Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1226 : Évasion (2013)

Publié le 11 Juin 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Thriller, USA, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Évasion (Escape Plan - 2013) :

Expert en établissements pénitenciers, Ray Breslin (Sylvester Stallone) travaille aux côtés d'une équipe dévouée (50 Cent, Amy Ryan, Vincent D'Onofrio), et se laisse enfermer dans toutes les prisons de la planète pour en tester les systèmes de sécurité de l'intérieur. Jusqu'au jour où il accepte d'intégrer la Tombe, une prison ultra-moderne et mystérieuse, dirigée d'une main de fer par Hobbes (Jim Caviezel). Là, Ray découvre qu'il est tombé dans un piège, et il ne pourra compter que sur la collaboration de Rottmayer (Arnold Schwarzenegger), un autre détenu, pour tenter de s'évader...

Un film d'action que j'avais en partie vu à l'époque, et qui finalement, s'avère tout à fait fréquentable, à défaut d'être totalement bien géré au niveau du rythme et de son déroulement.

Ça lorgne gentiment sur Prison Break, avec notamment un premier quart d'heure plutôt amusant, et une première heure de mise en place plutôt agréable, aidée par sa distribution assez sympathique : si Stallone est un peu trop en mode ronchon, Schwarzenegger semble bien s'amuser, D'Onofrio est clairement fourbe, Vinnie Jones balade sa tronche de malfrat, Jim Caviezel a des choix d'interprétation plutôt intrigants, et Amy Ryan est une présence toujours bienvenue dans ce genre de film, qui sort un peu de son domaine de prédilection.

Après, on ne peut nier un bon gros ventre mou dans la deuxième moitié du film, assez chargée en parlotte, jusqu'à ce que démarre la véritable évasion finale. Ce n'est pas forcément surprenant - le film dure près de 2 heures, et aurait bénéficié d'un quart d'heure de moins - mais c'est toujours dommage de constater que le rythme en pâtit.

Et puis le rebondissement de mi-film (dans lequel on découvre où se trouve réellement la prison) est difficilement crédible compte tenu des dimensions de l'infrastructure : le métrage sombre alors presque dans de la science-fiction involontaire, et j'avoue que ça m'a un peu dérangé.

Dans l'ensemble, malgré ces défauts, le tout reste plutôt sympatoche à suivre, à défaut d'être très mémorable ou original. Ce qui est déjà pas mal, pour un actioner qui aurait pu finir en DTV.

3.5/6 (et puis pour une fois que le musulman n'est pas un méchant cliché)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1225 : Mortal Kombat Legends - La Revanche de Scorpion (2020)

Publié le 10 Juin 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, DC, Fantastique, Jeunesse, Review, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Mortal Kombat Legends - La Revanche de Scorpion (Scorpion's Revenge - 2020) :

Une fois par génération, le sorcier Shang Tsung (Artt Butler) organise un grand tournoi entre les meilleurs combattants de tous les royaumes, pour déterminer, in fine, qui dominera l'univers. Rayden (Dave B. Mitchell), déité protectrice du royaume de la Terre, a ainsi choisi Liu Kang (Jordan Rodrigues), Sonya Blade (Jennifer Carpenter) et l'acteur Johnny Cage (Joel McHale) pour défendre notre planète ; Quan Chi (Darin De Paul), un sorcier fourbe, a lui sélectionné Hanzo Hasashi (Patrick Seitz), un ninja assassiné par son rival Sub-Zero (Steve Blum), et l'a doté de pouvoirs infernaux, le rebaptisant Scorpion...

Un long-métrage d'animation assez surprenant, car globalement inattendu, et confié aux équipes de Warner Animation et de DC, dont on retrouve une grosse partie des habitués derrière la caméra et au doublage.  Un long-métrage qui lorgne très fortement sur un remake animé des grandes lignes du film de 1995 (musique exceptée, malheureusement), mâtinée d'une origin story du personnage de Scorpion - origin story un peu maladroite et basique, avec quelques relents de Hellraiser, mais pas désagréable dans l'ensemble.

La caractérisation des personnages est respectée, Joel McHale est très amusant en Johnny Cage, le fanservice bat son plein (énormément de répliques, de mouvements, etc, renvoient directement au reste de la franchise, parfois de manière un peu trop gratuite), et le tout s'avère bien plus stylisé que la moyenne des productions DC Animated, avec notamment des combats ultra-dynamiques... et fidèles en tous points au jeu. Comprendre par là que tout est particulièrement gore et violent, avec moments rayons x et blessures apparentes au programme.

C'est peut-être là que ça a un peu coincé pour moi : j'aime bien la franchise, mais je ne suis pas très fan de la direction toujours plus graphique et brutale des derniers opus, et de leurs finishers anatomiquement détaillés. Donc forcément, comme ce film en reprend totalement les codes, ce débordement de sang (clairement inutile, dans l'absolu) m'a rapidement lassé.

C'est dommage, d'autant que le reste est plutôt agréable à suivre.

4.5 - 0.5 pour l'avalanche de gore, le fanservice un peu superflu, et l'absence du thème désormais culte = 4/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1224 : Le Catcheur Masqué (2020)

Publié le 9 Juin 2020 par Lurdo dans Action, Catch, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Review, Sport, USA, WWE

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Le Catcheur Masqué (The Main Event - 2020) :

Harcelé par d'autres élèves, Leo (Seth Carr) est passionné par la WWE, et bien décidé à devenir une superstar du catch, soutenu dans cette passion par sa grand-mère (Tichina Arnold). Jusqu'au jour où il trouve un masque magique, qui lui confère un charisme, une force, et un bagout hors du commun : aussitôt, Leo adopte l'identité de Kid Chaos, et profite d'une épreuve de sélection de la WWE pour tenter d'intégrer la fédération...

Une comédie Netflix coproduite par la WWE, et qui s'avère destinée aux plus jeunes, de manière quasi-exclusive. En effet, un adulte aura bien du mal à trouver grand-chose à se mettre sous la dent, devant ce métrage enfantin, surjoué par tout le monde, aux cascades au câblage bancal, qui traite à nouveau le catch comme un véritable sport de combat, et à l'humour bas-de-plafond (Otis qui utilise son finisher - un pet cataclysmique filmé au ralenti, avec onde de choc numérique qui emporte tout sur son passage et déforme le visage de tout le public).

Alors très ponctuellement, la bonne humeur et l'enthousiasme des catcheurs de la fédération (Miz, Kofi, Sheamus, Babatunde, Mia Yim, Otis, et surtout Keith Lee, plutôt bon acteur) font que certains moments fonctionnent (j'ai notamment bien aimé Renée Young, assoiffée de sang) ; à l'identique, les acteurs les plus confirmés parviennent à donner de l'énergie à leurs personnages (Adam Pally, en père absent, est en mode mineur, mais Tichina Arnold est sympathique en grand-mère un peu chaude qui bave sur les muscles des catcheurs, et Ken Marino s'amuse en manager véreux)... mais l'écriture est trop approximative, le tout ressemble trop souvent à une grosse publicité pour les produits dérivés WWE et pour la fédération, et toutes les sous-intrigues relatives aux enfants et à leurs relations sont trop génériques pour intéresser.

Pour un jeune fan de catch de l'âge des protagonistes, peut-être la moyenne.

Pour un spectateur adulte, 1.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1223 : Supermen - A Story of British Wrestlers (2014)

Publié le 8 Juin 2020 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Cinéma, Action, Catch, Documentaire, UK, Sport

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Supermen - A Story of British Wrestlers (2014) :

Un documentaire anglais centré sur la scène du catch britannique du début des années 2010 et sur les difficultés rencontrées par ses lutteurs pour se faire une place au soleil.

