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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Critique éclair #039 - Boy Kills World (2024)

Publié le 12 Juillet 2024 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Thriller, Comédie, Fantastique, USA, Review

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Boy Kills World (2024) :

Sourd et muet, un garçon (Bill Skarsgard) transformé en machine de guerre par l'entraînement du Shaman (Yayan Ruhian) se fraie un chemin parmi les troupes de la famille Van Der Koy, dont Hilda (Famke Janssen), la matriarche, est responsable de la mort des parents du garçon et de son handicap.

Un actioner bourrin, sanglant et décomplexé né d'un court-métrage proof-of-concept, produit par Sam Raimi, et qui est l'exemple même de la forme qui prime sur le fond.

Le film ne manque en effet pas de style, que ce soit formellement (les caméras tournoient et virevoltent pendant les déplacements et les combats, les personnages ont des identités visuelles bien définies et très jeux vidéo/comic books) ou conceptuellement (plein d'idées absurdes, çà et là, dont notamment la voix de H. Jon Benjamin, aka Archer, qui narre toutes les pensées et les réactions internes du héros, la présence de la petite sœur imaginaire du garçon, ou encore les dialogues mécompris de Benny) mais le tout finit par être too much, surtout que le scénario est ultra-basique et téléphoné (pas beaucoup de surprises au programme pour le spectateur aguerri), et que l'univers est un peu dérivatif (Hunger Games, The Purge, etc).

BKW est donc assez amusant à suivre, mais un peu brouillon, et avec une durée de près de 2 heures, il est aussi un peu usant à la longue et répétitif, surtout quand il tente de faire dans l'émotion un peu balourde - qui tranche franchement avec la rigolade improbable et gore du reste du métrage.

3.25/6 (cela dit, les acteurs se donnent tous à fond, Skarsgard en tête malgré un rôle relativement ingrat)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000), sur celui-ci (1001-2000) ou bien ce dernier (2000+)...

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Critique éclair #038 - Sweet Dreams (2024)

Publié le 10 Juillet 2024 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Drame, USA, Review, Critiques éclair

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Sweet Dreams (2024) :

Réalisateur alcoolique, Morris (Johnny Knoxville) voit sa vie s'écrouler et est contraint de partir en cure de désintoxication pour tenter de se reconstruire. Installé dans une maison commune avec de nombreux autres anciens alcooliques et toxicomanes (Bobby Lee, GaTa, Theo Von, Brian Van Holt, Jonnie Park...), il tente de reprendre goût à la vie, et finit par accepter de coacher l'équipe de softball du centre, espérant ainsi remporter le premier prix d'un tournoi, et éviter que le centre ne soit fermé...

Contrairement à ce que laissent présager l'affiche du film et le pitch ci-dessus, Sweet Dreams n'est pas une comédie sportive balisée. Ou plutôt, si, c'est exactement cela, mais cette facette somme toute assez cousue de fil blanc et sans véritable surprise n'occupe qu'une partie du film, qui est en réalité une comédie dramatique sur l'addiction, dans laquelle Knoxville est particulièrement convaincant et touchant et qui sent le vécu (on peut se demander quelle part d'autobiographie il y a dans tout ça, à tous les niveaux).

Et c'est sur ce fond dramatique que vient se greffer, à partir d'une grosse demi-heure et par intermittence, la sous-intrigue du softball et du tournoi. La greffe a lieu de manière parfois naturelle (c'est un moyen pour les pensionnaires du centre de se rapprocher et de faire équipe dans leur combat), parfois de manière artificielle (avec de l'humour graveleux, ou en ajoutant de jolies filles au casting), et l'on a parfois l'impression que cette partie du film a été artificiellement rajoutée, pour alléger un peu le propos, mais dans l'ensemble, ça n'éclipse pas le travail fait sur la partie dramatique (une partie dramatique qui, cela dit, aurait pu être un peu plus subtile et moins didactique dans son écriture). 

Pas un film au ton toujours très léger et joyeux, mais c'est sincère, et c'est loin d'être inintéressant.

3.75/6

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Critique éclair #037 - Kung Fu Panda 3 (2016) + Les Secrets du rouleau (2016)

Publié le 8 Juillet 2024 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Cinéma, Animation, Critiques éclair, Dreamworks, Fantastique, USA, Review

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Kung Fu Panda 3 (2016) :

Alors que Po découvre que son père biologique (Bryan Cranston) a survécu et apprend à le connaître, avant de l'accompagner jusqu'à son village de pandas, une menace surnaturelle menace toute la Chine : le Général Kai (J. K. Simmons), ancien compagnon d'armes d'Oogway, est revenu de l'au-delà en dérobant le Chi de tous les Grands Maîtres décédés, et il est bien décidé à faire de même dans le monde des vivants...

Probablement mon Kung Fu Panda préféré des 3 premiers films, un métrage plus abouti sur tous les plans, que ce soit narrativement, techniquement, ou au niveau du méchant, qui fait un boss de fin de qualité et a droit à un affrontement final spectaculaire.

Alors j'ai toujours quelques réserves sur le côté "la boucle est bouclée/Po était destiné à sauver le monde parce que des pandas avaient sauvé Oogway à l'époque" et sur les origines de Po, ainsi que sur l'humour un peu facile du village des pandas (lol, ils sont gros, fainéants et gourmands), mais la réalisation et la mise en images se permettent plus d'expérimentations dynamiques, la musique est plus homogène que lorsque Zimmer sous-traitait à moitié à Powell, et globalement, cette quête d'identité et la dualité père adoptif/père biologique fonctionnent bien.

Une bonne surprise en ce qui me concerne, même si visiblement, le film n'est pas aussi apprécié par la critique que le précédent. En tout cas, ça n'appelait pas de quatrième volet.

4.25/6

Les Secrets du rouleau (Secrets of the scroll - 2016) :

Po tente de retrouver ses figurines des cinq cyclones, données par son père adoptif à un jeune enfant, ce qui motive Oogway, depuis l'Au-delà, à expliquer comment les cinq guerriers se sont rencontrés...

Mouais, alors là, pour le coup, je n'ai pas vraiment apprécié. Encore une tentative de toutéliage reliant Po aux cinq cyclones, et vice-versa, et les rendant mutuellement responsables du destin les uns des autres, ce court m'a semblé forcé et artificiel, à l'image de la narration made in Oogway, à peine justifiée et nécessaire.

Et puis j'ai eu du mal à ne pas avoir une impression de continuité un peu malmenée par rapport à ce qui a déjà été établi, y compris dans les courts précédents.

Après, ça reste très sympathiquement animé et doublé, mais bon, c'était un peu faible.

3/6

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Critique éclair #036 - Les Chroniques de Spiderwick (2008)

Publié le 5 Juillet 2024 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Fantastique, Jeunesse, Nickelodeon, Critiques éclair, USA, Review

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Les Chroniques de Spiderwick (The Spiderwick Chronicles - 2008) :

Lorsqu'ils s'installent dans la luxueuse (mais décrépie) demeure de leur ancêtre, Arthur Spiderwick (David Strathairn), les jumeaux Jared et Simon Grace (Freddie Highmore), leur sœur aînée Mallory (Sarah Bolger) et leur mère Helen (Mary-Louise Parker) ne se doutent pas que le manoir renferme un secret magique : un grimoire écrit par Arthur avant sa disparition mystérieuse, et renfermant d'innombrables informations inestimables sur le monde des fées et autres êtres magiques qui nous entourent, invisibles. Un grimoire sur lequel Mulgarath (Nick Nolte), un ogre sanguinaire, est prêt à tout pour mettre la main...

