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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1468 : CYCLE SCI-FI - After Earth (2013)

Publié le 24 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Jeunesse, Review, Science-Fiction, USA, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

After Earth (2013) :

Dans un futur lointain où la Terre polluée a été abandonnée, Cypher Raige (Will Smith), ranger spatial réputé pour ne pas connaître la peur, embarque avec son fils Kitai (Jaden Smith) pour sa dernière mission. Mais un accident les fait s'écraser sur Terre : blessé et perdant lentement son sang, Raige ne peut que guider à distance son fils sur cette planète désormais sauvage et hostile, pour l'amener jusqu'à une balise potentiellement capable d'appeler les secours...

On pourrait en dire, des choses, sur cet After Earth, un vanity project de la famille Smith, bien décidée à imposer ses deux enfants comme des stars en devenir, et de Shyamalan, qui a vu là l'occasion de se relever du piètre Le dernier maître de l'air.

On pourrait critiquer la simplicité du script, un bête survival qui suit, pendant près de 100 minutes, le fiston Smith qui court dans la nature avec une même expression paniquée sur le visage. On pourrait critiquer la sous-exploitation de Will Smith, dont le personnage à l'agonie passe tout le film assis et/ou en voix off, avec une grimace constipée sur les traits. On pourrait reprocher au métrage ses effets numériques tour à tour génériques et approximatifs ; ses discours bourrés de platitudes pseudo-profondes et philosophes, façon "speech motivationnel de développement personnel" ; son trauma basique et peu inspiré ; ou encore son score peu mémorable de James Newton Howard.

Mais en fait, le film n'est pas si mauvais que ça : se limitant ici au poste de réalisateur (et à la co-écriture), Shyamalan rend une copie propre et bien finalisée, à défaut d'être particulièrement intéressante. C'est mollasson, c'est générique, c'est cousu de fil blanc, mais ça se regarde.

Mollement. Mais au moins ça ne m'a pas frustré ou énervé comme d'autres ratages de ce cycle Sci-Fi.

3/6 (j'ai failli enlever un demi-point pour le nom risible du personnage principal)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1467 : CYCLE SCI-FI - La Stratégie Ender (2013)

Publié le 23 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Jeunesse, Review, Science-Fiction, USA, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Stratégie Ender (Ender's Game - 2013) :

Dans un futur proche, la race des Formics a attaqué la Terre, mais a été repoussée par le sacrifice improbable du pilote Mazer Rackham (Ben Kingsley). Pour préparer l'humanité à une nouvelle guerre, le Colonel Graff (Harrison Ford) et l'armée recrutent désormais d'innombrables jeunes soldats, pour les former à un conflit imminent. Parmi eux, Ender Wiggin (Asa Butterfield), un jeune garçon très intelligent, souffre-douleur de sa famille et des autres recrues. Mais au fil du temps, l'esprit stratégique et calculateur d'Ender va finir par faire de lui l'unique espoir de l'humanité...

Un film qui m'avait laissé très mitigé à mon premier visionnage, et qui ne s'est pas amélioré entretemps. Le souci, en fait (et c'est un souci aussi inhérent au roman original), c'est que cette version d'Ender's Game donne l'impression de regarder un Starship Troopers (même schéma global, même ton militariste, même thématiques du leadership, du sacrifice, mêmes ennemis, même indoctrination, etc) dépourvu de son recul et de sa satire, et passé au filtre du cinéma young adult formaté par Harry Potter et tous les autres récits mettant en scène un Élu.

Résultat, on passe les 3/4 du métrage à suivre le parcours d'un jeune sociopathe froid et manipulateur (mais pas trop, parce qu'il doit rester un héros auquel le jeune spectateur peut s'identifier), qui se fait hurler dessus par des militaires, qui prend part à des batailles rangées en zéro G, et à des simulations virtuelles de batailles spatiales...

Ce qui, honnêtement, est assez peu palpitant, et imprégné d'une froideur et d'une distance un peu hypocrites (façon "la guerre ce n'est pas bien, ça déshumanise, mais regardez, des vaisseaux qui se tirent dessus et explosent, c'est badass !") renforcées par le score musical générique au possible de Jablonsky ; difficile alors de rester passionné par le métrage jusqu'à la fin, même lorsque Ben Kingsley débarque en Maori tatoué (mouarf), que le script tente des rebondissements éventés depuis longtemps, ou quand Ender développe soudain une conscience, de manière vraiment peu naturelle.

À trop hésiter entre les clichés habituels des récits YA, et la dureté militaire du roman original, le film se retrouve le postérieur entre deux chaises, jamais convaincant d'un côté comme de l'autre, à la fois trop dérivatif et trop rigide (surtout si, comme moi, on a beaucoup de mal avec le côté Full Metal Jacket du métrage), et jamais suffisamment spectaculaire ou impressionnant, visuellement parlant, pour justifier tout ça.

Bof.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1466 : CYCLE SCI-FI - Minuit dans l'univers (2020)

Publié le 22 Juin 2021 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, USA, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Minuit dans l'univers (The Midnight Sky - 2020) :

Alors que la Terre est ravagée par une catastrophe planétaire, Augustine Lofthouse (George Clooney), un scientifique malade et en fin de vie, reste terré, résigné, dans une base éloignée de l'Arctique. Pour seule compagnie, il ne peut compter que sur une fillette muette (Caoilinn Springall) qui a échappé à l'évacuation de la base. Mais quand Augustine réalise qu'un vaisseau spatial, l'Aether, est toujours actif et de retour de mission, le chercheur comprend qu'il doit les avertir de la catastrophe récente - pour cela, une seule solution : braver les éléments pour rejoindre une autre base plus au nord, équipée d'un émetteur suffisamment puissant...

Un long-métrage assez sombre et dépressif, adapté d'un roman par George Clooney, devant et derrière la caméra pour ce film sorti en salles et sur Netflix, et qui, malheureusement, n'est pas particulièrement convaincant.

Le problème ne vient pas de Clooney, ni de la fillette, ou de l'équipage de l'Aether (dont Felicity Jones), mais bien de la structure même du récit, une structure qui dépeint, en parallèle, l'aventure éprouvante d'Augustine et de sa compagne de voyage, et le quotidien de l'Aether et de son équipage, un quotidien tour à tour monotone et chaotique.

Il y aurait eu de quoi donner là du rythme et de l'énergie au film, en alternant fréquemment les deux points de vue... mais non, le film souffre d'un étrange déséquilibre sur ce plan, un peu comme si, en cours de route, Clooney s'était désintéressé de la partie terrestre, introspective, au milieu du froid, des éléments, et de la neige, pour se concentrer nettement plus sur la partie spatiale, qui n'est pas sans rappeler Gravity.

Une impression de deux films différents qui cohabitent assez mal, le souci étant que la partie spatiale est loin d'être captivante ; certes, en comparaison de la partie terrienne, froide et contemplative, les pluies de météores et les sorties spatiales sont plus dynamiques, mais le tout reste trop déséquilibré et les personnages trop quelconques pour que la mayonnaise prenne.