Des difficultés parfois inhérentes à leur discipline de prédilection (sacrifice de la vie de famille, des relations, voyages constants, blessures qui s'accumulent, problèmes d'argent), mais aussi à la scène anglaise, en pleine mutation.

On y voit ainsi les vétérans d'un style britannique sec, technique et réfléchi (Dave Taylor, Robbie Brookside, Fit Finlay), qui regardent d'un œil critique les jeunes générations abreuvées de WWE et du puro du Japon, lesquelles font des acrobaties, des matches hardcore (avec témoignage d'un jeune Jimmy Havoc, encore rasé de près et au look quasi-normal), et rêvent de travailler pour Vince McMahon en Amérique (Rockstar Spud, notamment, mais aussi Marty Scurll, tous deux encore dans leurs gimmicks précédents).

D'autres, comme Doug Williams, semblent cependant être revenus de leur expérience américaine, et avoir trouvé une sorte d'équilibre entre leur passion sportive et leur vie privée, ainsi qu'une sorte de carrefour entre les générations et les styles.

Un métrage assez complet et satisfaisant, malgré sa durée de moins d'une heure.

4.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1222 : The Gentlemen (2019)

Publié le 5 Juin 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Policier, Review, Thriller, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

The Gentlemen (2019) :

Après toute une vie passée à développer un empire illégal du cannabis au Royaume-Uni, Mickey Pearson (Matthew McConaughey), un américain, a l'intention de prendre sa retraite aux côtés de sa femme Rosalind (Michelle Dockery). Il cherche donc à vendre son empire à Matthew Berger (Jeremy Strong), un milliardaire américain... mais ce dernier n'est pas seul sur les rangs : des gangsters chinois (Henry Golding, etc), notamment, sont eux aussi intéressés par ce rachat, et des petites frappes entraînées par Coach (Colin Farrell) se mêlent à cette histoire qui, rapidement dégénère à tous les niveaux...

Retour de Guy Ritchie au film de gangsters cockneys après quelques passages peu probants par les cases Disney et blockbuster pseudo-historique : un retour applaudi par les fans, plutôt bien accueilli par la critique, mais qui, je dois bien l'avouer, m'a vraiment laissé de marbre.

Pourtant, tous les éléments du Ritchie old-school sont là : acteurs sympathiques dans des rôles improbables (mention spéciale à Colin Farrell et à Hugh Grant), dialogues bourrés d'argot et de vannes, récit déstructuré avec moult rebondissements excentriques, montage et illustration musicale dynamiques, etc.

Mais le seul effet que tout cela m'a fait, c'est celui d'un réalisateur tentant de renouer avec son âge d'or, et finissant en pilotage automatique, trop occupé à reproduire fidèlement une recette éprouvée pour lui apporter quoi que ce soit de frais ou d'innovant.

Ce n'est pas mauvais, en soi, mais le tout n'a jamais réussi à m'intéresser plus que de mesure : trop bavard aux moments où il aurait dû être dynamique, trop déstructuré là où plus de simplicité aurait été plus efficace, trop forcé là où les premiers films de Ritchie semblaient plus naturels et sincères, The Gentlemen m'a fait l'impression d'un Ritchie peinant un peu à renouer avec ses racines, et finissant par ne produire qu'une simple copie un peu plate de ses premières œuvres.

Peut-être que, lors d'un futur visionnage, je m'apercevrai que je suis passé à côté du film. En l'état, pour l'instant, c'est un bon gros bof pour moi.

3/6, en étant gentil

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1221 : Les Trolls 2 - Tournée Mondiale (2020)

Publié le 4 Juin 2020 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Musique, Review, Dreamworks

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Les Trolls 2 - Tournée Mondiale (Trolls World Tour - 2020) :

Lorsque la Reine Barb (Rachel Bloom) des Trolls du Rock décide de conquérir les autres royaumes trolls pour imposer le rock comme seule musique dominante, Poppy (Anna Kendrick) et Branch (Justin Timberlake) décident d'aller prévenir les autres royaumes - le funk, le classique, la techno, et la country - avant qu'il ne soit trop tard...

J'avoue, j'ai un vrai problème avec ce film d'animation sorti directement en VOD à cause du coronavirus. J'avais déjà quelques réserves sur le premier film, mais là, malgré des digressions humoristiques absurdes que n'auraient pas renié les Teen Titans ou Bob l'Éponge, malgré une technique toujours assez aboutie, et malgré un message assez généreux, sur la tolérance, la cohabitation, la célébration des différences, et le fait qu'on soit plus forts tous ensemble, en nous nourrissant des opinions d'autrui... j'ai du mal à ne pas y voir quelque chose d'un peu cynique et de mécanique.

Probablement parce que tout le film repose sur l'affirmation des différences musicales, comme je le disais, et sur le fait que tous les styles musicaux s'appauvrissent lorsqu'ils s'isolent, tandis qu'ils s'enrichissent lorsqu'ils puisent les uns dans les autres.

Un message qui, sur le papier, est tout à fait honorable. Le seul vrai souci, c'est qu'en pratique, il est mis en application de manière assez douteuse et aseptisée. Avec, comme parfait exemple de ce problème, les grands méchants de ce film. La tribu des hard-rockers, des trolls métalleux (avec Grand-papa Ozzy)... qui entonnent joyeusement du rock FM tellement lissé en post-production qu'on dirait de la pop moderne.

Et il en va de même pour tous les styles musicaux utilisés dans le film : ils sont tellement passés à la moulinette du tous publics et de l'auto-tuning qu'ils se ressemblent tous, et qu'on finit par se dire que les enjeux du film sont bien dérisoires et hypocrites, puisque tous les trolls écoutent plus ou moins la même soupe surproduite.

Une impression encore renforcée par le déroulement mécanique du film : le passage chez les autres tribus musicales, la relation compliquée des deux protagonistes, la résolution superficielle... tout paraît un peu sous-développé, un peu mécanique, pas aidé par cette direction artistique toujours ultra-saturée et faussement enthousiaste et joyeuse.

On l'aura compris : ce Trolls World Tour ne m'a pas convaincu, loin de là. Cela dit, le film occupera les plus jeunes, et les spectateurs désireux de se poser 90 minutes devant un film jukebox qui permet d'éteindre son cerveau. C'est toujours ça de pris, je suppose.

2.25/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1220 : Lancelot, le Premier Chevalier (1995)

Publié le 3 Juin 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Review, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Lancelot, le Premier Chevalier (First Knight - 1995) :

Lorsque le Roi Arthur (Sean Connery), sur le point d'épouser la belle Lady Guenièvre (Julia Ormond), maîtresse du fief de Leonesse, découvre le talent de combattant et l'astuce de Lancelot (Richard Gere), vagabond désabusé, il décide d'en faire un chevalier de sa Table Ronde, afin d'obtenir son aide dans son combat contre le maléfique Malagant (Ben Cross). Mais il ignore que Guenièvre n'est pas insensible au charme de Lancelot, et que cette romance va mettre à mal le royaume de Camelot...

Mouais bof.

