvert par ses soins en pleine mer, et confisqué par le gouvernement espagnol. Sa mission : les aider à s'introduire dans les coffres souterrains de la Banque d'Espagne pour récupérer son bien, alors que tout le pays (et les autorités) est distrait par la Finale de la Coupe du Monde 2010...

Jaume Balaguero (créateur de la série des REC) aux commandes d'un film de casse qui donne l'impression d'être un projet de commande, façon "fais-nous une version plus spectaculaire de Casa De Papel, ça devrait cartonner".

Le problème, c'est que tout est générique au possible, avec tous les clichés du genre (montage musical, réunions impliquées autour d'écrans numériques et de plans fixés aux murs, bricolages inventifs, trahison, pièges, histoire d'amour, flic pugnace), un ton global assez premier degré, un rendu visuel jaunâtre/verdâtre et délavé plutôt moche, et un Freddie Highmore (que j'apprécie en temps normal) qui passe tout le film avec un petit sourire goguenard bien agaçant sur les lèvres.

Autrement dit, Way Down n'a pas une once de personnalité, passe beaucoup de temps à faire de l'exposition, et, pour ne rien arranger, dure près de deux heures. Alors oui, c'est formellement compétent, et quand ça démarre (enfin) vraiment, ça fonctionne à peu près, mais dans l'ensemble, je me suis ennuyé, alors que je suis plutôt client du genre.

2.5/6 

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Un film, un jour (ou presque) #1426 : Mortal Kombat (2021)

Publié le 27 Avril 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review, Science-Fiction, USA, HBO, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Mortal Kombat (2021) :

En grand danger d'être envahie par les armées de Shang Tsung (Chin Han), Empereur d'Outworld, en cas de défaite lors du grand tournoi Mortal Kombat, la Terre ne peut compter que sur un groupe de combattants que tout oppose, réunis par Lord Raiden (Tadanobu Asano) : Cole Young (Lewis Tan), héritier de Hanzo "Scorpion" Hasashi (Hiroyuki Sanada), Liu Kang (Ludi Lin), Kung Lao (Max Huang), Kano (Josh Lawson), Sonya Blade (Jessica McNamee) et Jax (Mehcad Brooks). Mais Shang Tsung a décidé de prendre les devants, et il envoie ses assassins, dont Sub-Zero (Joe Taslim), pour traquer les champions de la Terre avant qu'une mystérieuse prophétie ne se réalise...

Le Mortal Kombat de 1995 n'était pas un grand film, loin de là, et je n'ai jamais eu envers ce métrage (ou envers la franchise dans son ensemble) une affection ou une nostalgie particulière. Mais entre la direction artistique très stylisée, la distribution sympathique et souvent mémorable, le thème musical ronge-crâne et ultra-dynamique et l'action efficace, la version de Paul W.S. Anderson était une adaptation plutôt honorable (mais tout public) du jeu de combat, adaptation qui avait pour qualité principale de rester fun.

Cette version 2021... c'est tout le contraire.

Direction artistique insipide (c'est bien simple, à l'écran, on dirait plus une série Netflix à la limite du fanfilm qu'un long-métrage cinématographique : intérieurs étriqués, extérieurs fades...), distribution transparente et/ou médiocre (ni Raiden ni Shang Tsung, par exemple, n'ont la présence nécessaire pour leur rôle), bande original générique au possible (le thème mythique de Mortal Kombat n'apparaît que par fragments, çà et là, pendant quelques fractions de seconde et dans le générique de fin dans une version "modernisée" très discutable), action très inégale (dans certains combats, le montage et la réalisation multiplient les coupes, les faux raccords, les effets approximatifs), écriture laborieuse (les scènes d'exposition se multiplient et se répètent, les changements apportés au lore des jeux sont totalement inutiles - les tatouages, les pouvoirs, l'absence de tournoi, qui meurt aux mains de qui et comment - Goro, Kung Lao...), bref, l'intégralité du film ne fonctionne vraiment que très ponctuellement, l'espace d'une scène ou deux (Kano est amusant, notamment, et certains moments d'action sont réussis) et fait preuve d'un manque flagrant de personnalité et de style.

