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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1326 : Un Dîner de folie (2020)

Publié le 26 Novembre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Thanksgiving, USA, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Un Dîner de folie (Friendsgiving / Dinner with Friends - 2020) :

Abby (Kat Dennings), jeune lesbienne cynique, espère passer un Thanksgiving décontracté avec sa meilleure amie Molly (Malin Akerman). Mais celle-ci, récemment séparée et mère d'un jeune enfant, est déjà en couple, avec un séduisant anglais philanthrope et musclé, Jeff (Jack Donnelly), et ce repas de Thanksgiving se transforme bientôt en Friendsgiving, lorsque tout l'entourage d'Abby et Molly se joint à la fête : Helen (Jane Seymour), la mère délurée de Molly ; Gunnar (Ryan Hansen), son ex acteur ; Rick (Andrew Santino) et sa compagne Brianne (Christine Taylor), botoxée au point de ne plus avoir la moindre expression ; Lauren (Aisha Tyler) et sa famille ; Claire (Chelsea Peretti), devenue shaman ; et de multiples inconnus, invités par les uns et par les autres...

C'est Thanksgiving aux USA, et donc, naturellement, passons une comédie de Thanksgiving en revue (produite par Ben Stiller et avec son ex-femme dans un rôle secondaire), avec ici une simili-famille recomposée assez chaotique et bordélique, centrée autour de Malin Akerman. Un film plutôt sympathique à regarder, à vrai dire, pour peu qu'on ne soit pas allergique au numéro habituel de Kat Dennings, en mode "amère, sarcastique et geignarde", un mode désormais bien rodé, mais qui frôle fréquemment le pilotage automatique.

Les autres personnages sont amusants et assurent le spectacle, même si certains d'entre eux passent un peu à la trappe (Rick et Brianne ne servent pas à grand chose dans l'histoire ; Chelsea Peretti est sous-exploitée), et de manière générale, l'écriture et la réalisation sont relativement efficaces, surtout pour une première réalisation.

Après... si le portrait de cette amitié féminine indéfectible est tout à fait regardable, ça ne casse pas pour autant trois pattes à un canard boiteux, et ça ne reste pas forcément dans les mémoires. Mais pour une comédie de Thanksgiving, ça fait l'affaire.

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1325 : Legacy of Lies (2020)

Publié le 25 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Thriller, USA, Ukraine, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Legacy of Lies (2020) :

Douze ans après l'échec d'une mission en Ukraine et la mort de sa compagne, Martin Baxter (Scott Adkins), du MI6, sert désormais de videur dans une boîte de nuit londonienne, et élève seul sa fille Lisa (Honor Kneafsey). Jusqu'à ce que Sacha (Yuliia Sobol), une journaliste dont le père a trouvé la mort lors de l'échec de Baxter, ressurgisse dans la vie de ce dernier : aussitôt, le duo devient la cible de multiples agences de renseignements, et lorsque Lisa est kidnappée par les Russes, Baxter doit reprendre du service...

Un thriller d'action politique co-produit par l'Ukraine, et qui dépeint la Russie comme les grands méchants manipulateurs de cette histoire, de manière assez actuelle, puisqu'on parle ici de Novichok, d'empoisonnements, de méthodes soviétiques, etc.

De quoi permettre à Scott Adkins de jouer un peu dans un autre registre, celui de l'ex-espion torturé, à la dérive, hanté par le souvenir fantomatique de sa compagne... mais bon, l'intérêt s'arrête plus ou moins là, en fait : le film est regardable sans être passionnant, il s'essouffle progressivement, manquant un peu d'arts martiaux et de dynamisme, et le tout joue trop la carte des manipulations de barbouzes pour vraiment rester intéressant.

La fin en suspens n'est pas désagréable, cela dit.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1324 : Le seul et unique Ivan (2020)

Publié le 24 Novembre 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Drame, Jeunesse, Review, USA, Disney+

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le seul et unique Ivan (The One and Only Ivan - 2020) :

Vedette d'un petit spectacle animalier dans un centre commercial américain, Ivan (Sam Rockwell) est un gorille paisible, ravi de son existence tranquille sous la supervision de Mack (Bryan Cranston) et de Julia (Ariana Greenblatt), la fille de l'un des employés. Jusqu'au jour où une petite éléphante timide, Ruby (Brooklynn Prince), rejoint son groupe : confrontée au traumatisme de la jeune arrivante, livrée à elle-même, et aux difficultés financières du spectacle dont il est la star, Ivan va remettre en question son petit confort, et tenter de répondre à l'appel de la nature...

Un long-métrage Disney + plutôt mignon et sympathique, avec une distribution efficace (Ariana Greenblatt surjoue un peu, mais rien de grave ; Brooklyn Prince est impeccable), des effets numériques très réussis (les animaux sont tous convaincants), et un propos qui n'est pas sans rappeler le Dumbo de Burton, en plus attachant et en plus réussi (notamment parce que ce One and Only Ivan n'a pas l'obligation d'être le remake d'un film culte).

Ces similitudes assez nombreuses (y compris la toute fin) sont probablement la raison du passage de ce métrage par la case Disney +, plutôt que par les salles de cinéma en post-COVID. Mais après tout, ce n'est pas forcément un mal : Ivan est gentil(let), relativement touchant, et malgré quelques facilités d'écriture évidentes, le film reste un divertissement tout à fait honorable, d'autant plus si l'on a des petits, à la maison, qui aiment les animaux.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1323 : Mucho Mucho Amor, la Légende de Walter Mercado (2020)

Publié le 23 Novembre 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, USA, Télévision, Review, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Mucho Mucho Amor, la Légende de Walter Mercado (2020) :

Documentaire Netflix consacré à Walter Mercado, voyant excentrique de la télévision latino-américaine, sorte de croisement portoricain entre Elizabeth Tessier, Paco Rabanne, Liberace et Michou, et dont l'influence flamboyante s'est brusquement éteinte lorsqu'il a disparu des ondes durant les années 2010, suite à des disputes contractuelles avec son manager, et à des problèmes de santé.

Un personnage excentrique qui nous est totalement étranger, mais qui a clairement profondément marqué plusieurs générations de latino-américains (120 millions de spectateurs quotidiens !), comme le prouve cette rencontre avec un Lin-Manuel Miranda ébloui par la star de son enfance, ou encore la popularité des memes Walter Mercado sur les réseaux sociaux.

Il faut dire que le bonhomme a de quoi plaire (même ironiquement) aux générations plus jeunes : kitsch, nostalgique, il a toujours arboré une image flamboyante, queer et non-binaire (même s'il refuse de l'avouer, Walter est certainement clairement gay, vivant avec son "assistant" depuis plusieurs décennies et décorant son intérieur surchargé et clinquant de photos d'Oscar Wilde et autres livres LGBTQ) rarissime dans les sociétés latino-américaines.

Et puis il y a le message de Walter : un message astrologique combinant les préceptes de toutes les religions, un message toujours positif, prêchant l'amour de soi et des autres - plus qu'un simple astrologue, Walter se rapprochait souvent d'un motivational speaker incitant son public à se montrer bon, généreux, et optimiste.

Alors oui, tout ça se faisait de manière flamboyante, dramatique, théâtrale et assez risible. Mais ça marchait. Et ses ennuis professionnels, notamment avec son manager sans scrupules (interrogé dans le documentaire, et sans le moindre remords - vu comment Walter parle de lui, ainsi que les photos de l'époque, on ne peut que se demander si leur relation est vraiment toujours restée professionnelle) ont détruit cet ancien acteur, danseur et artiste en représentation constante, qui se décrivait pourtant comme une force de la nature.

Le documentaire se termine sur un Walter assistant à l'inauguration, en 2019 à Miami, d'une exposition étant consacrée aux 50 ans de sa carrière : l'homme retrouve alors un peu d'énergie, de mystique et de prestance, malgré l'âge, la maladie et la fatigue. Une véritable résurrection pour Walter... qui a fini par s'éteindre deux mois plus tard.