Un film revu juste avant d'attaquer l'adaptation télévisée récemment diffusée aux USA... et honnêtement, c'est tout à fait honorable. Une adaptation condensée des cinq livres constituant le premier cycle des romans Spiderwick (par Black et DiTerlizzi), cette version s'avère non seulement globalement fidèle au récit des livres (il y a quelques omissions, surtout dans la dernière ligne droite, par exemple au niveau des nains ou des dragons), mais en plus, elle est assez divertissante à regarder, dans le genre.

Après... c'est une adaptation en 95 minutes (ce qui explique les omissions), réalisée par Mark Waters (pas vraiment un réalisateur visionnaire, ou possédant un style très particulier) : le film est agréable, possède une distribution très attachante (la famille Grace, Seth Rogen au doublage d'une créature), les effets numériques d'ILM tiennent toujours bien la route, le bestiaire est amusant, le manoir Spiderwick est très réussi, il se dégage du tout une atmosphère très automnale franchement appréciale, et il y a une sorte de noirceur assez jouissive à la Gremlins, avec des bestioles explosées, écrasées, etc, dans des gerbes de sang vert... mais ça s'arrête là.

Le film manque d'un certain style (qu'aurait pu apporter un réalisateur comme Brad Silberling ou Guillermo Del Toro), et finit par être un peu trop pépère dans sa mise en scène, pas forcément aidé par une bande originale compétente de James Horner, mais manquant d'un véritable thème fort ou d'un sens du merveilleux.

Loin d'être honteux, mais perfectionnable.

Un petit 4/6

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Critique éclair #035 - Blue et compagnie (2024)

Publié le 3 Juillet 2024 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Jeunesse, Fantastique, USA, Review, Critiques éclair

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Blue et compagnie (If - 2024) :

Parce que son père (John Krasinski), qui l'élève seul, doit être opéré du cœur, Bea (Cailey Fleming) s'installe temporairement dans l'appartement new-yorkais de sa grand-mère (Fiona Shaw). Là, rapidement, elle rencontre Cal (Ryan Reynolds), un homme étrange qui vit à l'étage, et qui, comme elle, est capable de voir les amis imaginaires que tous les enfants ont un jour, et qu'ils oublient. Avec son aide, elle décide alors de tout faire pour aider ces amis imaginaires à trouver de nouveaux enfants, ou, à défaut, pour les réunir avec leurs humains, désormais adultes...

Mouais. John Krasinski délaisse un peu les monstres et l'horreur pour s'essayer au genre du film fantastique familial façon Pixar (oui, le film évoque constamment les Pixar, depuis son ouverture en flashbacks mélodramatiques sur fond de Michael Giacchino, jusqu'à son titre français, en passant par tout l'univers, etc), mais sans en avoir la rigueur ou le worldbuilding (le film lui-même se contredit plusieurs fois au niveau des règles de son univers, notamment dans son générique de fin), et en se calquant sur le Sixième Sens de Shyamalan (mâtiné de Foster, la maison des amis imaginaires).

Ce qui, pour tout spectateur avisé, devrait joyeusement spoiler le seul et unique twist de ce film, pourtant déjà bien éventé par un scénario guère inspiré. 

C'est ça, le problème de ce If : il y a un potentiel certain, notamment dans tous ces personnages imaginaires délaissés, mais le scénario n'en fait rien, hormis un défilé de caméos vocaux pas toujours reconnaissables.

À l'identique, on sent Krasinski décidé à proposer un film à la fois touchant, drôle, fantaisiste et bourré d'imagination... mais le dosage n'est vraiment pas le bon, et le film semble constamment s'exprimer de manière très artificielle : l'émotion est forcée (Giacchino porte tout à bout de bras avec sa bande originale presque envahissante), l'humour tombe à plat (Reynolds est en mode sarcastique/déprimé, les scènes de Krasinski sont... laborieuses), la fantaisie est bien trop générique, le message est régressif alors qu'il se veut inspirant (garder son âme d'enfant, etc), le rythme est inégal, et au final, on se dit "tout ça pour ça".

2.25/6 (ah, et Blue fait à peine plus que de la figuration, donc le titre VF, euh...) 

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Critique éclair #034 - Kung Fu Panda 2 (2011) + Les Secrets des maîtres (2011)

Publié le 1 Juillet 2024 par Lurdo dans Action, Cinéma, Animation, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Dreamworks, Fantastique, Jeunesse, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Kung Fu Panda 2 (2011) :

Parce qu'une prophétie a autrefois annoncé sa défaite aux mains d'un panda, Shen (Gary Oldman), un seigneur de guerre paon, a alors ordonné le génocide de tous les pandas du royaume. Des années plus tard, désormais armé d'explosifs et de canons, Shen tente de conquérir toute la Chine avec son armée de loups et de gorilles. Face à lui, les cinq cyclones et Po, seul panda rescapé du massacre de son peuple...

Le premier Kung Fu Panda était sympathique, sans plus, comme je le disais dans ces pages il y a quelques jours. Cette suite, mise en chantier suite au succès du premier film, a été encore mieux accueillie par la critique et les spectateurs - paradoxalement, cependant, je l'ai trouvée un peu en dessous de son modèle, probablement parce que son récit est bien trop balisé.

Il faut dire que j'en ai un peu assez du monomythe campbellien utilisé à toutes les sauces : et là, faire de Po l'unique survivant de son peuple, une figure quasi-biblique abandonnée dans un panier après un massacre ordonné par un souverain malfaisant, qui va affronter ce tyran et le vaincre, blablabla... ça ne m'a pas particulièrement intéressé.

D'autant que tout le propos sur la famille d'adoption est très classique, que la musique m'a semble bizarrement plus générique (ou du moins, trop typique du style Powell période Dragons), que le duel final Po/Shen est un peu décevant et catapulté, et que le récit a une structure un peu répétitive (face à face avec le méchant, le méchant les repousse, les héros se regroupent, etc).

Alors certes, il y a un peu plus de place laissée au personnage d'Angelina Jolie, les flashbacks en 2D sont dans la droite lignée des Secrets des cinq cyclones (donc, très réussis), et d'un point de vue technique, c'est probablement un niveau au-dessus du premier (même si parfois, ça frôle le brouillon pendant les combats), mais ça s'arrête plus ou moins là pour moi.

3.5/6 

Kung Fu Panda : Les Secrets des maîtres (Secrets of the Masters - 2011) :

S'introduisant de nuit avec Tigresse et Mante dans le temple pour y découvrir en avant-première une exposition consacrée aux légendes du kung fu, Po leur raconte les origines des maîtres Bœuf, Rhino et Croc, et de leur combat contre les trois sœurs Wu...

Dans la droite lignée du précédent Secrets of..., un court métrage d'une vingtaine de minutes mi-2D, mi-3D, consacré cette fois-ci aux trois maîtres introduits dans Kung Fu Panda 2 (mais totalement sous-utilisés dans le film, au point de paraître inutiles). 

Jean-Claude Van Damme et Victor Garber ne reprennent pas le doublage, mais Randall Duk Kim revient, lui, en Oogway, pour un récit dynamique et sympathique, toujours très réussi visuellement, mais qui souffre malheureusement de trois personnages principaux pas particulièrement intéressants ou développés.

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000), sur celui-ci (1001-2000) ou bien ce dernier (2000+)...

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Blog Update ! - Juin 2024

Publié le 30 Juin 2024 par Lurdo dans Cinéma, Télévision, Les bilans de Lurdo, Update, Critiques éclair, Review

En juin, les Téléphages Anonymes sont revenus aux bases, avec une semaine entière consacrée au petit écran, qui a bien heureusement compensé une fournée de longs-métrages assez peu engageants...