Un film arthurien sans magie, sans Merlin, sans surnaturel, entièrement centré sur la romance de Guenièvre et Lancelot (mais sans grande alchimie à l'écran), avec un Arthur sous-développé (auquel le spectateur est tout de même censé s'attacher "parce que c'est Sean Connery"), des chevaliers de la Table Ronde inexistants (aucun des chevaliers de légende n'est présent, et donc, on s'en contrefout), des scènes de bataille nocturnes sous-éclairées, des duels à l'épée qui perdent en crédibilité à mesure que le film avance, une post-synchronisation approximative des extérieurs, une réalisation molle de Jerry Zucker (!), une direction artistique toute en tons bleu lavande, et une musique de Jerry Goldsmith composée en urgence et enregistrée en trois jours après le départ de Maurice Jarre...

Une musique grandiloquente, héroïque, et un peu répétitive, mais qui est probablement la seule chose que je sauverais de ce métrage très plat, qui m'a fréquemment donné envie de faire autre chose tandis que s'écoulaient ses 2h15.

2/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1219 : Le monde secret de la petite brique Lego (2015)

Publié le 2 Juin 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Review, Télévision, UK, Channel 4, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Le Monde secret de la petite brique Lego (The Secret World of Lego - 2015) :

Un petit documentaire anglais de la chaîne Channel 4 qui revient sur le succès des Lego et de l'entreprise du même nom, entreprise familiale et privée originaire du Danemark, cultivant depuis 1932 un sens du secret, une philosophie de vie et d'entreprise très stricte, et un côté corporate assez rigide.

C'est d'ailleurs assez amusant de constater ce contraste entre l'objet produit (des jouets pour enfants), les passions que ce dernier suscite (tant chez les enfants que chez les adultes), les vocations qui en naissent (on suit ainsi plusieurs passionnés : un éditeur qui veut publier un magazine à destination des fans adultes, un amateur qui a conçu une gamme d'oiseaux en Lego ayant été approuvée et vendue par la marque, et un apprenti-concepteur qui aimerait travailler au département créatif de l'entreprise), et l'environnement ultra-professionnel, structuré et policé (pour ne pas dire formaté) de l'entreprise.

Dans l'ensemble, le tout reste un aperçu agréable, bien que superficiel (45 minutes, et énormément de moments "désolé, c'est top secret, on ne peut pas vous le montrer") de la firme et de son état d'esprit.

4/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1218 : Opération Frère Cadet (1967)

Publié le 1 Juin 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Thriller, Italie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Opération Frère Cadet (O.K. Connery, aka Operation Kid Brother - 1967) :

Lorsqu'un espion britannique est retrouvé mort, Miss Maxwell (Lois Maxwell) est envoyée à la recherche de la compagne du défunt, Miss Yashuko (Yashuko Yama), qui détient des informations capitales sur THANATOS, une organisation terroriste dirigée par Mr Thayer (Adolfo Celi). Mais Yashuko est actuellement soignée par Neil Connery (Neil Connery), chirurgien plastique, hypnothérapeute, et frère d'un autre agent secret très célèbre. Les Services secrets britanniques décident alors de recruter Connery, pour percer à jour les plans de THANATOS...

Un pastiche/plagiat italien de la franchise des James Bond, avec le frère de Sean Connery dans le rôle titre, et énormément de seconds rôles issus de la franchise Bond pour incarner tous les autres personnages, du méchant au patron de Neil Connery, en passant par l'ex-Moneypenny.

Bon, soyons très clairs : ce n'est pas bon. Ça tente d'être un film d'espionnage à la Bond, mais ça n'en a ni l'énergie, ni les moyens, ni le scénario. Les méchants finissent dans des costumes en vinyl rouge et noir façon V, l'action est mollassonne, le rythme défaillant, et l'écriture n'est pas à la hauteur. Ajoutez à cela un Neil Connery n'ayant pas le charisme ni le physique de son frère (il n'est pas aidé, cela dit, par des tenues mal taillées dans lesquelles il flotte systématiquement), et au personnage assez improbable (tireur à l'arc de niveau olympique, chirurgien génial, maître en hypnose et en arts martiaux, séducteur irrésistible... on est plus près d'un héros de fumetti que d'un espion britannique) doublé par un acteur américain en post-synchronisation... et l'on se retrouve devant un ersatz de Bond dérivatif et sans grand intérêt, mis en musique (de manière répétitive) par Ennio Morricone et Bruno Nicolai.

Cela dit, pour la curiosité et le côté kitsch, ça peut se regarder - mais l'intérêt s'arrête là.

002/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Blog Update ! - Mai 2020

Publié le 31 Mai 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Update

En mai, le confinement s'est allégé ; le blog des Téléphages Anonymes, lui, n'a pas perdu le rythme, avec toujours beaucoup de films et de séries passées en revue...

#1198 : JOURNÉE STAR WARS - Ewoks : la Caravane du Courage (1984)

#1199 : JOURNÉE STAR WARS - Ewoks : la Bataille d'Endor (1985)

#1200 : Tolkien (2019) - 2.5/6

#1201 : Friends of God - A Road Trip With Alexandra Pelosi (2007) - 3.75/6

#1202 : Les Aéronautes (2019) - 3.75/6

#1203 : Finding Steve McQueen (2019) - 2.5/6

#1204 : Oh My God ! (2011) - 4/6

#1205 : We Believe in Dinosaurs (2019) - 4.5/6

#1206 : Robocop (2014) - 2.5/6

#1207 : Go Back To China (2019) - 2.75/6

#1208 : Corporate Animals (2019) - 2/6

#1209 : My Spy (2020) - 2.5/6

#1210 : What We Left Behind - Looking Back at Star Trek : DS9 (2018) - 5/6

#1211 : Once Upon a Time... in Hollywood (2019) - 3/6

#1212 : Superman - Red Son (2020) - 3/6

#1213 : Spenser Confidential (2020) - 2/6

#1214 : Booksmart (2019) - 2.75/6

#1215 : La Légende de Viy (2014) - 3/6

#1216 : La Légende du Dragon (2019) - 2/6

#1217 : Scooby ! (2020) - 2.25/6

---

# Bilan :

Un mois plus faible que le mois dernier, sans surprise, avec nettement moins de nouveautés, et clairement plus de films médiocres et passables.

Pas vraiment de quoi s'occuper, mais heureusement, les documentaires répondent toujours présents, avec notamment un excellent What We Left Behind, qui fera plaisir à tous les fans de l'univers Star Trek...

---

# Film(s) du mois :

J'ai déjà cité What We Left Behind, suivi de près par We Believe in Dinosaurs, un autre documentaire plus engagé ; si l'on met de côté les documentaires, ce sont alors Oh my God !, une amusante comédie européenne, et Les Aéronautes, une production Amazon, qui restent sur le haut du panier, sans être pour autant des chefs-d'œuvre du genre...

 

# Flop(s) du mois :

Beaucoup de 2 et de 2.5/6, ce mois-ci, et dans l'absolu, ce ne sont pas forcément les pires films du mois, mais les deux films qui m'ont le plus déçu, ce mois-ci, sont bien Tolkien, la biographie ampoulée de l'auteur, et Scooby !, le dernier reboot de la franchise Scooby-Doo, tellement axé sur les super-héros et les univers partagés à la Marvel qu'il en a oublié les fondamentaux de la franchise...

---

# Petit écran :

Ce mois-ci, Sygbab a visionné cinq saisons de Supernatural (8, 9, 10, 11 et 12), avec des résultats toujours particulièrement mitigés. De mon côté, comme le mois dernier, je suis parti dans l'espace avec les deux parties de l'agréable saison 2 de Perdus dans l'Espace, bien plus maîtrisée que la première année.