Un documentaire sympathique (bien qu'un peu complaisant - on sent qu'ils ne voulaient pas risquer d'écorner le mythe) qui dresse le portrait d'une figure à part de la télévision latino, une institution au carrefour des sexes, des métiers et des disciplines.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1322 : Ava (2020)

Publié le 20 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Thriller, USA

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Ava (2020) :

Tueuse à gages travaillant sous la supervision de Duke (John Malkovich), Ava (Jessica Chastain) peine à concilier son passé d'alcoolique, sa conscience et son talent pour le meurtre commandité. Jusqu'au jour où une mission tourne mal, par la faute de renseignements erronés : Ava devient alors la cible de sa propre organisation, et de Simon (Colin Farrell), qui la dirige...

Un thriller globalement très classique (le pitch "un tueur à gage exceptionnel devient la cible de l'organisation qui l'emploie habituellement" est particulièrement basique) qui n'a comme intérêt que sa distribution, et encore : Chastain a tendance à jouer son personnage de manière un peu trop impassible, et reste assez quelconque dans les scènes d'action ; Jess Weixler et Geena Davis sont assez antipathiques en sœur et mère de l'héroïne ; Malkovich est en mode mineur ; Common n'est vraiment pas exceptionnel ; et Colin Farrell joue les méchants moustachus et impitoyables.

Alors ça se regarde, d'autant que ce n'est pas trop mal filmé (même si c'est sans génie, et que les scènes d'action restent approximatives, avec des bruitages forcés), mais dans l'ensemble, c'est du niveau d'un actioner DTV, ni plus ni moins (encore que, un DTV aurait probablement des scènes d'action plus percutantes), et toute la dernière ligne droite manque d'ampleur.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1321 : Voyage vers la Lune (2020)

Publié le 19 Novembre 2020 par Lurdo dans Aventure, Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Musique, Review, Romance, Science-Fiction, USA, Chine

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Voyage vers la Lune (Over The Moon - 2020) :

Parce qu'elle veut prouver à son père veuf (John Cho) que l'amour est une force éternelle, et qu'il ne devrait donc pas oublier sa femme décédée et se remarier, la jeune Fei Fei (Cathy Ang) décide de partir pour la Lune, afin d'y trouver la déesse Chang’e (Phillipa Soo), réputée pour avoir vécu une tragédie amoureuse et pour rêver de retrouver son bien-aimé. Elle construit donc une fusée et, avec son lapin Bungee et son futur demi-frère Chin (Robert G. Chiu), elle s'élance dans les cieux...

Un film d'animation ambitieux signé Netflix, produit par le studio chinois Pearl Studio (une filiale de Dreamworks) et réalisé par Glen Keane, une légende de l'animation Disney, depuis la Petite Sirène jusqu'à Raiponce, en passant par Aladdin, la Belle et la Bête, etc.

Et c'est bien là que le bât blesse : si techniquement et visuellement, ce Voyage vers la Lune impressionne et n'a rien envier aux productions Dreamworks (pour peu que l'on accroche à l'esthétique très fluo/néon de la Lune et de ses habitants, le film est visuellement somptueux et abouti), si l'animation est ultra-expressive et dynamique, et si le message sur le deuil est plutôt touchant (ça aide que le scénario ait été écrit, à la base, par une mère malade pour sa fille), Over The Moon reste constamment dans l'ombre de Disney et de Pixar.

On a en effet systématiquement l'impression de voir la formule Disney/Pixar appliquée mécaniquement à un script, un peu comme si l'on avait pris Coco (aux thématiques similaires), Vice Versa (pour les visuels lunaires) et qu'on avait transposé le tout à la culture chinoise, en lui rajoutant deux-trois notes de modernité clichée qui font un peu tâche (la déesse de la Lune qui nous fait un numéro de pop-star moderne, le duel de ping-pong) et beaucoup de chansons (les chansons sont très nombreuses, et malheureusement, pour la plupart, insipides).

Ajoutez à cela des péripéties et des antagonismes assez artificiels (la caractérisation de Chang’e est vraiment aléatoire), et l'on se retrouve avec un film qui amusera probablement les plus jeunes, mais risque de lasser rapidement les adultes. Ce fut mon cas, puisque j'ai progressivement commencé à décrocher à partir de l'arrivée sur la Lune, alors que les créatures bizarres se multipliaient (Ken Jeong en chien/Olaf-bis, des Angry Birds motards, etc), et que le récit se perdait dans des rebondissements inutiles et des numéros musicaux gratuits, uniquement là pour rallonger la sauce.

Bref, une petite déception tout de même, malgré les nombreuses qualités techniques du métrage : on peut saluer le désir de faire un film d'animation à destination du public d'origine asiatique, mais c'est trop calibré, trop calculé et trop déjà vu pour être particulièrement mémorable.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1320 : Enter the Fat Dragon (2020)

Publié le 18 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Policier, Review, Romance, Chine

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Enter the Fat Dragon (Fei lung gwoh gong - 2020) :

Le superflic chinois Fallon Zhu (Donnie Yen) commence à prendre du poids après avoir été relégué à la salle des archives et avoir été plaqué par sa fiancée, l'actrice Chloé Song (Nikki Chow). Envoyé en mission au Japon, et avec l'aide de sa traductrice Maggie (Jessica Jann), et de Thor (Wong Jing), un ami ancien flic, il va devoir alors lutter contre le crime local en utilisant son savoir-faire et ses talents d'artiste martial... malgré ses kilos en trop.

En 1978, Sammo Hung jouait dans Enter The Fat Dragon, une parodie des films de Bruceploitation qui mettait en valeur les talents de l'acteur et comédien au gabarit improbable. Et donc, voici en 2020 un nouveau film portant le même titre, mais ne partageant rien d'autre avec l'original, pas même un caméo de Sammo (pourtant initialement prévu).

En lieu et place d'une histoire de jeune paysan rondouillard arrivant en ville et se battant contre de petites frappes, on a droit à un flic quinquagénaire superhéros qui prend du poids après avoir été plaqué et confiné dans un bureau.

En lieu et place d'un jeune Sammo impressionnant par ses actions physiques, on a un Donnie Yen vieillissant, avec perruque évidente et fond de teint abusif, qui a des problèmes de couple (avec une partenaire de 20 ans de moins) et enchaîne les cascades ultra-câblées ou numérisées, engoncé dans un costume de gros en latex.

Forcément, le charme opère nettement moins. J'avoue, j'ai eu du mal à accrocher à cette comédie d'action qui tente de renouer avec un certain style hong-kongais des années 80-90, mais ne parvient qu'à paraître gentiment forcée et frustrante, alourdie par les interrogations existentielles du protagoniste, sa romance compliquée, les problèmes de couple de Thor, etc...

Après, il est vrai que dès qu'un film asiatique est trop câblé (ou du moins, qu'il l'est de manière trop voyante, et que ce n'est pas, éventuellement, justifié par des pouvoirs magiques ou que sais-je encore), j'ai tendance à avoir du mal à adhérer à la proposition.

Là, non seulement c'est hyper-câblé, de manière très voyante, mais en plus, le tout est très caricatural, avec bruitages de cartoon, post-synchro constante et approximative, contraste Chine/Japon pataud, humour laborieux, décors (clairement) de studio, etc.

Pas convaincu, en ce qui me concerne, malgré quelques jolis moments de chorégraphie.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1319 : Into the 8th Dimension (2016)

Publié le 17 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Documentaire, Review, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Into the 8th Dimension (2016) :

Si je suis tout à fait franc, je dois avouer que Les aventures de Buckaroo Banzai à travers la 8e dimension, ce film inclassable de 1984, m'a toujours laissé perplexe, et ce depuis ma plus tendre enfance.