#025 - The Fall Guy (2024) - 2.5/6

#026 - Road House (2024) - 2.25/6

#027 - The American Society of Magical Negroes (2024) - 2.5/6

#028 - Sorry to Bother You (2018) - 3.25/6

#029 - The Ministry of Ungentlemanly Warfare (2024) - 3/6

#030 - Joseph, le roi des rêves (2000) - 3.5/6

#031 - Atlas (2024) - 2.5/6

#032 - Kung Fu Panda (2008) + Les Secrets des cinq cyclones (2008) - 4/6 + 4.5/6

#033 - La disparue (2022) - 1.5/6

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# Film(s) du mois : 

Paradoxalement, deux "anciens" films d'animation : le premier Kung-Fu Panda, toujours assez divertissant, et la suite DTV du Prince d'Égypte, Joseph, le roi des rêves, que j'ai probablement préférée à l'original.

 

# Flop(s) du mois : 

La disparue, un DTV d'action quelconque et approximatif, suivi de Road House, la réinvention bancale du Road House de Swayze par Doug Liman. Et de manière générale, c'est ce mois dans son ensemble qui est à oublier très vite.

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# Petit écran :

De nombreuses séries passées en revue, ce mois-ci, notamment dans le cadre de la semaine leur étant consacrée... mais pas que.

En commençant par l'animation : je n'ai pas été au bout de la saison 1 de Hazbin Hotel, clairement pas pour moi ; la saison 2 de Velma m'a semblé encore inférieure à la saison 1, déjà pas très fameuse ; la saison 1 de Gremlins s'est avérée une préquelle tout à fait honorable aux films de Joe Dante ; et je suis tombé sous le charme de La réceptionniste Pokemon, un mini-programme en stop-motion simple et ensoleillé. Sans oublier Star Wars : Tales of the Empire, pas désagréable du tout, mais finalement assez anecdotique.

Au rayon des nouveautés, la première saison de Fallout est plutôt une bonne surprise, bien menée et efficace ; sans être indispensable, la saison 1 de Loot fait bonne impression dans le registre comédie feel good à l'américaine ; et la première saison de la comédie de science-fiction Davey & Jonesie's Locker est amusante.

Enfin, au niveau des retours, la saison 3 de Girls5Eva se regarde, sans plus ; la saison 2 de Carnival Row ne convainc pas vraiment plus que la première ; la première partie de la saison 5 de Star Trek Discovery n'est pas à la hauteur de ses promesses de course au trésor haletante ; et enfin, la suite et fin de la saison 14 de Doctor Who déçoit un peu, principalement à cause d'une résolution globale un peu brouillonne et bâclée.  

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

En juillet, du cinéma récent (Furiosa, If...), des séries (Spiderwick, Star Trek Discovery...) et la traditionnelle semaine française, du 14 au 21...

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Dans l'intervalle, toutes les mises à jour du blog sont disponibles sur la page Updates, et la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog est accessible dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Critique éclair #033 - La disparue (2022)

Publié le 28 Juin 2024 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Thriller, USA, Review, Netflix

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

La disparue (Last Seen Alive aka Chase - 2022) :

Lorsque sa femme Lisa (Jamie Alexander) disparaît soudainement d'une station service alors qu'il est occupé à faire le plein, Will (Gerard Butler) panique et avertit les autorités (Russell Hornsby). Rapidement, il comprend alors que Lisa a été enlevée, et il se met en chasse de ses kidnappeurs...

Un thriller bas de plafond et basique distribué par Netflix à l'international, et qui n'est ni plus ni moins qu'un DTV au rendu visuel très numérique, à la colorimétrie désaturée, et à la caractérisation simpliste, voire parfois incohérente dans les réactions de ses personnages.

Quelconque au possible, et plus le film avance, moins il parvient à conserver l'attention du spectateur.

1.5/6 (parce que l'interprétation est compétente malgré tout)

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Critique éclair #032 - Kung Fu Panda (2008) + Les Secrets des cinq cyclones (2008)

Publié le 26 Juin 2024 par Lurdo dans Action, Cinéma, Animation, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Dreamworks, Fantastique, Jeunesse, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Kung Fu Panda (2008) :

Parce que le malfaisant Tai Lung (Ian McShane) s'est échappé de prison et menace la vallée, le grand maître Oogway (Randall Duk Kim) désigne un nouveau Guerrier Dragon de légende. Mais plutôt que de sélectionner l'un des Cinq cyclones - Tigresse (Angelina Jolie), Singe (Jackie Chan), Mante (Seth Rogen), Vipère (Lucy Liu), Grue (David Cross) -, des combattants aguerris, il porte son choix sur Po (Jack Black), un panda bedonnant, optimiste, maladroit et vendeur de nouilles, qui n'a absolument aucune aptitude en arts martiaux. Au grand dam de Shifu (Dustin Hoffman), le maître des cyclones, qui va devoir l'entraîner...

L'une des franchises Dreamworks m'ayant totalement échappé, principalement par manque d'intérêt pour l'univers des films de kung-fu à l'ancienne dont ce Kung Fu Panda est un pastiche, j'attaque donc cette série de 4 films par son premier opus.

Et c'est assez réussi, formellement parlant. Visuellement, c'est plutôt abouti, agréable à regarder, c'est dynamique et tous les affrontements sont réussis ; le doublage est plutôt bon, même si toute la première partie, c'est du Jack Black dans le rôle de Jack Black qui fait du Jack Black, et que la majorité des doubleurs des personnages secondaires (Jolie, Liu, Chan, Cross, Rogen) sont totalement sous-exploités ; et dans l'ensemble, c'est suffisamment bien mené pour rester divertissant de bout en bout.

Après, ça reste assez simpliste et basique, et particulièrement axé slapstick, donc ça a aussi ses limites en termes d'intérêt. Et la reprise finale de Kung Fu Fighting par Cee-lo Green est naze.

Un petit 4/6

Kung Fu Panda : Les Secrets des Cinq cyclones (Secrets of the Furious Five - 2008) :

Pour apprendre le kung fu à une troupe de lapereaux turbulents, Po leur raconte l'histoire de chacun des Cinq cyclones, et de comment ils ont appris leur art martial et la maîtrise de soi...

Court-métrage d'une vingtaine de minutes, suite du premier KFP sortie en bonus sur le DVD du film puis diffusée sur NBC, ce récit mèle 3D (l'introduction et la conclusion sont en images de synthèse) et 2D (chaque "biographie" des cyclones est en animation traditionnelle stylisée), et s'avère plutôt réussi, là aussi.

Mante qui doit apprendre la patience ; Vipère qui, dépourvue de venin, apprend le courage en se battant au travers de la danse ; Grue le concierge qui trouve l'assurance de passer le test de son école de kung fu ; Tigresse qui trouve dans le kung fu (et les dominos) la discipline nécessaire pour maîtriser ses émotions et sa force ; et Singe le bully farceur qui apprend la compassion après avoir affronté Oogway.

On est dans les classiques du genre, mais c'est bien fait, joliment animé, et le rythme ne faiblit pas.