Plus embêtant, cette mayonnaise (enfin, cette alternance) est principalement là pour donner corps à un twist final (que n'aurait pas renié Tyler Durden) qui lie plus directement les personnages et les deux pans du récit, mais que le spectateur avisé voit venir TRÈS tôt dans le film. Et comme ce rebondissement final est supposé porter (à l'aide de la bande originale envahissante de Desplat) toute la charge émotionnelle du métrage, lorsqu'il tombe gentiment à plat, il entraîne dans sa chute le reste du récit...

Dommage, parce que Clooney fait un beau travail derrière la caméra.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1465 : CYCLE SCI-FI - Oblivion (2013)

Publié le 21 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, Science-Fiction, USA, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Oblivion (2013) :

En 2077, la Terre a été victime d'une attaque extraterrestre, et les Humains l'ont évacuée pour se réfugier sur Titan. Resté sur Terre, Jack Harper (Tom Cruise) gère l'entretien d'une station de surveillance, aux côté de Vica (Andrea Riseborough), sa compagne, et de multiples drones automatisés. Mais bien vite, entre deux réparations et deux attaques de "Skavs", Jack va réaliser qu'il n'est pas ce qu'il pense être, et que sa réalité tient plutôt d'un véritable cauchemar...

Un film de science-fiction réalisé par Joseph Kosinski (Tron Legacy), qui parvient à exploiter au maximum son budget de 120 millions de dollars pour produire un métrage à la direction artistique et au visuel spectaculaires. Malheureusement, c'est aussi un film avec Tom Cruise, qui joue son personnage habituel, de manière habituelle (compétente, mais très calculée), et peine à injecter une véritable émotion ou de la chaleur dans ce récit.

Ce qui, en temps normal, ne poserait pas forcément de problème... mais ici, compte tenu du côté stérile de l'environnement où évaluent les personnages (les extérieurs islandais, c'est beau, mais ce n'est pas très joyeux), et de la distance et de la solitude que le récit impose à ceux-ci, cela ne fait que s'ajouter à une espèce de froideur globale (pas aidée par la bande originale très électronique de Trapanese et M83), qui empêche le métrage de véritablement fonctionner (surtout qu'une grosse partie du récit est centrée sur la relation Jack/Julia).

Ajoutez à cela un récit qui évoque forcément d'autres œuvres dans ses rebondissements (Moon de Duncan Jones n'est pas loin), des personnages secondaires globalement sous-développés, et voilà : un résultat assez mitigé, malgré des qualités formelles certaines (les effets numériques sont notamment impeccables).

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1464 : CYCLE SCI-FI - Chaos Walking (2021)

Publié le 18 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Jeunesse, Review, Romance, Science-Fiction, USA, Science Fiction, Western

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Chaos Walking (2021) :

En 2257, sur une planète lointaine, les femmes ont disparu et les hommes vivent seuls, atteints d'un mal étrange, le Bruit, qui matérialise autour d'eux leurs pensées intimes. Todd (Tom Holland) découvre un jour un vaisseau écrasé, dont émerge une jeune femme, Viola (Daisy Ridley) : à la fois paniqué et attiré par Viola, Todd va devoir tout faire pour éviter que celle-ci ne tombe aux mains des hommes du maire de la ville, David Prentiss (Mads Mikkelsen)...

Doug Liman aux commandes d'un film en chantier depuis 2011, lorsque la tendance des films dits "young adult" battait encore son plein : car oui, Chaos Walking est clairement une adaptation de roman young adult, et ne s'en cache jamais, enchaînant les clichés et les ressorts narratifs habituels de ce genre - univers quasi-post-apocalytique, jeune héros qui découvre que son monde est un mensonge, couple en fuite, romance balbutiante, pseudo-métaphores sur la toxicité masculine, sur le fanatisme religieux, sur la difficulté de maîtriser ses pensées et émotions lorsque l'on est un adolescent, blablabla...

Allergiques au genre s'abstenir, d'autant qu'il ne faut pas pour autant s'attendre à ce que la présence de Liman aux commandes élève le tout : le réalisateur semble en effet en pilotage automatique, et non seulement le film est assez plat et terne, visuellement et musicalement, mais son univers de néo-western empêche toute fantaisie visuelle ou toute originalité (idem pour la brève apparition d'un extraterrestre natif de la planète, équivalent des Indiens américains massacrés par les colons européens : le character design est générique au possible).

Bref, c'est un peu mollasson, pas très inspiré, et hormis un ou deux moments où le film joue avec le concept des projections mentales comme autant d'hologrammes trompeurs, c'est aussi vite oublié que vu.

2.5 - 0.5 pour la brutalité et la méchanceté envers les animaux, assez gratuites = 2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1463 : CYCLE SCI-FI - Timecop 2 : La décision de Berlin (2003)

Publié le 17 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Policier, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Timecop 2 - La décision de Berlin (Timecop 2 - The Berlin Decision - 2003) :

Pour éviter tout débordement de la TEC, qui police les couloirs du temps, une agence parallèle, la Société pour l'Authenticité Historique, a été créée, mais Brandon Miller (Thomas Ian Griffith), l'un de ses agents, est passé à l'ennemi : désormais persuadé qu'en changeant l'Histoire, il serait possible d'éviter bien des souffrances à l'Humanité, il a décidé de remonter le temps, et d'éliminer tous les agents du TEC avant qu'ils ne deviennent policiers, pour avoir enfin le champ libre... et par la même occasion, se venger de Ryan Chan (Jason Scott Lee), un agent du TEC qui l'a empêché de tuer Hitler, et qu'il rend responsable de la mort de sa femme.

Une vraie bonne surprise, avec cette suite DTV du Timecop de JCVD qui s'avère bien meilleure que son modèle, et ce sur tous les plans : Jason Scott Lee est meilleur acteur que Van Damme, ses aptitudes martiales sont bien mieux mises en valeur (par Steve Boyum, un ancien cascadeur devenu réalisateur), le postulat de la police du temps est nettement mieux exploité (avec une course-poursuite entre les époques), le bad guy plus charismatique (en plus d'avoir des motivations plus nuancées - et justifiables), et les personnages secondaires existent un peu plus.

Et comme en prime le scénario joue avec la notion de modification du continuum espace-temps, en en présentant explicitement les dangers, les enjeux, et en présentant plusieurs variations du "présent" en fonction des actes de Miller, ça fonctionne clairement mieux, avec un rythme plus soutenu.

Après, ça reste du DTV, avec ce que ça entraîne de moyens limités, de seconds rôles peu mémorables et de fin un peu précipitée, mais en comparaison du premier volet de cette franchise, c'est un bon cran au-dessus, et c'est nettement plus agréable à regarder.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1462 : CYCLE SCI-FI - Looper (2012)

Publié le 16 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review, Romance, Science-Fiction, Thriller, USA, Science Fiction

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Looper (2012) :

En 2077, la pègre contrôle les voyages temporels, et a pris l'habitude d'envoyer les personnes dont elle veut se débarrasser 30 ans dans le passé, pour qu'elles y soient abattues dès leur arrivée par des Loopers, des tueurs à gages spécialement formés ; ces derniers, à la fin de leur carrière, sont eux-mêmes renvoyés dans le passé, pour y être tués par leur version plus jeune, et ainsi faire disparaître toute trace de leur existence. Cependant, l'un des Loopers, Joe Simmons (Bruce Willis), est bien décidé à ne pas se laisser abattre et à changer le cours du temps : lorsqu'il est renvoyé en 2047, il parvient à échapper à sa version plus jeune (Joseph Gordon-Levitt), qui le prend en chasse... 