Gros bordel relativement incompréhensible, bourré d'idées improbables et décousues, de concepts bricolés de toutes parts, d'idées métaphysiques et scientifiques compliquées, Buckaroo Banzai est le prototype même d'un film culte : une œuvre de genre obscure et approximative, tellement décalée qu'elle ne peut que plaire à un nombre limité de spectateurs, lesquels vont totalement adhérer à cette proposition artistique.

Et quand l'un des membres de l'équipe du film finit ici par dire, sans hésiter, que Buckaroo Banzai est un film de stoner, ce fut une révélation : oui, effectivement, il y a de cela dans ce film et dans cette grosse collision d'images, de personnages et d'idées, qui ont notamment aussitôt trouvé un écho au sein des populations étudiantes américaines.

Into the 8th Dimension, documentaire de plus de deux heures proposé à l'occasion de la sortie du Blu-Ray du film, revient ainsi en long, en large et en travers sur cet ofni décalé, dont on comprend très rapidement que sa genèse a été aussi brinquebalante et compliquée que l'est le produit fini.

Tous les intervenants de ce film (sauf Ellen Barkin et Jeff Goldblum) participent au documentaire, et s'expriment ainsi sur le métrage de 1984, dont ils conservent un souvenir très positif : pas de véritables tensions au sein de l'équipe (celles-ci étaient réservées à David Begelman, le patron de la Columbia, et antagoniste constant des scénaristes et du réalisateur), et tout au plus quelques pincettes prises lorsque les acteurs évoquent Peter Weller, et son approche très "artistique" de son métier.

On sent ainsi que le bonhomme était parfois capricieux, mais pas forcément au point de ruiner le tournage de ce qui était un film très collaboratif, où toutes les idées étaient prises en compte, quelle que soit leur provenance.

On apprend aussi que Tom Hanks et Michael Keaton avaient été pressentis pour le rôle principal (ce qui aurait clairement donné un film encore plus improbable !), et que, selon ses participants, l'échec du film est clairement à imputer à une campagne publicitaire et promotionnelle totalement à côté de la plaque, le studio ne sachant pas comment vendre le film.

Mouais : on peut aussi se dire que le film, en soi, était tellement excentrique et confus qu'il en était presque invendable, et qu'un tel échec était plus ou moins inévitable.

Quoiqu'il en soit, Into the 8th Dimension est un documentaire exhaustif, complet et intéressant, qui revient de manière ludique sur un film culte qui n'aura jamais connu de suite... et honnêtement, ce n'est pas forcément plus mal : l'étrange alchimie qui a donné naissance à l'aura bizarre de Buckaroo n'aurait probablement pas été au rendez-vous, et cela aurait rétroactivement dilué l'impact du premier opus.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1318 : La Nuit où on a sauvé Maman (2020)

Publié le 16 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Netflix, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Nuit où on a sauvé Maman (The Sleepover - 2020) :

Lorsque des criminels s'introduisent un soir chez eux et kidnappent leurs parents (Malin Akerman, Ken Marino), Clancy (Sadie Stanley), son frère Kevin (Maxwell Simkins), et leurs amis Lewis (Lucas Jaye) et Mimi (Cree Cicchino) découvrent soudain que la mère de Clancy et Kevin, Margot, est une voleuse internationale repentie, placée dans le programme de protection des témoins. Aux quatre enfants de tout faire pour sauver ces adultes, embarqués dans une sombre affaire pour le compte de la pègre, aux côtés de Leo (Joe Manganiello), l'ex-fiancé de Margot...

Que se passe-t-il lorsque Netflix décide de faire sa propre version des Spy Kids, mais sans la folie ou l'énergie de Roberto Rodriguez, et sans le budget ? On se retrouve avec ce Sleepover, une comédie jeunesse affreusement générique, qui aurait très bien pu être diffusée telle quelle sur Disney Channel lorsque cette dernière produisait encore des D-com familiales.

C'est assez plat, ce n'est pas très rythmé (tout en étant assez court), les personnages sont des clichés ambulants (le petit asiatique névrosé et sa mère oppressante, la copine latina dévergondée, le petit frère rondouillard, Ken Marino dans le rôle particulièrement ingrat du père de famille incapable), et il n'y a aucune véritable surprise à attendre du script ou de sa mise en images : ça occupera probablement les plus jeunes, mais les adultes peineront sans doute à rester intéressés par le récit cousu de fil blanc.

Mwébof.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1317 : Les Nouveaux Mutants (2020)

Publié le 13 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Horreur, Jeunesse, Marvel, Review, Science-Fiction, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Nouveaux Mutants (The New Mutants - 2020) :

Traumatisée par une étrange tornade ayant ravagé sa réserve, Danielle Moonstar (Blu Hunt) se réveille dans un hôpital inconnu, géré par le Dr Cecilia Reyes (Alice Braga) ; elle y découvre quatre autres adolescents, tous mutants détenteurs de pouvoirs improbables : Illyana Rasputin (Anya Taylor-Joy), capable de se téléporter, Rahne (Maisie Williams), lycanthrope, Sam Guthrie (Charlie Heaton), pouvant se propulser de manière explosive dans les airs, et Roberto da Costa (Henry Zaga), qui manipule l'énergie solaire. Mais bien vite, des hallucinations horribles commencent à hanter les pensionnaires de l'école...

On ne présente plus The New Mutants, ultime métrage Fox de la franchise X-men, confié à Josh Boone (les mélodrames L'amour malgré tout et Nos étoiles contraires), et qui était supposé constituer un spin-off adolescent semi-horrifique de l'univers des mutants du professeur Xavier... un film à la gestation chaotique, longtemps resté en development hell, pas aidé par le rachat de Fox par Disney, et handicapé par une sortie en pleine crise de la COVID.

Bref : un film qui quittait les starting blocks en claudiquant, et qui, sans surprise, s'avère au final des plus boiteux. En fait, le problème, c'est que tout est insipide au possible, sans la moindre personnalité : Moonstar est insipide, Alice Braga est insipide, les manifestations surnaturelles sont globalement insipides (les Hommes souriants semblent issus d'un creepypasta générique, l'ours n'est pas ultra-convaincant), le semblant de romance Rahne/Moonstar est insipide, les pouvoirs des mutants sont insipides, la bande-originale de Mark Snow est insipide, le déroulement global du film est insipide...

Difficile de trouver grand chose de mémorable à quoi se raccrocher : quelques effets visuels, dans la toute dernière ligne droite du film (dont Lockheed), et l'interprétation d'Anya Taylor-Joy... mais même dans ce cas, le personnage d'Illyana est une caricature ambulante de mean girl, sans la moindre subtilité.

En soi, The New Mutants n'est donc même pas particulièrement mauvais, il est simplement ultra-anecdotique, et s'avère un champ du cygne plutôt médiocre pour la franchise X-men de la Fox (déjà que Dark Phoenix était assez piteux).

Un petit 2.5/6, et encore...

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Un film, un jour (ou presque) #1316 : Qui a peur des monstres ? (2020)

Publié le 12 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Netflix, Review, Science-Fiction, USA, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Qui a peur des monstres ? (Fearless - 2020) :

Passionné de jeu vidéo, Reid (Miles Robbins) se désintéresse du monde réel, au profit de son jeu favori, Planet Master, dont il est le premier joueur à atteindre le dernier niveau : aux commandes du superhéros Capitaine Lightspeed (Jadakiss), il affronte le Dr Arkannis (Miguel) et son sbire Fleech (Tom Kenny). Mais alors qu'il doit se déconnecter pour travailler sur un projet scolaire avec Melanie (Yara Shahidi), une navette contenant trois bébés, les enfants de Lightspeed, se crashe chez Reid, qui doit désormais les protéger pour empêche Arkannis de leur dérober leurs super-pouvoirs naissants...