4.5/6 

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Critique éclair #031 - Atlas (2024)

Publié le 24 Juin 2024 par Lurdo dans Action, Cinéma, Science Fiction, Thriller, USA, Netflix, Review, Critiques éclair

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Atlas (2024) :

Dans un futur où l'intelligence artificielle est partout, Harlan (Simu Liu) est le premier d'une nouvelle génération d'êtres artificiels à acquérir spontanément une conscience. Devenu terroriste prêt à éradiquer l'espèce humaine, il s'est réfugié sur une planète lointaine : pour l'en extraire, la Coalition internationale des nations humaines envoie une escouade de soldats pilotes de méchas, qui reçoit l'assistance d'Atlas Shepherd (Jennifer Lopez), analyste fille de la créatrice d'Harlan, et qui déteste désormais tous les êtres artificiels. Mais bien vite, Atlas se retrouve seule survivante de cette mission, et doit reposer sur Smith (Gregory James Cohan), l'intelligence artificielle de son mécha pour espérer survivre...

Après Locke & Key et Spiderwick (bientôt critiqué en ces pages), Aron Eli Coleite reprend la plume pour une plateforme de streaming (ici, Netflix) et apporte des retouches à un script de science-fiction jouant sur les peurs actuelles liées à l'AI... et recyclant énormément d'autres idées et œuvres du genre, de Titanfall à Asimov, en passant par Detroit Being Human et à peu près tout ce qui s'est fait dans le genre des méchas et des intelligences artificielles menaçantes.

Sans surprise, le résultat est, au mieux, médiocre.

C'est ultra-dérivatif, ultra-générique, Simu Liu n'est pas mauvais (mais paraît tout de même une erreur de casting), Jennifer Lopez est souvent bien trop intense et premier degré par rapport au reste de la distribution, les grosses ficelles narratives sont toutes télégraphiées, il n'y a pas la moindre surprise, pas la moindre identité musicale ou visuelle, bref, c'est un blockbuster Netflix, vite produit, vite vu, vite oublié, mais qui divertit pendant 110 minutes.

Un petit 2.5/6

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Critique éclair #030 - Joseph, le roi des rêves (2000)

Publié le 21 Juin 2024 par Lurdo dans Cinéma, Animation, Aventure, Religion, Critiques éclair, Jeunesse, Fantastique, USA, Review, Dreamworks, Musique, Drame

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Joseph, le roi des rêves (Joseph : King of Dreams - 2000) :

Le destin de Joseph (Ben Affleck), fils privilégié et insouciant de Jacob (Richard Herd), vendu à des marchands d'esclaves par ses demi-frères jaloux, et qui, grâce à ses dons de clairvoyance et ses rêves prémonitoires, devient le conseiller du Pharaon (Richard McGonagle) et le guide du peuple égyptien dont il était l'esclave.

Une suite direct-to-video du Prince d'Égypte (en réalité, c'est presque plutôt une préquelle, puisque ça se passe bien avant) qui, malgré bien des éléments trahissant son statut de DTV au budget moindre (les chansons et le score sont oubliables ; l'animation est très inégale avec des traits sommaires ici ou là ; certains choix artistiques sont intéressants mais oubliés en cours de route - les rêves tour à tour en 3D ou en imitation Van Gogh : pourquoi ? ; le doublage d'Affleck est lui aussi inégal), s'avère ambitieux et probablement plus agréable à suivre que l'original, du moins en ce qui me concerne.

Le récit est plus simple et donc plus efficace, le film est moins long (et il y a donc moins de chansons imbuvables), et le tout est nettement moins manichéen que Prince of Egypt, ce qui n'est pas pour me déplaire.

Une relativement bonne surprise, toutes proportions gardées.

3.5/6 

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Critique éclair #029 - Le Ministère de la sale guerre (2024)

Publié le 19 Juin 2024 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Guerre, Histoire, Critiques éclair, Action, Review, USA, UK

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

The Ministry of Ungentlemanly Warfare (2024) :

Pour empêcher les Nazis de ravitailler leurs U-Boats dans l'Atlantique, Churchill (Rory Kinnear) décide de lancer l'opération Postmaster, une opération ayant pour but de saboter un navire amarré sur l'île de Fernando Po. Pour ce faire, les Britanniques dépêchent deux agents, Marjorie Stewart (Eiza González) et Mr Heron (Babs Olusanmokun), ainsi qu'un commando clandestin de soldats aguerris et controversés, composé de March-Phillipps (Henry Cavill), Lassen (Alan Ritchson), Alvarez (Henry Golding), Appleyard (Alex Pettyfer) et Hayes (Hero Fiennes-Tiffin). Face à eux, toute une garnison de Nazis, et le malveillant Heinrich Luhr (Til Schweiger)...

Un film de guerre goguenard signé Guy Ritchie, qui a décidé ici d'adapter à sa sauce une histoire vraie pour en faire un film à l'ancienne, avec une musique lorgnant fortement sur du Ennio Morricone, une troupe d'acteurs qui s'amusent à prendre des accents improbables, un casting color-blind... et c'est à peu près tout.

Je dois bien avouer que je suis resté sur ma faim : quelque chose ne fonctionne pas totalement dans cette troupe de personnages sous-développés, de méchants nazis très méchants, d'espions nonchalants, etc. Peut-être est-ce dû aux allers-et-retours entre le lieu de l'action, et les bureaux de Churchill et compagnie, qui empêchent le film de créer une dynamique et de décoller. Peut-être est-ce dû aux grosses scènes d'action, toutes filmées de nuit et jamais suffisamment spectaculaires. Peut-être est-ce l'absence du style et de l'énergie habituels de Ritchie, qui semble coincé aux entournures par le matériau de base. Peut-être est-ce au contraire parce que les personnages sont trop nonchalants, et jamais en réel péril.

Je ne sais pas trop, en fait. Ungentlemanly Warfare, c'est un peu Inglorious Basterds sans le fun, sans l'énergie, et sans les moments mémorables. Dommage.

Un petit 3/6 (pour Cavill, qui porte très bien la moustache et la barbe) 

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Critique éclair #028 - Sorry to Bother You (2018)

Publié le 17 Juin 2024 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Fantastique, Science Fiction, Cinéma

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Sorry to Bother You (2018) :

Cash Green (LaKeith Stanfield), un glandeur un peu paumé vivant à Oakland, a besoin d'argent. Il découvre alors rapidement qu'en adoptant une voix de Blanc (David Cross), toutes les portes s'ouvrent à lui dans le monde du télémarketing. Gravissant très rapidement les échelons de l'entreprise RegalView, Cash se trouve en opposition avec sa petite-amie, artiste engagée (Tessa Thompson), et découvre ce qui se trame réellement à l'étage du dessus, à l'accès réservé aux plus gros vendeurs...

Premier film de Boots Riley, qui écrit et réalise, ce Sorry to Bother You est assez intéressant à voir juste après The American Society of Magical Negroes, tant sur le papier, on peut y trouver des points communs - une comédie satirique se moquant de la société américaine, de son rapport au racisme et au peuple afroaméricain, un premier film ambitieux et socialement engagé, un mélange des genres... - alors que dans la forme, les deux projets sont assez différents.

STBY est en effet bien plus travaillé et absurde que l'autre métrage, mais aussi bien plus bordélique que l'American Society..., qui finissait par être très calibré.

Ici, on passe d'une première partie assez satirique (durant laquelle le slacker noir doit se rendre "présentable" aux yeux des blancs en adoptant une voix de blanc pour connaître la réussite, mais finit par se faire happer par le système) à quelque chose de bien plus déjanté et improbable avec une lutte syndicale qui dégénère, une histoire de chevaux-garoux, l'exploitation de la classe prolétarienne par le grand capital cocaïné, et tout et tout.

C'est plus ambitieux formellement, avec de jolies transitions et des moments assez inventifs, mais cette ambition finit aussi par donner l'impression d'un film qui s'éparpille un peu, et qui privilégie aussi fréquemment les idées saugrenues et amusantes au sens ou à la structure.