Revisionnage de ce métrage signé Rian Johnson (Star Wars : The Last Jedi, Knives Out) et qui, avec ce thriller de science-fiction, offre probablement à Bruce Willis l'un de ses derniers rôles probants - ou du moins, pour lequel l'acteur s'implique un minimum.

Honnêtement, pendant près d'une heure, le métrage s'avère un bon thriller, inventif, nerveux et original, qui propose une version intéressante du voyage temporel, et une scène assez glaçante durant laquelle la version jeune d'un Looper est torturée tandis que son double futur voit ses membres et autres appendices lui être amputés un à un, alors qu'il tente de s'enfuir.

On pourrait grincer un peu des dents devant le maquillage de Gordon-Levitt, supposé le rapprocher physiquement de Willis mais un peu trop artificiel, ou devant les problèmes logiques de cette vision du voyage temporel (Rian Johnson ne s'embarrasse jamais trop de logique dans ses films, et c'est à nouveau le cas ici), mais techniquement, le film fonctionne et est agréable à regarder... jusqu'à un certain point.

Ce point, c'est à mi-chemin, lorsque les enjeux du film changent, et que Joseph Gordon-Levitt se retrouve dans une ferme paumée : soudain, le métrage devient une resucée de "It's a Good Life", avec un enfant aux pouvoirs télékinétiques tout-puissants et au caractère difficile (le petit acteur est d'ailleurs excellent), sa mère dépassée par les événements (Emily Blunt), et, histoire de rattacher le tout au reste du film, Bruce Willis qui tente de tuer l'enfant avant qu'il ne devienne un dictateur incontrôlable dans son futur.

Passons sur le fait que tout ce côté "télékinésie" semble vraiment provenir d'un autre script, et ce dès sa vague mention dans la première demi-heure de Looper... le problème, à vrai dire, c'est que le film freine subitement des quatre fers à l'arrivée dans la ferme, alors que Joe tombe amoureux, se rapproche de l'enfant, etc.

Le métrage bascule ainsi dans une toute autre direction à laquelle je n'ai pas accroché, d'autant qu'elle met encore plus en évidence les problèmes et paradoxes inhérents à la vision du voyage temporel de Rian Johnson (un Rian Johnson qui évacue toute tentative d'explication d'un revers goguenard de la main, sans surprise, par un Bruce Willis qui dit quasiment qu'il est préférable d'éteindre son cerveau plutôt que de tenter de comprendre les règles de ce voyage temporel).

Une première heure à 4/6, une deuxième heure à 2.5/6, pour un total frustrant, à

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1461 : CYCLE SCI-FI - Timecop (1994)

Publié le 15 Juin 2021 par Lurdo dans Science-Fiction, Action, Cinéma, Critiques éclair, Policier, Review, Romance, Thriller, USA, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Timecop (1994) :

Recruté par la Time Enforcement Commission, qui régule les voyages temporels, Max Walker (Jean-Claude Van Damme) accepte ce poste après que son épouse (Mia Sara) ait été assassinée par de mystérieux agresseurs. Désormais flic temporel, il passe d'époque en époque, traquant les criminels qui tentent d'exploiter leur connaissance du futur pour influencer le passé et changer le cours de l'Histoire. Mais bien vite, Walker va réaliser que le Senateur Aaron McComb (Ron Silver), qui supervise le programme gouvernemental et décide de son financement, a des intentions sinistres...

On ne présente plus ce Timecop de Peter Hyams, adapté d'un comic-book Dark Horse, et qui a acquis, bizarrement, un statut de film culte au fil des ans, principalement sur la force de son postulat de départ, et sur une production assurée par Sam Raimi et Bob Tapert, à partir de designs du mythique Syd Mead (Blade Runner, Aliens, Tron, Johnny Mnemonic, Elysium, etc).

Pourtant, au revisionnage, force est de constater que ce Timecop prend l'eau de partout. Passons sur l'esthétique très 90s du tout (JCVD avec son bomber, les véhicules, le look des sbires des méchants), assez logique et attendue - le vrai problème se trouve ailleurs.

Notamment dans la réalisation particulièrement plate de Hyams, incapable de mettre en valeur les capacités martiales de Van Damme. Ah, ça, pour filmer une scène de sexe gratuite au possible moins de dix minutes après le début du film, il y a du monde, mais dès qu'il s'agit de laisser l'artiste martial faire son boulot sans couper et changer d'angle deux fois par seconde, il n'y a plus personne.

En même temps, à part lever la jambe, faire le grand écart sauté, et donner deux-trois coups, JCVD passe le plus clair du métrage à tirer lors de fusillades mollassonnes, et à jouer (très moyennement) les veufs éplorés.

Ajoutez à cela des voyages temporels aux règles pas très cohérentes (ils partent et reviennent en véhicule temporel, mais se retrouvent à pied à l'arrivée) et au postulat finalement sous-exploité, un rythme inégal, des rebondissements catapultés (la trahison de la fliquette qui survient 10 minutes à peine après sa présentation), des bruitages et une post-synchro au mixage approximatif, et un grand final frustrant, car intégralement filmé en pleine nuit, sous la pluie, et dans le noir... et voilà, un film d'action/S-F qui a très mal vieilli, jamais particulièrement convaincant dans son action, dans sa science-fiction ou dans son interprétation.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1460 : CYCLE SCI-FI - Elysium (2013)

Publié le 14 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, Afrique du sud, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Elysium (2013) :

En 2154, la Terre est divisée en deux classes sociales : les nantis, qui vivent sur Elysium, une station spatiale rutilante équipée des dernières technologies médicales capables de tout soigner, et les autres, qui vivent dans la pauvreté et la crasse sur une Terre polluée. Lorsque Max (Matt Damon), un ancien détenu tentant de se réinsérer, subit un accident ne lui laissant que 5 jours à vivre, il décide alors de tenter le tout pour le tout : prendre d'assaut le transport d'un habitant d'Elysium, et accéder à la station...

Second film de Neill Blomkamp après District 9, Elysium ne m'avait pas laissé grand souvenir à sa sortie, et ce revisionnage a rapidement souligné le pourquoi du comment : Elysium est un gros bordel sous-développé qui, passée sa première heure, perd vraiment en intérêt.

Le concept de base est intéressant, pourtant, et l'on retrouve les préoccupation sociales de Blomkamp, tendance déjà présente dans District 9 : lutte des classes, sécurité sociale privatisée, immigration clandestine... le réalisateur/scénariste a des choses à dire sur ces sujets, mais force est de constater qu'une heure cinquante, tout compris, c'est peut-être un peu juste pour y parvenir sans sacrifier quoi que ce soit.

