Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Les bilans de Lurdo : Superstore, saison 3 (2017)

Publié le 18 Juillet 2021 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Sitcom, Télévision, USA, NBC, Superstore

Sympathique mais se cherchant un peu, la première saison de Superstore bénéficiait d'un format assez court de 11 épisodes ; en doublant ce nombre d'épisodes, la saison 2 faisait le choix inverse : utiliser tout ce temps d'antenne supplémentaire pour développer ses personnages secondaires, leurs relations... et malheureusement, pour accentuer le shipping entre Jonah et Amy, ses deux personnages principaux.

Et la saison 3, elle aussi constituée de 22 épisodes, continue (à mon grand dam) dans cette direction...

Superstore, saison 3 (2017) :

Après la tornade qui a ravagé le magasin, les employés du Cloud 9 se serrent les coudes et sont plus soudés que jamais - ou pas. Car Amy, fraîchement divorcée, tente de se reconstruire, alors même que Jonah, lui, trouve l'amour dans les bras de Kelly (Kelly Stables), une nouvelle employée. Et puis il y a Glenn, ébranlé par les événements qui ont détruit son magasin, et qui décide qu'il veut un enfant biologique... quitte à ce que Dina en soit la mère porteuse.

Superstore saison 3 ou, pour moi, la saison du malaise.

Je ne sais pas ce qui s'est passé, et j'ai pleinement conscience qu'encore une fois, mon avis est largement minoritaire (il suffit de voir l'enthousiasme critique global, au fil des ans, pour le programme et ses rebondissements sentimentaux), mais j'ai totalement décroché pendant une grosse partie de la saison, et j'ai eu bien du mal à rester présent jusqu'au bout.

Pourtant, les deux précédentes saisons avaient su rester amusantes et plaisantes, malgré des défauts récurrents qui me gênaient (dont le shipping Amy/Jonah, qui ne m'a jamais convaincu). Mais là, à plusieurs reprises, j'ai eu l'impression d'assister à une série en pilotage automatique, parvenant à peine à m'arracher plus qu'un sourire çà et là, et bien en deçà des saisons précédentes.

À commencer par la première dizaine d'épisodes, des épisodes qui, malgré des moments amusants (Mateo en Sal pour Halloween, Sandra et sa rivale Carol, les séquences de réunion toujours déjantées, l'épisode de Noël alcoolisé), finissent toujours par se prendre les pieds dans le tapis à un moment ou un autre, lestés par un besoin étrange des scénaristes de faire d'Amy la protagoniste principale de la série.

Et cette tendance ne fait que se confirmer au gré de la saison : manque de structure globale (on retrouve quelques épisodes thématiques - Halloween, Noël - mais c'est tout), manque de conséquences de la saison précédente (Dina souffre de PTSD pendant un épisode et demi, et c'est oublié), intrigues quelconques (Glenn qui demande à Dina de porter son bébé, ça a provoqué chez moi de mauvais flashbacks de Phoebe dans Friends ; la grossesse surprise d'Amy, ce n'est guère mieux) ou sous-développées (la grossesse de Dina, le renvoi de Myrtle, Jonah et Garrett colocataires, autant d'éléments que les scénaristes n'utilisent qu'une fois ou deux, avant de les ranger dans un placard, pour les ressortir bien plus tard au moment de leur apporter une conclusion sommaire), le show conserve des scènes ou des sous-intrigues qui fonctionnent, mais qui toutes s'effacent derrière Amy, sa vie amoureuse, et son quotidien pathétique.

Parce qu'en effet, non contents de passer Amy au premier plan de la plupart des épisodes, les scénaristes ont commencé à forcer le trait, à deux doigts de la flanderisation : Amy est tour à tout jalouse, autoritaire, manipulatrice, menteuse, stridente, gaffeuse, maladroite, arrogante, etc, elle frôle fréquemment le niveau Michael Scott de l'embourbement spontané dans des situations improbables, et elle ne supporte absolument pas le couple que Jonah forme désormais avec Kelly (un personnage assez quelconque et au brushing improbable, qui aurait pu fonctionner avec quelqu'un d'autre dans le rôle, peut-être une Dreama Walker, ou quelqu'un du genre).

Résultat, le plus clair de la saison est centré sur Amy et ses rapports avec les autres personnages (Cheyenne, Tate, Dina, Glenn, le livreur de boissons, Kelly), ainsi que sur sa relation pseudo-sentimentale avec Jonah. Une relation qui culmine malheureusement dans la seconde moitié de saison, et se conclue de manière prévisible, par une combo je suis enceinte de mon ex/je te déteste/en fait je t'aime/couchons ensemble des plus horripilantes si, comme moi, on n'adhère pas particulièrement à ce couple.

Et donc, forcément, la saison passe très lentement, particulièrement axée sur cette relation qui fait beaucoup de surplace, laissant tellement de place à Amy qu'elle en oublie certains autres personnages (Cheyenne, notamment, mais aussi Garrett, plus en retrait, Myrtle, qui disparaît logiquement...) et délaissant un peu trop sa fibre sociale (même si elle ressurgit ponctuellement autour de Myrtle - notamment dans le final -, de la sécurité sociale des employés, et de Cheyenne, qui travaille à mi-temps pour Target, la concurrence de Cloud 9 - l'occasion d'un épisode sponsorisé un peu honteux).

Je ne dirais pas que j'ai détesté le programme, il lui reste (ainsi qu'à sa distribution) suffisamment de capital-sympathie pour que le tout se regarde facilement, mais j'ai tout de même plus souvent grimacé devant mon écran qu'éclaté de rire.

Encore une fois, je sais pertinemment que c'est un avis très minoritaire, et que la romance Jonah/Amy plaît à la plus grande partie des spectateurs du show.

Néanmoins, je pense qu'une pause dans ma rétrospective s'impose, si je ne veux pas être "dégoûté" de la série - d'autant que c'est à partir de la saison 4 que le programme semble commencer à muter et à diviser les fans : la quatrième année du programme est aussi la dernière de son showrunner et créateur, Justin Spitzer, et apparemment, son départ va laisser des traces sur le ton et l'écriture du show.

Donc pour l'instant, pendant quelques semaines, je laisse la série en pause, exactement à la moitié de cette rétrospective.

Je reprendrai probablement début août...

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Critiques éclair - Loki, saison 1 : épisode 3 et 4 (2021)

Publié le 17 Juillet 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Lurdo, MCU, Marvel, Review, Science-Fiction, Science Fiction, Télévision, USA, Disney, Loki

Avec ses deux premiers épisodes, la série Loki a réussi a se créer une place bien à elle dans cette phase 4 du MCU : une sorte de bulle temporelle étrange, au sens de l'humour bien particulier, et qui remet en question tout ce que le spectateur pense savoir du fonctionnement de l'univers Marvel...

Loki, saison 1 :

- 1x03 : Bien décidé à ne pas se laisser reprendre par la TVA, Loki (Tom Hiddleston) suit son variant, Sylvie (Sophia Di Martino), au travers d'un portail, et se retrouve coincé avec elle sur Lamentis 1, une planète sur le point d'être détruite...

Un épisode de transition assez bref (moins de 40 minutes, tout compris) qui consiste essentiellement en un tête à tête entre Loki et Sylvie, deux incarnations d'un même personnage aux parcours bien différents. De quoi comparer leurs vies, leurs familles, leurs expériences, et apprendre à dépasser le stade de simples ennemis - même s'il semble évident qu'ils se trahiront à la moindre occasion.

Les deux acteurs principaux s'amusent clairement beaucoup, et l'épisode est plutôt réussi sur ce front, bien qu'un peu bavard pour les plus impatients : on sent que cet épisode a été remanié en post-production au niveau du rythme, de manière assez inégale, d'autant que le tout débouche sur une grosse scène d'action spectaculaire assez gratuite (façon "on filme tout en une prise avec la caméra portée qui navigue autour des acteurs").

Un peu frustrante, d'ailleurs, cette scène finale, puisqu'elle manque non seulement de raison d'être (les gardes qui retrouvent les Lokis au milieu de l'apocalypse, mwébof), mais aussi un peu de punch et de nervosité dans sa chorégraphie et sa mise en images.

Cela dit, au détour de ses dialogues, l'épisode se permet de semer quelques indices sur la véritable nature de la TVA, composé de variants issus de diverses lignes temporelles, et pas créés ex-nihilo par les Gardiens du Temps ; autrement dit, ces derniers ont clairement reformaté l'esprit de leurs employés... si tant est qu'ils existent réellement.

- 1x04 : Retrouvés in extremis par la TVA alors qu'ils étaient sur le point d'être détruits, Loki et Sylvie redeviennent les captifs de l'organisation. Mais les mensonges de cette dernière commencent à refaire surface, suscitant le doute chez certains des employés de l'agence...

Un épisode charnière dans la saison, qui confirme un certain nombre de suspicions du spectateur, tout en développant un peu plus le personnage de Loki, sa relation avec Sylvie, et sa place dans l'univers Marvel.

Et c'est plutôt sympathique, à vrai dire : toujours un peu bavard (mais c'est le personnage qui veut ça), l'épisode entérine le côté Magicien d'Oz des Gardiens du Temps (des animatroniques créés par... ?), confirme que Loki ne peut tomber amoureux que de lui-même (dans une version féminine, certes), que l'on devrait avoir des réponses très rapidement, et que, plutôt que d'être désintégrés, les variants Loki sont en fait expédié sur un plan d'existence ressemblant étrangement à un New York en ruines, peuplé de leurs semblables (en l'occurrence, le vieux Loki dans son costume en spandex jaune et vert, Kid Loki, un Loki noir maniant un marteau asgardien, et Lokicodile, adorable avec sa petite couronne).

Ajoutez à cela un caméo amusant de Sif, et voilà, un épisode plutôt agréable, que j'ai clairement préféré au précédent, et qui annonce une fin de saison spectaculaire (tous les Lokis contre la TVA ?).