Plutôt sympa à suivre, mais un poil trop long, décousu et chaotique.

3.25/6 

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Critique éclair #027 - The American Society of Magical Negroes (2024)

Publié le 14 Juin 2024 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, USA, Review, Romance

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The American Society of Magical Negroes (2024) :

Artiste un peu paumé, Aren (Justice Smith) est recruté par Roger (David Alan Grier) pour devenir membre de la Society of Magical Negroes, une organisation magique afroaméricaine dont le but premier est d'assurer le bien-être des Blancs et de les aider à trouver le bonheur... pour éviter qu'ils ne répercutent leur malheur sur les Afroaméricains. Mais dès sa première mission - aider Jason (Drew Tarver) à trouver le bonheur professionnel et amoureux -, Aren se trouve face à un dilemme, lorsqu'il tombe amoureux de Lizzie (An-Li Bogan), la collègue de travail de Jason, à qui elle est destinée...

Une comédie satirique américaine (forcément) écrite et réalisée par un ancien d'une émission satirique façon Daily Show... et ça se sent, puisque le film ressemble fortement à un postulat de sketch façon Key & Peele, étiré sur une centaine de minutes, avec ce que ça implique de résultats inégaux.

Forcément, lorsque l'on base tout un film sur des clichés scénaristiques dont on se moque (le magical negro, la petite amie qui soutient le héros, etc), il est préférable de proposer une satire mordante et aboutie, ce qui n'est pas vraiment le cas ici, puisque le métrage bascule rapidement dans une comédie romantique tout ce qu'il y a de plus banale et calibrée, avec les clichés inhérents à ce genre.

Le contraste est ainsi assez rude entre cette romance assez classique (elle fonctionne bien, cela dit, les deux acteurs sont sympathiques, et An-Li Bogan est charmante), et tout le propos racial du film, assez agressif et surligné, qui présente la vie des Afroaméricains comme une lutte constante, un martyre permanent qui oblige tous les Noirs à vivre constamment dans la peur, dans le mensonge, dans l'oppression, etc.

Loin de moi l'idée de minimiser l'expérience des Noirs américains, mais la manière maladroite dont le film s'y prend ici, en réduisant le racisme et la lutte afroaméricaine à des postulats de sketches et à une vision très américano-américaine du problème (on sent que le réalisateur-scénariste ne prend pas totalement au sérieux l'univers de son film, mais que le propos sur la condition misérable du peuple noir américain, lui, est très sérieux), n'aide pas à éviter que le message paraisse trop caricatural, voire geignard.

Et combiner tout cela à une romcom basique qui évoque toutes les autres romcoms au postulat similaire, façon "ange gardien/Cupidon qui tombe amoureux de la promise de celui qu'il doit aider à trouver l'âme sœur" ne fait que diluer un peu plus l'efficacité du tout.

Au final, malgré son titre provocant et son postulat osé, le film est assez inoffensif et gentillet, avec une conclusion assez plate et bavarde, qui n'a jamais l'impact qu'elle voudrait avoir. Ponctuellement, c'est amusant, mais globalement, c'est trop approximatif pour convaincre qui que ce soit.

2.5/6

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Critique éclair #026 - Road House (2024)

Publié le 12 Juin 2024 par Lurdo dans Action, Thriller, Romance, USA, Review, Cinéma, Critiques éclair, Amazon

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Road House (2024) :

Ancien combattant de l'UFC devenu célèbre pour avoir tué un adversaire dans un accès de rage, Dalton (Jake Gyllenhaal) accepte un poste de videur/responsable de la sécurité dans un bar-restaurant de Floride menacé par les hommes de mains de Ben Brandt (Billy Magnussen), un homme d'affaires local. Rapidement, il impose là sa marque, jusqu'à ce que Brandt fasse appel à Knox (Conor McGregor), un psychopathe imprévisible, pour se débarrasser de Dalton...

Un remake du Road House de 89, avec Patrick Swayze (film étrangement devenu culte outre-atlantique au fil des rediffusions), ce Road House 2024 a été confié à Doug Liman, et propose un Jake Gyllenhaal goguenard et passif dans le rôle principal.

Une combinaison un peu improbable, qui ne fonctionne pas réellement, malgré les efforts évidents de l'acteur pour se mettre dans une forme exemplaire.

Entre l'action inutilement renforcée au numérique (Liman a toujours bien aimé expérimenter avec la caméra, mais ici, c'est superflu), les personnages à l'épaisseur de papier-cigarette (on est dans un actioner basique des 80s, après tout), Gyllenhaal qui est en mode animal meurtri qui cache sa souffrance derrière un demi-sourire de façade, sa romance glaciale avec Daniela Melchior, le côté méta forcé avec la gamine précoce qui explique les ressemblances du script avec celui d'un western, et le grand final pétéradant over-ze-top, on se retrouve avec un film qui semble parfois aller à contre-courant de son scénario, ce qui fait que la mayonnaise ne prend pas vraiment.

Il y a bien Conor McGregor qui roule des mécaniques en méchant de cartoon déjanté (mais même là, on a l'impression d'une direction d'acteurs absente et d'un McGregor en roue libre), et qui s'avère un antagoniste amusant et menaçant... mais ça s'arrête là. 

Ça aurait peut-être mérité un réalisateur plus décomplexé, comme un Bay.

2.25/6 

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Critique éclair #025 - The Fall Guy (2024)

Publié le 10 Juin 2024 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Thriller, Policier, Review, Comédie, Romance, USA

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The Fall Guy (2024) :

Après un grave accident qui l'a laissé sur le carreau et a mis un terme à sa relation avec Jody (Emily Blunt), camérawoman, Colt Seavers (Ryan Gosling), cascadeur hollywoodien, est rappelé sur le tournage du premier long-métrage réalisé par Jody, une superproduction épique où il doit doubler Tom Ryder (Aaron Taylor-Johnson). Mais rapidement, Gail (Hannah Waddingham), la productrice, lui apprend que Tom a disparu...

La série L'homme qui tombe à pic était une de ces séries des années 80 fonctionnant sur un schéma bien établi : Colt Seavers (Lee Majors), cascadeur hollywoodien et chasseur de primes à ses heures perdues, utilise son savoir-faire et son côté casse-cou pour mener l'enquête et arrêter les méchants, avec l'aide de son cousin Howie (Douglas Barr), apprenti cascadeur et de la séduisante cascadeuse Jody (Heather Thomas). Rien d'exceptionnel, mais un divertissement typique de son époque, porté par le bagoût de Lee Majors, le générique mémorable, le sex appeal de Heather Thomas, et l'ambiance générale assez décontractée.

De tout cela, The Fall Guy, adaptation très libre signée David Leitch, ne garde que les noms des personnages, une pseudo-enquête, et le milieu des cascadeurs - qui parle à Leitch, forcément, lui-même étant ancien cascadeur. Ce qui a ses avantages, mais aussi ses inconvénients. 

The Fall Guy est en effet une comédie romantique mâtinée d'action et de thriller, dans le milieu du cinéma, et tout repose ici sur l'alchimie entre les deux acteurs principaux. Pas trop de problèmes à ce niveau, je dois dire, même si Ryan Gosling est ici un peu trop propre sur lui et n'a pas assez de bagoût à mon goût. Et les scènes d'action, souvent tournées en réel (et pas en numérique) avec des cascadeurs, sont spectaculaires.