Ajoutez à cela la première saison du remake de l'anthologie Histoires Fantastiques, assez décevante comme la majorité des reboots actuels de ce type ; la première saison de The Witcher, agréable, sans plus ; l'épisode spécial confinement de Mythic Quest, très réussi ; et enfin la mini-série Good Omens, très imparfaite, mais bénéficiant aussi d'un tel capital sympathie que l'on passe tout de même un très bon moment...

---

# À venir :

Avec le mois de juin, les beaux jours reviennent pour de bon, et petit à petit, le monde va reprendre sa marche. Le blog, lui, continue son petit bonhomme de chemin, avec des Trolls en tournée, des Gentlemen anglais, des Dragons, des politiciens américains aux dents longues, Harry Potter dans un film d'action, et bien plus encore ; sans oublier la fin (provisoire) de l'intégrale Supernatural de Sygbab, et plein d'autres séries...

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1217 : Scooby ! (2020)

Publié le 29 Mai 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Scooby ! (Scoob - 2020) :

Parce qu'ils se cherchent un investisseur pour ouvrir leur première agence, les Mystery Inc - Fred (Zac Efron), Daphne (Amanda Seyfried), Velma (Gina Rodriguez), Shaggy (Will Forte) et Scooby-Doo (Frank Welker) - finissent par se disputer et par se séparer ; Shaggy et Scooby attirent alors l'attention du maléfique Dick Dastardly (Jason Isaacs), bien décidé à ouvrir les portes des Enfers grecs pour dérober le trésor d'Alexandre le grand. Mais pour cela, il a besoin de Scooby, qui est le descendant du chien d'Alexandre. En parallèle, le nouveau Blue Falcon (Mark Wahlberg) tente de marcher dans les traces de son père à la retraite, et le super-héros, accompagné de Dynomutt (Ken Jeong) et de Dee Dee (Kiersey Clemons), fait tout son possible pour mettre un terme aux manigances de Dastardly...

En temps normal, j'aurais probablement gardé ce long-métrage d'animation Scooby-doo pour Halloween prochain, à l'occasion de l'Oktorrorfest 2020 : quoi de plus approprié pour de jeunes chasseurs de fantômes et de monstres (réels ou non) et leur chien qui parle ?

Mais en fait, non. Tout simplement parce que ce film Scooby ! en CGI (initialement prévu pour être le grand début animé de la franchise sur grand écran) aurait été plus que déplacé durant l'Oktorrorfest : pas de fantômes, pas de monstres, mais une tentative maladroite de la Warner de lancer sur grand écran l'univers partagé Hanna-Barbera, quitte à privilégier tous les personnages de cet univers à ceux du Scooby-gang.

Après un bref prologue nous racontant les origines du Gang et du nom de Scooby, ainsi que leur première affaire (prologue pas forcément désagréable, mais déjà vu - dans les téléfilms en prises de vue réelle, entre autres - et à peu près aussi utile que d'expliquer le nom de Solo dans le film Star Wars du même nom), le film subit un premier coup de frein moins d'un quart d'heure après son début, lorsque Simon Cowell apparaît.

Oui, le Simon Cowell, au modèle 3D tout droit sorti de Shrek (les personnages humains "normaux" sont tous dépassés techniquement, dans ce métrage) et qui vient expliquer au Gang que Shaggy et Scoob lui sont inutiles. D'où séparation, d'où un film passant la moitié de son temps avec un Gang fracturé, et d'où un premier signal d'alarme donné au spectateur sur le fait que ce Scooby ! n'est pas vraiment une aventure du Scooby Gang.

Rapidement, après une reconstitution du générique original de Scooby-Doo (sur une reprise particulièrement molle du thème), on se retrouve en effet dans un film de superhéros, lorsque Scooby et Shaggy sont récupérés par le Falcon balbutiant et ses collègues : ça explose de partout, Dastardly (Satanas, de Satanas et Diabolo) a une armée de Minions robotiques, il y a des poursuites en avion, des fusillades, etc, etc, etc...

Du surnaturel ? Des fantômes ? Le Gang qui mène l'enquête ? Ce n'est clairement pas au programme, alors que tout le monde croise le chemin du Capitaine Caverne, de ses semblables et des dinosaures avec lesquels ils cohabitent dans leur monde perdu, que des vannes clairement adultes se faufilent maladroitement dans le script (ça parle de Tinder, Dynomutt demande à ce qu'on ne regarde pas l'historique de son navigateur web, etc), que Scooby devient "l'Élu", que l'arc narratif de Blue Falcon prend le dessus sur le reste du récit, et que le tout se finit par un face à face avec Cerbère, revenu des Enfers.

On me dira "Cerbère ? Tu voulais un monstre fantômatique, tu l'as, non !?". Oui, pour une bataille rangée façon superhéros, avec un Blue Falcon qui vole dans tous les sens, une armée de minions robotiques qui se joint à la bataille, etc. C'est limite si Scooby et compagnie ne font pas de la figuration dans tout ça, uniquement là pour donner un peu d'émotion à un sacrifice final rapidement effacé.

Alors certes, visuellement, et au niveau de l'action, le tout plaira aux plus jeunes (encore que, le script est gentiment bancal, dans l'ensemble), mais quand on a connu une série comme Mystères associés, difficile de revenir à un film Scooby-Doo de ce type, clairement pensé et calculé pour surfer sur la vague Marvel, à la fois des super-héros et des univers partagés (il n'y a qu'à voir le générique de fin de ce Scooby !, bourré de caméos de personnages HB, comme le Dr. Quest, JabberJaw, et compagnie).

Pas forcément surprenant, vu que Scooby ! est resté en gestation pendant près de cinq ans, qu'il a cinq ou six scénaristes différents, et que le remplacement de certains doubleurs indéboulonnables du Scooby Gang (même pas contactés par la production pour reprendre leurs rôles) au profit d'acteurs connus en dit long sur les intentions du projet.

Vraiment décevant, tout ça.

2.5 - 0.5 pour Simon Cowell et pour l'habillage musical insipide + 0.25 pour Tracy Morgan en Capitaiiiine Caaaaveeeeerne = 2.25/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1216 : La Légende du Dragon (2019)

Publié le 28 Mai 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Russie, Chine

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Légende du Dragon (Viy 2 - Journey to China, aka Journey to China - The Mystery of Iron Mask, aka The Iron Mask, aka The Mystery of the Dragon Seal, aka The Dragon Seal - 2019) :

Lorsqu'il arrive à la cours du Tsar Pierre 1er le Grand, le cartographe Jonathan Green (Jason Flamyng) découvre que ce dernier a été remplacé par un imposteur. Le véritable Pierre est emprisonné à la Tour de Londres en compagnie d'un vieux Maître asiatique (Jackie Chan), sous la garde d'un geôlier excentrique (Arnold Schwarzenegger). Contraint de fuir la Russie en compagnie d'une princesse asiatique (Yao Xingtong) déguisée en homme, Green part alors pour la Chine, alors même que le Tsar s'évade et fait route, par la mer, en compagnie d'un équipage de pirates et de la compagne de Green (Anna Churina)...

Une suite plus ou moins directe au premier Viy, qui n'a en commun qu'une poignée de personnages, la calèche de Green, et un gros flashback récapitulatif des moments les plus impressionnants du film précédent.

En effet, la participation plus importante de la Chine au budget de cette suite se traduit par un changement total de style et de genre : exit le conte de fées horrifique du premier film, son ambiance gothique, sa noirceur, etc, qui sont remplacés par un côté aventure internationale très axée fantastique chinois, avec beaucoup d'arts martiaux câblés, et de la comédie nettement plus forcée.