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1485 : SEMAINE COMÉDIE FRANÇAISE - Divorce Club (2020)

Publié le 16 Juillet 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Divorce Club (2020) :

Fraîchement divorcé, Ben (Arnaud Ducret) rencontre Patrick (François-Xavier Demaison), un vieil ami, lors d'une réunion de divorcés anonymes. Il découvre alors que ce dernier est désormais richissime et hédoniste, et accepte de devenir son colocataire dans son immense manoir. Rapidement, le duo en vient à former un Club privé réservé aux divorcés cherchant à faire la fête, alors même que Ben, de son côté, s'éprend d'une mère célibataire, Marion (Caroline Anglade)... l'ex-femme de Patrick.

J'avais prévu de réserver cette ultime chronique de la semaine au troisième volet d'OSS 117, mais malheureusement, il a été reporté à plus tard. Résultat, pour ne pas laisser ce vendredi vide, je me rabats sur ce Divorce Club, troisième film de Michael Youn derrière la caméra, après Fatal et Vive la France.

Et effectivement, on reconnaît bien, çà et là, l'énergie du bonhomme et son côté décalé et WTF, avec des éléments fréquemment absurdes intégrés au délire dans lequel sombre progressivement le personnage de Ben.

Après... difficile de se passionner totalement pour ce qui finit par être une comédie française inégale et assez prévisible, aux quiproquos télégraphiés et évidents, et qui n'exploite pas totalement le capital sympathie de sa distribution (Audrey Fleurot n'a pas un rôle très intéressant).

Ça se regarde, c'est ponctuellement amusant, mais dans l'ensemble, mwé sans plus.

3/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1484 : SEMAINE COMÉDIE FRANÇAISE - Terrible Jungle (2020)

Publié le 15 Juillet 2021 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Terrible Jungle (2020) :

Apprenti anthropologue marchant dans les traces de sa mère possessive et castratrice, Chantal de Bellabre (Catherine Deneuve), Eliott (Vincent Dedienne) part pour l'Amazonie, à la recherche de la tribu mythique des Otopis. Mais sur place, il découvre que la tribu, moderne et droguée, est désormais sous la coupe de Conrad (Patrick Descamps), ancien gendarme cruel et manipulateur, qui les exploite à la recherche d'or. Épris d'Albertine (Alice Belaïdi), cheffe de la tribu, Eliott tente alors de sauvercette dernière, alors même que Chantal, elle, décide de rapatrier son fils quoi qu'il en coûte...

Une comédie d'aventure en pleine jungle qui joue la carte de l'absurde et du décalage subtil, pour composer un univers improbable qui s'avère plutôt amusant. Tout le monde joue juste (et de manière naturelle), l'humour n'est jamais trop lourd et si le tout n'est pas totalement maîtrisé (l'évolution d'Eliott se fait un peu par à-coups), il reste toujours la sous-intrigue de Catherine Deneuve et la Septième Compagnie les gendarmes menés par Jonathan Cohen pour redonner un petit coup de folie et d'énergie au tout.

Une assez bonne surprise, dans l'ensemble, pour peu que l'on accroche au style.

3.75 + 0.25 pour l'épicerie chinoise en pleine jungle = 4/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1483 : SEMAINE COMÉDIE FRANÇAISE - Tout simplement noir (2020)

Publié le 14 Juillet 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, France, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Tout simplement noir (2020) :

Comique agitateur et engagé s'étant fait connaître par ses coups d'éclat sur le web, Jean-Pascal Zadi décide d'organiser une grande marche revendicative à Paris, pour défendre la cause des Noirs. Avec l'aide du comique Fary, il tente alors d'approcher toutes les célébrités noires de la ville et du show-biz, pour les convaincre de se joindre à son mouvement...

Une comédie amusante qui adopte une sorte de format mockumentaire n'étant pas sans rappeler le travail de Sasha Baron-Cohen, pour un militantisme satirique qui se paie pas mal de caméos (Joey Starr, Omar Sy, Ramzy, Eric, Kassovitz, Soprano, Patrick Éboué, etc, etc, etc), et s'amuse à critiquer à la fois la société française, le racisme intra et inter-communautaire, et l'hypocrisie du monde des célébrités.

Le tout d'une façon plutôt ludique, même si elle est un peu handicapée (comme certains des films de Sasha Baron Cohen, d'ailleurs), par un format "succession de sketches" pas forcément très fluide.

Reste que de multiple passages sont franchement drôles, comme en vrac la dispute entre Éboué et Lucien Jean-Baptiste, la discussion de groupe chez Ramzy, le casting chez Kasso, ou encore (plus prévisible), la ferme de Dieudonné.

Une bonne surprise, en fin de compte.

4/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1482 : SEMAINE COMÉDIE FRANÇAISE - 30 Jours Max (2020)

Publié le 13 Juillet 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Romance, Policier

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

30 Jours Max (2020) :

Flic trouillard et maladroit, Rayane (Tarek Boudali) fait rater une opération cruciale des autorités contre le trafiquant Le Rat (José Garcia), et apprend peu de temps après qu'il n'a plus que 30 jours à vivre. Soudain décidé à vivre pleinement les heures qui lui restent, il prend alors tous les risques pour arrêter Le Rat et avouer ses sentiments à sa collègue Stéphanie (Vanessa Guide)...

Nouveau film de la Bande à Fifi, et deuxième long-métrage de Tarek Boudali après le très médiocre et dérivatif Épouse-moi mon pote, cette comédie policière est regardable, mais n'est guère plus mémorable, entre son interprétation comme toujours très inégale (ça récite son texte, ça surjoue, ça adopte un ton über-sérieux qui ne fonctionne pas lorsque le récit est premier degré), son humour très téléphoné (on peut deviner à l'avance 2/3 des gags), et ses sous-intrigues totalement nazes, uniquement là pour donner quelque chose à faire à Marie-Anne Chazel et Reem Kherici.

C'est lourd, le postulat est rapidement et délibérément éventé, les caméos n'apportent pas grand chose, et il y a quelque chose de Taxi dans ce film, entre la caractérisation du personnage principal, l'interprétation criarde du Commissaire, la tentative de faire évoluer le tout en une comédie d'action plus sérieuse, etc. Taxi, sans l'énergie, le savoir-faire ou le budget.

Un bon gros bof. Mais José Garcia est efficace en méchant, comme d'habitude, et il y a un hérisson, donc + 0.25 = 2.25/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1481 : SEMAINE COMÉDIE FRANÇAISE - Brutus vs César (2020)

Publié le 12 Juillet 2021 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Histoire, Review, Amazon, Romance, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Brutus vs César (2020) :

Envoyé en Gaule, parmi les légionnaires, pour avoir tenté d'assassiner son père César (Ramzy Bédia), Brutus (Kheiron), jeune marionnettiste pacifiste, échappe à ses compères légionnaires et rencontre les Gaulois locaux (Pierre Richard, Rheem Kherici, etc), chez lesquels il retrouve Albana (Lina El Arabi), une ex-esclave éprise de lui. Contre toute attente, il va alors rejoindre les rangs de la rebellion, pour s'élever contre les Romains...

Qui dit 14 juillet dit cinéma français, comme tous les ans, même si, cette année, je réduis l'habituelle semaine française à une seule journée, faute de motivation et (aussi) de production cinématographique adéquate.

On commence donc par ce film de et avec l'humoriste Kheiron, sorti directement sur Amazon pour cause de pandémie, et qui semble vouloir lorgner fortement sur Jean Yanne et Alain Chabat pour nous livrer un péplum parodique... péplum parodique qui, malheureusement, tombe nettement à plat, incapable de se doser correctement entre comédie et premier degré imperturbable.

On se retrouve donc devant un pastiche du genre aux Gaulois très typés (sauf Pierre Richard), où Vercingétorix est interprété par Youssef Hadji, où Ramzy-César fait exécuter tout ce qui bouge, où tous les potes et collègues de Kheiron viennent dire bonjour (Artus, Bérengère Krief, Issa Doumbia, Jérémy Ferrari, Laura Laune, et beaucoup d'autres), où Thierry Lhermitte et Gérard Darmon cachetonnent, et où le ton dérive progressivement, passant de la comédie pas très inspirée et à l'interprétation très inégale, à un mélange de romance plate et de combats guerriers ultra-sérieux bourrés de ralentis.

La mayonnaise ne prend pas vraiment, ça s'éparpille, et si ça se regarde vaguement, ça n'arrive pas à la cheville de ses modèles, faute d'énergie et d'inspiration.

2.25/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Les bilans de Lurdo : Superstore, saison 2 (2016)

Publié le 11 Juillet 2021 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Sitcom, Télévision, USA, NBC, Superstore

Après une première saison raccourcie de 11 épisodes, je continue ma rétrospective Superstore, avec une seconde année qui a vu son nombre d'épisodes doubler (21 + un épisode spécial Jeux Olympiques, hors continuité), sa structure s'adapter à tous les événements rythmant la vie de la grande distribution (fêtes, soldes, etc) et son focus s'altérer au fil de la diffusion, pour le meilleur et pour le pire.

Superstore, saison 2 (2016) :

Après que le mouvement de grève des employés de Cloud 9 ait amené la direction à dépêcher sur place Jeff (Michael Bunin), un manager régional, la vie reprend son cours au magasin : Jonah et Amy se rapprochent, Garrett et Dina aussi, Sandra (Kaliko Kauahi) s'invente une vie amoureuse trépidante, et Mateo, lui... tombe sous le charme de Jeff. 

L'avantage, avec une saison de 22 épisodes, c'est que l'on a beaucoup plus de temps pour développer les personnages secondaires, leurs relations, et l'alchimie des acteurs les uns avec les autres.

L'inconvénient, c'est qu'à lui seul, le nombre des épisodes a tendance à lisser l'ensemble de la saison d'un point de vue qualitatif, notamment dans la perception du spectateur (qui, à la fin de la diffusion, a naturellement un peu de mal à se souvenir de la qualité exacte des épisodes présentés six mois plus tôt), mais aussi du côté créatif : l'objectif des scénaristes n'est plus de produire les 11 meilleurs épisodes imaginables, dégraissés de tout développement inutile et superflu, mais bien de remplir la commande passée par la chaîne en produisant 22 épisodes sympathiques et homogènes, à défaut d'être tous exceptionnels.