En même temps, ce Mortal Kombat est l'origin story d'un personnage inédit dont le spectateur se contrefout royalement, dont la famille et le background sont des parasites à l'histoire globale, qui a pour pouvoir un t-shirt en vibranium une peau en métal qui absorbe l'énergie des coups adverses et la transmet à son porteur, et qui a le charisme d'un poulpe mort (pourtant j'aime bien l'acteur, qui était mémorable dans Iron Fist, par exemple). Donc il ne faut pas s'étonner que tout le film soit à son image.

Alors les fanboys de la franchise adoreront certainement, sur la base d'un fanservice envahissant, qui enchaîne les fatalities gorasses, les références et les punchlines sorties des jeux vidéo... mais le tout reste une vraie déception flemmarde, qui sans son budget serait à peine plus aboutie qu'un Ninjak vs the Valiant Universe, ou que la suite du film original.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1425 : Le Détonateur (1998)

Publié le 26 Avril 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Thriller, USA, ZAZ, NotZAZ

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Détonateur (Wrongfully Accused - 1998) :

Peu de temps après avoir fait la connaissance de Goodhue (Michael York), un millionnaire, de son épouse Lauren (Kelly Le Brock) et de sa maîtresse Cass (Melinda McGraw), Ryan Harrison (Leslie Nielsen), violoniste superstar, est invité par Lauren au domicile du mécène. Mais sur place, il trouve le cadavre de Goodhue, tué par Laughrea (Aaron Pearl), qui assomme alors Harrison. À son réveil, ce dernier devient le principal suspect du meurtre, et, après s'être enfui, il est traqué par les hommes du Lieutenant Fergus Falls (Richard Crenna)...

Une comédie chapeautée de bout en bout par Pat Proft, qui renoue ici avec Leslie Nielsen, et qui braque la barre dans une direction nettement plus ouvertement parodique qu'à l'époque ZAZ : après Prof et Rebelle, qui s'attaquait frontalement à un genre mais conservait une ligne directrice développée, ce Détonateur se veut une parodie de Le Fugitif, et est parsemée de multiples parodies directes d'autres films, préfigurant ainsi les "Machintruc movie" qui pulluleront durant la décennie suivante.

Mais si ce Détonateur préfigure ainsi une évolution du genre, il est aussi paradoxal : en effet, Proft se lâche plus que jamais dans ce Wrongfully Accused, poussant les péripéties dans des délires improbables, et faisant de certaines séquences du film du quasi-cartoon slapstick, bruité et mis en musique comme un dessin animé.

Avec en prime un Leslie Nielsen qui, à 70 ans, conserve l'énergie d'un homme de 20 ans de moins.

Alors certes, le film est très inégal, les parodies ne sont pas forcément toutes probantes, et le tout est un poil décousu dans ses transitions et sa structure, mais il bénéficie néanmoins d'un fil directeur assez solide (bien que très tortueux), et de quelques moments tellement décalés et déjantés qu'ils arrachent un bon rire inattendu au spectateur (honnêtement, je me suis laissé cueillir par la poursuite avec le train).

Pas forcément un bon film, mais un bon cran au dessus de Prof et Rebelle.

3/6

#PasZAZ #NotZAZ

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Un film, un jour (ou presque) #1424 : Kid 90 (2021)

Publié le 23 Avril 2021 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Review, Télévision, USA, Hulu

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Kid 90 (2021) :

Documentaire Hulu réalisé et produit par Soleil Moon Frye (alias Punky Brewster), qui a passé les années 90 à grandir devant les caméras et, armée d'un caméscope, à filmer les coulisses d'une époque révolue, durant laquelle elle a croisé le chemin de la plupart des jeunes acteurs de la période.

On retrouve ainsi des images exclusives et intimes de bon nombre de visages familiers, de David Arquette à Brian Austin Green, en passant par Stephen Dorff, Mark-Paul Gosselaar, Danny Boy O'Connor, Heather McComb, Sara Gilbert, Charlie Sheen, Leonardo DiCaprio, Mark Wahlberg, Corey Feldman, Michael Rapaport, Jonathan Brandis et bien d'autres encore - certains, qui ne sont plus parmi nous, n'apparaissent que par le biais d'images d'archive, d'autres, toujours bien vivants et proches de l'actrice (la plupart des jeunes acteurs de l'époque se connaissaient, étaient amis, et le sont toujours), réagissent à ces images, et font un bilan doux-amer de cette jeunesse starisée pas toujours facile.