En soi, si l'on apprécie le genre, pourquoi pas. Et le budget plus important s'accompagne de caméos de Jackie Chan et d'Arnold (des caméos clairement tournés dans un décor unique, celui de la prison, et sans jamais interagir avec 90% du reste de la distribution), toujours agréables à voir (surtout qu'ils semblent s'amuser à cachetonner dans des petits rôles improbables).

Mais honnêtement, tout le film est à l'image du petit démon grotesque qui se dissimulait, à la fin de Viy, dans la calèche de Green : il est réinventé ici en une petite boule de poils mignonne qui aide Green et la princesse contre les méchants.

On se retrouve donc bien dans quelque chose de tous publics, qui ratisse le plus large possible, avec des pirates excentriques façon Pirates des Caraïbes (il y a même le nain de la franchise POTC, ici en capitaine), de l'humour pas très drôle et gentiment forcé (le sbire de la méchante), beaucoup d'effets 3D bien plus voyants et de fonds verts plus approximatifs que dans le premier volet, une post-synchronisation globalement calamiteuse (avec des acteurs qui jouent tous dans des langues différentes), des décors inégaux et un script toujours aussi décousu.

Seul vrai point positif, qui rejoint d'ailleurs la morale de l'histoire du premier film : les quatre Sorciers maléfiques, à l'apparence techno-steampunk très réussie, qui utilisent science et superstition pour dominer le peuple et faire croire à leur magie.

Mais dans l'ensemble, ce métrage m'a tout de même nettement moins intéressé que le précédent, notamment dans la dernière demi-heure, en pilotage automatique malgré un beau dragon en CGI.

2/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1215 : La Légende de Viy (2014)

Publié le 27 Mai 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Horreur, Review, Romance, Religion, Thriller, Russie, Chine, Allemagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Légende de Viy (Viy 3D, aka The Forbidden Kingdom, aka Forbidden Empire - 2014) :

Cartographe ambitieux aux techniques révolutionnaires, Jonathan Green (Jason Flemyng) est contraint de partir explorer la Russie aux commandes de sa calèche ultra-moderne, et arrive dans un petit village reculé, au cœur d'une sinistre forêt. Là, il découvre qu'une jeune femme (Olga Zaytseva) a récemment été retrouvée morte, et que les autochtones superstitieux, menés par le prêtre de la paroisse, sont persuadés qu'elle est désormais l'instrument de Viy, une force maléfique, primitive et cornue qui hantent la forêt...

Un film sino-german-russe adaptant très librement une nouvelle de Nikolai Gogol, ayant connu un development hell de presque dix ans, et naviguant aux carrefours du conte de fée, du film d'horreur, de la comédie fantastique, de l'intrigue politico-religieuse, etc, au travers d'une narration un peu bancale, à la fois épistolaire, et plus directe.

Et très honnêtement, esthétiquement, j'ai plutôt été séduit par ce métrage étrange, ce blockbuster russe en 3D qui évolue constamment à la frontière du grotesque, entre ses décors gothiques et embrumés, ses autochtones aux trognes improbables (crânes demi-rasés, crêtes, cheveux et moustaches de bikers), sa calèche à la limite du steampunk, et surtout ses créatures difformes, plutôt réussies techniquement, et donnant lieu à quelques scènes des plus mémorables.

Le vrai problème, c'est la narration globale du métrage, qui dure plus de deux heures : entre le côté épistolaire qui n'apporte absolument rien (si ce n'est placer Charles Dance dans un petit rôle), la structure bancale du tout, son rythme claudiquant, et sa conclusion semi-rationnelle un peu laborieuse, le tout peine à captiver, et j'ai même été contraint de regarder le film en deux fois.

C'est bien dommage, parce que çà et là, certaines séquences s'avèrent très réussies : tout ce qui tourne autour des trois nuits passées dans l'église avec le cadavre de la défunte frôle la j-horror (et m'a personnellement évoqué de bons souvenirs d'Histoires de Fantômes Chinois !), et les manifestations horrifiques ont un petit côté grandiloquent et caricatural qui n'est pas sans rappeler Sam Raimi.

Après, ça reste très inabouti, bien que ponctuellement assez amusant à suivre. Reste à voir la suite, se déroulant en Chine, avec des caméos de Jackie Chan et d'Arnold Schwarzenegger...

Un généreux 3/6 (pour le capital sympathie du tout et son bestiaire)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1214 : Booksmart (2019)

Publié le 26 Mai 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Netflix, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Booksmart (2019) :

Après avoir passé toute leur scolarité à se montrer studieuses et droites dans leurs bottes, Molly (Beanie Feldstein) et Amy (Kaitlyn Dever) réalisent que leurs résultats, certes excellents, ne méritaient pas forcément tous ces sacrifices. À la veille de leur remise de diplôme, et sur le point de se séparer pour les vacances, les deux amies inséparables décident alors de rattraper, en une nuit, tout ce qu'elles n'ont pas vécu jusque là...

Je suis bien embêté par ce Booksmart, sorti en salles aux USA et diffusé chez nous sur Netflix. Un Booksmart produit par Will Ferrell et Adam McKay, et unanimement salué par la critique américaine comme une œuvre rafraîchissante et un futur classique du teen movie... mais qui m'a laissé assez dubitatif.

C'est peut-être parce que, derrière son aspect girl power revendiqué (un film mettant en vedette des jeunes femmes, réalisé par une femme - Olivia Wilde - et écrit par des femmes !) et inclusion woke (body positive ! LGBTQ !), le tout n'est finalement qu'une version féminine de Supergrave, depuis le ton général jusqu'au physique des deux protagonistes.

Une version féminine bourrée de visages familiers et sympathiques (Jessica Williams, Lisa Kudrow, Will Forte, Jason Sudeikis, Billie Lourd, Skyler Gisondo, Mike O'Brien...), plutôt filmé de manière compétente (malgré un abus certain d'effets de style arty et uen illustration musicale un peu trop appuyée), et proposant même quelques séquences amusantes (la transformation en poupées barbies, le numéro de danse imaginaire), mais qui tente de jouer dans une catégorie plus "sincère" et "émouvante" que les films équivalents masculins.

Quelque part, ce n'est pas un mal, mais cela se traduit aussi par un vrai manque de punch, avec un film qui traine un peu en longueur, et qui se repose un peu trop sur le numéro de Beanie Feldstein, véritable Jonah Hill au féminin, et à peu près aussi peu sympathique à mes yeux.

Bref, pour un premier film d'Olivia Wilde, c'est plus qu'honorable, c'est bien interprété, et tout et tout, mais dans l'ensemble, ça ne m'a pas du tout laissé un souvenir impérissable, loin de là (mais en même temps, je ne suis pas vraiment le public ciblé). Been there, seen that.

2.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1213 : Spenser Confidential (2020)

Publié le 25 Mai 2020 par Lurdo dans Action, Thriller, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Review, USA, Policier

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Spenser Confidential (2020) :

Ex-policier envoyé en prison pour avoir agressé son supérieur corrompu, Spenser (Mark Wahlberg) retrouve la liberté, et s'installe chez son mentor, Henry (Alan Arkin), coach de boxe. Là, il est contraint de cohabiter avec Hawk (Winston Duke), un colosse taciturne, mais rapidement, lorsque des officiers de police sont mystérieusement tués, les deux hommes vont faire équipe pour mener l'enquête, et tenter de révéler la corruption qui frappe la police de Boston...

Long-métrage Netflix réalisé par Peter Berg, et qui s'avère un polar/buddy movie tout ce qu'il y a de plus basique, à la fois étrangement mollasson (il dure près de 2 heures), dépourvu de rythme, mais aussi avec un humour rare et assez mal dosé, une écriture générique et une distribution sous-exploitée (Iliza Shlesinger n'a pas grand chose d'autre à faire que d'être acariâtre avec un accent de Boston).