D'autant plus lorsque, comme ici, la chaîne décide de rallonger au dernier moment (en l'occurrence, la veille du début de la diffusion de cette saison 2) la commande originale de 13 épisodes pour l'étendre à 22. Forcément, ça chamboule un peu les plans des scénaristes, et ça mène à quelques flottements çà et là.

C'est ainsi que l'on remarque, après un épisode spécial Olympiades assez pépère (avec une Cecily Strong un peu sous-exploitée), et une première moitié de saison relativement structurée (résolution molle du cliffhanger de la s1, puis quelques journées événementielles - Adoption d'animaux, Halloween, les élections, Noël, Black Friday, St Valentin), que l'ensemble de l'écriture se fait un peu plus brouillonne, et bascule sur du shipping plus classique et routinier.

De manière globale, d'ailleurs, on sent que la série se cherche encore un peu : ici, on a droit à des épisodes absurdes et décalés (invasion de corbeaux, tous les hommes du magasin qui s'affrontent dans un match improbable en pleine journée de travail, pendant que les femmes vont se saouler au karaoké...), là, des moments plus engagés (Jonah qui refuse de vendre des armes, Glenn qui s'oppose à la vente de la pilule du lendemain), ailleurs, des épisodes fourre-tout (sans cohésion interne et qui ressemblent à des bribes d'idées en vrac concernant tel ou tel personnage, des sous-intrigues sans lien collées ensemble dans un même épisode pour remplir 25 minutes), ou encore des sentiments et de la romance un peu forcés.

En somme, ça continue de partir un peu dans tous les sens, et de tenter toutes les associations possibles et imaginables, pour voir ce qui marche ou pas : ce n'est pas forcément un mal, puisque cela permet des combinaisons inattendues, comme Dina et Garrett, qui couchent ensemble sans se supporter (ce qui permet à la série d'éliminer par la même occasion la relation malsaine Dina/Jonah), Jeff et Mateo (ce qui permet à Mateo de sortir temporairement du cliché du gay mesquin et bitchy), mais aussi Amy (qui se décoince un peu) et interagit avec plein de monde (Glenn, Cheyenne...).

Ça permet aussi de donner de la personnalité aux personnages d'arrière-plan, parfois pour le meilleur (Sandra), parfois pour le pire (Marcus, interprété par Jon Barinholtz, et qui joue ici les gros beaufs relous comme le fait habituellement son frère Ike, de Mad TV/The Mindy Project), et parfois entre deux (le pharmacien égocentrique, que je ne suis pas encore sûr d'apprécier ou non).

Malheureusement, ça fait aussi un peu disparaître Cheyenne d'une partie de la saison, jusqu'à la toute fin, pour son mariage... Et puis, bien entendu, cela donne encore plus de temps aux scénaristes pour développer le will they won't they de Jonah et Amy, avec le mariage de cette dernière qui s'écroule, etc.

Et là, je vais me répéter, mais... je n'en ai absolument rien à faire de ce couple. Pas très attachants ni compétents, ils sont tous les deux dysfonctionnels, et je n'arrive vraiment pas à accrocher à leurs atermoiements, à leurs regards hésitants, etc. Et donc, forcément, cela m'empêche d'apprécier une partie de la saison, qui se consacre au duo sous un angle romantique.

Qui plus est, tous les classiques de Ross/Rachel et des romances de sitcom de ce style y passent : mariage malheureux, regards complices, petite(s) amie(s) de passage promptement évacuées(s) (Brenda Song, notamment, totalement sous-exploitée), jalousie inavouée, mensonges, etc.

Franchement, ça me fatigue un peu, tout ça, car il faut une alchimie exceptionnelle entre les acteurs et personnages, ainsi qu'une écriture à la hauteur, pour que ça fonctionne sur moi - ici, on est loin de Jim/Pam, Michael/Holly, ou encore Ben/Leslie...

Mais bon : pour peu que l'on accroche à cette dose conséquente de shipping (et j'ai conscience d'être clairement dans la minorité à ce sujet), et que l'on ferme un peu les yeux sur certains clichés de sitcom (l'incident dramatique qui amène tout le monde à s'avouer ses quatre vérités, en l'occurrence la tornade - très bien filmée - du season finale), Superstore reste agréable à suivre, et plutôt attachant.

À ce point de la vie de la série, je ne dirais pas qu'un épisode ou un autre se démarque vraiment, ou pourrait être donné en exemple d'un classique du genre/d'un incontournable, mais le tout reste plaisant.

Maintenant, je ne serais pas contre un peu moins de shipping et de grosses ficelles de vieux routard du format, et un peu plus de chamboulements (par exemple, je suis prêt à parier que le début de la saison 3 reviendra à un bon vieux status quo, à nouveau, malgré les révélations de la fin de saison 2, et la destruction de Cloud 9).

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Critiques éclair - Loki, saison 1 : épisode 1 et 2 (2021)

Publié le 10 Juillet 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Lurdo, MCU, Marvel, Review, Science-Fiction, Télévision, USA, Disney, Loki, Science Fiction

Troisième série faisant officiellement partie de la Phase 4 du Marvel Cinematic Universe, Loki se veut une suite directe à Avengers : Endgame, qui voyait un Loki issu d'un univers parallèle entrer en possession du Tesseract, et l'utiliser pour s'enfuir et éviter les conséquences de la Bataille de New-York.

Au programme, six épisodes d'une série décalée envoyant Tom Hiddleston aux quatre coins de l'espace, du temps et du multivers, série chapeautée par Michael Waldron, protégé de Dan Harmon et scénariste sur Rick et Morty.

Loki, saison 1 :

- 1x01 : Alors qu'il échappe tout juste aux mains des Avengers à l'aide du Tesseract, Loki (Tom Hiddleston) se retrouve prisonnier de Mobius (Owen Wilson) et de la Time Variance Authority, une organisation bureaucratique qui surveille et protège le continuum espace-temps. Là, en tant que variant temporel n'étant pas supposé exister, un choix lui est proposé : soit il est effacé de la réalité, soit il aide la TVA à traquer et à arrêter une menace plus importante... lui-même.

Un premier épisode très naturellement chargé en exposition, puisqu'il faut présenter la TVA, expliquer son fonctionnement, son rôle, amener la possibilité d'un multivers, expliquer pourquoi, jusqu'à présent, ce dernier ne s'est jamais vraiment manifesté, et surtout, profiter du tout pour se livrer à un examen de conscience de Loki, une sorte de séance de thérapie d'un Dieu du mensonge encore empli de colère et de haine...

Mais dans l'ensemble, ce premier épisode de Loki fonctionne plutôt bien, avec son esthétique rétro-60s/70s d'une TVA figée dans le temps (difficile de ne pas penser à Doctor Who, notamment en entendant certaines notes de la bande originale), ces escapades improbables de Loki dans le temps, et ce duo amusant avec Owen Wilson. On pense à Gilliam, à Kubrick, à Rick et Morty, à plein de choses, et ces influences se marient plutôt bien dans un tout ludique et pertinent.

Ça se regarde d'une traite, on ne voit pas le temps passer, c'est cohérent avec tout ce qui est venu avant (et viendra après), et même si l'on devine très clairement que ce n'est pas Loki, mais Lady Loki ou Old Loki qui se cache sous la capuche du Variant traqué, on attend la suite avec impatience.

- 1x02 : Loki et Mobius continuent de traquer le Variant meurtrier de Loki, et ils finissent par comprendre que leur proie se cache dans les grandes catastrophes de l'Histoire...

Un épisode en deux parties, qui commence de manière assez procédurale, façon Loki le profiler qui mène l'enquête, tout en tentant d'arnaquer Mobius et la TVA (qui ne sont pas dupes), et la traque à proprement parler, qui débouche sur la révélation de l'identité du variant : Lady Loki (ou du moins, un personnage qui semble l'être au premier abord - une surprise ultérieure n'est pas impossible).

Le résultat, c'est que la première moitié de l'épisode est assez bavarde : ce n'est pas forcément un mal, puisque cela permet aux scénaristes d'insister sur les thématiques de la série (rédemption, libre-arbitre, tout ça), et, il faut bien l'avouer, de laisser fortement sous-entendre que tout n'est pas rose au pays des Gardiens du Temps et de leur Ligne Temporelle Sacrée (en même temps, on s'en doutait, vues les tenues de stormtroopers des agents de la TVA, leurs méthodes de brutes, les règles arbitraires et intraitables de l'organisation et le flou artistique qui entoure les Gardiens, Ravenna, etc).

Je n'irai pas jusqu'à théoriser un possible toutéliage avec Kang le Conquérant (même si, honnêtement, ce serait une jolie pirouette de faire de lui le seul et unique "Gardien du Temps", qui aurait créé la TVA de toutes pièces et l'exploiterait dans l'ombre pour s'assurer que son empire futur ne soit pas mis en danger par des univers parallèles ou par des variants quelconques), mais la TVA est clairement louche, et plus la série avance, plus la balance penche du côté des Lokis et de leurs plans.

Des plans qui, avec l'explosion de la ligne temporelle, pourraient bien nous avoir donné là la création du Multiverse of Madness de Docteur Strange 2, du Spider-verse, et ouvrir officiellement la voie à l'univers partagé de la Phase 4... Wait and see...

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1480 : Unlucky Stars (2016)

Publié le 9 Juillet 2021 par Lurdo dans Action, Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Review, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Unlucky Stars (2016) :

Lorsque Sam (Sam Hargrave), le fils d'un mafieux, tente de récupérer l'argent que lui doit Tomas De La Cruz (Jose Montesinos), une star de films d'action péruviens sur le retour, il fait appel à Ken (Ken Quitugua) et à son nouveau collègue Josh (Dennis Ruel). Mais rapidement, la situation dégénère alors que Sameer (Sari Sabella), un fanboy de De La Cruz, et David Palatkinov (Vlad Rimburg), un cascadeur bedonnant, s'en mêlent...

Une comédie d'action brouillonne, écrite, réalisée et interprétée par Dennis Ruel (pas le mec le plus charismatique au monde, soyons francs), et qui met en scène pléthore d'acteurs/cascadeurs en tous genres, de Ken Quitugua (plus récemment aperçu en méchant dans The Paper Tigers) à Sam Hargrave (le charismatique coordinateur des cascades des films du MCU) en passant par Vlad Rimburg (coordinateur des cascades et réalisateur des scènes d'action pour la télévision, notamment) et par plein d'autres seconds couteaux plus ou moins familiers aux amateurs de genre.