Un bon gros bof pour ce film d'animation Netflix signé du studio canadien Vanguard Animation (Vaillant, pigeon de combat !, Les Chimpanzés de l'espace, Charming, Cendrillon...), pas forcément réputé pour ses films de qualité ou particulièrement originaux.

Là, on a un peu l'impression que Vanguard a vu Les Indestructibles, et que le personnage de Jack-Jack leur a tapé dans l'œil, au point de reproduire ce schéma narratif à la puissance 3, avec trois bébés incontrôlables et dotés de pouvoirs. Ils ont rajouté un méchant grandiloquent accompagné d'un sbire incapable et d'une armée de robots, un jeune héros gamer, une jeune héroïne afro-américaine studieuse et rabat-joie, un superhéros intergalactique (au doublage VO assez médiocre) et tout un propos sur la vacuité des mondes virtuels et la passion du jeu vidéo... et voilà, Fearless.

Vraiment pas grand chose à dire de ce métrage à la technique sommaire (ce n'est pas désastreux, mais visuellement, on est plus près du Pixar de la fin des années 90 que du Pixar actuel), au rythme mollasson, et à l'écriture assez peu marquante : le tout occupera sans problèmes les plus jeunes qui cherchent à passer 90 minutes devant un écran, mais les adultes trouveront probablement le tout générique, dérivatif et peu mémorable.

2.5/6 (un peu plus, probablement, pour un public plus jeune et moins regardant)

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Un film, un jour (ou presque) #1315 : Mon grand-père et moi (2020)

Publié le 11 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, USA

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Mon grand-père et moi (The War With Grandpa - 2020) :

Obligé de céder sa chambre à son grand-père (Robert De Niro) qui emménage dans la demeure familiale, Peter (Oakes Fegley), un jeune garçon se laisse embarquer dans une guerre ouverte avec ce dernier, où les farces se succèdent, toujours plus improbables et risquées...

Une comédie familiale (du réalisateur/scénariste de Joyeux Noël, Grumpy Cat et du film Bob l'Éponge) restée au placard depuis 2017, et qui s'avère être un film ultra-générique, comme on pouvait en voir en vidéo dans les années 90, sur une guerre ouverte entre un garçon et son grand-père : ça n'a pas la moindre originalité, ça reste ultra-convenu et balisé du début à la fin, c'est même par moments assez problématique dans le degré et les conséquences des farces que s'infligent les deux protagonistes... mais ça permet à tout le monde (Christopher Walken, Uma Thurman, Cheech Marin, Rob Riggle, Jane Seymour et bien entendu De Niro) de toucher un petit chèque et d'ajouter à sa filmographie un film tous publics, à montrer à ses enfants/petits-enfants.

Pas forcément pire ou plus honteux que la moyenne du genre, mais pas plus mémorable.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1314 : On the Rocks (2020)

Publié le 10 Novembre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, USA, Apple

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

On the Rocks (2020) :

Mère au foyer et auteure, Laura (Rashida Jones) est en panne d'inspiration. Et la situation se complique lorsqu'elle commence à soupçonner son époux, Dean (Marlon Wayans), toujours absent, d'avoir une aventure avec une collègue, Fiona (Jessica Henwick). Avec l'aide de son père, Felix (Bill Murray), playboy jet-setteur et séducteur invétéré, Laura commence alors à mener l'enquête dans New-York...

Une comédie dramatique signée Sofia Coppola, diffusée sur Apple Tv, et produite par A24, la boîte de production indépendante arty à la mode (Under The Skin, The VVitch, Green Room, The Blackcoat's Daughter, A Ghost Story, Lady Bird, Hereditary, Midsommar, The Lighthouse)... avec pour résultat un long-métrage assez peu probant, malgré des critiques anglo-saxonnes unanimement enthousiastes.

En fait, il y a peu à dire sur cette tranche de vie gentiment creuse et prévisible de bout en bout, qui repose principalement sur l'alchimie entre Rashida Jones et Bill Murray, lesquels forment un duo de buddy comedy pas désagréable - mais bien trop formulaique et mécanique pour être mémorable : Murray fait des remarques sarcastiques et propose des explications historico-biologiques à son comportement rustre et misogyne, Laura lève les yeux au ciel, et le duo continue son petit bonhomme de chemin jusqu'à ce que le moment soit venu de répéter la formule.

À part ça, pas grand chose à se mettre sous la dent dans ce On The Rocks en pilotage automatique : oui, c'est compétent devant et derrière la caméra, mais cette histoire de couple "on the rocks" (en difficulté) sert naturellement de prétexte à un rapprochement père-fille assez classique et sans surprises.

Regardable, mais jamais surprenant, jamais très original et très anecdotique.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1313 : Todd McFarlane - Like Hell I Won't (2020)

Publié le 9 Novembre 2020 par Lurdo dans Animation, Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Review, Télévision, USA, SyFy

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Todd McFarlane - Like Hell I Won't (2020) :

Un mini-documentaire d'une heure diffusé sur Syfy et servant de portrait à Todd McFarlane, dessinateur de talent aux silhouettes particulières et excentriques, devenu un businessman affuté ayant connu le succès dans les domaines des jouets, des comics, et de la télévision.

Un portrait-rétrospective de sa carrière mis en parallèle de la publication du 300e numéro de Spawn, son personnage vedette. Plutôt agréable à suivre, ce moyen-métrage dépeint ainsi un McFarlane ambitieux et volontaire, un homme sensible dont les ambitions et les projets dépassent parfois ses connaissances, mais qui a parfaitement conscience de ses points forts, de ses points faibles, et de ses limites.

Dans l'absolu, Like Hell I Won't est la success story d'un self made man comme l'Amérique les aime tant, et c'est probablement pour cela que l'histoire de McFarlane fascine tant, aux USA. Marc Silvestri, Jim Lee, Joe Quesada, Robert Kirkman, les collègues de McFarlane n'ont que des compliments à faire à propos du dessinateur et businessman, et c'est peut-être là que le documentaire peine un peu à convaincre : à trop ressembler à une hagiographie du bonhomme, à trop passer sous silence ses échecs (le film Spawn, présenté comme un succès) pour se concentrer sur ses victoires, à trop le mettre en valeur par des plans contemplatifs et ronflants (McFarlane, seul dans le désert, ou en train de boxer un sac), sans réel point de vue contradictoire pour nuancer le tout, le documentaire peut frustrer, çà et là.

On se tournera ainsi vers The Image Revolution pour avoir un aperçu plus complet de la période Image et des ses dérives, et par ricochet, de la personnalité de McFarlane (que sa femme décrit effectivement d'ailleurs comme à deux facettes : celle du génie artistique sensible et sympathique, et celle du chef d'entreprise ambitieux, intense et implacable... un caractère qui n'est qu'effleuré dans ce métrage).

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1312 : Tenet (2020)

Publié le 6 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Tenet (2020) :

Un agent de la CIA (John David Washington) est recruté par Tenet, une mystérieuse agence qui lutte contre Andrei Sator (Kenneth Brannagh), un dangereux milliardaire russe capable de manipuler le temps : ce dernier cherche à mettre la main sur neuf artefacts pouvant mener, à terme, à la fin du monde...

Je crois que Tenet va être, pour moi, le film de la rupture définitive avec le cinéma de Nolan. Déjà, Interstellar m'avait laissé dubitatif, mais là, on est passé dans la catégorie au-dessus, une catégorie où Nolan continue de tenter de faire du James Bond (le grand méchant russe qui veut détruire le monde, tout ça) mais de manière toujours glaciale et distante, enrobée d'une couche considérable d'intellect à sa sauce : grands concepts philosophiques, scientifiques, gimmicks de mise en scène, etc...

Sauf que bon, il arrive un moment où, à trop vouloir rendre son intrigue high concept, à trop vouloir donner l'impression que son film est d'une profondeur et d'une complexité exceptionnelle, on se prend les pieds dans le tapis : Tenet est imbitable.