Adaptation très très libre et vague du roman Wonderland, d'Ace Atkins, des autres romans Spenser, et de la série des années 80, ce métrage terne peine ainsi à intéresser, entre flashbacks insipides, scènes d'action molles, potes du réalisateur et de Wahlberg dans les seconds rôles, et rebondissements attendus et clichés.

Bof.

2/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1212 : Superman - Red Son (2020)

Publié le 22 Mai 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Cinéma, Critiques éclair, DC, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, USA, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Superman - Red Son (2020) :

Depuis que son vaisseau s'est écrasé en Russie, dans les années 30, le jeune Superman (Jason Isaacs) est devenu l'emblème de l'Union Soviétique, un héros puissant et idéaliste qui porte l'étendard du communisme partout dans le monde. Les USA, eux, placent tous leurs espoirs dans le génie de Lex Luthor (Diedrich Bader), marié à Lois Lane (Amy Acker), et qui sont bien décidés à promouvoir la démocratie à l'américaine dans un monde en pleine tourmente...

Une adaptation assez décevante de la mini-série en trois numéros de Mark Millar, ce Red Son en est pourtant une transposition plutôt fidèle, dans ses grandes lignes. Le problème, en fait, c'est que le tout est nettement plus manichéen, nettement plus pataud et nettement moins intéressant que le récit original, qui s'efforçait délibérément de ne pas tomber dans les clichés habituels de l'américanisme triomphant et des soviétiques malfaisants.

Pour faire simple, là où la bande dessinée restait assez mesurée, et parvenait à donner une véritable personnalité à ce Superman soviétique idéaliste, convaincu par l'idéologie de son pays, contraint de prendre le pouvoir à la mort de Staline, ici, on se retrouve avec un Superman meurtrier, outré de découvrir (après que Lois lui ait transmis des dossiers secrets américains) les goulags et la réalité meurtrière du communisme de Staline, et qui décide de le tuer pour prendre sa place.

Ajoutez à cela une dose de féminisme pataud (Wonder Woman n'a jamais la même relation avec Superman que dans la bd : ici, elle est lesbienne, et plutôt que de se libérer de son lasso pour aider Supes dont elle partage la vision du monde, ici, elle se libère lorsqu'elle prend conscience que tous les hommes sont bons à jeter, et que les femmes leur sont supérieures), une dose de diversité un peu forcée (Jimmy Olsen est ici un agent gouvernemental haut placé... afro-américain), et un grand final qui oublie totalement le rebondissement final du comic-book (pourtant particulièrement mémorable et pertinent) pour se conclure par un discours triomphant du Président Luthor sur l'importance et la valeur de la démocratie à l'Américaine, blablabla... et voilà, un récit qui fait ponctuellement lever les yeux au ciel, de par ces changements inutiles et mal amenés.

Et puis, d'un point de vue technique, c'est inégal : l'animation varie beaucoup en qualité, tout comme les accents pseudo-russes adoptés par les doubleurs (pourtant très compétents).

Après, ça se regarde, mais le manichéisme plus prononcé du tout est honnêtement assez frustrant, et tire vers le bas le récit initial, pourtant de qualité.

3/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1211 : Once Upon a Time... in Hollywood (2019)

Publié le 21 Mai 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Drame, Histoire, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Once Upon a Time... in Hollywood (Once Upon a Time in Hollywood - 2019) :

En 1969, le quotidien de Rick Dalton (Leonardo DiCaprio), acteur à la dérive dans un Hollywood en pleine mutation, et de Cliff Booth (Brad Pitt), son meilleur ami cascadeur, installés dans la maison voisine du couple Roman Polanski (Rafał Zawierucha)/Sharon Tate (Margot Robbie)...

Hmm. Pour être franc, je ne peux pas dire que j'ai aimé ce OUATIH. Je n'ai pas détesté non plus, je suis simplement resté globalement de marbre devant la proposition de Quentin Tarantino. Il faut dire que cette proposition est très particulière et polarisante, à la fois une reconstitution ouvertement idéalisée et fantasmée d'une période très précise de l'industrie du cinéma américaine, crime story détournée, réécriture décontextualisée de l'histoire, portrait d'un acteur, tranche de vie...

Forcément, ça peut laisser de marbre. Et ça a été mon cas : dépourvu de trame narrative autre que l'évolution de la carrière de Dalton, et le sort funeste de Polanski et Tate, le film n'a pas su me captiver, malgré de nombreuses qualités formelles et visuelles.

Impossible de dire que l'art de la reconstitution historique échappe à Tarantino : devant sa caméra, Hollywood et la Californie sont dépeints de manière idyllique, une atmosphère constamment baignée de radio et de musique, un paradis perdu au sein duquel évolue une Sharon Tate vaporeuse, délibérément sous-caractérisée, comme un symbole d'une époque et d'un lieu dont le destin constitue le filigrane du métrage.

Sauf que, Tarantino oblige, ce destin ne peut être celui que l'on connaît, et un peu comme dans Inglourious Bastards, le réalisateur réécrit l'histoire dans un bain de sang décomplexé et excentrique : amusant, mais cela ne compense pas pour autant les errances du métrage.

Des errances de rythme, déjà : dans son désir de recréer une époque, une atmosphère à l'apparence insouciante et éthérée, Quentin succombe à la nostalgie, et multiplie les nombreux plans langoureux sur des personnes qui conduisent, sur des paysages, sur sa reconstitution historique des 60s/70s. C'est joli, mais ça rallonge un film n'ayant déjà pas de véritable structure narrative ou de tension dramatique à laquelle se raccrocher.

Des errances créatives, aussi, avec certains passages qui n'apportent rien (je ne suis vraiment pas fan de la voix off qui s'invite ponctuellement, notamment à la barre des 45 dernières minutes), certaines scènes qui semblent uniquement là pour placer un pote du réalisateur ou l'un de ses clins d'œil de cinéphile, d'autres pour s'amuser (les nombreux extraits reconstitués de films et de séries, la scène de Bruce Lee...), d'autres encore pour assouvir le fétichisme des pieds de Tarantino (le nombre de plans avec pieds nus féminins bien en vue ^^)...

En soi, rien de rédhibitoire si l'on adhère à la proposition globale de Tarantino, et d'ailleurs, tant Brad Pitt (qui semble avoir rajeuni de 20 ans) que DiCaprio (forcément très bon en acteur en pleine midlife crisis) sont excellents. Mais dans l'ensemble, cette version fantasmée et improbable, nostalgique et décalée - mais aussi gentiment complaisante et un peu vaine (Tarantino se fait largement plaisir, et se regarde souvent filmer) n'a pas vraiment su m'enchanter.

3/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1210 : What We Left Behind - Looking Back at Star Trek : Deep Space Nine (2018)

Publié le 20 Mai 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Review, Romance, Science-Fiction, Télévision, USA, Action, Histoire, Star Trek

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

What We Left Behind - Looking Back at Star Trek Deep Space Nine (2018) :

Un documentaire rétrospective revenant sur la meilleure série Star Trek de l'histoire de la franchise, Star Trek : Deep Space Nine, partiellement crowdfundé et chapeauté par Ira Steven Behr, l'un des scénaristes/showrunners de l'époque. Deux heures de retrouvailles, d'émotion, de bonne humeur, de lecture des lettres des fans enragés de l'époque, pour une série toujours controversée au possible pour son côté sombre, sérieux, politique, engagé, statique et paradoxalement précurseur de ce qu'est la télévision d'aujourd'hui.