Le problème étant que tous ces visages donnent lieu à une intrigue brouillonne (comme mentionné plus haut), avec beaucoup trop de personnages et de sous-intrigues inutiles, des digressions superflues, un certain manque de charisme chez une grosse partie des personnages principaux, et une interprétation parfois bancale.

Ajoutez à cela une réalisation peu inspirée de Ruel (les plans débullés sur les scènes de dialogues, c'est rapidement fatigant) et une illustration musicale insipide au possible, et voilà un long-métrage un peu oubliable dans l'ensemble.

Dommage, car pour le coup, le côté hommage aux films de kung-fu hongkongais est plutôt sympathique, et les scènes d'action sont très efficaces (notamment le grand final sur trois fronts, qui s'entremêlent de façon très réussie grâce au montage).

Un minuscule 3/6 pour la qualité de l'action et pour la passion, mais dans l'ensemble, trop approximatif pour convaincre.

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1479 : Luca (2021)

Publié le 8 Juillet 2021 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Review, USA, Italie, Pixar

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Luca (2021) :

À la fin des années 50, en Italie, Luca (Jacob Tremblay), une jeune créature sous-marine rêvant de découvrir le monde des humains, découvre au contact du jeune Alberto (Jack Dylan Grazer) qu'il peut prendre une apparence humaine lorsqu'il est sec ; les deux garçons décident alors de se mêler à la population du village portuaire voisin de Portorosso, sans se douter que tous les humains qui y vivent vouent aux monstres marins une haine sans nom...

Dernier long-métrage Pixar, après les Onward et Soul de 2020, ce Luca est un peu à part dans la filmographie du studio, puisque c'est un dessin animé qui n'est pas supervisé par les réalisateurs habituels de Pixar, ni mis en musique par Michael Giacchino (alors même que l'univers typiquement italien s'y serait vraiment prêté).

En lieu et place, Enrico Casarosa, storyboarder italien récompensé pour un court métrage produit par Pixar, et l'un des co-scénaristes de Soul, pour un récit empli de soleil, de nostalgie et d'amitié enfantine... et ça fonctionne plus ou moins, je dois dire.

Le petit village côtier italien, les décors superbes, les personnages au physique caractéristique (j'aime beaucoup la petite Giulia, notamment), le message d'acceptation et de tolérance (certains y verront une métaphore évidente de l'homosexualité et du coming out, mais bon), tout ça est réussi, c'est loin d'être mauvais, mais (car il y a un mais) il m'a semblé manquer un petit quelque chose pour que le tout se hisse au niveau des autres réussites du studio.

Peut-être est-ce le manque d'enjeux très clair (et délibéré) du film (à part la course finale, c'est un récit de vacances, ce qui donne au récit un côté très nonchalant et superficiel), les motivations très Petite Sirène de Luca, le côté simpliste des antagonistes, le gimmick façon Splash, la bande originale un peu oubliable, ou encore la résolution très prévisible du tout : reste que dans l'ensemble, malgré toutes les qualités du métrage, l'émotion Pixar™ peine à poindre et à se matérialiser, et on ressort du film en ayant trouvé le tout sympatoche, sans plus.

C'est mignon, quoi.

Plus accessible et chaleureux que Soul tout en étant moins ambitieux, mais au final, la même note : 4/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1478 : The Mad Ones (2017)

Publié le 7 Juillet 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Mad Ones (2017) :

Alors qu'ils ont tout fait pour avoir une vie parfaite, durable, éthique et responsable, ainsi qu'une carrière ayant du sens, Ricky (Anthony Gioe) et Claire (Dana DeLorenzo), amis de longue date, ne sont pas heureux, et ont l'impression de stagner, sans accomplir les grandes choses pour lesquelles ils se sentent clairement destinés. Jusqu'à ce que l'irruption dans leur quotidien de Nitin (Lavrenti Lopes), un collègue timide en provenance d'Inde, bouleverse leur trajectoire...

Une comédie dramatique pseudo-satirique sur le monde des start-ups et de la Silicon Valley, écrite et réalisée par un ancien de Google, mais qui malheureusement, tombe totalement à plat, tant la satire cède trop souvent la place aux échanges gentiment prétentieux et pédants de personnages voulant changer le monde en devenant des entrepreneurs du numérique et en lançant des sites dénués du moindre intérêt.

Alors je comprends bien que ça fait partie de la satire, mais on réalise aussi rapidement que la quête de sens un peu creuse et la crise existentielle des personnages est aussi celle du réalisateur, avec des protagonistes qui se pignolent sur Kerouac, sur Hunter S. Thompson, sur Salinger, qui débitent des platitudes improbables sur le sens de la vie, qui ne sonnent jamais "vrai" et qui cachent, sous une pseudo-profondeur, un véritable nombrilisme égocentrique.

Progressivement, on remarque alors que la satire (déjà peu amusante ou mordante) s'efface derrière un premier degré de plus en plus présent, qui culmine par une leçon de vie supposément bouleversante donnée par un coach de vie (apparemment) réputé de la Silicon Valley.

Vraiment désagréable à suivre, malgré la présence de Dana DeLorenzo et de Milana Vayntrub.

1.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1477 : Secret Zoo (2020)

Publié le 6 Juillet 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, Romance, Corée

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Secret Zoo (2020) :

Jeune stagiaire coréen dévoué à son entreprise et en quête de reconnaissance et de responsabilités, Tae Soo (Ahn Jae-Hong) reçoit une mission importante de la part de son patron : il va devoir prendre la tête d'un zoo fraîchement acquis par sa société, et redresser financièrement le parc animalier avant sa revente. Pour ce faire, il n'a que trois mois : d'autant plus problématique que le parc en question n'a plus le moindre animal....

Une comédie familiale coréenne assez quelconque, qui repose entièrement sur le concept d'avoir des humains déguisés en animaux dans un zoo, et sur la notion que tous les personnages du film sont tellement stupides que ce plan improbable, pour sauver le zoo, finit par fonctionner.

En même temps, à la base, on parle quand même d'un zoo dont les visiteurs jettent des canettes et des bouteilles de soda à la tête d'un ours polaire pour le voir reproduire la publicité Coca-Cola, et ce sans que personne ne s'en émeuve : même en prenant du recul et en se disant que c'est un sens de l'humour asiatique, très particulier, difficile d'éprouver de la sympathie pour les visiteurs ou pour les personnages du métrage.

D'autant plus que le tout se traine gentiment (ça frôle les deux heures), et n'est jamais surprenant : le déroulement est très convenu, les rebondissements aussi, et les effets numériques du seul animal du film (l'ours polaire dépressif) sont bien trop approximatifs pour convaincre.

Un film qui m'a étrangement agacé.

2/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1476 : Spectral (2016)

Publié le 5 Juillet 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Netflix, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, Guerre, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Spectral (2016) :

Alors que la Moldavie est plongée dans une guerre civile sanglante, les forces spéciales américaines y sont confrontées à un nouvel ennemi dont elles ignorent tout : invisible, invulnérable, mortel et capable de traverser les murs, ces Spectres éliminent un à un les soldats américains, jusqu'à ce qu'un scientifique de la DARPA, Mark Clyne (James Badge Dale) arrive sur place pour tenter d'élucider le mystère...

Production Legendary initialement conçue pour une sortie cinéma par Universal, et refourguée à Netflix peu de temps après le flop de Warcraft, Spectral a pourtant, à la base, presque tout du projet DTV : un pitch très dérivatif, un script pas très inspiré (sur lequel George Nolfi, réalisateur et scénariste de L'Agence, est intervenu en tant que script doctor), une distribution sans grand charisme, une photographie terne et boueuse, un réalisateur dont c'est le premier long...

On peut donc se demander ce qui avait motivé Universal a envisager, dans un premier temps, une sortie en salles pour un métrage qui n'aurait sans nul doute pas rameuté les foules, et aurait fait un flop : au visionnage, Spectral a en effet tout d'un film pour plateforme de streaming. Ce qui n'est pas forcément un mal, en soi, il faut simplement savoir à quoi s'attendre.

En l'occurrence, un métrage un peu approximatif à plein de niveaux, un mélange de La Chute du Faucon noir et d'Aliens qui se contente de recopier ses influences, un film guerrier à mi-chemin entre la s-f, le fantastique et l'horreur, qui joue la carte du techno-blabla pour cacher le fait que son postulat n'est pas vraisemblable pour un sou (et est bourré de grosses ficelles - la machine qju'il faut débrancher pour mettre fin à la menace ^^) et qui utilise des effets de clippeur (ralentis abusifs) pour donner un peu de style visuel à un film qui en manque grandement.

Cela dit, lorsque les effets spéciaux (signés WETA) entrent en jeu, et que le film bascule dans l'action, ça fonctionne plutôt bien. Qui dit sortie ciné dit budget "important" (70 millions de dollars, pas gigantesque, mais plus élevé que de nombreuses productions Netflix de l'époque) consacré aux effets spéciaux et à la direction artistique du matériel militaire, très réussis : au point que ça en devient presque paradoxalement risible lorsque, après tout un métrage assez "réaliste" militairement parlant, les personnages trouvent une solution à leur problème et bricolent en une nuit une technologie improbable (au cours d'un montage façon Agence Tous risques), pour débarquer sur le champ de bataille en combinaisons intégrales futuristes, armés de canons à plasma et accompagnés de plusieurs robots-drones géants et armés qu'on dirait tout droit sortis des ateliers de Boston Dynamics.

Bref : pas très convaincant sur le fond, pas vraiment plus sur la forme, Spectral n'a rien de vraiment mémorable... mais il a cet avantage que l'on ne s'ennuie pas (le film fait moins de 110 minutes, tout compris), et que ses scènes d'action sont quasiment du niveau blockbuster. Ce qui aurait probablement été un bide en salles devient ainsi un visionnage tout à fait agréable en VOD : ça n'en fait pas un bon film, mais nul doute que la plupart des spectateurs auront tendance à se montrer plus indulgents que s'ils avaient payé leur place.