Plutôt intéressant, tout ça, surtout si l'on a grandi à l'époque, et que tous ces visages évoquent des souvenirs nostalgiques d'une ère télévisuelle et cinématographique désormais oubliée par beaucoup. Et c'est aussi l'occasion pour Soleil Moon Frye de faire le point sur cette période difficile de sa carrière, lorsqu'elle est passée, trop jeune, de Punky Brewster à des rôles plus sexy, de par son physique en pleine transformation, et qu'elle est devenue la cible des attentions des hommes plus âgés.

Mais à mesure que le métrage avance, on s'aperçoit que le film tente aussi de concilier plusieurs aspects qui se marient plus ou moins bien. D'un côté, ce portrait d'une génération d'acteurs privilégiés et fêtards, façon sex, drugs et rock'n'roll, et qui a payé le prix de ces excès (le nombre de proches de SMF qui sont morts à l'époque est assez glaçant) ; de l'autre, un bilan quasi psycho-thérapeutique de la vie de SMF, forcément très centré sur sa carrière, sa vie privée et ses traumatismes, parfois à l'excès ; ailleurs, le métrage part dans un pensum pseudo-philosophique sur la vie, l'amour, les vaches... porté par une Soleil qui aime se voir comme une artiste et une poète ; et à d'autres moments, on ne peut s'empêcher de se demander si tout ça n'est pas un outil promotionnel pour le revival de Punky Brewster pour NBC...

Au final, ce Kid 90 est probablement un peu de tout ça, sans être particulièrement bien équilibré. Mais le tout reste plus ou moins intéressant à suivre pour les curieux.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1423 : Mulan (2020)

Publié le 22 Avril 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Disney, Review, USA, Jeunesse, Chine

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Mulan (2020) :

Pour éviter que son père vieillissant et blessé ne soit incorporé dans l'armée impériale afin d'affronter les barbares rourans qui attaquent l'Empire, Hua Mulan (Liu Yifei) se fait passer pour un garçon, et rejoint les rangs de l'armée. Là, Mulan, douée d'une maîtrise incroyable du Qi, va sauver l'Empereur de Chine (Jet Li), tout en se battant contre les traditions de son peuple...

Aïe.

Déjà, un aveu : je n'ai jamais revu Mulan depuis sa sortie en VHS, il y a bien longtemps. Et ce visionnage ne m'ayant pas particulièrement passionné (tout en lui reconnaissant des qualités formelles), je n'ai jamais retenté l'expérience, et je n'ai donc absolument aucune nostalgie particulière pour le métrage... ce qui peut expliquer en partie pourquoi je me suis ennuyé comme un rat mort devant ce remake en prises de vue réelles.

Mais pas que. Il serait trop simple de blâmer exclusivement mon absence de nostalgie pour ce film, quand cette version de Mulan accumule tant de défauts : une durée abusive (près de deux heures), un ton beaucoup trop sérieux (adieu Mushu), une bande originale quelconque (adieu les chansons, mais aussi le score de Goldsmith), un montage (et un câblage) médiocre des scènes d'action, des personnages sous-développés, des problèmes de logique interne, une réalisation qui s'amuse fréquemment à basculer sur le côté de manière totalement gratuite... et j'ai failli oublier une Mulan repensée comme une Jedi maîtrisant instinctivement la Force le Qi, meilleure que tous les autres soldats, et confrontée à un Sith une autre sorcière qui tente de la faire basculer du côté obscur (mais qu'elle finit par refaire passer dans le camp du bien au dernier moment, lorsqu'elle se sacrifie pour sauver Luke Mulan - pourquoi ça me semble si familier ?).