Une série qui était un peu le vilain petit canard de la franchise, jamais respectée, jamais mise en avant, et qui a profité de ce statut d'outsider pour tenter des choses, pour aller là où nulle autre série Trek n'est allée, et pour développer des personnages tous attachants, dont les interprètes forment toujours, à ce jour, une grande famille soudée et très proche.

Un documentaire qui, en parallèle de ses segments consacrés aux différents aspects de la production - casting, décors, maquillages, réalisation, lumière, écriture, effets spéciaux, etc - se permet des fantaisies très agréables, comme des chansons façon lounge de Max Grodenchik et de quelques autres acteurs, et bien entendu, cette salle des scénaristes qui se réunit pour définir les grandes lignes d'une hypothétique saison 8 de la série, en commençant par son season premiere, 20 ans après, qui aurait tout chamboulé. Un travail illustré en images de storyboards, et qui donne vraiment envie que CBS ouvre son porte-monnaie pour réunir tout ce beau monde, et produire un téléfilm-réunion, ou une mini-série DS9.

Peu probable, déjà que la chaîne et Paramount refusent de remasteriser le show en HD pour une éventuelle sortie blu-ray... mais bon. 

Mais bon, peu importe. What we left behind est un documentaire rétrospective (presque) complet, passionnant, ludique, voire même touchant, et qui n'a pas peur de souligner les défauts de la série, comme lorsque Ira Steven Behr explique que la série aurait pu (et aurait dû faire mieux) sur le front des causes LGBTQ.

Et puis difficile de ne pas ressentir une pointe d'émotion en voyant le documentaire se terminer sur feu René Auberjonois, qui conclut en disant, en substance, que grâce à Odo, il aura au moins un rôle dramatique dont il puisse vraiment être fier à inscrire sur sa tombe.

5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1209 : Mon espion (2020)

Publié le 19 Mai 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Mon espion (My Spy - 2020) :

Ancien soldat manquant de finesse pour son nouveau poste au sein de la CIA, JJ Cena (Dave Bautista) reçoit pour nouvelle mission la surveillance, aux côtés de Bobbi (Kristen Schaal), de Kate (Parise Fitz-Henley) et de sa fille Sophie (Chloe Coleman), liés à un trafiquant d'armes. Mais bien vite, Sophie découvre la vérité au sujet de leurs nouveaux voisins, et décide de faire chanter JJ, pour forcer ce dernier à faire d'elle une mini-espionne...

Au tour de Batista d'avoir droit à sa comédie "gros dur + enfant impertinent", après Arnold, Hulk Hogan, Vin Diesel, Dwayne Johnson, John Cena... et comme dans le cas de ces monsieurs muscles, on se retrouve avec une comédie familiale assez générique et plate, voire même mollassonne, signée des scénaristes de Whiteout, des deux Red, de Battleship et de En Eaux Troubles, et du réalisateur de Max la Menace, de Mi-Temps au Mitard, et d'Amour et amnésie.

Rien de bien exceptionnel à attendre de l'équipe créative, donc, pour un film dans lequel le duo Batista/Chloe Coleman fonctionne plutôt bien, Kristen Schaal est sous-exploitée, l'action est insipide, dérivative et pas très bien filmée, et les bons sentiments abondent. Pas franchement de quoi se déplacer en salle, malgré quelques moments amusants, et un caméo de Ken Jeong.

2.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1208 : Corporate Animals (2019)

Publié le 18 Mai 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Corporate Animals (2019) :

Une excursion d'entreprise menée par Lucy (Demi Moore), la patronne mégalomane d'Incredible Edibles, dégénère rapidement lorsque tous ses subordonnés (Jessica Williams, Karan Soni, Isiah Whitlock Jr, Martha Kelly, Dan Bakkedahl, Calum Worthy, Jennifer Kim, Nasim Petrad) se retrouvent pris au piège avec elle sous terre, dans une grotte aux parois effondrées. Pendant plusieurs jours, le groupe doit alors apprendre à survivre et à mettre leurs inimitiés de côté... ou plus simplement, à céder à leurs pulsions les plus primitives.

Une comédie de bureau assez noire au casting assez sympathique, et écrite par Sam Bain, scénariste anglais de nombreuses séries, dont Peep Show : de quoi partir plus ou moins confiant... mais malheureusement, ce métrage est un bon gros flop.

Totalement dépourvu de rythme, de personnages sympathiques, et donnant souvent l'impression d'être un postulat de court-métrage délayé sur 85 minutes, ce Corporate Animals ne parvient jamais à emporter l'adhésion plus de quelques secondes à la fois, le temps d'un gag ou d'une scène vaguement amusante : le reste du temps, ce sont des personnages assez clichés (difficile de ne pas penser à The Office quand en plus, Ed Helms est brièvement de la partie) qui passent leur temps à s'engueuler et à se jeter des insultes à la tête.

Ah, et qui ont (bien évidemment) recours au cannibalisme.

Pas rythmé, pas vraiment drôle, pas assez mordant ou original... bof, en somme.

2/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1207 : Go Back To China (2019)

Publié le 15 Mai 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, USA, Chine

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Go Back to China (2019) :

Riche héritière d'un industriel chinois, Sasha Li (Anna Akana) vit une vie de luxe en Amérique, jusqu'à ce que son père lui coupe les vivres : dépourvue de toute ressource, la jeune femme est donc contrainte de partir travailler un an en Chine dans l'usine de jouets de son père (Richard Ng), pour espérer avoir un jour de nouveau accès à sa fortune. Mais sur place, elle découvre des valeurs et un monde radicalement différents...

Un film semi-autobiographique écrit, réalisé et produit par Emily Ting, et qui s'inscrit un peu dans la lignée de Crazy Rich Asians, mais en adoptant ici le point de vue inverse, celui d'une jeune femme américaine très aisée et privilégiée qui découvre le mode de vie des Chinois "de base".

Quel dommage cependant que le tout soit à ce point générique et superficiel : entre son écriture assez basique et simpliste, son interprétation très inégale (Akana s'en sort bien, malgré quelques passages où elle aurait bénéficié d'une direction d'acteurs plus expérimentée et plus subtile, Lynn Chen est convaincante, mais les autres rôles sont nettement plus en dents de scie), et son déroulement cousu de fil blanc, le film ne semble jamais original, frais ou naturel.

On sent clairement les rouages grincer en arrière-plan, on devine trop facilement les rebondissements et les leçons de vie convenues que le film cherche à asséner sans la moindre subtilité, et finalement, on se dit que le métrage aurait bénéficié à aller soit plus ouvertement dans une direction comique (auquel cas l'abattage occasionnel d'Akana aurait eu sa place), soit dans la comédie dramatique plus sérieuse.

Mais pas cet entre-deux jamais totalement convaincant, et un peu creux.

2.75

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1206 : Robocop (2014)

Publié le 14 Mai 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Policier, Review, Science-Fiction, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Robocop (2014) :

En 2028, pour convaincre l'opinion publique et les politiciens du bien-fondé de leur force armée robotique, la multinationale Omnicorp, dirigée par Raymond Sellars (Michael Keaton), décide de créer un officier de police cybernétique mêlant homme et machine. Pour ce faire, ils portent leur choix sur Alex Murphy (Joel Kinnaman), officier de police grièvement blessé lors d'un attentat fomenté par le caïd Antoine Vallon (Patrick Garron), et le transforment en Robocop, outil de justice, mais aussi de propagande et de vengeance...