Mais pas imbitable dans le sens "ouhlàlà les concepts et les idées de ce film me dépassent, c'est trop intelligent, exigeant et maîtrisé pour moi, il va falloir que j'y réfléchisse pendant des heures et que j'en débatte pour en comprendre le sens véritable" (même si c'est probablement ce qu'une grosse partie du public lambda pensera naturellement, et la raison pour laquelle une bonne partie des critiques trouvent que le film est un chef d'œuvre - même s'ils avouent trois lignes plus loin n'avoir pas tout compris).

Ici, on est plus dans de l'imbitable façon "Nolan a eu les yeux plus gros que le ventre", avec des concepts et des idées pas forcément très plausibles, qu'il a inutilement compliqués avec son récit déstructuré, comme pour faire diversion et rendre le tout plus complexe que ce ne l'est réellement.

N'essayez pas de faire le moindre sens des inversions, des étaux temporels, de la causalité des événements, etc - de toute façon, Nolan s'en fout un peu, et le dit dans la bouche d'un personnage, très tôt : cherche pas, c'est magique.

Et donc, à partir du moment où un film de science-fiction, sur des concepts de ce type, ne cherche pas à expliquer ces derniers clairement, ça coince forcément un peu.

Si l'on pousse constamment le spectateur à la réflexion, sans lui donner les clefs de l'univers permettant cette réflexion, à un moment ou un autre, difficile de le faire s'intéresser aux personnages quelconques et froids (Washington ne m'a pas fait grande impression, Brannagh joue les grands méchants, Debicki est le seul personnage féminin principal, clairement là pour apporter de l'humanité, mais ça ne marche pas), aux dialogues d'exposition incessants et mécaniques, au mixage sonore désagréable (privilégiant la musique et les bruitages aux dialogues, parfois étouffés) et aux scènes d'action spectaculaires, certes, mais parfois assez risibles dans leur utilisation du retour en arrière (c'est un de mes problèmes avec le film, en fait : plutôt que d'être impressionné par ces scènes d'action inversées, j'ai fréquemment eu envie de sourire, amusé par le manque d'ampleur et la maladresse des mouvements clairement filmés à l'envers).

Certes, Nolan a fait de vrais progrès dans la fluidité de ses scènes d'actions, qui ont pris de l'ampleur et gagné en lisibilité. Et tout le monde semble profondément investi dans le métrage, ce qui est toujours une bonne chose. Mais j'ai malheureusement fait un vrai rejet de ce scénario inutilement alambiqué et complexe, au message finalement assez pataud (les justifications des méchants), et aux tenants et aboutissants bien trop vagues et abscons pour conserver l'intérêt du spectateur pendant 2h30 (même avec le rythme étrangement tendu de la première heure).

Mon intérêt s'est ainsi évaporé en cours de route, et je ne l'ai jamais retrouvé.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1311 : House Broken (2010)

Publié le 5 Novembre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, USA

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House Broken (2010) :

Ancien pompier partant à la retraite, Tom Cathkart (Danny DeVito) décide de vivre enfin tranquille avec son épouse, Mary (Katey Sagal) - mais pour cela, il lui faut se débarrasser de ses deux fils, Elliot (Ryan Hansen) et Quinn (Skyler Stone), vingtenaires glandeurs refusant de quitter le domicile familial. Tom décide alors de partir faire du camping avec sa femme, laissant ses fils seuls, sans nourriture, argent ou électricité, en espérant qu'ils comprennent le message...

Une fratboy comedy qui n'a principalement pour elle que sa distribution très sympathique (DeVito et Sagal s'amusent bien, Hansen fait son numéro habituel, Brie Larson compose une cheerleader maladroite et totalement déjantée), qui compense en partie le scénario gentiment graveleux et décousu, le slapstick basique, et le rythme inégal.

Dans l'ensemble, ça se laisse vaguement regarder sur la base du cast, mais ça s'arrête là, malgré quelques moments décalés qui fonctionnent.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1310 : Sang d'Acier (2017)

Publié le 4 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Science-Fiction, Thriller, Australie, Chine

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Sang d'Acier (Bleeding Steel - 2017) :

Des années après leur premier affrontement sanglant, Lin (Jackie Chan), inspecteur de police à Hong-Kong, traque toujours le maléfique André (Callan Mulvey), un cyborg décidé à se venger de Lin, et qui cherche un moyen de se régénérer complètement. Pour y parvenir, André compte sur une dangereuse femme en noir (Tess Haubrich) et sur ses sbires, pour retrouver Nancy (Nana Ouyang), la fille cachée de Lin, ramenée à la vie grâce à la même technologie qui anime André, et ultime porteuse des secrets du Dr. James (Kym Gyngell).

Un techno-thriller australo-chinois assez improbable et bancal (rien que les deux génériques de début donnent le ton très approximatif du tout), qui flirte fréquemment avec les GI Joe (la tenue des méchants, leur vaisseau, le côté cybernétique du pauvre...) ou avec les productions EuropaCorp (le travestissement, l'image assez moche, la manière dont l'Australie est représentée) et part dans tous les sens, tentant de concilier l'action (grosse cascade sur les toits de l'Opéra de Sydney), l'émotion (le traumatisme familial de Jackie) à la comédie chinoise pas drôle (Jackie et son sidekick maladroit), le tout avec des sensibilités asiatiques et australiennes qui se marient relativement mal.

Par moments, ça fonctionne (la fusillade du début est assez spectaculaire)... mais la plupart du temps, les rouages du film grincent laborieusement, la faute à un script peu convaincant et clair, et à un métrage qui ressemble presque à une parodie, sans totalement assumer ce grand n'importe quoi.

Ce n'est pas forcément désagréable à regarder, mais c'est faiblard à de nombreux niveaux, surtout à ceux où l'on attend un Jackie Chan (action, humour...), même vieillissant.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1309 : Happy Happy Joy Joy - The Ren & Stimpy Story (2020)

Publié le 3 Novembre 2020 par Lurdo dans Animation, Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Jeunesse, Review, Télévision, USA

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Happy Happy Joy Joy - The Ren & Stimpy Story (2020) :

Un documentaire intéressant (mais imparfait) qui retrace l'intégralité de la genèse et du succès de la série animée Ren & Stimpy, au début des années 90, en mettant cette histoire en parallèle du parcours de son créateur, John Kricfalusi, décrit comme un Andy Warhol de l'animation, un homme ultra-talentueux, excentrique, agité, caractériel, dictatorial... et ayant un fort penchant pour les jeunes filles.

Mais ce dernier point, on ne le découvre qu'à la fin du documentaire, comme un ajout de dernière minute effectué après la publication de plusieurs articles à ce sujet, en 2018, lorsque l'une des petites-amies de John K (qu'elle a fréquenté dès l'âge de 14 ans) s'est confiée à des journalistes.

Avant cela, pendant 80 minutes, le métrage décrit en détails la création et la mise en chantier de Ren & Stimpy, une série Nickelodeon pour laquelle je n'ai jamais eu grande affection (le style graphique ne m'a jamais plu). Une série créée et imaginée par John K, donc, qui y a injecté toute sa rébellion et ses névroses (notamment ses rapports vis à vis de son père), pour y donner vie à Ren (décrit par tous les artistes du show comme un gros connard pas si éloigné que ça de Kricfalusi) et à Stimpy, gentil et un peu bête (symbolisant, pour beaucoup, la compagne de longue date de John K. , artiste discrète et réservée qui a fini par quitter la série).

Sans surprise, l'équation années 90 + jeunes animateurs rebelles se décrivant comme des bad boys + ton immature et humour de sale gosse + tempérament d'artiste excentrique quasi-gourou a donné naissance à un succès fou, et avec le succès sont arrivés les problèmes.