Le résultat, c'est un film au message et aux thématiques particulièrement simplistes, avec des méchants très très méchants (je sais qu'il a ses fans, mais Sharlto Copley est insupportable, dans ce métrage, avec son accent sud-africain clairement repensé en post-synchro), de grosses facilités scénaristiques (les flashbacks sur l'enfance des personnages), et des personnages assez peu intéressants (Max, sa copine latina à la fillette malade, etc).

C'est frustrant, car les effets spéciaux et l'action sont plutôt réussis, comme toujours chez Blomkamp (léger bémol sur les androïdes en motion-capture, aux mimiques et micro-mouvements parfois bien trop humains), et la première heure de métrage fonctionne assez bien (même si Matt Damon et son physique bodybuildé façon deux heures par jour à la salle de sport s’accommodent assez mal du quotidien miteux et routinier du personnage dans son bidonville)... mais non, trop ambitieux pour sa durée et pour son écriture (ça ressemble plus à un premier jet de scénario qu'à une version définitive), Elysium perd progressivement en intérêt, trop manichéen et basique pour se terminer de manière convaincante, et succombant progressivement à de l'émotion facile et pataude.

D'un bon 4/6, le film redescend ainsi lentement en dessous de la moyenne, pour se terminer par un 2.5/6 agaçant et frustrant.

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Un film, un jour (ou presque) #1459 : Le Swap (2016)

Publié le 11 Juin 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Review, Télévision, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Swap (The Swap - 2016) :

Ellie O'Brien (Peyton List), une gymnaste lycéenne, tente de concilier sa vocation et les dynamiques changeantes de son cercle d'amies ; Jack Malloy (Jacob Bertrand), lui, s'efforce de se montrer à la hauteur de la réputation de ses frères hockeyeurs, et de son père autoritaire. Jusqu'au jour où les deux lycéens se retrouvent l'un dans le corps de l'autre, de quoi leur donner une toute autre perspective sur leur vie...

Adaptation Disney d'un livre pour enfants, ce Swap est... euh... une histoire d'échange de corps assez basique, dans la droite lignée de Freaky Friday : dans la peau de ma mère et compagnie, mais entre deux adolescents de sexe opposé.

Et puis voilà, ça s'arrête à peu près là. Les jeunes acteurs y mettent une jolie énergie, l'écriture ne se prend pas vraiment au sérieux, mais dans l'ensemble, c'est du déjà vu, à réserver aux plus jeunes : ce n'est pas très rythmé, c'est très basique, et visuellement, c'est particulièrement télévisuel et générique (en même temps, c'est une production Marvista, donc il ne fallait pas s'attendre à autre chose).

3/6 (en étant gentil)

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Un film, un jour (ou presque) #1458 : Malavita (2013)

Publié le 10 Juin 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Policier, Thriller, USA

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Malavita (The Family - 2013) :

En 1995, Fred Manzoni (Robert de Niro), un ancien mafieux repenti, est placé sous protection du FBI (Tommy Lee Jones) dans un petit village de Normandie, où il doit se réinventer une nouvelle vie avec sa femme Maggie (Michelle Pfeiffer), son fils Warren (John D'Leo) et sa fille Belle (Dianna Agron). Mais les habitudes américaines ont la vie dure, et rapidement, les ennuis s'invitent dans le quotidien des "Blake", lorsque la mafia les retrouve...

Un film bancal, adaptation d'un roman français par Luc Besson, avec une distribution de poids (De Niro, Pfeiffer, Tommy Lee Jones) mais qui peine à convaincre devant les choix artistiques faits par le réalisateur : photo jaunâtre dégueulasse, rythme bien trop nonchalant, clichés à gogo (les Français sont tous des connards méprisants, le lycée qui fonctionne par cliques comme dans tous les teen movies américains), personnages qui parlent tous anglais (y compris tous les voisins et les habitants du petit village normand), virage actioner sur la toute fin... ça ne marche pas vraiment.

Et puis la durée de près de 2 heures ne se justifie pas, honnêtement.

Un bon gros bof regardable, mais totalement oubliable, dont on se demande fréquemment si Besson ne l'a pas tourné pour l'argent, et pour le plaisir cinéphile de tourner avec de Niro, Pfeiffer et Jones.

2.75 ou 3/6 (selon votre tolérance pour les clichés des fils de gangsters, et pour les gros clins d'œil cinéphiles appuyés)

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Un film, un jour (ou presque) #1457 : Breaking News in Yuba County (2021)

Publié le 9 Juin 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Breaking News in Yuba County (2021) :

Femme au foyer timide, réservée et un peu paumée, Sue Buttons (Allison Janney) décide de reprendre sa vie en main lorsque son mari Karl (Matthew Modine) décède d'une crise cardiaque en pleins ébats avec sa maîtresse. Rapidement, Sue fait disparaître le corps, et fait passer sa disparition pour un enlèvement, afin d'attirer sur elle l'attention des médias et de la communauté. Mais entre les forces de police dubitatives (Regina Hall), la demi-sœur journaliste de Sue (Mila Kunis), la maîtresse de Karl (Bridget Everett) et des criminels (Awkwafina, Clifton Collins Jr.) liés à son époux et au frère de celui-ci (Jimmi Simpson), la situation dépasse rapidement les attentes de Sue...

Une comédie noire écrite par une scénariste de sitcom, et dont le script est apparemment longtemps resté sur la Black List des scripts les plus en vogue à Hollywood : une nouvelle preuve, s'il en fallait une, que la Black List n'a pas grande valeur, ou plutôt qu'un script très apprécié de l'industrie ne donne pas forcément un très bon film.

En effet, s'il dispose d'une distribution excellente, ce film s'avère particulièrement frustrant, tant la mayonnaise ne prend pas, à mi-chemin entre histoire criminelle, satire des médias, et critique sociale : les personnages sont tous étrangement abrasifs, antipathiques et idiots, leurs actions sont capillotractées et parfois incohérentes, et le récit, qui se voudrait corrosif et moqueur, finit par paraître gratuitement cynique et méchant, surtout dans ses moments les plus sanglants et violents.

Pourtant, Allison Janney fait de son mieux pour donner vie à son personnage, et tant Wanda Sykes (en apprentie criminelle enthousiaste) qu'Awkwafina (en fille de mafieux voulant faire ses preuves) donnent du peps à leurs scènes respectives.

Mais le tout manque vraiment d'énergie, de recul et de cohésion pour être agréable et amusant à suivre.

2/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1456 : Le beau rôle (2020)

Publié le 8 Juin 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Thriller, USA, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le beau rôle (The Stand In - 2020) :

Actrice comique à succès, Candy Black (Drew Barrymore) s'écroule totalement, incapable de faire face à son succès sans sombrer dans la drogue et l'alcool. Recluse pendant des années, elle a alors l'idée d'engager Paula (Drew Barrymore), sa doublure lumière, pour se rendre en cure de désintoxication à sa place : rapidement, Paula commence alors à la remplacer dans tous les aspects de sa vie, entamant une campagne de réhabilitation publique... et se prenant au jeu de la célébrité.

Une comédie dramatique diffusée par chez nous sur Netflix, signée de la réalisatrice de But I'm a Cheerleader et d'un scénariste de comédie anglais, et qui, malheureusement, ne décolle jamais.