Un petit 3/6 pour le travail de WETA.

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Les bilans de Lurdo : Superstore, saison 1 (2015)

Publié le 4 Juillet 2021 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Sitcom, Télévision, USA, NBC, Superstore

Première saison en 11 épisodes de cette sitcom NBC showrunnée par Justin Spitzer, un ancien de The Office, qui s'essaie de nouveau, avec Superstore, au genre de la workplace comedy déjantée.

Une série que j'avais déjà appréciée à sa diffusion, avant de décrocher progressivement lorsque les saisons étaient passées de 11 à 22 épisodes, avec les longueurs que cela entraîne inévitablement : et comme la série s'est conclue fin mars dernier, avec sa sixième saison, le moment est venu de se faire une rétrospective complète de cette sitcom gentiment excentrique...

Superstore, saison 1 (2015) :

Le quotidien de Cloud 9, une supérette américaine dirigée par Glenn Sturgis (Mark McKinney), un responsable incompétent entouré d'employés qui le sont tout autant : Dina (Lauren Ash), son assistante autoritaire et radicale ; Jonah (Ben Feldman), le petit nouveau propre sur lui ; Amy (America Ferrerra), qui tente de concilier son métier, sa famille et ses études ; Mateo (Nico Santos), un gay flamboyant et ambitieux ; Garrett (Colton Dunn), un Afro-américain sarcastique en fauteuil roulant ; Cheyenne (Nichole Sakura), une lycéenne enceinte ; et bien d'autres encore...

Et effectivement, on retrouve clairement, dans cette première saison de Superstore, tout l'ADN de The Office, mais aussi un peu de Parks & Rec, et même de Community : des workplaces comedies qui partagent avec Superstore certains archétypes évidents (difficile, par exemple, de ne pas retrouver dans le duo dirigeant ce Cloud 9 des échos de Michael Scott et de Dwight Schrute, ou dans la romance impossible Amy/Jonah des reflets de Pam/Jim), et un certain ton légèrement décalé et excentrique.

Ce qui fonctionne plutôt bien, il faut l'avouer, surtout lorsque la série ose se débarrasser de certains atours très formatés, pour se lâcher un peu : dans cette première saison, le programme se cherche clairement, un peu comme Community en son temps.

D'un côté, on a les ressorts classiques du genre, l'attirance Amy/Jonah, des intrigues plutôt génériques et prévisibles (la journaliste qui vient faire un reportage, tout le monde qui se bat pour une promotion, la compétition interne en équipes, la visite d'un secret shopper) et de l'autre, des moments de folie, des transitions volontairement absurdes entre les scènes, des passages WTF (qui ne sont pas sans rappeler le ton et l'humour plus anglais d'un show comme Green Wing) ou bien encore la décision de pousser certaines des intrigues basiques un peu plus loin que la norme (sans aller, malheureusement, jusqu'aux délires-concepts de Community, alors que l'occasion s'y prêtait çà et là).

En somme, même si elle a beaucoup de potentiel, on sent que la saison 1 de Superstore se freine délibérément, pour ne pas brusquer le network. Et ce qui n'aide pas (du moins à mes yeux), c'est son côté relationnel frustrant, et notamment tout ce triangle amoureux Dina/Amy/Jonah.

Déjà parce que je n'ai jamais vraiment accroché à une éventuelle romance Amy/Jonah, qui n'ont pas un quart du charme, de l'alchimie et du naturel de Pam/Jim. Peut-être est-ce dû à la caractérisation plus appuyée et clichée des deux personnages, entre Amy, la "latina à fort tempérament", et Jonah, l'intellectuel un peu prétentieux : on est dans de la caractérisation clichée de sitcom, moins sincère que dans The Office, et j'ai plus de mal à y adhérer.

Et puis à côté, il y a Dina, l'assistante manager qui insiste lourdement en flirtant avec Jonah, au point que ces scènes deviennent gênantes et redondantes (malgré tout le talent des acteurs). Et encore, je n'ose même pas imaginer à quel point ce côté malsain et pas très drôle (les premières fois, c'est amusant, mais sur onze épisodes, ça tourne en rond) serait d'autant plus évident si l'on transposait la situation à The Office, où Dwight s'imposerait lourdement à Pam, par exemple, en la bombardant de sous-entendus graveleux et en l'embrassant de force après l'avoir coincée dans la réserve.

Oui, ça reste de la sitcom caricaturale, mais bon, cela n'empêche pas certains ressorts comiques éculés de paraître aujourd'hui un peu vieillots et de faire grincer des dents (et pourtant, je suis très loin d'être de ceux qui veulent policer tous les programmes tv pour les faire adhérer aux bonnes mœurs en vigueur, mais là, toute cette sous-intrigue m'a gêné).

Bref : Superstore, saison 1, c'est donc sympathique, mais assez inégal.

Bourré de potentiel, de personnages excentriques (à noter quelques caméos, notamment d'Eliza Coupe et de Sean Gunn), de situations improbables, mais aussi encore très formaté sitcom NBC, évoquant très clairement la sitcom anglaise Trollied (2011-2018), et reposant sur des ressorts relationnels qui ne fonctionnent pas vraiment sur moi (idem pour la relation Cheyenne/Bo, d'ailleurs, qui semble fréquemment être écrite sur le ton du "jeune petit couple paumé mais attachant", mais qui fait plus de peine qu'autre chose).

Heureusement, le tout est saupoudré d'un petit côté satire sociale et professionnelle du monde de la grande distribution américaine, notamment vers la fin, quand intervient l'accouchement de Cheyenne, et que tout le magasin se mobilise pour l'aider et lui décrocher des congés maternités : ça débouche sur un cliffhanger prévisible (Dwight Dina qui profite d'un geste charitable des autres employés pour prendre le pouvoir et devenir calife à la place du calife) mais efficace, et donne envie de voir la suite.

J'enchaîne donc sur la saison 2.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Blog Update ! - Juin 2021

Publié le 4 Juillet 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Update

Sans surprise, un mois de juin placé sous le signe de la grosse gamelle d'audience du blog des Téléphages Anonymes, suite au passage en https et aux nombreux problèmes de référencement d'Overblog : pas bien grave, dans l'absolu, et ça devrait s'arranger avec le temps, mais dans l'intervalle, ça ne motive pas énormément. Déjà qu'avec les beaux jours...

#1450 : Dark Angel (1990) - 3.5/6

#1451 : Mortal (2020) - 2/6

#1452 : Buddy Games (2020) - 1.25/6

#1453 : Magic Camp (2020) - 2.75/6

#1454 : Mon chat, l'elfe malicieux et moi (2019) - 3/6

#1455 : Ma vie de chat (2016) - 1.5/6

#1456 : Le beau rôle (2020) - 2/6

#1457 : Breaking News in Yuba County (2021) - 2/6

#1458 : Malavita (2013) - 2.75/6 ou 3/6

#1459 : Le Swap (2016) - 3/6

#1460 : CYCLE SCI-FI - Elysium (2013) - 2.5/6

#1461 : CYCLE SCI-FI - Timecop (1994) - 2/6

#1462 : CYCLE SCI-FI - Looper (2012) - 3.25/6

#1463 : CYCLE SCI-FI - Timecop 2 : La décision de Berlin (2003) - 3.5/6

#1464 : CYCLE SCI-FI - Chaos Walking (2021) - 2/6

#1465 : CYCLE SCI-FI - Oblivion (2013) - 3.25/6

#1466 : CYCLE SCI-FI - Minuit dans l'univers (2020) - 2.5/6

#1467 : CYCLE SCI-FI - La Stratégie Ender (2013) - 2.5/6

#1468 : CYCLE SCI-FI - After Earth (2013) - 3/6

#1469 : CYCLE SCI-FI - L'Agence (2011) - 3.75/6

#1470 : CYCLE SCI-FI - Snowpiercer, le Transperceneige (2013) - 4.25/6

#1471 : CYCLE SCI-FI - John Carter (2012) - 2.5/6

#1472 : CYCLE SCI-FI - C'était demain... (1979) - 4.25/6

#1473 : CYCLE SCI-FI - Le Passager n°4 (2021) - 2.5/6

#1474 : CYCLE SCI-FI - Time Out (2011) - 3.5/6

#1475 : CYCLE SCI-FI - Prospect (2018) - 3/6

---

# Bilan :

Un mois dominé par le Cycle Sci-Fi, qui m'a permis de revoir quelques films dont je n'avais gardé aucun souvenir (à raison), et d'en découvrir d'autres : rien de bien exceptionnel au programme, cependant, et beaucoup de films moyens qui n'ont pas fait date dans l'histoire du cinéma.

Outre ce Cycle, une petite dizaine de métrages sont aussi passés sur les écrans des Téléphages, et honnêtement, ce n'était là non plus pas très brillant : des comédies plates et génériques, des films de genre approximatifs... passons vite sur ce mois de juin peu probant, en espérant que la réouverture des salles amène un vent de fraîcheur et un peu de qualité.

---

# Film(s) du mois :

Deux films qui se démarquent vraiment : Snowpiercer (2013) et C'était demain (1979), deux métrages qui n'ont plus à faire leurs preuves et confirment leurs qualités conceptuelles et narratives.

 

# Flop(s) du mois :

Doublé gagnant (ou plutôt perdant) pour Buddy Games, un film de bros immatures d'une lourdeur pas possible, et pour Ma Vie de chat, une production EuropaCorp où tout le monde cachetonne clairement, Kevin Spacey en tête.

---

# Petit écran :

Pas mal de séries passées en revue, ce mois-ci, notamment dans le cadre du Cycle Science Fiction, qui a vu Sygbab s'attaquer frontalement à une intégrale de la série Andromeda (bilans saison 1, saison 2 et saison 3), une épreuve difficile, qui lui vaut de faire une pause bien méritée avant de terminer cette intégrale.

De mon côté, j'ai aussi réalisé une intégrale Sci-Fi, celle de la série d'animation Final Space (bilans saison 1, saison 2 et saison 3), au résultat inégal, mais tout de même positif.