Un remake inutile de l'original de Verhoeven, jamais aussi dynamique, jamais aussi radical, jamais aussi corrosif et brutal, jamais aussi intéressant ou mémorable que son modèle, malgré les efforts de tout le monde, et la présence d'Ed Neumeier au générique (uniquement pour l'utilisation des personnages qu'il a créé, je suppose).

Ce n'est pas que c'est particulièrement mauvais : visuellement, ça tient la route (même si j'émets de grosses réserve sur la nouvelle armure du Robocop, sur son coup de peinture noire, et sur les bonds de cabri de sa doublure numérique), il y a une tentative de satire politico-médiatique au travers du personnage de Sam Jackson, et tout le monde fait de son mieux dans la limite de son talent (Kinnaman reste toujours un peu faiblard à mon goût, niveau charisme, mais bon), mais la mayonnaise ne prend que très superficiellement, et l'on se retrouve à regarder le tout sans le moindre attachement émotionnel, pas aidé par des choix d'illustration musicale assez médiocres (Hocus Pocus, le Magicien d'Oz, tout ça, alors même que le thème de Poledouris est relégué à quinze secondes de présence, une fois et demi dans le film).

En résumé, je n'ai pas détesté (je n'avais pas non plus détesté à sa sortie), mais je n'ai pas aimé non plus : c'est simplement un remake assez lisse et tiède, sans inspiration, trop long pour son propre bien, et handicapé par des choix créatifs pas toujours pertinents.

2.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1205 : We Believe in Dinosaurs (2019)

Publié le 13 Mai 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Religion, Review, USA, Télévision, PBS

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

We Believe in Dinosaurs (2019) :

Un documentaire PBS particulièrement frustrant et énervant sur la polémique ayant entouré, dans le Kentucky, la création d'un parc d'attractions centré sur une Arche de Noé grandeur nature, et visant à accompagner le Musée du Créationnisme de Ken Ham.

Particulièrement frustrant, car il montre bien à quel point la connerie (et je pèse mes mots) de certains illuminés peut avoir un impact direct sur la société américaine, comme le démontre la présidence Trump, et son vice-président Mike Pence (fondamentaliste chrétien ne croyant pas en l'évolution, et tutti quanti).

Ici, ce musée parfaitement ridicule n'a pour seul but que d'embrouiller les esprits des personnes les plus naïves, et ce avec l'accord des institutions locales : forcément, aux USA, où l'argent est roi, la simple promesse d'un afflux potentiel de touristes dans la ville moribonde sur le terrain de laquelle l'Arche est installée (gratuitement) a suffi pour que la région, la municipalité et les habitants du secteur accueillent le projet les bras grands ouverts, le subventionnent, et l'exemptent d'impôts.

Résultat : comme le montre le documentaire, qui fait un avant/après, la ville n'a pas bénéficié un seul instant de la présence du parc, elle est de plus en plus moribonde, tandis que les finances personnelles de Ham et les caisses d'Answers in Genesis, le site web créationniste qu'il gère, se remplissent encore et encore, elles.

Et quelque part, si ce n'était pour le parcours d'un ex-créationniste ayant viré sa cuti (ce qui donne un peu d'espoir en l'humanité), on aurait presque envie de devenir un peu plus misanthrope en face de tant de bêtise humaine et d'ignorance délibérée. La tolérance religieuse a ses limites, et il est difficile de rester de marbre et compréhensif devant un tel étalage de bêtise creuse, de crédulité, et de cynisme manipulateur, dans cet état profondément rural, religieux et républicain, et forcément pro-Trump.

Ce documentaire m'a donc énervé, un peu comme Jesus Camp en son temps. D'autant que le groupe d'athées locaux que le documentaire suit brièvement n'est guère plus compétent et convaincant, ce qui rajoute encore une bonne dose d'agacement au spectateur, surtout si ce dernier n'est pas un fanatique convaincu de la suprématie chrétienne sur le reste du monde...

4.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1204 : Oh My God ! (2011)

Publié le 12 Mai 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, Romance, UK, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Oh My God ! (Hysteria - 2011) :

En 1880, le docteur Mortimer Granville (Hugh Dancy), médecin avant-gardiste et idéaliste, en est réduit à accepter un poste auprès du Dr. Dalrymple (Jonathan Pryce), spécialiste en guérison de l'hystérie féminine - un diagnostique générique pour toutes les frustrations féminines, qu'il soulage à l'aide de "massages pelviens". Particulièrement populaire, cependant, Granville en vient à mettre au point, avec l'aide de son ami inventeur, Edmund St. John-Smythe (Rupert Everett), un appareil automatisé permettant de soulager sa charge de travail : c'est là la naissance du vibromasseur, un engin révolutionnaire qui devient un succès immédiat.

Une coproduction européenne de celle qui deviendra la réalisatrice de Buffaloed, et qui, ici, donne naissance à un film en costumes décalé, léger et agréablement décomplexé, où chacun tient très bien son rôle, notamment Hugh Dancy, tiraillé entre les attentions des deux sœurs Dalrymple (Maggie Gyllenhaal et Felicity Jones), ou encore Everett, plutôt drôle en inventeur flamboyant.

Une comédie légèrement sarcastique, qui évite systématiquement de verser dans le graveleux ou le vulgaire, mais qui ne plaira pas forcément à tout le monde, car finalement assez moderne dans son message féministe assumé, et dans son approche globalement assez libre de son sujet et de sa réalité historique.

4/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1203 : Finding Steve McQueen (2019)

Publié le 11 Mai 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Histoire, Review, Policier, Romance, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Finding Steve McQueen (2019) :

En 1972, Harry Barber (Travis Fimmel), un amateur de belles voitures et fan de Steve McQueen un peu idiot, rejoint, avec son frère Tommy (Jake Weary), l'équipe de Enzo Rotella (William Fichtner), de Paul Callahan (Louis Lombardi) et de Raymond Darrow (Rhys Coiro), pour une mission improbable : braquer une banque rurale à l'autre bout du pays, et y dérober la fortune cachée de Richard Nixon. Mais les choses ne se déroulent pas comme prévu...

Un film de casse se déroulant dans les années 70, réalisé par Mark Steven Johnson (l'illustre réalisateur de Daredevil et de Ghost Rider ^^) et supposément inspiré d'une histoire vraie, celle du plus grand casse de l'histoire des USA.

Le seul problème, en fait, c'est que tous les choix scénaristiques de ce Finding Steve McQueen desservent ce récit, qui devrait être dynamique, plein de suspense et de tension : MSJ laisse en effet une place énorme à la romance (générique) du protagoniste avec le personnage interprété par Rachal Taylor (affublée de perruques très moches et fauchées), une place toute aussi importante à l'enquête (inutile) menée par Forest Whitaker et Lily Rabe (et leur romance inaboutie), et choisit de narrer son récit de manière déconstruite, en flashbacks, depuis les années 80.

Résultat : le film est mollasson de bout en bout, ne parvient jamais à développer le moindre rythme ou la moindre énergie, le casse est anecdotique au possible, et l'abus de morceaux d'époque (presque dans une scène sur deux) finit par donner l'impression d'un juke-box tournant en boucle dans un bar désert, où il n'y a ni client ni animation.

Bref, ça tombe vraiment à plat, et sans l'énergie de Travis Fimmel, qui s'amuse énormément dans son rôle de criminel pas très futé, il n'y aurait rien à se mettre sous la dent ici.

2 + 0.5 pour Fimmel = 2.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires
<< < 10 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>