Peut-être est-ce le côté méta du tout, façon "Drew Barrymore s'inspire un peu d'Adam Sandler pour composer un double personnage et exprimer ses doutes et ses problèmes vis à vis de la célébrité, de la solitude, etc" ; peut-être est-ce l'approche J.F. partagerait appartement du tout, jamais très convaincant, et qui place le métrage au carrefour du drame pas assez dramatique, de la comédie pas assez drôle, et du thriller pas vraiment tendu ; ou peut-être est-ce tout simplement que, malgré tous les efforts de Drew Barrymore dans un double rôle antipathique, il n'y a pas ici grand chose à se mettre sous la dent.

Et il n'y a donc pas grand chose à dire sur le film : c'est très quelconque, la romance avec Michael Zegen (de la série Mme Maisel) est gentillette (sans plus), et le tout s'avère très prévisible dans l'ensemble.

Bof, donc.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1455 : Ma vie de chat (2016)

Publié le 7 Juin 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ma vie de chat (Nine Lives - 2016) :

Égocentrique et plongé dans son travail, Tom Brand (Kevin Spacey), a oublié d'acheter à sa fille (Malina Weissman) le cadeau d'anniversaire de ses rêves : un chat. Au dernier moment, en plein orage, il se précipite dans la boutique de l'étrange Felix Perkins (Christopher Walken), et en ressort avec un félin. Mais un accident va plonger Brand dans le coma, et le faire se réveiller dans la peau du matou. De quoi lui permettre de passer un ultime moment en famille, et de découvrir cette dernière sous un autre jour...

Tout de suite, je vais donner les deux qualités principales de ce film : Malina Weissman et Jennifer Garner se donnent à fond dans leurs rôles, et le chat principal est plutôt adorable (quand il n'est pas numérique).

À part ça, le film est un ratage total. Pourtant, Barry Sonnenfeld est aux commandes de cette coproduction franco-américano-chinoise (ce même Barry Sonnenfeld qui réutilisera Malina Weissman dans Les Orphelins Baudelaire), et l'on devine, ici ou là, un côté plus stylisé, saturé et surréaliste que l'on pouvait percevoir dans Pushing Daisies et dans les autres films récents du réalisateur.

Mais non, on devine, à tous les niveaux de cette production Europa, que le film a été tourné pour profiter d'une quelconque subvention, pour justifier un investissement, ou simplement pour remplir un fond de catalogue, tant rien ici n'est particulièrement bien travaillé, finalisé ou abouti.

Le script est basique au possible (c'est du niveau d'un téléfilm Disney Channel), le casting est assez improbable (on ne croit jamais à la famille formée par Spacey, antipathique, Garner et Weissman), les effets spéciaux et les incrustations sont souvent approximatifs, les bruitages agaçants au possible (tous les miaulements du chat - et ils sont nombreux, car il ne se tait jamais - semblent bruités à la bouche par Spacey ou par un autre doubleur) et, parmi les cinq scénaristes à l'origine du script, il doit y en avoir un qui déteste les chats, puisque le film les présente comme fainéants, égoïstes, froids et distants, et explique, dès son introduction, que leurs maîtres sont (pour faire simple) stupides et manipulés.

Alors dans l'absolu, ce n'est pas non plus totalement faux de décrire ces chers félins ainsi, mais le tout donne l'impression d'un certain mépris des scénaristes pour ce qu'ils écrivent, un script alimentaire rédigé en pilotage automatique, sous-développé, et qui se termine de manière assez bâclée.

Un ratage, donc.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1454 : Mon chat, l'elfe malicieux et moi (2019)

Publié le 4 Juin 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Russie

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Mon chat, l'elfe malicieux et moi (The House Elf / Domovoy - 2019) :

Lorsqu'elles s'installent avec leur chat dans un appartement luxueux de Moscou, Vika (Yekaterina Guseva) et sa fille Alina (Aleksandra Politik) se réjouissent de la bonne affaire qu'elles viennent de conclure. Mais elles ignorent que l'appartement est occupé (pour ne pas dire hanté) par un Domovoy (Sergey Chirkov), un elfe de maison agressif et hostile, prêt à tout pour expulser les nouvelles occupantes de sa demeure. Et pour ne rien arranger, une sorcière (Olga Ostroumova-Gutshmidt) et son fils incapable (Olga Ostroumova-Gutshmidt) ont des vues sur le bâtiment, qui abrite dans ses murs un trésor...

Une comédie familiale russe assez classique dans sa construction (façon hantise et poltergeist) et qui souffre de problèmes habituels au genre et à la production cinématographique russe (rythme bancal, slapstick parfois méchant, côté superstitieux très appuyé, casting parfois compliqué, etc) mais en a aussi certaines qualités (la bande originale symphonique, les effets spéciaux, l'approche un peu différente et sentimentale du genre).

Après, je l'ai vu en français, donc avec un doublage inégal, et les décors de l'appartement font fréquemment très "tournage en studio", mais globalement, ça se regarde sans trop de problèmes. En fait, je n'ai pas grand chose à dire sur ce métrage : ça occupera les plus jeunes, et ça ne donnera pas aux adultes envie de se défenestrer, ce qui est déjà bien.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1453 : Magic Camp (2020)

Publié le 3 Juin 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Jeunesse, Review, Romance, USA

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Magic Camp (2020) :

Magicien en perte de vitesse, Andy (Adam Devine) accepte l'invitation de son ancien mentor Roy Preston (Jeffrey Tambor) à rejoindre le temps d'un été l'Institut de la magie, un camp de vacances où les enfants apprennent à devenir des magiciens. Sur place, il retrouve Kristina Darkwood (Gillian Jacobs), sa grande rivale et ancienne partenaire, qui s'occupe d'un autre groupe : bien décidé à la vaincre lors du spectacle annuel opposant les apprentis illusionnistes, Andy va tout faire pour transformer les enfants dont il a la charge...

Un long-métrage de Mark Waters (qui a fait ses preuves dans le genre comédie Disney familiale et a un CV long comme le bras) tournée en 2016-2017, et à la sortie suspendue jusqu'en 2020, sur Disney +. Traduction : Disney n'allait pas se risquer à un flop en salles, et a préféré sauver les meubles en prétendant que ce film avait été spécialement tourné pour sa plateforme de VOD naissante.

Et honnêtement, on peut les comprendre : Magic Camp n'est pas honteux, mais c'est clairement d'un calibre télévisuel, une production qui aurait été à sa place sur Disney Channel à l'époque des D-coms en tous genres, une histoire ultra-générique (Rock Academy, mais dans le monde de l'illusion) pleine de bons sentiments calibrés, avec un Adam Devine qui fait son numéro habituel (même s'il a une bonne alchimie avec Gillian Jacobs), un Jeffrey Tambor qui cachetonne mais s'amuse, et des enfants inégaux (Isabelle Crovetti est excellente, cela dit).