Enfin, n'oublions pas la première saison de M.O.D.O.K. par les créateurs de Robot Chicken (amusante sans plus), et celle de The Nevers, la nouvelle production (assez mitigée) de Joss Whedon, avec ce que ça implique de gestation et de distribution compliquées aujourd'hui.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

---

# À venir :

En juillet... la planète rouvre ses portes, comme l'été dernier (en espérant que l'on n'ait pas droit aux mêmes conséquences ultérieures), et avec elle, les salles de cinéma. Pas certain que les Téléphages Anonymes se ruent en salles dans les conditions actuelles, mais on verra bien...

Une chose est sûre, le blog continue comme d'habitude, avec une semaine Comédie française pour le 14 juillet, quelques films plus récents, le début d'une intégrale Superstore, l'intégrale Loki, et la saison 2 de Mythic Quest. Sans oublier, en fin de mois, la suite de l'intégrale Andromeda de Sygbab...

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1475 : CYCLE SCI-FI - Prospect (2018)

Publié le 3 Juillet 2021 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Prospect (2018) :

Dans un futur lointain, Cee (Sophie Thatcher), une adolescente, et son père Damon (Jay Duplass) partent pour une lune lointaine, afin d'y prospecter des minerais enfouis dans le sol d'une jungle toxique. Sur place, cependant, ils sont confrontés à Ezra (Pedro Pascal) et à son acolyte, une rencontre qui se termine en fusillade. Désormais seule avec un Ezra blessé, Cee doit s'allier à ce dernier pour espérer survivre à la venue d'autres mercenaires, à la recherche d'un trésor enfoui dans les parages...

Très petit budget adapté d'un court-métrage, ce film de science-fiction lo-fi (presque plus proche d'un western que de l'image que l'on peut avoir habituellement du genre spatial) a beaucoup de qualités pour lui : ambitieux, plein de ressources autres que financières, il évoque directement un certain cinéma à l'ancienne, où l'on se débrouillait avec quatre bouts de ficelles pour donner corps à un univers futuriste semi-plausible.

Et le film est d'ailleurs très bien interprété, ce qui fait toujours plaisir.

....mais je dois bien dire que je n'ai pas aimé. On est en effet presque devant une pièce de théâtre minimaliste, lente, très bavarde et toute en retenue, du cinéma de genre indépendant gritty mais qui ronronne rapidement, cherchant plus l'originalité et le décalage (la manière ampoulée dont Pascal s'exprime, la musique bollywoodienne) que l'efficacité ou le rythme.

Disons que l'on sent que tout est parti d'un court de 15 minutes, et que si le world-building est plus qu'intéressant, je n'ai pas du tout adhéré aux personnages et à l'écriture.

C'est loin d'être mauvais, et à en juger par l'accueil extatique de la critique, ça plaira clairement à certains, mais de mon côté, je ne dois pas faire partie du public visé.

3/6 (pour l'approche ambitieuse)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1474 : CYCLE SCI-FI - Time Out (2011)

Publié le 2 Juillet 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Review, Romance, Science-Fiction, Thriller, USA, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Time Out (In Time - 2011) :

En 2169, dans un monde où chacun cesse de vieillir à l'âge de 25 ans, et reçoit alors 365 jours d'existence, la minute de vie supplémentaire est désormais la monnaie en vigueur : d'un côté, les millionnaires quasi-immortels ayant accumulé des centaines d'années de vie additionnelle, de l'autre, les démunis, qui subsistent de jour en jour et de minute en minute. Will (Justin Timberlake), un ouvrier de 28 ans, reçoit un beau jour une centaine d'années de vie de la part d'un millionnaire suicidaire, traqué par des criminels. Désormais dans le collimateur du Timekeeper Leon (Cillian Murphy), chargé de maintenir l'équilibre économique du marché du temps, Will décide de renverser le système, avec l'aide de Sylvia (Amanda Seyfried), une riche héritière...

Un long-métrage d'anticipation clairement conçu à partir de l'adage "Le temps, c'est de l'argent", et qui parvient à établir un univers crédible et intéressant, à la réalité improbable qui sert clairement de métaphore à une lutte des classes moderne, prolétariat vs capitalisme, etc, etc, etc. D'ailleurs, le tout est bourré de métaphores et de symbolisme plus ou moins subtils, et il ne faut pas avoir fait de grandes études pour percevoir le propos intrinsèque du film.

De plus, sous la caméra d'Andrew Niccol (clairement pas un débutant dans le genre), tout ça fonctionne plutôt bien, même si dans l'absolu, ce n'est pas forcément d'une originalité folle (les amateurs de SF littéraire ou de courts-métrages de genre retrouveront ici certaines idées familières), et que le métrage prend, à mi-parcours, un virage Bonnie & Clyde/Robin des Bois nettement moins intéressant et probant.

Au final, on se retrouve donc avec une grosse moitié de film réussie, et une seconde partie plus mitigée, pour un résultat tout à fait regardable... sans plus.

3.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1473 : CYCLE SCI-FI - Le Passager n°4 (2021)

Publié le 1 Juillet 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Passager n°4 (Stowaway - 2021) :

En mission pour Mars, l'équipage du MTS-42 (Toni Collette, Anna Kendrick, Daniel Dae Kim) découvre soudain à son bord un passager clandestin, Michael (Shamier Anderson), qui ignore totalement comment il est arrivé là. Confrontés à une réserve d'oxygène insuffisante pour les quatre passagers, les trois astronautes se trouvent alors face à un choix drastique : sacrifier cet inconnu, ou risquer la vie de tout l'équipage.

Stowaway est un long-métrage Netflix qui pose un dilemme moral percutant et pertinent à ses personnages cartésiens et scientifiques : quel choix effectuer lorsque les ressources deviennent soudain limitées et qu'il faut "sacrifier" un passager pour espérer assurer la survie du reste de l'équipage.

On aurait pu réaliser le même film dans un sous-marin, sur un bateau à la dérive, lors d'une expédition polaire... les choix sont multiples, et reposent tous sur la même question fondamentale, traitée à de multiples reprises dans la fiction (Stowaway n'est guère plus qu'une relecture "réaliste" de l'Équation de la mort, un épisode de la Quatrième Dimension adapté d'une nouvelle, elle-même inspirée d'autres récits), et opposant la logique pragmatique de la survie du plus grand nombre à la réaction émotionnelle de la valeur de toute vie.

Et le film fait tout pour embarquer le spectateur dans ce débat : mise en place prenante, réalisation et rendu visuel efficaces, acteurs compétents, et caractérisation très appuyée du passager clandestin, qui est présenté comme quelqu'un de courageux, d'intelligent, de travailleur, de sociable et de sympathique, pour mieux remuer le couteau dans la plaie lorsque vient le moment de la décision fatidique.

Le seul vrai problème, en fait, c'est que pour adhérer à la proposition du film, et pour que la suspension d'incrédulité fonctionne, il faut trouver le postulat du métrage plausible ; et c'est là que tout s'écroule, pour moi. Parce que le film choisit délibérément de botter en touche sur le pourquoi et le comment de la présence à bord de ce passager clandestin, et qu'à mes yeux, c'est là le début de l'effet domino qui fait s'effondrer tout le château de cartes Stowaway.

Car se contenter d'un "Michael est un préparateur technique qui travaillait sur la navette lorsqu'elle était sur sa rampe de lancement... et voilà, c'est tout, il s'est réveillé à bord après le décollage et l’arrimage à la station, et ne sait pas comment il est arrivé là", c'est loin d'être suffisant, surtout que cela ne semble poser de problème à personne, avec un équipage qui accepte volontiers à son bord cet inconnu sympathique.

Ça aurait pu passer si le film s'était engagé dans la direction d'un thriller, avec un 4e passager menteur et menaçant... mais non, Stowaway n'est intéressé que par son dilemme éthique, et considère que cette absence d'explications n'est pas un obstacle au bon déroulement du récit.

Sauf que bon, pas de postulat justifié, des rebondissements artificiels et forcés (l'éruption solaire qui tombe forcément pile au pire moment, sans prévenir), des personnages assez peu développés (Toni Collette est sous-exploitée), un rythme globalement pépère et sans grande tension et une résolution ultra-prévisible avec morale en voix off, à force, ça commence à faire beaucoup.

D'autant plus frustrant que ça commençait bien, avec vingt premières minutes très efficaces.

2.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1472 : CYCLE SCI-FI - C'était demain... (1979)

Publié le 30 Juin 2021 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review, Romance, Science-Fiction, Thriller, USA, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

C'était demain... (Time After Time - 1979) :

En 1893, HG Wells (Malcolm McDowell) présente à ses amis sa dernière invention : une machine à voyager dans le temps qui pourra, il l'espère, l'emmener dans le futur pour y découvrir l'utopie que l'humanité atteindra inévitablement. Mais l'un de ses compères, John Stevenson (David Warner), lui dérobe la machine pour échapper aux autorités, qui l'ont identifié comme étant Jack l'Éventreur. Se sentant responsable, Wells lui emboîte le pas, et se retrouve en 1979, à San Francisco, où il doit retrouver son ex-ami, avec l'aide de la séduisante Amy Robbins (Mary Steenburgen), une employée de banque...

On met un peu de côté l'anticipation et le space opera à gros budget, pour du voyage temporel à l'ancienne, adapté d'un roman et réalisé par Nicholas Meyer, qui reprendra ensuite certaines des idées de ce Time After Time pour Star Trek IV (qui avait aussi droit à des voyages temporels et à de la comédie très similaire).

Parce qu'il faut être très clair : ici, on est plus dans de la comédie de science-fiction en mode poisson hors de l'eau, mâtinée de romance, qui confronte un HG Wells dépassé à des années 70 bien loin de ce qu'il avait imaginé, plutôt que dans un thriller haletant bourré de rebondissements.

D'ailleurs, c'était là la première réalisation de Meyer, et ça se ressent au travers de certains cadrages un peu trop serrés, de poursuites un peu mollassonnes, de quelques maladresses çà et là, d'une bande originale de Miklos Rozsa un peu inutilement grandiloquente...