Délais non respectés, crises de nerfs, humiliations, relations tendues avec la chaîne : à cause de John K., la série et le studio d'animation se sont fissurés, et Kricfalusi finit par être renvoyé.

En solo et en roue libre, l'animateur est ainsi parti en vrille, donnant naissance à des projets ratés, tentant un revival de Ren & Stimpy qui s'est soldé par un flop, et se brouillant définitivement avec son co-directeur, ami de longue date ayant tenté de reprendre R&S au départ de John K.

Et puis bien sûr, il y a le problème de ses relations avec des adolescentes, qu'il engage au studio et à qui il promet parfois une carrière d'animatrice... à nouveau, c'est une partie de la vie du personnage qui aurait été plus intéressante intégrée au reste du film, et pas reléguée à la fin du documentaire, quasi-survolée.

D'autant que les différents points de vue donnés ici par les représentants du network, les ex-collègues de K, et K lui-même, dressent un portrait plutôt cohérent du personnage, mais un portrait qui, par la force des choses et de la structure du documentaire, semble parfois un peu trop flatteur : on a fréquemment l'impression que malgré son caractère incontrôlable et malgré ses errances amoureuses, ses ex-collègues l'admirent toujours, et repensent à ces années dorées avec une certaine nostalgie...

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1308 : Borat - Nouvelle Mission (2020)

Publié le 2 Novembre 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Religion, Review, Politique, USA, Amazon

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Borat : Nouvelle Mission (Borat Subsequent Moviefilm : Delivery of Prodigious Bribe to American Regime for Make Benefit Once Glorious Nation of Kazakhstan - 2020) :

Suite aux événements du premier film, Borat (Sasha Baron Cohen) est devenu un paria dans son pays natal. Jusqu'au jour où son gouvernement décide de le renvoyer aux USA pour offrir un cadeau au vice-président Mike Pence... mais contre toute attente, Borat se retrouve sur place avec Tutar (Maria Bakalova) une fille dont il ignore tout.

Confession : je n'ai jamais été ultra-fan de tout ce qui est caméra cachée, et par conséquent, les films de Sasha Baron Cohen n'ont jamais particulièrement fonctionné sur moi - tout en reconnaissant sans problème leurs qualités, leur message, et l'intérêt de présenter un miroir semi-déformant au visage d'une Amérique trop satisfaite et hypocrite.

En 2020, à l'aube d'une élection décisive, Borat et ses pérégrinations politiquement incorrectes sont d'autant plus pertinentes, et il faut bien avouer qu'en regardant certaines des séquences du film (l'avortement, Rudy Giuliani...), on retrouve bien le mordant du premier film, et son désir de pousser le bouchon toujours plus loin, pour voir jusqu'où les Américains sont prêts à tolérer les dérives idéologiques d'autrui, tant qu'elles n'empiètent pas sur leur petite vie.

Et ça fonctionne globalement, d'autant que le tout est ancré par une ligne narrative, en filigrane, celle de Borat et de sa fille (excellente Maria Bakalova, qui vole la vedette à Cohen) : une histoire de paternité, de féminisme, d'acceptation et de tolérance toujours traitée à la sauce Borat, certes, mais qui donne une sorte de sincérité à ce récit plutôt absurde.

Après, il reste toujours le problème récurrent de ce type de films, qui effectue un travail d'équilibriste constant entre séquences scénarisées et caméras cachées, au point de brouiller parfois un peu trop les cartes...

Mais bon, dans l'ensemble, c'était tout de même plutôt amusant à suivre.

4/6

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Blog Update ! - Octobre 2020 - Bilan Halloween Oktorrorfest 2020

Publié le 2 Novembre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Télévision, Update

En octobre, retour au calme chez les Téléphages Anonymes : l'algorithme Google a retrouvé le chemin de notre blog, et avec lui, les visiteurs sont revenus en nombre normal... C'est donc l'esprit plus tranquille que j'ai pu me concentrer sur cette édition de l'Halloween Oktorrorfest, le marathon annuel de films et de séries d'horreur et fantastiques auxquelles je consacre systématiquement ce mois d'octobre...

01 - Isabelle (2019) - 2/6

02 - Extra Ordinary (2019) - 4/6

03 - The Banana Splits Movie (2019) - 2.25/6

04 - Scooby-Doo et la Malédiction du 13e Fantôme (2019) - 2.5/6

05 - La Couleur tombée du Ciel (2020) - 4.5/6

06 - Cleaning up The Town : Remembering Ghostbusters (2020) - 4.5/6

07 - Abnormal Attraction (2019) - 2/6

08 - Underwater (2020) - 2/6

09 - The Hunt (2020) - 2.75/6

10 - Murder Manual (2020) - 1.5/6

11 - Snatchers (2019) - 3/6

12 - Lego Scooby-Doo : Terreur au Temps des Chevaliers (2015) & Le Fantôme d'Hollywood (2016) - 3/6

13 - Two Heads Creek (2020) - 3/6

14 - Sea Fever (2019) - 3.75/6

15 - You Should Have Left (2020) - 2/6

16 - After Midnight (2020) - 3/6

17 - We Summon The Darkness (2020) - 3/6

18 - Smoke and Mirrors : The Story of Tom Savini (2015) - 4.5/6

19 - Peninsula : Dernier Train pour Busan 2 (2020) - 2/6

20 - Scare Package (2020) - 3.5/6

21 - The Rental (2020) - 2/6

22 - Becky (2020) - 2/6

23 - In Search of Darkness (2019) - 3/6

24 - Scooby-Doo et la Créature des Ténèbres (2008) - 3.75/6

25 - Vampire, vous avez dit vampire ? (1985) - 3.5/6

26 - Vampire, vous avez dit vampire ? 2 (1988) - 2.5/6

27 - Génération Perdue (1987) - 3.75/6

28 - Scary Stories (2018) - 2.5/6

29 - Come to Daddy (2020) - 3.25/6

30 - Portals (2019) - 2/6

31 - Lego Scooby-Doo : Mystère sur la plage ! (2017) - 2/6

32 - Fright Night (2011) - 3/6

33 - Uncle Peckerhead (2020) - 4/6

34 - The Invisible Man (2020) - 4/6

35 - La Baby-sitter 2 : Killer Queen (2020) - 2/6

36 - Antebellum (2020) - 1/6

37 - Gretel et Hansel (2020) - 3.75/6

38 - Génération Perdue 2 (2008) - 1.5/6

39 - The Lighthouse (2019) - ?/6

40 - The Room (2020) - 2/6

41 - Génération Perdue 3 : l'Origine du Mal (2010) - 2.75/6

42 - Des Vampires dans le Bronx (2020) - 2.25/6

43 - Amulet (2020) - 3/6

44 - Yummy (2019) - 2.25/6

45 - Relic (2020) - 3/6

46 - The Beach House (2020) - 3/6

47 - Aux Frontières de l'Aube (1987) - 3.75/6

48 - Ghosts of War (2020) - 3/6

49 - #Alive (2020) - 3.5/6

50 - The Deep Ones (2020) - 1/6

51 - Get Duked ! (2020) - 4/6

52 - Dracula 3D (2012) - 1.5/6

53 - Sputnik (2020) - 3.75/6

54 - Nightmare Island (2020) - 1.5/6

55 - Hubie Halloween (2020) - 3.5/6

56 - The Turning (2020) - 2/6

57 - Doctor Sleep - Director's Cut (2019) - 4/6

58 - Books of Blood (2020) - 2.5/6

59 - Love and Monsters (2020) - 3.5/6

60 - Petit Guide de la Chasseuse de Monstres (2020) - 2/6

61 - The Halloween Family (2019) - 1/6

62 - Joyeuse Halloween, Scooby-Doo ! (2020) - 4/6

63 - Sacrées Sorcières (2020) - 2/6

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# Bilan :

L'année dernière, j'avais passé 60 films en revue dans le cadre de l'Halloween Oktorrorfest 2019 ; cette année, ce sont 64 moyens et longs-métrages que j'ai visionnés - pas une grande différence du point de vue de la quantité, mais une amélioration qualitative globale.