Ajoutez à cela une bonne dose d'illusion "cinématographique" (comprendre que les tours de magie, lorsqu'ils ne sont pas aidés par des effets numériques, sont assez mal filmés), et voilà, un film totalement anecdotique, et qui, effectivement, remplira le fond de catalogue de Disney +... mais pas beaucoup plus.

2.75/6 (le public-cible du métrage et les parents seront probablement plus indulgents)

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Un film, un jour (ou presque) #1452 : Buddy Games (2020)

Publié le 2 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA

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Buddy Games (2020) :

Plusieurs années après que l'un d'entre eux aient subi une blessure scrotale traumatisante lors des Buddy Games, une compétition amicale de défis physiques et mentaux stupides, un groupe de compères (Josh Duhamel, James Roday, Kevin Dillon, Dan Bakkedahl, Dax Shepard, Nick Swardson) se réunit et remet le couvert, avec 150 000 $ à la clef.

Une coproduction WWE Films et Saban, coécrite par Josh Duhamel, avec de multiples visages familiers à la distribution (Olivia Munn, James Roday, Kevin Dillon, Daw Shepard, Nick Swardson, Neal McDonough, Jensen Ackles, Sheamus, etc) et dont le ton est donné dès la première scène, avec des bros immatures de 45 balais qui se tirent dans les bollocks avec des billes de paintball, se frappent au visage avec leurs testicules moites et nous refont Jackass, au travers de concours de nourriture, de cascades approximatives, etc...

Voilà voilà... tout ça pour réaffirmer leur virilité, pour célébrer la masculinité fraternelle des mecs, les vrais, ceux qui s'électrocutent entre eux, qui se tirent dessus avec de véritables flèches, et qui se disent leurs quatre vérités en avalant des Pina coladas au sperme, car il n'y a que comme ça que l'on peut grandir intérieurement et avancer dans la vie.

Vu que c'est inspiré de la vie de Duhamel et de ses amis, on se dit que ce film de potes plaira bien à un certain public... en tant que tel, cela dit, et en ce qui me concerne, ça a un intérêt proche du néant.

1.25/6 (pour certains des acteurs que j'apprécie)

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Un film, un jour (ou presque) #1451 : Mortal (2020)

Publié le 1 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Review, Romance, Norvège

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Mortal (Torden - 2020) :

Alors qu'il tente de se cacher dans les étendues sauvages de Norvège, Eric (Nat Wolff), un Américain d'origine norvégienne, coûte malencontreusement la vie à un jeune un peu agressif : détenteur de pouvoirs incontrôlables et meurtriers, le voyageur est rapidement pris en charge par Christine (Iben Arkelie), une jeune psychologue qui va rapidement s'éprendre d'Eric, et tenter de résoudre le mystère de l'origine de ses pouvoirs...

Un énorme bof que ce nouveau métrage du réalisateur norvégien de The Troll Hunter, de The Jane Doe Identity et de Scary Stories, un réalisateur pourtant habitué aux métrages de genre et aux ambiances pesants, mais qui ici semble incapable de développer autre chose qu'une origin story super-héroïque locale, qui semble persuadée que la transposition des mythes nordiques à l'ère moderne est quelque chose d'original (The Almighty Johnsons, c'était en 2011, par exemple).

Le problème, c'est que pour qu'un tel récit fonctionne, il faut des effets spéciaux spectaculaires (c'est plus ou moins le cas, dans une poignée de scènes) et une distribution charismatique. Là, malheureusement, c'est l'échec, puisque Nat Wolff et Iben Arkelie sont assez insipides, que l'interprétation est toute en retenue et en intériorisation, et que le film, dans son ensemble est particulièrement frustrant.

Après, les paysages norvégiens sont, comme souvent, bien mis en valeur, et il y a une ébauche d'idée intéressante à 15-20 minutes de la fin, lorsque Eric devient une sorte de Messie nordique... mais comme la fin en question est délibérément en queue de poisson, cela rend ce Mortal encore plus frustrant et agaçant.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1450 : Dark Angel (1990)

Publié le 31 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Policier, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, Science Fiction, Christmas, Noël

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Dark Angel (I Come in Peace - 1990) :

Confronté à des morts inexplicables et sanglantes, l'inspecteur Jack Caine (Dolph Lundgren) et son nouveau coéquipier, l'agent fédéral Smith (Brian Benben) réalisent bien vite qu'un extraterrestre suréquipé (Matthias Hues) est responsable de ces crimes, et qu'il en profite pour prélever des substances rarissimes sur les cadavres qu'il laisse derrière lui. Pire : ce trafiquant de drogues venu de l'espace a sur ses traces un autre extraterrestre (Jay Bilas) qui tente de l'arrêter, et qui est prêt à tout pour y parvenir, quitte à réduire en poussière les rues de Houston...

Un film de Noël (si, si, ça se déroule en décembre, et ça s'ouvre sur un chant de Noël !) co-écrit par David Koepp, qui est très clairement inspiré de la franchise Predator sur bien des points (le film est sorti quelques mois avant Predator 2) et qui, dès ses premières images, fait gentiment cheap et dtv des 90s (rien que le générique de début, avec sa police approximative et télévisuelle, et son score de Jan Hammer, le compositeur de Deux flics à Miami, date bien les choses).

Et puis, progressivement, le sens de l'humour très particulier du film (tous les personnages secondaires sont déglingués au possible) et son côté buddy cop movie décomplexé finissent par gagner la sympathie du spectateur, quand bien même le ton du film ne serait pas vraiment à la gaudriole - la menace extraterrestre est premier degré, les meurtres sont brutaux, la direction artistique est assez sombre, etc.

Dans l'ensemble, le tout reste cependant assez gentillet : c'est suffisamment sérieux et explosif (surtout sur la fin) pour faire un actioner policier honorable, c'est suffisamment outré pour faire passer ses approximations et ses défauts, et ça se regarde facilement, sans forcément être nécessairement ultra-mémorable (encore que, avant le revisionnage, je m'en souvenais plutôt bien, sans l'avoir revu depuis les années 1990-2000).

3.5/6

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Blog Update ! - Mai 2021

Publié le 31 Mai 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Update

Un mois de mai tranquille sur le blog des Téléphages Anonymes, bien moins chargé et lourd que ce que je prévoyais initialement, mais pas inintéressant pour autant.

#1430 : Banana Split (2018) - 3.75/6

#1431 : Flora et Ulysse (2021) - 4/6

#1432 : Archenemy (2020) - 2/6

#1433 : Mr. Magoo (1997) - 2.5/6

#1434 : Justice Society - World War II (2021) - 3.25/6

#1435 : La méthode Menkoff (2016) - 2/6

#1436 : Cranston Academy - Monster School (2020) - 2.5/6

#1437 : Sun Dogs (2017) - 3.75/6

#1438 : L'école de la magie (2020) - 3.75/6

#1439 : Barb and Star go to Vista del Mar (2021) - 4/6

#1440 : Max Cloud (2020) - 4/6

#1441 : Kedi - Des chats et des hommes (2016) - 5/6

#1442 : Greenland - Le dernier refuge (2020) - 3/6

#1443 : Les Mitchell contre les machines (2021) - 3.75/6

#1444 : Bad Trip (2021) - 3.25/6

#1445 : Geostorm (2017) - 1.25/6

#1446 : Blithe Spirit (2021) - 2.25/6

#1447 : Ce Week-end là... (2014) - 4.25/6

#1448 : The Paper Tigers (2021) - 4.5/6

#1449 : New York Taxi (2004) - 1/6

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# Bilan :

Un mois plutôt sympathique, à vrai dire, puisque varié, dénué de beaucoup de purges, et atteignant régulièrement la moyenne.