Rien de bien méchant, et ce Time After Time fonctionne tout de même assez bien dans l'ensemble, porté par le flegme décalé de McDowell, en Wells pas très doué, et par un David Warner efficace en Jack l'Éventreur, trop ravi de trouver dans les années 70 une époque violente et décomplexée aux innombrables victimes potentielles.

Un premier film imparfait, donc, et par certains aspects inévitablement un peu daté, mais néanmoins ludique et agréable à suivre.

4.25/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1471 : CYCLE SCI-FI - John Carter (2012)

Publié le 29 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Review, Romance, Science-Fiction, USA, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

John Carter (2012) :

Soldat durant la Guerre de Sécession, John Carter (Taylor Kitsch) se retrouve transporté sur Barsoom, alias la planète Mars, où il tombe aux mains des Tharks, extra-terrestres indigènes à quatre bras. Rapidement, il découvre que les autres habitants de la planète, à l'apparence humaine, se livrent une guerre sans merci, et lorsque la ville pacifique de Helium est menacée par celle de Zodanga, John se trouve embarqué dans ce conflit dont il ne comprend qu'une chose : l'attirance qu'il éprouve pour la belle Dejah Thoris, princesse de la ville d'Helium, sur laquelle le maléfique Sab Than de Zodanga a des vues...

Aïe. Flop critique et commercial de Disney, pourtant confié à Andrew Stanton (un oscarisé de chez Pixar), John Carter tente clairement de renouer avec l'esprit épique du soap opera d'antan, de ressusciter le pulp d'aventure à l'ancienne, de redonner ses lettres de noblesse à un genre trop oublié... mais dès ses premières scènes, on comprend que quelque chose ne fonctionne pas dans tout ça.

Pour une raison inexpliquée, Stanton et Michael Chabon, son scénariste (qui depuis a écrit Picard, ce qui explique beaucoup de choses), font en effet le choix d'ouvrir le film en multipliant les techniques narratives : voix off, flashback sur la conquête de Mars par le méchant, puis retour au "présent" pour une mise en place façon Titanic, avec l'ensemble du film prenant place dans un gros flashback raconté à Edgar Rice Burroughs.

Tout de suite, on sent les rouages de la mécanique narrative grincer à tous les niveaux, et l'on devine que la gestation du métrage a été compliquée. Et puis le récit démarre enfin, avec la vie de John Carter sur Terre (insipide et mollassonne) et son arrivée sur Mars...

C'est là qu'on commence à percevoir les autres problèmes du film : Taylor Kitsch n'a pas grand charisme, la direction artistique est assez terne (Mars ressemble à l'Utah peint en jaune, les Martiens à des acteurs couverts d'auto-bronzant, de henné et de costumes sortis des Maîtres de l'univers), le ton est bien trop sérieux, le rythme bien trop plat, et au niveau effets spéciaux, si les Tharks sont réussis, on remarque fréquemment des incrustations sur fond vert assez visibles et approximatives.

Alors oui, en théorie, j'aurais dû être ravi de retrouver un film de space op/de science-fiction épique dans ce style, mais dans les faits, la mayonnaise ne prend que trop ponctuellement, à l'occasion d'une scène d'action ou d'une poursuite portées par la bande originale épique de Michael Giacchino.

C'est dommage, parce qu'il y a de bons éléments, çà et là (Lynn Collins est d'ailleurs très bien en princesse/inventeuse/scientifique/aventurière), et qu'on sent bien la passion qui anime le projet derrière la caméra, mais le tout est trop souvent inerte, manquant de second degré (guère surprenant de constater que James Purefoy, avec sa décontraction habituelle, est probablement le seul personnage secondaire mémorable de tout le film) et d'un héros au charisme suffisant pour transcender les faiblesses du script, emporter l'adhésion, et vendre son personnage de héros malgré lui.

(de manière assez amusante, si Thor n'était pas sorti en 2011, Chris Hemsworth aurait pu faire un bien meilleur John Carter que Kitsch)

2.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1470 : CYCLE SCI-FI - Snowpiercer, le Transperceneige (2013)

Publié le 28 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Review, Science-Fiction, Thriller, Corée, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Snowpiercer, le Transperceneige (2013) :

Sur une Terre couverte de glace, ravagée par une catastrophe climatique, les derniers survivants humains sont entassés dans un train immense, le Transperceneige, où les classes supérieures, dirigées par la Ministre Mason (Tilda Swinton) oppriment les classes défavorisées, à l'arrière du train. Jusqu'à ce que Gilliam (Sir John Hurt), Curtis Everett (Chris Evans), et Edgar (Jamie Bell) fomentent une nouvelle rébellion ; leur plan : libérer Namgoong Minsoo (Song Kang-ho), ingénieur ayant conçu toutes les portes du train, et remonter ce dernier jusqu'aux wagons de tête, pour y reprendre le pouvoir...

Long-métrage d'anticipation signé Bong Joon-ho et librement adapté d'une bande dessinée française, Snowpiercer utilise un postulat dystopique et post-apocalyptique fort pour mettre en images des thèmes de lutte sociale, d'exploitation du petit peuple, et bien d'autres métaphores inhérentes au cadre du train, une machine implacable et glaciale qui broie tout sur son chemin, que l'on peut voir au choix comme incarnant le capitalisme, la société, la vie, etc, etc, etc...

Bref, un long-métrage assez ambitieux et typique de son réalisateur, pour le meilleur et pour le pire : Bong Joon-ho a en effet souvent recours à des ruptures de ton brutales et à des mélanges de genre à l'humour assez typiquement coréen, que l'on retrouve ici dans la manière dont les classes favorisées sont représentées (les costumes extravagants de Hunger Games ne sont pas loin), incarnées à l'écran par une Tilda Swinton totalement grotesque et cabotine, qui semble provenir d'un autre film plus parodique.

On adhère ou pas, il faut être franc : personnellement, je n'ai pas vraiment accroché à cet aspect caricatural du métrage, qui commence à se faire plus prononcé à mi-parcours, lorsque la rébellion des classes défavorisées se déclenche.

Heureusement, l'ensemble du film tient suffisamment bien la route pour éclipser ses éléments les moins convaincants : parmi ces derniers, on pourrait aussi citer un léger abus de shaky-cam et de ralentis durant les scènes d'action, un face à face final bourré d'exposition, façon Néo rencontre l'Architecte, quelques effets numériques inaboutis, ou encore la fille de Namgoong Minsoo et ses pouvoirs de précognition, sortis de nulle part, et qui y retournent rapidement, oubliés en cours de route).

Mais finalement, ces éléments potentiellement perturbateurs ne sont jamais vraiment suffisants pour faire décrocher le spectateur, et Snowpiercer s'avère un métrage solide, dynamique, sombre et assez percutant. Ce n'est pas parfait, le sens de l'humour du métrage est assez polarisant, mais dans l'ensemble, on ne s'ennuie pas.

(maintenant, je suis curieux de voir si la série parvient à être aussi surprenante et efficace)

4.25/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Les bilans de Sygbab : CYCLE SCI-FI - Andromeda, saison 3 (2002)

Publié le 27 Juin 2021 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Fantastique, Les bilans de Sygbab, Review, Science-Fiction, Science Fiction, Télévision, USA, Andromeda

À l'instar du reste du blog, pendant quelques semaines, Sygbab est lui aussi en plein cycle science-fiction, avec la suite de son intégrale Andromeda...

Andromeda, saison 3 (2002) :

Nouvelle saison, nouveau générique : Kevin Sorbo reprend du service pour assurer la voix-off, et le discours change nettement. Plutôt que de réunir les galaxies pour reconstruire la civilisation perdue du Commonwealth, il est désormais question d’assurer la sécurité de ce futur. Mais c’est surtout la dernière partie qui donne une bonne idée de ce à quoi s’attendre : « I am Dylan Hunt, Captain of the Andromeda Ascendant, and these are our adventures ».

Il faut dire qu’en deux saisons, les scénaristes n’ont jamais réussi à donner l’impression qu’il y avait un réel engouement autour de la quête de Dylan, et qu’ils se sont contentés de faire bonne figure en l’évoquant de temps en temps par le biais de quelques sommets diplomatiques disséminés ici et là. Ils en sont donc arrivés à la conclusion qu’il fallait arrêter les frais, et ont décidé suite au final de la saison précédente que cette folle entreprise est réussie : le Commonwealth est de nouveau sur pied.

Passer d’un univers plongé dans le chaos à une alliance de planètes qui possède déjà une structure avec une chaîne de commandement et qui est capable de lancer un nouveau vaisseau flambant neuf (un évènement qu’évoque Dylan au détour d’un dialogue) en l’espace de trois ans a de quoi faire sourire, et constitue un aveu d’échec assez monumental.

Malgré toute la bonne volonté du monde, cela demande une suspension d’incrédulité beaucoup trop importante pour y croire un seul instant. Ce parti-pris n’est même pas totalement assumé : l’équipage accueille parfois des recrues qui disparaissent aussi vite qu’elles sont venues (sans savoir d’où, d’ailleurs).

Ce flou (qui n’a rien d’artistique) a pour conséquence de jeter le doute sur le rôle de l’équipage d’Andromeda, d’autant que ces derniers passent le plus clair de leur temps à s’embarquer dans ces fameuses aventures annoncées dans le générique, sans qu’on sache pourquoi ni comment.

Bien entendu, il n’est jamais question de découvrir d’autres cultures, ce qui serait bien trop compliqué à mettre en place étant donné qu’on n’en sait déjà pas beaucoup plus sur les principaux peuples dont on entend parler depuis le début. Il s’agit plutôt de proposer des épisodes creux et linéaires, qui n’offrent aucune surprise et qui sont juste bons pour avoir un peu de castagne.

Ce n’est qu’une façon de diluer l’intrigue principale, pour laquelle on a l’impression que les idées ne se bousculent pas tant la continuité est difficilement établie. Il y a cependant quelques soubresauts, à commencer par le triptyque des épisodes 3.10, 3.11 et 3.12 qui proposent des variations sur le concept d’espace-temps, avec notamment une réécriture des origines des évènements qui se sont produits il y a 300 ans, suggérant que Rhade (Steve Bacic) aurait initialement tué Dylan et vu le futur et serait ensuite retourné dans le passé pour se substituer à son alter ego afin de se sacrifier et de laisser son capitaine œuvrer pour restaurer l’ordre.