Rey Skywalker Mulan, donc, est un peu la cerise sur le gâteau d'un long-métrage particulièrement insipide, dénué d'une grande partie de ce qui faisait l'identité du film original (Mushu, les personnages secondaires, la romance, les chansons, la musique), et bien lissé pour ne choquer personne (la romance, notamment, a été repensée pour que le vague love interest de Mulan ne soit plus son supérieur hiérarchique, parce que... c'était apparemment devenu problématique, blablabla).

Alors certes, la photographie est plutôt jolie, mais à trop rajouter de ralentis pseudo-épiques, de scènes de cheval sur fond vert, et à trop garder un ton ultra-sérieux et raide, comme pour singer les wuxia-pian historiques fidèles au genre (enfin, à la sauce occidentale), le tout s'avère vraiment inintéressant, affaiblit considérablement le message de l'original (Mulan n'est plus une héroïne volontaire, généreuse, empathique et pleine de ressources et d'inventivité, c'est une Jedi qui fait bien la bagarre), lui retire tout son charme et m'a fait décrocher en cours de route.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1422 : Meet the Patels (2014)

Publié le 21 Avril 2021 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, USA, Romance, Review, Animation, Inde

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Meet the Patels (2014) :

Documentaire écrit et réalisé par Ravi Patel (un acteur) et sa sœur Geeta, tous deux indo-américains, et qui, à l'approche de la trentaine, sont confrontés aux traditions de leur famille et de leur culture, à savoir le mariage arrangé.

Sous la caméra de Geeta, on suit ainsi Ravi, fraîchement séparé d'une Américaine après deux ans de relation, et qui, encore blessé par cette rupture, se laisse embarquer dans le tourbillon des rendez-vous arrangés par ses parents, plus que décidés à trouver une "âme sœur" à leurs deux enfants.

Un tourbillon qui l'emmène aux quatre coins des USA, mais aussi en Inde, et qui le confronte à de nombreux thèmes assez intéressants, comme les classes sociales, l'élitisme de certains groupes ethniques, les sites de rencontre spécialisés, etc... des thèmes qui tiraillent Ravi, situé au carrefour de l'Inde et des USA, entre tradition et modernité.

Plutôt sympathique, ce métrage, car assez dynamique, ludique (il alterne séquences animées et séquences filmées), et visiblement sincère, même si l'on ne peut s'empêcher de voir venir la fin du métrage bien à l'avance, compte tenu de la personnalité du protagoniste, et du fil narratif évident développé dans le documentaire.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1421 : Mort ou vif (1995)

Publié le 20 Avril 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, USA, Western

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Mort ou vif (The Quick and the Dead - 1995) :

Au Far-West, Herod (Gene Hackman), le maire de la ville de Redemption, organise un tournoi pour asseoir sa supériorité de tireur sur ses adversaires (Russell Crowe, Leonardo DiCaprio, Keith David, Lance Henriksen, etc). Jusqu'à l'arrivée d'Ellen (Sharon Stone), une mystérieuse inconnue, qui décide de prendre part au tournoi, pour se venger d'Herod...

L'un des rares films de Sam Raimi à m'avoir échappé (principalement à cause de mon manque d'intérêt pour le genre du western), ce Mort ou vif est réapparu de manière totalement fortuite sur mon radar, ces jours-ci, et je me suis dit : pourquoi ne pas tenter le coup ?

Et... l'expérience est mitigée. En partie de par mon manque d'affinité pour le genre du western, comme je l'ai mentionné, mais aussi parce que le métrage met un certain temps à se mettre en place, et que le script est alors peu impliquant. Ajoutez à cela une Sharon Stone peu marquante, et un Russell Crowe guère plus transcendant, et il y a de quoi rester dubitatif devant certains aspects du métrage.

Heureusement, Hackman, DiCaprio, le défilé de gueules cassées, la musique de Silvestri, la photographie et l'énergie de la réalisation de Sam Raimi (ainsi qu'un certain côté parodique, notamment dans les fusillades pleines de trous) tirent le tout vers le haut, renforçant en particulier un script assez classique et référentiel, à l'articulation pas forcément exceptionnelle (les flashbacks... mwébof).

Ça se regarde, mais ça ne restera clairement pas pour moi l'un des meilleurs films de Raimi.

3.75/6

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