En effet, alors qu'en 2019, pas un film ne dépassait la barre des 3.5/6, 2020 nous offre une quinzaine de films au-dessus de cette barre : des documentaires (Smoke and Mirrors, consacré à Savini et Cleaning up the Town, dédié à Ghostbusters), des dessins-animés (Joyeuse Halloween, Scooby-Doo et Scooby-Doo et la Créature des Ténèbres), des classiques du genre (Aux Frontières de l'Aube, Génération Perdue), de la comédie (Get Duked !, Uncle Peckerhead, Extra Ordinary), et de l'horreur beaucoup plus sérieuse (Sputnik, The Invisible Man, Sea Fever, La Couleur tombée du ciel, Gretel et Hansel, Doctor Sleep).

De quoi plaire à chacun, d'autant que le nombre de films à la note inférieure ou égale à 2.5/6 est, mécaniquement, lui aussi légèrement à la baisse.

Alors est-ce que cette amélioration globale n'est qu'une impression erronée de ma part, produit d'une année 2020 globalement désastreuse qui incite à l'indulgence ? Difficile à dire. En tout cas, cette Oktorrorfest était loin d'être désagréable.

Pour un aperçu de ce à quoi ressemblait l'Halloween Oktorrorfest les années précédentes, direction l'index dédié, en cliquant ici !

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# Film(s) du mois :

En mettant de côté les documentaires, mon trio de tête se constitue donc de La Couleur tombée du Ciel, une adaptation déglinguée de Lovecraft avec un Nicolas Cage en roue libre et qui ne plaira clairement pas à tout le monde ; le Director's Cut de Doctor Sleep, un projet très ambitieux, polarisant, et intéressant signé du toujours efficace Mike Flanagan ; et The Invisible Man, une relecture efficace et nerveuse de la figure de l'Homme invisible.

# Flop(s) du mois :

Là, c'est encore plus simple : Antebellum est un plantage notable, une relecture idiote du Village de Shyamalan à la sauce woke façon Jordan Peele ; The Halloween Family, un film d'animation sans budget et sans intérêt ; et The Deep Ones, une adaptation fauchée de Lovecraft, racoleuse et approximative.

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# Petit écran :

Beaucoup de séries dans l'Oktorrorfest, cette année : de l'animation de plus ou moins bonne qualité (La Forêt de l'étrange, excellent ; Castlevania, nettement moins), de la comédie anglo-saxonne amusante (Wellington Paranormal, What We Do In the Shadows, Inside No. 9), des anthologies peu probantes (Monsterland, Bloodride, Creepshow) et des séries plus classiques, aux résultats inégaux (Dracula, Locke and Key, Les Héritiers de la Nuit, Lovecraft Country).

Un peu comme du côté des films, il y en a donc pour tous les goûts, pour peu qu'on ne soit pas trop à cheval sur la qualité...

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# À venir :

En novembre, retour à un programme plus classique (et confiné), avant d'entamer, dès la fin du mois, la Christmas Yulefest 2020 et son marathon de films festifs en tous genres !

Dans l'intervalle, ce mois-ci, place à Borat, à Jackie Chan, à Christopher Nolan, à Bill Murray, à Buckaroo Banzaï, à Jessica Chastain, à un gorille parlant, et à bien plus encore. Et niveau séries, on couvrira la fin de Star Trek Lower Decks, la nouvelle saison de Star Trek Discovery, le Mandalorien, quelques super-héros déglingués... et peut-être même la fin des aventures surnaturelles des frères Winchester !

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 63 - Sacrées Sorcières (2020)

Publié le 31 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Oktorrorfest, Review, USA, HBO Max

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Sacrées Sorcières (The Witches - 2020) :

En 1968, dans l'Alabama, un jeune garçon (Jahzir Kadeem Bruno) accompagne sa grand-mère (Octavia Spencer) pour un séjour dans un grand hôtel de luxe, où il découvre un couvent de sorcières dirigées par la Grande Sorcière (Anne Hathaway). Leur objectif : distribuer une potion à l'échelle mondiale, et transformer tous les enfants en rongeurs...

Robert Zemeckis. Guillermo Del Toro. Alfonso Cuaron. Kenya Barris : quatre créateurs de talent, dans leurs genres respectifs, auxquels s'ajoute Alan Silvestri à la musique. Roald Dahl et Sacrées sorcières : un roman pour enfants mondialement connu et apprécié et dont la première adaptation (Les Sorcières, 1990), nostalgie aidant, est devenue un semi-classique, globalement salué pour ses effets spéciaux et pour son ton macabre.

Avec tant de talents derrière la caméra, et tant de potentiel, comment expliquer alors que ce remake cette nouvelle adaptation du récit soit à ce point plate et insipide ?

Parce que j'ai beau ne pas forcément être le plus grand fan de la version de 1990, mais je reconnais sans peine que les maquillages et effets signés Jim Henson étaient mémorables (de quoi donner des cauchemars aux plus jeunes), qu'Anjelica Huston faisait une sorcière glaçante et menaçante, et que le tout avait un charme typiquement british plutôt sympathique (et Mr Bean !).

Mais là, rien ne fonctionne vraiment. Déjà, évacuons tout de suite la contribution de Kenya Barris (Black-ish) : je vais peut-être m'avancer, mais je dirais que sa contribution a largement été évacuée au fil des révisions, et qu'il ne reste plus de son apport que le cadre du film (l'Alabama des années 60) et l'ethnicité du héros et de sa grand-mère. Deux facteurs qui auraient pu donner lieu à un propos sur le racisme de l'époque, etc... mais qui n'est pas exploité un seul instant, si ce n'est peut-être en filigrane, pendant quelques secondes, dans les regards du personnel de l'établissement, étonné de voir une afro-américaine avec de l'argent.

Mais c'est tout : peut-être que le premier jet du scénario était plus engagé socialement, et que ça s'est perdu en cours de route... car sinon, il n'y a absolument aucun intérêt dans la transposition du récit dans le sud des USA, dans les 60s. Pire : cela enlève tout le charme british et le flegme du récit original, qui se retrouve bien plat et générique.

Toute la mise en place du récit, avant l'arrivée dans l'hôtel, est ainsi laborieuse et mécanique ; pour ne rien arranger, le film a droit à une narration ponctuelle assez joviale de Chris Rock, totalement en décalage avec le ton du film, et qui ressemble plus à son travail sur Tout le monde déteste Chris qu'à autre chose (là aussi, un reste de l'influence de Kenya Barris ?).

Et puis, une fois dans l'hôtel, le film devient le show d'Anne Hathaway. Que l'on ne s'y méprenne pas : Hathaway est l'un des points forts du film, avec Octavia Spencer. Les deux actrices dominent le film dans des genres très différents, l'une en cabotinant, l'autre en mode grand-mère tendre et attachante.

Mais, un peu comme dans la version de 1990, les mésaventures des enfants-souris à l'hôtel ne sont pas des plus intéressantes, pas aidées par des effets spéciaux assez médiocres : depuis le chat d'Hathaway jusqu'aux souris, en passant par les transformations en rongeurs et par le maquillage des sorcières (au sourire carnassier façon Vampire, vous avez dit vampire ou monstre asiatique), tout est numérique et très approximatif, avec un rendu bien trop caricatural et forcé pour convaincre.

Dépourvu de ses effets, de son atmosphère et de son humour, Sacrées sorcières est affreusement anonyme, et n'a donc d'intérêt que pour la prestation d'Hathaway, qui s'amuse, ainsi que pour la présence de Spencer. On pourra aussi citer la fin douce-amère, qui était absente de la version 1990... pas de panique, cependant : si elle est bien présente ici, elle est aussi désamorcée par une scène finale sur les souris en train de danser sur We are family de Sister Sledge.