Ce n’est pas totalement inintéressant mais ça paraît un peu vain et forcé, et ça ne fait que souligner que la série a du mal à aller de l’avant.

Depuis la première saison, il n’est pas rare de voir Dylan confronté à son passé d’une manière ou d’une autre, jusqu’à croiser son ancien mentor dans le 3.20, ce dernier ayant eu sa conscience transférée au sein de plusieurs hôtes successifs pendant les trois siècles écoulés depuis leur dernière rencontre. Le thème est récurrent dans la science-fiction, mais il est traité sans finesse : Constantine Stark (Michael Ironside) s’est radicalisé et n’a plus une once de bon sens, car il ne pouvait que devenir fou en assistant à la chute du Commonwealth. Cela manque cruellement de nuances, mais il n’y a là rien d’étonnant.

En effet, c’est dans la droite lignée du fil rouge, destiné à être une lutte entre le Bien et le Mal, ce qui était à craindre. Pour autant, le menace ne se fait pas réellement sentir : pas de traces des Magogs ou de The Abyss, dont on n’entend parler qu’au détour de certains dialogues histoire de ne pas les oublier. Ceci dit, ils sont bien dans l’esprit de Trance, puisque qu’elle tente par tous les moyens possibles de manipuler le temps afin de choisir le meilleur futur possible dans le 3.12 The Dark Backward où elle la joue façon Groundhod Day.

Ou plutôt d’éviter le pire, celui où l’intégralité de l’équipage meurt. Au moins, c’est raccord avec ce le don de précognition qu’on lui connaît, et avec son statut d’être supérieur. Les motivations des membres de son espèce semblent paraissent un peu plus claires, dans le sens où leur volonté est que l’Univers survive aux Magogs.

Même si d’autres questions se posent, il y a au moins une tentative de faire évoluer Trance, ce qui n’est pas le cas pour la plupart des personnages, puisque même la quête d’humanité de l’avatar androïde d’Andromeda est mise de côté. L’attention est plus poussée sur Tyr et tout ce qui tourne autour de la réincarnation de Drago Museveni, et, contre toute attente, Rev Bem a droit à un épisode qui lui est consacré pour expliquer ce qu’il est devenu.

Réapparition de courte durée puisqu’il quitte ses amis venus le sauver, avec au passage une transformation physique et spirituelle comme récompense pour sa foi. Peut-être aura-t-il encore son mot à dire par la suite ?

C’est donc une fois de plus, dans l'ensemble, une saison chaotique et plate, qui ne décolle quasiment jamais. La seule chose à en tirer, c’est que bizarrement le niveau de la série reste constant dans la médiocrité. Il n’y a jamais de coups de génie rendant un épisode plus exceptionnel que les autres, mais pour l’instant ça ne tombe pas non plus dans la nullité absolue. Ceci dit, il y a plus de chances que ça aille dans ce sens plutôt que d’espérer constater une réelle amélioration…

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Les bilans de Lurdo : CYCLE SCI-FI - Final Space, saison 3 (2021)

Publié le 26 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Science Fiction, Télévision, USA, Adult Swim, Final Space

Comme le prouvent les deux bilans publiés jusqu'à présent dans ces pages, Final Space n'a pas su totalement me convaincre, jusqu'à présent : produite par Conan O'Brien et chapeautée par Olan Rogers, la série est trop souvent tiraillée entre les désidératas de la chaîne Adult Swim (qui ont largement influencé la saison 2 du programme pour la rendre plus "commerciale"), un trop plein de personnages, les impulsions youtubesques et immatures de Rogers (qui est un pur produit du web), et des variations de ton assez prononcées, marque de fabrique de la série...

Mais comme je l'ai déjà précisé dans ces mêmes bilans, malgré ses errances, Final Space possède un petit quelque chose qui fait qu'on y revient : visuellement très réussie, la série conserve un fond émotionnel intrigant, qui sous-tend systématiquement les enjeux de taille du programme.

Place donc aux 13 épisodes de la saison 3 du programme, à la diffusion fraîchement terminée aux États-Unis, en espérant quelque chose de plus libéré des impératifs d'Adult Swim...

Final Space, saison 3 (2021) :

Pris au piège dans le Final Space, Gary, Bolo et leur équipe tentent de survivre, traqués par les forces maléfiques d'Invictus. Leur seul espoir : s'allier avec un mystérieux survivant humain, emprisonné comme eux dans l'espace fini...

Et pour le coup, difficile de faire plus différent que les épisodes écrits sous mandat des exécutifs, avec leurs sous-intrigues débiles à l'humour absurde et puéril : ici, pour sa saison 3, Olan Rogers semble avoir le champ libre, et il vire totalement de bord, pour retrouver ce ton si particulier du programme, très premier degré et mélodramatique.

Au point peut-être de surcompenser et d'abuser un peu trop de la formule : à partir de la mi-saison, le récit n'est plus qu'un tout ponctué, à chaque fin d'épisode ou presque, d'un moment tragique et larmoyant, où tel ou tel personnage trouve un sort dramatique après un peu d'introspection.

Les ficelles se voient un peu trop, et la série, par moments, finit par ressemble à une suite d'action spatiale épique, de mélodrame très appuyé, et de scènes supposément plus légères avec Tribore et son fils, Quatro (qui ne fonctionnent toujours pas sur moi, désolé).

Après, il faut bien avouer, que l'action et l'épique, la série sait faire : c'est toujours très réussi visuellement, on a droit à un générique d'ouverture assez spectaculaire, l'essaim de Gary-zombies commandée par Invictus évoque la vague d'Annihilation de Marvel (entre autres), et les concepts utilisés sont, globalement, assez ambitieux (portail interdimensionnel, transformation en titan, combats de déités, terres multiples, etc).

Mais parfois, Olan Rogers a les yeux plus gros que le ventre, et cela se ressent directement dans l'écriture du programme : trop de personnages secondaires finissent par éclipser un peu Gary, qui n'existe plus vraiment que dans sa relation avec Quinn ; les révélations sur Avocato et son fils semblent parfois n'être que survolées ; Ash (qui reste une sous-Raven) bascule vers le côté obscur (et devient le bras droit d'Invictus) de manière trop abrupte et jamais vraiment convaincante ; l'inventeur des KVN est largement sous-exploité, alors que son stagiaire (encore un chat !) est trop envahissant ; les Titans sont passés au troisième plan, et très souvent oubliés ; la maladie qui touche tout le monde n'a pas vraiment de conséquences...

Peut-être conscient que ses personnages deviennent trop nombreux, Rogers commence à en éliminer ici et là, comme autant de jouets qui ne l'intéressent plus : Fox devient l'élément moteur de la transformation d'Ash, Bolo tombe sans vraiment impressionner, Clarence revient brièvement pour passer l'arme à gauche en même temps que la moitié des antagonistes tirés des deux premières saisons...

Le tout, à chaque fois, dans des scènes souvent larmoyantes et solennelles, mais finalement assez peu efficaces. Parce qu'encore une fois, Rogers téléphone un peu ses effets : il multiplie les faux happy ends qui se terminent en tragédie, il force l'émotion et le drame, il revient sur Tribore et compagnie pour mettre en place des deus ex, et surtout, quelque part, à force d'enchaîner les moments touchy feely, on finit par se demander si le showrunner ne profiterait pas de la série pour faire une sorte de thérapie - la relation de Gary avec ses parents (de manière globale, les thèmes de paternité/maternité sont récurrents), avec Mooncake (Olan a perdu son chat en 2019 et lui était très attaché), son anxiété, ses crises existentielles, etc...

Bref. La saison 3, dans son ensemble, devrait plaire aux fans de la série, et convaincre un peu plus que la précédente : plus homogène dans son ton et dans son énergie, elle est plus sombre, plus dramatique, plus sincère et plus spectaculaire, tout en apportant un peu de toutéliage agréable avec la saison 1, notamment.

Cela n'est pas sans débordements grandiloquents, certes, comme je l'ai mentionné, et il reste toujours des défauts récurrents découlant d'un dosage approximatif des éléments de la série, et de choix créatifs auxquels l'on adhère ou pas (j'aime bien le psychogun de Gary, très Cobra - même si l'inspiration est probablement plutôt à chercher du côté de Megaman ; je n'aime toujours vraiment pas Tribore, ou encore le doublage d'Invictus) et de personnages sous-développés... mais ça passe relativement bien, et il serait dommage que le programme se conclue avec cette saison 3 et son cliffhanger assez menaçant...

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1469 : CYCLE SCI-FI - L'Agence (2011)

Publié le 25 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Review, Romance, Science-Fiction, USA, Science Fiction, Religion

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

L'Agence (The Adjustment Bureau - 2011) :

Sur le point de gagner un siège au Sénat américain, et de se lancer dans une carrière spectaculaire menant vers la Présidence des États-Unis, David Norris (Matt Damon) tombe amoureux d'une danseuse, Elise Sellas (Emily Blunt). Mais bien vite, il s'avère que cette relation est rendue impossible par l'intervention incessante d'hommes mystérieux, des agents du Destin qui semblent avoir décidé que ce couple ne devait pas être. Contre toute attente, et avec l'aide de l'un de ces agents (Anthony Mackie), Norris décide de se battre contre ces forces impossibles...

Une adaptation très libre d'une nouvelle de Philip K. Dick, ici transformée en quelque chose de plus romantique et sentimental, aux multiples rebondissements plutôt agréables à suivre.

Je crois que c'est ça le fin mot de ce film : ce n'est pas forcément une excellente adaptation, cela souffre ponctuellement de trous de logique et de maladresses d'écriture (le monologue de Terence Stamp), la bande originale de Thomas Newman est assez générique, le message et la métaphore sont assez évidents, mais ça se suit plutôt tranquillement, principalement parce que Damon et Blunt ont une bonne alchimie, et que le métrage reste dynamique.

Dans l'ensemble, donc, un film de quasi-science-fiction (on est plus dans de la théologie et de la philosophie, à vrai dire) romantique pas désagréable du tout, à défaut d'être un chef-d'œuvre du Septième Art.

3.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>