Là où ça a coincé un peu plus pour moi, c'est au niveau de l'équilibre entre les diverses parties du film. Ce n'est une surprise pour personne, mais Leitch, s'il est très fort au niveau de l'action, a aussi des difficultés à ne pas trop en faire à tous les niveaux : Atomic Blonde était ultra-stylisé et se prenait très au sérieux, en plus de souffrir d'un rythme inégal ; Deadpool 2 était sympathique mais assez bordélique et un peu trop long, du bigger louder à la limite de l'overdose ; Hobbs & Shaw était boursouflé et avait facilement 15 minutes de trop ; Bullet Train durait bien trop longtemps pour ce qu'il racontait, et partait dans du grand n'importe quoi...

Donc ici, on se retrouve avec une rom-com de 2h10, ce qui est forcément... trop. C'est trop long, c'est trop répétitif au niveau de la romance, c'est trop excentrique par moments (la scène du night club et des licornes n'auraient pas dépareillé dans un Deadpool), c'est trop basique au niveau scénaristique, c'est trop appuyé au niveau musical (le thème principal du film est I was made for loving you de KISS, ressorti tout au long du film, en boucle, sous forme de reprises, d'instrumentaux, de version orchestrale, mélancolique, etc - au bout de deux heures, je n'en pouvais plus) et au niveau des clins d'œil (le thème de Miami Vice, le bruitage de L'homme qui valait 3 milliards), c'est parfois trop caricatural (Hannah Waddingham semble tout droit sortie d'une sitcom), bref, c'est trop éloigné du pitch de base pour convaincre. Du moins, en ce qui me concerne, puisque la critique américaine semble avoir adoré (le film a fait un four au box-office, cela dit).

Et puis honnêtement, la reprise/réinvention miteuse du thème musical de la série dans le générique de fin, assortie d'un caméo naze et non-sensique de Lee Majors et Heather Thomas en post-crédits m'a laissé un goût amer dans la bouche.

2.5/6 

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Blog Update ! - Mai 2024

Publié le 1 Juin 2024 par Lurdo dans Cinéma, Télévision, Les bilans de Lurdo, Update, Critiques éclair, Review, Walpurgis

Un mois de mai qui a vu l'audience du blog des Téléphages Anonymes s'écrouler littéralement du jour au lendemain fin avril, et ne jamais s'en relever... mais bon, on continue bon gré mal gré, le temps qu'OverBlog trouve la raison de ce problème indépendant de notre volonté.

Critique éclair #008 - SEMAINE WALPURGIS - Ma belle-mère est une sorcière (1989) - 1.5/6

Critique éclair #009 - SEMAINE WALPURGIS - Destroy All Neighbors (2024) - 2/6

Critique éclair #010 - SEMAINE WALPURGIS - Freeze (2022) - 2/6

Critique éclair #011 - SEMAINE WALPURGIS - Sang plomb (2007) - 1.5/6

Critique éclair #012 - SEMAINE WALPURGIS - The Piper (2023) - 3.75/6

Critique éclair #013 - Nicky Larson (2024) - 4.25/6

Critique éclair #014 - Relax, je viens du futur (2023) - 3.5/6

Critique éclair #015 - Justice League : Crisis on Infinite Earths, part 2 (2024) - 2.25/6

Critique éclair #016 - Unfrosted : L'épopée de la Pop-Tart (2024) - 3.75/6

Critique éclair #017 - La Légende des super-héros (2022) - 3.75/6

Critique éclair #018 - Ricky Stanicky (2024) - 2/6

Critique éclair #019 - Self Reliance (2024) - 3.75/6

Critique éclair #020 - Joy Ride (2023) - 3.5/6

Critique éclair #021 - Le Prince d'Égypte (1998) - 3.25/6

Critique éclair #022 - Godzilla x Kong : Le nouvel empire (2024) - 2.5/6

Critique éclair #023 - La Petite Nemo et le Monde des rêves (2022) - 4/6

Critique éclair #024 - Civil War (2024) - 3.25/6

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# Film(s) du mois : 

Ce mois-ci, mention spéciale à l'inattendu Nicky Larson de Netflix, une adaptation japonaise fidèle au manga et à l'anime, et plutôt drôle et réussie ; The Piper, un film d'horreur porté par la bande originale de Christopher Young ; et Slumberland, une comédie fantastique onirique plein d'imagination, à nouveau produite par Netflix, et réalisée par Francis Lawrence.

 

# Flop(s) du mois : 

Malheureusement, pas mal de ratages dans la semaine Walpurgis consacrée à l'horreur et au fantastique, avec notamment l'amateur Sang plomb, et le guère meilleur Ma belle-mère est une sorcière ; en dehors de ça, Ricky Stanicky se vautre aussi joyeusement, malgré les efforts de John Cena dans le rôle titre de cette comédie d'un frère Farrelly qui semble tout droit sortie des années 90.

Et puis Godzilla x Kong, pour un Monsterverse de moins en moins convaincant.  

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# Petit écran :

Deux séries passées en revue durant la Semaine Walpurgis : la quatrième saison de Creepshow, toujours aussi cheap et approximative, et la seconde et ultime saison de Shining Vale, une saison brouillonne lorgnant sur Rosemary's Baby, et dont on se demande si les scénaristes n'en ont pas appris l'annulation à mi-parcours.

À part ça, nous avons passé en revue la fin de saison 2 de Quantum Leap, série depuis annulée, et qui aura très clairement scellé son sort en misant tout sur le shipping, notamment d'un couple principal rejeté par la fanbase. La saison 2 d'Invincible, égale à elle-même, et donc pas forcément très intéressante pour moi qui ai lu les comics. La suite et fin de la saison 1 de X-Men '97, sympathique et ambitieuse, mais pas forcément au niveau du classique instantané que beaucoup de spectateurs et critiques US y voient.

Et la première moitié de la saison 14 de Doctor Who, repassée aux mains de Davies, et qui retrouve là son style plus léger et bordélique, ainsi que ses épisodes et son intrigue de fond plus efficaces que sous Chibnall.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

Dès demain, on entame une semaine consacrée aux Séries, histoire de rattraper un peu de mon retard sur les programmes les plus récents, avec Girls5Eva, Velma, Star Trek Discovery, Carnival Row... et puis, jusqu'à début jiullet, un programme plus normal, avec nouveautés cinéma et quelques bilans télévisuels.

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Dans l'intervalle, toutes les mises à jour du blog sont disponibles sur la page Updates, et la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog est accessible dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Critique éclair #024 - Civil War (2024)

Publié le 31 Mai 2024 par Lurdo dans Cinéma, Thriller, Drame, Critiques éclair, Guerre, USA, Review, Science Fiction

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Civil War (2024) :

Alors que les États-Unis sont en pleine guerre civile opposant de multiples factions indépendantes, un quatuor de reporters de guerre - Lee (Kristen Dunst), désabusée et insensibilisée, Joel (Wagner Moura), son compère accro à l'adrénaline, Sammy (Stephen McKinley Henderson), un journaliste vétéran et vieillissant, et Jessie (Cailee Spaeny), apprentie photographe de guerre, encore naïve et fascinée par ce métier - traverse le pays en voiture pour rejoindre Washington et espérer interviewer le Président (Nick Offerman)...

Énorme carton critique, ce Civil War d'Alex Garland (Ex Machina, Annihilation, 28 jours plus tard, etc) ment un peu sur la marchandise : la Guerre civile promise par le titre n'est en fait qu'une toile de fond à un road movie sur le journalisme (de guerre), l'éthique, et l'empathie, au travers des quatre personnages principaux et de leurs rapports à leur métier, le tout avec une illustration musicale éclectique (c'est très film indépendant, en somme, d'où la distribution par A24 et l'accueil critique).