De l'animation agréable à suivre malgré certains défauts (Justice Society, Les Mitchell contre les Machines), de la comédie familiale tout à fait honorable (Flora et Ulysse, L'école de la magie), de l'action infusée d'humour (Max Cloud, Paper Tigers), du film catastrophe, de la comédie anglaise, bref, il y en a pour tous les goûts, quand bien même la qualité ne serait pas toujours au rendez-vous...

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# Film(s) du mois :

Kedi, un très joli documentaire sur les félins d'Istanbul (qui parlera forcément nettement moins aux spectateurs n'aimant pas les chats) ; The Paper Tigers, une comédie indépendante d'arts martiaux plutôt réussie ; Ce Week-end là, une comédie british plutôt touchante ; et une mention spéciale à Barb and Star go to Vista Del Mar, une comédie américaine improbable et déjantée...

 

# Flop(s) du mois :

Pas beaucoup de vrais flops, ce mois-ci, si ce n'est l'évidence New York Taxi, adaptation ratée d'une franchise déjà plus bien vaillante, et Geostorm, un film catastrophe qui singe très faiblement les productions Roland Emmerich.

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# Petit écran :

Pas mal de nouveautés, ce mois-ci, du côté du petit écran.

Ici, des superhéros inégaux, avec Invincible, assez fidèle à son avatar papier (pour le meilleur et pour le pire) et le raté et cheap Jupiter's Legacy de Netflix ; là, des sitcoms nostalgiques, avec un reboot de Sauvés par le Gong, un retour sur les girl bands de la fin des 90s/du début des 00s avec Girls5Eva, et Rutherford Falls, hanté par l'histoire compliquée des États-Unis : trois programmes diffusés sur Peacock, la plateforme de VOD de NBC et auxquels il manque un petit quelque chose pour en faire des séries à ne pas rater.

Sans oublier la bonne surprise Ted Lasso, et le retour de Mythic Quest (en attendant le bilan de la saison en cours).

Et puis, du côté de Sygbab, on peut citer The Lone Gunmen, ce spin-off avorté des X-files, et VR.5, une série d'anticipation virtuelle pas forcément très probante.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

En juin, un programme un peu différent chez les Téléphages Anonymes, puisque dès le 12 juin et jusqu'à la fin du mois, le blog se mettra à l'heure de la science-fiction pour un CYCLE SCI-FI qui verra films et séries de science-fiction chroniqués quotidiennement en ces pages.

Au programme, des films plus ou moins récents (pas mal de films du début des années 2010, notamment, qui est la période la moins chroniquée sur le blog) et quelques séries de genre (de mon côté, l'intégrale de la série d'animation Final Space, tandis que du côté de Sygbab, on s'attèlera à une intégrale Andromeda), jusqu'à tout début juillet.

La première dizaine de jours de juin, elle, sera plus classique, avec un peu de tout : des films familiaux, des comédies, un peu d'action et de genre, et niveaux séries, la saison 1 de MODOK, et la première partie de The Nevers...

 

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Un film, un jour (ou presque) #1449 : New York Taxi (2004)

Publié le 28 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Policier, Review, USA

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New York Taxi (Taxi - 2004) :

Livreuse à vélo dans les rues de New-York, Belle (Queen Latifah) n'a qu'un rêve : participer à des courses automobiles, et vivre de sa passion pour la mécanique automobile. Andy Washburn (Jimmy Fallon), lui, est un flic maladroit et pas très doué qui, après avoir fait capoter une enquête, se retrouve sur le banc de touche. Mais lorsqu'un gang de criminelles en BMW commettent des cambriolages en ville, Washburn les prend en chasse dans le taxi flambant neuf (et tuné) de Belle...

Aujourd'hui, expérience scientifique : je suis certain d'avoir déjà vu ce fameux (pas pour les bonnes raisons) remake du Taxi français par Tim Story, qui réinvente le film original en le transposant à New York, en en faisant une comédie aux sensibilités afro-américaines, et en remplaçant Frédéric Diefentahl par Jimmy Fallon... mais je n'en garde absolument aucun souvenir.

Je vais donc tenter le revisionnage, pour voir si le même effet se produit au terme de ce dernier : vais-je, comme une victime des Men in Black, tout oublier du film à peine celui-ci terminé ?

La réponse, sans surprise, est un bon gros oui retentissant, et ce dès le générique d'ouverture, qui remplace un Sami Naceri en scooter dans les rues de Marseille, sur fond de Mirsilou, par Queen Latifah en cycliste acrobate qui fait des cascades à NYC sur fond de Beyoncé mollasson.

Et il en va de même pour tous les éléments du Taxi original : même sans porter particulièrement la franchise originale dans mon cœur, ici, tout est remplacé par du mou, de l'insipide, de l'approximatif et du jamais crédible.

Musique cool façon pub Nespresso (à nouveau), Fallon qui en fait trois tonnes, voiture quelconque à la transformation tout-numérique assez cheap, poursuites plates, scènes d'intérieur avec rétroprojection mal détourée des passagers sur fond vert, remplacement du chef de la police gueulard par Jennifer Esposito en ex-petite amie du personnage de Fallon, remplacement du personnage de Marion Cotillard par Henry Simmons (d'Agents of SHIELD), himbo insipide et inexpressif...

C'est bien simple, rien de fonctionne dans ce remake, et pourtant, ce n'est pas comme si l'original partait de très haut. Mais non, c'est l'encéphalogramme plat du début à la fin.

D'un autre côté, je ne peux pas dire que je sois surpris...

1/6

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Un film, un jour (ou presque) #1448 : The Paper Tigers (2021)

Publié le 27 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, USA

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The Paper Tigers (2021) :

À Seattle, trois anciens prodiges du kung-fu, Danny (Alain Uy), Hing (Ron Yuan) et Jim (Mykel Shannon Jenkins), ont fini par délaisser les enseignements de leur maître (Roger Yuan), et par devenir des adultes à la dérive : le premier est père divorcé, le second a pris beaucoup de poids, et le troisième a tout oublié de la tradition asiatique, pour passer aux MMA. Mais lorsque leur maître décède mystérieusement, le trio se reforme et tente de découvrir l'identité du responsable (Ken Quitugua) - le seul autre disciple de leur maître décédé.

Un film indépendant partiellement financé de manière participative, et qui s'avère une très bonne surprise, une action comedy qui n'est pas sans rappeler les films de Stephen Chow (en moins cartoony néanmoins), et surtout, qui sait très bien doser la comédie, l'action, et le mysticisme/la philosophie du kung-fu : les artistes martiaux sont bien mis en valeur, les affrontements plutôt bien chorégraphiés, tout le monde joue juste, Matthew Page est excellent en ancien rival amer et bodybuildé, et dans l'ensemble le métrage fonctionne plutôt bien, du début à la fin.