Ouaip. À se demander si le studio n'a pas passé son temps à fourrer son nez dans le projet original, jusqu'à le vider de sa moelle.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 62 - Joyeuse Halloween, Scooby-Doo ! (2020)

Publié le 31 Octobre 2020 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Review, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Joyeuse Halloween, Scooby-Doo ! (Happy Halloween, Scooby-Doo - 2020) :

Alors que le Scooby Gang vient tout juste d'arrêter le Dr. Jonathan Crane, qui tentait de faire régner la terreur à Crystal Cove pour Halloween, d'étranges citrouilles tentaculaires mutantes apparaissent, et s'en prennent à la ville...

Je partais vraiment méfiant, avant d'entamer ce téléfilm Scooby-Doo, que la campagne promotionnelle mensongère vantait comme "le premier téléfilm spécial Halloween de la franchise". Méfiant, non seulement à cause de cette astuce publicitaire mensongère, mais aussi de la présence de plusieurs guest stars que je pressentais inutiles, comme Elvira, Scarecrow ou encore Bill Nye (qui ici offre une nouvelle Mystery Machine high-tech et robotisée au Gang lorsque l'originale est accidentée).

Et puis finalement, le tout s'avère une bonne surprise. Oui, les personnages invités ne servent pas à grand chose ; oui, l'histoire ne fonctionne que si l'on débranche un peu son cerveau ; et oui, l'humour est parfois un peu puéril et slapstick ; mais dans l'absolu, le tout bénéficie d'un ton joyeusement second degré (l'illustration musicale l'est de manière évidente), que l'on doit très clairement à Maxwell Atoms, à la réalisation et au script. Un Maxwell Atoms déjà à l'origine de Bill et Mandy, aventuriers de l'au-delà, de Ça bulle ! et de Bunnycula, des séries dont on retrouve l'humour et le sens de l'absurde dans ce Scooby-doo.

La caractérisation de Daphné, notamment, y gagne beaucoup, faisant de la jeune femme un personnage un peu excentrique et goofy ; et dans l'ensemble, le film semble plus moderne et dynamique que beaucoup de Scooby adhérant trop fidèlement à la formule habituelle (ou s'en détournant radicalement pour partir dans du surnaturel débridé).

Une modernité que l'on retrouve dans son ton, dans sa réalisation (les cinq minutes d'ouverture), dans son utilisation de la continuité globale de la franchise, ou dans ses références (comme ce moment où Fred bascule en mode Schwarzenegger dans Predator, avec pièges en bois, peintures de guerre et cri primal... sous le regard admirateur de Daphné).

Bref, un Scooby-doo décomplexé et amusant, qui m'a rappelé, par certains aspects modernes, Mystères associés, et qui, sans être un chef-d'œuvre, m'a donc agréablement surpris.

4/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 61 - The Halloween Family (2019)

Publié le 31 Octobre 2020 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Oktorrorfest, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

The Halloween Family (2019) :

La nuit d'Halloween, Larry le zombie et Fred la momie se lancent dans une quête étrange, à la recherche du mythique Goul...

Aïe. Un film d'animation d'environ 80 minutes, et qui consiste, en gros, en 80 minutes de dialogues interprétés de manière caricaturale et fatigante par des doubleurs, et plaqués sur des personnages à l'animation sommaire, qui marchent dans des décors répétitifs.

Je vais être franc : après avoir été agréablement surpris par l'esthétique du décor global, dans les premières minutes, j'ai très rapidement déchanté, et j'ai même fini par totalement décrocher du film en cours de route - ce n'est pas intéressant, ce n'est pas drôle, ce n'est absolument pas rythmé, et ça a clairement été produit avec un budget microscopique... ce qui n'est pas forcément surprenant, quand on regarde les filmographies de son réalisateur et du studio, bourrées de mockbusters miteux.

Un généreux 1/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 60 - Petit Guide de la Chasseuse de Monstres (2020)

Publié le 30 Octobre 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Netflix, Review, Télévision, USA

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Petit Guide de la Chasseuse de Monstres (A Babysitter's Guide to Monster Hunting - 2020) :

Lorsque Jacob (Ian Ho), le petit garçon dont elle est la baby-sitter à Halloween, est enlevé par des monstres difformes, Kelly (Tamara Smart) découvre l'existence d'un monde surnaturel improbable où règne le Grand Guignol (Tom Felton), un être cruel voulant utiliser les cauchemars des enfants pour dominer le monde. Avec l'aide de Liz (Oona Laurence) et de sa société secrète des baby-sitters, Kelly va alors partir à l'aventure pour sauver le jeune Jacob...

Un film fantastique Netflix, adapté d'une série de livres pour enfants par leur auteur et par Rachel Talalay, produit par Ivan Reitman, et qui, pour être totalement franc, n'a pas grand intérêt pour les plus de 10 ans.

On est vraiment, ici, dans un métrage assez plat et insipide, sans réelle énergie ni rythme, qui évoque constamment d'autres histoires similaires, et surtout, qui souffre d'un vrai manque de charme, tant visuel qu'au niveau du casting : tout est ultra-lumineux et saturé (ça ressemble souvent à une production tv Disney ou Nickelodeon), les intérieurs font vraiment décors de cinéma, les effets spéciaux sont oubliables, l'interprétation des plus jeunes est par moments inégale (Tamara Smart - déjà vue dans Amandine Malabul, Fais-moi Peur, et dans Artemis Fowl - n'est pas mauvaise, mais elle n'est pas non plus exceptionnelle), et il n'y a guère que Tom Felton qui sorte un peu du lot en grand méchant décalé au croisement de Johnny Depp, de Russell Brand et de Dan Stevens... mais même lui finit par être sous-exploité.

Dans l'ensemble, donc, ça occupera les plus jeunes pendant 90 minutes, mais il aurait fallu un scénario mieux construit et une distribution plus charismatique (ainsi qu'un peu plus de budget, et plus d'inventivité devant et derrière la caméra) pour que le tout ne donne pas envie aux moins jeunes de passer le reste du film en avance-rapide.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 59 - Love and Monsters (2020)

Publié le 30 Octobre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Romance, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Love and Monsters (2020) :

Sept ans après qu'un désastre écologique ait éradiqué 95% de la population humaine et transformé insectes et animaux en mutants carnivores gigantesques, les survivants vivent en groupe, terrés dans des bunker. Joel (Dylan O'Brien), perpétuellement terrifié et se sentant inutile, ne rêve que d'une chose : retrouver Aimee (Jessica Henwick), sa petite-amie, qui vit dans un autre bunker, à plusieurs dizaines de kilomètres de là. Sur un coup de tête, il décide alors de tenter seul l'aventure... croisant en chemin Minnow (Ariana Greenblatt), Clyde (Michael Rooker), Mav1s le robot, et un brave toutou qui devient son compagnon.

Une comédie fantastique qui ressemble fortement au croisement de la franchise Fallout avec les Zombieland, auxquels ce Love and Monsters, plus sage, emprunte beaucoup, tant dans les personnages que dans leurs relations, dans les règles de survie, dans la mise en images, dans le côté road trip, etc.

À partir de là, il n'y a pas grand chose de surprenant dans ce métrage : c'est plutôt efficace (principalement parce que le ton est relativement décontracté, et les effets spéciaux convaincants), c'est bien interprété (je suis un peu plus mitigé sur la petite Ariana Greenblatt) mais ça reste globalement assez dérivatif et cousu de fil blanc.

Pas désagréable, mais très convenu (notamment son grand final, qui se rappelle in extremis qu'il serait dommage d'avoir Jessica Henwick au casting sans lui donner une scène d'action).

3.5/6

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