Et une fois qu'on a pris ça en compte, force est de reconnaître que le tout est très compétent... mais c'est aussi un peu superficiel. Pas tant sur le front du worldbuilding (certes, il n'y a que peu d'explications sur le pourquoi et le comment de cette guerre civile, sur les parties prenantes, etc... mais honnêtement, ce n'est pas le sujet du film, et ce n'est pas ce qui intéresse Garland), que sur celui des thématiques et du message, assez vagues, basiques et classiques.

Histoire de justifier l'affiche (et son gros "À VOIR EN IMAX"), Garland rajoute bien une petite dose d'action dans la dernière ligne droite de son métrage, mais cela ne fait qu'amener à une conclusion malheureusement prévisible au possible, dans laquelle SPOILER la reporter blasée retrouve un peu d'humanité et se sacrifie pour sauver la newbie, qui, à l'opposé, a pour premier réflexe de photographier la mort de sa collègue. Voilà voilà.

Je ne sais pas si c'est ce côté finalement assez simpliste du métier de photographe de guerre, ou plus simplement le cadre provocateur (et un peu cynique) renvoyant directement à l'actualité qui sont responsables du succès critique auprès des médias, mais j'avoue être resté un peu sur ma fin... comme souvent avec les films signés Garland. Après, ça reste techniquement maîtrisé et efficace.

3.25/6

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Critique éclair #023 - La Petite Nemo et le Monde des rêves (2022)

Publié le 29 Mai 2024 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Fantastique, Jeunesse, Netflix, USA, Review, Aventure

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La Petite Nemo et le Monde des rêves (Slumberland - 2022) :

À la mort de son père (Kyle Chandler), la petite Nemo (Marlow Barkley) est confiée à son oncle distant, Philip (Chris O'Dowd), et se réfugie dans le monde des rêves pour échapper à une réalité déprimante. Là, elle rencontre Flip (Jason Momoa), l'ami imaginaire de son père, qui lui explique qu'à l'aide d'une carte magique de Slumberland, ils pourraient retrouver des perles magiques capables d'exauceer tous les vœux... notamment celui de Nemo, qui veut simplement revoir son père.

Théoriquement une "adaptation" Netflix des bandes dessinées de Winsor McCay, ce long-métrage réalisé par Francis Lawrence et écrit par les scénaristes d'Une nuit au musée 3 s'inspire seulement très librement de l'œuvre originale, et c'est probablement la raison pour laquelle il a été très fraîchement accueilli par une critique anglo-saxonne assez cynique et cassante : pas assez fidèle, pas assez onirique et excentrique, trop linéaire...

Pourtant, j'ai trouvé que ce Slumberland était un divertissement familial tout à fait respectable, conjuguant effets spéciaux réussis (Pig est adorable, les décors et paysages sont superbes), héroïne très attachante, Momoa qui cabotine en mode Johnny Depp, propos sur le deuil et la solitude, péripéties bigarrées et inventives, etc.

Ce n'est pas parfait, certains moments font presque Jean-Pierre Jeunet, visuellement parlant, mais ça mérite mieux, à mon avis, que l'hostilité et le mépris reçus des critiques.

4/6

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Critique éclair #022 - Godzilla x Kong : Le nouvel empire (2024)

Publié le 27 Mai 2024 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Science Fiction, Monsterverse, USA, Review, Action, Aventure, Comédie, Drame

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Godzilla x Kong - The New Empire (2024) :

Se sentant seul en Terre creuse, Kong finit par se découvrir des semblables : un peuple de singes géants réduits en esclavage par le maléfique Scar King, qui les exploite en contrôlant un Titan de glace, Shimo. Mais cette découverte amène aussi Godzilla, à la surface de la Terre, à se préparer au combat contre Shimo, et une équipe de Monarch (Rebecca Hall, Dan Stevens, Brian Tyree Henry...) à partir pour la Terre creuse, afin d'analyser un signal mystérieux...

Comme en atteste ma critique de l'épisode précédent (Godzilla vs Kong), publiée en ces pages, je n'avais vraiment pas accroché au Monsterverse version Adam Wingard : un Monsterverse aux éclairages néons, à la musique synth-wave, aux effets numériques très inégaux, aux créatures trop humanisées, aux grosses ficelles narratives, bref, un Monsterverse caricatural avec lequel j'avais eu beaucoup de mal.

Pour cette suite... c'est la même chose, en fait. Tous les défauts du film sont toujours présents (voire même parfois pires, avec Godzilla et Kong qui font littéralement du catch sur les grandes pyramides), ce que l'on a à l'écran a de moins en moins de poids, la mythologie est de plus en plus bordélique et embourbée, le personnage conspirationniste de Brian Tyree Henry est toujours à baffer, le côté Planète des Singes est un peu hors-sujet, Godzilla fait vraiment pièce rapportée durant la majeure partie du film... mais bizarrement, j'ai un peu plus apprécié que le précédent opus.

Peut-être parce que la sous-intrigue humaine est moins envahissante et sa distribution plus attachante (Dan Stevens is Ace Ventura), ce qui laisse plus de place aux animateurs pour donner vie à Kong et autres monstres, et donne au tout un côté film d'animation et d'aventures pas désagréable. Ou peut-être est-ce simplement que j'ai fait mon deuil de la franchise, qui peine toujours autant à articuler ses récits autour de ses monstres et de ses humains. 

Après, il y a du mieux, mais ça reste en dessous de la moyenne.

2.5/6

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Critique éclair #021 - Le Prince d'Égypte (1998)

Publié le 24 Mai 2024 par Lurdo dans Cinéma, Animation, Critiques éclair, Fantastique, Religion, USA, Review, Dreamworks, Musique, Drame

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Le Prince d'Égypte (1998) :

L'histoire de Moïse (Val Kilmer), fils d'esclave hébreu adopté par la famille du Pharaon (Patrick Stewart), et qui, à l'âge adulte, découvre ses véritables origines et se rebelle contre Ramses (Ralph Fiennes), son frère adoptif et le nouveau Pharaon d'Égypte...

L'un des meilleurs films d'animation de tous les temps, selon la critique américaine, et l'un des rares Dreamworks à m'avoir échappé jusqu'à présent, Le Prince d'Égypte est le bébé de Jeffrey Katzenberg, qui, après avoir proposé le projet pendant des années à Disney, à fini par le mettre en chantier lui-même lorsqu'il a créé Dreamworks avec Steven Spielberg et David Geffen.

Pas forcément surprenant, donc, de voir l'Exode mise ici en images de manière très premier degré et manichéenne, comme si la production voulait nous faire un Liste de Schindler-bis pour les enfants, à grand renfort d'esclaves juifs martyrisés par les Égyptiens, et de Peuple élu, etc.

Je ne vais pas mentir, j'ai eu du mal avec ce Prince of Egypt, chaque point positif étant, pour moi, contrebalancé par un point négatif.

L'animation est plutôt jolie et maîtrisée - mais le style graphique m'a fortement déplu ; le score de Zimmer (et de ses sbires de Media Ventures) n'est pas désagréable, mais j'ai trouvé presque toutes les chansons insipides et déconnectées (surtout au niveau des paroles), et fréquemment, on retombe dans les samples orchestraux synthétiques utilisés à l'époque par Zimmer & co, ce qui est on ne peut plus anachronique et désagréable ; le doublage est compétent, sauf quand certaines voix immédiatement identifiables s'invitent (Goldblum), ou que certaines chansons demandent que les acteurs s'improvisent chanteurs ; et puis il y a ce récit mythique à la main très lourde et au ton ultra-sérieux et dramatique, qui contraste violemment avec la bouffonnerie des prêtres égyptiens, très Disney.