Tout au plus, et même si l'on ne s'ennuie pas, je reprocherais au film sa durée un peu inutile (on pourrait enlever facilement 5-10 minutes sans rien perdre), et une toute fin un peu abrupte (ah, et Jenkins est un bon niveau en dessous des deux autres compères, même si c'est le personnage qui veut un peu ça).

Mais rien de bien méchant pour ce qui est, à nouveau, une très bonne surprise, probablement plus aboutie que bon nombre de comédies d'action qui ont droit à des sorties en salles, et qui mettent en vedette des acteurs plus connus.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1447 : Ce Week-end là... (2014)

Publié le 26 Mai 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, UK, Écosse, Jeunesse

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Ce Week-end là... (What We Did on Our Holiday - 2014) :

En pleine séparation, Doug McLeod (David Tennant) et son épouse Abi (Rosamund Pike) décident de faire semblant d'être un couple uni à l'occasion du 75è anniversaire de Gordie (Billy Connolly), le grand-père malade de Doug. Avec leurs trois enfants, Lottie (Emilia Jones), Mickey (Bobby Smalldridge), et Jess (Harriet Turnbull), ils partent ainsi pour les Highlands écossais, dans le manoir de la famille, où Gavin (Ben Miller), le frère investisseur de Doug, a organisé une fête spectaculaire pour l'occasion...

Une comédie dramatique familiale anglo-écossaise franchement sympathique, qui reprend les grandes lignes de Rocket Gibraltar (1988), avec Burt Lancaster, et s'inspire de la série Outnumbered (des mêmes scénaristes/réalisateurs) pour produire un récit mêlant les émotions et les ruptures de ton, comme les Anglais savent si bien le faire.

Porté par une distribution très attachante (Tennant s'amuse avec son accent naturel, Ben Miller fait son numéro habituel, Billy Connolly dégage une chaleur et un flegme remarquables), le film brille dans ses rapports entre le grand-père et ses trois petits-enfants, tout simplement adorables et particulièrement justes.

Ce sont eux qui donnent un intérêt tout particulier à cette histoire, avec une touche d'innocence et de poésie plutôt touchante. Ajoutez à cela des paysages écossais splendides, une musique à l'identique, et une bonne dose d'absurdité très british, et voilà, une petite comédie très agréable à suivre.

4.25/6 (on aurait peut-être aimé que les adultes aient un peu plus à faire)

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Un film, un jour (ou presque) #1446 : Blithe Spirit (2021)

Publié le 25 Mai 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Romance, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Blithe Spirit (2021) :

En panne d'inspiration, Charles Condomine (Dan Stevens) décide de tenir une séance de voyance avec Madame Arcati (Judi Dench), afin de s'en inspirer pour sa nouvelle œuvre. Mais contre toute attente, cette séance provoque l'apparition du fantôme d'Elvira (Leslie Mann), la femme décédée de Charles, et sa source d'inspiration principale. Seul souci : Charles est remarié depuis cinq ans avec Ruth (Isla Fisher), et Elvira est jalouse de cette relation...

Une jolie déception que cette nouvelle adaptation de la pièce de théâtre de 1941, signée Noël Coward, après un premier long-métrage en 1945 (L'Esprit s'amuse), supervisé par l'auteur lui-même et réalisé par David Lean.

Ici, le problème principal, c'est que sur cette trame de vaudeville, le film peine à greffer la moindre énergie ou le moindre dynamisme.

Ce remake aurait pu fonctionner avec une écriture plus pétillante et un rythme plus soutenu : un constat que seul Dan Stevens semble avoir effectué, puisque, plus électrique et survolté, il semble jouer dans un tout autre métrage que les autres acteurs.

Malheureusement, donc, tout le reste du film reste en mode mineur, souffrant d'un cruel manque de fantaisie ou de punch, et victime d'une écriture assez plate et quelconque (le changement de la fin du récit original, notamment, n'apporte pas grand chose).

Ça ne fonctionne pas, et c'est bien dommage, car le style de l'époque sied particulièrement bien à tout le monde, Isla Fisher en tête.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1445 : Geostorm (2017)

Publié le 24 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Geostorm (2017) :

Conçu pour protéger la Terre d'un désastre climatique, le réseau de satellites Dutch Boy, piloté depuis la Station spatiale internationale, a été créé par Jake Lawson (Gerard Butler), un scientifique rebelle et tête brûlée. Désormais écarté du projet, Jake est recruté par son frère Max (Jim Sturgess), un bureaucrate de Washington, pour retourner dans l'espace et enquêter sur une mort mystérieuse, ainsi que sur des incidents climatiques internationaux difficilement explicables : les prémices d'une catastrophe planétaire imminente, et la preuve d'une conspiration incroyable...

La semaine dernière, sur un coup de tête, j'avais regardé Greenland, un film catastrophe avec Gerard Butler, qui singeait très fortement les films catastrophes de Roland Emmerich, pour un résultat très peu convaincant. Donc très logiquement, parce que je suis un peu masochiste, cette semaine, je regarde Geostorm, un film catastrophe avec Gerard Butler, qui singe très fortement les films catastrophes de Roland Emmerich - et pour cause, il est écrit et réalisé (c'est son premier film) par Dean Devlin, l'autre moitié du duo Devlin/Emmerich (Stargate, Independance Day, Universal Soldier). Et c'est un bon gros navet.

Pour ce Geostorm, Devlin reprend donc tous les clichés possibles et imaginables des films catastrophe de son compère (le chien à sauver, la fillette, la relation familiale compliquée, les traîtres, les catastrophes naturelles improbables, la science très approximative, le compte à rebours, les effets spéciaux très inégaux, blablablabla) et les tire vers le bas avec une écriture des plus laborieuses, combinée à un montage et à une réalisation assez médiocres.

C'est bien simple : on n'y croit jamais. Déjà, parce le rythme (et le montage, donc) des scènes leur donne un côté affreusement artificiel, avec des dialogues qui sonnent faux (tous les dialogues de la fillette semblent surécrits, mais aussi les moments d'exposition et de techno-blabla, durant lesquels on perçoit le vide abyssal dans le regard d'un Butler qui n'y comprend rien) et des réactions excessives (Jim Sturgess interprète son personnage constamment au bord des larmes, comme s'il était dans un film à Oscar ; à l'opposé, Abbie Cornish sous-joue toutes ses scènes), mais aussi et surtout parce que le tout est un grand n'importe quoi même pas fun, qui échoue à concilier son postulat de film catastrophe spectaculaire avec son intrigue de conspiration politique cousue de fil blanc (spoiler : le traître gouvernemental est exactement celui auquel tout le monde s'attend, à savoir l'acteur spécialisé dans les rôles de méchants).

Geostorm, c'est con, c'est creux, c'est bancal, ça prend l'eau de partout, et comble des combles, ce n'est jamais vraiment divertissant tant tout y est approximatif.

1.25/6 (dont 0.25 pour Zazie Beetz, qui est la seule à avoir l'air de s'amuser un peu)

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