Bref, je comprends que le film ait vraiment fonctionné, notamment outre-atlantique, et que, nostalgie aidant, le tout soit auréolé d'une réputation largement disproportionnée, mais globalement, je suis resté de marbre devant la proposition de ce long-métrage.

3 + 0.25 pour le travail d'animation et de mélange 2D/3D = 3.25/6 

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Critique éclair #020 - Joy Ride (2023)

Publié le 22 Mai 2024 par Lurdo dans Comédie, Chine, Cinéma, Critiques éclair, USA, Review

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Joy Ride (2023) :

Audrey (Ashley Park), une jeune avocate ambitieuse d'origine chinoise, adoptée par des parents caucasiens, est proche de sa meilleure amie Lolo (Sherry Cola), artiste glandeuse et provocatrice. Lorsqu'Audrey est envoyée en Chine par son cabinet pour y conclure un contrat, elle emmène Lolo en tant que traductrice, ainsi que Deadeye (Sabrina Wu), la cousine étrange de cette dernière, et sur place, les trois femmes retrouvent Kat (Stephanie Hsu), une actrice chinoise populaire, ancienne colocataire d'Audrey à la fac. Ensemble, les quatre amies vont renouer avec les traditions de leurs ancètres, et s'avouer leurs quatre vérités...

Une comédie féminine écrite et réalisée par des Asio-américaines (scénaristes sur des séries animées de Seth MacFarlane et sur la sitcom d'Awkwafina) et produite par Seth Rogen et Evan Goldberg, ça ne pouvait décemment pas faire dans la finesse et la légèreté.

On se retrouve donc ici avec un résultat qui lorgne fortement sur un croisement de Bridesmaids et de Crazy Rich Asians, soit un road trip bien trashouille et graveleux, agrémenté d'un propos sur la recherche de ses origines, sur le fait de renouer avec ses traditions, et sur le choc des cultures séparant les Chinois et Sinoaméricains.

Ça se regarde plutôt bien, c'est dynamique, les actrices sont sympathiques et s'amusent bien, mais c'est aussi particulièrement formaté (le schéma habituel des films de ce type est appliqué ici à la lettre, avec la dispute, la prise de conscience, la réconciliation, etc), et honnêtement, ça tape un peu trop souvent en dessous de la ceinture pour me plaire totalement.

3.5/6 

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Critique éclair #019 - Self Reliance (2024)

Publié le 20 Mai 2024 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Romance, USA, Review, Thriller, Hulu

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Self Reliance (2024) : 

Tommy (Jake Johnson), quadragénaire paumé de LA, reçoit une invitation improbable à participer à un jeu unique : s'il parvient à survivre pendant 30 jours à des chasseurs qui n'ont pas le droit de s'en prendre à lui s'il n'est pas seul, il gagnera un million de dollars. Sans hésiter, Tommy accepte, et il doit désormais trouver un compagnon d'infortune pour parvenir au bout du jeu...

Une comédie absurde produite par Lonely Island, diffusée sur Hulu, et écrite/réalisée/interprétée par Jake Johnson, qui prend un postulat façon Squid Game ("vous êtes au fond du trou, vous n'avez plus rien à perdre, voulez-vous participer à un jeu potentiellement fatal mais qui pourrait vous rendre riche ?") et The Game (1997) pour en faire un semi-thriller/semi-comédie romantique pas désagréable du tout, à la distribution plutôt sympathique, notamment dans les seconds rôles (Biff Wiff est particulièrement attachant), et qui parle de solitude, de besoin de compagnie humaine, de développement personnel, de routine quotidienne insupportable, etc (on sent bien que le tout a été écrit pendant le confinement).

Rien d'exceptionnel au programme, mais pour un premier film, c'est suffisamment bien rythmé et tenu pour qu'on ne s'ennuie pas.

3.75/6

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Critique éclair #018 - Ricky Stanicky (2024)

Publié le 17 Mai 2024 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Amazon, Review, USA

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Ricky Stanicky (2024) :

Depuis leur plus tendre enfance, Dean (Zac Efron), JT (Andrew Santino) et Wes (Jermaine Fowler) font porter le chapeau de tous leurs mensonges et de toutes leurs bétises à Ricky Stanicky, un ami imaginaire. Jusqu'au jour où, adultes, il leur faut trouver un véritable Ricky Stanicky pour apaiser les suspicions de leurs proches : ils se rabattent sur Rock Hard Rod (John Cena), acteur au rabais et imitateur dans un club miteux, pour tenir ce rôle. Mais le faux Ricky Stanicky, à fond dans son personnage, devient bien vite gênant pour les trois amis...

Peter Farrelly aux commandes de ce film à la forme assez typique des œuvres de l'âge d'or du bonhomme (et de son frère) : de l'humour très graveleux, un peu de slapstick, mais avec un message et un fond positif (pour ne pas dire une leçon de vie) qui se révèle à la fin. On pourrait même imaginer ce Ricky Stanicky tourné dans les années 90, avec Jim Carrey dans le rôle tenu ici par John Cena (un John Cena excellent, qui se donne complètement à son personnage déglingué). 

Malheureusement, ça ne suffit pas. Scénario écrit par six personnes, distribution quelconque (le film, supposé se tenir aux USA, a été tourné en Australie, et l'accent australien de certains acteurs ressurgit çà et là), interprètes sous-exploités (William H. Macy), rythme faiblard (le film dure près de deux heures), personnages assez antipathiques (sauf Cena, toujours sympathique), ton immature assez daté, métaphore religieuse jamais développée : Ricky Stanicky tombe quasi-systématiquement à plat, malgré les efforts des uns et des autres, et ne fonctionne donc jamais vraiment.

Peut-être si le film était sorti à une autre époque...

2/6

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Critique éclair #017 - La Légende des super-héros (2022)

Publié le 15 Mai 2024 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Critiques éclair, USA, Review, Science Fiction, Drame

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La Légende des super-héros (The Hyperions - 2022) :

Au début des années 60, après avoir inventé le badge Titan conférant à son porteur un super-pouvoir unique, le Professeur Mandulbaum (Cary Elwes) a créé les Hyperions, une équipe de trois jeunes super-héros porteurs du badge. Près de 20 ans plus tard, l'équipe a été dissoute, remplacée par une génération plus jeune, et Ansel (Alphonso McAuley) et Vista (Penelope Mitchell), deux des Hyperions originaux, prennent en otage une poignée de visiteurs du Musée Hyperion, avec pour but de remettre la main sur leurs badges d'antan...

Un titre français naze au possible pour une comédie indépendante à petit budget, récupérée et distribuée outre-atlantique par The Daily Wire (un site conservateur américain), et qui est pourtant bourrée d'idées et d'originalité, depuis son cadre années 60 et 70 jusqu'à son rendu à l'écran (avec des séquences animées typiques de l'époque), en passant par l'interprétation décalée de Cary Elwes et la musique rétro.

Et je dois dire que, malgré les limites évidentes du projet, j'ai plutôt adhéré à cette proposition old school, qui prend le prétexte d'un film de super-héros pour proposer une histoire de famille décomposée qui apprend à se réconcilier.

Ça ne plaira clairement pas à tout le monde (il n'y a qu'à voir les critiques imdb des fans du Daily Wire qui ont détesté - pas assez d'action, pas assez d'humour, blablabla), mais pour peu qu'on sache à quoi s'attendre, ça fonctionne.

3.75/6 

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